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Gisements d'hydrocarbures : Définitions et Types

Le document traite des gisements d'hydrocarbures, définissant les types de milieux géologiques où ils se trouvent et les éléments constitutifs d'un gisement, tels que la roche réservoir, la couverture et le piège. Il décrit également les différents types de gisements, y compris les gisements de pétrole et de gaz, ainsi que les mécanismes d'exploitation et les énergies de gisement nécessaires pour leur extraction. Enfin, il aborde les classifications des pièges à hydrocarbures et les formes d'énergie associées à leur exploitation.

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Gisements d'hydrocarbures : Définitions et Types

Le document traite des gisements d'hydrocarbures, définissant les types de milieux géologiques où ils se trouvent et les éléments constitutifs d'un gisement, tels que la roche réservoir, la couverture et le piège. Il décrit également les différents types de gisements, y compris les gisements de pétrole et de gaz, ainsi que les mécanismes d'exploitation et les énergies de gisement nécessaires pour leur extraction. Enfin, il aborde les classifications des pièges à hydrocarbures et les formes d'énergie associées à leur exploitation.

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Chapitre II

GISEMENTS D’HYDROCARBURES

Les hydrocarbures que l’on exploite sont rencontrés dans des formations géologiques de l’écorce
terrestre, à des profondeurs qui sont variables. Ils peuvent imprégner divers types de milieux
souterrains comme :
- les pores des roches sédimentaires non cimentées telles que les sables et cailloutis,
- les pores des roches sédimentaires consolidées comme les grès, conglomérats et calcaires,
- les fissures des roches éruptives compactes,
- les fractures et cavernes des roches éruptives ou métamorphiques.
Il est important de noter que ce sont les deux premiers types de milieu qui contiennent les
hydrocarbures rencontrés dans la majorité des gisements existants. Les hydrocarbures des deux
derniers types de milieu sont considérés comme ayant migré à partir des milieux sédimentaires
avant d’y séjourner.

I.- DEFINITION
Etymologiquement, le terme « gisement » provient du verbe « gésir » qui signifie dormir ou se
reposer. Cela suppose l’idée que là où les hydrocarbures se trouvent, ils sont considérés comme
des substances qui y ont été déposées de façon temporaire, pour ensuite être récupérées. Afin de
lever toute ambiguïté, nous allons convenir des définitions suivantes.
Par gisement au sens restreint, on entend une accumulation d’hydrocarbures dans une couche
poreuse et perméable, l’accumulation étant telle que son exploitation industrielle puisse être
rentable. Au sens large, un gisement peut comprendre plusieurs accumulations élémentaires
contenues dans des couches appartenant à un même complexe géologique et qui, réunies,
répondent au critère de rentabilité.

II.- ELEMENTS D’UN GISEMENT D’HYDROCARBURES


Durant les opérations de recherche pétrolière, l’objectif principal est de trouver les éléments
géologiques qui, réunis dans un contexte bien déterminé, s’avèrent favorables à l’accumulation
d’hydrocarbures. Ce sont la roche réservoir, la roche couverture et le piège. Lorsque, au terme de la
recherche, les soupçons sont prouvés, l’ensemble formé par ces éléments acquiert le statut de
gisement :
- le réservoir est la roche poreuse et perméable qui renferme une grande quantité
d’hydrocarbures,
- la couverture est la roche imperméable qui surplombe la roche réservoir pour protéger
l’accumulation y contenue,
- le piège est la configuration géologique qui fait stagner l’accumulation.

II.1- Gisement type de pétrole


Dans un gisement type de pétrole il existe dans la roche réservoir, trois principales phases fluides
distinctes du point de vue de la nature, de l’état d’agrégation et de la répartition spatiale. Ces
fluides sont les gaz, le pétrole et l’eau. Les zones qu’ils occupent s’appellent respectivement le
chapeau de gaz, la zone d’huile et l’aquifère.

2 Rafaralahy, Récupération des hydrocarbures, IPE BEEN MP2, Gisements d’hydrocarbures


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• les gaz et le pétrole constituent les hydrocarbures, tandis que l’eau est une eau minéralisée,
• la disposition spatiale des trois zones se fait suivant l’ordre de densité des fluides contenus : le
chapeau de gaz à la partie supérieure, la zone d’huile au milieu et l’aquifère à la partie
inférieure.
• les trois zones du réservoir déterminent entre elles des frontières appelées contacts : le
contact gaz-pétrole entre le chapeau et la zone d’huile, le contact eau-pétrole entre la zone

chapeau de gaz
GOC
zone d’huile
Couverture
WOC

aquifère
Réservoir

Base

Eléments d’un gisement type de pétrole type

II.2- Autres cas de gisement


Du point de vue de la phase hydrocarbure, les gisements d’hydrocarbures réels peuvent se présenter
sous plusieurs formes qui sont différentes aussi bien entre elles que de celle du gisement type de
pétrole discuté dans le paragraphe précédent.
Les différences résident dans la nature et le nombre de phases hydrocarbures.
On peut rencontrer des gisements qui ne contiennent qu’une seule phase hydrocarbure : soit des gaz
seulement, soit du pétrole uniquement. Dans le premier cas on a un gisement de gaz, tandis que
dans le second cas un gisement de pétrole dépourvu de chapeau de gaz.
Mais cela ne signifie aucunement que tels gaz ou tel pétrole ne contiennent pas de phase contraire
liquide ou gazeuse. Cela signifie tout simplement que dans les conditions de gisement, les fluides
respectifs ne montrent qu’une seule phase, mais attendent d’autres conditions de pression et/ou de
température pour laisser échapper la phase contraire qu’ils contiennent.
- certains gaz dits riches contiennent une fraction liquéfiable que l’on peut extraire en diminuant
la pression du système,
- certains pétroles également appelés riches contiennent du gaz sous forme dissoute que l’on
peut récupérer lorsque la pression du système diminue.

III.- PIEGES A HYDROCARBURES


Les géologues pétroliers attribuent aux gisements le nom des facteurs qui ont conduit à leur
formation. Ainsi, les pièges à pétrole sont classifiés en trois grandes catégories, en fonction de leurs
caractéristiques géologiques : les pièges structuraux, les pièges stratigraphiques et les pièges mixtes.

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III.1- Pièges structuraux


Les pièges structuraux ou tectoniques sont formés à la suite d’une déformation des couches
sédimentaires du complexe géologique auquel appartient la roche réservoir. La déformation est en
général constituée par les plis et les failles survenus postérieurement au dépôt des roches
sédimentaires en question, mais avant la mise en place des hydrocarbures migrés.
Dans ces pièges, le mécanisme de piégeage s’explique par la création de voûte anticlinale ou de
fermeture d’un monoclinal dans un complexe géologique stratifié comprenant un réservoir et une
couverture, par les mouvements tectoniques. En effet, puisque la migration propulse toujours les
hydrocarbures vers les zones détendues et la partie haute d’une structure, les hydrocarbures
parvenus vers le sommet de l’anticlinal ou dans la partie haute d’un monoclinal fermé ne peuvent
plus migrer vers une autre zone de la structure. Ils y sont piégés.

Pièges anticlinaux

Pièges par faille

III.2- Pièges stratigraphiques


Les pièges stratigraphiques sont formés à la suite de variations latérales des caractéristiques de la
roche réservoir. Quelquefois, la couche perméable se termine en biseau. D’autres pièges
stratigraphiques sont obtenus dans les zones de discordance et les paléo-récifs.

2 Rafaralahy, Récupération des hydrocarbures, IPE BEEN MP2, Gisements d’hydrocarbures


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Pièges stratigraphiques par biseuatage

III.3- Pièges mixtes


Ce sont des pièges qui résultent de la conjonction de facteurs structuraux, lithologiques et
stratigraphiques, comme par exemple les pièges liés aux dômes de sel ou aux intrusions de roches
magmatiques. On inclut également dans cette catégories les pièges lenticulaires, les pinacles
récifales et les remplissages de chenaux.

Pièges par dôme de sel

Piège lenticulaire Piège de pinacle récifale Piège de chenal

IV.- ENERGIE DE GISEMENT


La notion d’énergie de gisement découle de la nécessité d’exploiter les gisements d’hydrocarbures
dans des conditions optimales. En effet, les gisements d’hydrocarbures représentent des systèmes
thermodynamiques et hydrodynamiques complexes, à cause de la zone d’huile, du chapeau de gaz et
de l’aquifère. Or cette exploitation optimale poursuit trois directions essentielles :

2 Rafaralahy, Récupération des hydrocarbures, IPE BEEN MP2, Gisements d’hydrocarbures


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- la récupération d’une fraction maximale d’hydrocarbures, parmi toute la quantité existante, pour
la satisfaction des besoins énergétiques ou économiques,
- la réalisation d’un rythme d’extraction satisfaisant en termes de débit de production, pour
l’amortissement rapide des investissements,
- l’optimisation économique et financière de l’exploitation, du point de vue du rapport entre le
coût de production et le revenu de la vente.

III.1- Mécanisme de l’exploitation des gisements d’hydrocarbures


L’exploitation des gisements d’hydrocarbures est un processus complexe constitué par la réunion de
deux éléments complémentaires :
- l’afflux, c’est-à-dire l’écoulement des fluides de formation du réservoir qui les contient vers les
puits de production, d’une part,
- l’ascension, qui est la remontée des fluides drainés par les puits de production, du fond jusqu’aux
équipements de surface, d’autre part.
La réalisation de ces deux phases de la production exige la contribution d’une force suffisante, du fait
que l’écoulement des fluides le long de ces deux parties du système s’accompagne d’une importante
perte de charge :
- si la force nécessaire est fournie par le gisement lui-même, on dit que la production se fait en
éruption naturelle,
- si la production nécessite l’apport d’une énergie artificielle, on dit qu’elle est assistée.

IV.2- Définition de l’énergie de gisement


On appelle énergie de gisement ou mécanisme de drainage, la ou les principales forces naturelles
disponibles dans le réservoir qui assurent l’afflux des fluides de formation du réservoir dans les puits.
Si les forces respectives arrivent également à pousser les fluides jusqu’à la surface, on a l’éruption
naturelle. L’énergie est alors une notion fondamentale et caractéristique des gisements
d’hydrocarbures.

IV.3- Formes de manifestation des énergies


Les énergies peuvent se manifester sous une forme simple ou combinée, en fonction du type de
gisement en termes de fluides de formation (pétrole ou gaz).
IV.3.1- Formes d’énergie dans les gisements de gaz
Dans les gisements de gaz, on rencontre toujours l’énergie de déplétion. C’est l’énergie portée par
les gaz se trouvant à une pression de gisement assez importante. Lorsque le réservoir est ouvert par
un puits de production dans lequel on crée une pression dynamique de fond inférieure à la pression
statique de gisement, les gaz se détendent, affluent vers le puits et remontent vers la surface. On
peut aussi y rencontrer une énergie mixte composée de déplétion et de poussée d’eau lorsque le
gisement est doté d’aquifère.
IV.3.2- Formes d’énergie dans les gisements de pétrole
Dans les gisements de pétrole, on peut rencontrer cinq formes d’énergie dont la détente des gaz
dissous, l’expansion d’huile, la poussée de gaz, la poussée d’eau et l’énergie gravitationnelle.
• La détente des gaz dissous
C’est l’énergie disponible dans les pétroles portant des gaz dissous, sous une condition de
pression élevée. Lorsque les conditions de production sont créées, les gaz se détendent sous

2 Rafaralahy, Récupération des hydrocarbures, IPE BEEN MP2, Gisements d’hydrocarbures


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forme de bulles. Les bulles affluent vers les puits en entraînant la masse liquide de pétrole avec
elles. Tout se passe comme si c’est le liquide même qui se détend.
• L’expansion d’huile
C’est l’énergie portée par un pétrole noir contenu dans un gisement possédant une pression de
réservoir considérable. Lorsque les conditions de production sont établies, le pétrole se détend et
afflue vers le puit, à peu près de la même manière que les gaz en déplétion.
Cette forme d’énergie des gisements de pétrole s’épuise d’habitude très vite.
• La poussée de gaz
C’est l’énergie disponible dans les gisements de pétrole dotés de chapeau de gaz.
Les gaz des chapeaux primaires associés à certains gisements de pétrole y sont maintenus sous
une pression importante. A l’ouverture de la zone d’huile par un puits dans lequel on a créé les
conditions de production, lorsque le pétrole afflue vers le puits, les gaz du chapeau exercent leur
pression sur la surface de contact gaz-pétrole.

Poussée de gaz

Poussée d’eau

Energie mixte de poussée de gaz et de poussée d’eau dans


un gisement de pétrole avec aquifère et chapeau de gaz

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