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Régimes d'Imposition des Entreprises

Le document présente les différents régimes d'imposition en fonction du chiffre d'affaires des entreprises, incluant le Régime de l'Entreprenant, le Régime des Micro-Entreprises, le Régime du Réel Simplifié et le Régime du Réel Normal. Chaque régime a des obligations spécifiques et des modalités de calcul de l'impôt, ainsi que des distinctions entre les types de contribuables. Les détails incluent les taux d'imposition, les déclarations annuelles, et les obligations comptables des contribuables.

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Régimes d'Imposition des Entreprises

Le document présente les différents régimes d'imposition en fonction du chiffre d'affaires des entreprises, incluant le Régime de l'Entreprenant, le Régime des Micro-Entreprises, le Régime du Réel Simplifié et le Régime du Réel Normal. Chaque régime a des obligations spécifiques et des modalités de calcul de l'impôt, ainsi que des distinctions entre les types de contribuables. Les détails incluent les taux d'imposition, les déclarations annuelles, et les obligations comptables des contribuables.

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1

REGIMES D’IMPOSITION

Le dispositif légal comprend quatre (4) types de régimes d’imposition adaptés à la taille des entreprises
sur la base du critère de chiffre d’affaires annuel. A chacun de ces régimes, correspondent des obligations
et des formalités particulières. Ces régimes sont les suivants :

 Le Régime de l’Entreprenant.
 Le Régime des Micro-Entreprises
 Le Régime du Réel Simplifié ou Régime Simplifié d’Imposition
 Le Régime du Réel Normal ou Régime Normal d’Imposition

TABLEAU SYNTHETIQUE DES NOUVEAUX REGIMES DIRECTION GENERALE


DES IMPOTS

TRANCHES DE CATEGORIE DES REGIMES


CHIFFRE D’AFFAIRES CONTRIBUABLES D’IMPOSITION
0 à 1 200 000 Contribuable Mairie
Contribuable Mairie
0 à 50 000 000 1 200 001 à 5 000 000
Supervisé par la DGI Entreprenants Régime de l’Entreprenant
5 000 001 à 50 000 000 Contribuable DGI (RE)
50 000 001 à 200 000 000 Micro-Entreprises Régime de Micro-Entreprises
(RME)
200 000 001 à 500 000 000 Petites Entreprises Régime Simplifié d’Imposition
(RSI)
500 000 000 à 1 000 000 000 Moyennes Entreprises Régime normal d’Imposition
(RNI)

2
LES REGIMES D’IMPOSITION

I- LE REGIME DE L’ENTREPRENANT (Article 33 LFP 2021)


1- Personnes concernées
Les personnes concernées par le régime de l’Entreprenant sont les entreprises (personnes physiques ou
personnes morales) dont le chiffre d’affaires annuel toutes taxes comprises n’excède pas 50 millions de
francs, quelle que soit la nature de l’activité exercée.

Le chiffre d’affaires s’entend de l’ensemble des recettes et produits acquis dans le cadre de l’exercice de
l’activité, y compris toutes les sommes provenant des activités annexes et accessoires ou de la gestion de
l’actif commercial, quelle que soit leur situation fiscale au regard des taxes sur le chiffre d’affaires.

2- Modalités d’application du régime de l’Entreprenant


Le dispositif opère au sein du régime de l’Entreprenant, une distinction entre deux (02) catégories de
contribuable :
- la Taxe Communale de l’Entreprenant (TCE),
- la Taxe d’Etat de l’Entreprenant (TEE).

2-1- Taxe Communale de l’Entreprenant (TCE)


La Taxe Communale de l’Entreprenant se substitue à la taxe forfaitaire des petits commerçants et artisans
et s’applique aux contribuables dont le chiffre d’affaires annuel est inférieur à cinq millions (5 000 000) de
francs toutes taxes comprises. Il convient de distinguer sous cette taxe, deux (02) catégories de
contribuables :
- Les contribuables dont chiffre d’affaire annuel est inférieur à 1 200 000F
- Les contribuables dont le chiffre d’affaires annuels est compris entre 1 200 000 et 5 000 000
2-1-1- Contribuables dont CA inférieur à 1 200 000
En ce qui concerne les commerçants, artisans et façonniers exerçant leur profession en étalage dans
les rues ou sur les marchés et qui réalisent un chiffre d’affaires annuel inférieur à 1 200 000 francs, il
convient de préciser que :

- Cette taxe est perçue par les autorités municipales de leur localité qui sont autorisées à
délibérer sur des tarifs journaliers dont elles déterminent l’assiette et la quotité,
- Cette taxe est libératoire de la contribution des patentes, des taxes communales, de la
contribution à la charge des employeurs, de l’impôt sur les traitements et salaires, à l’exclusion
des retenues à la source.

2-1-2- Contribuable dont le CA se situe entre 1 200 000 et 5 000 000


La gestion de cette taxe relève de la compétence des collectivités territoriales, mais sous
l’encadrement technique de la Direction Générale des Impôts. Cette taxe est déterminée par
application d’un taux de :
- 2 % du chiffre d’affaires sur les activités de commerce ou de négoce,
- 2,5 % du chiffre d’affaires sur les autres types activités les prestations de services y compris.
Cette contribution est calculée annuellement et payée mensuellement par versement d’une fraction
égale au douzième de l’impôt annuel.
3
2-2- Taxe d’Etat de l’Entreprenant (TEE)
Elle se substitue à l’impôt synthétique et est due par les contribuables dont le chiffre d’affaires annuel
toutes taxes incluses est compris entre cinq millions (5 000 000) et cinquante millions (50 000 000) de
francs.
La gestion des contribuables assujettis à cette taxe relève de la compétence des services de la Direction
Générale des Impôts. Les taux de la taxe sont de :
- 4% du chiffre d’affaires annuel toutes taxes comprises, réalisé ou prévisionnel déclaré pour
les activités de commerce et de négoce;
- 5% en ce qui concerne les autres activités, notamment l’industrie, l’artisanat et les prestations
de services.
NB : Ces taux sont réduits de moitié en cas d’adhésion à un centre de gestion agréé.

2-2-1- Déclaration et établissement de la TEE


Les contribuables sont tenus de souscrire au plus tard le 15 Janvier de chaque année leur déclaration de
TEE. Le montant de la taxe due de l’année encours est fixé en fonction :
- Du chiffre d’affaire déclaré par le contribuable,
- Ou du chiffre d’affaires retenu par les services des impôts après instruction du dossier de ce dernier.
NB : Lorsqu’un contribuable assis au TEE exploite simultanément dans la même localité ou dans des
localités différentes plusieurs établissements (boutiques, magasins, ateliers, chantiers et autres lieux
d’activité), chacun d’eux est considéré comme entreprise ou distincte faisant dans tous les cas l’objet
d’une imposition séparée dès lors que le chiffre d’affaire réalisé à titre de l’ensemble de l’activité exercée
ne dépasse pas le plein droit du contribuable d’imposition supérieur correspondant.

2-2-2- Paiement de la TEE


Cette taxe qui est calculée annuellement, est payée mensuellement par versement au plus tard le 10 de
chaque mois, d’une fraction égale au douzième de l’impôt annuel auprès de la recette des Impôts dont
dépend le contribuable, au moyen d’un imprimé téléchargeable sur le site internet de la Direction générale
des Impôts.
Le paiement de la Taxe d’Etat de l’Entreprenant est libératoire de tous les autres impôts et taxes, à
l’exclusion des impôts sur les traitements, salaires, pensions et rentes viagères (ITS) et des retenues à la
source.
Jusqu’à la date de fixation de leur taxe annuelle, les contribuables doivent les versements mensuels égaux
à un douzième de leur taxe annuelle précédente : ces versements sont qualifiés de versements
provisoires.
Dès fixation de la taxe annuelle de l’année considérée, les contribuables procède à une régularisation.

2-2-3- Obligations des contribuables de la TEE


Les contribuables soumis à la Taxe d’Etat Entreprenant sont tenus de présenter leur résultat financier
selon le Système Minimal de Trésorerie (SMT) prévu par le droit comptable OHADA dans deux (02)
registres et conservés pendant au moins trois (03) ans pour des fins de contrôles et pour la détermination
du chiffre d’affaires annuel au cours de opérations de recensement. Il s’agit de :
- Un registre chronologique consignant toutes les factures des achats et des dépenses

4
- Un registre chronologique consignant selon l’ordre numérique les factures des ventes ou des
prestations réalisées
Tout défaut de livre et de document comptable est passible d’une amende de 50 000F CFA et celui de
production des états financiers passible d’amende de 1 000 000F CFA.
Les contribuables de la TEE sont tenus de produire leurs états financiers soumis à la procédure des visas,
en faisant ressortir les résultats sur l’ensemble de leurs établissements sous forme physique et
électronique au plus tard :

- Le 30 Juin suivant la date de clôture de l’exercice comptable pour les entreprises soumises à la
procédure de certification de leur compte par un commissaire aux comptes ;
- Le 30 mai suivant la date de clôture de l’exercice comptable pour les autres entreprises.

NB : Les contribuables de la TEE ne sont autorisés ni à facturer ni à déduire la TVA.

II- REGIME DES MICRO-ENTREPRISES

1- Personnes visées
Le régime des micro-entreprises (RME) concerne les contribuables dont le chiffre d’affaires annuel toutes
taxes comprises se situe entre cinquante millions (50 000 000) de francs et deux cent millions (200 000
000) de francs sans distinction de la nature de l’activité exercée.

Ainsi, avec l’entrée en vigueur de l’annexe fiscale 2021, le chiffre d’affaires requis pour être assujetti à la
taxe sur la valeur ajoutée, est désormais fixé à 200 millions de francs. Les contribuables de ce régime ne
peuvent donc pas être des assujettis à la TVA.

Toutefois, le dispositif prévoit pour les entreprises qui relèvent du régime des micro-entreprises, la
possibilité d’opter pour leur assujettissement à ladite taxe et donc au régime du réel simplifié, lorsqu’elles
réalisent un chiffre d’affaires annuel toutes taxes comprises d’au moins cent millions (100 000 000) de
francs.

2- Modalités de détermination de l’impôt des micro-entreprises


Pour la détermination de l’impôt des contribuables qui relèvent du régime des micro- entreprises, il est fait
application du taux de :

- 6% du chiffre d’affaires annuel toutes taxes comprises,

- 4% du chiffre d’affaires pour les adhérents des centres de gestion agréés (CGA).

NB : La gestion des redevables du régime des micro-entreprises relève de la compétence de la DGI.

Le maximum de paiement d’impôt d’un contribuable relevant du RME est donc de 8 000 000 soit
200 000 000 x 4%.

2-1- Conditions de l’option pour le régime du bénéfice réel simplifié


Les entreprises relevant du régime des micro-entreprises peuvent opter pour le régime du bénéfice réel
simplifié.

5
Cette option est subordonnée à la réalisation d’un chiffre d’affaires annuel toutes taxes comprises égal ou
supérieur à cent millions (100 000 000) de francs. L’option doit être exercée avant le 1er février de chaque
année et prend effet à compter du 1er janvier de l’année au cours de laquelle elle est exercée. Elle est
exercée par une simple lettre d’information adressée au Directeur général des Impôts avec ampliation au
service d’assiette des Impôts de rattachement du contribuable.

L’option n’est révocable qu’après trois ans et sur autorisation expresse des services de la Direction
Générale des Impôts (DGI). Les entreprises ayant exercé l’option pour le régime du bénéfice réel simplifié
acquièrent la qualité d’assujetti au régime de la taxe sur la valeur ajoutée.

En conséquence, à compter du premier jour du mois suivant celui au cours duquel l’option est exercée,
elles ont l’obligation de facturer la taxe sur la valeur ajoutée sur l’ensemble de leurs opérations de
livraison de biens ou de prestation de services. De même, ces entreprises bénéficient du droit à déduction
de la taxe ayant grevé leurs acquisitions de biens et services.

La TVA ayant grevé le coût d’acquisition des immobilisations avant l’option, ne peut donner lieu à la
constitution de crédit de départ. Les entreprises devront par conséquent procéder à l’amortissement desdits
biens ou inscrire les charges supportées pour leurs valeurs toutes taxes comprises.

2-2- Déclaration et établissement de la Taxe des Micro-entreprises (TME)


Les contribuables sont tenus de souscrire au plus tard le 15 Janvier de chaque année leur déclaration. Le
montant de la taxe due de l’année en cours est fixé en fonction :
- Du chiffre d’affaire déclaré par le contribuable,
- Ou du chiffre d’affaires retenu par les services des impôts après instruction du dossier de ce dernier.
NB : Lorsqu’un contribuable assis au TME exploite simultanément dans la même localité ou dans des
localités différentes plusieurs établissements (boutiques, magasins, ateliers, chantiers et autres lieux
d’exercice d’activité), chacun d’eux est considéré comme entreprise ou exploitation distincte faisant dans
tous les cas l’objet d’une imposition séparée dès lors que le chiffre d’affaire total réalisé à titre de
l’ensemble de l’activité exercée ne dépasse pas le plein droit du contribuable d’imposition supérieur
correspondant.

2-3- Paiement de la TME


Cette taxe qui est calculée annuellement, est payée mensuellement par versement au plus tard le 10 de
chaque mois, d’une fraction égale au douzième de l’impôt annuel auprès de la recette des Impôts dont
dépend le contribuable, au moyen d’un imprimé téléchargeable sur le site internet de la Direction générale
des Impôts.
La cotisation due au titre de l’impôt des micro-entreprises est libératoire de tous les autres impôts et taxes,
à l’exclusion des impôts sur les traitements, salaires, pensions et rentes viagères (ITS) aussi bien à la
charge des salariés que de l’employeur et des retenues à la source.
Jusqu’à la date de fixation de leur taxe annuelle, les contribuables doivent les versements mensuels égaux
à un douzième de leur taxe annuelle précédente : ces versements sont qualifiés de versements
provisoires.
Dès fixation de la taxe annuelle de l’année considérée, les contribuables procède à une régularisation.

2-4- Obligations des contribuables de la TME


Les contribuables soumis à la Taxe des Micro-Entreprises sont tenus de présenter leur résultat financier
de fin d’exercice selon le Système Minimal de Trésorerie (SMT) prévu par le droit comptable OHADA
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dans deux (02) registres et conservés pendant au moins trois (03) ans pour des fins de contrôles et pour la
détermination du chiffre d’affaires annuel au cours de opérations de recensement. Il s’agit de :
- Un registre chronologique consignant toutes les factures des achats et des dépenses
- Un registre chronologique consignant selon l’ordre numérique les factures des ventes ou des
prestations réalisées
Tout défaut de livre et de document comptable est passible d’une amende de 50 000F CFA et celui de
production des états financiers passible d’amende de 1 000 000F CFA.
Les contribuables de la TME sont tenus de produire leurs états financiers soumis à la procédure des visas,
en faisant ressortir les résultats sur l’ensemble de leurs établissements sous forme physique et
électronique au plus tard :

- Le 30 Juin suivant la date de clôture de l’exercice comptable pour les entreprises soumises à la
procédure de certification de leur compte par un commissaire aux comptes ;
- Le 30 mai suivant la date de clôture de l’exercice comptable pour les autres entreprises.

NB : Les contribuables de la TME ne sont autorisés ni à facturer ni à déduire la TVA.

III- LE REGIME DU REEL SIMPLIFIE (RSI) ET SON IMPOT MINIMUM


FORFAITAIRE
Avant l’entrée en vigueur de l’annexe fiscale 2021, le Code général des Impôts prévoyait en son article 45
que le régime du bénéfice réel simplifié s’appliquait aux personnes physiques ou morales réalisant un
chiffre d’affaires annuel, toutes taxes incluses, compris entre cinquante (50 000 000) et cent cinquante
(150 000 000) millions de francs.

Toutefois, il s’est avéré que les niveaux de chiffres d’affaires retenus pour la prise en compte des
contribuables dans ledit régime, n’apparaissaient plus adaptés.

Le nouveau dispositif renforce donc les conditions d’assujettissement au régime du bénéfice réel simplifié
en portant le seuil minimum de chiffre d’affaires à deux cent millions (200 000 000) et cinq cent (500 000
000) millions de francs le seuil maximum de chiffre d’affaires requis pour y relever.

Par ailleurs, le dispositif de l’article 33 de l’annexe fiscale 2021 aménage les conditions d’exigibilité de
l’impôt minimum forfaitaire (IMF) et prévoit que le montant cumulé des impôts et taxes, hors impôts de
tiers, acquitté par une entreprise relevant du régime du réel simplifié d’imposition, ne peut être inférieur au
montant maximum de l’impôt dû par une entreprise relevant du régime des micro-entreprises.
Le maximum de paiement d’impôt d’un contribuable relevant du RME est donc de 8 000 000 soit
200 000 000 x 4%.

1- Champ d’application du réel simplifié (Article 45-1°)

Le régime du bénéfice réel simplifié s’applique aux personnes physiques ou morales dont le chiffre
d’affaires annuel, toutes taxes incluses, est compris entre 200 000 001 francs et 500 000 000 de francs.
Les personnes physiques ou morales dont le chiffre d’affaires s’abaisse en dessous de la
limite prévue au paragraphe ci-dessus, ne sont soumises au régime de l’impôt des Bénéfices industriels,
commerciaux et agricoles micro-entreprises, sauf option pour le régime simplifié d’imposition, que
lorsque leur chiffre d’affaires est resté inférieur à cette limite pendant trois exercices consécutifs.

Option au Régime du réel Simplifié :

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Les entreprises relevant du régime des micro-entreprises peuvent opter pour le régime du bénéfice réel
simplifié.

Cette option est subordonnée à la réalisation d’un chiffre d’affaires annuel toutes taxes comprises égal ou
supérieur à cent millions (100 000 000) de francs. L’option doit être exercée avant le 1er février de chaque
année et prend effet à compter du 1er janvier de l’année au cours de laquelle elle est exercée. Elle est
exercée par une simple lettre d’information adressée au Directeur général des Impôts avec ampliation au
service d’assiette des Impôts de rattachement du contribuable.

L’option n’est révocable qu’après trois ans et sur autorisation expresse des services de la Direction
Générale des Impôts (DGI). Les entreprises ayant exercé l’option pour le régime du bénéfice réel simplifié
acquièrent la qualité d’assujetti au régime de la taxe sur la valeur ajoutée.

En conséquence, à compter du premier jour du mois suivant celui au cours duquel l’option est exercée,
elles ont l’obligation de facturer la taxe sur la valeur ajoutée sur l’ensemble de leurs opérations de
livraison de biens ou de prestation de services. De même, ces entreprises bénéficient du droit à déduction
de la taxe ayant grevé leurs acquisitions de biens et services.

Art. 42 CGI– A compter des exercices ouverts après le 31 décembre 2002, l’impôt sur les bénéfices
industriels et commerciaux ou l’impôt minimum forfaitaire dû au titre d’un exercice est payable
spontanément en trois fractions égales au plus tard le 15 avril, le 15 juin et le 15 septembre de chaque
année qui suit la clôture de l’exercice.

IV- LE REGIME DU REEL NORMAL D’IMPOSITION ET SON IMF

L’article 33 de l’annexe fiscale 2021 aménage également le seuil d’assujettissement au régime du réel
normal en relevant ledit seuil de cent cinquante millions (150 000 000) à cinq cent millions (500 000 000)
de francs.

Ainsi, pour relever dudit régime, le contribuable devra désormais réaliser un chiffre d’affaires annuel
toutes taxes comprises supérieur à cinq cent millions (500 000 000) de francs.

1- Champ d’application du réel normal (article 34 du CGI)

a- Article 34-1° : Sont obligatoirement soumis au régime du bénéfice réel :

- les entreprises dont le chiffre d’affaires annuel, toutes taxes incluses, excède 500 000 000 de francs.
- Les entreprises dont le chiffre d’affaires s’abaisse en dessous de la limite prévue au paragraphe ci-
dessus, ne sont soumises au régime du bénéfice réel simplifié, ou le cas échéant, au régime de la taxe
d’Etat de l’Entreprenant, que lorsque leur chiffre d’affaires est resté inférieur à cette limite pendant trois
exercices consécutifs
- Le chiffre d’affaires prévu au paragraphe premier est ajusté au prorata du temps d’exploitation pour les
entreprises qui commencent ou cessent leurs activités en cours d’année.

b- Article 34-2° (l’option)


Les entreprises qui remplissent les conditions pour être imposées sous le régime du bénéfice réel simplifié
peuvent opter, avant le 1er février de chaque année, pour le régime du bénéfice réel. L’option prend effet
à compter du 1er janvier de l’année au cours de laquelle elle est exercée.
Elle est révocable après les trois exercices Bénéfices industriels, commerciaux et agricoles comptables
qui suivent sa date d’effet et sur autorisation expresse des services de la Direction générale des Impôts.

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Les entreprises qui débutent leur activité peuvent opter dans les trente jours du commencement de leur
activité. L’option est valable de manière irrévocable pour les trois premiers exercices comptables.

2- Obligations des contribuables du RNI


Art. 35 – 1° Les contribuables visés à l’article précédent sont tenus de souscrire leur déclaration des
résultats selon le système normal.
2° La déclaration de résultats doit être produite au plus tard :
- le 30 juin suivant la date de clôture de l’exercice comptable, pour les entreprises soumises à
l’obligation de certification de leurs comptes par un commissaire aux comptes ;
- le 30 mai suivant la date de clôture de l’exercice comptable, pour les autres entreprises.
La déclaration est à produire sur un support administratif conçu à cet effet, dans les douze mois suivant la
fin de chaque exercice fiscal. Elle doit également être transmise par voie électronique. En cas de
discordance entre la version électronique et la version papier, cette dernière fait foi. Le défaut de
production dans les délais légaux de la déclaration ci-dessus, est sanctionné par une amende de 5 000 000
de francs, sans préjudice de l’application des autres sanctions prévues par la loi.
La production d’une déclaration incomplète ou comportant des erreurs est sanctionnée par une
amende de 2 000 000 de francs par erreur ou omission, sans préjudice des autres sanctions prévues par la
loi.

1- Paiement de l’impôt
Art. 42 CGI– A compter des exercices ouverts après le 31 décembre 2002, l’impôt sur les bénéfices
industriels et commerciaux ou l’impôt minimum forfaitaire dû au titre d’un exercice est payable
spontanément en trois fractions égales au plus tard le 15 avril, le 15 juin et le 15 septembre de chaque
année qui suit la clôture de l’exercice.

9
CHAPITRE II : LES DROITS D’ENREGISTREMENT

Les droits d‟enregistrement sont un ensemble de droits perçus par l‟Etat pour un certain nombre
d‟actes. L‟enregistrement est une formalité fiscale consistant à l‟analyse ou à la mention d‟un
acte juridique dans un registre spécial. Cette formalité entraine des droits à payer.
Dans le cadre de la fiscalité des entreprises, les droits d‟enregistrement sont constitués des
droits que l‟entreprise paye lors :
de la création ou de la constitution de sociétés ;
de l‟augmentation du capital social ;
de la diminution du capital social ;
de l‟amortissement du capital social ;
de la fusion ;
de la scission ;
d‟apports partiels ;
de la dissolution de société ;
de la cession de certains éléments du patrimoine de l‟entreprise.

Sont exemptées de droit d’enregistrement :


Les sociétés d‟Etat, les sociétés coopératives agricoles.
Les sociétés d‟Etat ou d‟économie mixte de crédit, les sociétés mutualistes, les
sociétés immobilières d‟économie mixte.

10
SECTION I :
LES DROITS DUS LORS DE LA CONSTITUTION D’UNE SOCIETE

Les droits sont fonction de deux types d‟apports :


les apports à titre pur et simple (APS)
les apports à titre onéreux (ATO)

I- LES APPORTS A TITRE PUR ET SIMPLE (APS)

Ce sont des apports réels de l‟associé. Ceux-ci sont rémunérés par les droits sociaux (parts
sociales, actions, etc.)
La somme de ces apports forme le capital de départ de la société.
1) Taxation des APS (article 754 du CGI)

La taxation des APS suit un barème dégressif énoncé comme suit :


Lorsque le montant des APS :
- est compris entre 0F et 10 000 000F, un droit fixe de 18 000F est du ;
- est compris entre 10 000 001F et 5 milliards, le taux utilisé est applicable est 0,3% ;
- excède 5 milliards, les 5 premiers milliards sont taxés au taux de 0,3% et la fraction
au-delà de 5 milliards est frappée au taux de 0,1%.

2) Le droit d’apport et son paiement

Le paiement des droits est indivisible sauf dans certains cas où il est fractionné ou différé (cas
des droits d‟apports, cas d‟incorporation).
Les droits sont payables en principe par la partie à qui profite la transaction c'est-à-dire
l‟acheteur, le locataire etc. Mais vis-à-vis de la DGI, les parties restent solidaires au paiement
des droits.
Les notaires, les huissiers, les greffiers… sont redevables des actes de leurs rédactions.
Lorsque la liquidation fait apparaître des fractions de francs, les sommes sont arrondies au
franc le plus voisin.
Pour ce qui est du droit d‟apport ou le droit exigible sur les APS, il est exigible en
intégralité si son montant est inférieur ou égal à 25 000 000. Par contre si son montant est
supérieur à 25 000 000, il y a possibilité de recouvrement fractionné de celui-ci selon les
modalités suivantes :
- le 1er 1/3 est payé à la constitution (dans les 30 jours qui suivent la constitution)
- le 2e 1/3 est payé 1 an plus tard (dans les 30 jours qui suivent l‟échéance) sans
majoration d‟intérêt au taux légal
- le 3e 1/3 est payé 2 ans plus tard après la constitution (dans les 30 jours qui suivent

11
l‟échéance) sans majoration d‟intérêt au taux légal

REMARQUES

RQ 1: La taxation prend en compte aussi bien les apports en numéraire libérés que la
fraction non libérée.
RQ2: Les apports en nature réestimés: le droit se calcule sur les valeurs ré estimées et non
sur les valeurs anciennes (au bilan).1
RQ3: Lorsque les APS excèdent 5 000 000 000, il est recommandé de calculer les DA de façon
globale. Il est interdit dans ce cas précis de faire une taxation des APS associé par associé pour
le calcul des DA. Par contre, si le montant des APS n‟excède pas 5 000 000 000, on peut
liquider les DA en calculant celui- ci par la façon globale ou associé par associé (nous aurons le
même résultat.)
RQ4 :La taxe de contribution foncière(TCF) ou la taxe de publicité foncière :
La TCF est exigible sur les immeubles bâtis et non bâtis (terrains, bâtiments). Elle est liquidée
au taux de 1,2% sur l‟immeuble en question. Cette taxe est exigible en intégralité à la
constitution.

II- LES APPORTS A TITRE ONEREUX (ATO)


Les ATO sont des apports dont la contrepartie peut être une reconnaissance de dette
pour un remboursement, ou la prise en charge d‟un passif par la société à l‟égard de l‟associé.
Les ATO sont effectués en cas d‟apports mixtes (cas où l‟associé fait des apports à titre
onéreux et des APS).

1) La taxation des ATO


L‟ATO est une véritable mutation (vente). Sa taxation se fait selon la nature du bien. Le droit
exigible est le droit de mutation dont les taux sont consignés dans le
tableau suivant :
ELEMENTS TAUX
1 Trésorerie (caisse, banque,…) 0%
2 Créances (client,…) 0%
3 Droits sociaux (actions, parts sociales) 0%
4 Marchandises neuves (PF, Encours) 18 000 F
5 Bien meubles apportés en dehors du fonds de commerce 18 000 F
6 Bail de meubles, location-vente 18 000 F
7 Mutation d’immeubles installés l‟étranger 1,5% + TCF
8 Bail à durée limitée, droit de bail (location de FC) 2,5%
9 Acquisition d’immeubles (bâtis ou non bâtis) (art 760 CGI) 4% + TCF
10 Echange d’immeubles avec retour 2% + TCF
11 Echange d’immeubles sans retour 3% + TCF
12 Stock de combustible Mutation
10%
13 Bail à durée illimitée, droit du bail 10%
14 Fonds de commerce (corporels + incorporels) 10%
15 Coût d‟acquisition (location-vente à la fin du contrat) 10%

12
REMARQUE
Stocks de marchandises neuves : il faut entendre par marchandises neuves, les biens
mobiliers qui forment l‟objet direct du commerce exploité dans le fonds c'est-à-dire ceux qui
sont destinés à être vendus après ou sans transformation.
Sont qualifiées fiscalement de marchandises neuves :
- Compte 31 stocks de marchandises
- Compte 32 stocks de matières et fournitures liées
- Compte 34 stocks de produits en cours
- Compte 35 stocks de services en cours
- Compte 36 stocks de produits finis
- Compte 37 stocks de produits intermédiaires et résiduels
- Compte 38 stocks en cours de route, en consignation ou en dépôt de
marchandises, de matières et produits

2) Paiement du droit de mutation


Le droit de mutation est exigible en intégralité à la constitution quel que soit son montant.

3) Explication de quelques postes du tableau ci-dessus

a. Echange d’immeubles sans retour


Dans le cas d‟échange d‟immeubles sans retour, les biens échangés sont d’égales valeurs. Le
droit de mutation de 6% est exigible majoré de la TCF sur l‟un des montants.

b. Echange d’immeubles avec retour


On dit qu‟il y a échange d‟immeubles avec retour, si les biens échangés sont d’inégales
valeurs. Il est perçu sur le bien ayant la moindre valeur un droit de mutation de 5% majoré de
TCF sur le bien ayant la plus grande valeur.
En outre, il est calculé sur la soulte, un droit de mutation relatif au bien le plus élevé.
On entend par soulte, la somme d‟argent qu‟aurait versé la personne privilégiée dans un
échange de biens d‟inégales valeurs à l‟autre en compensation de la plus-value réalisée dans
cet échange.

III- PRINCIPE DE TAXATION

Il existe 2 principes de taxation sous le régime du droit commun :

1) Cas où l’entreprise donne un ordre d’imputation ou imputation favorable à


l’entreprise

Dans ce cas, les ATO seront imputés sur les éléments qui subissent les taux les plus faibles
13
vers les éléments qui supportent les taux de mutation les plus élevés.

2) Cas où l’entreprise ne donne pas un ordre d’imputation ou imputation


proportionnelle au passif ou imputation favorable au fisc (Etat, DGI…)

Les parties au contrat social jouissent de la liberté de définir l‟ordre d‟imputation du passif
(dette et hypothèque). Lorsqu‟elles ne satisfont pas à cette hypothèse, l‟administration
procède à l‟imputation du passif selon deux méthodes :

Imputation proportionnelle au passif

La taxation se fera sur la base que chaque élément de l‟actif est apporté à titre pur et simple et à
titre onéreux.

 La partie de l’éléments d’actif apportée en APS est calculée à partir du coefficient


suivant :

Coefficient APS = Apports Purs et Simples (APS)


Apports Bruts
 La partie de l’éléments d’actif apportée en ATO est calculée à partir du coefficient
suivant :

Coefficient ATO = Apports à Titres Onéreux (ATO)


Apports Bruts
NB : Le calcul du coefficient ATO s’impose lorsque l‟associé apporte au moins 2 éléments.

Imputation du passif dans un ordre préférentiel ouvrant droit à des tarifs


profitables au TRESOR PUBLIC de la manière la plus optimale qui soit
(séminaire au cocody du 22 au 27 avril 2013)

Dans ce cas, les ATO seront imputés sur les éléments qui subissent les taux les plus élevés
vers les éléments qui supportent les taux de mutation les plus faibles.

NB2: APPORTS MIXTES


Les parties sont libres de désigner parmi les biens apportés ceux qui constituent un apport
pur & simple & ceux qui représentent un apport à titre onéreux .Elles ont tout intérêt à utiliser
cette faculté, en rangeant dans la seconde catégorie les biens dont la vente est exonérée de
tous les droits d‟enregistrement ou supporte les tarifs les moins élevés. A défaut de cette
précision, l’administration procéderait (ce qui serait plus coûteux) à une imputation
proportionnelle sur les biens de chaque nature apportés par l‟intéressé.

REMARQUES
14
RQ 1 : Il est conseillé de liquider les DA (droit sur les APS) selon la méthode favorable au
fisc ou méthode d‟imputation sans ordre sans faire intervenir le coefficient APS.
RQ 2 : Le contribuable ne paie qu‟un seul des droits :
- si DP > DF, alors il paie le DP
- si DP < DF, alors il paye le DF
Les droits fixes (DF) ne s‟additionnent pas, c‟est le plus élevé des DF qui vient ou qu‟on porte au
total de la colonne des DF.
RQ 3 : Si dans un exercice ou un devoir, le principe de liquidation des droits de mutation
n‟est pas indiqué, alors on calcule les droits avec la méthode favorable à l‟entreprise
seulement.
RQ 4 : Dans les deux (2) principes, il est conseillé de taxer les DA de façon globale par
contre, la taxation des ATO se fait “associé par associé” sous les deux (2) principes.

NB : les entreprises ont toujours intérêt à indiquer un ordre d’imputation de leur passif.
Même en cas d’hypothèque ; il faut commencer par les éléments ayant les taux de mutation
faibles vers ceux qui ont des taux de mutation plus élevés

15
SECTION II :
LES DROITS DUS LORS DES MODIFICATIONS DE STATUT

I- LES DROITS DUS EN CAS D’AUGMENTATION DU CAPITAL

1) Augmentation par apport nouveau (application de l’article 754 du CGI)

Cela se produit lorsque le capital augmente par apport en nature, en numéraire, par conversion
des créances en actions, des obligations, par conversion des comptes courants associés
(capitalisation compte courant associé), par capitalisation de la dette fournisseur…

Les droits d‟enregistrement se calculent de la même façon qu‟à la constitution, mais on doit
tenir ici compte du capital primitif pour l’application du barème dégressif.

2) Les droits dus en cas d’incorporation des réserves, du bénéfice, du report à


nouveau, des provisions (application de l’art. 754 si c’est une société de personne et
l’art. 758 du CGI si c’est une société de capitaux)

L’augmentation de capital par incorporation de réserves, de bénéfice, de provisions,


entrainant une distribution gratuites d’actions ou de parts sociales aux associés vaut
distribution de revenus mobiliers et à ce titre passible d’IRVM.

Toutefois, la loi exonère d’IRVM cette répartition de réserves, bénéfices ou provision mais en
contrepartie l’enregistrement de l’acte est soumis au droit d’apport de 6%, sauf si ces
bénéfices, réserves ou provisions ont déjà supportés l’IBIC ou l’IGR.

En pareil cas, le 2ème alinéa de l’article 758 stipule que le droit d’apport de 6% est ramené au droit
de l’article 754 du CGI (0,3% et 0,1%). En d’autres termes, en application de l’article 758 du CGI

Si l’incorporation du bénéfice se fait avant imputation de l’IBIC, le taux de 6% est


utilisé c’est-à-dire l’article 758 du CGI est maintenu ;
Si l’incorporation du bénéfice se fait après imputation de l’IBIC ; le barème
dégressif est dû c’est-à-dire l’article 754 du CGI (0,3% et 0,1%).

RQ :

1- Lorsque le taux de 6% s’applique au montant de bénéfices, réserves, ou


provision portés en augmentation de capital, le capital précédent n’est pas pris en
compte comme dans le cas d’une augmentation par apports nouveaux.
2- Mais si cette incorporation de réserves, bénéfices, provisions ou de report à
nouveau venait à être taxée aux droits de l’article 754 du CGI, alors la
liquidation sera faite dans les conditions dudit article c’est-à-dire en tenant
compte du capital primitif et des augmentations précédentes.

16
3- Pour les sociétés de personnes, il convient d’appliquer le barème dégressif (article
754 du CGI) pour l’imposition des revenus incorporés
REMARQUE 1 : « paiement des droits dus par incorporation »
Les droits exigibles lors de l’augmentation du capital par incorporation (réserves, bénéfices,
report à niveau, provisions) sont exigibles en intégralité lorsque leur montant est inférieur ou
égal à 5 000 000.
Par contre, si leur montant excède 5 000 000, il y a possibilité de paiement fractionné selon
les modalités des DA ci-dessus :
Le 1er 1/3 est versé à l‟opération (1 mois plus tard)
Le 2ème 1/3 est versé 1 an plus tard majoré des intérêts au taux légal (taux
d’escompte BCEAO).
Le 3ème 1/3 est versé 2 ans plus tard majoré des intérêts au taux légal (taux
d’escompte BCEAO).
REMARQUE 2 :
Lorsque l’incorporation de la prime d’émission se fait seule sans être associée à d‟autres
opérations ; elle est soumise à un DF de 18 000. Par contre, si l‟incorporation de la
prime d‟émission se fait avec d‟autres opérations, elle est exonérée de droit d‟enregistrement.
REMARQUE 3 :
Les actes constatant une augmentation de capital des sociétés ayant leur siège social hors
de la Côte d’Ivoire sont soumis au droit fixe de 18 000 F si les droits proportionnels sont
acquittés hors de la CI.
REMARQUE 4 : « La base de taxation à l’article 754 »
Les apports purs et simples déjà taxés sont constitués : du capital à la constitution, des
augmentations antérieures évaluées au prix d’émission (valeur nominale et prime
d‟émission).

II- DROITS DUS EN CAS DE REDUCTION ET AMORTISSEMENT DU


CAPITAL
En cas de réduction du capital par l’annulation de pertes, seul le droit fixe de 18 000
F est exigé (Art 703 du CGI).
En cas de réduction du capital par remboursement aux associés, il est perçu un droit
de partage dont le taux de 1% calculé sur le montant du capital réduit. Lorsque le
remboursement est effectué par attribution à un associé autre que l’apporteur initial
des biens apportés en nature, c’est le droit de mutation qui est applicable.
L’amortissement du capital est considéré comme une distribution de bénéfice. En
principe l‟opération supporte l‟IRVM au taux de 15%. Cependant lorsque
l’amortissement est effectué par une réalisation d‟actif ou par prélèvement sur les
éléments autres que les comptes de réserves ou provisions, il est exonéré de
l‟IRVM à condition que la société en fasse la demande auprès de l‟administration
et que les opérations se traduisent par une réduction statutaire du capital.

17
Au regard des droits d‟enregistrement, c’est l‟acte constatant l‟amortissement
qui est soumis à un droit fixe de 18 000 F.

18
SECTION III :
LES DROITS DUS EN CAS DE FUSION, DE SCISSION ET
d’APPORTS PARTIELSD’ACTIFS

I- DEFINITIONS

1) La fusion : une fusion peut se réaliser sous les angles suivants :


 Fusion – absorption : C’est lorsqu’une société ou plusieurs sociétés sont absorbées
par une autre société existante. La société déjà existante est appelée société absorbante
ou société bénéficiaire tandis que la société apporteuse est appelée société absorbée.
 Fusion – création : plusieurs sociétés apportent leurs actifs à la création d’une
nouvelle société.

2) La scission : Elle se définit comme l’opération par laquelle une société apporte
l’intégralité de son actif à deux ou plusieurs sociétés.

3) Apport partiel d’actif : C’est l’opération par laquelle une société apporte à une
autre nouvelle société ou existante, une partie de ses éléments d’actif.

NB : Contrairement à la fusion ou à la scission, l’apport partiel n’entraîne pas la dissolution de


la société apporteuse.

Les opérations de fusion, de scission et d’apport partiel sont soumises à deux régimes :

- le régime du droit commun


- le régime spécial de fusion.

II. REGIMES APPLICABLES A LA FUSION, LA SCISSION ET L’APPORT


PARTIEL D’ACTIF

Les opérations de fusion, de scission et d’apport partiel d’actif sont soumises à deux régimes :

Le régime du droit commun : C’est le même régime que celui qui s’applique à la
constitution des sociétés.
Le régime spécial de fusion ou régime de faveur : C’est un régime obligatoire pour la
fusion et la scission ; et optionnel pour les apports
partiels d’actifs. Le régime de faveur est accordé sous certaines conditions.

1) Les conditions d’application du régime spécial de fusion


Il existe quatre (04) conditions pour l’application du régime de faveur qui sont :
- Les sociétés apporteuses et les sociétés bénéficiaires doivent être des sociétés de capitaux
(SA, SARL) ;
- Le siège social des sociétés bénéficiaires doit se situer en C.I ;
19
- Dans le cas d‟apport partiel d‟actif, les sociétés concernées doivent manifester
expressément dans l‟acte d‟apport, leur volonté ;
- Dans le cas de fusion et de scission, les apports résultant des conventions doivent prendre
effet à la même date et doivent entraîner dès leur réalisation, la dissolution systématique
de la société apporteuse.

2) Liquidation des droits sous le régime spécial de fusion lors des opérations de
fusion, de scission et d’apport partiel d’actif
La loi de finance pour la gestion 2003 a abrogé (supprimé) le droit majoré et maintient le seul
droit minoré comme droit d‟apport.
Le droit minoré ou droit d‟apport est désormais perçu sur le montant net (APS) pour les
valeurs comprises entre :
- 0 et 10 000 000, un droit fixe de 18 000F
- 10 000 001 et 5 milliards au taux de 0,15%
- et au-delà de 5 milliards, on applique un taux de 0,05%.
Pour l‟application de ces taux, il faut tenir compte du capital déjà taxé au barème dégressif de la
société absorbante.
En dehors des droits minorés, il existe une contribution foncière (TCF) calculée sur les
immeubles bâtis et non bâtis (terrains, constructions,…) au taux de 0,4%.
Enfin, il existe sous le régime spécial de fusion un droit dit prise en charge du passif par la
société bénéficiaire au montant fixe de 18 000 FCFA.

20
IMPOT SUR SALAIRE

SECTION 1 : LES ELEMENTS CONSTITUTIFS DU SALAIRE

Par salaire, il faut entendre le salaire de base ou salaire minimum et tous les autres avantages
payés directement ou indirectement en espèce ou en nature par l’employeur au travailleur en raison de
l’emploi de ce dernier.
Le salaire comprend donc :
 le salaire proprement dit
 les accessoires de salaire.

I- LE SALAIRE PROPREMENT DIT

1- Le salaire catégoriel

Appelé encore salaire de base, le salaire catégoriel est le salaire minimum fixé pour la catégorie
professionnelle par le barème des salaires (catégories et échelons).
Il ne faut pas confondre salaire minimum catégoriel & le SMIG.

Le SIMG se définit comme Salaire Minimum Interprofessionnel Garantie ; c’est le salaire


minimum légale en dessous duquel aucun employeur ne peut payer un travailleur.il constitue donc le
premier échelon de la hiérarchie professionnelle. Il est établit sur une base horaire. C’est le gouvernement
qui décide seul de son évolution. Le SMIG est de 75 000 F/mois soit 75 000/173,33 = 432,775 F/heure

2- Le sursalaire
C’est la partie du salaire brut (salaire réel) payée en supplément du salaire minimum de la
catégorie, c’est à dire l’excédent de la rémunération brute versée par l’employeur sur le salaire catégoriel.
Il est en principe fixé librement par l’employeur.

II- LES ACCESSOIRES DE SALAIRE AYANT LA MEME NATURE JURIDIQUE QUE


LE SALAIRE

1- La prime d’ancienneté

C’est une prime destinée à récompenser la stabilité et l’expérience du travailleur dans l’entreprise.
La prime d’ancienneté est calculée sur le salaire minimum catégoriel. Elle est calculée à partir de la date
d’embauche du salarié. Elle est à tout salarié qui totalise 24 mois de travail effectif dans l’entreprise. Le
taux est de 2% à partir du 25ième mois jusqu’au 36ième mois. Ce taux est majoré de 1% par année
supplémentaire jusqu'à la 25ème année incluse. Le taux de ladite prime est plafonné à 25%.

2- Prime d’expatriation (PE)

Cette prime est destinée à dédommager le travailleur recruté hors de la côte d’Ivoire (qui bénéficie
d’un contrat d’expatrié) des dépenses et risques supplémentaires auxquels il s’expose en Côte d’Ivoire.
Cette indemnité est fixée à 40% du salaire de base du contrat, généralement le salaire de base catégoriel.

PE = 40% salaire de base catégoriel


21
3- La prime de gratification ou prime de fin d’année

La prime de fin d’année ou gratification constitue une rémunération additionnelle due en fin
d’année au salarié. Elle ne devient obligatoire que lorsque l’entreprise a commencé à la verser. Le
montant de cette rémunération ne peut être inférieur au ¾ du salaire minimum conventionnel de la
catégorie. Bien sûr, l’employeur peut payer en prime 100% et même plus si les résultats de l’entreprise le
permettent. Le travailleur engagé dans le courant de l’année, démissionnaire ou licencié a droit à une part
de cette allocation au prorata du temps de travail effectué au cours de ladite année. Ces allocations sont
imposables au même titre que les salaires et sont passibles de charges sociales.

4- Quelques primes et indemnités

- Les pourboires : Ils sont obligatoires et sont reversés à la caisse de la société pour être
redistribués à tout le personnel au même taux.
- Participation au bénéfice de l’entreprise : Elle dépend du travail fourni et des résultats de
l’entreprise sur des bases connues d’avance (prime d’intéressement ou au résultat).
- Prime de rendement : C’est une prime donnée pour intéresser le travailleur à la productivité ou à
l’activité et à l’économie des matières premières (utilisation rationnelle des matières).
- Prime de technicité : Elle est donnée pour l’expertise (sociétés diamantifères).
- L’indemnité du travailleur maladie : Les conditions pour que le travailleur malade voit son
contrat de travail suspendu et bénéficie d’une indemnité de maladie.
- Prime d’assiduité : Elle est allouée pour encourager les travailleurs de leur fidélité

5- Les avantages en nature


Un avantage en nature alloué à un salarié peut être défini comme la mise à la disposition gratuite
(ou pour un prix dérisoire) d’un bien ou d’un service non dispensable à l’exercice de la fonction du salarié
dont il a le libre usage.
Ainsi un logement attribué à un supérieur constituera un avantage en nature s’il a la libre jouissance de ce
logement dans sa vie extra- professionnelle (week-end, congé…).
Par contre, un local situé sur le lieu de travail et affecté à l’usage du gardien pendant les heures de travail
est un outil de travail et non un avantage en nature.
Les avantages en nature sont évalués selon le barème administratif ci-dessous :
Tableau n°1 : Logements et accessoires
Nombre de Electricité Eau
Logement Mobilier
Pièces principales (a) (b)
1 60 000 10 000 10 000 10 000
2 80 000 20 000 20 000 15 000
3 160 000 40 000 30 000 20 000
4 300 000 60 000 40 000 30 000
5 480 000 80 000 50 000 40 000
6 600 000 100 000 60 000 50 000
7 et plus 800 000 150 000 70 000 60 000

(a) Montant à majorer de 20 000 F par appareil individuel de climatisation ou par pièce climatisée pour les installations
centrales.
(b) Montant à majorer de 30 000 F pour les logements dotés d’une piscine.

22
Tableau n°2 : Domesticité (personnel de maison)

ELEMENTS MONTANT

Gardien, Jardinier 50 000


Gens de maison 60 000
Cuisinier 90 000

Les avantages qui ne sont pas mentionnés sur le barème susvisé doivent être intégrés dans
l’assiette des impôts à leur montant réel. Il s’agit notamment : nourriture fournie par l’employeur, billets
d’avion pour congés et les frais de déménagement des travailleurs autres que le personnel bénéficiant du
contrat de travail d’expatrié, remboursements de frais de scolarité, frais de télécommunication etc...

REMARQUE :

 L’utilisation personnelle d’une voiture de fonction n’est pas prise en compte pour la détermination
des avantages en nature.
 Ces montants sont comptés pour moitié lorsque les avantages sont consentis à des travailleurs du
secteur agricole. Ces montants sont applicables à Abidjan.
Pour les autres régions, l’on retiendra l’évaluation des avantages à leur valeur réelle. Ils ne
peuvent pas bénéficier du régime de l’évaluation forfaitaire et sont intégralement imposables
 Toute allocation payée par l’employeur au profit du salarié soit à lui directement ou à une société
de gardiennage est intégralement imposable.
Le barème d’évaluation des avantages en nature sur le plan social est abrogé et remplacé par le
barème des impôts. Cependant dans ce cas (au plan social) si le montant réel des avantages dépasse celui
du barème, on prend le montant réel même si l’avantage en nature en question figure dans les avantages
en nature de référence

6- Rémunération des heures chômées des jours fériés.


Il y a des Jours Fériés Chômés Payés (JFCP) même s’ils tombent un dimanche. Ce sont :
 le 07 Août jour de la fête nationale.
 Le 1er Mai fête de travail.
Le chômage des JFCP est obligatoire pour l’ensemble du personnel occupé dans les établissements de
toute nature. A l’exception de tout établissement ou service qui en raison de la nature de leur activité ne
peuvent interrompre le travail (les services d’exploitation SOTRA, les compagnies aériennes, maritimes,
etc.)
En dehors de ces JFCP, nous avons également les jours fériés chômés (JFC) qui sont :
 le 1er janvier
 le lundi de Pâques
 le jour de l’Ascension
 le lundi de Pentecôte
 la fête de Ramadan (Aïd-el-Fitr)
 la fête de Tabaski (Aïd-el-Kébir)
 le 15 août fête de l’Assomption
 le 1er novembre fête de la Toussaint
 le 15 novembre Journée Nationale de la Paix
 le 25 décembre fête de Noël
 le lendemain de la Nuit du Destin (Laïlatoul-Kadr)
 le lendemain de l’anniversaire de la naissance du Prophète Mahomet (Mouloud)
 le lendemain de la fête nationale ou de la fête de travail chaque fois que ladite fête tombe un
dimanche.
23
7- Rémunération des heures supplémentaires

Ce sont les heures effectuées au-delà des heures normales :


 40 heures pour les entreprises non agricoles
 48 heures pour les entreprises agricoles
 56 heures pour le personnel domestique et le personnel de gardiennage.
Le nombre d’heures supplémentaires est limité à 15 heures par semaine au maximum sans que la
durée de travail puisse être prolongée de plus de trois (3) heures par jour au maximum. En outre, le
nombre d’heures supplémentaires ne peut excéder 75 heures par travailleur par an.

NB : Sont exclus du bénéfice des heures supplémentaires :


 le personnel de statut : cadre
 le travailleur payé au rendement (payé en fonction du résultat de
l’entreprise)

En Côte d’Ivoire, dans les établissements publics ou privés même d’enseignement ou de


bienfaisance, la durée légale de travail des employés ou des ouvriers de l’un ou de l’autre sexe, de tout
âge, travaillant à temps, à la tâche ou à la pièce est de 40 heures par semaine Soit :

Sont considérées comme heures supplémentaires, les heures de travail effectuées au-delà de la
journée journalière normale applicable à l’Entreprise (8h/jour et maximum 10h/jour pour les Entreprises
bénéficiant d’une dérogation permanente à l’horaire journalier de travail). Ainsi sont consignés dans le
tableau ci-dessous les différents taux de majoration selon le régime de 40H par semaine.

HEURES DE TRAVAIL MAJORATION TAUX


 0 à 40 heures Heures normales th
 41ème à 46 ème heures (6 heures) Majoration 15% th’ = 1,15 th
 47ème à 55 ème heures (9 heures) Majoration 50% th’ = 1,50 th
Heures de nuit effectuées les jours ouvrables (21 heures à 5 heures) Majoration 75% th’ = 1,75 th
Heures de jour effectuées les dimanches et jours fériés Majoration 75% th’ = 1,75 th
Heures de nuit effectuées les dimanches et jours fériés Majoration 100% th’ = 2 th

NB :
 Les heures d’absence non justifiées sont imputées en cas d’heures supplémentaires sur les heures
rémunérées au taux le plus fort.
 Le salaire réel comprend : le salaire de base, le sursalaire, la prime de rendement, la prime de
technicité, la prime de fonction, la prime de représentation et la prime de responsabilité.

24
III- LES ACCESSOIRES DE SALAIRE N’AYANT PAS LA NATURE JURIDIQUE DE
SALAIRE (Les frais inhérents à la fonction)

1- L’indemnité de transport
Cette indemnité constitue une participation de l’employeur aux frais engagés par le travailleur
pour son déplacement de sa résidence à son lieu de travail. Elle n’est pas due si le travailleur habite à
proximité de son lieu de travail ou si le travailleur est transporté par l’entreprise (service de ramassage ou
véhicule de fonction).

2- La prime de salissure
Lorsque l’entreprise utilise des travailleurs à des travaux salissants (article 95 du code du travail),
une prime de salissure égale à 13 fois le SMIG horaire leur est versée mensuellement.

3- La prime de tenue de travail


Dans les entreprises entraînant pour l’ouvrier des frais exceptionnels de vêtements ou pour
lesquels une protection supplémentaire est nécessaire, et le nettoyage des vêtements de protection.
L’entretien et le nettoyage des vêtements sont assurés par l’entreprise. Si l’entretien est assuré par le
travailleur, l’employeur doit lui attribuer une indemnité mensuelle dont le montant est égal à 7fois le
SMIG horaire.

4- La prime d’outillage
Lorsque le travailleur fournit l’outillage nécessaire à l’accomplissement du travail, il perçoit une
prime d’outillage dont le montant mensuel est égal à 10 fois le SMIG horaire.

5- La prime de panier
La prime de panier trouve son origine dans le fait que les horaires de travail et la distance de son
lieu d’habitation à son lieu de travail amène le travailleur à se restaurer sur place. Cette prime est
compensatrice de la sujétion imposée au travailleur. Le montant de cette prime est égal à 3 fois le SMIG
horaire.

6- L’indemnité de logement
C’est une indemnité qui est destinée à couvrir les frais de logement du travailleur. Cette indemnité
n’est obligatoire que dans le cas ou le travailleur est déplacé pour exécuter un contrat de travail hors de sa
résidence habituelle.

7- Indemnité représentative de frais de déplacement


C’est une indemnité forfaitaire compensatrice des frais de nourriture et d’hébergement engagée
par le travailleur appelé occasionnellement à exercer sa profession hors du lieu de travail habituel
(missions ponctuelles, tournées, etc…)

8- Autres primes (diverses)


Ces primes peuvent être allouées aux travailleurs compte tenu de certaines conditions de travail
pour encourager le travailleur. On pourrait citer les primes de bonne conduite, de présence, de
responsabilité de non accident, de paie, de nuit, de fidélité, de présence, d’égout, exceptionnelle,
d’astreinte, d’exploitation de dépannage, de risque, de caisse de fonction, de bilan, de nourriture, de
blanchissage etc.
NB : lorsque les sommes versées sont destinées à permettre au salarié de se déplacer dans le cadre
de ses tâches compte tenu de ses fonctions dans l’entreprise, il s’agit alors d’une indemnité spéciale
appelé frais inhérent à la fonction qui n’a pas la nature du salaire.

25
SECTION 2 : DETERMINATION DU SALAIRE BRUT IMPOSABLE
ET DE L’ASSIETTE SOCIALE

Les charges fiscales et les charges sociales ont pour assiettes respectives le salaire brut imposable et
l’assiette sociale.

I- LE SALAIRE BRUT IMPOSABLE (SBI)

Le SBI, c’est la base de calcul des impôts sur salaire

1) Eléments imposables intégralement


Entrent dans l’assiette des charges sur salaire intégralement, les éléments constitutifs du salaire suivants :
 le salaire catégoriel,  prime de rendement
 le sursalaire,  la prime d’ancienneté
 les heures supplémentaires,  la prime de fin d’année ou gratification,
 l’avantage en nature,  l’indemnité d’expatriation,
 l’avantage en argent,  la prime d’assistance technique,
 indemnité de logement,  les pourboires

La prime est donnée pour encourager le travailleur des efforts effectués dans le cadre de son
travail. Tandis que l’indemnité donnée constitue un remboursement de frais inhérent à la fonction. Le plus
souvent on confond prime & indemnité (Exemple : indemnité de transport et prime de transport).En
réalité les primes sont intégralement imposables, à condition que celles-ci soient utilisées
conformément à leur objet à l’exclusion de la prime de transport qui est exonérée à hauteur de 30
000F/bénéficiaire/Mois.
On a :
 La prime de salissure  la prime de tenue de travail
 La prime de panier  la prime d’outillage
 Participation au bénéfice de l’entreprise  prime de fonction
 Prime d’assiduité  prime de représentation
 l’indemnité du travailleur malade  prime de responsabilité

Si les primes précédentes sont intégralement imposables ce n’est pas le cas des indemnités
suivantes :

2) Eléments de salaire exonérés totalement ou partiellement

2-1 Eléments exonérés totalement (l’art 116 :1° à 14° du CGI)


a- : les allocations familiales, les allocations d’assistance à la famille, les majorations de
solde d’indemnités ou de pensions attribuées en considération de la situation ou des charges
de famille.
b- : les appointements des personnels diplomatiques pour l’exercice de leurs fonctions
dans la mesure où les pays qu’ils représentent accordent des avantages analogues aux
personnels diplomatiques Ivoiriens.
c- l’indemnité de stage versées aux étudiants dans le cadre de leur stage-école pour une durée
n’excédent pas six mois et pour la tranche de l’indemnité mensuelle égal ou inférieur à
150 000 F.
d- : les pensions de retraite et les rentes viagères lorsque leur montant est égal ou inférieur
à 100 000 F par mois (L.F.P. 2003).
e- : les dépenses de santé engagées par les entreprises pour la constitution de boîte de
pharmacie permettant de faire face aux premiers soins des employés malades, les coûts de
traitement du paludisme, de la tuberculose, de l’hépatite virale, du diabète et de l’hypertension

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artérielle dont ces employés sont atteints ainsi que les sommes versées aux mutuelles de santé
du personnel. (L.F.P. 2005).
f- : les dépenses que l’employeur consacre à personnes la prise en charge médicale et
paramédicale des ayant contracté le VIH/SIDA ainsi que celle correspondant aux coûts des
dialyses pour insuffisance rénale, les dépenses que l’employeur consacre à la prise en
charge médicale et paramédicale des personnes atteintes du cancer ainsi que celles afférentes
aux frais de dépistage de cette affection. Les dépenses peuvent être réalisées au moyen de
cotisation ou de subventions versées à des organisations spécialisées ou des associations
reconnues d’utilité publique et ayant exclusivement pour objet le financement de la prise en
charge médicale et paramédicale des salariés, à condition que ces organisations ou
associations emploient au moins 85% des cotisations ou subventions au financement de ces
actions.

2-2 Eléments exonérés partiellement (l’art 116 :1° à 14° du CGI)

a : Indemnité de transport : Selon ce qui précède, l’exception est faite à la prime de


transport qui est exonérée actuellement à 30 000 F /bénéficiaire/Mois (alignement sur la carte
SOTRA).

b : Les primes d’assurance retraite & les compléments de retraite : Sont exonérées des
retenus salariales, sous la double limites de 10% de la rémunération brute imposable en
espèce et 300 000, les cotisations patronales versées par l’employeur à des organismes de
retraite complémentaire et de prévoyance sociale.

c : Eléments exonérés à 10% de l’ensemble des rémunérations en espèce indemnité


comprise : Il s’agit des indemnités de toute sorte qui n’ont pas été justifiées par une
facture ; par contre si elles sont justifiées elles sont exonérées totalement.

Nous avons :
 indemnité de fonction
 indemnité de représentation
 indemnité de responsabilité
 indemnité représentative de frais de déplacement
 indemnité d’équipement
Ces indemnités sont exonérées à concurrence de 10% de la rémunération totale en espèce
(indemnité comprise) perçues par le contribuable. Cette limite est impérative et elle ne
doit pas être dépassée sans aucun prétexte sauf si le salarié est remboursé de ses
débours sur présentation des justifications des frais préalablement engagé par lui. Il
convient en pratique de réintégrer dans le traitement imposable la part des indemnités qui
excèdent 10% de la rémunération totale. C’est à dire :

NB1 : On entend par la rémunération totale en espèce (RE) le salaire brut à l’exclusion des
avantages en nature.

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NB2 : Le montant des 10% doit être déterminé globalement. Mais il convient de
préciser que ces indemnités spéciales ne doivent se cumuler avec des remboursements
de frais réels.
II- DETERMINATION DE L’ASSIETTE SOCIALE

1- Eléments du salaire imposables

Il arrive que l’assiette sociale ne corresponde pas à l’assiette fiscale. Ainsi, l’assiette
des cotisations tient compte du salaire de base ,du sursalaire et des avantages suivants : heures
fériées payées ; heures supplémentaires ; prime d’ancienneté ; prime d’assiduité ; indemnité
de nettoyage ; le 12ème de la gratification ; le 12ème de la prime de fin d’année ; le 12ème du
congé payé ; prime d’entretien ; avantages en nature ; prime de logement ; prime de
production ; prime de fidélité ; prime de pose ; prime de nuit ; prime spéciale ; prime
d’expatriation ; prime de commission ; prime de dépaysement ; prime de représentation ;
prime de récolte ; prime de bonne conduite ; prime de présence ; prime de responsabilité ;
prime de non accident ; prime de paie ; prime d’égout ; prime exceptionnelle ; prime
d’exploitation ; prime de dépannage ; prime de risque ; prime de caisse ; prime de fonction ;
prime de bilans ; arrondi du salaire ; prime de vol ; complément de retraite, primes diverses,
etc.

2- Eléments du salaire exonérés


Selon l’alinéa 1 de l’article 23 du Code de Prévoyance Sociale, les cotisations sont
assises sur l’ensemble des salaires y compris les avantages en nature et indemnités diverses
versées par l’employeur à son personnel salarié à l’exception des indemnités ayant le
caractère de remboursement de frais.
Sont exclus de l’assiette des cotisations sociales selon l’arrêté n°3 du 11 mai 1983 les primes
ci-dessous :
- Allocation familiale exonérée à 100% de son montant.
- Prime de panier : 3 SMIG horaire soit environ ……………. ….F [(75 000 / 173,33) x 3]
- Prime mensuelle de salissure : 13 x SMIG horaire soit …….. F [(75 000 / 173,33) x 13]
- Indemnité mensuelle de tenue : 7 SMIG horaire soit …………. F [(75 000 / 173,33) x 7]
- Prime mensuelle d’outillage : 10 SMIG horaire soit ……….. F [(75 000 / 173,33) x 10]
- Prime mensuelle de transport : 30 000 F
- Prime assurance retraite exonérée à 50% de son montant.

SECTION 3 : CALCUL PROPREMENT DIT DES CHARGES

Il existe deux types de charges sur salaire :


- les retenues à la charge du salarié ou charges salariales
- les charges au compte de l’employeur ou charges patronales.

I- LES CHARGES SALARIALES (RETENUES A LA CHARGE DU


SALARIE)

Il est opéré sur le salaire du travailleur deux types de retenues :


 les retenues fiscales
 la cotisation sociale salariale

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1- Les impôts salariaux (retenues fiscales)

a- L’impôt sur le traitement et salaire (ITS) ou impôt sur salaire (IS)

Barème mensuel et journalier de taxation d’impôt sur les salaires

Tranches Tranches de revenus Tranches de revenus Taux


mensuels journalier
Tranche 1 0 -75 000 0 -2 500 0%
Tranche 2 75 001 - 240 000 2 501 - 8 000 16%
Tranche 3 240 001 - 800 000 8 001- 26 667 21%
Tranche 4 800 001- 2 400 000 26 668- 80 000 24%
Tranche 5 2 400 001- 8 000 000 80 001- 266 667 28%
Tranche 6 Au-dessus de 8 000 000 Au-dessus de 266 667 32%

Barème mensuel et journalier de réduction d’impôt pour charges de famille

Nombre de parts Réductions mensuelles Réductions journalières


1 0 0
1,5 5 500 183
2 11 000 367
2,5 16 500 550
3 22 000 733
3,5 27 500 917
4 33 000 1 100
4,5 38 500 1 283
5 44 000 1 467

Les contribuables qui ont une charge de famille très élevée connaissent un allègement de la
charge fiscale par application des parts.
Nombre
Situation matrimoniale Enfant à charge Correctifs éventuels
de parts
Célibataire Cas général 1 part
-sans enfant Cas particulier
Divorcé ou veuf Salarié ayant :
-enfant(s) majeurs, enfants décédés
-pension de 40% au moins pour invalidité 1,5 part
de guerre ou invalidité de travail.
-pension de veuve de guerre.
Célibataire ou divorcé Avec enfant(s) à charge Cas général : pour lui-même 1,5 part
Pour chaque enfant +0,5 part
Marié Sans enfant à charge Cas général 2 parts
Cas particulier :
Femme mariée imposée distinctement du 1 part
chef de famille
Marié ou veuf Avec enfant (s) à charge Pour lui-même 2 parts
Pour chaque enfant + 0,5
Le maximum des parts ne dépasse pas 5. On parle souvent de personne à charge.
Est considéré comme personne à charge l’enfant mineur du contribuable ou l’enfant majeur
étudiant jusqu’à 27 ans ou l’enfant infirme.

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On considère également comme personne à charge à condition que cela soit reconnu par la loi
toutes personnes recueillies dans le foyer et qui répondent aux conditions d’enfant à charge.
Ces charges des familles sont prises en compte dans la notion de coefficient familial.

NB :
- L’enfant majeur infirme donne droit à une (1) part au lieu de 0,5 part.
- L’enfant mineur infirme donne droit à 0,5 part.

2- La charge sociale salariale (CR, CNPS)


Lors de chaque versement de salaire, une retenue à la source est opérée par l’employeur sur le
salaire brut imposable du salarié au profit de la CNPS. Cette retenue représente la cotisation
du salarié à l’assurance vieillesse ou cotisation à la caisse de retraite. L’employeur de son côté
doit contribuer à cette cotisation de la caisse de retraite. Le taux global est de 14% dont 6,3%
pour le salarié et 7,7% pour l’employeur. Par ailleurs le plafond des rémunérations à retenir
est fixé à 45 fois le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) par employé par mois.
Soit actuellement 45 x 75 000 = 3 375 000

II- LES CHARGES PATRONALES


L’employeur paie deux types de charges au titre des charges sur salaire :
 Les charges patronales fiscales
 les charges patronales sociales

1- Les charges patronales fiscales


Les charges fiscales qui incombent à l’employeur sont les suivantes :
 La contribution à la charge de l’employeur et la contribution nationale pour le
développement économique, culturel et social de la nation. Ces deux charges sont
appelées aussi impôt sur salaire à la charge de l’employeur. Les deux charges sont à
verser au trésor.
 La taxe d’apprentissage et la taxe pour la formation professionnelle continue. Ces
deux charges sont à verser par l’employeur au FDFP (Fonds de Développement pour
la Formation Professionnelle).

Personnel Personnel
LIBELLES
Local Expatrié
TRESOR
1. Contribution employeur - 9,2%
2. Contribution nationale pour le développement économique culturel et
social 1,2% 1,2%

IMPOT SUR SALAIRE - SOUS TOTAL 1,2% 10,4%

F.D.F.P
3. Taxe d’apprentissage 0,4% 0,4%
4. Taxe pour la formation continue 1,2% 1,2%
TOTAL 2,8% 12%

En ce qui concerne la taxe pour la formation continue, l’employeur paie pendant l’exercice la
moitié de l’impôt soit (0,6%) et conserve l’autre moitié soit 0,6% pour la formation continue
du personnel. Une régularisation étant faite en fin d’année.

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La base retenue par la contribution employeur est celle retenue pour le calcul des impôts sur
salaire sans abattement (SBIF).

NB : Les impôts sur salaires sont prélevés à la source par l’employeur qui les reverse au trésor
en même temps qu’il acquitte la contribution employeur.

2- Les charges sociales patronales

Les charges sociales à la charge de l’employeur sont :


 Les prestations familiales
 L’accident de travail
 La cotisation patronale à la caisse de retraite (CNPS)

a- Les prestations familiales


Les prestations familiales sont liquidées au taux de 5,75% dont 0,75% pour l’assurance et 5%
pour les prestations familiales proprement dites. La rémunération mensuelle est plafonnée à
75 000 par employé.

b- Cotisation accident de travail

La cotisation pour la couverture des risques d’accident de travail dont le taux est planché à
2% et le taux est plafonné à 5%. Quant à l’assiette dudit impôt elle est plafonnée à 75 000 par
employé et par mois. Ainsi les taux d’accident de travail varient pour certaines activités :
- 2% pour les bureaucrates
- 3% pour les entreprises de nettoyage, entreprises commerciales et de production.
- 4% pour les garages
- 5% pour le transport, entreprise de travaux publics, certaines entreprises de production
ou le risque du travail est très élevé.

c- La cotisation patronale à la caisse de retraite (CNPS)

Cette charge est liquidée au taux de 7,7% du salaire brut imposable social. L’assiette de ladite
charge est plafonnée à 45 fois le SMIG
(Soit 45 x SMIG = 45 x 75 000 =3 375 000) par mois et par employé.

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