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Concepts de soins infirmiers et pratiques

Le document présente les principes fondamentaux des soins infirmiers, leur définition et leur importance dans la promotion de la santé. Il aborde les rôles et responsabilités des infirmiers, ainsi que les besoins fondamentaux des patients selon Virginia Henderson. Enfin, il décrit l'organisation des soins dans un environnement hospitalier et l'importance de l'examen clinique et du dossier médical dans le suivi des patients.

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Concepts de soins infirmiers et pratiques

Le document présente les principes fondamentaux des soins infirmiers, leur définition et leur importance dans la promotion de la santé. Il aborde les rôles et responsabilités des infirmiers, ainsi que les besoins fondamentaux des patients selon Virginia Henderson. Enfin, il décrit l'organisation des soins dans un environnement hospitalier et l'importance de l'examen clinique et du dossier médical dans le suivi des patients.

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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET


UNIVERSITAIRE

INSTITUT SUPERIEUR DES TECHNIQUES MEDICALES

ISTM/KOLWEZI

TECHNIQUES GENERALE DES SOINS (TGS)

Promotion : L1 SIG

Rédigé par : Alain Ndumb

ANNEE ACADEMIQUE 2019 - 2020



0. GENERALITE ET CONCEPTS DE BASE EN SOINS INFIRMIERS.

1. 1. INTRODUCTION

Philosophiquement, les soins infirmiers concernent la promotion de la santé,


prévention de la maladie, l'aide au malade et la restauration de la santé. Dès ce fait, ils intègrent
les connaissances biophysique et la connaissance des comportements humains afin de
promouvoir le bien - être.

Cette philosophie développe sept (7) postulats (principe) à savoir :

✓ Soigner est interpersonnel ;

✓ Soigner est fait de facteurs curatifs dont les buts est la satisfaction des besoins humain ;

✓ L'efficience des soins réside dans la promotion de la santé pour l'individu est sa famille et
de leur développement ;

✓ Une réponse soignante accepte une personne non seulement comme elle est maintenant
mais également ce qu'elle peut devenir ;

✓ L’environnement soignant doit offrir à la personne le droit de choisir la meilleure action


pour elle - même à un moment donné ;

✓ Soigner est davantage promouvoir la santé que traiter, soigner est complémentaire de
traiter ;

✓ La pratique est au centre des soins infirmiers.

1. 2. DEFINITION DES CONCEPTS CLES

1. 2. 1 SOINS :

✓ soigner : c'est agir pour soi - même où pour autrui afin d'entretenir la vie.

✓ soin : c'est l'action où ensemble d'action qu'une personne accomplit pour se soigner où
pour soigner autrui.

✓ Prendre soin : c'est porter une attention particulière à une personne qui vit une
particulière càd unique.

1. 2. 2 DEFINITION DE SOINS INFIRMIERS :

a) infirmier = Est toute personne qui, en fonction de diplôme qui l'y habilitent, donne
habituellement des soins infirmiers sur prescription où conseil médical, où bien en application du
rôle propre qui lui est dévolu. Il participe à différente action notamment en matière de la
prévention, d'éducation de la santé, de la formation où d’encadrement.

➢ Selon le conseil international des infirmiers (C.I.I) : l'infirmier est une personne ayant
reçu une formation selon le programme bien déterminé dans son pays et dispense les
soins curatifs, préventifs et promotionnel en collaboration avec l'équipe médicale.

b) Soins infirmiers :

➢ Selon FLORENCE NIGHTINGALE en 1859 elle parle de " la prise en charge de la Santé
de quelqu'un de manière individuelle " avec comme objectif : " mettre les patients dans
les meilleures conditions pour qu'ils puissent de maniérer naturelle répondre à leurs
propres besoins «. Pour Elle les soins infirmiers consistaient " à utiliser l'environnement
du patient pour l'aider à se rétablir «. Elle estimait que pour la guérir, il fallait l'installer
dans un environnement propre, bien aérée et tranquille.

➢ Selon VIRGINIA HENDERSON = Elle fut l'une des premières infirmiers modernes à
formuler une définition des soins infirmiers qui est internationalement admise.

Elle a défini Quatre (4) orientation à partir desquelles la démarche de soins infirmières s'est
développé à savoir (Henderson 1994) :

1) L'individualisation des soins ;

2) Le besoin d'évaluer les problème physique et psychosociaux des patients, dans le but de
le résoudre ;

3) La valorisation des soins infirmiers comme sciences et non comme l'art ;


4) la promotion de la pratique infirmière comme fonction unique, professionnelle et


indépendante, permettant de la distinguer du corps médical.

➢ Selon MARTHA ROGERS = Définit les soins infirmières en 1970, comme étant 《 à la
fois un art et une science reposant sur une base de connaissances unique nées de l'analyse
logique et de la recherche scientifique, capable d'être transformer en " pratique infirmière
" 》. Elle introduit officiellement une approche scientifique des problèmes de santé et
une méthodologie.

➢ Selon l'Organisation Mondial de la Santé (OMS) = Les soins infirmiers sont conçus
comme un ensemble de soins ayant pour but de protéger la vie …, service rendu à un être
humain afin d'aider à combler ses besoins de santé.

➢ Selon STINGLAMBER (1994) = Ajoute que les soins infirmières sont vus comme un "
service autonome, Spécifique et complémentaire, Dans le but de faciliter la prise en
charge de la santé par l’individu, La famille et la communauté.

➢ Selon le conseil international des infirmières (C.I.I en 2015) = On entend par soins
infirmiers, les soins prodigués, de manière autonome où en collaboration, aux individus
de tous âges, Aux familles, aux groupes et aux communautés - malade ou bien - portants
quel que soit le cadre.

C) Nursing (to nurse = nourrie) :

➢ il est un art, car sa connaissance implique l'habileté manuelle et l'imagination créatrice


qui évolue dans la perfection par l'expérience pratique.

➢ il est également une science car son étude comporte l'ensemble des connaissances
relatives à un objet bien défini qui est l'homme dans son intégralité.

➢ Actuellement le Nursing se définirait comme une pratique qui dépasse la technique.

Indépendance : c'est la satisfaction des besoins de l’individu.

Dépendance : c'est la non satisfaction des besoins de l’individu.


❖ Quant au besoin VIRGINIA HENDERSON précise qu'elle utilise 《besoin》non pas


comme un manque, mais comme une nécessité, comme quelque chose de positif.

❖ La maladie = est vue comme un déséquilibre de la santé qui peut être momentané où
permanent.

❖ La santé = Est vue selon V. HENDERSON comme l'état où l'être humain satisfait tous
les besoins lui - même par des moyens appropriés.

1. 3. 1 Rôle de l'infirmier selon le modèle de V. HENDERSON.

a) Rôle Essentiel : ce rôle consiste à suppléer à ce qui manque à l'individu pour être indépendant
à cause d'un manque de force physique, d'un manque de motivation où d'un manque de
connaissance.

b) fonction de collaboration : le rôle unique de l'infirmier est complémentaire à celui des autres
membres de l'équipe multidisplinaire.

1. 3. 2 But de soins infirmiers selon V. HENDERSON. Le but de la profession est de faire en


sorte que le client devienne assez indépendant pour satisfaire lui - même ses 14 besoins
fondamentaux.

1. 3. 3 Les besoins fondamentaux de V. HENDERSON. Le besoin fondamental est, selon V.


Henderson, une exigence physiologique et une aspiration, une nécessité, quelque chose de positif
non un manque.

➢ selon RIOPELLE, GRONDIN, PHANEUF (1984) = Le besoin fondamental est une


nécessité vitale essentielle à l'être humain pour assurer son bien - être humain pour
assurer son bien - être et préserver son équilibre physique, psychologique, social ou
spirituel.

1. 3. 3. 2. Classification des besoins fondamentaux selon V. Henderson = il regroupe 14


besoins communs à toute personne malade où en bonne santé qui sont : _ respirer normalement ;
_ boire et manger adéquatement ; _ éliminer ; _ se mouvoir et maintenir une bonne posture où
position convenable ; _ dormir et se reposer ; _ se vêtir selon la saison et se dévêtir ; _ maintenir

une température corporelle normale ; _ être propre ; _ soigné et protéger ses téguments ; _ éviter
les dangers de l'environnement ; _ communiquer avec ses semblables ; _ pratiquer sa religion où
agir selon ses croyances et ses valeurs morales ; _ s'occuper de façon à se sentir utile ; _ se
recréer ; _ apprendre ; _ découvrir et satisfaire sa curiosité ( Henderson 1966 ) . La satisfaction
de l'ensemble des besoins d'une personne permet de conserver en état d'équilibre ses divers
processus physiologique et psychologique. C'est l’homéostasie.

1. 3. 3. 3 Classification des besoins fondamentaux selon Abraham Maslow : Maslow classifie


les besoins fondamentaux en cinq (5) sous forme d’une pyramide dont la base constitue les
besoins physiologiques.

CHAP Ⅰ. RECEPTION ET ORGANISATION DU DEPART DU BENIFICIAIRE DE


SOINS ET SERVICE DANS UNE INSTITUTION HOSPITALIERE.

1. 1. 1 Définition = En 1957, l ' OMS à défini l'hôpital comme l'élément de l'organisation à


caractères médical et social dont la fonction consiste à assurer à la population des soins
médicaux complets, curatifs et préventifs et dont les services extérieurs irradient jusqu'à la
cellule familiale considérée dans son milieu.

1. 1. 2 Objectif d'hôpital

L’hôpital répond à une triple vocation, à savoir :

1. Rendre la santé au patient ;

2. Remplir la fonction d'enseignement ;

3. Développer la recherche dans tous les domaines relatifs à la santé.

1. 1. 3. Département de l'hôpital :

1. Département médical ;

2. Département paramédical ;

3. Département de soins infirmier ;

4. Département administratif et technique.

N.B :

➢ Le service de soins infirmiers et une structure organisée pour la prestation de soins


infirmiers et la formation du personnel infirmier.

➢ L'accueil constitue le premier soin que doit bénéficier de la part de l'infirmier toute
personne entrant dans un établissement de santé.

➢ Le comportement du personnel assigné aux procédures d'administration constitue la


première manifestation de l'esprit qui régné dans l’institution.

➢ Les attentes d'un bon accueil = l'accueil de la personne soignée doit être immédiat ; La
personne soignée doit être capable de s'orienter dans le service de soins et d'identifier les
membres de l'équipe soignante, Elle doit connaître ses droits et ses devoirs ; Elle et ses
proches doivent être satisfaits de l'accueil du personnel infirmier.

➢ L'accueil exige certaine condition de la part du soignant : L'esprit d’écoute, la


discrétion, la politesse, l’honnêteté, l'amabilité et une bonne tenue.

• Soins immédiate : Dès son arrivée la personne soignée doit recevoir les soins urgents
nécessités par son état de santé.

• Soins dans les cas urgents : lorsqu'un patient se présente en état de crise aiguë, Toute
l'attention se concentre sur une vie à sauver.

ENVIRONNEMENT HOSPITALIER : L'environnement du patient est un ensemble de stimuli


internes et externe d'ordre physique, psychologique, sociaux ou spirituels qui influencent le
développement, les comportements des personnes et des groupes et peuvent parfois perturber.

Il comprend :

1) L'environnement physique : mobilier, linge, éclairage, bâtiment, appeillage.

2) L'environnement psychosocial : personnel de santé, autres patient, coutumes, valeurs


culturelles, règlements de l’hôpital.

3) L'environnement interne : tout ce que le patient vit en lui par rapport à sa situation.

4) L'environnement thérapeutique : Tout ce qui concours au rétablissement de la santé, à


l'instruction et à l'amélioration de l'état du patient.

➢ L'hospitalisation et les réactions émotionnelles du malade = chaque malade réagit


différemment à la maladie, les interventions infirmières doivent être individualisées.
L'environnement ; Les comportements personnels et les facteurs psychosociaux jouent un
rôle interactif dans la maladie et la santé.

A) Changement affectifs et comportementaux = les réactions individuelles sur le plan


comportemental et affectif dépendent de la nature de la maladie et de l'attitude du patient
et de celle de son entourage vis - à - vis de la maladie.

B) Effets sur l'image corporelle = l'image corporelle constitue l'idée que l'on se fait de son
apparence. Exemple : perte d'une jambe.

* EQUIPE DE SOINS : l'infirmier exerce en collaboration avec d'autre professionnels de la


santé afin de dispenser des soins complets au client.

* Départ où sortie du bénéficiaire de soins et service de l'hôpital = La sortie est décidée par le
médecin traitant après guérison.

CHAP Ⅱ. EXAMEN MEDICAL OU EXAMEN CLINIQUE INFIRMIER

2. 1. Définition : il s'agit d'une procédure de diagnostic réalisée pour des motifs de santé. Par
exemple : Pour diagnostiquer des maladies, pour mesurer la progression, la régression où la
guérison des maladies. Un examen clinique : Est un examen médical basique. Il se pratique
directement sur le malade et ne nécessite aucun recours à des Analyses où à des instruments
perfectionnés de laboratoire.

Il comprend trois (3) éléments :

1) L'entretien clinique, qui bien mené fournit 70% des informations ;

2) examen physique qui le complété et fournit 20% des informations.

3) Et en fin, les examens paracliniques venant confirmer où informer les hypothèses issues des 2
premiers éléments et apportant 10% des informations concernant l'état de santé du patient.

2. 2 But : Examen clinique infirmier a pour but = _ Evaluer l'état de santé de la personne en
interaction avec son environnement, en recueillant des données par diverses méthodes ; _
Déterminer les besoins de santé d'une personne ; _ Assurer la surveillance clinique ; _ Evaluer
les soins et les traitements reçus tout au long du processus thérapeutique ; _ contribuer aux
activités de l'équipe interdisciplinaire.

* L'examen clinique général = il permet d'objectiver les symptômes présentés par la personne.
Il utilise les 5 sens et s'intéresse aux signes et à leurs topographies. Les signes généraux,
fonctionnels et cliniques forment un ensemble reconnaissable (un syndrome). Exemple : _
syndrome grippale (fièvre, myalgie, toux, rhinorrhée) ; _ syndrome méningé (céphalées, nausées,
photophobie, raideur de nuque). Néanmoins on distinguera le syndrome de la maladie (ici grippe
et méningite).

* Quatre (4) Technique = l'inspection (observation) ; la palpation ; la percussion ;


l'auscultation ; plus mesure complémentaire.

* Matérielle (outils) = _ sens (vue, ouïe, odorat, toucher) ; _ stéthoscope, marteau à reflexe,
diapason, tensiomètre ; _ Notre cerveau (bon sens).

Déroulement = L'environnement doit être calme et bien éclairé, Température confortable,


respect de l'intimité et de l’hygiène. Matériel préparée avant.

CHAP Ⅲ. LE DOSSIER DU MALADE

3. 1 Définition : c'est un document nominatif, personnalisé pour chaque patient, regroupant


l'ensemble des informations concernant la personne soignée. Il est renseigné par les
professionnels paramédicaux et sociaux et fait partie intégrante du dossier du patient.

3. 2 Caractéristique d'un dossier de qualité = La précision ; la concision ; l'exhaustivité ;


l'actualité ; l'organisation ; la confidentialité.

3. 3 But d'un dossier = Transcrire tous les éléments relatifs au rôle propre infirmier au projet de
soins et permettre le suivi du patient.

3. 4. Types de dossiers : 1) Dossier orienté vers la source = il contribue autant une source
d'information pour les infirmiers que les autres membres de l'équipe soignant qui gravitent autour
du patient.

Il comporte 3 sections à savoir : section 1 identification sociale ; section 2 médicale ; section 3


infirmier. 2) Dossier orienté vers le problème : il s'agit du dossier infirmier, qui est un outil de
la démarche en soin - infirmiers, il en est le reflet, la preuve

CHAP Ⅳ. PREPARATION ET HYGIENE DE LA CHAMBRE DU BENEFICIAIRE DE


SOINS ET SERVICE

4. 1. DEFINITION DE L'HYGIENE = L'hygiène est définie comme l'ensemble de règle où de


pratique qui prévient l'apparition des maladies en améliorant les conditions de vie.

4. 2. LA CHAMBRE ET LE LIT DU CLIENT = le chambre du malade peut être commune où


individuelle. Elle est la pièce d'habitation du client admis dans un hôpital où centre de santé.

4. 2. 1 Caractéristique d'une chambre du malade : une chambre du malade doit être construite
selon les structures architecturales modernes afin de procurer le confort au client. Pour ce faire,
elle doit être : spacieuse ; bien Aérée ; silencieuse ; bien éclairée munie d'une sonnerie d'appel ;
Avoir de murs peints en couleur sobre ; Aménagée aussi agréablement que possible.

4. 2. 2 Le lit du malade : Le lit c'est un élément essentiel de la chambre et important pour le


client. Caractéristique : le lit pour Adulte mesure environ 2 m de longueur et 90 cm de largeur.
Sa hauteur par rapport au sol est de 80 cm matelas y compris.

Objectif de l'entretien de la chambre et du lit : _ Assurer l'hygiène de la chambre et du


matériel ; _ Lutter contre les infections nosocomiales. N.B : L'entretien de la chambre ce fait tout
le jour, voire 2 à 3 fois par jours.

CHAP Ⅴ. NOTIONS D'ASEPSIE ET ANTISEPSIE

5. 1. 1 ASEPSIE : vient du verbe Aseptiser, qui signifie nettoyer en débarrassant de tous les
microbes. Elle vise à éviter la survenue des infections (Prévention).

5. 1. 2 ANTISEPSIE : c'est une opération au résultat momentanée, permettant d'éliminer où


inactiver au niveau des tissus vivants, les micro - organismes et les virus indésirables en fonction
des objectifs fixées. Elle combat une éventuelle infection où une éventuelle présence des germes.

5. 1. 3 ANTISEPTIQUE : ce sont des préparations pharmaceutiques, ayant selon leur famille,


une activité antibactérienne, antifongique où antivirale. Ils s'utilisent sur des tissus vivants et leur
action est momentanée et vise les micro - organismes présents au moment de l’application.

5. 1. 4 Désinfection : c'est une opération au résultat momentanée permettant d'éliminer les micro
- organisme et d'inactiver les virus indésirables portés sur les milieux inertes, Contaminées en
fonction des objectifs fixées.

5. 1. 5 Bactéricides : Ce sont des produits où procédés ayant la propriété de tuer les bactéries
dans des conditions d'emploi définies.

5. 1. 6 Bactériostatiques : ce sont des produits où procédés ayant la propriété d'inhiber


momentanément la multiplication des bactéries dans des conditions d'emploi définies.

5. 1. 7 Stérilisation : c'est la mise en œuvre d'un ensemble de méthodes et de moyens visant à


éliminer tous les micro - organisme vivant de quelque nature que ce soit, porté par un objet
parfaitement nettoyé. C'est donc une opération qui consiste à détruire les microbes.

5. 1. 8 Bio - nettoyage : c'est une opération physico - chimique visant l'élimination soigneuse et
poussée de l'ensemble des matières organique où minérales supportés par des objets où des
surfaces effectuées après opération de nettoyage et avant la désinfection.

5. 1. 9 Détergent : c'est un produit destiné à éliminer les souillures, les salissures et les impuretés
d'une surface solide, Lisse où moins poreuse.

5. 1. 10 Contaminant : c'est un corps de nature physique où chimique (solide, liquide, gazeux)


où biologique (micro - biologique) responsable de la contamination.

5. 1. 11 Contamination : c'est la présence d'un élément indésirable dans un fluide où espace


protégé.

5. 1. 12 Décontamination : c'est une opération au résultat momentanée permettant de tuer ou


d'inhiber les micro - organisme indésirables, en fonction des objectifs fixées. Le résultat de cette
opération est limité aux micro - organisme présents au moment de l’opération.

5. 1. 13 Entretien : c'est opération ponctuelle destinée à conserver un appareil, matériel, un local


en bon état de fonctionnement, à les épargner de la détérioration, à réduire le risque de
contamination et d'éviter ainsi toutes sur infection, favoriser le processus de stérilisation et
économiser du temps.

5. 1. 14. Infection nosocomiale : c'est une infection acquise à l’hôpital, Absente à l’admission,
elle apparait chez un patient dans un délai d'au moins 48 h après le début de l’hospitalisation.
Pour les infections de la plaie opératoire, on accepte comme nosocomiale, les infections
survenues dans le 30 jours suivant l’intervention.

5. 2 Différentes procédés pour la mise en œuvre de l'asepsie et l'antisepsie :

5. 2. 1 Le lavage des mains = Le lavage des mains est l'action de se mouiller les mains, les
savonner, les rincés et les sécher pour éliminer les souillures et réduire les germes.

5. 2. 1 .1 Objectifs = 1) prévenir la transmission manuportée ; 2) Eliminer les souillures et les


squames cutanées et de réduire le nombre de germes ; 3) Eliminer la totalité de la flore
microbienne transitoire et toute souillure.

5. 2. 1. 2 Types = il en existe 3 types de lavage de main selon les soins et technique de soins à
entreprendre : 1) lavage simple ; 2) lavage Antiseptique ; 3) lavage chirurgical.

FLAMBAGE : c'est un procédé d'urgence car la température aussi élevée détériore le Métal et
émousse les surfaces tranchantes. Consiste à faire passer plusieurs reprises l'objet à stériliser
dans la flamme d'une lampe à l'alcool ou d'un bec bunsen, où bien placer les instruments dans un
bassin, y verser de l'alcool et le faire flamber.

Stérilisation par vapeur d'eau (l’autoclave) : c'est un procédé réalisé en enceinte étanche à
l'intérieur de laquelle est infectée de la vapeur d'eau sous pression. Elle utilise la chaleur humide ;
la stérilisation est effectuée au moyen de vapeur d'eau de 115 à 140 ℃.

Ebullition : se fait dans l'eau pure à laquelle on y ajoute généralement 2% de sel de soude
(Na0H). La température est de 15 à 30 minute.

5. 2. 2 .1. 2 Procédées chimique : _ solution de tramage et de lavage ; _ Gaz, vapeur, nébulisation.


Leur concentration varie d'un produit à l’autre.

CHAP Ⅵ INTRODUCTION A LA TECHNIQUE DES SOINS

La formation du personnel soignant exige de la part de celui-ci des connaisse techniques solide,
pour cette faite il faut passer par 3 grandes étapes afin de réaliser un soin de manière correct et
précise. Ces étapes sont les suivantes : 1) étapes pré-exécutoire (avant) ; 2) Etapes exécutoire
(pendant) ; 3) Etapes poste exécutoire (après).

1. Etapes pré-exécutoire (appeler aussi phase de préparation) qui s'effectue à 4 niveaux. a)


Au niveau du locale : qui consiste en = _ Epouser les meubles ; _ Mettre de l'ordre ; _ Disposer
chaque article à sa place ; _ Aérée le locale (ouverture de fenêtre). b) Au niveau du personnel :
_ se laver soigneusement les mains ; _ Mettre la tenue conforme (càd la tenue en rapport avec le
service ou vous été affecté) * couleur blanche càd je suis comparable avec un ange ; * couleur
vert, bleue : cad signe d’espoir. ; _ Se débarrasser de tout le bijou, le bracelet, bague, la montre.

La Tenue exiger : * infirmière = elle mettra une robe blanche, manche courte, dépassant
légèrement les genoux ; Mettra aussi un Bonner qui doit couvrir tous les cheveux et elle mettra
aussi des souliers souples, elle aura des ongles coupés court sans venu. A défaut de la robe elle
mettra une tunique et un pantalon de même couleur. * infirmier : mettra une blouse blanche,
manche courte, sans tache ni des médicaments, du sang, ne dégageant aucune odeur, comme
pour la fille les ongles doivent être coupé court et sans venu, éviter des pantalon collant et taille
basse ; cheveux bien coiffé et bien peigné.

C) Au niveau du malade : Elle serra préparer à deux niveaux = sur le plan psychologique et sur
le plan physique. 1) préparation psychologique du malade : elle consiste à expliquer au malade
tous qu'on va faire sur lui de manière claire est en des termes simples. La préparation
psychologique nous permet de gagner confiance au malade et obtenir la coopération du malade,
la participation du malade à ses soins, gain du temps. 2) La préparation Physique du malade :
Elle consiste à assainir l'environnement du soin, rendre le milieu propice aux soins. La
préparation Physique nous permet de donner au malade de donner la position adéquate.

d) Préparation du matériel : les matériels à préparer est fonction du soin à réaliser toute fois
pour chaque soin, il faut préparer 4 types de matériel qui sont : 1) matériel de support : càd le

matériel qui nous permettra de transporter d'autre matériel (exemple : plateau, le chorio …). 2)
Matérielle proprement-dites de soins : càd quand ce matériel manque le soin ne sera pas effectué.
Pour réaliser une injection voici le matière premier = Seringue, égaie, le médicament. 3) Le
matériel d'hygiène et d'asepsie ; 4) le matériel de récolte : càd ce matériel qui nous aidera à
récolter le déchet provenant au soin. Ce pendant dans cette préparation il faut respecter certain
principe qui sont : _ rangé le matériel selon l'ordre d'utilisation ; _ commence à préparer le
matériel propre pour terminer avec le matériel stérile ; _ si possible préparé le matérielle double.

2) Phase exécutoire : c'est la phase de la mise en œuvre du plan de soin, déroulement du soin est
en rapport avec le soin consterné. Bien qu'il existe des nombreux protocoles de soin certain
principe doivent être respectée.

Des principes à respecter son : _ savoir garder le calme ; _ avoir le connaissance naisseur sur le
déroulement de soin ; _ savoir manipuler le matériel à utiliser ; _ ne pas se laisser déconcerter par
les malades ; _ Savoir observer les malades ; _ savoir dialoguer avec le malade. N.B : Pendant
l'exécution on nous recommande : _ la rapidité ; _ la vigilance ; _ la précision ; _ l’exactitude.
Mais Evité : les agitations ; la précipitation.

3) La phase poste exécutoire : cette phase s'appelle aussi la phase de remisse en ordre où la
phase d’achèvement. La remisse en ordre s'effectue à 3 niveaux : 1) la remise en ordre du
malade : _ qui consiste à réinstaller confortablement le malade ; _ mettre de l'ordre dans sa
chambre ; _ Remercier le malade. 2) La remise en ordre du matériel : _ compter le matériel ; _
séparer le matériel à usage unique du matériel à usage multiple ; _ séparer le matériel infecté du
matériel moins infecté. * Pour le matériel moins infecté il faut le laver, la rincée, le sécher,
stériliser et conserver. * Pour le matériel le plus infectés (contaminant) : désinfecté ; laver ;
rincée ; sécher ; stériliser et conserver. 3) Remise en ordre du personnel : _ se laver
soigneusement les mains et les désinfectés. _ Rédiger le rapport (consigner les soins = se rapport
va comporter les éléments si après : le nom du malade ; le numéro de la chambre et du lit du
malade ; les soins administrés ; l'heur d'administration des soins ; l'heur de la prochaine
éventuelle exécution ; nom et signature du soignant.

Conclusion : la connaissance du schéma universel de soins permet de donner le soin avec


exactitude et de sécurisé le malade, sa nous évite des oublies.

CHAP Ⅶ. LES SIGNES VITAUX

1. introduction : a) Définition : c'est été les manifestations de la vie d'une personne, ce sont les
signes qui témoignent la vie d'une personne, l'absence des signes vitaux signifie la mort de la
personne. Les signes vitaux sont (Sont lié à la vie d'une personne) : La température ; les pouls ;
la respiration ; la tension Artérielle. Elles sont différées de paramètre vital. Les paramètres vitaux
sont les indicateurs de l'état de santé d'un individu. Exemple : le poids ; la taille ; le sel ....

Pourquoi faut-il prélever les signes vitaux ? Importance : la prise régulière et précise des signes
vitaux nous permet : poser un bon diagnostic ; instaurer un traitement approprié ; Apprécier
l'évolution de la maladie du sujet ; Apprécier l'efficacité du traitement appliqué ; émettre un
pronostic (jugement) sur l'évolution du malade ; Réagité le traitement ou le maintenir. Induction
générale : lors du contact avec le client ; avant et après une intervention chirurgicale ; avant
certains examens invasifs ; avant certains soins infirmiers ; selon l'organisation de l'hopi râle
(généralement pour le malade hospitaliser les signes vitaux se prenne deux à trois fois par jours).

b) Les différents signes vitaux :

Ⅰ. La température :

_ Définition : la température est le chiffre indiquant la différence entre le degré de la chaleur


produite par les différents mécanismes chimique dès l'organisme est l’Energie fournie. La
température du corps humain est constante entre 36,5 et 37,5 ℃, de ce fait nous disons que
l'homme est un homéotherme (la température est constant). La stabilité de la température du
corps humain est assurée par le centre thermorégulateur situer au niveau de l’hypothalamus. _
Variation de la température : 1) le variation physiologique (étude du fonctionnement normal de
l’organisme) = certains facteurs peuvent influer physiologiquement sur la température du corps
humain. Il s'agit de :

* L'âge : la température est instable chez les nouveaux nées de ce fait on dit que le nouveau née
est un poïkilotherme (température instable). La température tant abaissée chez le vieillard car le
métabolisme de base est ralenti.

* Le sexe : la température augmente de 0,5 ℃ chez la femme pendant la deuxième phase du


cycle menstruel et peut se maintenir élever jusqu'à l'accouchement s'il Ya eut fécondation.

* Le climat : la température est quelque peu élevée dans les zones Tropicales que dans les zones
tempérées.

* l'heur de la journée de nycthémère (période de 24h) : la température impeux élever le soir que
le matin. Exemple : l'exercice musculaire, les émotions, la digestion, le repos et le sommeil =
peuvent augmenter ou diminuer la température.

2) Variation pathologique (variation qui sont trouble dans notre corps). Sur le plan pathologique
on distingue : * hyperthermie : augmentation de la température au-dessus de cette valeur normale.
Relevant une cause physiologique. * Hypothermie : la diminution de la température en dessous
de la valeur normal. La fièvre : c'est une élévation passagère ou permanente de la température
relevant d'une cause pathologique.

La fièvre s'accompagne des signes ci-après : céphalées ; frissons ; asthénie physique ; la pâleur
cutané - muqueuse ; Anorexie.

Cause de la fièvre : la fièvre est due à un dérèglement du centre thermorégulateur par : _ la


présence des pyrogènes (microbes) ; _ à un défaut d'évacuation de la chaleur lors de la
déshydratation ; _ par un traumatisme crânien ; _ excès de la production de la chaleur en cas
d'hyperthyroïdie (augmentation de la goitre). Le médicament qui lutte contre la fièvre sont
appelle " ANTIPYRETIQUES «. En dehors de moyen médicamenté nous pouvons recouvrirez
au moyen physique. Il s'agit de : Enveloppement humide ; bien couvrir le patient ; découvrir le
patient s'il à chaud.

3) Courbes Thérapeutique : est une représentation graphique de différente oscillation de la


température prise à des heures différentes et pendant plusieurs jours elle est caractérisé par 3
phases qui sont : _ phases de plateau : qui est au maintien de la température à un niveau. _ Phase
de déclin : ou la température revient à la normal.

* La phase plateau égale la période d'état de la maladie, alors que la phase déclin correspond à la
période de convalescence de la maladie ainsi selon la courbe on distingue les types de fièvres ci-

après : 1) la fièvre en clocher = est une poussé brisque de la température, ce type de fièvre
s'observe en cas d'abcès chaud.

2) La courbe intermittente : les poussées fabrique sont séparé par les périodes d'accalmie càd la
température revient à la normal càd période de la température qui doit revenir en normal. Ce type
de fièvre s'observe souvent en cas de paludisme.

3) Fièvre rémittente : les poussées fabrique sont très rapprocher sans retour à la normale.

4) fièvre plateau : est une fièvre qui se maintien élever pendant plusieurs jours avec de légère
oscillation de la température, cette fièvre s'observe souvent en cas de pneumonie en cas de fièvre
triploïde, infection à VIH.

5) Fièvre ondulante : est une fièvre avec ascension thermique est défervescence progressive sans
couleur à la normale. On l'observe en cas d’endocardite.

6) Fièvre inverse (reculant) la température est élever le matin que le soir. Elle s'observe en cas de
Rhinopharyngien.

TYPES DE FIEVRE SELON L'HORAIRE D'APPARITION

Selon l'horaire on distingue : 1) fièvre matinale (en cas de Rhinopharyngite) ; 2) fièvre vespérale :
qui survient le soir (en cas de paludisme) ; 3) fièvre nocturne = qui survient la nuit (tuberculose) ;
4) Fièvre vespa-nocturne : celle qui survient le soir et la nuit (tuberculose) ; 5) fièvre sous
l'horaire : l'infection à VIH.

Types de fièvre selon l'intensité (gravité). Nous distinguons : fièvre légère (37,6-38,6℃) ; fièvre
moyen (38 - 38,5 ℃) ; fièvre sévère (39 ℃).

Feuille de température ou d'observation clinique

1. Définition : est une feuille spéciale donnant l'aperçu globale du patient et trahissant l'efficacité
et du traitement appliqué c'est une feuille quadri avec des lignes horizontales et verticale. Les
lignes horizontales représentent, les valeurs de différentes paramètres vitaux enregistré, alors que
les lignes verticale représentent l'heure à laquelle on a prélever ces paramètres.
21

2. Mention figuration sur la feuille de Température : la feuille de température est subdivisée en 4


parties : _ 1érèpartie est réserver à l'identification de l'établissement et du patient ; 2émepartie est
réserver aux paramètres vitaux ; 3émepartie est réserver aux traitements ; 4éme partie est réserver
aux examens paracliniques demandé ainsi que leurs résultats elle est aussi réserver aux
particularités observer.

3. Mesure de la Température

La thermométrie étudie la température du corps sain et du corps malade. _ La mesure de la


Température est effectuée par un thermomètre médical qui est un thermomètre en maxima. C'est
le thermomètre qui lors qu'il enregistre une valeur se modifie différentiellement où moindre
secousse.

4. Types de Thermomètres

_ Thermomètres en mercure : avec deux types de graduation nous avons : 1) Thermomètre à


graduation Celsius : se lui qui indique zéro (0) à la glace fondante et 100 degrés Celsius à
l’ébullition. 2) Thermomètres à graduation farhneith : il indique 32℉ à la glace fondante et
212℉ à l’ébullition. 3) Thermomètre Electronique ou digitale où d’émendateur : celui-ci
enregistre la température du corps avec lequel il est en contact. 4) Thermomètre Tympanique :
est un thermomètre avec une sonde spéciale, nous permettant d’enregistrer la température
apparoir de l’oreille. 5) Thermomètre laser où ultra-violet : Est celle qui nous permet
d’enregistrer la température du malade à distance.

Le Thermomètre à mercure est composé de 4 parties principales : 1) la cuvette de mercure ;


2) le tube capillaire ; 3) la tablette graduée ; 4) l'enveloppe en verre

N.B : Nous pouvons convertir le degré Celsius en degré Fahrenheit et vice versa en utilisant les
formules suivantes :

1) NºF = (NºC×9/5) + 32

2) NºC = (NºF - 32) × 5/9

5. Technique de prise de la température


22

_ informer le patient ; _ se laver les mains ; _ préparer les nécessaires ; _ installer le malade et
découvrirez la région ; _ placer la cuvette de mercure à l'endroit indiqué et le maintenir en place
pendant le temps requis ; _ le temps requis atteint retirer le thermomètre et le souiller de haut
vers le bas ; _ lire la température et inscrire immédiatement sur la fiche ; _ faire descendre la
colonne de mercure et remettre le thermomètre à sa place ; _ faire rapport au responsable ; _ ne
pas alarmer le malade en présence de toute modification observer ; assurer la remise en ordre.

6. Les différentes endroit de prise de la température

Nous distinguons deux de température qui sont : 1) température centrale : qui se prélève dans la
cavité naturelle ainsi nous avons : _ Température buccale = qui se prélève dans la bouche ; _
Température Anale où rectale = qui se prélève dans l'anus où dans le rectum ; _ Température
Vaginale = qui se prélève dans le vagin ; _ Température Tympanique = qui se prélève dans la
conduite auditive.

2) La température périphérique : Qui se prélève aux extrémités du corps ainsi nous avons : _
Température Axillaire = qui se prélève au niveau de creux axillaire ; _ Température inguinale =
qui se prélève au niveau de plis de laine où (plis inguinaux) ; _ Température au niveau des
coudes ; _ Température sous les seins.

N.B : 1) le Thermomètre est laissé en place pendant 5 à 10 min pour la température périphérique
et trois (3 à 5 min pour la Température centrale). 2) lorsqu'il faut prendre la température rectale,
le patient est installé à la position de SIMS. 3) lorsqu'on prélève la température Buccale le
malade ne doit pas avoir une difficulté de respiré par le nez car il doit rester la bouche fermer. 4)
La prise de la température rectale est contre indiqué en cas des hémorroïdes et en cas
d'inflammation rectale.

Ⅱ. LE POULS (LA PULSATION)

1) DEF : a) les pouls : c'est une sensation rythmique que perçoit le doigt lorsqu'il comprime
légèrement une artère sur un plan résistant. b) pulsation : ce sont les battements du cœur et des
artères. C) palpitation cardiaque : c'est la prise de conscience de battement de son propre cœur.
23

2) PHISIOLOGIE : les pouls produit : la forces de contraction des muscules cardiaques ; le


volume sanguin surcollant ; la viscosité du sang ; la résistance périphérique.

3) VARIATION DU POULS : a) variation physiologique (en rapport avec le fonctionnement


normal de notre corps) = le pouls s'étudie en fonction de se caractères qui sont : _ la fréquence :
c'est le nombre de battement par minute (Btt/min) ; _ le rythme : c'est la succession à intervalles
égaux et réguliers de battements ; _ l'amplitude : c'est l’Energie ou la force de soulèvement ; _ la
tension du pouls (où la résistance du pouls normal est régulière, plein et fort. Comme pour la
température certain facteur physiologique peuvent influer sur le pouls. Il s'agit notamment de :

1) âge : à la naissance on compte 120 à 140 pulsations par minute ; chez le nourrisson on compte
90 à 110 pulsations par minute ; chez le grand enfant on compte 90 à 100 pulsations par minute ;
chez un Adulte normal au repos : on compte 60 à 80 pulsations par minute ; chez les vieillards :
on compte 60 à 70 pulsations par minute.

2) Le sexe : le pouls est quelque accéléré chez la femme que chez l’homme.

3) La taille : les pouls à tendance à s'accélérer chez la personne élancée que des personnes de
taille moyenne.

4) Les facteurs Endogène : l'express (les émotions, la digestion accélère le pouls).

5) Les facteurs Exogène : (le climat, la sensation du froid ou de la chaleur augmente ou ralentit
les pouls).

4. VARIATION PATHOLOGIQUE : a) pour la fréquence on distingue : Bradycardie = c'est le


ralentissement du pouls en dessous de ces valeurs normales. Chez l'adulte on parle de
bradycardie lorsqu'on enregistre des valeurs inférieures à 50 Btt/min. Tachycardie : accélération
du pouls au-dessus de cette valeur normale. Chez l'adulte on parle de tachycardie lorsqu'on
enregistre des valeurs supérieures à 100 Btt/min. b) selon le rythme on distingue : _ pouls
intermittent = les pulsations normales sont séparées par la pulsation faible ; _ Les pouls alternant :
succession de pulsation forte et des pulsations faible ; _ pouls bigéminé : perception des deux
pulsations très rapproché suivi des pulsations normales ; _ pouls extra systole = c'est un bruit sur
ajouté. Systole : contraction du cœur. _ pouls irrégulier = c'est un pouls sans rythme normal
24

(Arythmie). c) selon l'Amplitude : _ les pouls inégales = pulsation tantôt forte, tantôt faible. _
Les pouls filiforme = c'est un pouls petit, rapide donnant l'impression d'un fil en vibration. Ce
pouls s’observe souvent dans les états des chocs. _ Les pouls bondissant = c'est un pouls avec
amplitude exagérée, se pouls se rencontre souvent en cas d'hypertension artérielle. _ Les pouls
discrète = c'est la perception de deux pulsations pour une systole.

5. Les sites de la prise et type de pouls : a) Au niveau de la tête et du cou = _ Artère temporale
(pouls temporal) ; _ Artère carotidienne (pouls carotidien). b) Au niveau de membre supérieur =
_ Artère humérale (pouls humérale) ; _ Artère radiale (pouls radiale) ; _ Artère cubitale (pouls
cubital). c) Au niveau de membre inferieur = _Artère fémorale (pouls fémorale) ; _ Artère
poplitée (pouls poplité) ; _ Artère tibiale (pouls tibiale postérieure) ; _ Artère pédieuse (pouls
pédieux). d) Au niveau de l'apex du cœur = _ pouls apical (axial).

6. Technique de prise du pouls : a) Matériel = _ la montre avec trotteuse ; _ la fiche du malade ;


_ le stylo à bille bleue ; _ les nécessaires pour se laver les mains ; _ Mesure où exploration du
pouls.

b) Technique où procédé = _ informer le patient ; _ se laver le main ; _ préparer le n’essaimer ; _


installé le malade ( position assise où couchée ) ; _ découvrirez la région ; _ palper l'artère choisi
à l'aide de pulpes des doigt ( l'index et majeure ) ; _ observer pendant une minute et compter les
battements par 1 min où au quart ( 15 sec ) et multiplier le chiffre obtenu par 4 ; _ inscrire
immédiatement le chiffre obtenu sur la fiche ; faire rapport au responsable de toute anomalie
observé ; _ assuré la remise en ordre .

Ⅲ. LA RESPIRATION

1. Définition : _ la respiration est un phénomène biologique qui, par l'intermédiaire de l'appareil


Respiratoire, permet aux cellules d'obtenir de l’oxygéner nécessaire à leurs combustions et
d'éliminer des gaz carboniques. _ La respiration est un phénomène biologique qui permet les
échanges Gazeux (entre l'oxygéné (o2) et co2).

2. Physiologie de la respiration : la respiration se fait en trois (3) Etapes = a) Etapes Pulmonaire :


qui correspond à l'entrée de l'aire dans les poumons. b) Etapes sanguines : correspond à la fusion
de l'oxygène avec l’hémoglobine rouge du sang. Formant ainsi le complexe oxyhémoglobine,
25

c'est l'étape de Transport de l’oxygène, des alvéoles pulmonaires vers les cellules. c) Etapes
cellulaire : elle correspond à la libération de l'oxygène aux niveaux des cellule et à la captation
du co2, formant ainsi le complexe carboxyhémoglobine. Ce l'Etapes d'évacuation du co2 (l’air
vicieux). N.B la respiration externe se fait en deux mouvements : 1) l'inspiration et 2)
l’expiration.

3. Variation de la respiration : 1) variation physiologique : comme pour les pouls, la respiration


est étudiée en fonction de caractère qui sont : la fréquence, le rythme et l’amplitude. a) la
fréquence : est le nombre de cycle respiratoire où des mouvements respiratoires par minute.
(L’unité de mesure de la respiration est le nombre de cycle par minute). b) Le Rythme : c'est la
succession à intervalles égaux des mouvements Respiratoire. c) l'amplitude : c'est le volume d'air
inspiré par cycle respiratoires.

* Physiologiquement la respiration peut être modifier par le facteur ci - après : _ âge : chez le
Nouveau-né on compte 40 - 50 cycles/min ; chez le Nourrisson (1mois - 2ans) on compte 30 - 40
cycles/min ; chez l'enfant on compte 20 - 26 cycles/min ; chez l'Adulte on compte 12 - 18
cycles/min. _ Sexe : chez l'homme 16 cycles/min ; chez la femme 18 cycles/min. _ La position :
la respiration s'accélère en position debout et elle se ralentit en position assise et couché.

* La température ambiante : La fièvre s'accompagne d'une respiration rapide : _ le bain : le bain


froid entraine une respiration profonde, et le bain chaud va entrainer une respiration rapide est
superficiel. _ La pression atmosphérique : la haute altitude augmente le besoin en oxygène. Le
chant, le bayement, le rire, l'atermoiement modifie temporairement la respiration. Le sommeil et
le repos Ralentit la respiration.

2) Variation pathologique : Elle consterne à la fois la fréquence, le rythme et l’amplitude. Sur le


plan pathologique on note : _ Bradypnée : ralentissement de la respiration en dessous de ce limite
normal. Chez l'adulte on parle de bradypnée lorsqu'on enregistre des valeurs inférieures à 10
cycles/min. _ Tachypnée (où polypnée) : c'est l'accélération de la respiration au-dessus de limite
normale. On parle de Tachypnée chez l'adulte lorsqu'on enregistre des valeurs supérieures à 24
cycles/min. _ Dyspnée : Théoriquement la Dyspnée signifie difficulté de respirée, mais sur le
plan pratique il s'agit d'une intoxication de l'organisme suite à une hématose càd l'incapacité du
26

sang a fixé de l'oxygène nécessaire pour l'organisme et à Eliminer le co2. _ Apnée : absence ±
prolongé de la respiration.

Types Des Dyspnée = 1. Dyspnée selon la circonstance d'apparition : a) Dyspnée d'effort : c'est
une dyspnée qui survient chez le malade après une marche rapide où après une montée d’escalier.
Ce type de dyspnée s'observe chez le malade cardiaque et au malade avec un problème
pulmonaire. b) Dyspnée de décubitus (où orthopnée) : c'est une dyspnée qui survient chez le
malade en position couché à plat où sur un plan horizontal. Elle s'observe souvent en cas
"d'Asthme " et en cas d'insuffisance cardiaque. c) Dyspnée perméante : c'est une dyspnée
exagérée au moindre effort. Elle s'observe souvent chez les drépanocytaires. 2. Dyspnée selon le
temps de respiration perturbé : a) Dyspnée inspiratoire : difficulté de faire entrer de l'aire dans les
poumons. Elle s'observe souvent en cas d'un corps étranger au niveau de voies Aériennes. b)
Dyspnée expiratoire : c'est difficulté d'exhaler (rejette) l'air inhalé. Ce genre de dyspnée s'observe
en cas d’Asthme. 3. Dyspnée selon le signe d'accompagnement : a) Dyspnée Douloureuse où
dyspnée d'évitement : la respiration s'accompagne avec une douleur thoracique. b) Tirage : la
respiration est accompagnée d’une dépression sue et sous-sternale où une dépression entre cotes
(Tirage intercostale). c) Battements des ailes du nez : c'est l'agrandissement de l'orifice nasale
afin d'augmenté la quantité de l'aire à ingérer. Ça s'observe souvent chez les nourrissons en
détresse Respiratoire. d) Gaspi : c'est un effort respiratoire spasmodique avec une inspiration
profonde est qui se termine brusquement. e) respiration stertoreuse : c'est une respiration qui
s'accompagne d'un bruit et d'un balancement abdominale. f) les râles : sont des bruits surajoutés
au niveau de poumons.

4. Dyspnée périodique : a) Dyspnée chêne - stokes : c'est une dyspnée caractérisée par une
inspiration brillant aboutissant à une apnée, puis une expiration prolongée aboutissant à une
seconde apnée. b) La respiration de Kusmaul : c'est une respiration caractériser par une
inspiration profonde est stercoraire suivi d'une brève apnée puis reprise d'une respiration
brouillant. Ça s'observe chez le malade en état d’agonie.

3. MESURE DE LA RESPIRATION : _ s'assurer que le malade soit au repos ; _ Evaluer la


respiration à l'insu du malade. (L’inspiration et l'expiration font un mouvement respiratoire) ; _
27

compter pendant une minute où aux quart (15 secs) et multiplier par le chiffre obtenu par 4 ; _
inscrire la valeur obtenue sur la fiche ; _ assurer la remise en ordre.

N.B sur la fiche on utilise des différentes couleurs pour identifier les signes vitaux tel : le stylo à
bille rouge (la Température) ; le stylo à bille bleue (les pouls) ; le stylo à bille vert (la
respiration) ; le stylo à bille noir (La tension Artérielle).

Ⅳ. TENSION ARTERIEL (T.A) Où PRESSION ARTERIELLE (P.A).

1. T. A : c'est la force avec laquelle le sang circule dans le vaisseau sanguin. 2. P.A : c'est la
pression exercée par le sang aux parois des artères lors de contraction cardiaque. La T.A est
fonction dé : _ la force de contraction des muscules cardiaques ; _ La masse sanguine circulante ;
_ la résistance des vaisseaux.

D'où la formule suivante : T.A = D.C × RPT (DC : Début Cardiaque = début du sang projeté par
seconde ; RPT : la Resistance périphérique totale). Intérêt de la prise des signes vitaux : on peut
avoir d'abord un point de rappeur sa nous aide à suivre l'évolution des malades.

2. Types de T.A : a) la tension systolique où maxima = c'est seul observé lorsque les artères sont
à leurs maxima. b) La tension Diastolique où minimale = c'est seul observé pendant la pause où
lors de remplissage de cavité sanguin. c) La Tension différentiel : c'est le chiffre indiquant la
différence entre la Tension systolique et la Tension Diastolique. T.D = T.S - TD où TD
= Tmax - Tmin.

3. Les Normes de la T.A : la T.A se mesure en mmHg où cmhg, elle s'écrit sous forme d'une
fraction dont le numérateur correspond à la Tension systolique et le dénominateur à la Tension
Diastolique. Ainsi elle varie entre 100 - 140 pour la systolique et 60 - 90 mmHg pour la
Diastolique (avec un moyen acceptable 120/75 mmHg) ; la limite moyenne accepté par L'OMS
c'est : 140/90 mmHg.

4. Variation de la T.A : a) variation physiologique = physiologiquement le facteur ci-après


peuvent affecter la Tension Artérielle (T.A), il s'agit de : _ l'âge : chez le nouveau née on note
70/40 mmHg (cette tension va augmenter de 10 mmHg tout le 5ans, pour se stabiliser à 18 - 20
ans). _ Le sexe : la Tension est quelque peu élevée chez l'homme que chez la femme. _ L'effort
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Physique : Activité intellectuelle peuvent augmenter la tension Artérielle. _ Le stress, les


émotions, la digestion, la grossesse, le repos, le sommeil = peuvent diminuer où augmenté la
tension artérielle. b) variation pathologique : sur le plan pathologique on distingue : _
Hypertension (HTA) = c'est l'augmentation des chiffres tensionnels au-dessus de limite normale.
Pour parler de l'hypertension Artérielle on tient surtout compte de la tension Diastolique.
Exemple : 140/100 mmHg. _ Hypotension Artérielle : c'est la diminution des chiffres tensionnel
en dessous de ce valeur normal. Pour l'hypotension on tient beaucoup plus compte de la tension
systolique. Exemple : 8/6 mmHg. _ La tension pincée : c'est une tension différencie inférieur à
20 mmHg. Exemple : 120/110 = 10. _ Tension Large : c'est une tension différencie supérieur à
50 mmHg. Exemple : 150/60 = 90.

5. Mesure de la Tension Artérielle : a) Matériel : _ sphygmomanomètre (tension mètre) = elle


comporte : brassard (paracerque on l'applique au niveau du bras) ; le manomètre ; la tubulure en
caoutchouc ; la poire ; vis à décompression. Type de sphygmomanomètre : a) Anéroïde ; b) à
mercure ; c) Electronique. _ Stéthoscope : comporte = les olives ; les écouteurs ; tubulure en
caoutchouc ; le tambour où pavillon ; la membrane sensible. _ La fiche ; _ un stylo à bille noire ;
les nécessaires pour se laver les mains.

b) condition d'une bonne recherche de la T.A : _ malade au repos est aux calmes ; _ malade en
résolution musculaire complété ; _ malade en position assise ou couché ; malade à jeun où 3h
après le repas ; _ utiliser le même appareil pour le même malade ; si possible respecté le même
horaire pour le même malade.

C) Procédés : la mesure de la T.A recours à deux méthodes : 1) palpatoires et 2) Auscultatoire.


Pour la méthode palpatoire on n’utilise pas le stéthoscope et Pour la méthodes Auscultatoire on
utilise le stéthoscope et on enregistre le 5 bruits de Kotoko. Dans le 1ére bruit est très fort qui
présente la systole. Et le Dernier bruit inaudible présente la Diastole. Lorsque nous prélevons la
Tension par la méthode palpatoire nous allons enregistrer que la Systole. Ainsi pour trouver la
diastole nous allons recourir à la formule suivante :

Tmin = T. Max/ 2 + 10 mmHg Exemple : Tmin : 140/2 + 10 = 80 mmHg.

La diastole : disparition des bruits.


29

LE RESTE VOIR PRATIQUE

CHAP Ⅷ. LES TESTES DE DIAGNOSTIC

Les tests de diagnostic sont des moyens qui nous permet de reconnaître ce dont souffre le patient.
Il existe plusieurs tests de laboratoire qui nous aide à faire le dépistage et à poser le diagnostic.
Ce pendant nous distinguons le test direct et le test indirecte.

Le Test Directe : nous permet de mettre en Evidence l'agent causale de la maladie. Exemple : la
Goute Epaisse (G.E) ; Réaction de polymérisation en chaine (PCR). Le Test Indirecte : mette en
Evidence les Anticorps produit par l'organisme contre un Antigène spécifique pour une maladie
donné. Exemple : TDR (test de diagnostic rapide) ; TSR (test sérologique rapide). Au laboratoire
on utilise le plus souvent les tests sérologiques et le PCR.

Ce qu'il retenir est que : le test de laboratoire est souvent utilisé lorsqu’un individu est malade où
en cas de suffisions d'une maladie dans la communauté. L'interprétation des teste tient compte de
l'état de santé de la personne et du profile du malade ainsi que de son évolution.

Ⅰ. LEXIQUE : _ Agent pathogène : c'est un micro-organisme pouvant provoquer une maladie


chez l'homme qu'il infecte. _ Anticorps : c'est un élément du système immunitaire qui permet de
neutraliser les agents pathogènes de manière spécifique. _ Dépistage : c'est la recherche d'une
affection inapparente par un test de laboratoire. _ faux négatif : Est une analyse négative alors
que la personne est infectée. _ Faux positive : est une analyse positive alors que la personne ne
pas infectée.

Ⅱ. Exploration fonctionnelle : ce sont des procédés qui nous permettent de poser les diagnostics
où d'assuré la prise en charge d'un nombre important de maladie. Elle Vien juste Après les
Examens classique dans l'orientation Etiologique de certaine pathologie. Nous pouvons citer à
titre d'exemple : E.C.G (électro - cardio gramme) = utilisé dans l'unité de cardiologie ; E.E.G
(élèctro-encephalo gramme) = utilisé en neuro- psychiatrie ; Echographie ; spirométrie = pour
Analysé la fonction respiratoire.

Ⅲ. Prélèvement et transport des échantillons pathologique : N.B : Tout prélèvement doit être
considéré comme potentiellement infecté. Retenons ce qui suit : _ récolté les échantillons avant
30

tout traitement aux antibiotique ; _ les échantillons doivent être déposer au laboratoire le plus
rapidement possible ; _ Au cas où le prélèvement se fasse avec retard conservé les échantillons
au frigo sauf les hémoculture ; _ si l'échantillon doit être prélevé à travers une peau saine , il faut
la désinfecté ; _ Récolté une quantité suffisante d'échantillon ; préciser la nature de l'échantillon ;
_ Etiqueté les échantillons ; _ identifiée clairement le bon de demande de l'examen .
CONDITION DE TRANSPORT DES ECHANTILLONS : Transporter tout prélèvement le plus
rapidement possible au laboratoire. Le transport se fait dans un support bien destinée.

CHAP Ⅸ. NOTION DE THERAPEUTIE MEDICAMENTE

1. INTRODUCTION : a) Définition des concepts : _ chimio thérapie : c'est le Traitement par des
substance chique ; _ Médication : c'est l'effet de donné un médicament à un patient ; _
Médicament : Est une composition présentant des propriétés curatives où préventive à l'égard des
maladies humaine où Animal. Ainsi que tout produit pouvant être administré à l'homme où à
l'animal en vue d'établir un diagnostic où des restaurer, de corriger où modifier leurs fonctions
organiques. Un médicament agit par un ou plusieurs constituant appelle " Principes actifs "
associer à des expient qui permet la préparation et l'administration ; _ la thérapie : c'est le
traitement où l'action de traité.

b) formes des médicaments : le médicament peut se présenter sous plusieurs formes dont les
principaux sont les suivantes : _ forme liquide = nous avons par exemple : le suspension et sirop ;
_ forme solide : le comprimés, poudres, sachet, ovules, gélules, capsules ; _ formes semi-
solides : pommades, ocrée, pates.

2. Voies d'administration des médicaments : les médicaments peuvent être administré par
différentes voies à savoir : _ voie cutanée : pour cette voie on utilise le pommade , le crème et le
patte ; _ la voie muqueuse : le médicament administré par cette voie ont pour but de protection ,
de lutter contre l'infection de dilatation où de décongestion où de lubrification ; _ la voie
digestive : où nous avons la voie Perros ( bouche ) où orale , voie anale ( anus ) ; _ la voie
parentérale : injection , le médicament sont administré en dehors de la voie cutaneo muqueuse et
du tube digestif , il s'agit de l'administration de médicament par effraction ( càd perforer la
peau ) . N.B : cette voie est la plus dangereuse car si le médicament est administré, il y a___20
moyens de le récupérer ; _ La voie vaginale : le médicament à une action locale en cas
31

d'infection pas des bactéries ou des champignons ; _ voie respiratoire : le médicament est
administré par inhalation.

3. Action de médicaments : les médicaments peuvent avoir une action locale où une action
systémique. Pour l'action systémique : les médicaments agissent après absorption (passage de
principe actif sur l'endroit d'admission vers la surculation dans le sang).

Le règle à suivre dans la conservation et l'administration de médicament : _ conservé tout le


médicament sous clé ; _ serré le drogue et les produit danger ; _ ne pas mélangé les produit
d'usage externe avec ceux d'usage interne ; _ Etiqueter chaque produit ; _ conservé les produit
selon le condition prescrite ; _ ne jamais administré le médicament sans prescription ; _ Avant
l'administration vérifier toujours : le nom du malade , la voie d'administration , la dose à
administré et le rythme d'administration ; _ signaler immédiatement toute erreurs commise ; _ ne
jamais modifier une prescription sans l'avis du prescripteur ; _ administré les médicaments selon
la voie indiquée .

4. Calcul de dose de médicament : Quelque rappel = * concentration = est le rapport entre la


quantité de la substance et un volume donné. Concentration = Quantité / volume. La
concentration peut s'exprimé : _ poids / unité de volume (gr/l ; gr/ml ; ml mol / ml) ; _ la
concentration peut aussi s'exprimé en %Tage (1% = 1g / dans 100 ml). * La dilution : dilué un
médicament avec un certain volume de solvant signifie changer la concentration de ce
médicament. * Débit : régler le début d'un médicament qui passe par perfusion où par pousse
seringue (seringue électrique) signifie ni +, ni -de réglé sa vitesse. Débit = Q/T (Q : quantité ;
T : unité de temps) Exemple : 500 ml/ 2h où 120 min = 500/120 = 4,5 = 5goùt/min (perfusion).
Le débit s'exprime donc en ml/min ; gouttes/min ; l/h. * Les produits en croix : il s'agit d'une
technique permettant d'obtenir un résultat à partir de 3 données : _ nombre de mg dans nombre
ml de solution ; _ Dose de la spécialité ; _ Prescription médicale. Exemple : chata 500 mg (dose
prescrite) ; 1g= 1000 mg (Dose de la spécialité), 10 ml de solvant (dilution).

D.A = DP × D = 500 mg × 10 ml = 50 = 5 ml où cc.

Dosage 1000 mg 10
32

Quelque correspondance classique : une cuillère à café (1càc = 5 ml) ; une cuillère à soupé (1 càs
= 15 ml) ; 1 cc = 1 cm3, 1ml.

Exemple : 1) Ampicilline fl. 1g à diluer avec 4ml. Donner 300mg, chez le Nouveau-né.
Calculer la dose en ml.

D.A = 300 mg × 4ml = 12 = 1,2 ml où cc

1000 mg 10

2) cata 1g = 1000 mg (dose prescrite) ; 300mg = dose principale de cata ; 5 ml (Diluer).

D.A = 300 mg × 5 ml = 15 ml où 1,5 ml où cc

1000 mg 10

5. HYDROTHEURAPIE : 1) Définition : regroupe toute la forme de thérapie utilisant l'eau pour


soigner. Cette eau peut être utiliser sous diverse forme : Sous forme de vapeur ; _ Sous forme de
glace ; _ Sous forme de bain ; _ Sous forme de friction ; _ Sous forme de douche ; _ Sous forme
d'enveloppement ; _ Sous forme de gargarisme ; _ Sous forme d'inhalation (lavement). La
friction de l'eau sont des renforcer l'organisme et de le débarrasser de l’impuretés. Les techniques
d'hydrothérapies sont donc innombrables et permettent de traité bien des maux (ex : maux de tête)
mais leurs usages se limite souvent à l'entretien du bienêtre. Cependant il ne faut pas oublier que
cette thérapie ne peut remplacer un traitement traditionnel et que son rôle est uniquement
complémentaire.

REMARQUE : la voie parentérale se divise en = voie intra-musculaire (I.M) ; voie intra-


veineuse (I.V) ; voie sous - cutanée (spic) ; voie intradermique. En dehors de ce 4 voie
traditionnel affecté au soins infirmier nous avons d'autre voie spécialisée tel que : la voie intra
articulaire ; _ la voie intra cardiaque ; _ la voie intra Rachidienne ; _ la voie intra osseuse.
33

MODULE Ⅲ. C.T RAMAZANI

CHAP Ⅹ. SOINS A L'INTESTIN

Les soins à l'intestin porte sur la médication est le lavement. Une médication : l'administration
médicamenteuse à l'intestin ce fait par le placement de suppositoire et les soins au colostomie
(Anus Artificiel).

1. placement de suppositoire : le suppositoire sont des médicaments de consistance solide de


forme conique composé de substance grasse mélangé où non à un produit médicamenté et qu'on
introduit dans l’Anus. OBJECTIF : _ provoquée où faciliter la défécation (action d'éliminer le
seul) ; _ Administré un médicament contenu dans le suppositoire. Ce médicament peut avoir une
action sédative, une action Anti-inflammatoire où encore une action Anti-hémorroïdaire où
contre le massé. AVANTAGE : _ Le suppositoire permet une absorption facile et rapide ; _ Elle
permet l'administration de médicament chez le malade dont l'estomac est unité par certain
médicament. TECHNIQUE : a) Matériel = _ paire de gant ; _ suppositoire ; _ lubrifiant ; _ si ce
dans une salle commune, le malade doit avoir un paravent. b) Procédé : _ préparé le patient ; _
préparé les matériels ; _ mettre le malade en position de SIMS ; _ Enfiler les gants ; _ lubrifier
les suppositoires dans le rectum à environ 4 cm ; _ essuie la région Anal ; _ noté le résultat sur le
dossier du patient ; _ si le patient est ambulatoire, le garder pendant un moment en observation.

2. Le lavement : 1) Définition : est un acte de soins qui consiste à instiller une solution dans le
rectum où dans le colon sigmoïde, dans le bue thérapeutique où diagnostic. 2) Type de lavement :
_ lavement évacuateur ; lavement médicamenté ; lavement tiède ; lavement émollient ; lavement
baryté ; lavement irritant.

a) lavement Evacuateur : _ Objectif : nettoyer l'intestin pour favoriser un examen de bonne


qualité et réduire le risque d'une infection lors d'une intervention chirurgicale. _ Volume pour le
lavement Evacuateur : le volume est variable selon l'âge est selon le but poursuivie. Chez
l'adulte : 1000 ml d’eau, chez l'enfant de 2 à 5 ans : 120 à 150 ml d'eau ; de 5 à 10 ans : 250 ml.
Quand il s'agit du lavement médicamenté on utilise 125 à 130 ml de solution. _ Technique : _
informer le patient, prévoir de l'eau tiède ; _ le lavement doit être administré à base pression càd
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50 cm au-dessus du lit, pour éviter un péristaltisme Trop violent où une perforation de l’intestin.
Pour le nourrisson, les lavements se fait à l'aide d'une poire avec une pression modérer.

INDICATION : constipation ; avant certaines interventions chirurgicales ; Avant l'accouchement


médicamenté ; avant une sigmoïdoscopie (on va examiner le colon sigmoïde) et avant certains
examens radiologiques.

CONTRE INDUCATION : douleur Abdominale avec fièvre ; perforation intestinale ; occlusion


intestinale ; traumatisme abdominale où anale ; hémorragie intestinale ; menasse d’avortement.

MATERIEL : plateau des soins ; irrigateur avec tuyau en caoutchouc ; sonde rectale où canule
rectale ; lubrifiant hydrosoluble ; bassin réniforme où Haricot ) ; protection du lit imperméable ;
paravent et couverture individuel ; compresse où papier cellulose ; bassin de lit ( pot ) ; potence
où pied à sérum ; Gant à usage unique ; bocal pour mesuré la quantité de liquide à administré ; la
solution prescrite : Généralement on fait recours à l'eau savonneuse , eau physiologique où
légèrement salée ou encore l'eau pure .

PROCEDEE :Préparer le patient ; préparer les matériels ; isolés les patients ; se laver les mains
( préparer la solution des lavements dans Bock ) et le suspendre à potence , puis purger la
tubulure ; installer le patient dans la position de SIMS ; placer la couverture individuel ( rôle =
respecté la pudeur et Evité les refroidissement du malade ) ; Défaire le lit ; mettre la protection
sous le siège du patient ( Alèze en caoutchouc ) ; Adapter la sonde sous le siège du patient ;
remplir l'irrigateur avec le liquide ; lubrifié la sonde ; introduire la sonde dans le rectum dans une
longueur de 8 à 10 cm ; ouvrir le robinet où le clamp ; faire couler le liquide lentement en
soulevant l'irrigateur à une hauteur au-dessus du siège ; demandé au patient de respiré
profondément à plusieurs reprise ; quand le liquide de lavement est terminer , fermer le robinet
où le clamp , retirer la sonde , déconnecter le tuyau est mettre la sonde dans le bassin réniforme ;
si le patient est au lit lui donner le bassin de lit mais lui demandé d'attendre 10 à 15 min avant
d'évacuer le matière fécale ; lui conseiller de s'allonger sans faire d'effort ; essuyez
soigneusement la région péri anale ; réinstaller le patient ; noter le résultat dans le dossier du
patient : 1) la Quantité évacué ; 2) la couleur ; 3) l'Odeurs ; 4) la consistance de sel ; 5) la
présence du pue où du sang ou encore la présence de vers où de mucus ; Assuré la remise en
ordre ; incidents - accidents - complication : * irritation de la muqueuse rectale ; * lésion de
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l'intestin lié à une Température élever ; * crampes abdominale ( observer souvent en cas d'une
eau froide ) ; * syncope reflexe ; * arrêt cardiaque par stimulation de réflexe vagale ; *
perturbation électrolytique .

2. Lavement tiède.

3. Lavement émollient : _ démolir la matière fécale ; _ facilité la défécation est la rendre moins
pénible. On utilise de l'eau pure est de l'huile neutre.

4. Lavement Irritant : il est actif par les irritant que l'on ajoute dans le lavement on utilise du sel
en quantité pour faire une solution hypertonique à 10% où de l'huile de Raisin : il est indiqué en
cas de constipation et en cas de sub - occlusion.

5. Lavement au moyen d'une poire : le lavement à la poire se fait lorsqu'on veut introduire une
petite quantité de liquide pour le nourrisson et les jeunes enfants.

Matériel : le même que pour les autres lavements, mais on utilise la poire au lieu de l’irrigateur.

Technique : mesurer la quantité de liquide est mesurer dans la cuvette, lubrifier la sonde est
l'introduire dans l’anus, chasser l'aire de la poire, aspiré tout le liquide et chasser l’aire, introduire
le liquide lentement sans exercer une pression trop forte, Appuyé sur la poire jusqu'à ce qu'elle
soit vide, retiré la sonde est la poire en même temps, nettoyé le siège, réinstaller l’enfant, noter le
résultat dans le dossier de l’enfant, assurer la remise en ordre.

CHAP XI. LES SOINS GÉNERAUX EN PRE ET POST OPERATOIRE

Bien que l'acte opératoire soit l'évènement essentiel du séjour d'un malade en chirurgie, il ne doit
pas être dissocier de la période qui le précède et seul qui vient immédiatement après. Toute
intervention chirurgicale qu'elle soit minime où pas reste une preuve pour le malade et sa famille
et nécessite une préparation tant psychologique que physique pour ce dernier.

Cette préparation doit s'appuyé sur certains éléments essentiels à savoir : _ la connaissance du
dossier du malade ; _ une relation adaptée ; _ une commination informative adéquat. N.B : Dans
le cas d'une urgence cette préparation sera réduite, mais présente.
36

1. LES SOINS GÉNERAUX PRE - OPERATOIRE (Avant)

A) préparation avant l'admission : lors de la consultation certains information doivent être


préciser par : _ Le chirurgien : ainsi il doit expliquer aux malade le type de raison de
l’intervention, il doit aussi lui dire en quoi consiste cette intervention, il doit aussi lui informer
sur le résultat auquel on s’attend. Est cela en des termes simples est claire. _ L'Anesthésiste :
informer aux malade le mode d'anesthésie adapté est-il doit évaluer les risques et l'état de santé
du patient par divers examen, il prescrit le bilan est les examens encaisseur, il informe au patient
les risques Anesthésique. Obligatoirement le malade doit subir deux (2) consultation
Anesthésique : une à distance de l'intervention et l'autre la veille de l’intervention.

L'Anesthésiste et Le chirurgien décident en commun accord la date de l'intervention en tenant


compte du degré d’urgence, de l'état du patient et le résultat des examens complémentaire, ainsi
que des obligation familiale et professionnel de la personne à opérer.

L'intervention sera alors programmée si pas urgence et l'infirmier chef de l'unité sera contacter
pour connaître la disponibilité de l’unité, puis il informera le patient après s'être renseigner au
préalable sur tout ce qui a été dit par le chirurgien pour rester cohérent et apporter des
compléments d'information sur le déroulement et le question pratique de : l'heur d'arrivé où il
doit se présenter. _ Document est effet personnel à apporter.

B) préparation lors de l'arrivé du patient dans l'unité de soins :

ACCUEIL : Accueillir le patient avec Amour, avec sourire, avec bienveillance, lors de l'accueil
il faut aider le patient à remplir des formalités administratives d’admission. L'infirmier doit
l'accueillir en trouvant des mots rassurants, en se montrant calme et l'accompagner dans sa
chambre en lui faisant découvrir les divers aménagements et se voisin éventuelle. La chambre de
l'opérer doit être entretenus Quotidiennement, le lit bien fait avec changement des draps aussi
souvent que nécessaire.

Vérifier régulièrement le bon fonctionnement de la sonnette, de l’éclairage, et des prises murales.


La chambre sera désinfectée en fin de séjour de chaque patient.
37

Le dossier de soins et les dossiers médicale doivent être acheminer avec le patient, lors de son
départ au bloc opératoire.

C) préparation la veille de l'intervention : chez une personne en bonne état générale et pour une
intervention simple (24h) d'hospitalisation préparatoire son suffisante. Il n'est pas Question
d'opérer le malade le même jour d'hospitalisation sauf URGENCE.

Le rôle de l'infirmier consiste en : _ Effectuer la prise de sang et l'analyse d'urine ; _ expliquer au


patient la nécessité de ces Examens ; _ coordonner la réalisation des Examens et prendre rendez-
vous avec les autres services ; _ vérifier que les chirurgien et l’Anesthésiste, ont pris
connaissance des éléments de cette préparation et qu’ils sont passés voir la personne ; _ vérifier
que le résultat est placer dans le dossier ; _ Effectuer la prémédication (avant de donner le
produit).

D) Préparation Générale : _ préparation du dossier ; _ chez un sujet en bonne Etat générale,


l'alimentation et normal, équilibre et la veille d'une intervention avec un repas à digestion facile
le soir. Le malade doit rester à jeun 12h pour le solide et 6 h pour le liquide avant l’intervention.
Expliquer à la personne la nécessité de respecter le jeûne. Le lavement Evacuateur peut être
indiquer pour certaine intervention.

E) Préparation du locale : cette préparation a pour objectif, la prévention des infections du site
opératoire.

Elle consiste en : au rasage du site opératoire ; au lavage de ce site ; à la désinfection du même


site est au pansement humide stérile. Avant d'amener le malade au blocs opératoire lui obligé de
prendre une douche.

2. LES SOINS GÉNERAUX EN POST - OPERATOIRE : Le poste opératoire commence dès la


sortie du malade au blocs opératoire et au niveau du sal de réveille où la salle de surveillance
post - interventionnelle. Cette période va jusqu'à la disparition des Effet de l’Anesthésie, au
retour à la normal des réflexes et à la stabilisation des constantes physiologique.

Le constant physiologique sont = la respiration, la T.A, le pouls ...


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L'Anesthésiste va prescrire le retour dans une unité des soins adapté à la situation de la personne.
Le malade opérer ne doit pas retourner systématiquement dans sa chambre avant l’intervention.

1. Préparation Avant le retour de l'opérer : a) préparation de la chambre = elle doit être


correctement Aérée suffisamment éclairé à une température optimale entre 19 et 20 ℃. b) Le Lit
= il doit être correctement refait et cela en fonction de l’intervention. Il peut être fait en
accordéons au bord du lit où en paquet (enveloppe).

A côté du lit il faut rassembler le matériel si après : _ Le nécessaire pour la prise de signes
vitaux ; _ le bassin réniforme (B.R) ; _ une potence où pied à sérum ; _ il faut une alèze et une
toile cirée complémentaire ; _ il faut aussi du papier cellulose (papier mouchoir) ; _
Eventuellement préparer d'autre matériel spécifique en fonction de l'intervention (cerceau où
arceau, bocal à drain thoracique, drain Redon ...) ; _ la fiche de surveillance.

c) Rôle de l'infirmier : l'infirmier doit s'assurer du parfait fonctionnement du matériel


d'oxygénation et d’aspiration. Il doit aussi prévoir le passage du brancard près du lit de l’opérer.

Au retour de l'opérer l'infirmier doit : _ installer le patient avec précaution dans son lit dans une
position recommandé (généralement on place le malade en décubitus dorsale sans oreiller) ;
couvrir correctement le malade ; immobiliser le bras perfusé ; prendre connaissance des
consignes poste - opératoire ; il doit surveiller = les signes vitaux ; on surveille l'état de la
conscience.

Les signes qui nous aident à comprendre que la personne opérer est réveiller sont : * La
perception de la douleur, * reconnaissance de l’entourage, * réponse correcte aux questions
posées. Cyanose : Coloration bleuâtre de la peau.

Le pansement et ses alentours, les téguments : Au niveau de téguments nous pouvons observer 4
Anomalie : 1) la pâleur ; 2) la moiteur ; 3) la cyanose ; 4) l'ictère (coloration jaune de la peau).

Surveiller aussi la fonction de : _ urinaire (la Diurèse) ; _ Le drain (en quantifiant le liquide
récolter et en autant leurs aspects ; _ le drainage gastrique (sonde nasogastrique « SNG ») ; _ la
douleur (elle s'observe avec la technique 6 vissage) ; _ la reprise du péristaltisme (qui se traduit
par l'émission des gaz).
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2. La sortie du patient : Lors de la sortit du patient les chirurgiens l'évalue et décide de sortie.
Le chirurgien va remettre une ordonnance au patient qui comportera les éléments ci-après : _ Les
traitements est les soins à poursuivre ; _ les régime Alimentaire ; _ les conseils d'hygiène et des
mouvements.

N.B : L'infirmier doit jouer un rôle éducatif est doit remettre à la personne ce document
personnel et un Billet de rendez-vous. Il doit prévoir un moyen de transport si utile.

_ il doit s'assurer de l'existence du suivie en poste opératoire à domicile ; _ L'infirmier doit


remettre au secrétariat le dossier avant d'être classer et archiver ; _ le chirurgien rendu un compte
opératoire et fait un rapport au médecin traitant.

CHAP XII. LES MENSURATION ET SOINS AUX ENFANTS

1. INTRODUCTION : le mesure Anthropométriques (la taille, le poids, l'âge ...) sont d'une
importance capitale dans la prise en charge de l'enfant car elle permet d'apprécier la croissance
de l'enfant sain et l'administration correcte de médicament.

2. MATERIEL : pour la mensuration on aura besoin des matériels si - après : _ Pour la taille =
une mètre ruban, une Toise (latte bien gradué au mur) ; _ Pour le poids = une balance pèse bébé,
une balance Salter.

3. MENSURATION : a) Mesure de la taille : La meilleur façon de mesurer la taille d'un enfant


nécessite la présence de deux personne (un mesureur et un Assistance).

A) Mesurer l'enfant debout : (les jeunes enfants de 24 à 36 mois et les grandes enfants) =
placer la toise sur une surface dure et plane contre un mur où une table où un Arbre, s'assurer que
la toise est stable. Demander à la mère de l'enfant de lui enlever la chaussure et de faire toute
stress pouvant fausser la mention. * S'agenouillé sur le deux genoux à droite de l'enfant ; * placer
le pied de l'enfant joint et à plat au milieu de la Toise et contre l'arrière de la Base de Toise ; *
Placer la main droite juste au-dessus des chevilles sur le tibia est sa main gauche sur le cheveux
de l'enfant et pousser contre la Toise ; * s'assurer que le jambe de l'enfant sont droit et que ce
Tallon est ce mollets sont contre la Toise ; * Demander à l'enfant de regarder tout droit vers sa
mère qui se trouve en face de lui ; * s'assurer que la ligne de mur de l'enfant est horizontale ; *
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placer sa main gauche ouverte sous le menton de l'enfant ; * vérifier la position de l'enfant et
repérer les étapes si nécessaire ; * si la position de l'enfant est correcte , lire sa hauteur en cm
prés ; * Enregistré aussi - tôt la mesure .

B) mesure de l'enfant Allongé (nourrisson) : _ placer la Toise sur une surface dure est plane
(exemple : le sol, la table où une planche) ; _ à l'aide de la mère, coucher l'enfant sur la toise ; _
soutenir l'enfant par le tronc ; _ s'assurer que l'enfant est coucher à plat au centre de la toise ; _
vérifier la position de l'enfant ; _ si la position est correcte lire la hauteur à 0, 1 cm prés.

c) La mesure de périmètre : Elle permet d'établir un profil morphologique et de suivre dans


certain cas d'évolution normal où pathologique d'une croissance. Exemple : Evolution des
œdèmes au niveau de membre inferieur.

TECHNIQUE : la mesure de Périmètre nécessite l'emploie de mètre ruban souple, gradué en


cm ; _ faire le tour de la partie consternée et relever la mesure ; _ nous pouvons mesurer les
périmètres ci-après :

✓ Périmètre crânien (P. C) : Nouveau née 35, ±2.


✓ Périmètre Thoracique : 1
✓ Périmètre Brachial : Nous permet de suivre l'état nutritionnel de l’enfant.

Ainsi : * Lorsqu'il est supérieur à 135 mm (Etat nutritionnel Normal) ; * Lorsqu'il varie entre 120
et 135 mm (malnutrition légère) ; * Lorsqu'il est compris entre 110 - 120 mm (malnutrition
modérer) ; * Lorsqu'il est inférieur à 110 cm (malnutrition sévère).

d) mesure du poids : 1. Balance Salter (Balance à suspension) = _ suspendre la balance Salter à


une branche d'arbre où au plafond ; _ Attacher la clotte où un panier à la cloche de la balance et
ajuster la balance à zéro ; Demander à la mère de tenir l'enfant est attachée la sangle au proche de
la balance ; vérifier la position de l'enfant et s'assurer qu'il est suspendu librement et ne toucher à
rien ; lire le poids et l'inscrire sur la fiche.

2. Balance avec la fonction Tare : * Petit Enfant = _ s'assurer que la balance est placer sur une
surface plane dure et régulier ; _ la lumière doit être suffisante pour que la Balance dotés
d'interrupteur solaire fonctionne ; _ Déshabiller l'enfant et couvre la surface de la balance d'un
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linge léger ; _ lorsque le chiffre 00 apparaît la balance est prêt à être utiliser ; _ poser l'enfant sur
la balance est son poids va apparaître sur l'affichage ; _ noter le poids enregistré sur la fiche.

CHAP XIII. NUTRITION ET REPAS DU MALADE

1. Régime alimentaire : L'alimentation joue un rôle majeur dans la prévention des affections.
L'application de recommandation mondiale encourageant un régime alimentaire, riche en aliment,
en fruit et en légumes contenant de l'amidon et des fibres, mais pauvre en sucre libre et en graisse
protègera la santé générale. L'alimentation est cœur de préoccupation de notre société et sa
relation Etroite avec la santé est connues depuis longtemps. Manger est un acte fondamental,
indispensable à la survie de chaque individu. Le comportement alimentaire résulte d'un
apprentissage depuis la naissance et toute au long de la vie.

En interface ce les déterminisme biologique et culturels qui ne vont cesser d'interagir entre eux.
Le régime alimentaire est en relation unique avec la ressource disponible est avec une notion de
besoin, en suite ces termes à évoluer du fêtes des interactions avec des innovation d'industriel et
l'évolution de technologie agro-alimentaire. Aujourd'hui on parle plus des régimes restrictifs que
des régimes alimentaires. Le régime du malade doit être équilibré càd contenant 55 - 65 % des
glucides (sucre) ; 20 - 25 % des lipides (graisse) ; 10 - 15 % des protides. Le régime du malade
doit être appétissant. La vaisselle (assiette) doit être propre est présentable.

2. Régime hypocalorique : les des équilibres entrent les dépenses d’Energie et une alimentation
très énergétique est le principale déterminant de l'Epidémie d’obésité. L'augmentation de
l'activité physique associé à une consommation réduite d'aliment riche en graisse, en breuvage et
en sucre prévient le gain du poids préjudiciable à la santé.

3. Régime hypoglucidique (pauvre en glucide) : ce régime prévient l'individu à développer le


Diabète, surtout le Diabète de type Ⅱ. Car le Diabète aggrave les risques de cardiopathies,
affections rénales et les Risques des AVC. L'augmentation de l'activité physique est le maintien
d’un bon équilibre pondéral sont fondamentaux pour la prévention et le traitement du Diabète.

4. Régime hyposodé : Le maladie cardio - vasculaires, maladie le plus meurtrières sont dues au
déséquilibre alimentaire et à l'inactivité physique.
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Ces maladies peuvent être diminué par une consommation réduite des graisse saturées et une
consommation suffisante d'acide gras poly saturée des fruits, des légumes, régime pauvre en sel
ainsi que par l'activité physique et par la surveillance du poids. La réduction l'apport en sel aide à
réduire la tension, cause majeure.

5. Régime hypo lipidique : L'hypercholestérolémie (excès des graisses) représente un facteur de


risque cardio-vasculaire après 65 ans. Le sujet âgé ayant un taux de cholestérol très bas, on un
risque accru de mortalité. La prescription d'un régime hypo lipidique chez la personne âgés le
fragilise.

Diète et régime : * La Diète signifie un régime spécial.

CONSEIL PRATIQUE POUR UNE ALIMENTATION SAINE

a) Fruits et Légumes : la consommation des fruits et des légumes réduit le risques des maladies
non transmissible et permet de garantir un apport suffisant de fibre alimentaire.

Voici Quelque piste Pour augmenter la consommation des fruits et des légumes :

• Manger le légume à tout le repas.


• Manger des fruits frais et des légumes crus.
• Consommer des fruits et des légumes frais de saison.
• Diversifier le légume et le fruit consommer.

b) Graisses : La diminution des apports en graisse, permet aux adultes d'évité de prendre trop
des poids.

c) Les sels : la plus - part des gens ont des apports excessifs en sodium à cause de la
consommation des sels. Ce qui contribue à l'hypertension artériel, Qui elle-même accroit les
risques de cardiopathies et des AVC.

EN CONCLUSION : L'alimentation du jeune enfant doit être riche en protéine et en glucide,


alors que le graisse et le sel doivent être réduit chez L’Adulte.
43

MODULLE Ⅳ MAMA JULY

CHAP ⅩⅣ . TECHNIQUE POUR TRANSPORTER, TRANSLITER ET INSTALLER UN


MALADE (MANUTENTION).

14. 1 TRANSPORT DU MALADE

14. 1. 1 Définition : c'est une technique qui consiste à transporter les patients alités, opérés,
accouchées et fracturés, du lit sur la chaise roulante où sur le brancard.

14. 1. 2 Buts : _ Acheminer le patient de l'admission vers le service ; _ conduire le patient de son
service vers le service de radiologie où le bloc opératoire, où le bloc opératoire, où un autre
service et assurer de la même manière son retour.

14. 1. 3 Règles générales : _ veiller au confort du patient qui doit être bien couvert ; _ choisir le
moyen de transport adéquat ; _ transporter le patient avec douceur et éviter toute secousse qui
risque d'aggraver son état ; _ surveiller les réactions du patient (faciès, pouls) ; _ surveiller la
perfusion s'il Ya lieu, au cours du transport.

14. 1. 4 Moyens de transport : fauteuil où chaise roulante ; _ lit à roulettes ; Brancard. A) fauteuil
où chaise roulante = c'est un moyen de transport indiqué pour les malades où parturientes
pouvant s'asseoir mais ne pouvant pas marcher. B) Brancard = c'est un moyen de transport à
l'hôpital composé d'un cadre métallique sur roulette en caoutchouc. Ses extrémités se prolongent
par des poignets, il est capitonné avec un matelas en caoutchouc.

Technique : 1). Préparation de la chaise roulante : _ préparer la chaise roulante et s'assurer de


son état ; _ mettre la robe de chambre pour le patient où drap plus couverture ; _ surveiller l'état
du patient au cours du trajet ; _ Au retour procéder comme précédemment, réinstaller le malade
dans son lit qui doit être refait pendant son absence. 2) Préparation du brancard = _ Recouvrir
le brancard d'un drap et mettre un oreiller où un coussin sous la nuque.

14. 1. 5 Technique de translation : a) du brancard au lit = _ position (1) brancard parallèle au lit ;
_ position (2) brancard perpendiculaire au lit (on effectue un mouvement du recul et on fait 1/4
de tour) ; _ position (3) brancard dans le prolongement du lit (on marche latéralement dans cette
position).
44

Deux à quatre personnes placées toutes du même côté saisissent le patient (enrouler dans son
drap) : _ sous la nuque et sous les épaules ; _ sous le dos et les jambes ; _ sous le creux poplité et
les tendons d'Achille ; _ L'opérateur donne le signale : le patient est soulevé, l'infirmier qui
soutient les membres inférieurs amorce le mouvement de départ de manière que le patient soit
présenté en bonne position devant le lit où le brancard et le recouvrirez par le drap de dessus
abattu.

14. 1. 6 Transport du malade ambulant : Qu'est-ce que la bonne position debout ? R= Pieds
parallèles écartés de 15 à 20 cm ; Poids du corps réparti sur les deux pieds ; Thorax droit ; Tête
redressée, menton légèrement abaissé.

Cette position est la position de base par rapport à toutes les autres positions. Elle présente des
avantages : _ Diminue le travail musculaire ; _ Répartit le poids du corps ; _ Répartit la pression
sur les disques ; _ Diminue la tension musculaire au niveau du dos ; _ Assure la souplesse des
épaules ; _ Protège la colonne vertébrale ; _ Permet une respiration maximale.

PLANIFICATION DE SOIN : _ s'assurer que le patient pourra faire le trajet à pied ; _ De


préférence après les soins d'hygiène du malade ; _ Habiller le malade : Peignoir, pantoufles ; _
veiller à ce que le patient soit coiffé correctement.

a) Aide d'un infirmier : * L'infirmier se place du coté sain du malade et le soutien :

➢ En lui tenant le bras ;


➢ En plaçant le bras sous l'aisselle du malade et en saisissant de l'autre main celle du
malade ;
➢ En entourant d'un bras les reins du malade et en soutenant de l'autre main le bras du
malade ;
➢ En priant le malade de passer le bras autour de ses épaules.

b) Aide de deux infirmiers :

✓ Pour des petits trajets uniquement ;


✓ Les deux infirmiers placent le bras sous les aisselles du malade et saisissent de l'autre
main celle du malade ;
45

✓ Les deux infirmiers entourent les reins tandis que le malade place les bras sur les épaules
des infirmiers.

Précautions : _ Rester pendant tout le trajet à ses côtés, ne pas l'abandonner ; _ Adapter votre pas
au sien.

14. 2. L'INSTALLATION DU MALADE DANS SON LIT (Différentes positions).

14. 2. 1 Aspect théorique : Habituellement, les patients valides, adoptent une position dans
laquelle ils se sentent bien. Mais lorsqu'un patient doit rester alité dans une position que son état
où l'intervention chirurgicale qu'il a subie, rend nécessaire, il est essentiel que l'infirmier assure
son confort par l'utilisation rationnelle d’oreillers, l'apport de soutien ferme où par des positions
adaptées.

14. 2. 2 But : Assurer et maintenir un bon alignement corporel et éviter l'apparition de lésions de
pression.

14. 2. 3 Matériel : Oreiller, sac de sable, rouleaux, etc...

14. 2. 4 Etape pré exécutoire

_ Evaluer la capacité du malade à communiquer, à comprendre les directives et à collaborer au


moment des changements de positions.

_ S'assurer d'avoir à sa disposition l'équipement nécessaire à son positionnement ;

_ Vérifier si le malade doit respecter une certaine restriction de la mobilité ;

_ Lorsqu'on ne connait pas la capacité de collaboration du malade ; il faut se dire qu'il est
incapable de collaborer et prévoir l'aide d'autres intervenants ;

_ Evaluer les facteurs de risque de complications liées à l'immobilité suivants : Une paralysie,
une hémiplégie, la rougeur des tissus cutanés.

_ Evaluer la force musculaire des membres inférieurs et supérieurs du malade et demander de


l'aide au besoin.
46

14. 2. 5 Etapes Exécutoires

_ Placer le lit à la hauteur du pubis de l'infirmier et s'ils sont à deux, au niveau du pubis de
l'infirmier le plus petit de taille ;

_ S'assurer que les tubulures des solutés et les appareils utilisés par le malade ne sont pas
détachés au moment du déplacement du malade ;

_ Retirer les oreillers et les objets qui servent de positionnement du malade.

14. 2. 6 Elément à consigner dans le dossier.

_ Chaque changement de position ;

_ Le degré de tolérance du malade et ses réactions ;

_ Toute apparition de rougeur ;

Exemple : position alternée de décubitus latéral droit à latéral gauche. Malade collaborant au
changement de position en s'aidant de son bras gauche et de la ridelle. Présence de rougeur de
2,5 cm carré au talon droit. Friction à l'alcool camphré.

14. 2. 7 Importance d'une position thérapeutique

a) Diminue la souffrance : Une bonne installation doit respecter les courbures normales du
corps. Le poids du corps doit être réparti également de façon à éviter les douleurs musculaires
dues à des contractions de compensation. Confort, sensation de bienêtre, sommeil facilité.

b) Prévient les escarres : L'infirmier veille à le faire changer de position régulièrement afin
d'éviter toute pression prolongée sur un même point du corps, facteur favorisant d’escarres. Pour
être efficaces, ces changements doivent être effectués toutes les trois heures, de jour comme de
nuit et suivant un roulement déterminé.

c) Aide aux grandes fonctions de la vie végétative : _ Facilite la respiration ; _ Favorise une
bonne circulation sanguine ; _ Prévient les troubles cutanés et les contractures ; _ Facilite la prise
des repas donc la bonne digestion ; _ Favorise et facilite l'élimination urinaire et fécale.
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d) Evite les attitudes vicieuses irréductibles.

14. 2. 8 Aspect pratique

a) Principes à respecter :

▪ Les positions les plus rapprochées de la position anatomique de base assurent un bon
alignement corporel ;
▪ Les articulations doivent être maintenues en légère flexion. L’extension prolongée
provoque tension et efforts musculaires inutiles ;
▪ On doit changer le patient de position fréquemment, c'est - à - dire, au moins toutes les
deux heures. Une pression prolongée sur une région de la peau peut causer une altération
cutanée ;
▪ La mobilisation active et / ou passive doit être envisagée sauf contre - indications
médicales.

b) Une position défectueuse peut être cause de :

▪ Raider des muscles et des articulations ;


▪ Crampes extrêmement douloureuses.
▪ Escarres ;
▪ Pneumonie de stase ;
▪ Troubles respiratoire et circulatoires ;
▪ Déformations diverses : cyphose, affaissement de l'articulation du genou, ...

c) comment bien installer un patient.

1) Collecte de données : Identification du patient ; _ pathologie ? ; _ Raison de l'alitement ? ; _ Y


a - t - il problème de hanche ? ; _ Colonne vertébrale ? _ D'agitation ? ; _ D’inconscience ? .....

2) Planification : Une aide est - elle nécessaire ? ; _ Y a - t - il un programme horaire établit pour
les changements de position du patient ? ; _ Y a - t - il Un autre soin ? ; _ Doit - il utiliser un
matériel spécifique ?

3) Matériel pour le changement de position.


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* Matériel de soutien : Les oreillers ; les sacs de sable (surtout en chirurgie pour bloquer un
membre dans une posture prescrite par le médecin).

* Matériel soulageant la pression : coussin de mousse ; coussin d'eau ; coussin d'air ; cerceau ;
Attelle ; planche sous le matelas.

1) Exécution :

▪ Donner au patient une position approprié à son état de santé ;


▪ Remonter le patient correctement dans son lit ;
▪ Alterner la position du patient si nécessaire et selon le programme établit ;
▪ Recoure fréquemment les oreillers ;
▪ Favoriser les mouvements actifs du patient ;
▪ Placer les extrémités un peu surélevées pour améliorer la circulation de retour.
▪ Ecouter les plaintes du patient ;
▪ Ne pas hésiter à solliciter l'aide d'un kinésithérapeute et demander le passage de ce
dernier pour effectuer des mobilisations actives où passives.

2) Points essentiels à respecter pour une bonne installation :

* Pour le membre inférieur : Le bassin dans l'axe du corps ; _ Les deux membres inférieurs
parallèles à l'axe du corps ; _ Les pieds à l'angle droit = Pour maintenir les pieds à l'angle droit
(Mettre un cerceau pour soutenir le poids des couvertures ; Ne pas oublier de former le pli
d'aisance lors de la réfection du lit ; Placer le pied dans une attelle s'il y a___20 lieux) ; Pour
éviter la rotation externe (caler le bassin et la cuisse à l'aide de coussins où de sacs de sable.

* Pour le membre supérieur : Coude plié à 90o légèrement en avant ; _ Le pousse face aux autres
doigts toujours demi - fléchis ; _ Prévoir un apport pour le bras.

* Pour la colonne vertébrale : Respecter ses courbures physiologiques ; _ Permettre pour le dos ;
_ Pour la tête (Position normale ; pas de flexion ni d’extension) ; _ Les épaules doivent rester à la
même hauteur.

PRECAUTION : Eviter de façon stricte la formation de plis.


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TRANSMISSON : _ Les plaintes du patient ; _ La position la plus confortable pour le malade ;


_ L'état de la peau au niveau des pressions ; _ Absence où présence de douleur ; _ L'apparition
des attitudes vicieuses.

14. 2. 9 TYPES DE POSITIONS

14. 2. 9. 1 Positions de détentes où de confort (de repos).

14. 2. 9. 1. 1 Décubitus dorsal : on appelle décubitus, l'attitude du corps reposant sur un plan
horizontal où en position couchée. Ici, le patient est couché sur le dos, la tête et les épaules
légèrement surélevée. Cette position a pour but de respecter les courbures normales du corps.

➢ AVANTAGE : position de repos ; Détente musculaire.


➢ INCONVENIENTS : Risque d'escarres si la position est prolongée ; Pieds équins (chute
des pieds).
➢ INDICATION : _ Rechercher du calme, position de confort ; _ Changement de position
lors de prévention d'escarres ; _ Post - opératoire, surtout après rachianesthésie ; _
Position confortable pour les soins ; _ Fracture de la colonne vertébrale, opération de
spondylite ; _ Examen du tronc où thorax ; _ Maladie affaiblis en chirurgie et médecine.
➢ DANGER : Escarres des Epaules, sacrum, mollets, talons ; _ Déformations : rotation
externe de la hanche, équinisme ; _ Stase veineuse : membres inférieurs, poumons.
➢ CONTRE - INDICATIONS : _ Insuffisance cardiaque ; _ Insuffisance respiratoire ; _
Congestion cérébrale ; _ Malade en retour d'une anesthésie générale (chute de la langue) ;
_ Malade qui vomit (Fausse route).

14. 2. 9. 1. 2. Décubitus ventral : Malade couché sur le ventre, tête sur le côté, bras le long du
corps où fléchis en haut à plat. Beaucoup de gens se sentent détendus dans cette position et
dorment bien ainsi. Rarement employé chez l’adulte.

➢ AVANTAGE : Eviter l'inhalation des vomissements chez les personnes inconscientes ; _


soins des escarres.

INCONVENIENTS : Peu de confort ; _ Position limitées dans le temps.


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➢ INDICATION : Opération sur la colonne vertébrale ; _ Position de détente ( facilite le


sommeil interne et la relaxation nerveuse ; _ Elimination de gaz ; _ Vomissement ,
malade inconscients ( liberté des voies respiratoires , malade en coma et au retour d'une
Anesthésie générale ) ; _ Drainage d'un abcès abdominal ; _ Blessure où opération des
reins où au dos ; _ Prévention d'escarres et soins curatifs d'une escarre du sacrum où des
omoplates ; _ Pour offrir un changement de position aux patients alités de façon
prolongée , pour éviter les complications thoraciques ; _ Pour le séchage des plâtres , en
particulier ceux du tronc ; _ chez les brûlés de la région fessière et dorsale .
➢ CONTRE - INDICATION : Escarres de la face antérieure ; _ Problèmes respiratoires et
cardiaques.

14. 2. 9. 1. 3 Décubitus latéral : Très souvent, c'est la position de choix, confortable, pour dormir
pour un grand nombre de personnes. Le patient est couché sur le côté droit ou gauche.

➢ AVANTAGE : Relâchement de toutes les articulations ; _ Décontraction abdominale ; _


Prévention des escarres.
➢ INCONVENIENTS : Inconfort et douleur.
➢ INDICATIONS : Position de repos, beaucoup de patients la trouvent relaxante ; _
Prévention d'escarres et soins curatifs d'une escarre du sacrum ; _ Drainage d'une plaie ; _
Patients inconscients ; _ Patients hémiplégiques ; _ Opération portant sur la moitié du
corps (cage thoracique) ; _ Affections pulmonaires unilatérales (sans dyspnée).
➢ CONTRE INDICATION : Pneumopathies importantes.

14. 2. 9. 1. 4 Position semi - assise et/ou de Fowler : cette probablement d'une des positions les
plus courants utilisée. Le patient est assis à un angle d'au moins 45o. On l'appelle Fowler lorsque
les jambes sont pendantes.

➢ AVANTAGE : Position de relâchement idéal ; _ Facilite la respiration et la circulation ; _


Indiquée chez les vieillards.
➢ INDICATIONS : Drainage abdominal et péritonite ; _ Pour prendre les repas ; _
Insuffisance respiratoire à soulager (asthme, broncho - pneumonie, Fowler) ; _ Toilette ;
_ Insuffisance cardiaque décompensée ; _ Apoplexie (arrêt brutal du fonctionnement d'un
51

organe où de l'organisme entier) ; _ Obtention de relâchement musculaire ; _ Après une


opération de la glande tyroïde (goitre), de la cavité buccale, de la gorge, sur le thorax.

14. 2. 9. 1. 5 Position assise :

AVANTAGES : position de relâchement idéal ; _ Facilite la respiration et la circulation ; _


Indiquée chez les vieillards (prévention de la pneumonie de lit).

INCONVENIENTS : Risque d'escarres ; _ Position à rectifier souvent (malade s’affaisse).

INDICATION : Pneumonie ; _ Dyspnée grave ; _ Certaines affections cardiaques ; _ Apoplexie.

14. 2. 9. 2 Positions d'examen et de soins

14. 2. 9. 2. 1 Position de Trendelenbourg : il s'agit d’une position déclive, donc avec les pieds
plus élevés que la tête avec un petit coussin entre la tête du malade et le chevet du lit (panneau).
Le malade est couché sur le dos avec ou sans oreiller, tête plus basse que le reste du corps.

➢ INDICATIONS : En cas de choc, d'hémorragie afin de favoriser la bonne circulation des


centres vitaux dans le cerveau ; _ Pour assurer une contre - traction dans des conditions
orthopédiques (extension) ; _ Pour lutter contre les œdèmes des membres inférieurs ; _
contractions des membres inférieurs.
➢ CONTRE - INDICATION : Les patients qui ont subi une rachidienne ou une ponction
lombaire.

14. 2. 9. 2. 2 Position proclive : Les patients est couché sur le dos avec la tête plus haute que les
membres inférieurs (un coussin pour caler les pieds).

➢ INDICATION : Difficulté respiratoire (Dyspnée) ; _ Drainage abdominal.

14. 2. 9. 2. 3 Position genou - pectorale : cette position est très inconfortable et gênante pour le
patient et il faudra le mettre à l'aise en le recouvrant le mieux possible.

➢ INDICATION : Examen du rectum et du colon, entre autres sigmoïdoscopie ; _ certaines


opérations pour l'opération de fistule vésico - vaginale, certains gynécologues préfèrent
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opérer la patiente dans cette position plutôt qu'en position lithotomie ; _ chez les opérés
pour favoriser l'évacuation des gaz ; _ Péricardite ; _ Drainage des voies respiratoire.

14. 2. 9. 2. 4. Position gynécologique : cette position, de même, crée de l'embarras chez la


patiente et il faudra la recouvrir au mieux.

➢ INDICATION : Examen vaginal et région génitale ; _ Opération génito- - urinaire ; _


Accouchement ; _ Soins aux organes génitaux.

14. 2. 9. 2. 5 Position sacro dorsale ou périnéale : Le malade est couché sur le dos, les jambes
fléchies et les plantes des pieds reposent sur le matelas, les genoux écartés.

➢ INDICATION : Toucher vaginal ou rectal ; _ Accouchement ; _ sondage ; _ soins au


périnée.

14. 2. 9. 2. 6 Position de SIMS : Le malade repose sur le côté, avant-bras et tête reposent sur le
coussin, jambe inférieure tendue et jambe supérieure fléchie sur l’abdomen.

➢ INDICATIONS : Examen sur la vessie, vagie, Anus, lavement, prise de la température


anale etc...

14. 2. 9. 3 Rôle de l'infirmier lors de l'installation du patient

Lors de l'installation du patient, l'infirmier doit jouer plusieurs rôles à savoir :

▪ Mobilisation ou changement de position chez le patient non autonome, toutes les 3 heures
maximum ;
▪ Planification de ces changements de position au dossier infirmier ;
▪ Placer à disposition du patient son matériel nécessaire tel que sonnette, eau, table de nuit,
sans pour cela l'empêcher de conserver une certaine liberté de mouvement ;
▪ Sécuriser le patient si nécessaire au moyen des barres de lit ;
▪ Utiliser des moyens de support pour maintenir un bon alignement du corps.

14. 3 LE PREMIER LEVER D'UN PATIENT


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14. 3. 1 Définition : C'est le lever d'une personne après un séjour au lit d'une durée variable après
une intervention chirurgicale, une maladie, une investigation diagnostique. Il s'agit d'aider le
patient à se lever, à se tenir debout et à marcher avec l'aide d'une ou deux personnes et/ou d'une
aide matérielle.

14. 3. 2 BUT : 1) Eviter = Les complications de décubitus ; _ Les stases pulmonaire et veineuse ;
_ L'apparition des plaies (escarres) ; _ L'ankylose et l’affaiblissement.

2) Favoriser : L'Elimination intestinale ; _ L'amélioration de du morale et de l'appétit du malade.

14. 3. 3 Principes à respecter

1. Collecte des données : connaître l'état du patient (degré d’autonomie) ; _ connaître la raison de
l'alitement et sa durée.

2. Planification : Le moment du lever (globalisé avec les soins d’hygiène) ; _ Associer avec les
séances de kinésithérapie ; _ La durée autorisé du lever.

3. Exécution :

a) Préparation de l'opéré ou du malade au lever = Annoncer l'autorisation médicale du lever au


patient ; _ Lui faire remarquer l'utilité de la préparation que le kinésithérapeute à effectuer avec
lui ; _ Le prévenir qu'il se sentira un peu faible mais insister sur les avantages qu'il retirera de ce
lever (sortirai plus proche)

Le malade en générale accueille l'infirmier(e) avec le sourire mais parait inquiet. Aussi faut - il
être calme. L'attitude adoptée doit faire comprendre au malade ou à l'opéré qu'on consacrera à ce
lever tout le temps nécessaire à une bonne réalisation. Dans tous les cas, essayer de vaincre où
d'atténuer l'état d'insécurité dans lequel le patient se trouve. Les plus grosses difficultés n'ont -
elles pas été surmontées ?

b) Préparation de l'environnement du malade : Fermer les fenêtres (éviter les courants d’air) ; _
Veiller à la température de la chambre (±20o) éviter les refroidissements ; _ se laver les mains.

c) Préparation du matériel : Pour le patient = Le peignoir (pudeur, refroidissement, confort) ; _


Un lainage si nécessaire ou selon le désir du patient ; _ Des pantoufles (aux mules, pantoufles à
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hauts talons, où semelles glissantes,). Pour le Matériel = Le lit doit être équipé d'un perroquet à
la mesure du patient (un fautif, un repose - pied, des alèzes, une couverture éventuelle, Un ou
plusieurs oreillers, Tensiomètre).

Où disposer la fautive ? = Le plus près possible du lit sans tout fois qu'il ne gêne lors du lever,
Lors de la réfection du lit ; le placer parallèlement au lit.

14. 3. 4 TECHNIQUE : Êtres deux = 2 infirmiers (e) où 1 infirmier (e) et 1 kinésithérapeute.

_ 1ére Temps = _ Préparer le fauteuil ( le garnir d'une alèze ) ; _ isoler le patient ( pour pudeur ) ;
_ Prendre les paramètres du malade ( T.A , Pulsation ) ; _ Vérifier si le malade à bien ses bas de
contention ( Anti - Thrombose ) ; _ Asseoir le malade dans son lit , le jambes pendantes ; _
Attendre quelque moment pour habituer le patient à cette nouvelle position qui modifie la
circulation ; _ faire respirer le malade profondément ; _ Faire regarder le malade devant lui ,
Eviter les vertiges ; _ Observer le patient ( faciès , Transpiration , Pouls , coloration , respiration ,
vertiges ) ; _ Ecouter les plaintes ; _ habituer le patient ( mettre le peignoir et Ajuster les
pantoufles ) . Pendant ce temps si le malade est pris d’éblouissement, de vertige, on peut
facilement et rapidement le recoucher.

_ 2éme Temps : Aider le patient à descendre du lit (Attention à ce que le malade ne dénappe pas) ;
_ soutenir le malade durant toute la manœuvre de manutention ; _ Agir en toute sécurité (vous ne
devez pas être surpris par le poids du malade = vous positionner pour protéger votre dos et pour
éviter la chute du malade).

_ 3éme Temps : _ faire exécuter au malade les quelques pas ( si le médecin l'a promis ) qui le
séparent du fauteuil de manière à ce que le malade marche en regardant le fauteuil ; _
Encourager le patient en lui disant de tendre les genoux , pousser sur le pieds , et se tenir bien
droit ; _ Faire un demi - tour au malade et l'asseoir ; _ Installation confortable au fauteuil :
Rectifier l'habillage ; Entourer les jambes d'une Alèze ; Disposer un ou plusieurs Oreillers afin
que la position soit la mieux adaptés à la pathologie et au confort du malade ( tenir des désirs et
suggestions du malade ) ; Bien caler les reins , le dos et la nuque ; Poser les pieds sur le pose -
pied ( si la pathologie le permet ) ; Vérifier les appareillages ( perfusion , sonde urinaire , sac à
urine , les drainages...) ; Contrôler les paramètres du malade ( T.A , POULS ) ; Approcher la
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table de nuit et lui mettre à sa disposition ( sonnette ; les objets familiers ; le téléphone ; la
commande de la T.V ; son verre d'eau ( s'il peut boire ) ; ses lunettes de la lecture ) .

_ Réfectionner le lit tout en observant le patient et en lui faisant la conversation ; _ Si tout se


passe bien, la durée du 1ére lever est d'une Quinzaine de minute (15 min).

Problèmes pouvant survenir lors du lever : _ Symptômes fréquents lors du 1ére lever : Nausées,
vertiges, transpiration, bourdonnements d’oreilles, muches volantes, jambes flageolantes. _
Symptômes peu fréquents et plus graves : Pouls filant, visage pâle ; Extrémités cyanosées
(cerveau doit être irrigué. _ Actes à faire : Coucher le patient à plat (au lit, au sol sur une
couverture, jambes surélevées ; _ Desserrer les vêtements ; _ Mettre de l'O2 ; _ Appeler le
médecin.

CHAP ⅩⅤ. SOINS AUX MORIBONDS ET A LA DEPOUILLE MORTELLE

14. 1 Préparation à la mort : La mort compte parmi les événements les plus bouleversants de
l'existence humaine. L'homme en est plus affecté et manifeste plusieurs attitudes : _ Refus de
l’envisager, la mort surviendra toujours ; _ Rejet dans l’oubli, on se résigne à la mort ; _
L'acceptation comme une destinée humaine.

La mort est reconnue comme un des moments les plus importants de la vie que l'on devra
attendre en homme conscient. L'infirmier doit agir avec : _ Respect de la conviction profonde du
malade, Compétence ; _ Sérénité et maintenir la maîtrise de soi.

Avant la mort : La période qui précède la mort est difficile à préciser. Il est cependant important
de savoir : Reconnaître la gravité de la maladie ; _ Reconnaître le pronostic de la maladie ; _
Reconnaître les signes cliniques attestant que la maladie est grave ; _ Les soins infirmiers
consistent à (isoler le malade, faire les soins d’hygiène, calmer la douleur.

Attitudes Psychologiques : Dire la vérité (comment se présente les choses), aider le malade à se
préparer à mourir : a) chrétiens = sacrement des malades ou prière ; b) Croyants, Musulmans =
Ministre du culte ; c) Athées = aider à mourir.
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Agir selon le désir du malade :

• Auprès de la famille : La famille sera prévenue plus souvent par le médecin. Au moment
où la mort approche, Avertir la famille qui peut désirer être présent.
• Au moment de l'agonie : Assister le malade si la famille n'est pas présente, Prier avec lui
si désir du malade.
• Après la mort : Effectuer les soins post mortem = Fermer les yeux en baissant légèrement
les paupières supérieures ; _ Maintenir la bouche fermée, au besoin mettre un bandeau
passant sous le menton et nouer au-dessus de la tête ; Garder les objets précieux du
malade.
• Signes de la mort : Arrêt de la respiration ; _ Arrêt de la circulation ; _ suppression du
réflexe cornéen et rigidité cadavérique.
• Ensevelissement : Toilette du corps ; _ Raser le visage au besoin ; _ Tailler les ongles ; _
Enlever drain, perfusion, nettoyer plaies + nouveaux pansements ; _ Boucher les orifices
naturels (vagin, rectum avec coton à l'aide d'une pince) ; _ Revêtir le défunt d'une
chemise, le couvrir d'un drap ; _ Fixer sur le drap une feuille avec identification.

CHAP XVI. PREVENTION DES ESCARRES

16. 1 DEFINITION : Une escarre est une nécrose ischémique des tissus compris entre le plan du
support sur lequel repose le sujet et le plan osseux. L'escarre est plus fréquente chez la personne
âgée. Selon sa gravité, elle met en jeu la fonctionnalité, le maintien à domicile et le pronostic
vital. L'escarre peut prévenue dans une grande majorité de cas.

16. 2. PHYSIOPATHOLOGIE

16. 2. 1 ISCHEMIE DES TISSUS CUTANÉS : L'escarre est provoquée par une compression
forte et/ou prolongée des parties molles sur le plan osseux sous - jacent. La compression
prolongée des tissus mous, supérieure à la pression de perfusion capillaire, entraîne une ischémie
tissulaire superficielle et profonde rapidement irréversible. Des forces de cisaillement peuvent
s'associer en particulier lors de position assise instable. Les frottements et la macération rendent
la peau plus sensible.
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16. 2. 2 TROUBLE DE LA SENSIBILITÉ : Le sujet qui ne ressent plus la gêne, l'inconfort de


la position couchée prolongée, ne mobilise plus spontanément ses points d'appui (rachis, os
iliaques, calcanéums).

16. 3 ÉTIOLOGIE : L'escarre de décubitus = L'escarre de décubitus est la plus fréquente. Elle
est liée à l'immobilisation prolongée. Ainsi un accident aigu, un accident vasculaire cérébral ou
une fracture du col fémoral sont responsables de la moitié des escarres du sujet âgé. A tout âge,
une immobilisation prolongée peut être responsable d’escarres. En particulier chez les comateux,
les paraplégies post - traumatiques (accidents de la voie publique, traumatismes, sportifs,
chutes ...), Les malades souffrant d'affection internes graves (soins intensifs, réanimation,
gériatrie).

16. 4 CLINIQUE

16. 4. 1 SIGNE : Les zones de prédilection sont représentées par les zones d'appui avec une
faible épaisseur de revêtement cutané. Par ordre de fréquence décroissante :

▪ Les talons ;
▪ La région sacrée ;
▪ Les régions trochantériennes et ischiatiques ;
▪ Les malléoles ;
▪ Plus rarement atteintes scapulaires, des coudes, de la nuque ...

16. 4. 2 STADES EVOLUTIFS : L'escarre évolue en plusieurs phases :

▪ Stade 0 : peau intacte mais risque d'escarre ;


▪ Stade 1 : érythème (fougère) avec œdème périphérique persistant à la levée de l'appui ;
▪ Stade 2 : apparition de phlyctènes sur fond érythémateux (surtout observé sur les régions
talonnières). Leur contenu peut être sérieux où hémorragique. Elles correspondent à une
atteinte de l'épiderme et du derme. Ces deux stades sont encore réversibles avec les
techniques de soins et de prévention ;
▪ Stade 3 : Stade de l'escarre proprement dite, avec un aspect noirâtre, cartonné du
tégument entouré d'une bordure érythémateuse et œdémateuse. Il correspond à une
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atteinte de toute l'épaisseur de la peau. La lésion n'est pas douloureuse. On distingue


parfois un écoulement séro- purulent ;
▪ Stade 4 : L'escarre atteint les tissus profonds. Après élimination ou nettoyage des zones
nécrosées, La lésion est une ulcération à bords irréguliers, très profonde, au fond de
laquelle on peut apercevoir la surface osseuse sous - jacente.

16. 5 COMPLICATION : Les complications à court terme, sont surtout infectieuses, en


fonction de la proximité d'émonctoires naturels, de l'état des défenses du malade, du type des
soins antérieurs. Comme sur toute plaie chronique, la colonisation par des germes bactériens est
constante, sans conséquence obligatoire pour la cicatrisation. Pour diagnostic d’infection, il faut
tenir compte des signes inflammatoires locaux, de la fièvre, de la nature et de la densité des
bactéries rencontrées. La biologie est un argument supplémentaire. La présence de l'os au fond
de la plaie ou d'une articulation fait suspecter une ostéite ou une arthrite dont la preuve peut être
difficile à établir (radiographies, IRM, biopsie chirurgicale). Des septicémies à point de départ de
l'escarre ne sont pas rares.

Les complications à moyen terme sont celles de l'hospitalisation prolongée, avec augmentation
de la perte d’autonomie, aggravation de troubles psychiques, en particulier syndrome dépressif,
complication iatrogènes, difficulté du retour à domicile et donc augmentation du risque de
dépendance, décès. A plus long terme, les escarres, selon leur siège, peuvent créer des troubles
orthopédiques ou fonctionnels.

16. 6 PREVENTION : On ne peut parler de traitement de l'escarre de décubitus sans insister sur
l'importance de la prévention et des mesures prophylactiques. Toute personne s'occupant de
malade à risque à un devoir d’alerte.

N.B : La prévention de l'escarre est une urgence, sa présence indiquant un défaut de vigilance.

16. 7 FACTEURS DE RISQUE : L'escarre peut aussi faire figure de complication des atteintes
sensitives lors d'affections neurologiques non traumatique (diabète, éthylisme, autre neuropathie).
Elles peuvent être iatrogènes (sous plâtre, postopératoire).

Toute maladie entraînant une phase d'immobilisation prolongée ou responsable d'une altération
grave de l'état général est à considérer à risque. A côté des deux facteurs majeurs que sont une
59

mobilité réduite et des troubles sensitifs, de nombreux autres facteurs favorisent l'apparition des
escarres (Tableau 1).

Tableau 1. Facteurs de risques pour la survenue d’escarres.

Facteurs explicatifs locaux (risque extrinsèque) ➢ Immobilité ;

➢ Hyperpression ;

➢ Cisaillement ;

➢ Frottement ;

➢ Macération.

Facteurs explicatifs Généraux (risque ➢ Age ;


intrinsèque)
➢ Etat nutritionnel ;

➢ Etat physiologique général ;

➢ Incontinence urinaire et/ou fécale.

FACTEURS PREDICTIFS. ➢ Etat cutané ;

➢ Pathologie neurologique ;

➢ Pathologies vasculaire et circulatoire.

➢ Pathologies métabolique et
nutritionnelle (diabète, Obésité)

➢ Immobilité ;

➢ Dénutrition.

Les facteurs de risque peuvent être évalués selon des échelles. La plus simple est de NORTON
(tableau 2).

Tableau 2 : Echelle de Norton.


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Condition Condition Activité Mobilité Incontinence Score


physique. Mentale.

Excellente Alerte (4/4) Ambulant Complète Continent 20/20


(4/4) (4/4) (4/4) (4/4)

Bonne (3/4) Apathique Aide à la Légèrement Occasionnelle 15/20


(3/4) marche (3/4) limitée (3/4). (3/4)

Passable (2/4) Confusion Confiné(e) au Très limitée Urinaire 10/20


(2/4) fauteuil (2/4) (2/4) (2/4).

Mauvaise Stupeur (1/4) Alité(e) (1/4) Immobile Urinaire et 5/20


(1/4) (1/4) fécale. (1/4)

N.B : Echelle de Norton. Appliquer le score correspondant à chaque case. Un score < 16


indique un patient à risque de développer une escarre.

Exemple : une personne dont la condition physique est mauvaise (1/4), condition mentale est
Apathique (3/4), L'Activité est l'aide à la Marche (3/4), la mobilité est très limitée (2/4),
incontinence (occasionnelle 3/4).

= 1 + 3 + 3 + 2 + 3 = 12. Comme cet inférieur à 16 cette malade est à risque d’escarre.

16. 8 MESURES DE PREVENTION

Les mesures prophylactiques doivent être systématiquement envisagées dès que l'état de santé
d'un malade nécessite un décubitus prolongé. Elles doivent tenir compte du pronostic fonctionnel
chez le malade, de ses perspectives de verticalisation. Le personnel infirmier doit être prévenu de
ces mesures et de leur importance. C'est lui qui aura l'essentiel de la responsabilité de la
prophylaxie. Trois (3) mesures apparaissent nécessaires :

1. Réduction des durées d'appui (changement de position) : il ne faut pas tolérer une immobilité
totale de plus de 3 heures au lit, 2 heures en fauteuil, et donc faire procéder à une mobilisation
61

passive du patient par le personnel de soins de façon très régulière. Les positions de références
sont : décubitus dorsal, décubitus semi - latéral gauche et droit, position assise. La position de
décubitus Semi - latéral doivent être stabilisées par des coussins de mousse. La position assise
doit être stabilisée et faire que l'appui concentre aussi les faces postérieures des cuisses.

2. Mesures d'hygiène : Il faut assurer la propreté minutieuse du lit et l'hygiène rigoureuse du


patient, le changer dès qu'il se mouille, pour éviter macération et pullulation microbienne.

3. Diminution des phénomènes compressifs par un support adapté : Les surmatelas à eau, à
gonflement alterné d'air où à air statique sont utilisées. Ils sont à réserver aux malades ayant un
risque important d'escarre (score de Norton < 10). Ils ont chacun des inconvénients et leur
mauvais emploi peut être préjudiciable. Les mousses découpées sont confortables, d'installation
facile et assurent une bonne répartition des pressions. Les coussins en mousse sont utiles chez les
patients assis au fauteuil.

16. 9 SOINS PROPREMENT DIT D'ESCARRES

* Soins locaux :

▪ Les moyens préventifs sont à appliquer ;


▪ Si la plaie :
o Laver ses alentours à l'eau froide en tamponnant ;
o Nettoyer les bords de la plaie, ensuite l'intérieur ;
o Assécher et application des produits utiles (dermato, Oxyde de zinc, baume de Pérou) ;
o Placer un pansement protecteur et fixer le sparadrap le plus loin possible de la plaie ;
o Si sécrétions purulentes, procéder à un écouvillonnage local avant le nettoyage ;
o Effectuer un pansement humide au dakin (Carrel) renouvelé au besoin plusieurs fois par
jour ;
o Si début nécrose, déplacer les tissus nécrosés faire des irrigations au Carrel jusqu'à
l'obtention d'une plaie propre ;
o Si la plaque de nécrose est dure et sèche, la ramollir en appliquant une pommade au
Carrel ;
o Si bourgeonnement excessif, application de nitrate d'argent sur le bourgeon.
62

* Traitement général : apport calorique et protidique.

* Traitement chirurgical : excision des parties nécrosées.

CHAP XVII. TECHNIQUES DES BANDAGES.

17. 1 DEFINITION : L'application externe d'un tissu de forme et de dimension variables,


disposé en fonction de la région et des buts de son application. Les bandages sont une technique
thérapeutique utilisée par de nombreux professionnels de santé. Cet acte de soins consiste à : _
immobiliser une partie du corps pour éviter une douleur ; _ Maintenir un pansement où une
attelle en cas de traumatisme ; _ soutenir un membre fracturé par la mise en place d’écharpe.

17. 2 FORMES DE BANDAGES

✓ Bandages pleins : écharpes, ceinture abdominale,


✓ Bandages tubulaires : filet, bas élastique (bas anti thrombose), bandage pour les doigts, ...
✓ Bandages roulés :
▪ Crêpe (Velpeau) : bien toléré par la peau, s'adapte bien à l'élasticité cutanée et aux reliefs
musculaires ;
▪ Mousse (élastique) ; usage unique ; moins épais que la bande Velpeau ;
▪ Bande Combrit : le plus utilisé ; tout blanc.

17. 3 BUTS DE L'APPLICATION

a) protection : D'une région du corps contre les chocs (ex : pansement de perfusion, plaie suturée)
contre la contamination (ex : au - dessus d'un pansement d'un doigt, de pied.

b) Immobilisation : Pour immobiliser une partie blessée et limiter les mouvements (ex : fracture,
entorse, luxation) tendinite, traumatisme.

c) Compression : Pour réaliser une hémostase (hémorragie) pour arrêter la sécrétion lactée
(sevrage) pour limiter les œdèmes (en cas d'entorse par exemple).
63

d) Contention et soutien : Pour maintenir un pansement (ex : ulcère) en cas d'allergie au


sparadrap, support et aide au retour de la circulation veineuse (Phlébite), pour limiter la dilatation
des vaisseaux (varice). Pour soutenir un muscle ou une plaie en cas d'intervention chirurgicale ou
de traumatisme, soutenir un membre dans la position voulue.

17. 4 APPLICATION DE LA BANDE (démarche)

17. 4. 1 Collecte des données :

a) Identification du patient (nom, N0 de chambre et du lit, diagnostic et traitement ;


b) Endroit d'application du bandage ;
c) Buts du bandage, relation avec le diagnostic ;
d) Fréquence d'application (ex : si une fois / jour, se fait dans le cadre des soins du matin,
avec la toilette) ;
e) Voir si le bandage peut être enlevé avant la toilette et observer l'état de la peau ;
f) Se renseigner si application de pommade = compresse ;
g) Se renseigner si surveillance spécifique ;
h) Mobilisation : du membre : position à respecter ? Aide où sans Aide ? ;
i) Possibilités de collaboration du patient.

17. 4. 2 Principes d'application :

a. Choisir une bande de longueur et de largeur appropriées, et utiliser le matériel de bandage


le mieux adapté au but de celui - ci ;
b. Appliquer un bandage sur une surface cutanée propre et sèche (sauf pansement humide) ;
c. Installer le patient en position confortable : * Bien dégager la région où on applique le
bandage ; * Positionner l'articulation en position fonctionnelle, c'est - à - dire demi
fléchie ;
d. Se mettre de façon à regarder le malade, pour observer ses réactions et susciter sa
participation suivant son état. Si nécessaire, informer le malade des buts du bandage et de
la collaboration attendue.
e. Agir avec douceur et précaution ;
64

f. Toujours appliquer une bande roulée de la partie distale vers la partie proximale du
membre (par rapport au corps) ;
g. Appliquer une bande à pressions égales et pas trop fortes (demander l'avis du patient)
pour ne pas former un garrot à un endroit ou l’autre. Ne pas non plus appliquer la bande
de façon trop lâche car il se défait et est source d’inconfort, de contamination, ...
h. Si pansement, le bandage doit recouvrir complètement toute la surface du pansement ;
i. Surveillance au cours de la journée : maintien du bandage, état du bandage (propreté) au
point de vue circulatoire : quel que soit le but poursuivi, il faut rester attentif au fait qu'un
bandage ne doit, en aucun cas, faire effet de garrot. Il est donc nécessaire de laisser les
extrémités des membres libres, afin de vérifier périodiquement si les doigt et les orteils
pansés ne sont pas froids, cyanosés, et/ou engourdis, gonflés, auquel cas il faudrait
immédiatement desserrer le bandage.

17. 4. 3 PRATIQUE DES BANDAGES ROULES (Elle se compose : le globe ; le chef initial ; le
chef terminal) = L'application externe d'un tissu de forme et de dimension variables, disposé en
fonction de la région et des buts de son application. Les bandages sont une technique
thérapeutique utilisée par de nombreux professionnels de santé.

17. 4. 4 TECHNIQUE GENERALE DE MISE EN PLACE ET DE RETRAIT D'UNE BANDE


(application)

17. 4. 4. 1 Bien choisir la bande : _ Trop large, les tours de bandes baillent. Le bandage ne
restera pas en place ; _ Trop étroite, la bande forme facilement une corde avec risque d'effet
garrot.

17. 4. 4. 2 Pose de la bande :

✓ Tenir le globe dans la main droite, et les circulaires se font de gauche à droite, Pour les
droitiers et inversement pour les gauchers ;
✓ Tenir la bande de façon à ce que le globe soit à l'extérieur ;
✓ Tout bandage, à l'aide de bandes roulées, commence et termine par deux circulaires, pour
éviter le glissement ;
✓ La première légèrement en biais ;
65

✓ Ensuite replier la pointe formée et la maintenir par une seconde circulaire ;


✓ Si la bande est trop courte : la prolonger par une autre bande de même largeur (fixer la
seconde sur la première si nécessaire avec du sparadrap et en dehors de l’articulation) ;
✓ Fixer la bande à l'aide de sparadrap, d'épingles de sûreté, de fixe - bandage (agrafes).

17. 4. 4. 3 Retrait de la bande : _ Dérouler la bande en la serrant en boule et en la passant d'une


main à l'autre (former une pelote pour éviter de laisser traîner la bande), en sens inverse de la
pose ; _ Ne jamais arracher une bande qui colle = humidifier avec du sérum physiologique, si
insuffisant, couper avec ciseaux (sécurité du patient).

17. 4. 4. 4 Enroulement de la bande : _ Globe à l'intérieur de la bande ; _ Bien serrer et


l'enrouler de manière uniforme.

17. 4. 5 SORTES DE BANDAGES ROULES

17. 4. 5. 1 Circulaire : Bandage appliqué autour d'une section du corps ou d'un segment de
membre, Chaque tour recouvre entièrement le précédent, la circulaire commence et termine
presque tous les bandages roulés (fixation).

17. 4. 5. 2 Spirale : Bandage appliqué autour d'une section du corps ou d'un segment de membre,
chaque tour couvre le tour précédent de 2/3 ou de la largeur du tour précédent.

17. 4. 5. 3 Croisé ou spica où bandage en huit (8) : Bandage utilisé sur les segments de
membres et les articulations, tours de spires obliques recouvrant à chaque fois le jet précédent en
le croisant. Les tours de bandes sont disposés symétriquement en forme d’épis.

17. 4. 5. 4 Spirales renversées : Le bandage est replié en partie sur lui - même afin d'ajuster plus
uniformément les tours qui sont superposés comme dans la spirale mais des croisés sont obtenus
par renversement de la bande sur le dessus = même aspect que le spica.

17. 4. 5. 5 Récurrent : Etalement de la bande en éventail par des jets qui reviennent en avant, en
arrière, les uns sur les autres. Utilisé en général pour recouvrir l'extrémité d'un membre ou d'un
moignon.
66

17. 4. 5. 6 Testudo : Bandage d'une articulation permettant de maintenir un pansement tout en


gardant cette articulation fonctionnelle.

17. 4. 6 TECHNIQUE DE BANDAGES

A. Bandages de segments de membre

➢ INDICATIONS : Pour maintenir un pansement, pour maintenir une attelle ou un


pansement de perfusion, Pour maintenir une compresse et protéger la peau en cas
d'application de pommade.
➢ REALISATION : Choisir une bande de 6 à 8 cm de large, en fonction de la surface à
recouvrir et du matériel disponible. Fizeau poignet par deux circulaire, remonter vers le
coude (ou le haut de la jambe) par spirales, croisés (spica), ou spirale renversée. Terminer
par deux circulaires et fixer.

a) Bandage spirale : Les deux circulaires du bas étant faites, remonter entrecouvrant chaque
circulaire posée d'un tiers.

b) Bandage croisé (spica) : commencer le bandage comme le précédant mais remonter


progressivement en croisant la bande sur le dessus de manière à faire des chevrons qui se
superposent.

c) Bandage renversé : Ce bandage forme également des chevrons superposés comme dans le cas
précédent mais cette fois, ils sont obtenus par renversement de la bande sur le dessus du
pansement.

d) Les récurrents :

e) Le bandage testudo.

10) Le coude et le genou

➢ INDICATION : Pour maintenir une compresse en cas de plaie chirurgicale.


➢ REALISATION : Après avoir légèrement fléchi le membre, faire deux circulaires de
départ sur l'articulation (coude ou genou), alterné ensuite les tours de bande en dessous et
au - dessus de l’articulation, en décalant la bande de quelques centimètres à chaque tour :
67

elle est ainsi croisée en 《8》au creux de l’articulation. Terminer par deux circulaires au
- dessus de l'articulation et fixer.

2o) Le talon

➢ INDICATIONS : Contention du talon en cas de pansement d'escarres prévention des


escarres.
➢ Réalisation (idem)
➢ Technique (idem)

3o) Les bandages de la main (roulé d'un ou plusieurs doigts).

a) Spirale (1 doigt)

➢ INDICATION : Bandage courant pour tous usage (panaris), maintenir un pansement,


l'articulation reste fonctionnelle. Peut être réalisé pour protéger un ou plusieurs doigts
voire les 5 doigts.
➢ REALISATION de la spirale : Choisir une bande de 4 cm de largeur (Velpeau ou mieux
bandage tubulaire) ; deux circulaires au poignet, mener la bande sur le dos de la main,
jusqu'à recouvrir l'extrémité du doigt et sa deuxième face (attention de ne pas étirer la
bande), enrouler lâchement autour de l’extrémité, recouvrir le doigt par des spirales,
terminer par deux circulaires au poignet en y revenant en oblique de l'autre côté.

2 Doigts :

N.B : Ce type de roulé peut être utilisé pour plusieurs doits ou tous les doigts.

➢ INDICATION : Séparer les doigts de la main et les plis de flexion en cas de brûlure,
recouvrir plusieurs pansements si plaies multiples à plusieurs doigts.
➢ REALISATION : Choisir deux ou trois bandes de 4 cm de largeur ; bandage formé par
l'ensemble des 5 roulés des doigts ; commencer par le pouce à la main droite du malade,
par le petit doigt à la main gauche du malade. Toujours réaliser la spirale d’un seul doigt
à la fois (pas deux doigts ensemble).

b) Bandage du moignon
68

➢ REALISATION :
• Choisir une ou deux bandes de 8 à 10 ou même 12 à 15 cm de largeur en fonction du
lieu d'amputation (avant - bras, bras, jambe ou cuisse).
• Commencer en tenant la bande, globe en dessous ;
• Effectuer des récurrents ascendants et descendants, bien recouvrir l'extrémité du
moignon ;
• Aller de la partie supérieure du membre et faire lâchement quelques spirales en
revenant vert l'extrémité du moignon.
• Continuer jusqu’à épuisement de la bande ;
• Terminer par deux circulaires.

REMARQUE : Pour la réinstallation confortable du patient, ne pas surélever le moignon.

CHAP 18. MATERIEL DE SOINS.

18. 1 Matériel de collection ;

18. 2 Matériel d'appui et/ou transport ;

18. 3 Matériel de pansement.

N.B La présentation de ces trois premiers types de matériel sera faite par les étudiants et recadrée
en plénière.

18. 4 Matériel divers.

18. 4. 1 Définition des concepts.

Matériel de soins : c'est un objet nécessaire utilisé par l'infirmière en vue de répondre aux
besoins fondamentaux chez un malade.

18. 4. 2 Matériels des soins proprement - dit.

18. 4. 2. 1 Bassins

➢ Matière : Porcelaine ; Acier inoxydable ; Métal émaillé ; Plastique.


69

➢ Emploi : Toilette ordinaire ; Toilette intime ; Bain de lit (Bassin plus grand) ; Bain de
pieds.
➢ Entretien : si l'usage est personnel, rincer, si nécessaire employer un détergent et essuyer
(cet entretien est journalier). Si l'usage est collectif désinfecter après chaque emploi, et
nettoyer. Après le départ du malade, la désinfection est obligatoire ; ainsi que la remise
en ordre.

18. 4. 2. 2 Bassin de lit (panne de lit).

➢ Usage : Recueillir les urines et selles de malades alités ; Recueillir les urines et selles
pour examens ; Recueillir les liquides d'irrigation (vulvaire, vaginale, vésicale).
➢ Matière : Métal émaillé ; Acier inoxydable ; Plastique.
➢ Forme : Rond ; Long ; Plat ; Ovale.
➢ Générisés :
o Veuillez à une propreté scrupuleuse du bassin de lit ;
o Ne jamais se servir d'un bassin de lit endommagé ;
o Pour le malade fort maigre où présentant des escarres, placer un linge plier en deux où
une couche d'ouate sur le bord du bassin ;
o Enlever au préalable le coussin à aire et le rouleau ;
o Couvrir le bassin de lit : couvercle ou un petit linge ;
o Ne jamais déposer sur le sol le bassin de lit ;
o Avant d'installer le malade sur le bassin de lit, inviter les visiteurs à se retirer, fermer les
fenêtres, éventuellement disposé d'un paravent.
➢ Technique :
• Le malade peut se soulever :
✓ Poser la couverture individuelle ;
✓ Saisir d'une main le bord plat tourné vers le siège du malade, le poignet tourné vers les
jambes ;
✓ Demander au malade de plier les genoux et de s'appuyer sur le talon, Soutenir d'une main
le malade dans les reins, glisser le bassin sous lui ;
✓ S'assurer que le bassin est bien placer ;
✓ Placer la sonnette à sa portée, lui donner du papier hygiénique ;
70

✓ Couvrir le malade convenablement ;


✓ L'infirmier s’éloigne, mais reste dans les environs.
• Le malade ne peut pas se soulever lui - même : Afin de ne pas souffrir le malade
inutilement ou risquer de mal placer le bassin, il faut faire appel à l'aide d'un deuxième
infirmier :
• A deux : Le premier infirmier glisse une main dans les reins et la second sous les cuisses
du malade, le deuxième infirmier glisse une main dans les reins du malade et saisit le
poignet de sa compagne de l'autre main, il glisse le bassin de lit sous le siège du malade.
• A trois : Deux infirmiers soulèvent le malade tandis que le 3éme glisse le bassin sous le
malade.
➢ Enlever le bassin :
✓ Le malade se soulève, où est soulevé, soutenir le malade dans les reins ;
✓ Nettoyer la région anale avec du papier hygiénique ;
✓ Enlever prudemment le bassin ;
✓ Le placer sur la tablette inférieure de la table de chevet où sur la chaise ;
✓ Recouvrir immédiatement le bassin de lit du linge ;
✓ Après chaque selle laver le siège et éventuellement les mains du malade ;
✓ Le réinstaller confortablement ;
✓ Aérer la chambre ;
✓ Tous remettre en ordre.
✓ Noter la selle sur la feuille de température : quantité, aspect et fréquence ;
✓ Vidange du bassin :
o S'assurer d'abord si le contenu ne doit pas être conservé ;
o Contrôler le contenu s'il y a quelque chose d'anormale et avertir l'infirmier chef ;

N.B Si des compresses, ouate ou pansement tombent dans le bassin de lit, les enlever au moyen
d'une vieille pince et le déposer dans le sceau à pansement. Ne jamais le jeter dans la toilette.

➢ Entretien : Après chaque usage :


Bassin personnel = Rincer à l'eau claire ; Nettoyer avec une brosse spéciale ; Rincer à
nouveau le bassin et la brosse ; Essuyer.
71

Bassin non personnel = Le bord et fond doivent être désinfectés au moyen d'un linge
mouillé dans une solution désinfectante.
Chaque jour : Laver convenablement le bassin de lit dans une eau savonneuse
éventuellement employer une poudre détergente ; Rincer et essuyer.

N.B : il existe des appareils spéciaux (vide panne) dans lequel les bassins sont vidés, nettoyés et
parfois même désinfecté.

18. 4. 3 Urinal.

➢ Indication : Recueillir les urines chez l'homme et chez la femme.


➢ Matière : En verre ; Métal émaillé ; Acier inoxydable ; Plastique.
➢ Forme : Urinal pour homme ; Urinal pour femme.
➢ Technique : Chez l'homme :
• Habituellement le malade s'en sert lui - même ;
• Cependant, dans certain cas déterminé, l'infirmier devra prêter son aide : placer l'urinal
entre les jambes du malade et introduire la verge dans l'urinal (ne jamais toucher la verge
de la main nue).

Chez la femme :

• Demander à la malade d'écarter les jambes ;


• Déprimer fortement le fond du lit entre les jambes ;
• Glisser l'urinal sous le périnée ;
• Continuer à exercer une pression de la main pour déprimer le matelas afin de pouvoir
enfoncer l'urinal bien en place.
➢ Vidange :
• Avant de vider, vérifier l'aspect des urines ;
• S'assurer si les urines ne doivent pas être conservée ;
• Ne jamais déposer l'urinal sur la tablette supérieure de la table de chevet ;
• Eventuellement noter sur la feuille de température et la qualité d'urine émise.
➢ Entretien : Après chaque émission, l'urinal doit être rincé à l’eau, Nettoyé à l'intérieur
avec une brosse et s'il sert à plusieurs personnes, il faut le désinfecter.
72

➢ Remarque :
• Ne jamais poser l'urinal sur la tablette supérieure de la table de chevet ;
• Utiliser de préférence des urinaux personnels ;
• Si un dépôt se forme au fond de l’urinal, rincé avec de l'eau vinaigrée chaude.

18. 4. 4 Crachoir

➢ Usage : Recueillir les expectorations (crachats) ;


➢ Matière : En verre ; En porcelaine ; Métal émaillé ; Acier inoxydable ; Plastique. Avec
ou sans graduations, et toujours pourvus d'un couvercle.
➢ Technique : _ Avant usage versé dans le crachoir un peu d'eau ou de sel de soude dans le
fond pour le cas non infectieux. Au contraire y mettre du désinfectant pour le cas
infectieux ; _ Apprendre au malade à soulever le couvercle et à cracher au milieu du
récipient ; _ si le patient est gravement malade, l'infirmier devra l’aider à : soulever le
couvercle, présenter le crachoir et essuyer la bouche avec une compresse ou de la
cellulose (prévoir un second récipient avec un désinfectant pour y jeter la cellulose ou gaz
ainsi utiliser).

N.B : si le malade tousse, se placer derrière - lui.

➢ Entretien : _ Si les expectorations ne sont pas infectées, le crachoir est vidé et rincé ; _
Si elles sont infectées, le désinfecter et stériliser soit par ébullition soit par trempage ou
encore au Poupinel et enfin ranger les matériels ; _ Il existe des appareils, qui vident,
nettoient et stérilisent les crachoirs.

18. 4. 5 Bassin réniforme : petit bassin en forme de rein où de haricot.

➢ Usage : _ Recueillir les vomissements et parfois, l'eau de rinçage de la bouche ; _


Recueillir les pansements sales, instruments souillés, liquides de sondage vésical,
matières fécales, ...
➢ Sorte : _ Bassin réniforme haut, (à bords surélevés), parfois muni d'une poignée ; _
Bassin réniforme plat.
➢ Matière : Métal émaillé ; Acier inoxydable ; Plastique.
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➢ Entretien : _ Bassin non infecté est lavé dans une eau savonneuse, rincé et essuyer ; _
Bassin infectée est désinfectée par immersion, enlever la tâche au moyen de poudre
détergente, rincé, sécher.

N.B Dans certains établissements le bassin sont stérilisés à l’autoclave.

18. 4. 6 Bloc : ce sont de bloc de bois, portant au centre une excavation ronde, destiné à placer
sous le pied du lit.

Usage : On les emploie pour surélever une partie du lit : _ soit le pied du lit = Position déclive où
Trendelenburg ; _ soit la tête du lit : position proclive.

18. 4. 7 Soutiens Pour les pieds.

➢ Usage : Employés pour prévenir le glissement du malade vers le pied du lit.


➢ Sortes : _ coussin dur recouvert d'une alèze ; _ Petit sac remplit de sable ; _ Caissettes en
bois ; _ Boîte en carton fort capitonné et recouvert d'une alèze.

18. 4. 8. Coussin - rouleau : coussin cylindrique et allongé, qui sert à soutenir : _ Les genoux ; _
Le rein ; Le bras, …. A prévenir le glissement du malade dans son lit. Il est recouvert de toile
caoutchouté et d'une alèze lorsqu'il est utilisé chez les malades incontinents.

18. 4. 9 Arceau ou cerceau du lit.

➢ Usage : Utiliser pour soutenir le poids de couverture et aussi la pression de la literie sur le
corps ou une région déterminée de celle - ci.
➢ Sortes : _ Cerceau ordinaire = de grandeur différente ; _ Cerceau électrique = Pourvu à
l'intérieur des lampes électriques, et d'un thermomètre.
➢ Technique : _ Veiller à ce que le bord métallique ne blesse pas le malade ; _ Prévoir de
la couverture suffisamment large ; _ Dans l'emploi du cerceau électrique, bien surveillé
pour éviter une éventuelle brulure et incendie (degré de chaleur), et bien border le lit pour
éviter une déperdition de chaleur ; _ Surveiller également le faciès du malade et contrôler
régulièrement son pouls.
74

N.B : Le cerceau électrique ne s'emploie jamais chez un malade agité, chez les vieillards, et chez
les enfants. Il est employé uniquement sous prescription médicale.

18. 4. 10 Dossier support.

➢ Usage : Employer lorsque le malade doit être assis, ou semi - assis, afin de réduire le
nombre d’oreiller.
➢ Espèce : _ cadre métallique sur lequel est tendu un treillis en fil de fer ; _ Planche de bois.
➢ Technique : Placer le dossier en inclination souhaiter ; _ Recouvrir le cadre d'une alèze
par mesure d'hygiène et pour éviter d’abimer le lit ; _ Placer le traversin contre le support
dossier (coté le plus large vers le bas).

18. 4. 11 Bouillotte ou thermophore

➢ Définition : C'est un sac à chaude de caoutchouc avec une fermeture hermétique au


moyen d'un bouchon à vis ou bouchon de caoutchouc destiné à produire la chaleur sèche.
➢ Indications : _ Réchauffer le lit du malade ; _ calmer la douleur ; _ Favoriser la
circulation sanguine ; _ Faire transpirer le malade ; _ Provoquer une dérivation.
➢ Précaution à prendre : _ Utiliser la bouillote enveloppée dans une housse ; _ La
température d'eau à utiliser est de ±80℃.
➢ Technique :
o S'assurer que le thermophore est en parfait état ;
o Pour le remplissage veillé à ce que le filet d'eau soit moins que l'ouverture de votre sac à
eau chaud ;
o Suivant le but à atteindre remplir le sac au tiers ou au trois quart ;
o Faire le vide d'aire ;
o Fixer soigneusement le bouchon ;
o Essuyer le sac ;
o Retourner le sac, goulot vers le bas pour s'assurer que le bouchon est bien serré et qu'il
n'y a pas de fuite dans le caoutchouc ;
o Envelopper le sac d'une housse adéquate ;
o Suivant le but à atteindre glisser le sac entre deux couvertures, on le place à l'endroit
indiqué par médecin ;
75

o Si le réchauffement continu, renouveler l'eau chaud après 2 - 3 heures ;


o Si on emploie simultanément plusieurs thermophore, ne pas renouveler l'eau chaude dans
tout le sac.

N.B : Il y a lieu de vérifier régulièrement l'état de la peau du malade.

➢ Entretien : Après usage, il faut nettoyer la housse et la bouillotte à l'eau savonneuse,


rincer, essuyer et laisser égoutter. Ensuite talque, si elle doit être gardée longtemps, à
conserver dans un endroit frais.
➢ Danger : Brûlure.

18. 4. 12 Sac à glace

➢ Définition : C'est un sac de caoutchouc muni d'une fermeture hermétique, et d'un


bouchon à vis ou bouchon en caoutchouc.
➢ Indication : Calmer la douleur ; Prévenir l'inflammation ; Faire tomber la température ;
Prévenir ou arrêter l’hémorragie.
➢ Contre-indication : Etat de choc ; Hypothermie ; En cas de constipation.
➢ Endroit à placer : Tête (maux de tête ; hémorragie cérébrale ; convulsion ; méningite) ;
Poitrine (hémoptysie ; affection pulmonaire) ; Abdomen (Péritonite ; hématémèse ;
appendicite) ; Jambes (varices ; Phlébite ; thrombophlébite).
➢ Technique : Mettre le sac à glace à l'endroit déterminé ; Fixer ; Le laisser jusqu'à ce que
la glace soit à moitié fondue.
➢ Renouvellement : Laisser la housse jusqu'à ce qu'elle soit humide, changer dans ce cas ;
Vider le sac et remplir de nouveau, ne pas échanger le sac d'un malade à l'autre ; Vérifier
si le refroidissement doit être poursuivit pendant la nuit ; Surveiller l'état de la peau ;
Essuyer et talquer la peau.
➢ Entretien et conversation : Après chaque usage = Vider le sac ; Laver de l'eau
savonneuse, désinfecter si nécessaire ; Laisser égoutter, talquer, y laisser un peu d'air et
fermer ; Garder dans un endroit frais.

18. 4. 13 Pèse - Personne, Balance, Toise

a) . Pèse - personne, balance :


76

➢ Usage : Instrument servant à peser le malade dans le but de vérifier le gain ou la perte du
poids.
➢ Sortes : Il en existe de différents modèles, avec poids, Ou flèche, balance à plateau, pèse-
bébé, balance murale, balance électrique, ... Le poids et la taille s'interprètent ensemble.

b) Toise : C'est une tige, une latte, ou un bâton vertical ou horizontale gradué, et souvent fixé au
mur, ou au pèse personne. Qui sert à mesurer la taille. (Longueur du corps, ou grandeur).

Technique : Expliquer au patient et aux parents s'il s'agit d'un enfant, que ce sont des actes
systématiques utiles à la surveillance d'un régime, d'une thérapeutique ou du développement
staturo-pondéral.

Mesurer :

_ La toise est munie d'un index horizontal mobile ; glisser cet index vers le haut, pour que le
malade ne cogne pas ;

_ Demander au malade d'ôter ses chaussures, bonnet ou chapeau ;

_ Placer le patient, bien droit, pieds joints, tête et dos contre la toise, menton légèrement relevé,
aplatir les cheveux. Abaisser l'index jusqu'à frôler la tête du patient qui regarde droit devant lui.
Lire la taille indiquée et la transcrire sur la feuille de surveillance.

Fréquence de mesure de la taille : * Chez l’enfant, la surveillance est mensuelle la peser :

_ Il est important, avant la pesée, de s'assurer si le pèse-personne est bien réglé. Le réglage varie
d'un modèle à l'autre : se renseigner sur la technique de vérification.

_ Dévêtir le patient pour réduire au minimum le poids des vêtements (peignoir, pyjama, bas). Si
les pesées doivent être répétées, il faut veiller à ce que le patient porte les mêmes vêtements.

_ Interroger le patient sur son poids habituel et le noter.

_ Utiliser une balance adaptée à l'état du patient (assise où allongée).

_ Faire monter la balance sur le plateau du pèse - personne lui demandé de ne pas bouger,
attendre que l'aiguille soit immobilisée et lire le poids, le noter dans le dossier du patient.
77

* Pour Les nourrissons : chauffer la pièce et placer une protection à usage unique sur le pèse -
bébé en restant à proximité de l'enfant mais sans le toucher pendant la pesée pour prévenir les
chutes. Lire le poids et tracer une courbe de poids.

Pour d'autre modèles, il est souhaitable d'apprécier d'abord le poids de la personne à peser et de
placer ces poids (on peut également mettre l'appareil au point et plaçant déjà au préalable le
poids correspondant à la dernière pesée du malade) ensuite peser le patient. Rabattre l'arrêt du
plateau et lire le poids indiqué. Pour faire plus vite, on voit immédiatement si elle remonte ou
descend. Il faut dans ce cas, travailler des deux mains. Inscrire au rapport : datte, taille, poids
(mentionner habituellement, genre et nombre de vêtements).

CHAP. XIX. REFECTION D'UN LIT

19. 1 Définition : Actions de refaire un lit et/ou changer tout ou partie de la literie.

19. 2 Objectifs : _ Apporter au maximum de confort au patient ; _ Assurer l'hygiène ; _


Privilégier la sécurité.

19. 3 Indications : _ Tous les jours, le matin au lever du patient ; _ Plusieurs fois par jour en cas
de lit souillé ou d'inconfort ; _ Avant un départ au bloc opératoire.

19. 4 Recommandations : Aérer la chambre pendant la réfection du lit si possible (le patient est
soit dans le cabinet de toilette, dans les couloirs, ou bien dans son fauteuil bien couvert).

19. 5 Matériel : Après avoir observé l'état de la literie, n'entrer dans la chambre qu'avec le linge
nécessaire :

_ 2 draps 1 alèze, 1 taie d'oreiller et/ou 1 taie de traversin ;

_ Matériel pour désinfecter la house du matelas, les barrières et bords du lit ;

_ Prévoir un chariot ;

_ Solution hydro - alcoolique ;

_ Sac pour le linge éventuellement.


78

19. 6 Déroulement du soin

_ Allumer la présence ;

_ Ouvrir la fenêtre pour aérer ;

_ Installer une chaise au pied du lit ;

_ Se laver les mains ;

_ Défaire le lit comme suit :

o Mettre le linge souillé sur le support à bassin, ou dans un sac prévu à cet effet ou dans la
taie sale accrochée au dos de la chaise ;
o Se passer les mains à la solution hydro - alcoolique ;
o Désinfecter le lit ;
o Se passer les mains à la solution hydro - alcoolique ;
o Désinfecter le lit ;
o Refaire le lit ;
o Veiller à faire les coins de lit correctement et laisser un pli d'aisance au pied du lit (si le
matelas est anti - escarre, ne pas border) ;
o Réinstaller les oreillers ;
o Adopter les habitudes du service : relever une barrière ou non laisser le lit ouvert ou non
monter le dessus de lit jusqu'aux oreillers, etc...
o Refermer la fenêtre, Réinstaller la chambre (sonnette et téléphone à proximité, carafe
d'eau ...)
o Mettre le linge sale dans les bacs prévus à cet effet en le triant avec des gants ;
o Désinfecter le support à bassin, la chaise, les barrières du lit ....

CHAP XX HYGIENE DU MALADE

20. 1 BAIN DE LIT

20. 1. 1 BUT : _ Conserver la peau et les phanères en parfait état de propreté ; _ Prévenir
l'apparition des lésions cutanées.
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20. 1. 2 INDICATIONS : _ Hyperthermie ; _ Grande fatigue ; _ Coma ; _ Malade alité.

20. 1. 3 RESPECTER LA PUDEUR ET L'INTIMITEE DE LA PERSONNE.

Dans la chambre : _ Mettre des paravents. Tirer rideau de séparation ; _ Porte fermée ; _ Ne pas
interrompre la toilette sans motif grave ; _ Proposer la salle de bains toutes les fois que cela est
possible.

Au niveau du soin de la personne : _ Lui proposer d'effectuer seule la toilette des organes
génitaux, en l'aidant si besoin dans le rinçage du gant ; _ Ne jamais la laisser nue sur son lit.

1. MATERIEL

Linge de toilette : Deux (2) gants de toilette ; _ Deux serviettes de toilette.

Linge pour le change de la personne : Robe de nuit, peignoir ; _ vêtements de ville si besoin.

Linge propre pour le change du lit.

a) Le Matériel de toilette : _ Savon (normal, spécial dermatologique) ; _ cuvette ; _ Glace ; _


Rasoir (électrique, mécanique, plus mousse à raser, alter - shave) ; _ Produits beauté (crème...) ;
_ Eau de Cologne ; _ Brosse, Peigne ; _ Verre à dents, brosse à dents, dentifrice, haricot, Produit
d'entretien prothèse dentaire ; _ coupe - ongles ; _ coton - tige.

b) Matériel environnant : Poubelle chambre ; _ sac à linge ; _ Paravent ; _ Plan de travail.

TECHNIQUE DE TOILETTE

Installer la personne :

• Déborder le lit de haut en bas sans découvrir la personne ;


• Oter le couvre - lit, la couverture, les déposer sur une chaise ;
• Oter un oreiller si besoin ;
• Prévoir l'eau ;
• Cuvette remplie d’eau, à la température voulue par la personne ;
• Veiller à ce que l'eau demeure chaude ;
• Changer aussi souvent que nécessaire. Après chaque région corporelle lavée ;
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• Effectuer la toilette avec logique, de façon naturelle, d'une main ferme, mais sans
brusquerie ;
• Savonner ;
• Rincer abondamment ;
• Sécher ;
• Insister au niveau des plis naturels : aisselles, dessous des seins, aines, ombilic, siège de
transpiration, d’irritation. Proscrire le talc et pommade favorisant la macération.

Déroulement

1. Fermer la porte ;

2. Mettre la présence ;

3. Fermer les fenêtres (la pièce doit être à une température d'au moins 20o ;

4. Préparer le matériel ;

5. Vérifier que le patient n'est pas souillé et si besoin lui proposer le bassin ;

6. Installer confortablement la personne (enlever si possible les oreillers et relever la tête de lit ;

7. Enlever la couverture et la placer au pied du lit ou sur une chaise préalablement nettoyée /
désinfectée ;

8. Se laver à nouveau les mains ;

9. Remplir la cuvette et tester l'eau pour voir si elle est à la bonne température ;

Une protection est à glisser sous le patient, de la tête aux pieds, au fur et à mesure du
déroulement de la toilette (serviette de toilette où alèse à usage unique) afin d'assurer un
maximum de confort.

Si le patient est souillé assurer un change au préalable comme suit :

• Mettre des gants de protection ;


• Faire tourner la personne sur le côté ;
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• Nettoyer le siège (la région fessière) en commençant par la fesse du haut, puis la région
anale (Pour les femmes de la vulve à l’anus, en remontant) puis le pubis si nécessaire ;
• Sécher et rouler l'alèse sale en place ;
• Mettre une alèze propre, la rouler à côté de l'alèse sale ;
• Faire retourner la personne ;
• Finir de nettoyer l'autre fesse et sécher ;
• Enlever l'alèse sale ;
• Dérouler l'alèse propre, réinstaller la personne ;
• Vider l'eau ;
• Retirer les gants ;
• Se laver les mains ;
• Désinfecter la cuvette ;
• Se relaver les mains ;
• Remplirai la cuvette.

Toilette du visage

• Retirer la robe de nuit, la poser sur le thorax ;


• Laver le visage à l'eau claire ;
• Rincer, puis sécher avec la serviette.

Selon les circonstances, la toilette du visage est à compléter avec les soins des dents ou de
bouche, le rasage et le coiffage avant de débuter la toilette du thorax ou en fin de toilette.

Soin des dents

• Se laver les mains avec le soin ;


• Brosser les dents du patient ;
• Faire rincer à l'aide du verre et faire cracher dans une cuvette ou un haricot ;
• Faire un soin de bouche si nécessaire.

Rasage, si besoin, avant ou après la toilette.


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Toilette du thorax

• Retirer la moitié de la chemise, côté le plus éloigné ;


• Savonner le bras, la moitié du thorax, de l’abdomen, sans oublier l'aisselle et le sein du
côté le plus éloigné ;
• Rincer et sécher avec la serviette ;
• Revêtir la partie lavée avec la chemise propre ;
• Retirer la chemise sale et savonner l'autre moitié du thorax ;
• Rincer et sécher ;
• Massage aux coudes, si nécessaire ;
• Enfiler la chemise propre si le dos a pu être lavé, sinon la poser sur le thorax ;
• Changer l’eau, si elle est savonneuse et / ou sale.

Toilette des cuisses, des jambes et des pieds.

• Plier le drap afin de dégager la partie inférieure du corps ;


• Savonner, rincer et sécher la jambe opposée au soignant ;
• Faire de même pour l'autre jambe ;
• Massages aux talons, si nécessaire ;
• Changer l’eau.

Toilette intime chez la femme.

• Recouvrir la patiente de son drap, faire replier les jambes si possibles ;


• Mettre le bassin (en tenant compte des habitudes de la patiente et/ou du service) ;
• Mettre des gants de protection à usage unique ;
• Laver le pubis et les plis de l’aine, savonner la vulve ;
• Rincer abondamment avec le bock ou autre, puis retirer le bassin ;
• Sécher avec la serviette par tamponnement, sans frotter ;
• Changer l'eau et le gant (couvrir la personne pendant), parfois utilisation d'un gant de
toilette jetable ;
• Jeter les gants à usage unique ;
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• Se laver les mains.

Toilette du dos et du siège

• Tourner la personne sur le côté ;


• Savonner le dos ;
• Rincer et sécher ;
• Savonner le siège avec des gants à usage unique ;
• Rincer et sécher ;
• Retirer les gants à usage unique et se passer les mains avec une solution hydro -
alcoolique ;
• Effectuer un massage du sacrum si nécessaire.

Puis, assurer l'aide à l'habillage de la personne.

20. 2 SOINS SPECIAUX.

20. 2. 1 LAVAGE DE LA BOUCHE

• Les objectifs du lavage de la bouche

1. Conserver ou restaurer l'intégrité des muqueuses buccales ;

2. Conserver les caractéristiques physiologiques de la cavité buccale ;

3. Participer au bien - être de la personne.

• Règles à suivre

1. Connaître le produit (hextil, isobétadine buccale, bicarbonate de soude, hibident, ...) ;

2. S'assurer de la collaboration du patient. Ce soin doit être atraumatique pour le patient et pour
le soignant ;

3. Prendre des mesures d'hygiène personnelles. Ce soin doit être réalisé avec le port de gants ;

4. Le soin est réalisé avant le repas.


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Réalisation du soin selon le schéma universel des soins.

▪ Prise de renseignements : _ Observation, état des muqueuses ; _ Produit ; _ Fréquence.


▪ Prévenir le malade : _ Etat de santé, coopération ; _Matériel.
▪ Rassembler : Cupule (bol) ; _ B.R ; _ Protection ; _ Abaisse - langue ; _ Gants ; _
Produits (isobétadine, hextil, hibident, Bicarbonate de soude) ; _ Compresses stériles
(soins d’hygiène).
▪ Se laver les mains ;
▪ Préparer le matériel du chevet du patient ;
▪ Installer le patient (semi - assise si possible) ;
▪ Exécution du soin :
o Placer la protection ;
o Placer les compresses dans le bol ;
o Imbiber les compresses ;
o Mettre des gants ;
o Retirer les prothèses s'il y en a ;
o Rouler la compresse sur le doigt ;
o Exprimer le surplus de produit ;
o Demander au patient d'ouvrir la bouche (abaisser la langue au besoin).

Commence par le palais, ensuite la langue et les joues, terminer par les dentes et l’extérieur.
Toujours du plus propre au plus sale. Proposer un rinçage à l’eau, lubrifier les lèvres au besoin.
Entretien des prothèses et les remettre.

▪ Réinstaller le malade ;
▪ Ranger le matériel + entretien ;
▪ Se laver les mains ;
▪ Signer le soin.

Noter et transmettre les observations : aphtes, muqueuses sèches, saignement, douleurs, état des
dents, haleine, langue chargée.
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EVALUATION DU SOIN : _ La cavité buccale est propre ; _ Les lèvres sont humides ; _
Haleine saine ; _ Soin atraumatique et meilleur bien - être du patient.

20. 2. 2. LE LAVAGE DES CHEVEUX

Préparation :

• Matériel de protection (1 toile en caoutchouc + 1 alèze) ;


• 1 Pince ;
• 1 Gants de toilette (si lave - tête) ;
• 1 Essuie ;
• 2 Tampons d’ouate.
• Matériel de lavage ;
• Récipient d'eau chaude (cruche), 37 - 38℃.
• Petit pot pour vider l'eau sur la tête ;
• Petite cupule (pour diluer le shampooing) ;
• Shampooing ;
• 2 Essuies ;
• Peigne, brosse (vérifier l'état de propreté) ;
• Séchoir électrique ;
• Pinces et bigoudis si nécessaires.

Position à donner au malade : _ selon son état, selon son installation ; _ Dans tous les cas,
position confortable : ne pas fatiguer le malade, position pratique, ne pas mouiller le malade et le
lit.

TECHNIQUE.

* Malade ambulant : La conduire à la salle de bains, le placer devant l’évier, la tête inclinée en
avant ou en arrière selon les préférences. Lui placer l'alèze et la toile plongeant dans l’évier,
l'alèze le protégeant du froid de la toile, les tenir au moyen d'une pince hémostatique où d'une
pince à linge.
86

* Malade alité pouvant s'asseoir : _ La tête du lit arrive à la hauteur des épaules du malade qui
peut aisément appuyer la nuque sur le matelas ; _ Fixer la toile et l'alèze autour du cou du malade,
les bords de la toile sont roulés de façon à former une gouttière (éviter de mouiller le malade et le
lit) ; _ Agir comme à l'éviter en plaçant la gouttière dans un sceau placé sur le ressort.

* Malade alité ne pouvant s'asseoir : _ Amener le malade sur le bord du lit en décubitus dorsal,
un peu à travers du lit, la tête repose sur le bord mais non pendante ; _ Placer l'extrémité de la
gouttière dans un sceau.

* Exécution du lavage :

• Mettre la présence ;
• Isoler le malade si nécessaire ;
• Lui donner la position que requiert son état ;
• Amener tout le matériel dans la chambre ou dans la salle de bains ;
• Mettre la serviette autour du cou, puis la toile et l'alèze maintenues par une pince ;
• Rouler la toile en gouttière, éviter de mouiller le malade et le lit, laisser tomber
l'extrémité libre dans le seau ou dans l'évier ;
• Mettre 2 tampons d'ouate dans les oreilles ;
• Donner un gant de toilette pour protéger les yeux ;
• Démêler la chevelure ;
• Vérifier la température de l’eau, en vider sur la tête doucement pour s'assurer que la
température convient au malade ;
• Mettre du shampooing préalablement dilué dans l'eau chaude (éviter la sensation du froid)
et faire mousser en frictionnant cheveux et cuir chevelu en tous sens avec les deux mains
(éventuellement soutenir la nuque pendant le lavage).
• Rincer et recommencer jusqu'à ce qu'il n'y ait plus aucune trace de mousse ; Laisser les
cheveux des deux mains afin d'exprimer le plus possible d’eau, ramener la tête en
position normale ;
• Oter la pince, enlever la toile, la mettre dans le seau ou dans l'évier ;
• Sécher les cheveux avec la serviette ;
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• Brosser et démêler mèche par mèche les cheveux encore humides et commencer par la
nuque ;
• Mettre les cheveux en plis avec le séchoir ;
• Coiffer le malade.

N.B : La technique de la toilette avec malade pouvant s'asseoir sera démontré aux séances
des travaux pratiques.

20. 2. 3. TOILETTE DU SIEGE.

* Définition : La bain de siège est un soin qui consiste à faire asseoir le patient dans une solution
chaude et désinfectante.

* Objectifs : _ Calmer la douleur ; _ Désinfecter une plaie ; _ Stimuler la circulation locale ; _


Ramollir les sécrétions et favoriser la guérison.

* Indications : _ Troubles de la fonction urinaire ; _ Opérations de la région génito- - urinaire ; _


Post hémorroïdectomie ; _ Episiotomie lors de l’accouchement.

* Matériels : _ Grand bassin ; _ Alcool à brûler ; _ Allumettes ; _ Eau chaude ; _ Désinfectant ;


_ Morceau de bande ou gaze.

Techniques.

Flambage de la cuvette (bassin). 1) Verser une petite quantité d'alcool (la valeur de 1 - 2
cuillères tout dépend de la grandeur de la cuvette) ;

2) Bien répartir l’alcool, puis y jeter une allumette déjà allumée ;

3) Soulever, tourner le bassin de part et d'autre 2 - 3 fois afin que la cuvette soit bien désinfectée
partout.

Préparation de la solution.

1) Prendre une bonne quantité d'eau chaude : 3 à 4 litres (que l'on peut faire préparer par la
famille du patient) ;
88

2) Ajouter une petite quantité de désinfectant concentré ;

3) Si l'on manque de désinfectant, on peut mettre à la place une cuillère de sel de cuisine.

Installation du patient.

1) Placer la cuvette si possible sur un petit banc ;

2) Après avoir évalué la température de l’eau, aider le patient à s'asseoir dans l'eau ;

3) Le patient trempe son siège pendant 15 à 20 minutes (On peut rajouter de l'eau chaude entre
deux, si elle est disponible).

20. 3 DESTRUCTION DES PARASITES.

20. 3. 1 Notions : Un parasite un être vivant qui puise les substances qui lui sont nécessaires dans
l'organisme d'un autre, appelé hôte. Les insectes, les acariens, les rongeurs et certains
mammifères, les " nuisibles " ont toujours posé des problèmes à l’homme. Souvent synonymes
de nuisances, ils sont aussi à l'origine de piqûres douloureuses, de prurit, voire de redoutables
épidémies. De la puce, vecteur de la peste, à l’anophèle, vecteur du paludisme, en passant par le
sarcopte, agent de la gale, ou des poux, ectoparasites de la peau et des cheveux, les arthropodes
ne sont pas appréciés. Leur simple vue peut provoquer des sentiments d’horreur, parfois de
panique.

On distingue :

_ Les ectoparasites vivent à la surface des organismes, sur ou dans la peau et les phanères.

_ Les endoparasites vivent à l'intérieur de l'organisme : tissus, sang, intestins.

20. 3. 2 Lutte contre le parasite.

Objectifs :

_ Prévenir l'apparition et/ou limiter l'extension ;

_ Renforcer le lavage simple des mains ;


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_ Prendre des mesures vis - à - vis du malade :

• Traitement du malade se plaignant de prurit ;


• Isolement de contact pendant 48 h après le début du traitement ;
• Désinfection de l'environnement (literie, mobilier, linge personnel) ;

_ Prendre des mesures vis - à - vis du personnel :

• Blouses de protection manches longues à usages unique pour tout contact direct avec le
malade ;
• Gants non stériles à usage unique.

Isolement géographique du secteur du service concerné.

_ Interdire les visites par voie d'affichage sur toutes les portes d'accès à ce lieu ;

_ Poursuivre l'isolement 48 h après le début du traitement ;

_ Restreindre la circulation en dehors du secteur d'isolement des cas et des patients - contacts
ayant ou non des signes cliniques ;

_ Limiter le déplacement du personnel entre le secteur isolé et le reste du service.

Isolement de contact.

_ Porter une tenue de protection : gants, blouse à usage unique à manches longues, tablier à
usage unique selon le cas ;

_ Renforcer le lavage des mains ;

_ Traiter simultanément les malades, le personnel selon le cas ;

_ Désinfecter le matériel et linge.

Traitement : administrer les produits appropriés selon le cas :

_ Produits pour le malade ;

_ Particularités pour les visites : Informer les visites des patients ;


90

_ Produits pour l’environnement.

Conclusion : L'hôpital est par définition le lieu " aseptisé " dans lequel les petites bêtes
synonymes de piqûres, de morsures ou de maladies n'ont pas leur place. Dans la plupart des cas,
de simples mesures d'hygiène suffisent à limiter la pénétration des mouches, moustiques, cafards
ou rongeurs.

Parfois, des mesures spécifiques s'avèrent nécessaires et en fonction du nuisible en cause, il sera
fait appel aux services spécialisés pour une lutte appropriée.

L'identification de l'animal constitue alors la première étape. En effet, la connaissance de celui -


ci permet d'identifier rapidement ses lieux de vie, ses habitudes et ses besoins nutritionnels,
autant d'éléments qui permettent la mise en route des moyens de lutte les plus adéquats.

Ces moyens seront physiques, exemple boucher des orifices, ou chimiques, exemple utiliser des
insecticides ou des rodonticides.

La vigilance reste de mise, elle est avant tout le devoir des services d’hygiènes, mais elle est
aussi l'affaire de tous.

20. 4 LINGES DU MALADE.

20. 4. 1 Renouvellement de la lingerie

La lingerie est renouvelée aussi souvent que nécessaire, avec un souci constant de la
propreté et de l’économie. Le client, qui est habitué à l'organisation d'un budget, se rend vite
compte d'un gaspillage inutile. Réalisant qu'il ne peut y remédier, il en éprouve de l’ennui.

Lorsque le client garde le lit, il est raisonnable de changer chaque jour, au moins une taie
d’oreiller, l'alèze de coton et un drap. L'alèze devra, si nécessaire, être changée plusieurs fois par
jour afin de tenir le lit sec, propre et confortable.

Lorsque le client peut se lever, prolonger la durée de la lingerie en ne renouvelant que ce qui est
sale ou trop froissée. Cependant, au moins une fois par semaine, toute la lingerie est renouvelée,
y compris les housses de matelas.
91

Pour empêcher le matelas de perdre sa souplesse, de s'user et de creuser sous le poids d'une
pression continuelle, le retourner sens dessus - dessous, et tourner le pied vers la tête chaque fois
que le lit est refait pour un nouveau client.

Répéter ce procédé au moins une fois par semaine lorsque le séjour du client se prolonge.
Profiter d'un moment où le client est absent pour un examen, une opération ou un traitement, lors
de son lever.

Ne jamais plier un matelas en deux, ce qui le brise au centre et porte ensuite à creuser sous le
poids du client. Cette remarque vaut pour tous les genres de matelas.

20. 4. 2 Entretien de la lingerie.

• Couvertures : Chaque malade doit recevoir, au moins toutes les 3 semaines (de
préférence chaque semaine), une couverture propre.
• Matelas : doivent être recouverts d'un revêtement lavable, nettoyé et désinfecté au départ
de chaque malade.
• Oreillers : Doivent être lavables ou être recouverts d'un revêtement lavable, nettoyé et
désinfecté au départ de chaque malade.
• Couvre - lits : doivent répondre aux mêmes critères que les couvertures et subir les
mêmes traitements.
• Draps de lit, taie d'oreiller : Les procédés de lavage habituels où une température d'au
moins 60 ℃ est atteinte sont suffisants pour la désinfection.
• Linge du patient : Tout linge d'un patient alité doit pouvoir être lavé à 60℃ au moins.
• Langes : On accorde la référence à des langes à usage unique. Les langes de coton
souillés ne sont pas rincés à l'unité de soins ; ils sont placés dans un sac spécial et
envoyés comme tels à la buanderie.
• Armoire à linge de l'unité : Si on utilise des couvertures de laine, il faut disposer, dans
l'unité de soins, d'une armoire séparée pour ces couvertures. Le stockage du linge dans
l'unité de soins favorise sa contamination ; c'est pourquoi il est recommandé d'effectuer
un approvisionnement de linge journalier.
92

• Transport du linge propre et du linge sale : Il est nécessaire que le transport du linge
propre et du linge sale se fasse sur des chariots séparés, facilement 《désincfectables 》,
Par des équipes distinctes, à des heures différentes.

20. 5 PREPARATION D'UN MALADE POUR LA NUIT : Cette préparation concerne tous
les malades quelques soit le degré de mobilité.

Plus particulièrement :

_ Le malade fiévreux qui a beaucoup transpiré ;

_ Le patient inconscient ;

_ Le malade agonisant ;

_ Tous les malades susceptibles d'avoir des escarres.

Savoir comment la journée s'est déroulée pour chacun des malades et savoir ce qui a été
programmé pour le lendemain. Lors 《du tour》du soir, effectué par l'infirmier(e) d'après midi.

Quelques actes de soins : _ Toilette intime et du siège ; _ Friction des points d'appui ; _ Petite
réfection du lit avec changement de l'alèze ; _ Installation du patient au lit ; _ Ordre et propreté
dans la chambre.

Education du malade : _ Savoir écouter (Le malade commente sa journée, ses angoisses, ses
peurs, sa douleur, …) ; _ Rassurer, réconforter, et administrer sur prescription les antalgiques,
les antipyrétiques, et tout autre médicament prescrit par le médecin ; _ Savoir éduquer (rappeler
au malade ou le prévenir de son programme du lendemain et qui entraînera peut-être :

• L'obligation d'être à jeun, de garder les urines ou les selles ;


• L'arrêt ou le commencement d'un traitement IV, SC, IM, per os, … ;
• Le transfert éventuel ou autre, ... ;
• Savoir répondre aux questions.

Ordre de la chambre :
93

_ Emporter les fleurs, les plantes soit dans le couloir (le plus fréquent) soit dans la salle de bain ;

_ Mettre la table de nuit avec les objets personnels (mouchoir, réveil, ...) à portée de mains du
patient ;

_ Mettre le bouton de sonnette et celui de la lumière à portée de main.

_ Dire au patient qu'il peut sonner quand il désire quelque chose, que l'infirmier(e) viendra le
voir pendant la nuit ;

_ Mettre à disposition la boisson pour la nuit si elle est autorisée ;

_ Fermer la fenêtre (selon avis du malade) ;

_ Fermer les tentures.

_ Allumer la lampe veilleuse s'il y a lieu.

_ Se retirer silencieusement en invitant le malade à se reposer.

Transmission :

_ Etat psychologique du patient ;

_ Etat physique du patient ;

_ Les administrations médicamenteuses prescrites ou celles que le malade réclame par habitude
chez lui.

20. 6 CONFORT DU MALADE.

Les soins de confort et de bien - être sont un type de soins infirmiers participer, qui comme leur
nom l’indique, ont trait au confort du patient et à son bien - être.

L'attention au confort et au bien - être du patient peut inclure :

_ Un accompagnement à ses gestes du quotidien, se lever, les actes liés à son hygiène et à son
alimentation notamment.
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_ Les aides aux transferts et les aides techniques à la mobilité, qui permettent de faciliter les
petits déplacements et changements de position d'un patient.

_ Tout ce qui contribue à atténuer les douleurs, physiques et morales, du patient.

_ Les traitements particuliers et massages.

_Des réfections sur l'aménagement du lieu de vie et du quotidien du patient.

CHAP XXI. SURVEILLANCE DE L'ELIMINATION RENALE ET INTESTINALE.

21. 1. SURVEILLANCE DE L'ELIMINATION RENALE.

21. 1. 1 Généralités : L'élimination urinaire est fonction vitale pour l'être vivant par laquelle
l'organisme excrète tous les déchets provenant de la combustion cellulaire, une fois qu'il a gardé
les substances nécessaires pour se nourrir et produire de l’énergie.

21. 1. 2 Les Buts.

• Maintenir constante la quantité d'eau dans l'organisme et de maintenir constante la


quantité de sel minéraux nécessaire au bon fonctionnement de notre organisme ;
• Éliminer les déchets, les principaux sont l’urée, l'acide urique, les médicaments et toutes
autres substances ;
• Maintenir l'équilibre acide - basique.

21. 1. 3 Les différents moyens d'élimination de l’organisme.

• L'appareil urinaire = déchets azotés et minéraux ;


• L'appareil respiratoire = CO2, H2O sous forme de vapeur d'eau ;
• L'appareil digestif = au niveau des voies biliaires ;
• La peau = la sueur, elle complète l'élimination rénale ;
• Les cycles menstruels chez la femme si accumulation des déchets dans l’organisme, peut
provoquer un coma voire la mort.
Exemple : excès de potassium = mort ; Manque de potassium = trouble cardiaque.

21. 1. 4 Généralités sur les urines.


95

C'est un liquide organique d'élimination des déchets, elle est fabriquée de manière continue et
excrétée par les reins. Des reins, elles passent dans les uretères puis arrivent dans la vessie ; de là,
elles passent dans l'urètre avant de sortir lors de la miction. La Quantité d'urine émise sur 24 H
est d’environ, 1500ml d’urine.

a) La qualité de l'urine : Elle doit être jaune paille, limpide au moment de l'émission et peuvent
de troubler au moment du stockage.

Dans un litre d’urine, il y a environ 950 g d’eau, le reste étant des déchets azotés, de la créatinine,
des sels minéraux, des chlorures et des phosphates.

De manières anormales, on peut y trouver des protéines, des glucides, des pigments biliaires, du
sang, des nitrites et toutes sortes de bactéries et autres germes.

21. 1. 5 Les mictions.

C'est l'évacuation des urines déclenchées par la vidange de la vessie. C’est l'action d’uriner. Le
besoin d'uriner se fait ressentir quand la vessie a atteint son maximum soit environ 250 ml. Cette
miction nécessite la contraction vésicale et l'ouverture des sphincters de l’urètre.

a) Les anomalies de la miction.

1. Quantité :

_ Oligurie = baisse du volume urinaire inférieure à 800ml ;

_ Polyurie = Augmentation du volume urinaire supérieure à 2 litres ;

_ Anurie = absence de sécrétions d'urines par le rein.

2. Fréquence :

_ Pollakiurie = mictions fréquentes et peu abondantes ;

_ Dysurie = difficultés à uriner ou douleur en urinant ;

_ Rétention = le malade sent le besoin d’uriner, mais ne peut le faire ;


96

_ Incontinence = émission involontaire d'urines ;

_ Énurésie = incontinence urinaire la nuit ;

_ Miction impérieuse = le patient ne peut se retenir.

3. Couleur :

_ Foncée = fièvre, alimentation ;

_ Pâle = dans la polyurie (dilué), néphrite chronique ;

_ Brun acajou = ictérique (bile), oligurie (concentrée) ;

_ Rouge = hématurie (sang).

4. Aspect :

_ Trouble = Présence possible de pus ;

_ Floconneuse = Par Précipitations des phosphates ou urates ;

_ Air = Présence d'air dû à une fistule entre l'intestin et la vessie.

5) Odeur :

_ Forte = fiévreux ;

_ Fruitée = Pomme reinette (Présence d'acétone chez les personnes diabétiques) ;

_ Fécale = fistule resto - vésicale ;

_ Ammoniacale = cystite, rétention ;

_ Putride = infection de l'arbre urinaire (pyélonéphrite), infection à pyocyanique ;

_ Certains traitements peuvent donner une odeur particulière = antibiotique.

21. 1. 6 La diurèse : C'est le volume des urines émises en 24 H. ce volume peut avoir des
variations physiologiques.
97

a) Les variations physiologiques.

• La quantité de liquide absorbé dans la journée. Volume hydrique = 1500 ml en 24 H ;


• La température ambiante (si sue plus = urine moins).

b) Les variations pathologiques.

• Oligurie : diminution du volume d'urine émise en 24H, présent chez les personnes
fiévreuses ;
• Polyurie : diminution du volume d'urine ;
• Anurie : absence de sécrétion d’urines. Très grave.

c) Le recueil de la diurèse.

Il a pour but de recueillir les urines émises en 24h pour en évaluer la quantité et la qualité puis
établir la courbe.

d) Conduite à tenir.

• Il faut un bocal propre, sec, gradué avec un couvercle ;


• Il doit être identifié avec son nom et son prénom plus la date et l'heure du début de la
diurèse ;
• Cette étiquette doit être collée sur le bocal et non sur le couvercle. Le bocal se trouve
dans le cabinet de toilette ; l'utilisation de gants à usage unique pour manipulation.

e) Technique.

• En général, la diurèse est commencée le matin ;


• Il faut avertir le patient et avoir sa coopération ;
• Lui demander d'uriner avant de commencer la diurèse (ne pas garder les 1ères urines) ;
• Ne pas aller uriner dans les toilettes mais dans un urinal où dans le bassin. Demander à la
personne d'uriner avant d'aller à la selle ;
• Demander à la personne si besoin d'aide pour uriner ;
• Avertir la famille du patient ;
98

• Avertir le reste de l'équipe soignante une fois après avoir tout récupérer : Évaluer la
quantité des urines ;
• Noter sur la feuille.

21. 2 SURVEILLANCE DE L'ELLIMINATION INTESTINALE.

a) Observation des anomalies.

Comment se caractérisent les selles anormales ?

Les selles permettent d'évacuer les déchets solides issus de la digestion et d'autres processus
métaboliques. Les selles contiennent normalement environ 75 à 85 % d'eau et 20% de matière
sèches. La fréquence, l'aspect et la couleur des selles varient considérablement d'une personne à
l’autre.

En moyenne, l'évacuation des selles à lieu une ou deux fois par jour, bien que certaines
personnes aillent plus souvent à la selle et d'autres moins, sans que cela soit anormal.

C'est plutôt la survenue de changements par rapport à aux selles habituelles qui permet de dire
que la situation est << anormale >>.

Il peut s’agir, notamment de :

• Selles trop fréquentes et trop liquides (diarrhée) ;


• Selles trop dures (constipation) ;
• Une alternance diarrhée/constipation ;
• Selles contenant du sang ou du mucus ;
• Selles graisseuses (stéatorrhée) ;
• Selles noires (qui sont parfois le signe d'un saignement survenant au niveau digestif haut,
par exemple l'estomac : on parle de méléna) ;
• Selles très claires où blanches ;
• Selles de couleur inhabituelle ou très malodorantes ;
• Selles contenant des parasites (Parfois visibles à l'œil nu).
99

D'autres symptômes peuvent s’ajouter, comme des douleurs intestinales (spasmes), des gaz, des
troubles digestifs, de la fièvre, etc.

Il faut savoir que la couleur brune normale des selles est due à la présence de pigments biliaires,
la stercobiline et l’urobiline, des pigments bruns.

Quelles sont les causes des selles anormales ?

• Infection digestive (Gastro - entérite, intoxication alimentaire, << turista >>, etc..)
pouvant provoquer des diarrhées aiguës ;
• Parasitose intestinale (giardia, amibes, oxyures, anneaux de ténia, salmonelle, etc..) ;
• Maladies inflammatoires chroniques dès l'intestin (MICI) comme la maladie de crown ou
la rectocolite hémorragique, qui peuvent entraîner des selles glaireuses et sanglantes ;
• Syndrome de l'intestin irritable (alternance diarrhée / constipation) ;
• Syndrome de malabsorption (comme l'intolérance au gluten, la maladie cœliaque), qui
peuvent entraîner des selles graisseuses ;
• La constipation peut quant à elle être liée à une multitude de causes :
 Grossesse ;
 Alitement ;
 Maladie endocriniennes (diabète, hypothyroïdie, hyper para thyroïde) ;
 Maladie métabolique ;
 Maladie neurologique (maladie de parkinson, etc.) ;
 Prise de certains médicaments (antidépresseurs, psychotropes, opiacés ;
 Pathologie digestive comme la maladie de Hirschsprung.
• Enfin, les cancers peuvent modifier l'aspect des selles :
 Cancers digestifs, dont le cancer colorectal, souvent responsables d'une constipation
ou d'épisodes alternés de diarrhée et de constipation, ou de la présence de sang dans
les selles ;
 Cancer pancréatique : les selles sont jaunes - blanchâtres en raison de l'absence de
sels biliaires. De telles selles peuvent aussi être dues à une pancréatite, à la
mucoviscidose (fibrose kystique), à la maladie cœliaque, etc...
100

b) Conséquences des selles anormales.

• L'inconfort causé par une constipation où une diarrhée ;


• La présence de sang dans les selles, notamment, doit toujours faire l'objet d'une
consultation médicale, car elle peut être révélatrice d'une pathologie grave ;
• De même, les selles noires, qui peuvent l'être en raison de la présence de sang digéré,
peuvent révéler l'existence d'un saignement digestif ;
• Des examens complémentaires (analyses coprologiques, coproculture, endoscopie, etc..)
pourront permettre d'établir un diagnostic ;
• Troubles fonctionnels intestinaux ;
• Les troubles fonctionnels intestaux correspondant à des signes cliniques ayant pour
substratum des troubles de la motricité du tube digestif, en particulier de côlon, mais
surtout des troubles de la sensibilité viscérale notamment à la distension, sans lésion
anatomopathologiques identifiable.

c) circonstances de découverte.

• La douleur ;
• Les ballonnements intestinaux ;
• Les troubles du transit ;
• Aspect, forme, couleur, odeur ;
• Nos fèces livrent quantité d'informations sur notre état de santé.

Quantité

• En règle générale, 200 à 300 grammes de matière fécales par jour, indépendamment de
leur taille, de leur poids et de leur alimentation ;
• Ainsi, au-delà de 300 grammes de selles par jour, on parle de diarrhée. A l’opposé, la
constipation, définie comme l'émission de moins de trois selles par semaine, nécessite-t-
elle aussi d'être traitée.

Couleur

• Du beige clair au beige foncé ;


101

• Rouges = Présence d'une hémorragie aiguë ;


• Selles noirs = des compléments contenant du fer, = sang digéré, donc d'une hémorragie
au niveau de l'estomac ;
• Selles sont couleur mastic = obstruction du canal biliaire où certains médicaments.

Forme

• L'apparence habituelle des selles est celle d'une banane. << si elles deviennent filiformes,
on peut s'inquiéter d'un problème obstructif >>.

Odeur.

• L'odeur des selles est moins liée à ce que l'on mange qu'aux bactéries qui peuplent notre
intestin.

Présence d'hôtes

En fin, il peut aussi arriver, suite à un voyage, que l'on remarque des petits organismes à la
surface des selles. << il s'agit de parasites, de vers, qui nécessitent une consultation médicale >>.

CHAP XXII. OBSERVATION DU MALADE.

22. 1 DÉFINITION : L'observation c'est le fait de regarder avec attention, de percevoir l'autre à
travers nos propres sens. C’est le fait de dépister au maximum d'éléments (physique et
psychiques) permettant de prendre en charge le malade (ex : signes cliniques, comportement,
paramètres). C’est aussi le fait d'apprendre à mieux le connaître.

22. 2 IMPORTANCE

L'observation permet :

➢ La meilleure connaissance du patient, de ses habitudes ;


➢ Les soins personnalisés, adaptés et efficaces ;
➢ A élaborer la démarche de soins lors de la mise en situation professionnelles.

Plus elle sera pertinente et fine, meilleure sera la prise en charge.


102

22. 3 BASES DE L'OBSERVATION INFIRMIÈRE

L'observation infirmières a pour bases :

➢ La disponibilité ;
➢ L'attention ;
➢ L'écoute attentive ;
➢ Un minimum de curiosité ;
➢ Une certaine expérience (surtout pour l'observation clinique).

22. 4 ÉLÉMENTS D'OBSERVATION

L'observation comprend :

➢ L'observation du patient : l'observation physique, aussi le dépistage des signes


traduisant son état psychique (expression verbale et non verbale) ;
➢ L'observation de son environnement : L'observation de tout ce qui se passe de lui en
prenant par un coup d'œil connaissance de la situation et intégrant les données générales
lorsqu'on entre dans la chambre (présence de matériel et appareillage, état de la chambre,
etc.. ;
➢ L'observation de son dossier.

22. 4. 1 Observation spontanée ou à tout moment : Elle se fait dès que l'on entre dans une
chambre, en passant dans le couloir, en faisant un soin, etc.

22. 4. 2 Observation programmée ou organisée : Elle se fait lors du recueil de données au


cours d'un entretien avec le patient : prise de paramètres, étude de signes cliniques. Dans ce cas il
y a nécessité des outils d'observation (grilles d’observation, appareils de mesure, de surveillance).

On observe :

➢ L'aspect général de la personne :


o Posture : est-elle détendue, rigide, tonique, atone, complètement de travers ?
o Apparence physique : maigre corpulent, cicatrices, malformations physiques, couleurs de
la peau ;
103

o Son expression faciale : calme, stressée, tendue, endormie ;


o Contact visuel : yeux ouverts, fermés, regard fuyant, fixe, effrayé, pleurs ;
o Présence de lunettes, appareil auditif, autres prothèses ;
o Vêtements ;
o Ports de bijoux ;
o Présence ou absence de matériel ou appareillage.
➢ Respiration / circulation : oxygène, trachéotomie, aérosols, crachoirs, cardioscope,
perfusion, drains, etc.
➢ Alimentation hydratation : verre, carafe, sonde gastrique, complément d’alimentation,
fiche alimentaire, nourriture.
➢ Élimination : poche à urine, bassin, protection, fiche de surveillance.
➢ Régulation thermique : couvertures, pulls, châles (écharpes).
➢ Locomotion : plâtre, déambulateur, canne, matériel d’ostéosynthèse, lit avec potence.
➢ Sécurité : barrière, attaches, fenêtre sécurisée, matériel d’isolement.
➢ Présence de matériel sous la peau : Pacemaker (stimulateur cardiaque), chambre
implantable ou cathéter à chambre implantable (voir ou sentir sous la peau).
➢ Objets personnels : photos, téléphone, livres, objets de culte.
➢ Repérage des signes vitaux :
❖ Couleur de la peau et son contact : pâle, froide, rouge, cyanosée, chaude, sueurs ;
❖ Respiration : calme, rapide, bruyante, essoufflée ;
❖ Comportement : agitation, anxiété, calme, confusion ;
❖ Présence ou absence de douleur.
➢ Observation de la respiration ;

Elle se fait à la vue, à l'ouïe et au toucher :

_ Toucher : rythme (régulier ou non), l'amplitude (courte, profonde, hyperpnée), la fréquence :


polypnée, bradypnée, pause (âge, effort, émotion) ;

_ Dyspnée : à l’effort, de décubitus, ou orthopnée, continue ?

_ Tirage (le patient cherche l’aire) ? cyanose ? bruyante (sifflements, battements des ailes du nez,
gargouillements, râles).
104

➢ Observation du pouls et de la fréquence cardiaque ;

_ Fréquence : tachycardie, bradycardie ;

_ Rythme : arythmique ou non ;

_ Amplitude : frappé, filant, mou, bondissant.

N.B : A prendre avant la distribution de certains médicaments comme la digitaline. On utilise


comme matériel : Le cardioscope, le Sphygmomanomètre électronique, l'oxymètre de pouls, les
oreilles et les doigts.

➢ Observation de la tension artérielle ;

_ systolique et diastolique ;

_ Quelques signes de l'hypertension : céphalées, rougeur +++, vertiges ;

_ Quelques signes d'hypotension : pâleur, malaise.

➢ Observation de la température ;

_ Recherche de signes infectieux : peut - être révélatrice d'une phlébite (dans ce cas la
température est proportionnellement moins élevée que la pulsation : ex. Température : 38oc,
Pouls : 110 ;

_ Si hyperthermie : rougeur, sensation de chaleur ou frissons, sueurs, marbrures, tachycardie ;

_ Si hypothermie : frissons, sensation de froid, marbrures, bradycardie.

➢ Observation des urines ;

_ Quantité ;

_ Coloration (attention à la coloration par des aliments (betterave) ou certains médicaments ;

_ Odeur ;

_ Continence ou non ;
105

_ Matériel : sonde à demeure, bassin, urinal, bocal de recueil, étui pénien, protection, bandelettes
urinaires ; toujours se questionner pourquoi étui pénien ? protection ? Sonde ?

_ Attention au globe vésical, brûlures mictionnelles, sonde coudée.

➢ Observation des selles ;

_ Attention au ballonnement ;

_ Fréquence (en fonction du malade : repérer son rythme) ;

_ Consistance ;

_ Couleurs ;

_ Odeur ; fécalome ;

_ propreté matériel, poche de stomie.

➢ Observation de la peau et muqueuses ;

_ Coloration ;

_ Élasticité ;

_ Chaleur ; présence d’hématome, marbrures ;

_ Présence de plaie, pourquoi ?

_ muqueuses : coloration, dépôts blanchâtre (mycoses), lésions ;

➢ Observation de symptômes généraux ;

_ Asthénie (cela induit - il quelles difficultés ?) ;

_ Douleur (où, quand, intensité ?) ;

_ Comportement ;

_ Œdèmes ;
106

_ Hémorragie ;

_ Anorexie ;

_ Amaigrissement ;

_ Déshydratation ;

_ Prise de poids ;

_ Fièvre.

➢ Observation du comportement général ;

_ Humeur ;

_ Communication : langage, difficultés pour s'exprimer (physique, psychique) ;

_ Sociabilité ;

_ Émotions : joie, tristesse, peur, inquiétude, colère ;

_ Regard : exprime beaucoup de choses, (ne pas oublier que le malade lui aussi voit votre regard).

22. 4. 3 Observation des symptômes par appareil.

22. 4 .3. 1 Appareil respiratoire.

On recherche :

_ La douleur ;

_ L'expectoration ;

_ La toux (facteurs déclenchant, moment, caractéristiques) ;

_ La détresse respiratoire :

o Signes respiratoires : dyspnée + polypnée ou bradypnée, cyanose, tirage intercostal,


battement des ailes du nez ;
107

o Signes cardio-vasculaires : tachycardie, sueurs, extrémités froides, marbrures ;


o Signes neurologiques : agitation, torpeur, somnolence, troubles de la conscience, coma ;
o Angoisse ;
o Matériel : saturomètre, matériel à oxygène, aérosol, intubation, trachéotomie, respirateur.

22. 4 .3. 2 Appareil cardio-vasculaire

Signes à rechercher :

_ La cyanose ;

_ La rougeur ;

_ La pâleur ;

_ Les douleurs (avec ou sans angoisse voire de mort immense), douleur angineuse du membre
supérieur, des membres inférieurs ;

_ Les pertes de connaissance.

22. 4 .3. 3 Appareil digestif.

Signes à observer :

_ La dysphagie (attention à la fausse route, peut expliquer la perte de poids) ;

_ Les troubles digestifs ;

_ Les douleurs digestives ;

_ Les nausées, les vomissements ;

_ L'haleine de la personne ;

_ Les autres symptômes (ictère, ascite, hémorragies, hémorroïdes) ;

_ Les poids : amaigrissement ou prise de poids ;

_ Le matériel, environnement (sonde gastrique, alimentation) ;


108

_ Observer la table de nuit (présence de nourriture), attention affichage dans la chambre (ex : à
jeun).

22. 4 .3. 4 Appareil urinaire.

Signes à observer :

_ Les troubles mictionnels ;

_ La modification de la quantité ou qualité d'urine émise ou quantité anormale ;

_ Les douleurs brûlures mictionnelles, mais aussi d'autres douleurs (repérer leur localisation, les
facteurs déclenchant, l’intensité, l’irritation.

22. 4 .3. 5 Appareil locomoteur.

Signes à observer :

_ La position ;

_ Les attitudes vicieuses ;

_ Les mouvements et l'impotence fonctionnelle ;

_ Les douleurs ;

_ L'observation du comportement : ce que personne fait et ce qu'elle dit ;

_ L'observation de l’appareillage, attention affichage dans la chambre : ex pas d’appui).

22. 4 .3. 6 Appareil neurologique.

Signes à observer :

_ Les troubles du tonus musculaire, des mouvements, de la marche ;

_ Les troubles de la motricité ;

_ Les troubles de la conscience, de la vigilance ;


109

_ L'hémiplégie (flasque, spastique) ;

_ Les troubles sensoriels : gnosie (faculté permettant de reconnaître, par l'un des sens (toucher,
vue, etc..), La forme d'un objet, de se le représenter et d'en saisir la signification agnosie
(l’incapacité de reconnaître certains stimuli en l'absence de déficit sensoriel) ;

_ Les troubles du langage : aphasie, dysphasie ;

_ Les troubles de sensibilité (paresthésie, névralgies, picotement ;

_ La confusion mentale ;

_ Les troubles oculaires.

22. 4. 3. 7 En psychiatrie.

Signes à observer :

_ Le comportement ;

_ Le langage (écrit, orale) ;

_ La participation aux activités et surtout en quoi cela répond aux objectifs fixés ;

_ Comment est-elle habillée, son aspect physique, (décrire avec précision en cas de fugue.

22. 4. 4 Eléments pouvant nuire à l'observation

L'observation peut se nuire par certains éléments tels que : la fatigue, le manque d’intérêt, le
surmenage, le manque d’expérience, le problème de communication, le manque de transmission
incomplète.

22. 4. 5 Notions de planification de soins

22. 4. 5. 1 Définition : Il s'agit d'un outil d'organisation horaire des soins programmés pour une
personne ou un groupe de personnes dans un secteur au sein d'une unité de soins.

Elle résulte d'un travail d'analyse des situations des personnes soignées pour identifier les soins
requis dans le cadre du projet (plan) de soins infirmiers et les modes d'interventions adaptés à ces
110

dernières. Elle est sous la responsabilité de l'infirmier et un outil de communication au service de


l'équipe pluriprofessionnelle sur une plage horaire donnée.

22. 4. 5. 2 But de la planification

Est de permettre :

_ L'individualisation et la personnalisation des soins ;

_ La cohérence organisationnelle des interventions des soins pour un groupe de personnes par les
membres de l'équipe professionnelle.

22. 4. 5. 3 Objectifs de la planification

Permettre une visibilité par les membres de l'équipe soignante sur :

_ La supervision, les modalités d'organisation et le contrôle des soins ;

_ La cohérence des actions en lien avec le projet (plan) de soins et les ressources du service
(moyens matériels, compétences disponibles) ;

_ La progression des soins réalisés au cours de la plage horaire ;

_ La coordination des actions selon les priorités sur la plage horaire où intervient l'infirmier
auteur de la planification et parfois sur les 24 heures en fonction des organisations de soins ;

_ Le travail en collaboration.

22. 4. 5. 4 Eléments de la planification.

Ces éléments rendent compte de l'organisation chronologique des prescrits (rôle de collaboration)
et du rôle propre (rôle essentiel), de l'organisation et de la coordination des soins en références
aux compétences de chacun et de la gestion prévisionnelle des soins.

Il s'agit de :

_ L'identité de la personne soignée, âge, lit occupé ;

_ La plage horaire divisée en tranches horaires successives ;


111

_ Les soins révélant du rôle propre et ceux révélant de la prescription médicale ;

_ Les soignants concernés pour la réalisation de ces soins (infirmier, kiné, diététicien,
interventions médicales ...).

22. 4. 5. 5 Caractéristiques de la planification.

La planification revêt certaines caractéristiques telles que :

_Son réajustement en fonction des modifications qui interviennent à propos de la réalisation des
soins par l'infirmier responsable de sa conception après concertation avec les membres de
l'équipe et avec la personne soignée ;

_ La précision en légende des codes et abréviations utilisés pour désigner les actes et les
catégories professionnelles qui les assurent ;

_ Afin d'éviter les recopiages (sources d'erreurs lors des retranscriptions), pas de noms des
médicaments et la voie d'administration dans le plan de soins. Mentionner par ex. :
thérapeutique médicamenteuses dans la colonne heures ;

_ Apparition des interventions des différents membres de l'équipe (infirmier, médecin, kiné,
ergothérapeute, etc.… ;

_ Les interventions infirmières contenant l'ensemble des interventions sur prescription médicale
(administrations thérapeutiques, pansements, activité du rôle propre (surveillance patient,
éducation, soutien psychologique, entretien d’aide, etc. ... ;

_ Etant un outil de travail pour l'équipe pluridisciplinaires, la planification doit faire l'objet de
concertation, de négociation et d'adaptation ;

_ Elle doit être soumise aux règles de confidentialité.

22. 4. 5. 6 Le support de la planification des soins.

Il peut être prévu dans l'unité de soins ou élaboré par l'infirmier (e) sous forme d'un tableau
à double entrée avec les tranches horaires en ordonnée et le nom des patients ou étiquette
d'identification en abscisse.
112

Exemple :

Planification des soins pour le …/…/2020 Infirmier référent de l'unité : Mr/MM.....

M x chambre …lit.

6h00 à 7h00 Administration

Thérapeutique Inf.*

PARAMETRES
VITAUX : To, PA,
P(ST) **

7h00 à 8h00 ............................

8h00 à 9h00 Surveillance signes


phlébite (ST) soins
d'hygiène membres
inférieurs (ST).

9h00 à 10h00

• *Infirmier.
• **Stagiaire.

FIN DU COURS.

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