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Cours Geometrie Analytique

Le document présente une table des matières détaillée sur les méthodes de géométrie analytique et différentielle, incluant des sections sur l'utilisation de Maple pour résoudre des problèmes géométriques. Il couvre des sujets tels que les équations de droites, les courbes planes, et les calculs de distances et d'angles. Les conseils méthodologiques et les commandes spécifiques de Maple sont également abordés pour faciliter les calculs algébriques et géométriques.

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17 décembre 2008 17 décembre 2008

6.2 La méthode paramétrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18


6.3 Lien entre les deux méthodes, l’élimination vs le paramétrage . 20
Méthodes de géométrie analytique et
différentielle III Géométrie plane 20
7 Équations d’une droite affine 20
PC* 7.1 Paramétriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
7.2 Cartésiennes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
17 décembre 2008 7.2.1 Convention de notation . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
7.3 Faisceaux de droites . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
7.3.1 Mode d’emploi . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
7.4 Partage d’un segment . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26

Table des matières 8 Alignement de trois points 27


8.1 à l’aide des coordonnées cartésiennes . . . . . . . . . . . . . . 27
8.2 En complexes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
I Sur l’utilisation de Maple 3
9 parallèlisme et concours 30
1 Conseils méthodologiques 3 9.1 parallèlisme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
9.2 Concours de trois droites . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
2 Les commandes Maple 7
2.1 La bibliothèque linalg . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7 10 Problèmes d’angles et de distances 32
2.2 La fonction map . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9 10.1 Lignes trigonométriques d’un angle . . . . . . . . . . . . . . . 32
2.3 La fonction solve . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11 10.2 Distance d’un point à une droite . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
2.4 Un exercice complet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12 10.2.1 Expression de la distance . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
10.2.2 Équation normale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
10.2.3 Mode d’emploi . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
II Méthodes générales pour aborder un problème 10.2.4 Application à l’équation d’une conique . . . . . . . . . 37
de géométrie analytique 14 10.3 Cercles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
10.3.1 Équation de cercle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
3 Notations 15
10.3.2 Arc capable . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
4 Deux exemples de mise en équation 16 10.3.3 Cercle d’Apolonius . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
10.3.4 Cocyclicité analytique de quatre points dont trois ne
5 Utilisation de la symétrie 16 sont pas alignés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
10.4 Utilisation des complexes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
6 Méthode générale de recherche de lieu géométrique 16 10.4.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
6.1 La méthode cartésienne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16 10.4.2 Bissectrice (s) d’un angle . . . . . . . . . . . . . . . . . 44

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17 décembre 2008 17 décembre 2008

11 Courbes planes 47 équation du type expr = a qui ne sera pas algébriquement manipulable
11.1 Études de courbes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47 par Maple alors qu’on peut travailler directement avec expr qui l’est.
11.1.1 Paramétriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47 Les jockers : Éviter l’utilisation des "jokers" : (% pour les versions ul-
11.1.2 Polaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48 térieures à 5.0). Ces caractères désignent toujours le dernier résultat
11.2 Propriétés géométriques des courbes planes . . . . . . . . . . . 49 calculé ce qui rend le retour en arrière difficile.
11.3 Propriétés métriques des courbes planes, courbure . . . . . . . 54
Les commandes : Maple est un langage fonctionnel. Il est souvent pré-
férable de programmer en composant les différentes fonctions de biblio-
IV Géométrie spatiale 59 thèque.
Exemple 1 (Un exemple de développement trigonométrique).
12 Équations de plans et de droites 59 -
13 Faisceaux de plans 60 >factor(expand(cos(5*theta)));
13.1 Distance d’un point à une droite . . . . . . . . . . . . . . . . . 61
13.2 Perpendiculaire commune à deux droites . . . . . . . . . . . . 61 cos(θ) (16 cos(θ)4 − 20 cos(θ)2 + 5)
14 Courbes paramétriques dans l’espace 61 On voit que le polynôme 16 X 4 − 20 X 2 + 5 est bicarré, probablement
irréductible sur Q. On va désigner par α une de ses racines :
>alias(alpha=RootOf(16*z^4-20*z^2+5,z));
Première partie
La commande alias sert, comme son nom l’indique, à remplacer l’écri-
Sur l’utilisation de Maple ture indigeste RootOf (16 ∗ Z 4 − 20 ∗ Z 2 + 5, Z) par la lettre α chaque
fois qu’elle se présentera. Maple liste alors les alias existants, à savoir
1 I et α. Si le polynôme est réductible sur Q, Maple le signale et refuse
l’alias. On peut supprimer l’alias via la commande unalias.
Voila un exemple de programmation par compositions des commandes
1 Conseils méthodologiques Le résultat est la factorisation de l’expression algébrique donnant cos 5θ
en fonction de cos θ dans l’extension Q[α].
Les calculs : Donner un nom a tout résultat d’un calcul pour qu’il soit
>expr:=subs(x=cos(theta),factor(subs(cos(theta)=x,
réutilisable. Comme pour les calculs à la main il est souvent préférable
expand(cos(5*theta))),alpha));
d’utiliser des expressions intermédiaires qui accroissent la lisibilité et
limitent la propagation des erreurs. Enfin Maple sait très bien calcu-
ler avec des polynômes à plusieurs variables auxquels il est préférable expr := 16 (cos(θ) + α) (cos(θ) − α)
de se ramener chaque fois que c’est possible par exemple en utilisant (cos(θ) + 3 α − 4 α3 ) (cos(θ) − 3 α + 4 α3 ) cos(θ)
des paramétrages par des fractions rationnelles. Éviter d’introduire une
1
Des nouvelles technologies du XXI éme siècle à moins que ce ne soit du troisième
millénaire (à l’aube duquel il est d’ailleurs inconcevable que .. bla bla bla.. la suite tous les Les expressions et les fonctions : Une expression peut être considérée
jours du XXI eme siècle dans votre journal ou sur votre chaı̂ne de radio ou de télé favorite) comme un arbre (au sens informatique du terme). Une fonction prend
un argument en paramètre et retourne une expression. Lorsqu’on utilise

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les fonctions il y à lieu d’être attentif à la portée locale des identifica-


teurs. Voici un exemple de fonction censée prendre en argument un réel
θ et retourner le vecteur [ρ cos(θ), ρ sin(θ)] avec ρ = cos(θ) :
0.8

>with(linalg):
0.6
>rho:=cos(theta);
>f:=proc(theta) 0.4

evalm(vector([rho*cos(theta),rho*sin(theta)])) end; 0.2

L’appel de f (θ) retourne :


0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4

[cos(θ)2 , cos(θ) sin(θ)] –0.2

–0.4
Ca semble bon à première vue mais si on appelle f (θ+π/2) on obtient :
–0.6

[− cos(θ) sin(θ), cos(θ)2 ] –0.8

Si l’on veut le bon résultat il faut procéder autrement :


>g:=proc(theta) local rho;
rho:=cos(theta);
evalm(vector([rho*cos(theta),rho*sin(theta)])) end; Supposons qu’on veuille tracer simultanément plusieurs courbes :
>g(theta+Pi/2);
>f:=proc (a)
[3*cos(theta)+a, theta, theta = -Pi .. Pi] end;
[sin(θ)2 , − cos(θ) sin(θ)] >polarplot({seq(f(n),n=1..5)},scaling=constrained);
L’explication sommaire est que, dans la première version, le θ qui
intervient dans ρ n’est pas le même que celui qui intervient dans la
fonction.
Pour ma part, je préfère programmer avec des expressions, j’utilise les
fonctions quand il faut faire varier un paramètre.
Exemple 2 (Tracé d’une famille de courbe). Voici d’abord une
fonction qui permet de tracer le limaçon ρ = cos(θ)+a pour des valeurs
de a entrées par l’utilisateur.
>with(plots):
> des:=proc(a)
polarplot([cos(theta)+a,theta,theta=-Pi..Pi],
scaling=constrained) end;
>des(1/2)
On obtient la courbe :

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L’outil essentiel permettant de travailler avec des vecteurs et des points et la


commande vector qui est analogue à une liste mais supporte les opérations
algébriques et est compatible avec le type matrice.

4 Exemple 3 (Calcul d’un barycentre). -

>A:=vector([1,0,c]);
2
>B:=vector([a,1,b]);
>M:=evalm(2*A+3*B)/5);
–2 2 4 6 8
 
2 3 3 2 3
–2 M := + a, , c + b
5 5 5 5 5
–4

Remarque 2 (La commande evalm). Un vecteur ou une matrice est gé-


néralement évalué en son nom. Si on veut accéder à tous ses coefficients,
il faut utiliser la commande evalm.

Pour ma part je préfère utiliser display qui fournit de moins belles Exemple 4 (Un exemple de changement de repère). On définit un repère
couleurs mais qui permet de tracer des familles de courbes d’origines (R) = (A, U, V, W ) par ses coordonnées dans le repère canonique de R3 .
hétérogènes. On le verra plus loin. On en déduit d’abord la matrice de passage de la base canonique de
R3 à la base (U, V, W ). :
>A:=vector([1,0,-1]);
2 Les commandes Maple >U:=vector([2,1,-3]);
>V:=vector([-1,1,0]);
Il ne s’agit pas ici d’être exhaustif mais de préciser certains outils extrè- >W:=vector([4,-1,2]);
mements importants. >P:=transpose(matrix([U,V,W]));
 
2.1 La bibliothèque linalg 2 −1 4
 
Les fonctions de cette bibliothèque sont utilisables à partir de la com- P := 
 1 1 −1 

mande : −3 0 2
>with(linalg): Le produit matriciel est noté &∗. Si (X, Y, Z) sont les coordonnées
d’un point M dans (R), ses coordonnées dans le repère canonique de
R3 sont données par :
Remarque 1. Si l’on remplace les : par un ; on obtient une liste de toute >A+P&*vector([X,Y,Z]);
les fonctions de la bibliothèque.

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 
Mais ici, Maple ne fait que répéter la commande. Si on veut une éva- j(3+j) 1−j+(j)2 −2 j−2+j 2

5 j+3 j 2 +j 3 +2 5 j+3 j 2 +j 3 +2
− 5 j+3 (j)2 +j 3 +2
luation effective du résultat il faut taper :  
 −1 
>evalm(A+P&*vector([X,Y,Z])); B :=  j+2 2 3
 − 5 j+3 j 2 +j 3 +2 2 (5 j + 3 j + j + 2)
(1+j)(j+2)
5 j+3 (j)2 +j 3 +2


 2

j+(j) +1
qui retourne : j
5 j+3 j 2 +j 3 +2 5 j+3 j 2 +j 3 +2
− 5 j+3(1+j)j
j 2 +j 3 +2

[1 + 2 X − Y + 4 Z, X + Y − Z, −1 − 3 X + 2 Z] La commande evala écrit tout élément de C = R[j] sous la forme aj + b.


On l’applique à tous les éléments de la matrice B et on obtient :
 
3/2 + 1/2 j −1 −3/2 j
 
2.2 La fonction map C := 
 j + 1/2 −1 − j 1/2 − 1/2 j  
La fonction map est l’une des plus importantes de Maple. elle permet 1/2 0 −1/2 − 1/2 j
d’appliquer une fonction à tous les éléments d’une expression.

Exemple 5 (Effet de map sur une intégrale inerte). - Exemple 7 (Exemple de représentation d’une courbe paramétrique).
-
>J:=Int(1/((x-1)^3*(x ^2+x+2),x);
>map(convert,J,parfrac,x); >M:=vector([(t+1)/(t-1),1/(t^4-1)]);
>T:=map(normal,map(diff,evalm(M),t));
Z
1
J := 3 dx
(x − 1) (x2 + x + 2) t3
Z T := [−2 (t − 1)−2 , −4 ]
1 1 3 1 5 1 1 −2 + 5 x (t4 − 1)2
− + − dx
4 (x − 1)3 16 (x − 1)2 64 (x − 1) 64 x2 + x + 2 Et, pour étudier la branche infinie quand t → 1 :

>DL:=map(series,evalm(M),t=1,3);
Exemple 6 (Effet de map sur une matrice). -

>alias(j=RootOf(x^2+x+1,x));
1 3 5 
>A:=matrix(3,3,[1+j,-1,1-j,0,j,j+2,1,j,-1]); DL := [(2 (t − 1)−1 + 1), ( (t − 1)−1 − + (t − 1) + O (t − 1)2 )]
>B:=evalm(A^(-1)); 4 8 16
>C:=map(evala,B);

  >series(8*M[2]-M[1],t=1,4);
1 + j −1 1 − j
 
A := 
 0 j j+2 
 5 
(−4 +(t − 1) + O (t − 1)2 )
1 j −1 2
D’où asymptote d’équation 8 y − x + 4 = 0 avec la position.

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2.3 La fonction solve 2.4 Un exercice complet


Il est fortement conseillé d ’eviter l’assignation des résultats retournés par Exemple 9. Soit (H) l’hyperbole d’équation :
un appel à solve car cela rend les variables irrécupérables. La règle d’or est :
x2 y2
solve s’utilise avec subs 2
− 2 =1
a 3a
Si, par exemple, on veut récupérer les solutions d’une équation obtenues après en repère orthonormé. Montrer qu’un cercle passant par A(−a, 0) et le foyer
une invocation du genre : F (c, 0) recoupe (H) en les sommets d’un triangle équilatéral.

>sols:=solve(eq,{x, y}); Démonstration. Calculons d’abord c. Pour l’hyperbole (H) : c2 = a2 + 3a2 =


4a2 donc c = 2a. Traitons l’exercice en Maple :
Maple retourne un résultat de la forme :
1) Équation de l’hyperbole : dans le but de travailler avec différentes
sols = {x = . . . , y = . . . } valeurs de a, en particulier pour le dessin, on introduira une fonction
de a qui permettra un peu plus de souplesse.
On peut reporter les valeurs de droite dans une expression expr qui contient >with(plots):with(plottools):
x et y via une ligne de code du style : >H:=a->x^2/a^2-y^2/(3*a^2)-1:
>subs(sols,expr); 2) Dessin de l’hyperbole et du cercle pour a = 2 : On stocke le des-
sin de l’hyperbole et du cercle dans des expressions de type "plot" qu’on
La substitution à x et y de leurs valeurs calculées aura alors une portée locale
termine avec : sous peine de voir s’afficher toute la structure. On choisit
et non globale.
a = 2 pour le dessin :
Exemple 8 (Intersection de deux droites affines). On écrit une fonction >ploth:=implicitplot(H(2),x=-3..5,y=-2..6):
qui prend en argument deux équations de droites D1 et D2 , de la forme >C:=circle([1,1],sqrt(10)):
a x + b y + c et qui retourne leur point d’intersection sous forme d’un vecteur :
Voici l’ affichage simultané des deux dessins en repère orthonormé grâce
à la fonction display de la bibliothèque plots :
>inters:=proc(D1,D2)
>display({ploth,C},title=‘Figure 1‘,scaling=constrained);
subs(solve({D1,D2},{x,y}),evalm(vector([x,y])))
end;
>inters(2*x+3*y-1,x-y+1);

 
2 3
− ,
5 5

L’intérêt de cette méthode est que les variables x et y restent libres pour
d’autres utilisations.

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Figure 1
1 2
6
9 (− 3 r cos(φ) + r cos(t)) 3 (−r sin(φ) + r sin(t))2
eq := − −1
4 r2 cos(φ)2 4 r2 cos(φ)2
4

Reste à arranger cette équation :


y

>eq1:=normal(eq);
2

3 cos(φ)2 + 2 cos(φ) cos(t) − 3 cos(t)2 + sin(φ)2 − 2 sin(φ) sin(t) + sin(t)2


–3 –2 –1 1 2 3 4 eq1 := −
x 4 cos(φ)2

–2 La commande combine avec l’option trig permet la linéarisation de


l’expression trigonométrique qui simplifie généralement les calculs :
>eq2:=combine(eq1,trig);
On pourrait raffiner l’affichage et nommer les sommets du triangle équi-
latéral mais, comme chacun sait, le mammouth est un animal paresseux. −3 cos(φ + t) + 3 cos(2 t)
eq2 :=
cos(2 φ) + 1
3) Montrons que le triangle est équilatéral : Comme les points du tri-
angle sont sur un cercle connu, la stratégie pour montrer qu’il est équi-
Le numérateur se factorise à la main sous la forme :
latéral peut, par exemple, consister à calculer les angles au centre des
   
trois sommets. Pour cela il convient de paramétrer le cercle avec l’angle 3t + φ t−φ
au centre correspondant à son point courant. L’abscisse du centre du −6 sin sin
2 2
cercle est (2a − a)/2 = a/2. Notons b son ordonnée.
Le paramétrage du cercle est alors donné par : Les angles t correspondant à l’intersection cherchée sont donc :

>u:=a/2+r*cos(t): v:=b+r*sin(t): 
t = φ + 2kπ qui correspondent à A ou
Le cercle passe par A ce qui conduit à l’ignoble relation (3a/2)2 +b2 = r2 t = −φ/3 + 2kπ/3 qui correspondent bien aux trois


qu’il est préférable de paramétrer en écrivant qu’il existe une valeur sommets d’un triangle équilatéral.
de t soit φ pour laquelle u = −a, v = 0, ce qui conduit à :
>a:=-2*r*cos(phi)/3: b:=-r*sin(phi):
L’équation en t aux intersections du cercle et de l’hyperbole s’écrit
alors :
>eq:=subs({x=u,y=v},H(a));

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17 décembre 2008 17 décembre 2008

Deuxième partie 4 Deux exemples de mise en équation


Méthodes générales pour Exemple 10 (Quadrilatère complet, première méthode).

aborder un problème de Exemple 11 (Théorème de Feuerbach).

géométrie analytique 5 Utilisation de la symétrie

3 Notations 6 Méthode générale de recherche de lieu géo-


On distinguera dans ce qui suit deux types de problèmes :
métrique
– Les problèmes affines qui seront traités dans un plan affine E2 resp un Il s’agit de trouver analytiquement l’ensemble des points M du plan où
→ −
− →
espace affine E3 muni d’un repère cartésien (R) = (O, i , j ) d’axes de l’espace satisfaisant une propriété donnée. Il y a deux façons d’aborder un
→ −
− → −→
(Ox, Oy) resp (O, i , j , k ) d’axes (Ox, Oy, Oz). ce type de pro- tel problème.
blème fait intervenir uniquement les notions d’alignement, de
concours et de parallèlisme à l’exclusion de toute notion de
6.1 La méthode cartésienne
longueur ou d’angle ; le repère (R) est donc absolument quel-
conque et surtout pas orthonormé. Quelques exemples simples de x
Elle consiste à partir du point M et d’écrire un système de conditions
notions affines : y
– Le théorème de Thalès. nécessaires et suffisantes pour que le point M appartienne à l’ensemble cher-
– Les problèmes courants de barycentres. ché qui aboutissent à une représentation cartésienne de cet ensemble sous la
– Le concours des médianes d’un triangle. forme f (x, y) = 0.
– Les problèmes métriques (ou euclidiens) qui auront pour cadre un plan
Exemple 12. On se donne une sphère (S), un plan (Π) et un point A
resp un espace euclidien E2 resp un espace affine euclidien E3 dont l’es-
strictement extérieur à (S) et non situé sur Π. Quel est le lieu (C) des points
pace vectoriel associé E2 resp E3 sera toujours supposé muni d’un pro-
d’intersection avec (Π) des droites tangentes à (S) et passant par A ?
duit scalaire. Les repères considérés seront toujours supposé orthonor-
més. Ce type de problème concerne les distances, les angles (dans ce Démonstration. Les étapes de résolution de ce problème sont les suivantes.
dernier cas il conviendra si nécessaire d’orienter l’espace vectoriel as- 1) On commence par identifier le contexte Il y a une sphère, c’est donc
socié et de choisir des repères directs, par exemple si interviennent des un problème métrique.
produits vectoriels). Quelques exemples :
– Le concours des hauteurs d’un triangle (perpendicularité). 2) On essaie d’identifier les symétries de la figure La droite (Δ) or-
– Le concours des médiatrices d’un triangle (distance). thogonale à (Π) qui passe par le centre de (S) est un axe de révolution
– Le concours des bissectrices intérieures d’un triangle (angles). de (S) ∪ (Π) car toute rotation d’axe (Δ) stabilise (S) et (Π).
3) On choisit alors un repère judicieux On choisira (Δ) comme axe
Oz et O sera le centre de (S). Quitte à faire tourner le repère autours
de (Δ), on pourra aussi supposer que A appartient à l’un des plans de
coordonnées par exemple au plan xOz.

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17 décembre 2008 17 décembre 2008

4) On met les différents éléments de la figure en équation - d := −4 c2 x2 + 4 x2 R2 + 8 hcxa − 8 xR2 a − 4 a2 h2 − 8 R2 hc+


– La sphère (S) : 4 R2 y 2 − 4 c2 y 2 + 4 R2 a2 + 4 R2 h2 + 4 R2 c2 − 4 a2 y 2
x2 + y 2 + z 2 − R 2 = 0 (1)
Pour y voir plus clair on ordonne ce polynôme suivant les puis-
– Le plan (Π) : sances de x et y :
z=h (2)
>collect(d,{x,y});
– Le point A aura alors des coordonnées du type (a, 0, c) avec les condi-
tions :
a 2 + c2 − R 2 > 0 et c 6= h   
−4 c2 + 4 R2 x2 + 8 hca − 8 R2 a x + −4 c2 + 4 R2 − 4 a2 y 2
5) On choisit un mode de traitement du problème On va choisir ici −4 a2 h2 − 8 R2 hc + 4 R2 c2 + 4 R2 a2 + 4 R2 h2
une méthode cartésienne de recherche du lieu, à savoir qu’on part
d’un point M (x, y, h) du plan (Π) et qu’on recherche un système de qui est l’équation d’une conique d’axe focal Ox.
conditions nécessaires et suffisantes portant sur (x, y) pour que le point
M appartienne au lieu (C) convoité. Pour cela on va écrire les équations
paramétriques de la droite AM et on cherchera une condition nécessaire
et suffisante pour qu’elle soit tangente à (S).
6.2 La méthode paramétrique
a) Équations paramétriques de AM Si P (X, Y, Z) est le point cou- On choisit un (ou plusieurs) paramètre qui a une signification géométrique
−→ −−→ et on essaie d’exprimer le point courant de l’ensemble cherché en fonction de
rant de AM , de paramètre t, il vient AP = tAM ie :
ce (ces) paramètre.
X = a + t(x − a) (3)
Exemple 13. Soient A et F deux points distincts d’un plan affine euclidien
Y = ty (4) E2 . Lieu des sommets des paraboles de foyer F passant par A ?
Z = c + t(h − c) (5)
Démonstration. On choisit F comme origine O et la droite OA comme axe
b) Tangence de AM et (S) Il suffit d’écrire que l’équation en t aux Ox. On note (a, 0) (a 6= 0) les coordonnées de A. On travaille en coordonnées
intersections de (S) et AM possède une racine double. Cette équa- polaires. L’équation polaire générale d’une parabole de foyer O, qui se déduit
tion s’écrit : d’une parabole d’axe Ox par une rotation d’angle φ ∈ R, est :
p
(E) [a + t(x − a)]2 + (ty)2 + [c + t(h − c)]2 − R2 = 0 ρ=
1 + cos(θ − φ)
On va faire la suite des calculs en Maple : Le sommet S est le point de coordonnées polaires (p/2, φ).
>e:=(a+t*(x-a))^2+(t*y)^2+(c+t*(h-c))^2-R^2; Le point A est sur la parabole si et seulement si au moins un couple de
>T:=collect(e,t); coordonnées polaires de A en satisfait l’équation, ce qui s’écrit :
>d:=discrim(T,t);
p p
=a ou =a
2 2 2 2 2
1 + cos(φ) 1 − cos(φ)
e := (a + t (x − a)) + t y + (c + t (h − c)) − R

T := (x − a)2 + (h − c)2 + y 2 t2 +(2 a (x − a) + 2 c (h − c)) t+a2 −R2 +c2

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Le lieu cherché est donc réunion des deux courbes d’équations polaires : Exercice 1 (Cen 2001). Traiter par les deux méthodes précédentes l’exer-
a cice suivant : Soit A un point fixe d’une parabole (P). On mène de A deux
r = (1 + cos θ) (6) droites orthogonales qui recoupent (P) en P et Q. Quel est le lieu du milieu
2
a du segment [P, Q] quand les deux droites varient ?
r = − (1 − cos θ) (7)
2
mais si le point M possède un couple (r, θ) de coordonnées polaires qui véri-
6.3 Lien entre les deux méthodes, l’élimination vs le
fiént (7) alors le couple (−r, θ + π) qui représente le même point vérifie paramétrage
(6). Une équation polaire du lieu cherché est donc :
Exemple 14 (Ccp 06 et 07 : com- Exemple 18 (Berlingots de lait).
a paraison des deux méthodes). Deux points A et B décrivent deux
r = (1 + cos θ)
2 Soit (P) une parabole de foyer F et droites orthogonales de sorte que AB
Il s’agit d’une cardioı̈de, représentée ci-aprés pour a = 2 en Maple : de sommet O. Une droite variable soit constant. Quel est la surface ba-
passant par F recoupe (P) en deux layée par le segment AB ? Volume in-
>dom:=t=0..2*Pi: points M et M ’. Quel est le lieu du térieur ? Aire ?
>opts:=coords=polar,scaling=constrained: centre du cercle circonscrit au tri-
>plot(1+cos(t),dom,opts); angle OM M 0 ?
Exercice 2 (Mines). Soient :
Exemple 15 (Passage paramé-
trique cartésien).
Exemple 16 (Équation bifocale (D) : x+y−a=0 (8)
d’une ellipse). (Cλ ) : x2 + y 2 − 2λx + a2 = 0(9)
1
Exemple 17 (Exemple de pa-
ramétrage d’une relation). Deux Quel est le lieu (Γ) des points M
0.5 points A et B décrivent deux droites tels que le point P , intersection de
concourantes et distinctes de sorte la parallèle à Ox menée de M et du
que AB soit constant. Quel est le lieu cercle (Cλ ) auquel M appartient soit
0.5 1 1.5 2
du milieu de AB ? sur (D) ?
–0.5

Troisième partie
–1

Géométrie plane
7 Équations d’une droite affine
Sauf mention contraire, le plan affine E2 est muni d’un repère affine (R) =
→ −
− →
(O, i , j ). On étudie les diverses formes d’équation d’une droite (D).

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7.1 Paramétriques Démonstration. On choisit BC comme axe Ox et la hauteur issue de A



→ comme axe Oy. Les coordonnées des points A, B, C dans un repère (R)
On se donne un point M0 (x0 , y0 ) ∈ (D) et un vecteur V (α, β) directeur orthonormé associé à ce choix d’axes sont du type :


de (D), donc (D) = A + R V . Un système d’équations paramétriques de (D)
est donc :  A(0, a) B(b, 0) C(c, 0)
x = x0 + tα
y = y0 + tβ a 6= 0 car A 6∈ BC. Ecrivons une équation de la hauteur (HB ) issue de B :
−→
c’est la droite qui passe par B (b, 0) et qui est orthogonale à AC (c, −a) ie :
7.2 Cartésiennes (HB ) c(x − b) − ay = 0
−−−→ →

Le point M (x, y) appartient à (D) si et seulement si M0 M ∈ Vect( V )
ie : − Le point d’intersection de (HB ) et de Oy a donc pour ordonnée :
→ −−−→
det(−
→− →
i,j)
V , M0 M = 0 bc
y=−
ce qui s’écrit : a
Comme cette expression est symétrique en b et c, c’est le point de concours
α x − x0
= 0 ie − β(x − x0 ) + α(y − y0 ) = 0 des trois hauteurs du triangle. L’orthocentre H a donc pour coordonnées
β y − y0
(0, −bc/a).
Réciproquement toute équation de la forme :

ax + by + c = 0 avec (a, b) 6= (0, 0) Remarque 4. C’est l’utilisation de bonnes notations qui permet d’ex-
ploiter la symétrie du problème en B et C. C’est souvent le cas en

− géométrie.
représente une droite de vecteur directeur U (−b, a). Les autres équations
cartésiennes de cette droite sont proportionnelles à celle ci.

Exemple 19. Tangente en un point régulier d’un arc paramétré. Remarque 5. Vérifier l’homogénéité (au sens de la physique) des calculs
précédents.

Remarque 3 (Droite joignant deux points sur les axes). Il peut être Exercice 3 (Mines 2003). Soit f maux et les fonctions f telles que l’or-
utile de savoir qu’une équation de la droite joignant le point A (a, 0) au une application de classe C 1 d’un in- donnée de Q soit constante.
point B (0, b) avec ab 6= 0 est : tervalle I dans R et (C) la courbe
d’équation
 − y = f(x) en repère ortho- Exercice 4 (Cen 99 et 2002).
x y → −→
+ =1 normé 0, i , j dont le point cou- Dans le plan affine euclidien un point
a b
rant sera noté M (x). La normale en M décrit une normale fixe (N0 ) à une
M (x) à (C) recoupe l’axe Ox en P parabole. Déterminer le lieu du milieu
Exemple 20. Prouvons analytiquement le concours des hauteurs d’un tri- des pieds des deux autres normales is-
et la perpendiculaire menée de P à
angle ABC du plan affine euclidien E2 . sues de M lorsque celui ci varie sur
Ox recoupe la tangente en M (x) en
Q. Déterminer les intervalles I maxi- (N0 ).

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7.2.1 Convention de notation a a0
puisque est inversible et (α, α0 ) 6= (0, 0). Donc en posant :
b b0
Soit (D) une droite dont une équation cartésienne dans le repère (R)est
ax + by + c = 0 avec (a, b) 6= (0, 0). On conviendra de noter, pour tout point D”(M ) = a”x + b”y + c” = α D(M ) + α0 D0 (M )


M de coordonnées (x, y) dans (R) et, pour tout vecteur V de composantes
→ −
− → l’équation D”(M ) = 0 est une équation de droite qui contient A puisque
(ξ, η) dans la base ( i , j ) de E2
D(A) = D0 (A) = 0.

− Réciproquement : soit (Δ) une droite qui passe par A. Prouvons l’exis-
D(M ) = ax + by + c L(D)( V ) = aξ + bη
tence d’un couple (α, α0 ) 6= (0, 0) telqu’une équation de (Δ) soit α D + α0 D0 .
de sorte que, pour tout couple (M, M 0 ) de points de E2 : Soit B ∈ (Δ) un point différent de A donc (−D 0 (B), D(B)) 6= (0, 0). En
vertu de l’étude directe, l’équation :
−−−→
D(M 0 ) − D(M ) = L(D)(M M 0 )
D”(M ) = 0 avec D” = −D0 (B) D + D(B) D0

est celle d’une droite (D”) qui passe par A mais on vérifie que :
7.3 Faisceaux de droites
D”(B) = −D0 (B) D(B) + D(B) D0 (B) = 0
Proposition 1. Soient (D) et (D0 ) deux droites non parallèles de E2 , A
leur point d’intersection. On appelle faisceau de droites de base ((D), (D0 )) Donc (D”) contient A et B c’est donc (Δ).
l’ensemble des droites Δ qui passent par A. Une telle droite possède dans (R)
une équation de la forme :
Remarque 6. En pratique on prend D + λ D0 (λ ∈ R) mais on perd
Δ = αD +α D 0 0 0
avec (α, α ) 6= (0, 0) ainsi la droite D0 .

où D resp D0 est, dans (R), une équation de (D) resp de (D0 ).

Démonstration. Notons : 7.3.1 Mode d’emploi


La technique des faisceaux de droites est extrèmement puissante et élé-
D(M ) = ax + by + c D0 (M ) = a0 x + b0 y + c0 gante pour écrire des équations de droites rapidement sans calcul de point
Pour M de coordonnées (x, y) dans (R). Le non parallèlisme de (D) et (D0 ) d’intersection.
se traduit par : Exemple 21. Dans le plan euclidien, muni d’un repère orthonormé (R), on
a b considère les trois droites d’équation :
6= 0
a0 b0
Soit (α, α0 ) 6= (0, 0). Posons : (D1) x+y−1=0

a” = αa + α0 a0 b” = αb + α0 b0 c” = αc + α0 c0 (D2) 2x − y + 1 = 0
(D3) x − 3y + 2 = 0
donc :       
a” a a 0
α 0 Vérifier qu’elles forment un triangle et écrire une équation de la hauteur de
= 0 6= ce triangle issue du point d’intersection de (D1) et (D2 ).
b” b b α0 0

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Démonstration. Soit Vi un vecteur directeur de (Di ). On peut prendre : 7.4 Partage d’un segment

→ −
→ −
→ Proposition 2. Dans le plan affine E2 , muni d’un repère cartésien (R) =
V1 (−1, 1) V2 (1, 2) V3 (3, 1) −
→ − →
(O, i , j ), on considère une droite affine (D) d’équation ax + by + c = 0,
qui sont deux à deux linéairement indépendants. Les droites sont donc deux x
(a, b) 6= (0, 0). Pour M , posons D(M ) = ax + by + c. Soient A et B deux
à deux non parallèles. Prouvons qu’elles ne peuvent être concourantes. Si y
c’était le cas le système linéaire d’inconnues (x, y, z) : points distincts de E2 . On suppose que (D) coupe la droite AB en M 6= B
 alors :
 x+y−z = 0 MA D(A)
=
2x − y + z = 0 MB D(B)

x − 3y + 2z = 0


Démonstration. notons D l’application linéaire du plan vectoriel E2 dans R
aurait une solution du type (x, y, 1) 6= (0, 0, 0) or : →
− →
− → −
− →
associée à l’application affine D. Si V = x i + y j , D (V ) = ax + by de
1 1 −1 sorte que, pour tout couple M , M 0 de points de E2 on ait D(M 0 ) − D(M ) =
→ −−−→0 

2 −1 1 = 3 D M M . Posons alors :
1 −3 2
MA −−→ −−→
donc les droites sont non concourantes. λ= ie M A = λM B
L’équation de la hauteur cherchée est de la forme : MB


a D1 (M ) + b D2 (M ) = 0 (a, b) 6= (0, 0) en appliquant D à cette dernière relation, il vient :

Un vecteur orthogonal à cette droite est : D(A) − D(M ) = λ (D(B) − D(M ))



→ or D(M ) = 0 d’où D(A) = λD(B) ce qu’on voulait.
U (a + 2b, a − b)

Elle est orthogonale à (D3 ) si et seulement si : Exercice 5 (Centrale 2003). Soit et retrouver ainsi le cercle d’Appolo-
A0 le point d’intersection avec le coté nius.
(a + 2b) − 3(a − b) = 0 ie − 2a + 5b = 0 BC de la bissectrice intérieure du tri-
angle ABC relative au sommet A. Exercice 6 (Quadrilatère com-
Le couple (a, b) est déterminé à un facteur multiplicatif prés, on peut prendre : En utilisant un repère cartésien judi- plet, deuxième méthode). On
cieux, montrer que : considère, dans le plan affine, 6 points
a=5 b=2 distincts A, B, C, D, E, E, F tels
A0 B AB que :
D’où une équation cherchée : =−
A0 C AC i) les triplets (A, C, E), (A, B, D),
5 D1 (M ) + 2 D2 (M ) = 0 ie 3x + y − 1 = 0 [Si vous avez du temps à perdre, es- (B, C, F ), (D, E, F ) sont
sayez de retrouver cette relation géo- constitués de points alignés.
A titre d’exercice d’entraı̂nement, les lecteurs pourront chercher les coordon- métriquement.] Prouver une relation ii) Les droites CD et BE se coupent
nées de l’orthocentre de ce triangle. analogue avec la bissecrice extérieure en G.

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iii) La droite F G recoupe AB en H [On pourra d’abord montrer en supposant que ces droites et ces points sont définis. Montrer que C1 , C2 ,
et AC en I. qu’existent des équations Di , 1 ≤ i ≤ C3 sont alignés.
Prouver la relation : 4 des droites AB, AC, BC, DE telles
P4 Démonstration. Les lecteurs étudieront le cas où (D) et (Δ) sont parallèles
que Di = 0] à l’aide d’homothéties convenables. On suppose que (D) et (Δ) se coupent
FH GH i=1 →
− →

=− en O et on choisit un repère cartésien d’origine O, tel que i dirige (D) et j
FI GI
dirige (Δ). On note alors ai l’abscisse de Ai et bi l’ordonnée de Bi . L’équation
de Ai Bj est alors :
8 Alignement de trois points x y
+ −1=0
ai bj
8.1 à l’aide des coordonnées cartésiennes
On fait le reste en Maple. On trouve d’abord une formule générale pour le
Proposition 3. Le plan affine E2 est muni d’un repère cartésien (R) = point d’intersection de deux droites :
→ −
− →
(O, i , j ). Trois points M1 (x1 , y1 ), M2 (x2 , y2 ), M3 (x3 , y3 ) sont alignés si et
>inters:=proc(a,b,c,d)
seulement si :
x 1 y1 1 local eq,incs,x,y;
x2 y 2 1 = 0 eq:={x/a+y/b-1,x/c+y/d-1};
x3 y 3 1 incs:={x,y};
subs(solve(eq,incs),vector([x,y,1])) end;
Démonstration. Supposons les trois points alignés ; soit ax + by + c = 0 avec On définit alors la matrice dont la nullité du déterminant prouvera l’ali-
(a, b) 6= (0, 0) l’équation d’une droite qui les contient : il vient : gnement des Ci .
    
x1 y1 1 a 0 >A:=matrix([inters(a1,b2,a2,b1),inters(a1,b3,a3,b1),inters(a2,b3,a3,b2)]);
x2 y2 1  b  = 0
x3 y3 1 c 0  a2 a1 (b2 −b1 ) 
a2 b2 −a1 b1
− b2a2b1b2(−a2 +a1 )
−a1 b1
1
D’où la nullité du déterminant proposé.  
A := 

a3 a1 (b3 −b1 )
− b3a3b1b3(−a3 +a1 )
1 

Réciproquement, supposons la nullité du déterminant, il existe (a, b, c) 6= a3 b3 −a1 b1 −a1 b1
a3 a2 (b3 −b2 )
(0, 0, 0) tel que :      a3 b3 −a2 b2
− b3a3b2b3(−a3 +a2 )
−a2 b2
1
x1 y1 1 a 0
x2 y2 1  b  = 0
x3 y3 1 c 0 >det(A);

Or (a, b) 6= (0, 0) car sinon c le serait aussi. La droite d’équation ax+by+c = 0


contient donc les trois points. 0

Exemple 22 (Avec Maple). Dans un plan affine on considère trois points


distincts A1 , A2 , A3 appartenant à une droite (D) et trois points distincts B1 ,
B2 , B3 appartenant à une droite (Δ) 6= (D). On pose, si {i, j, k} = {1, 2, 3} :

Ci = Aj Bk ∩ Ak Bj

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z1 −z3
Exercice 7. Montrer que les milieux mière fois. Soit encore z2 −z3
∈ R, ce qui traduit bien l’alignement de ces trois points.
des segments qui joignent les trois
Exercice 9 (Cen 99). On considère On se borne à un exemple :
points d’intersection d’une droite
avec les trois cotés d’un triangle aux l’arc paramétré plan (C) défini en re-
Exemple 23. Lieu des points M d’affixe z tels que les points d’affixes 1, z,
sommets respectivement opposés sont père orthonormé par :
z 3 soient alignés.
alignés. 1 − t2
x= y = tx Exercice 10. (Concours général 1999) Montrer que les symétriques des som-
1 + t2 mets d’un triangle par rapport aux cotés opposés sont alignés si et seulement
Exercice 8. Dans un plan affine eu-
clidien E2 , on considère un triangle si la distance de l’orthocentre au centre du cercle circonscrit est égale à son
1. Tracer (C). diamètre [On pourra, par exemple, représenter le cercle circonscrit au triangle
ABC dont les cotés AB, BC, CA
sont coupés par une droite (Δ) res- 2. Soient t1 , t2 , t3 trois réels dis- par le cercle unité U du plan complexe et observer que, si z ∈ U, z = 1/z].
pectivement en D, E, F . Prouver que tincts. Trouver une condition
les orthocentres des triangles ABC, nécessaire et suffisante sur les ti
BDE, EF C sont alignés (on pourra pour que les trois points M (ti ) 9 parallèlisme et concours
prendre un repère orthonormé dont soient alignés.
les axes sont la droite BC et la hau- 3. Soit A(1, 0). Une droite qui
9.1 parallèlisme
teur issue de A). Question subsidiaire passe par A coupe (C) en M1 Exercice 11 (Cen 2003). -
trés difficile : trouver une preuve géo- et M2 . Montrer que le cercle de 1. Tracer la courbe (C) d’équation polaire ρ = a(1 + cos θ).
métrique de ce résultat. Une bouteille diamètre M1 M2 est tangent à −−→
de champagne à qui trouve la pre- Ox en O. 2. On oriente (C) et l’on note T (θ) le premier vecteurdu repère de Frénet
−−→ −−→
au point M (θ). Déterminer une mesure de l’angle u(θ), T (θ) .
8.2 En complexes 3. Montrer qu’existent, en général, trois points de (C) où la tangente est
parallèle à une direction donnée. Que dire de leur isobarycentre ?
Les points d’affixes z1 , z2 , z3 sont alignés si et seulement si :

z1 z1 1 9.2 Concours de trois droites


z2 z2 1 = 0
z3 z3 1 Exemple 24 (Ccp 98). Dans un plan affine E2 , on considère les milieux
A0 , B 0 , C 0 des cotés BC, CA, AB d’un triangle ABC. Les symétriques d’un
point M par rapport à A0 , B 0 , C 0 sont notés A”, B”, C”. Vérifier que les
Démonstration. Il suffit de se limiter au cas où les zi sont distincts. En re- droites AA”, BB”, CC” sont concourantes ou parallèles.
tranchant la troisième ligne aux deux autres, le déterminant s’écrit :
Démonstration. C’est un problème affine. On peut le traiter dans un repère
z 1 − z 3 z 1 − z3 0 −→ −→
cartésien quelconque. Prenons (R) = (A, AB, AC). Il vient :
z2 − z 3 z 2 − z3 0
z3 z3 1 A0 (1/2, 1/2), B 0 (0, 1/2), C 0 (1/2, 0)
Sa nullité équivaut à : d’où, si M (x, y) :
z1 − z3 z1 − z3
= A”(1 − x, 1 − y), B”(−x, 1 − y), C”(1 − x, −y)
z2 − z3 z 2 − z3

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AA” : −(1 − y)X + (1 − x)Y = 0 4. Soit O0 le symétrique de l’or- nit respectivement sur les côtés AB,
thocentre du triangle ABC par BC, CA, trois points M , N , P par :
BB” : (y − 1)(X − 1) − (1 + x)Y = 0
rapport à O. Montrer que A, B,
CC”(y + 1)X + (1 − x)(Y − 1) = 0 C, O0 sont cocycliques. IM = x JN = y KP = z
Il s’agit de droites si (x, y) 6= (1, 1), (x, y) 6= (−1, 1), (x, y) 6= (1, −1), ce qui Exercice 16 (X 2000). Soit ABC Montrer qu’il existe un point O du
sera supposé dans la suite. On regarde le déterminant formé des coefficients un triangle équilatéral du plan affine plan dont les projections orthogonales
de ces équations de droites : euclidien. On note I, J, K les milieux sur les trois côtés sont M , N , P si et
respectifs de AB, BC, CA. On défi- seulement si x + y + z = 0.
y−1 1−x 0
D = y − 1 −(1 + x) 1 − y
(y + 1) (1 − x) x − 1 10 Problèmes d’angles et de distances
On vérifie aisèment que D = 0. Donc les trois droites forment un faisceau. Les
lecteurs étudieront eux mêmes les cas pour lesquels ces droites sont parallèles. 10.1 Lignes trigonométriques d’un angle
Proposition 4. Soient − →u et − →v deux vecteurs non nuls d’un plan vectoriel
euclidien orienté (E2 , ( | )). Une mesure θ de l’angle (− →u ,−

v ), modulo 2π,
Exercice 12. Même exercice que le une parabole qui sont concourantes
est déterminée par la connaissance des deux lignes trigonométriques cos θ
précédent en supposant le plan eucli- est sur l’axe de la parabole.
et sin θ ou, ce qui revient au même, par la connaissance de eiθ . Il vient alors :
dien, le triangle ABC équilatéral et
Exercice 15 (Cen 99, 2001). Le
en prenant les symétriques de M par (−

u |−→v) Det(− →u ,−→v)
plan affine euclidien est rapporté à un cos θ = − → →
− sin θ = − → →

rapport aux cotés d’icelui. [On peut || u || || v || || u || || v ||
repère orthonormé d’axes (Ox, Oy).
tenter d’utiliser les complexes, cf su-
pra].
Soient trois points A, B, C d’abcisses On rappelle que la notation Det(−
→u ,−

v ) désigne le déterminant du système
respectives a, b, c appartenant à l’hy- de vecteurs (−

u ,−

v ) dans une quelconque base orthonormée directe de E2 .
Exercice 13 (Centrale 2007). perbole (H) d’équation xy = 1.
Dans le plan affine on considère deux 1. Montrer que l’orthocentre du Démonstration. Normalement vu en première année.
droites de (D) et D0 ) sécantes en O. triangle ABC appartient à (H). Exemple 25. Soient A, B, C trois points non alignés d’un plan affine eu-
Soit A ∈ (D) et A0 ∈ (D0 ). Pour tout 2. Soient (α), (β), (γ) les perpen- clidien E2 dont la direction est notée E2 . Il existe une orientation de E2 telle
point M du plan on définit N (resp diculaires à BC, CA, AB qui que :
N 0 ) comme le point d’intersection de contiennent les points d’inter- −→ −→ −−→ −→ −→ −−→
(D) et de la parallèle à (D0 ) passant section respectifs de ces droites sin(AB, AC) > 0, sin(BC, BA) > 0, sin(CA, CB) > 0
par M (resp le point d’intersection de avec Ox. Montrer que (α), (β),
(D0 ) et de la parallèle à (D) passant (γ) concourent en un point I. Donc, en notant Â, B̂, Ĉ les mesures, appartenant à [0, π], des angles aux
par M ). Soit P le point d’intersection En remplaçant Ox par Oy on sommets du triangle ABC, il vient, pour l’orientation ci-dessus :
de (AN 0 ) et (A0 N ), montrer que les obtient de même un point I 0 . −→ −→ −−→ −→ −→ −−→
(AB, AC) = Â mod 2π (BC, BA) = B̂ mod 2π (CA, CB) = Ĉ mod 2π
droites M P passent par un point fixe. 3. Calculer les produits scalaires :
−→ −→ −→ −→0 −→ −→0 On en déduit :
Exercice 14. Montrer que l’isobary-
[Link] 0 [Link] [Link] Â + B̂ + Ĉ = π
centre des pieds de trois normales à

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Démonstration. Choisissons d’abord une orientation arbitraire (c’est à dire Exercice 17 (Centrale 2007). On considère un triangle équilatéral ABC
→ −
− →
une base orthonormale ( i , j ) décrétée directe) de E2 . Comme A, B, C sont du plan euclidien. Si M est un point du plan, on note P , Q, R ses projections
−→ −→ orthogonales sur les côtés (AB), (AC), (BC) .
non alignés, sin(AB, AC) 6= 0. Si ce réel est négatif on choisit l’orientation
opposée de E2 (c’est à dire qu’on décrète que les bases directe seront les bases 1. Calculer M P + M Q + M R si M est intérieur au triangle.
→ −
− →
orthonormales de même sens que ( j , i )). On dispose ainsi d’une orientation 2. Comment évolue cette somme si M n’est plus intérieur au triangle ?
de E2 telle que :
−→ −→ −→ −→
sin(AB, AC) > 0 ie Det(AB, AC) > 0 10.2 Distance d’un point à une droite
Or : 10.2.1 Expression de la distance
−−→ −→ −→ −→ −→ −→ −→ −→ −→
Det(BC, BA) = Det(BA + AC, BA) = Det(AC, BA) = Det(AB, AC) > 0 Dans un plan affine euclidien E2 , muni d’un repère orthonormé, l’expres-
−−→ −→ sion de la distance du point M (x, y) à la droite (D) d’équation :
On en déduit que sin(BC, BA) > 0. manipulation analogue pour établir que
−→ −−→
sin(CA, CB) > 0. Posons alors : ax + by + c = 0 (a, b) 6= (0, 0)
−→ −→ −−→ −→ −→ −−→
α = (AB, AC) mod 2π β = (BC, BA) mod 2π γ = (CA, CB) mod 2π
est donnée par :
Il vient, puisque les mesures Â, B̂, Ĉ sont déterminées par leurs cosinus : |ax + by + c|
d= √
cos  = cos α, cos B̂ = cos β, cos Ĉ = cos γ a2 + b 2

Comme Â, B̂, Ĉ appartiennent à [0, π] et que les sinus de α, β, γ sont positifs, Exercice 18 (Centrale 2005). Pour t réel, on considère la droite (Dt )
il vient : d’équation cartésienne (1 − t2 ) x + 2t y = 2 + 4t.
sin  = sin α, sin B̂ = sin β, sin Ĉ = sin γ
1. Montrer qu’il existe un point Ω équidistant de toutes les droites (Dt ),
et donc : t réel.
α = Â mod 2π β = B̂ mod 2π γ = Ĉ mod 2π 2. Interprétation géométrique ?
On en déduit :
−→ −→ −−→ −→ −→ −−→ 10.2.2 Équation normale
 + B̂ + Ĉ = (AB, AC) + (BC, BA) + (CA, CB) mod 2π
−→ −−→ −→ −−→ Soit E2 un plan affine euclidien orienté muni d’un repère orthonormé direct
Comme (CA, CB) = (AC, BC) mod 2π, la relation de Chasles pour les → −
− →
(R) = (0, i , j ). Soit (D) une droite de ce plan. Notons (p, θ) un couple de
angles orientés assure que : coordonnées polaires de la projection H du point O sur (D). Une équation
−→ −→ de (D) dans (R) est donnée par :
 + B̂ + Ĉ = (AB, BA) = π mod 2π
Donc, il existe k ∈ Z tel que : x cos θ + y sin θ − p = 0
 + B̂ + Ĉ = π + 2kπ
Une telle équation est appelée équation normale de la droite (D)2 .
et 2
Vifs remerciements à Alain Chillès pour le dessin qui suit
0 < Â + B̂ + Ĉ < 3π
donc cette somme vaut bien π.

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y
Y Exemple 26. Le plan affine euclidien orienté E2 est muni d’unrepère or-
(D) → −
− →
thonormédirect (R) = (0, i , j ). On demande de trouver le lieu (L) des
projections de O sur les tangentes à la spirale logarithmique (S) d’équation
très :
X ρ = a eλθ a 6= 0, λ 6= 0
− −−→

u(θ)
θ Démonstration.
p →
− x
ı
−−→ −−→ La Méthode consiste à trouver une équation normale de la tangente à (S)
H : OH = pu(θ) (Ici p < 0) sous la forme :
x cos φ + y sin φ − p
D’aprés l’étude ci dessus, un couple de coordonnées polaires de la projection
(D) : x cos θ + y sin θ − p = 0. H de O sur cette tangente est (p, φ), ce qui fournit une équation très de (L).
−−→ −−→
Tangente dans le repère local : dans le repère (O, u(θ), v(θ)), un vecteur
−−→ →
− −
→ directeur de la tangente à (S) au point M (θ) est :
Démonstration. Posons u(θ) = cos θ i + sin θ j . Si M (x, y) est un point
dρ −−→ −−→  −−→ −−→
quelconque de E2 dont K est la projection orthogonale sur la droite affine u(θ) + ρv(θ) = a eλθ λu(θ) + v(θ)
−−→ dθ
O + Vect(u(θ)), il vient :
−−→ −−→ On peut donc prendre comme vecteur directeur de la tangente :
OK = (u(θ)|OM ) = x cos θ + y sin θ −−→ −−→ −−→
w(θ) = λu(θ) + v(θ)
or M ∈ (D) si et seulement si K = H ie
C’est un vecteur dont les coordonnées dans le repère local sont fixes.
x cos θ + y sin θ = OK = OH = p On peut le normer :
−−→ √  −−→ −−→ √ −−→
ce qu’on voulait. w(θ) = 1 + λ2 cos V u(θ) + sin V v(θ) = 1 + λ2 T (θ)

10.2.3 Mode d’emploi Où l’on a posé :

L’équation normale d’une droite (D) porte toutes les informations λ 1


cos V = √ sin V = √
métriques relatives à la droite (D), en particulier : 1 + λ2 1 + λ2
– Angle de (D) avec une autre droite (Δ) donnée sous la même forme. −−→ −−→
– Distance d’un point M à la droite (D). L’angle V est constant et mesure modulo 2π l’angle (u(θ), T (θ)). Donc :
Pour ces raisons, dans tout problème de géométrie faisant intervenir → −−→

des données métriques relatives à une droite, il est impératif de se α = θ + V = ( i , T (θ))
donner une équation d’icelle sous forme normale. A titre d’exemple
traitons le problème des podaires : lieu des projections d’un point sur les L’équation de la tangente à (S) au point M (θ) est, dans (R) :
tangentes à une courbe : − sin α(x − ρ cos θ) + cos α(y − ρ sin θ) = 0

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soit : Exemple 27. Trouver le lieu d’un foyer F d’une hyperbole équilatère(H)
cos(α + π/2) x + sin(α + π/2) y + ρ cos(α − θ) = 0 qui passe par deux points fixes dont l’un est le sommet relatif à F .
cos(α + π/2) x + sin(α + π/2) y + a eλθ cos(V ) = 0 Démonstration. On choisit comme origine O le sommet fixe et comme axe
Posons α + π/2 = φ. L’équation d’une tangente quelconque à (S) se Ox la droite qui joint les deux points fixes de sorte que l’autre point fixe A
paramètre à l’aide de φ sous la forme normale : a pour coordonnées (a, 0). On se donne le foyer F cherché par un système
de coordonnées polaires (r, θ). Comme la droite OF est perpendiculaire à la
x cos φ + y sin φ − p(φ) = 0 directrice (D), celle ci a une équation normale de la forme :

avec x cos θ + y sin θ − p = 0


p(φ) = −a cos V eλ(φ−V −π/2) = k eλφ
Enfin on observera√ qu’une hyperbole est équilatère si et seulement si son
avec k = −a cos V e−λV −λπ/2 6= 0. Le lieu (L) a pour équation polaire excentricité vaut 2 car, avec les notations habituelles :
dans (R) : √
r = k eλφ c2 = a2 + b2 donc a = b ⇔ c/a = 2
C’est une spirale logarithmique homothétique à (S).
On traite l’exercice en Maple :

10.2.4 Application à l’équation d’une conique >MF2:=(x-r*cos(theta))^2+(y-r*sin(theta))^2;

Dans certains problèmes de géométrie, il peut être utile de savoir former MF2 := (x − r cos(θ))2 + (y − r sin(θ))2
l’équation d’une conique dont l’axe focal ie la droite qui passe par un foyer,
orthogonale à la directrice, n’est pas parallèle à l’un des axes de coordonnées. >MH2:=(x*cos(theta)+y*sin(theta)-p)^2;
Si F (a, b) est un foyer, (D) la directrice associée, e > 0, l’excentricité, la
conique (C) est alors l’ensemble des points M (x, y) tels que : MH2 := (x cos(θ) + y sin(θ) − p)2
M F = eM H ⇐⇒ M F 2 = e2 M H 2 >eq:=MF2-2*MH2;
avec M H = d(M, (D)). Il y a donc tout intérêt à se donner l’équation
de (D) sous forme normale : eq := (x − r cos(θ))2 + (y − r sin(θ))2 − 2 (x cos(θ) + y sin(θ) − p)2
L’équation eq = 0 est celle d’une hyperbole équilatère de foyer F et de
x cos θ + y sin θ − p = 0 directrice (D). O est sur l’axe focal. Écrivons que c’en est un sommet :

puisqu’àlors M H = |x cos θ + y sin θ − p|. L’équation de (C) prend alors la >cond1:=simplify(subs({x=0,y=0},eq),trig);


forme :
(x − a)2 + (y − b)2 = e2 (x cos θ + y sin θ − p)2 cond1 := r2 − 2 p2
avec :
F 6∈ (D) ie a cos θ + b sin θ − p 6= 0
Traitons un exemple :

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Comme F et le pied de (D) sur la droite OF sont de part est d’autre de On choisit une valeur simple de a. L’intervalle réduit est [0, π/2[ et il y
O, on choisit : a une asymptote verticale. Pour tracer l’intégralité de la courbe, il suffira
de prendre θ ∈] − π/2, π/2[ puisque r(θ + π) = −r(θ). En revanche, pour
>eq1:=subs(p=-r/sqrt(2),eq); que Maple puisse faire un dessin non écrabouillé, il convient de prendre un
intervalle de tracé où r ne de vienne pas trop grand (mais suffisamment
1 √ 2 pour qu’on ait une idée de la courbe). Après quelques essais on a choisi
eq1 := (x − r cos(θ))2 + (y − r sin(θ))2 − 2 (x cos(θ) + y sin(θ) + r 2)
2 [−9π/25, 9π/25] ⊂] − π/2, π/2[.
Écrivons maintenant que (H) passe par A(a, 0).
>with(plots):
>cond:=subs({x=a,y=0},eq1); >rho:=subs(a=2*(sqrt(2)+1),rho);
>interv:=-9*Pi/25..9*Pi/25;
1 √ 2 √
cond := (a − r cos(θ))2 + r2 sin(θ)2 − 2 (a cos(θ) + r 2)
2 1 (2 2 + 2) cos(2 θ)
L’équation polaire du lieu cherché est donc : cond = 0. Essayons de sim- ρ := − √
2 cos(θ) ( 2 + 1)
plifier cond : 9 9
interv := − π.. π
>cond2:=simplify(cond,trig); 25 25
>courbe:=plot([rho,theta,theta=interv],coords=polar):

2 2 2
cond2 := a − 2 r cos(θ) a − 2 a cos(θ) − 2 r cos(θ) a 2 >asymptote:=plot([1,t,t=-2..2]):
>res:=display({courbe,asymptote},scaling=constrained):
>cond3:=combine(cond2,trig); >res;
√ Strophode droite
cond3 := −2 r cos(θ) a − cos(2 θ) a2 − 2 r cos(θ) a 2
On voit que r va s’exprimer simplement en fonction de θ : 2

>rho:=subs(r=solve(cond3,r),r);
1

1 a cos(2 θ)
ρ := − √
2 cos(θ) ( 2 + 1)
–1 –0.6 –0.2 [Link].8 1

–1

–2

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Cette courbe est appelée strophoı̈de droite. Exemple 28. Dans un plan affine trois points : M1 , M2 , M3 . Mon-
euclidien on se donne trois points trez que le triangle M1 M2 M3
Exercice 19 (Mines 98). sur les tangentes à (C). (Mi )1≤i≤3 avec Mi (xi , yi ). démontrer est équilateral et de centre P .
Soient B et F deux points distincts 2. Tracer (L) avec l’ordinateur. que le point M (x, y) appartient au
du plan. Déterminer l’ensemble (L0 ) cercle circonscrit à ces trois points si Exercice 26 (Centrale). -
3. Calculer la longueur de (L). et seulement si : 1. Soient deux droites (D) et (Δ)
des sommets des paraboles de foyer
F passant par B. Le tracer. 2 2 qui se coupent orthogonalement
Exercice 21. Dans un plan affine eu- x1 + y1 x1 y1 1
en O ; A, A0 deux points sur
Exercice 20 (Centrale 2001). clidien E2 , muni d’un repère ortho- x22 + y22 x2 y2 1
→ −
− → =0 (D), B, B 0 deux points sur (Δ).
Dans un plan affine euclidien on normé (R) = (O, i , j ), trouver le x23 + y32 x3 y3 1
Montrer que A, A0 , B, B 0 sont
considère un point A et un cercle (C). lieu des foyers des paraboles passant x2 + y 2 x y 1
cocycliques si et seulement si :
1. Déterminer l’ensemble (L) des par le point A(2, 3) et tangentes aux
projections orthogonales de A axes de coordonnées. Exercice 24 (Mines 99). Soit ABC OA . OA0 = OB . OB 0
un triangle équilatéral. Étudier les va-
leurs prises par l’expression : 2. Déterminer le lieu des points
10.3 Cercles
2 2 2 d’où on peut mener à une ellipse
10.3.1 Équation de cercle PA + PB + PC
deux tangentes qui coupent les
cf cours de première année lorsque P décrit le cercle inscrit à ce axes en quatre points cocy-
triangle. cliques.
Exercice 22 (CCP 2001). Calcu- Exercice 23 (Cen 99 et Ccp
ler le centre et le rayon du cercle de 2006). Une droite passant par le Exercice 25 (Centrale 2000, Exercice 27 (Maple obligatoire).
2001, 2003). - Théorème de Feuerbach : Dans un tri-
l’espace affine euclidien défini par : foyer d’une parabole, de sommet S, la
 2 angle le cercle d’Euler [cercle circons-
x − 2x + y + z − 4y + 6z − 5 = 0 recoupe en M et N . Lieu du centre du
2 2 1. Soit un triangle tel que son
crit au triangle constitué par les pieds
2x + y − 2z − 2 = 0 cercle circonscrit au triangle SM N ? centre de gravité soit confondu
des hauteurs qui contient également
avec le centre du cercle circons-
les milieux des côtés ] est tangent
crit à ce triangle. Montrez que
au cercle inscrit et aux trois cercles
10.3.2 Arc capable ce triangle est équilateral.
exinscrits.
2. Soit (H) une hyperbole équila-
cf cours de première année
tère centrée en O. Soient P et Q Exercice 28 (Ens). Trouver l’en-
deux points de (H) symétriques semble des isométries du plan qui
10.3.3 Cercle d’Apolonius par rapport a O. On considère conservent la réunion de deux cercles
cf cours de première année. N’est plus au programme PC. le cercle (C) de centre P et de dont les centres sont non confondus
rayon P Q. Il recoupe (H) en et les rayons différents.
10.3.4 Cocyclicité analytique de quatre points dont trois ne sont
pas alignés
On se borne à un exemple et deux applications.

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10.4 Utilisation des complexes >alias(j=RootOf(x^2+x+1,x));


>evala(expand((a+b*j+c*j^2)*(a+b*j^2+c*j)));
10.4.1 Généralités
Le plan affine euclidien orienté est muni d’unrepère orthonormé direct I, j
→ −
− →
(R) = (O, i , j ) par rapport auquel sont considérés les affixes des points et
des vecteurs. Si A(a), B(b), C(c) sont trois points distincts alors : −ba − ca − cb + a2 + b2 + c2
 
AC c−a −→ −→ c−a
= , (AB, AC) = Arg
AB b−a b−a Exercice 29 (Classique). Soit ABCD un quadrilatère convexe, on construit
sur les cotés AB, BC, CD, DA, et extérieurement, des carrés de centres res-
Exemple 29. Avec les notations ci-dessus, un triangle ABC est équilatéral pectifs P , Q, R, S. Montrer que les segments P R et QS sont orthogonaux et
direct si et seulement si : de même longueur.

Exercice 30 (X et Centrale 2002). Dans un plan affine euclidien, rap-


a + bj + cj 2 = 0 avec j = e2iπ/3
porté à un repère orthonormé, déterminer le lieu des centres des triangles
Il est équilatéral de sens quelconque si : équilatéraux inscrits dans la parabole d’équation y 2 = 2px. [On suggère de
considérer l’intersection du cercle circonscrit à un tel triangle avec la para-
−ba − ca − cb + a2 + b2 + c2 = 0 bole. On pourra paramétrer ce cercle sous la forme : ]
   
R 1 R 1
Démonstration. ABC est équilatéral direct si et seulement si : x = x0 + u+ , y = y0 + u−
2 u 2i u
AC −→ −→ π Où R est un réel et u un complexe de module 1.
= 1, et (AB, AC) = mod 2π
AB 3
Ce qui se traduit, en complexes, par : 10.4.2 Bissectrice (s) d’un angle
  Proposition 5. Soient trois points A, B, C distinct d’un plan affine eucli-
c−a c−a π
= 1, Arg = mod 2π dien orienté E2 . L’ensemble des points M 6= A tels que :
b−a b−a 3
−→ −−→ −−→ −→
Ces deux dernières relations se traduisent en une seule : (AB, AM ) = (AM , AC) mod 2π
c−a Est constitué d’une droite D, privée de A, qui s’appele bissectrice de l’angle
= eiπ/3 = −j 2 −→ −→
b−a des demi droites ou des vecteurs (AB, AC). L’ensemble des points M 6= A
soit, compte tenu de la relation 1 + j + j 2 = 0 : tels que :
−→ −−→ −−→ −→
(AB, AM ) = (AM , AC) mod π
(c − a) + j 2 (b − a) = 0 ie c + j 2 b + ja = 0 Est constitué de l’union de deux droites orthogonales D et Δ, privées de A,
2 qui s’appelent les bissectrices de l’angle des droites (AB, AC).
équivalente à la relation cherchée par multiplication par j .
La suite en Maple :

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(z−a)(z−b)
Démonstration. Compte tenu de la relation de Chasles pour les angles orien- Cette dernière condition est équivalente à la réalité du complexe z2
,
−→ −→
tés de vecteurs, il vient, en notant θ une mesure de l’angle (AB, AC) : ce qui s’écrit :
(z − a)(z − b) (z − a)(z − b)
−→ −−→ −−→ −→ −→ −−→ θ =
(AB, AM ) = (AM , AC) + 2kπ ⇔ (AB, AM ) = + kπ z2 z2
2 Soit encore :
Dans le deuxième cas : z 2 (z 2 − sz + p) − z 2 (z 2 − sz + p) = 0
zz(sz − sz) − p(z − z)(z + z) = 0
−→ −−→ −−→ −→ −→ −−→ θ kπ
(AB, AM ) = (AM , AC) + kπ ⇔ (AB, AM ) = + iθ
Posons z = ρ e . La relation ci-dessus s’écrit encore :
2 2
ρ2 2 i Im(sz) − 4 i p Im(z) Re(z) = 0
Soit encore : 
Exercice 31. (Cen 99) Soit (P) la parabole d’équation y 2 = 2px en repère ρ3 Im r ei(θ−φ) − 2p ρ2 sin θ cos θ = 0
orthonormé. On la paramètre à l’aide de t = y et on note (Dt ) la tangente
ρ2 [ρr sin(θ − φ) − p sin(2θ)] = 0
à (P) au point M (t). Donner l’équation des bissectrices de Ox et (Dt ). En
déduire le lieu des centres des cercles tangents à l’axe Ox et à (P). Ce qui donne finalement, en rajoutant le point O à (S) :
p sin 2θ
Voyons maintenant un exemple de calcul en complexes. ρ=
r sin(θ − φ)
Exemple 30. On se donne trois points distincts O, A, B, non alignés dans qui est une équation polaire de (S). La figure ci-dessous est obtenue en Maple
un plan affine euclidien orienté E2 . trouver le lieu (S) des points M ∈ E2 tels pour φ = π/3, p = r. Il s’agit d’une strophoı̈de oblique que les lecteurs
que l’une des bissectrices de l’angle (M A, M B) passe par O. étudieront en détail.
→ −
− → Strophoide oblique
Démonstration. On choisit un repère (R) = (O, i , j ) tel que l’axe Ox soit
−→ −−→
la bissectrice de l’angle de demi droites (OA, OB). On note a = r1 eiα et 4

b = r2 e−iα les affixes de a et b. On pose aussi :


3


p = ab = r1 r2 , s = a+b = re 2

Soit M (z) un point différent de O, A, B. La condition voulue s’écrit : 1

−−→ −−→ −−→ −−→


(M A, M O) = (M O, M B) mod π –3 –2 –1 1

–1
qui se traduit en complexes par :
    –2
−z b−z
Arg = Arg mod π
a−z −z –3

Soit encore :  
(z − a)(z − b)
Arg = 0 mod π
z2

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Exercice 41 (Ccp 2001). Étude et 11.1.2 Polaires


tracé de la courbe :
Exercice 32. Le plan affine euclidien 11 Courbes planes Exercice 45 (Ccp 98). Étudier les

orienté est muni d’un repère ortho-  1 1 asymptotes de :

normé direct de centre O. Quels sont 11.1 Études de courbes  x(t) = t + t + 1

θ
les complexes z tels que le cercle ins- ρ=

 θ − 1
crit au triangle dont les sommets ont 11.1.1 Paramétriques 
 y(t) =
1
+
1
pour affixes z, z 2 , z 3 admette O pour t t−1
Sauf mention du contraire, on se Exercice 46 (Tpe 2000). Étudier
centre ? place dans un plan affine euclidien la courbe :
muni d’un repère orthonormé (R). 1
Exercice 33 (CCP 2002). Déter- Exercice 42 (Centrale 2004). ρ=
miner le lieu des points du plan affine Exercice 38 (Ccp 2008). On se Étude et tracé de la courbe : sin 2θ
euclidien dont l’affixe z, en repère or- donne la courbe paramétrée d’équa-  2 Exercice 47 (Centrale 2004).
thonormé, vérifie : tions :  x(t) = 2t + t

Étudier la courbe en polaire :

z + 2i + 3
∈ iR x(t) = t3 − at  y(t) = 2t − 1
 sin(3 θ)
z − 2i t2 ρ=
y(t) = t2 − bt sin θ
Points singuliers ? Asymptotes ? Précisez les points à tangente hori-
Exercice 34 (Mines 2000). Trou- Donner les conditions sur a et b zontale.
Points doubles ?
ver l’image de l’ensemble des points pour que la courbe admette un point
du plan complexe défini par 1 ≤ double. Exercice 48 (Centrale 2004).
Exercice 43 (Ccp 2004). Étude et Étudier la courbe en polaire :
|z| ≤ 2 par la transformation z 7→ tracé de la courbe :
1 Exercice 39 (Ccp 98). Étudier,
z + z1 . sin θ
2
lorsque t est au voisinage de 0, la  ρ=

 x(t) = 1 1 − tan θ
Exercice 35 (Ccp). Image du demi courbe : 
 + ln(2 + t)
 t Précisez les branches infinies.
plan y > 0 par la transformation géo-

 t2 t3 
métrique dont la forme complexe est :  x = et −1 − t − − 
 1 Exercice 49 (Centrale 2004 ).
2 3  y(t) = t +
t Étude de la courbe polaire :
z − 2i 
 √
z 7→  y = et2 −t2 √
z−i 2−1
r =− 2+
Exercice 44 (Ccp 98). Tracer la 1 + cos(θ)
Exercice 36 (Ccp 99). Soit z un Exercice 40 (Ccp 2000). Même courbe on précisera les tangentes en 0 π/4,
complexe tel que |z 2 − 1/2| < 1/2. question que le précédent avec :  π/2 et 3π/2, le comportement en π,
Montrer que |z − 1/3| < 1/3.  t3
 l’allure de la courbe et les points
 3  x = 1 + t3

 x = α cos t − t
 doubles.
Exercice 37 (Centrale 2003). 
Condition sur z ∈ C pour que les t 
 t2 Exercice 50 (TPE 2001). Tracer

  y =
y = β sin t − + t2 1 + t2 la courbe d’équation polaire ρ =
points d’affixes 1, z, z 2 , z −1 forment 6
un carré. sin(2 θ).

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17 décembre 2008 17 décembre 2008

Exercice 51 (X 1996). Étudier la 11.2 Propriétés géomé- 1. Donner un vecteur unitaire qui 3. I et P sont-ils alignés avec un
courbe, définie en coordonnées po- triques des courbes dirige la tangente (Tθ ) à C en point fixe ?
laires, par : M (θ) puis une équation carté-
planes Exercice 63 (Centrale 2004). On
1 + 2 cos θ sienne de cette tangente.
se place dans le plan affine euclidien
ρ(θ) =
1 + 2 sin θ Exercice 58 (Cen 2000 et 2001). 2. Lême question pour la normale − →
→ −
P muni du repère (R) = O; i , j
On considère la courbe d’équations notée (Nθ ).
Exercice 52 (Mines 1998). Étu- paramétriques : orthonormé. Soit F (c, 0) et F 0 (−c, 0)
3. On veut que (Nθ ) = (Tφ ).
dier la courbe, définie en coordonnées (avec c > 0 sous entendu).
 (a) Montrer que nécessaire-
polaires, par :  t π 1. Donner une équation carté-

 x = 2 ment φ − θ = [π].
 t − 1 2 sienne générale d’une ellipse de
ρ(θ) = cos θ + cos 2θ
(b) Donner une condition né- foyers F et F 0 .

 t
Exercice 53 (Centrale 99). Tracé 
 y = cessaire et suffisante pour 2. De même pour une conique gé-
(t − 1)(t + 2) que (Nθ ) et (Tφ ) soient
et points doubles de : nérale de foyers F et F 0 .
confondues.
θ Points doubles, asymptotes ? 3. Trouver le lieu des points M ap-
ρ= Exercice 61 (Centrale 2006). partenant à une ellipse de foyers
π−θ Donner une condition nécessaire et
suffisante pour que trois points de Dans le plan affine euclidien orienté F et F 0 tels que la tangente à
Exercice 54 (Centrale 98). Don- rapporté à un repère orthonormé di- cette ellipse en M ait une pente
paramètres t1 , t2 , t3 soient alignés. → −
− →
ner l’allure de la courbe : rect (O, i , j ), on considère le point égale à 1.
Points d’inflexion ?
ρ = θ + cos θ A(a, 0) où a > 0 est fixé. On consi-
Exercice 64 (Mines 98 : premier
dère le cercle (C) centré en un point
Exercice 59 (Cen). Condition né- théorème de Poncelet). Montrer
Exercice 55 (Mines 2001). Tracer P de Oy et qui passe par O. La droite
cessaire et suffisante sur t1 t2 t3 pour que la tangente à une ellipse de foyers
l’allure de la courbe d’équation po- t2 (AP ) coupe le cercle en deux points
F et F 0 , en un point M , est bissectrice
laire : que les normales à x = , y = t M et N . −−→ −−→
1 2p extérieure de l’angle (M F , M F 0 ).
ρ= soient concourantes. 1. Équation cartésienne de (Γ),
4 + cos θ Exercice 65 (Deuxième théo-
courbe décrite par M et N
Exercice 56 (Mines 2005). Tracer Exercice 60 (Ccp 2007). Dans le rème de Poncelet). Soit (E) une
lorsque P se déplace sur (Oy) ?
la courbe d’équation polaire : plan euclidien orienté rapporté à un 2. Paramétrer (Γ) en polaires. ellipse de foyer F . Deux tangentes à
1 → −
− → (E) en M1 et M2 se coupent en P .
repère orthonormé direct (O, i , j ), Exercice 62 (Centrale 2005). Une Prouver que les droites F M et F M
ρ= 1 2
4 + cos 3θ on définit : droite variable passant par le centre sont symétriques relativement à F P .
et calculer aire encerclée par la −−→ O du repère orthonormé, foyer d’une

− →

boucle. u(θ) = cos θ i + sin θ j conique (C), recoupe (C) en A et B. Exercice 66 (CCP 2007). Soit (C)
Exercice 57 (Centrale 2005). Tra- 1. Déterminer le lieu du milieu I la courbe définie en repère ortho-
cer la courbe d’équation polaire : −−→ de AB. normé direct par :
M (θ) = O + ekθ u(θ) 
 
θ 2. Déterminer le lieu du point P x = cos3 t
ρ = tan Où k ∈ R∗ donné. Soit C la courbe d’intersection des tangentes à y = sin3 t
2
θ 7→ M (θ). (C) en A et B.

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17 décembre 2008 17 décembre 2008

1. Étude et tracé de (C). 3. Lieu du milieu de M1 M2 lorsque Exercice 73 (Mines 2004). On se correspondent trois points ali-
2. Montrer que la tangente à (C) M varie sur (C). place dans un plan affine euclidien gnés.
au point de paramètre t a pour 4. Lieu du symétrique de O par orienté muni d’un repère orthonormé
Exercice 75 (Centrale 2001). Le
équation : rapport à une tangente variable d’axes (Ox, Oy).
plan affine euclidien orienté est rap-
à (C). 1. Soit (Δ) une droite et H le porté à un repère orthonormé (R) =
x cos t + y sin t − sin t cos t = 0 projeté orthogonal de O sur → −
− → −−→ −−→
(O, i , j ). On note (O, u(θ), v(θ)) le
Exercice 70 (Mines 2004 ). Soit (Δ). Déterminer une équation
3. Trouver le lieu des points M qui repère local associé à l’angle polaire
un cercle (C) de centre O, de rayon de (Δ) en fonction d’un couple
appartiennent à deux tangentes θ ∈ R. On considère la courbe Γ dont
R. Soit (G) un cercle tangent en un de coordonnées polaires de H.
de (C) qui se coupent orthogo- une équation polaire dans (R) est :
point fixe à (C), extérieur à (C), de 2. On définit un deuxième repère
nalement en M . En donner une rayon r. Soient M et M 0 les points x (x2 + y 2 ) − (x2 − y 2 ) = 0
M XY avec M (a, b) fixe. Le
équation polaire. d’intersection de (G) et des tangentes point d’intersection de Oy avec
communes à (C) et (G). Etudier les M Y est appelé Q et celui de Ox 1. Tracer Γ en passant en polaires.
Exercice 67 (Cen Maple). Étude
lieux de M et M 0 lorsque r varie. avec M X s’appelle P . On ap- 2. Soit (D) la droite affine O +
de la courbe : −−→
( pelle (Δ) la droite P Q et H le R v(θ)) et (N ) la normale à
x(t) = 2 cos t Exercice 71 (Mines 2006). Soient projeté de O sur (Δ). Lieu de H Γ en un de ses points M . On
y(t) = t cos t − sin t O et A deux points fixes d’un plan quand le second repère tourne pose N = (D) ∩ (N ). Donner
affine euclidien orienté. Déterminer le autour de M ? l’équation de M N dans le re-
où t ∈ [−2π, 2π]. La tracer à l’ordina- lieu du centre d’un cercle passant par −−→ −−→
Exercice 74 (Centrale 2002). Soit père (O, u(θ), v(θ)) et détermi-
teur. Prouver que les tangentes aux A d’où l’on peut mener du point O ner ON .
points singuliers passent par 0. deux tangentes faisant entre elles un (C) la courbe dont une équation en re-
angle de 2π/3. père orthonormé est : 3. Les tangentes au point double
Exercice 68 (Cen). Allure de la O coupent l’asymptote de Γ en
courbe (C) ρ = sinθ θ ? Montrer que les Exercice 72 (Mines 2006). on x3 + y 3 − 3 a xy = 0 a>0 A et B. Soit (C) le cercle cir-
points tels que la normale à (C) passe considére p ∈ C 1 (R, R). Soit Dθ la conscrit au triangle ABO. Si
par O sont sur un même cercle. droite d’équation : 1. (C) admet-elle un axe de symé- M est un point de Γ, la droite
trie ? (OM ) coupe l’asymptote en Q
Exercice 69 (Centrale 2002). - x cos(θ) + y sin(θ) + p(θ) = 0 et le cercle en P . Montrer que
2. Paramétrer (C) en la coupant −→ −−→
1. Tracer la courbe (C) d’équation par la droite d’équation y = tx. P Q = OM . En déduire un pro-
polaire : trouver les arcs paramétrés réguliers Étudier et tracer (C). cédé simple pour la construc-
γ: tion de Γ.
ρ = a(1 + sin θ) a>0 3. Conditions sur les paramètres
θ 7→ M (θ) de trois points distincts de (C) Exercice 76 (CCP 97, Cen 2000
2. Soit M un point de (C) ; mon- tels que : pour qu’ils soient alignés. et 2001). Étudier la courbe (C) :
trer l’existence de deux autres i) ∀θ, M (θ) ∈ D . 4. Montrer que la tangente en un x = 3t2 y = 2t3
θ
points M1 et M2 de (C) en les- point de (C) recoupe générale-
quels les tangentes sont paral- ii) Quel que soit θ, Dθ constitue une ment (C) en un point. Prouver Axes de symétrie ? Points réguliers ?
lèles à la tangente en M . tangente à γ au point M (θ). alors qu’à trois points alignés Trouver le lieu des points M d’où l’on

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17 décembre 2008 17 décembre 2008

peut mener deux tangentes à (C) per- 2. Condition nécessaire et suffi- 3. Une droite passant par O 1. Que vaut l’excentricité d’une
pendiculaires entre elles. Déterminer sante pour que la droite (D) coupe généralement (Γ) en deux telle hyperbole ?
les droites à la fois tangentes et nor- d’équation ux + vy + w = 0 soit points M1 et M2 . Si A est 2. On considère une droite (D) du
males à (C). tangente à (E). le point de coordonnées (2, 0), plan, A 6∈ (D) et (H) une hy-
3. Lieu des points d’où l’on peut déterminer le lieu du centre perbole équilatère passant par
Exercice 77 (Cen 99). Soit ABC
mener à (E) deux tangentes or- de gravité du triangle AM1 M2 A et dont (D) est une asymp-
un triangle équilatéral du plan af-
thogonales. quand la droite varie. tote.
fine euclidien orienté. On s’intéresse à
l’ensemble (Γ) des points du plan tels 4. Lieu du point P d’intersection (a) Lieu des foyers de (H) ?
que M A M B M C = R3 où R > 0. Exercice 80 (Ccp 2006). 1. des normales à (Γ) en M1 et M2 .
Lieu des points d’où l’on peut (b) Lieu des centres de (H) ?
1. Montrer qu’on peut se limiter mener deux tangentes orthogo- Exercice 84 (Cen). Soit (E) une el- (c) Lieu des sommets de (H) ?
au car R = 1. nales à une parabole ? lipse d’excentricité e et de foyers F et
2. En choisissant un repère conve- F 0 . Lieu des orthocentres du triangle Exercice 87 (Centrale 2002). Le
2. Calculer explicitement ce lieu M F F 0 lorsque M décrit E. Repré- Même que le précédent en remplaçant
nable, montrer que (Γ) est l’en-
pour la parabole d’équation : sentation paramétrique et cartésienne "asymptote" par "directrice".
semble des points M (z) tels que
3
|z − 1| = 1. de la courbe (C) obtenue. Tracer (C)
y 2 + 6y + x + 12 = 0 avec l’ordinateur. Application numé-Exercice 88 (Centrale 2007).
3. Montrer qu’une équation po- √
rique c = 2/2. Dans un plan affine euclidien rap-
laire de (Γ) est : porté à un repère orthonormé on
Exercice 81 (Centrale 99). Déter- Exercice 85 (Cen). Tracer la considère un cercle (CA ) de centre
ρ3 = 2 cos 3θ miner les tangentes communes à : courbe (Γ) : a −a
A et (CB ) de centre B où a
4. Étudier et tracer (Γ). 2 2 2 2 b −b
y 2 = 2px, et x2 = 2py x(x + y ) − a(x − y ) = 0
et b sont des réels strictement positifs.
Exercice 78 (Cen 2002). Dans un Déterminer le lieu des centres des Trouver le lieu des points d’intersec-
plan affine euclidien on considère un Exercice 82 (X98). On considère cercles passant par 0 et tangents à tion de ces deux cercles lorsque ceux-
triangle OAB. Une droite variable l’arc paramétré (γ) défini par : (Γ). ci varient en restant tangents à une
(D) pivote autour de O et l’on note A0 droite horizontale variable.
 Exercice 86 (Centrale 2001). On
et B 0 les projetés orthogonaux de A et x = 3t2
B sur (D). Écrire l’équation du cercle rappelle qu’une hyperbole équilatère Exercice 89. Voir également les
y = 2t3
de diamètre A0 B 0 . À quelle condition est une hyperbole dont les asymptotes exercices : 1 page 20, 3 page 22, 4 page
sur le triangle ce cercle passe-t-il par quel est le nombre de droites normales sont orthogonales. 22, 23 page 41.
un point fixe ? et tangentes à (γ) ?
Exercice 79 (Mines 2004). Soit Exercice 83 (Cen 2007). -
11.3 Propriétés métriques des courbes planes, cour-
x2 y 2 bure
(E) l’ellipse d’équation 2 + 2 = 1. 1. Tracer la courbe (Γ) d’équation
a b
polaire ρ = 1 + cos θ. On pourra être amené à faire toutes les hypothèses nécessaires
1. Paramétrage de (E) et inter-
sur les conditions de régularité et les propriétés géométriques des
prétation géométrique du para- 2. Lieu des symétriques de O par
courbes recherchées si l’énoncé ne les précise pas suffisamment
mètre. rapport aux tangentes à (Γ).

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−−→ −−→
Exercice 90 (Ccp 2000). Tracer la 2. Vérifier que [Link] = 1. Déterminer une équation po- 1. Étudier la courbe Ca d’équa-
−−→ 2
courbe : 2||OM || . En déduire une laire du lieu (Γ) du symétrique tions paramétriques :
 construction géométrique de K. J de I par rapport à la droite (
 x = 2 cos t + cos 2t + 1 x = a ln tan 2t + a cos t
OM .
Exercice 94. On considère la courbe y = a sin t
 (C) d’équation polaire : 2. Tracer (Γ).
y = 2 sin t + sin 2t
p 3. Calculer son aire. 2. Calculer le rayon de courbure R
et calculer sa longueur. ρ = cos(2θ) de Ca au point de paramètre t.
4. Calculer son rayon de courbure
1. Tracer (C). en A 3. On définit le centre de courbure
Exercice 91 (Tpe 98). Étudier la de Ca au point M (t) comme
courbe : 2. Calculer la courbure en un Exercice 98 (Mines 2003). Soit −−→

− étant le point I tel que M I =
 point de (C) et déterminer T . (C) une courbe définie par une équa- →

Z t
 tion polaire ρ = r(θ), aussi régulière R N . Quelle est la courbe dé-

 x = −a th2 u du Exercice 95 (Cen 2003). E2 est un

 crite par I(t).
0 plan affine euclidien. Soit (C) la pa- que nécessaire. On note H la pro-
Z rabole d’équation y 2 = 2px en repère jection orthogonale de son centre de 4. Soit P le point d’intersection

 t

 sh u courbure au point M (θ) sur le rayon de la tangente à Ca en M (t)
 y = a 2 du orthonormé. déterminer les applica-
0 ch u tions affines de E2 telles que, pour vecteur correspondant. Calculer HM . avec Ox. Calculer M P et trou-
−−−−−→ ver toutes les courbes planes bi-
Déterminer une abscisse curviligne tout M de (C), M f (M ) soit normal Exercice 99 (Centrale 2001). Tra- régulières ayant la même pro-
sur cette courbe. à (C) en M . Existe-t-il une telle ap- cer la courbe (C) définie en repère or- priété géométrique.
plication qui soit une isométrie ? thonormé par :
Exercice 92 (Centrale 2006). On Exercice 96 (Centrale 1998). On  Exercice 102 (Cen 2003). Calculer
considère l’arc paramétré Γ défini considère la courbe (C) du plan affine 
 x = 2 arctan t le rayon de courbure au point courant

par :   d’une ellipse.
euclidien orienté définie en repère or- |t| < 1

 1 − t2
thonormé par :  y = ln Exercice 103 (Hypocycloı̈de à
y = x2 et 0 ≤ x ≤ 1  1 + t2 trois rebroussement). Le plan af-
x = 2a cos t fine euclidien orienté E2 est muni d’un
Calculer la longueur de Γ et sa cour- y = a sin t Étudier le lieu des centres de courbure → −
− →
repère orthonormé (0, i , j ). On fait
bure au point courant. aux points de (C).
1. Trouver le repère de Frenet. rouler un cercle (Cr ) de rayon r à
Exercice 100 (Mines 2006). Tra- l’intérieur d’un cercle (ΓR ) de rayon
Exercice 93 (Centrale 2007). On 2. Courbure et rayon de courbure.
cer la courbe : R = 3r. Le repère est choisi de sorte
considère l’arc paramétré C défini en 3. Développée (hors programme). x qu’initialement les deux cercles soient
repère orthonormé par : y = a sin .
Exercice 97 (Cen). Soit (C) un a tangents au point A d’abscisse R.
1 cercle de centre O et de rayon a, A 1. Ecrire, en fonction d’un para-
x = t et y = Lieu du centre de courbure au point
t un point fixe de (C) et M un point mètre convenable t, l’affixe du
courant de la courbe ?
variable de (C). Soit (Δ) la tangente point M lié à (Cr ) qui coı̈n-
1. Déterminer le centre de cour- à (C) en A et I le point d’intersection Exercice 101. Le plan affine eucli- cide initialement avec A. On
bure K sic au point courant M de (Δ) et de la bissectrice de l’angle dien orienté E2 est muni d’un repère note (H3 ) la courbe décrite par
−→ −−→ → −
− →
de C. (OA, OM ). orthonormé (0, i , j ). a ∈]0, +∞[. M (t).

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2. Préciser des transformations O sur la tangente en M à (γ) et Q le telles que : Étudier cette équation en interpré-
géométriques laissant (H3 ) glo- symétrique de O relativement à cette ρ tant le premier membre à l’aide de la
balement invariantes. Tracer tangente. Démontrer que la tangente aR = courbure d’une courbe plane.
sin3 V
(H3 ). à la courbe décrite par H est ortho-
Où R désigne le rayon de courbure, Exercice 116 (Mines 2001). Soit
3. Calculer le rayon de courbure gonale à QM . On travaillera dans le
repère de Frenet en choisissant un bon ρ, le rayon vecteur, V l’angle de la (C) une courbe de R2 et un point
au point courant de (H3 ).
paramètre. tangente avec le premier vecteur du A n’appartenant pas à (C). Soit T le
4. Ecrire, sous forme normale, la repère local en coordonnées polaires. point d’intersection de la tangente en
tangente à (H3 ). En déduire une Cas particulier a = 1.
Exercice 107. Le plan affine eucli- M à (C) avec la droite passant par A
équation polaire de la courbe
dien orienté E2 est muni d’un repère Exercice 110. Trouver les courbes et perpendiculaire à AM .
(γ) décrite par les projections → −
− →
orthonormé (0, i , j ). a ∈]0, +∞[, telles que R2 = 2a s, a > 0. Caractériser et étudier (C) sachant
de 0 sur les tangentes à (H3 ).
on note A le point de Ox d’abscisse que AT est constante.
5. Calculer le rayon de courbure A. Exercice 111. Trouver les courbes
au point courant de (γ). telles que R2 +  s2 = a2 , a > 0, Exercice 117 (X 2001). Soit C le
1. Ecrire l’équation d’une para-
6. Quel est le lieu des points d’où  = ±1. centre de courbure en un point M
bole de sommet O, dont on se
l’on peut mener à (H3 ) deux d’une courbe plane (Γ) et H le pro-
donnera le foyer en coordonnées Exercice 112 (X 98). Trouver les
tangentes orthogonales. jeté orthogonal de C sur OM où O
polaires et la directrice sous courbes (C) du plan affine euclidien
est un point fixe du plan. Trouver les
Exercice 104 (Mines 2006, 2008). forme normale. tangentes en O à Ox, telles que l’abs-
courbes (Γ) telles que O soit le mi-
Soit γ un arc paramétré suffisamment 2. Quel est la courbe décrite par le cisse de l’intersection avec Ox de la
lieu de HM . Donner l’allure de ces
régulier. La tangente en M à gamma foyer d’une parabole de sommet tangente en un point M de (C) soit
courbes.
coupe l’axe (Oy) en P . Soit C l’in- O qui passe par A ? Calculer son celle du barycentre G de l’arc OM .
tersection de la normale en M et de rayon de courbure en son point Exercice 113 (Centrale 98). Trou- Exercice 118 (X 2001). On consi-
la parallèle à (Ox) passant par P . À courant. ver les courbes du plan affine eucli- dère une courbe plane (C) dont les
quelle condition sur γ le point C est- dien orienté telles que 2V + θ = 0. tangentes ne sont parallèles à aucun
il le centre de courbure à γ en M ? Exercice 108 (Mines 99). Soit une Étudier la courbure en un point d’une axe du repère orthonormé. Soit M
[L’xaminateur demande de chercher courbe (Γ) définie en polaires par θ 7→ telle courbe. un point de (C). On note A resp
γ sous la forme y = f (x)] ρ(θ), supposée aussi régulière que B l’intersection de la normale resp
possible. Trouver les coordonnées, Exercice 114 (X 98). Soit (H) une de la tangente en M avec Ox resp
Exercice 105 (Mines 2006). Soit −−→ −−→ hyperbole équilatère. La normale en
γ un arc paramétré suffisamment ré- dans le repère local (O, u(θ), v(θ)), Oy. Trouver les courbes (C) pour
un point M de (H) recoupe l’autre lesquelles AB = Cte en choisissant
gulier, P la projection sur OM du du point P (θ), intersection de la tan- branche de (H) en un point N . Si C
centre de courbure (C) en un point gente en M (θ) à (Γ) et de la droite comme paramètre l’angle α que fait
est le centre de courbure de (H) en la tangente à (C) en M avec Ox.
M de γ. Déterminer γ de sorte que (D) faisant avec l’axe Ox l’angle −θ. MC
−→ −−→ Trouver les courbes (Γ) telles M , étudier le rapport M N
.
OP = 2P M .
que l’aire du triangle OM P soit Exercice 115 (X 2000). On consi- Exercice 119 (Mines). 2Trouver les
Exercice 106. Un point M décrit constante. dère l’équation différentielle : courbes planes vérifiant y = a2 + s2
un arc (γ) de classe C 2 birégulier. On où s désigne l’abscisse curviligne et
note H la projection d’un point fixe Exercice 109. Trouver les courbes y 2 + 2 (y 0 )2 − y y” = 0 a > 0.

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−→ −−→
Exercice 120 (Centrale 97). Cher- (OA, OM ). Exercice 125. Dans l’espace affine points M (x, y, z) dont les symétriques
cher les arcs biréguliers passant par A euclidien on se donne les quatre plans par rapport aux quatre plans sont co-
et tels que la mesure de l’arc orienté Exercice 121. Voir également les d’équations : planaires.
AM soit proportionnelle à l’angle exercices : 11 page 30.
x+y−1 = 0
y+z−1 = 0 Exercice 126. (Maple obligatoire)
Quatrième partie z+x−1 = 0 On rapporte l’espace à un trièdre or-
thonormé Oxyz. On considère deux
x + 3y + z = 0
Géométrie spatiale Trouver les valeurs de a telles que
points distincts, différents de O, A1 et
A2 sur Ox (resp B1 et B2 sur Oy, resp
les symétriques du point M (1, 1, a) C1 et C2 sur Oz). Montrer que les or-
12 Équations de plans et de droites par rapport à ces quatre plans soient thocentres des huits triangles Ai Bj Ck
coplanaires. Étudier l’ensemble des sont sur une même sphère.
cf cours de première année.

Exercice 122 (Ccp). Dans un es- Exercice 124 (Centrale 2007). 13 Faisceaux de plans
pace affine de dimension 3, on se Soient a, b, c trois réels. Dans l’es-
donne un tétraèdre OABC. Un plan pace affine euclidien R3 , on considère On utilisera dans la suite les notions de géométrie affine et euclidienne
(P) est parallèle au plan ABC et les quatre points : vues en première année et la notion de faisceau de plans : dans un espace
ne contient pas O. On note A0 , B 0 , affine E3 , muni d’un repère cartésien (R), si (P1 ) et (P2 ) sont deux plans non
C 0 les milieux de BC, CA, AB et       parallèles d’équations respectives P1 (M ) = 0 et P2 (M ) = 0 avec M (x, y, z)
A”, B”, C” les intersections avec (P) a 0 0 et, pour i = 1, 2 :
de OA, OB, OC. Montrer qu’en gé- A = 0 B = b C = 0 
néral les droites A0 A”, B 0 B”, C 0 C” 0 0 c Pi (M ) = ai x + bi y + ci z + di = 0 et (ai , bi , ci ) 6= (0, 0, 0)
concourent.
La matrice :  
Exercice 123 (Ccp 2000). Dans   a1 b1 c1
un espace affine E, on considère trois a/2 a2 b2 c2
quadruplets de points alignés : D =  b/2 
est de rang 2 puisque (P1 ) et (P2 ) sont non parallèles et si (D) = (P1 ) ∩
c/2
OA1 A2 A3 OB1 B2 B3 OC1 C2 C3 (P2 ), les plans (P ) contenant (D) sont ceux susceptibles d’une équation de
la forme :
On suppose, de plus, que les trois
plans Ai Bi Ci (1 ≤ i ≤ 3) sont pa- 1. Calculer AZ, BZ, CZ. λ1 P1 (M ) + λ2 P2 (M ) = 0 avec (λ1 , λ2 ) 6= (0, 0)
rallèles entre eux. On pose :
2. On suppose que les réels (a, b, c) On peut aussi écrire un tel plan sous la forme P1 + λP2 mais on "perd"
I = B1 C2 ∩B2 C1 J = A1 C2 ∩A2 C1
sont les racines du polynôme ainsi le plan (P2 ). la preuve est identique à celle faite à propos des droites et
K = A1 B2 ∩ A2 B1 X 3 + pX + q. Exprimer le rayon constitue un bon exercice.
Montrer que les droites IA3 , JB3 , du cercle circonscrit au triangle
KC3 sont concourantes ou parallèles ABC en fonction de p et q.

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17 décembre 2008 17 décembre 2008

Exercice 127. (Ccp 99) Dans l’es- Exercice 128 (Mines 2002). L’es- 1. Montrer que (C) est une courbe triques :
pace affine euclidien, rapporté à un pace est rapporté à un repère ortho- plane. 
repère orthonormé, déterminer le sy- normé. (D) est la droite d’équations :  x = t4
2. Étudier les projections de (C)
métrique du plan d’équation : y = t3
 sur le plan xOy. 
4x + y + z = 0 z = t7
x − 2y + 3z = 4 2x + 3y + 5z = −4 3. Centres et axes de symétrie de
(C).
par rapport au plan déquation 1. Étudier les projections de (C)
A est le point de coordonnées (1, 1, 1). sur les plans de coordonnées.
Déterminer les plans qui contiennent Exercice 131 (Cen 99). Dans l’es-
x+y+z =1 2. Condition sur quatre para-
(D) et dont la distance à A vaut 1. pace affine euclidien muni d’un repère
orthonormé on considère la courbe mètres distincts (ti )1≤i≤4 pour
(Γ) d’équations paramétriques : que les points M (ti ) soient co-
13.1 Distance d’un point à une droite planaires.

Voir cours de première année (deux exercices de révision). 
 x = t3

 Exercice 133 (Centrale 99). Dans



 t3 − 1 un espace affine euclidien de dimen-
13.2 Perpendiculaire commune à deux droites y = sion 3, rapporté à un repère or-
 t2

 thonormé, on se donne les points
Voir cours de première année 

 2
  z = t +1
 A(0, 1, 1) et B(0, 0, 1). Soit P un
Exercice 129 (Centrale). Trou- x + 2y + 3z + 1 = 0 t2 point qui décrit le cercle de centre O
(D2 ) et de rayon 1 dans le plan xOy. Don-
ver la perpendiculaire commune aux 2x − y − z − 1 = 0
Étudier les projections de (Γ) sur les ner les coordonnées de M , projection
deux droites (D1 ) et (D2 ) de l’espace
plans xOy et yOz. Le plan osculateur orthogonale de A sur la droite BP et
définies par :
 sic en M (t0 ) à Γ la recoupe en M (t1 ) décrire la courbe décrite par M en la
x+y−z+1 = 0 et M (t2 ). Trouver une relation entre projetant sur des plans convenables.
(D1 )
x−y−1 = 0 t 0 , t 1 , t2 .
Exercice 134 (Centrale 99). Que
14 Courbes paramétriques dans l’espace Exercice 132 (Cen 2002). Dans dire des tangentes à l’image d’un arc
l’espace affine euclidien rapporté à C 1 , tracé dans un espace affine de di-
Exercice 130 (Cen 2007). Dans d’équations paramétriques : un repère orthonormé on considère mension 3, par une transformation af-
l’espace affine muni d’un repère or-  la courbe (C) d’équations paramé- fine d’icelui ?
 1
thonormé on considère la courbe (C) 
 x =

 t+1



 t
y = 2

 t −1





 t
 z =
t−1

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