0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
75 vues11 pages

Musique Chinoise et Japonaise Comparée

Le document traite de la musique traditionnelle chinoise et japonaise, explorant leurs origines, instruments et caractéristiques musicales. Il souligne l'importance de la musique dans l'identité culturelle et spirituelle des deux pays, ainsi que les influences réciproques et contemporaines. Enfin, il compare les styles musicaux et leur évolution à travers l'histoire, mettant en lumière des genres spécifiques et des instruments emblématiques.

Transféré par

bbmarc2007
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
75 vues11 pages

Musique Chinoise et Japonaise Comparée

Le document traite de la musique traditionnelle chinoise et japonaise, explorant leurs origines, instruments et caractéristiques musicales. Il souligne l'importance de la musique dans l'identité culturelle et spirituelle des deux pays, ainsi que les influences réciproques et contemporaines. Enfin, il compare les styles musicaux et leur évolution à travers l'histoire, mettant en lumière des genres spécifiques et des instruments emblématiques.

Transféré par

bbmarc2007
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

LYCEE MODERNE 2 GRAND BASSAM

Ministère de l’éducation national et de l’alphabétisation Union-Discipline-Travail

THEME : CHUGOKU NO ONGAKU WA NIHON NO ONGAKU

MEMBRES DU GROUPE

KINIFO COULIBALY NOM DU PROFESSEUR

ISSAC KABLANCHI

ABOUBACAR KONÉ Mme ODIBO

ZADJÉ SERI

YOHANN ZO

中国の音楽 日本の音楽 : Musique de la Chine et du Japon.


SOMMAIRE

INTRODUCTION

I. LA MUSIQUE TRADITIONNELLE CHINOISE

A.ORIGINES ET HISTOIRE

B. PRINCIPAUX INSTRUMENTS CHINOIS

C. CARACTERISTIQUES MUSICALES : ECHELLES PENTATONIQUES, TONALITES

II. LA MUSIQUE TRADITIONNELLE JAPONAISE

A. ORIGINES ET INFLUENCES

B. INSTRUMENTS TYPIQUES JAPONAIS

C. STYLES MUSICAUX : GAGAKU (MUSIQUE DE COUR), NO ET KABUKI

III. COMPARAISON ENTRE MUSIQUE CHINOISE ET JAPONAISE

IV. EVOLUTION CONTEMPORAINE

V. CONCLUSION
INTRODUCTION

La musique, en tant qu'art et moyen d'expression, est profondément enracinée dans l'histoire et
la culture des peuples. En Chine et au Japon, deux des civilisations les plus anciennes du monde,
la musique ne se limite pas à un simple divertissement ; elle constitue une manifestation
essentielle de l'identité culturelle, de la spiritualité et des valeurs sociales. Chaque note, chaque
instrument et chaque chant racontent une histoire, évoquent des émotions et transmettent des
traditions séculaires. De son côté, la musique japonaise, influencée par des mélodies issues de
la Chine, a développé une identité propre à travers les siècles. Du gagaku, musique de cour
ancienne, à la musique folklorique régionale, en passant par le kabuki et le Nō, chaque forme
musicale véhicule des thèmes universels tels que l'amour, la nature et la spiritualité. Les
instruments emblématiques comme le shamisen, le koto et le shakuhachi sont non seulement
des vecteurs sonores, mais aussi des symboles de la culture japonaise, encapsulant des valeurs
esthétiques qui mettent souvent l'accent sur la beauté de la simplicité et de la transience.

I. LA MUSIQUE TRADITIONNELLE CHINOISE

A.ORIGINES ET HISTOIRE

En Chine, la musique a une longue histoire qui remonte à plus de 3000 ans. Les dynasties
anciennes, comme la dynastie Zhou (1046-256 av. J.-C.), ont établi des systèmes musicaux qui
intégraient des philosophies telles que le confucianisme, offrant un cadre moral et social autour
de la musique. La musique traditionnelle chinoise s’est développée avec des instruments
uniques, tels que le guzheng (une cithare), l’ erhu (un violon à deux cordes) et le dizi (une flûte
en bambou). La musique est arrivée en Chine au travers des échanges culturels, notamment
grâce à la Route de la soie, qui facilitait les interactions avec d’autres civilisations. L'influence
des musiques environnantes, comme celles des pays d'Asie centrale, a également joué un rôle
dans le développement de la musique chinoise. La musique chinoise traditionnelle est souvent
caractérisée par des modes et des échelles distincts, ainsi qu'une approche précise de
l'improvisation. Depuis le 19ème siècle et surtout au 20ème siècle, la musique chinoise a subi
une forte influence occidentale avec l'introduction de nouveaux genres musicaux tels que le
jazz, le rock et la pop. Des instruments occidentaux ont aussi été intégrés dans des ensembles
traditionnels. Pendant la Révolution culturelle (1966-1976), la musique a été utilisée comme un
outil de propagande politique. Les œuvres traditionnelles ont souvent été réprimées, tandis que
le "pavillon rouge" et les chansons révolutionnaires ont prédominé. À partir des années 1980,
la musique pop chinoise (C-pop) a gagné en popularité, utilisant des styles variés et attirant un
public jeune. Des artistes comme Jay Chou et Faye Wong ont fusionné des éléments
traditionnels avec des styles contemporains, marquant une nouvelle ère pour la musique en
Chine. La montée d'Internet et des plateformes de streaming a transformé la consommation de
musique en Chine. Les artistes peuvent désormais toucher un public mondial, tandis que les
influences musicales circulent plus rapidement que jamais. L'âge d'or de la musique classique
chinoise se situe durant la dynastie Tang. La musique chinoise est un moyen d'expression des
traditions et des valeurs culturelles. Elle est souvent intégrée dans des célébrations, des rituels
et des festivals, servant à renforcer l'identité nationale et régionale. Dans la philosophie
confucéenne, la musique est considérée comme un outil d'éducation morale. Elle est perçue
comme un moyen de cultiver la vertu et l'harmonie sociale. La musique permet de créer des
liens et de favoriser des relations interpersonnelles. Les concerts, les cérémonies et autres
événements musicaux sont des occasions de rassemblement social. Dans la médecine
traditionnelle chinoise, la musique est utilisée comme une forme de thérapie, visant à apporter
équilibre et harmonie au corps et à l'esprit.

B. PRINCIPAUX INSTRUMENTS CHINOIS

Guzheng (古筝)
Le guzheng est une cithare traditionnelle à table, dotée de
plusieurs cordes (généralement 21). Il est joué en pinçant les
cordes avec les doigts ou des plectres. Le guzheng produit des
sons doux et mélodieux, et est souvent utilisé pour interpréter
des morceaux solistes ou pour accompagner d'autres
instruments.

Erhu (二胡)
L’erhu est un instrument à cordes frottées, semblable à un
violon, mais avec deux cordes. Il se distingue par sa qualité
sonore unique qui évoque une grande profondeur
émotionnelle. L’érhu est souvent utilisé dans les ensembles
traditionnels et peut également jouer un rôle dans la musique
de film.

Pipa (琵琶) :
La pipa est un instrument à cordes pincées, parfois appelé
"luth chinois". Il possède une forme en poire et est joué en
pinçant les cordes avec les doigts. La pipa est connue pour
sa capacité à produire une vaste gamme de sons, allant des
plus doux aux plus percutants.

Guqin (古琴)

Une sorte de zither, cet instrument à sept cordes est considéré


comme un symbole de la culture savante chinoise et est souvent
associé à la méditation et à la philosophie.

Yangqin (扬琴) :

Un instrument à cordes frappées, qui ressemble à un dulcimer, et


qui est joué avec des maillets. Il a une sonorité douce et
mélodieuse.
C. CARACTERISTIQUES MUSICALES : ECHELLES PENTATONIQUES, TONALITES

Les échelles pentatoniques sont des échelles musicales composées de cinq notes par octave,
en contraste avec les échelles diatoniques qui en contiennent sept. Dans la musique
traditionnelle chinoise, l'échelle pentatonique est particulièrement importante et se décline
généralement en deux formes principales : l'échelle pentatonique majeure et l'échelle
pentatonique mineure.

Échelle pentatonique majeure : l'échelle pentatonique majeure est souvent construite sur les
notes correspondant aux degrés suivants de l'échelle diatonique :

La tonique (1e degré)

La seconde majeure (2e degré)

La tierce majeure (3e degré)

La quinte juste (5e degré)

La sixte majeure (6e degré)


En utilisant de la notation en do, l'échelle pentatonique majeure serait : Do - Ré - Mi - Sol -
La

Échelle pentatonique mineure : l’échelle pentatonique mineure est construite sur les notes
suivantes

La tonique (1e degré)

La tierce mineure (b3e degré)

La quarte juste (4e degré)

La quinte juste (5e degré)

La septième mineure (b7e degré)


Pour l'échelle pentatonique mineure en la, cela donnerait : La - Do - Ré - Mi - Sol

Caractéristiques de la tonalité chinoise :


La musique traditionnelle chinoise peut utiliser des intervalles plus petits que ceux de la
musique occidentale, ce qui donne une teinte unique aux mélodies.Les échelles pentatoniques
sont souvent jouées sur des instruments traditionnels chinois tels que le guzheng (cithare),
l'erhu (violon à deux cordes), et le pipa (luth). Chaque note dans l'échelle peut porter une
signification et une émotion spécifiques, souvent liées à des éléments de la nature ou à des
histoires folkloriques. Bien que l'accent soit mis sur les échelles pentatoniques, il existe
également d'autres modes et variations qui enrichissent la palette musicale. Les musiciens
chinois mettent souvent l'accent sur l'improvisation tout en respectant certaines traditions et
structures de base, permettant une grande expressivité.

Exemples de genres musicaux : musique de cour, opéra chinois (Pékin, Canton

Musique de cour : Ce type de musique était souvent joué dans les palais royaux et
aristocratiques. Elle comprend généralement des instruments traditionnels et des compositions
raffinées, souvent associées à des rituels et des cérémonies.

Opéra chinois : Opéra de Pékin (Jingju) : C'est le plus célèbre des genres d'opéra chinois,
caractérisé par ses performances stylisées, ses costumes élaborés et sa musique unique, qui
inclut des instruments comme le luth à cordes (pipa) et les percussion. Opéra de Canton
(Yueju) : Originaire de la région du Guangdong, cet opéra se distingue par son utilisation de
dialectes cantonais et sa mélodie douce. Il inclut également des éléments de théâtre et de
danse. Musique classique : Comprend des compositions instrumentales et vocales en grande
forme, comme celles de Beethoven, Mozart, ou Tchaïkovski. Jazz : Genre musical américain
qui combine des éléments de blues, de ragtime et de musique classique et qui se caractérise
par l'improvisation. Rock : Émergeant dans les années 1950, ce genre a évolué pour inclure
de nombreuses sous-catégories, telles que le rock alternatif, le punk, et le hard rock. Musique
folklorique : Se concentre sur les traditions musicales d'un pays ou d'une région, souvent
accompagnée de danses et de récits populaires. Hip-hop : Ce genre met l'accent sur le rythme
et la rime, souvent accompagné de beats percutants, et aborde des thèmes variés, allant de la
vie quotidienne à des questions sociales.

II. LA MUSIQUE TRADITIONNELLE JAPONAISE

A. ORIGINES ET INFLUENCES

La musique japonaise trouve ses racines dans les traditions anciennes, dont les origines
folkloriques et l’influence du continent asiatique, et ce, très tôt, sont historiquement riches.
Lui sont également associées la tradition musicale d’Okinanawa et la tradition autonome des
peuples Ainu de Hokkaido.
Le gagaku est un type de musique fortement influencé par des antécédents de l’Asie
continentale, qui fut interprété à la cour impériale japonaise pendant plus d’un millénaire. Le
gagaku se compose de trois entités de morceaux musicaux : le togaku, qui serait le style de la
dynastie chinoise Tang (618–907) ; le komagaku, qui aurait été transmis de la péninsule
coréenne ; et la musique de composition indigène associée à des rituels de la religion shinto.
Fait également partie du gagaku un petit nombre de chants folkloriques régionaux japonais,
du nom de saibara, qui ont été adaptés dans un élégant style de cour. L'arrivée du bouddhisme
et de la musique chinoise a introduit de nouveaux instruments (comme le "shakuhachi," une
flute en bambou) et des théories musicales qui ont façonné la musique japonaise. La musique
folklorique régionale, connue sous le nom de "min'yō," a également joué un rôle crucial. Ces
chants et danses traditionnels varient selon les régions et reflètent les coutumes et l'histoire
locales. Le développement de formes théâtrales telles que le "Nō" et le "Kabuki" a contribué à
l'évolution de la musique traditionnelle, avec des compositions musicales spécifiques et des
instruments accompagnateurs comme le "koto" (cithare) et le "biwa" (luth). Bien que la
musique traditionnelle ait conservé ses éléments distinctifs, elle a également été influencée
par la musique occidentale à partir du 19ème siècle, intégrant des styles et des genres
contemporains dans certains cas.

B. INSTRUMENTS TYPIQUES JAPONAIS

Shamisen : Un instrument à cordes pincées, souvent utilisé


dans la musique folklorique et les arts du spectacle comme le
théâtre kabuki et le bunraku. Il a un corps en bois et une peau
tendue sur la caisse de résonance.

Biwa : Un luth à quatre cordes, utilisé dans le récit épique


et la narration. Le biwa est souvent joué par des musiciens
qui racontent des histoires, notamment celles du « Heike
Monogatari ».

Taiko : Un tambour traditionnel japonais, qui varie en


taille et en forme. Les performances de taiko sont souvent
spectaculaires, avec des techniques de jeu dynamiques et
un grand ensemble de percussionnistes.

Shakuhachi : Une flûte en bambou à cinq trous, qui


produit un son doux et mélancolique. Elle est souvent
utilisée dans la musique zen et est connue pour sa capacité
à imiter des sons de la nature.

Koto : Une grande cithare à 13 cordes, qui se joue en


pinçant les cordes avec les doigts ou avec des plectres. Cet
instrument est souvent associé à la musique de cour et à des
performances solistes ou en ensemble.
C. STYLES MUSICAUX : GAGAKU (MUSIQUE DE COUR), NO ET KABUKI

Les styles musicaux gagaku, nō, et kabuki – sont des formes d'art traditionnelles japonaises,
chacune avec ses caractéristiques uniques et son histoire. Voici un aperçu de chaque style :

Gagaku
Gagaku est la musique de cour traditionnelle du Japon, remonte à plus de 1 200 ans. Il a été
influencé par la musique chinoise et coréenne, et il est souvent associé à des cérémonies
impériales et des événements officiels. Les performances de gagaku comprennent des chants,
des instruments à vent, des percussions et des instruments à cordes. Les éléments clés de
gagaku incluent :

 Instruments : On y trouve des instruments comme le shō (orgue à bouche), le hichiriki


(flûte), les tambours de type taiko et le biwa (luth).
 Style : La musique est souvent lente, solennelle et mélodieuse, avec des rythmes souvent
complexes.
 Performance : Elle est généralement exécutée par un ensemble de musiciens et s'accompagne
parfois de danses traditionnelles.

Le nō est un théâtre musical traditionnel qui combine chant, danse et drame. Il est considéré
comme une forme d'art très raffinée, né au XIVe siècle, et est souvent lié à la noblesse. Les
performances de nō se caractérisent par :

 Musique : La musique est interprétée par un ensemble de musiciens, accompagnée de chants


qui racontent des histoires, souvent de légendes ou de folklore.
 Danse et masque : Les acteurs portent des masques et utilisent des mouvements lents et
stylisés pour transmettre des émotions. Chaque geste a une signification précise.
 Thèmes : Les pièces de nō explorent des thèmes tels que la mort, la spiritualité, et la nature
humaine, souvent à travers une perspective tragique ou contemplative.
Kabuki
Le kabuki est un théâtre populaire japonais développé au XVIIe siècle, connu pour ses
performances colorées, son style dramatique, et ses récits variés. Il est accessible à un public
plus large que le nō et se distingue par :

 Musique et danse : Le kabuki combine chant, danse et drame dans ses performances, avec
des compositions musicales qui supportent le récit. Les musiciens jouent généralement des
instruments tels que le shamisen (instrument à cordes), le shakuhachi (flûte) et le taiko.
 Costumes et maquillage : Les acteurs portent des costumes élaborés et des maquillages
frappants, souvent dans le but de représenter des personnages historiques, légendaires ou
mythologiques.
 Expressions dramatiques : Le kabuki est caractérisé par ses mouvements expressifs et
souvent exagérés, qui visent à engager le public et à transmettre des émotions fortes.

Chacun de ces styles musicaux et théâtraux joue un rôle important dans la culture japonaise,
chacun ayant une place spécifique dans l'histoire et la tradition de la musique au Japon.

III. COMPARAISON ENTRE MUSIQUE CHINOISE ET JAPONAISE

La musique chinoise et japonaise, bien qu'elles partagent certaines similarités dues à des
racines culturelles et historiques communes, présentent des différences significatives en
termes de styles, d'échelles et d'influences. La musique chinoise a été influencée par plusieurs
dynasties et échanges culturels, notamment le bouddhisme et le confucianisme, ce qui a
façonné son développement. Les instruments comme le guqin ou le pipa reflètent cette riche
histoire. La musique japonaise, de son côté, a intégré des éléments de la musique chinoise à
un moment donné (par exemple, avec l'introduction du gagaku au VIIIe siècle), mais a
rapidement évolué en une forme distincte. Le Japon a aussi des influences importées de
l'Occident au XIXe siècle, qui ont modifié certaines pratiques musicales. La musique chinoise
comprend divers styles tels que le Jiangnan sizhu (musique de la région du delta du Yangtsé)
et le Beijing opera, avec des formes complexes et un fort accent sur l'improvisation. La
musique japonaise est marquée par des formes spécifiques comme le noh et le kabuki (théâtre
musical), ainsi que le shakuhachi (flûte) et le koto (instrument à cordes). La musique
folklorique (min'yō) est également très développée, mettant en avant des chants et des danses
distinctifs. Cependant, Les deux traditions musicales utilisent des systèmes d'échelles qui
s'appuient sur des intervalles spécifiques, bien que les échelles elles-mêmes diffèrent. Par
exemple, la musique chinoise utilise souvent le système pentatonique (cinq notes), tandis que
la musique japonaise utilise également des échelles pentatoniques, mais avec des nuances et
des variations propres. Dans les deux cultures, la musique est fortement liée à la spiritualité et
aux rituels. En Chine, la musique traditionnelle est souvent intégrée aux cérémonies
religieuses et aux célébrations, et elle vise à harmoniser l'esprit avec l'univers. De même, au
Japon, la musique (comme le gagaku, musique de cour ancienne) est souvent associée à des
rituels shintoïstes et bouddhistes, cherchant à évoquer la sérénité et la contemplation.

IV. EVOLUTION CONTEMPORAINE

La musique traditionnelle des cultures chinoise et japonaise a profondément influencé les


genres modernes, que ce soit à travers des mélodies, des instruments ou des structures
musicales. Par exemple, les échelles pentatoniques de la musique chinoise et les gammes
spéciales (comme le yo et le in) en musique japonaise se retrouvent dans des compositions
pop contemporaines. Des artistes modernes incorporent des instruments traditionnels tels que
le guzheng ou le shamisen dans leurs morceaux, créant ainsi un pont entre les époques et les
genres. Cet échange est souvent accompagné d'une volonté de préserver la culture tout en
s'ouvrant aux nouvelles sonorités. Alors que la mondialisation a facilité l'accès aux musiques
du monde entier, la musique chinoise et japonaise a gagné en popularité sur la scène
internationale. En Chine, par exemple, des artistes comme Jay Chou et Li Yuchun intègrent
des éléments de la musique occidentale tout en s'appuyant sur des racines culturelles. Au
Japon, des groupes comme Arashi ou Perfume ont su transcender les frontières avec des styles
qui mêlent J-Pop, rock et électro. Les festivals de musique et les plateformes de streaming ont
également permis à ces artistes d'atteindre un public mondial. Des genres comme le
"Chillhop" ou la "Lo-fi" s'inspirent de la musique asiatique, ce qui témoigne de l'impact
croissant de ces cultures sur la musique contemporaine. La fusion entre les musiques
traditionnelles asiatiques et occidentales est particulièrement visible dans des genres tels que
le J-Pop et le C-Pop (Pop chinoise). Des artistes comme Kenshi Yonezu et G.E.M. combinent
des influences pop modernes avec des éléments traditionnels. Cela se manifeste souvent dans
les "openings" et "endings" des anime, qui mêlent des sonorités japanophones à des structures
occidentales. La collaboration entre artistes de différentes origines a également été facilitée
par les réseaux sociaux et les plateformes de collaboration en ligne. Des artistes comme BTS
ont intégré des sons ethniques et des thèmes asiatiques dans leur musique, prouvant que les
frontières culturelles sont de plus en plus floues. L'évolution contemporaine de la musique
traditionnelle chinoise et japonaise illustre une dynamique riche et complexe qui, tout en
respectant les racines, s'ouvre à de nouvelles influences. Cette fusion crée non seulement une
plateforme pour l'expérimentation musicale mais également un dialogue interculturel qui
enrichit le paysage musical mondial. Les artistes d'aujourd'hui jouent un rôle clé dans cette
transformation, apportant des voix nouvelles et des perspectives variées qui témoignent d'une
harmonie croissante entre l'ancien et le moderne.

V. CONCLUSION

La musique, en tant qu'expression culturelle et artistique, joue un rôle essentiel dans l'identité
de diverses communautés à travers le monde. Les patrimoines musicaux, qu'ils soient
traditionnels ou contemporains, témoignent de l'histoire, des valeurs et des traditions d'un
peuple. Au fil de notre discussion, nous avons abordé plusieurs points clés quant à
l'importance de préserver ces patrimoines : La musique est souvent le vecteur de la
transmission de connaissances, d'histoires et de valeurs d'une génération à l'autre. La
préservation des patrimoines musicaux permet de maintenir vivantes ces traditions et de
favoriser l'éducation artistique des plus jeunes. Les patrimoines musicaux contribuent à la
richesse et à la diversité de la culture mondiale. Chaque style musical reflète des contextes
socioculturels uniques, et leur préservation est essentielle pour assurer une représentation
équitable des différentes cultures. La musique joue un rôle central dans la construction de
l'identité collective. La préservation des patrimoines musicaux renforce le sentiment
d'appartenance à un groupe ou à une communauté, tout en favorisant la fierté culturelle. La
musique et la culture sont également des leviers économiques importants. La préservation des
patrimoines musicaux peut stimuler l'essor du tourisme culturel et soutenir les artistes locaux,
créant ainsi des opportunités économiques. La sauvegarde des traditions musicales peut
également servir de fondement à l'innovation artistique. En s'inspirant des patrimoines
musicaux, les artistes contemporains peuvent créer de nouvelles œuvres qui enrichissent le
paysage musical tout en honorant les racines du passé. La préservation des patrimoines
musicaux est donc cruciale pour plusieurs raisons. Elle contribue à la sauvegarde de l'héritage
culturel de l'humanité, favorise la diversité et l'innovation artistique, et renforce les identités
collectives. Dans un monde de plus en plus globalisé, où certaines traditions peuvent risquer
de s'éteindre, il est de notre responsabilité collective de veiller à ce que ces trésors musicaux
continuent de résonner pour les générations futures. En soutenant les initiatives de
préservation et en valorisant ces patrimoines, nous participons à la construction d'un avenir
culturel riche et varié, où chaque voix peut s'exprimer et être entendue.

Vous aimerez peut-être aussi