0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
46 vues7 pages

Mécanique et couleur du ciel en TSI 1

Le document présente un devoir surveillé pour des étudiants en TSI, comprenant des problèmes de mécanique, chimie et électrocinétique. Il aborde des concepts tels que le modèle de Thomson de l'atome, la diffusion de Rayleigh, la cinétique de décoloration par l'eau de Javel, et la modélisation d'un filtre. Les étudiants doivent résoudre des équations différentielles, analyser des phénomènes physiques et effectuer des calculs en utilisant des données expérimentales.

Transféré par

ulrichfotsing937
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
46 vues7 pages

Mécanique et couleur du ciel en TSI 1

Le document présente un devoir surveillé pour des étudiants en TSI, comprenant des problèmes de mécanique, chimie et électrocinétique. Il aborde des concepts tels que le modèle de Thomson de l'atome, la diffusion de Rayleigh, la cinétique de décoloration par l'eau de Javel, et la modélisation d'un filtre. Les étudiants doivent résoudre des équations différentielles, analyser des phénomènes physiques et effectuer des calculs en utilisant des données expérimentales.

Transféré par

ulrichfotsing937
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

TSI 1 - Lycée Pierre-Paul Riquet 2016-2017

Devoir surveillé n°4 :

Durée : 4h. Ce sujet comporte 3 problèmes indépendants. Calculette autorisée.

Mécanique : Modèle de l’électron élastiquement lié et couleur du ciel

Document n° 1 : Le modèle de l’atome selon Thomson

Dans le modèle de Thomson, l'atome est une sphère de centre O et de rayon a


remplie d'une substance positive répartie uniformément dans laquelle se trouve
les électrons chargés négativement.

A l’intérieur de la sphère, un électron, de vecteur position OM , subit de la part des autres


charges l'interaction électromagnétique dont on montre que la résultante est du type élastique :
F  k OM .

Document n° 2 : Phénomènes de diffusion atmosphérique et diffusion de Rayleigh

Certains phénomènes colorés dans le ciel (arc-en-ciel, couchers de soleil, aurores boréales, rayon
vert...), autrefois à l’origine de mythes et légendes, sont aujourd’hui bien compris mais restent
une source d’émerveillement. D’origines très variées, ces phénomènes optiques résultent d’un
ensemble de phénomènes physiques liés aux rayonnements émis par le soleil et à leur interaction
avec l’atmosphère terrestre. Le principal paramètre qui détermine le mécanisme physique mis en
jeu est la taille des particules de l’atmosphère interagissant avec le rayonnement solaire, comme
le montre le tableau ci-dessous.

Rayleigh, en 1900, a étudié les lois de la diffusion de la lumière et a proposé de modéliser


les molécules de l’atmosphère comme des dipôles électriques oscillants. Il a ainsi prédit une
évolution de la puissance diffusée en 1/ 4, indiquant que le violet est donc environ seize fois
plus diffusé que le rouge.

La diffusion de Rayleigh est un phénomène linéaire et élastique, de sorte que la longueur d’onde
diffusée est la même que la longueur d’onde incidente, et en première approximation, la lumière
diffusée est réémise dans toutes les directions de l’espace.

Lumière violette

Lumière rouge
TSI 1 - Lycée Pierre-Paul Riquet 2016-2017

Document n° 3 : Rayonnement solaire et atmosphère

• Le Soleil émet en continu un rayonnement dont le spectre est donné ci-dessous.

• L’atmosphère en absorbe une large partie, de ce fait le rayonnement solaire nous parvenant
est presque exclusivement réduit au visible.

• Lorsque le soleil est bas sur l’horizon, le trajet de la lumière solaire à travers l’atmosphère
est plus important ; lorsque qu’il est par exemple situé à 4˚au-dessus de l’horizon, la lumière
solaire doit traverser une couche 12 fois plus épaisse que lorsque le soleil est au zénith.

Document n° 4 : Sensibilité de l’œil en fonction de la longueur d’onde


TSI 1 - Lycée Pierre-Paul Riquet 2016-2017

Pour simplifier le problème on suppose que l’électron est astreint à se déplacer le long d’un axe
Ox, OM  xu x . La sphère est supposée fixe dans un référentiel galiléen propre à l'étude,
auquel on associe le repère orthonormé direct (O, u x , u y , u z ) .
L’atome est ainsi ramené à un pendule élastique, O étant sa position d’équilibre stable. On néglige
le poids de l’électron. Lors de son déplacement, l’électron subit également l’action d’une force de
frottement de la forme F f  hvu x où v =dx/dt.

On donne : m = 9,1 10-31 kg ; k = 100 N/m ; h =10-20 kg/s et c = 3.108 m.s-1.

1) A l’aide du document 1, établir l’équation différentielle du mouvement de l’électron vérifiée


par x(t).
2) En déduire l’expression de la pulsation propre 0 et de la fréquence propre f0 de cet
oscillateur.
3) Calculer les valeurs de 0 et f0.
4) A l’aide d’une analyse dimensionnelle rappeler la relation ente la longueur d’onde dans le vide,
la fréquence et la vitesse de la lumière dans le vide c. En déduire le domaine auquel
appartient f0.
5) Exprimer puis calculer le facteur de qualité du système. Commenter.
6) En déduire la nature du mouvement.

Une onde lumineuse, provenant du Soleil, est caractérisée par un champ électrique supposé
uniforme au sein de l’atome, E  E0 cos(t )u x . On cherche à étudier l’action de cette onde sur
l’électron d’un atome de l’atmosphère, décrit par le modèle de Thomson.
L’électron, de charge -e, subit à la date t, en plus des forces précédentes, la force F e  e E .

On donne : e =1,6.10-19 C

7) Etablir l’équation différentielle vérifiée par x(t) et la mettre sous la forme canonique.

La solution de cette équation différentielle, en régime permanent, est de la forme :


x = Xm cos (t+).
jt j t  
On pose les grandeurs complexes associées à E(t) et x(t) : E  E 0 e et x  X m e .

8) Donner l’équation vérifiée par la grandeur complexe x.


9) Déterminer l’expression de l’amplitude Xm en fonction de 
10) Calculer les valeurs des pulsations extrêmes du domaine du visible rouge et violet.
eE0
11) En déduire que l’expression de l’amplitude peut être réduite à Xm  .
m02
12) Sachant que l’électron émet, dans toutes les directions, un rayonnement électromagnétique
dont la puissance moyenne P est proportionnelle au carré de l’amplitude de son accélération,
Pviolet
exprimer le rapport . Faire l’application numérique et conclure.
Prouge

A l’aide des documents fournis et des résultats précédents, répondre aux questions
suivantes.

13) De quelle couleur est le ciel sur la Lune ? Justifier.


14) Pourquoi le ciel apparaît-il bleu et non violet ?
15) Pourquoi les couchers de soleil sont-ils rouges par temps clair ?
TSI 1 - Lycée Pierre-Paul Riquet 2016-2017

Chimie : Cinétique de décoloration par l’eau de Javel (inspiré de CCP MP 2016)

L’eau de Javel est une solution à base d’ions hypochlorite ClO- capable de décomposer de
nombreuses substances organiques comme le bleu brillant (E133), colorant alimentaire
fréquemment rencontré dans les boissons et les sucreries de couleur bleue.

La cinétique de la décomposition du bleu brillant en présence d’ions hypochlorite d’équation :


E133(aq.) + ClO− (aq.) = Produits incolores
est suivie par spectrophotométrie en mesurant l’absorbance A de la solution au cours du temps à
une longueur d’onde donnée.

On suppose que la vitesse de la réaction v peut se mettre sous la forme : v = k ×[E133]a [ClO−]b

Document n° 1 : Spectre d’absorption du bleu brillant

Absorbance A du bleu brillant en fonction de la longueur d’onde  exprimée en nm.

Document n° 2 : Absorbance d’une solution

Lorsqu’une solution est traversée par un rayonnement polychromatique, elle peut atténuer
l’intensité des radiations à certaines longueurs d’onde : on dit qu’elle absorbe ces radiations.

Un faisceau de lumière monochromatique (de longueur d’onde ) d’intensité incidente I0,


traverse une longueur ℓ de solution limpide placée dans une cuve.

Représentation d’une cuve traversée par un faisceau incident d’intensité I0,.

Une partie de la radiation est absorbée par la solution, l’autre est transmise et son intensité est
 I 0 , 
notée IT,. L’absorbance de la solution est A  log  .
I 
 T , 

Les 2 parties sont indépendantes

Suivi spectrophotométrique de la réaction

1) Quelle longueur d’onde de travail  faut-il choisir pour réaliser les mesures d’absorbance lors
de la réalisation de la gamme de solutions étalons ?
2) On suppose qu'à la longueur d’onde de travail, seul le bleu brillant E133 absorbe. Quel lien
existe-t-il entre cette longueur d’onde et la couleur d’une solution de bleu brillant ?
3) L’absorbance est proportionnelle à la concentration de l’espèce absorbante selon la loi de
Beer-Lambert A=ε ℓ [E133], où ℓ est la longueur de la cuve,  le coefficient d’absorption
molaire et [E133] la concentration en composé coloré E133. Une gamme étalon est réalisée à
partir d’une série de solutions de bleu brillant de concentrations c connues. L’absorbance A
TSI 1 - Lycée Pierre-Paul Riquet 2016-2017

de chaque solution est mesurée dans une cuve en plastique de 1 cm d’épaisseur à la longueur
d’onde de travail. Les valeurs obtenues sont reportées dans le tableau ci-dessous. La loi de
Beer-Lambert est-elle vérifiée ?

4) En quoi la spectrophotométrie est une technique de choix pour le suivi de cette réaction ?

Etude cinétique

Protocole expérimental :

A l’instant t = 0 min, on place dans un bécher de 50 mL un volume V1 = 25,0 mL d’une solution


aqueuse de bleu brillant (E133) de concentration molaire volumique c1 = 4,54 × 10−6 mol.L−1 et un
volume V2 = 1,00 mL d’une solution aqueuse d’hypochlorite de sodium (ClO−(aq.) + Na+(aq.)) de
concentration molaire volumique c2 = 1,33 × 10−2 mol.L−1.

5) Calculer les concentrations initiales de bleu brillant et de ClO -.


6) Montrer que les conditions initiales utilisées vont permettre de déterminer la valeur de
l’ordre partiel par rapport au bleu brillant. Dans quelle situation cinétique se trouve-t-on ?
7) Montrer alors que la vitesse de réaction v peut se mettre sous une forme simplifiée. On
notera kapp la constante apparente de vitesse.

Les résultats de l’´étude expérimentale menée à 298 K sont rassemblés dans le tableau ci-
dessous.

t (min) 0 2.5 5 7.5 10 15


A 0.582 0.275 0.138 0.069 0.034 0.009

8) Montrer que si la réaction est d’ordre 1 par rapport au bleu brillant (E133), l’équation
suivante est vérifiée : ln (A/A0) = −kappt où A et A0 représentent respectivement les valeurs
de l’absorbance à l’instant t et à l’instant initial t = 0 min et où kapp est la constante apparente
de vitesse de la réaction.
9) Déterminer la valeur de kapp à 298 K.
10) Afin de déterminer l’ordre partiel b, supposé non nul, par rapport aux ions hypochlorite ClO−,
on réalise le même protocole expérimental que précédemment en utilisant toutefois une
solution aqueuse d’hypochlorite de sodium (ClO−(aq) + Na+(aq)) de concentration molaire
volumique c3 = 6,65 × 10−3 mol.L−1. Les résultats de l’étude expérimentale menée à 298 K sont
rassemblés dans le tableau ci-dessous.

t (min) 2.5 5 7.5 10 12.5 15


A 0.389 0.275 0.195 0.138 0.097 0.069

Montrer alors que ces nouvelles conditions initiales s’avèrent suffisantes pour déterminer la
valeur de l’ordre partiel b par rapport aux ions hypochlorite.
11) En déduire la valeur de la constante de vitesse k de la réaction de décomposition du bleu
brillant en présence d’ions hypochlorite.
TSI 1 - Lycée Pierre-Paul Riquet 2016-2017

Electrocinétique : Modélisation et analyse d’un filtrage

Un quadripôle est constitué de deux dipôles D1 et D2, disposés comme


l’indique la figure.
Seules les bornes d’entrée et de sortie sont accessibles à
l’expérimentateur. Ce dernier alimente le filtre par un générateur de
tension sinusoïdale parfait e(t) = E cos(t), et effectue une étude en
fréquence de la réponse du système.

Il relève le tracé expérimental fourni en annexe qui a été modélisé à l’aide de la fonction de
transfert :

1) Quelle est la nature du filtre ?


2) Que représentent les grandeurs  et Q ? Déterminer graphiquement leurs valeurs
numériques.

Effet du filtre sur un signal non sinusoïdal.

3) On applique un signal triangle avec T = 2.6 ms et d’amplitude E = 1V tel que :

e(t) = 8 cos(t) + 1 cos(3t) + 1 cos(5t) + …


2 2 2
3 5
a) Donner l’allure du spectre de e(t).
b) En faisant une analyse qualitative, quelle serait la forme du signal en sortie ?
c) Vérifier par le calcul. Conclure.
 

4) Résolution de problème : Détermination des composants du filtre.

Ne pas négliger cette partie, vous serez évalué sur la qualité de votre raisonnement.

On sait que le constructeur a utilisé pour construire le filtre un seul résistor de résistance R, un
seul condensateur de capacité C et une seule bobine d’inductance L. Ces trois dipôles ont été
associés en série ou en parallèle de façon à former les dipôles D1 et D2.

Pour avoir des informations supplémentaires sur le filtre, l’expérimentateur relie l’entrée du
filtre à un générateur de tension continu de f.é.m. U0 = 15 V, la sortie étant ouverte. Il mesure
alors en régime établi un courant d’entrée d’intensité I0 = 15 mA.

a) Déterminer la disposition des composants dans le quadripôle. Expliquer précisemment


vore raisonnement.
b) Déterminer la valeur numérique des composants.
TSI 1 - Lycée Pierre-Paul Riquet 2016-2017

ANNEXE

-3
0.34 kHz

1.2 kHz

Vous aimerez peut-être aussi