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Wa0100.

L'économie mondiale a été transformée par le numérique, créant des défis fiscaux pour les États face à des entreprises comme les GAFAM qui échappent souvent à une taxation juste. Les systèmes fiscaux traditionnels, basés sur la présence physique, sont inadaptés à la réalité des activités numériques, entraînant des distorsions et des pertes de recettes fiscales. Les disparités entre pays et la concurrence déloyale entre entreprises numériques étrangères et locales aggravent la situation, nécessitant une réforme des règles fiscales pour mieux intégrer les spécificités du numérique.

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L'économie mondiale a été transformée par le numérique, créant des défis fiscaux pour les États face à des entreprises comme les GAFAM qui échappent souvent à une taxation juste. Les systèmes fiscaux traditionnels, basés sur la présence physique, sont inadaptés à la réalité des activités numériques, entraînant des distorsions et des pertes de recettes fiscales. Les disparités entre pays et la concurrence déloyale entre entreprises numériques étrangères et locales aggravent la situation, nécessitant une réforme des règles fiscales pour mieux intégrer les spécificités du numérique.

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L’économie mondiale a été profondément transformée par l’avènement du

numérique. Internet, les plateformes en ligne, les services de streaming et les


transactions dématérialisées ont redéfini les modes de production, de
consommation et d’échange, créant une économie sans frontières physiques
mais aux implications bien réelles. Cette révolution numérique, si elle offre des
opportunités inédites de croissance et d’innovation, pose également des défis
majeurs aux systèmes fiscaux traditionnels. C’est d’ailleurs sur ce fait que porte
notre sujet intitulé Les difficultés liées à l’imposition du numérique ou les défis
fiscaux liés à la numérisation de l’économie. Les défis fiscaux ou les difficultés
d’imposition s’entendent comme l’ensemble des obstacles, des lacunes qui
rendent moins fructueuse la perception de l’impôt sur les entreprises du
numérique. Autrement dit, ces défis ou difficultés d’imposition fiscale sont
marquées par des facteurs exogènes et endogènes aux systèmes fiscaux des
États. Quant à L’économie numérique, elle est l’ensemble des activités relatives
aux Technologies de l’Information et de la Communication, à la production et à la
vente de produits et services numériques . En d’autres termes, Sont de
l’économie numérique les gains financiers issus de toutes les techniques de
l’informatique, de l’audiovisuel, des multimédias, d’Internet et des
télécommunications qui permettent aux utilisateurs de communiquer, d’accéder
aux sources d’information, de stocker, de manipuler, de produire et de
transmettre l’information sous différentes formes, tels que le texte, la musique, le
son, l’image, la vidéo ou l’interface graphique (IHM). Ainsi, parler des défis
fiscaux ou des difficultés liés à la numérisation de l’économie revient à évoquer
l’ensemble des défauts qui font obstruction au chemin vers une perception
fructueuse de l’impôt sur les entreprises du numérique par les Etats. L’intérêt de
ce sujet est pratique car l’on constate aujourd’hui que les entreprises du
numérique plus précisément les géants du numérique, les GAFAM que sont
GOOGLE, AMAZON, FACEBOOK, APPLE, MICROSOFT sont moins taxés dans les
pays où ils produisent en majorité leurs bénéfices et cela est dû à plusieurs
facteurs auxquelles sont confrontés les États. Ainsi, paraît la question de savoir
quels sont les défis fiscaux ou les difficultés d’imposition liées à la numérisation
de l’économie ?Cette interrogation pertinente implique une analyse binaire car
les défis fiscaux sont présents non seulement dans l’ordre fiscal international (I)
que dans l’ordre fiscal national (II).

I. LES DEFIS FISCAUX au PLAN INTERNATIONAL

A. Inadaptation des systèmes fiscaux classiques face à


la Numérisation de l’Économie.
1. La question de la qualification des bénéfices des entreprises du
numérique utilisant les données personnelles au-delà des
frontières.

Les entreprises du numériques notamment celles utilisant les données


personnelles, génèrent des bénéfices transnationaux qui échappent
souvent à une taxation juste. Les systèmes fiscaux traditionnels sont
basés sur des principes qui nécessitent une présence physique pour la
génération des bénéfices ,ce qui pose un problème majeur dans le
contexte numérique .Ces entreprises peuvent créer de la valeur dans un
pays sans y avoir d’établissement stable, exploitant des données
d’utilisateurs localisés dans divers pays .Cela rend la qualification de
leurs bénéfices complexe, car la valeur créée ne peut pas être
facilement attribué à un pays particulier, ce qui crée des distorsions et
une érosion des bases fiscales. Par exemple , les entreprises
numériques Google et Facebook utilisent des données pour cibler la
publicité, mais il est difficile de déterminer ou ces bénéfices sont
réellement générés, car les données sont souvent traitées dans des
centres de données dans des centres de données situés dans des pays à
faible fiscalité.

2. La question de la territorialité

La territorialité est un concept central dans les systèmes fiscaux


traditionnel, qui stipule que les revenus doivent être imposés dans le
pays où l’activité économique a lieu. Cependant, avec la montée de
l’économie numérique, cette notion devient obsolète. Les entreprises
numériques exploitent des ressources immatérielles, souvent sans
interaction physique, rendant difficile l’application de la
territorialité .Les règles fiscales en vigueur ne permettent par de saisir
l’ensemble de la valeur générée par ces activités, aboutissant à une
non-imposition ou à une imposition inappropriée dans les juridictions où
pourtant ces entreprises réalisent des profits significatifs. Cela pose la
question de la nécessité de revoir les critères de localisation pour
intégrer les réalités du numérique. Par exemple, Amazon, l’un des
géants du numérique au monde arrive à vendre des produits en Europe
sans avoir d’établissement stable dans chaque pays, ce qui complique la
taxation de ses activités.

3. Les pratiques d’optimisation fiscale des multinationales du


numérique

Les grands entreprises technologie, souvent désignées sous l’acronyme


GAFAM ( Google Amazon Facebook Apple Microsoft) , exploitent les
failles des systèmes fiscaux nationaux pour mettre en place les
stratégies d’optimisation fiscale agressive. Cela inclut la manipulation
des prix de transfert entre filiales dans différents juridictions, le recours
à des centres de services à faible imposition, et l’exploitation d’accord
bilatéraux souvent déséquilibrés qui leur permettent de réduire
significativement leur charge fiscale. Les différences entre les
législations fiscales des pays, combinées à la difficulté de tracer les
opérations numériques, leur permet de payer des taux d’imposition qui
peuvent se rapprocher de zéro, créant ainsi une iniquité fiscale entre
elles et les entreprises traditionnelles soumises à un contrôle fiscal plus
rigoureux. Au nombre de ces stratégies nous pouvons citer le «Double
Irish» : Cette stratégie, utilisée par Google et Apple, consiste à créer
des filiales en Irlande et aux Bermudes pour transférer les bénéfices
vers des juridictions à faible fiscalité. Il y a aussi Luxembourg Leaks :
Amazon et d'autres entreprises ont utilisé des accords fiscaux secrets
avec le Luxembourg pour réduire leurs impôts en Europe.

B. les pratiques d’évasion des bases d’imposition et transfert de


bénéfices

1- Une Optimisation fiscale agressive

Les entreprises du numérique recourent à des stratégies d’optimisation


fiscale agressive pour réduire leurs charge d’imposition. Ces stratégies
impliquent l’utilisation de structures organisationnelles complexes qui
leur permettent de transférer des bénéfices vers des juridictions à
faible fiscalité. Par exemple, les géants du numérique, tels que ceux
appartenant au groupe GAFAM, établissent les filiales dans des pays où
les taux d’imposition sont nettement inférieur afin de minimiser le
montant des impôts à payer dans les pays où ils réalisent effectivement
leurs vente et profits. Ces entreprises exploitent également des
mécanismes, tels que les prix de transfert, qui leur permettent de
modifier les prix des transactions entre différents entités de leur
groupe. En pratiquant des prix de transfert artificiellement élevés pour
les services ou les biens échanges entre filiales, elles peuvent réduire
les bénéfices reportés dans les juridictions à forte imposition et
augmenter ceux localisés dans les économies à fiscalité plus douce.
Ainsi l’érosion des bases d’ d’imposition se produit non seulement par
la réduction du montant des bénéfices imposables, mais également par
l’externalisation de la valeur créée vers des pays où la pression fiscale
est moins lourde. A cet effet, dans une enquête du New York Times, il a
été révélé que Apple utilisait des filiales au Nevada et en Irlande pour
réduire ses impôts. Par exemple, Apple Operations International, basée
en Irlande, a généré des milliards de dollars de bénéfices sans payer
d'impôts significatifs aux États-Unis ou en Irlande. Amazon a été
critiqué pour Son utilisation de structures fiscales Complexes,
notamment en créant des Filiales au Luxembourg pour réduire ses
Impôts en Europe.

2- Les Insuffisances du cadre BEPS initial

On repense à l’érosion des bases d’imposition et du transfert de


bénéfice, le projet BEPS base d’érosion and profit shifting) a été lancé
par l’OCDE pour établir des lignes directrices et des mesures visant à
contrer ces pratiques. Cependant, le cadre initial de BEPS présente des
insuffisances qui doivent être reconnues . Bien que le plan BEPS visait à
améliorer la transparence fiscale et à réduire les opportunités d’
optimisation fiscale agressive, les réalités complexes de l’économie
numérique et les différences structurelles entre les juridictions ont
conduit à une mise en œuvre incomplète et parfois inefficace des
recommandations. Les pays membres de l’OCDE ont adopter certaines
mesures pour affiner les approches fiscales face à la numérisation, mais
ces efforts sont souvent perçus comme insuffisants pour traiter toutes
les subtilités des transactions numériques. La nécessité de redéfinir la
notion de « présence numérique significative » est un exemple de ce
besoin de mise à jour, permettant une taxation juste basée sur l’activité
réelle plutôt que sur une présence physique, qui pourrait être un pas
vers une réforme significative. Par exemple, en ce qui concerne l’action
1 du BEPS, elle visait à aborder les défis fiscaux liés à l’économie
numérique, mais elle n’a pas pleinement résolu les problèmes posés par
les entreprises numériques. Les Règles BEPS n’ont pas été
Suffisamment adaptées pour traiter les spécificités de l’économie
numérique, Telles que la non-localisation des Activités et l’importance
des actifs incorporels. En résumé sans ces adaptations appropriées, le
cas BEPS peut ne pas suffire à endiguer complètement l’érosion des
bases d’imposition face à la montée en puissance de l’économie
numérique.

C. Les défis liés à la répartition des droits d’imposition

1. Conflits entre pays sur la répartition des droits d’imposition

Les États affichent des intérêts divergents quant à la répartition des


droits d’imposition des entreprises numériques. Les pays où siègent les
sièges sociaux des géants du numérique (États-Unis, Chine) défendent
une imposition basée sur le lieu de création de valeur (brevets, R&D),
tandis que les pays “marchés” (où se trouvent les utilisateurs)
revendiquent une imposition liée à la génération de revenus sur leur
territoire. Cette opposition bloque l’adoption de règles internationales
harmonisées et favorise une prolifération de mesures unilatérales (ex :
taxes GAFA en Europe, retenues à la source en Inde).

2. Les disparités Nord-Sud dans les négociations fiscales

Les pays en développement font face à un déséquilibre structurel dans


les négociations internationales :

• Capacité technique limitée à suivre les modèles économiques


complexes des multinationales numériques.

• Dépendance technologique accrue vis-à-vis des plateformes


étrangères, réduisant leur marge de manœuvre politique.

• Absence de sièges régionaux des géants du numérique sur leur


territoire, compliquant l’accès aux données fiscales pertinentes.

L’exemple de l’accord OCDE sur l’impôt minimum mondial (15%) illustre


ces déséquilibres : seuls 35% des 140 pays du Cadre inclusif sont des
économies en développement, et leurs besoins spécifiques (ex : taxation
des services numériques B2C) restent marginalisés dans les textes.

3. Conséquences pour les entreprises nationales

Les entreprises locales subissent une double pression :

• Concurrence inégale avec des multinationales moins taxées (taux


effectif d’imposition moyen de 9,5% pour les GAFA contre 23% pour les
PME européennes).

• Complexité réglementaire accrue due à la multiplication des régimes


fiscaux nationaux non coordonnés.

Des initiatives comme le réseau fiscal africain visent à renforcer la


coopération Sud-Sud, mais leur impact reste limité face aux stratégies
globales des entreprises numériques.

Sources citées : OCDE, Cadre inclusif sur le numérique, 2023 CNUCED,


Fiscalité numérique et pays en développement, 2022 Commission
européenne, Rapport sur la fiscalité équitable, 2021 Groupe d’experts
de l’ONU, Réforme fiscale internationale, 2023

Références :

• OCDE, Relever les défis fiscaux posés par l’économie numérique, 2015.

• Vie Publique, Fiscalité : les enjeux soulevés par l’économie numérique,


2019.

• OpenEdition Books, L’inadaptation du droit fiscal en période de crise,


2020.
II. Les défis fiscaux au plan national

A. Le défaut d'établissement stable des entreprises numériques

1- l'Absence d'une présence physique

Les entreprises numériques comme Netflix ou Spotify opèrent dans des


pays sans y avoir de siège social, bureaux ou entrepôts. Cette absence
de présence physique rend impossible l'application des règles
traditionnelles d'établissement stable. Par exemple, en 2020, la France
a perdu un procès contre Google, qui avait déclaré ses bénéfices en
Irlande malgré des revenus de 1,4 milliard d'euros générés sur le
territoire français.

•Conséquences fiscales

- Perte de recettes : Les États ne peuvent taxer les bénéfices des


entreprises sans établissement stable sur leur sol.

-Iniquité concurrentielle : Les librairies physiques françaises paient en


moyenne 23 % d'impôts contre 3% pour Amazon.

- Identification des redevables: En 2021, seuls 35% des fournisseurs non


résidents de services numériques étaient enregistrés pour la TVA dans
l'UE.

- Contrôle des flux transfrontaliers : Le volume des transactions (1,2


milliard/an dans l'UE) dépasse les capacités de vérification des
administrations.

Les Exemples concrètes concerne Netflix en France: Jusqu'en 2015, la


plateforme ne collectait pas la TVA sur ses abonnements, entraînant un
manque à gagner estimé à 200 millions d'euros/an.

Spotify en Suède : Avant 2020, les abonnements premium échappaient à


la TVA locale grâce à une domiciliation fiscale au Luxembourg.

2. Les problèmes de collecte de la TVA sur les transactions numériques

•Les Défis techniques

Les services dématérialisés (streaming, logiciels cloud) posent des


difficultés spécifiques :

-Impact financier : Le "VAT gap" (manque à gagner TVA) lié au


numérique atteignait 93 milliards d'euros dans l'UE en 2020, selon l'IMF.

• Les Solutions mises en œuvre

Modèle de collecte par le fournisseur Depuis 2021, I'UE impose aux


plateformes numériques de :

-Collecter la TVA à la source (ex:

Airbnb perçoit directement 20% de


TVA sur les locations en France).

- Transmettre automatiquement les données fiscales via le Digital


Reporting System . Les plateformes collaboratives Amazon et Apple
Store agissent désormais comme collecteurs intermédiaires.

B- Une concurrence faussée entre les Entreprises


numériques étrangères et les entreprises
locales

1- Avantages compétitifs des entreprises

Numériques étrangères Les entreprises numériques étrangères


profitent souvent de régimes fiscaux plus favorables que ceux des
entreprises locales. En raison de la flexibilité permise par l’absence
d’établissement stable, ces entreprises peuvent minimiser leur charge
fiscale via des stratégies d’optimisation fiscale, leur permettant ainsi de
proposer des prix plus compétitifs. Ceci crée une disparité significative,
où les entreprises locales, Soumises à des taux d’imposition plus élevé
et à une réglementation plus stricte, se retrouvent désavantagées sur le
marché.

2. Création d’une concurrence déloyale

Cette situation engendre une concurrence déloyale sur le marché. Les


entreprises locales doivent faire face à des revenus fiscalement plus
lourds tout en ayant à se conformer à des régulations plus strictes. En
conséquence, cela pourrait conduire à une situation où les entreprises
locales sont incapables de rivaliser, ce qui pourrait entraîner la
fermeture de certains d’entre elles ou une réduction de leur part de
marché.

3. Impact sur l’économie locale

La concurrence faussée peut avoir des répercussions néfastes sur


l’économie locale. La réduction des recettes fiscales est un effet
immédiat, ce qui limite les ressources disponibles pour les services
publics et les infrastructures. Par ailleurs, le désavantage concurrentiel
des entreprises nationales peut freiner l’innovation et l’investissement
dans le Pays, nuisant à la création d’emplois et à la croissance
économique. À long terme, cela peut engendrer une dépendance accrue
à l’égard des entreprises numériques étrangères, fragilisant ainsi
l’économie locale.

C. Les Défis administratifs et techniques Dans la fiscalité


numérique

A. La complexité des transactions Numériques


1. Nature complexe des transactions Numériques

Les transactions effectuées dans le cadre de l’économie numérique


sont souvent très complexes et difficiles à suivre pour les
administrations fiscales. Cela est dû à la multitude de services et de
produits numériques, associés à des modèles d’affaires variés et
évolutifs, rendant le suivi fiscal peu clair et semé d’embûches. L’absence
de standardisation dans la documentation et les pratiques comptables
complique davantage la tâche des autorités fiscales.

2. Impact sur les capacités des Administrations fiscales

Cette complexité impose une pression énorme sur les Administrations


fiscales, qui doivent s’adapter rapidement à un environnement en
constante évolution. Sans les outils adéquats, les administrations
peuvent adéquats, les administrations peuvent éprouver des difficultés
à suivre les flux de revenus, à valider les déclarations et à détecter les
fraudes. L’inadéquation de leur infrastructure technologique face à cette
évolution rapide indique un besoin urgent de moderniser les systèmes
fiscaux.

B. Absence de modernisation des systèmes fiscaux

1. Besoins en investissement Technologique

Pour répondre aux défis posés par l’économie numérique, il est


Impératif que les systèmes fiscaux soient adaptés et modernisés. Cela
nécessitera des investissements conséquents dans des technologies et
des informations pour faciliter la collecte des données et sécuriser les
transactions. L’innovation est essentielle pour concevoir des outils
capables de s’attaquer à la volatilité et à la complexité des revenus
numériques, ainsi qu’aux défis de la localisation des bénéfices.

2. Risque d’obsolescence

L’absence de modernisation et l’inertie des systèmes fiscaux actuels


présentent le risque que les administrations fiscales deviennent
obsolètes dans un contexte où l’économie numérique continue de
croître. Les dispositifs fiscaux qui fonctionnaient pour les modèles
économiques traditionnels ne sont plus Efficients, entraînant une
ineffectivité de la collecte fiscale et une érosion des bases d’imposition.

Conclusion

Les défis administratifs et techniques liés à la fiscalité de l’économie


numérique nécessitent une attention urgente. Pour garantir l’efficacité
fiscale et la justice dans la concurrence, il est crucial d’investir dans la
modernisation des systèmes fiscaux, afin qu’ils soient en mesure de
gérer la complexité croissante des transactions numériques et de
s’adapter à un paysage économique évolutif.

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