Exams Hydrologie EPFL
Exams Hydrologie EPFL
NOM :………………………….
e-drologie
Cours d’Hydrologie Générale PRÉNOM :………………………….
(2pts) 1. Calculer le temps de résidence de l'eau d’un lac dont le fond est colmaté, connaissant :
§ Sa surface : 100 [km2 ]
§ Son volume : 108 [m3 ]
§ La pluie moyenne annuelle : 500 [mm]
§ L’évaporation moyenne annuelle : 100 [mm]
§ Les débits moyens annuels :
o Affluent : 1680 [l/s]
o Exutoire : 2.53 [m3 /s]
Le temps de séjour est la durée pendant laquelle de l'eau, ou une substance quelconque, demeure dans une
des composantes du cycle hydrologique. Le temps de séjour moyen ou temps de résidence est obtenu en
divisant la taille du réservoir par le flux d'entrée (somme de tous les flux entrants) ou de sortie (somme de
tous les flux sortants).
On obtient :
§ Flux entrant = 102980480 [m3]
§ Flux sortant = 89786080 [m3]
§ Temps de résidence 1 = 0.97 = 1 ans
§ Temps de résidence 2 = 1.1 = 1 ans
(2pts) 2. Quelles sont les deux propriétés qui règlent le transport solide dans un cours d'eau ? Expliquez.
§ La compétence du cours d’eau - Elle est mesurée par le diamètre maximum des débris rocheux que
peut transporter le cours d'eau. Cette caractéristique est essentiellement fonction de la vitesse de
l'eau. Les variations de la compétence en fonction de la vitesse sont explicitées dans le diagramme de
Hjulstrom.
§ La capacité du cours d’eau - C'est la quantité maximale de matériaux solides que peut transporter
en un point et à un instant donné le cours d'eau. La capacité est fonction de la vitesse de l'eau, du
débit et des caractéristiques de la section (forme, rugosité, etc.).
Citer et expliquer deux méthodes de mesures de la quantité de sédiments transportée par un cours d’eau
pendant une durée donnée.
1/1
Mais aussi….
§ Utilisation de traceurs de sédiment ou d'éléments dont les signatures permettent surtout d'étudier
les taux de sédimentation (exemple Pb218, Cs137).
200
150
P [mm]
24 h
100
18 h
12 h
50 6h
0
0 10 20 30 40 50 60 70
A [km2]
Il permet principalement de déterminer la hauteur maximale de pluies d'une précipitation sur une zone en
fonction de la surface de cette zone, pour une durée de précipitation donnée. Il permet de calculer le
coefficient d’abattement qui n’est autre que le rapport de la hauteur de la lame d'eau moyenne (sur
l'ensemble de la surface) à la hauteur de lame d'eau maximale (à la verticale du centre de l'averse).
Quelle est la différence avec une courbe IDF ?
Les courbes IDF établissent des relations entre les intensités, la durée et la fréquence d'apparition des pluies.
La notion de fréquence étant exprimée par la notion de temps de retour.
(3pts)
4. Quel est la définition du temps de concentration tc des eaux sur un bassin versant ?
Le temps de concentration tc des eaux sur un bassin versant se définit comme le maximum de durée
nécessaire à une goutte d'eau pour parcourir le chemin hydrologique entre un point du bassin et l'exutoire de
ce dernier.
Quels sont les différents termes qui le composent ?
Il est composé de trois termes différents :
§ th : Temps d'humectation. Temps nécessaire à l'imbibition du sol par l'eau qui tombe avant qu'elle ne
ruisselle.
§ tr : Temps de ruissellement ou d'écoulement. Temps qui correspond à la durée d'écoulement de l'eau
à la surface ou dans les premiers horizons de sol jusqu'à un système de collecte (cours d'eau naturel,
collecteur).
§ ta : Temps d'acheminement. Temps mis par l'eau pour se déplacer dans le système de collecte jusqu'à
l'exutoire.
Comment peut-on l’estimer ?
2/2
§ A partir d’un hyétogramme de pluie nette et d’un hydrogramme de crue; on estime tc comme la
durée comprise entre la fin de la pluie nette et la fin du ruissellement.
§ A partir de mesures sur le terrain ou de formules le plus souvent empiriques.
(2pts) 5. A quelles étapes de la chaîne d’acquisition et de traitement de données correspondent les définitions
suivantes :
A Vérifications
(erreurs de saisie, cohérence) F I C D B H
30
40
50
60
70
80
90
100
3/3
Quelle est la quantité d’eau infiltrée (exprimée en mm) ?
D’après la figure, on déduit que : 1 carré = 10 mm de hauteur d'eau. Puis on calcule le nombre de carrés
présents entre les deux profils d'humidité. On obtient :
Sachant que le coefficient de ruissellement dans cette situation est de 25%, quelle est la quantité de
précipitations, exprimée en hauteur d'eau, qui a provoqué la variation d'humidité observée ?
Pour simplifier le problème on fait l'hypothèse que la lame précipitée est égale à la lame infiltrée plus la lame
ruisselée i.e., on pose comme hypothèse de départ que l’évaporation est nulle sur l’intervalle de temps
considéré.
Connaissant le coefficient de ruissellement (Cr=lame ruisselée en mm/ lame précipitée en mm) on obtient :
La lame précipitée = lame infiltrée / (1-Cr) = 133.3 mm.
(2pts) 7. Le schéma ci-dessous présente un des processus de génération des écoulements selon les hypothèses de
Helwett [Hewlett, 1961].
P P P
Zone Q1
non saturée
Q2
Q4
Zone saturée
Q3
En milieu urbain, est ce que ce type de processus de génération des écoulements peut avoir lieu lors de
grosses averses ? Justifier.
Deux réponses possibles suivant la justification :
§ Non : On considère en général que ce type d’écoulement de surface ne se produit que dans les zones
forestières et bien drainées. En milieu urbain, les sols sont généralement imperméabilisés (chaussée,
toitures etc.) et l’on considère que c’est l’écoulement par dépassement de la capacité d’infiltration
qui domine.
§ Oui: L'écoulement sur surfaces saturées se produit lorsque la capacité du sol à stocker l'eau est
épuisée et lorsque la capacité à transmettre latéralement le flux d'eau est dépassée. Cela se produit en
milieu urbain lorsque le réseau d’évacuation des eaux de pluie de la ville est saturé, il peut y avoir
alors inondation « par-dessous ». L’eau de pluie ne pourra plus s'infiltrer et va s'écouler en surface.
4/4
(2pts) 8. Quel est le bilan des échanges radiatifs à la surface du sol ? Expliquez en quelques mots chacun de ces
composants (vous pouvez illustrer votre propos avec un schéma).
On exprime généralement le bilan des échanges radiatifs à la surface du sol par le rayonnement net RN
défini de la manière suivante :
5/5
Section SIE/GC
NOM :………………………….
e-drologie
Cours d’Hydrologie Générale PRÉNOM :………………………….
(2pts) 1. Un test du double cumul entre les stations A et B, en prenant A comme station de référence, a donné le
résultat suivant :
a) Quelles sont les conclusions de l’analyse ?
Le principe de la méthode consiste à vérifier la
proportionnalité des valeurs mesurées à deux stations. L'une
des stations (station A) est la station de base ou station de
référence, supposée correcte. L'autre station (B) est la station à
contrôler. La courbe représentant le cumul de la station à tester
Station B par rapport à la station de référence est proche d’une droite si
les deux séries sont homogènes.
Dans le cas de la figure de la question 1, il y a visiblement
une cassure dans le graphique, ce qui indique une
hétérogénéité dans les mesures. Sa cause peut être retrouvée
dans l’historique des stations : nouvelles appareillages,
déplacement de la station, nouvel observateur…
(2pts) 2. On vous donne ci-dessous la section d’un cours d’eau ainsi que le niveau de l’eau aux mois d’août (basse
eaux) et de mai (hautes-eaux) :
Mai 3
2 3
2
Août
1 1
Q
Section du cours d’eau Courbe de Tarage
a)
1/6
b) En sachant que le régime d’écoulement d’un cours d’eau est torrentiel en mai et fluvial en août,
quelles sont les méthodes de jaugeage que vous préconisez dans ces deux situations ?
§ Pour l’écoulement fluvial en mai les jaugeages par exploration du champ de vitesse sont bien adaptés
(jaugeage au moulinet à partir d'un bateau mobile par exemple).
§ Les jaugeages chimiques sont appropriés en cas d'écoulement torrentiel.
(2pts) 3. Expliquez le processus d’écoulement de surface de type hortonien. (vous pouvez illustrer votre propos
avec un schéma)
L'écoulement de surface hortonien aussi appelé écoulement par dépassement de la capacité
d’infiltration apparaît lorsque l’intensité de la pluie dépasse la capacité maximale du sol à absorber l’eau
(i.e. taux d’infiltration). L'écoulement de surface se produit donc lorsque la capacité d’infiltration devient
inférieure à l’intensité des précipitations.
En cas d'averse, le processus d'écoulement se
développe en deux phases :
Taux d’infiltration f(t)
• Au début de l'averse, f(t)>i(t) et la pluie s’infiltre
intégralement.
Intensité des pluies i(t)
• Lorsque f(t)=i(t), on a atteint le seuil de
submersion.
Ce processus est-il fréquent dans les bassins versants naturels du plateau suisse ? Justifier.
Non, car les bassins versants naturels du plateau suisse sont essentiellement composés de forêts où
l’écoulement de surface sur surfaces saturées et l’écoulement de subsurface sont privilégiés. L'écoulement
de surface de type hortonien se produit essentiellement sous les climats semi-arides, pour des bassins peu
imperméables ou lors de très fortes intensités pluviométriques
(2pts) 4. Quelles sont les deux types d'erreur de mesure que l’on contrôle fréquemment ?
§ les erreurs aléatoires : - Elles affectent la précision des données et sont non corrélées. On parle aussi
d'erreurs accidentelles.
§ les erreurs systématiques : - Elles affectent la fiabilité des données et sont totalement corrélées. On parle
aussi d'inconsistance.
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(3pts) 5. Un pluviomètre a enregistré une précipitation d’intensité moyenne de 20 mm/h durant deux heures.
a) Au moyen d’une fonction d’infiltration de Horton (cf. indications ci-dessous) on vous demande de
calculer le temps de submersion (heure à laquelle débute le ruissellement) et le volume approximatif
infiltré durant l'événement.
Utiliser le principe de la question 3 : Lorsque f(t)=i(t), on a atteint le seuil de submersion.
120
Taux d'infiltration
100
80 Intensité des
précipitations
[mm/h]
60
40
20
0
0 0.5 1 1.5 2
Temps [h]
b) Après l’averse décrite ci-dessus, une seconde averse de 40 mm/h durant 30 minutes se produit.
Suivant que cette deuxième averse se produit 1 ou 24 heures après la première, quelles quantités d’eau
seraient infiltrées ? Expliquez (sans faire de calcul).
Si l’averse se produit 1 heure après, le sol est saturé, la quantité d’eau infiltrée sera faible, voir nulle et le
ruissellement plus important. Si l’averse se produit 24 heures après, le sol aura eu le temps de se ressuyer et
sa capacité d’infiltration sera plus importante.
(1pts) 6. Le graphique ci-dessous représente le régime hydrologique d’un cours d’eau de l’hémisphère nord.
3
140 m /s
120
100
80
60
40
20
0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
Mois
3/6
(2pts) 7. A quels éléments du hyétogramme et de l'hydrogramme correspondent les définitions suivantes ?
t
Pluie nette
Pluie
[mm/h]
Débit D A
[m3/s]
E
C
B
F
Débit de base
G t
4/6
Pour une durée de pluie donnée, plus le temps de retour est grand et plus l’intensité moyenne maximale
sera importante. Cette affirmation est-elle exacte ? Justifier.
L’affirmation ci dessus est vrai ! On se réfère à l’expression de la deuxième des deux lois générales de
pluviosité et toujours aux courbes IDF (cf. figure) : à durée de pluie égale, une précipitation sera d'autant
plus intense que sa fréquence d'apparition sera petite (donc que son temps de retour sera grand).
(2pts)
9. La figure ci-dessous présente deux configurations de lac (section longitudinale) qui se situent dans la
même zone climatique.
l <<<L
a) Discuter les différences entre ces deux lacs vis à vis de l’évaporation sachant que leurs volumes sont
équivalents. Comment peut-on estimer les pertes par évaporation pour de tel système? Justifier
L'évaporation d'une surface d'eau libre dépend notamment des propriétés physiques et géométriques de
cette surface, c’est à dire son étendue et sa profondeur. Les différences entre ces deux lacs se situent au
niveau de ces deux propriétés. L'étendue de la surface d'eau libre va jouer un rôle important sur les quantités
évaporées puisque l'évaporation, à vitesse du vent égale, est proportionnelle à la surface évaporante ainsi qu'à
l'humidité relative. La profondeur de la surface d'eau libre va aussi jouer un rôle essentiel sur la capacité de
cette dernière à emmagasiner de l'énergie mais pas forcement sur les volumes évaporés.
De par sa plus faible profondeur et sa plus grande étendue, le lac 1 est soumis à une évaporation plus
importante.
Pour de tel système, les pertes par évaporation peuvent être estimées à l’aide du bilan hydrologique
connaissant les volumes d’eau entrant (précipitations, débits des affluents) et sortant (débit sortant,
infiltration).
5/6
b) Qu’en est-il en ce qui concerne le laminage des crues entrant dans les deux systèmes ?
Les deux lacs peuvent jouer un rôle important du fait de leur capacité de stockage temporaire d'un certain
volume d'eau.
Le lac 1 présentera un laminage de crue plus important que le lac 2. En effet, de part sa morphologie un
même volume d’eau provoquera une plus faible augmentation de hauteur d’eau dans le lac 1 que dans le lac
2 et donc un laminage plus important dans le lac 1.
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Section SIE/GC
120««««««««««
HGURORJLH
&RXUVG¶+\GURORJLH*pQpUDOH 35e120««««««««««
3URSpGHXWLTXH,,MXLOOHW 6(&7,21««««
GXUpHPLQXWHV
Nombre de points : …..…..… / 18 points
Prof. A Musy, EPFL - ENAC/Hydram - EPFL
1RWH««
5pSRQGH]XQLTXHPHQWGDQVO¶HVSDFHSUpYXjFHWHIIHW
SWV Dans le bas des versants, le processus d'écoulement hortonien est dominant. Cette affirmation est-elle
exacte ? Justifier
NON. Dans le bas des versants, c’est généralement l’écoulement sur surface saturée qui domine. En effet, le
bas des versants favorise la VDWXUDWLRQ©SDUGHVVRXVª du fait de la remontée possible de la nappe qui est
plus proche de la surface en fond de vallée, de la convergence des lignes de courant, des pentes faibles…
SWV Les deux courbes ci-dessous ont été construites pour une même station de mesure d’un cours d’eau en
zone rurale :
Quelle est le nom de ces courbes ? A quoi servent-elles ? Et comment sont t’elle construite ?
Il s’agit de FRXUEHVGHWDUDJH qui pour une station donnée permettent de passer de la courbe des hauteurs
d'eau en fonction du temps H=f(t) (appelée limnigramme ) à celle des débits Q=f(t) (appelée hydrogramme).
La construction de la courbe de tarage est généralement effectuée au moyen de campagnes de mesures
pendant lesquelles on effectue des MDXJHDJHV. Ceux-ci permettent de mesurer le débit d’une rivière à un
instant donné que l’on relie ensuite à la hauteur d’eau lue au même moment à une échelle par exemple.
Quelles explications pouvez-vous apporter aux différences Hiver/Eté observées ? Qu’en concluez-vous pour
la station ?
Pour une même hauteur d’eau, le débit est plus important en hiver qu’en été. Sachant que Q = V S, on en
déduit qu’il y a, en été, une diminution de la vitesse ou de la section du cours d’eau ou même encore des
deux. On peut facilement envisager que ces modifications des conditions d’écoulements, liées à la saison,
soient dues à la croissance de la végétation aquatique.
Le tracé de la courbe de tarage suppose une certaine permanence des conditions locales d’écoulement. Or
dans le cas présent, on a deux courbes : une pour l’été, l’autre pour l’hiver. La station n’est donc pas stable et
il sera alors nécessaire de réaliser des analyses statiques afin de juger de la dispersion des points.
1
SWV La figure suivante montre les différents paramètres mesurés lors d'une étude sur l'interception.
Calculer les pertes par interception pour un évènement donné, pour lequel Pi = 2.54 mm,
Pc = 2.8 10-3 m3, Pt = 0 m3 et sachant que la surface de la canopée est de 23 m2.
Le bilan hydrique au niveau de l’arbre peut s’écrire : 3 3 3 ,D’où : , 3 3 3 On a donc : I=
L F W L F W
55.6 10-3 m3 (i.e 2,42 mm). Soit 95 % de la pluie qui est interceptée pour l'évènement considéré.
Pour des pluies abondantes les pertes par interception sont faibles (environ 10 à 20 % par rapport
aux précipitations). Pourquoi ?
La capacité de stockage du feuillage est limitée, elle diminue lors d’une averse. En faite, les quantités
d'eau écoulée le long du tronc et la précipitation au sol augmentent avec l'intensité des précipitations et la
vitesse du vent. Pour des pluies abondantes les pertes par interception sont ainsi plus faibles car le
feuillage peut être secoué par les vents violents ou fléchir sous le poids des gouttes de pluies…
SWV Le graphique suivant a été obtenu par la méthode du double cumul sur deux séries de pluies observées à
deux stations pluviométriques.
2/6
Que pouvez-vous en déduire ?
La courbe des doubles cumuls fait apparaître deux ruptures dans la série : l’une en 1977, l’autre en
1983. Celle de 1977 est moins sensible. La station à contrôler ne présente donc pas une série de
données homogène et présente des anomalies qu’il conviendrait d’expliquer (changement de place du
pluviomètre etc…), de signaler et de corriger.
5HPDUTXH/¶LQWHUSUpWDWLRQGHFHWWHFRXUEHHVWVXMHWWHjGHQRPEUHXVHVGLIIpUHQFHVTXLGpSHQGHQWGH
O¶REVHUYDWHXUFDUHOOHIDLWDSSHOjXQ©DMXVWHPHQWjO¶°LOª
On peut réaliser des tests d’homogénéité (exemple : test de student, test de Fisher-Snedecor, Test de
Wilcoxon, Test de la médiane) sur les 2 ou 3 échantillons issues des la série de pluie de la station à contrôler
(avant et après déplacement par exemple).
SWV Un pluviomètre a enregistré deux précipitations dont les hyétogrammes sont présentés ci-dessous.
A l’aide d’une même fonction d’infiltration de Horton (cf. indications ci-dessous), quantifier les volumes
ruisselés pour les cas A et B. Indiquer aussi les résultats sur les graphiques ci-dessus.
Au moyen d’une fonction d’infiltration de Horton (cf. indications ci-dessous) et en prenant en compte le
processus hortonien, on peut calculer I W et dessiner sur les deux graphiques ci-dessus l’évolution de la
capacité d’infiltration au cours du temps.
On en déduit que :
Pour la pluie A, le seuil de submersion n’est jamais atteint. On a I W L W L W est l’intensité de la
pluie) et le volume ruisselé = 0. Tout s’infiltre.
Pour la pluie B, la submersion (L W !I W ) a lieu entre 5 et 6 heures. A t=5h, I W =12 mm/h et à t=7h,
I W =10,7 mm/h. On en déduit la lame ruisselée qui est d’environ 18.65 mm.
3/6
SWV Le graphique ci-dessous représente pour la même station les courbes IDF établies sur une période de 50
ans.
Le 10.03.2003, on a mesuré sur cette même station une lame précipitée de 100 mm en 5 heures. Quel est son
temps de retour ?
D’après l’énoncé, la durée totale de l’averse est de 5 heures pour une lame précipitée de 100 mm, on a donc
une intensité moyenne de 100 / 5 = 20 mm/h.
Le temps de retour d’une pluie dépend toujours de la durée considérée. Dans notre cas et d’après les IDF
construites sur 50 ans, la pluie d’intensité moyenne de 20mm/h en 5h a un temps de retour de 10 ans.
SWV La figure suivante montre un hyétogramme et un hydrogramme pour un événement pluie/débit.
4/6
Compléter avec la lettre correspondante
G Courbe de décrue.
E Temps de réponse du bassin versant.
B Temps de concentration.
C Courbe de crue.
A Temps de base.
H Courbe de tarissement.
D Temps de montée.
F Pluie nette.
A quelle grandeur correspond la surface V comprise entre la courbe de l'écoulement retardé de subsurface et
l'hydrogramme de crue/décrue ?
OUI. Le coefficient de ruissellement est simplement le rapport de la lame ruisselée sur la lame précipitée,
deux grandeurs que l’on connaît pour cet évènement pluie/débit.
SWV Des données journalières mesurées au niveau d’un bac d'évaporation sont présentées ci-dessous.
-RXU 1LYHDXGHO¶HDX $MRXW3HUWH 3OXLH (7EDF (7EDF
[mm] [mm] [mm] [mm]
155
149 2.1
145.2 3.2
140.8
133.1 28
125.7
99.4 57.6 3.6
118.9
111.2
105.3
* On a rajouté 57.6 mm d'eau dans le bac
On vous demande d’estimer l’évaporation ETbac en mm pour les 10 jours considérés.
La quantité d’eau évaporée par jour s’obtient en faisant la différence de niveau d’eau dans le bac, sans
oublier de prendre en compte les apports (ou les pertes) extérieurs comme la pluie ou les ajouts manuels. On
obtient une évaporation au bout de 10 jours ETbac = 116.2 mm
L'évaporation d'un sol nu dépend essentiellement de deux facteurs qui conditionnent la demande
évaporative : la quantité de chaleur à disposition et la capacité de l'air à stocker de l'eau. Quel est le troisième
facteur qui conditionne également les quantités évaporées dans le cas de l'évaporation d'un sol nu ?
L'évaporation d'un sol nu est influencée d'une part par la demande évaporative mais aussi par la capacité du
sol à répondre à cette demande (GLVSRQLELOLWpHQHDX) et sa capacité à transmettre de l'eau vers la surface,
fonction de diverses caractéristiques. L’eau est toujours disponible pour les nappes d’eau libre, alors qu’elle
est limitée pour les sols.
5/6
SWV Dessiner pour les deux bassins ci-dessous de caractéristiques morphologiques identiques mais
d’occupation du sol différente les hydrogrammes résultant d’une même pluie uniformément repartie sur
ces bassins. Exprimer sur le dessin de droite les différences en termes de pointe de crue et de temps de
réponse.
SWV Quelle méthode de détermination du débit préconiseriez-vous dans le cas de petits cours d'eau aux
lits étroits, instables, encombrés de blocs et à faible tirant d'eau ?
L’installation de stations à échelles limnimétriques et l'exécution de jaugeages au moulinet ou par la méthode
de jaugeages par dilution ne sont pas recommandés pour ce type de cours d’eau. Dans ce cas, la
GpWHUPLQDWLRQ GX GpELW j O DLGH G RXYUDJHV FDOLEUpV serait un bon compromis. La construction d'un
déversoir ou d'un canal calibré permet de stabiliser le lit du cours d’eau et d’établir une relation entre le
niveau de l'eau H et le débit Q aussi stable que possible.
La méthode volumétrique serait aussi une solution pour ce petit cours d’eau.
Comment peut-on identifier sur le terrain les principaux types d'écoulement de l'eau ?
Utilisation des traceurs chimiques pour la séparation des écoulements.
La transformation de la pluie en hydrogramme de crue se traduit par l'application successive de deux
fonctions. Comment les nomme t-on ?
- fonction de production – ou fonction d'infiltration
- fonction de transfert.
6/6
Section SIE/GC
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e-drologie
Cours d’Hydrologie Générale PRÉNOM :………………………….
(1pts) 1. A la Suite d’une période de sécheresse prolongée (comme celle de cet été 2003), si une précipitation de
forte intensité se produisait, quel serait à votre avis le processus hydrologique dominant ? Justifier
Suite à un période de sécheresse, le sol va être sec et compacté ce qui limitera l’infiltration et
favorisera l’écoulement de surface selon le processus de Horton. L’eau arrivera plus rapidement au
cours d’eau, et cela pourra provoquer des crue rapide.
(2pts) 2. Dessiner et expliciter la réaction hydrologique des deux bassins ci-dessous soumis à une même pluie
uniformément repartie. Ces bassins sont de caractéristiques morphologiques identiques (pente, altitude),
de même occupation du sol mais de forme différentes.
Exprimer sur le dessin de droite les différences essentielles entre ces deux comportements.
La réaction du bassin A est plus rapide que celle du bassin B (tca<tcb). Le débit de pointe du
bassin A est alors plus élevé. Pour le bassin B on observe une première pointe correspondant à la
réaction du petit sous-bassin.
1
(2pts) 3. La figure ci-dessous présente 3 courbes qui correspondent à 3 types de cours d'eau de l'hémisphère nord.
Les différences observées s’expliquent par la nature des précipitations(liquide ou solide) qui dépend
des variations de température au cours de l’année et entre régions d’altitudes différentes.
En plaine, les précipitations sont sous forme de pluie et assez bien réparties sur l’année : le cours d’eau
de plaine présente ainsi un régime hydrologique régulier.
Pour les régions d’altitude, les températures sont très variables. Lorsqu’elles sont faibles (t<0°C) les
précipitations sont sous forme de neige et constituent un stock de neige (ou de glace). Si la température
s’élève ce stock temporaire fond et alimente alors les cours d’eau (au printemps pour la neige, et en été
pour la glace). Les cours d’eau 2 et 3 sont ainsi respectivement caractéristiques d’un régime nival et
glaciaire.
(2pts) 4. La méthode des doubles cumuls peut être utilisée pour le contrôle de la représentativité des données
pluviométriques acquises aux stations pluviométriques d’une même région. Cette affirmation est elle
exacte ? Justifier.
NON.
La méthode des doubles cumuls ne sert pas au contrôle de la représentativité des données d’une même
région mais est une méthode graphique d’analyse de l’homogénéité de la relation entre deux séries
chronologiques. On vérifie l’homogénéité des données de la station à tester en les corrélant avec celles
de la station de référence (station témoin dont la série est homogène).
2/6
Citer au moins deux origines possibles d’erreurs systématiques dans une série de données de pluies.
L'origine des erreurs systématiques dans une série de données de pluies est le plus souvent liée :
(2pts)
5. Un pluviomètre a enregistré une précipitation totale de 72 mm dont le hyétogramme est représenté ci-
dessous.
A l’aide d’une fonction d’infiltration de Horton (cf. indications ci-dessous), calculer le temps tc qui
s’écoule entre le début de la précipitation et le début du ruissellement. Quel est le nom de ce temps
tc ?
Cr=Pluie Totale/ Pluie nette = 72/20 =28%. Le coefficient de ruissellement de cet événement
pourrait correspondre à des prés ou des terrains cultivés.
Pour cette pluie, dessiner sur le graphique ci-dessus la lame ruisselée selon l’hypothèse de
Horton.
3/6
(2pts) 6. Sur le bassin versant ci-dessous, les pluies sont enregistrées sur 3 stations pluviométriques A, B et C. Les
pluies annuelles moyennes sur les 3 stations (A, B et C) sont respectivement de 1100, 1130 et 1015 mm.
b) Calculer la pluie annuelle moyenne sur le bassin versant selon la méthode de Thiessen sur la base
des pluies annuelles moyennes des 3 stations et sachant que les superficies des 3 polygones associés
(à A, B et C) sont respectivement de 185 ha, 102 ha et 48 ha.
La pluie annuelle moyenne sur le bassin versant selon la méthode de Thiessen est une moyenne
pondérée. La précipitation moyenne pondérée Pmoy pour le bassin, se calcule en effectuant la
somme des précipitations Pi de chaque station, multipliées par leur facteur de pondération (aire Ai
des polygones), le tout divisé par la surface totale A du bassin.
La méthode des polygones de Thiessen n’est pas adaptée dans ce cas à cause de la topographie et de
la mauvaise répartition des stations de mesures. Les trois stations A, B et C se situent en dessous de
780 m alors que plus de la moitié du bassin se situe a plus de 800 m. Or en milieu de montagne la
pluie est fortement influencée par le relief (gradient altimétrique, effet de blocage orographique…).
(2pts) 7. La notion de temps de retour permet de répondre à la question « Est ce que l'événement considéré se
produira dans une année future en particulier ». Que pensez vous de cette affirmation ? Justifier.
La notion de temps de retour permet de répondre à la question « Quelle est la probabilité pour
qu’un évènement particulier (ou une valeur particulière) se produise ? ». Le temps de retour est la
moyenne à long terme du temps ou du nombre d'années séparant un événement de grandeur donnée
d'un second événement d'une grandeur égale ou supérieure.
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Pour une même pluie, le temps de retour de la hauteur totale de pluie est toujours le même que le
temps de retour de l’intensité moyenne de la pluie. Est-ce exact ? Expliquer.
NON.
Ces deux grandeurs peuvent avoir des temps de retour très différents. Elles sont certainement liées
mais pas strictement dépendantes puisque pour une même lame précipitée, l’intensité moyenne de
la pluie peut être très différente.
(2pts) 8. La figure ci-dessous présente deux lacs de volumes équivalents mais de configurations distinctes
(sections longitudinales différentes) . Ils se situent dans la même zone climatique.
d) Pour lequel de ces deux lacs l’évaporation sera la plus intense ? Justifier.
De par sa plus faible profondeur et sa plus grande étendue, le lac B est soumis à une évaporation
plus importante que celle du lac A.
L'évaporation d'une surface d'eau libre dépend notamment des propriétés physiques et géométriques
de cette surface, c’est à dire son étendue et sa profondeur. Les différences entre ces deux lacs se
situent au niveau de ces deux propriétés. L'étendue de la surface d'eau libre va jouer un rôle
important sur les quantités évaporées puisque l'évaporation, à vitesse du vent égale, est
proportionnelle à la surface évaporante ainsi qu'à l'humidité relative. La profondeur de la surface
d'eau libre va aussi jouer un rôle essentiel sur la capacité de cette dernière à emmagasiner de
l'énergie mais pas forcement sur les volumes évaporés.
e) Pour lequel de ces deux lacs le laminage des crues sera le plus important? Justifier.
En effet, de part sa morphologie un même volume d’eau provoquera une plus faible augmentation
de hauteur d’eau dans le lac B que dans le lac A et donc un laminage plus important dans le lac B.
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(2pts) 9. Pour l’année 2001, les données suivantes sont disponibles pour un bassin versant de 71 km2 :
Précipitations : 1300 mm ; Evaporation : 600 mm ; Débit moyen annuel : 1,8 m3/s
a) Calculer la variation de stock ∆S et en déduire le stock à disposition à la fin de l’année 2001 en
admettant un stock initial de 200 mm.
De suite, on obtient la variation de stock ∆S qui s’écrit : ∆S=P-R-E = -100 mm (avec dans notre
cas P=1300 mm, E=600 mm, R=1,8 m3/s = 800 mm).
Cette variation de stock ∆S négative exprime le fait que la nappe se soit déchargée durant l’année,
et cela de façon significative.
b) L’année suivante alors que les valeurs moyennes des précipitations et de l’évaporation ont été
sensiblement les mêmes, le débit moyen annuel a diminué. Pouvez expliquer ce phénomène ?
Dans l’équation du bilan hydrologique cela signifie que la variation de stock est positive et donc
que le stock a augmenté à la fin de l’année.
Dans le cas où ce stock correspondrait à des réserves d’eau souterraines, on peut imaginer que les
pluies de cette année ont permis de recharger ces réserves souterraines qui avaient fortement
diminué l’année précédente. On peut avoir le même raisonnement en imaginant un stock
correspondant à de la glace ou de la neige.
(1pts) 10. Quelle est l’utilité du cylindre externe dans l'infiltromètre à double cylindre ?
Le cylindre externe est rempli d'eau de façon à saturer le sol autour du cylindre central et ainsi
limiter également l'écoulement latéral de l'eau infiltrée dans le sol à partir de ce dernier. On favorise
ainsi un flux vertical de l'eau dans le cylindre central.
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Cours d’Hydrologie Générale PRÉNOM :………………………….
Si ce débit est atteint en 2004, a t’il plus de chance de se produire en 2006 ? Justifier !
NON. Le temps de retour donne la probabilité pour qu’en moyenne l’évènement arrive tous les deux ans. La
probabilité d'apparition est donc la même chaque année et égale à 50%.
(2pts) 2. Pour une année hydrologique, un bassin versant d’une superficie de 100 km 2
reçoit des précipitations
correspondant à une hauteur d’eau de 1000 mm. Sachant que le débit moyen mesuré à l’exutoire du
bassin est de 2.8 m3/s, on vous demande de répondre aux questions suivantes :
Pour cette année hydrologique, quel est le volume d’eau total écoulé à l’exutoire (en m3) ?
D’où :
ET+I = 1.17E+07 m3
Soit = 116.992 mm
1
(1pts) 3. La figure ci-dessous représente deux types de réponse hydrologique. Compléter avec le numéro de
l’hydrogramme correspondant :
(2pts)
4. L’eau interceptée par la végétation peut se répartir en trois catégories. Lesquelles ?
• Une partie est directement évaporée à partir de la plante ou absorbée par celle-ci : il s’agit donc de
pertes au niveau du bilan hydrologique.
• Une autre partie atteint le sol à travers l’écran végétal par égouttage de la végétation (throughfall).
• Une troisième partie enfin circule le long des branches et ruisselle sur les troncs avant d’atteindre le
sol (stemflow) : ces deux dernières catégories constituent une précipitation différée, mais pas une
perte du point de vue hydrologique.
Toute l'eau interceptée par la végétation est-elle soustraite au ruissellement de surface ? Expliquer.
NON. (voir ci-dessus) Une partie de l’interception est effectivement à l’origine d’une évaporation qui
s’ajoute à l’évapotranspiration du bassin versant, augmentant de façon notable les pertes par
évapotranspiration. Une autre partie de la pluie qui est interceptée atteint en revanche le sol et peu
participer au ruissellement sous certaines conditions.
(1pts) 5. Pour mesurer le débit d'un écoulement naturel (cours d'eau, canal, dérivation...), il existe quatre grandes
catégories de méthodes : 1/ méthodes volumétriques, 2/ méthodes d'exploration du champ de vitesse, 3/
méthodes hydrauliques et 4/ méthodes physico-chimiques. A quelle catégorie correspondent les
méthodes ci-dessous ? Compléter avec le chiffre correspondant :
3 déversoirs calibrés
2 jaugeage au moulinet
4 méthode de l'injection à débit constant
3 canaux jaugeurs
2 jaugeage au flotteur
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(2pts) 6. Quelle est la différence entre le traitement primaire des données et le contrôle des données ?
Le traitement primaire des données est le traitement des données brutes recueillies par un observateur ou
un instrument de mesures afin de les rendre lisibles/exploitables (passage d’un enregistrement d’un
pluviomètre à un hyétogramme par exemple). Il comprend également un contrôle primaire des données
(par exemple déceler d'éventuelles erreurs de saisie) à l'exclusion de tous traitements statistiques
Le contrôle des données est le contrôle de la fiabilité et la précision de ces dernières à l’aide d’outils
statistiques. Le contrôle permet de valider les données avant leur organisation au sein d'une banque de
données pour leur mise à disposition à des fins opérationnelles.
Quelles hypothèses peut-on vérifier lors d'un contrôle qualitatif des données? En citer au moins deux.
Lorsqu’on contrôle des séries de données, on veut en générale vérifier un certain nombre d'hypothèses qui
doivent en principe être vérifiées. Parmi celles-ci, citons :
• Les mesures reflètent les vraies valeurs -
• Les données sont consistantes –
• La série de données est stationnaire –
• Les données sont homogènes -
• La série de données est aléatoire et simple -
• La série doit être suffisamment longue
(2pts) 7. Le graphique ci-dessous représente pour la même station les courbes IDF établies sur une période de 10
ans.
On a mesuré sur cette même station une pluie de 30 mm en 45 minutes. Quel est son temps de retour ?
P = 30 mm
∆T=45 min
Soit i = 40 mm/h et T≅10 ans
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(2pts) 8. Soit deux bassins versants A et B situés en Suisse.
4 4
A B
Coefficient mensuel de débit
2 2
1 1
0 0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
Mois Mois
Quel est le régime hydrologique du bassin A ? Régime simple glaciaire
(2pts) 9. Une batterie de tensiomètres placés à diverses profondeurs a permis d'établir le profil de charge totale
suivant :
(a) Sur quel principe repose la détermination du sens
des écoulements ?
4/6
(2pts) 10. Pour un sol limoneux, une étude de terrain a permis de réaliser le graphique ci-dessous qui montre
l’évolution du taux d’infiltration en fonction du temps.
D’après ces observations, on vous demande de calculer le paramètre γ de la fonction d’infiltration de Horton
(cf. indications ci-dessous) qui décrit le mieux l’infiltration dans ce sol.
D’après les données expérimentales, on déduit :
fo :capacité d'infiltration initiale [mm/h], f0= 200 mm/h,
ff : capacité d'infiltration finale [mm/h], ff=12 mm/h .
On peut ensuite calculer γ pour un point de la courbe avec l’équation de Horton :
ln( f (t ) − f f ) − ln( f 0 − f f )
f (t ) = f f + ( f 0 − f f ) ⋅ e−γ ⋅t Soit : γ = On obtient : γ=0.8 h-1.
−t
Indications : f(t) : capacité d'infiltration au temps t [mm/h],
Fonction de Horton : fo :capacité d'infiltration initiale [mm/h],
f (t ) = f f + ( f 0 − f f ) ⋅ e −γ ⋅t ff : capacité d'infiltration finale [mm/h],
t : temps écoulé depuis le début de l'averse [h],
γ : constante empirique, fonction de la nature du sol [h-1] ;
Pour une précipitation constante d’intensité moyenne de 50 mm/h, quel serait le temps nécessaire au
démarrage du ruissellement selon le processus de Horton (dessiner sur le graphique ci-dessus la lame
ruisselée selon l’hypothèse de Horton) ?.
Lorsque f(t)=i(t) = 50 mm/h, on a atteint le seuil de submersion. On peut lire sur le graphique : t= 2 heures,
ou on obtient alors en utilisant la fonction de Horton :
50 -12
t = - ln -0.8 = 2 heures
200 -12
Ainsi, le ruissellement se produirait au bout de 21 min depuis le début de l’averse.
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La notion de temps de retour fait référence à la notion de régularité ou de périodicité des évènements.
Est-ce que cette affirmation est vraie ou fausse ? Justifier.
FAUX. Le temps de retour ne fait référence à aucune notion de régularité ou de périodicité et peut même
s'appliquer à des évènements qui ne se sont pas produits et qui ne se produiront peut-être jamais à
l'avenir.
Le temps de retour n'est qu'une autre façon d'exprimer, sous une forme qui se veut plus imagée, la
probabilité d'un événement à un moment donné.
A durée de pluie égale, plus un événement sera intense et plus son temps de retour sera grand. Est-ce que
cette affirmation est vraie ou fausse ? Justifier.
VRAI- On se réfère à l’expression de la deuxième des deux lois générales de pluviosité et aux courbes
IDF (Intensité-Durée-Fréquence) : à durée de pluie égale, une précipitation sera d'autant plus intense que
sa fréquence d'apparition sera petite (donc que son temps de retour sera grand).
(1pts) 2. L'infiltration effective de l'eau à un temps donné… (cochez la (les) bonnes réponses)
; … est égale à l'infiltrabilité du sol pour des conditions spécifiques.
; …. peut être inférieure au taux d'infiltration maximal, si l'apport d'eau est limité.
1
(2pts) 3. La figure ci-dessous représente l’évolution des débits naturels pour un bassin versant suisse sur 5 jours.
7
6
Débit [m3/s]
3
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 110 120
Tem ps [heure]
(2pts) 4. La figure ci-dessous décrit le dispositif expérimental (lysimètre) pour mesurer une grandeur
hydrologique X.
Evaporation
; Evapotranspiration Réelle
Interception
Evapotranspiration Maximale
2/5
(2pts) 5. Le bassin versant théorique représenté ci-dessous a une surface de 200 km . Il est divisé en 4 zones de 50
2
2
; 4 heures
Le débit maximal est atteint lorsque la durée de la pluie est égale au temps de concentration du bassin.
Au bout de 4 heures toute la surface du bassin contribue au débit à l’exutoire.
(2pts) 6. Pour le bassin versant ci-dessus (question 5), on considère un coefficient de ruissellement de 30 % sur
l’ensemble du bassin. Calculer et dessiner l’hydrogramme de crue résultant d’une pluie de 50 mm en 1
heure et tombée uniformément sur l'ensemble du bassin versant.
Pluie Q1 [m3/s]
Temps Pluie Q1 Q2 Q3 Q4 Qt 300 0
Q2 [m3/s] Q3 [m3/s]
[h] [mm] [m3/s] [m3/s] [m3/s] [m3/s] [m3/s] Q4 [m3/s] Qt [m3/s]
0 50 0 0 250 50
1 208.3 0 208
2 0 208.3 0 208
200 100
3 0 208.3 0 208
Débit [m3/s]
4 0 208.3 208
Pluie [mm]
5 0 0 150 150
100 200
50 250
0 300
0 1 2 3 4 5 6
Tem ps [h]
(1pts) 7. La figure ci-dessous représente deux types de réponse hydrologique. Compléter avec le numéro de
l’hydrogramme correspondant :
3/5
(2pts) 8. Remplissez le tableau ci-dessous avec les méthodes de mesures ponctuelle et continue pour les trois
grandeurs hydrologiques citées.
Méthodes "physico-chimiques"
(2pts) 9. Une étude hydrologique a été menée sur un petit bassin versant de 500 ha. Le débit moyen annuel a été
estimé à 35 l/s à l’exutoire.
Une commune envisage de construire une retenue de 1000 m2 à l’exutoire de ce bassin versant (qui
recueillerait la totalité des eaux du bassin). La région concernée se situe au niveau de l’isohyète 600 mm,
et les mesures à partir d’un bac type Colorado donne une évaporation moyenne annuelle de 260 mm.
Admettant qu’il n’y a pas de perte par infiltration, ni d’autre affluent, estimer le volume d’eau moyen
annuel disponible dans cette retenue.
4/5
(2pts)
10. Vous disposez d’une série de mesures de débits annuels sur les 50 dernières années pour un bassin
versant donné. Vous savez qu'une intervention humaine a eu lieu il y a une dizaine d’année sur ce bassin
versant. Quel type de contrôle pouvez-vous faire sur cette série pour vérifier si cette intervention a eu
une influence sur vos données ? Expliquez la procédure !
Il faut vérifier l'homogénéité des données. Deux méthodes complémentaires :
1/ Tester graphiquement l'homogénéité des données des débits grâce à la méthode des doubles cumuls
• Il s’agit de choisir une station de référence et s’assuré qu’à cette station la série de débit ne
présente pas d'inhomogénéité et est aussi longue.
• Application de la méthode des doubles cumuls. Il suffit de tracer un graphe des débits cumulés
aux deux stations.
2/ Vérifier l'homogénéité des données à l’aide de tests d'homogénéité ou tests de comparaison
d'échantillons
Procédure :
• On sépare la série des 50 débits annuels en deux échantillons : l’un avant l’intervention humaine
qui a eu lieu sur le bassin versant, l’autre après.
• Puis on fait le test d'homogénéité de la moyenne qui se base sur la statistique de Student pour
deux échantillons ou le test d'homogénéité de la variance qui correspond au test de Fisher-
Snedecor
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