Cours - Droit Et Déontologie IP ISPITSEr 2022.2023
Cours - Droit Et Déontologie IP ISPITSEr 2022.2023
déontologie
professionnelle
Semestre 1
Section : infirmier polyvalents
Mr : Abdeslam BAALLA
1. le code de la déontologie
2. La profession d'infirmier : définition et textes régissant la profession infirmière au Maroc
3. Fondement de l'éthique et de la déontologie professionnelle
4. Les qualités morales et attitudes de l'infirmier envers l'environnement de soins.
5. Les devoirs et les obligations de l'infirmier vis-à-vis du malade, de la famille du malade et des
collègues.
6. Le Secret professionnel de l'infirmier.
7. Conséquences de divulgation du secret professionnel infirmier.
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1. Définition des concepts
a. Droit
5
Le droit est généralement défini comme une discipline sociale
constituée par l’ensemble des règles de conduites qui régissent les
rapports qui, dans une société plus au moins organisée, régissant les
rapports sociaux et dont le respect est assuré, au besoin , par la
contrainte publique.
6
Le droit est l'ensemble des règles générales et abstraites indiquant ce
qui doit être fait dans un cas donné, édictées ou reconnues par un organe
officiel, régissant l'organisation et le déroulement des relations sociales et
dont le respect est en principe assuré par des moyens de contrainte
organisés par l'État.
Récup DROIT
❖ l'ensemble des dispositions interprétatives
Une loi est un texte qui énonce des règles juridiques élaborées par
le pouvoir législatif dans des domaines divers, afin d’organiser la vie en
société. Elle définit des droits et des devoirs.
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d. Le règlement
Le règlement est l'action de régler, de déterminer, de soumettre
quelqu'un à une règle, à une discipline. C'est l' ensemble des prescriptions
que doivent observer les citoyens d’un pays.
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e. Décret
Acte réglementaire décrété par le gouvernement, sans consultation du
parlement (la première et la deuxième chambre), signé soit par SM le roi, soit
par le chef de gouvernement.
f. Arrêté
Décision administrative à portée générale ou individuelle (spécifique à
une activité ou à une zone géographique). Les arrêtés peuvent être pris
par les ministres (arrêtés ministériels ou interministériels)
14
g. Circulaire
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2. Objectifs et caractères de la règle de
droit
Le droit sert à :
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La règle de droit a 4 caractéristiques :
Générale et abstraite
Obligatoire
2.2. Caractères
Permanente
Coercitive
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2.2.1. La généralité de la règle de droit
Une règle de droit au caractère général est une règle de droit qui ne
s'applique pas à une personne en particulier, mais à toutes les
personnes ou toute une catégorie de personnes
21
Le caractère général
Le caractère abstrait
L’abstraction de la règle
Une règle de droit abstraite aura vocation à s’appliquer à des situations
générales et non pas des situations de telle ou telle personne. A noter
que ces caractères sont communs à la règle générale
22
2.2.2. Le caractère d’obligation de la règle de droit
Nul ne peut déroger à la règle de droit dès lors qu'il entre dans son
champ d'application
• Par abrogation c’est à dire en édictant par une autre règle que la
précédente est désormais éteinte.
26
2.2.4. Le caractère coercitif de la règle de droit
Les pouvoirs publics peuvent utiliser la force publique pour faire
respecter une règle de droit et pour sanctionner un manquement à
l'obligation de respecter une règle de droit
La loi peut également être l'œuvre du pouvoir exécutif dans deux cas :
- entre les sessions parlementaires en raison de l'urgence des mesures à prendre.
- mesures prises par le gouvernement par des décrets sur la base d'une
délégation du pouvoir législatif.
29
Règlements
On distingue entre:
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Traités internationaux
Droit coutumier
Règles mises en place par la pratique continue et l'usage habituel. Elles peuvent
concerner uniquement certains secteurs. C'est un droit non écrit qui se transmet de
façon orale.
Droit Musulman
Règles de conduite dont la plupart trouvent leur origine dans les sources originelles: le
Coran et la Souna ; Apport plus important au niveau du droit familial et successoral.
31
Jurisprudence
Règles d'un intérêt fondamental dans la mesure où elles permettent de
compléter et d'interpréter le droit. Elles proviennent des arrêts et
décisions rendues par les juridictions.
Doctrine
Travaux de recherche et de réflexion des juristes, professeurs et
praticiens du droit. Ces opinions ne sont pas obligatoires, mais
contribuent à la formation des règles de Droit.
32
4. Les différentes branches du droit
La notion de « Droit » peut-être défini
Dans le sens
Dans le sens subjectif
objectif
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Dans le sens subjectif
Le mot droit désigne les facultés ou les prérogatives dont peuvent
se prévaloir les individus et qu'ils peuvent exercer sous la protection de
l'État.
C’est ensemble des règles prérogatives (avantages personnels)
donné par la loi à une personne bien déterminée ou à un groupe
d’individus.
Le mot « Droit » correspond dans ce premier sens à ce que les juristes appellent
Droit constitutionnel
Droit administratif 39
Droit national et droit international
Le terme Juridiction est plus large, il désigne aussi bien un tribunal, une
cour d’appel ou la cour suprême. 41
Institutions judiciaires
42
5.1. Les juridictions de droit commun
➢ La cour de cassation 43
5.1.1. Les juridictions de proximité
45
5.1.3. Les Cours d’Appel
46
5.1.4. La cour de cassation
• Le Tribunal militaire
• La Cour Constitutionnelle
51
5.4. Les juridictions spécifiques
• La juridiction rabbinique
• Etc…
52
6. Le droit constitutionnel et le droit administratif
6.1. Droit constitutionnel :
➢ La forme de l’Etat.
Le droit civil s’intéresse aux droits subjectifs. Il peut soit porter sur des
choses : Les droits réels (Le droit de propriété), ou s’exerce contre une autre
personne : Les droits personnels ou de créance et le droit des contrats et des
obligations. Exemple
7. Le droit civil et le droit du travail
58
8. Le droit de santé et droit à la sante
Question??????
II. Les responsabilités juridiques des infirmiers
« pour qu’un homme puisse être déclaré responsable, il faut qu’il y ait
une faute dans son action. C’est dire qu’il lui ait été possible, avec plus
de vigilance sur lui-même et sur ses actes, de s’en garantir »
En premier lieu, le patient devra prouver qu’une faute a été commise, peu
importe qu’elle soit simple, grave ou inexcusable. Le plus souvent, il s’agit d’une
faute liée à l’acte de soins, ou encore à une mauvaise organisation du service. Tel sera
le cas lors d’un défaut de surveillance d’un patient ayant entraîné une chute ou lors
d’une mauvaise application d’une prescription médicale qui, rappelons-le, est hors
« urgence » écrite, datée et signée. 64
En second lieu, il devra résulter un dommage et enfin, celui-ci
devra être corroboré par un lien de causalité certain et direct. Ainsi, dans
l’hypothèse où un manquement serait constaté, le patient pourrait, soit
entamer une action devant le tribunal de grande instance, si l’infirmier
exerce en libéral ou au sein d’un établissement privé, soit déposer plainte
auprès du tribunal administratif, notamment si l’infirmier est salarié d’un
établissement public. Notons que les faits seront différents en cas de mise
en jeu de la responsabilité pénale ou disciplinaire de l’infirmier.
65
2.2.3. La responsabilité pénale de l’infirmier
Nul ne peut donc comparaître à la place de l’infirmier sous prétexte qu’il est
son supérieur hiérarchique ou son employeur, si une faute lui est
personnellement reprochée.
La responsabilité pénale a pour objectif de punir le comportement
dangereux ou illicite d’un professionnel de santé du fait des dommages qu’il a
pu causer à son patient ou du simple fait d’avoir fait courir un risque injustifié à
celui-ci.
3 conditions :
Le droit pénal est l’ensemble des règles juridiques qui déterminent les
(contraires à la loi pénale) ainsi que les sanctions qui leurs sont attribuées.
֎ Les contraventions: elles sont considérées comme les infractions les moins
graves et correspondent à des incivilités ;
֎ Les délits: ce sont les actes qui occasionnent des peines de prison et qui sont
plus graves que les contraventions ;
֎ Les crimes: ce sont les actes jugés par les cours d’assises et qui sont
considérés comme les plus graves.
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Les sanctions pénales : sont les punitions prévues par le Code pénal pour
punir l’auteur de l’infraction. Ces peines sont prononcées par les juges des
Institutions judiciaires.
Le droit pénal général réunit les règles applicables à l'ensemble des infractions ou
une partie d'entre elles. il permet de classifier les infractions selon leurs gravité ou
leurs caractères. Il propose ensuite les éléments constitutifs de l’infraction ( légal,
matériel, moral) sans lesquels il n’y a pas d’incrimination. Puis il prévoit les règles
de la responsabilités que ce soit une responsabilité personnelle ou une complicité.
77
Les principes fondamentaux du droit pénal
pénal : « Nul ne peut être condamné pour un fait qui n’est pas
2) le principe d’égalité devant la loi pénale : Tous les citoyens sont traités de
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3.2. Application de la loi pénale
* Dans le temps
Le principe de non-rétroactivité de la loi pénale
L’article 4 du CPM « Nul ne peut être condamné pour un fait qui, selon la loi
en vigueur au temps où il a été commis, ne constituait pas une infraction».
80
3.2. Application de la loi pénale
* Dans le l’espace
En vertu de l’article 10 du CPM « sont soumis à la loi pénale marocaine,
tous ceux qui, nationaux, étrangers ou apatrides, se trouvent sur le territoire du
Royaume, sauf les exceptions établies par le droit public interne ou le droit
international ».
Le principe d’application de la loi Marocaine aux infractions commises sur
le territoire du Royaume, découle du principe de la souveraineté nationale, il
conduit aussi à l’application de la loi pénale aux infractions commises hors du
royaume lorsqu’elles relèvent de la compétence des juridictions répressives
marocaines. (article 12 du CPM). 81
Notion de territoire
82
3.3. Notion de faute professionnelle
85
a. Fondement
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Exemple : un chirurgien qui abandonne une pince dans le corps du patient. A
cause de cette négligence, il se trouve contraint à effectuer une deuxième
opération pour enlever l’instrument. Pendant cette intervention un risque
opératoire se développe et le patient en meurt. Le décès du patient a un lien de
cause avec la faute initiale du chirurgien, parce que le risque opératoire et
donc le dommage ne serait pas produit sans sa négligence
90
c. Protection en matière de responsabilité civile
91
V. Libertés publiques
1. Définition
La notion de liberté publique est constituée: De la notion de liberté et du terme
selon sa volonté en fonction des moyens dont on dispose sans être entravé par
contingents.
Les libertés publiques sont des droits et libertés fondamentaux, reconnus par
l’Etat (c’est-à-dire consacrés par un texte constitutionnel, législatif,
éventuellement réglementaire, ou une convention internationale ratifiée), dont
l’exercice est réglementé et dont les atteintes sont sanctionnées. Ainsi donc,
toutes les libertés, qu’elles intéressent les relations des particuliers entre eux ou
avec le pouvoir, sont des libertés publiques lorsque l’Etat en consacre le
principe, en aménage l’exercice et en assure le respect. 93
2. Association
La nouvelle Constitution du Royaume garantit un ensemble de droits, et
consacre notamment, la liberté d’association, de rassemblement et d’appartenance
syndicale (art. 28&29). Le droit d’association permet à plusieurs individus de se
réunir pour partager d’une manière permanente un intérêt commun qui leur serait
impossible individuellement. Les plus importantes associations deviennent des
groupes de pression, qui peuvent par leur taille ou leurs relations, influencer les
hommes politiques, et les personnes qui ont un pouvoir important. Le droit
d’association fait partie des libertés publiques. Pour les professionnels de santé,
ils ont le droit de créer des associations à savoir les ouvres sociales dans les
établissements de santé 94
3. Syndicat
Un syndicat est une association de personnes dont l’objectif est la défense
d’intérêts professionnels communs. Les syndicats ou associations professionnels
regroupent des personnes exerçant la même profession, des métiers similaires ou
connexes et ils ont pour objet exclusif l’étude et la défense des droits, ainsi que
des intérêts matériels et moraux, collectifs et individuels des personnes visées par
leurs statuts. Ils ont la capacité d’ester en justice afin d’assurer la défense de ces
intérêts.
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4. Les chartes relatives aux droits de l'homme, de la femme et
de l'enfant
Les droits de l’Homme
• les droits de l’homme sont les droits qui ont été peu à peu traduits dans un ensemble de
textes juridiques : déclarations, pactes, protocoles, conventions, qui tentent de concrétiser ce
principe de dignité. Les premiers textes furent nationaux voire locaux, puis « universels »,
c’est à dire s’appliquant à tout être humain, sans distinction de nationalité, de sexe, de
religion. C’est ce qu’on entend le plus souvent par « droits de l’homme ».
• Ensemble des droits fondamentaux, indivisible et universels, inhérent à chaque être humain,
pris au sens de personne (corps et conscience) situé dans une relation sociétale quel que soit
son ethnie, sa nationalité, sa religion
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Le Royaume du Maroc adhère aux principes des droits de l’Homme, dans
leur acception universelle, et le préambule de sa nouvelle Constitution du 1er
juillet 2011 dispose que : « mesurant l’impératif de renforcer le rôle qui lui
sur la scène internationale, le Royaume du Maroc, membre actif au sein des
organisations internationales, s’engage à souscrire aux principes, droits et
obligations énoncés dans leurs chartes et conventions respectives ; il
réaffirme son attachement aux droits de l’Homme tels qu’ils sont
universellement reconnus, ainsi sa volonté de continuer à œuvrer pour
préserver la paix et la sécurité dans le monde ».
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Droits des enfants
➢la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (1948): droit à une
protection spéciale de la maternité et de l’enfance
La Convention relative aux droits de l’enfant classe aussi les droits des enfants
en 4 catégories :
➢La Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des
femmes (CEDAW, adoptée en 1979 et entrée en vigueur en 1981)
➢La Déclaration sur l’élimination de la violence contre les femmes (1993), adoptée par
l’Assemblée générale de l’ONU
➢La Rapporteuse spéciale sur la violence à l’égard des femmes nommée dès 1994 par la
Commission des droits de l’homme de l’ONU,
➢La plate-forme d’action de la Conférence mondiale sur les femmes à Pékin en 1995,
➢La Convention interaméricaine sur la prévention, la sanction et l’élimination de la
violence contre la femme
➢Le Protocole à la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples, relatif aux
droits de la femme en Afrique (aussi nommé « Protocole de Maputo ») a été adopté le 11
juillet 2003 par l’Union africaine et est entré en vigueur le 25 novembre 2005.
100
Les droits des femmes
104
B- La nomination :
C'est l'acte par lequel, l'agent recruté est affecté à occuper un
emploi permanent dans l'administration, mais la nomination
ne lui confère la qualité de fonctionnaire, il faut qu'il soit
titularisé.
105
C- la titularisation
106
D- la formation après le recrutement:
la formation professionnelle continue est devenu une nécessité,
une priorité (rémunération et 'indemnité de stage pour les
fonctionnaires désignés pour suivre des stages et cours de
formation ( décret du 16/12 1957)
107
E-Le déroulement de la carrière :
a) la hiérarchie des cadres et des grades:
La carrière du fonctionnaire se réalise par sa progression continue dans la
hiérarchie des cadres et grade rangés sur les échelles de rémunération, selon le
rythme d'avancement prévu (de la base au sommet )notre système est basé sur
la notion de catégorie, de cadre et de grade .il existe une division horizontale
qui concerne l'évolution dans les échelons à l'intérieur d'un cadre ou un grade
(l'ancienneté ) et une division verticale qui concerne la progression dans un
cadre, un grade ou une classe (pyramide des emplois)
b) les règles de déroulement de la carrière :
L'affectation :le choix du lieu et de la résidence sont laissés à la
libre décision de l'administration. le cas de refus, la réunion des
époux. ( circulaire du premier ministre N° 11/99 du 10 mai 1999
(explication orale );
L'avancement: (promotion)c'est la nomination à un échelon ou à
grade ou cadre immédiatement supérieur après inscription sur le
tableau d'avancement, selon la note (0,1,2,3,)et l'appréciation (TB, B,
P, M)et examen de la commission paritaire L'avancement d'échelon
est effectué selon 3 rythmes : rapide, moyen, long
109
F - les interruptions provisoires du service :
Les absences régulières :
114
3-Le congé de maternité et de paternité (durée):
❖ 15jours pour le congé de paternité
115
4- le congé sans solde. est accordé à la demande aux fonctionnaires titulaires,( un
mois tous les deux ans ), ce n'est pas un droit, il faut l'accord de l'administration.
5- le congé exceptionnel : Dans la limite de 10 jours par an, est accordés aux
fonctionnaires à l'occasion de certains évènements familiaux :mariage, décès d'un
membre de la famille, naissance (3ours) maladie grave d'un membre de famille
représentation syndicale ou électorale.. invitation aux congrès nationaux ou
internationaux.
Le détachement est accordé par arrêté du Ministre, visé ou non par le 1er ministre,
selon les cas, à la demande de l'intéressé, il est révocable. Lorsqu'il s'agit d'exercer un
mandat public ou syndical, il est accordé de plein droit la durée du détachement varie
de 6 mois (courte durée) à 3 années renouvelables par période égales. la réintégration
à l'administration d'origine est possible, à la demande de l'intéressé. 117
b) La mise en disponibilité (art.54) c'est un position qui éloigne
temporairement le fonctionnaire de l'administration, dans ce cas l'intéressé
perd ses droits à l'avancement et à la retraite et ne perçoit aucune
rémunération, mais conserve son droit à la réintégration à son cadre d'origine
c) La révocation :
d) l'abandon de poste :
121
1. le code de la déontologie
1. Historique de déontologie :
124
2. Définition des concepts :
Déontologie : le mot déontologie désigne des règles qui sont des devoirs,
des obligations, donc ce qu'il faut faire. De ce fait, déontologie est synonyme de
« moral » et même d' « éthique ». Cet ensemble de devoirs peut être formalisé
par les instances dirigeantes ou représentatives d'une profession sous la forme
d'un code.
125
2.2. Définition de moral : 2.3. Définition d'éthique:
• L'intérêt du patient
• Rôle de l’infirmier dans les échanges avec le patient et les autres professionnels
de santé, champ de compétence, autonomie dans l’application d’une prescription
médicale, possibilité de réaliser ses propres prescriptions…
129
• L’autonomie de la profession infirmière
130
Objectifs principaux
Le code de déontologie répond à :
• L’intérêt du patient : règles relatives au secret professionnel, à la liberté́ d’être informé ou non
sur son état de santé, au refus ou à l’interruption des soins, à l’obligation de transparence sur les
tarifs, à la prise en compte du cercle familial, au devoir d’information en cas de maltraitance...
• La promotion de la profession infirmière : clarification sur le rôle de l’infirmier notamment
en termes d’échanges avec le patient et les autres professionnels de santé, champ de compétence
élargi, autonomie dans l’application d’une prescription médicale et possibilité́ de réaliser ses
propres prescriptions...
• La protection des intérêts de la profession : règles relatives à la confraternité́ , l’entraide, la
probité́ , l’interdiction de la publicité́ et de toute dérive commerciale nuisant à l’image de la
profession...
• L’accroissement des prérogatives de l’Ordre national des infirmiers : précisions sur ses
fonctions disciplinaires mais aussi celles relatives aux autorisations de remplacement,
131
de cabinets secondaires...
2. La profession d'infirmier : définition et textes régissant la
profession infirmière au Maroc
• Profession est une fonction basée sur une fonction de choix connaissances
et l'expérience appropriée choisie par domaine d'activité qui exige de ses
propres compétences et ortives discipline et relie par les lois et l’éthique de
la privée.
• Infirmier est une personne ayant le plein droit d'exercer sa profession après
avoir reçu une éducation de base terminée par un programme d'étude officiel
reconnu par l'Autorité Gouvernementale.
132
• Soigner C’est mettre en œuvre un ensemble d’actes, d’interventions, de
comportements qui doivent apporter aux personnes soignées tous les éléments leurs
permettant d’améliorer au maximum leur état de santé (sur le plan physique,
physiologique, psychologique, social et spirituel) .
• Soins infirmiers C’est une discipline visant à offrir à une personne et ou à une
collectivité un ensemble de prestations (de services) qui concourent à répondre à
leurs besoins de santé .
• La profession Infirmière est une profession qui doit suivre les progrès de la
recherche médicale et scientifique tout en s'adaptant aux évolutions de la société.
Passionnante, mais aussi exigeante, elle s'appuie aujourd'hui sur un multi
professionnalisme. 133
Exercice de la profession
L’ISPITS assurent la formation initiale des cadres infirmiers
destinés à servir dans le secteur public ou privé . En ouvrant le
champ d’exercice de la profession devant les lauréats des ISPITS
c-à-d qu’après obtention du diplôme l’intéressé a le choix selon les
conditions réglementées par la loi soit :
➢d’exercer au niveau du secteur public
➢d’exercer au niveau du secteur privé
➢d’exercer à titre libéral 134
✓ Secteur public c-à-d avec l’Etat, le fonctionnaire doit se plier à la
réglementation en vigueur concernant tous les fonctionnaires de l’Etat.
✓ Secteur libéral c-à-d travail dans sa propre salle de soins, son cabinet
de soin après avoir eu l’autorisation d’ouvrir. Il travail pour lui, et doit se
plier à la rréglementation en vigueur concernant le secteur libéral .
135
Textes régissant la profession infirmière au Maroc
✓Dahir n° 1-58-008 du 24 février 1966 portant statut général de la fonction
publique
✓Dahir n° 1-57-008 du 21 chaabane 1379 (19 février 1960) réglementant le
port du titre et l'exercice de la profession d'infirmier. Publié au bulletin
officiel n° 2470 du 26/02/1960 (26 février 1960)
✓Dahir n° 1-60-150 du premier septembre 1960 modifiant le dahir n° 1-57-008
réglementant le port du titre et l'exercice de la profession d'Infirmier
✓Dahir 1-16-82 du 22 juin 2016 portant promulgation de la loi n° 43-13
relative à l'exercice des professions d'infirmières
✓Décret n° 2-19-830 du 3 juillet 2020 pris pour l'application de la loi n° 43-13
relative à l'exercice de la profession infirmière
✓Décret n 2.59.058 déterminant les métiers exercés par les infirmiers(ères)(BO
n 2484 du 3-6-1960)
136
Le rôle propre de l’infirmier
Dans le cadre de son rôle propre, l'infirmier a l'obligation, après avoir évalué
les besoins du malade et posé un diagnostic infirmier, de prendre l'initiative
de ces soins, d'en organiser la mise en œuvre, d'encadrer et de contrôler les
aides-soignants et auxiliaires de puériculture dont ils peuvent solliciter la
collaboration après s'être assurés de leur compétence du fait de leur formation
(la notion de collaboration infirmier, aide-soignant fait l'objet d'une étude
détaillée accessible sur le site).
137
Dans le cadre du rôle propre de l'infirmier, des notions sont importantes :
✓ Il a compétence pour poser un diagnostic infirmier ;
✓ Il a l'initiative des soins relevant de son rôle propre ;
✓ Il gère les soins ;
✓ Il gère le dossier de soins infirmier.
Caractères :
• Confiance
• Compétence
• Courage
• Conscience
• Connaissance
138
Fondement de l'éthique et de la déontologie
professionnelle
Voir l'exposé
139
Les qualités morales et attitudes de
l'infirmier envers l'environnement de soins
140
Dans une profession relative au un être humain, la formation morale est aussi importante que la formation
technique. Les professionnels de santé doivent être les mieux imprégnés de cette culture impérative afin de
prendre soin du malade dans sa globalité : physique, psychique et sociale; au lieu de faire le soin et s'occuper du
malade au lieu de s'intéresser à la maladie.
Pour cela il faudrait se préparer adéquatement dans tous les domaines des divers savoirs :
❑ Le savoir ;
❑ Le savoir faire ;
❑ Le savoir être ;
❑ Le savoir agir ;
❑ Le savoir devenir.
142
➢ Les attitudes propres à l’infirmier(ère)
143
֎ Professionnalisme:
֎ Présentation personnelle:
144
➢ Les attitudes tournées vers l’autre
֎ Sensibilité à l’autre:
Perception et compréhension de la difficulté de l’autre dans sa globalité
et expression de son empathie de manière verbale ou non verbale
֎ Sens de l’éthique:
Respect de la dignité des personnes, respect du secret professionnel, de
la pudeur des personnes, de toute déficience physique ou intellectuelle,
de la culture, des valeurs, de la religion, de la compétence de l’autre.
145
➢ Les attitudes tournées vers l’action de soin
֎ Esprit d’observation et d’analyse des situations:
Capacité d’attention aux situations afin d’en saisir les détails, de bien les étudier pour procéder à
l’évaluation et au suivi clinique, pour orienter l’action de soin et pour résoudre des problèmes.
146
➢ Les autres attitudes
147
Les qualités morales de l'infirmier envers
l'environnement de soins
148
❖ L'Exactitude:
C'est la qualité d'être exacte aussi bien dans les prestations que dans le
comportement
✓ C'est aussi être ponctuel (arriver et sortir a l'heure)
✓ Il ne suffit pas d'être à l'heure il faut utiliser son temps au profit des
prestations
✓ Être présent corps et âme
✓ Être précis et rationnel.
149
❖ L'ordre
L'ordre consiste a avoir une place pour chaque chose (objet) et réserver
chaque objet une place.
L’ordre Le désordre
Soulage la mémoire Enerve
152
❖ Le dévouement:
C'est une qualité qui nous fait oublier nous même pour ne penser qu'au
bien être des autres. Il faut repousser les pensées égoïstes et subjectives
et se mettre a la place d'autrui. Aussi considérer l'autre comme un cher
ou un proche.
Le dévouement ne nous apaise pas par contre il nous valorise.
❖ Le tact:
L'être humain est conçu d'un corps et d'un âme, il faudrait être a son
service avec délicatesse (verbalement et gestuellement) sans majorer ses
souffrances.
Le tact c'est aussi le respect de la pudeur et l'intimité d'autrui. Il faut
savoir écouter l'autre jusqu'au bon poliment en respectant ses opinions.
153
❖Le secret professionnel
C'est ce qui doit être non divulgué ou dévoilé. C'est ce que nous
apprenons en exerçant notre profession et on doit le tenir et garder au
secret sa divulgation peut engendrer des punition administratives et/ou
pénales même pour des choses banales. Pour garder un secret
professionnel il faut :
1. garder le dossier a clé.
2. ne rien dire (au malade, a sa famille).
3. ne pas poser des questions devant les autres.
4. ne pas répondre au curieux (journalistes).
5. ne rien écrire devant les autres...
154
❖ La bonté :
C'est tout ce qui nous incite ou nous amène a être bon, doux,
bienveillant... dans nos pensées, nos paroles et nos fait avec nous même
et avec les autres d'une manière équitable sans considère
▪ La couleur
▪ Le niveau socio économique et culturel
▪ Les liens de parenté
▪ La religion
▪ Le niveau hiérarchique
❖ La loyauté
✓c'est faire preuve d'honnêteté
✓c'est être loyal, judicieux, équitable
✓être correcte devant tout le monde (riche ou pauvre, religieux ou
atte, ami ou ennemi...
155
❖ L'esprit d'observation
C'est une faculté qui permet tout professionnel a être : vigilent, attentif en
observant les choses dans leurs détails et a temps afin d'entreprendre les
actions requises a moment aportun et être toujours éveillé
❖ L'esprit d'initiative
C'est l'art de prendre en l'absence de toutes directives les mesures judicieuses
qui requirent en situations imprévues surtout critiques c'est une qualité qui
nous invite à agir et gérer l'imprévue correctement sans être à l'origine
d'aggravation
156
❖ l'intelligence
C'est le bon sens de la maturité d'esprit, c'est la faculté, de connaître,
comprendre et agir intelligemment. L'intelligent c'est celui qui est doué.
❖ Responsabilité
C'est l'obligation que nous avons en faut qu'être raisonnable et libre. On
distingue 3 types de responsabilités :
✓ Responsabilité morale: fait appel à la morale
✓ Responsabilité pénale: fait appel à la réglementation.
✓ Responsabilité disciplinaire
157
Les devoirs et les obligations de l'infirmier
vis-à-vis du malade et des collègues
158
Les devoirs et les obligations de l'infirmier vis-à-vis du malade
@ Le respect de la vie
Le respect de la vie est un devoir sacré. Cette obligation doit être satisfaite.
Elle ne saurait inciter aucune dérogation même pour des motifs d'ordre
sentimentaux, traduisant une conception erronée du devoir d'assistance
morale ou de charité notamment dans les cas particuliers qui vont être
relatés, et au sujet desquels l'infirmier doit être instruite des règles juridiques
et déontologiques médicales. Le respect dû à la personne continue de
s’imposer après la mort 159
@ Le respect de la personne humaine dans sa globalité:
Puisque le malade est un être humain qui doit être respecté sans prendre en
considération son niveau social, sa religion, sa nationalité …etc. En se
rappelant des paroles de PASTEUR : ‘’ je ne veux pas savoir de quelle
patrie tu viens, je ne veux pas savoir de quelle religion tu es, tu souffre
et cela me suffit ‘’
160
@ L'obligation de secoures:
L'infirmier doit porter des secours d'extrême urgence dès qu'il est informée à tout
malade en danger immédiat si d'autres soins médicaux d'urgence indispensables ne
peuvent lui être assurés immédiatement. Il en est ainsi pour l'infirmier du danger
de mort que court un malade
@ L'obligation de surveillance :
La première : Elle oblige ainsi l'infirmier à soigner avec la même conscience tous les malades
quels que soient leur condition, leur nationalité, leur religion, leur réputation et les sentiments
qu'ils lui inspirent ;
162
@ L’obligation de garder le secret professionnel :
Le secret professionnel est un (droit du malade) son respect absolu implique pour
l’infirmier une obligation double qui, initialement de nature purement morale, est
devenue ,également juridique.
@ Information du patient
L’infirmier met en œuvre le droit de toute personne d’être informée sur son état de santé
dans le respect de ses compétences professionnelles.
@ Consentement du patient
Le consentement libre et éclairé de la personne examinée ou soignée est recherché dans
tous les cas. Lorsque le patient, en état d’exprimer sa volonté, refuse le traitement
proposé, l’infirmier respecte ce refus après l’avoir informé de ses conséquences et, avec
son accord, le médecin prescripteur.
163
Les devoirs et les obligations de l'infirmier vis-à-vis des
collègues
❖Bonne confraternité
Les infirmiers doivent entretenir entre eux des rapports de bonne
confraternité. Ils se doivent assistance dans l’adversité. Il est interdit à un
infirmier, quel que soit le moyen ou le support de communication utilisé, d’en
calomnier un autre, de médire de lui ou de se faire l’écho de propos capables
de lui nuire dans l’exercice de sa profession.
164
❖Collaboration à une procédure disciplinaire
Dans le cas où un infirmier est interrogé au cours d’une procédure
disciplinaire ordinale, il est tenu, dans la mesure compatible avec le respect
du secret professionnel, de révéler les faits utiles à l’instruction parvenus à sa
connaissance. Toute déclaration volontairement inexacte peut elle-même
donner lieu à des poursuites disciplinaires.
❖Respect de la confidentialité
Les infirmières respectent la vie privée et la confidentialité de leurs collègues
❖Partage d’honoraires
❖Participation à la distribution de médicaments, produit ou appareils
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Le Secret professionnel de l'infirmier.
▪ Le secret professionnel est un (droit du malade) son respect absolu implique
pour l’infirmier une obligation double qui, initialement de nature purement
morale, est devenue également juridique.
▪ Le secret professionnel s’impose à tout infirmier, dans les conditions établies par
la loi. L’infirmier instruit les personnes qui l’assistent de leurs obligations en
matière de secret professionnel.
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Conséquences de divulgation du secret professionnel
infirmier
Le respect du secret professionnel est une obligation morale et juridique pour
les professionnels de santé et un droit pour les patients. Son non-respect ou sa
violation entraine une sanction disciplinaire et pénale :
167
Divulgation légale au secret professionnel
C'est ce qu'on appelle les dérogations légales au secret professionnel. Ces
dérogations visent des tâches administratives de santé. Elles sont en général
des obligations incombant au professionnel de sante et concernent :
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Dérogations légales : Abus sur mineurs ou à une personne qui n'est
pas en mesure de se protéger en raison de son âge ou de son état
physique ou psychique, et lorsque le patient est susceptible d'être
dangereux. S’agissant de l’information qui peut être portée aux
ayants droit du patient,
Dans les trois cas suivants :
- Connaître les causes de la mort
- Défendre la mémoire du défunt
- Faire valoir un droit à un ayant droit
169
Merci pour votre
attention