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Cours - Droit Et Déontologie IP ISPITSEr 2022.2023

Le document présente un cours sur le droit et la déontologie professionnelle pour les infirmiers polyvalents, abordant des concepts clés tels que les sources du droit, les responsabilités juridiques des infirmiers, et les principes de déontologie. Il détaille les différentes branches du droit, les caractéristiques des règles juridiques, ainsi que les obligations éthiques des infirmiers envers les patients et leurs collègues. Enfin, il souligne l'importance du respect du secret professionnel et les conséquences de sa divulgation.

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Cours - Droit Et Déontologie IP ISPITSEr 2022.2023

Le document présente un cours sur le droit et la déontologie professionnelle pour les infirmiers polyvalents, abordant des concepts clés tels que les sources du droit, les responsabilités juridiques des infirmiers, et les principes de déontologie. Il détaille les différentes branches du droit, les caractéristiques des règles juridiques, ainsi que les obligations éthiques des infirmiers envers les patients et leurs collègues. Enfin, il souligne l'importance du respect du secret professionnel et les conséquences de sa divulgation.

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Module : Droit et

déontologie
professionnelle
Semestre 1
Section : infirmier polyvalents
Mr : Abdeslam BAALLA

Année Universitaire : 2022/2023


I. Droit:
Plan du cours
1. Introduction au Droit
a. Définitions des concepts
b. Les caractères de la règle de droit
c. Les sources du droit
d. Les branches du Droit
e. L'organisation judiciaire au Maroc
f. Le droit constitutionnel et le droit administratif (Exemple: profession infirmière)
g. Le droit civil et le droit du travail (Exemple: profession infirmière)
h. Le droit communautaire (Exemple: Secteur de la santé)
2. Les responsabilités juridiques des infirmiers.
3. Elément du droit pénal:
a. Définition et champ d'action,
b. Notion de faute professionnelle.
4. La responsabilité civile de l'Infirmier diplômé d'Etat
a. Fondement,
b. Conditions de mise en œuvre,
c. Protection en matière de responsabilité civile.
5. Libertés publiques:
a. Définition
b. Les associations,
c. Les syndicats,
d. Les chartes relatives aux droits de l'homme, de la femme et de l'enfant.

II. Déontologie et éthique professionnelle:

1. le code de la déontologie
2. La profession d'infirmier : définition et textes régissant la profession infirmière au Maroc
3. Fondement de l'éthique et de la déontologie professionnelle
4. Les qualités morales et attitudes de l'infirmier envers l'environnement de soins.
5. Les devoirs et les obligations de l'infirmier vis-à-vis du malade, de la famille du malade et des
collègues.
6. Le Secret professionnel de l'infirmier.
7. Conséquences de divulgation du secret professionnel infirmier.

3
1. Définition des concepts
a. Droit

Le Droit, est l'ensemble des dispositions interprétatives ou


directives qui à un moment et dans un Etat déterminés, règlent le statut
des personnes et des biens, ainsi que les rapports que les personnes
publiques ou privées entretiennent.

5
Le droit est généralement défini comme une discipline sociale
constituée par l’ensemble des règles de conduites qui régissent les
rapports qui, dans une société plus au moins organisée, régissant les
rapports sociaux et dont le respect est assuré, au besoin , par la
contrainte publique.

6
Le droit est l'ensemble des règles générales et abstraites indiquant ce
qui doit être fait dans un cas donné, édictées ou reconnues par un organe
officiel, régissant l'organisation et le déroulement des relations sociales et
dont le respect est en principe assuré par des moyens de contrainte
organisés par l'État.
Récup DROIT
❖ l'ensemble des dispositions interprétatives

❖l’ensemble des règles de conduites

❖permission donnée à quelqu'un de faire quelque chose ou de ne pas faire


quelque chose

❖Lois et dispositions juridiques

❖l'ensemble des règles et des normes générales

❖L’ensemble des lois, des règlements, des normes


8
❖……..
✓Règlent le statut des personnes et des biens

✓Règlent les rapports des personnes publiques ou privées

✓Règlent les rapports entre les membres d’une société

✓Régissent les rapports sociaux


POUR ✓Régissent les rapports entre les individus

✓Respecter est assurer …..

✓Permission donnée à quelqu'un

✓Définir les droits et les prérogatives

✓Définir les obligations, les interdictions, les autorisations

✓Pour que la vie en société soit possible


9
b. Règle de droit
C’est une règle de conduite, une norme juridique, ayant un caractère
général, abstrait et obligatoire, et qui indique ce qui devrait être fait dans
une situation donnée. Cette règle est appliquée et sanctionnée par la
puissance publique afin d'organiser la vie en société et de réglementer les
relations et les rapports entre les personnes.

En l'absence d'une règle de droit, la société serait confortée à l'insécurité et


l'injustice, laissant ainsi la domination au plus fort
c. Loi

Une loi est un texte qui énonce des règles juridiques élaborées par
le pouvoir législatif dans des domaines divers, afin d’organiser la vie en
société. Elle définit des droits et des devoirs.

La loi peut être adoptée à l’initiative du parlement (on parle alors


de proposition de loi) ou du gouvernement (projet de loi). Elle s’impose
à tous dès lors qu’elle a été promulguée et publiée au Journal Officiel.

11
d. Le règlement
Le règlement est l'action de régler, de déterminer, de soumettre
quelqu'un à une règle, à une discipline. C'est l' ensemble des prescriptions
que doivent observer les citoyens d’un pays.

Le Règlement constitue l'instrument juridique par lequel se


manifeste le pouvoir législatif de la Communauté. Il se caractérise par sa
portée générale et la circonstance qu'il est directement applicable fait qu'il
s'insère dans les ordres juridiques
La différence entre règlement et loi

est que “règlement” est ordonnance, prescription qui détermine ce que


l’on doit faire tandis que “loi” est règle, obligations écrites, prescrites,
auxquelles les personnes se doivent de se conformer.

13
e. Décret
Acte réglementaire décrété par le gouvernement, sans consultation du
parlement (la première et la deuxième chambre), signé soit par SM le roi, soit
par le chef de gouvernement.

f. Arrêté
Décision administrative à portée générale ou individuelle (spécifique à
une activité ou à une zone géographique). Les arrêtés peuvent être pris
par les ministres (arrêtés ministériels ou interministériels)

14
g. Circulaire

C’est une instruction de service écrite adressée par une autorité


supérieure à des agents subordonnés en vertu de son pouvoir
hiérarchique, dépourvue de force obligatoire vis-à-vis des tiers.

Le rôle : préciser comment doivent être appliqués les textes.


15
f. Note de service

C’est un outil de communication groupée, interne à l’établissement. Elle


est utilisée pour rappeler des règles de sécurité, de bonne conduite ou
donner des instructions sur l'utilisation d'un outillage

La note de service est une instruction donnée à tous.

16
2. Objectifs et caractères de la règle de
droit

Le droit sert à :

1- organiser la vie en société

2.1. Objectifs 2- pacifier les relations sociales

3- véhiculer les valeurs de la société

17
La règle de droit a 4 caractéristiques :

Générale et abstraite

Obligatoire
2.2. Caractères
Permanente

Coercitive

18
2.2.1. La généralité de la règle de droit

Une règle de droit au caractère général est une règle de droit qui ne
s'applique pas à une personne en particulier, mais à toutes les
personnes ou toute une catégorie de personnes

Ces règles ne désignent aucune personne spécifiquement


19
2.2.1. La généralité de la règle de droit

La règle de droit n’a pas vocation à s’appliquer à une personne


déterminée mais à toutes les personnes ou une catégorie déterminée de
personne définies de façon objective

C’est une norme impersonnelle et non pas une mesure individuelle


20
✓Exemple 1 : Le texte qui oblige le port de la ceinture de sécurité dans
une voiture – Concerne seulement les occupants d’une voiture.

✓Exemple 2 : le règlement intérieur des hôpitaux régit les


professionnels de sante, les patients et les accompagnants .

✓Exemple 3 : La tarification des examens radiologiques dans tous les


hôpitaux marocains Concerne tout le monde.

21
Le caractère général

Le caractère abstrait

L’abstraction de la règle
Une règle de droit abstraite aura vocation à s’appliquer à des situations
générales et non pas des situations de telle ou telle personne. A noter
que ces caractères sont communs à la règle générale
22
2.2.2. Le caractère d’obligation de la règle de droit

Nul ne peut déroger à la règle de droit dès lors qu'il entre dans son
champ d'application

La règle de droit est obligatoire Elle s’applique et chaque individu


est tenu de s’y conformer

On distingue classiquement deux types de règles de droit :

1- Les règles impératives

2- les règles supplétives ou interprétatives


23
1- Les règles impératives
Ce sont les règles qui s’imposent de façon absolue à tous, ni les particuliers
ni même les tribunaux ne peuvent écarter l’application de telles règles, c’est le
cas de la plupart des dispositions légales du droit public et du droit pénal.

2- les règles supplétives ou interprétatives

Quand il est possible de la remplacer par une autre, ces règles ne


s’imposent pas de façon absolue et impérative, les particuliers peuvent les
écarter en leur substituant leur propre volonté. Le domaine privilégié de ces
règles supplétives est celui des contrats. 24
2.2.3. La permanence de la règle de droit

L'applicabilité de la règle de droit doit être constante durant son


existence, c'est-à-dire jusqu'à ce qu'elle soit abrogée ou abandonnée en
tant que règle de droit,

La règle de droit est permanente, elle est durable et constante


dans le temps, elle s’applique dès son entrée en vigueur, jusqu'à sa
modification ou son abrogation
25
Il y a différentes manières de supprimées une règle

• Par abrogation c’est à dire en édictant par une autre règle que la
précédente est désormais éteinte.

• Par des exceptions où la règle est déterminée et temporaire (règles


d’urgence en général)

• Par la législation transitoire qui se rencontre quand une loi est


modifiée ou partiellement abrogée c’est à dire lors des réformes.

26
2.2.4. Le caractère coercitif de la règle de droit
Les pouvoirs publics peuvent utiliser la force publique pour faire
respecter une règle de droit et pour sanctionner un manquement à
l'obligation de respecter une règle de droit

La règle de droit est coercitive. Si on ne l’applique pas, on sera


sanctionné. Les sanctions sont diverses ( sanctions pénales , sanction civiles,
sanctions administratives )

Exemple : Le code de l’urbanisme exige un permis de construire pour


surélever un bâtiment. Si vous n’avez pas ce permis et que vous entreprenez
les travaux, on va vous demander de démolir 27
3. les sources du droit
La constitution

Les règles contenues dans la constitution permettent : de préciser la


répartition des pouvoirs entre les différentes institutions et d'énoncer les
droits fondamentaux des citoyens ; En raison de son importance, la
révision de la constitution n'est possible que moyennant un référendum.
Le processus de révision est déclenché par le Roi ou les deux tiers des
membres de la chambre des représentants ou de la chambre des
conseillers.
28
La loi
Les lois ordinaires sont du ressort du pouvoir législatif ; Adoption des lois
sur la base :
- d'une proposition de loi de la part des membres du parlement
- d'un projet de loi déposé par les membres du gouvernement

La loi peut également être l'œuvre du pouvoir exécutif dans deux cas :
- entre les sessions parlementaires en raison de l'urgence des mesures à prendre.
- mesures prises par le gouvernement par des décrets sur la base d'une
délégation du pouvoir législatif.
29
Règlements

Compétence exclusive du gouvernement.

On distingue entre:

- les décrets du chef de gouvernement : décrets gouvernementaux.

- et les arrêtés ministériels : textes réglementaires des membres du


gouvernement.

30
Traités internationaux

Accords et conventions internationales signés par le Maroc à propos de l'organisation


de certains points particuliers.

Droit coutumier
Règles mises en place par la pratique continue et l'usage habituel. Elles peuvent
concerner uniquement certains secteurs. C'est un droit non écrit qui se transmet de
façon orale.

Droit Musulman

Règles de conduite dont la plupart trouvent leur origine dans les sources originelles: le
Coran et la Souna ; Apport plus important au niveau du droit familial et successoral.
31
Jurisprudence
Règles d'un intérêt fondamental dans la mesure où elles permettent de
compléter et d'interpréter le droit. Elles proviennent des arrêts et
décisions rendues par les juridictions.

Doctrine
Travaux de recherche et de réflexion des juristes, professeurs et
praticiens du droit. Ces opinions ne sont pas obligatoires, mais
contribuent à la formation des règles de Droit.

32
4. Les différentes branches du droit
La notion de « Droit » peut-être défini

Dans le sens
Dans le sens subjectif
objectif

33
Dans le sens subjectif
Le mot droit désigne les facultés ou les prérogatives dont peuvent
se prévaloir les individus et qu'ils peuvent exercer sous la protection de
l'État.
C’est ensemble des règles prérogatives (avantages personnels)
donné par la loi à une personne bien déterminée ou à un groupe
d’individus.

On parle alors de « droits subjectifs ». Right


34
Dans le sens objectif

Le Droit désigne l'ensemble des règles de conduite qui s’appliquent à


toutes les personnes vivant dans une même société.
Ensemble des règles de droit qui organisent les rapports entre les êtres
humains dans une société en particulier et qui sont sanctionnées par l’autorité
publique.

Le mot « Droit » correspond dans ce premier sens à ce que les juristes appellent

le « Droit objectif ». The law


35
Le droit objectif se subdivise en deux grandes catégories :

Droit privé : C’est un droit qui régie la vie des particuliers et


d’individus ou des personnes entre-elle.

Droit public : est l’ensemble des règles qui réglementent.

Les rapports entre les


L’organisation et le
particuliers de l’Etat.
fonctionnement de
Ex : Administration
l’Etat
fiscale
36
Droit public Droit privé

Objet Organisation et Relations des personnes


fonctionnement des pouvoirs privées entre elles
publics.
Relations des pouvoirs
publics avec les personnes
privées.
But Satisfaction de l’intérêt Satisfaction des intérêts
général. privés.

Caractère Impératif. Souvent supplétif.

Juridictions compétentes Juridictions de l’ordre Juridictions de l’ordre


administratif. judiciaire 37
Les branches de droit privé

Droit civil : Règles relatives aux personnes, aux biens, la famille,


les contrats, la responsabilité…

Droit commercial : Règles applicables à l’exercice de la profession


commerciale

Droit du travail : Réglementation des rapports entre employeurs


privés et salariés à l’occasion du travail

Droit de la Sécurité sociale : Réglementation des rapports entre les


assurés, les assujettis et les organismes de Sécurité sociale. 38
Les branches de droit public

Droit constitutionnel

Droit de libertés publiques : La création des associations et


syndicats, la liberté d’expression

Droit des finances publics : Règles relatives aux finances


publiques

Droit administratif 39
Droit national et droit international

Droit international : Réglemente les relations présentant des liens


entre plusieurs États.

Droit international public : Règle les rapports entre des


États, et les compétences des organisations internationales.

Droit international privé : Organise les rapports entre des


ressortissants qui relèvent d’États différents.

Droit national (interne) : Réglemente les rapports sociaux à


l’intérieur d’un État 40
5. L'organisation judiciaire au Maroc
L’organisation judiciaire désigne l’ensemble des tribunaux et des cours
du Royaume.

Le terme Tribunal est réservé à des juridictions inférieures telles que


le tribunal de première instance.

Par contre, le terme Cour s’applique uniquement aux juridictions


supérieures (cours d’appel, cour suprême).

Le terme Juridiction est plus large, il désigne aussi bien un tribunal, une
cour d’appel ou la cour suprême. 41
Institutions judiciaires

❖Les juridictions de droit commun

❖Les juridictions spéciales

❖Les juridictions spécialisées

❖Des juridictions spécifiques

42
5.1. Les juridictions de droit commun

Une juridiction de droit commun est en principe compétente pour tout


litige qui n’est pas spécialement attribué par la loi à une autre
juridiction. On distingue :

➢ Les Juridictions de proximité

➢ Les Tribunaux de Première Instance

➢ Les Cours d’Appel

➢ La cour de cassation 43
5.1.1. Les juridictions de proximité

La loi du 15 juillet 1974 relative à l’organisation judiciaire du


Royaume instituait des juridictions communales dans les communes
rurales et des juridictions d’arrondissements dans les communes
urbaines. Or, des amendements important sont été apportés à la dite
loi. En effet, une nouvelle loi portant n°42-10 du 17 août 2011 a
créée des juridictions de proximité.
5.1.2. Les Tribunaux de Première Instance

Les tribunaux de première instance peuvent connaître de toutes


les matières sauf lorsque la loi attribue formellement compétence à une
autre juridiction.

C’est une compétence générale qui s’étend à toutes les affaires


civiles, immobilières, pénales et sociales.

45
5.1.3. Les Cours d’Appel

A côté des juridictions de première instance, il existe des


cours d’appel, juridictions de second degré, dont le rôle est
d’examiner les recours en appel des décisions rendues par les
juridictions inférieures.

La cour d’appel exerce son contrôle en droit et en fait.

46
5.1.4. La cour de cassation

Elle est placée au sommet de la hiérarchie judiciaire et coiffe


toutes les juridictions de fond du Royaume. Elle siège à Rabat. La
Cour de cassation a été créée au lendemain de l’indépendance par
le dahir n° 1-57-223 du 27 septembre 1957.

Son organisation et sa compétence sont déterminées par la


loi du 15 juillet 1974 fixant l’organisation judiciaire du Royaume, le
Code de procédure civile, certaines dispositions du Code de
procédure pénale et du Code de la justice militaire. 47
5.2. Les juridictions spécialisées
Des juridictions administratives
Le Tribunal administratif
La Cour d’appel administrative

Des juridictions de commerce


Le Tribunal de commerce
La Cour d’appel de commerce
48
5.2.1. Les juridictions
administratives

Les juridictions administratives comprennent d’une part les


tribunaux administratifs, et d’autre part, les cours d’appels
administratives.

Les tribunaux administratifs sont régis par le dahir du 10


septembre 1993 instituant les tribunaux administratifs. Ils sont
installés dans les principales régions du Royaume.
49
5.2.2. Les juridictions de commerce

Les tribunaux de commerce ont été crées

par le dahir du 12 février 1997. Ils sont compétent pour connaître :

- Des actions relatives aux contrats commerciaux ;

- Des actions relatives aux effets de commerce (exemple : lettre de


change, billet à ordre) ;

- Des différends entre associés d’une société commerciale ;

- Des différends à raison du fond de commerce.


50
5.3. Les juridictions spéciales

• Le Tribunal militaire

• La Cour des Comptes

• La Cour Constitutionnelle

51
5.4. Les juridictions spécifiques

• La juridiction des mineurs

• La juridiction rabbinique

• Etc…

52
6. Le droit constitutionnel et le droit administratif
6.1. Droit constitutionnel :

Il fixe les trois organes de l’Etat : Le pouvoir législatif (Le parlement), Le

pouvoir exécutif (Le gouvernement) et Le pouvoir judiciaire (Les tribunaux).

Le droit constitutionnel fixe et organise :

➢ La forme de l’Etat.

➢ La forme du régime politique.

➢ Les pouvoirs publics.

➢ Les libertés publiques des citoyens. 53


6. Le droit constitutionnel et le droit administratif
6.2. Droit administratif :

Le droit administratif s’occupe de la réglementation d’un service


public : l’enseignement, l’énergie ou le transport…, il a pour objet de
l’organisation et le fonctionnement des administrations.

Le droit administratif comprend :

• L’organisation administrative : L’ensemble des structures


administratives mises en œuvre pour le fonctionnement des services
publics. On distingue entre :
54
* L’administration centrale : L’ensemble des institutions et services

chargés de la direction de l’action administrative dans le territoire national.

* L’administration locale : Peut se dédoubler en :

Déconcentration administrative : Le partage des compétences et des


pouvoirs entre les organes administratifs centraux et les services extérieurs
(délégation des ministres, directions régionales,…)

Décentralisation administrative : Reconnaissance de la personnalité


juridique et de l’autonomie financière au profit des collectivités territoriales.
▪ La fonction publique : C’est toutes les ressources humaines mis à la
disposition de l’administration. Elle assure le fonctionnement des
différents services publics.

• Le domaine public : C’est les biens possédés par les collectivités


publiques et affectés à l’usage public (Chemins de fer, routes, barrages,
établissement public, hôpitaux publics,…). Ces biens sont : inaliénables,
insaisissables et imprescriptibles.

• La police administrative : C’est l’action de l’administration qui préserve


ou rétablit l’ordre public.

Exemple : la carrière du fonctionnaire infirmier 56


7. Le droit civil et le droit du travail
7.1. Droit civil :
Le droit civil constitue la matière fondamentale de tout le droit privé. Il
détermine tout les éléments qui permettent d’individualiser les personnes : Le
nom, l’état civil, le domicile. Il s’intéresse aux problèmes qui peuvent se poser
dans le cadre : Mariage, filiation, répudiation, divorce, successions et libéralités.

Le droit civil s’intéresse aux droits subjectifs. Il peut soit porter sur des
choses : Les droits réels (Le droit de propriété), ou s’exerce contre une autre
personne : Les droits personnels ou de créance et le droit des contrats et des
obligations. Exemple
7. Le droit civil et le droit du travail

7.2. Le droit du travail :

L’ensemble des règles juridiques applicables aux relations de


travail entre un employeur et un employé. Il régit les rapports
individuels (Salaires, congés payés, etc.) et collectifs (Syndicats,
représentation du personnel, etc.)

Exemple : art 16 loi 43-13

58
8. Le droit de santé et droit à la sante

Question??????
II. Les responsabilités juridiques des infirmiers

2.1. Définition de la responsabilité

La responsabilité recouvre l'ensemble des situations dans


lesquelles un infirmier ou une infirmière peut être appelé(e) à
répondre de ses actions ou de ses omissions du fait de ses obligations
ou de son exercice professionnel.
La responsabilité juridique : c’est l’obligation de réparer le dommage
causé à autrui par un acte contraire à l’acte juridique. La responsabilité
implique l’intervention d’une personne physique ou morale, un préjudice
et un lien de causalité entre les deux. Lorsque ces conditions sont
réunies dans une circonstance de responsabilité reconnue par le droit positif,
le devoir moral qui pesait sur l’agent de réparer le préjudice afin de
rétablir l’équilibre détruit par lui, se transforme en obligation juridique.
Il devient un droit personnel au profit de la victime, il s’inscrit à l’actif du
patrimoine de celle ci et au passif de celui de l’agent.
61
Être responsable civilement : c’est être tenu de réparer les dommages
que l’on a causé à autrui, indemnisation du dommages (code civil).
Être responsable pénalement : c’est être puni pour une infraction dont
on s’est rendu coupable : sanction de la faute (code pénal).

« pour qu’un homme puisse être déclaré responsable, il faut qu’il y ait
une faute dans son action. C’est dire qu’il lui ait été possible, avec plus
de vigilance sur lui-même et sur ses actes, de s’en garantir »

Procureur Dupin 1835


2.2. Les responsabilités juridiques de l’infirmier

Le principe de responsabilité pour faute s’applique désormais à tout


professionnel de santé. De ce fait, dès l’instant où un infirmier commet une
faute, il doit en assumer toutes les conséquences, qu’elles soient pénales,
civiles ou disciplinaires, et ce quel que soit le secteur d’activité.
Actuellement, on distingue plusieurs degrés de responsabilité, lesquels
diffèrent selon le but recherché par la victime : soit la responsabilité civile
ou administrative pour obtenir réparation, soit la responsabilité pénale ou
disciplinaire en cas de sanction
63
2.2.1. La responsabilité civile ou administrative de l’infirmier
Trois conditions cumulatives sont nécessaires afin que la responsabilité civile
de l’infirmier soit engagée. C’est ce qui ressort de l’article 1240 du Code civil, lequel
dispose que « tout fait quelconque de l’homme, qui cause à autrui un dommage,
oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer ».

En premier lieu, le patient devra prouver qu’une faute a été commise, peu
importe qu’elle soit simple, grave ou inexcusable. Le plus souvent, il s’agit d’une
faute liée à l’acte de soins, ou encore à une mauvaise organisation du service. Tel sera
le cas lors d’un défaut de surveillance d’un patient ayant entraîné une chute ou lors
d’une mauvaise application d’une prescription médicale qui, rappelons-le, est hors
« urgence » écrite, datée et signée. 64
En second lieu, il devra résulter un dommage et enfin, celui-ci
devra être corroboré par un lien de causalité certain et direct. Ainsi, dans
l’hypothèse où un manquement serait constaté, le patient pourrait, soit
entamer une action devant le tribunal de grande instance, si l’infirmier
exerce en libéral ou au sein d’un établissement privé, soit déposer plainte
auprès du tribunal administratif, notamment si l’infirmier est salarié d’un
établissement public. Notons que les faits seront différents en cas de mise
en jeu de la responsabilité pénale ou disciplinaire de l’infirmier.

65
2.2.3. La responsabilité pénale de l’infirmier

Il s’agit d’une responsabilité personnelle : « Nul n’est responsable


que de son propre fait »

Nul ne peut donc comparaître à la place de l’infirmier sous prétexte qu’il est
son supérieur hiérarchique ou son employeur, si une faute lui est
personnellement reprochée.
La responsabilité pénale a pour objectif de punir le comportement
dangereux ou illicite d’un professionnel de santé du fait des dommages qu’il a
pu causer à son patient ou du simple fait d’avoir fait courir un risque injustifié à
celui-ci.

En outre, la responsabilité pénale est toujours strictement personnelle :


personne ne "couvre" donc jamais personne et chacun doit répondre de ses
gestes (mais uniquement de ses gestes). Ainsi, un infirmier ou une infirmière a
l’obligation de refuser un ordre qui serait manifestement illégal car en exécutant
un tel ordre il ou elle se positionne comme "la main qui accomplit l’acte" et
donc comme son auteur principal 67
La responsabilité pénale correspond à l’obligation de répondre de ses
actes devant une juridiction pénale lorsque ceux-ci sont constitutifs d’une
infraction.

3 conditions :

- Existence d’un texte d’incrimination (élément légal)


- Existence d’un fait matériel (élément matériel)
- Existence d’une volonté de commettre l’acte (élément moral)
Exemple
Art 446 du CPM
« Les médecins, chirurgiens ou officiers de santé, ainsi que les
pharmaciens, les sages femmes ou toutes autres personnes dépositaires,
par état ou profession ou par fonctions permanentes ou temporaires, des
secrets qu'on leur confie, qui, hors le cas où la loi les oblige ou les
autorise à se porter dénonciateurs, ont révélé ces secrets, sont punis de
l'emprisonnement d'un mois à six mois et d'une amende de mille deux
cent à vingt mille dirhams.»
2.2.2. La responsabilité disciplinaire de l’infirmier
Quelque soit son mode d'exercice (public, privé, libéral), l'infirmier(ère)
doit respecter les règles précisées dans loi de l’organisation de système de santé et
l’offre de soins. De surcroît, comme tout employé, l'infirmier(ère) doit respecter
ses obligations contractuelles (Public : statut de la fonction publique, Privé :
contrat de travail privé, Libéral : respect des conventions, honoraires,..).

Infirmier secteur public : en fonction de la gravité, sur décision du conseil


de discipline. Ce peut-être par ordre croissant l'avertissement, le blâme,
l'abaissement d'échelon, la suspension provisoire de fonctions, la rétrogradation
70
(infirmier GP rétrogradé infirmier 1er G) et la révocation. Le recours pour
contestation relève du conseil supérieur de la fonction publique hospitalière.

Infirmière de secteur privé : Les sanctions diffèrent en fonction de la


convention qui régit l'établissement. Exemple : pour les cliniques :
l'observation, l'avertissement, la mise à pied et le licenciement. Le recours pour
contestation relève du conseil gestionnaire du clinique.

A noter que l’exercice du pouvoir disciplinaire n’empêche pas en


parallèle les poursuites pénales, l’action civile, ni le recours aux instances
compétentes en matière de législation relative à la sécurité sociale.
71
III. Elément du droit pénal
3.1. Définition et champ d’action

Le droit pénal est l’ensemble des règles juridiques qui déterminent les

actes et les omissions que le législateur considère comme des infractions

(contraires à la loi pénale) ainsi que les sanctions qui leurs sont attribuées.

Cette branche du droit étudie et traite les comportements contradictoires

à l’ordre social ou plus simplement les infractions. Elle se charge également de

prévoir les réactions de la société face aux infractions dangereuses et de définir

les sanctions applicables.


72
Est considéré comme infraction pénale, tout acte, toute omission ou tout
comportement interdit et contraire à la loi. Ces actions sont passibles de
sanctions pénales. Selon le système pénal marocain, les infractions sont réparties
en trois catégories :

֎ Les contraventions: elles sont considérées comme les infractions les moins
graves et correspondent à des incivilités ;

֎ Les délits: ce sont les actes qui occasionnent des peines de prison et qui sont
plus graves que les contraventions ;

֎ Les crimes: ce sont les actes jugés par les cours d’assises et qui sont
considérés comme les plus graves.
73
Les sanctions pénales : sont les punitions prévues par le Code pénal pour
punir l’auteur de l’infraction. Ces peines sont prononcées par les juges des
Institutions judiciaires.

En cas d’infraction pénale, son auteur peut encourir une peine


principale (amende et emprisonnement), une peine complémentaire (suspension
du permis de conduire ou interdiction d’exercice d’une activité) ou une peine
alternative (travaux d’intérêt général ou jours-amende).

le droit pénal se définit par rapport à trois composantes, dont la


première est le droit pénal général, le second est le droit pénal spécial, en plus de
la procédure pénale 74
3.1.1. Le droit pénal général

Le droit pénal général réunit les règles applicables à l'ensemble des infractions ou
une partie d'entre elles. il permet de classifier les infractions selon leurs gravité ou
leurs caractères. Il propose ensuite les éléments constitutifs de l’infraction ( légal,
matériel, moral) sans lesquels il n’y a pas d’incrimination. Puis il prévoit les règles
de la responsabilités que ce soit une responsabilité personnelle ou une complicité.

Exemples : application de la loi pénale dans le temps ou dans l'espace, causes


d'irresponsabilité pénale, nature des peines, récidive, complicité, tentative...
75
3.1.2. Le droit pénal spécial

Le droit pénal spécial, quant à lui, définit les diverses infractions


particulières en décrivant leurs éléments constitutifs et leurs
peines(comprenant des règles qui organisent chacune des infractions à titre
particulier)

Exemples : étudie les principales infractions : meurtre, homicide ou


blessures involontaires, vol, empoisonnement, violences, escroquerie, trafic
de stupéfiants, destructions/dégradations...
76
3.1.3. La procédure pénale

La procédure pénale est l’ensemble des règles qui organisent le procès


pénal. Elle fait le lien entre l’infraction et la peine, par le biais de phases
intermédiaires,

La procédure pénale fixe, quant à elle, les règles relatives à la recherche,


à la poursuite et au jugement des auteurs d'infractions

77
Les principes fondamentaux du droit pénal

1) le principe de la légalité des délits et des peines : Le principe de légalité «

pas d’infraction, pas de sanction sans un texte de loi » L’article 03 du code

pénal : « Nul ne peut être condamné pour un fait qui n’est pas

expressément prévu comme une infraction par la loi ni puni de peine

que la loi n’a pas édicté »

2) le principe d’égalité devant la loi pénale : Tous les citoyens sont traités de

la même manière et égaux devant la loi.


78
1) le principe de la personnalité de la responsabilité et de la
sanction : L’article 132 du Code pénal dispose que « Toute
personne saine d’esprit et capable discernement est personnellement
responsable »

2) les droits de défense :

79
3.2. Application de la loi pénale

* Dans le temps
Le principe de non-rétroactivité de la loi pénale

La loi pénale s’applique, depuis sa promulgation jusqu’à son abrogation,


à tous les actes commis après l’entrée en vigueur de la loi ; elle ne s’applique
pas aux actes commis et définitivement jugés avant cette entrée en vigueur.

L’article 4 du CPM « Nul ne peut être condamné pour un fait qui, selon la loi
en vigueur au temps où il a été commis, ne constituait pas une infraction».
80
3.2. Application de la loi pénale
* Dans le l’espace
En vertu de l’article 10 du CPM « sont soumis à la loi pénale marocaine,
tous ceux qui, nationaux, étrangers ou apatrides, se trouvent sur le territoire du
Royaume, sauf les exceptions établies par le droit public interne ou le droit
international ».
Le principe d’application de la loi Marocaine aux infractions commises sur
le territoire du Royaume, découle du principe de la souveraineté nationale, il
conduit aussi à l’application de la loi pénale aux infractions commises hors du
royaume lorsqu’elles relèvent de la compétence des juridictions répressives
marocaines. (article 12 du CPM). 81
Notion de territoire

Le territoire sur lequel la loi pénale marocaine est applicable est


l’espace sur lequel s’étend l’autorité politique de l’Etat. Aux termes de
l’article 11 de cette loi, « sont considérés comme faisant partie du
territoire, les navires ou les aéronefs marocains quel que soit l’endroit
où ils se trouvent, sauf s’ils sont soumis, en vertu du droit
international, à une loi étrangère »

82
3.3. Notion de faute professionnelle

Une faute professionnelle est une faute commise par un fonctionnaire


ou un employé dans le cadre de l'exercice d’un profession réglementée.

Dans le domaine de la santé elle consiste en la violation d’une


obligation qui s’imposait à l’homme de l’art. Plus précisément, c’est la
violation d’une obligation liée à la technique médicale /infirmière ou
d’une obligation née de l’humanisme médical.
83
Le législateur marocain a donné une définition générale de la
faute sans distinction entre faute Infirmière , industrielle ou autre. Ainsi,
l’Article 78 du DOC l’a défini comme suit : « la faute consiste soit à
omettre ce qu’on était tenu de faire, soit de faire ce dont on était
tenu de s’abstenir, sans intension de causer un dommage ».
De même, la faute peut revêtir plusieurs formes, comme par exemple
un défaut d’examen nécessaire. A cet effet, le 9 novembre 1989 « la cour
suprême a condamné civilement un médecin qui avait injecté au malade
un produit sans effectuer un examen préalable pour savoir que la patiente
était allergique ou non à ce produit »
84
IV. La responsabilité civile de l’infirmier diplômé d'Etat

Chaque acte que l’infirmier(ère) effectue engage sa responsabilité


juridique et peut l’amener à réparer pécuniairement le préjudice qu’il a
occasionné à son patient. Dans ce cas, la responsabilité civile de l’infirmier
(ère) sera mise en œuvre devant les juridictions civiles.

Le principe : Chacun doit répondre des conséquences de ses actes. Il


doit alors réparer le préjudice ainsi causé. Cette réparation prends la forme
d'une indemnisation qu'on appelle « dommages et intérêts ».

85
a. Fondement

➢Article du code civil : « Tout fait quelconque de l'homme, qui cause à


autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé, à le
réparer. »

La faute n'est pas nécessairement volontaire, elle peut résulter d'une


inattention, d'une négligence, ...

➢ Article du code civil : « Chacun est responsable du dommage qu'il a


causé non seulement par son fait, mais encore par sa négligence ou
par son imprudence. »
86
➢Article du code civil : « On est responsable non seulement du
dommage que l'on cause par son propre fait, mais encore de celui qui
est causé par le fait des personnes dont on doit répondre, ou des
choses que l'on a sous sa garde. »

De surcroît, la responsabilité civile d’un(e) infirmier(ère) peut-


être engagé(e) du fait d'une personne sous sa responsabilité (aide-
soignant(e) lors d'un soins, étudiant(e) infirmier(ère),...) et des choses
sous sa garde (matériel médical, ...). 87
b. Conditions de mise en œuvre
A cet égard, pour engager la responsabilité de l’infirmier(ère), il revient
d’établir les trois éléments constitutifs de la responsabilité :

une faute : c’est la violation d’une obligation liée à la technique


professionnelle ou d’une obligation née de l’humanisme médical. elle peut
être simple ou grave, volontaire ou involontaire, résultant d’une action ou d’une
omission établissant que l’infirmier(ère) n’a pas dispensé à son patient des soins
"attentifs, consciencieux ou conformes aux données acquises de la science" ;
Cela peut être par exemple une erreur de médicament ou de dosage, de
surveillance du patient.. 88
un dommage : La notion du dommage est l’élément indispensable à la
mise en route de toute action civile. La nature du dommage est diverse,
il peut s’agir soit : atteinte physique ou psychique à l’intégrité du patient,
aggravation de son état, décès, ….
Le lien de causalité : un lien de cause à effet, entre la faute reprochée et le
dommage subi. chaque faute sans laquelle le dommage ne se serait pas
produit doit être considérée comme la cause du dommage (théorie de
l’équivalence des conditions). La cause indirecte du dommage est
suffisante pour engager la responsabilité.

89
Exemple : un chirurgien qui abandonne une pince dans le corps du patient. A
cause de cette négligence, il se trouve contraint à effectuer une deuxième
opération pour enlever l’instrument. Pendant cette intervention un risque
opératoire se développe et le patient en meurt. Le décès du patient a un lien de
cause avec la faute initiale du chirurgien, parce que le risque opératoire et
donc le dommage ne serait pas produit sans sa négligence

90
c. Protection en matière de responsabilité civile

Pour les employés, l’assurance de l’employeur couvre en principe les


conséquences financières de la responsabilité civile, mais elle ne couvre pas
tous les cas de figure (faute détachable du service, dépassement des
compétences réglementaires et de soins réalisés en dehors de l’établissement).
C’est pourquoi il est vivement recommandé aux infirmiers salariés de s’assurer
en Responsabilité Civile Professionnelle (RCP).

Pour les infirmiers libéraux, cette assurance est obligatoire.

91
V. Libertés publiques
1. Définition
La notion de liberté publique est constituée: De la notion de liberté et du terme

«public» qui indique l’intervention de l’Etat. La liberté est la faculté d'agir

selon sa volonté en fonction des moyens dont on dispose sans être entravé par

le pouvoir d'autrui. Elle est la capacité de se déterminer soi-même à des choix

contingents.

Les différentes libertés collectives :

* la liberté de réunion : elle permet aux individus de se réunir librement pour

débattre de leurs opinions ; 92


* la liberté syndicale : elle permet aux salariés de former et d'adhérer ou non à
des organisations syndicales pour les représenter et faire valoir leurs droits et
revendications.

Les libertés publiques sont des droits et libertés fondamentaux, reconnus par
l’Etat (c’est-à-dire consacrés par un texte constitutionnel, législatif,
éventuellement réglementaire, ou une convention internationale ratifiée), dont
l’exercice est réglementé et dont les atteintes sont sanctionnées. Ainsi donc,
toutes les libertés, qu’elles intéressent les relations des particuliers entre eux ou
avec le pouvoir, sont des libertés publiques lorsque l’Etat en consacre le
principe, en aménage l’exercice et en assure le respect. 93
2. Association
La nouvelle Constitution du Royaume garantit un ensemble de droits, et
consacre notamment, la liberté d’association, de rassemblement et d’appartenance
syndicale (art. 28&29). Le droit d’association permet à plusieurs individus de se
réunir pour partager d’une manière permanente un intérêt commun qui leur serait
impossible individuellement. Les plus importantes associations deviennent des
groupes de pression, qui peuvent par leur taille ou leurs relations, influencer les
hommes politiques, et les personnes qui ont un pouvoir important. Le droit
d’association fait partie des libertés publiques. Pour les professionnels de santé,
ils ont le droit de créer des associations à savoir les ouvres sociales dans les
établissements de santé 94
3. Syndicat
Un syndicat est une association de personnes dont l’objectif est la défense
d’intérêts professionnels communs. Les syndicats ou associations professionnels
regroupent des personnes exerçant la même profession, des métiers similaires ou
connexes et ils ont pour objet exclusif l’étude et la défense des droits, ainsi que
des intérêts matériels et moraux, collectifs et individuels des personnes visées par
leurs statuts. Ils ont la capacité d’ester en justice afin d’assurer la défense de ces
intérêts.

95
4. Les chartes relatives aux droits de l'homme, de la femme et
de l'enfant
Les droits de l’Homme

• les droits de l’homme sont les droits qui ont été peu à peu traduits dans un ensemble de
textes juridiques : déclarations, pactes, protocoles, conventions, qui tentent de concrétiser ce
principe de dignité. Les premiers textes furent nationaux voire locaux, puis « universels »,
c’est à dire s’appliquant à tout être humain, sans distinction de nationalité, de sexe, de
religion. C’est ce qu’on entend le plus souvent par « droits de l’homme ».

• Ensemble des droits fondamentaux, indivisible et universels, inhérent à chaque être humain,
pris au sens de personne (corps et conscience) situé dans une relation sociétale quel que soit
son ethnie, sa nationalité, sa religion
96
Le Royaume du Maroc adhère aux principes des droits de l’Homme, dans
leur acception universelle, et le préambule de sa nouvelle Constitution du 1er
juillet 2011 dispose que : « mesurant l’impératif de renforcer le rôle qui lui
sur la scène internationale, le Royaume du Maroc, membre actif au sein des
organisations internationales, s’engage à souscrire aux principes, droits et
obligations énoncés dans leurs chartes et conventions respectives ; il
réaffirme son attachement aux droits de l’Homme tels qu’ils sont
universellement reconnus, ainsi sa volonté de continuer à œuvrer pour
préserver la paix et la sécurité dans le monde ».

97
Droits des enfants
➢la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (1948): droit à une
protection spéciale de la maternité et de l’enfance

➢Déclaration des Droits de l’Enfant (1959)

➢Convention Internationale des Droits de l’Enfant (1989)

➢Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant

➢La Convention Internationale des Droits de l'Enfant (CIDE)

➢la Convention relative aux droits de l’enfant

➢Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne (art 24)


98
Les principes de la convention relative aux droits de l'enfant
Le Traité est composé de 54 articles et de 4 principes directeurs :
• le principe de non-discrimination (article 2)
• l’intérêt supérieur de l’enfant (article 3)
• le droit à la vie, à la survie, au développement (article 6) et
• le droit de donner son opinion et d’être entendu (article 12).

La Convention relative aux droits de l’enfant classe aussi les droits des enfants
en 4 catégories :

les droits à la survie, les droits au développement,

les droits à la protection les droits à la participation. 99


Conventions spécifiques en faveur des femmes

➢La Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des
femmes (CEDAW, adoptée en 1979 et entrée en vigueur en 1981)
➢La Déclaration sur l’élimination de la violence contre les femmes (1993), adoptée par
l’Assemblée générale de l’ONU
➢La Rapporteuse spéciale sur la violence à l’égard des femmes nommée dès 1994 par la
Commission des droits de l’homme de l’ONU,
➢La plate-forme d’action de la Conférence mondiale sur les femmes à Pékin en 1995,
➢La Convention interaméricaine sur la prévention, la sanction et l’élimination de la
violence contre la femme
➢Le Protocole à la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples, relatif aux
droits de la femme en Afrique (aussi nommé « Protocole de Maputo ») a été adopté le 11
juillet 2003 par l’Union africaine et est entré en vigueur le 25 novembre 2005.
100
Les droits des femmes

1. Chaque femme a le droit de recevoir au moment de l'accouchement des


soins prodigués par une sage-femme autonome et compétente
2. Chaque femme a le droit d’être respectée en tant que personne de valeur et
de mérite
3. Chaque femme a le droit à la sécurité de son propre corps
4. Chaque femme a le droit de n'être victime d'aucune forme de
discrimination
5. Chaque femme a le droit à des informations médicales à jour
6. Chaque femme a le droit de participer activement à des décisions sur les
soins médicaux qu'elle reçoit et à fournir un consentement éclairé
7. Chaque femme a le droit au respect de sa vie privée
8. Chaque femme a le droit de choisir l'endroit où elle accouche 101
A- Le recrutement :
a) les conditions:
décret royal N° 401/67 du 22juin 1967 portant règlement général des
concours.
1-l'age (18-45 ans)
2- la nationalité :
3- l'aptitude physique : remplir les conditions physiques exigées
4- le casier judiciaire et disciplinaire ( condamnations révocation,
licenciement, autres interdictions jouir des droits civiques, bonne
moralité ;...
5- niveau de formation, diplôme,
d) modalités de la sélection:

soit sur concours(épreuve) soit un examen professionnel pour les


fonctionnaires, l'ancienneté pour les fonctionnaires est exigée-
soit sur titre

• NB. Les fraudes dans les examens et les concours(dahir N° 1-


58- 060 du 25 juin 1958 réprimant les fraudes dans les examens
et concours publics (.sanctions pénales et disciplinaires)

104
B- La nomination :
C'est l'acte par lequel, l'agent recruté est affecté à occuper un
emploi permanent dans l'administration, mais la nomination
ne lui confère la qualité de fonctionnaire, il faut qu'il soit
titularisé.

105
C- la titularisation

C'est la titularisation dans un grade dans la hiérarchie des cadres après


une période de stage déterminée, qui lui confère la qualité de
fonctionnaire titulaire..

La titularisation permet de donner, à l'agent recruté, la qualité de


fonctionnaire, lui conférer un grade, le rattaché à un cadre et d'être
soumis au statut de la fonction publique La nomination et la
titularisation sont deux actes différents:

106
D- la formation après le recrutement:
la formation professionnelle continue est devenu une nécessité,
une priorité (rémunération et 'indemnité de stage pour les
fonctionnaires désignés pour suivre des stages et cours de
formation ( décret du 16/12 1957)

107
E-Le déroulement de la carrière :
a) la hiérarchie des cadres et des grades:
La carrière du fonctionnaire se réalise par sa progression continue dans la
hiérarchie des cadres et grade rangés sur les échelles de rémunération, selon le
rythme d'avancement prévu (de la base au sommet )notre système est basé sur
la notion de catégorie, de cadre et de grade .il existe une division horizontale
qui concerne l'évolution dans les échelons à l'intérieur d'un cadre ou un grade
(l'ancienneté ) et une division verticale qui concerne la progression dans un
cadre, un grade ou une classe (pyramide des emplois)
b) les règles de déroulement de la carrière :
L'affectation :le choix du lieu et de la résidence sont laissés à la
libre décision de l'administration. le cas de refus, la réunion des
époux. ( circulaire du premier ministre N° 11/99 du 10 mai 1999
(explication orale );
L'avancement: (promotion)c'est la nomination à un échelon ou à
grade ou cadre immédiatement supérieur après inscription sur le
tableau d'avancement, selon la note (0,1,2,3,)et l'appréciation (TB, B,
P, M)et examen de la commission paritaire L'avancement d'échelon
est effectué selon 3 rythmes : rapide, moyen, long
109
F - les interruptions provisoires du service :
Les absences régulières :

Doivent faire l'objet d'une autorisation de l'administration pour


permettre au fonctionnaire de s'absenter pour des raisons familiales

Les absences irrégulières: non autorisées peuvent donner lieu à des


retenues sur salaire : application du principe << service fait>. (loi
n°.12/81 du 22 juin 1983 publié par dahir)en plus des sanctions
disciplinaires prévues par le dahir de 1958. conseil de discipline et
même une suspension du salaire si l'absence se prolonge. 110
Toute absence non appuyée par un CM sera imputé du congé administratif
annuel de l'agent. D'autre part, les absences pour raison de santé appuyées
par un CM .sont prises en considération pour le calcul du congé de maladie
de courte durée (de 6 mois dont 3mois avec ½ solde). Les contre visite
peuvent être demandées par l'administration .On outre l'administration peut
tenir compte des absences irrégulières pour l'attribution de l'indemnité ou
prime et l'attribution de la note professionnelle annuelle. Les cessation
concertées de service font également l'objet de retenue sur salaire et/ou
d'autres sanctions prévues par le statut (circulaire du 1er ministre N°82/93
111
La suspension de fonction :
c'est une mesure provisoire destinée à écarter le fonctionnaire
temporairement des ses fonctions en attendant les résultats du
conseil de discipline cette mesure est prise par l'administration en
cas de faute professionnelle grave ou infraction de droit commun
(délit ou crime ).La décision de suspension du salaire revient à
l'autorité ayant prononcée la suspension (les allocations familiales
ne peuvent être suspendues)
1 -les congés administratifs (rémunéré):
- 22j ouvrables /année de travail effectif (service accomplit) lors de sont
recrutement le fonctionnaire ne peut prétendre à congé qu'après avoir terminé
une année de travail dans son poste

- le cumul du congé est possible dans la limite de 2 ans maximum ( ce n'est-


la division de la période du congé est également possible selon les
possibilités.

L'administration se garde le pouvoir de le faire ou non-les fonctionnaire ayant


des enfants scolarisés( charge de famille) auront la priorité pour le choix des
périodes de congé annuel.
113
• 2- les congés de maladie :
• congé de courte durée : 6 mois par an (365 jours consécutif) dont 3 mois
plein solde, 3 mois ½ solde

• congé de moyenne durée : ne peut excéder 3 année, dont 2 années plein


solde, une année avec ½ solde pas un droit).

• congé de longue durée :ne peut excéder 5 années : 3 années plein


traitement, 2 années avec ½ traitement. au delà l'agent peut être mis en
retraite

114
3-Le congé de maternité et de paternité (durée):
❖ 15jours pour le congé de paternité

❖12 semaines dont 4 avant la date présumée de l'accouchement, en cas


d'accouchement prématuré, la date du congé commence à partir du jour de
l'accouchement (présentation de 3 certificats: de 3 mois, 6 mois et 8 mois)

Est considéré accouchement prématuré celui qui intervient à partir de 181


jours (6 mois) en deçà de cette date, l'accouchement ne donne pas droit au
congé de maternité mais à un congé de maladie.

115
4- le congé sans solde. est accordé à la demande aux fonctionnaires titulaires,( un
mois tous les deux ans ), ce n'est pas un droit, il faut l'accord de l'administration.

5- le congé exceptionnel : Dans la limite de 10 jours par an, est accordés aux
fonctionnaires à l'occasion de certains évènements familiaux :mariage, décès d'un
membre de la famille, naissance (3ours) maladie grave d'un membre de famille
représentation syndicale ou électorale.. invitation aux congrès nationaux ou
internationaux.

5) le congé exceptionnel de pèlerinage : un congé de deux mois est accordé au


fonctionnaires titulaires désireux de se rendre aux lieux saints, c'est un droit pour le
fonctionnaire mais qui supprime le congé administratif au titre de l'année en cours .
durant cette période le fonctionnaire est considéré en activité.(plein traitement)116
a) Le détachement
c'est la position du fonctionnaire titulaire placé hors de son cadre d'origine, mais
continue à bénéficier de ses droit à l'avancement et à la retraite. son traitement est
supporté par l'administration ou l'organisme (national ou international ou une
entreprise publique ou privé pressentant un intérêt national) auprès duquel le il est
détaché.

Le détachement est accordé par arrêté du Ministre, visé ou non par le 1er ministre,
selon les cas, à la demande de l'intéressé, il est révocable. Lorsqu'il s'agit d'exercer un
mandat public ou syndical, il est accordé de plein droit la durée du détachement varie
de 6 mois (courte durée) à 3 années renouvelables par période égales. la réintégration
à l'administration d'origine est possible, à la demande de l'intéressé. 117
b) La mise en disponibilité (art.54) c'est un position qui éloigne
temporairement le fonctionnaire de l'administration, dans ce cas l'intéressé
perd ses droits à l'avancement et à la retraite et ne perçoit aucune
rémunération, mais conserve son droit à la réintégration à son cadre d'origine

La mise en disponibilité est accordée par simple arrêté au fonctionnaire


titulaire. la mise en disponibilité est accordée pour une durée de trois année
renouvelable une fois par période égale, et ce dans les cas suivants au
personnel féminin ( rejoindre le conjoint 2 ans renouvelables raison familiale
(maladie, accident d'un enfant, conjoint pour raison d'études recherche (trois
ans) convenances personnelles (deux ans )....
118
c) La position sous les drapeaux: Situation dans laquelle le
fonctionnaire est incorporé dans l'armée pour accomplir le service
militaire. l'intéressé perd sont traitement et ne perçoit que la solde
militaire. Il réintègre son cadre d'origine après le service militaire

G- les sorties du service:

a) La démission :( art. 77) est provoqué par une demande écrite du


fonctionnaire qui doit être accepté expressément par l'administration
après un délai de 1 mois la démission commence à partir d'une fixée
par l'administration,. Avant cette date le fonctionnaire est passible de
sanctions
119
L'autorité chargée d'accorder la démission est celle chargée du pourvoir de
nomination .

Une fois acceptée, la démission ne peut plus être retirée

Le fonctionnaire perd la qualité de fonctionnaire et perd tous les avantages


résultant de sa situation y compris le droit à la retraite.( Possibilité de
récupérer ses cotisations)

Pour réintégrer, il faut satisfaire les conditions de recrutement (sans être


inscrit au casier disciplinaire)

En cas de refus de démission, l'intéressé peut faire un recours auprès de la


commission paritaire
120
b) Le licenciement :

c) La révocation :

d) l'abandon de poste :

e) L'admission à la retraite : (deux cas )-l'age de la retraite


(retraite anticipée)avant l'age de la retraite

121
1. le code de la déontologie
1. Historique de déontologie :

Le terme déontologie fut rapidement lié à l'expérience des


professions libérales : médecine, droit, architecture... Il désigne alors
l'ensemble des règles et des devoirs liés à l'exercice même de leur
métier, dans ce sens que toute profession impose des devoirs à ceux
qui l'exercent. En d'autres termes, il n'est pas certaines règles
considérées comme essentielles, du bon exercice du métier commun.
Du coup, le mot déontologie sera confronté au droit positif.
123
La déontologie apparaît de manière implicite d'abord à travers les
faits, ensuite à travers texte qui ne sont pas d'emblée à vocation
déontologiques. Cette affirmation implicite de la déontologie n'est pas
propre au monde soignant.

L'existence d'une déontologie infirmier ne souriait être contestée


malgré l'absence formelle d'un code de déontologie infirmier.

124
2. Définition des concepts :

2.1. Définition de déontologie:

Déontologie : le mot déontologie désigne des règles qui sont des devoirs,
des obligations, donc ce qu'il faut faire. De ce fait, déontologie est synonyme de
« moral » et même d' « éthique ». Cet ensemble de devoirs peut être formalisé
par les instances dirigeantes ou représentatives d'une profession sous la forme
d'un code.

125
2.2. Définition de moral : 2.3. Définition d'éthique:

La morale correspond à ce qui a trait L'éthique est un ensemble de règles


aux mœurs, au caractère, aux attitudes collant à chaque individu et suppose une
humaines, aux règles de conduite et à leur certaine insertion de l'homme au monde. D’où
justification. Elle apparaît comme un système les notions de respect, de dignité, de tolérance,
de règles que l'homme suit dans sa vie du respect de la vie privée... C'est aussi un
personnelle et sociale. ensemble des principes gouvernant l'action des
individus pour autant qu'ils agissent en
fonction de leur appartenance à un groupe
social déterminé et que cette appartenance
impose des conduites de groupe.
126
Un code de déontologie professionnelle pose les bases, définit les frontières
de droits et de devoirs que «les professionnels de la profession» s’engagent à
respecter.

Le Code de déontologie infirmier (CDI) est un recueil des règles régissant la


profession d’infirmier. Il regroupe l’ensemble des droits et des devoirs des infirmiers
vis-à-vis de leurs patients et des autres infirmiers et professionnels de santé.

Le CDI définit les règles déontologiques de la profession. Dans leurs rapports


avec les usagers, les professionnels de santé et les institutions, les infirmiers y
trouveront un cadre auquel se référer pour penser et organiser les soins. Il s’agit d’un
événement marquant dans l’histoire de la profession.
127
Un code de déontologie écrit par et pour les infirmiers. Il s’adresse à tous
les infirmiers, quel que soit leur mode d’exercice (infirmiers libéraux, salariés
du privé et de la fonction publique).
Il se découpe en 5 sections :

1 / Les devoirs généraux

2 / Les devoirs envers les patients

3 / Les devoirs entre confrères et membres des autres professions de santé

4 / Les modalités d’exercices de la profession

5 / Les règles relatives aux différents modes d’exercices 128


Les règles constitutif du CDI

Il regroupe des règles concernant :

• L'intérêt du patient

• Secret professionnel, information du patient sur son état de santé, refus ou


interruption des soins, obligation de transparence sur les tarifs, devoir
d’information en cas de maltraitance…

• Rôle de l’infirmier dans les échanges avec le patient et les autres professionnels
de santé, champ de compétence, autonomie dans l’application d’une prescription
médicale, possibilité de réaliser ses propres prescriptions…
129
• L’autonomie de la profession infirmière

• La protection des intérêts de la profession

• Confraternité, entraide, interdiction de toute dérive commerciale


nuisant à l’image de la profession…

• Les prérogatives de l’ordre national des infirmiers

• Fonctions disciplinaires, autorisations de remplacement et


d’implantation de cabinets secondaires…

130
Objectifs principaux
Le code de déontologie répond à :
• L’intérêt du patient : règles relatives au secret professionnel, à la liberté́ d’être informé ou non
sur son état de santé, au refus ou à l’interruption des soins, à l’obligation de transparence sur les
tarifs, à la prise en compte du cercle familial, au devoir d’information en cas de maltraitance...
• La promotion de la profession infirmière : clarification sur le rôle de l’infirmier notamment
en termes d’échanges avec le patient et les autres professionnels de santé, champ de compétence
élargi, autonomie dans l’application d’une prescription médicale et possibilité́ de réaliser ses
propres prescriptions...
• La protection des intérêts de la profession : règles relatives à la confraternité́ , l’entraide, la
probité́ , l’interdiction de la publicité́ et de toute dérive commerciale nuisant à l’image de la
profession...
• L’accroissement des prérogatives de l’Ordre national des infirmiers : précisions sur ses
fonctions disciplinaires mais aussi celles relatives aux autorisations de remplacement,
131
de cabinets secondaires...
2. La profession d'infirmier : définition et textes régissant la
profession infirmière au Maroc
• Profession est une fonction basée sur une fonction de choix connaissances
et l'expérience appropriée choisie par domaine d'activité qui exige de ses
propres compétences et ortives discipline et relie par les lois et l’éthique de
la privée.

• Infirmier est une personne ayant le plein droit d'exercer sa profession après
avoir reçu une éducation de base terminée par un programme d'étude officiel
reconnu par l'Autorité Gouvernementale.
132
• Soigner C’est mettre en œuvre un ensemble d’actes, d’interventions, de
comportements qui doivent apporter aux personnes soignées tous les éléments leurs
permettant d’améliorer au maximum leur état de santé (sur le plan physique,
physiologique, psychologique, social et spirituel) .

• Soins infirmiers C’est une discipline visant à offrir à une personne et ou à une
collectivité un ensemble de prestations (de services) qui concourent à répondre à
leurs besoins de santé .

• La profession Infirmière est une profession qui doit suivre les progrès de la
recherche médicale et scientifique tout en s'adaptant aux évolutions de la société.
Passionnante, mais aussi exigeante, elle s'appuie aujourd'hui sur un multi
professionnalisme. 133
Exercice de la profession
L’ISPITS assurent la formation initiale des cadres infirmiers
destinés à servir dans le secteur public ou privé . En ouvrant le
champ d’exercice de la profession devant les lauréats des ISPITS
c-à-d qu’après obtention du diplôme l’intéressé a le choix selon les
conditions réglementées par la loi soit :
➢d’exercer au niveau du secteur public
➢d’exercer au niveau du secteur privé
➢d’exercer à titre libéral 134
✓ Secteur public c-à-d avec l’Etat, le fonctionnaire doit se plier à la
réglementation en vigueur concernant tous les fonctionnaires de l’Etat.

✓ Secteur privé c-à-d avec une institution privée (clinique, banque,


usine….) c’est un salarié, et doit se plier à la réglementation en vigueur
concernant le travail salarial (législation du travail )

✓ Secteur libéral c-à-d travail dans sa propre salle de soins, son cabinet
de soin après avoir eu l’autorisation d’ouvrir. Il travail pour lui, et doit se
plier à la rréglementation en vigueur concernant le secteur libéral .

135
Textes régissant la profession infirmière au Maroc
✓Dahir n° 1-58-008 du 24 février 1966 portant statut général de la fonction
publique
✓Dahir n° 1-57-008 du 21 chaabane 1379 (19 février 1960) réglementant le
port du titre et l'exercice de la profession d'infirmier. Publié au bulletin
officiel n° 2470 du 26/02/1960 (26 février 1960)
✓Dahir n° 1-60-150 du premier septembre 1960 modifiant le dahir n° 1-57-008
réglementant le port du titre et l'exercice de la profession d'Infirmier
✓Dahir 1-16-82 du 22 juin 2016 portant promulgation de la loi n° 43-13
relative à l'exercice des professions d'infirmières
✓Décret n° 2-19-830 du 3 juillet 2020 pris pour l'application de la loi n° 43-13
relative à l'exercice de la profession infirmière
✓Décret n 2.59.058 déterminant les métiers exercés par les infirmiers(ères)(BO
n 2484 du 3-6-1960)
136
Le rôle propre de l’infirmier

Dans le cadre de son rôle propre, l'infirmier a l'obligation, après avoir évalué
les besoins du malade et posé un diagnostic infirmier, de prendre l'initiative
de ces soins, d'en organiser la mise en œuvre, d'encadrer et de contrôler les
aides-soignants et auxiliaires de puériculture dont ils peuvent solliciter la
collaboration après s'être assurés de leur compétence du fait de leur formation
(la notion de collaboration infirmier, aide-soignant fait l'objet d'une étude
détaillée accessible sur le site).

137
Dans le cadre du rôle propre de l'infirmier, des notions sont importantes :
✓ Il a compétence pour poser un diagnostic infirmier ;
✓ Il a l'initiative des soins relevant de son rôle propre ;
✓ Il gère les soins ;
✓ Il gère le dossier de soins infirmier.

Caractères :
• Confiance
• Compétence
• Courage
• Conscience
• Connaissance
138
Fondement de l'éthique et de la déontologie
professionnelle

Voir l'exposé
139
Les qualités morales et attitudes de
l'infirmier envers l'environnement de soins

140
Dans une profession relative au un être humain, la formation morale est aussi importante que la formation
technique. Les professionnels de santé doivent être les mieux imprégnés de cette culture impérative afin de
prendre soin du malade dans sa globalité : physique, psychique et sociale; au lieu de faire le soin et s'occuper du
malade au lieu de s'intéresser à la maladie.

Pour cela il faudrait se préparer adéquatement dans tous les domaines des divers savoirs :

❑ Le savoir ;

❑ Le savoir faire ;

❑ Le savoir être ;

❑ Le savoir agir ;

❑ Le savoir devenir.

A cet effet il faudrait s'outiller des attitudes et qualités professionnelles requises.


Les attitudes de l'infirmier envers l'environnement de soins

Une attitude est une tendance de la personne à poser un


jugement ou à faire une action. C’est un état mental de
préparation à l’action qui exerce une influence dynamique sur
les comportements humains.

142
➢ Les attitudes propres à l’infirmier(ère)

֎ Gestion de soi : connaissance de soi - estime de soi - confiance en


soi. Connaissance de ses capacités personnelles, de ses forces et de ses
limites pour en tirer le meilleur parti possible. Évaluation positive de soi.
Fonctionnement assuré et digne de confiance. Capacité d’assumer des
responsabilités.

143
֎ Professionnalisme:

C’est l’attitude de responsabilité et de dignité personnelle qu’elle adopte


à partir de la conscience qu’elle a de posséder une compétence et une
éthique propres aux soins infirmiers

֎ Présentation personnelle:

Apparence physique, tenue vestimentaire classique (absence de bijoux,


coiffure, etc.), hygiène impeccable, politesse, manière d’être et de se
tenir, attitudes correctes

144
➢ Les attitudes tournées vers l’autre
֎ Sensibilité à l’autre:
Perception et compréhension de la difficulté de l’autre dans sa globalité
et expression de son empathie de manière verbale ou non verbale

֎ Sens de l’éthique:
Respect de la dignité des personnes, respect du secret professionnel, de
la pudeur des personnes, de toute déficience physique ou intellectuelle,
de la culture, des valeurs, de la religion, de la compétence de l’autre.
145
➢ Les attitudes tournées vers l’action de soin
֎ Esprit d’observation et d’analyse des situations:
Capacité d’attention aux situations afin d’en saisir les détails, de bien les étudier pour procéder à
l’évaluation et au suivi clinique, pour orienter l’action de soin et pour résoudre des problèmes.

֎ Autonomie de jugement et d’action:


Capacité de se faire une opinion personnelle de rechercher l’information, de l’évaluer et d’en tirer
parti pour poser un jugement clinique ou évaluer une situation.

֎ Sens de la planification et de l’organisation:


Capacité de prévoir, de trouver des moyens fonctionnels et efficaces pour exécuter les soins, de voir
les priorités à établir,

146
➢ Les autres attitudes

֎ Collaboration ou capacité à travailler en équipe


֎ Adaptabilité et polyvalence
֎ Gestion du temps
֎ Capacité de résolution de problèmes et de gérer les stress
֎ Aptitudes à la communication

147
Les qualités morales de l'infirmier envers
l'environnement de soins

L'exercice de la profession infirmière dans le domaine


de santé nécessite un certain nombre de qualité à
savoir:

148
❖ L'Exactitude:

C'est la qualité d'être exacte aussi bien dans les prestations que dans le
comportement
✓ C'est aussi être ponctuel (arriver et sortir a l'heure)
✓ Il ne suffit pas d'être à l'heure il faut utiliser son temps au profit des
prestations
✓ Être présent corps et âme
✓ Être précis et rationnel.

149
❖ L'ordre
L'ordre consiste a avoir une place pour chaque chose (objet) et réserver
chaque objet une place.

L’ordre Le désordre
Soulage la mémoire Enerve

Economise le temps Nous fait perdre le temps


Conserve le matériel Favorise les pertes

Assure le confort Entraîne l'ennui;


l'inconfort 150
❖ La discipline:

C'est le respect d'un certain nombre de règlement en vigueur dans un


établissement.
✓c'est la bonne conduite, et le bon comportement,
✓c'est aussi l'exactitude
✓c'est la régularité
✓c'est le respect de soi et de d'autrui
✓c'est l'uniforme et la tenue exigée

la discipline finalement ne signifie pas d'admettre la nécessité d'une


autorité mais l'accepter avec persuasion
151
❖l'économie :

Le matériel mis a notre disposition pour assurer des prestation ne nous


appartient pas il faudrait en user comme s'il et notre propriété (en matière
d'entretient et d'économie) et ne pas en faire une consommation utile ou
encore le perdre et/ou le vendre. Il ne faut rien jeter de ce qui peut encore
servir et être attentif de ne pas le détériorer ou l'abîmer par une maladroiture
ou maladresse.

152
❖ Le dévouement:
C'est une qualité qui nous fait oublier nous même pour ne penser qu'au
bien être des autres. Il faut repousser les pensées égoïstes et subjectives
et se mettre a la place d'autrui. Aussi considérer l'autre comme un cher
ou un proche.
Le dévouement ne nous apaise pas par contre il nous valorise.

❖ Le tact:
L'être humain est conçu d'un corps et d'un âme, il faudrait être a son
service avec délicatesse (verbalement et gestuellement) sans majorer ses
souffrances.
Le tact c'est aussi le respect de la pudeur et l'intimité d'autrui. Il faut
savoir écouter l'autre jusqu'au bon poliment en respectant ses opinions.
153
❖Le secret professionnel

C'est ce qui doit être non divulgué ou dévoilé. C'est ce que nous
apprenons en exerçant notre profession et on doit le tenir et garder au
secret sa divulgation peut engendrer des punition administratives et/ou
pénales même pour des choses banales. Pour garder un secret
professionnel il faut :
1. garder le dossier a clé.
2. ne rien dire (au malade, a sa famille).
3. ne pas poser des questions devant les autres.
4. ne pas répondre au curieux (journalistes).
5. ne rien écrire devant les autres...
154
❖ La bonté :
C'est tout ce qui nous incite ou nous amène a être bon, doux,
bienveillant... dans nos pensées, nos paroles et nos fait avec nous même
et avec les autres d'une manière équitable sans considère
▪ La couleur
▪ Le niveau socio économique et culturel
▪ Les liens de parenté
▪ La religion
▪ Le niveau hiérarchique
❖ La loyauté
✓c'est faire preuve d'honnêteté
✓c'est être loyal, judicieux, équitable
✓être correcte devant tout le monde (riche ou pauvre, religieux ou
atte, ami ou ennemi...
155
❖ L'esprit d'observation
C'est une faculté qui permet tout professionnel a être : vigilent, attentif en
observant les choses dans leurs détails et a temps afin d'entreprendre les
actions requises a moment aportun et être toujours éveillé

❖ L'esprit d'initiative
C'est l'art de prendre en l'absence de toutes directives les mesures judicieuses
qui requirent en situations imprévues surtout critiques c'est une qualité qui
nous invite à agir et gérer l'imprévue correctement sans être à l'origine
d'aggravation

156
❖ l'intelligence
C'est le bon sens de la maturité d'esprit, c'est la faculté, de connaître,
comprendre et agir intelligemment. L'intelligent c'est celui qui est doué.

❖ Responsabilité
C'est l'obligation que nous avons en faut qu'être raisonnable et libre. On
distingue 3 types de responsabilités :
✓ Responsabilité morale: fait appel à la morale
✓ Responsabilité pénale: fait appel à la réglementation.
✓ Responsabilité disciplinaire

157
Les devoirs et les obligations de l'infirmier
vis-à-vis du malade et des collègues

158
Les devoirs et les obligations de l'infirmier vis-à-vis du malade

@ Le respect de la vie

Le respect de la vie est un devoir sacré. Cette obligation doit être satisfaite.
Elle ne saurait inciter aucune dérogation même pour des motifs d'ordre
sentimentaux, traduisant une conception erronée du devoir d'assistance
morale ou de charité notamment dans les cas particuliers qui vont être
relatés, et au sujet desquels l'infirmier doit être instruite des règles juridiques
et déontologiques médicales. Le respect dû à la personne continue de
s’imposer après la mort 159
@ Le respect de la personne humaine dans sa globalité:

Puisque le malade est un être humain qui doit être respecté sans prendre en
considération son niveau social, sa religion, sa nationalité …etc. En se
rappelant des paroles de PASTEUR : ‘’ je ne veux pas savoir de quelle
patrie tu viens, je ne veux pas savoir de quelle religion tu es, tu souffre
et cela me suffit ‘’

Donc, il faut respecter la pudeur du malade et son intimité en le recevant


humainement tout en respectant sa souffrance et de sa famille.

160
@ L'obligation de secoures:

L'infirmier doit porter des secours d'extrême urgence dès qu'il est informée à tout
malade en danger immédiat si d'autres soins médicaux d'urgence indispensables ne
peuvent lui être assurés immédiatement. Il en est ainsi pour l'infirmier du danger
de mort que court un malade

@ L'obligation de surveillance :

La même exigence morale implique l'infirmier ne puisse abandonner les malades


ou blessés qui sont sous sa surveillance-, et en cas de danger public, sauf sur ordre
formel de l'autorité qualifiée- sans s'assurer que ses collègues ou ses aides aient
été instruits des consignes permettant la continuité des soins. 161
@ Obligation de soins :

Il en résulte pour l'infirmier en matière de soins deux obligations essentielles :

La première : Elle oblige ainsi l'infirmier à soigner avec la même conscience tous les malades
quels que soient leur condition, leur nationalité, leur religion, leur réputation et les sentiments
qu'ils lui inspirent ;

La seconde : obligation technique de moyens, pourrait se traduire en un mot la compétence.


L'infirmier doit fournir au malade des soins non pas quelconques, mais des soins
consciencieux, attentifs, adaptés aux nécessités de sa maladie et de son état, bref, conformes à la
technicité l'humanité que requiert chaque cas

162
@ L’obligation de garder le secret professionnel :

Le secret professionnel est un (droit du malade) son respect absolu implique pour
l’infirmier une obligation double qui, initialement de nature purement morale, est
devenue ,également juridique.

@ Information du patient
L’infirmier met en œuvre le droit de toute personne d’être informée sur son état de santé
dans le respect de ses compétences professionnelles.
@ Consentement du patient
Le consentement libre et éclairé de la personne examinée ou soignée est recherché dans
tous les cas. Lorsque le patient, en état d’exprimer sa volonté, refuse le traitement
proposé, l’infirmier respecte ce refus après l’avoir informé de ses conséquences et, avec
son accord, le médecin prescripteur.
163
Les devoirs et les obligations de l'infirmier vis-à-vis des
collègues

❖Bonne confraternité
Les infirmiers doivent entretenir entre eux des rapports de bonne
confraternité. Ils se doivent assistance dans l’adversité. Il est interdit à un
infirmier, quel que soit le moyen ou le support de communication utilisé, d’en
calomnier un autre, de médire de lui ou de se faire l’écho de propos capables
de lui nuire dans l’exercice de sa profession.

164
❖Collaboration à une procédure disciplinaire
Dans le cas où un infirmier est interrogé au cours d’une procédure
disciplinaire ordinale, il est tenu, dans la mesure compatible avec le respect
du secret professionnel, de révéler les faits utiles à l’instruction parvenus à sa
connaissance. Toute déclaration volontairement inexacte peut elle-même
donner lieu à des poursuites disciplinaires.
❖Respect de la confidentialité
Les infirmières respectent la vie privée et la confidentialité de leurs collègues
❖Partage d’honoraires
❖Participation à la distribution de médicaments, produit ou appareils
165
Le Secret professionnel de l'infirmier.
▪ Le secret professionnel est un (droit du malade) son respect absolu implique
pour l’infirmier une obligation double qui, initialement de nature purement
morale, est devenue également juridique.

▪ Le secret professionnel est l'obligation pour les professionnels de santé de ne pas


divulguer les informations concernant les patients, que les informations soient
d'ordre médical ou privé.

▪ Le secret professionnel s’impose à tout infirmier, dans les conditions établies par
la loi. L’infirmier instruit les personnes qui l’assistent de leurs obligations en
matière de secret professionnel.
166
Conséquences de divulgation du secret professionnel
infirmier
Le respect du secret professionnel est une obligation morale et juridique pour
les professionnels de santé et un droit pour les patients. Son non-respect ou sa
violation entraine une sanction disciplinaire et pénale :

- Sanction pénale: c ’est un délit sanctionné par le Code Pénal Marocain

- Sanction disciplinaire : interdiction d’exercer temporaire ou définitive la


profession infirmière.

167
Divulgation légale au secret professionnel
C'est ce qu'on appelle les dérogations légales au secret professionnel. Ces
dérogations visent des tâches administratives de santé. Elles sont en général
des obligations incombant au professionnel de sante et concernent :

Dérogations obligatoires : déclaration de naissances et de décès, des


maladies obligatoires, des accidents de travail, de maladies
professionnelles, des certificats d'internement

168
Dérogations légales : Abus sur mineurs ou à une personne qui n'est
pas en mesure de se protéger en raison de son âge ou de son état
physique ou psychique, et lorsque le patient est susceptible d'être
dangereux. S’agissant de l’information qui peut être portée aux
ayants droit du patient,
Dans les trois cas suivants :
- Connaître les causes de la mort
- Défendre la mémoire du défunt
- Faire valoir un droit à un ayant droit
169
Merci pour votre
attention

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