• Plan :
Introduction
• Approche historique
• Le champ d’affectation des transferts internationaux des fonds
Cas du Maroc
• Répartition et évolution des migrants marocains
• Répartition géographique des transferts de fonds vers le Maroc en 2016
• Les canaux des transferts de fonds
• Le poids des transferts de fonds dans l’économie marocaine
• Le poids des transferts de fonds dans l’économie marocaine
• Comparaison des flux financiers vers le Maroc
• Le rôle social des transferts de fonds
• Cas de la Tunisie
• I – La situation migratoire
• Flux migratoire
• Principaux pays d’accueil
• II - Transferts de fonds :
• Flux entrants des transferts de fonds
Impact des transferts de fonds
• Cas de l’Égypte
• Contexte général
• Transfert de fonds des migrants en Égypte
• La contribution des transferts de fonds dans l'économie égyptienne
• Stratégie égyptienne pour l’encouragement des transferts de fonds
• Conclusion
• Cas de l’Égypte
Contexte général
L'Égypte est l'un des principaux pays exportateurs de main-d'œuvre. Le mélange des
émigrants égyptiens comprend le travail de presque toutes les professions et spécialisations,
les émigrants répartis dans le monde entier. Au Moyen-Orient, les Egyptiens migrent en
grande partie vers les pays producteurs de pétrole du Golfe et de la Libye, et dans une
moindre mesure vers le Liban et la Jordanie. Hors du Moyen-Orient, les Egyptiens migrent
vers les États-Unis, l'Europe, le Canada, l'Australie et le Japon. L'émigration vers les pays
producteurs de pétrole est toujours «temporaire», car les lois sur la résidence dans ces pays
refusent la résidence permanente aux émigrants. Les émigrés égyptiens qui cherchent une
résidence permanente à l'étranger n'ont d'autre choix que d'aller dans des pays où une telle
résidence est autorisée, en particulier en Australie, dans les pays européens et aux États-Unis.
Transfert de fonds des migrants en Égypte
• L’Égypte et le Nigéria font partie des principales destinations des transferts de fonds
des migrants, indique le dernier rapport de la Banque africaine de
développement, Perspectives économiques en Afrique 2017.
• Ces deux pays ont reçu 64 % de tous les transferts vers l’Afrique en 2017, 20 milliards
de dollars vers l’Égypte et 23 milliards vers le Nigéria.
• Graph 1: d’après le rapport de la banque mondiale intitulé « Migration et transfert de
devises » :
Avec 19 milliards de dollars en 2016, d’après le rapport de la banque mondiale intitulé
« Migration et transfert de devises », c’est le Nigeria qui arrive en tête des pays
africains qui reçoivent le plus de transferts de leurs ressortissants vivant à l’étranger.
L’Egypte vient en deuxième position ses 16,6 milliards de dollars, ce qui est
également lié à sa forte population.
Cependant, l’Egypte bénéfice également de sa proximité géographique, linguistique et
culturelle avec les pays du Golf.
Graph 2
L’Egypte continue d’être le 1er receveur de fonds de la région Moyen-Orient et Afrique du
Nord (Mena). En effet, les transferts d’argent vers cette région ont progressé de 9,3% pour
atteindre 53 milliards de dollars en 2017, sous l’effet des flux importants vers l’Egypte, en
réponse à des prévisions de taux de change plus stables. C’est ce qui ressort de la nouvelle
note d’information de la Banque mondiale sur les migrations et le développement.
• La contribution des transferts de fonds dans l'économie égyptienne
• L'importance des envois de fonds dans le pays d'origine pourrait être évaluée sur la
base de plusieurs indicateurs, y compris la proportion des envois de fonds dans le PIB.
• En moyenne, au cours de la période 1985-2010, le rapport entre les envois de fonds et
le PIB a été d'environ 4%. D'un autre côté, les envois de fonds moyens par habitant ont
atteint un sommet en 2008 (environ 105 dollars). Les envois de fonds annuels moyens
par habitant entre 1985 et 2009 ont été d'environ 61,4 dollars. Ces chiffres peuvent
sembler faibles, mais si l'on tient compte du nombre moyen de membres de la famille
par émigrant, en plus du revenu moyen par habitant dans le pays, ces chiffres
deviennent très significatifs au niveau des ménages.
• Stratégie égyptienne pour l’encouragement des transferts de
fonds
L’Egypte avait des règles très strictes mises en place en matière de rétention et
traitant en devises étrangères, ce qui a conduit à un marché noir florissant pour les
devises étrangères.
Un réseau très actif des agents du marché noir des devises collectées par les
Égyptiens travaillant à l'étranger à utiliser, par des canaux informels, pour financer la
contrebande de marchandises étrangères et d'autres activités commerciales illicites.
Pour contrôler le marché noir, le gouvernement a tenté de réformer progressivement
et en partie sa politique de change. Au cours de la période 1983-1985, plusieurs
primes de change ont été attribuées aux migrants qui ont converti leur épargne de
l'étranger.
Enfin, en 1991, le gouvernement a aboli le système de taux de change à deux
vitesses et l'a remplacé par le taux de change unifié. Cela a donné lieu à la
libéralisation complète de la livre égyptienne, évitant ainsi les éventuels effets
négatifs de la politique de change sur l'afflux des envois de fonds.
• Conclusion
• Les transferts de fonds constituent le principal lien entre la migration et le
développement. Ils constituent un enjeu majeur de la migration sur le plan micro et
macroéconomique.
• Par conséquent, il est dans l’intérêt de ces pays à encourager et inciter à d’avantage de
transfert, mais tout en les canalisant vers des activités porteuses susceptibles d’ouvrir
le chemin du développement
• Ainsi que les gouvernements des différents pays arabes est principalement (Maroc,
Tunisie et Egypte) Doivent assurer un bon climat aux investisseurs résidant à
l’étranger : les informer des opportunités d’investissement, éviter les lourdeurs
administratives lors de la création de leur entreprise. mais aussi faire profiter
pleinement les régions des transferts qui y atterrissent.
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