Rome
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antique.html
Situation géographique :
La ville de Rome est située au centre de la péninsule italienne, au sud de l'Europe et dans une
position centrale du bassin méditerranéen. Le site même de la ville, avec ses sept collines et un
espace marécageux au bord du Tibre, dans la plaine du Latium, est propice aux échanges
commerciaux. Les premiers Romains se sont probablement installés sur la rive gauche du Tibre, à
environ 20 km de l’embouchure du fleuve. Le premier village indépendant se trouve sûrement sur le
Palatin. D’autres se sont formés sur le Quirinal, l’Esquilin, le Capitole et sur les collines du Cælius. Au
sommet de chaque colline se tient une citadelle protégeant les habitants. Très tôt, ces villages ont
procédé à un synœcisme (réunion de maisons) pour former la ville de Rome. Autour de cette
période, il existe probablement des extensions vers le sud ainsi que le long de la rive gauche jusqu’à
l’embouchure du Tibre.
Naissance de la ville légende :
La naissance de Rome est évoquée dans des récits légendaires racontés par Virgile, Tite-Live et Denys
d'Halicarnasse, entre autres. Dans l’Énéide, long poème à la gloire de l'empereur Auguste, Virgile
raconte les aventures du troyen Énée, fils de Vénus. Celui-ci parvient à s'enfuir de Troie quand celle-
ci est saccagée par les Achéens avec son fils Ascagne (ou Iule), un groupe de Troyens et en portant
son père Anchise sur ses épaules. Après de nombreuses aventures et des amours contrariées avec
Didon, la reine de Carthage, il débarque dans le Latium où il fonde la ville de Lavinium. Son fils
Ascagne fonde Albe-la-Longue. Cette légende permet de donner à Jules César et son héritier Auguste
une origine divine puisqu'ils se présentent comme les descendants d'Ascagne.
Après Ascagne, douze rois se succèdent à Albe. Le treizième, Numitor, est détrôné par son frère
Amulius. Pour écarter tout futur rival, celui-ci fait de sa nièce, Rhéa Silvia, une vestale, c'est-à-dire
une prêtresse de Vesta ayant l'obligation de rester vierge. Mais le dieu Mars tombe amoureux d'elle
et de leur union naissent des jumeaux, Romulus et Rémus. La jeune vestale est emmurée vivante et
ses fils sont exposés sur le Tibre (selon Denys d'Halicarnasse de nombreuses versions existent, tout
aussi bien sur le viol que sur la peine infligée). Ils sont d'abord recueillis par une louve qui les allaite
puis par un couple de bergers qui les élève.
Devenus adultes, ils restaurent le trône de leur grand-père Numitor et décident de fonder une
nouvelle ville. Ils s'en remettent aux auspices pour savoir lequel d'entre eux régnera sur la ville, mais
une dispute éclate entre les deux frères. Au cours de la querelle, Romulus tue Rémus. Cette légende
prend sa forme définitive à la fin du IVe siècle av. J.-C. Selon la tradition, la fondation de Rome
remonte à 753 av. J.-C. Les Romains comptent les années à partir de la date supposée de la naissance
de leur cité (Ab Urbe condita).
Les étrusques :
L'histoire des débuts de la République est très obscure : en dehors des découvertes archéologiques,
qui ne permettent qu'exceptionnellement une narration des événements, on ne possède pas de
sources contemporaines de cette période. On ne peut donc en écrire l'histoire qu'à partir des récits
historiques qu'en donnent les Romains eux-mêmes, récits souvent imprécis, parfois contradictoires,
où la légende et la réécriture à des fins politiques se mêlent au souvenir des évènements les plus
anciens. Néanmoins, bien qu'il soit évident que la tradition enjolive les faits pour ne pas donner à
Rome le mauvais rôle, il est aujourd'hui admis que la tradition romaine se base sur des faits
historiques, même s'il est très difficile et souvent impossible de démêler le vrai du faux.
Selon les traditions, Junius Brutus, le neveu du dernier roi Tarquin le Superbe, est le fondateur
légendaire de la République romaine, en 509 av. J.-C. Tarquin est renversé, car il use de ses pouvoirs
pour instituer une tyrannie. Ses abus sont si extrêmes que le Sénat et le peuple de Rome voient
même le concept de la monarchie comme odieux. Le Sénat perd le contrôle de l'élection des
nouveaux sous la dynastie étrusque des Tarquins, et c’est cette atteinte à la souveraineté du Sénat,
plutôt qu’une tyrannie intolérable, qui pousse les patriciens, plutôt que le peuple entier, à chasser le
dernier roi. Tarquin le Superbe soulève des villes étrusques contre la république naissante qui les
vainc. Porsenna, roi étrusque de Clusium, assiège alors Rome pour rétablir Tarquin, mais renonce
devant l’obstination des Romains. Les auteurs modernes remettent en cause tous les divers
évènements obscurs narrés par les historiographes romains, notamment l'épisode de Porsenna.
Cependant, nombre de villes latines se défont du joug étrusque à la fin du VIe siècle av. J.-C. Le tyran
se réfugie ensuite à Tusculum où il pousse son gendre Octavius Mamilius à la guerre. Allié des Latins,
il mène l'ultime combat contre Rome au lac Régille où il est vaincu, puis meurt quelques années plus
tard à Cumes où il fait de son hôte, le tyran Aristodème, son héritier.
Quelques légendes suggèrent que la Monarchie diffère radicalement de la République naissante. Il
est plus probable qu'il y ait eu une transition plus graduelle. Il se peut qu'il y ait eu un renversement
rapide de la Monarchie, mais le seul changement immédiat à ce moment-là est le remplacement du
roi par une magistrature à deux têtes limitées en temps. Les autres changements se sont
probablement produits plus progressivement que la tradition ne le suggère.
Le philologue et comparatiste Georges Dumézil voit dans la succession des premiers rois un exemple
des fonctions tripartites indo-européennes : Romulus le fondateur et le pieux Numa Pompilius
exercent la fonction souveraine, à la fois organisatrice et sacerdotale, Tullus Hostilius la fonction
guerrière, Ancus Marcius la fonction productrice. À chaque souverain légendaire, on attribue donc
une contribution particulière dans la naissance et la création des institutions romaines et dans le
développement socio-politique de la cité. Des rois étrusques, Tarquin l'Ancien urbanise Rome,
Servius Tullius organise la population citadine et militaire et Tarquin le Superbe, par son
comportement, précipite l'instauration de la République.
Contexte social :
La société romaine antique (societas hominum) s’organise selon une hiérarchie strictement définie,
où chacun a son rang qui lui définit ses droits et ses devoirs.
On ne peut pas parler de classe sociale, car les clivages ne sont pas strictement socio-économiques,
mais sont basés sur un droit ou statut des hommes, individuellement ou collectivement. La place
d'un homme est définie par sa fonction dans la hiérarchie des institutions et des lois, autant que par
sa richesse et bien plus par son origine. C'est une association basée sur le droit et l'intérêt commun.
La société romaine met en place, dès le VIe siècle av. J.-C., le cens, une sorte d'état civil. Sous la
monarchie romaine existaient deux classes principales, les nobles et le peuple (populus), outre les
esclaves et les non-citoyens. Après l'instauration de la République, la société romaine se définissait
elle-même comme une société d'ordres (ordines) implacablement stratifiée. Les possibilités
d'ascension dans l'échelle sociale étaient réelles, même si la quasi-totalité de la population restait
très pauvre. Pendant près d'un millénaire, Rome allait cependant évoluer et ses structures sociales se
modifier pour donner naissance à la société médiévale.
Le statut social et juridique des esclaves dans la Rome antique a varié selon les époques. Le droit
archaïque (ius civile Quiritium) était d'inspiration patriarcale ; l'esclave vivant dans les mêmes
conditions que son maître et famille. Après l'afflux d'esclaves provoqué par l'expansion territoriale du
IIIe siècle av. J.-C., le commerce et l'exploitation des esclaves a été plus dur : l'esclave ne devenant
plus qu'une chose (servi pro nullis habentur).
Les affranchis avaient un statut intermédiaire spécifique : ils bénéficiaient des droits civils et
politiques attachés à la citoyenneté, à l'exception du droit d'être élu magistrat. Leurs fils, en
revanche, devenaient des citoyens à part entière.
Selon le droit romain (ius civile), seuls les citoyens romains ont les pleins droits civils et politiques.
Ces statuts se sont créés et modifiés suivant les époques (voir la partie historique de cet article pour
plus de détail).
Le status familiae est le statut de la femme, de l'individu dans la famille. Les Patres familias ont toute
l'autorité dans la famille (patria potestas), et chacun est soumis à lui sur la base de l'« adgnatio »
(parenté seulement du côté du père). Les alieni iuris (personnes soumises complètement à l'autorité)
et les sui iuris (les personnes autonomes, et celles qui peuvent prétendre au pater familias). Les fils
de famille Filius familias ont le ius suffragii et le ius honorum, mais ce droit reste limité à la volonté
du patriarche.
Contexte culturel :
À partir du IIIe et IVe siècles, les portraits impériaux tournent à l’imposant colossal (telles la statue de
Constantin Ier), tandis que la généralisation de l’inhumation donne une nouvelle impulsion à l’art du
bas-relief sur les sarcophages, aux thèmes décoratifs dionysiaques ou paléochrétiens.
Les Romains révolutionnent le support écrit des livres, en lui donnant la forme moderne que nous
connaissons : ils généralisèrent le codex, volume de feuilles reliées plus maniable et plus aisé à lire
que le traditionnel rouleau. Le livre est devenu un objet maniable, facile à transporter, à ranger,
lisible par un seul individu. Mais il reste un objet cher, même si le nombre de volumes en circulation
augmente considérablement. L'usage du parchemin, plus solide, mais plus coûteux s'étend aux
dépens du papyrus. Le passage de volumen au codex, parfois de taille très réduite, a comme
conséquence la perte d'une partie des textes antiques qui ne sont plus consultés. La place de l'écrit
dans la société devient de plus en plus importante.
À partir du IVe siècle, la source de la littérature est essentiellement chrétienne. La correspondance de
quelques grands esprits du temps, très bien conservée, permet d'avoir une connaissance fine des
mentalités de l'Antiquité tardive. La rhétorique grecque est utilisée par les Pères de l'Église, que ce
soit pour rédiger des sermons, expliquer les textes saints ou tenter de convaincre les non-chrétiens.
L'hagiographie se multiplie. Tout en racontant la vie des saints à la manière de Suétone ou Plutarque,
elle se concentre sur les vertus chrétiennes de saints pour en faire des exemples pour le lecteur. Aux
VIe et VIIe siècles, le genre hagiographique multiplie les récits de miracles, qui l'emportent sur
l'exemple moral. Il n'est donc pas étonnant que l'œuvre majeure de l'Antiquité tardive soit une
œuvre religieuse. Il s'agit de l'œuvre La Cité de Dieu d'Augustin d'Hippone, achevée en 423. Il
réplique de manière magistrale aux détracteurs du christianisme qui rendaient la religion
responsable du sac de Rome de 410. Dans sa théorie des deux cités, il développe l'idée que Rome est
une cité terrestre donc mortelle. La cité des chrétiens est le royaume de Dieu qui les attend après la
mort. Ils ne doivent donc pas lier leur foi chrétienne à l'existence de Rome même s’ils doivent servir
l'Empire loyalement.
Contexte politique :
Alors qu'aux débuts de la République ce sont les consuls qui détiennent le pouvoir, petit à petit le
Sénat émerge et s'impose au sein des institutions romaines. L'assemblée devient permanente et
assoit son autorité sur les magistrats romains à la fin du IVe siècle av. J.-C., passant d'un conseil des
anciens à l'organe principal du pouvoir dont les magistrats sont les subordonnés. Le Sénat romain est
tourné essentiellement vers la politique étrangère. Alors que son rôle dans les conflits armés se
limite théoriquement à celui de conseiller, le Sénat finit par superviser ces conflits. Le Sénat gère
également l’administration civile au sein de la ville. Alors que le Sénat peut influencer la
promulgation de lois, il ne fait pas officiellement ces lois. Les assemblées législatives, qui sont
considérées comme l'incarnation du peuple de Rome, font les lois domestiques qui gouvernent le
peuple. Le Sénat promulgue des décrets appelés senatus consultum. Officiellement, il s’agit de
« conseils » donnés aux magistrats, bien qu’en pratique, ces décrets sont souvent suivis à la lettre par
ceux-ci.
Pendant toute la République, les citoyens sont répartis en centuries à des fins militaires, et en tribus
à des fins civiles. Chacun des deux groupes se rassemble pour des buts législatifs, électoraux et
judiciaires. Les comices centuriates sont organisées d’une manière très aristocratique. Selon cette
organisation, les classes les plus élevées contrôlent suffisamment de centuries pour obtenir la
majorité à chaque vote. Seules, les comices centuriates peuvent élire les consuls, préteurs et
censeurs, déclarer une guerre offensive, ou encore valider le cens. Les comices tributes élisent les
questeurs, les édiles curules et les tribuns militaires. Elles ont également le pouvoir d’instruire des
cas judiciaires. Le concile plébéien ne représente pas tout le peuple, car les patriciens en sont exclus.
Le concile plébéien élit ses propres représentants (tribuns de la plèbe et édiles plébéiens, considérés
comme des magistrats). En effet, le concile plébéien est l’assemblée des tribus plébéiennes alors que
les comices tributes sont l’assemblée des tribus « patricio-plébéiennes ».
Les magistratures sont électives et annuelles, hormis la censure et la dictature. Tous les magistrats
ont un certain rang de pouvoir. Les dictateurs possèdent plus de pouvoirs que n’importe quel autre
magistrat, suivi des consuls et des préteurs, magistrats ordinaires. Chaque magistrat peut seulement
bloquer par son veto une action prise par un magistrat de rang égal ou inférieur au sien. Par
conséquent, aucun magistrat ne peut s’opposer par son veto aux décisions du Sénat ou des
assemblées. Comme les tribuns de la plèbe et les édiles plébéiens ne sont pas à proprement parler
des magistrats, ils ne sont pas concernés par la répartition des « pouvoirs majeurs ». En général, cela
fait d’eux des magistrats indépendants des autres. Ils ne peuvent voir leurs actes bloqués par le veto
des consuls. Si un magistrat, une assemblée ou le Sénat ne se conforment pas aux ordres d’un tribun,
celui-ci, en usant de l’intercessio, pourra bloquer cette action particulière. Chaque magistrat
républicain détient certains pouvoirs (potestas), qui comprennent l’imperium, la coercitio et
l’auspicia (pouvoirs religieux). Ces pouvoirs sont équilibrés par plusieurs contraintes
constitutionnelles, incluant la collégialité (collega), le droit des citoyens d’en appeler au peuple
(provocatio) et une division constitutionnelle des pouvoirs (provincia). Seul le peuple de Rome
(plébéiens et patriciens) a le droit de conférer ces pouvoirs à un magistrat.
Jules César
De 100 à 30 av. J.-C. : Jules César
VERS 100 AV. J.-C.
Naissance de Jules César :
Caius Julius Caesar naît dans une riche et noble famille romaine. Très tôt, il s’engage dans la vie
politique et construit sa carrière en s’appuyant sur le peuple.
EN 60 AV. J.-C.
Alliance avec Pompée et Crassus :
Face à un Sénat divisé et dans un climat de guerre civile, Jules César s’entend secrètement avec le
général Pompée et le très riche Crassus qui a financé sa carrière. Les 3 hommes se partagent le
pouvoir sur le territoire romain : C’est le premier triumvirat. Mais des conflits éclatent au sein de
cette alliance.
ENTRE 58 ET 51 AV. J.-C.
Jules César conquiert la Gaule celtique :
Les Celtes (habitants de la Gaule) se rebellent et résistent avec bravoure.
EN 52 AV. J.-C.
Jules César vainc la Gaule :
Le triomphe est complet : Il apporte un nouveau territoire à Rome ainsi qu’un million d’esclaves
gaulois.
EN 49 AV. J.-C.
Jules César s’empare de Rome :
Il franchit avec ses légions le Rubicon, une rivière frontière entre la Gaule cisalpine et l’Italie, et
marche sur Rome. Pompée s’enfuit en Grèce avec une partie du Sénat, mais il est battu par Jules
César en 48 avant J.-C, avant d’être assassiné en Égypte. Jules César devient progressivement le
maître absolu de Rome et y apporte une certaine paix. Il est élu par le Sénat “dictateur à vie” et
détient tous les pouvoirs. Jouissant d’un fort soutien de l’armée, il muselle le Sénat. Pour ancrer sa
popularité à Rome, il fait construire de grands monuments qui rappellent sa gloire. Il élève un temple
tout en marbre à celle qu’il considère comme sa mère divine : Vénus (déesse de l’amour). Bien qu’il
s’en défende, il semble tenté par le pouvoir royal que les Romains haïssent.
EN 47 AV. J.-C.
Jules César assiège Alexandrie en Égypte :
Il place ensuite sur le trône l’égyptienne Cléopâtre VII qui lui donne un fils, Césarion.
EN 45 AV. J.-C.
Une grande partie du bassin méditerranéen est sous le contrôle de Rome.
EN 44 AV. J.-C.
Jules César est assassiné :
Certains sénateurs, craignant qu’il ne finisse par se proclamer roi, l’affligent de 23 coups de poignard.
Octave et Marc Antoine se partagent l’Empire romain :
Après l’assassinat de Jules César, 2 hommes revendiquent son héritage : Octave, son petit-neveu et
fils adoptif par testament, et Marc-Antoine, son lieutenant. Ils se lient dans un premier temps en
s’attribuant chacun une partie de l’Empire romain : Octave s’octroie l’Occident et Marc-Antoine
l’Orient.
EN 43 AP. J.-C.
Les Romains envahissent l’Angleterre.
EN 31 AV. J.-C.
Octave et Marc Antoine s’affrontent lors de la bataille navale d’Actium :
Octave écrase la flotte de Marc-Antoine et de la reine égyptienne Cléopâtre au large des côtes grecs.
EN 30 AV. J.-C.
Marc-Antoine se suicide en Égypte, ainsi que la reine égyptienne Cléopâtre.
L’Égypte devient une province romaine.
Brutus
Marcus Junius Brutus Cæpio (vers 85 av. J.-C. - 23 octobre 42 av. J.-C.) est un sénateur romain, juriste
et philosophe de la fin de la République romaine, fils de Servilia, la maîtresse de Jules César, auquel il
porta le dernier coup, en le poignardant le 15 mars 44 av. J.-C.
Brutus possède à la fois l'image du traître par excellence, pour sa participation à la mort de César, qui
lui avait pardonné son adhésion au parti de Pompée, et celle d'un homme vertueux, qui préféra
toujours le salut de la République au sien.
Plutarque dresse de lui un portrait tragique et vertueux, constatant que « même ceux qui lui veulent
du mal pour ce qu'il conjura à l'encontre de César, s'il y a eu aucune chose généreuse faite en toute
la conjuration, l'attribuent à Brutus ».
Devenu préteur, son tribunal fut constamment couvert de lettres lui enjoignant d'être digne du nom
de Brutus. Restant fermement républicain malgré les faveurs de César, il participa à l'organisation
d'un coup d'État « légaliste » contre le dictateur avec Cassius Longinus, Publius Servilius Casca,
Cimber Tillius et Decimus Junius Brutus Albinus, lui aussi ami de César. Les meneurs de l'assassinat de
César attribuèrent à Brutus le rôle de fidèle poursuivant des traditions familiales en dépeignant César
comme avide du titre de roi et de l'autorité royale.
Aux Ides de Mars, il fut présent au Sénat et donna un coup de poignard à César, mais refusa que le
Sénat ne fasse également mourir Marc Antoine. César, au moment de mourir, le voyant au nombre
des conjurés, se serait alors écrié en grec « καὶ σύ, τέκνον » (« Kaì sú, téknon », en latin « Tu quoque
mi fili »), signifiant « Toi aussi, mon fils ».
Cléopâtre
Elle règne sur l’Égypte entre -51 et -30 avec ses frères-époux Ptolémée XIII et Ptolémée XIV, puis aux
côtés du général romain Marc Antoine. Elle est célèbre pour avoir été la compagne de Jules César
puis de Marc Antoine, avec lesquels elle a eu plusieurs enfants. Partie prenante dans la guerre civile
opposant Marc Antoine à Octave, elle est vaincue à la bataille d'Actium en -31. Sa défaite va
permettre aux Romains de mener à bien la conquête de l’Égypte, événement qui marquera la fin de
l'époque hellénistique.
Cléopâtre est un personnage dont la légende s'est emparée de son vivant même. Sa mort tragique
n'a fait qu'ajouter au romanesque qui l'entoure et peut, pour cette raison, nuire à une approche
objective de celle qui a été l'une des femmes les plus célèbres de l'Antiquité.
Constantin 1er :
Constantin Ier (Flavius Valerius Aurelius Constantinus en latin), né à Naissus en Mésie (aujourd'hui Niš
en Serbie) le 27 février 272, est proclamé 34e empereur romain en 306 par les légions de Bretagne
(actuel sud de la Grande-Bretagne), et mort le 22 mai 337 après 31 ans de règne. C'est une figure
prépondérante du IVe siècle.
L'empereur Constantin Ier mène une politique militaire, religieuse et économique profondément
réformatrice, qui lui permet de réunir sous son unique autorité un Empire romain affaibli et divisé. Il
se débarrasse des empereurs Maxence en 312 (bataille du pont Milvius) et Licinius en 324 (bataille
d'Andrinople). Son règne voit l'établissement de la liberté de culte individuel, qui met fin aux
persécutions des chrétiens (édit de Milan, 313).
Il met provisoirement fin aux dissensions des Églises d'Orient en convoquant le premier concile de
Nicée (325), et affirme son autorité dans le domaine religieux : c'est le césaropapisme. Il instaure une
monnaie stable (le solidus, 312), développe l'administration centrale, défend les frontières de
l'Empire contre les Francs, les Alamans, les Sarmates, les Goths et les Sassanides. Il fonde en 330 une
nouvelle capitale à son nom, Constantinople (actuellement Istanbul).
Ses réformes favorisent largement l'essor du christianisme, vers lequel il se tourne progressivement,
et dont il est même devenu l'un des saints, pour l'Église orthodoxe.
Après l'abdication conjointe de 305, l'Empire a pour dirigeants deux Augustes : Constance Chlore et
Galère, et deux nouveaux Césars : Sévère et Maximin II Daïa, choisis selon le principe du mérite.
Constantin s'enfuit de Nicomédie, où Galère tente de le retenir, et rejoint son père en Bretagne
(l'actuelle Grande-Bretagne) quand celui-ci devient Auguste en 305. Peu après, le 25 juillet 306,
Constance Chlore décède à Eboracum. On assiste alors à un conflit entre le principe tétrarchique et
celui de l'hérédité, car un des deux Augustes a un fils en âge de gouverner. Lorsque Constantin est
acclamé Auguste par les troupes de son père, Galère se montre pragmatique et, face au fait
accompli, le reconnaît, mais seulement comme César.
Quelques mois plus tard, Maxence, fils de Maximien Hercule, est proclamé princeps par les
prétoriens et le peuple de Rome, mécontent de l'impôt de capitation. Son père accourt à ses côtés et
reprend le titre d'Auguste qu'il n'a abandonné qu'avec regret. Sévère, envoyé les combattre, est tué
en 307.
Galère fait alors appel à Dioclétien, qui accepte le consulat, et une conférence a lieu en 308 à
Carnuntum, qui réunit Dioclétien, Maximien Hercule et Galère, dans le but de rétablir la tétrarchie,
mais elle se solde par un échec :
Dioclétien refuse de revenir au pouvoir, et force Maximien à abdiquer de nouveau. Il reforme
la tétrarchie, avec en Orient Galère secondé par Maximin II Daïa et en Occident Constantin et
un nouveau venu, Licinius, officier illyrien sorti du rang, choisi par Galère.
Maximien et Maxence, déclarés usurpateurs, maintiennent leurs prétentions et, en Afrique,
Domitius Alexander proclame les siennes.
On a alors sept empereurs, une heptarchie, qui ressemble davantage à l'anarchie militaire du
IIIe siècle. Une première série de décès contribue à clarifier la situation : Maximien est assiégé dans
Marseille par Constantin et se suicide en 310, Domitius Alexander est battu en Afrique par Maxence
et est assassiné en 311, Galère meurt de maladie en 311.
Le rétablissement de l'unité de l'Empire (313-324)
En 311, à la mort de Galère, règnent quatre Augustes : Maximin II Daïa, Constantin, Licinius et
Maxence.
Constantin élimine Maxence le 28 octobre 312 à la bataille du pont Milvius, prend Turin, ce qui lui
permet de s'emparer de l'Italie et de régner en maître sur l'Occident. De son côté, Licinius défait
Maximin II Daïa à la bataille de Tzirallum (313) et règne sur l'Orient : une nouvelle dyarchie se met en
place entre Constantin et Licinius, scellée par un mariage entre Licinius et Flavia Julia Constantia, la
demi-sœur de Constantin. Ils signent ensemble l'édit de Milan légalisant le christianisme.
Les relations entre les vainqueurs ne tardent pas à se dégrader. À partir de 320, Constantin entre de
nouveau en conflit avec Licinius. Les sources chrétiennes présentent ce dernier comme ayant rompu
avec le christianisme, radié de l'armée les officiers qui refusent de sacrifier aux dieux, déposé
plusieurs évêques et imposé une série de restriction à leur culte : ces abus, réels ou exagérés pour les
besoins de la cause, permettent à Constantin de se présenter comme un libérateur des chrétiens.
Pendant une campagne contre les Barbares sur le Danube, ses troupes pénètrent sur le territoire
gouverné par Licinius, ce qui constitue un casus belli entre les deux empereurs : l'armée de
Constantin, plus aguerrie, en sort victorieuse. En 324, Licinius vaincu à la bataille d'Andrinople, puis à
celle de Chrysopolis, fait sa soumission à Nicomédie. Il est exécuté peu de temps après, ainsi que son
fils. C'est après sa victoire sur Licinius que Constantin, pour la première fois, fait apparaître sur ses
monnaies le symbole du labarum.
Les réformes sous Constantin (324-337)
La fondation d'une nouvelle capitale : Constantinople
Depuis la tétrarchie, Rome n'est plus dans Rome même. Les Augustes et les Césars ont vécu dans des
résidences impériales proches des secteurs qu'ils ont la charge de défendre, près du limes rhénan ou
danubien. La fondation d'une nouvelle capitale est décidée pendant la période aiguë du conflit pour
la domination de l'Empire. Constantin songe d'abord à Ilion, sur le site de l'ancienne Troie, où il fait
commencer des travaux, puis à Sardica (aujourd'hui Sofia) où il réside à partir de 317. C'est après la
bataille de Chrysopolis, remportée sur l'autre rive du Bosphore, qu'il se décide pour la cité grecque
de Byzance. C'est là que, le 8 novembre 324, il décerne à son troisième fils, le futur Constance II, le
titre de César.
À partir de 324, il transforme la ville en une « Nouvelle Rome », à laquelle il donne son nom,
Constantinople. Il l'inaugure en 330 après douze ans de travaux. Constantinople est bâtie sur un site
naturel défensif qui la rend pratiquement imprenable, alors que Rome est alors sans cesse sous la
menace des Germains. Elle est également proche des frontières du Danube et de l'Euphrate, là où les
opérations militaires pour contenir les Goths et les Sassanides sont des plus importantes. Elle est
enfin située en bordure des terres de vieille civilisation hellénique, région qui a le mieux résisté à la
crise du troisième siècle de l'Empire romain. Constantin la fait bâtir sur le modèle de Rome, avec sept
collines, quatorze régions urbaines, un Capitole, un forum, un Sénat. Dans les premiers temps, il
permet l'implantation de temples païens, mais très vite la ville devient presque exclusivement
chrétienne, et ne comportera que des édifices religieux chrétiens. Dès Constantin, la ville compte
100 000 habitants. Celui-ci y fait construire, le Grand Palais, l'hippodrome de Constantinople — le
nouveau nom donné aux cirques romains —, ainsi que l'église de la sagesse de Dieu (Sainte-Sophie).
Selon Sozomène, les richesses confisquées à Licinius, au temple de Delphes et à celui d'Éphèse ont
servi à la construction de la nouvelle capitale.
Hadrien
L’organisation de la ville de Rome :
A retenir :
Rome a connu env 500 de rep très conquérante et env 400 ans d’empire soucieux de la piax : « pax
romana ».
Il y a eu 3 guerres entre Rome et Carthage, appelées guerres puniques
Dans la chronologie :
La civilisation Etrusque est importante, elle a perduré env 300 ans et arrive d’Asie
occidentale et s’installe dans le nord de l’Italie sur un fleuve nommé Runom (hoy le Tibre) et
fondent Rome. C’est une société pacifique et de plaisir. On retrouve des masques mortuaires
souriants, on sourit dans la mort = on a épuisé tous les plaisirs de la vie. Il faut associer les
étrusques avec les Tarquin. Les étrusques sont des grands commerçants et des grands
artisans mais pas des guerriers. Deux classes sociales : maitres et esclaves, et polythéistes. Ils
ont fait le trait d’union entre les grecs et les romains.
Les systèmes de routes et d’égouts sont dus aux étrusques, non aux romains. Les romains les
ont bien évidemment améliorés.
La femme étrusque est totalement libre, c’est le matriarcat ! C’est la femme moderne, elle
décide de tout et participe au banquet. Mais la femme étrusque fait la guerre, les femmes
guerrières s’appellent les amazones. Elles font la jonction entre les dieux grecs et les dieux
romains.
Le Nords de l’Italie est organisé en 3 do-décapoles (association de 12 villes).
En 500 de conquête, Rome est pratiquement la ville la plus riche et la plus peuplée au monde.la
hiérarchie à Rome, 40% d’esclaves, 40% de pauvres et 20% de citoyens. La citoyenneté romaine est
calquée sur la citoyenneté grecque mais la citoyenneté romaine peut s’acheter.
Auteurs : Virgile, Tite live
2eme siècle, apogée de Rome, les romains sont oisifs et organisent des fêtes début de la
décadence romaine et la décadence des mœurs.
Devise de Rome : spqr :
Memento moris : souviens-toi que tu vas mourir leçon d’humilité et de morale.
Religion :
Les romains attendent des réponses/faveurs terrestres immédiates, ils ne préparent pas leurs vies
après la mort. Il n’y a pas de vie après la mort
Les vestales : 7 jeunes filles choisies parmi les familles citoyennes qui vont entretenir pendant 30 ans
le feu de Vesta (déesse du foyer). 10 années elles apprennent, 10 ans elles protègent, 10 elles
transmettent leur savoir. Elles doivent rester vierges pendant 30 ans.
Ce sont les seules femmes de la société romaines qui ont des pouvoirs, y compris le pouvoir de
gracier un m=condamné à mort.
Il n’y a pas de grands scientifiques chez les romains, mais il y a des architectes.
Amélioration du système routier, on borne les routes, amélioration du système d’égouts (a Paris
19eme siècle). Beaucoup d’hygiène : on le lave, on le parfume
A Rome : pater familia (règne absolu du père)
Le christianisme apparaît au milieu de l’empire romain. Les romains chrétiens ont été terriblement
persécutés. Le Jésus historique donne de l’espoir aux pauvres de l’époque, il est le premier à leur
parler et à les écouter. Tous les pauvres, partout veulent le voir et lui parler. Cela menace la paix
romaine car Jésus à une réputation très importante et cahque lieu où il se rend aboutit à un
capharnaüm, les gens se bousculent pour le voir. Les synagogues se vident, les pauvres juifs arrêtent
d’y aller pour aller écouter Jésus, donc les Rabins sont mécontents. Jésus est alors arrêté par Pons
Pilate pour menace de la paix sociale ; il est condamné à mort. A partir du moment de sa disparition,
la ferveur des pauvres qui l’écoutaient n’a fait que grandir. Jusqu’en env 100/150, les premiers
chrétiens se prosternent devant l’empereur. Ensuite ils refusent de se prosterner dans l’empereur :
ce sera les premières bases de la persécution des chrétiens par l’empire romain.
Les premiers chrétiens creusent sous terre, des catacombes et y vivent. On estime que de nombreux
chrétiens sont nés et morts dans les catacombes sans jamais en sortir.
Circus maximus : le plus grand cirque romain env. 3 terrains de foot qui pouvaient recevoir 80 000
spectateurs. On y faisait généralement des courses de chars.
Apogée de Rome : moment où il y avait le plus de fêtes. « Donner leur du pain et des jeux, et ils vous
suivront ». Les jeux et ces fêtes sont réalisés dans le but de garder la paix sociale : manipulation des
gens.
Le triumvirat : réunion de 3 empereurs : Crassus, Pompée et César
Chute de l’empire romain : -450, empire trop grand, ingérables : frontières trop vastes pour être
sécurisées + sicion entre empire romain occidental et oriental, la décadence et l’épidémie de la
peste.
Hadrien est le seul empereur qui va stopper les conquêtes