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Ms Hyd CHATER+MELLOUKI

Ce mémoire présente une étude expérimentale sur l'efficacité de la décantation lamellaire pour la clarification des eaux usées, réalisée à l'université de Tlemcen. Les expériences ont montré que la décantation à contre-courant avec un angle d'inclinaison de 120° a atteint un rendement de près de 96%, bien que des problèmes de colmatage aient été rencontrés. Des ajustements des débits entrants et sortants ont permis d'améliorer les résultats obtenus.

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Ms Hyd CHATER+MELLOUKI

Ce mémoire présente une étude expérimentale sur l'efficacité de la décantation lamellaire pour la clarification des eaux usées, réalisée à l'université de Tlemcen. Les expériences ont montré que la décantation à contre-courant avec un angle d'inclinaison de 120° a atteint un rendement de près de 96%, bien que des problèmes de colmatage aient été rencontrés. Des ajustements des débits entrants et sortants ont permis d'améliorer les résultats obtenus.

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‫الجمهورية الجزائريـة الديمـقراطيـة الـشـعـبـيـة‬

REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE


‫وزارة التـعـليـم العـالي و البـحث العـلمــي‬
Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
– ‫جـامعة أبي بـكر بلــقـايــد– تـلمســان‬
Université Aboubakr Belkaïd– Tlemcen –
Faculté de TECHNOLOGIE

MEMOIRE
Présenté pour l’obtention du diplôme de MASTER

En : HYDRAULIQUE

Spécialité : OUVRAGES HYDRAULIQUES

Par :

CHATER Leyes
&
MELLOUKI Sid Ahmed

Sujet

La décantation lamellaire dans l’épuration de l’eau par boues activées

Soutenu publiquement, le 26/06/2018, devant le jury composé de :

Mr. BOUCHELKIA Hamid Président


Mr. BESSEDIK Madani Encadreur
Mr. BOUMEDIENE Maamar Examinateur
Mme. MAROK Imen Examinatrice
DEDICACE

Je dédie ce modeste travail à :

A mes parents. Aucun hommage ne pourrait être à la hauteur de l’amour Dont

ils ne cessent de me combler. Que dieu leur procure bonne santé et longue vie.

A ceux que j’aime beaucoup et qui m’ont soutenue tout au long de ce projet :

toute ma famille, et mes amis, et bien sûr mon frère, mes sœurs, que j’aime.

A mon binôme Sid Ahmed et toute la famille MELLOUKI.

Et à tous ceux qui ont contribué de près ou de loin pour que ce projet soit

possible, je vous dis merci.

Leyes. CHATER
DEDICACE

A mes chers parents, pour tous leurs sacrifices, leur amour, leur tendresse, leur

soutien et leurs prières tout au long de mes études,

A ma chère petite sœur, pour son encouragement, et son plaisir rempli de joie

qui m'a soulagé de la pression de travail,

A mes chers frères, Toufik et Reda, pour leur appui et leur encouragement,

A toute ma famille pour leur soutien tout au long de mon parcours universitaire,

A mon binôme Leyes et toute la famille CHATER,

Que ce travail soit l’accomplissement de vos vœux tant allégués, et le fuit de

votre soutien infaillible,

Merci d’être toujours là pour moi.

Sid Ahmed. MELLOUKI


REMERCIEMENT

A l’occasion de la rédaction de ce mémoire de fin d’étude je tiens particulièrement à


remercie ALLAH de m’avoir accordé la foi, le courage, la volonté pour élaborer ce travail.

La première personne que nous tenons à remercier est notre encadreur Dr. BESSEDIK
Madani, pour l’orientation, la confiance, la patience qui ont constitué un apport considérable
sans lequel ce travail n’aurait pas pu être mené au bon port. Qu’il trouve dans ce travail un
hommage vivant à sa haute personnalité.

Nos profonds remerciements vont à : Monsieur le président du jury Mr. H.


BOUCHELKIA, Mr. BOUMEDIENE M. et Mme. MAROK I. pour l’honneur qui nous ont fait
en acceptant d’examiner ce modeste travail.

Par ailleurs, je remercie les responsables et les techniciens des laboratoires qui m’ont
beaucoup aidé au cours des expériences.

Nous remercions également toute l’équipe de la station d’épuration de AIN EL HOUTZ,


et particulièrement Mr. TABALLE M. un des agents de la station.

Nous tenons à exprimer nos sincères remerciements à tous les professeurs qui nous ont
enseigné et qui par leurs compétences nous ont soutenu dans la poursuite de nos études.

Enfin, on remercie tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à la réalisation de
ce travail.
Résumé

Le but du présent travail est de faire une étude expérimentale de l’efficacité de la


clarification de liqueur mixte par la décantation lamellaire.
Nous avons fait plusieurs expériences sur le pilote TE600 pour savoir l’efficacité de la
décantation lamellaire au niveau du laboratoire de traitement et épuration des eaux de la faculté
de technologie de l’université de Tlemcen.
Nous avons opéré de telle manière pour obtenir la meilleure clarification, en agissent sur
des paramètres mécaniques et géométriques tels que : la position des lamelles, la distance entre
les lamelles, l’alimentation en eau épurée (prélèvement des échantillons du bassin d’aération de
la station d’épuration de Ain el Houtz), des débits d’évacuation des eaux clarifiés, les boues en
excès et de la recirculation.
La décantation lamellaire à contre-courant avec un angle d’inclinaison des lamelles de
120° a donné un bon rendement qui est pratiquement de 96%.
Toutefois, nous avons rencontré des problèmes de colmatage. Pour y remédier, nous
avons procédé quelques réglages du débit (entrant et sortant), qui nous ont donnée des résultats
assez appréciables.
Mots clés : décantation lamellaire, eaux usées, épuration, boue, colmatage.

Abstract
The purpose of the present work is to make an experimental study of the efficiency of
clarification of aerated wastewater by lamellar settling.
We have done several experiments on the TE600 pilot to determine the efficiency of
lamellar settling at the water treatment and purification laboratory of the University of
Tlemcen's Faculty of Technology.
We operated in such a way as to obtain the best clarification, by acting on mechanical and
geometrical parameters such as: the position of the lamellae, the distance between the lamellae,
the supply of biologically purified water (taking samples from the aeration pool of the Ain el
Houtz wastewater treatment plant), clarifying water discharge rates, excess sludge and
recirculation.
Countercurrent lamellar settling at 120 ° slat tilting angle gave a good yield of almost
96%.
However, we have encountered clogging issues. To remedy this, we made some
adjustments of the flow (incoming and outgoing), which gave us quite appreciable results.
Keywords: lamellar settling, waste water, purification, mud, clogging.
‫الملخص‪:‬‬
‫الغرض من هذا العمل هو إجراء دراسة تجريبية لفعالية الترسيب لمياه الصرف الصحي عن طريق الترسيب الصفائحي‪.‬‬
‫لقد أجرينا العديد من التجارب على النموذج ‪ TE600‬لتحديد فعالية الترسيب الصفائحي في مختبر معالجة وتنقية المياه التابع‬
‫لقسم الري في جامعة تلمسان‪.‬‬
‫لقد عملنا بصفة للحصول على أفضل توضيح‪ ،‬من خالل التركيز على إعدادات ميكانيكية وهندسية مثل‪ :‬موقع الصفائح‪،‬‬
‫المسافة بين الصفائح‪ ،‬التزود بالمياه المعالجة بيولوجيًا (أخذ عينات من حوض تهوية ومعالجة مياه الصرف الصحي على‬
‫مستوى محطة عين الحوت)‪ ،‬تدفق تصريف المياه الموضحة‪ ،‬الوحل الزائد وتدفق إعادة التدوير‪.‬‬
‫أعطى الترسيب الصفائحي ضد التيار عند زاوية الميل ‪ °120‬نسبة مردود جيدة تقارب ‪.٪96‬‬
‫ومع ذلك‪ ،‬فقد واجهنا مشكالت إنسداد‪ .‬ولعالج هذا األمر‪ ،‬أجرينا بعض التعديالت على التدفق (الوارد والصادر)‪ ،‬مما أعطانا‬
‫نتائج ملحوظة للغاية‪.‬‬
‫الكلمات المفتاحية‪ :‬الترسيب الصفائحي‪ ،‬المياه القذرة‪ ،‬تصفية المياه‪ ،‬الوحل‪ ،‬اإلنسداد‪.‬‬
Liste des Abréviations et signes

MES : Matières en suspension (g/l).


O2 : Oxygène dissous (mg/l).
pH : Potentiel Hydrogène (mg/l).
DBO : Demande Biochimique en Oxygène (mg/l).
DCO : Demande Chimique en Oxygène (mg/l).
T : Température (C°).
Tur : Turbidité (NTU).
t : temps (s).
C° : Degré Celsius (°).
g : accélération due à la pesanteur (m/s2).
Q : le débit (m3/h).
Re : nombre de Reynolds.
STEP : Station d’épuration.
TE 600 : Pilote de coagulation floculation et décantation.
Position A : position des lamelles avec un angle d’inclinaison de 60°.
Position B : position des lamelles avec un angle d’inclinaison de 120°.
FM : force de décantation due à la pesanteur (N).
FT : force de traînée (N).
s : surface projetée (m2).
υρι : volume de la particule (m3).
v: vitesse de décantation de la particule.
υρι : volume de la particule (m3).
ρp : masses volumique de la particule.
ρl : masses volumique du fluide.
μ : viscosité dynamique de l’eau (pas.s).
θ : angle d’inclinaison des plaques.
C : Le coefficient de traînée.
Ψ : Facteur de sphéricité.
SH : surface libre du décanteur(m2) .
S : surface projetée d’une plaque (m2).
S’ : surface d’une plaque (m2).
Liste des tableaux

Tableau I.1 : Les différentes valeurs de a, n et C en fonction du nombre de Reynolds…………6

Tableau I.2 : Influence du facteur sphéricité pour les matériaux "plats"……………………….7

Tableau III.1 : Facteurs de conversion de la DBO5 en fonction du volume de prise………….66

Tableau III.2 : Les caractéristiques de l’eau usée épurée biologiquement dans la STEP……..72

Tableau III.3 : Evolution des MES pour la décantation lamellaire à contre-courant


« Position A »……………………………………………………………………………...….73

Tableau III.4 : Evolution de la DBO5, DCO, O2, T°, pH et la Turbidité pour la décantation
lamellaire à contre-courant « Position A »…………………………………………………….74

Tableau III.5 : Evolution des MES pour la décantation lamellaire à contre-courant


« Position B »............................................................................................................................76

Tableau III.6 : Evolution de la DBO5, DCO, O2, T°, pH et la Turbidité pour la décantation
lamellaire à contre-courant « Position B »……………………………………...…………..…76

Tableau III.7 : Evolution des MES pour la décantation lamellaire à co-courant


« Position A »…………………………………………………………………………………79

Tableau III.8 : Evolution de la DBO5, DCO, O2, T°, pH et la Turbidité pour la décantation
lamellaire à co-courant « Position A »………………………………………..…………….…80

Tableau III.9 : Evolution des MES pour la décantation lamellaire à co-courant


« Position B »............................................................................................................................82

Tableau III.10 : Evolution de la DBO5, DCO, O2, T°, pH et la Turbidité pour la décantation
lamellaire à co-courant « Position B »………………………………………………………...82

Tableau III.11 : Les rendements du pilote pour les différents types de décantation lamellaire
(à contre-courant et à co-courant) et les positions des lamelles (A et B)……………………….85

Tableau III.12 : Evolution des MES pour la décantation Classique………………………….86

Tableau III.13 : Evolution de la DBO5, DCO, O2, T°, pH et la Turbidité pour la décantation
classique………………………………………………………………………………………87
Tableau III.14 : Evolution des MES pour la décantation lamellaire à contre-courant en
« Position B » « 120° » (étude de colmatage d’un décanteur lamellaire avec un espace entre les
lamelles de 1 cm) « Expérience 1 »………………………………………………………......90

Tableau III.15 : Evolution de l’O2, T°, pH et la Turbidité pour la décantation lamellaire à


contre-courant en « Position B » « 120° » (étude de colmatage d’un décanteur lamellaire avec
un espace entre les lamelles de 1 cm) « Expérience 1 »……………………………………......91

Tableau III.16 : Evolution des MES pour la décantation lamellaire à contre-courant en


« Position B » « 120° » (étude de colmatage d’un décanteur lamellaire avec un espace entre les
lamelles de 1 cm) « Expérience 2 »……………………………………………………….…...94

Tableau III.17 : Evolution de l’O2, T°, pH et la Turbidité pour la décantation lamellaire à


contre-courant en « Position B » « 120° » (étude de colmatage d’un décanteur lamellaire avec
un espace entre les lamelles de 1 cm) « Expérience 2 »………………...………………….…..95

Tableau III.18 : Evolution des MES pour la décantation lamellaire à contre-courant en


« Position B » « 120° » (étude de colmatage d’un décanteur lamellaire avec un espace entre les
lamelles de 1 cm) « Expérience 3 »………………………………………………………...….99

Tableau III.19 : Evolution de l’O2, T°, pH et la Turbidité pour la décantation lamellaire à


contre-courant en « Position B » « 120° » (étude de colmatage d’un décanteur lamellaire avec
un espace entre les lamelles de 1 cm) « Expérience 3 »……………………………………....100
Liste des figures

Figure I.1 : Forces agissantes sur une particule qui chute………………………………..….…4

Figure I.2 : Schéma de la décantation à flux vertical (particules grenues)……………………...8

Figure I.3 : Schéma de la décantation à flux horizontal (particules grenues)…………………...9

Figure I.4: Efficacité comparée de décantations horizontale et verticale (particules grenues)


………..……………………………………………………………………………………….10

Figure I.5 : Schéma de la décantation à flux horizontal (particules floculées)………………..11

Figure I.6 : Elimination des particules floculées en décantation diffuse : relation entre temps,
la hauteur effective et le rendement de décantation…………………………………………....12

Figure I.7: Décantation en piston : courbe de Kynch……………………………………...….13


Figure I.8 : Courbe de Kynch ………………………………………………………..……….13

Figure I.9 : Courbe de Kynch (Interprétation)………………………………………..………15

Figure I.10 : Colonne de décantation………………………………………………………....16

Figure I.11 : Courbes de même pourcentage d’élimination des particules……………………17

Figure I.12 : Variation du temps de rétention et de la charge superficielle en fonction du


rendement……………………………………………………………………………………..18

Figure I.13 : Décanteur horizontal (longitudinal)………………………………………..…...19

Figure I.14 : Exemple simplifié de décanteurs dits statiques…………………………………21

Figure I.15 : Schéma de principe de fonctionnement d'un décanteur à circulation…………...22

Figure I.16 : Décanteur flux verticale à pulsations………………………………………...…23

Figure I.17 : Schéma d'un décanteur lamellaire………………………………………………24

Figure II.1 : Bassin de décantation idéal avec 3 paliers…………………………………….…27

Figure II.2 : Gain théorique possible sur un ouvrage de hauteur élémentaire H/n…………….27

Figure II.3 : Gain théorique possible sur un ouvrage de hauteur élémentaire H/n et longueur
L/n…………………………………………………………………………………………….28

Figure II.4: Décantation lamellaire a plaque : effet cumulé des surfaces unitaires………..….29

Figure II.5 : Décanteur à tubes inclinés à 60°…………………………………………..…….31

Figure II.6 : Forces agissant sur une particule déposée dans un tube incliné à 60°……….…...31
Figure II.7 : Exemple de décanteur lamellaire………………………………………………..33

Figure II.8 : Décanteurs à lamelles……………………………………………………....…..34

Figure II.9 : système à contre-courant (les plus utilisés)…………………………….…...….34

Figure II.10 : Schéma de principe des décanteurs lamellaires à lits de boues pulses………..36

Figure II.11 : Décanteur lamellaire a contact de boues…………………………………...…..37

Figure II.12 : Décanteur à contre-courant………………………………………………..…...38

Figure II.13 : Décanteur à co-courant……………………………………………………..….39

Figure II.14 : Décanteur à courants croisés…………………………………………………...40

Figure II.15 : description d’un décanteur lamellaire (Ouvrage de petites collectivités à


alimentation frontale)…………………………………………………………………………41

Figure II.16 : Représentation du comportement de la boue et d’épaississement……………...43

Figure II.17 : Faisceaux ou lamelles constituées……………………………………………..46

Figure II.18 : Concept simplifié des boues actives…………………………………………...47

Figure III.1 : Construction du pilote TE-600………………………………………………....54

Figure III.2 : Pilote de coagulation-floculation et décantation (TE-600) (laboratoire du


Département d’Hydraulique, Université de Tlemcen)…………………………………….…..55

Figure III.3 : Liste des vannes du pilote TE-600…………………………………………...…55

Figure III.4 : Etuve…………………………………………………………………………...58

Figure III.5 : Dispositif de filtration………………………………………………………….58

Figure III.6 : Balance……………………………………………………………………..….58

Figure III.7 : Capsule et papier filtre………………………………………………………...58

Figure III.8 : pH mètre……………………………………………………………………….60

Figure III.9 : Billes de verre………………………………………………………………….63

Figure III.10 : Réacteur DCO………………………………………………………………..63

Figure III.11 : Pipette graduée…………………………………………………………….…63

Figure III.12 : Réactifs…………………………………………………………………….....63

Figure III.13 : Turbidimètre……………………………………………………………….....64


Figure III.14 : Oxymètre………………………………………………………………….….65

Figure III.15 : Armoire thermostatique (Incubateur)……………………………………..….67

Figure III.16 : DBO mètre…………………………………………………………………....67

Figure III.17 : « Position A » angle d’inclinaison des lamelles 60°……………………….....68

Figure III.18 : « Position B » angle d’inclinaison des lamelles 120°……………………...….69

Figure III.19 : Histogramme de rendement pour une décantation à contre-courant avec des
lamelles en « Position A »……………………………………………………………………..73

Figure III.20 : Histogramme de la variation de tous les paramètres (O2 , T°, Ph) avant et après
la décantation à contre-courant avec des lamelles en « position A »…………………………..74

Figure III.21 : Histogramme de la variation de la turbidité avant et après la décantation à


contre-courant « Position A »………………………………………………………………....74

Figure III.22 : Histogramme de la variation de la DCO et la DBO5 avant et après la décantation


à contre-courant « Position A »…………………………………………….………………….74

Figure III.23 : Eau à l’entrée et la sortie du décanteur lamellaire à contre-courant


« Position A »……………………………………………………………………………...….75

Figure III.24 : Histogramme de rendement pour une décantation à contre-courant avec des
lamelles en « Position B » ……………………………………………………………………76

Figure III.25 : Histogramme de la variation de tous les paramètres (O2 , T°, Ph) avant et après
la décantation à contre-courant avec des lamelles en « Position B » …………………................77

Figure III.26 : Histogramme de la variation de la turbidité avant et après la décantation à


contre-courant « Position B »………………………………………………………………....77

Figure III.27 : Histogramme de la variation de la DCO et la DBO5 avant et après la décantation


à contre-courant « Position B »………………………………………………………………..77

Figure III.28 : Eau à l’entrée et la sortie du décanteur lamellaire à contre-courant « Position


B »…………………………………………………………………………………………….78

Figure III.29 : Histogramme de rendement pour une décantation à co-courant avec des lamelles
en « Position A »…………………………………………………………………...………....79
Figure III.30 : Histogramme de la variation de tous les paramètres (O2 , T°, Ph) avant et après
la décantation à contre-courant avec des lamelles en « Position A »……………………….….80

Figure III.31 : Histogramme de la variation de la turbidité avant et après la décantation à


contre-courant « Position A »………………………………………………………………....80

Figure III.32 : Histogramme de la variation de la DCO et la DBO5 avant et après la décantation


à contre-courant « Position A »……………………………………………….……………….80

Figure III.33 : Eau à l’entrée et la sortie du décanteur lamellaire à co-courant


« Position A »…………………………………………………………………………………81

Figure III.33 : Histogramme de rendement pour une décantation à co-courant avec des lamelles
en « Position B »……………………………………………………………...……………….81

Figure III.34 : Eau à l’entrée et la sortie du décanteur lamellaire à co-courant « Position B »


………………………………………………………………………………………..…….....82

Figure III.35 : Histogramme de la variation de tous les paramètres (O2 , T°, Ph) avant et après
la décantation à co-courant avec des lamelles en « Position B »……………………………...83

Figure III.36 : Histogramme de la variation de la turbidité avant et après la décantation à


co-courant « Position B »……………………………………………………….……………..83

Figure III.37 : Histogramme de la variation de la DCO et la DBO5 avant et après la décantation


à co-courant « Position B »……………………………………………………………………83

Figure III.38 : Eau à l’entrée et la sortie du décanteur lamellaire à co-courant « Position B »


…………………………………………………………………………………...……………84

Figure III.39 : Histogramme de rendement après une décantation classique ………………86

Figure III.40 : Histogramme de la variation de tous les paramètres (O2 , T°, Ph) avant et après
la décantation classique………………………………………………………………….……87

Figure III.41 : Histogramme de la variation de la turbidité avant et après la décantation à


classique…………………………………………………………………………………..…..87

Figure III.42: Histogramme de la variation de la DCO et la DBO5 avant et après la décantation


à classique…………………………………………………………………………………..…87
Figure III.43 : L’eau avant et après la décantation classique (1h et 2h)……………………...88

Figure III.44 : Colmatage du décanteur (Décantation classique)……………………………..88

Figure III.45 : Emplacement des débitmètres ajouté à chaque sortie du décanteur lamellaire
………………………………………………………………………………….……………..90

Figure III.46 : Histogramme de rendement après une décantation lamellaire à contre-courant


en « Position B » « 120° », et d’un espace entre les lamelles de 1 cm (étude de colmatage) «
Expérience 1 »………………………………………………..…………………………….....91

Figure III.47: Histogramme de la variation des paramètres (T°, pH, O2) avant et après la
décantation lamellaire à contre-courant en « Position B » « 120° » (étude de colmatage pour un
décanteur d’un espace entre les lamelles de 1 cm) « Expérience 1 »…………………………..92

Figure III.48 : Histogramme de la variation de la Turbidité avant et après la décantation


lamellaire à contre-courant en « Position B » « 120° » (étude de colmatage pour un décanteur
d’un espace entre les lamelles de 1 cm) «Expérience 1 » »………………………………….....92

Figure III.49 : Evolution de colmatage du décanteur après une période de 4h (Décantation


lamellaire à contre-courant en « Position B » « 120° », d’un espace entre les lamelles de 1 cm)
« Expérience 1 »……………………………………………………………………………....93

Figure III.50: Histogramme de rendement (après 1h, 2h,3h et 4h) pour une décantation
lamellaire à contre-courant en « Position B » « 120° », et d’un espace entre les lamelles de 1
cm (étude de colmatage) « Expérience 2 »………………………………………………….....95

Figure III.51 : Histogramme de la variation des paramètres (T°, pH, O2) avant, après 1 h, 2 h,
3 h et 4h de la décantation lamellaire à contre-courant en « Position B » « 120 ° » (étude de
colmatage pour un décanteur d’un espace entre les lamelles de 1 cm) « Expérience 2 »………96

Figure III.52 : Histogramme de la variation de la Turbidité avant, après 1 h, 2 h, 3 h et 4h de


la décantation lamellaire à contre-courant en « Position B » « 120° » (étude de colmatage pour
un décanteur d’un espace entre les lamelles de 1 cm) « Expérience 2 »………………………96

Figure III.53 : Evolution de colmatage du décanteur après une période de 4h (Décantation


lamellaire à contre-courant en « Position B » « 120° », d’un espace entre les lamelles de
1 cm) « Expérience 2 »…………………………………………………………...………..….97
Figure III.54 : Histogramme de rendement (après 1h, 2h,3h et 4h) pour une décantation
lamellaire à contre-courant en « Position B » « 120° », et d’un espace entre les lamelles de
1 cm (étude de colmatage) « Expérience 3 »…………………………………………………..99

Figure III.55 : Histogramme de la variation des paramètres (T°, pH, O2) avant, après 1 h, 2 h,
3 h et 4h de la décantation lamellaire à contre-courant en « Position B » « 120° » (étude de
colmatage pour un décanteur d’un espace entre les lamelles de 1 cm) « Expérience 3 »……..100

Figure III.56 : Histogramme de la variation de la Turbidité avant, après 1 h, 2 h, 3 h et 4h de


la décantation lamellaire à contre-courant en « Position B » « 120° » (étude de colmatage pour
un décanteur d’un espace entre les lamelles de 1 cm) « Expérience 3 »……………………...101

Figure III.57: Evolution de colmatage du décanteur après une période de 4h (Décantation


lamellaire à contre-courant en « Position B » « 120° », d’un espace entre les lamelles de
1 cm) « Expérience 3 »……………………………………………………………………....102
Sommaire
Introduction générale………………………………………………………………….….…..1

Chapitre I : Généralité sur la décantation

I.1 Introduction…………………………………………………………………………….....…3

I.2 Définition de la décantation………………………………………………………….…....…3

I.3 Types de décantation…………………………………………………….……….…….…....3

I.3.1 Décantation des particules grenues…………………………………………….……..4

I.3.1.1 Théorie : Fluide au repos……………………………………………...…….4

I.3.1.2 Régime hydraulique………………………………………………………...5

I.3.1.3 Facteur de sphéricité……………………………………………………..….7

I.3.1.4 Conditions de chut……………………………………………………….….7

I.3.1.4.1 Décantation à flux vertical…………………………………………....8

I.3.1.4.2 Décantation à flux horizontal…………………………………….......9

I.3.2 Décantation diffuse des particules floculées…………………………………...….…11

I.3.3 Décantation en piston des particules floculées………………………………………12

I.3.3.1 Observation visuelle…………………………………………………….…12

I.3.3.2 Courbe de Kynch ……………………………………………………….…12

I.3.3.3 Interprétation……………………………………………………...……….14

I.3.4 Décantation en colonne………………………………………………………….…..16

I.3.5 Décantation freinée……………………………………………………………….....18

I.3.6 Décantation en compression de boue…………………………………………...…...18

I.4 Types des décanteurs…………………………………………………………………….…19

I.4.1 Décanteur classique……………………………………………………………....…19

I.4.1.1 Décanteurs à écoulement horizontal, ou décanteurs couloirs………………19

I.4.1.2 Décanteurs à écoulement vertical………………………………………….20

I.4.1.2.1 Décanteurs à circulation de boues…………………………………..21

I.4.1.2.2 Décanteurs à lits de boues pulsent…………………………………..22


I.4.2 Les décanteurs lamellaires……………………………………………………….….23

I.5 Conclusion…………………………………………………………………………………25

Chapitre II : Décantation lamellaire

II.1 Introduction……………………………………………………………………………….26

II.2 Décanteur lamellaire………………………………………………………………...…….26

II.3 Types des décanteurs lamellaires………………………………………………………….30

II.3.1 Décanteurs à tubes……………………………………………………………...…..30

II.3.2 Décanteurs à lamelles………………………………………………………...…….32

II.3.2.1 Décanteurs lamellaires à lits de boues pulses……………………………..35

II.3.2.2 Décanteur lamellaire a contact de boues…………………………………..36

II.4 Différents types de décantation lamellaire………………………………………………...38

II.4.1 Contre-courant……………………………………………………………….……..39

II.4.2 Co-courant……………………………………………………………………...…..39

II.4.3 Courant croisé……………………………………………………………………....40

II.5 Description générale d’un décanteur lamellaire……………………………………...……41

II.6 Choix du type de faisceaux lamellaires……………………………………………………45

II.7 La décantation lamellaire dans l’épuration biologique…………………………………….46

II.7.1 Les boues actives………………………………………………………………...…47

II.7.2 Indice de MOLHMAN ou Indice de boue…………………………………………..47

II.7.3 La déshydratation des boues…………………………………………………...…...48

II.8 Paramètre caractéristiques de la boue……………………………………………………...48

II.8.1 Concentration en MES………………………………………………………...……48

II.8.2 Température……………………………………………………………………...…49

II.8.3 PH…………………………………………………………………………………..49

II.8.4 Turbidité…………………………………………………………………………....50

II.8.5 DCO………………………………………………………………………………...50

II.8.6 DBO5……………………………………………………………………………….50

II.8.7 Oxygène dissous……………………………………………………………………50


II.8.7.1 Dénitrification……………………………………………………….……51

II.8.7.2 Anaérobiose……………………………………………………………....51

II.9 Conclusion……………………………………………………………………………...…51

Chapitre III : Etude expérimentale


III.1 Matériels et méthodes…………………………………………………………………....52
III.1.1 Objectifs principaux des expériences………………………………………….......52
III.1.2 Composition de l’équipement…………………………………………………......52
III.1.3 Description du pilote TE-600……………………………………………………...52
III.1.3.1 Construction………………………………………...………………….…52
III.1.3.2 Manipulations…………………………………………………………….54
III.1.3.3 Liste des vannes ……………………………………………………....56
III.1.4 Prélèvements et échantillonnages ………………….…………………….…….…56
III.1.5 Mesures à effectuer sur l’échantillon………………………………………….…..56
III.1.5.1 Matières en suspensions (MES)………………………………………......57
III.1.5.1.1 Principe de la filtration…………………………………….……...57
III.1.5.2 Température…………………………………………………………...….59
III.1.5.3 Mesure du pH……………………………………………………………..60
III.1.5.4 Demande chimique en oxygène (DCO)…………..……………………….61
III.1.5.5 Turbidité…………………………………………………………………..64
III.1.5.6 Oxygène dissous…………………………………………………...……..65
III.1.5.7 Demande Biochimique en Oxygène sur 5 jours (DBO5) ………………...65

III.2 Etude expérimentale de la décantation lamellaire…………………………………….....67

III.2.1 Objectifs du travail………………………………………………………………..67

III.2.2 Mode opératoire de la décantation sur le pilote…………………………….......70

III.2.2.1 Décantation lamellaire à Co-courant………………………………………70

III.2.2.2 Décantation lamellaire à Contre-courant……………………………...…...70

III.2.2.3 Décantation classique……………………………………………………..71

III.3 Résultat et interprétation………………………………………………………………….72

III.3.1 Caractéristiques de l’eau utilisée…………………………………………...……...72

III.3.2 Type de décantation lamellaire et la position des lamelles ……………………….72


III.3.2.1 Décantation lamellaire à contre-courant …………………………………..73

III.3.2.1.1 Décantation lamellaire à contre-courant avec un angle d’inclinaison


des lamelles de 60° « Position A » …………………………………………...73

III.3.2.1.2 Décantation lamellaire à contre-courant avec un angle d’inclinaison


des lamelles de 120° « Position B » …………………………………………76

III.3.2.2 Décantation lamellaire à co-courant ………………………………...79

III.3.2.2.1 Décantation lamellaire à co-courant pour l’angle d’inclinaison des


lamelles 60° « Position A » ………………………………………………….79

III.3.2.2.2 Décantation lamellaire à co-courant pour l’angle d’inclinaison des


lamelles 120° « Position B »…………………………………………………82

III.3.3 Rendement épuratoire du pilote pour les différentes phases de décantation


lamellaires……………………………………………………………………………………..85

III.4 Décantation classique………………………………………………………...…………..86

III.5 Etude du colmatage…………………………..…………………………………………..89

III.5.1 Recyclage et l’évacuation…………………………………………………………89

III.5.2 Décantation lamellaire à contre-courant avec un angle d’inclinaison des lamelles de


120° (position B), d’un espace entre les lamelles de 1 cm et avec un débit de recyclage et
un débit d’évacuation……………………………………………………………………..89

III.5.2.1 « Expérience 1 »…………………………………………………….90

III.5.2.2 « Expérience 2 » ……………………………………………….…...94

III.5.2.3 « Expérience 3 »………………………………………….……........99

III.6 Conclusion ……………………………………………………………………………...103

Conclusion générale ………………………………………………………………………..105

Webographie et Bibliographie
Introduction générale

L’objectif de notre travail consiste à étudier les performances épuratoires en utilisant un


décanteur lamellaire pour l’élimination de la charge polluante des eaux usées en particulier les
MES, la turbidité, la DCO et la DBO5.

Notre travail expérimental a été effectué au niveau du laboratoire de « traitement et


épuration des eaux’’ de la Faculté de Technologie, de l’Université de Tlemcen sur le pilote
TE600 pour étudier la décantation lamellaire dans l’épuration. Cette étude consiste à varier les
angles de l’inclinaison, les types de décantation, l’espace entre les lamelles, l’alimentation en
eau épurée biologiquement, les débits d’évacuation des boues et des eaux clarifiées.

Les eaux usées issues de la station d’Ain El Houtz sont utilisées dans ces expériences.
Nous avons effectué des prélèvements de 300L (capacité utile de la Cuve d’alimentation) dans
chaque prélèvement d’eau usée à partir de la sortie du bassin d’aération de la STEP en question,
où ces eaux sont épurées biologiquement.

Notre étude, est structurée comme suit :

La 1ere partie est une partie bibliographique composée essentiellement de deux chapitres :

➢ Le premier chapitre présente la généralité sur la décantation, en parlant sur les


types des décantations, les décanteurs et les principaux paramètres et théories
concernant la décantation.

➢ Dans le deuxième chapitre, nous aborderons des généralités sur la décantation


lamellaire et présentation des installations, ainsi que les différents paramètres
influençant la décantation. Dans cette partie nous nous sommes basés sur :
• Le rôle de la décantation lamellaire ;
• Le principe de la décantation lamellaire ;
• Différents types de décanteur lamellaire ;
• La décantation lamellaire dans l’épuration biologique ;
• Description générale d’un décanteur lamellaire.

La 2eme partie (chapitre III) sera consacrée à l’étude expérimentale basée sur des
expériences et des calculs, ainsi que sur des analyses, des commentaires et d’interprétation des

1
résultats obtenus des mesures des paramètres : les matières en suspension, la demande chimique
en oxygène, la demande biologique en oxygène, la température, Le potentiel hydrogène,
l’Oxygène dissous et la turbidité.

Pour finaliser notre travail nous avons pratiqué quelques modifications des débits
(l’alimentation et l’évacuation) pour minimiser les risques de colmatage.

A la fin, une conclusion est donnée pour résumer le fruit de notre travail.

2
CHAPITRE I
Généralités sur la décantation
CHAPITRE I Généralité sur la décantation

I.1 Introduction :

En soumettant l'eau à un ralentissement important ou à un repos relatif suffisamment long,


il est possible de la débarrasser d'une fraction substantielle de sa charge de matières en
suspension. En supprimant la turbulence, on permet aux particules en suspension, plus lourdes
que l'eau, de se sédimenter. Cette opération est plus communément appelée : la décantation [1].

I.2 Définition de la décantation :

La décantation est la méthode de séparation la plus fréquente des MES et des colloïdes
(rassemblé sous forme de floc après une étape de coagulation floculation). Il est bien connu que
les particules en suspension sédimentent en fonction de leur taille, donc pour obtenir une bonne
décantation, il est nécessaire d’augmenter le diamètre des particules d’où l’utilité impérieuse
du phénomène de coagulation-floculation [8].

La technique de décantation a évolué depuis les décanteurs statiques (circulaires ou


rectangulaires, raclés ou non raclés…) jusqu’aux appareille modernes qui possèdent une zone
de réaction où l’on met en contact l’eau brute et ses réactifs avec les boues déjà existante : on
trouve là les appareils à circulation des boues et les appareils à lit de boues. Les derniers
développements dans ce domaine ont abouti au cyclo-floc, au lit fluidisé et à acti-floc, dernier-
né de la technique et qui permet de produire 40 m3 d’eau par m2 et par heure [8].

I.3 Types de décantation :

Le phénomène de sédimentation peut se manifester différemment selon la concentration de


la suspension, les caractéristiques propres des particules et les interactions possibles entre elles
[4].

Divers types de matières décantables sont à distinguer :

• Les particules grenues décantent indépendamment les unes des autres avec chacune une
vitesse de chute constante.
• Les particules plus ou moins floculées ont des tailles et donc des vitesses de décantation
variables. Lorsque leur concentration est faible, la vitesse de chute augmente au fur et à
mesure que les dimensions du floc s’accroissent par suite de rencontres avec d’autres
particules, c’est la décantation diffuse.

Pour des concentrations plus élevées, l’abondance des flocs et leurs interactions créent une
décantation d’ensemble, le plus souvent caractérisée par une interface nettement marquée entre

3
CHAPITRE I Généralité sur la décantation

la masse boueuse et le liquide surnageant : c’est la décantation en piston, dont la vitesse est
optimale dans une certaine zone de concentrations, au-dessus de laquelle on parle
de décantation freinée [3].

I.3.1 Décantation des particules grenues :

C’est le cas le plus simple, le seul facilement décrit par des équations [3].

I.3.1.1 Théorie : Fluide au repos

Lorsqu’une particule grenue est laissée dans un liquide au repos, elle est soumise à une
force motrice FM (pesanteur diminuée de la poussée d’Archimède) et à une force résistante FT
(traînée du fluide) résultante des forces de viscosité et d’inertie :

FM

ρl ρp

FT

Figure I.1 : Forces agissantes sur une particule qui chute.

𝐹𝑀 = 𝑔. 𝑉𝑝 . ∆𝜌 (I.1)

𝐶.𝑠.𝜌𝑙 .𝑣02
𝐹𝑇 = (I.2)
2

Très vite un équilibre (FM = FT) s’établit et la décantation de la particule assimilée à


une sphère se fait à vitesse constante V0 telle que :

4
CHAPITRE I Généralité sur la décantation

4 𝑑 ∆𝜌
𝑉02 = 𝑔 (I.3)
3 𝐶 𝜌𝑙

Avec :

∆ρ = ρp – ρl ;

ρp : masses volumiques de la particule grenue ;

ρ l : masses volumiques du liquide ;

Vp : volume de la particule (m3) ;

𝜋𝑑2
d, s : diamètre, surface projetée (maître couple : pour une sphère) ;
4

v : vitesse de décantation de la particule ;

g : accélération de la pesanteur ;

C : coefficient de traînée (adimensionnel).

I.3.1.2 régime hydraulique

La valeur de C, coefficient de traînée, est définie par la perturbation, elle-même fonction


de la vitesse de chute. Cette perturbation est caractérisée par le nombre de Reynolds
(adimensionnel) de grain défini par :

𝜌𝑙 .𝑣0 .𝑑
𝑅𝑒 = (I.4)
𝜇

Avec : μ = viscosité dynamique de l’eau.

Si Re est petit, les forces de viscosité sont bien supérieures aux forces d’inertie. Si Re
est grand, les forces de viscosité sont négligeables.

Le coefficient de traînée est donné par : 𝐶 = 𝑎. 𝑅𝑒 −𝑛 avec a et n constantes.

5
CHAPITRE I Généralité sur la décantation

Tableau I.1 : Les différentes valeurs de a, n et C en fonction du nombre de Reynolds [3].

Re Régime a n C Formule

10-4<Re<1 Laminaire 24 1 24×Re-1 Stokes

1<Re<103 Intermédiaire 18,5 0,6 18,5×Re-0,6 Allen

103<Re<2×105 Turbulent 0,44 0 0,44 Newton

Ces formules sont à la base du calcul du mouvement des grains dans un fluide et sont
utilisées en décan-tation (solides grenus dans un liquide, gouttes d’eau dans l’air), en ascension
(bulles d’air dans l’eau, gouttes d’huile dans l’eau), en centrifugation, en fluidisation [3].

En régime laminaire, la loi de Stokes pour une particule sphérique donne :

𝑔
𝑉0 = . ∆𝜌 . 𝑑2 (I.5)
18.𝜇

Les phénomènes d’agrégation faisant croître d font donc très rapidement croître la
vitesse de décantation.

En régime transitoire, la loi de Allen donne également une vitesse croissante en fonction
de la taille de la particule mais beaucoup moins rapidement puisque :

𝑔 ∆𝜌
𝑉01,4 = 0,6 × (I.6)
13,875.𝜇 𝜌𝑙0,4

D’où : 𝑉0 = 𝑘. 𝑑1,143 (I.7)

6
CHAPITRE I Généralité sur la décantation

I.3.1.3 Facteur de sphéricité

Ce facteur Ψ est donné par :

𝑣𝑜𝑙𝑢𝑚𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑠𝑝ℎè𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑚𝑒𝑚𝑒 𝑠𝑢𝑟𝑓𝑎𝑐𝑒


Ψ= (I.8)
𝑣𝑜𝑙𝑢𝑚𝑒 𝑑𝑢 𝑔𝑟𝑎𝑖𝑛

Dans les opérations précédentes, il faut alors remplacer C par C’= Ψ.C et la loi de
Stokes s’écrit :

𝑔
𝑉0 = (Δ𝜌 ). 𝑑2 (I.9)
18.𝜇.Ψ

Et le tableau suivant montre l’influence considérable de ce facteur pour les matériaux


« plats » :

Tableau I.2 : Influence du facteur sphéricité [3].

Valeur de Ψ
Sable 2
Charbon 2,25
Talc 3,25
Gypse 4
Lamelles de graphite 22
Mica 170

I.3.1.4 Conditions de chute

Si l’on considère un décanteur rectangulaire de longueur L, de section verticale


S = H×ℓ (où H est la hauteur de l’eau et ℓ la largeur) et de section horizontale SH = L×ℓ, traversé
uniformément par un débit Q, soit dans le sens vertical ascendant, soit dans le sens horizontal,
les conditions pour qu’il retienne une particule grenue décantant à la vitesse Vo dans une eau
immobile seront exposées ci-dessous :

7
CHAPITRE I Généralité sur la décantation

I.3.1.4.1 décantation à flux vertical :

Les particules dont la vitesse de sédimentation est supérieure à la vitesse


ascendante du liquide sont retenues, ce qui s’écrit :

𝑄
𝑉0 > 𝑉𝑎𝑠𝑐 = 𝑆 (I.10)
𝐻

Q = débit du liquide

SH = surface libre du décanteur.

Figure I.2 : Schéma d’une décantation à flux vertical (particules grenues) [3].

8
CHAPITRE I Généralité sur la décantation

I.3.1.4.2 décantation à flux horizontal :

Figure I.3 : Schéma de la décantation à flux horizontal (particules grenues) [3].

La vitesse d’une particule entrant dans le bassin à son niveau supérieur a deux
composantes :

V1 : vitesse horizontale du fluide égale à Q/S,

V0 : vitesse verticale de chute donnée par la loi de Stokes.

Cette particule est retenue dans le bassin si le temps qu’elle met à toucher le radier (ou
entrer dans la zone boueuse) :

𝐿
𝑡1 = 𝑉 (I.11)
1

Est inférieure au temps de séjour de l’eau dans le décanteur :

𝐿 𝐿.𝑆
𝑡2 = 𝑉 = (I.12)
1 𝑄

𝐻 𝐿.𝑆 𝐻.𝑄 𝐻.𝑄 𝑄


Soit : < (I.13) où : 𝑉0 > = 𝐿.ℓ.𝐻 = 𝑆 = 𝑉𝐻 (I.14)
𝑉0 𝑄 𝐿.𝑆 𝐻

9
CHAPITRE I Généralité sur la décantation

VH : vitesse de Hazen (ou charge hydraulique superficielle) analogue à Vasc du cas


précédent et exprimée en m3.(h.m2)–1 ou m.h–1.

Il est à noter que VH est indépendante de la profondeur du bassin.

Toutes les particules ayant des vitesses de sédimentation supérieures à VH seront


théoriquement éliminées. Toutefois, si l’alimentation en eau est répartie sur toute sa hauteur, une
partie des particules ayant une vitesse de décantation V inférieure à la vitesse de Hazen sera aussi
retenue dans le rapport V/VH, alors que dans un décanteur à flux vertical, ces particules ne
seraient pas retenues [3].

Théoriquement, à surface horizontale égale, un décanteur à flux horizontal permet donc


la séparation d’un plus grand nombre de particules, la (figure I.4) suivante l’explique :

Figure I.4 : Efficacité comparée de décantations horizontale et verticale (particules grenues) [3].

10
CHAPITRE I Généralité sur la décantation

Dans la pratique, cette différence est atténuée, voire inversée, pour les raisons suivantes
liées à la décantation à flux horizontal :

• Difficulté de répartition hydraulique sur un plan vertical aussi bien à l’entrée qu’à la sortie
de l’ouvrage.
• Accumulation et collecte des boues, qui réduit la section disponible.
• Dans un décanteur circulaire à flux horizontal, la composante horizontale de la vitesse de
la particule (V1) diminue du centre vers la périphérie et sa trajectoire devient curviligne.

I.3.2 décantation diffuse des particules floculées :

Lors de la décantation, la floculation se poursuit et la vitesse de sédimentation des


particules Vo augmente (figure I.5).

Figure I.5 : Schéma de la décantation à flux horizontal (particules floculées) [3].

Ce processus se produit dès que la concentration en matières floculées est supérieure à


environ 50 mg.L-1.

L’efficacité de la décantation diffuse est liée non seulement à la charge hydraulique


superficielle, mais aussi au temps de séjour. Il n’existe pas de formule mathématique permettant
le calcul de la vitesse de décantation [3].

11
CHAPITRE I Généralité sur la décantation

Des essais de laboratoire et des méthodes graphiques permettent seuls de connaître cette
vitesse. La figure (I.6) donne les résultats d’un tel essai :

Figure I.6 : Elimination des particules floculées en décantation diffuse : relation entre
temps, la hauteur effective et le rendement de décantation [3].

I.3.3 décantation en piston des particules floculées :

Quand la concentration en particules floculées augmente, les interactions entre particules


ne sont plus négligeables, elles décantent en « piston ». La floculation et la décantation peuvent
s’en trouver d’abord améliorées (voir décantation à contact de boue) puis freinées au-delà d’une
certaine concentration critique, on parle alors d’une « décantation freinée » [3].

Ce phénomène est caractéristique des boues activées et des suspensions floculées quand
leur concentration est supérieure à environ 500 mg.L–1 [3].

I.3.3.1 Observation visuelle :

Quand on réalise une décantation en piston dans un tube de hauteur et de diamètre


suffisants (au mini-mum une éprouvette d’un litre), on observe généralement l’apparition de
quatre zones (figure I.7) [3].

12
CHAPITRE I Généralité sur la décantation

Figure I.7 : Décantation en piston : courbe de Kynch [3].

À partir d’un certain état, les zones b et c disparaissent, c’est le point critique. L’évolution
de la hauteur de l’interface a-b en fonction du temps, constitue la courbe de Kynch.

I.3.3.2 Courbe de Kynch :

Figure I.8 : Courbe de Kynch [3].

L’hypothèse fondamentale de Kynch est que la vitesse de chute d’une particule ne dépend
que de la con-centration locale C en particules.

13
CHAPITRE I Généralité sur la décantation

De A à B, la surface de séparation est plus ou moins nette : c’est la phase de coalescence


des flocons. Cette phase est parfois inexistante.

De B à C, une partie rectiligne traduit une vitesse de chute constante V (pente de la droite).
V est fonction, pour un tube de dimensions données, de la concentration initiale en MES et des
caractéristiques de flocula-tion de la suspension. Lorsque, la concentration initiale C augmente, la
vitesse de décantation V de la masse diminue : par exemple, pour une boue activée urbaine dont
la concentration en MES passe de 1 à 4 g.L–1, V décroît de 6 à 1,8 m.h–1 [3].

Le tronçon CD, concave vers le haut, correspond à un ralentissement progressif de la


vitesse de chute de la couche supérieure du dépôt.

À partir de D, les flocons se touchent en exerçant une compression sur les couches
inférieures.

La théorie de Kynch s’applique aux tronçons BC et CD qui couvrent le domaine essentiel


de la décantation des boues floculées [3].

I.3.3.3 Interprétation :

Si l’on considère une suspension dont la décantation ne comporte pas de phase de


coalescence (figure I.9), le calcul montre que :

Dans le triangle BOC, la concentration et la vitesse de chute sont constantes et égales aux
valeurs initia-les régnant en B ;

Dans le triangle COD, les courbes d’équi-concentration sont des droites passant par
l’origine, ce qui signifie que, dès les premiers moments de la décantation, les couches les plus
voisines du fond sont amenées à passer par toutes les concentrations comprises entre la
concentration initiale et celle correspondant au point D, début de la compression [3].

14
CHAPITRE I Généralité sur la décantation

Figure I.9 : Courbe de Kynch (Interprétation) [3].

Le milieu boueux de hauteur eb à l’instant t1 présente donc trois zones distinctes :

• Une zone supérieure bc où la concentration et la vitesse de chute sont uniformes


et ont gardé leurs valeurs initiales C et V0 ;
• Une zone intermédiaire cd dans laquelle la concentration augmente
progressivement de c en d et la vitesse de chute diminue en conséquence ;
• Une zone inférieure d’où les flocons de boues sont soumis à la compression.

Dans le milieu considéré au temps t2 la zone supérieure disparaît, et au temps t4 la zone


inférieure seule subsiste.

Pour le point M de la partie CD, deux concentrations peuvent être définies :

• CMi concentration à l’interface,


• CM concentration moyenne.

𝑖 ℎ
D’après l’hypothèse de Kynch : 𝐶𝑀 = 𝐶0 ℎ0 (I.15)
𝑖

ℎ0
Par ailleurs : 𝐶𝑀 = 𝐶0 (I.16)

15
CHAPITRE I Généralité sur la décantation

Les trois parties BC, CD et DE de la courbe de Kynch (figure I.9) trouvent leur
application dans le calcul des ouvrages en sédimentation freinée. La phase BC correspond au
domaine des décanteurs à contact de boue. La phase CD est relative aux ouvrages dans lesquels
une concentration de la boue est recherchée (appareils à recirculation de boues épaissies). La
phase DE est exploitée pour l’épaississement de boues [3].

I.3.4 Décantation en colonne :

La modification continue des caractéristiques des particules au cours de leur chute rend la
conception d’un modèle mathématique beaucoup plus complexe. On doit donc, dans la plupart
des cas procéder à des essais de laboratoire. Grâce à l’essai de décantation en colonne, on peut
simuler en laboratoire les conditions de décantation d’une solution diluées des particules
floculantes [11].

La réalisation de ces essais se fait dans une colonne de décantation de diamètre 15 cm et


d’une hauteur égale à la profondeur du décanteur (entre 1,8 et 2,4 m). Des prises d’échantillons
sont effectuées à des distances d1, d2, d3, de la surface, à intervalles réguliers (généralement à
0,6 m, 1,2 m et 1,8 m) [11].

Figure I.10 : Colonne de décantation [11].


Le prélèvement d’échantillons permet de tracer des courbes de mêmes pourcentages
d’élimination des particules. Celles-ci permettent d’évaluer le pourcentage des particules

16
CHAPITRE I Généralité sur la décantation

éliminées dans le bassin idéal de décantation en fonction du temps de rétention à des diverses
profondeurs [11].

Figure I.11 : Courbes de même pourcentage d’élimination des particules [11].

A partir de ces résultats, on peut évaluer le pourcentage d’élimination des particules


éliminées par un bassin idéal de décantation, en fonction de divers temps de rétention et de
diverses profondeurs, à l’aide de l’équation suivante :

∆ℎ1 (𝑅1 +𝑅2 ) ∆ ℎ2 (𝑅2 +𝑅3 ) ∆ℎ𝑛 (𝑅𝑛 +𝑅𝑛+1 )


𝑅= × + × + ⋯+ × (I.17)
𝐻 2 𝐻 2 𝐻 2

Où :

R : pourcentage total des particules éliminées dans un bassin idéal (rendement) ;

Ri : pourcentage de particules éliminées dans un bassin de décantation idéal à une profondeur


hi et après un temps t ;

∆hi : hauteur moyenne entre deux courbes de même pourcentage d’élimination des particules ;

H : la hauteur totale de la colonne.

17
CHAPITRE I Généralité sur la décantation

Des couples de temps de séjours et de charge superficielle sont associés à divers


rendements d’élimination des particules. Ceci permet de tracer des graphiques de temps, de
charge superficielle en fonction du rendement [11].

Figure I.12 : Variation du temps de rétention et de la charge


superficielle en fonction du rendement [11].

I.3.5 Décantation freinée :

Ce processus de sédimentation se produit pour des concentrations en matières solides


floculées supérieures à 500 mg/1 par suite d’interférence mutuelle entre les particules et la vitesse
ascensionnelle du fluide déplacé au cours de la décantation. Ce qui entraîne la formation d'une
couche de particules et par conséquent, l'apparition d'une démarcation nette entre les solides
décantés et le liquide surnageant [4].

I.3.6 Décantation en compression de boue :

Dans ce type de décantation, les particules entrent en contact les unes avec les autres et
reposent sur les couches inférieures. Dans cette zone, le phénomène de consolidation est
relativement lent. On retrouve ce type de décantation dans les épaississeurs de boues par gravité
[5].

18
CHAPITRE I Généralité sur la décantation

I.4 Types des décanteurs :

La déstabilisation des colloïdes et leur rassemblement en flocs de taille suffisante, permettent


qu'ils se déposent : il reste à instaurer un régime hydraulique qui permette à ces flocs très légers,
de se déposer dans un ouvrage d'où l'on pourra les ôter commodément [6].

I.4.1 Décanteur classique :

I.4.1.1 Décanteurs à écoulement horizontal, ou décanteurs couloirs :

Les décanteurs couloirs sont des ouvrages longitudinaux de forme parallélépipédique


traversés par un débit d’eau « à décanter ». L’eau décantée est reprise dans la partie aval et les
boues sont récupérées en fond d’ouvrage. La vitesse de chute des particules du floc dépend
essentiellement de la surface de décantation et non pas de la hauteur entre le plan d’eau libre et
le radier (fond de bassin). C’est pourquoi ces ouvrages comportent souvent plusieurs étages de
décantation superposés de faible hauteur. En pratique, une hauteur minimale reste toutefois
nécessaire, de manière à pouvoir accumuler une quantité raisonnable de boues dans l’ouvrage
avant évacuation ; ce qui tends à limiter la multiplication des étages [25].

L’eau circule sensiblement horizontalement et les flocons se déposent au fur et à mesure


de la progression du floc vers la sortie de l’appareil. Les installations très importantes sont parfois
équipées de décanteurs horizontaux à étages dans le but de multiplier les surfaces de décantation
tout en maintenant une surface projetée au sol relativement faible. On trouve le décanteur :
Rectangulaire et circulaire [22].

Figure I.13 : Décanteur horizontal (longitudinal) [25].

19
CHAPITRE I Généralité sur la décantation

I.4.1.2 Décanteurs à écoulement vertical :

Ce sont des ouvrages de formes coniques, tronconiques ou pyramidales, dans lesquels l’eau
suit un trajet vertical. La vitesse de chute des particules du floc est uniquement contrariée par la
vitesse ascensionnelle de l’eau (et par les forces de frottements). L’équilibre de ces vitesses conduit
à la formation d’un « voile de boue », qui constitue le principe de base du fonctionnement de tous
les décanteurs verticaux. Ce « voile de boue » est en effet essentiel, car il joue un rôle de filtre en
retenant les flocons de faible dimension : c’est le phénomène de coalescence. L’ouvrage « de base
» est un décanteur statique : l’eau brute arrive au sommet d’une colonne, descend au fond de
l’ouvrage (généralement très profond) puis remonte en abandonnant son floc [25].

Dans les décanteurs verticaux, l’eau circule de bas en haut, c’est-à-dire en sens inverse
de la chute des particules : la vitesse de chute de ces derniers doit donc être supérieure à celle de
la vitesse ascensionnelle de l’eau. Ces types de décanteurs conviennent plutôt pour les faibles
débits, à moins que l’eau à traiter ne renferme des flocons de fortes densités [22].

Dans ce type d'ouvrage l'eau suit un trajet vertical. La vitesse de chute des particules est
contrariée par une force résultante de la composition de la force de frottement et de la vitesse
ascensionnelle de l’eau [6].

Tous les décanteurs verticaux font appel au voile de boue du fait de cet équilibre des
vitesses et ce, quelle que soit la technique utilisée avec ou sans floculateur ou recirculation des
boues. Le rôle du voile de boue est essentiel il joue également le rôle de filtre pour les flocons de
faibles dimensions. En son sein sa produit le phénomène de coalescence [6].

Ce sont des ouvrages de forme conique ou pyramidale pour permettre un contrôle plus
aisé du voile de boues. On rencontre les ouvrages suivants :

• Décanteurs dits statiques ;

• Décanteurs à circulation de boues ;

• Décanteur à lit de boues.

20
CHAPITRE I Généralité sur la décantation

Figure I.14 : Exemple simplifié de décanteurs dits statiques [6].

Note : Vitesse maximum dans ce type d'ouvrage = 2 m3/h/m2 (m/h).

I.4.1.2.1 Décanteurs à circulation de boues :

Ces décanteurs comportent une zone centrale de réaction entourée d'une zone de
décantation. Ces deux zones communiquent par le haut et par le bas.

Une turbine située à la partie supérieure de la zone de réaction fait circuler l'eau vers la
zone de décantation [6].

Les boues qui se déposent dans cette dernière reviennent par circulation induite dans la
zone centrale. L'enrichissement en boue qui en résulte permet une floculation rapide et la
formation d'un précipité dense.

Éventuellement, un agitateur de fond assure un mélange rapide de l'eau brute avec la boue
et les réactifs. Il évite en outre l'accumulation des dépôts lourds susceptibles de boucher
l'appareil [6].

Une ou plusieurs fosses à boues permettent d'extraire les boues en excès, sous une forme
aussi concentrée que possible [6].

21
CHAPITRE I Généralité sur la décantation

Figure I.15 : Schéma de principe de fonctionnement d'un décanteur à circulation [6].

Avec :

1. Arrivée de l'eau brute ; 6. Zone de mélange secondaire ;


2. Départ de l'eau décantée ; 7. Eau clarifiée ;
3. Groupe d'entraînement ; 8. Recirculation des boues ;
4. Turbine ; 9. Concentrateurs de boues ;
5. Zone de mélange primaire ; 10. Boues en excès évacuées.

Certains appareils peuvent comporter un racleur à la partie inférieure de l'appareil. Ce


racleur permet un épaississement des boues qui sont dirigées vers les fosses à boues, situées au
niveau du radier d'où elles seront extraites [6].

I.4.1.2.2 Décanteurs à lits de boues pulsent :

Dans ces ouvrages, on fait appel uniquement à un brassage hydraulique, l'eau étant
envoyée dans le fond du décanteur par à-coups ou pulsations (d'où le nom de l'appareil).
L'admission de l'eau brute additionnée du floculant se fait dans une cloche centrale qui se vide
automatiquement à intervalles réguliers et réglables [6].

Le système de remplissage et de vidange est commandé par une mise sous vide de la
cloche suivie d'une remise à l'atmosphère. Le lit de boue est donc soumis à des mouvements
alternatifs, vers le bas pendant la chasse et vers le haut pendant le remplissage, ce qui favorise
sa cohésion [6].

22
CHAPITRE I Généralité sur la décantation

On profite du mouvement ascensionnel du lit de boues pour en éliminer une partie par
surverse dans des pièges disposés à la périphérie. Lorsque ces pièges sont pleins, ils sont purgés
automatiquement. L'eau est uniformément répartie à la base de l'ouvrage par un réseau de tubes
perforés. L'eau décantée est également récupérée à la surface par des raquettes semblables.
Cette répartition du flux, qui évite au maximum les courts-circuits, est probablement la raison
principale des performances de ce type de décanteur [6].

Figure I.16 : Décanteur flux verticale à pulsations [25].

I.4.4 Les décanteurs lamellaires:

Il s'agit d'un ouvrage de décantation dans lequel des lamelles parallèles inclinées
permettent de multiplier la surface de décantation utile tout en réduisant la surface au sol par
rapport à un bassin de décantation classique à flux horizontal. Les décanteurs utilisant des
plaques ou des tubes réalisent également une décantation considérable plus rapide que la
décantation classique [12].

La décantation lamellaire est fondée sur le principe de la décantation à flux horizontal.


Ainsi, on constate que la décantation d'une particule est liée uniquement au débit Q et à la
surface horizontale S, et qu'elle est théoriquement indépendante de la hauteur H de
décantation [12].

23
CHAPITRE I Généralité sur la décantation

Afin de pouvoir extraire en continu les solides décantés, et pour des raisons pratiques de
fonctionnement et d'exploitation, les lamelles sont inclinées d'un angle a, compris entre 30 0 et
60 0 par rapport à l'horizontale selon le type de décanteur. Une telle disposition permet, pour un
rendement identique, de construire des ouvrages plus compacts qu'un bassin classique [12].

Par analogie avec la théorie de Hazen, et moyennant quelques hypothèses simplificatrices


(écoulement laminaire permanent notamment), on peut déterminer la vitesse limite de
décantation Vlim d'une particule [12] :

𝑄
𝑉𝑙𝑖𝑚 = (𝑛−1).𝑆 .cos(𝛼) (I.18)
𝑙

Si on répartit le débit Q sur n lamelles parallèles de surface unitaire SL = SIn, on obtient


une décantation théoriquement identique à celle obtenue dans le bassin de la figure ci-dessous :

Figure I.17 : Schéma d'un décanteur lamellaire [12].

24
CHAPITRE I Généralité sur la décantation

I.5 Conclusion :

La décantation est une opération de séparation solide/liquide par simple gravité. Si la


densité des particules est supérieure à celle de l'eau, il y a une décantation, sinon on a une
flottation. La décantation a pour but d'éliminer les MES et les colloïdes. Ce procédé est utilisé
pratiquement dans toutes les usines d'eau potable ainsi que les stations d'épuration d'eaux usées
[10].
L’importance du procédé a poussé les chercheurs et les spécialistes en la matière, à la
recherche pour l’amélioration des techniques de la décantation en jouant sur certains paramètres
(vitesse de décantation, surface de décantation, etc.), ce qui a permis l’apparition de plusieurs
décanteurs performants qui ont des avantages non négligeables, et qui permettent surtout de
gagner l’argent, le temps et l’espace.

25
CHAPITRE II
Décantation lamellaire
CHAPITRE II Décantation lamellaire

II.1 Introduction :

La décantation lamellaire est une solution technique mise en œuvre pour séparer les
pollutions véhiculées dans les eaux de ruissellement. Les premières utilisations concernaient
des prétraitements en amont de stations d’épurations ou intervenaient dans certaines activités
industrielles [7].

Les décanteurs lamellaires sont des ouvrages compacts. Leur surface de décantation
importante leurs confèrent des performances élevées, à l’instar des bassins de décantation.
Dans une structure lamellaire composée de lames juxtaposées et inclinés par rapport au plan
horizontal, l’objectif recherché est de piéger les boues sur la surface des lames [7].

II.2 Décanteur lamellaire :

Dans un décanteur idéal, une particule est éliminée lorsqu'elle atteint la zone de boues.
Dans le décanteur simple, cette particule doit parcourir une distance verticale H. On peut
aisément montrer que, si on réduit de moitié la hauteur du bassin sans modifier le temps de
rétention, on n'obtient aucune élimination supplémentaire de particules, puisque, pour conserver
ce même temps de rétention, on doit doubler la longueur du bassin. Or, dans ce nouveau bassin,
la section d'écoulement est réduite de moitié ; par conséquent, la vitesse horizontale est
doublée [26].

Où :

𝑄 𝑄
𝑉1 = 𝑆 = 𝐻.𝑙 (II.1)
𝑡

𝑄
2𝑉1 = 𝐻 (II.2)
×𝑙
2

Par contre, on peut accroître considérablement la capacité d'un décanteur en augmentant la


surface de décantation. Pour ce faire, il suffit d'ajouter des paliers dans le décanteur. En effet,
alors que dans un décanteur dépourvu de palier, les particules dont la vitesse de décantation est
supérieure ou égale à V0 sont complètement éliminées, dans un décanteur doté de 3 paliers, les
particules dont la vitesse de décantation est supérieure ou égale à V0/3 sont complètement
éliminées [26].

26
CHAPITRE II Décantation lamellaire

Figure II.1 : Bassin de décantation idéal avec 3 paliers [26].

Il est donc possible d'augmenter de manière très importante la surface disponible à la


décantation en superposant sur la hauteur de l'ouvrage un grand nombre de cellules de
séparation eau/boue [26].

Les figures ci-après présentes les gains théoriques possibles sur un ouvrage, en débit ou en
dimension :

• Un débit nQ, dans le même ouvrage, en superposant n étages de hauteur élémentaire


H/n.
• Un même débit en superposant n étages de hauteur élémentaire h/n et longueur L/n.

Figure II.2 : Gain théorique possible sur un ouvrage de hauteur


élémentaire H/n [13].

27
CHAPITRE II Décantation lamellaire

Figure II.3 : Gain théorique possible sur un ouvrage de hauteur


élémentaire H/n et longueur L/n [13].

Les décanteurs dits lamellaires comportent souvent une série de lamelles qui permet de
multiplier la surface de décantation utile tout en réduisant la surface au sol par rapport à un
bassin de décantation classique. En théorie, pour augmenter la capacité d'un décanteur, on peut
réduire à l'infini la hauteur qui sépare les paliers. En pratique, toutefois, on doit laisser entrer
chaque palier une distance suffisante pour qu'une certaine quantité de boues ne s'accumule et
ainsi provoquer le colmatage. En général, la hauteur qui sépare chaque palier est de l'ordre de
5cm [26].

Dans la pratique, ces superpositions entraînent un problème d’évacuation des boues


décantées. Pour cela, il faut que la surface sur laquelle les particules se déposent soit
suffisamment inclinée pour qu’elles puissent glisser vers le bas sous l’effet de la pesanteur [26].

La figure II.3 illustre ce principe pour un réseaux de plaque parallèles et montre, dans ce
cas que la surface de décantation équivalente est nettement supérieure à celle de la base du
décanteur.

28
CHAPITRE II Décantation lamellaire

Figure II.4: Décantation lamellaire a plaque : effet cumulé des surfaces unitaires [13].

Avec :

θ : angle d’inclinaison des plaques.

S’ : surface d’une plaque (m2).

S : surface projetée d’une plaque (m2).

La surface projetée d’une plaque (S) est : 𝑆 = 𝑆 ′ . cos𝜃 (II.3)

Pour l’ensemble du décanteur lamellaire, la surface utile est égale à la totale projetée
(STP) :

𝑆𝑇𝑃 = (𝑛 − 1). 𝑆. 𝑐𝑜𝑠𝜃 (II.4)

Avec :

n : nombre des plaques (lamelles).

S : surface élémentaire d’une plaque (m2).

θ : angle d’inclinaison des plaques.

29
CHAPITRE II Décantation lamellaire

La vitesse ascensionnelle (ou de Hazen) approximative est égale à [8] :

𝑄 𝑄
𝑉𝑎 = 𝑆𝑇𝑃 = (𝑛−1).𝑆.𝑐𝑜𝑠𝜃 (II.5)

Avec : Q : débit entrant dans l’ouvrage (m3/s).

II.3 Types des décanteurs lamellaires :

Il existe nombreux modèles de faisceaux lamellaires : plaques planes, plaques ondulées,


tubes ronds, tubes carras, chevrons, modules hexagonaux.

II.3.1 Décanteurs à tubes :

On trouve sur le marché deux types de décanteurs à tubes : ceux dont les tubes sont
légèrement inclinés par rapport à l'horizontale (7°) et ceux dont les tubes sont fortement inclinés
par rapport à l'horizontale (60°). Ces deux types de décanteurs sont habituellement constitués
d'un empilement de tubes de section carrée de 5 cm de côté [26].

Les tubes inclinés à 7° ont une longueur de 0.6, 1.2, 1.8 ou 2.4 m. Leur fonctionnement
est associé à celui des filtres. Ainsi, lorsque l'eau floculée pénètre dans le décanteur, les
particules de floc s'y déposent et s'y accumulent, alors que le liquide surnageant est acheminé
vers les filtres. L'accumulation des solides dans les tubes réduit la section d'écoulement, ce qui
augmente la vitesse de l'eau, si bien que, lorsque cette vitesse est suffisamment élevée, les
solides sont remis en suspension dans l'eau et entraînés vers les filtres. Pour l’élimination de
ces solides se fait par acheminement d’une eau claire vers les décanteurs, ce qui permet
d'entraîner vers l'égout la totalité des solides accumulés, ce nettoyage étant facilité par
l'inclinaison de 7° [26].

On utilise les décanteurs à tubes inclinés à 7° dans les stations dont la capacité de
production est inférieure à 4000 m3/j. pour des productions plus importantes, il est recommandé
d’installer les tubes inclinés à 60° [9].

De plus, la forte inclinaison des tubes à 60°, permet d'obtenir un auto nettoyage continu.
Comme le montre la figure ci-dessous l'eau s'écoule de bas en haut, et les solides se déposent
sur la paroi inférieure pour glisser ensuite jusqu'au fond du bassin. L'eau clarifiée est acheminée
vers des goulottes situées près de la surface et déversée sur les filtres [26].

30
CHAPITRE II Décantation lamellaire

Figure II.5 : Décanteur à tubes inclinés à 60° [26].

À l'intérieur d'un tube, différentes forces agissent sur les particules accumulées. La force
résultante Fr, est donnée par :

𝐹𝑟 = 𝐹𝑔 (cos 30°) − (𝐹𝐷 + 𝐹𝑓 ) (II.6)

Figure II.6 : Forces agissant sur une particule déposée dans un tube incliné à 60° [26].

31
CHAPITRE II Décantation lamellaire

Avec :

Fg : force due à la pesanteur,

FD : force de traînée,

Ff : force de friction

Lorsque Fr est positif, c'est-à-dire lorsque Fg (cos 30°) > FD + Ff, les particules glissent
vers le fond du bassin. Par contre, lorsque Fr est négatif, les particules sont entraînées vers la
sortie et les filtres. Par conséquent, en augmentant la charge superficielle sur les décanteurs, on
augmente la force de traînée et on risque ainsi d'augmenter la turbidité dans l'effluent des
décanteurs [9].

On peut toutefois augmenter la capacité des décanteurs en inversant le sens


d'écoulement de l'eau : la force de traînée agit alors dans le même sens que la force due à la
pesanteur. C'est ce qui se passe dans les décanteurs à lamelles [9].

II.3.2 Décanteurs à lamelles :

Ces décanteurs (figure II.7) sont constitués d'un empilement de plaques inclinées, L'eau
à clarifier circule de bas en haut dans le sens inverse de la boue à l'intérieur de tubes formés par
des plaques empilées les unes sur les autres [29].

L'angle d'inclination des tubes formés par l'empilement des plaques doit être compris
entre 45° et 60°. En effet, le courant descendant des boues, crée dans les tubes, entraîne avec
lui les flocs les plus fins (qui auraient été entraînés par le courant d’eau ascendant). Un angle
d'inclination trop faible empêche l'auto curage des tubes car les boues ont tendance à rester
accrochées sur les parois [29].

On peut les considérer comme des décanteurs multi-étages dans lesquelles la surface S’
d’une lamelle est multipliée les lamelles parallèles entre elles, en respectant un angle permettant
l'évacuation des boues [10].

Les solides s'accumulent sur la plaque inférieure et glissent jusqu'au fond du bassin. La
vitesse de chute des particules se calcule comme suit [10] :

𝑄
𝑉0 = (II.7)
(𝑛×𝑆 ′ ×𝑐𝑜𝑠𝛼)

32
CHAPITRE II Décantation lamellaire

Tel que :

V0 : Vitesse de sédimentation de la particule (m/s) ;

Q : débit (m3/s) ;

n : nombre des lamelles ;

S’ : surface d’une lamelle (m2).

Figure II.7 : Exemple de décanteur lamellaire [27].

L'amélioration des décanteurs horizontaux passe par une évacuation du dépôt de boues
plus rapide.

Pour cela il suffit que la surface sur laquelle le floc se dépose soit inclinée pour que ce
dernier puisse glisser vers le bas au fur et à mesure [6].

D'où la réalisation de modules lamellaires inséré dans un décanteur, dont la surface


S (L x l) de chaque lamelle devient une surface de décantation, l'angle d'inclinaison étant un
des éléments importants de ce système [6].

33
CHAPITRE II Décantation lamellaire

Figure II.8 : Décanteurs à lamelles [6].

Afin d'assurer l'évacuation gravitaire de la boue décantée, les lamelles sont inclinées d'un
angle θ par rapport à l'horizontale. La figure ci-après illustre ce principe pour un réseau de
plaques parallèles et montre, dans ce cas, la surface de décantation équivalente au sol [9].

Figure II.9 : Système à contre-courant (les plus utilisés) [6].

Les paramètres les plus importants sont les suivants [30] :

• Angle d'inclinaison (A) des plaques pour assurer l'écoulement des boues sous
l'effet de la gravité ;

• Vitesse de Hazen réelle (Q/Sp) ;

• Ecartement (e) des plaques ou diamètre des tubes pour favoriser l'établissement
d'un régime laminaire ;

34
CHAPITRE II Décantation lamellaire

• Longueur (L) des plaques ;

• Vitesse dans la zone d'alimentation en flocs.

Les lamelles sont constituées de plaques (souvent en PVC à profil trapézoïdal, panneau
nervuré "onde Greca", etc.). L'écartement et la longueur des plaques est définie de manière à
optimiser la rétention des flocs. L'équipartition de l'eau s'effectue par prélèvement de l'eau
décantée dans des tubes munis d'orifices calibrés. Ceci permet une bonne équipartition du flux
hydraulique sur la totalité de la section du décanteur. Les boues captées par les lamelles glissent
vers le bas et sont recueillies à la base de l'ouvrage et extraites périodiquement dans des trémies
ou par un racleur [30].

Cet appareil conserve les avantages de simplicité du décanteur couloir. II comporte très
peu d'appareillage électromécanique ce qui en fait un appareil idéal pour les petites installations
ou les usines situées dans les pays peu industrialisés [30].

Dans ce type d'ouvrage, il faut distinguer :

• La vitesse de Hazen, qui est celle relevée dans le décanteur élémentaire formé par
deux lamelles successives ;

• De la vitesse apparente, qui est celle rapportée au plan d'eau libre de l'ouvrage (la
surface "miroir").

Le décanteur présente les avantages suivants :

• La compacité par rapports aux décanteurs statiques conventionnels qui conduits à


des économies importantes d’espace et de coût ;
• L’efficacité qui résulte de l'accroissement de la surface de décantation ;
• La fiabilité qui est induite par la simplicité du décanteur.

Une des qualités essentielles du système est sa simplicité de réalisation et d'exploitation


puisqu'il ne comporte aucun équipement mobile immergé [6].

II.3.2.1 Décanteurs lamellaires à lits de boues pulses :

L'alimentation en eau brute de l'appareil s'effectue pratiquement de manière identique


(avec injection des réactifs coagulants et des adjuvants de floculation) [6].

35
CHAPITRE II Décantation lamellaire

L'eau floculée, équirépartie par le réseau de distribution, pénètre ensuite dans le réseau
de plaques parallèles inclinées sur l'horizontale et perpendiculaires au concentrateur. La face
inférieure de chaque plaque est équipée de déflecteurs qui servent à la fois de supports et
d'organes créateurs de mouvements tourbillonnaires [30].

Comme dans ce type de décanteur le niveau supérieur du lit de boues est limité par son
déversement dans la zone du concentrateur où ne s'exerce aucune poussée due à la vitesse
ascensionnelle et la reprise d'eau décantée est réalisée par un réseau de collecteurs [30].

Ce décanteur combinant les avantages de la décantation à contact de boues, de la


pulsation d’un lit de boues et de la décantation lamellaire [6].

Figure II.10 : Schéma de principe des décanteurs lamellaires à lits de boues pulses [6].

Avec :

1. Arrivée d'eau brute ; 4. Plaques de décantation ;


2. Cloche à vide ; 5. Tubes de départ d'eau décantée ;
3. Tubes de répartition perforés ; 6. Système d'extraction des boues.

II.3.2.2 Décanteur lamellaire a contact de boues :

Ce type de décanteur permet dans un ensemble compact la séparation par


coagulation/floculation-décantation, de l’essentiel des matières en suspension présentes dans
les eaux de surface [6].

36
CHAPITRE II Décantation lamellaire

Il comprend la réunion de trois modules :

• Le réacteur ;
• Le pré-décanteur-épaississeur ;
• Le décanteur lamellaire.

Figure II.11 : Décanteur lamellaire a contact de boues [28].

Le réacteur assure à la fois floculation rapide à haute concentration de la boue et


floculation lente pour le grossissement du floc [6].

Celui-ci possède une forte densité améliorée par l'emploi du poly électrolyte. Le
prédécanteur épaississeur favorise l'épaississement du floc par un raclage en continu des boues
précipitées. Une partie de ces boues est recyclée dans le réacteur. Ce recyclage externe,
maintient la forte concentration de boue nécessaire à une floculation homogène [6].

Enfin, le décanteur lamellaire assure la qualité de l'eau en éliminant le floc résiduel.

Principaux avantages selon le constructeur :

• Vitesse de décantation très élevée (de 20 à 40 mètres / heure) ;

• Les boues extraites peuvent être envoyées directement en déshydratation ;

• Excellente qualité des eaux traitées grâce à la séparation lamellaire ;

37
CHAPITRE II Décantation lamellaire

• Économie de réactifs ;

• Insensibilité aux variations de débit et de charge.

Note : cet ouvrage est également utilisé en traitement d'eaux résiduaires et de boues [6].

II.4 Différents types de décantation lamellaire :

Trois types de décantation lamellaire sont possibles :

• A contre-courant ;
• A courants croisés ;
• A co-courant.

II.4.1 Contre-courant :
L’Alimentation se fait par le bas : l'eau et les solides décantés circulent en sens
inverse [12].

L'eau et la boue circulent en sens inverse (l'eau vers le haut à la vitesse V0 et les boues
vers le bas). À son entrée dans le système, le trajet d'une particule est la résultante de V0 et de
sa vitesse de chute U [9].

Avec :

1. Entrée de l'eau floculée ;


2. Zone de distribution ;
3. Récupération de l'eau
décantée ;
4. Sortie de l'eau décantée ;
5. Fosse à boue ;
6. Evacuation des boues.

Figure II.12 : Décanteur à contre-courant [9].

38
CHAPITRE II Décantation lamellaire

❖ Avantages / Inconvénients :
• Systèmes les plus fiables car plus performants et plus simples d'un point de vue
hydraulique [12].
𝑸
Vitesse limite : 𝑽𝒍𝒊𝒎 = (II.8)
𝒏.𝒍.(𝑳.𝒄𝒐𝒔𝜶+𝒆.𝒔𝒊𝒏𝜶)

II.4.2 Co-courant :

Dans ce cas, l'eau et la boue circulent dans le même sens et la décantation n'est pas gênée.
Actuellement la décantation à contre-courant est le système le plus simple et le plus fiable dans
le. Quel s'engagent les constructeurs. En effet, de forts problèmes de reprise des eaux décantées
en co-courant compliquent le système et la décantation å flux croisés pose des problèmes
d'équipartition des flux hydrauliques [13].

Avec :

1. Entrée de l'eau floculée.


2. Zone de distribution.
3. Récupération de l'eau décantée.
4. Sortie de l'eau décantée.
5. Fosse à boue.
6. Évacuation des boues.

Figure II.13 : Décanteur à co-courant [9].

La décantation à contre-courant permet l'organisation hydraulique la plus simple et


la plus fiable. En revanche, la décantation à co-courant se heurte à de grandes difficultés pour
la reprise de l'eau traitée. Pour la décantation à courants croisés, l'équipartition des flux
hydrauliques est délicate [9].

39
CHAPITRE II Décantation lamellaire

❖ Avantages / Inconvénients [12] :

• Dispositions hydrauliques plus complexes pour évacuer l'eau traitée


• Ouvrages plus hauts et plus couteux.

𝑸
Vitesse limite : 𝑽𝒍𝒊𝒎 = (II.9)
𝒏.𝒍(𝑳.𝒄𝒐𝒔𝜶−𝒆.𝒔𝒊𝒏𝜶)

II.4.3 Courant croisé :


L'eau et la boue circulent perpendiculairement. L'alimentation en eau floculée se fait
par le côté afin d'éviter la zone entre les plaques où l'eau remonte avec une vitesse opposée à
la chute du floc [13].

Avec :
1. Entrée de l'eau floculée ;

2. Sortie de l'eau décantée ;

3. Fosse à boue ;

4. Evacuation des boues.

Figure II.14 : Décanteur à courants croisés [9].

❖ Avantages / Inconvénients

• Problème d'équipartition hydraulique du débit sur les lamelles ;


• Ouvrages très compacts et de faible hauteur [12].

𝑸
Vitesse limite : 𝑽𝒍𝒊𝒎 = (II.9)
𝒏.𝒍.𝑳.𝒄𝒐𝒔𝜶

40
CHAPITRE II Décantation lamellaire

II.5 Description générale d’un décanteur lamellaire :

Un décanteur lamellaire est composé de différente partie représentée sur le schéma


Suivant :

Figure II.15 : description d’un décanteur lamellaire (Ouvrage de petites


collectivités à alimentation frontale) [13].

Ce type de décanteur à alimentation frontale est rencontré sur des petites collectivités,
pour des ouvrages plus importants, l’alimentation peut être de type latéral.

➢ Les différents éléments essentiels de l’ouvrage sont numérotés et décrits ci-après


[13] :

Point 1 : « Zone de passage : bassin d’aération – décantation »


L’introduction de la liqueur aérée peut se faire de différentes façons, soit :

• Par lame déversante ;


• Par lumière (immergée ou non).

Dans tous les cas de figure, une alimentation de l’ouvrage la plus homogène possible
améliore le fonctionnement et les performances du décanteur.

L’arrivée des boues d’aération dans l’ouvrage peut se situer à différents endroits :

• Frontale : les boues sont introduites par des lumières situées dans l’axe de
l’ouvrage (ces lumières peuvent se situer en surface ou immergées). Le plus

41
CHAPITRE II Décantation lamellaire

souvent, elles sont équipées d’une vanne qui permet l’isolement du décanteur
pour son entretien.
• Latérale : lumière située sur le côté de l’ouvrage.

Point 2 : « Zone d’arrivée de la liqueur aérée » [13]

Elle joue le rôle de dégazage et dissipation de l’énergie à l’entrée de l’ouvrage. De


plus, une partie des flottants (mousses biologiques, graisses, …) y est souvent piégée.
Ceux-ci, plus ou moins nombreux selon les stations, entrainent des contraintes
d’exploitation. Certaines installations sont équipées d’un système d’évacuation de ces
flottants.

Point 3 : « Zone de passage : arrivée – trémie » [13]

Elle permet l’introduction et la répartition de la liqueur aérée sous le bloc de lamelles.

Point 4 : « Fosse à boue » [13]

Cet ouvrage a plusieurs fonctions :

• Un rôle de répartition de la liqueur aérée ;


• Un rôle de concentrateur ;
• Un rôle de stockage.
❖ De plus cette zone est équipée de pompes pour recirculer les boues concentrées
(maintien d’un taux de boue nécessaire pour le traitement biologique) ou
permettre leur évacuation dans le silo à boue.

Des temps de séjour trop longs peuvent entraîner des remontées de boues en surface,
pénalisant ainsi l’efficacité de l’ouvrage.

Les boues sont rassemblées avant leur reprise :

• Soit gravitairement grâce à la forme de l’ouvrage (trémie) ;


• Soit mécaniquement par un système de raclage, l’objectif étant de réduire les
perturbations hydrauliques au maximum.

42
CHAPITRE II Décantation lamellaire

❖ Pour les ouvrages à surface unitaire élevée, une trémie entraînerait des travaux de
génie civil très lourds, elle est généralement remplacée soit par une succession de
trémie, soit par une fosse équipée de système raclé ou sucé.

Le croquis suivant est une représentation du comportement de la boue et


d’épaississement :

Figure II.16 : Représentation du comportement de la boue et d’épaississement [13].

Avec :

Zone (A) : zone de décantation et de concentration ;

Zone (B) : zone de stabilisation des turbulences (tend vers un régime


laminaire) ;

Zone (C) : zone de re-dilution de boue décantée dans les lamelles ;

Zone (D) : zone de concentration des boues avant recirculation.

Le point 5 : « Le bloc lamellaire » [13]

Formé de lamelles ou plaques inclinées, il est solidaire du bassin et constitue un


passage foré pour l’eau. L’évacuation des eaux clarifiées vers le milieu récepteur se fait en haut
des plaques par l’intermédiaire d’une goulotte crantée.

43
CHAPITRE II Décantation lamellaire

• Son volume occupé est inférieur à celui du bassin.


• Son dimensionnement est lié au débit de pointe de l’installation et à la vitesse de Hazen
retenue lors du dimensionnement.

❖ D’autres éléments doivent être pris en compte lors du dimensionnement [13] :


La nature du matériau :

PVC, tôle galvanisée le produit retenu doit répondre à différents critères :

• Une rigidité suffisante pour éviter un certain nombre de raidisseurs qui pénalisent
ou modifient la décantation
• Une bonne tenue dans le temps ;
• Une surface la plus lisse possible pour faciliter le glissement de la boue sur les
parois.
L’angle :

Son choix est un compromis entre :


• Une surface totale projetée maximale, et ;
• Un angle assez élevé pour permettre le glissement de la boue.
L’écartement :
La valeur retenue est aussi un compromis entre :

• Un écartement le plus faible possible permettant une surface totale projetée plus
importante pour une même emprise au sol (nombre de plaques supérieur).
• Des écarts trop faibles pouvant être la source de colmatage des lamelles :
o Colmatage augmentant ainsi les contraintes d’exploitation, et ;
o Diminuant la surface totale projetée réelle d’une partie de l’ouvrage.

Point 6 : « La collecte des eaux décantées » [13]

La répartition homogène des flux hydrauliques en sortie du bloc lamellaire est


nécessaire, d’où la nécessité d’une collecte des eaux équilibrée sur l’ensemble du bloc.

Différentes caractéristiques doivent être étudiées lors de la conception et de


l’implantation des goulottes d’évacuation :

44
CHAPITRE II Décantation lamellaire

• Sa forme elle peut avoir différentes formes : en V0, demi cylindrique, rectangulaire ;
• Son implantation ;
• Ses orifices de récupération des eaux la surfaces de ces orifices doit être importante
pour diminuer les vitesses d’approche de l’eau.

Point 7 : « Dispositif de récupération des flottants » [13]

L’aération prolongée est souvent confrontée à la présence de flottants liée à des


phénomènes de moussage biologique, de l’anaérobiose ou des phénomènes de turbulences.

Les goulottes peuvent être équipées de lames siphoïdes pour localiser et éviter le départ
de flottants vers le milieu récepteur. Un système de raclage et d’évacuation de ces flottants peut
équiper certaines installations pour fiabiliser la qualité du rejet.

II.6 Choix du type de faisceaux lamellaires :

L'efficacité d'un système lamellaire est liée à différents paramètres :

• Hydraulique :
La forme des lamelles doit favoriser le passage du régime d'écoulement de
turbulent (à l’entrée des lamelles, zone LT) à laminaire (au sein des lamelles,
zone LD), et il faut donc éviter les systèmes de supportage de lamelles mettant
en œuvre des entretoises qui perturbent l’écoulement et la décantation [9].
• Répartition de l’eau dans la cellule de décantation :
Chaque cellule doit recevoir le même débit afin d’éviter les survitesses à
l’origine de la dégradation de la décantation [9].
• Écartement des lamelles :
Il doit être suffisant pour éviter le colmatage des lamelles par la boue décantée
et pour permettre éventuellement leur nettoyage [9].
• Surface de décantation équivalente Plus elle est importante, meilleure sera la
décantation en tenant compte, toutefois, de la remarque précédente. Dans la
figure ci-dessous, l'efficacité des différents types de faisceaux lamellaires,
présentés précédemment, est comparée en utilisant comme paramètre la surface
de décantation équivalente [9].

45
CHAPITRE II Décantation lamellaire

L’hypothèses utilisées pour la comparaison des six systèmes : diamètre hydraulique (80 mm),
inclinaison (60°) et longueur de lamelles (1,5 m).

Figure II.17 : Faisceaux ou lamelles constituées [14].

Le choix du type de faisceaux lamellaires ne doit pas se faire uniquement en considérant


la plus grande surface de décantation équivalente possible ; les faisceaux à plaques parallèles
peuvent développer des surfaces importantes à condition de réduire l'espace entre plaques et au
risque de rendre l'installation non fiable (problème de bouchage) et inexploitable (impossible
de procéder au nettoyage de l'espace entre les plaques) [9].

Par ailleurs, la mise en place des plaques est délicate ; elle nécessite la pose de supports et
d'entretoises qui, souvent, perturbent l'hydraulique et la décantation, et favorisent l'accrochage
des boues. L’efficacité hydraulique des modules hexagonaux est supérieure à celle des autres
faisceaux tubulaires et des plaques parallèles. Ces modules minimisent considérablement les
risques de colmatage tout en offrant une surface de décantation équivalente très importante [3].

II.7 La décantation lamellaire dans l’épuration biologique :

L’épuration biologique des eaux résiduaires par le procédé « boues activée » est basée sur
l’activité d’une culture bactérienne maintenue en suspension et en état aérobie dans un bassin
alimenté par le liquide à épurer, cette étape est dite Décantation en boue active [13].

La boue activée est un écosystème aquatique simplifié, constitué débris minéraux et


végétaux, de colloïdes et de divers éléments en solution ou en suspension, ainsi que de
microorganismes assurant la transformation et la minéralisation de la matière organique
(bactéries, protozoaires) [13].

46
CHAPITRE II Décantation lamellaire

II.7.1 Les boues actives :

Les boues activées constituent le traitement biologique aérobie le plus répondu. Le


procédé consiste à provoquer le développement d'une culture bactérienne dispersée sous forme
de flocons (boues activées), dans un bassin brassé et aéré (bassin d'aération) et alimenté en eau
à épurer. Dans ce bassin, le brassage a pour but d'éviter les dépôts et d'homogénéiser le mélange
des flocons bactériens et de l'eau usée (liqueur mixte) ; l'aération peut se faire à partir de
l'oxygène de l'eau, du gaz enrichi en oxygène, voire même d'oxygène pur, a pour but de
dissoudre ce gaz dans la liqueur mixte, afin de répondre aux besoins des bactéries épuratrices
aérobies [18].

Après un temps de contact suffisant, la liqueur mixte est envoyée dans un clarificateur
appelé parfois décanteur secondaire, destiné à séparer l'eau épurée des boues. Ces dernières sont
recyclées dans le bassin d'aération pour y maintenir une concentration suffisante en bactéries
épuratrices. L'excédent (boues secondaires en excès) est extrait du système et évacué vers le
traitement des boues [18].

Figure II.18 : Concept simplifié des boues actives [18].

II.7.2 Indice de MOLHMAN ou Indice de boue :

L’indice de boue représente le volume occupé par un gramme de boue après trente
minutes de décantation statique dans une éprouvette d’un litre à paroi transparente graduée.
Noté Im, exprimé en ml.g-1 de MES, il est défini par la formule suivante [18] :

𝑉
30
𝐼𝑚 = 𝑀𝐸𝑆 (II.10)

47
CHAPITRE II Décantation lamellaire

Avec :

• V30 = volume de boue décanté en trente minute (ml/l) ;


• MES = concentration des matières en suspension dans l’éprouvette (g/l).
Si :

• 50 ml/g < IB < 150 ml/g, la boue décante bien ;


• IB > 150 ml/g il y a mauvaise décantation et les boues recirculés sont trop claires.

II.7.3 La déshydratation des boues :

L’efficacité d'un dispositif de déshydratation des boues dépend de la qualité intrinsèque


de la boue, de sa concentration et des paramètres de réglage du dispositif, conditionnement
inclus [13].
Pour juger globalement la partie « réglage », il est donc nécessaire de présumer du
résultat optimal suivant la concentration et la qualité des boues. Dans le cas des boues
secondaires fraiches, l'Indice de Boues est l'indicateur fiable le plus facilement accessible de
la déshydratation des boues. A condition qu'une évolution anaérobie ne soit pas nettement
amorcée, (c'est-à-dire, en pratique, que les boues aient encore un pH supérieur 6,7) [13].

II.8 Paramètre caractéristiques de la boue :

Cette suspension appelée « boue » est caractérisée par différents paramètres dont les
importants pour l’étude de la décantation sont [13] :

II.8.1 Concentration en MES :

Ce sont des particules solides très fines et généralement visibles à l'œil nu,
théoriquement, elles ne sont ni solubilisées, ni à l'état colloïdale. Elles déterminent la turbidité
de l'eau. Elles limitent la pénétration de la lumière dans l'eau, diminuent la teneur en oxygène
dissous et nuisent au développement de la vie aquatique [15].

Ces matières sont en relation avec la turbidité, leur mesure donne une première
indication sur la teneur en matière colloïdale d'origine minérale ou organique [15].

En fait, les limites séparant les trois états sont indistinctes et seule la normalisation de
la méthode d'analyse permet de faire une distinction précise mais conventionnelle. Les matières

48
CHAPITRE II Décantation lamellaire

en suspension comportent des matières organiques et des matières minérales. Toutes les
matières en suspension ne sont pas décantables, en particulier les colloïdes retenus par la
filtration [15].

La portée de la mesure des matières en suspension se trouve limitée, le prélèvement


opère déjà une sélection : la mesure donnera systématiquement un résultat par défaut [15].

Deux techniques sont actuellement utilisées pour la détermination des matières en


suspension (norme AFNOR T90-105) ; elles font appel à la séparation par filtration directe ou
centrifugation. On réserve cette dernière méthode au cas où la durée de la filtration dépasse une
heure environ [15].

Les causes de la variabilité de la mesure sont nombreuses (volume de la prise d'essai,


teneur en MES de l'échantillon, séchage à 105°C jusqu'à poids constant). La précision reste
cependant très acceptable [15].

II.8.2 Température :

La température est un facteur écologique important du milieu. Son élévation peut


perturber fortement la vie aquatique (pollution thermique). Certains rejets présentent des écarts
de température importants avec le milieu récepteur [16].

Elle joue aussi un rôle important en ce qui concerne la solubilité des sels et des gaz. Par
ailleurs, la température détermine le taux et la vitesse des réactions de dégradation biochimique.
Plus la température est importante, plus les réactions sont rapides. La température des eaux
usées influent beaucoup sur l'efficacité du procédé de traitement. Par exemple, la décantation
est plus efficace à des températures élevées [34].

II.8.3 PH [17] :

Le pH est une mesure de l’acidité de l’eau c’est-à-dire de la concentration en ions


d’hydrogène (H+) : 𝑝𝐻 = −𝐿𝑜𝑔 [𝐻+ ] (II.11)

Le pH d’une eau naturelle peut varier de 4 à 10 en fonction de la nature acide ou


basique des terrains traversés. Dans le domaine de l’eau, le pH joue un rôle primordial à la
fois dans :

• Les propriétés physico-chimiques (acidité, agressivité) ;

49
CHAPITRE II Décantation lamellaire

• Les processus biologiques dont certains exigent des limites très étroites de pH ;
• L’efficacité et les mécanismes de certains traitements (coagulation, adoucissement,
contrôle de la corrosion, chloration).
II.8.4 Turbidité :

La turbidité est inversement proportionnelle à la transparence de l’eau, elle est de loin


le paramètre de pollution indiquant la présence de la matière organique ou minérale sous forme
colloïdale en suspension dans les eaux usées. Elle varie suivant les matières en suspension
(MES) présentes dans l’eau [18].

II.8.5 DCO :

C'est la mesure de la quantité d'oxygène nécessaire qui correspond à la quantité des


matières oxydables par oxygène renfermé dans un effluent. Elles représentent la plupart des
composés organiques (détergents, matières fécales) [19].

La DCO est la concentration, exprimée en mg.L-1, d’oxygène équivalente à la quantité


de dichromates consommée par les matières dissoutes et en suspension lorsqu’on traite un
échantillon d’eau avec cet oxydant dans des conditions définies par la norme [20].

II.8.6 DBO5 :

Exprime la quantité d'oxygène nécessaire à la destruction ou à la dégradation des


matières organiques présentent dans les eaux usées par les microorganismes du milieu. Mesurée
par la consommation d'oxygène à 20°C à l'obscurité pendent 5 jours d'incubation d'un
échantillon préalablement ensemencé, temps qui assure l'oxydation biologique des matières
organiques carbonées [19].

II.8.7 Oxygène dissous :

L’oxygène dissous est un composé essentiel de l’eau car il permet la vie de la faune et
il conditionne les réactions biologiques qui ont lieu dans les écosystèmes aquatiques. La
solubilité de l’oxygène dans l’eau dépend de différents facteurs, dont la température, la pression
et la force ionique du milieu. La concentration en oxygène dissous est exprimée en
mg O2.L-1 [20].

50
CHAPITRE II Décantation lamellaire

II.8.7.1 Dénitrification :

Ces phénomènes ont lieu uniquement si les composés azotés ont été nitrifiés. Dans le
décanteur, l’absence d’oxygène favorise le phénomène de dénitrification, entraînant un
dégagement d’azote gazeux (N2) qui s’accompagne de remontées de particules de boue par
adsorption sur les microbulles d’azote [13].

II.8.7.2 Anaérobiose :

Absence d’O2 provoquant la fermentation des matières organiques avec un


dégagement de méthane, ce gaz entraînant la flottation des boues [13].

II.9 Conclusion :
La décantation lamellaire est l’un des procédés que l’on peut mettre en œuvre pour
séparer la pollution véhiculée dans les eaux de ruissellement. Les décanteurs lamellaires
présentent l’avantage d’être à la fois des ouvrages compacts comparativement aux bassins de
retenues, mais également, d’offrir des performances élevées du fait de leur surface de
décantation très étendue. L’optimisation de leur fonctionnement hydraulique devrait permettre
d’obtenir un écoulement homogène sur toute la surface de décantation, et des conditions
d’écoulement proche d’un régime laminaire [31].

Les décanteurs lamellaires sont ici des ouvrages destinés au traitement des eaux de
ruissellement polluées. Le « traitement » consiste à séparer les matières solides véhiculées en
suspension dans l’eau. Il a lieu dans une structure lamellaire composée de lames juxtaposées et
inclinées par rapport au plan horizontal. L’objectif recherché est le piégeage des éléments
pollués sur la surface des lames puis au fond de l’ouvrage [31].

51
CHAPITRE III
Etude expérimentale
CHAPITRE III Etude expérimentale

III.1 Matériels et méthodes :

Le but de notre travail est d’étudier expérimentalement l’efficacité d’un décanteur


lamellaire utilisé pour l'épuration des eaux usées urbaine. Pour ce faire le pilote TE-600 du
laboratoire de traitement et d’épuration des eaux qui est un mini clarificateur équipé par des
lamelles sera modifié pour nous servir de support d'expérimentation.

Pour étudier l’efficacité de ce procédé en utilisant la liqueur mixte de la STEP de Ain El


Houtz, nous avons mené une série d’expériences au niveau du laboratoire de traitement et
épuration des eaux du département d’hydraulique de l’université de Tlemcen pour l’objectif de
décanter la liqueur mixte par le procédé de décantation lamellaire, le but sera d’avoir finalement
une eau clarifiée avec le rendement le meilleur possible.

III.1.1 Objectifs principaux des expériences :

Les objectifs principaux des expériences que nous avons menés se résument dans les points
suivants :

• Faire fonctionner le pilote ;


• Elimination les MES ;
• Etudier l’impact de la DBO5, DCO, O2, T°, pH et la Turbidité sur le rendement ;
• Etude de Colmatage.

III.1.2 Composition de l’équipement :

L’équipement est composé :

• Pilote de l’épuration des eaux usées (TE-600) ;


• Des appareilles de mesures des paramètres physico-chimique de l’eau.

III.1.3 Description du pilote TE-600 :

III.1.3.1 Construction [21] :

L’appareil consiste essentiellement en un décanteur statique, montée sur un châssis, ainsi


que ses organes de stockage de contrôle et de mesure :

1 : Cuve d’alimentation de la suspension, en PVC transparent, cylindrique, capacité utile 300


litre, avec vanne de vidange et vanne d’alimentation de type a boisseau sphérique.

52
CHAPITRE III Etude expérimentale

2 : Canalisation d’alimentation de la suspension en PVC avec vanne de réglage à pointeau en


laiton chromé.

3 : Cuve d’alimentation du coagulant, capacité utile 30 litre, avec vanne de vidange de type à
boisseau sphérique en PVC.

4 : Cuve d’alimentation du floculant, capacité utile 1 litre, avec vanne de vidange de type à
boisseau sphérique en PVC.

5 : Réacteur de mélange de la suspension et des réactifs chimiques, de type cylindro-conique


en verre borosilicaté, capacité utile 20 litre, avec vanne de vidange de type à boisseau sphérique
en PVC.

6 : Agitateur du réacteur.

7 : Surverse de prélèvement de la suspension sortant de réacteur en PVC, réglable en hauteur.

8 : Décanteur statique de section rectangulaire avec cône de récupération des boues décantées
en altuglas :

• Vanne d’alimentation de type trois voies en « L » à boisseau sphérique en


PVC ;
• Chicane de passage du liquide clarifié ;
• Evacuation du liquide clarifié supérieure ;
• Chicane amovible d’évacuation du liquide clarifié pour fonctionnement à
Contre-courant ;
• Chicane amovible d’évacuation du liquide clarifié pour fonctionnement à
Co-courant ;
• Vanne de vidange des boues du décanteur de type à boisseau sphérique en
PVC.

9 : Lamelles de décantation, amovibles, pour fonctionnement à Contre-courant et Co-courant,


en altuglas, à démontage et inversion rapides (inclinaison des lamelles 30°).

10 : Canalisation de recyclage éventuel des boues du décanteur vers le réacteur avec vanne
d’arrêts de type à boisseau sphérique en PVC et vanne de réglage a pointeau en laiton chromé.

11 : Charpente de supportage en tube carrés en acier inoxydable.

53
CHAPITRE III Etude expérimentale

III.1.3.2 Manipulations [21] :

Le pilote de coagulation floculation-décantation permet d’étudier deux types de


traitements : la coagulation-floculation et la décantation. On peut facilement étudier les deux
séparément ou bien simultanément.

Le produit est préparé dans le bac d’alimentation (1) sous l’agitation permanente grâce à
une pompe centrifuge immergée, puis alimenté à travers un débitmètre et une vanne de réglage
(2) dans le réacteur (5) par une pompe centrifuge.

Le coagulant est stocké dans un bac spécifique (3) puis alimenté au réacteur par
l’intermédiaire d’une seconde pompe péristaltique.

Le floculant est également stocké dans un bac spécifique (4) puis alimenté au réacteur par
l’intermédiaire d’une seconde pompe péristaltique.

Le réacteur est maintenu sous agitation permanente (6) par un agitateur à hélice à vitesse
variable. Le produit de la réaction est soutiré par surverse (7) puis alimenté dans le décanteur
statique (8) muni de lamelles orientables (9).

Une partie des produits décantés peuvent être recyclés par l’intermédiaire d’un circuit (10)
avec pompe centrifuge, vanne de réglage et débitmètre.

Figure III.1 : Construction du pilote TE-600 [21].

54
CHAPITRE III Etude expérimentale

Figure III.2 : Pilote de coagulation-floculation et décantation (TE-600) (laboratoire du


Département d’Hydraulique. Université de Tlemcen).

Figure III.3 : Liste des vannes du pilote TE600 [21].

55
CHAPITRE III Etude expérimentale

III.1.3.3 Liste des vannes « Figure III.3 » :

VA1 : Vanne manuelle bac d’alimentation ;


VA2 : Vanne manuelle recyclage boues ;
VS1 : Vanne manuelle sortie bac d’alimentation ;
VS2 : Vanne manuelle sortie boues ;
VS3 : Vanne manuelle sortie réacteur ;
VS4 : Vanne manuelle sortie bac coagulant ;
VS5 : Vanne manuelle sortie bac floculant ;
VR1 : vanne manuelle de réglage alimentation ;
VR2 : Vanne manuelle de réglage recyclage boues ;
VL1 : Vanne trois alimentations décanteur.

III.1.4 Prélèvements et échantillonnages :


Le prélèvement est l'opération qui consiste à prendre une partie d’eau du milieu à étudier,
alors que l'échantillonnage consiste à retenir une fraction du prélèvement sur laquelle sera
effectuée l'analyse [31].
L'échantillonnage peut se faire sans prélèvement intermédiaire, l'eau est prise directement
dans des flacons par une bouteille de prélèvement. Avant de commencer le prélèvement, il
convient de nettoyer le matériel avec de l'eau puis le rincer à l'eau distillé. On peut avant
utilisation, rincer le matériel d'échantillonnage dans l'eau dans laquelle sera effectué le
prélèvement, afin de réduire au minimum le risque de contamination [31].

III.1.5 Mesures à effectuer sur l’échantillon :

Les mesures à effectuer avant et après la décantation sont les suivantes :

• MES ;
• La température ;
• PH ;
• DCO ;
• DBO5 ;
• Turbidité ;
• Oxygène dissous.

56
CHAPITRE III Etude expérimentale

III.1.5.1 Matières en suspensions (MES) :

Mesures de poids des matières flottantes et décantables contenues dans les eaux épurées
biologiquement, dans le but de contrôler le fonctionnement du bassin de décantation [18].

La détermination des matières en suspension dans l’eau est réalisée soit par filtration,
soit par centrifugation, séchage à 105 C° et pesée [31].

La centrifugation est préférée pour les eaux chargées (colmatage du filtre). Dans notre
cas, nous avons utilisé la méthode par séchage [31].

➢ La filtration :

Dans le cas de l'analyse des eaux usées, il est recommandé de procéder par filtration sur
couche d'amiante ou sur filtre en fibre de verre pour les échantillons d'eaux traitées et par
centrifugation pour les échantillons d'eaux brutes et chargées afin d'éviter le colmatage des
filtres [18].

Le choix de la filtration sous vide avec membrane filtrante en fibre de verre s'est imposé,
dans notre cas, d'une part, en raison de sa rapidité et de sa simplicité à mettre en œuvre, et
d'autre part, de la possibilité de récupérer le filtrat (fraction dissoute) nécessaire pour la
détermination de la pollution résiduelle [18].

III.1.5.1.1 Principe de la filtration :

Cette méthode se base sur le passage d'un échantillon d'eau de volume V à travers un
filtre en fibre de verre de 0,47 µm. Le poids de matière retenue par le filtre, noté P, est
déterminé par pesée différentielle (avant et après filtration). La concentration des matières
en suspension (MES) ne sera donc que le rapport de ce poids sur le volume d'eau analysé
[18].

➢ Matériels utilisés :
• Dispositif de filtration ;
• Balance ;
• Capsules ;
• Papier filtres ;
• Étuve.

57
CHAPITRE III Etude expérimentale

Figure III.4 : Etuve. Figure III.5 : Dispositif de filtration.

Figure III.6 : Balance. Figure III.7 : Capsule et papier filtre.

58
CHAPITRE III Etude expérimentale

➢ Mode opératoire [18] :

✓ Rincer le filtre à l'eau distillée et le sécher à l'étuve à 105 °C environ 30 à 60 min ;


✓ Laisser refroidir puis peser le filtre sec et noter son poids P (1) ;
✓ Homogénéiser l'échantillon à analyser ;
✓ Filtrer sous vide un volume V de l'échantillon mesuré à l'aide d'une éprouvette graduée ;
✓ Sécher, refroidir et peser une seconde fois le filtre. Son poids est noté P (2).

Note : Ne mettre l'eau que petit à petit, toujours en homogénéisant bien pour ne pas
avoir à filtrer de trop grands volumes sur un filtre colmaté.

➢ Description des résultats [18] :

La concentration de la matière en suspension en mg/l dans l'échantillon analysé est


obtenue par la relation suivante :

(𝑷𝟐−𝑷𝟏)
𝑴𝑬𝑺 = × 𝟏𝟎𝟎𝟎 (III.1)
𝑽

Où :

P1 : Poids du filtre sec avant filtration (en mg) ;

P2 : Poids du filtre sec après filtration (en mg) ;

P2 - P1 : Poids de la matière retenue par le filtre sec ;

V : Volume de la prise d'eau (en ml).

III.1.5.2 Température :

La température joue un grand rôle dans la solubilité des gaz dans l’eau et sur la vitesse
des réactions chimiques et biochimiques [32].

➢ Mesure de la température :

Pour bien mesurer ce paramètre, on a utilisé un pH mètre électronique qui donne


des résultats très précises du pH accompagné de la température [32].

➢ Mode opératoire :

La température de l'eau sera prise en même temps que le prélèvement de


l'échantillon. On prélèvera l'eau dans un bécher de 100 ml de capacité et on y

59
CHAPITRE III Etude expérimentale

plongera immédiatement l'appareil de mesure (pH mètre). On procédera à la lecture


de la température, dès que la stabilisation est observée [32].

III.1.5.3 Mesure du pH :

Le pH est l’un des paramètres chimiques importants lorsqu’il s’agit de déterminer


la qualité d’une eau destine à la consommation [32].

➢ Principe :

La détermination du pH est effectuée à l’aide d’un appareil (pH mètre), cet appareil de
mesure est constitué d’une électrode de pH que l’on plonge dans la solution dont on veut
connaitre l’acidité [32].

➢ Etalonnage :
L’étalonnage se fait par une solution d’étalonnage d’un pH le plus proche du pH des
solutions à analyser. Dans ce travail on a utilisé une solution d’étalonnage de pH=7 [32].
➢ Mode opératoire :
L’étalonnage dans une solution se fait comme suit : en prolongeant l’électrode préalablement
rincée à l’eau distillé puis en solution tampon et en effectuant la lecture de la valeur du pH=7,
rincé celle-ci à l’eau distillé et la plongé dans l’échantillon, effectué la mesure du pH après
avoir légèrement agité l’électrode [32].

Figure III.8 : pH mètre.

60
CHAPITRE III Etude expérimentale

III.1.5.4 Demande chimique en oxygène DCO :

La demande chimique en oxygène (DCO) c’est la quantité d'oxygène nécessaire pour


oxyder par voie chimique certaines matière organique ou inorganique contenue dans l'eau. Elle
représente donc, la teneur totale de l'eau en matières oxydables [18].

➢ Principe :

La détermination de la DCO se fait essentiellement par oxydation avec le dichromate de


potassium « K2Cr2O7 » en milieu acide dans une solution portée à ébullition à reflux pendant
2 heures en présence d'ions Ag+ comme catalyseurs d'oxydation et d'ions Hg2+ permettant de
complexer les ions chlorures. L’oxygène consommé en mg/l est calculé après détermination de
l’excès de dichromate de potassium par titration avec du sulfate de fer ferreux et d’ammonium
(sel de Mohr) [18].

➢ Matériels utilisés [18] :

✓ Un réacteur pour le chauffage à 105C° ECO6 ;


✓ Pipette graduée double trait ;
✓ Matras à goulot large ;
✓ Ballons gradués ;
✓ Burette ;
✓ Cylindres gradués.
➢ Réactifs [18] :

✓ Solution de dichromate de potassium (K2Cr2O7) à 0,04 mol/l et contenant du sulfate de


mercure ;
✓ Solution d'acide sulfurique ;
✓ Solution sulfate d'argent ;
✓ Solution sulfate de fer ferreux et d'ammonium (sel de Mohr) [(NH4)2Fe(SO4)2[6H2O]
à 0,12 mol/l ;
✓ Solution indicateur Féroïen.

➢ Mode opératoire [18] :


❖ Digestion de l’échantillon :

▪ Transvaser 10 ml de l'échantillon pour l'analyse (diluer si nécessaire) dans le


tube de l'appareil, ajouter 5 ml de solution de dichromate de potassium ;

61
CHAPITRE III Etude expérimentale

▪ Ajouter avec précaution 15 ml d'acide sulfurique et sulfate d'argent et


raccorder immédiatement le tube au réfrigérant ;
▪ Répéter les deux étapes précédentes pour tous les échantillons à analyser mais
aussi pour deux échantillons à blanc (10 ml d'eau distillée) ;
▪ Amener le mélange réactionnel à l'ébullition pendant 120 minutes à 150°C ;
▪ Rincer les réfrigérants à l'eau distillée et refroidir les tubes.

❖ Titrage de l’échantillon :

▪ Transvaser le contenu de chaque éprouvette en matras à goulot large, rincer

avec l’eau distillé 3 ou 4 fois ;

▪ Ajouter 5 ou 6 goutte l'indicateur coloré Féroïen ;

▪ Après le refroidissement titrer avec une solution de sulfate de fer ferreux et


ammonium jusqu’au moment où la couleur de la solution change de vert bleu
à orangé.

➢ Expression des résultats [18] :


La DCO exprimée en mg d'O2/l est donnée par la formule :

(Vt−Ve)
DCO = 8000 × CFe × (III.2)
E

Où :
CFe : Concentration de la solution de sel Mohr déterminée par étalonnage, soit dans
le cas présent 0,12 mol/l.

E : Volume de la prise d'essai en ml.

Vt : Volume en ml de la solution de sulfate de fer et d'ammonium titré pour l'essai à


blanc.

Ve : Volume en ml de la solution de sulfate de fer et d'ammonium titré pour


l’échantillon.

8000 : Masse molaire en mg/l de 1/2 O2.

62
CHAPITRE III Etude expérimentale

Figure III.9 : Billes de verre. Figure III.10 : Réacteur DCO.

Figure III.11 : Pipette graduée. Figure III.12 : Réactifs.

63
CHAPITRE III Etude expérimentale

III.1.5.5 Turbidité :

La turbidité est un paramètre important pour qualifier la qualité de l’eau. Une eau turbide
peut sembler presque opaque à la vue, mais laisse passer peu de lumière pour la faune et la flore
aquatique. Les unités de mesure sont les NTU (unités de turbidité néphélométries) [23].

➢ Matériels utilisés :

L’appareil utilisé pour la mesure de la turbidité c’est « turbidimètre », il donne une lecture
directe en NTU (Unit Turbidité Néphélométrie). Dans notre travail la mesure est effectuée au
moyen d’un spectrophotomètre. Le spectrophotomètre est un appareil qui mesure l'absorbance
qui est définie par le ratio entre la lumière incidente I0 qui traverse un milieu à une longueur
d'onde λ, et la lumière transmise I exprimé en logarithme de base 10 [23].

➢ Mode opératoire : [23]


• Mettre en marche le spectrophotomètre on/off ;
• Sélection de la longueur d’onde (720) ;
• Mesure en mode absorbance ;
• Introduire la cuve de référence (blanc) dans la porte cuve ;
• Programmer la longueur d’onde désirée ;
• Enlever la cuve de référence ;
• Introduire la cuve du premier échantillon a mesuré ;
• L’appareille affiche en contenu la valeur en absorbance des échantillons ;
• Tracé du spectre d’absorption.

Figure III.13 : Turbidimètre.

64
CHAPITRE III Etude expérimentale

III.1.5.6 Oxygène dissous :

L’oxygène est l’un des paramètres chimiques importants, il sert a contrôlé le


fonctionnement du traitement biologique [24].

➢ Appareillage :

L’appareil de mesure l’oxygène dissous c’est l’oxymètre. Les mesures couramment


utilisées sont les suivantes : parties par million (ppm) ou la saturation en pourcentage (%),
laquelle est définie comme étant le pourcentage d'oxygène dissous dans 1 litre d'eau [24].

➢ Mode d’opératoire [24] :

• Etalonner l’appareil avec des solutions tampons.

• Rincer l’électrode de l’oxygène dissous et les immerger dans la solution à mesurer.


Lire la valeur sur l’écran une fois le signale se stabilise.

Figure III.14 : Oxymètre.

III.1.5.7 Demande Biochimique en Oxygène sur 5 jours (DBO5) :


La demande biochimique en oxygène (DBO) est une expression pour indiquer la quantité
d’oxygène qui est utilisé pour la dégradation de matière organique décomposable par des
processus biochimiques [35].

65
CHAPITRE III Etude expérimentale

➢ Principe
Une quantité d’eau est versée dans une bouteille d’incubation de 300 ml, reliée à un
manomètre de mesure ou fermé avec un bouchon muni d’un capteur de pression (Oxytop). Le
volume choisie st fonction de la gamme de mesures souhaitée. L’appareil de mesure est placé
dans un réfrigérateur maintenu à 20°C. On suit ensuite, en fonction de du temps, soit tous les
jours pendant 5 jours pour la DBO5 [35].

➢ Mode opératoire [35]

✓ Mesurer la quantité avec le ballon jaugé de trop plein et verser dans la bouteille
propre ;
✓ Introduire l’agitateur magnétique dans chaque bouteille ;
✓ Ajouter une pincé de l’allyle thio-urée ;
✓ Mettre 2 pastilles d’hydroxyde de potassium dans chaque bouchon intérieur (noir)
avec deux pincettes ;
✓ Visser sans fermer hermétiquement le bouchon ;
✓ Mettre sur le système d’agitation à 20 C° ;
✓ Laisser s’établir l’équilibre pendant 30min et fermer hermétiquement le bouchon ;
✓ Relever les valeurs après 5 jours.

➢ Quantité à analyser

La demande biochimique en oxygène pour une analyse dépend de la charge en substance


organique .la mesure de la DBO5 est évaluée à 80% de la DCO.

Tableau III.1 : Facteurs de conversion de la DBO5 en fonction du volume de prise [35].

Porté de mesure Quantité (ml) Facteur


0-40 432 1
0-80 365 2
0-200 250 5
0-400 164 10
0-800 97 20
0-2000 43.5 50
0-4000 22.7 100

66
CHAPITRE III Etude expérimentale

Figure III.15 : Armoire thermostatique Figure III.16 : DBO mètre.


(Incubateur).

III.2 Etude expérimentale de la décantation lamellaire :


III.2.1 Objectifs du travail :
Dans un but de clarifier efficacement l’eau épurée par boues activées, nous nous sommes
proposé d’étudier expérimentalement l’opération de la clarification en utilisant un décanteur
lamellaire.

Notre étude expérimentale à étés faite au niveau du laboratoire de traitement et d'épuration


des eaux de département d'hydraulique de l’université de Tlemcen.
Pour chaque expérience effectuée, nous avons ramené un volume de liqueur mixte de la
station d’épuration d’Ain El Houtz, prise après le bassin d’aération pour remplir la cuve
d’alimentation du pilote. Nous avons démarré le pilote et suivi le protocole indiqué dans le
manuel dudit pilote afin d’étudier la procédure de décantation.
Nos expériences ont été menées en jouant sur plusieurs paramètres : le type de
décantation lamellaire, la position des lamelles, l’espace entre les lamelles, le débit
d’alimentation, le débit de recyclage et le débit d’évacuation,
Les MES ont été mesurés avant et après l’opération de décantation, pour pouvoir
apprécier et évaluer l'efficacité d’élimination de cette dernière en fonction des dispositions des
lamelles et des conditions des opérations. Ainsi que les autres paramètres physico-chimiques
tel que la DBO5, la DCO, le pH, la température, la turbidité et l’oxygène dissous.

67
CHAPITRE III Etude expérimentale

Les objectifs visés de ce travail sont :


• L’étude de l’efficacité de la décantation lamellaire à contre-courant par rapport
à celle lamellaire à co-courant ;
• L’étude de l’efficacité de la décantation lamellaire à contre-courant par rapport
à celle position des lamelles ;
• L’étude de l’efficacité de la décantation lamellaire à co-courant par rapport à
celle position des lamelles ;
• L’étude de l’influence de l’angle d’inclinaison des lamelles de 60° (figure
III.17) par rapport à la décantation lamellaire co-courant et contre-courant ;
• L’étude de l’influence de l’angle d’inclinaison des lamelles de 120° (figure
III.18) par rapport à la décantation lamellaire à co-courant et à contre-courant ;
• L’étude de l’influence de problème du colmatage sur la décantation classique
par rapport à celle lamellaire à contre-courant avec un angle d’inclinaison des
lamelles de 120° et une distance entre les lamelles de 2 cm ;
• L’étude de l’influence d’évacuation sur la décantation lamellaire à contre-
courant avec un angle d’inclinaison des lamelles de 120° et une distance entre
les lamelles de 1 cm ;
• L’étude de l’influence d’évacuation sur la décantation lamellaire à contre-
courant avec un angle d’inclinaison des lamelles de 120° et une distance entre
les lamelles de 2 cm ;
• Etude pour but de diminuer le problème de colmatage entre les lamelles pendant
la décantation lamellaire à contre-courant avec un angle d’inclinaison des
lamelles de 120° et une distance entre les lamelles de 1 cm.

Figure III.17 : Position A, angle d’inclinaison des lamelles 60°.

68
CHAPITRE III Etude expérimentale

Figure III.18 : Position B, angle d’inclinaison des lamelles 120°.

Pour réaliser ces objectifs, nous avons suivi les étapes suivantes :

➢ Pour la phase de décantation :

Il s’agit d’étudier l’efficacité du décanteur lamellaire à contre-courant par rapport à celle


lamellaire à co-courant.

➢ Pour la phase de position des lamelles :

Il s’agit d’étudier l’efficacité de la position A avec un angle d’inclinaison 60° par rapport à
celle de la position B avec un angle d’inclinaison 120°.

➢ Pour la phase de distance entre les lamelles :

Il s’agit d’étudier l’efficacité de la distance entre les lamelles de 1 cm par rapport à celle de 2
cm.

➢ Pour la phase de colmatage entre les lamelles :

Il s’agit d’étudier l’efficacité du débit d’alimentation, d’évacuation et de recyclage pour le


problème de colmatage.

Notre but dans cette étude, consiste d’une part à voir la performance de ce type de décantation
et d’autre part de chercher la disposition pratique qui nous donne de meilleurs résultats.

69
CHAPITRE III Etude expérimentale

III.2.2 Mode opératoire de la décantation sur le pilote :


L’eau à traiter est maintenue dans le bac d’alimentation de la suspension sous agitation
permanente grâce à une pompe centrifuge immergée, puis alimenté à travers un débitmètre
et une vanne de réglage VR1 dans le réacteur par une pompe centrifuge.

Le réacteur est maintenu sous agitation permanente grâce à un agitateur à hélice à vitesse
variable.

L’alimentation de décanteur qu’on veut faire soit classique, soit lamellaire à co-courant ou à
contre-courant [21].

III.2.2.1 Décantation lamellaire à Co-courant :

Le mode opératoire de la décantation lamellaire à Co-courant impose les étapes


suivantes :
▪ Nous avons réglé le débit d'alimentation à un débit fixe de 120 l/h ;
▪ Nous avons positionné les lamelles de telle manière que leur tige support supérieur
soit introduite dans les rainures inférieures latérales des décanteurs vers la droite ;
▪ Nous avons positionné les lamelles en deux positions ;
▪ Nous avons positionné la vanne de distribution de décanteur VL1 de manière à
alimenter celui-ci par le haut ;
▪ Nous avons positionné la plaque verticale de fermeture du circuit hydraulique dans
le décanteur de manière à éviter le passage direct d'eau aérée vers la surverse d'eau
clarifiée ;
▪ Nous avons pris un échantillon d’une eau à traiter du bac d’alimentation et nous
avons mesuré ensuite les paramètres suivants : les MES, la turbidité, la DCO, la
DBO5, l’oxygène dissous et la température ;
▪ Lorsque le décanteur est plein après une heure, nous avons pris des échantillons d’eau
décantée et nous avons mesuré ensuite les paramètres précédents.

III.2.2.2 Décantation lamellaire à Contre-courant :


Le mode opératoire de la décantation lamellaire à Contre-courant est pratiquement
le même que celui de la décantation lamellaire à Co-courant, sauf que la différence se résume
en la manière avec laquelle est alimenté le bassin de décantation. Son mode opératoire
s’effectue comme suit :

70
CHAPITRE III Etude expérimentale

▪ Nous avons positionné les lamelles de telle manière que leur tige
support supérieur soit introduite dans les rainures du décanteur vers la
droite et leur base inferieure reposant sur les supports inferieurs
latéraux du décanteur vers la gauche ;
▪ Nous avons positionné les lamelles en deux positions ;
▪ Nous avons positionné la vanne de distribution du décanteur VL1 de
manière à alimenter celui-ci du bas ;
▪ Nous avons positionné la plaque horizontale de fermeture du circuit
hydraulique dans le décanteur de manière à éviter le passage direct
d’eau aérée vers la surverse d’eau clarifiée sans passer par les
lamelles ;
▪ Nous avons pris un échantillon d’une eau à traiter du bac d’alimentation
et nous avons mesuré ensuite les paramètres suivants : les MES, la
turbidité, la DCO, la DBO5, l’oxygène dissous et la température ;
▪ Lorsque le décanteur est plein après une heure, nous avons pris des
échantillons d’eau décantée et nous avons mesuré ensuite les
paramètres précédents.

III.2.2.3 Décantation classique :


Le mode opératoire de la décantation classique est le même que celle lamellaire, sauf
que cette technique impose l’enlèvement total des lamelles. Notons que ce mode opératoire
s’effectue de la manière suivante :

▪ Nous avons pris un échantillon d’une eau à traiter du bac d’alimentation


et nous avons mesuré ensuite les paramètres suivants : les MES, la
turbidité, la DCO, la DBO5, l’oxygène dissous et la température ;
▪ Lorsque le décanteur est plein après une heure, nous avons pris des
échantillons d’eau décantée et nous avons mesuré ensuite les
paramètres précédents.

71
CHAPITRE III Etude expérimentale

III.3 Résultat et interprétation :


Les expériences que nous allons réaliser dans cette étude sur le décanteur lamellaire va
assurer les résultats du travail qui a était fait par Mr. M. KERBICHE et Mr M. AMARA en
2014.
III.3.1 Caractéristiques de la liqueur mixte :

La liqueur mixte utilisée dans les différents essais est une liqueur mixte de la station
d’épuration d’Ain El Houtz. Le tableau (III.2) représente les caractéristiques physico-
chimiques de chaque prélèvement d’eau.

Tableau III.2 : Les caractéristiques de la liqueur mixte dans la STEP.


Volume MES DCO DBO5 O2 T° pH Tur
Prélèvement Date
l g/l mg/l mg/l mg/l °c Ntu
12/03/2018 / /
1 18/03/2018 300 4,29 195 129 36,25 19,1 7,11 2251
14/03/2018 / /
2 19/03/2018 300 5,02 201 189 34,33 19,9 7,32 2374
20/03/2018 / /
3 25/03/2018 300 6,20 189 98 37,81 18,7 7,17 2607
25/03/2018 / /
4 300 5,91 39,23 18,9 6,90 2516
29/03/2018 101 69
01/04/2018 / /
5 05/04/2018 300 6,13 209 92 34,87 18,8 6,94 2572
08/04/2018 / /
6 500 5,53 31,53 19,5 6,81 2439
12/04/2018 242 188
10/04/2018 / /
7 500 4,97 30,78 18,7 7,24 2327
15/04/2018 202 150
8 27/04/2018 600 5,05 - - 31,51 19,7 7,59 2548
9 29/04/2018 500 5,10 - - 33,78 21.5 7.29 2421

10 31/04/2018 400 5,22 - - 30,06 22.1 7 ,09 2926

III.3.2 Type de décantation lamellaire et la position des lamelles :

Dans cette partie nous avons étudié les types de la décantation lamellaire (à contre-
courant et à co-courant). Les lamelles sont fixées sur deux positions (A et B). Le débit
d'alimentation a été stable (120 l/h) pour déterminer le rendement plus efficace correspondant
à cette décantation.

Dans ces expériences nous avons travaillé avec quatre prélèvements de liqueur mixte
d’un volume de 300 litre à chaque prélèvement.

72
CHAPITRE III Etude expérimentale

III.3.2.1 Décantation lamellaire à contre-courant :


III.3.2.1.1 Décantation lamellaire à contre-courant avec un angle d’inclinaison des
lamelles de 60° « Position A » :

L’expérience a été menée avec un débit d’alimentation de 120 l/h et un temps de


séjour de t = 50 min. Les résultats obtenus sont résumés dans les tableaux (III.3 et III.4) et
représentés dans les figures (III.19,20,21,22).

Tableau III.3 : Evolution des MES pour la décantation lamellaire à


contre-courant « Position A ».
MES Avant MES Après Rendement
Essai
g/l g/l %
1 5,52 0,51 90,76
2 4,35 0,22 94,94
3 4,74 0,37 92,19
4 4,49 0,28 93,76
Moyennes 4,78 0,35 92,91

Pour le système de décantation lamellaire à contre-courant avec des lamelles en


position A, nous avons fait quatre essais sur un échantillon qui a une concentration moyenne de
MES de 4,78 g/l, la teneur en MES après décantation est de 0,35 g/l ce qui nous donne un
rendement moyen de 92,91 %. Ces résultats mis en évidence l’efficacité de ce procédé dans la
réduction les MES.

100 94,94 93,76


90,76 92,19
90
80
70
Rendement %

60
50
40
30
20
10
0
Essai (1) Essai (2) Essai (3) Essai (4)
Essais

Figure III.19 : Histogramme de rendement pour une décantation à contre-courant avec


des lamelles en « Position A ».

73
CHAPITRE III Etude expérimentale

Tableau III.4 : Evolution de la DBO5, DCO, O2, T°, pH et la Turbidité pour la décantation
lamellaire à contre-courant « Position A ».

Avant Après
DCO mg/l 201 54
DBO5 mg/l 189 21
Tur mg/l 2251 142
O2 mg/l 36,25 4,52
T° °c 19,1 17
pH - 7,11 6,94

40 36,25
35
30
25
19,1
20 17
15
10 7,11 6,94
4,52
5
0
O2 T° pH

Avant Après

Figure III.20 : Histogramme de la variation de tous les paramètres (O2 , T°, Ph) avant et
après la décantation à contre-courant avec des lamelles en « Position A ».

2500 2251 250


201
2000 200 189

1500 150

1000 100
54
500 50
142 21

0 0
Tur DCO DBO5

Avant Après Avant Après

Figure III.21 : Histogramme de la variation Figure III.22 : Histogramme de la variation


de la turbidité avant et après la décantation à de la DCO et la DBO5 avant et après la
contre-courant « Position A ». décantation à contre-courant « Position A ».

74
CHAPITRE III Etude expérimentale

Avant
Après

Figure III.23 : Eau à l’entrée et la sortie du décanteur lamellaire à


contre-courant « Position A »

A partir de la figure (III.20,21,22) :

• On peut dire que la température a marqué une petite variation, elle a diminué de 19,1°C
à 17,2°C. Cette variation est due au contact eau-air.
• On remarque qu’il y a une diminution du pH au cours de traitement qui n’a pas un
impact écologique sur l’environnement. Les valeurs du pH (avant et après la
décantation) varié entre 7,11 et 6,94.
• La concentration de l’O2 dissous à l’entrée était de 36,25 mg/l et selon la figure (III.20)
elle a diminué à 4,52 mg/l après la décantation à la fin de l'expérience.
• La turbidité de l'eau à l’entrée est de 2251 NTU, cette dernière a été diminuée à 142
NTU. Cette diminution est due à la décantation lamellaire à contre-courant avec des
lamelles en « Position A », le procédé élimine 93,69 % de la turbidité de l'eau.
• La DCO dans l’eau usée brute est de 201 mg/l. On voit que la DCO dans l’eau épurée
diminue. Nous enregistrons 54 mg/l de DCO dans l'eau épurée (après la décantation).
• La DBO dans l’eau usée brute est de 189 mg/l. On voit que la DBO dans l’eau épurée
diminue. À sa stabilisation (après 5 jours) nous enregistrons 21 mg/l de DBO dans
l'eau épurée (après la décantation).

75
CHAPITRE III Etude expérimentale

III.3.2.1.2 Décantation lamellaire à contre-courant avec un angle d’inclinaison des


lamelles de 120° « Position B » :

L’expérience a été menée avec un débit d’alimentation de 120 l/h et un temps de


séjour de t = 50 min. Les résultats obtenus sont résumés dans les tableaux (III.5 et III.6) et
représentés dans les figures (III.24,25 ,26,27).
Tableau III.5 : Evolution des MES pour la décantation lamellaire à
contre-courant « Position B »

MES Avant MES Après Rendement


Essai
g/l g/l %
1 4,39 0,21 95,21
2 4,72 0,18 96,19
3 5,41 0,14 97,41
4 4,57 0,12 97,37
Moyennes 4,77 0,16 96,55

100 95,21 96,19 97,41 97,37


90
80
70
Rendement %

60
50
40
30
20
10
0
Essai (1) Essai (2) Essai (3) Essai (4)
Essais

Figure III.24 : Histogramme de rendement pour une décantation à contre-courant


avec des lamelles en « Position B »

Tableau III.6 : Evolution de la DBO5, DCO, O2 , T°, pH et la Turbidité pour la décantation


lamellaire à contre-courant « Position B »
Avant Après
DCO mg/l 195 39
DBO5 mg/l 129 17
Tur mg/l 2374 101
O2 mg/l 34,33 4,33
T° °c 19,9 17,5
pH - 7,32 7,03

76
CHAPITRE III Etude expérimentale

Pour le système de décantation à contre-courant avec des lamelles en


« Position B », nous avons fait quatre essais pour un débit de 120 l/h sur un échantillon qui a
une concentration moyenne de MES de 4,77 g/l. Après la décantation, la concentration
moyenne des MES a diminué, sa valeur a atteint 0,16 g/l. Ce qui nous donne un rendement
moyen de 96,55 %.

40
34,33
35
30
25
19,9
20 17,5
15
10 7,32 7,03
4,33
5
0
O2 T° pH

Avant Après

Figure III.25 : Histogramme de la variation de tous les paramètres (O2 , T°, Ph) avant et
après la décantation à contre-courant avec des lamelles en « Position B ».

2500 2374 250

195
2000 200

1500 150 129

1000 100

500 50 39
101 17

0 0
Tur DCO DBO5

Avant Après Avant Après

Figure III.26 : Histogramme de la variation Figure III.27 : Histogramme de la variation


de la turbidité avant et après la décantation à de la DCO et la DBO5 avant et après la
contre-courant « Position B ». décantation à contre-courant « Position B ».

A partir de des figures (III.25, 26, 27) :

• On peut dire que la température a marqué une petite variation, elle a diminué de
19,9 °C à 17,5 °C. Cette variation est due au contact eau-air.

77
CHAPITRE III Etude expérimentale

• On remarque qu’il y a une diminution du pH au cours de traitement qui n’a pas un


impact écologique sur l’environnement. Les valeurs du pH (avant et après la
décantation) varié entre 7,32 et 7,03.
• La concentration de l’O2 dissous à l’entrée était de 34,33 mg/l et selon la figure (III.25)
elle a diminué à 4,33 mg/l après la décantation à la fin de l'expérience.
• La turbidité de l'eau à l’entrée est de 2374 NTU, cette dernière a été diminuée à 101
NTU. Cette diminution est due à la décantation lamellaire à contre-courant avec des
lamelles en « Position B », le procédé élimine 95,74 % de la turbidité de l'eau.
• La DCO dans l’eau usée brute est de 195 mg/l. On voit que la DCO dans l’eau épurée
diminue. Nous enregistrons 39 mg/l de DCO dans l'eau épurée (après la décantation).
• La DBO dans l’eau usée brute est de 129 mg/l. On voit que la DBO dans l’eau épurée
diminue. À sa stabilisation (après 5 jours) nous enregistrons 17 mg/l de DBO dans
l'eau épurée (après la décantation).

Figure III.28 : Eau à l’entrée et la sortie du décanteur lamellaire à


contre-courant « Position B »

Remarque :
On constate que la configuration de décantation lamellaire à contre-courant avec des
lamelles en « Position B » donne un rendement meilleur que celui d’une configuration avec des
lamelles en « Position A ».

78
CHAPITRE III Etude expérimentale

III.3.2.2 Décantation lamellaire à co-courant :


III.3.2.2.1 Décantation lamellaire à co-courant pour l’angle d’inclinaison des
lamelles 60° « Position A » :
L’expérience a été menée avec un débit d’alimentation de 120 l/h. Les résultats
obtenus sont résumés dans les tableaux (III.7 et III.8) et représentés sur les figures
(III.29,30,31,32).
Tableau III.7 : Evolution des MES pour la décantation
lamellaire à co-courant « Position A »
MES Avant MES Après Rendement
Essai
g/l g/l %
1 5,61 0,81 85,56
2 6,13 0,87 85,80
3 5,94 0,93 84,34
4 5,72 0,91 84,09
Moyennes 5,85 0,88 84,95

100
85,56 85,8 84,34 84,09
90
80
70
Rendement %

60
50
40
30
20
10
0
Essai (1) Essai (2) Essai (3) Essai (4)
Essais

Figure III.29 : Histogramme de rendement pour une décantation à co-courant


avec des lamelles en « Position A »

Pour le système de décantation à co-courant avec des lamelles en « Position A »,


nous avons fait quatre essais pour un débit de 120 l/h sur un échantillon qui a une concentration
moyenne de MES de 5,85 g/l. Après la décantation, la concentration moyenne de MES a
diminué, sa valeur a atteint 0,88 g/l. Ce qui nous donne un rendement moyen de 84,95 %.

79
CHAPITRE III Etude expérimentale

Tableau III.8 : Evolution de la DBO5, DCO, O2, T°, pH et la Turbidité pour la décantation
lamellaire à co-courant « Position A »
Avant Après
DCO mg/l 189 42
DBO5 mg/l 98 18
Tur mg/l 2607 254
O2 mg/l 37,81 3,80
T° °c 18,7 17,6
pH 7,17 6,91

40 37,81

35
30
25
18,7 17,6
20
15
10 7,17 6,91
3,8
5
0
O2 T° pH

Avant Après

Figure III.30 : Histogramme de la variation de tous les paramètres (O2, T°, Ph) avant et
après la décantation à contre-courant avec des lamelles en « Position A ».

3000 200 189


2607
180
2500
160
140
2000
120
98
1500 100
80
1000
60
42
40
500 254 18
20
0 0
Tur DCO DBO5

Avant Après Avant Après

Figure III.31 : Histogramme de la variation Figure III.32 : Histogramme de la variation


de la turbidité avant et après la décantation à de la DCO et la DBO5 avant et après la
contre-courant « Position A ». décantation à contre-courant « Position A ».

80
CHAPITRE III Etude expérimentale

Après

Avant

Figure III.33 : Eau à l’entrée et la sortie du décanteur lamellaire à


co-courant « Position A ».

A partir des figures (III.30,31,32) :

• On peut dire que la température a marqué une petite variation, elle a diminué de
18,7 °C à 17,6 °C. Cette variation est due au contact eau-air.
• On remarque qu’il y a une diminution du pH au cours de traitement qui n’a pas un
impact écologique sur l’environnement. Les valeurs du pH (avant et après la
décantation) varié entre 7,17 et 6,91.
• La concentration de l’O2 dissous à l’entrée était de 37,81 mg/l et selon la figure (III.30)
elle a diminué à 3,80 mg/l après la décantation à la fin de l'expérience.
• La turbidité de l'eau à l’entrée est de 2607 NTU, cette dernière a été diminuée à 254
NTU. Cette diminution est due à la décantation lamellaire à co-courant avec des
lamelles en « Position A », le procédé élimine 90,26 % de la turbidité de l'eau.
• La DCO dans l’eau usée brute est de 189 mg/l. On voit que la DCO dans l’eau épurée
diminue. Nous enregistrons 42 mg/l de DCO dans l'eau épurée (après la décantation).
• La DBO dans l’eau usée brute est de 98 mg/l. On voit que la DBO dans l’eau épurée
diminue. À sa stabilisation (après 5 jours) nous enregistrons 18 mg/l de DBO dans
l'eau épurée (après la décantation).

81
CHAPITRE III Etude expérimentale

III.3.2.2.2 Décantation lamellaire à co-courant pour l’angle d’inclinaison des


lamelles 120° « Position B » :

Durant cette expérience le débit d’alimentation est de 120 l/h et un temps de séjour de
t = 50 min. Les résultats obtenus sont résumés dans les tableaux (III.9 et III.10) et représenté
sur les figures (III.34,35,36,37).

Tableau III.9 : Evolution des MES pour la décantation


lamellaire à co-courant « Position B »
MES Avant MES Après Rendement
Essai
g/l g/l %
1 5,91 0,58 90,19
2 6,43 0,73 88,65
3 6,57 0,71 89,19
4 6,84 0,69 89,91
Moyennes 6,44 0,68 89,49

100 90,19 88,65 89,91


89,19
90
80
70
Rendement %

60
50
40
30
20
10
0
Essai (1) Essai (2) Essai (3) Essai (4)
Essais

Figure III.34 : Histogramme de rendement pour une décantation à co-courant


avec des lamelles en « Position B »

Tableau III.10 : Evolution de la DBO5, DCO, O2, T°, pH et la Turbidité pour la décantation
lamellaire à co-courant « Position B »
Avant Après
DCO mg/l 101 32
DBO5 mg/l 69 11
Tur mg/l 2516 203
O2 mg/l 39,23 5,50
T° °c 18,9 17
pH - 6,90 6,83

82
CHAPITRE III Etude expérimentale

Pour le système de décantation lamellaire à co-courant avec des lamelles en


« Position B », nous avons fait quatre essais avec un débit de 120 l/h, la teneur en MES de
6,44 g/l. après décantation, la concentration de MES a diminué à une valeur de 0,68 g/l, ce qui
nous donne un rendement d’élimination des MES de l’ordre de 89,49 %.

45
39,23
40
35
30
25
18,9
20 17
15
10 5,5 6,9 6,83
5
0
O2 T° pH

Avant Après

FigureFigure
III.35III.31
: Histogramme de la variation
: Histogramme de tousdeles
de la variation la paramètres (O2,etT°,
turbidité avant Ph)laavant et
après
après la décantation à co-courant
décantation avec des
à co-courant lamellesBen
« Position ». « Position B ».

3000 120
2516 101
2500 100

2000 80 69

1500 60

1000 40 32

500 203 20 11

0 0
Tur DCO DBO5

Avant Après Avant Après

Figure III.36 : Histogramme de la variation Figure III.37 : Histogramme de la variation


de la turbidité avant et après la décantation à de la DCO et la DBO5 avant et après la
co-courant « Position B ». décantation à co-courant « Position B ».

A partir des figures (III.35,36,37) :


• On peut dire que la température a marqué une petite variation, elle a diminué de
18,9 °C à 17 °C. Cette variation est due au contact eau-air.
• On remarque qu’il y a une diminution du pH au cours de traitement qui n’a pas un
impact écologique sur l’environnement. Les valeurs du pH (avant et après la
décantation) varié entre 6,9 et 6,83.

83
CHAPITRE III Etude expérimentale

• La concentration de l’O2 dissous à l’entrée était de 39,23 mg/l et selon la figure (III.35)
elle a diminué à 5,50 mg/l après la décantation à la fin de l'expérience.
• La turbidité de l'eau à l’entrée est de 2516 NTU, cette dernière a été diminuée à 203
NTU. Cette diminution est due à la décantation lamellaire à co-courant avec des
lamelles en « Position B », le procédé élimine 91,93 % de la turbidité de l'eau.
• La DCO dans l’eau usée brute est de 101 mg/l. On voit que la DCO dans l’eau épurée
diminue. Nous enregistrons 32 mg/l de DCO dans l'eau épurée (après la décantation).
• La DBO dans l’eau usée brute est de 69 mg/l. On voit que la DBO dans l’eau épurée
diminue. À sa stabilisation (après 5 jours) nous enregistrons 11 mg/l de DBO dans
l'eau épurée (après la décantation).

Avant Après

Figure III.38 : Eau à l’entrée et la sortie du décanteur lamellaire à co-


courant « Position B »
Remarque :
On constate que la configuration de décantation lamellaire à co-courant avec des
lamelles en « Position B » donne un rendement meilleur que celui d’une configuration avec des
lamelles en « Position A ».
Conclusion :

D’après tous les résultats obtenus dans les histogrammes précédents, nous avons
remarqué que le système à co-courant avec des lamelles en « Position B » donne une
élimination de (89,49 %) des MES. Il est vrai que cette disposition donne un meilleur
rendement par rapport à un système en « Position A » (84,95 %), sauf que ce rendement reste
inférieur à celui d’un système de décantation lamellaire à contre-courant avec des lamelles en
« Position B » (96,55 %). Donc, la décantation lamellaire à contre-courant est plus efficace
que la décantation lamellaire à co-courant.

84
CHAPITRE III Etude expérimentale

III.3.3 Rendement épuratoire du pilote pour les différentes phases de décantation


lamellaires :
Après avoir effectué l’ensemble des expériences en fonction du système d’alimentation
de l’eau dans le décanteur (co-courant ou contre-courant) et de l’angle d’inclinaison des
lamelles (60° ou 120°, selon les conditions opératoires), nous avons rassemblé tous les
résultats dans le tableau suivant :

Tableau III.11 : Les rendements du pilote pour les différents types de décantation lamellaire
(à contre-courant et à co-courant) et les positions des lamelles (A et B).

Types de décantation lamellaire Rendement moyen (%)

Contre-courant (Position « B » 120°) 96,55

Contre-courant (Position « A » 60°) 92,91

Co-courant (Position « B » 120°) 89.49

Co-courant (Position « A » 60°) 84,95

Les résultats présentés dans le tableau ci-dessus, nous permettent de tirer les remarques
suivantes :
• En principe, la concentration des MES à l'entrée du décanteur est constants vu
que le bac de sédimentation est alimenté à partir de la même eau chargée. Mais
dans nos expériences, on a constaté qu'il y'a eu des variations de quelques
valeurs à cause de :
o Les types de décantation lamellaire.
o La position des lamelles.
• En observant la variation du rendement en fonction de la position des lamelles,
nous remarquons que ce rendement est très important en position à contre-
courant avec une inclinaison des lamelles de 120°. L'effet des lamelles a été
évalué principalement à l'aide des mesures du MES. Ces mesures montrent que
les lamelles réduisent considérablement les MES.

85
CHAPITRE III Etude expérimentale

III.4 Décantation classique :

L’expérience a été menée dans le décanteur lamellaire sans lamelles avec un débit
d’alimentation de 120 l/h et un temps de séjour de t = 50 min. Les résultats obtenus sont
résumés dans les tableaux (III.12 et III.13) et représentés sur les figures (III.39,40,41,42).

Tableau III.12 : Evolution des MES pour la décantation Classique.

MES Avant MES Après 1h MES Après 2h Rendement après 1h Rendement après 2h
Essai
g/l g/l g/l % %
1 4,13 0,92 3,41 77,72 17,43
2 4,07 1,01 3,46 75,18 14,99
3 5,52 1,13 4,70 79,53 14,86
4 5,64 1,27 4,82 77,48 14,54
Moyennes 4,84 1,08 4,10 77,75 15,46

100
90
77,72 79,53 77,48
80 75,18

70
60
Rendement %

50
Après 2h
40
Après 1h
30
17,43
20 14,99 14,86 14,54
10
0
Essai (1) Essai (2) Essai (3) Essai (4)
Essais

Figure III.39 : Histogramme de rendement après une décantation classique.

Dans cette expérience on a obtenu une concentration moyenne en MES de 4,84 g/l avant
la décantation. Après 1 heure, la concentration en MES était de 1,08 g/l avec un rendement de
77,75 %. Après 2 heure, la concentration en MES était de 4,10 g/l avec un rendement de 15,46
%, la raison de la diminution du rendement est la présence de grandes quantités de boues dans
le décanteur.

86
CHAPITRE III Etude expérimentale

Tableau III.13 : Evolution de la DBO5, DCO, O2, T°, pH et la Turbidité pour la décantation
classique.
Avant Après 1h Après 2h
DCO mg/l 209 - 58
DBO5 mg/l 92 - 22
Tur mg/l 2572 458 1463
O2 mg/l 34,87 7,56 4,37
T° °c 18,8 17,4 17,1
pH - 6,94 6,87 6,82

40
34,87
35
30
25
18,8 17,4
20 17,1
15
10 7,56 6,94 6,87 6,82
4,37
5
0
O2 T° pH

Avant Aprés 1h Aprés 2h

Figure III.40 : Histogramme de la variation de tous les paramètres (O2 , T°, Ph) avant et
après la décantation classique.

3000 250
2572 209
2500
200

2000
150
1463
1500
92
100
1000
58
458 50
500 22

0 0
Tur DCO DBO5

Avant Après 1h Après 2h avant Après 2h

Figure III.41 : Histogramme de la Figure III.42 : Histogramme de la variation


variation de la turbidité avant et après la de la DCO et la DBO5 avant et après la
décantation à classique. décantation à classique.

87
CHAPITRE III Etude expérimentale

Après 1h

Avant Après

Après 2h

Avant Après

Figure III.43 : L’eau avant et après la décantation classique.

Figure III.44 : Colmatage du décanteur (Décantation classique).

A partir des figures (III.40,41,42) :


• On peut dire que la température a marqué une petite variation, elle a diminué de 18,8
°C à 17,4 °C (après 1 heure) et de 18,8 °C à 17,1 °C (après 2 heures). Cette variation
est due au contact eau-air.

88
CHAPITRE III Etude expérimentale

• On remarque qu’il y a une diminution du pH au cours de traitement qui n’a pas un


impact écologique sur l’environnement. Les valeurs du pH (avant et après la
décantation) varié entre 6,94 et 6,87 (après 1 heure) et entre 6,94 et 6,82 (après 2
heures).
• La concentration de l’O2 dissous à l’entrée était de 39,23 mg/l et selon la figure (III.40)
elle a diminué à 7,56 mg/l (après 1 heure) et à 4,37 mg/l (après 2 heures).
• La turbidité de l'eau à l’entrée est de 2572 NTU, cette dernière a été diminuée à 458
NTU (après 1 heure) et a augmenté à 1463 NTU (après 2 heures). Cette augmentation
de la turbidité est due à la saturation des boues qui engendre le déversement de ce dernier
au niveau de la sortie, le rendement de turbidité diminue de 82,19 % à 43,12 %.
• La DCO dans l’eau usée brute est de 209 mg/l. On voit que la DCO dans l’eau épurée
diminue. Nous enregistrons 58 mg/l de DCO dans l'eau épurée (après la décantation).
• La DBO dans l’eau usée brute est de 92 mg/l. On voit que la DBO dans l’eau épurée
diminue. À sa stabilisation (après 5 jours) nous enregistrons 22 mg/l de DBO dans
l'eau épurée (après la décantation).

III.5 Etude de colmatage :


III.5.1 Recyclage et l’évacuation :
Dans cette partie, nous avons opéré avec le système de décantation lamellaire à
contre-courant, les lamelles sont fixées en « Position B ». Nous avons varié le débit
d’alimentation et d’évacuation, mais le débit de recyclage reste constant 50 l/h.
Le changement des débits d’alimentation nous a exiger de calculer le temp de séjour
du décanteur pour chaque essai.
Afin, nous avons mesuré la concentration des MES avant et après décantation pour
déterminer le rendement le plus efficace. Dans ces expériences nous avons acquis trois
prélèvements des eaux usées épurées biologiquement d’un volume de 600 litre à chaque
prélèvement.

III.5.2 Décantation lamellaire à contre-courant avec un angle d’inclinaison des


lamelles de 120° (position B), d’un espace entre les lamelles de 1 cm et avec un débit
de recyclage et un débit d’évacuation :

89
CHAPITRE III Etude expérimentale

Pour avoir la possibilité de mesuré le débit sortant d’eau clarifié aussi bien que le
débit des boues évacuées, Nous avons ajouté 2 débitmètre à chaque sortie provisoirement,
comme la figure (III.45) suivante le montre :
Débitmètre a la sortie d’eau clarifié Débitmètre a la sortie de boue

Figure III.45 : Emplacement des débitmètres ajouté à chaque sortie du


décanteur lamellaire.

III.5.4.1 Expérience « 1 » :
Dans cette partie nous avons opéré avec le système de décantation lamellaire à
contrecourant. Les lamelles sont fixées en « Position B ». Le débit d'alimentation est constant
et est de 150 l/h, par contre nous avons opté pour un débit de recyclage de 50 l/h, un débit
d’évacuation de 80 l/h et un débit de 70 l/h d’eau clarifiée. Les résultats obtenus sont résumés
dans les tableaux (III.14 et III.15) et représentés sur les figures (III.46,47,48).

Tableau III.14 : Evolution des MES pour la décantation lamellaire à contre-courant en


« Position B » « 120° » (étude de colmatage d’un décanteur lamellaire avec un espace entre
les lamelles de 1 cm) « Expérience 1 ».

MES MES MES MES MES Rendement Rendement Rendement Rendement


Avant Après Après Après Après après 1h après 2h après 3h après 4h
Essai 1h 2h 3h 4h
g/l g/l g/l g/l g/l % % % %
1 4,95 1,25 1,15 0,97 0,89 74,75 76,77 80,40 82,02
2 5,25 1,29 1,14 0,99 0,87 75,43 78,29 81,14 81,52
3 5,32 1,27 1,11 0,94 0,92 76,13 79,14 82,33 82,71
4 4,99 1,16 1,05 0,92 0,84 76,75 78,96 81,56 83,17
Moyennes 5,13 1,24 1,11 0,96 0,88 75,77 78,29 81,36 82,36

90
CHAPITRE III Etude expérimentale

Dans cette expérience on a obtenu une concentration moyenne en MES de 5,13 g/l
avant la décantation. Après 1 heure, la concentration en MES était de 1,24 g/l avec un
rendement de 75,77 %. Après 2 heure, la concentration en MES était de 1,11 g/l avec un
rendement de 78,29 %, Après 3 heure, la concentration en MES était de 0,96 g/l avec un
rendement de 81,36 %. Après 4 heure, la concentration en MES était de 0,88 g/l avec un
rendement de 82,36 %, la raison d’augmentation du rendement est la présence de faibles
quantités de boues dans le décanteur, due à son évacuation excessive continue.

100
82,02 81,52 82,71
90 80,4 81,14 82,33 81,5683,17
76,77 78,29 79,14 78,96
80 74,75 75,43 76,13 76,75
70
60
Rendement %

Après 1h
50
Après 2h
40
30 Après 3h
20 Après 4h
10
0
Essai (1) Essai (2) Essai (3) Essai (4)
Essais

Figure III.46 : Histogramme de rendement après une décantation lamellaire à contre-


courant en « Position B » « 120° », et d’un espace entre les lamelles de 1 cm (étude de
colmatage) « Expérience 1 ».

Tableau III.15 : Evolution de l’O2, T°, pH et la Turbidité pour la décantation lamellaire à


contre-courant en « Position B » « 120° » (étude de colmatage d’un décanteur lamellaire avec
un espace entre les lamelles de 1 cm) « Expérience 1 ».
Avant Après 1h Après 2h Après 3h Après 4h
Tur Ntu 2548 617 553 475 449
O2 mg/l 31,51 8,43 7,19 6,45 5,98
T °C 19,7 19,3 18,9 18,5 18,3
pH - 7,59 7,48 7,34 7,22 7,09

91
CHAPITRE III Etude expérimentale

35 31,51
30

25
19,7 19,3 18,9
20 18,5 18,3

15

10 8,43 7,59 7,48 7,34 7,22 7,09


7,19 6,45
5,98
5

0
O2 T° pH

Avant Après 1h Après 2h Après 3h Après 4h

Figure III.47: Histogramme de la variation des paramètres (T°, pH, O2) avant et après la
décantation lamellaire à contre-courant en « Position B » « 120° » (étude de colmatage
pour un décanteur d’un espace entre les lamelles de 1 cm) « Expérience 1 ».

3000
2548
2500

2000

1500

1000
617 553 475 449
500

0
Tur

Avant Après 1h Après 2h Après 3h Après 4h

Figure III.48 : Histogramme de la variation de la Turbidité avant et après la décantation


lamellaire à contre-courant en « Position B » « 120° » (étude de colmatage pour un
décanteur d’un espace entre les lamelles de 1 cm) « Expérience 1 »

A partir des figures (III.47 et III.48) :


• On peut dire que la température a marqué une petite variation, elle a diminué de
19,7 °C à 19,3 °C (après 1 heure), de 19,5 °C à 18,9 °C (après 2 heures), de 19,5 °C à
18,5 °C (après 3 heures) et de 19,5 °C à 18,3 °C (après 4 heures). Cette variation est
due au contact eau-air.
• On remarque qu’il-y-a une diminution du pH au cours de traitement qui n’a pas un
impact écologique sur l’environnement. Les valeurs du pH (avant et après la

92
CHAPITRE III Etude expérimentale

décantation) varié entre 7,59 et 7,48 (après 1 heure), entre 7,59 et 7,34 (après 2 heures),
entre 7,59 et 7,22 (après 3 heures) et entre 7,59 et 7,09 (après 4 heures).
• La concentration de l’O2 dissous à l’entrée était de 31,51 mg/l et selon la figure (III.47)
elle a diminué à 8,43 mg/l (après 1 heure), à 7,19 mg/l (après 2 heures), à 6,45 mg/l
(après 3 heures) et à 5,98 mg/l (après 4 heures).
• La turbidité de l'eau à l’entrée est de 2548 NTU, cette dernière a été diminuée à
617 NTU (après 1 heure) ensuite elle a augmenté à 553 NTU (après 2 heures),
à 475 NTU (après 3 heures) et a augmenté à 449 NTU (après 4 heures). Cette
augmentation de la turbidité est due à la saturation des boues qui engendre le
déversement de ce dernier au niveau de la sortie, le rendement de turbidité augmente de
75,78 % à 82,38 %.

Après 1h Après 2h

Après 3h Après 4h

Figure III.49: Evolution de colmatage du décanteur après une période de 4h (décantation lamellaire à
contre-courant en « Position B » « 120° », d’un espace entre les lamelles de 1 cm) « Expérience 1 »

D’après la figure III.49 :


On constate qu’après une période de :
• 1 heure, le décanteur est presque totalement colmaté en boue.
• 2 heures, la quantité de boue commence à diminuer.
• 3 heures, le décanteur est à moitié colmaté.
• 4 heures, le colmatage est au-dessous de la moitié du décanteur.

93
CHAPITRE III Etude expérimentale

Remarque :
Mauvaise configuration des débits (Le débit d’alimentation est vastement très grand que le
débit d’évacuation des boues), ce qui a engendrer une grande accumulation des boues
entre les lamelles du décanteur.

Temp de séjour

𝑽 𝑉 100
𝑸= → 𝑡= = = 0.67 h ≈ 40 min
𝒕 𝑄 150
Avec :

Q : le débit d’évacuation.

V : le volume de décanteur.

III.5.4.2 Expérience « 2 » :

Dans cette partie nous avons opéré avec le système de décantation lamellaire à
contrecourant. Les lamelles sont fixées en position B. Le débit d'alimentation est constant et
est de 120 l/h, par contre nous avons opté pour un débit de recyclage de 50 l/h, un débit
d’évacuation de 80 l/h et un débit de 40 l/h d’eau clarifiée. Les résultats obtenus sont résumés
dans les tableaux (III.16 et III.17) et représentés sur les figures (III.50,51,52).

Tableau III.16 : Evolution des MES pour la décantation lamellaire à contre-courant en


« Position B » « 120° » (étude de colmatage d’un décanteur lamellaire avec un espace entre
les lamelles de 1 cm) « Expérience 2 ».

MES MES MES MES MES Rendement Rendement Rendement Rendement


Avant Après Après Après Après après 1h après 2h après 3h après 4h
Essai 1h 2h 3h 4h
g/l g/l g/l g/l g/l % % % %
1 5,13 1,05 0,84 0,69 0,51 79,53 83,63 86,55 90,06
2 5,02 1,03 0,79 0,66 0,53 79,48 84,26 86,85 89,44
3 5,19 1,09 0,83 0,72 0,49 78,99 84,01 86,13 90,56
4 4,87 1,00 0,75 0,63 0,47 79,47 84,60 87,06 90,35
Moyennes 5,05 1,04 0,80 0,68 0,50 79,37 84,13 86,65 90,10

94
CHAPITRE III Etude expérimentale

Dans cette expérience on a obtenu une concentration moyenne en MES de 5,05 g/l avant
la décantation. Après 1 heure, la concentration en MES était de 1,04 g/l avec un rendement de
79,37 %. Après 2 heure, la concentration en MES était de 0,80 g/l avec un rendement de
84,13 %, Après 3 heure, la concentration en MES était de 0,68 g/l avec un rendement de
86,65 %. Après 4 heure, la concentration en MES était de 0,50 g/l avec un rendement de
90,10 %, la raison d’augmentation du rendement est la présence de faibles quantités de boues
dans le décanteur, due à son évacuation excessive continue.

100
90,06 89,44 90,56 90,35
90 86,55 86,85 86,13 87,06
83,63 84,26 84,01 84,60
79,53 79,48 78,99 79,47
80

70

60
Rendement %

Après 1h
50
Après 2h
40
Après 3h
30 Après 4h
20

10

0
Essai (1) Essai (2) Essai (3) Essai (4)
Essais

Figure III.50 : Histogramme de rendement après une décantation lamellaire à contre-


courant en « Position B » « 120° », et d’un espace entre les lamelles de 1 cm (étude de
colmatage) « Expérience 2 »

Tableau III.17 : Evolution de l’O2, T°, pH et la Turbidité pour la décantation lamellaire à


contre-courant en « Position B » « 120° » (étude de colmatage d’un décanteur lamellaire
avec un espace entre les lamelles de 1 cm) « Expérience 2 ».
Avant Après 1h Après 2h Après 3h Après 4h
Tur Ntu 2421 499 384 323 240
O2 mg/l 33,78 9,12 8,75 8,24 7,91
T °C 21,5 19,9 19,4 19,1 18,8
pH 7,29 7,25 7,16 7,11 7,02

95
CHAPITRE III Etude expérimentale

40

35 33,78

30

25
21,5
19,9 19,4 19,1
20 18,8

15
9,12 8,75 8,24
10 7,91 7,29 7,25 7,16 7,11 7,02

0
O2 T° pH

Avant Après 1h Après 2h Après 3h Après 4h

Figure III.51 : Histogramme de la variation des paramètres (T°, pH, O2) avant et après
la décantation lamellaire à contre-courant en « Position B » « 120° » (étude de
colmatage pour un décanteur d’un espace entre les lamelles de 1 cm) « Expérience 2 »

3000

2421
2500

2000

1500

1000

499
500 384 323
240

0
Tur

Avant Après 1h Après 2h Après 3h Après 4h

Figure III.52 : Histogramme de la variation de la Turbidité avant et après la


décantation lamellaire à contre-courant en « Position B » « 120° » (étude de colmatage
pour un décanteur d’un espace entre les lamelles de 1 cm) « Expérience 2 »

A partir des figures (III.51 et III.52) :


• On peut dire que la température a marqué une petite variation, elle a diminué de
21,5 °C à 19,9 °C (après 1 heure), de 21,5 °C à 19,4 °C (après 2 heures), de 21,5 °C à

96
CHAPITRE III Etude expérimentale

19,1 °C (après 3 heures) et de 21,5 °C à 18,8 °C (après 4 heures). Cette variation est
due au contact eau-air.
• On remarque qu’il y a une diminution du pH au cours de traitement qui n’a pas un
impact écologique sur l’environnement. Les valeurs du pH (avant et après la
décantation) varié entre 7,29 et 7,25 (après 1 heure), entre 7,29 et 7,16 (après 2 heures),
entre 7,29 et 7,11 (après 3 heures) et entre 7,29 et 7,02 (après 4 heures).
• La concentration de l’O2 dissous à l’entrée était de 33,78 mg/l et selon la figure (III.51)
elle a diminué à 9,12 mg/l (après 1 heure), à 8,75 mg/l (après 2 heures), à 8,24 mg/l
(après 3 heures) et à 7,91 mg/l (après 4 heures).
• La turbidité de l'eau à l’entrée est de 2421 NTU, cette dernière a été diminuée à
499 NTU (après 1 heure) ensuite elle a augmenté à 384 NTU (après 2 heures),
à 323 NTU (après 3 heures) et a augmenté à 240 NTU (après 4 heures). Cette
augmentation de la turbidité est due à la saturation des boues qui engendre le
déversement de ce dernier au niveau de la sortie, le rendement de turbidité augmente de
79,38 % à 90,09 %.

Après 1h Après 2h

Après 3h Après 4h

Figure III.53 : Evolution de colmatage du décanteur après 4h (décantation lamellaire à


contre-courant en « Position B » « 120° », d’un espace entre les lamelles de 1
cm) « Expérience 2 ».

97
CHAPITRE III Etude expérimentale

D’après la figure III.53 :


On constate qu’après une période de :
• 1 heure, le décanteur est à moitié colmaté en boues.
• 2 heures, la quantité de boue commence à diminuer vers le coté aval du décanteur.
• 3 heures, la boue diminue encore plus.
• 4 heures, un colmatage mineur des lamelles du décanteur.

Remarque :
Encore une mauvaise configuration des débits (Le débit d’alimentation est à 2 tiers du débit
d’évacuation des boues), ce qui a donné un résultat presque bon après 4 heures de
décantation (colmatage faible des lamelles du décanteur).

Temp de séjour :

𝑽 𝑉 100
𝑸= → 𝑡= = = 0.83 h ≈ 50 min
𝒕 𝑄 120
Avec :

Q : le débit d’évacuation.

V : le volume de décanteur.

98
CHAPITRE III Etude expérimentale

III.5.4.3 Expérience « 3 » :

Dans cette partie nous avons opéré avec le système de décantation lamellaire à
contrecourant. Les lamelles sont fixées en « Position B ». Le débit d'alimentation est constant
et est de 90 l/h, par contre nous avons opté pour un débit de recyclage de 50 l/h, un débit
d’évacuation de 80 l/h et un débit de 10 l/h d’eau clarifiée. Les résultats obtenus sont résumés
dans les tableaux (III.18 et III.19) et représentés sur les figures (III.64, III.65 et III.66).

Tableau III.18 : Evolution des MES pour la décantation lamellaire à contre-courant en


« Position B » « 120° » (étude de colmatage d’un décanteur lamellaire avec un espace entre
les lamelles de 1 cm) « Expérience 3 ».

MES MES MES MES MES Rendement Rendement Rendement Rendement


Avant Après Après Après Après après 1h après 2h après 3h après 4h
Essai 1h 2h 3h 4h
g/l g/l g/l g/l g/l % % % %
1 5,52 0,81 0,71 0,56 0,49 85,32 87,14 89,86 91,12
2 5,39 0,78 0,63 0,48 0,45 85,52 88,31 91,09 91,65
3 5,13 0,79 0,65 0,52 0,45 84,60 87,33 89,86 91,23
4 5,44 0,85 0,75 0,50 0,41 84,38 86,21 90,81 92,46
Moyennes 5,37 0,81 0,69 0,52 0,45 84,96 87,25 90,41 91,62

100 91,12 91,65 91,23 92,46


89,86 91,09 89,86 90,81
87,14 88,31 87,33 86,21
90 85,32 85,52 84,6 84,38

80

70

60
Rendement %

Après 1h
50
Après 2h
40 Après 3h
30 Après 4h

20

10

0
Essai (1) Essai (2) Essai (3) Essai (4)
Essais

Figure III.54 : Histogramme de rendement après une décantation lamellaire à contre-courant


en « Position B » « 120° », et d’un espace entre les lamelles de 1 cm (étude de
colmatage) « Expérience 3 ».

99
CHAPITRE III Etude expérimentale

Dans cette expérience on a obtenu une concentration moyenne en MES de 5,37 g/l
avant la décantation. Après 1 heure, la concentration en MES était de 0,81 g/l avec un
rendement de 84,96 %. Après 2 heure, la concentration en MES était de 0,69 g/l avec un
rendement de 87,25 %, Après 3 heure, la concentration en MES était de 0,52 g/l avec un
rendement de 90,41 %. Après 4 heure, la concentration en MES était de 0,45 g/l avec un
rendement de 91,62 %, la raison d’augmentation du rendement est la présence de faibles
quantités de boues dans le décanteur, due à son évacuation excessive continue.

Tableau III.19 : Evolution de l’O2, T°, pH et la Turbidité pour la décantation lamellaire à


contre-courant en « Position B » « 120° » (étude de colmatage d’un décanteur lamellaire
avec un espace entre les lamelles de 1 cm) « Expérience 3 ».
Avant Après 1h Après 2h Après 3h Après 4h
Tur NTU 2926 440 373 281 245
O2 mg/l 30,06 8,03 7,75 7,42 7,24
T °C 22,1 21,5 20,8 20,2 19,7
pH 7,09 7,05 7,01 6,99 6,95

35

30,06
30

25
22,1 21,5
20,8 20,2
19,7
20

15

10 8,03 7,75 7,42 7,24


7,09 7,05 7,01 6,99 6,95

0
O2 T° pH

Avant Après 1h Après 2h Après 3h Après 4h

Figure III.55 : Histogramme de la variation des paramètres (T°, pH, O2) avant et après la
décantation lamellaire à contre-courant en « Position B » « 120° » (étude de colmatage pour
un décanteur d’un espace entre les lamelles de 1 cm) « Expérience 3».

100
CHAPITRE III Etude expérimentale

3500

2926
3000

2500

2000

1500

1000

440 373
500 281 245

0
Tur

Avant Après 1h Après 2h Après 3h Après 4h

Figure III.56 : Histogramme de la variation de la Turbidité avant, après 1h, 2h, 3h et


4h de la décantation lamellaire à contre-courant en Position « B » « 120° » (étude de
colmatage pour un décanteur d’un espace entre les lamelles de 1 cm) « Expérience 3 ».

A partir les figures (III.55 et III.56) :


• On peut dire que la température a marqué une petite variation, elle a diminué de
22,1 °C à 21,5 °C (après 1 heure), de 22,1 °C à 20,8 °C (après 2 heures), de 22,1 °C à
20,2 °C (après 3 heures) et de 22,1 °C à 19,7 °C (après 4 heures). Cette variation est
due au contact eau-air.
• On remarque qu’il y a une diminution du pH au cours de traitement qui n’a pas un
impact écologique sur l’environnement. Les valeurs du pH (avant et après la
décantation) varié entre 7,09 et 7,05 (après 1 heure), entre 7,09 et 7,01 (après 2 heures),
entre 7,09 et 6,99 (après 3 heures) et entre 7,09 et 6,95 (après 4 heures).
• La concentration de l’O2 dissous à l’entrée était de 30,06 mg/l et selon la figure (III.55)
elle a diminué à 8,03 mg/l (après 1 heure), à 7,75 mg/l (après 2 heures), à 7,42 mg/l
(après 3 heures) et à 7,24 mg/l (après 4 heures).
• La turbidité de l'eau à l’entrée est de 2926 NTU, cette dernière a été diminuée à
440 NTU (après 1 heure) ensuite elle a augmenté à 373 NTU (après 2 heures),
à 281 NTU (après 3 heures) et a augmenté à 245 NTU (après 4 heures). Cette
augmentation de la turbidité est due à la saturation des boues qui engendre le
déversement de ce dernier au niveau de la sortie, le rendement de turbidité augmente de
84,96 % à 91,63 %.

101
CHAPITRE III Etude expérimentale

Après 1h Après 2h

Après 3h Après 4h

Figure III.57: Evolution de colmatage du décanteur après 4h (décantation lamellaire à contre-


courant en « Position B » « 120° », d’un espace entre les lamelles de 1 cm) « Expérience 3 ».

D’après la figure III.57 :


On constate qu’après une période de :
• 1 heure, les lamelles sont peu colmatées en boues.
• 2 heures, la quantité de boue entre les lamelles du décanteur à diminuer énormément.
• 3 heures et 4 heures, presque pas de colmatage entre les lamelles.
Remarque :
On a tombé sur la bonne configuration des débits (Le débit d’alimentation est légèrement
supérieur au débit d’évacuation des boues), ce qui a donné un très bon résultat juste après 3
heures de décantation (presque pas de colmatage entre es lamelles du décanteur).

102
CHAPITRE III Etude expérimentale

Temps de séjour :

𝑽 𝑉 100
𝑸= → 𝑡= = = 1.11 h ≈ 67 min
𝒕 𝑄 90
Avec :

Q : le débit d’évacuation.

V : le volume de décanteur.

Conclusion :

D’après les résultats de Mr. M. KERBICHE et Mr M. AMARA qui ils ont déjà obtenue
l’année 2014 et Suites aux différentes expériences que nous avons mené, nous avons confirmé
que :

• La décantation lamellaire à contre-courant est mieux que la décantation lamellaire à co-


courant en termes de clarification de l’eaux.
• La position B (inclinaison des lamelles de 120°) donne un bon rendement par rapport à
la position A (inclinaison des lamelles de 60°).
• La décantation lamellaire à contre-courant avec une inclinaison des lamelles de 120°
(position B) et d’un espace entre les lamelles de 1 cm donne des bons rendements de
clarification par rapport à celle lamellaire à contre-courant avec une inclinaison des
lamelles de 120° (position B) et d’un espace entre les lamelles de 2 cm.
• La distance entre les lamelles influe sur le rendement de la décantation de telle façon
que l'augmentation de cette dernière cause la diminution de la surface de décantation et
par conséquent la diminution du rendement. Par contre le rapprochement des lamelles
(1 cm d’écartement) augmente la surface de décantation ce qui donne un meilleur
rendement.

En termes de colmatage, ce dernier a une grande influence sur le rendement de la décantation,


puisqu’il cause l’entrainement des flocs de boue vers la sortie d’eau clarifiée, ce qui réduit
énormément le rendement de clarification.

Nous pouvons constater que les rendements obtenus suite à l’élimination des MES et de
turbidité par décantation lamellaire à contre-courant avec les lamelles en « Position B » de la

103
CHAPITRE III Etude expérimentale

deuxième série d’expériences (essai 1,2 et 3) sont plus haut que ceux de la premier, en prenant
compte du changement du débit d’alimentation et du débit d’évacuation des boues en gardant
les autres conditions opératoires constantes. Ceci est aussi causé par la combinaison de plusieurs
paramètres qui entre en jeu, tels que :

• Anaérobiose ;
• Dénitrification ;
• Interruption de l’électricité dans le laboratoire.

104
Conclusion générale

L’épuration des eaux usées est devenue une nécessité impérative et exigée, aujourd’hui,
des procédés plus performants qui sont utilisés pour réutilisations des eaux usées épurées.

Notre étude a pour but de participer à d’éventuelles amélioration de la qualité des eaux
usées épurées par un aspect d’amélioration de la clarification. Ce travail a été réalisé sur le
pilote TE-600 au niveau du laboratoire de traitement et d’épuration des eaux de la Faculté de
Tlemcen.

Cette étude particulière d’un décanteur lamellaire à boue activée nous a permis en premier
lieu d’analyser l’élimination de la matière en suspension qui représente un problème délicat
dans le traitement des eaux usées, ainsi que quelques paramètres de qualité des eaux (Turbidité,
DCO, DBO, PH, …) qui nous a permis de revêtir au mieux la problématique du thème choisi,
l’élaboration d’une synthèse bibliographique a été nécessaire.

La première partie du mémoire a donc comporté en un état des connaissances sur les
différents procédés de décantation de l’eau usée en détail le procédé de décantation lamellaire.
La seconde partie de notre travail a été consacrée à la présentation des résultats d’essais
expérimentaux que nous avons réalisés dans le cadre de cette étude. Structurés en plusieurs
étapes, cette étude expérimentale a permis la description détaillée de pilote utilisé.

Les différentes dispositions (co-courant, contrecourant, inclinaison des lamelles), nous a


permis de mieux cerner et comprendre le phénomène de la décantation lamellaire.

Suites aux différentes expériences que nous avons menées, et d’après les résultats
précédents du master de Mr. KERBICHE M.et Mr. AMARA M. fait en 2014, nous avons
confirmé que la décantation lamellaire à contre-courant avec une inclinaison des lamelles de
120° (position B) et d’un espace entre les lamelles de 1 cm donne le meilleur rendement en
termes d’élimination des matières en suspension.

Au milieu de ce travail on a trouvé quelques difficultés, tel que le problème des appareils
de mesure (Ph mètre, turbidimètre et DBO mètre), ainsi que les moyens de transport pour
ramener les eaux usées de la STEP de Ain El Houtz, n’oublions pas les coupures électriques
survenues durant ce semestre.

105
Malheureusement, la boue activée contenue dans l’eau épurée est présente en grande
concentration, ce qui a entraîné des difficultés de répartition de cette dernière sur l'ensemble du
bloc lamellaire, gênant le passage d’eau clarifié résultant l’entrainement des flocs de boue qui
a fait abattre le rendement épuratoire pour un temp de séjour assez important (3heures à 4
heures).

A l’objet de cette issue, il a fallu ajuster les débits (entrants et sortants) afin d’obtenir le
moins de colmatage entre les lamelles que possible ainsi qu’un choix d'une reprise des boues
par un système de recyclage devient obligatoire pour ce cas, ceci a engendré un changement
de temps de séjour du décanteur.

Enfin, nous pouvons dire que le procédé de décantation lamellaire peut constituer une
solution viable pour l'épuration des eaux usées, en termes de gains considérables en surfaces et
coûts des stations d’épuration.

D’après nos recherches bibliographiques sur la décantation lamellaire dans le but de


minimiser les risques de colmatage du décanteur lamellaire, il est préférable et conseillé
d'installer des dégrilleurs automatiques d'entrefer de l'ordre de (ou inférieur à) 1 cm pour le type
de plaques testées (e = 0,10 m et plaques planes). Ce poste est fondamental pour un bon
fonctionnement de la décantation lamellaire à l'aval [13].

106
Bibliographie et Webographie

[1] BEAUDRY J.P., 1984 : « Traitement des eaux ». Edition de Griffon d’argile.

[2] OURIEMI Sina, 2014 : « Cours Traitement des Eaux »


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[3] DEGREMONT, 2016 : « processus élémentaires du génie physico-chimique en traitement de


l'eau ». https://www.suezwaterhandbook.fr, consulté le 12/04/2018.

[4] Melle F. MEKHALIF, 2009 : « réutilisation des eaux résiduaires Industrielles épurées
comme eau d’appoint dans un circuit de refroidissement », Mémoire de Magister, Faculté des
Sciences, Département des Sciences Fondamentales SKIKDA.

[5] Traitement des eaux. www.univ-ubs.fr, consulter le 14/04/2018.

[6] http://pravarini.free.fr/Decantation.htm, consulter le 17/04/2018.

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decanteur-lamellaire.fr/ocido-gestion-de-l-eau/decanteur-lamellaire/. Consulter le 15/04/2018.

[8] Hadef. B, 2015 : « L’effet des sels minéraux sur l’élimination du phénol par coagulation –
floculation », Mémoire d’ingénieur en Génie de l’environnement, Université Mohamed Khider
– Biskra.

[9] Dr. BESSEDIK Madani, « cours traitement des eaux », Licence 2016 en Hydraulique.

[10] Chapitre III « Traitements conventionnels des eaux naturelles »,


https://elearn.univ-ouargla.dz/2013-
2014/main/document/document.php?cidReq=TRAIT15&curdirpath=/Traitement%20eaux.

Consulter le 04/05/2018.
[11] OURIEMI Sina, Cours : Traitement des Eaux ‘’Décantation’’
http://enim.tn/portail/claroline/backends. Consulter le 17/04/2018.

[12] Chambery métropole : « Techniques classiques de dépollution des eaux pluviales- Les
décanteurs » https://www.graie.org/graie/graiedoc/reseaux/Racco/racc-biblio-guide-chambery-
decanteur-13.pdf consulter le 14/04/2018.
[13]1994, « Décantation lamellaire des boues activée ». Rapport du Fond National pour le
développement des adductions d’eau. http://www.fndae.fr/documentation/PDF/fndae18.pdf ,
consulté le 18/04/2018.

[14] DANIEL THEVENOT & GILLES VARRAULT,2005 : « Traitement des eaux usées »,
Université paris-est créteil, enpc, engref.

[15] A. HAKMI ,2006 : « traitement de de l'eau de source Bousfer Oran ». Université des
sciences et de la technologie Oran.

[16] F. TARMOUL. 2007. : « Détermination de la pollution résiduelle d'une station d'épuration


par lagunage naturel cas de la lagune de béni-messous ». Institut des Sciences de la Mer et de
l'Aménagement du Littoral.

[17] BACHA. N, 2013, : « Influence de paramètres réactionnels sur la stœchiométrie sulfate


d’aluminium /substances aromatiques acides dans des eaux a minéralisation variable »,
Magister en : Hydraulique, Université Mohamed Khider – Biskra.

[18] Melle DEHBI. F, 2015, « Etude comparative des performances d’un lit bactérien à
garnissage en pouzzolane de Beni Saf et d’un lit bactérien à garnissage plastique », Master en
Hydraulique, Université Abou Bekr Belkaid.

[19] Melle DEKHIL.W, 2012 : « Traitement des eaux usées urbaines par boues activées au
niveau de la ville de Bordj Bou Arreridj en Algérie effectué par la station d'épuration des eaux
usées ONA ». Master de chimie et microbiologie de l'eau. Université Mohamed El Bachir
Elibrahimi.

[20] BENGOUGA. Kh, 2010 : « contribution à l'étude du rôle de la végétation dans l'épuration
des eaux usées dans les régions arides ». Mémoire de magister en Sciences Agronomiques.
Université Mohammed khider – biskra.

[21] DELTALAB : Bulletin Technique du pilote de coagulation-floculation et décantation.

[22] Mlle CHERIF. L ,2012 : « L’influence de la coagulation-floculation et décantaion sue le


pré traitement des eaux saumâtres », Master en hydraulique, Université Abou Bakr Belkaid
Tlemcen.

[23] RODIER J, 2005, L’analyse de l’eau, Édition Dunod, Paris.


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eaux potables groupement urbaine de Tlemcen », Mémoire de DEUA en hydraulique, université
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[25] Emmanuel JESTIN, « La production et le traitement des eaux destinées à l’alimentation et


à la préparation de denrées alimentaires » AGENCE DE L’EAU SEINE-NORMANDIE

Direction des Bocages Normands 1, rue de la Pompe -14200 Hérouville-Saint-Clair.

[26] RAYMOND DESJARDINS, 1997 : « Le traitement des eaux ». 2eme édition revue et
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[27] https://www.1h2o3.com/produit/dl12-12m2/ ,consulter le 07/05/2018.

[28] http://www.degremont-industry.com/fr/nos-expertises-technologies/traitement-eaux-
usees/traitement-physico-chimique/ , consulter le 06/05/2018.

[29] HYDRANET, Société des solutions clés en main pour répondre à votre demande en matière
d'équipements de traitements des eaux, http://www.hydranet.fr/doc/611_Decantation.pdf ,Consulté
le 29/04/2018.

[30] Documents Similaire ‘’Traitement de l’Eau 1’’, animé par Mohamed. L

https://fr.scribd.com/document/378302335/212734634-Traitement-de-l-Eau-1-pdf. Consulter le
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garnissage en pouzzolane de Beni Saf », Master en Hydraulique Option : Technologies de
Traitement des Eaux, Université Abou Bekr Belkaid.

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OPU,Alger.

[34] A. BETTACH, Licence 2013, « Traitement des eaux usées domestiques par
biodénétrification : effet du nitrate », Université Chouaib Doukkali – Maroc.
[35] Melle W. OUHOUD, 2016, : « Etude des performances d’un lit bactérien à garnissage en
brique locale concassée », Master en Hydraulique Option : Technologie de Traitement des
Eaux, Université Abou Bekr Belkaid.

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