Ms Hyd CHATER+MELLOUKI
Ms Hyd CHATER+MELLOUKI
MEMOIRE
Présenté pour l’obtention du diplôme de MASTER
En : HYDRAULIQUE
Par :
CHATER Leyes
&
MELLOUKI Sid Ahmed
Sujet
ils ne cessent de me combler. Que dieu leur procure bonne santé et longue vie.
A ceux que j’aime beaucoup et qui m’ont soutenue tout au long de ce projet :
toute ma famille, et mes amis, et bien sûr mon frère, mes sœurs, que j’aime.
Et à tous ceux qui ont contribué de près ou de loin pour que ce projet soit
Leyes. CHATER
DEDICACE
A mes chers parents, pour tous leurs sacrifices, leur amour, leur tendresse, leur
A ma chère petite sœur, pour son encouragement, et son plaisir rempli de joie
A mes chers frères, Toufik et Reda, pour leur appui et leur encouragement,
A toute ma famille pour leur soutien tout au long de mon parcours universitaire,
La première personne que nous tenons à remercier est notre encadreur Dr. BESSEDIK
Madani, pour l’orientation, la confiance, la patience qui ont constitué un apport considérable
sans lequel ce travail n’aurait pas pu être mené au bon port. Qu’il trouve dans ce travail un
hommage vivant à sa haute personnalité.
Par ailleurs, je remercie les responsables et les techniciens des laboratoires qui m’ont
beaucoup aidé au cours des expériences.
Nous tenons à exprimer nos sincères remerciements à tous les professeurs qui nous ont
enseigné et qui par leurs compétences nous ont soutenu dans la poursuite de nos études.
Enfin, on remercie tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à la réalisation de
ce travail.
Résumé
Abstract
The purpose of the present work is to make an experimental study of the efficiency of
clarification of aerated wastewater by lamellar settling.
We have done several experiments on the TE600 pilot to determine the efficiency of
lamellar settling at the water treatment and purification laboratory of the University of
Tlemcen's Faculty of Technology.
We operated in such a way as to obtain the best clarification, by acting on mechanical and
geometrical parameters such as: the position of the lamellae, the distance between the lamellae,
the supply of biologically purified water (taking samples from the aeration pool of the Ain el
Houtz wastewater treatment plant), clarifying water discharge rates, excess sludge and
recirculation.
Countercurrent lamellar settling at 120 ° slat tilting angle gave a good yield of almost
96%.
However, we have encountered clogging issues. To remedy this, we made some
adjustments of the flow (incoming and outgoing), which gave us quite appreciable results.
Keywords: lamellar settling, waste water, purification, mud, clogging.
الملخص:
الغرض من هذا العمل هو إجراء دراسة تجريبية لفعالية الترسيب لمياه الصرف الصحي عن طريق الترسيب الصفائحي.
لقد أجرينا العديد من التجارب على النموذج TE600لتحديد فعالية الترسيب الصفائحي في مختبر معالجة وتنقية المياه التابع
لقسم الري في جامعة تلمسان.
لقد عملنا بصفة للحصول على أفضل توضيح ،من خالل التركيز على إعدادات ميكانيكية وهندسية مثل :موقع الصفائح،
المسافة بين الصفائح ،التزود بالمياه المعالجة بيولوجيًا (أخذ عينات من حوض تهوية ومعالجة مياه الصرف الصحي على
مستوى محطة عين الحوت) ،تدفق تصريف المياه الموضحة ،الوحل الزائد وتدفق إعادة التدوير.
أعطى الترسيب الصفائحي ضد التيار عند زاوية الميل °120نسبة مردود جيدة تقارب .٪96
ومع ذلك ،فقد واجهنا مشكالت إنسداد .ولعالج هذا األمر ،أجرينا بعض التعديالت على التدفق (الوارد والصادر) ،مما أعطانا
نتائج ملحوظة للغاية.
الكلمات المفتاحية :الترسيب الصفائحي ،المياه القذرة ،تصفية المياه ،الوحل ،اإلنسداد.
Liste des Abréviations et signes
Tableau III.2 : Les caractéristiques de l’eau usée épurée biologiquement dans la STEP……..72
Tableau III.4 : Evolution de la DBO5, DCO, O2, T°, pH et la Turbidité pour la décantation
lamellaire à contre-courant « Position A »…………………………………………………….74
Tableau III.6 : Evolution de la DBO5, DCO, O2, T°, pH et la Turbidité pour la décantation
lamellaire à contre-courant « Position B »……………………………………...…………..…76
Tableau III.8 : Evolution de la DBO5, DCO, O2, T°, pH et la Turbidité pour la décantation
lamellaire à co-courant « Position A »………………………………………..…………….…80
Tableau III.10 : Evolution de la DBO5, DCO, O2, T°, pH et la Turbidité pour la décantation
lamellaire à co-courant « Position B »………………………………………………………...82
Tableau III.11 : Les rendements du pilote pour les différents types de décantation lamellaire
(à contre-courant et à co-courant) et les positions des lamelles (A et B)……………………….85
Tableau III.13 : Evolution de la DBO5, DCO, O2, T°, pH et la Turbidité pour la décantation
classique………………………………………………………………………………………87
Tableau III.14 : Evolution des MES pour la décantation lamellaire à contre-courant en
« Position B » « 120° » (étude de colmatage d’un décanteur lamellaire avec un espace entre les
lamelles de 1 cm) « Expérience 1 »………………………………………………………......90
Figure I.6 : Elimination des particules floculées en décantation diffuse : relation entre temps,
la hauteur effective et le rendement de décantation…………………………………………....12
Figure II.2 : Gain théorique possible sur un ouvrage de hauteur élémentaire H/n…………….27
Figure II.3 : Gain théorique possible sur un ouvrage de hauteur élémentaire H/n et longueur
L/n…………………………………………………………………………………………….28
Figure II.4: Décantation lamellaire a plaque : effet cumulé des surfaces unitaires………..….29
Figure II.6 : Forces agissant sur une particule déposée dans un tube incliné à 60°……….…...31
Figure II.7 : Exemple de décanteur lamellaire………………………………………………..33
Figure II.10 : Schéma de principe des décanteurs lamellaires à lits de boues pulses………..36
Figure III.19 : Histogramme de rendement pour une décantation à contre-courant avec des
lamelles en « Position A »……………………………………………………………………..73
Figure III.20 : Histogramme de la variation de tous les paramètres (O2 , T°, Ph) avant et après
la décantation à contre-courant avec des lamelles en « position A »…………………………..74
Figure III.24 : Histogramme de rendement pour une décantation à contre-courant avec des
lamelles en « Position B » ……………………………………………………………………76
Figure III.25 : Histogramme de la variation de tous les paramètres (O2 , T°, Ph) avant et après
la décantation à contre-courant avec des lamelles en « Position B » …………………................77
Figure III.29 : Histogramme de rendement pour une décantation à co-courant avec des lamelles
en « Position A »…………………………………………………………………...………....79
Figure III.30 : Histogramme de la variation de tous les paramètres (O2 , T°, Ph) avant et après
la décantation à contre-courant avec des lamelles en « Position A »……………………….….80
Figure III.33 : Histogramme de rendement pour une décantation à co-courant avec des lamelles
en « Position B »……………………………………………………………...……………….81
Figure III.35 : Histogramme de la variation de tous les paramètres (O2 , T°, Ph) avant et après
la décantation à co-courant avec des lamelles en « Position B »……………………………...83
Figure III.40 : Histogramme de la variation de tous les paramètres (O2 , T°, Ph) avant et après
la décantation classique………………………………………………………………….……87
Figure III.45 : Emplacement des débitmètres ajouté à chaque sortie du décanteur lamellaire
………………………………………………………………………………….……………..90
Figure III.47: Histogramme de la variation des paramètres (T°, pH, O2) avant et après la
décantation lamellaire à contre-courant en « Position B » « 120° » (étude de colmatage pour un
décanteur d’un espace entre les lamelles de 1 cm) « Expérience 1 »…………………………..92
Figure III.50: Histogramme de rendement (après 1h, 2h,3h et 4h) pour une décantation
lamellaire à contre-courant en « Position B » « 120° », et d’un espace entre les lamelles de 1
cm (étude de colmatage) « Expérience 2 »………………………………………………….....95
Figure III.51 : Histogramme de la variation des paramètres (T°, pH, O2) avant, après 1 h, 2 h,
3 h et 4h de la décantation lamellaire à contre-courant en « Position B » « 120 ° » (étude de
colmatage pour un décanteur d’un espace entre les lamelles de 1 cm) « Expérience 2 »………96
Figure III.55 : Histogramme de la variation des paramètres (T°, pH, O2) avant, après 1 h, 2 h,
3 h et 4h de la décantation lamellaire à contre-courant en « Position B » « 120° » (étude de
colmatage pour un décanteur d’un espace entre les lamelles de 1 cm) « Expérience 3 »……..100
I.1 Introduction…………………………………………………………………………….....…3
I.3.3.3 Interprétation……………………………………………………...……….14
I.5 Conclusion…………………………………………………………………………………25
II.1 Introduction……………………………………………………………………………….26
II.4.1 Contre-courant……………………………………………………………….……..39
II.4.2 Co-courant……………………………………………………………………...…..39
II.8.2 Température……………………………………………………………………...…49
II.8.3 PH…………………………………………………………………………………..49
II.8.4 Turbidité…………………………………………………………………………....50
II.8.5 DCO………………………………………………………………………………...50
II.8.6 DBO5……………………………………………………………………………….50
II.8.7.2 Anaérobiose……………………………………………………………....51
II.9 Conclusion……………………………………………………………………………...…51
Webographie et Bibliographie
Introduction générale
Les eaux usées issues de la station d’Ain El Houtz sont utilisées dans ces expériences.
Nous avons effectué des prélèvements de 300L (capacité utile de la Cuve d’alimentation) dans
chaque prélèvement d’eau usée à partir de la sortie du bassin d’aération de la STEP en question,
où ces eaux sont épurées biologiquement.
La 1ere partie est une partie bibliographique composée essentiellement de deux chapitres :
La 2eme partie (chapitre III) sera consacrée à l’étude expérimentale basée sur des
expériences et des calculs, ainsi que sur des analyses, des commentaires et d’interprétation des
1
résultats obtenus des mesures des paramètres : les matières en suspension, la demande chimique
en oxygène, la demande biologique en oxygène, la température, Le potentiel hydrogène,
l’Oxygène dissous et la turbidité.
Pour finaliser notre travail nous avons pratiqué quelques modifications des débits
(l’alimentation et l’évacuation) pour minimiser les risques de colmatage.
A la fin, une conclusion est donnée pour résumer le fruit de notre travail.
2
CHAPITRE I
Généralités sur la décantation
CHAPITRE I Généralité sur la décantation
I.1 Introduction :
La décantation est la méthode de séparation la plus fréquente des MES et des colloïdes
(rassemblé sous forme de floc après une étape de coagulation floculation). Il est bien connu que
les particules en suspension sédimentent en fonction de leur taille, donc pour obtenir une bonne
décantation, il est nécessaire d’augmenter le diamètre des particules d’où l’utilité impérieuse
du phénomène de coagulation-floculation [8].
• Les particules grenues décantent indépendamment les unes des autres avec chacune une
vitesse de chute constante.
• Les particules plus ou moins floculées ont des tailles et donc des vitesses de décantation
variables. Lorsque leur concentration est faible, la vitesse de chute augmente au fur et à
mesure que les dimensions du floc s’accroissent par suite de rencontres avec d’autres
particules, c’est la décantation diffuse.
Pour des concentrations plus élevées, l’abondance des flocs et leurs interactions créent une
décantation d’ensemble, le plus souvent caractérisée par une interface nettement marquée entre
3
CHAPITRE I Généralité sur la décantation
la masse boueuse et le liquide surnageant : c’est la décantation en piston, dont la vitesse est
optimale dans une certaine zone de concentrations, au-dessus de laquelle on parle
de décantation freinée [3].
C’est le cas le plus simple, le seul facilement décrit par des équations [3].
Lorsqu’une particule grenue est laissée dans un liquide au repos, elle est soumise à une
force motrice FM (pesanteur diminuée de la poussée d’Archimède) et à une force résistante FT
(traînée du fluide) résultante des forces de viscosité et d’inertie :
FM
ρl ρp
FT
𝐹𝑀 = 𝑔. 𝑉𝑝 . ∆𝜌 (I.1)
𝐶.𝑠.𝜌𝑙 .𝑣02
𝐹𝑇 = (I.2)
2
4
CHAPITRE I Généralité sur la décantation
4 𝑑 ∆𝜌
𝑉02 = 𝑔 (I.3)
3 𝐶 𝜌𝑙
Avec :
∆ρ = ρp – ρl ;
𝜋𝑑2
d, s : diamètre, surface projetée (maître couple : pour une sphère) ;
4
g : accélération de la pesanteur ;
𝜌𝑙 .𝑣0 .𝑑
𝑅𝑒 = (I.4)
𝜇
Si Re est petit, les forces de viscosité sont bien supérieures aux forces d’inertie. Si Re
est grand, les forces de viscosité sont négligeables.
5
CHAPITRE I Généralité sur la décantation
Re Régime a n C Formule
Ces formules sont à la base du calcul du mouvement des grains dans un fluide et sont
utilisées en décan-tation (solides grenus dans un liquide, gouttes d’eau dans l’air), en ascension
(bulles d’air dans l’eau, gouttes d’huile dans l’eau), en centrifugation, en fluidisation [3].
𝑔
𝑉0 = . ∆𝜌 . 𝑑2 (I.5)
18.𝜇
Les phénomènes d’agrégation faisant croître d font donc très rapidement croître la
vitesse de décantation.
En régime transitoire, la loi de Allen donne également une vitesse croissante en fonction
de la taille de la particule mais beaucoup moins rapidement puisque :
𝑔 ∆𝜌
𝑉01,4 = 0,6 × (I.6)
13,875.𝜇 𝜌𝑙0,4
6
CHAPITRE I Généralité sur la décantation
Dans les opérations précédentes, il faut alors remplacer C par C’= Ψ.C et la loi de
Stokes s’écrit :
𝑔
𝑉0 = (Δ𝜌 ). 𝑑2 (I.9)
18.𝜇.Ψ
Valeur de Ψ
Sable 2
Charbon 2,25
Talc 3,25
Gypse 4
Lamelles de graphite 22
Mica 170
7
CHAPITRE I Généralité sur la décantation
𝑄
𝑉0 > 𝑉𝑎𝑠𝑐 = 𝑆 (I.10)
𝐻
Q = débit du liquide
Figure I.2 : Schéma d’une décantation à flux vertical (particules grenues) [3].
8
CHAPITRE I Généralité sur la décantation
La vitesse d’une particule entrant dans le bassin à son niveau supérieur a deux
composantes :
Cette particule est retenue dans le bassin si le temps qu’elle met à toucher le radier (ou
entrer dans la zone boueuse) :
𝐿
𝑡1 = 𝑉 (I.11)
1
𝐿 𝐿.𝑆
𝑡2 = 𝑉 = (I.12)
1 𝑄
9
CHAPITRE I Généralité sur la décantation
Figure I.4 : Efficacité comparée de décantations horizontale et verticale (particules grenues) [3].
10
CHAPITRE I Généralité sur la décantation
Dans la pratique, cette différence est atténuée, voire inversée, pour les raisons suivantes
liées à la décantation à flux horizontal :
• Difficulté de répartition hydraulique sur un plan vertical aussi bien à l’entrée qu’à la sortie
de l’ouvrage.
• Accumulation et collecte des boues, qui réduit la section disponible.
• Dans un décanteur circulaire à flux horizontal, la composante horizontale de la vitesse de
la particule (V1) diminue du centre vers la périphérie et sa trajectoire devient curviligne.
11
CHAPITRE I Généralité sur la décantation
Des essais de laboratoire et des méthodes graphiques permettent seuls de connaître cette
vitesse. La figure (I.6) donne les résultats d’un tel essai :
Figure I.6 : Elimination des particules floculées en décantation diffuse : relation entre
temps, la hauteur effective et le rendement de décantation [3].
Ce phénomène est caractéristique des boues activées et des suspensions floculées quand
leur concentration est supérieure à environ 500 mg.L–1 [3].
12
CHAPITRE I Généralité sur la décantation
À partir d’un certain état, les zones b et c disparaissent, c’est le point critique. L’évolution
de la hauteur de l’interface a-b en fonction du temps, constitue la courbe de Kynch.
L’hypothèse fondamentale de Kynch est que la vitesse de chute d’une particule ne dépend
que de la con-centration locale C en particules.
13
CHAPITRE I Généralité sur la décantation
De B à C, une partie rectiligne traduit une vitesse de chute constante V (pente de la droite).
V est fonction, pour un tube de dimensions données, de la concentration initiale en MES et des
caractéristiques de flocula-tion de la suspension. Lorsque, la concentration initiale C augmente, la
vitesse de décantation V de la masse diminue : par exemple, pour une boue activée urbaine dont
la concentration en MES passe de 1 à 4 g.L–1, V décroît de 6 à 1,8 m.h–1 [3].
À partir de D, les flocons se touchent en exerçant une compression sur les couches
inférieures.
I.3.3.3 Interprétation :
Dans le triangle BOC, la concentration et la vitesse de chute sont constantes et égales aux
valeurs initia-les régnant en B ;
Dans le triangle COD, les courbes d’équi-concentration sont des droites passant par
l’origine, ce qui signifie que, dès les premiers moments de la décantation, les couches les plus
voisines du fond sont amenées à passer par toutes les concentrations comprises entre la
concentration initiale et celle correspondant au point D, début de la compression [3].
14
CHAPITRE I Généralité sur la décantation
𝑖 ℎ
D’après l’hypothèse de Kynch : 𝐶𝑀 = 𝐶0 ℎ0 (I.15)
𝑖
ℎ0
Par ailleurs : 𝐶𝑀 = 𝐶0 (I.16)
ℎ
15
CHAPITRE I Généralité sur la décantation
Les trois parties BC, CD et DE de la courbe de Kynch (figure I.9) trouvent leur
application dans le calcul des ouvrages en sédimentation freinée. La phase BC correspond au
domaine des décanteurs à contact de boue. La phase CD est relative aux ouvrages dans lesquels
une concentration de la boue est recherchée (appareils à recirculation de boues épaissies). La
phase DE est exploitée pour l’épaississement de boues [3].
La modification continue des caractéristiques des particules au cours de leur chute rend la
conception d’un modèle mathématique beaucoup plus complexe. On doit donc, dans la plupart
des cas procéder à des essais de laboratoire. Grâce à l’essai de décantation en colonne, on peut
simuler en laboratoire les conditions de décantation d’une solution diluées des particules
floculantes [11].
16
CHAPITRE I Généralité sur la décantation
éliminées dans le bassin idéal de décantation en fonction du temps de rétention à des diverses
profondeurs [11].
Où :
∆hi : hauteur moyenne entre deux courbes de même pourcentage d’élimination des particules ;
17
CHAPITRE I Généralité sur la décantation
Dans ce type de décantation, les particules entrent en contact les unes avec les autres et
reposent sur les couches inférieures. Dans cette zone, le phénomène de consolidation est
relativement lent. On retrouve ce type de décantation dans les épaississeurs de boues par gravité
[5].
18
CHAPITRE I Généralité sur la décantation
19
CHAPITRE I Généralité sur la décantation
Ce sont des ouvrages de formes coniques, tronconiques ou pyramidales, dans lesquels l’eau
suit un trajet vertical. La vitesse de chute des particules du floc est uniquement contrariée par la
vitesse ascensionnelle de l’eau (et par les forces de frottements). L’équilibre de ces vitesses conduit
à la formation d’un « voile de boue », qui constitue le principe de base du fonctionnement de tous
les décanteurs verticaux. Ce « voile de boue » est en effet essentiel, car il joue un rôle de filtre en
retenant les flocons de faible dimension : c’est le phénomène de coalescence. L’ouvrage « de base
» est un décanteur statique : l’eau brute arrive au sommet d’une colonne, descend au fond de
l’ouvrage (généralement très profond) puis remonte en abandonnant son floc [25].
Dans les décanteurs verticaux, l’eau circule de bas en haut, c’est-à-dire en sens inverse
de la chute des particules : la vitesse de chute de ces derniers doit donc être supérieure à celle de
la vitesse ascensionnelle de l’eau. Ces types de décanteurs conviennent plutôt pour les faibles
débits, à moins que l’eau à traiter ne renferme des flocons de fortes densités [22].
Dans ce type d'ouvrage l'eau suit un trajet vertical. La vitesse de chute des particules est
contrariée par une force résultante de la composition de la force de frottement et de la vitesse
ascensionnelle de l’eau [6].
Tous les décanteurs verticaux font appel au voile de boue du fait de cet équilibre des
vitesses et ce, quelle que soit la technique utilisée avec ou sans floculateur ou recirculation des
boues. Le rôle du voile de boue est essentiel il joue également le rôle de filtre pour les flocons de
faibles dimensions. En son sein sa produit le phénomène de coalescence [6].
Ce sont des ouvrages de forme conique ou pyramidale pour permettre un contrôle plus
aisé du voile de boues. On rencontre les ouvrages suivants :
20
CHAPITRE I Généralité sur la décantation
Ces décanteurs comportent une zone centrale de réaction entourée d'une zone de
décantation. Ces deux zones communiquent par le haut et par le bas.
Une turbine située à la partie supérieure de la zone de réaction fait circuler l'eau vers la
zone de décantation [6].
Les boues qui se déposent dans cette dernière reviennent par circulation induite dans la
zone centrale. L'enrichissement en boue qui en résulte permet une floculation rapide et la
formation d'un précipité dense.
Éventuellement, un agitateur de fond assure un mélange rapide de l'eau brute avec la boue
et les réactifs. Il évite en outre l'accumulation des dépôts lourds susceptibles de boucher
l'appareil [6].
Une ou plusieurs fosses à boues permettent d'extraire les boues en excès, sous une forme
aussi concentrée que possible [6].
21
CHAPITRE I Généralité sur la décantation
Avec :
Dans ces ouvrages, on fait appel uniquement à un brassage hydraulique, l'eau étant
envoyée dans le fond du décanteur par à-coups ou pulsations (d'où le nom de l'appareil).
L'admission de l'eau brute additionnée du floculant se fait dans une cloche centrale qui se vide
automatiquement à intervalles réguliers et réglables [6].
Le système de remplissage et de vidange est commandé par une mise sous vide de la
cloche suivie d'une remise à l'atmosphère. Le lit de boue est donc soumis à des mouvements
alternatifs, vers le bas pendant la chasse et vers le haut pendant le remplissage, ce qui favorise
sa cohésion [6].
22
CHAPITRE I Généralité sur la décantation
On profite du mouvement ascensionnel du lit de boues pour en éliminer une partie par
surverse dans des pièges disposés à la périphérie. Lorsque ces pièges sont pleins, ils sont purgés
automatiquement. L'eau est uniformément répartie à la base de l'ouvrage par un réseau de tubes
perforés. L'eau décantée est également récupérée à la surface par des raquettes semblables.
Cette répartition du flux, qui évite au maximum les courts-circuits, est probablement la raison
principale des performances de ce type de décanteur [6].
Il s'agit d'un ouvrage de décantation dans lequel des lamelles parallèles inclinées
permettent de multiplier la surface de décantation utile tout en réduisant la surface au sol par
rapport à un bassin de décantation classique à flux horizontal. Les décanteurs utilisant des
plaques ou des tubes réalisent également une décantation considérable plus rapide que la
décantation classique [12].
23
CHAPITRE I Généralité sur la décantation
Afin de pouvoir extraire en continu les solides décantés, et pour des raisons pratiques de
fonctionnement et d'exploitation, les lamelles sont inclinées d'un angle a, compris entre 30 0 et
60 0 par rapport à l'horizontale selon le type de décanteur. Une telle disposition permet, pour un
rendement identique, de construire des ouvrages plus compacts qu'un bassin classique [12].
𝑄
𝑉𝑙𝑖𝑚 = (𝑛−1).𝑆 .cos(𝛼) (I.18)
𝑙
24
CHAPITRE I Généralité sur la décantation
I.5 Conclusion :
25
CHAPITRE II
Décantation lamellaire
CHAPITRE II Décantation lamellaire
II.1 Introduction :
La décantation lamellaire est une solution technique mise en œuvre pour séparer les
pollutions véhiculées dans les eaux de ruissellement. Les premières utilisations concernaient
des prétraitements en amont de stations d’épurations ou intervenaient dans certaines activités
industrielles [7].
Les décanteurs lamellaires sont des ouvrages compacts. Leur surface de décantation
importante leurs confèrent des performances élevées, à l’instar des bassins de décantation.
Dans une structure lamellaire composée de lames juxtaposées et inclinés par rapport au plan
horizontal, l’objectif recherché est de piéger les boues sur la surface des lames [7].
Dans un décanteur idéal, une particule est éliminée lorsqu'elle atteint la zone de boues.
Dans le décanteur simple, cette particule doit parcourir une distance verticale H. On peut
aisément montrer que, si on réduit de moitié la hauteur du bassin sans modifier le temps de
rétention, on n'obtient aucune élimination supplémentaire de particules, puisque, pour conserver
ce même temps de rétention, on doit doubler la longueur du bassin. Or, dans ce nouveau bassin,
la section d'écoulement est réduite de moitié ; par conséquent, la vitesse horizontale est
doublée [26].
Où :
𝑄 𝑄
𝑉1 = 𝑆 = 𝐻.𝑙 (II.1)
𝑡
𝑄
2𝑉1 = 𝐻 (II.2)
×𝑙
2
26
CHAPITRE II Décantation lamellaire
Les figures ci-après présentes les gains théoriques possibles sur un ouvrage, en débit ou en
dimension :
27
CHAPITRE II Décantation lamellaire
Les décanteurs dits lamellaires comportent souvent une série de lamelles qui permet de
multiplier la surface de décantation utile tout en réduisant la surface au sol par rapport à un
bassin de décantation classique. En théorie, pour augmenter la capacité d'un décanteur, on peut
réduire à l'infini la hauteur qui sépare les paliers. En pratique, toutefois, on doit laisser entrer
chaque palier une distance suffisante pour qu'une certaine quantité de boues ne s'accumule et
ainsi provoquer le colmatage. En général, la hauteur qui sépare chaque palier est de l'ordre de
5cm [26].
La figure II.3 illustre ce principe pour un réseaux de plaque parallèles et montre, dans ce
cas que la surface de décantation équivalente est nettement supérieure à celle de la base du
décanteur.
28
CHAPITRE II Décantation lamellaire
Figure II.4: Décantation lamellaire a plaque : effet cumulé des surfaces unitaires [13].
Avec :
Pour l’ensemble du décanteur lamellaire, la surface utile est égale à la totale projetée
(STP) :
Avec :
29
CHAPITRE II Décantation lamellaire
𝑄 𝑄
𝑉𝑎 = 𝑆𝑇𝑃 = (𝑛−1).𝑆.𝑐𝑜𝑠𝜃 (II.5)
On trouve sur le marché deux types de décanteurs à tubes : ceux dont les tubes sont
légèrement inclinés par rapport à l'horizontale (7°) et ceux dont les tubes sont fortement inclinés
par rapport à l'horizontale (60°). Ces deux types de décanteurs sont habituellement constitués
d'un empilement de tubes de section carrée de 5 cm de côté [26].
Les tubes inclinés à 7° ont une longueur de 0.6, 1.2, 1.8 ou 2.4 m. Leur fonctionnement
est associé à celui des filtres. Ainsi, lorsque l'eau floculée pénètre dans le décanteur, les
particules de floc s'y déposent et s'y accumulent, alors que le liquide surnageant est acheminé
vers les filtres. L'accumulation des solides dans les tubes réduit la section d'écoulement, ce qui
augmente la vitesse de l'eau, si bien que, lorsque cette vitesse est suffisamment élevée, les
solides sont remis en suspension dans l'eau et entraînés vers les filtres. Pour l’élimination de
ces solides se fait par acheminement d’une eau claire vers les décanteurs, ce qui permet
d'entraîner vers l'égout la totalité des solides accumulés, ce nettoyage étant facilité par
l'inclinaison de 7° [26].
On utilise les décanteurs à tubes inclinés à 7° dans les stations dont la capacité de
production est inférieure à 4000 m3/j. pour des productions plus importantes, il est recommandé
d’installer les tubes inclinés à 60° [9].
De plus, la forte inclinaison des tubes à 60°, permet d'obtenir un auto nettoyage continu.
Comme le montre la figure ci-dessous l'eau s'écoule de bas en haut, et les solides se déposent
sur la paroi inférieure pour glisser ensuite jusqu'au fond du bassin. L'eau clarifiée est acheminée
vers des goulottes situées près de la surface et déversée sur les filtres [26].
30
CHAPITRE II Décantation lamellaire
À l'intérieur d'un tube, différentes forces agissent sur les particules accumulées. La force
résultante Fr, est donnée par :
Figure II.6 : Forces agissant sur une particule déposée dans un tube incliné à 60° [26].
31
CHAPITRE II Décantation lamellaire
Avec :
FD : force de traînée,
Ff : force de friction
Lorsque Fr est positif, c'est-à-dire lorsque Fg (cos 30°) > FD + Ff, les particules glissent
vers le fond du bassin. Par contre, lorsque Fr est négatif, les particules sont entraînées vers la
sortie et les filtres. Par conséquent, en augmentant la charge superficielle sur les décanteurs, on
augmente la force de traînée et on risque ainsi d'augmenter la turbidité dans l'effluent des
décanteurs [9].
Ces décanteurs (figure II.7) sont constitués d'un empilement de plaques inclinées, L'eau
à clarifier circule de bas en haut dans le sens inverse de la boue à l'intérieur de tubes formés par
des plaques empilées les unes sur les autres [29].
L'angle d'inclination des tubes formés par l'empilement des plaques doit être compris
entre 45° et 60°. En effet, le courant descendant des boues, crée dans les tubes, entraîne avec
lui les flocs les plus fins (qui auraient été entraînés par le courant d’eau ascendant). Un angle
d'inclination trop faible empêche l'auto curage des tubes car les boues ont tendance à rester
accrochées sur les parois [29].
On peut les considérer comme des décanteurs multi-étages dans lesquelles la surface S’
d’une lamelle est multipliée les lamelles parallèles entre elles, en respectant un angle permettant
l'évacuation des boues [10].
Les solides s'accumulent sur la plaque inférieure et glissent jusqu'au fond du bassin. La
vitesse de chute des particules se calcule comme suit [10] :
𝑄
𝑉0 = (II.7)
(𝑛×𝑆 ′ ×𝑐𝑜𝑠𝛼)
32
CHAPITRE II Décantation lamellaire
Tel que :
Q : débit (m3/s) ;
L'amélioration des décanteurs horizontaux passe par une évacuation du dépôt de boues
plus rapide.
Pour cela il suffit que la surface sur laquelle le floc se dépose soit inclinée pour que ce
dernier puisse glisser vers le bas au fur et à mesure [6].
33
CHAPITRE II Décantation lamellaire
Afin d'assurer l'évacuation gravitaire de la boue décantée, les lamelles sont inclinées d'un
angle θ par rapport à l'horizontale. La figure ci-après illustre ce principe pour un réseau de
plaques parallèles et montre, dans ce cas, la surface de décantation équivalente au sol [9].
• Angle d'inclinaison (A) des plaques pour assurer l'écoulement des boues sous
l'effet de la gravité ;
• Ecartement (e) des plaques ou diamètre des tubes pour favoriser l'établissement
d'un régime laminaire ;
34
CHAPITRE II Décantation lamellaire
Les lamelles sont constituées de plaques (souvent en PVC à profil trapézoïdal, panneau
nervuré "onde Greca", etc.). L'écartement et la longueur des plaques est définie de manière à
optimiser la rétention des flocs. L'équipartition de l'eau s'effectue par prélèvement de l'eau
décantée dans des tubes munis d'orifices calibrés. Ceci permet une bonne équipartition du flux
hydraulique sur la totalité de la section du décanteur. Les boues captées par les lamelles glissent
vers le bas et sont recueillies à la base de l'ouvrage et extraites périodiquement dans des trémies
ou par un racleur [30].
Cet appareil conserve les avantages de simplicité du décanteur couloir. II comporte très
peu d'appareillage électromécanique ce qui en fait un appareil idéal pour les petites installations
ou les usines situées dans les pays peu industrialisés [30].
• La vitesse de Hazen, qui est celle relevée dans le décanteur élémentaire formé par
deux lamelles successives ;
• De la vitesse apparente, qui est celle rapportée au plan d'eau libre de l'ouvrage (la
surface "miroir").
35
CHAPITRE II Décantation lamellaire
L'eau floculée, équirépartie par le réseau de distribution, pénètre ensuite dans le réseau
de plaques parallèles inclinées sur l'horizontale et perpendiculaires au concentrateur. La face
inférieure de chaque plaque est équipée de déflecteurs qui servent à la fois de supports et
d'organes créateurs de mouvements tourbillonnaires [30].
Comme dans ce type de décanteur le niveau supérieur du lit de boues est limité par son
déversement dans la zone du concentrateur où ne s'exerce aucune poussée due à la vitesse
ascensionnelle et la reprise d'eau décantée est réalisée par un réseau de collecteurs [30].
Figure II.10 : Schéma de principe des décanteurs lamellaires à lits de boues pulses [6].
Avec :
36
CHAPITRE II Décantation lamellaire
• Le réacteur ;
• Le pré-décanteur-épaississeur ;
• Le décanteur lamellaire.
Celui-ci possède une forte densité améliorée par l'emploi du poly électrolyte. Le
prédécanteur épaississeur favorise l'épaississement du floc par un raclage en continu des boues
précipitées. Une partie de ces boues est recyclée dans le réacteur. Ce recyclage externe,
maintient la forte concentration de boue nécessaire à une floculation homogène [6].
37
CHAPITRE II Décantation lamellaire
• Économie de réactifs ;
Note : cet ouvrage est également utilisé en traitement d'eaux résiduaires et de boues [6].
• A contre-courant ;
• A courants croisés ;
• A co-courant.
II.4.1 Contre-courant :
L’Alimentation se fait par le bas : l'eau et les solides décantés circulent en sens
inverse [12].
L'eau et la boue circulent en sens inverse (l'eau vers le haut à la vitesse V0 et les boues
vers le bas). À son entrée dans le système, le trajet d'une particule est la résultante de V0 et de
sa vitesse de chute U [9].
Avec :
38
CHAPITRE II Décantation lamellaire
❖ Avantages / Inconvénients :
• Systèmes les plus fiables car plus performants et plus simples d'un point de vue
hydraulique [12].
𝑸
Vitesse limite : 𝑽𝒍𝒊𝒎 = (II.8)
𝒏.𝒍.(𝑳.𝒄𝒐𝒔𝜶+𝒆.𝒔𝒊𝒏𝜶)
II.4.2 Co-courant :
Dans ce cas, l'eau et la boue circulent dans le même sens et la décantation n'est pas gênée.
Actuellement la décantation à contre-courant est le système le plus simple et le plus fiable dans
le. Quel s'engagent les constructeurs. En effet, de forts problèmes de reprise des eaux décantées
en co-courant compliquent le système et la décantation å flux croisés pose des problèmes
d'équipartition des flux hydrauliques [13].
Avec :
39
CHAPITRE II Décantation lamellaire
𝑸
Vitesse limite : 𝑽𝒍𝒊𝒎 = (II.9)
𝒏.𝒍(𝑳.𝒄𝒐𝒔𝜶−𝒆.𝒔𝒊𝒏𝜶)
Avec :
1. Entrée de l'eau floculée ;
3. Fosse à boue ;
❖ Avantages / Inconvénients
𝑸
Vitesse limite : 𝑽𝒍𝒊𝒎 = (II.9)
𝒏.𝒍.𝑳.𝒄𝒐𝒔𝜶
40
CHAPITRE II Décantation lamellaire
Ce type de décanteur à alimentation frontale est rencontré sur des petites collectivités,
pour des ouvrages plus importants, l’alimentation peut être de type latéral.
Dans tous les cas de figure, une alimentation de l’ouvrage la plus homogène possible
améliore le fonctionnement et les performances du décanteur.
L’arrivée des boues d’aération dans l’ouvrage peut se situer à différents endroits :
• Frontale : les boues sont introduites par des lumières situées dans l’axe de
l’ouvrage (ces lumières peuvent se situer en surface ou immergées). Le plus
41
CHAPITRE II Décantation lamellaire
souvent, elles sont équipées d’une vanne qui permet l’isolement du décanteur
pour son entretien.
• Latérale : lumière située sur le côté de l’ouvrage.
Des temps de séjour trop longs peuvent entraîner des remontées de boues en surface,
pénalisant ainsi l’efficacité de l’ouvrage.
42
CHAPITRE II Décantation lamellaire
❖ Pour les ouvrages à surface unitaire élevée, une trémie entraînerait des travaux de
génie civil très lourds, elle est généralement remplacée soit par une succession de
trémie, soit par une fosse équipée de système raclé ou sucé.
Avec :
43
CHAPITRE II Décantation lamellaire
• Une rigidité suffisante pour éviter un certain nombre de raidisseurs qui pénalisent
ou modifient la décantation
• Une bonne tenue dans le temps ;
• Une surface la plus lisse possible pour faciliter le glissement de la boue sur les
parois.
L’angle :
• Un écartement le plus faible possible permettant une surface totale projetée plus
importante pour une même emprise au sol (nombre de plaques supérieur).
• Des écarts trop faibles pouvant être la source de colmatage des lamelles :
o Colmatage augmentant ainsi les contraintes d’exploitation, et ;
o Diminuant la surface totale projetée réelle d’une partie de l’ouvrage.
44
CHAPITRE II Décantation lamellaire
• Sa forme elle peut avoir différentes formes : en V0, demi cylindrique, rectangulaire ;
• Son implantation ;
• Ses orifices de récupération des eaux la surfaces de ces orifices doit être importante
pour diminuer les vitesses d’approche de l’eau.
Les goulottes peuvent être équipées de lames siphoïdes pour localiser et éviter le départ
de flottants vers le milieu récepteur. Un système de raclage et d’évacuation de ces flottants peut
équiper certaines installations pour fiabiliser la qualité du rejet.
• Hydraulique :
La forme des lamelles doit favoriser le passage du régime d'écoulement de
turbulent (à l’entrée des lamelles, zone LT) à laminaire (au sein des lamelles,
zone LD), et il faut donc éviter les systèmes de supportage de lamelles mettant
en œuvre des entretoises qui perturbent l’écoulement et la décantation [9].
• Répartition de l’eau dans la cellule de décantation :
Chaque cellule doit recevoir le même débit afin d’éviter les survitesses à
l’origine de la dégradation de la décantation [9].
• Écartement des lamelles :
Il doit être suffisant pour éviter le colmatage des lamelles par la boue décantée
et pour permettre éventuellement leur nettoyage [9].
• Surface de décantation équivalente Plus elle est importante, meilleure sera la
décantation en tenant compte, toutefois, de la remarque précédente. Dans la
figure ci-dessous, l'efficacité des différents types de faisceaux lamellaires,
présentés précédemment, est comparée en utilisant comme paramètre la surface
de décantation équivalente [9].
45
CHAPITRE II Décantation lamellaire
L’hypothèses utilisées pour la comparaison des six systèmes : diamètre hydraulique (80 mm),
inclinaison (60°) et longueur de lamelles (1,5 m).
Par ailleurs, la mise en place des plaques est délicate ; elle nécessite la pose de supports et
d'entretoises qui, souvent, perturbent l'hydraulique et la décantation, et favorisent l'accrochage
des boues. L’efficacité hydraulique des modules hexagonaux est supérieure à celle des autres
faisceaux tubulaires et des plaques parallèles. Ces modules minimisent considérablement les
risques de colmatage tout en offrant une surface de décantation équivalente très importante [3].
L’épuration biologique des eaux résiduaires par le procédé « boues activée » est basée sur
l’activité d’une culture bactérienne maintenue en suspension et en état aérobie dans un bassin
alimenté par le liquide à épurer, cette étape est dite Décantation en boue active [13].
46
CHAPITRE II Décantation lamellaire
Après un temps de contact suffisant, la liqueur mixte est envoyée dans un clarificateur
appelé parfois décanteur secondaire, destiné à séparer l'eau épurée des boues. Ces dernières sont
recyclées dans le bassin d'aération pour y maintenir une concentration suffisante en bactéries
épuratrices. L'excédent (boues secondaires en excès) est extrait du système et évacué vers le
traitement des boues [18].
L’indice de boue représente le volume occupé par un gramme de boue après trente
minutes de décantation statique dans une éprouvette d’un litre à paroi transparente graduée.
Noté Im, exprimé en ml.g-1 de MES, il est défini par la formule suivante [18] :
𝑉
30
𝐼𝑚 = 𝑀𝐸𝑆 (II.10)
47
CHAPITRE II Décantation lamellaire
Avec :
Cette suspension appelée « boue » est caractérisée par différents paramètres dont les
importants pour l’étude de la décantation sont [13] :
Ce sont des particules solides très fines et généralement visibles à l'œil nu,
théoriquement, elles ne sont ni solubilisées, ni à l'état colloïdale. Elles déterminent la turbidité
de l'eau. Elles limitent la pénétration de la lumière dans l'eau, diminuent la teneur en oxygène
dissous et nuisent au développement de la vie aquatique [15].
Ces matières sont en relation avec la turbidité, leur mesure donne une première
indication sur la teneur en matière colloïdale d'origine minérale ou organique [15].
En fait, les limites séparant les trois états sont indistinctes et seule la normalisation de
la méthode d'analyse permet de faire une distinction précise mais conventionnelle. Les matières
48
CHAPITRE II Décantation lamellaire
en suspension comportent des matières organiques et des matières minérales. Toutes les
matières en suspension ne sont pas décantables, en particulier les colloïdes retenus par la
filtration [15].
II.8.2 Température :
Elle joue aussi un rôle important en ce qui concerne la solubilité des sels et des gaz. Par
ailleurs, la température détermine le taux et la vitesse des réactions de dégradation biochimique.
Plus la température est importante, plus les réactions sont rapides. La température des eaux
usées influent beaucoup sur l'efficacité du procédé de traitement. Par exemple, la décantation
est plus efficace à des températures élevées [34].
II.8.3 PH [17] :
49
CHAPITRE II Décantation lamellaire
• Les processus biologiques dont certains exigent des limites très étroites de pH ;
• L’efficacité et les mécanismes de certains traitements (coagulation, adoucissement,
contrôle de la corrosion, chloration).
II.8.4 Turbidité :
II.8.5 DCO :
II.8.6 DBO5 :
L’oxygène dissous est un composé essentiel de l’eau car il permet la vie de la faune et
il conditionne les réactions biologiques qui ont lieu dans les écosystèmes aquatiques. La
solubilité de l’oxygène dans l’eau dépend de différents facteurs, dont la température, la pression
et la force ionique du milieu. La concentration en oxygène dissous est exprimée en
mg O2.L-1 [20].
50
CHAPITRE II Décantation lamellaire
II.8.7.1 Dénitrification :
Ces phénomènes ont lieu uniquement si les composés azotés ont été nitrifiés. Dans le
décanteur, l’absence d’oxygène favorise le phénomène de dénitrification, entraînant un
dégagement d’azote gazeux (N2) qui s’accompagne de remontées de particules de boue par
adsorption sur les microbulles d’azote [13].
II.8.7.2 Anaérobiose :
II.9 Conclusion :
La décantation lamellaire est l’un des procédés que l’on peut mettre en œuvre pour
séparer la pollution véhiculée dans les eaux de ruissellement. Les décanteurs lamellaires
présentent l’avantage d’être à la fois des ouvrages compacts comparativement aux bassins de
retenues, mais également, d’offrir des performances élevées du fait de leur surface de
décantation très étendue. L’optimisation de leur fonctionnement hydraulique devrait permettre
d’obtenir un écoulement homogène sur toute la surface de décantation, et des conditions
d’écoulement proche d’un régime laminaire [31].
Les décanteurs lamellaires sont ici des ouvrages destinés au traitement des eaux de
ruissellement polluées. Le « traitement » consiste à séparer les matières solides véhiculées en
suspension dans l’eau. Il a lieu dans une structure lamellaire composée de lames juxtaposées et
inclinées par rapport au plan horizontal. L’objectif recherché est le piégeage des éléments
pollués sur la surface des lames puis au fond de l’ouvrage [31].
51
CHAPITRE III
Etude expérimentale
CHAPITRE III Etude expérimentale
Les objectifs principaux des expériences que nous avons menés se résument dans les points
suivants :
52
CHAPITRE III Etude expérimentale
3 : Cuve d’alimentation du coagulant, capacité utile 30 litre, avec vanne de vidange de type à
boisseau sphérique en PVC.
4 : Cuve d’alimentation du floculant, capacité utile 1 litre, avec vanne de vidange de type à
boisseau sphérique en PVC.
6 : Agitateur du réacteur.
8 : Décanteur statique de section rectangulaire avec cône de récupération des boues décantées
en altuglas :
10 : Canalisation de recyclage éventuel des boues du décanteur vers le réacteur avec vanne
d’arrêts de type à boisseau sphérique en PVC et vanne de réglage a pointeau en laiton chromé.
53
CHAPITRE III Etude expérimentale
Le produit est préparé dans le bac d’alimentation (1) sous l’agitation permanente grâce à
une pompe centrifuge immergée, puis alimenté à travers un débitmètre et une vanne de réglage
(2) dans le réacteur (5) par une pompe centrifuge.
Le coagulant est stocké dans un bac spécifique (3) puis alimenté au réacteur par
l’intermédiaire d’une seconde pompe péristaltique.
Le floculant est également stocké dans un bac spécifique (4) puis alimenté au réacteur par
l’intermédiaire d’une seconde pompe péristaltique.
Le réacteur est maintenu sous agitation permanente (6) par un agitateur à hélice à vitesse
variable. Le produit de la réaction est soutiré par surverse (7) puis alimenté dans le décanteur
statique (8) muni de lamelles orientables (9).
Une partie des produits décantés peuvent être recyclés par l’intermédiaire d’un circuit (10)
avec pompe centrifuge, vanne de réglage et débitmètre.
54
CHAPITRE III Etude expérimentale
55
CHAPITRE III Etude expérimentale
• MES ;
• La température ;
• PH ;
• DCO ;
• DBO5 ;
• Turbidité ;
• Oxygène dissous.
56
CHAPITRE III Etude expérimentale
Mesures de poids des matières flottantes et décantables contenues dans les eaux épurées
biologiquement, dans le but de contrôler le fonctionnement du bassin de décantation [18].
La détermination des matières en suspension dans l’eau est réalisée soit par filtration,
soit par centrifugation, séchage à 105 C° et pesée [31].
La centrifugation est préférée pour les eaux chargées (colmatage du filtre). Dans notre
cas, nous avons utilisé la méthode par séchage [31].
➢ La filtration :
Dans le cas de l'analyse des eaux usées, il est recommandé de procéder par filtration sur
couche d'amiante ou sur filtre en fibre de verre pour les échantillons d'eaux traitées et par
centrifugation pour les échantillons d'eaux brutes et chargées afin d'éviter le colmatage des
filtres [18].
Le choix de la filtration sous vide avec membrane filtrante en fibre de verre s'est imposé,
dans notre cas, d'une part, en raison de sa rapidité et de sa simplicité à mettre en œuvre, et
d'autre part, de la possibilité de récupérer le filtrat (fraction dissoute) nécessaire pour la
détermination de la pollution résiduelle [18].
Cette méthode se base sur le passage d'un échantillon d'eau de volume V à travers un
filtre en fibre de verre de 0,47 µm. Le poids de matière retenue par le filtre, noté P, est
déterminé par pesée différentielle (avant et après filtration). La concentration des matières
en suspension (MES) ne sera donc que le rapport de ce poids sur le volume d'eau analysé
[18].
➢ Matériels utilisés :
• Dispositif de filtration ;
• Balance ;
• Capsules ;
• Papier filtres ;
• Étuve.
57
CHAPITRE III Etude expérimentale
58
CHAPITRE III Etude expérimentale
Note : Ne mettre l'eau que petit à petit, toujours en homogénéisant bien pour ne pas
avoir à filtrer de trop grands volumes sur un filtre colmaté.
(𝑷𝟐−𝑷𝟏)
𝑴𝑬𝑺 = × 𝟏𝟎𝟎𝟎 (III.1)
𝑽
Où :
III.1.5.2 Température :
La température joue un grand rôle dans la solubilité des gaz dans l’eau et sur la vitesse
des réactions chimiques et biochimiques [32].
➢ Mesure de la température :
➢ Mode opératoire :
59
CHAPITRE III Etude expérimentale
III.1.5.3 Mesure du pH :
➢ Principe :
La détermination du pH est effectuée à l’aide d’un appareil (pH mètre), cet appareil de
mesure est constitué d’une électrode de pH que l’on plonge dans la solution dont on veut
connaitre l’acidité [32].
➢ Etalonnage :
L’étalonnage se fait par une solution d’étalonnage d’un pH le plus proche du pH des
solutions à analyser. Dans ce travail on a utilisé une solution d’étalonnage de pH=7 [32].
➢ Mode opératoire :
L’étalonnage dans une solution se fait comme suit : en prolongeant l’électrode préalablement
rincée à l’eau distillé puis en solution tampon et en effectuant la lecture de la valeur du pH=7,
rincé celle-ci à l’eau distillé et la plongé dans l’échantillon, effectué la mesure du pH après
avoir légèrement agité l’électrode [32].
60
CHAPITRE III Etude expérimentale
➢ Principe :
61
CHAPITRE III Etude expérimentale
❖ Titrage de l’échantillon :
(Vt−Ve)
DCO = 8000 × CFe × (III.2)
E
Où :
CFe : Concentration de la solution de sel Mohr déterminée par étalonnage, soit dans
le cas présent 0,12 mol/l.
62
CHAPITRE III Etude expérimentale
63
CHAPITRE III Etude expérimentale
III.1.5.5 Turbidité :
La turbidité est un paramètre important pour qualifier la qualité de l’eau. Une eau turbide
peut sembler presque opaque à la vue, mais laisse passer peu de lumière pour la faune et la flore
aquatique. Les unités de mesure sont les NTU (unités de turbidité néphélométries) [23].
➢ Matériels utilisés :
L’appareil utilisé pour la mesure de la turbidité c’est « turbidimètre », il donne une lecture
directe en NTU (Unit Turbidité Néphélométrie). Dans notre travail la mesure est effectuée au
moyen d’un spectrophotomètre. Le spectrophotomètre est un appareil qui mesure l'absorbance
qui est définie par le ratio entre la lumière incidente I0 qui traverse un milieu à une longueur
d'onde λ, et la lumière transmise I exprimé en logarithme de base 10 [23].
64
CHAPITRE III Etude expérimentale
➢ Appareillage :
65
CHAPITRE III Etude expérimentale
➢ Principe
Une quantité d’eau est versée dans une bouteille d’incubation de 300 ml, reliée à un
manomètre de mesure ou fermé avec un bouchon muni d’un capteur de pression (Oxytop). Le
volume choisie st fonction de la gamme de mesures souhaitée. L’appareil de mesure est placé
dans un réfrigérateur maintenu à 20°C. On suit ensuite, en fonction de du temps, soit tous les
jours pendant 5 jours pour la DBO5 [35].
✓ Mesurer la quantité avec le ballon jaugé de trop plein et verser dans la bouteille
propre ;
✓ Introduire l’agitateur magnétique dans chaque bouteille ;
✓ Ajouter une pincé de l’allyle thio-urée ;
✓ Mettre 2 pastilles d’hydroxyde de potassium dans chaque bouchon intérieur (noir)
avec deux pincettes ;
✓ Visser sans fermer hermétiquement le bouchon ;
✓ Mettre sur le système d’agitation à 20 C° ;
✓ Laisser s’établir l’équilibre pendant 30min et fermer hermétiquement le bouchon ;
✓ Relever les valeurs après 5 jours.
➢ Quantité à analyser
66
CHAPITRE III Etude expérimentale
67
CHAPITRE III Etude expérimentale
68
CHAPITRE III Etude expérimentale
Pour réaliser ces objectifs, nous avons suivi les étapes suivantes :
Il s’agit d’étudier l’efficacité de la position A avec un angle d’inclinaison 60° par rapport à
celle de la position B avec un angle d’inclinaison 120°.
Il s’agit d’étudier l’efficacité de la distance entre les lamelles de 1 cm par rapport à celle de 2
cm.
Notre but dans cette étude, consiste d’une part à voir la performance de ce type de décantation
et d’autre part de chercher la disposition pratique qui nous donne de meilleurs résultats.
69
CHAPITRE III Etude expérimentale
Le réacteur est maintenu sous agitation permanente grâce à un agitateur à hélice à vitesse
variable.
L’alimentation de décanteur qu’on veut faire soit classique, soit lamellaire à co-courant ou à
contre-courant [21].
70
CHAPITRE III Etude expérimentale
▪ Nous avons positionné les lamelles de telle manière que leur tige
support supérieur soit introduite dans les rainures du décanteur vers la
droite et leur base inferieure reposant sur les supports inferieurs
latéraux du décanteur vers la gauche ;
▪ Nous avons positionné les lamelles en deux positions ;
▪ Nous avons positionné la vanne de distribution du décanteur VL1 de
manière à alimenter celui-ci du bas ;
▪ Nous avons positionné la plaque horizontale de fermeture du circuit
hydraulique dans le décanteur de manière à éviter le passage direct
d’eau aérée vers la surverse d’eau clarifiée sans passer par les
lamelles ;
▪ Nous avons pris un échantillon d’une eau à traiter du bac d’alimentation
et nous avons mesuré ensuite les paramètres suivants : les MES, la
turbidité, la DCO, la DBO5, l’oxygène dissous et la température ;
▪ Lorsque le décanteur est plein après une heure, nous avons pris des
échantillons d’eau décantée et nous avons mesuré ensuite les
paramètres précédents.
71
CHAPITRE III Etude expérimentale
La liqueur mixte utilisée dans les différents essais est une liqueur mixte de la station
d’épuration d’Ain El Houtz. Le tableau (III.2) représente les caractéristiques physico-
chimiques de chaque prélèvement d’eau.
Dans cette partie nous avons étudié les types de la décantation lamellaire (à contre-
courant et à co-courant). Les lamelles sont fixées sur deux positions (A et B). Le débit
d'alimentation a été stable (120 l/h) pour déterminer le rendement plus efficace correspondant
à cette décantation.
Dans ces expériences nous avons travaillé avec quatre prélèvements de liqueur mixte
d’un volume de 300 litre à chaque prélèvement.
72
CHAPITRE III Etude expérimentale
60
50
40
30
20
10
0
Essai (1) Essai (2) Essai (3) Essai (4)
Essais
73
CHAPITRE III Etude expérimentale
Tableau III.4 : Evolution de la DBO5, DCO, O2, T°, pH et la Turbidité pour la décantation
lamellaire à contre-courant « Position A ».
Avant Après
DCO mg/l 201 54
DBO5 mg/l 189 21
Tur mg/l 2251 142
O2 mg/l 36,25 4,52
T° °c 19,1 17
pH - 7,11 6,94
40 36,25
35
30
25
19,1
20 17
15
10 7,11 6,94
4,52
5
0
O2 T° pH
Avant Après
Figure III.20 : Histogramme de la variation de tous les paramètres (O2 , T°, Ph) avant et
après la décantation à contre-courant avec des lamelles en « Position A ».
1500 150
1000 100
54
500 50
142 21
0 0
Tur DCO DBO5
74
CHAPITRE III Etude expérimentale
Avant
Après
• On peut dire que la température a marqué une petite variation, elle a diminué de 19,1°C
à 17,2°C. Cette variation est due au contact eau-air.
• On remarque qu’il y a une diminution du pH au cours de traitement qui n’a pas un
impact écologique sur l’environnement. Les valeurs du pH (avant et après la
décantation) varié entre 7,11 et 6,94.
• La concentration de l’O2 dissous à l’entrée était de 36,25 mg/l et selon la figure (III.20)
elle a diminué à 4,52 mg/l après la décantation à la fin de l'expérience.
• La turbidité de l'eau à l’entrée est de 2251 NTU, cette dernière a été diminuée à 142
NTU. Cette diminution est due à la décantation lamellaire à contre-courant avec des
lamelles en « Position A », le procédé élimine 93,69 % de la turbidité de l'eau.
• La DCO dans l’eau usée brute est de 201 mg/l. On voit que la DCO dans l’eau épurée
diminue. Nous enregistrons 54 mg/l de DCO dans l'eau épurée (après la décantation).
• La DBO dans l’eau usée brute est de 189 mg/l. On voit que la DBO dans l’eau épurée
diminue. À sa stabilisation (après 5 jours) nous enregistrons 21 mg/l de DBO dans
l'eau épurée (après la décantation).
75
CHAPITRE III Etude expérimentale
60
50
40
30
20
10
0
Essai (1) Essai (2) Essai (3) Essai (4)
Essais
76
CHAPITRE III Etude expérimentale
40
34,33
35
30
25
19,9
20 17,5
15
10 7,32 7,03
4,33
5
0
O2 T° pH
Avant Après
Figure III.25 : Histogramme de la variation de tous les paramètres (O2 , T°, Ph) avant et
après la décantation à contre-courant avec des lamelles en « Position B ».
195
2000 200
1000 100
500 50 39
101 17
0 0
Tur DCO DBO5
• On peut dire que la température a marqué une petite variation, elle a diminué de
19,9 °C à 17,5 °C. Cette variation est due au contact eau-air.
77
CHAPITRE III Etude expérimentale
Remarque :
On constate que la configuration de décantation lamellaire à contre-courant avec des
lamelles en « Position B » donne un rendement meilleur que celui d’une configuration avec des
lamelles en « Position A ».
78
CHAPITRE III Etude expérimentale
100
85,56 85,8 84,34 84,09
90
80
70
Rendement %
60
50
40
30
20
10
0
Essai (1) Essai (2) Essai (3) Essai (4)
Essais
79
CHAPITRE III Etude expérimentale
Tableau III.8 : Evolution de la DBO5, DCO, O2, T°, pH et la Turbidité pour la décantation
lamellaire à co-courant « Position A »
Avant Après
DCO mg/l 189 42
DBO5 mg/l 98 18
Tur mg/l 2607 254
O2 mg/l 37,81 3,80
T° °c 18,7 17,6
pH 7,17 6,91
40 37,81
35
30
25
18,7 17,6
20
15
10 7,17 6,91
3,8
5
0
O2 T° pH
Avant Après
Figure III.30 : Histogramme de la variation de tous les paramètres (O2, T°, Ph) avant et
après la décantation à contre-courant avec des lamelles en « Position A ».
80
CHAPITRE III Etude expérimentale
Après
Avant
• On peut dire que la température a marqué une petite variation, elle a diminué de
18,7 °C à 17,6 °C. Cette variation est due au contact eau-air.
• On remarque qu’il y a une diminution du pH au cours de traitement qui n’a pas un
impact écologique sur l’environnement. Les valeurs du pH (avant et après la
décantation) varié entre 7,17 et 6,91.
• La concentration de l’O2 dissous à l’entrée était de 37,81 mg/l et selon la figure (III.30)
elle a diminué à 3,80 mg/l après la décantation à la fin de l'expérience.
• La turbidité de l'eau à l’entrée est de 2607 NTU, cette dernière a été diminuée à 254
NTU. Cette diminution est due à la décantation lamellaire à co-courant avec des
lamelles en « Position A », le procédé élimine 90,26 % de la turbidité de l'eau.
• La DCO dans l’eau usée brute est de 189 mg/l. On voit que la DCO dans l’eau épurée
diminue. Nous enregistrons 42 mg/l de DCO dans l'eau épurée (après la décantation).
• La DBO dans l’eau usée brute est de 98 mg/l. On voit que la DBO dans l’eau épurée
diminue. À sa stabilisation (après 5 jours) nous enregistrons 18 mg/l de DBO dans
l'eau épurée (après la décantation).
81
CHAPITRE III Etude expérimentale
Durant cette expérience le débit d’alimentation est de 120 l/h et un temps de séjour de
t = 50 min. Les résultats obtenus sont résumés dans les tableaux (III.9 et III.10) et représenté
sur les figures (III.34,35,36,37).
60
50
40
30
20
10
0
Essai (1) Essai (2) Essai (3) Essai (4)
Essais
Tableau III.10 : Evolution de la DBO5, DCO, O2, T°, pH et la Turbidité pour la décantation
lamellaire à co-courant « Position B »
Avant Après
DCO mg/l 101 32
DBO5 mg/l 69 11
Tur mg/l 2516 203
O2 mg/l 39,23 5,50
T° °c 18,9 17
pH - 6,90 6,83
82
CHAPITRE III Etude expérimentale
45
39,23
40
35
30
25
18,9
20 17
15
10 5,5 6,9 6,83
5
0
O2 T° pH
Avant Après
FigureFigure
III.35III.31
: Histogramme de la variation
: Histogramme de tousdeles
de la variation la paramètres (O2,etT°,
turbidité avant Ph)laavant et
après
après la décantation à co-courant
décantation avec des
à co-courant lamellesBen
« Position ». « Position B ».
3000 120
2516 101
2500 100
2000 80 69
1500 60
1000 40 32
500 203 20 11
0 0
Tur DCO DBO5
83
CHAPITRE III Etude expérimentale
• La concentration de l’O2 dissous à l’entrée était de 39,23 mg/l et selon la figure (III.35)
elle a diminué à 5,50 mg/l après la décantation à la fin de l'expérience.
• La turbidité de l'eau à l’entrée est de 2516 NTU, cette dernière a été diminuée à 203
NTU. Cette diminution est due à la décantation lamellaire à co-courant avec des
lamelles en « Position B », le procédé élimine 91,93 % de la turbidité de l'eau.
• La DCO dans l’eau usée brute est de 101 mg/l. On voit que la DCO dans l’eau épurée
diminue. Nous enregistrons 32 mg/l de DCO dans l'eau épurée (après la décantation).
• La DBO dans l’eau usée brute est de 69 mg/l. On voit que la DBO dans l’eau épurée
diminue. À sa stabilisation (après 5 jours) nous enregistrons 11 mg/l de DBO dans
l'eau épurée (après la décantation).
Avant Après
D’après tous les résultats obtenus dans les histogrammes précédents, nous avons
remarqué que le système à co-courant avec des lamelles en « Position B » donne une
élimination de (89,49 %) des MES. Il est vrai que cette disposition donne un meilleur
rendement par rapport à un système en « Position A » (84,95 %), sauf que ce rendement reste
inférieur à celui d’un système de décantation lamellaire à contre-courant avec des lamelles en
« Position B » (96,55 %). Donc, la décantation lamellaire à contre-courant est plus efficace
que la décantation lamellaire à co-courant.
84
CHAPITRE III Etude expérimentale
Tableau III.11 : Les rendements du pilote pour les différents types de décantation lamellaire
(à contre-courant et à co-courant) et les positions des lamelles (A et B).
Les résultats présentés dans le tableau ci-dessus, nous permettent de tirer les remarques
suivantes :
• En principe, la concentration des MES à l'entrée du décanteur est constants vu
que le bac de sédimentation est alimenté à partir de la même eau chargée. Mais
dans nos expériences, on a constaté qu'il y'a eu des variations de quelques
valeurs à cause de :
o Les types de décantation lamellaire.
o La position des lamelles.
• En observant la variation du rendement en fonction de la position des lamelles,
nous remarquons que ce rendement est très important en position à contre-
courant avec une inclinaison des lamelles de 120°. L'effet des lamelles a été
évalué principalement à l'aide des mesures du MES. Ces mesures montrent que
les lamelles réduisent considérablement les MES.
85
CHAPITRE III Etude expérimentale
L’expérience a été menée dans le décanteur lamellaire sans lamelles avec un débit
d’alimentation de 120 l/h et un temps de séjour de t = 50 min. Les résultats obtenus sont
résumés dans les tableaux (III.12 et III.13) et représentés sur les figures (III.39,40,41,42).
MES Avant MES Après 1h MES Après 2h Rendement après 1h Rendement après 2h
Essai
g/l g/l g/l % %
1 4,13 0,92 3,41 77,72 17,43
2 4,07 1,01 3,46 75,18 14,99
3 5,52 1,13 4,70 79,53 14,86
4 5,64 1,27 4,82 77,48 14,54
Moyennes 4,84 1,08 4,10 77,75 15,46
100
90
77,72 79,53 77,48
80 75,18
70
60
Rendement %
50
Après 2h
40
Après 1h
30
17,43
20 14,99 14,86 14,54
10
0
Essai (1) Essai (2) Essai (3) Essai (4)
Essais
Dans cette expérience on a obtenu une concentration moyenne en MES de 4,84 g/l avant
la décantation. Après 1 heure, la concentration en MES était de 1,08 g/l avec un rendement de
77,75 %. Après 2 heure, la concentration en MES était de 4,10 g/l avec un rendement de 15,46
%, la raison de la diminution du rendement est la présence de grandes quantités de boues dans
le décanteur.
86
CHAPITRE III Etude expérimentale
Tableau III.13 : Evolution de la DBO5, DCO, O2, T°, pH et la Turbidité pour la décantation
classique.
Avant Après 1h Après 2h
DCO mg/l 209 - 58
DBO5 mg/l 92 - 22
Tur mg/l 2572 458 1463
O2 mg/l 34,87 7,56 4,37
T° °c 18,8 17,4 17,1
pH - 6,94 6,87 6,82
40
34,87
35
30
25
18,8 17,4
20 17,1
15
10 7,56 6,94 6,87 6,82
4,37
5
0
O2 T° pH
Figure III.40 : Histogramme de la variation de tous les paramètres (O2 , T°, Ph) avant et
après la décantation classique.
3000 250
2572 209
2500
200
2000
150
1463
1500
92
100
1000
58
458 50
500 22
0 0
Tur DCO DBO5
87
CHAPITRE III Etude expérimentale
Après 1h
Avant Après
Après 2h
Avant Après
88
CHAPITRE III Etude expérimentale
89
CHAPITRE III Etude expérimentale
Pour avoir la possibilité de mesuré le débit sortant d’eau clarifié aussi bien que le
débit des boues évacuées, Nous avons ajouté 2 débitmètre à chaque sortie provisoirement,
comme la figure (III.45) suivante le montre :
Débitmètre a la sortie d’eau clarifié Débitmètre a la sortie de boue
III.5.4.1 Expérience « 1 » :
Dans cette partie nous avons opéré avec le système de décantation lamellaire à
contrecourant. Les lamelles sont fixées en « Position B ». Le débit d'alimentation est constant
et est de 150 l/h, par contre nous avons opté pour un débit de recyclage de 50 l/h, un débit
d’évacuation de 80 l/h et un débit de 70 l/h d’eau clarifiée. Les résultats obtenus sont résumés
dans les tableaux (III.14 et III.15) et représentés sur les figures (III.46,47,48).
90
CHAPITRE III Etude expérimentale
Dans cette expérience on a obtenu une concentration moyenne en MES de 5,13 g/l
avant la décantation. Après 1 heure, la concentration en MES était de 1,24 g/l avec un
rendement de 75,77 %. Après 2 heure, la concentration en MES était de 1,11 g/l avec un
rendement de 78,29 %, Après 3 heure, la concentration en MES était de 0,96 g/l avec un
rendement de 81,36 %. Après 4 heure, la concentration en MES était de 0,88 g/l avec un
rendement de 82,36 %, la raison d’augmentation du rendement est la présence de faibles
quantités de boues dans le décanteur, due à son évacuation excessive continue.
100
82,02 81,52 82,71
90 80,4 81,14 82,33 81,5683,17
76,77 78,29 79,14 78,96
80 74,75 75,43 76,13 76,75
70
60
Rendement %
Après 1h
50
Après 2h
40
30 Après 3h
20 Après 4h
10
0
Essai (1) Essai (2) Essai (3) Essai (4)
Essais
91
CHAPITRE III Etude expérimentale
35 31,51
30
25
19,7 19,3 18,9
20 18,5 18,3
15
0
O2 T° pH
Figure III.47: Histogramme de la variation des paramètres (T°, pH, O2) avant et après la
décantation lamellaire à contre-courant en « Position B » « 120° » (étude de colmatage
pour un décanteur d’un espace entre les lamelles de 1 cm) « Expérience 1 ».
3000
2548
2500
2000
1500
1000
617 553 475 449
500
0
Tur
92
CHAPITRE III Etude expérimentale
décantation) varié entre 7,59 et 7,48 (après 1 heure), entre 7,59 et 7,34 (après 2 heures),
entre 7,59 et 7,22 (après 3 heures) et entre 7,59 et 7,09 (après 4 heures).
• La concentration de l’O2 dissous à l’entrée était de 31,51 mg/l et selon la figure (III.47)
elle a diminué à 8,43 mg/l (après 1 heure), à 7,19 mg/l (après 2 heures), à 6,45 mg/l
(après 3 heures) et à 5,98 mg/l (après 4 heures).
• La turbidité de l'eau à l’entrée est de 2548 NTU, cette dernière a été diminuée à
617 NTU (après 1 heure) ensuite elle a augmenté à 553 NTU (après 2 heures),
à 475 NTU (après 3 heures) et a augmenté à 449 NTU (après 4 heures). Cette
augmentation de la turbidité est due à la saturation des boues qui engendre le
déversement de ce dernier au niveau de la sortie, le rendement de turbidité augmente de
75,78 % à 82,38 %.
Après 1h Après 2h
Après 3h Après 4h
Figure III.49: Evolution de colmatage du décanteur après une période de 4h (décantation lamellaire à
contre-courant en « Position B » « 120° », d’un espace entre les lamelles de 1 cm) « Expérience 1 »
93
CHAPITRE III Etude expérimentale
Remarque :
Mauvaise configuration des débits (Le débit d’alimentation est vastement très grand que le
débit d’évacuation des boues), ce qui a engendrer une grande accumulation des boues
entre les lamelles du décanteur.
Temp de séjour
𝑽 𝑉 100
𝑸= → 𝑡= = = 0.67 h ≈ 40 min
𝒕 𝑄 150
Avec :
Q : le débit d’évacuation.
V : le volume de décanteur.
III.5.4.2 Expérience « 2 » :
Dans cette partie nous avons opéré avec le système de décantation lamellaire à
contrecourant. Les lamelles sont fixées en position B. Le débit d'alimentation est constant et
est de 120 l/h, par contre nous avons opté pour un débit de recyclage de 50 l/h, un débit
d’évacuation de 80 l/h et un débit de 40 l/h d’eau clarifiée. Les résultats obtenus sont résumés
dans les tableaux (III.16 et III.17) et représentés sur les figures (III.50,51,52).
94
CHAPITRE III Etude expérimentale
Dans cette expérience on a obtenu une concentration moyenne en MES de 5,05 g/l avant
la décantation. Après 1 heure, la concentration en MES était de 1,04 g/l avec un rendement de
79,37 %. Après 2 heure, la concentration en MES était de 0,80 g/l avec un rendement de
84,13 %, Après 3 heure, la concentration en MES était de 0,68 g/l avec un rendement de
86,65 %. Après 4 heure, la concentration en MES était de 0,50 g/l avec un rendement de
90,10 %, la raison d’augmentation du rendement est la présence de faibles quantités de boues
dans le décanteur, due à son évacuation excessive continue.
100
90,06 89,44 90,56 90,35
90 86,55 86,85 86,13 87,06
83,63 84,26 84,01 84,60
79,53 79,48 78,99 79,47
80
70
60
Rendement %
Après 1h
50
Après 2h
40
Après 3h
30 Après 4h
20
10
0
Essai (1) Essai (2) Essai (3) Essai (4)
Essais
95
CHAPITRE III Etude expérimentale
40
35 33,78
30
25
21,5
19,9 19,4 19,1
20 18,8
15
9,12 8,75 8,24
10 7,91 7,29 7,25 7,16 7,11 7,02
0
O2 T° pH
Figure III.51 : Histogramme de la variation des paramètres (T°, pH, O2) avant et après
la décantation lamellaire à contre-courant en « Position B » « 120° » (étude de
colmatage pour un décanteur d’un espace entre les lamelles de 1 cm) « Expérience 2 »
3000
2421
2500
2000
1500
1000
499
500 384 323
240
0
Tur
96
CHAPITRE III Etude expérimentale
19,1 °C (après 3 heures) et de 21,5 °C à 18,8 °C (après 4 heures). Cette variation est
due au contact eau-air.
• On remarque qu’il y a une diminution du pH au cours de traitement qui n’a pas un
impact écologique sur l’environnement. Les valeurs du pH (avant et après la
décantation) varié entre 7,29 et 7,25 (après 1 heure), entre 7,29 et 7,16 (après 2 heures),
entre 7,29 et 7,11 (après 3 heures) et entre 7,29 et 7,02 (après 4 heures).
• La concentration de l’O2 dissous à l’entrée était de 33,78 mg/l et selon la figure (III.51)
elle a diminué à 9,12 mg/l (après 1 heure), à 8,75 mg/l (après 2 heures), à 8,24 mg/l
(après 3 heures) et à 7,91 mg/l (après 4 heures).
• La turbidité de l'eau à l’entrée est de 2421 NTU, cette dernière a été diminuée à
499 NTU (après 1 heure) ensuite elle a augmenté à 384 NTU (après 2 heures),
à 323 NTU (après 3 heures) et a augmenté à 240 NTU (après 4 heures). Cette
augmentation de la turbidité est due à la saturation des boues qui engendre le
déversement de ce dernier au niveau de la sortie, le rendement de turbidité augmente de
79,38 % à 90,09 %.
Après 1h Après 2h
Après 3h Après 4h
97
CHAPITRE III Etude expérimentale
Remarque :
Encore une mauvaise configuration des débits (Le débit d’alimentation est à 2 tiers du débit
d’évacuation des boues), ce qui a donné un résultat presque bon après 4 heures de
décantation (colmatage faible des lamelles du décanteur).
Temp de séjour :
𝑽 𝑉 100
𝑸= → 𝑡= = = 0.83 h ≈ 50 min
𝒕 𝑄 120
Avec :
Q : le débit d’évacuation.
V : le volume de décanteur.
98
CHAPITRE III Etude expérimentale
III.5.4.3 Expérience « 3 » :
Dans cette partie nous avons opéré avec le système de décantation lamellaire à
contrecourant. Les lamelles sont fixées en « Position B ». Le débit d'alimentation est constant
et est de 90 l/h, par contre nous avons opté pour un débit de recyclage de 50 l/h, un débit
d’évacuation de 80 l/h et un débit de 10 l/h d’eau clarifiée. Les résultats obtenus sont résumés
dans les tableaux (III.18 et III.19) et représentés sur les figures (III.64, III.65 et III.66).
80
70
60
Rendement %
Après 1h
50
Après 2h
40 Après 3h
30 Après 4h
20
10
0
Essai (1) Essai (2) Essai (3) Essai (4)
Essais
99
CHAPITRE III Etude expérimentale
Dans cette expérience on a obtenu une concentration moyenne en MES de 5,37 g/l
avant la décantation. Après 1 heure, la concentration en MES était de 0,81 g/l avec un
rendement de 84,96 %. Après 2 heure, la concentration en MES était de 0,69 g/l avec un
rendement de 87,25 %, Après 3 heure, la concentration en MES était de 0,52 g/l avec un
rendement de 90,41 %. Après 4 heure, la concentration en MES était de 0,45 g/l avec un
rendement de 91,62 %, la raison d’augmentation du rendement est la présence de faibles
quantités de boues dans le décanteur, due à son évacuation excessive continue.
35
30,06
30
25
22,1 21,5
20,8 20,2
19,7
20
15
0
O2 T° pH
Figure III.55 : Histogramme de la variation des paramètres (T°, pH, O2) avant et après la
décantation lamellaire à contre-courant en « Position B » « 120° » (étude de colmatage pour
un décanteur d’un espace entre les lamelles de 1 cm) « Expérience 3».
100
CHAPITRE III Etude expérimentale
3500
2926
3000
2500
2000
1500
1000
440 373
500 281 245
0
Tur
101
CHAPITRE III Etude expérimentale
Après 1h Après 2h
Après 3h Après 4h
102
CHAPITRE III Etude expérimentale
Temps de séjour :
𝑽 𝑉 100
𝑸= → 𝑡= = = 1.11 h ≈ 67 min
𝒕 𝑄 90
Avec :
Q : le débit d’évacuation.
V : le volume de décanteur.
Conclusion :
D’après les résultats de Mr. M. KERBICHE et Mr M. AMARA qui ils ont déjà obtenue
l’année 2014 et Suites aux différentes expériences que nous avons mené, nous avons confirmé
que :
Nous pouvons constater que les rendements obtenus suite à l’élimination des MES et de
turbidité par décantation lamellaire à contre-courant avec les lamelles en « Position B » de la
103
CHAPITRE III Etude expérimentale
deuxième série d’expériences (essai 1,2 et 3) sont plus haut que ceux de la premier, en prenant
compte du changement du débit d’alimentation et du débit d’évacuation des boues en gardant
les autres conditions opératoires constantes. Ceci est aussi causé par la combinaison de plusieurs
paramètres qui entre en jeu, tels que :
• Anaérobiose ;
• Dénitrification ;
• Interruption de l’électricité dans le laboratoire.
104
Conclusion générale
L’épuration des eaux usées est devenue une nécessité impérative et exigée, aujourd’hui,
des procédés plus performants qui sont utilisés pour réutilisations des eaux usées épurées.
Notre étude a pour but de participer à d’éventuelles amélioration de la qualité des eaux
usées épurées par un aspect d’amélioration de la clarification. Ce travail a été réalisé sur le
pilote TE-600 au niveau du laboratoire de traitement et d’épuration des eaux de la Faculté de
Tlemcen.
Cette étude particulière d’un décanteur lamellaire à boue activée nous a permis en premier
lieu d’analyser l’élimination de la matière en suspension qui représente un problème délicat
dans le traitement des eaux usées, ainsi que quelques paramètres de qualité des eaux (Turbidité,
DCO, DBO, PH, …) qui nous a permis de revêtir au mieux la problématique du thème choisi,
l’élaboration d’une synthèse bibliographique a été nécessaire.
La première partie du mémoire a donc comporté en un état des connaissances sur les
différents procédés de décantation de l’eau usée en détail le procédé de décantation lamellaire.
La seconde partie de notre travail a été consacrée à la présentation des résultats d’essais
expérimentaux que nous avons réalisés dans le cadre de cette étude. Structurés en plusieurs
étapes, cette étude expérimentale a permis la description détaillée de pilote utilisé.
Suites aux différentes expériences que nous avons menées, et d’après les résultats
précédents du master de Mr. KERBICHE M.et Mr. AMARA M. fait en 2014, nous avons
confirmé que la décantation lamellaire à contre-courant avec une inclinaison des lamelles de
120° (position B) et d’un espace entre les lamelles de 1 cm donne le meilleur rendement en
termes d’élimination des matières en suspension.
Au milieu de ce travail on a trouvé quelques difficultés, tel que le problème des appareils
de mesure (Ph mètre, turbidimètre et DBO mètre), ainsi que les moyens de transport pour
ramener les eaux usées de la STEP de Ain El Houtz, n’oublions pas les coupures électriques
survenues durant ce semestre.
105
Malheureusement, la boue activée contenue dans l’eau épurée est présente en grande
concentration, ce qui a entraîné des difficultés de répartition de cette dernière sur l'ensemble du
bloc lamellaire, gênant le passage d’eau clarifié résultant l’entrainement des flocs de boue qui
a fait abattre le rendement épuratoire pour un temp de séjour assez important (3heures à 4
heures).
A l’objet de cette issue, il a fallu ajuster les débits (entrants et sortants) afin d’obtenir le
moins de colmatage entre les lamelles que possible ainsi qu’un choix d'une reprise des boues
par un système de recyclage devient obligatoire pour ce cas, ceci a engendré un changement
de temps de séjour du décanteur.
Enfin, nous pouvons dire que le procédé de décantation lamellaire peut constituer une
solution viable pour l'épuration des eaux usées, en termes de gains considérables en surfaces et
coûts des stations d’épuration.
106
Bibliographie et Webographie
[1] BEAUDRY J.P., 1984 : « Traitement des eaux ». Edition de Griffon d’argile.
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