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Le document traite de la gestion des déchets médicaux dans un laboratoire d'analyse médicale, en mettant en lumière les caractéristiques, risques et impacts de ces déchets sur la santé et l'environnement. Il aborde également les méthodes de tri, collecte, stockage, transport, traitement et élimination des déchets médicaux, tout en soulignant l'importance d'une gestion adéquate pour minimiser les risques d'infection et de pollution. Enfin, il propose des recommandations pour une gestion efficace et sécurisée des déchets médicaux.

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REPUBLIC OF CAMEROON

RÉPUBLIQUE DU CAMEROUN Peace – Work - Fatherland


Paix – Travail – Patrie -----------------------------
-----------------------------
UNIVERSITY OF DSCHANG
UNIVERSITÉ DE DSCHANG Scholae Thesaurus
Scholae Thesaurus Dschangensis Ibi Cordum DschangensisIbiCordum
----------------------- -----------------------
FACULTÉ DE MÉDECINE ET DES
[Sous-titre du document]
SCIENCES PHARMACEUTIQUES
FACULTY OF MEDICINE AND
PHARMACEUTICAL SCIENCES
---------------- -----------------
DEPARTEMENT DEPARTMENT OF
DE MICROBIOLOGIE- MICROBIOLOGY-
HEMATOLOGIE ET IMMUNOLOGIE
HEMATOLOGY and

THEME :GESTION DES DÉCHETS DANS UN LABOTOIRE D’ANALYSE


MEDICAL MMMEDICAL

REDIGE PAR :
TSAGO Aristide-Larissa
Spécialité :
Biologie clinique

SOUS LA SUPERVISION DE PRO


ANNEE ACADEMIQUE : 2024 -2025

Table des matières


INTRODUCTION...............................................................................................................................2
I-CARACTERISTIQUES DES DECHETS MEDICAUX...............................................................................3
II-RISQUES ET IMPACTS DES DECHETS MEDICAUX SUR LA SANTE ET L’ENVIRONEMENT...................4
1-Risques liés aux déchets médicaux dangereux..............................................................................4
2- Risques traumatiques et infectieux.............................................................................................4
3- Risques chimiques.......................................................................................................................5
4- Risques liés à l’incinération.........................................................................................................5
III-TRI , RECIPIENTS ET MANIPULATION...........................................................................................6
IV-COLLECTE ET STOCKAGE..............................................................................................................7
V-TRANSPORTS...............................................................................................................................8
1-Transport interne.........................................................................................................................8
2-Transport externe........................................................................................................................9
VI-TRAITEMENT ET ELIMINATION....................................................................................................9
1-Incinération.................................................................................................................................9
2-Désinfection chimique................................................................................................................10
3-Autoclavage...............................................................................................................................11
4-Encapsulation.............................................................................................................................12
5-Décharge par enfouissement......................................................................................................12
CONCLUSION.................................................................................................................................15

1
INTRODUCTION
Les activités de soins permettent de protéger la santé, de guérir des patients et de
sauver des vies. Mais elles génèrent des déchets dont approximativement 20 % représentent
un risque infectieux, toxique, traumatique ou radioactif. Les risques liés aux déchets
médicaux dangereux et les moyens de les gérer sont relativement bien connus et décrits
dans la littérature. Toutefois, les méthodes de traitement et d’élimination préconisées
exigent des ressources techniques et financières importantes ainsi qu’un cadre légal qui
font souvent défaut dans les contextes où travaille le Comité international de la Croix-Rouge
(CICR). Le personnel est souvent démuni pour gérer cette tâche. Or, une mauvaise gestion
des risques peut mettre en danger le personnel de soins, les employés s’occupant des
déchets médicaux, les patients et leur famille, ainsi que l’ensemble de la population. D’autre
part, le traitement ou le dépôt inadéquat de ces déchets peut représenter un risque de
contamination ou de pollution de l’environnement. Dans des contextes défavorables, il est
possible de diminuer d’une manière significative les risques liés aux déchets médicaux
dangereux par des mesures simples et adaptées.

2
I- CARACTERISTIQUES DES DECHETS
MEDICAUXCaractérisation des déchets médicaux
Les déchets médicaux comprennent tous les déchets produits lors d’activités de soins ou
de diagnostic
Ces déchets peuvent suivre la même filière de recyclage, de ramassage et de traitement que
les déchets urbains de la communauté. Les autres 10 à 25 % sont appelés déchets médicaux
dangereux ou déchets spéciaux. Ces déchets représentent des risques pour la santé.
Ils peuvent être divisés en cinq catégories suivant les risques qu’ils représentent. Le
tableau ci-dessous décrit ces différentes catégories, ainsi que les sous-groupes.

Catégorisation des déchets médicaux dangereux


1 Déchets piquants et  Déchets présentant un danger de blessure.
. tranchants

2 a. Déchets  Déchets contenant du sang, des sécrétions ou des


. présentant un danger excrétions présentant un danger de contamination.
de contamination  Parties du corps, tissus présentant un danger de
contamination.
b. Déchets  Déchets contenant d’importantes quantités de matériel,
anatomiques substances ou milieux de culture présentant un risque
de propagation d’agents infectieux (cultures d’agents
c. Déchets infectieux, déchets de patients infectieux à l’isolement).
infectieux
3 a. Déchets  Déchets de médicaments, médicaments périmés et
. cytotoxiques récipients ayant contenu des médicaments.
 Cytotoxiques périmés, restes de cytotoxiques,

b. Déchets de matériel contaminé par des cytotoxiques.


médicaments  Piles, déchets de mercure (thermomètres ou

c. Déchets
tensiomètres cassés, ampoules fluorescentes ou
contenant des métaux
lourds
fluocompactes).
d. Déchets
chimiques  Déchets contenant des substances chimiques : restes
de solvants de laboratoire, désinfectants, bains de
développement et de fixation photographique.
4 Réservoirs sous pression Bonbonnes de gaz, bombes aérosol.
.
5 Déchets radioactifs Déchets contenant des substances radioactives : radionucléides

3
. utilisés en laboratoire ou en médecine nucléaire, urine ou excréta
de patients traités.

4
II-RISQUES ET IMPACTS DES DECHETS MEDICAUX
SUR LA SANTE ET L’ENVIRONEMENT
Toutes les personnes en contact avec des déchets médicaux dangereux sont
potentiellement exposées aux différents risques qu’ils représentent : les personnes qui se
trouvent à l’intérieur de l’établissement qui génère les déchets, celles qui manipulent ces
déchets, ainsi que les personnes à l’extérieur de l’hôpital qui peuvent être en contact
avec des déchets dangereux ou leurs sous-produits si la gestion des déchets médicaux est
inexistante ou insuffisante. Les groupes de personnes potentiellement exposées sont les
suivants :

 À l’intérieur de l’hôpital : personnel de soins (médecins, personnel infirmier,


auxiliaires de santé), brancardiers, personnel scientifique, technique et logistique
(nettoyeurs, personnel de la buanderie, responsables des déchets, transporteurs,
personnel de la maintenance, pharmaciens, laborantins1, patients (famille, visiteurs).
 À l’extérieur de l’hôpital : personnel du transport externe, personnel des
infrastructures de traitement ou d’élimination, population générale (entre autres les
adultes ou les enfants qui récupèrent des objets trouvés autour de l’hôpital ou dans
les décharges non contrôlées.

1-Risques liés aux déchets médicaux dangereux


On peut répartir les risques pour la santé liée aux déchets médicaux dangereux en
cinq catégories :
 Risque traumatique
 Risque infectieux
 Risque chimique
 Risque d’incendie ou d’explosion
 Risque radioactif
À ces catégories doit encore être ajouté le risque de pollution et de contamination de
l’environnement.
2- Risques traumatiques et infectieux
Déchets liés aux soins de santé constituent un réservoir de micro-organismes
potentiellement dangereux, susceptibles d’infecter les malades hospitalisés, le personnel et
le grand public. Les voies d’exposition sont multiples : par blessure (coupure, piqûre), par
contact cutané ou contact avec les muqueuses, par inhalation ou par ingestion
Exemples d’infections pouvant être causées par des déchets médicaux dangereux 2
type d’infection agent causal vecteur de transmission

infections gastro- Entérobactéries (Salmonella, Vibrio Fèces, vomissures


entériques cholerae, Shigella, etc.)

1
2

5
infections Mycobacterium tuberculosis, Sécrétions inhalées, salive
respiratoires Streptococcus pneumoniae, SRAS
(syndrome respiratoire aigu sévère),
virus de la rougeole

infections oculaires Virus de l’herpès Sécrétions des yeux

infections cutanées Streptococcus Pus

charbon bactéridien Bacillus anthracis Sécrétions cutanées


(anthrax en anglais)

Méningite Neisseria meningitidis Liquide céphalo-rachidien

Sida Virus de l’immunodéficience Sang, sécrétions sexuelles, autres liquides biologiques


humaine

fièvres Virus Lassa, Ebola, Marburg, Junin Sang et sécrétions


hémorragiques

hépatite virale a Virus de l’hépatite A Fèces

hépatites virales b et Virus de l’hépatite B et C Sang et autres liquides biologiques


c

grippe aviaire Virus H5N1 Sang, fèces

3- Risques chimiques
De nombreux produits chimiques et pharmaceutiques sont utilisés dans les structures de
soins. La plupart représentent un risque pour la santé de par leurs caractéristiques (toxiques,
cancérigènes, mutagènes, toxiques pour la reproduction, irritantes, corrosives,
sensibilisantes, explosives, inflammables, etc.). Le contact avec ces produits peut se faire par
différentes voies d’exposition : par inhalation de gaz, vapeurs ou gouttelettes, par contact
cutané ou sur les muqueuses et par ingestion. Certains produits présentent des
incompatibilités et peuvent générer des gaz toxiques lorsqu’ils sont mélangés (exemple :
chlore et acides)

4- Risques liés à l’incinération


Dans certains cas, notamment lorsque les déchets sont incinérés à basse température
(moins de 800° C) ou que des matières plastiques contenant du polychlorure de vinyle (PVC)
sont incinérées, il se forme de l’acide chlorhydrique (responsable des pluies acides), des
dioxines, des furanes et divers autres polluants aériens toxiques. On les retrouve dans les
émissions mais aussi dans les cendres résiduelles et les cendres volantes (transportées par
l’air et les gaz effluents qui sortent de la cheminée de l’incinérateur). L’exposition aux
dioxines, aux furanes et aux PCB(polychlorobiphényles) coplanaires peut avoir des effets
dommageables pour la santé3.Ces substances sont persistantes, c’est-à-dire que ces
molécules ne sont pas dégradées dans l’environnement, et qu’elles s’accumulent dans la

6
chaîne alimentaire. La plus grande partie de l’exposition humaine aux dioxines, aux furanes
et aux PCB coplanaires est due à l’alimentation. Même dans les incinérateurs à température
élevée (plus de 800° C), il se trouve, au début ou à la fin de l’incinération, des poches moins
chaudes dans lesquelles peuvent se former des dioxines et des furanes. L’optimisation du
processus peut diminuer la formation de ces substances si, par exemple, on fait en sorte que
l’incinération n’ait lieu qu’à des températures supérieures à 800° C, et si l’on évite la
formation de gaz de combustion à 200 - 450° C (voir les bonnes pratiques d’incinération au
chapitre 10.2). Enfin, l’incinération de métaux ou de matériels à forte teneur en métaux (en
particulier plomb, mercure et cadmium) peut conduire au rejet de métaux dans
l’environnement

III-TRI , RECIPIENTS ET MANIPULATION .


Principes du tri

Le tri consiste en une identification claire des différentes catégories de déchets et des
moyens de séparation. Deux principes importants doivent être retenus :

 Le tri des déchets doit toujours être la responsabilité de celui qui les produit. Il
doit se faire le plus près possible du lieu où le déchet a été produit.
 Il ne sert à rien de trier des déchets qui suivent la même filière de traitement,
exception faite pourr les piquants/tranchants qui seront de toute façon séparés
à la source des autres déchets.

La façon la plus simple d’identifier les différentes catégories de déchets et d’encourager le


tri est de séparer les déchets dans des conteneurs ou des sacs en plastique de différentes
couleurs et/ou marqués d’un symbole. Les recommandations internationales sont les
suivantes :

Recommandations pour le codage (OMS – PNUE/SCB 2005)

catégorie de déchet codage couleur – type de conteneurs


symbole
0. déchets Noir Sacs plastique
domestiques
1. déchets Conteneurs à piquants/ tranchants
piquants et
tranchants Jaune et
2a. déchets Sacs plastique ou conteneurs
Jaune et
présentant un
danger de
contamination

7
2b. déchets
anatomiques
2c. déchets Jaune, marqué « Sacs plastique ou conteneurs pouvant être passés
infectieux hautement à l’autoclave

infectieux » et
3. déchets Brun avec symbole Sacs plastique, conteneurs
chimiques ou approprié (voir annexe
pharmaceutiques 4, chapitre 4 :
Étiquetage des produits
chimiques). Ex. :

IV-COLLECTE ET STOCKAGE
Les déchets doivent être collectés régulièrement, au minimum une fois par jour. Ils ne
doivent pas s’accumuler à l’endroit où ils sont produits. Un programme quotidien et un
circuit de collecte doivent être planifiés. Chaque catégorie de déchets sera récoltée et
stockée séparément. Les déchets à caractère infectieux (catégories 1 et 2) ne doivent en
aucun cas être stockés dans des lieux ouverts au public. Les employés chargés de la collecte
et du transport des déchets doivent être informés de ne prendre que les sacs jaunes et les
conteneurs à piquants/tranchants qui ont été fermés par le personnel de soins. Ils doivent
porter des gants. Les sacs collectés doivent immédiatement être remplacés par des sacs
neufs. Un endroit de stockage doit être désigné pour les déchets médicaux. Il doit répondre
aux critères suivants :
 Fermé, avec accès limité aux seules personnes autorisées ;
 Séparé des denrées alimentaires ;
 Couvert et protégé du soleil ;
 Sol imperméable avec un bon drainage ;

8
 Facilement nettoyable ;
 Protégé des rongeurs, des oiseaux et autres animaux ;
 Accès facile aux moyens de transport interne et externe ;
 Bien aéré et bien éclairé ;
 Compartimenté (séparation des différentes catégories de déchets) ;
 Équipé de lavabos à proximité ;
 Signalé (entrée interdite, matières toxiques ou risque infectieux)

V-TRANSPORTS
Les moyens doivent répondre aux exigences suivantes :
 Etre facile à charger et décharger
 Les moyens de transport doivent répondre aux exigences suivantes :
Être faciles à charger et décharger ;
 Ne Ne pas comporter d’angles ou de bords tranchants pouvant déchirer les sacs ou abîmer
les conteneurs ;
 Être facilement nettoyable (avec une solution à 5 % de chlore actif) ;
 Être clairement identifiés.

De plus, les moyens de transport externe doivent répondre aux exigences suivantes :
 Être fermés pour éviter tout déversement sur la chaussée ;
 Être équipés d’un système de sécurisation de la charge (pour éviter tout
renversement à l’intérieur et à l’extérieur du véhicule) ;
 Être signalés selon la législation en vigueur, si la charge
dépasse 333 kg

1-Transport interne
Les moyens de transport interne à l’établissement peuvent être de plusieurs sortes :
brouettes, conteneurs sur roulettes, chariots

9
2-Transport externe
Le producteur de déchets est responsable de l’emballage et de l’étiquetage des déchets à
transporter à l’extérieur de l’hôpital. L’emballage et l’étiquetage doivent être conformes à la
législation nationale en matière de transport des matières dangereuses et à la Convention de
Bâle lorsqu’il s’agit de transports transfrontaliers. S’il n’y a pas de législation nationale, se
référer aux Recommandations [des Nations Unies] relatives au transport des marchandises
dangereuses45 ou à l’Accord européen relatif au transport international des marchandises
dangereuses par route.

VI-TRAITEMENT ET ELIMINATION
Les techniques de traitement ou d’élimination suivantes peuvent être appliquées aux
déchets médicaux dangereux, en fonction de la situation et du type de déchets :
 désinfectionDésinfection :
 chimiqueChimique : adjonction de désinfectants (dioxyde de chlore,
hypochlorite de sodium, acide peracétiqueper acétique, ozone, hydrolyse
alcaline) ;
 Thermique :
 basses températures (100 à 180° C) : vapeur (autoclave, micro-
ondes) ou air chaud (convection, conduction, IR) ;
 hautes températures (200 à plus de 1000° C) : incinération
(combustion, pyrolyse et/ou gazéification) ;
 ;parPar irradiation : UV, faisceaux d’électrons ;
 biologiqueBiologique : enzymes
 procédésProcédés mécaniques : déchiquetage (procédé non décontaminant)
 encapsulationEncapsulation (ou solidification) des déchets perforants ;
 enfouissementEnfouissement : décharge contrôlée, tranchées, fosses.

1-Incinération
L’incinération contrôlée à haute température (plus de 1000° C) est l’une des seules
technologies capables de traiter correctement tous les types de déchets de soins médicaux,
et elle possède l’avantage de réduire significativement le volume et le poids des déchets

4
5

10
traités traités.

11
2-Désinfection chimique
La désinfection chimique, utilisée communément dans les établissements sanitaires
pour tuer les micro-organismes sur les équipements médicaux, a été étendue au
traitement des déchets de soins médicaux. Les substances chimiques sont ajoutées aux
déchets pour tuer ou inhiber les agents pathogènes. Cependant les désinfectants utilisés
représentent à leur tour un risque pour la santé de ceux qui les manipulent et un risque
de pollution de l’environnement. Ce type de traitement est surtout adéquat pour le
traitement de déchets liquides infectieux comme le sang, les urines, les excréments ou les
canalisations d’hôpitaux. On utilisera, par exemple une solution à 1 % d’eau de Javel
(hypochlorite de sodium) ou une solution diluée à 0,5 % de chlore actif. Pour les liquides à
forte teneur en protéines comme le sang, une solution non diluée d’eau de Javel est
nécessaire, ainsi qu’un temps de contact de plus de 12 heures. Attention, l’eau de Javel
mélangée avec l’urine forme des gaz toxiques (combinaison chlore et ammoniaque).
D’autre part, les déchets liquides désinfectés au chlore ne doivent pas être évacués dans
une fosse septique

12
3-Autoclavage
L’autoclavage est un processus thermique à température peu élevée conçu pour
mettre la vapeur saturée sous pression directement en contact avec les déchets pendant
un temps suffisant pour les désinfecter (60 minutes à 121° C et 1 bar). En cas de présence
de prions (causant la maladie de Creutzfeldt-Jakob), on recommande un cycle de 60
minutes à 134° C à cause de leur exceptionnelle résistance. Dans tous les cas, il s’agira
d’effectuer régulièrement des tests d’efficacité (biologiques ou de température). Sans
danger pour l’environnement, l’autoclavage nécessite dans la plupart des cas l’électricité,
et c’est pourquoi il n’est pas toujours adapté au traitement des déchets dans certaines
régions.

4-Encapsulation
L’encapsulation (ou solidification) consiste à incorporer un petit nombre d’objets ou
d’éléments de matériel dangereux dans une masse de matériau inerte. Le but d’un tel
traitement est d’isoler l’homme et l’environnement de tout danger de contact.
L’encapsulation consiste à remplir les conteneurs avec les déchets, à ajouter un matériau
immobilisant et à sceller les conteneurs. On utilise pour cela soit des boîtes cubiques en
polyéthylène de haute densité, soit des fûts métalliques, remplis aux trois quarts avec les
déchets perforants, les résidus chimiques ou pharmaceutiques, ou les cendres de
l’incinérateur. Les conteneurs ou les boîtes sont ensuite remplis d’un matériau tel que de
la mousse plastique, du sable bitumineux, de la chaux, du mortier de ciment ou de
l’argile. Après séchage, le conteneur est hermétiquement fermé et éliminé dans une
décharge ou une fosse d’enfouissement.

13
5-Décharge par enfouissement
L’élimination des déchets de soins médicaux non traités par dépôt dans une décharge
non contrôlée n’est pas recommandée et ne doit être utilisée que comme option de
dernier recours. Le dépôt dans une décharge contrôlée est possible, mais certaines
précautions doivent être prises : il est important que les déchets de soins médicaux soient
rapidement recouverts. Une technique consiste à creuser une tranchée jusqu’au niveau
du sol où sont enfouis les vieux déchets municipaux (plus de 3 mois) et d’ensevelir
immédiatement après les déchets médicaux déposés à ce niveau sous une couche de
deux mètres de déchets municipaux frais. Les éléments essentiels à prendre en compte
dans la conception et l’utilisation d’une décharge contrôlée sont les suivants:suivants :
 Accès contrôlé et limité ;
 Présence de personnel compétent ;
 Planification des zones de dépôt ;
 Imperméabilisation du fond de la décharge ;
 Nappe phréatique à plus de 2 m de profondeur au-dessous du fond de la
décharge;décharge ;
 Pas de source d’eau potable ou puits à proximité ;
 Pas de dépôt de produits chimiques ;
 Couverture journalière des déchets et contrôle des vecteurs (insectes, rongeurs,
etc.) ;
 Couverture finale pour éviter l’infiltration des eaux de pluie ;
 Collecte et traitement des lixiviats

14
15
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CONCLUSION
La gestion des déchets dans un laboratoire d’analyses médicales nécessite une approche rigoureuse
et systématisme pour assurer la sécurité des employés, des patients et de l’environnement

17
RÉFÉRENCE
Comité international de la Croix-Rouge19, avenue de la Paix1202 Genève, Suisse T +41 22 734 60 01 F
+41 22 733 20 57E-mail: [email protected] www.cicr.org© CICR, mai 2011

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