1-La digitalisation du métier de l’auditeur :
1-1- L’évolution des pratiques professionnelles en Audit :
1-1-1- Cadre conceptuel de la notion de la digitalisation et d’audit :
a- La notion de digitalisation :
La digitalisation est le procédé qui vise à transformer un objet, un outil, un
processus ou un métier en un code informatique afin de le remplacer et
le rendre plus performant. La transformation digitale a commencé dès les
débuts d'internet, le courrier a été remplacé par les emails, les salons par des
forums web, les magasins par des sites e-commerce. Désormais nous
connaissons une digitalisation plus large et plus performante comme les caisses
automatiques, les répondeurs automatisés, la communication via les réseaux
sociaux. La digitalisation est devenue un phénomène naturel qui combine
l'apparition d'internet et les avancées quotidiennes informatiques.
b- La notion d’audit :
Le mot audit vient du mot latin Audire qui signifie écouter, c’est l’examen de
vérification des comptes. L'audit est un processus d'examen et d'évaluation des
activités, des processus, des systèmes ou des informations d'une organisation
pour en vérifier la conformité, la performance et la fiabilité. L'objectif est de
s'assurer que les pratiques respectent les normes et les régulations en vigueur,
qu'elles sont efficaces et qu'elles ne présentent pas de risques pour
l'entreprise.
Il existe plusieurs types d'audit, notamment : Audit financier, audit interne, et
audit externe
1-1-2- L’évolution du métier de l’audit :
L’évolution du métier de l’audit a été marquée par plusieurs changements
significatifs, particulièrement au cours des dernières décennies. Ces
transformations sont liées à des facteurs économiques, technologiques,
réglementaires et sociaux.
. L’audit traditionnel : contrôle et vérification des états financiers
Dans ses premières formes, l’audit était principalement centré sur la
vérification des états financiers d’une entreprise. L’objectif était de garantir la
conformité des comptes avec les normes comptables et de déceler les erreurs
ou fraudes potentielles. L'auditeur était perçu comme un "contrôleur" des
chiffres, chargé de donner une opinion sur la fidélité des états financiers.
. L’émergence des normes internationales
L’extension du marché mondial a nécessité la mise en place de normes
comptables et d’audit communes, telles que les Normes Internationales d'Audit
(NIA) et les Normes Internationales d'Information Financière (IFRS). Cette
globalisation a poussé les auditeurs à s'adapter et à se former à des pratiques
et des règles communes, ce qui a enrichi le rôle de l’auditeur au-delà du simple
contrôle local.
. L’intégration de la technologie
L’essor de la technologie, notamment des systèmes d’information, des outils
d’analyse de données et des logiciels de comptabilité, a profondément changé
la manière dont les audits sont réalisés. L’audit devient plus automatique,
permettant aux auditeurs de traiter des volumes de données bien plus
importants qu’auparavant. Les outils comme l’IA, l’apprentissage automatique
et les big data sont aujourd’hui utilisés pour identifier des anomalies et prévoir
des risques financiers ou opérationnels.