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MEMOIRE Erika

Le paludisme est une maladie grave qui affecte particulièrement les femmes enceintes, augmentant les risques de complications pour la mère et l'enfant. Ce document examine la prévalence du paludisme chez les femmes enceintes à l'Hôpital de District de Logbaba au Cameroun, en identifiant les facteurs socio-démographiques associés. L'objectif est d'améliorer les stratégies de prévention et de gestion de cette maladie dans un contexte où elle reste une cause majeure de morbidité et de mortalité.

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MEMOIRE Erika

Le paludisme est une maladie grave qui affecte particulièrement les femmes enceintes, augmentant les risques de complications pour la mère et l'enfant. Ce document examine la prévalence du paludisme chez les femmes enceintes à l'Hôpital de District de Logbaba au Cameroun, en identifiant les facteurs socio-démographiques associés. L'objectif est d'améliorer les stratégies de prévention et de gestion de cette maladie dans un contexte où elle reste une cause majeure de morbidité et de mortalité.

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THÈME : PREVALENCE ET FACTEURS DE RISQUES ASSOCIES

AU PALUDISME CHEZ LES FEMMES ENCEINTES : CAS DE

L’HOPITAL DE DISTRICT DE LOGBABA.

INTRODUCTION

1. Généralités

Le paludisme demeure l’une des principales causes de morbidité et de mortalité dans les pays
tropicaux, en particulier en Afrique subsaharienne, où il constitue un enjeu majeur de santé
publique. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), environ 247 millions de cas de
paludisme ont été enregistrés en 2021, avec plus de 600 000 décès, dont une majorité en
Afrique subsaharienne (WHO; 2022..) Les femmes enceintes représentent une population
particulièrement vulnérable à cette maladie en raison des modifications physiologiques et
immunologiques liées à la grossesse, qui les exposent davantage aux formes graves de
paludisme ainsi qu’aux complications obstétricales telles que l’anémie maternelle, le faible
poids de naissance et la mort fœtale in utero

Au Cameroun, malgré les efforts déployés pour la prévention et la prise en charge du


paludisme, notamment par la distribution de moustiquaires imprégnées et la chimio-
prévention intermittente à la sulfadoxine-pyriméthamine (SP), le paludisme reste une cause
fréquente de consultation prénatale et d’hospitalisation chez les femmes enceintes
(Programme National de Lutte contre le Paludisme ; 2019). Le District de Santé de
Logbaba, situé à Douala, n’échappe pas à cette réalité. Il est donc crucial de documenter la
prévalence du paludisme chez les femmes enceintes fréquentant cet hôpital et d’identifier les
facteurs de risque associés afin d’améliorer les stratégies de prévention et de gestion.

2. Problématique

Le paludisme demeure un problème majeur de santé publique dans le monde. C'est une
parasitémie qui est la deuxième cause de mortalité mondiale après le SIDA. En 2016, l'OMS a
estimé à 216 millions le nombre de cas de paludisme dans le monde, soit 5 millions de cas de
plus qu'en 2015.

Il est endémique dans la plupart des pays Africains dont la République Démocratique du
Congo (RDC), 2è pays d'Afrique le plus touché par le paludisme après le Nigeria. En
2017 ,25% des cas du paludisme au monde ont été enregistré au Nigeria et 11% en
RDC(OMS). Dans la province de la Tshopo au Nord-Est de la RDC, il représente 37% de
cause de consultation, et cause 30% de décès de toutes les pathologies. A Kisangani, chef-lieu
de la Province de la Tshopo, on a enregistré en 2010 119525 nouveaux cas de paludisme qui
ont causés 288 décès. Cette maladie est due à un protozoaire, du genre Plasmodium.
Subdivisé en 4 principales espèces pathogènes pour l'homme dont la plus répandue et la plus
virulente en zone tropicale et intertropicale est le Plasmodium falciparum. Une cinquième
espèce fut retrouvée chez l'homme, il y a quelques années le Plasmodium knwolesi .
L'infestation chez l'homme se fait par la piqure d'un culicidae femelle du genre Anophèles.
Au-delà de la morbi-mortalité attribuée au paludisme, cette maladie a un impact non
négligeable sur le développement socio-économique dans les zones endémiques, en 2016 les
financements attribués à la prévention et au traitement du paludisme étaient estimés à 2,7
milliards de dollars Américains, avec une contribution des gouvernements des pays
endémiques palustre atteignant 800 millions de dollars Américains soit 31% du financement
total. Malgré ces lourds investissements dans la prévention et traitement, le paludisme
continue toujours à poser un problème sérieux dans les zones endémiques spécialement en
Afrique subsaharienne, constituant ainsi un grand risque pour les enfants de moins de 5 ans,
les immunodéprimés et les femmes enceintes. D’après l'OMS en 2014, La situation des
gestantes est tout à fait particulière, car l'infection palustre au cours de la grossesse constitue
un problème de santé majeur comportant des risques considérables pour la mère, son fœtus et
le nouveau-né. Pour la mère, la grossesse affaiblit son immunité et le rend plus sensible à
l'infection paludique, accroit le risque de la maladie, d'anémie sévère et de mort. Pour l'enfant
à naitre le paludisme maternel augmente le risque d'avortement spontané, de mortinatalité,
accouchement prématuré et de faible poids de naissance. Selon l'OMS en 2008, près de 25
millions de femmes enceintes, dont 20% de primipares sont confrontées aux conséquences du
paludisme chaque année en Afrique subsahariennes (WHO, 2004). Pour ces femmes, le
paludisme est à la fois un danger pour elles-mêmes et pour leurs bébés, avec environ 200000
morts de nouveau-nés en raison de la présence du paludisme pendant la grossesse.

Près de 11 millions de femmes enceintes exposées à l'infection palustre ont donné naissance à
quelques 87200 enfants présentant un faible poids à la naissance dans l'Afrique subsaharienne
(OMS, 2018). Cette même année la prévalence de l'exposition à l'infection palustre durant la
grossesse a été plus forte dans les sous-régions Afrique de l'Ouest et Afrique centrale
(chacune avec 35%) ; suivie par la sous-région Afrique de l'Est et Australe (20%).Près de
39% de cette prévalence a été concentrée en RDC et au Nigeria. Ce qui nous amène à se poser
la question la question de savoir comment est ce que la prévalence du palu chez les femmes
enceintes, est elle impactée par des facteurs socio- démographiques, notamment dans le
contexte de l’Hôpital de District de Logbaba au Cameroun ?

3. questions de recherche

Quels sont les facteurs socio démographiques associés à la prévalence du paludisme chez les
femmes enceintes à l’Hôpital de District de Logbaba du Cameroun.
4. Hypothèse

Il est hypothéqué que les femmes du jeune âge et du 2e trimestre de grossesse présenteront
une prévalence plus élevée de la maladie

5. But

Analyser la prévalence du paludisme chez les femmes enceintes à l’Hôpital de District de


Logbaba et identifier les principaux facteurs de risques accociés à cette prévalence.

6. Objectif général

Évaluer les facteurs socio démographiques sur la prévalence du paludisme chez les femmes
enceintes à l’Hôpital de District de Logbaba au Cameroun.

7. Objectifs spécifiques

- Identifier les caractéristiques socio démographiques des femmes enceintes atteintes de


paludisme à l’Hôpital de District de Logbaba

- Examiner les facteurs socio démographiques associés au paludisme pendant la grossesse.


CHAPITRE1 : REVUE LITTÉRAIRE

1.1. DEFINITION

Le paludisme (malaria) est une parasitose due à des hématozoaires du genre Plasmodium,
transmise par des moustiques du genre Anophèles femelle infectée.

1.2. ASPECTS EPIDEMIOLOGIQUES DU PALUDISME

1.2.1 Vecteur.

Le paludisme est transmis à l'homme par la piqûre d'un moustique culicidé du genre
Anophèles au moment de son repas sanguin. Seule la femelle, hématophage, transmet la
maladie.

Elle ne pique qu'à partir du coucher du soleil avec un maximum d'activité entre 23 heures et 6
heures. Cela explique que l'utilisation des moustiquaires est le moyen de prévention
individuelle le plus efficace.

Les larves d'anophèles se développent dans les collections d'eau. La nature des sols, le régime
des pluies, la température et donc l'altitude, la végétation naturelle ou l'agriculture, rendent les
collections d'eau plus ou moins propices au développement des espèces vectrices.

Certaines espèces ont ainsi pu s'adapter à des milieux particuliers comme le milieu urbain.

1.2.2. Classification.

· Règne des protistes,

· Embranchement des Apicomplexa (sporozoaires),

· Classe des Haemosporidea,

· Ordre des Haemosporida,

· Famille des Plasmodidae,

· Genre Plasmodium,

· Espèces:

o Plasmodium falciparum,

o Plasmodium vivax,

o Plasmodium ovale,

o Plasmodium malariae et
o Plasmodium knwolesi, parasite habituel des singes (macaques) d'Asie qui vient de passer
récemment chez l'homme.

1.3. ÉTIOLOGIE

Le paludisme est une maladie parasitaire transmissible, causée par les protozoaires du genre
Plasmodium dont il existe plusieurs variétés. Chacune de ces variétés occasionne des accès de
fièvres qui reviennent à l'intervalle régulier, mais différemment espacés suivant le type de
parasite en cause (Nathan, 18850).

L'homme ne peut être parasité que par cinq espèces spécifiquement humaines, dont les
caractéristiques morphologiques se différent entre [Link] protozoaires en cause
appartiennent au genre plasmodium dont on connait cinq représentants : Plasmodium
falciparum, P. vivax, P. malariae, P. ovale, P. falciparum et le parasite du paludisme du singe,
[Link] (OMS, 2014). Nous avons :

-Plasmodium falciparum :

Est celui le plus largement répandu à travers le monde, qui développe des résistances aux
antipaludiques et qui est responsable des formes cliniques potentiellement mortelles.

Dans les régions équatoriales, il est transmis toute l'année avec cependant des recrudescences
saisonnières.

Dans les régions subtropicales, il ne survient qu'en période chaude et humide. Sa transmission
s'interrompt lorsque la température tombe en dessous de 18°C. Cela explique aussi que, quelle
que soit la latitude, le paludisme n'est plus transmis en altitude (au-dessus de 1500 mètres en
Afrique et 2500 mètres en Amérique et en Asie).

-P. falciparum est responsable des formes cliniques graves, notamment du neuropaludisme.

C'est l'espèce la plus fréquemment observée en France, responsable de plus de 80 % des


paludismes dit « d'importation », c'est à dire contractés en zone d'endémie mais se révélant en
France métropolitaine après le retour.

-Plasmodium malariae :

Il sévit sur les trois continents, de manière beaucoup plus sporadique. Il se différencie des
autres espèces par une incubation plus longue (15 à 21 jours), par une périodicité différente de
la fièvre (cycle érythrocytaire de 72 heures responsable d'une fièvre quarte) et surtout par sa
capacité à entraîner des reviviscences très tardives (jusqu'à 20 ans après le retour de la zone
d'endémie

-Plasmodium ovale :

Il sévit en Afrique intertropicale du Centre et de l'Ouest (et dans certaines régions du


Pacifique) et provoque une fièvre tierce bénigne, comme P. vivax dont il est très proche.
Son incubation est de 15 jours au minimum mais peut-être beaucoup plus longue, jusqu'à 4
ans.

Son évolution est bénigne mais on peut observer, comme avec P. vivax, des rechutes tardives
(5 ans). Schématiquement on dit que P. ovale remplace P. vivax là où cette dernière espèce
n'existe pas.

- Plasmodium vivax :

Très largement répandu en Amérique du Sud et en Asie, il est beaucoup plus rarement
observé en Afrique. Sa transmission s'arrête en dessous de 15°. Sa période d'incubation est de
11 à 13 jours, mais on peut observer des rechutes (accès de reviviscence) pendant 3 à 4 ans.

L'affection par P. vivax est classiquement considérée comme bénigne (fièvre tierce bénigne,
c'est-à-dire due à un cycle érythrocytaire de 48 heures) mais en zone d'endémie il peut avoir
des répercussions graves sur l'état de santé des populations, notamment par l'intermédiaire des
anémies chez l'enfant. De plus on commence à voir surgir quelques résistances
médicamenteuses à P. vivax à la chloroquine.

- Plasmodium knwolesi :

Il sévit en Asie du Sud-Est (particulièrement en Malaisie, à Bornéo), en zone forestière car il


est étroitement lié à la répartition des singes macaques, son hôte habituel, et de son vecteur
piquant l'homme et la singe.

Il est morphologiquement proche de P. malariae. Il se différencie des autres espèces par un


cycle érythrocytaire de 24 heures responsable d'une fièvre quotidienne.

Il existe de rares formes graves, voire mortelles, avec forte parasitémie. A ce jour aucune
chimiorésistance n'a été observée pour cette espèce.

1.3.1 Dans le monde

Le paludisme reste un problème majeur de santé publique mondiale, notamment dans les

régions tropicales et subtropicales.

• En 2022, on estimait à 249 million le nombre de cas de paludisme dans 85 pays

endémiques.

• Le nombre de décès liés au paludisme était estimé à 608 000, la majorité touchant

les enfants de moins de 5 ans.


• 95 % des cas et 96 % des décès surviennent en Afrique. (Organisation mondiale de

la santé (OMS), Rapport mondial sur le paludisme 2023)

1.3.2. En Afrique

L’Afrique est la région la plus touchée au monde :

• En 2022, 234 million de cas de paludisme ont été enregistrés en Afrique (soit 94 %

des cas mondiaux).

• Plus de 580 000 décès y ont été enregistrés.

• 4 pays africains (Nigeria, République Démocratique du Congo, Ouganda, et

Mozambique) concentrent nearly 50 % des cas mondiaux.

• Le paludisme pendant la grossesse représente une menace importante pour la mère

et le fœtus.( WHO. World Malaria Report 2023, Roll Back Malaria Partnership to End

Malaria (RBM), 2023.)

1.3.3. AU Cameroun

Le Cameroun fait partie des pays africains à forte endémie palustre, avec une transmission
stable et intense toute l’année.

• En 2022, environ 2,8 millions de cas confirmés ont été rapportés.

• Le paludisme représente environ 30 % des consultations dans les formations


sanitaires.

• Il est la première cause de morbidité et de mortalité au Cameroun.

• Les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes sont les plus exposés.

• Les régions du Centre, Littoral, Sud et Est enregistrent les taux les plus élevés.

• Le gouvernement camerounais, avec l’appui de l’OMS et d’autres partenaires, met


en œuvre des programmes de distribution de moustiquaires imprégnées, de traitement
préventif intermittent (TPI), et de diagnostic rapide. (Ministère de la Santé Publique du
Cameroun, Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP), Rapport Annuel 2023)

1.3. MODES DE TRANSMISSION


Selon Anofel (2014), l'homme est le seul réservoir du parasite. La maladie se transmet d'une
personne à une autre par trois principaux modes de transmission :

-Dans la plupart des cas, le paludisme est transmis par l'intermédiaire de la piqûre d'un
moustique, l'anophèle femelle infesté (principal mode de transmission) à la recherche de son
repas sanguin pour nourrir ses oeufs. Lorsqu'ils piquent, les moustiques, injectent leur salive
qui la serve à rendre la peau insensible à la piqure.

C'est ainsi, qu'ils inoculent également les plasmodiums dans leur forme de sporozoïte. Toutes
les espèces importantes de vecteur du paludisme piquent entre le crépuscule et l'aube.
L'intensité de la transmission dépend de facteurs liés au parasite, au vecteur, à l'hôte humain
et à l'environnement.

Il existe plus de 400 espèces de moustiques Anophèles dans le monde, mais seuls 60 sont des
vecteurs du paludisme dans des conditions naturelles, dont 30 sont des vecteurs d'importance
majeure. La plupart des zones comptent plusieurs espèces d'Anophèles, et différentes espèces
sont présentes dans différentes parties du monde. Les espèces vectrices les plus virulentes, qui
prédominent en Afrique, sont A. gambiae, A. arabiensis et A. funestus. Les autres vecteurs
courants en Asie sont A. stephensi, A. minimus et A. dirus.

-La transmission par transfusion sanguine non testé, piqûre d'aiguille accidentelle (greffe
d'organe) du sang contaminé chez les personnels de santé manipulant le matériel d'injection
souillé ou partage de seringues conduisant à la transmission de stades asexués du parasite. Ici
la période d'incubation de la maladie est par conséquent nettement plus courte qu'elle ne l'est
après transmission des sporozoïtes par la piqûre de moustique.

-La transmission congénitale de la mère à l'enfant (materno-foetale) pendant la grossesse ou


l'accouchement. La transmission du paludisme de la mère au foetus à travers le placenta est
diagnostiquée lorsqu'une parasitémie est constatée chez le nouveau-né dans les sept jours
après sa naissance, ou plus tard en l'absence d'autre possibilité de transmission au nouveau-né
(par le sang ou par piqûre de moustique). Malgré la forte prévalence de l'infection placentaire,
la transmission congénitale du paludisme est rare.

1.4. MANIFESTATION CLINIQUE DU PALUDISME

La symptomatologie du Paludisme est alertée en premier lieu par la fièvre ou l'histoire de la


fièvre dans deux jours passés qui s'associe souvent avec d'autres signes et symptômes tels
que : les céphalées, la courbure, les nausées, vomissements, vertiges, anorexie, asthénie
physique à la palpation on peut révéler une splénomégalie, une hépatomégalie (Bintou Cissé,
2021)

1.5. DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE


L'intérêt du diagnostic parasitologique est de mettre en évidence l'agent causal du
Paludisme(plasmodium) dans les érythrocytes, et d'assurer rapidement un traitement adapté
devant un accès fébrile. Les techniques courtement utilisées sont : le test de diagnostic rapide
(TDR), la goutte épaisse (GE) et aussi le frottis mince (FM). (Ndongo et al ;2022).

1.5.1. LA GOUTTE ÉPAISSE (GE)

C'est l'examen de référence selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), elle est
beaucoup utilisée pour le diagnostic de routine. Sa sensibilité est 10 à 20 fois plus élevée que
celle du FM. Le problème du diagnostic d'espèce se pose rarement car la conduite de
traitement reste toujours la même, (M. N. Faustine et al ;2022). La densité parasitaire s'estime
par le pourcentage des globules rouges parasitées. La goutte épaisse détecte des parasitémies
de 10 à 20 parasites/microlitre de sang (Youssouf Traoré ;2022)

A. TECHNIQUE DE LA GOUTTE ÉPAISSE

Après avoir déposé la goutte de sang (environ 5 à 10uL) sur la lame préalablement nettoyée et
dégraissée, prendre la lamelle puis étaler le sang en faisant des ronds concentriques du centre
vers l'extérieur de 1cm de diamètre. Le frottis et la goutte épaisse doivent être sur la même
lame, faire l'identification sur la lame, (Maïmouna Coullybali,2022)

B. COLORATION

-Après avoir laissé sécher le frottis et la goutte épaisse à la température ambiante du


laboratoire,

Fixer le frottis avec le Méthanol

Sécher 1 à 3 min

- Déshémoglobiniser avec de l'eau de robinet la goutte épaisse

Laisser sécher 5 à 10 min

-Tremper la lame dans le Giemsa dilué au 1/10 pendant 10 à 15 min

-Rincer en trempant 2 à 3 fois dans l'eau

Laisser sécher à la température ambiante du laboratoire

-Passer à la lecture au microscope optique, (G.U. Boconon,2020).

C. LECTURE ET COMPTAGE

La lecture se fait à l'objectif X100. On fait la densité parasitaire sur la goutte épaisse et
l'identification de l'espèce plasmodiale sur le frottis. Comptage
CAS NÉGATIF : Compter au moins 500 globules blancs ou parcourir 100 champs avant de
déclarer la lame négative.

CAS POSITIF : Compter jusqu'à 200 leucocytes : Si parasites = 100 et calculer la densité
parasitaire. Si parasite < 100, compter jusqu'à 500 leucocytes avant de calculer la densité
parasitaire, (G.U. Boconon,2020).

1.5.2 FROTTIS MINCE (FM)

Son temps d'exécution est moindre par rapport à celui de la GE et il permet :· L'étude
morphologique des hématozoaires ;· Le diagnostic différentiel entre les espèces plasmodiales.
Son inconvénient est qu'il ne permet pas de détecter des parasitémies à faible densité, 100 à
300parasites/ microlitre de sang, (manuel,2019)

1.5.3 TESTS DE DIAGNOSTIC RAPIDES(TDR)Ces tests ont comme principes, la détection


de protéines spécifiques de Plasmodium (antigènes ou Enzymes) en chromatographie sur un
support solide, (MaïmounaCoullybali,2022)[Link] SÉROLOGIQUE

Durant ces vingt dernières années, le diagnostic sérologique du paludisme a donné lieu à un
très grand nombre de travaux qui finalement ont favorisé la découverte des méthodes et des
réactifs bien éprouvés. Pour être précis, ce sérodiagnostic doit être réalisé dans des conditions
techniques très strictes. Enfin, l'interprétation des résultats dépend de la méthode et des
réactifs employés. Les antigènes employés doivent être obligatoirement homologues. Parmi
les réactions sérologiques, on a : la réaction d'immunofluorescence indirecte,
l'hémagglutination indirecte, le test ELISA, l'immuno- diffusion (Youssouf Traoré,2023).
Dans des zones endémiques le diagnostic de certitude du paludisme n'est pas toujours aisé
avec les porteurs asymptomatiques et la possibilité de l'association d'autres affections fébriles.
Pour retenir le diagnostic de paludisme, il faut une température supérieure ou égale à 38°C, la
présence de parasites dans le sang avec une certaine densité parasitaire et l'absence d'autres
étiologies (Youssouf Traoré 2022)

[Link]

Les signes cliniques du paludisme commencent à apparaître dès le début du stade intra-
érythrocytaire du cycle évolutif parasitaire. Les signes et symptômes cliniques sont la cause
des interactions parasite - hôte provoquant l'hémolyse chez l'hôte et la libération simultanée et
massive des formes mérogoniques. La périodicité des schizogonies permet donc la distinction
entre les fièvres tierces (P. falciparum, P. vivax, P. ovale) et quartes (P. malariae) chez
l'homme (Mamadou Taïbou Daou, 2022). L'état fébrile est surtout lié à la production de la
substance pyrogène dite hémozoïne lors de la destruction des érythrocytes parasité[Link]
cytokines pros inflammatoires (IL-1, l'IL-2, l'IL-6 et TNF-á) sont secrétés au cours de ladite
interaction provoquant également des effets pyrogènes (Mamadou Taïbou Daou,2022).
L'éclatement des hématies amène à l'anémie qui s'installe progressivement ainsi que d'autres
mécanismes auto-immunitaires comme la fixation de l'antigène du plasmodium soluble sur les
membranes des globules rouges, l'action de facteurs plasmatiques libérés par les parasites
fragilisant les parois érythrocytaires et l'activité opsonisante d'autres substances du
métabolisme parasitaire qui favorise la phagocytose des globules rouges parasitées par les
monocytes (Mamadou Taïbou Daou, 2022).Malgré de nombreuses études la physiopathologie
du paludisme grave ou compliqué reste encore mal élucidée (Kaus Kaj Inès, 2022)Quatre
hypothèses ont été avancées :Une coagulation intra vasculaire disséminée ; des phénomènes
immuns pathologiques avec dépôt d'immuns complexes ; Des mécanismes toxiques faisant
intervenir des cytokines telles que le [Link] phénomènes de cytoadhérence de certaines
souches de P. falciparum liées à la présence de protubérances particulières (`Knobs') qui les
rend adhérentes aux cellules endothéliales des capillaires cérébraux et encombrent la lumière
vasculaire sont retenues actuellement par la plupart des paludologues pour expliquer le
neuropaludisme (Mamadou Taïbou Daou,2022)Modifications physiologiques de la grossesse
Ces changements touchent particulièrement le métabolisme, la circulation sanguine, la
fonction respiratoire, la fonction rénale ainsi que les fonctions endocriniennes. (Ousmane
Traoré,2019)

1.7. CYCLE PARASITAIRE

Le cycle de vie de plasmodium se déroule dans deux hôtes (cycle dixène) ; l'anophèle est
l'hôte intermédiaire et l'homme, hôte dé[Link] cycle est complexe et comporte deux
phases : Chez l'homme, s'y passe un cycle asexué qui est schizogonique,Chez l'anophèle s'y
déroule un cycle sexué qui est gamogonie.

1.7.1. Chez l'homme

-Phase hépatique ou schizogonique exo-érythrocytaire : l'anophèle femelle infectée lors de


son repas sanguin, elle inocule à l'homme les formes infestantes appelées sporozoïtes qui sont
des éléments fusiformes et mobiles, se retrouvent rapidement (15 à 30 minutes) dans le sang.
Seuls les sporozoïtes qui arrivent dans le foie vont continuer leur cycle de [Link] sporozoïte
dans l'hépatocyte, s'arrondit pour donner une cellule volumineuse appelée trophozoïte qui
s'accroit et son noyau se divise plusieurs fois donnant ainsi des schizontes intra-hépatiques
dont le cytoplasme se fragmente autour de chacun des noyaux formant ainsi des milliers de
mérozoïtes. La cellule hépatique éclate et libère les mérozoïtes dont la plupart vont pénétrer
dans les hématies commençant ainsi la phase sanguine. Cette phase d'inoculation dure 10 à 14
jours selon l'espèce et est asymptomatique. Certaines espèces lorsqu'elles arrivent au stade de
trophozoïte rentrent dans une vie ralentie et sont appelées hipnozoïtes. Elles peuvent rester
durant 4 à 5 ans dans le foie et sont responsables des rechutes cliniques.
-La phase sanguine ou schizogonie endo-érythrocytaire : Les mérozoïtes de provenance
hépatique vont coloniser les cellules sanguines et se transformer en trophozoïtes jeunes puis
en trophozoïtes matures. Le trophozoïte se nourrit d'hémoglobine (Hb) dont le résidu forme
un pigment brun appelé hémozoïne. Le noyau du trophozoïte se divise plusieurs fois pour
donner un schizonte sanguin. Le cytoplasme du schizonte se fragmente autour de chaque
noyau donnant ainsi des mérozoïtes qui vont être régulièrement disposés autour des grains de
pigment formant un « corps en rosace ». Ce dernier éclate et libère les mérozoïtes qui vont à
leur tour envahir de nouvelles hématies. La durée du cycle est de 48 h pour P. ovale, P. vivax,
P. falciparum ; et de 72 h pour P. malariae. L'éclatement quasi-simultané des« corps en rosace
» d'une même génération provoque l'accès de fièvre typique du paludisme. Certains
mérozoïtes se transforment, après plusieurs cycles sanguins en élément sexués qui sont
gamétocytes dont l'évolution ne peut se poursuivre que chez l'anophèle. (J. Tshibangu,2021).
Le schéma ci dessous représente le cycle biologique du paludisme

1.8. PALUDISME ET GROSSESSE

La grossesse ou la gestation est le processus physiologique au cours duquel, la progéniture


vivante d'une femme ou d'un mammifère femelle se développe dans son corps depuis la
conception jusqu'à ce qu'elle puisse survivre hors du corps de la mère. Durant cette période
qui dure 9 mois soit 270 jours soit 40 semaines et demi d'aménorrhées, l'organisme de la
femme connait de nombreuses modifications.

La gestation en tant que phénomène physiologique diminue les défenses immunologiques et


semble favoriser les rechutes de paludisme, en dehors de toute réinfestation . Elle entraîne une
modification des défenses immunitaires de la femme qui se traduit par une augmentation de la
fréquence et de la gravité des accès de paludisme surtout chez les primigestes. Leur fréquence
est maximale au cours du second trimestre de la grossesse et la gravité est plus marquée au
cours du 3ème trimestre et dans les suites de couches.

^ Retentissement du paludisme sur la grossesse

Il est certain qu'un paludisme transforme une grossesse normale en grossesse pathologique.
Les accès répétés du paludisme peuvent perturber le fonctionnement hypophysaire et
entrainer une stérilité. Par ailleurs, la nidation peut être perturbée chez les femmes atteintes de
paludisme viscéral évolutif, avec une splénomégalie importante.

Au début, le paludisme entraine une accentuation des signes sympathiques de la grossesse.


Dans les grossesses avancées, il existe une corrélation entre le taux de parasitémie et la durée
de la fièvre d'une part et le risque d'avortement d'autre part, surtout en zone endémique. La
mort in utero, l'accouchement prématuré et l'hypotrophie foetale sont plus fréquents.
Le paludisme provoquant une hémolyse aggrave une anémie déjà fréquente du fait de la
malnutrition et d'une carence martiale.

^ Complications du paludisme sur la grossesse

Le paludisme (ou palu) pendant la grossesse peut avoir de graves conséquences à la fois pour
la mère et pour le fœtus. Voici les principales complications :

-Pour la mère :

• Anémie sévère : Le paludisme détruit les globules rouges, ce qui peut aggraver
l’anémie physiologique de la grossesse.

• Augmentation du risque de décès maternel, surtout dans les zones à faible immunité.

• Fièvre et fatigue importantes : Ce qui peut compliquer la grossesse.

• Accouchement prématuré en cas d’infection sévère.

-Pour le fœtus et le nouveau-né :

• Retard de croissance intra-utérin (RCIU) : Le parasite peut réduire la circulation


sanguine dans le placenta.

• Accouchement prématuré : Risque accru de naissance avant terme.

• Faible poids de naissance : Principal facteur de mortalité néonatale dans les zones
endémiques.

• Mort fœtale in utero ou fausse couche, surtout si l’infection survient au premier


trimestre.

• Transmission congénitale : Le parasite peut parfois être transmis au bébé à la


naissance.

1.9. TRAITEMENTS

Le tableau ci dessous est celui des Antipaludiques recommandés pour le traitement du


paludisme au cours de la grossesse.

Premier trimestre

Paludismesimple noncompliqué · 1er épisode : quinine, 10 mg/kg 3 fois par jour pendant 7
jours avec ou sans clindamycine 5mg/kg 3 fois par jour pendant 7 jours.

· Episodes suivants : CTA efficaces localement ou

artésunate 2mg/kg/jour pendant 7 jours avecclindamycine comme ci-dessus


Paludisme sévère ou compliqué

· Artésunate, 2,4 mg/kg IV à l'heure (H) 0, 12 et 24 et continue chaque 24 heure jusqu'à ce


que la patiente puisse tolérer l'artésunate par voie orale, 2mg/kg/dose pendant 7 jours et
clindamycine, 5mg/kg 3 fois par jour pendant 7 jours.

· Ou quinine IV : dose de charge de 20 mg/kg pendant 4 heures, puis 10 mg/kg donnée 8


heures plus tard après le début de la dose charge, suivie par 10 mg/kg toutes les 8 heures
pendant 7 jours. Paludisme non P.

falciparum

· Phosphate de chloroquine (1 comprimé de 250 mg, soit 155,3 mg de chloroquine base). La


dose est de 10 mg/kg base une fois par jour pendant 2 jours suivis de 5 mg/kg au 3e jour. Pour
P. vivax résistant, amodiaquine, quinine, méfloquine, les dérivés d'artémisinine peuvent être
utilisés.

· Prévention : phosphate de chloroquine, 300 mg à l'admission suivi de 150 mg par semaine

1.10. MOYENS DE PRÉVENTION

La prévention du paludisme chez les femmes enceintes est cruciale pour protéger la
santé de la mère et du fœtus. Les principales mesures de prévention:

 Utilisation de moustiquaires imprégnées d’insecticide (MII): elles offrent


une barrière physique contre les piqûres de moustiques, particulièrement
pendant la nuit. Elles doivent être imprégnées d’insecticide pour une
efficacité accrue.
 Chimioprévention Intermittente par Doses Massives (IPTp): Administration
de sulfadoxine-pyriméthamine à intervalles réguliers pendant la grossesse
pour prévenir les infections palustres. Elle réduit l’incidence du paludisme
et l’anémie chez les femmes enceintes.
 Éducation et Sensibilisation

Information : Éduquer les femmes sur les signes et symptômes du paludisme pour
favoriser une recherche rapide de soins.
.Comportements de Prévention : Sensibiliser sur l’importance de l’utilisation de MII
et d’autres mesures de protection.

 Contrôle Environnemental

Réduire les lieux de reproduction des moustiques en éliminant les eaux stagnantes
autour des habitations.

.Utilisation de Pesticides : Appliquer des insecticides dans les environnements à


risque pour réduire la population de moustiques.

 Protection Personnelle

.Porter des vêtements à manches longues et des pantalons pour minimiser l’exposition
aux piqûres de moustiques.

 Accès aux Soins de Santé

.Encourager les visites régulières chez le médecin pour le suivi de la grossesse et le


dépistage du paludisme.

.Réaliser des tests réguliers pour détecter le paludisme, surtout dans les zones à haut
risque.
CHAPITRE2 : MATÉRIELS ET MÉTHODES

[Link] d’étude

a- Choix du lieu d’étude

Nous avons choisi comme lieu d’étude l’hôpital de de District de Logbaba car il
répond aux critères de notre étude, en cet effet :

 Il a une forte fréquentation des personnes venant de tous les horizons ;


 Il dispose d’un laboratoire ayant un plateau technique bien fourni et adéquat
à notre étude ;
 Il est doté d’un personnel présent à répondre à toutes les préoccupations de
quiconque ;
b- Présentation du lieu d’étude

b .1. Historique et missions

Construit en 1955 sous l’appellation de Dispensaire Bassa de Logbaba, cette


formation sanitaire était constituée au départ d’un seul bâtiment. Dans les années
1980, un autre bâtiment a été construite et la structure fut nommée par la suite hôpital
d’arrondissement de Douala 3ème ; puis finalement fini sur le nom d’hôpital de
District de Logbaba en aout 1955. D’où elle assure la conformité de la prise en charge
pharmaceutique et de l’éducation thérapeutique des patients.
Depuis sa création jusqu’à nos jours, l’hôpital de District de Logbaba à une
capacité d’accueil de soixante (60) lits et couvre une superficie de près de trois mille
(3000) mètres carrés, il est entouré d’une barrière en parpaings. Ces services et
locaux, comportant huit (8) bâtiments abritent chacun ses différents services, nommer
par des lettres, en se dotant d’une équipe professionnelle, dynamique dans le but de
satisfaire sa clientèle, de les fidéliser et accroitre. L’hôpital de District de Santé de
Logbaba est à la fois semi-urbain et semi-rural, il couvre une population estimée à
trois cents huit mille sept cents treize (308713) habitants, répartis dans les dix (10)
aires de santé que compte le district il est situé la périphérie de Douala dans une zone
dite industrielle. Tout ceci a permis à l’hôpital de connaitre un essor considérable avec
une clientèle diversifiée et satisfaite de ses services.

b.2. Situation géographique

L’hôpital de district de Logbaba est situé en plein centre administratif de


l’arrondissement de Douala 3ème. Il est à un taxi du carrefour Ndokoti sur l’axe
ferroviaire Camrail sur l’esplanade de la sous-préfecture.

1- Type d’étude

Notre étude était de type descriptif et rétrospectif.

2- Durée de l’étude

Notre étude s’est déroulée sur une période allant du mois de Septembre 2024 à
Avril 2025 soit une durée de 08mois.

3- Echantillonnage
i) Population d’étude
Toutes les femmes enceintes ayant fait les examens pour le diagnostic du
paludisme au laboratoire de l’hôpital de district de Logbaba.

ii) Critères de sélection


 Critères d’inclusion

Toute femme enceinte dont les résultats et informations socio démographiques


étaient complètement inscrits dans le registre.

 Critères d’exclusion

Toute femme enceinte dont les informations et certains résultats ne sont pas
complets dans le registre du laboratoire.

iii) Type d’échantillonnage

Notre échantillonnage était probabiliste.

4- Collecte des données


a- Outils de collecte des données

Pour réaliser notre collecte nous avons utilisé comme outils, un cahier, un stylo et
les registres du laboratoire et fiche de collecte conçue à cet effet ( voir annexe )

b- Validation des outils de collecte des données et prétest

Notre fiche de collecte a été présentée en deux parties donc l’une pour
informations démographiques du patient et l’autre pour les résultats révélés du
paludisme (voir annexe).

c- Méthodologie de collecte des données

Nous avons collecté les données en se servant des informations et résultats


disponibles dans les différents régistres du laboratoire

d- Taille de l’échantillon

La taille de notre échantillon a été donnée par la formule de LORENZT.

N= Z2 X P (1-P) /m2 A.N: N= (1.96² * 0.21(1-0.21))/0.05²=255


N : taille minimum acceptable

m : marge d’erreur 5%

Z : constance 1,96

P : Dernière prévalence 21% (institut national des statistiques du Cameroun ;


2023)

5- Traitement et analyse des données

Le traitement des données a été effectué grâce aux logiciels Microsoft office Word et
Excel 2016. ce qui nous a permis de ressortir nos résultats sous forme de diagramme
et de tableau. Le calcul de chi2 et P a été fait grâce au logiciel Épi Infos version. 7.0
pour un deuil significatif de 5%.

6-Considérations éthiques et déontologiques

Pour assurer le respect de la recherche, nous avons effectué quelques démarches


qui nous ont permis d’obtenir une permission d’enquête du délégué régional et du
directeur de l’hôpital de district de Logbaba.
CHAPITRE3 : RÉSULTATS ET INTERPRÉTATION

CHAPITRE 3 : RÉSULTATS ET DISCUSSION

I. Caractéristiques sociodémographiques
1. Répartition de la population d’étude selon les tranches d’âge.

150

80

60

10

[15-19] [20-29] [30-39] ≥40

Il en ressort de ce graphe que les tranches d’âge les plus représentées dans
notre population d’étude sont celle allant de 15 à 39 avec un total de 290 participantes
suggérant une population d’étude jeune.

2. Répartition de la population selon l’âge gestationnel


3ème trimestre 1er trimestre
30% 30%

2ème trimestre
40%

Ici, la répartition des stades de grossesse est équilibrée avec 40% des
participantes au 2ème trimestre de grossesse et les 60% restantes sont réparties
équitablement au 1er et 2ème trimestre.

II. Prévalence du paludisme

Fréquence
Effectif (%)
Positif 140 46,67
Négatif 160 53,33
Total 300 100%

Au sein de notre population d’étude nous avons pu obtenir 140 cas de paludisme
au cours de la grossesse soit une prévalence de 46.67% du paludisme dans cette
population d’étude.

1. Corrélation entre le paludisme et les tranches d’âge

Tranches d’âge Positif Négatif Total


[15-19] 45 35 80
[20-29] 60 90 150
[30-39] 25 35 60
≥40 10 0 10
Total 140 160 300
X²= 12,45 X²lu= 7.81 p-value= 0,006 ddl= 3 α=0.05
Ce tableau nous montre que la tranche d’âge la plus touchée est celle de 20-29ans avec un
total de 60 cas suivie par celle allant de 15-19ans avec 45 cas puis de 30-39ans avec 25 cas.
Toutes nos participantes de plus de 40ans souffraient toutes de paludisme.

Selon nos calculs du X², il existe une dépendance significative entre le paludisme et les
tranches d’âge car X²cal > X²lu.

2. Corrélation entre le paludisme et le stade de grossesse

Stade de grossesse Positif Négatif Total

1er trimestre 30 60 90

2ème trimestre 70 50 120

3ème trimestre 40 50 90

Total 140 160 300

X²= 9,87 X²lu= 5.99 p-value= 0,007 ddl= 2 α=0.05

Ici, le tableau nous montre que le trimestre le plus touché par la maladie est le 2 ème trimestre
avec un total de 70cas de paludisme puis le 3ème trimestre pouvant s’expliquer par la
défaillance du système immunitaire au fur et à mesure que la grossesse avance.

Selon nos calculs du X², il existe une dépendance significative entre le paludisme et le stade
de grossesse car X²cal > X²lu.
DISCUSSION

1. Caractéristiques sociodémographiques

Notre étude menée auprès de 300 femmes enceintes à l’hôpital de district de Logbaba
révèle une population majoritairement jeune. Les tranches d’âge les plus représentées
sont celles de 15 à 29 ans, regroupant à elles seules 230 participantes (76,7 %). Ce
constat est en cohérence avec celui de Tcheutchoua et al. (2017) à l’hôpital
Laquintinie de Douala, où les femmes enceintes infectées par le paludisme étaient
principalement âgées entre 15 et 30 ans. Cette prédominance des jeunes femmes peut
s’expliquer par leur activité reproductive élevée et leur plus grande exposition à la
transmission.

En ce qui concerne le stade de grossesse, les participantes étaient réparties de manière


relativement équilibrée : 30 % au premier trimestre, 40 % au deuxième, et 30 % au
troisième. Cette répartition est similaire à celle trouvée par Njumkeng et al. (2021) à
Yaoundé, où la majorité des femmes étaient également suivies en début ou en milieu
de grossesse, périodes où les consultations prénatales sont les plus fréquentes.

2. Prévalence

La prévalence du paludisme gestationnel dans notre étude est de 46,67 %, ce qui


traduit une présence significative de la maladie au sein de la population étudiée. Ce
chiffre est légèrement supérieur à celui rapporté par Tcheutchoua et al. (2017) à
Douala (43,4 %) et proche de celui observé dans certaines zones du Nigeria comme
dans l’étude de Mokuolu et al. (2016) où la prévalence variait entre 40 et 60 % selon
les zones rurales ou urbaines. Ces résultats confirment que, malgré les efforts de
prévention (distribution de moustiquaires imprégnées, SP en consultation prénatale),
le paludisme reste un problème majeur de santé publique pendant la grossesse dans
les régions tropicales.

Notre taux est cependant largement supérieur à celui de Anchang-Kimbi et al. (2015)
dans la région de Buea (22,4 %), ce qui pourrait s’expliquer par un meilleur accès aux
services de santé, une couverture plus efficace en interventions préventives, ou des
différences écologiques dans la densité vectorielle.

3. Corrélations

a) Corrélation entre paludisme et tranche d’âge

Les femmes enceintes les plus touchées par le paludisme dans notre étude sont celles
âgées de 20 à 29 ans (60 cas), suivies de celles de 15 à 19 ans (45 cas). Cette tendance
est confirmée par les résultats de Ngole et al. (2018) à Douala, qui ont également noté
une prévalence plus élevée dans cette tranche d’âge active. La signification statistique
de cette corrélation (X² = 12,45 ; p = 0,006) indique que l’âge est un facteur
influençant la survenue du paludisme chez la femme enceinte.

b) Corrélation entre paludisme et stade de grossesse

Le deuxième trimestre de grossesse est celui où la prévalence du paludisme est la plus


élevée (70 cas sur 120 femmes), ce qui représente 50 % de toutes les femmes
infectées. Cette tendance est similaire aux résultats de Nwagha et al. (2016) au
Nigeria et de Njumkeng et al. (2021) au Cameroun, qui ont également observé une
vulnérabilité accrue au deuxième trimestre. Ce phénomène peut être attribué aux
changements immunologiques normaux pendant la grossesse. La corrélation observée
est significative (X² = 9,87 ; p = 0,007), confirmant l’influence du stade gestationnel
sur le risque de paludisme.
CONCLUSION

L’étude menée sur une population de 300 femmes enceintes a mis en évidence une prévalence

élevée du paludisme pendant la grossesse, estimée à 46,67 %. Cette prévalence montre que le

paludisme constitue toujours un problème de santé majeur chez la femme enceinte, en

particulier dans les zones endémiques. Les résultats ont révélé une corrélation statistiquement

significative entre l’infection palustre et l’âge des participantes, avec une atteinte plus

marquée chez les femmes âgées de 20 à 29 ans, qui représentent la tranche d’âge la plus

exposée. De plus, toutes les femmes âgées de 40 ans et plus dans cette étude étaient infectées,

bien que peu nombreuses, ce qui pourrait indiquer une vulnérabilité accrue dans cette tranche.

Une association significative a également été observée entre le stade de la grossesse et le

paludisme. Le 2ᵉ trimestre est ressorti comme la période la plus touchée par la maladie, ce qui

peut s’expliquer par les modifications immunitaires physiologiques observées au cours de la

grossesse, notamment à ce stade. Ces résultats soulignent la nécessité de renforcer la

prévention, le dépistage et la prise en charge du paludisme chez les femmes enceintes,

particulièrement chez celles se trouvant au 2ᵉ trimestre et dans la tranche d’âge de 20 à 29 ans.


SUGGESTIONS.

Aux autorités politico-administratives en général, au Programme National de lutte contre le

paludisme en particulier :

· De continuer à rendre disponible et vulgariser l'usage de la moustiquaire imprégnée

d'insecticide surtout pour les femmes enceintes et pour les enfants âgés de 0 à 5 ans.

· D'équiper nos hôpitaux et centre de santé de matériel adéquat pour faciliter le diagnostic du

paludisme et de prévenir la survenue les ses complication chez les femmes enceintes.

Au personnel de la santé :

· D'informer la population en général, les femmes enceintes en particulier les conséquences

du paludisme sur la grossesse et les nouveau-nés.

· De veillez à l'application correcte du traitement du paludisme chez les gestantes.

A la population en générale, aux gestantes en particulier :

· De veillez à l'assainissement de leur environnement

· A un l'usage adéquat de la moustiquaire imprégnée d'insecticide

· D'aller se faire consulter lorsqu'un symptôme du paludisme se présente.


RÉFÉRENCES BIBIOGRAPHIQUES

1. Anchang-Kimbi, J. K., et al. (2015). Prevalence of malaria in pregnant women in

Buea, Cameroon. Malaria Journal.


2. Institut National des Statistiques du Cameroun. (2023). Données épidémiologiques

sur le paludisme.
3. Mokuolu, O. A., et al. (2016). Malaria in pregnancy: Nigerian perspective. Nigerian

Medical Journal.
4. Ngole, M. M., et al. (2018). Malaria and pregnancy in Cameroon. International

Journal of Infectious Diseases.


5. Njumkeng, C., et al. (2021). Risk factors for malaria among pregnant women in

Yaoundé. PLoS ONE.


6. Nwagha, U. I., et al. (2016). Malaria prevalence and pregnancy in Nigeria. Tropical

Parasitology.
7. OMS. (2004). Paludisme et santé maternelle en Afrique subsaharienne.
8. OMS. (2014). Impact du paludisme sur la grossesse.
9. OMS. (2018). Stratégies de prévention du paludisme chez les femmes enceintes.
10. Organisation Mondiale de la Santé (OMS). (2022). Rapport mondial sur le paludisme.
11. Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP). (2019). Rapport annuel.

Cameroun.
12. Tcheutchoua, P. Y., et al. (2017). Paludisme gestationnel à Douala. Pan African

Medical Journal.

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