MEMOIRE Erika
MEMOIRE Erika
INTRODUCTION
1. Généralités
Le paludisme demeure l’une des principales causes de morbidité et de mortalité dans les pays
tropicaux, en particulier en Afrique subsaharienne, où il constitue un enjeu majeur de santé
publique. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), environ 247 millions de cas de
paludisme ont été enregistrés en 2021, avec plus de 600 000 décès, dont une majorité en
Afrique subsaharienne (WHO; 2022..) Les femmes enceintes représentent une population
particulièrement vulnérable à cette maladie en raison des modifications physiologiques et
immunologiques liées à la grossesse, qui les exposent davantage aux formes graves de
paludisme ainsi qu’aux complications obstétricales telles que l’anémie maternelle, le faible
poids de naissance et la mort fœtale in utero
2. Problématique
Le paludisme demeure un problème majeur de santé publique dans le monde. C'est une
parasitémie qui est la deuxième cause de mortalité mondiale après le SIDA. En 2016, l'OMS a
estimé à 216 millions le nombre de cas de paludisme dans le monde, soit 5 millions de cas de
plus qu'en 2015.
Il est endémique dans la plupart des pays Africains dont la République Démocratique du
Congo (RDC), 2è pays d'Afrique le plus touché par le paludisme après le Nigeria. En
2017 ,25% des cas du paludisme au monde ont été enregistré au Nigeria et 11% en
RDC(OMS). Dans la province de la Tshopo au Nord-Est de la RDC, il représente 37% de
cause de consultation, et cause 30% de décès de toutes les pathologies. A Kisangani, chef-lieu
de la Province de la Tshopo, on a enregistré en 2010 119525 nouveaux cas de paludisme qui
ont causés 288 décès. Cette maladie est due à un protozoaire, du genre Plasmodium.
Subdivisé en 4 principales espèces pathogènes pour l'homme dont la plus répandue et la plus
virulente en zone tropicale et intertropicale est le Plasmodium falciparum. Une cinquième
espèce fut retrouvée chez l'homme, il y a quelques années le Plasmodium knwolesi .
L'infestation chez l'homme se fait par la piqure d'un culicidae femelle du genre Anophèles.
Au-delà de la morbi-mortalité attribuée au paludisme, cette maladie a un impact non
négligeable sur le développement socio-économique dans les zones endémiques, en 2016 les
financements attribués à la prévention et au traitement du paludisme étaient estimés à 2,7
milliards de dollars Américains, avec une contribution des gouvernements des pays
endémiques palustre atteignant 800 millions de dollars Américains soit 31% du financement
total. Malgré ces lourds investissements dans la prévention et traitement, le paludisme
continue toujours à poser un problème sérieux dans les zones endémiques spécialement en
Afrique subsaharienne, constituant ainsi un grand risque pour les enfants de moins de 5 ans,
les immunodéprimés et les femmes enceintes. D’après l'OMS en 2014, La situation des
gestantes est tout à fait particulière, car l'infection palustre au cours de la grossesse constitue
un problème de santé majeur comportant des risques considérables pour la mère, son fœtus et
le nouveau-né. Pour la mère, la grossesse affaiblit son immunité et le rend plus sensible à
l'infection paludique, accroit le risque de la maladie, d'anémie sévère et de mort. Pour l'enfant
à naitre le paludisme maternel augmente le risque d'avortement spontané, de mortinatalité,
accouchement prématuré et de faible poids de naissance. Selon l'OMS en 2008, près de 25
millions de femmes enceintes, dont 20% de primipares sont confrontées aux conséquences du
paludisme chaque année en Afrique subsahariennes (WHO, 2004). Pour ces femmes, le
paludisme est à la fois un danger pour elles-mêmes et pour leurs bébés, avec environ 200000
morts de nouveau-nés en raison de la présence du paludisme pendant la grossesse.
Près de 11 millions de femmes enceintes exposées à l'infection palustre ont donné naissance à
quelques 87200 enfants présentant un faible poids à la naissance dans l'Afrique subsaharienne
(OMS, 2018). Cette même année la prévalence de l'exposition à l'infection palustre durant la
grossesse a été plus forte dans les sous-régions Afrique de l'Ouest et Afrique centrale
(chacune avec 35%) ; suivie par la sous-région Afrique de l'Est et Australe (20%).Près de
39% de cette prévalence a été concentrée en RDC et au Nigeria. Ce qui nous amène à se poser
la question la question de savoir comment est ce que la prévalence du palu chez les femmes
enceintes, est elle impactée par des facteurs socio- démographiques, notamment dans le
contexte de l’Hôpital de District de Logbaba au Cameroun ?
3. questions de recherche
Quels sont les facteurs socio démographiques associés à la prévalence du paludisme chez les
femmes enceintes à l’Hôpital de District de Logbaba du Cameroun.
4. Hypothèse
Il est hypothéqué que les femmes du jeune âge et du 2e trimestre de grossesse présenteront
une prévalence plus élevée de la maladie
5. But
6. Objectif général
Évaluer les facteurs socio démographiques sur la prévalence du paludisme chez les femmes
enceintes à l’Hôpital de District de Logbaba au Cameroun.
7. Objectifs spécifiques
1.1. DEFINITION
Le paludisme (malaria) est une parasitose due à des hématozoaires du genre Plasmodium,
transmise par des moustiques du genre Anophèles femelle infectée.
1.2.1 Vecteur.
Le paludisme est transmis à l'homme par la piqûre d'un moustique culicidé du genre
Anophèles au moment de son repas sanguin. Seule la femelle, hématophage, transmet la
maladie.
Elle ne pique qu'à partir du coucher du soleil avec un maximum d'activité entre 23 heures et 6
heures. Cela explique que l'utilisation des moustiquaires est le moyen de prévention
individuelle le plus efficace.
Les larves d'anophèles se développent dans les collections d'eau. La nature des sols, le régime
des pluies, la température et donc l'altitude, la végétation naturelle ou l'agriculture, rendent les
collections d'eau plus ou moins propices au développement des espèces vectrices.
Certaines espèces ont ainsi pu s'adapter à des milieux particuliers comme le milieu urbain.
1.2.2. Classification.
· Genre Plasmodium,
· Espèces:
o Plasmodium falciparum,
o Plasmodium vivax,
o Plasmodium ovale,
o Plasmodium malariae et
o Plasmodium knwolesi, parasite habituel des singes (macaques) d'Asie qui vient de passer
récemment chez l'homme.
1.3. ÉTIOLOGIE
Le paludisme est une maladie parasitaire transmissible, causée par les protozoaires du genre
Plasmodium dont il existe plusieurs variétés. Chacune de ces variétés occasionne des accès de
fièvres qui reviennent à l'intervalle régulier, mais différemment espacés suivant le type de
parasite en cause (Nathan, 18850).
L'homme ne peut être parasité que par cinq espèces spécifiquement humaines, dont les
caractéristiques morphologiques se différent entre [Link] protozoaires en cause
appartiennent au genre plasmodium dont on connait cinq représentants : Plasmodium
falciparum, P. vivax, P. malariae, P. ovale, P. falciparum et le parasite du paludisme du singe,
[Link] (OMS, 2014). Nous avons :
-Plasmodium falciparum :
Est celui le plus largement répandu à travers le monde, qui développe des résistances aux
antipaludiques et qui est responsable des formes cliniques potentiellement mortelles.
Dans les régions équatoriales, il est transmis toute l'année avec cependant des recrudescences
saisonnières.
Dans les régions subtropicales, il ne survient qu'en période chaude et humide. Sa transmission
s'interrompt lorsque la température tombe en dessous de 18°C. Cela explique aussi que, quelle
que soit la latitude, le paludisme n'est plus transmis en altitude (au-dessus de 1500 mètres en
Afrique et 2500 mètres en Amérique et en Asie).
-P. falciparum est responsable des formes cliniques graves, notamment du neuropaludisme.
-Plasmodium malariae :
Il sévit sur les trois continents, de manière beaucoup plus sporadique. Il se différencie des
autres espèces par une incubation plus longue (15 à 21 jours), par une périodicité différente de
la fièvre (cycle érythrocytaire de 72 heures responsable d'une fièvre quarte) et surtout par sa
capacité à entraîner des reviviscences très tardives (jusqu'à 20 ans après le retour de la zone
d'endémie
-Plasmodium ovale :
Son évolution est bénigne mais on peut observer, comme avec P. vivax, des rechutes tardives
(5 ans). Schématiquement on dit que P. ovale remplace P. vivax là où cette dernière espèce
n'existe pas.
- Plasmodium vivax :
Très largement répandu en Amérique du Sud et en Asie, il est beaucoup plus rarement
observé en Afrique. Sa transmission s'arrête en dessous de 15°. Sa période d'incubation est de
11 à 13 jours, mais on peut observer des rechutes (accès de reviviscence) pendant 3 à 4 ans.
L'affection par P. vivax est classiquement considérée comme bénigne (fièvre tierce bénigne,
c'est-à-dire due à un cycle érythrocytaire de 48 heures) mais en zone d'endémie il peut avoir
des répercussions graves sur l'état de santé des populations, notamment par l'intermédiaire des
anémies chez l'enfant. De plus on commence à voir surgir quelques résistances
médicamenteuses à P. vivax à la chloroquine.
- Plasmodium knwolesi :
Il existe de rares formes graves, voire mortelles, avec forte parasitémie. A ce jour aucune
chimiorésistance n'a été observée pour cette espèce.
Le paludisme reste un problème majeur de santé publique mondiale, notamment dans les
endémiques.
• Le nombre de décès liés au paludisme était estimé à 608 000, la majorité touchant
1.3.2. En Afrique
• En 2022, 234 million de cas de paludisme ont été enregistrés en Afrique (soit 94 %
et le fœtus.( WHO. World Malaria Report 2023, Roll Back Malaria Partnership to End
1.3.3. AU Cameroun
Le Cameroun fait partie des pays africains à forte endémie palustre, avec une transmission
stable et intense toute l’année.
• Les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes sont les plus exposés.
• Les régions du Centre, Littoral, Sud et Est enregistrent les taux les plus élevés.
-Dans la plupart des cas, le paludisme est transmis par l'intermédiaire de la piqûre d'un
moustique, l'anophèle femelle infesté (principal mode de transmission) à la recherche de son
repas sanguin pour nourrir ses oeufs. Lorsqu'ils piquent, les moustiques, injectent leur salive
qui la serve à rendre la peau insensible à la piqure.
C'est ainsi, qu'ils inoculent également les plasmodiums dans leur forme de sporozoïte. Toutes
les espèces importantes de vecteur du paludisme piquent entre le crépuscule et l'aube.
L'intensité de la transmission dépend de facteurs liés au parasite, au vecteur, à l'hôte humain
et à l'environnement.
Il existe plus de 400 espèces de moustiques Anophèles dans le monde, mais seuls 60 sont des
vecteurs du paludisme dans des conditions naturelles, dont 30 sont des vecteurs d'importance
majeure. La plupart des zones comptent plusieurs espèces d'Anophèles, et différentes espèces
sont présentes dans différentes parties du monde. Les espèces vectrices les plus virulentes, qui
prédominent en Afrique, sont A. gambiae, A. arabiensis et A. funestus. Les autres vecteurs
courants en Asie sont A. stephensi, A. minimus et A. dirus.
-La transmission par transfusion sanguine non testé, piqûre d'aiguille accidentelle (greffe
d'organe) du sang contaminé chez les personnels de santé manipulant le matériel d'injection
souillé ou partage de seringues conduisant à la transmission de stades asexués du parasite. Ici
la période d'incubation de la maladie est par conséquent nettement plus courte qu'elle ne l'est
après transmission des sporozoïtes par la piqûre de moustique.
C'est l'examen de référence selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), elle est
beaucoup utilisée pour le diagnostic de routine. Sa sensibilité est 10 à 20 fois plus élevée que
celle du FM. Le problème du diagnostic d'espèce se pose rarement car la conduite de
traitement reste toujours la même, (M. N. Faustine et al ;2022). La densité parasitaire s'estime
par le pourcentage des globules rouges parasitées. La goutte épaisse détecte des parasitémies
de 10 à 20 parasites/microlitre de sang (Youssouf Traoré ;2022)
Après avoir déposé la goutte de sang (environ 5 à 10uL) sur la lame préalablement nettoyée et
dégraissée, prendre la lamelle puis étaler le sang en faisant des ronds concentriques du centre
vers l'extérieur de 1cm de diamètre. Le frottis et la goutte épaisse doivent être sur la même
lame, faire l'identification sur la lame, (Maïmouna Coullybali,2022)
B. COLORATION
Sécher 1 à 3 min
C. LECTURE ET COMPTAGE
La lecture se fait à l'objectif X100. On fait la densité parasitaire sur la goutte épaisse et
l'identification de l'espèce plasmodiale sur le frottis. Comptage
CAS NÉGATIF : Compter au moins 500 globules blancs ou parcourir 100 champs avant de
déclarer la lame négative.
CAS POSITIF : Compter jusqu'à 200 leucocytes : Si parasites = 100 et calculer la densité
parasitaire. Si parasite < 100, compter jusqu'à 500 leucocytes avant de calculer la densité
parasitaire, (G.U. Boconon,2020).
Son temps d'exécution est moindre par rapport à celui de la GE et il permet :· L'étude
morphologique des hématozoaires ;· Le diagnostic différentiel entre les espèces plasmodiales.
Son inconvénient est qu'il ne permet pas de détecter des parasitémies à faible densité, 100 à
300parasites/ microlitre de sang, (manuel,2019)
Durant ces vingt dernières années, le diagnostic sérologique du paludisme a donné lieu à un
très grand nombre de travaux qui finalement ont favorisé la découverte des méthodes et des
réactifs bien éprouvés. Pour être précis, ce sérodiagnostic doit être réalisé dans des conditions
techniques très strictes. Enfin, l'interprétation des résultats dépend de la méthode et des
réactifs employés. Les antigènes employés doivent être obligatoirement homologues. Parmi
les réactions sérologiques, on a : la réaction d'immunofluorescence indirecte,
l'hémagglutination indirecte, le test ELISA, l'immuno- diffusion (Youssouf Traoré,2023).
Dans des zones endémiques le diagnostic de certitude du paludisme n'est pas toujours aisé
avec les porteurs asymptomatiques et la possibilité de l'association d'autres affections fébriles.
Pour retenir le diagnostic de paludisme, il faut une température supérieure ou égale à 38°C, la
présence de parasites dans le sang avec une certaine densité parasitaire et l'absence d'autres
étiologies (Youssouf Traoré 2022)
[Link]
Les signes cliniques du paludisme commencent à apparaître dès le début du stade intra-
érythrocytaire du cycle évolutif parasitaire. Les signes et symptômes cliniques sont la cause
des interactions parasite - hôte provoquant l'hémolyse chez l'hôte et la libération simultanée et
massive des formes mérogoniques. La périodicité des schizogonies permet donc la distinction
entre les fièvres tierces (P. falciparum, P. vivax, P. ovale) et quartes (P. malariae) chez
l'homme (Mamadou Taïbou Daou, 2022). L'état fébrile est surtout lié à la production de la
substance pyrogène dite hémozoïne lors de la destruction des érythrocytes parasité[Link]
cytokines pros inflammatoires (IL-1, l'IL-2, l'IL-6 et TNF-á) sont secrétés au cours de ladite
interaction provoquant également des effets pyrogènes (Mamadou Taïbou Daou,2022).
L'éclatement des hématies amène à l'anémie qui s'installe progressivement ainsi que d'autres
mécanismes auto-immunitaires comme la fixation de l'antigène du plasmodium soluble sur les
membranes des globules rouges, l'action de facteurs plasmatiques libérés par les parasites
fragilisant les parois érythrocytaires et l'activité opsonisante d'autres substances du
métabolisme parasitaire qui favorise la phagocytose des globules rouges parasitées par les
monocytes (Mamadou Taïbou Daou, 2022).Malgré de nombreuses études la physiopathologie
du paludisme grave ou compliqué reste encore mal élucidée (Kaus Kaj Inès, 2022)Quatre
hypothèses ont été avancées :Une coagulation intra vasculaire disséminée ; des phénomènes
immuns pathologiques avec dépôt d'immuns complexes ; Des mécanismes toxiques faisant
intervenir des cytokines telles que le [Link] phénomènes de cytoadhérence de certaines
souches de P. falciparum liées à la présence de protubérances particulières (`Knobs') qui les
rend adhérentes aux cellules endothéliales des capillaires cérébraux et encombrent la lumière
vasculaire sont retenues actuellement par la plupart des paludologues pour expliquer le
neuropaludisme (Mamadou Taïbou Daou,2022)Modifications physiologiques de la grossesse
Ces changements touchent particulièrement le métabolisme, la circulation sanguine, la
fonction respiratoire, la fonction rénale ainsi que les fonctions endocriniennes. (Ousmane
Traoré,2019)
Le cycle de vie de plasmodium se déroule dans deux hôtes (cycle dixène) ; l'anophèle est
l'hôte intermédiaire et l'homme, hôte dé[Link] cycle est complexe et comporte deux
phases : Chez l'homme, s'y passe un cycle asexué qui est schizogonique,Chez l'anophèle s'y
déroule un cycle sexué qui est gamogonie.
Il est certain qu'un paludisme transforme une grossesse normale en grossesse pathologique.
Les accès répétés du paludisme peuvent perturber le fonctionnement hypophysaire et
entrainer une stérilité. Par ailleurs, la nidation peut être perturbée chez les femmes atteintes de
paludisme viscéral évolutif, avec une splénomégalie importante.
Le paludisme (ou palu) pendant la grossesse peut avoir de graves conséquences à la fois pour
la mère et pour le fœtus. Voici les principales complications :
-Pour la mère :
• Anémie sévère : Le paludisme détruit les globules rouges, ce qui peut aggraver
l’anémie physiologique de la grossesse.
• Augmentation du risque de décès maternel, surtout dans les zones à faible immunité.
• Faible poids de naissance : Principal facteur de mortalité néonatale dans les zones
endémiques.
1.9. TRAITEMENTS
Premier trimestre
Paludismesimple noncompliqué · 1er épisode : quinine, 10 mg/kg 3 fois par jour pendant 7
jours avec ou sans clindamycine 5mg/kg 3 fois par jour pendant 7 jours.
falciparum
La prévention du paludisme chez les femmes enceintes est cruciale pour protéger la
santé de la mère et du fœtus. Les principales mesures de prévention:
Information : Éduquer les femmes sur les signes et symptômes du paludisme pour
favoriser une recherche rapide de soins.
.Comportements de Prévention : Sensibiliser sur l’importance de l’utilisation de MII
et d’autres mesures de protection.
Contrôle Environnemental
Réduire les lieux de reproduction des moustiques en éliminant les eaux stagnantes
autour des habitations.
Protection Personnelle
.Porter des vêtements à manches longues et des pantalons pour minimiser l’exposition
aux piqûres de moustiques.
.Réaliser des tests réguliers pour détecter le paludisme, surtout dans les zones à haut
risque.
CHAPITRE2 : MATÉRIELS ET MÉTHODES
[Link] d’étude
Nous avons choisi comme lieu d’étude l’hôpital de de District de Logbaba car il
répond aux critères de notre étude, en cet effet :
1- Type d’étude
2- Durée de l’étude
Notre étude s’est déroulée sur une période allant du mois de Septembre 2024 à
Avril 2025 soit une durée de 08mois.
3- Echantillonnage
i) Population d’étude
Toutes les femmes enceintes ayant fait les examens pour le diagnostic du
paludisme au laboratoire de l’hôpital de district de Logbaba.
Critères d’exclusion
Toute femme enceinte dont les informations et certains résultats ne sont pas
complets dans le registre du laboratoire.
Pour réaliser notre collecte nous avons utilisé comme outils, un cahier, un stylo et
les registres du laboratoire et fiche de collecte conçue à cet effet ( voir annexe )
Notre fiche de collecte a été présentée en deux parties donc l’une pour
informations démographiques du patient et l’autre pour les résultats révélés du
paludisme (voir annexe).
d- Taille de l’échantillon
m : marge d’erreur 5%
Z : constance 1,96
Le traitement des données a été effectué grâce aux logiciels Microsoft office Word et
Excel 2016. ce qui nous a permis de ressortir nos résultats sous forme de diagramme
et de tableau. Le calcul de chi2 et P a été fait grâce au logiciel Épi Infos version. 7.0
pour un deuil significatif de 5%.
I. Caractéristiques sociodémographiques
1. Répartition de la population d’étude selon les tranches d’âge.
150
80
60
10
Il en ressort de ce graphe que les tranches d’âge les plus représentées dans
notre population d’étude sont celle allant de 15 à 39 avec un total de 290 participantes
suggérant une population d’étude jeune.
2ème trimestre
40%
Ici, la répartition des stades de grossesse est équilibrée avec 40% des
participantes au 2ème trimestre de grossesse et les 60% restantes sont réparties
équitablement au 1er et 2ème trimestre.
Fréquence
Effectif (%)
Positif 140 46,67
Négatif 160 53,33
Total 300 100%
Au sein de notre population d’étude nous avons pu obtenir 140 cas de paludisme
au cours de la grossesse soit une prévalence de 46.67% du paludisme dans cette
population d’étude.
Selon nos calculs du X², il existe une dépendance significative entre le paludisme et les
tranches d’âge car X²cal > X²lu.
1er trimestre 30 60 90
3ème trimestre 40 50 90
Ici, le tableau nous montre que le trimestre le plus touché par la maladie est le 2 ème trimestre
avec un total de 70cas de paludisme puis le 3ème trimestre pouvant s’expliquer par la
défaillance du système immunitaire au fur et à mesure que la grossesse avance.
Selon nos calculs du X², il existe une dépendance significative entre le paludisme et le stade
de grossesse car X²cal > X²lu.
DISCUSSION
1. Caractéristiques sociodémographiques
Notre étude menée auprès de 300 femmes enceintes à l’hôpital de district de Logbaba
révèle une population majoritairement jeune. Les tranches d’âge les plus représentées
sont celles de 15 à 29 ans, regroupant à elles seules 230 participantes (76,7 %). Ce
constat est en cohérence avec celui de Tcheutchoua et al. (2017) à l’hôpital
Laquintinie de Douala, où les femmes enceintes infectées par le paludisme étaient
principalement âgées entre 15 et 30 ans. Cette prédominance des jeunes femmes peut
s’expliquer par leur activité reproductive élevée et leur plus grande exposition à la
transmission.
2. Prévalence
Notre taux est cependant largement supérieur à celui de Anchang-Kimbi et al. (2015)
dans la région de Buea (22,4 %), ce qui pourrait s’expliquer par un meilleur accès aux
services de santé, une couverture plus efficace en interventions préventives, ou des
différences écologiques dans la densité vectorielle.
3. Corrélations
Les femmes enceintes les plus touchées par le paludisme dans notre étude sont celles
âgées de 20 à 29 ans (60 cas), suivies de celles de 15 à 19 ans (45 cas). Cette tendance
est confirmée par les résultats de Ngole et al. (2018) à Douala, qui ont également noté
une prévalence plus élevée dans cette tranche d’âge active. La signification statistique
de cette corrélation (X² = 12,45 ; p = 0,006) indique que l’âge est un facteur
influençant la survenue du paludisme chez la femme enceinte.
L’étude menée sur une population de 300 femmes enceintes a mis en évidence une prévalence
élevée du paludisme pendant la grossesse, estimée à 46,67 %. Cette prévalence montre que le
particulier dans les zones endémiques. Les résultats ont révélé une corrélation statistiquement
significative entre l’infection palustre et l’âge des participantes, avec une atteinte plus
marquée chez les femmes âgées de 20 à 29 ans, qui représentent la tranche d’âge la plus
exposée. De plus, toutes les femmes âgées de 40 ans et plus dans cette étude étaient infectées,
bien que peu nombreuses, ce qui pourrait indiquer une vulnérabilité accrue dans cette tranche.
paludisme. Le 2ᵉ trimestre est ressorti comme la période la plus touchée par la maladie, ce qui
paludisme en particulier :
d'insecticide surtout pour les femmes enceintes et pour les enfants âgés de 0 à 5 ans.
· D'équiper nos hôpitaux et centre de santé de matériel adéquat pour faciliter le diagnostic du
paludisme et de prévenir la survenue les ses complication chez les femmes enceintes.
Au personnel de la santé :
sur le paludisme.
3. Mokuolu, O. A., et al. (2016). Malaria in pregnancy: Nigerian perspective. Nigerian
Medical Journal.
4. Ngole, M. M., et al. (2018). Malaria and pregnancy in Cameroon. International
Parasitology.
7. OMS. (2004). Paludisme et santé maternelle en Afrique subsaharienne.
8. OMS. (2014). Impact du paludisme sur la grossesse.
9. OMS. (2018). Stratégies de prévention du paludisme chez les femmes enceintes.
10. Organisation Mondiale de la Santé (OMS). (2022). Rapport mondial sur le paludisme.
11. Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP). (2019). Rapport annuel.
Cameroun.
12. Tcheutchoua, P. Y., et al. (2017). Paludisme gestationnel à Douala. Pan African
Medical Journal.