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Introduction à la physique quantique

Le document présente une introduction à la physique quantique, en expliquant les concepts fondamentaux tels que le rayonnement d'un corps noir, l'effet photoélectrique, et l'effet Compton. Il aborde également les lois de Planck et de Wien, ainsi que les spectres optiques et les séries de raies de l'hydrogène. Ces concepts illustrent les limites de la physique classique et la nécessité d'une approche quantique pour expliquer divers phénomènes physiques.

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Introduction à la physique quantique

Le document présente une introduction à la physique quantique, en expliquant les concepts fondamentaux tels que le rayonnement d'un corps noir, l'effet photoélectrique, et l'effet Compton. Il aborde également les lois de Planck et de Wien, ainsi que les spectres optiques et les séries de raies de l'hydrogène. Ces concepts illustrent les limites de la physique classique et la nécessité d'une approche quantique pour expliquer divers phénomènes physiques.

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I.

Introduction à la physique quantique

Les sciences physiques ont été partagées en deux parties jusqu’au 18eme siècle :

 La mécanique Newtonienne avec les lois qui décrivent les mouvements des
corpuscules (PFD, Théorèmes généraux, Equation de Lagrange …)
 L’électromagnétisme de Maxwell qui étudie les phénomènes ondulatoires du
rayonnement.

Le caractère interactif du rayonnement avec la matière se limitait uniquement à la force de


Lorentz.

Le 19eme siècle a connu plusieurs nouvelles expériences dont la physique classique ne pouvait
pas expliquer les résultats (Effet photoélectrique. Effet Compton. Rayonnement spectrale...).

1- Rayonnement d’un corps noir.


Le rayonnement électromagnétique est une énergie à caractère ondulatoire qui se propage
dans l’espace sans support matériel. Il est caractérisé par les champs dynamiques électrique
E(M, t) et magnétique B(M, t) ainsi qu’un vecteur d’onde k. Les relations de ces champs sont
reliées par les équations de Maxwell.

a- Spectre continu d’un corps noir.


Un corps noir est un objet « idéale ou théorique » parfaitement noir, ceci signifie qu’il absorbe
tous le rayonnement qu’il reçoit (l’absorptivité A=1, voir cours d’optique S2). A l’équilibre
thermodynamique, le rayonnement absorbé devient égale au rayonnement émis, ceci signifie
que l’émissivité devient égale à 1 (E=1). Pour une cavité quelconque, la puissance émise par
unité de surface 𝑹 = 𝑬 𝝈 𝑻𝟒 (relation de Stefan) ou σ = 5,67 10-8 (W/m2 K4) est la constante de
Stefan.

Figure 1
Pour un corps noir E=1 et 𝑅 = 𝜎 𝑇 4 . On considère une enceinte aux parois noires que l’on
suppose comme étant un corps parfaitement noir (Figure 1). Porté à une température T, ce corps
noir émet une densité d’énergie élémentaire 𝜌𝑇 (ν) que l’on peut analyser en fréquence, le
résultat du spectre d’émission est donné dans (Figure 2).

Figure 2

b- Loi de déplacement de Wien


Le spectre qui s’étend sur toute les longueurs d’onde a un maximum pour un λ𝑚𝑎𝑥 donnée telle
que λ𝑚𝑎𝑥 𝑇 = 2.898 10−3 mK. Cette loi indique que les maximas du spectre d’émission se
déplacent vers la gauche c.-à-d. vers les petites longueurs d’onde.

c- Loi de Rayleigh-Jeans : la catastrophe ultraviolette


8𝜋
La densité d’énergie du spectre est donnée par 𝜌𝑇 (ν) = b ν2 𝐾 𝑇 avec 𝑏 = et KT
𝐶3

correspond à l’énergie moyenne 𝜀̅ des oscillateurs harmoniques.


En physique statistique (Maxwell-Boltzmann) on a :
+∞
∫0 𝜀 𝑒 −𝛽𝜀 𝑑 𝜀
−𝑑 +∞
𝜀̅ = +∞ = [log (∫ 𝑒 −𝛽𝜀 𝑑 𝜀)]
∫0 𝑒 −𝛽𝜀 𝑑𝜀 𝑑𝛽 0

1
𝜀̅ = 𝐾𝑇, 𝛽 =
𝐾𝑇
L’énergie totale, par unité de volume, rayonnée par le corps noir est : 𝑢(𝑇) = ∫ 𝜌𝑇 (ν) 𝑑ν
avec

𝜌𝑇 (ν) = 𝑏ν2 𝐾𝑇 ⇒ 𝑢(𝑇) = 𝑏𝐾𝑇 ∫ ν2 𝑑ν

Cette loi, approximativement valable pour les basses fréquences, est inacceptable pour les
hautes fréquences. En effet, on a :
𝑢(𝑇) = 𝑏𝐾𝑇 ∫ ν2 𝑑ν −→ +∞ Lorsque ν−→ +∞ c.-à-d. λ−→ 0
D’où le nom de la catastrophe ultraviolette. Rappelons que le mot ultraviolet correspond au
rayonnement dont la fréquence est élevée et longueur d’onde petite (voir Figure 2).

d- Deuxième loi de Wien


Pour éviter ce désaccord, Wien propose une fonction décroissante en exponentielle dans
l’expression de 𝜌𝑇 (ν). L’expression proposée est :
−𝛽ν 1
𝜌𝑇 (ν) = 𝛼 ν3 𝑒 𝑇 , 𝛽≠
𝐾𝑇
e- Loi de Planck- Notion de Quanta
En 1900, Planck a montré qu’il est possible d’établir une expression théorique de 𝜌𝑇 (ν) en
accord avec les mesures expérimentales, et ce à condition de supposer que :
 Les oscillateurs qui composent la surface du corps noir émettent le rayonnement non
pas d’une façon continue, mais par paquets d’énergie, appelés Quanta.
 Un quanta (quantum) transporte une énergie égale à 𝜀 = ℎν. h est dite constante de
Planck ℎ = 6.625 10−34 𝐽. 𝑠, ν est la fréquence de l’oscillateur.
Ceci donne une nouvelle expression de 𝜌𝑇 (ν) telle que :
8πν2 hν
ρ(ν) =
c3 hν
eKT − 1
Montrer que :
 Si hν ≫ KT alors on peut retrouver la 2eme loi de Wien
 Si hν ≪ KT alors on peut retrouver la loi de Rayleigh-Jeans
2- Effet photoélectrique
Il correspond à l’émission des électrons lorsqu’un métal interagi avec un rayonnement
électromagnétique de fréquence convenable.
a- Dispositif expérimental

Figure 3
La photocathode (ou la cathode) reçoit une quantité d’énergie qui pousse les électrons à
s’éjecter, et par la suite, ils sont collectés par l’anode. Ce qui provoque la naissance d’un courant
électrique ( i ) qui peut être mesuré.

 Soit I l’intensité du rayonnement incident


 ν est la fréquence du rayonnement incident
 V la ddp entre l’anode et la cathode

On cherche à mesurer l’intensité du courant électrique (i) en fonction de V pour différentes


valeurs de l’intensité du rayonnement incident et de sa fréquence ν.

i
I3

I2 Figure 4

I1

V0 < 0 V
i
ν1

ν2 Figure 5

ν3

V01 V02 V03 V

Dans la figure 4, on présente les résultats de la mesure du courant ‘électrique (i) en fonction de
la différence de potentiel entre l’anode et la cathode V pour plusieurs valeurs de l’intensité du
rayonnement émis I. On remarque que i = 0 pour V < V0 ; ensuite ce courant croit avec le V
jusqu'à atteindre une valeur de saturation. Ceci veut dire que l’intensité du courant devient
proportionnelle avec l’intensité du rayonnement émis. V0 est indépendante de I d’après
l’expérience. Il est appelé le potentiel d’arrêt.

Dans la figure 5, on présente la variation de (i) en fonction de V pour différentes valeurs de la


fréquence du rayonnement incident. Cette mesure montre bien la dépendance du potentiel
d’arrêt vis-à-vis de la fréquence utilisée.

|V0|

Métal 1 Métal 2
Figure 6

νS1 νS2 ν

La figure 6 correspond à deux cathodes différentes, on remarque que |V0| varie linéairement
avec la fréquence ν. νS est appelée fréquence de seuil à partir duquel il y a apparition de l’effet
photoélectrique.
Remarque : Les lois de la physique classique restent incapables de donner une interprétation
correcte à ces résultats.

Concept d’Einstein (1905) : L’idée de quantification de Planck a inspirée Einstein pour apporter
une analyse permettant de trouver une interprétation satisfaisante et acceptable de l’effet
photoélectrique. Il a conclu que le rayonnement incident est constitué de paquets d’énergie
appelés photons dont l’énergie est 𝜀 = ℎ ν. La surface de la cathode reçoit une quantité

d’énergie 𝜀 = ℎ ν équivalente au travail d’extraction We de l’électron auquel s’ajoute


l’énergie cinétique de cet électron une fois éjecté. Ce qui mène à écrire l’équation
1
correspondante au bilan énergétique 𝜀 = ℎ ν = 𝑊𝑒 + 𝐸𝑐 = 𝑊𝑒 + 𝑚 𝑣2.
2

m est la masse de l’électron, v est sa vitesse lorsqu’il quitte la cathode pour atteindre l’anode.

 Quand ν = ν𝑆  Ec = 0  h ν𝑆 = 𝑊𝑒
 La mesure du potentiel d’arrêt permet de déterminer la vitesse de l’électron par la
1
relation 𝐸𝑐 = 𝑚 𝑣 2 = 𝑒|𝑉0 | = ℎ(ν − ν𝑆 )
2

 Le diagramme énergétique d’un conducteur permet de comprendre facilement les


résultats de l’effet photoélectrique (voir figure 7).

Ec
𝐸 = ℎν

0 Figure 7

We

} Bande de conduction
3- Photoionisation
Au lieu d’utiliser une plaque métallique comme cathode dans l’expérience de l’effet
photoélectrique, on peut utiliser une vapeur monoatomique, laquelle est irradiée par un
rayonnement électromagnétique de fréquence spécifique. (A est un atome quelconque)

ℎν + A − −−→ 𝐴+ + é𝑙𝑒𝑐𝑡𝑟𝑜𝑛 (é𝑗𝑒𝑐𝑡é)

0 Continuum

ℎν Cas de l’hydrogène

-13,6(eV) H(1s)

L’atome d’hydrogène dans son état fondamental H(1s) absorbe un photon dont l’énergie est
supérieure ou égale à l’énergie d’ionisation Wi. Il se trouve ensuite dans un état final ionisé H+
après avoir éjecté un électron. W𝑖 = ℎν

4- Effet Compton

Il s’agit d’une diffusion d’un rayonnement sur un électron, cette diffusion peut être considéré
comme une collision entre un photon et un électron. Elle est accompagnée d’une variation de
la longueur d’onde du rayonnement en fonction de l’angle de diffusion. Une fois de plus, la
physique classique reste incapable de donner une explication acceptable de ce phénomène.
L’effet Compton est constaté pour la première fois par Barkla en 1909. En 1912, Compton refait
l’expérience de la diffusion de Barkla. Il profite de l’apparition d’appareils de mesure plus
précis. Il obtient le profile spectrale ( Iν ) de la radiation diffusée en fonction la longueur d’onde
pour des valeurs différentes de l’angle de diffusion θ.
Montrer que :

𝜆𝑓 − 𝜆𝑖 = 𝜆𝑐 (1 − cos𝜃)


𝜆𝑐 = : la longueur d’onde Compton
𝑚𝑐

m : la masse de l’électron au repos

c : la vitesse de la lumière.

5- Spectres optiques

Les résultats de l’analyse spectroscopiques de la lumière émise par les gaz ont ouvert une voie
très prometteuse en physique atomique. Ces travaux ont été la base pour établir un nouveau
concept de l’édifice atomique.

 Spectre continu de la lumière : Soit un corps quelconque (métallique par exemple)


qu’on chauffe à une température élevée, ce corps émet un rayonnement lumineux qui
peut contenir tout type de longueur d’onde. On parle alors d’un spectre continu.
 Spectre discret (discontinu) : Lorsqu’un gaz est soumis à une décharge électrique, ce
gaz émet une lumière dont le spectre est dit discret. Ce spectre est généré par les
transitions électroniques (appelées aussi transitions radiatives) aux seins des atomes ou
des molécules qui constituent ce gaz.

6- Spectre de raies.
a- Principe de combinaison et loi de Bohr.
 Série de Balmer (lumière visible)
Balmer, en 1885, établi une représentation très précise pour expliquer que les raies les
plus intenses de l’hydrogène (𝐻𝛼 , 𝐻𝛽 , 𝐻𝛾 𝑒𝑡 𝐻𝛿 ) peuvent être décrites par une formule
empirique :

𝑛2
𝜆 = 𝜆0
𝑛2 − 4
Avec 𝜆0 = 3646 Å, 𝑛 = 3,4,5,6
Cette formule empirique a été corrigée par Rydberg pour l’étendre au domaine l’Ultra-
Violet 𝑛 = 7,8,9 …. La nouvelle formule de Balmer-Rydberg devient :
1 4 1 1 1 1
𝜎= = ( 2 − 2) = 𝑅 ( 2 − 2)
𝜆 𝜆0 2 𝑛 2 𝑛
Où 𝜎 = le nombre d’onde
R= la constante de Rydberg
𝑛 = 3,4,5 ….
1 𝑅
Pour n élevé, on remarque que les raies se resserrent et le nombre d’onde 𝜎 = =
𝜆 4
comme valeur limite. Aucune théorie ne pouvait expliquer ce spectre de raies à cette
époque.

 Série de Lyman (lumière Ultra-Violet)


Cette série est découverte dans la gamme de l’Ultra-Violet (UV), elle décrite par :
1 1 1
= 𝑅 ( 2 − 2)
𝜆 1 𝑛

Avec 𝑛 = 2,3,4,5 ….

 Série de Paschen (Lumière Infra-Rouge)


Cette série est découverte dans la gamme de l’Infra-Rouge (IR), elle décrite par :
1 1 1
= 𝑅 ( 2 − 2)
𝜆 3 𝑛

Avec 𝑛 = 4,5,6 ….
 Série de Brackett.
1 1 1
= 𝑅 ( 2 − 2)
𝜆 4 𝑛

Avec 𝑛 = 5,6,7 ….

 Série de Pfund.
1 1 1
= 𝑅 ( 2 − 2)
𝜆 5 𝑛

Avec 𝑛 = 6,7,8 ….

De manière générale, le spectre de l’atome d’hydrogène peut être décrit par la relation :

1 1 1
= 𝑅 ( 2 − 2)
𝜆 𝑚 𝑛

Avec 𝑛, 𝑚 ∊ ℕ 𝑒𝑡 𝑛 > 𝑚

 Termes spectraux et principe de combinaison de Ritz (1908).


On peut remarquer que le nombre d’onde σ peut être défini comme une différence entre
𝑅
deux termes, appelés termes spectraux, de type 𝑇𝑛 =
𝑛2
𝟏 𝑅 𝑅
= 𝑻𝒎 − 𝑻𝒏 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑇𝑚 = 2
𝑒𝑡 𝑇𝑛 = 2
𝝀𝒎,𝒏 𝑚 𝑛
Appelé principe de combinaison de Ritz.
Niels Bohr, en 1913, rajoute le principe de photon au principe de combinaison de Ritz
et permet d’écrire :
𝑐
ℎ = ℎ𝜈𝑚,𝑛 = ℎ𝑐 (𝑇𝑚 − 𝑇𝑛 )
𝜆𝑚,𝑛
ℎ𝜈𝑚,𝑛 = 𝐸𝑛 − 𝐸𝑚 Loi de Bohr

Avec 𝑬𝒏 𝒆𝒕 𝑬𝒎 sont les valeurs de l’énergie de l’atome d’hydrogène avant et après

l’émission du photon dont l’énergie est ℎ𝝂𝒎,𝒏 .

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