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Chapitre 2 L'Entreprise Et Son Environnement

Le document présente le concept d'entreprise et son environnement, en expliquant les différentes approches pour définir une entreprise : classique, systémique et sociologique. Il aborde également les finalités économiques, humaines et sociétales des entreprises ainsi que leur classification selon divers critères. Enfin, il souligne l'importance du management dans la réalisation des objectifs organisationnels et la performance de l'entreprise.
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Chapitre 2 L'Entreprise Et Son Environnement

Le document présente le concept d'entreprise et son environnement, en expliquant les différentes approches pour définir une entreprise : classique, systémique et sociologique. Il aborde également les finalités économiques, humaines et sociétales des entreprises ainsi que leur classification selon divers critères. Enfin, il souligne l'importance du management dans la réalisation des objectifs organisationnels et la performance de l'entreprise.
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Université Mohammed Premier

Faculté Pluridisciplinaire de NADOR


Département : Economie et Gestion

Introduction au Management

Semestre 1 :

Filières : Management des PME – PMI


CCA - BA

Support de cours

Chapitre 2. L’entreprise et son environnement

Prof : HANIN

1
Chapitre 2. L’entreprise et son environnement

Le Management et l’Entreprise sont deux notions étroitement associées, en pratique et en


théorie. De la qualité du management vont dépendre le degré de réalisation des objectifs de
l’organisation et sa performance.

Il est donc essentiel de définir l’entreprise. Il est difficile d’enfermer dans une définition unique
le sens d’un mot comme entreprise qui s’applique aussi bien à un complexe industriel, qu’à un
cabinet de conseil ou bien encore à un petit commerçant.

En effet il est possible d’appréhender les entreprises en général sous plusieurs angles
différents, chacun se focalisant sur des aspects particuliers.

I. Le concept d’entreprise :

Ce terme évoque des représentations différentes en fonction des domaines (juridique,


économique, etc.) auxquels on se réfère. Il est parfois remplacé par firme, société, institution,
organisation.

Ce terme privilégie l'aspect juridique d'une activité économique car il n'existe pas de
définition juridique de l'entreprise. En droit, on oppose l'entreprise individuelle qui
Société :
s'identifie à celui qui la dirige (commerçant, artisan) à l'entreprise sociétaire créée par le
contrat de société.

Terme économique pour désigner un acteur économique produisant des biens et des
Entreprise :
services à destination d'un marché.

Terme anglo-saxon, usité dans les théories économiques mais pas en gestion, que l'on
Firme :
retrouve parfois actuellement dans la dénomination sociale : « firme service ».

Ensemble de structures définies par la loi ou la coutume pour répondre aux intérêts
Institution : collectifs d'un groupement, d'une région, d'un pays : les institutions bancaires par
exemple.
Est « un ensemble de moyens structurés constituant une unité de coordination ayant des
Organisation frontières identifiables1 fonctionnant en continu en vue d'atteindre un ensemble
d'objectifs partagés par les membres participants ». (S. P. Robbins)

2
Une entreprise est un groupement humain hiérarchisé qui met en œuvre des moyens
intellectuels, physiques et financiers pour produire former, distribuer les richesses
conformément à des buts définis pour réaliser un profit.

L’entreprise est au cœur de tout système économique, elle est en effet, le nœud élémentaire et
la base de l’activité économique. Il n'existe pas de définition universelle de l'entreprise. Elle
dépend de l'approche que l'on choisit. Il existe trois types d'approche : l'approche classique,
l'approche systémique et l'approche sociologique.

1. L’approche classique (traditionnelle)

Selon l'approche classique (appelée aussi approche économique), l'entreprise est considérée
comme une unité de production des biens et des services, mais aussi une unité de répartition.

1.1. L’entreprise comme unité de production

Pour fabriquer des biens et des services, l’entreprise doit combiner différents facteurs de
production. Le but de l’entreprise est d’atteindre l’efficacité maximale afin de minimiser les
coûts et par conséquent maximiser les profits. Pour cela elle recherche la meilleure combinaison
possible des facteurs de production dont elle dispose.

3
Facteurs de
Composition Liens avec la production
production
Heures de main-d’œuvre du Les salariés d’une entreprise participent à la
TRAVAIL
personnel plus ou moins qualifié. réalisation de plusieurs cycles de production.
CAPITAL Ces biens permettent la réalisation de plusieurs
Terrains, immeubles, machines,
TECHNIQUE cycles de production. L’achat de ces biens porte

FIXE le nom d’investissement.
Ces biens disparaissent ou sont incorporés au
CAPITAL
Matières premières (Carburants, produit fini à chaque cycle de production.
TECHNIQUE
bois, …) L’utilisation de ces biens porte le nom de
CIRCULANT
consommations intermédiaires

1.2. L’entreprise comme unité de répartition

Les richesses créées (la valeur ajoutée) servent par la suite à rémunérer l’ensemble des agents
économiques ayant participé à l’activité de production. La valeur ajoutée représente la
contribution réelle de l'entreprise à la richesse nationale (PIB).

La part de chaque agent dans la richesse créée dépend du degré de participation de celui-ci dans
l’activité économique de l’entreprise.

Agents rémunérés Type de rémunération


Le personnel Salaires
L’Etat Impôts
Richesses
Organismes sociaux Cotisations sociales
Créées par
Les prêteurs (banques et autres) Intérêts
l’entreprise
Les apporteurs de capitaux (les actionnaires) Dividendes (Bénéfices distribués)

L’entreprise elle-même Réserves (Bénéfices non distribués)

4
2. L’approche systémique
A la différence de la démarche analytique qui consiste à étudier les parties (les éléments de
manière isolée), l’analyse systémique consiste à étudier l'ensemble des éléments et leurs
interactions.

Un système est un ensemble d'éléments reliés par un ensemble de relations. Il a toujours une
frontière, est composé d'organes qui sont en interaction, est ouvert sur son environnement et est
toujours orienté vers un but, objectif, et finalité.

Exemple :

La faculté par exemple est une organisation composée de :

• Éléments organiques ; l’administration, les professeurs, les étudiants…


• Éléments non organiques ; ensemble de relations entre les individus.

De ce fait, la faculté comme d’ailleurs l’entreprise sont des organisations structurées (chacun a
sa place et sa fonction dans l’établissement). Cette organisation est également appelée un
système.

Un système est donc « un ensemble d’éléments en interaction dynamique organisé en fonction


d’un but ». Le système transforme des flux, s’ajuste pour atteindre les objectifs fixés et réagit à
son environnement et le transforme.

La théorie des systèmes considère que tout système est constitué de cinq éléments :

➢ Des inputs qui entrent dans le système : pour une entreprise, ce sont essentiellement les
achats effectués auprès des fournisseurs.
➢ Un processus, c'est à dire une suite d'opérations au cours desquelles ces inputs sont
transformés.
➢ Des outputs, ce sont des éléments plus élaborés qui ressortent du système : ce sont les
ventes.
➢ L'environnement. Tout système existe dans un environnement
➢ Des buts ou objectifs : les entreprises cherchent à se développer et à assurer leur pérennité,
leur survie, ce qui passe par la recherche de bénéfices.

5
2.1. Définition de l’entreprise selon l’approche systémique

L’entreprise est un système car :

➢ Elle est composée d’éléments (services et fonctions) ;


➢ Il existe des interactions entre ces éléments (par exemple le lien entre la fonction des
RH et celle de la production permet de déterminer le nombre de salariés) ;
➢ Elle est ouverte sur son environnement ( par exemple, la fonction de recherche &
développement s'ouvre sur les universités et les centres de recherche ; la fonction des RH
recherche des demandeurs d’emploi auprès, entre autres, de l’ANAPEC ; la fonction comptable
entretient des relations avec l’administration fiscale, la fonction financière a des relations avec
les banques, la bourse, les actionnaires ; le service approvisionnement entretient des relations
avec les fournisseurs ; la fonction commerciale entretient des relations avec les clients, etc.) ;
➢ Enfin, elle est finalisée c’est-à-dire qu’elle orientée vers un but précis.

2.2. Caractéristiques du système-entreprise

L’entreprise en tant que système présente trois caractéristiques :

a. L’entreprise est un système finalisé


La finalité de l’entreprise est sa raison d’être et le but général qui justifie sa création. Dans le
système capitaliste, la finalité la plus générale d’une entreprise privée est d’assurer sa pérennité,
et pour ce faire elle doit générer certain niveau de profit, voire de le maximiser.

- Finalité à caractère personnel (prestige, pouvoir, profit et sécurité de l’entrepreneur et


des dirigeants, …)

- Finalité à caractère institutionnel : d’abord économique, il s’agit de la survie et du


développement de l’entreprise, Ensuite sociale, il s’agit de la satisfaction du
personnel de cette entreprise.

NB : Il ne faut pas confondre entre la finalité, les buts et les objectifs. En effet, la finalité se
décline en buts plus précis mais qualitatifs (non-mesurables) assortis d’objectifs quantitatifs
(mesurables et chiffrés).

b. L’entreprise est un système ouvert : dans la mesure où elle est en relations avec son
environnement (Flux d’entrée et de sortie avec son environnement).
c. L’entreprise est un système dynamique : en constante évolution, du fait entre autres des
modifications de son environnement.

6
d. L’entreprise est un système régulé : de manière à essayer d’atteindre constamment ses
objectifs grâce à la prise de décision.

e. L’entreprise est un système organisé et structuré : doté d’une structure de


fonctionnement (organes) permettant d’assurer la coordination des éléments du système (les
liaisons). C’est-à-dire que les taches sont bien déterminées et affectées, le travail est bien
coordonné, les responsabilités et les pouvoirs sont attachés et répartis, les liens sont bien
tracés entre les différents services et fonctions.

On y distingue parmi ses organes :

- Les organes permanents : le directeur, chef d’usine, …


- Les organes non permanents : unité d’étude, commission d’enquête, …
- Les organes règlementaires : le conseil d’administration, de surveillance, …

Quant aux liaisons entre organes permanent, ils peuvent être :

- Hiérarchiques : autorité d’une personne sur la totalité de l’activité de l’autre personne.


- Fonctionnelles : c’est l’autorité de compétence d’une personne sur l’autre mais limitée à
son domaine de spécialité.
- Conseils : il s’agit de spécialistes qui assistent un membre de la hiérarchie dans ses
décisions.

3. L’approche sociologique

L’approche sociologique s’intéresse à l’élément humain (social) dans l’entreprise. En effet,


selon cette approche, l’entreprise est une cellule humaine qui est composée de trois acteurs
principaux les apporteurs de capitaux (les actionnaires), les dirigeants, et les salariés. Ces trois
acteurs ont des objectifs et des stratégies individuelles différentes :

• Les apporteurs de capitaux : leur logique est purement financière, ils recherchent avant
tout la rentabilité de leurs placements. Leur but est de garantir leurs gains et si possible de les
augmenter ;
• Les dirigeants : leur logique est la maximisation des performances de l’entreprise évaluées
par la rentabilité économique des capitaux. Leur but consiste à garantir leur place et à élargir
leur pouvoir ;

7
• Les salariés : leur logique est l’épanouissement et la sécurité de l’emploi. Ils ont pour but
de garantir leur emploi, si possible en réalisant un travail intéressant dans de bonnes conditions
matérielles et psychologiques. La source de leur pouvoir est le savoir-faire. Leur stratégie est
celle de l’adhésion, c’est-à-dire de l’attrait de la carrière.

4. Les Finalités de l’entreprise

Les finalités ou missions de l’entreprise sont les raisons pour lesquelles a eu lieu sa création. Il
s’agit de répondre aux questions : « Pourquoi avons-nous créé l’entreprise ? » ; « Que voulons-
nous devenir ? ».

4.1. Les finalités économiques

Elles concernent l’entreprise ou l’économie du pays, telles que :

- Le profit ; - Produire et distribuer des biens et des services


- La croissance ; - La pérennité (survie de l’entreprise) ;- Préservation du patrimoine

4.2. Les finalités humaines

Elles concernent les personnes travaillant dans l’entreprise

a) Les créateurs ou dirigeants : renommée, prestige, accomplissement personnel…

b) Le personnel :

- Création de nouveaux emplois ; - Reconversion professionnelle ; - Limiter les licenciements


- Participer à la formation continue ; - Participer à la formation professionnelle ;
- Insérer des jeunes diplômés

4.3. Les finalités sociétales et écologiques

Elles concernent la société (la population extérieure à l’entreprise) :

- Services à la société : Transport ; formation ; télécommunications…


- Indépendance nationale : Parfois, l’Etat crée une entreprise publique (contrôlée par elle à
100%) pour qu’elle ne soit plus dépendante d’autres pays.
- Respect de l’environnement écologique par le traitement des déchets.

8
II. Classification des entreprises

Pour effectuer un classement des entreprises, on utilise des critères permettant de faire des
regroupements. Il est par ailleurs intéressant d’étudier les évolutions dans le temps du résultat
de ces classifications.

1. Les critères de classification des entreprises :

En raison de la diversité des entreprises, de multiples classifications sont opérées.

Critères juridiques :

En fonction de la personne qui détient le capital et des objectifs retenus par l’entreprise,
on distingue deux types d’entreprises selon le critère juridique :

Entreprises publiques : leur capital est détenu totalement ou en partie par l’Etat ou les
collectivités publiques.

Entreprises privées : où on distingue les entreprises individuelles dans lesquelles un seul


propriétaire assume tous les risques financiers (c’est le cas des artisans et des commerçants)
ensuite il y a les sociétés où plusieurs associés assument tous les risques (société de
personnes) ou une partie seulement (société de capitaux : SA, SARL).

Critères dimensionnels

Les éléments ci-dessous pris séparément ou ensemble permettent de distinguer les petites,
moyennes et grandes entreprises.

Le chiffre d’affaires Il permet de mesurer la part de marché par rapport à ses concurrents.

La valeur ajoutée Elle permet de mesurer la richesse créée.

L’effectif Il dépend des contraintes de la fonction productive.

Les capitaux propres Ils mesurent les fonds apportés par les propriétaires.

Le résultat de Il traduit la performance de l’entreprise. Mais il dépend de


l’entreprise l’application des règles fiscales et comptables.

9
Critères basés sur l’activité

Selon la nature de leur activité, les entreprises sont aussi classées par branche* ou par
secteur**. Une même entreprise peut se trouver classée dans plusieurs branches ; elle est par
contre toujours classée dans un même secteur, celui qui correspond à son activité principale.

Ainsi l’entreprise ONCF qui a de nombreuses activités est classée dans plusieurs branches et
dans un secteur qui correspond à son activité principale, les transports.

Transport, télécommunication, agroalimentaire, …

* Branche : Ensemble d’entreprises qui produisent une même catégorie de biens.


**Secteur : Ensemble d’entreprises ayant la même activité principale.

1.1. Critères juridiques :


1.1.1. Les entreprises publiques : leur capital est détenu totalement ou en partie par l’Etat ou
les collectivités publiques, l’apparition de ce secteur au Maroc est liée à des raisons politiques,
économiques et sociales. Un certain nombre d’entreprises appartenant à ce secteur ont été
privatisées depuis 1990. L’Etat n’a conservé que les entreprises publiques jugées d’intérêt
stratégique pour le pays. (Comme la Royale Air Maroc, par exemple)

On distingue ici :

• Les entreprises publiques : L’Etat détient l’intégralité du capital, et possède le pouvoir


absolu de décision et de gestion.
• Les entreprises semi-publiques : ce sont des entreprises contrôlées par les pouvoirs
publics (choix d’investissement, niveau des prix, emploi…) mais où des personnes
privées participent au financement ou à la gestion

1.1.2. Les entreprises privées où on distingue :

• Les entreprises individuelles dans lesquelles un seul propriétaire assume tous les
risques financiers (c’est le cas des artisans et des commerçants) ;
• Les sociétés qui permettent de regrouper les apports de plusieurs associés
➢ Société de personnes où plusieurs associés assument tous les risques
➢ Société de capitaux où une partie seulement des risques est assumé (SA, SARL).

10
• Les entreprises de l’économie solidaire (Autres entreprises) : Le concept d'économie
sociale et solidaire (ESS) désigne un ensemble d'entreprises organisées sous forme de
coopératives, mutuelles, associations, ou fondations, dont le fonctionnement interne et
les activités sont fondés sur un principe de solidarité et d'utilité sociale.

Ces entreprises adoptent des modes de gestion démocratiques et participatifs. Elles encadrent
strictement l'utilisation des bénéfices qu'elles réalisent : le profit individuel est proscrit et les
résultats sont réinvestis.

a. Les sociétés de personnes :

Les sociétés désignées comme des “sociétés de personnes” sont des structures dans lesquelles
il existe un lien fort entre les associés,

Les associés choisissent délibérément de créer leur entreprise ensemble, souvent en raison d’un
fort lien personnel ou de la poursuite d’intérêts communs.

Les sociétés de personnes se distinguent des sociétés de capitaux. Ces dernières sont axées sur
les apports des associés au capital de la société. L’identité des associés n’est pas aussi
importante que dans les sociétés de personnes et la responsabilité des associés est généralement
limitée à leur apport. La bonne entente des associés est nécessaire dans une société de personne,
car les associés sont tous personnellement responsables des dettes de la société de
manière indéfinie et solidaire.

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b. Les sociétés de capitaux

Les sociétés de capitaux se focalisent sur les apports des associés au capital social de
l’entreprise. Le capital social a vocation à changer de mains plus simplement que dans les
sociétés de personnes, ce qui facilite l’entrée et la sortie de tout associé du capital de la société.

• Une personne physique : définit un individu vivant, homme ou femme, avec des droits subjectifs
et des devoirs prévus par le droit
• Une personne morale désigne un regroupement d’individu autour d’intérêts communs,
dissemblable des personnes physiques qui l’ont créé. Ce sont des sociétés, des collectivités, des
organisations non gouvernementales (ONG) ou des associations.

1.2. Critères dimensionnels :

Selon l’effectif employé : Ce critère est retenu notamment en matière de législation sociale,
son application conduit à distinguer les petites entreprises (PE), les PME, et les grandes
entreprises, le plus souvent c’est le critère de l’effectif qui est retenue pour réaliser cette
partition :

France USA
Effectif Taille de l’entreprise Effectif Taille de l’entreprise

1–9 Très petite 1 – 250 Petite entreprise

10 – 49 Petite entreprise 250 – 500 Moyenne entreprise

50 – 499 Moyenne entreprise > 500 Grande entreprise

> 500 Grande entreprise

Selon le chiffre d’affaires et la valeur ajoutée : Le chiffre d’affaires représente la somme des
ventes réalisées par l’entreprise, le code des investissements considère comme PME toute
entreprise dont le CA ne dépasse pas 10 millions dh, ce critère est fréquemment utilisé par la
presse économique qui publie chaque année un classement des 100 ou 200 premières entreprises
d’après leur CA.

12
1.3. Classification selon la nature économique

1.3.1. Classification par secteur d’activité (sectorielle)

La répartition la plus classique des entreprises selon la nature des activités est celle de Colin
Clark qui découpe le système productif en trois grands secteurs :

• Le secteur primaire : regroupe les entreprises liées à l’exploitation du milieu naturel,


et aboutissement à la mise en disposition de matières première (agriculture, pêche…
extraction minière…).
- Agriculture ➔Légumes, fruits, céréales…
- Pêche ➔Poissons, fruits de mer…
- Elevage ➔Lapins, vaches…
- Mines ➔matières brutes (charbon, fer, cuivre…)

• Le secteur secondaire : rassemble les entreprises qui réalisent la transformation des


matières premières en bien de production ou bien de consommation (industrie, BTP)

• Le secteur tertiaire : inclut les entreprises réalisant la production de services


(commerciaux, banque, assurance, transport…).

Clark introduit une nouvelle conception : « lois des trois secteurs » le développement
économique est lié à l’évolution de la part de chacun des 3 secteurs dans l’activité économique :

• Au départ, c’est le secteur primaire qui est dominant


• Puis, le secteur secondaire, se développe pour dépasser le secteur premier
• En fin, le secteur tertiaire prend de l’importance et devient à petit dominant.

En plus de la classification de Colin Clark il y a aussi la classification de l’Institut Française


des Statistiques et Etudes Economiques (IFSEE), par secteur d’activité, branche, et filière ;

D’aucuns aujourd’hui, parlent du secteur quaternaire : il concernerait les prestations


intellectuelles (en général, cette appellation désigne les sociétés de conseil informatique).

La nomenclature marocaine définit 9 secteurs et 49 branches d’activités économiques.

• Le secteur : ensemble des entreprises ayant la même activité principale.

13
• Branche : ensemble d’unité de production fournissant un même produit ou service.
• Filière : « filière est une chaîne d’activité, de relations entre fournisseurs, clients et
entreprise complémentaires occupant chacune un stade du processus de production,
allant de la matière première au produit fini, c’est un système global et cohérent qui
limite la dépendance vis-à-vis de l’extérieur ».

La filière regroupe l’ensemble des entreprises qui mettent un produit à disposition d’un
consommateur final grâce à une succession d’opération qui se complètent.

1.3.2. Classification par secteur d’activité (sectorielle)

Chaque secteur (activité principale) est constitué par un ensemble d’opérations (entreprises) :

- Secteur primaire :

Entreprises agricoles : où le facteur naturel est prédominant et qui sont influencées par
les variations climatiques (pluie, sécheresse, tempêtes, soleil…)

- Secteur secondaire :

Entreprises industrielles : qui font de la transformation des matières premières en


produits finis.

- Secteur tertiaire :

Entreprises commerciales : qui vendent des biens sans transformation, elles se divisent
en :

Grossistes : qui achètent en grande quantité directement chez le fabricant et vendent


en grande quantité aux revendeurs.

Semi-grossistes : achètent du grossiste et vendent aux détaillants.

Détaillants : vendent directement au consommateur final, ils peuvent acheter soit du


semi-grossiste, soit du grossiste ou du fabricant lui-même.

Parfois, le grossiste peut vendre directement au consommateur final sans passer par les semi-
grossistes ou détaillants

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Entreprises de prestation de services : fournissent un travail sans fabriquer d’objets, soit pour
le vendre à :

- D’autres entreprises : services de production (transport du personnel, études, publicité…)

- Aux individus : services de consommation (transport commun, formation…)

Entreprises financières : collectent des ressources monétaires auprès des personnes à forte
capacité de financement et les distribuent aux personnes ayant un besoin de financement.

Classification d’entreprise

Classification
Classification juridique Classification économique
dimensionnelle

1- Entreprise privée 1.Selon l’effectif 1. Classification de Colin


- Entreprise individuelle 2.Selon chiffre d’affaires Clark
- Entreprise sociétaire 3.Selon valeur ajouté - Le secteur primaire
• Société de personne 4.Selon les capitaux - Secteur secondaire
➢ Société en commodité propres - Le secteur tertiaire
simple (CS) On distingue : 2. Classification de l’IFSEE
➢ Société non collectif - Les secteurs
• Petite entreprise
(NC) - Branches
• Moyenne entreprise
• Société des capitaux - Filières
• Grande entreprise
➢ Société anonyme (SA)
➢ Société en commodité
par action
- Entreprise de l’économie
solidaire
➢ Coopérative
➢ Mutuelle
2- Entreprise publique
- Entreprise publique
- Entreprise semi publique

15
III- L’environnement de l’entreprise
L’entreprise est un système ouvert, elle entretient des relations constantes avec son
environnement. L’environnement a des incidences sur le comportement de l’entreprise, mais
cette dernière influence également son environnement

L’entreprise s’insère dans son environnement local, national et international. Cet


environnement doit être pris en compte par la firme dans ses composantes économiques,
juridique, politique, culturelle, sociale et technologique.

1.1. Définition de l’environnement

Le Robert définit l’environnement comme : « ensemble des conditions naturelles et culturelles


susceptibles d’agir sur les organismes vivants et les activités humaines ».

Pour le dictionnaire économique et social :

L'environnement peut se définir comme "l'ensemble des forces extérieures qui agissent et
réagissent au profit et à l'encontre de l'entreprise. Il regroupe tous les facteurs sociologiques,
économiques, juridiques et technologiques, qui ont une incidence sur la vie de l'entreprise".

L'environnement est un ensemble de facteurs pertinents qui sont en mouvement continu et qui
sont en interaction entre eux et avec l'entreprise.

L’environnement peut exercer sur l’entreprise une action négative en freinant son
développement ou une action bénéfique en lui permettant de se développer.

Inversement l’entreprise agit sur son environnement : elle intervient sur la vie locale par la
suppression ou la création d’emplois. Elle influence les habitudes et les rythmes de vie. Parfois
elle pollue son environnement.

C'est dans ce contexte que Michel MARCHESNAY, professeur en management stratégique,


affirme l'existence de trois grandes strates dans l'analyse de l'environnement de
l'investissement. En effet, selon lui, l'environnement d'une entreprise se caractérise par trois
niveaux, souvent mis en avant de manière inégale : le niveau macro, le niveau méso et enfin, le
niveau micro.

L’environnement est constitué de tous les éléments extérieurs à l’entreprise qui ont une
influence sur elle. On distingue :

16
 Le micro environnement : C’est l’environnement spécifique de l’entreprise, composé
d'agents en contact direct avec l'entreprise fournissant les éléments essentiels à son
fonctionnement et absorbant les produits de son activité (clients, fournisseurs, sous-
traitants, concurrents, …).

Le Micro-environnement de l’entreprise est constitué par ses partenaires sur le marché. Cet
environnement peut être divisé en deux sous-espaces :

Le Marché aval : Il concerne les outputs en mettant l'entreprise en position d'offreur. Il se


compose de la demande et de la concurrence.

Demande : client, consommateur

Concurrence : entreprises proposant des offres similaires sur le même marché et s’adressant à
la même clientèle

Le Marché amont (Partenaires) : Il concerne les inputs en mettant l'entreprise en position de


demandeur. Il s'agit d'un ensemble d'agents situés eux-mêmes sur des marchés spécialisés où
ils occupent une position d'offreur :

*Distributeurs * Fournisseurs de matières premières et d’équipement

*Financier * Marché du travail *Marché de l'information

L’étude de marché :

Les clients Les fournisseurs Les concurrents

- Identifier les besoins - Déterminer leur nombre -Déterminer les concurrents directs
(biens similaires) et les concurrents
- Déterminer leur nombre - Evaluer leur taille et leur
indirects (biens de substitution).
pouvoir
- Evaluer leurs forces et
-Apprécier leur force et leur pouvoir.
leur pouvoir -Apprécier les fournisseurs
qui disposent d’un -Envisager les évolutions en termes de
- Envisager les évolutions
monopole… rapport de force

- Envisager les évolutions. -Déterminer s’il est difficile d’entrer


dans le secteur (barrières à l’entrée) ou
d’en sortir (barrières à la sortie)

17
 Le méso-environnement : représente les caractéristiques du jeu concurrentiel dans le
secteur. Un secteur d’activité ne se trouve pas dans le même état selon les pays où l’on peut
observer des différences au niveau de l’intensité de la demande.

 Le macro environnement : environnement général de l’entreprise qui intègre les aspects


sociologiques, économiques, juridiques, techniques … tant nationaux qu’internationaux.

Démographiques Culturels Juridiques Economiques Technologiques

Structure par Etat et Règlement, Croissance Etat et évolution des


âges, natalité, évolution des interdiction, économique, évolution connaissances,
mortalité, valeurs et des conditions des prix, politique, nouveaux produits,
projection future croyances, de garantie, économiques de l’Etat diffusion
de la pyramide niveau conditions (impôt, taux internationale de
des âges… d’éducation… de vente... d’intérêt…) l’innovation…

Afin de mieux examiner l'importance de ces différentes variables dans l'environnement de


l'entreprise et donc son management, un modèle connu sous le terme de « modèle PESTEL » a
été conçu. Ce modèle PESTEL regroupe les six principaux facteurs macro-environnementaux
pouvant être en mesure d'influencer, positivement ou négativement, le développement d'une
entreprise. Nous avons fait le choix d'appliquer ce modèle à l'exemple d'un producteur
d'automobiles.

• Le facteur politique : à travers ce facteur, il s'agit de prendre en considération la politique


gouvernementale et fiscale mise en place en matière automobile, la stabilité étatique, l'état du
commerce extérieur...
• Le facteur économique : à travers ce facteur, il s'agit de prendre en considération les
cycles économiques, la politique monétaire et des variables telles que le taux d'inflation,
d'intérêt, de chômage, le revenu disponible ou encore l'évolution du PNB.

18
• Le facteur sociologique : à travers ce facteur, il s'agit de prendre en considération la
démographie du pays, la distribution des revenus, l'attitude des individus face au loisir et au
travail, leurs modes de consommation en matière d'automobiles.
• Le facteur technologique : à travers ce facteur, il s'agit de prendre en compte les
dépenses publiques en R&D, les investissements privés sur la technologie, le taux
d'obsolescence de certaines pièces automobiles, le dépôt de nouveaux brevets ou encore l'état
du parc automobile actuel.
• Le facteur écologique : à travers ce facteur, il s'agit de prendre en considération les lois
sur la protection de l'environnement, la consommation d'énergie ou encore l'importation du
pétrole.
• Le facteur légal : à travers ce facteur, il s'agit de prendre en considération les normes de
sécurité routière, les lois sur les monopoles, la législation routière...

Par conséquent, le macro-environnement renvoie bien aux grands courants d'évolution de la


société tels que la démographie, le système politico-légal, l'économie, la technologie ou encore
la culture.

1.2. Les parties prenantes de l’entreprise

Les parties prenantes de l’entreprise regroupent l’ensemble des acteurs qui ont un intérêt dans
les activités de l’entreprise. Ces parties prenantes peuvent :

• Participer à sa vie économique (salariés, clients, fournisseurs, actionnaires)


• Observer et/ou influencer son comportement en interne et en externe (syndicats, ONG)
• Être affectées, directement ou indirectement, par ses activités (communautés locales,
collectivités locales, État...) de façon positive ou négative.

Ces parties prenantes sont plus ou moins liées à l’entreprise et à sa création de richesses. Elles
sont de nature très diverse et englobent une grande partie des acteurs économiques et sociaux.

1.2.1. A l'intérieur de l'entreprise

a. Les salariés

Les salariés apportent bien évidemment leur force de travail à l’entreprise que ce soit dans le
domaine de la production elle-même ou de l’organisation, la comptabilité, la vente…

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Mais ce n’est pas leur seule influence, ils sont aussi une force de proposition pour améliorer la
production ou l’organisation de l’entreprise. Cette force de proposition peut aussi devenir une
force d’opposition et entrave la production lorsque les salariés sont mécontents. Ces
mouvements peuvent être accompagnés par les syndicats qui sont présents dans certaines
entreprises.

b. Les dirigeants

Au sommet de la hiérarchie de l’entreprise on trouve un directeur général qui peut être aussi le
président du groupe. Ce directeur général n’est pas forcément le propriétaire de l’entreprise
dans le cas d’une société par actions. Il peut être lui-même un salarié au service des actionnaires
engagé pour diriger l’entreprise.

c. Les propriétaires

Le propriétaire peut être le fondateur et dirigeant de l’entreprise, mais dans les sociétés par
actions les propriétaires sont les actionnaires. Ceux-ci disposent d’un pouvoir de décision égal
au nombre d’actions détenues. Ils décident des grandes orientations de la société, nomment un
directeur général et se partagent une partie des bénéfices sous forme de dividendes versés une
ou plusieurs fois dans l’année (en fonction là aussi du nombre d’actions).

Ces actionnaires ne siègent pas toujours ils peuvent désigner des membres pour les représenter
au Conseil d’Administration (CA).

1.2.2. Les parties prenantes externes à l'entreprise

a. En amont : les fournisseurs

Ces fournisseurs sont des entreprises partenaires qui vont procurer les biens et les services
nécessaires à la production. C’est ce que l’on appelle le capital circulant.

Dans l’économie mondialisée, les fournisseurs sont de plus en plus des sous-traitants implantés
à l’étranger. Certaines entreprises font fabriquer une grande partie de leur production par des
sous-traitants se contentant ensuite d’assembler les produits (cas d’Apple) ou de les
commercialiser (cas de Nike). Le sous-traitant fabrique donc tout ou une partie d’un produit au
service d’une entreprise donneuse d’ordre.

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b. En aval : les clients

Les clients sont donc les consommateurs du produit. Ils sont intéressés par le prix ou la qualité
de ceux-ci. L’entreprise se doit de bien informer les consommateurs et de réagir à leur
mécontentement (numéros d’appel pour les consommateurs, publicité…). Elle se doit aussi de
bien cerner leurs besoins (études de marché).

Les consommateurs peuvent aussi se regrouper pour influencer les entreprises, c’est le
mouvement consumériste né aux Etats-Unis dans les années 1960. Par exemple, il existe des
associations de défense des consommateurs.

c. Autres parties prenantes en périphérie (externes)

• L’Etat est partie prenante dans l’entreprise car il accorde des subventions et surtout met en
place des législations qui concernent la production, L’Etat prélève aussi des ressources à
l’entreprise (impôts sur les bénéfices…).
• Les banques assurent le financement de l’activité de l’entreprise. Elles attendent de
l’entreprise le remboursement des sommes empruntées ainsi que le paiement d’intérêts.
• Les associations et ONG : peuvent aussi entrer en relation avec les entreprises pour la
défense des consommateurs mais aussi pour celle de l’environnement (Greenpeace par
exemple) ou des populations (contre le travail des enfants par exemple pour lequel Nike avait
été accusé dans les années 1990).
• Les syndicats défendent les droits des salariés dans leur ensemble

Les intérêts des parties prenantes peuvent évoluer dans le temps et peuvent être contradictoires
ou convergents selon la période. Les parties prenantes peuvent contester ou partager le pouvoir
des dirigeants. Elles peuvent entretenir avec ces derniers des relations conflictuelles ou
partenariales.

Qu'est-ce qu'un contre-pouvoir ?

Un contre-pouvoir est un groupement organisé agissant pour limiter le pouvoir d'un


décideur. Les parties prenantes d'une entreprise exercent un contre-pouvoir1 lorsqu'elles

1
Cyert et March ont montré que le fonctionnement d'une entreprise pouvait être décrit comme une coalition d'acteurs (parties
prenantes) dont les objectifs sont souvent contradictoires. Ils considèrent que la prise de décision est le résultat de l'ensemble
des pouvoirs exercés par l'ensemble des parties prenantes. Le rôle du décideur est donc de faire converger
(temporairement uniquement car elles sont structurellement opposées) les opinions vers un objectif commun.

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estiment que les décisions prises par les dirigeants de l'entreprise portent atteinte à leurs intérêts.
Quels sont les moyens d'action des contre-pouvoirs ?

Les parties prenantes exercent une influence plus ou moins forte sur le processus décisionnel
grâce aux moyens d'action qu'ils détiennent.

Les salariés utilisent comme moyens d’action la grève totale ou partielle, l’information vers la
presse, l’attaque en justice …

Les consommateurs peuvent boycotter les produits, mener des actions en justice

Les actionnaires peuvent vendre les actions, révoquer les dirigeants, utiliser leur droit de veto
lors des votes en AG …

Les associations et les ONG peuvent informer les populations locales clientes, alerter l'opinion
internationale, diffuser les résultats d'enquêtes dans la presse …

L'État peut modifier la réglementation, réprimer, modifier la fiscalité …

Les fournisseurs peuvent modifier les prix, ne plus proposer les produits demandés

Et donc la gouvernance représente l’ensemble des mécanismes qui permettent de contrôler et


de réguler le comportement des dirigeants de l'entreprise.

En Faisant appel à l’audit interne et au contrôle de gestion, le manager (appliquant les


mécanismes de gouvernance), collecte, traite et approuve l’information de gestion. Ces
informations, essentielles au pilotage de l'organisation, contribuent aussi à la réduction de
l'asymétrie d'information entre les différents intervenants de la structure. Par cette réduction, il
est donc possible d'envisager une diminution des conflits et des rapports de force au sein de
l'entreprise, source parfois d'inefficacité. La cohérence et la cohésion instaurées, la coordination
pertinente entre les différentes unités de pilotage et la performance de l’équipe, traduisent un
effort efficace de management clef sur la voie d’une ‘‘bonne’’ gouvernance.

L'entreprise a une responsabilité ‘‘ éthique ’’ par les décisions qu'elle prend et les actions qu'elle
met en œuvre. Ce principe d’éthique impose une communication - en priorité à l’interne -
transparente, fiable et « sincères ».

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