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CM Analyse

Ce document est un cours d'analyse mathématique dispensé par Dr. N’GOHISSE Firmin à l'Université Péléforo Gon Coulibaly. Il couvre divers sujets, notamment l'étude des fonctions logarithmiques, exponentielles, trigonométriques, ainsi que le calcul intégral et les équations différentielles. Le cours inclut également des exercices pratiques pour appliquer les concepts théoriques abordés.

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Université Péléforo

Ministère de l’enseignement Gon Coulibaly de


Supérieur et de la Recherche
Scientifique Korhogo

COURS
ANALYSE

Dr. N’GOHISSE Firmin

1
Dr N’GOHISSE UPGC Cours d’Analyse L1
Sommaire
CHAPITRE I : ETUDE DE FONCTION ln- EXPONENTIELLE ET PUISSANCE…………………….2
I- ETUDE DE LA FONCTION LOGARITHE NEPERIEN ………………………………………2
II- ETUDE DE LA FONCTION EXPONENTIELLE…………………………………………………3
III- ETUDE DE LA FONCTION PUISSANCE ……..…………………………………………………5

CHAPITRE II : ETUDE DE FONCTION TROGONOMETRIQUE ET LEURS INVERSES……….8


I- ETUDE DES FONCTIONS TROGONOMETRIQUE…. ………………………………………8
II- INVERSE DES FONCTIONS TRIGONOMETRIQUE…………………………………………9

CHAPITRE III : DEVELOPPEMENT LIMITES ET APPLICATION ……………..……………………16


I- FORMULE DE TAYLORS…………………………………………………………………………….16
II- DEVELOPPEMENTS LIMITES……………………………………………………………………..16
III- OPERATIONS SUR LES FONCTIONS ADMETTANT DES DEVELOPPEMENT LIMITES.19
IV- APPLICATIONS

CHAPITRE IV : FONCTIONS DE PLUSIEURS VARIABLES……………………….………………….24


I- DISTANCE DANS IR2………………………………………………………………………………….24
II- LIMITES ET CONTINUITES D’UNE FONCTION DE DEUX VARIABLES REELS….25
III- CALCUL DIFFERENTIEL ……………………………………………………………………………..27

CHAPITRE V : CALCUL INTEGRAL ET INTEGRALS DOUBLES……………….……………………30


I- CALCUL INTEGRAL……………………………………………………………………………………30
II- INTEGRATION DOUBLES…………………………………………………………………………..31

CHAPITRE VI : EQUATIONS DIFFERENTIELLES LINEAIRES DU PREMIER ORDRE………35


I- GENERALITES SUR LES EQUATIONS DIFFERENTIELLES……………………………..35
II- RESOLUTION DE L’EQUATION DIFFERENTIELLE LINEAIRE DU PREMIER ORDRE….36

CHAPITRE VII : SUITES NUMERIQUES……………………….…….………….24


I- GENERALITES……………………………………………………………………………………………………..38
II- SUITES RECURRENTES LINEAIRE DU PREMIER ORDRE ………………………………………39
III- SUITES RECCURENTES DU SECOND ORDRE…………………………………………………………40

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Dr N’GOHISSE UPGC Cours d’Analyse L1
CHAP I : ETUDE DE FONCTION LN-EXPONENTIELLE ET PUISSANCE

I- ETUDE DE FONCTION LOGARITHME NEPERIEN


1) Définition
La fonction est continue sur ]0 ; [. Elle admet donc des primitives sur cet
intervalle. On appelle fonction logarithme népérien la primitive de qui s’annule
en 1. Elle est notée ln
Conséquences :
 La fonction ln est définie et dérivable sur]0 ; [et de dérivée la fonction
 ln(1)=0
2) Relation importantes
Propriétés
Pour tout nombres réel a et b strictement positifs, on a
ln(ab)=ln(a)+ln(b) ; ln =-ln(b) ; ln = ln(a)-ln(b)
Pour tout nombre réel a strictement positif et pour tout nombre rationnel p, on a
ln( )=pln(a)
3) Etude de la fonction ln
a- Propriété :
la fonction logarithme népérien est strictement croissante sur]0 ; [.
b- Conséquences :
Pour tout nombre réel a et b strictement positifs, on a
a=b ln(a) =ln(b) ; a b ln(a) ln(b) ; a b ln(a) ln(b)
Cas particulier: Signe de ln (x) en fonction de x.
Pour tout nombre réel x strictement positif, on a :
0 x 1 ln(x) 0 ; x 1 ln(x) 0
4) Limites de references
Proprieties
=- ; =+ ; = 0 avec a ;
=0; =1 =1

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5) Représentation graphique

6) Fonction composée : lnU(x) et ln| |


Propriétés
 Si U est une fonction strictement positive et dérivable sur un intervalle, alors
lnU(x) est dérivable sur I et (lnU(x))’=
 Si U est une fonction dérivable sur un intervalle I sur lequel elle ne s’annule
pas, alors ln| | est dérivable sur I et (ln| | =
II- ETUDE DE FONCTION EXPONENTIELLE
1) Définition et notation
La fonction ln est définie continue et strictement croissante sur]0 ; [. Elle réalise
donc une bijection de [vers IR. Sa bijection réciproque, définie sur IR, est
appelée fonction exponentielle. Et notée exp.
On a donc y=exp(x) x=lny et y ]0 ; [
2) Premières propriétés
Les propriétés suivantes découlent de par les résultats sur les fonctions réciproques
de celle de ln
 Pour tout x , ln(exp(x))=x
 Pour tout x , exp(ln(x))=x
 Pour tout x , exp(x)’=exp(x)
 Pour tout x , exp(x))
Propriétés
Pour tout nombre réel a et b, on a

4
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3) Variations et représentation
La fonction exponentielle étant la bijection réciproque de la fonction logarithme
népérien, sa courbe représentative dans un repère orthonormé est symétrique par
rapport à la droite d’équation y=x de celle de la fonction ln

4) Limites cde références


| |

On met la valeur absolue car si x négatif xα n’existe pas


5) Fonction composée : eU
Propriété :
Si U est une fonction dérivable sur un intervalle, alors eU est dérivable sur I et (eU)’= U’
eU
6) Exponentielle de base
a- Définition :
La fonction Exponentielle de base 0, et a 1, est la fonction définie par :
= exlna
b- Propriété fondamentale :
Pour tout nombre réels x et y, on a ax+y=axay
NB Même conséquence que pour l’exponentielle.

c- Dérivée
La fonction Exponentielle de base 0, et a 1, est dérivable sur IR:
=

5
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d- Limites
{ } { }
III- ETUDE DE FONCTION PUISSANCE
1) Définition :
Pour tout réel α, on appelle fonction puissance α, la fonction fα (x) définie sur]0 ;+
par fα(x)= xα
2) Variation et représentation
fα est continue et dérivable sur ]0 ;+ comme composée et on a .
Les variations de dépendent donc du signe de α.
Les limites en 0 et + sont immédiates. (à déterminer)
L’étude des branches infinies conduit à distinguer trois cas :
α 0 α α
 α fonction décroissante de + vers 0.
 0 α fonction croissance de 0 vers + , tangente verticale en 0 et branche
parabolique de direction l’axe des abscisses.
 α fonction croissance de 0 vers + , tangente horizontale en 0 et branche
parabolique de direction l’axe des ordonnées.

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EXERCICE 1 :
On considère la fonction f définie
1) Déterminer Df ;
2) Calculer les limites aux bornes des Df
3) Etudier les variations de f
4) a-) Déterminer trois nombres réel a, b et c tels que :

b-) Montrer que la droite (D) : y=x-2 est asymptote à la courbe ( )


C-) Etudier la position relative de ( ) par rapport à la droite (D)
5) Tracer la courbe ( ) ainsi que les asymptotes éventuelles.
Exercice 2
La partie I est l’étude d’une fonction auxiliaire g nécessaire à l’étude de la fonction f
définie sur ]0,+ par
L’étude de la fonction f fait l’objet de la partie II.

PARTIE I
On considère la fonction numérique g définie sur ]0,+ par g(x)= x2-2lnx
1) Etudier le sens de variation de la fonction g
2) En déduire le signe de g(x) sur ]0,+ .
PARTIE B
On considère la fonction numérique f définie sur ]0,+ par
Soit ( ) la courbe représentative de f dans un repère orthonormé (O,I,J) (unité
graphique : 2cm )
1) Déterminer les limites de f (Interpréter le résultat)
2) a-) Montrer que la droite (D) : y= est asymptote oblique à la courbe ( ) en
+
b-) Etudier la position relative de ( ) par rapport à la droite (D)
3) Etudier le sens de variation de la fonction f
4) Montrer que l’équation f(x)=0 admet une unique solution α telle que : 0,34

5) En déduire le signe de f(x) sur ]0,+


6) Tracer la courbe ( ) et les asymptotes.

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Exercice 3
On considère la fonction numérique f définie par
Soit ( ) la courbe représentative de f dans un repère orthonormé (O,I,J) (unité
graphique : 2cm )
1) Déterminer l’ensemble de définition de la fonction f
2) Déterminer les limites de f (Interpréter le résultat)
3) Etudier les variations de f
4) Tracer la courbe ( ) et les asymptotes.
Exercice 4
On considère la fonction numérique f définie par
Soit ( ) la courbe représentative de f dans un repère orthonormé (O,I,J)
1) Déterminer l’ensemble de définition de la fonction f
2) Déterminer les limites de f (Interpréter le résultat)
3) Etudier les variations de f
4) Montrer que la droite (D) : y=x est asymptote oblique à la courbe ( )
5) Tracer la courbe ( ) et les asymptotes.
Exercice 5
On considère la fonction numérique h définie par
Soit ( ) la courbe représentative de h dans un repère orthonormé (O,I,J) (unité
graphique : 2cm )
1) Déterminer l’ensemble de définition de la fonction h
2) Déterminer les limites de h (Interpréter le résultat)
3) Etudier les variations de h
4) Tracer la courbe ( ) .
Exercice 6
Soit la fonction f définie par
On désigne par ( ) la courbe représentative de f dans un repère orthonormé (O,I,J)
(unité graphique : 2cm )
1) Déterminer l’ensemble de définition de la fonction f
2) a-) Vérifier que ]- ,+ ,
b-) Déterminer les limites de f (Interpréter le résultat)
c-) Etudier les branche infinie de la courbe ( ) en +
3) Etudier les variations de f
4) Tracer la courbe ( ) .

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CHAP 2 : ETUDE DES FONCTIONS TRIGONOMETRIQUES ET LEURS
INVERSES

I) ETUDE DES FONCTIONS TRIGONOMETRIQUES


1) Fonction cosinus
La fonction cosinus est continue et dérivable sur IR, paire et périodique de
période 2
On peut donc l’étudier sur un intervalle de longueur 2π et compléter par symétrie.
Etude de la fonction sur [0, π]
La fonction cosinus est dérivable sur IR, en particulier sur [0, π] .
or
Donc est décroissante sur [0, π].
Tableau de variation
X 0
cos’(x) -
1

cosx
-1

2) Fonction sinus
La fonction sinus est continue et dérivable sur IR, impaire et périodique
de période 2
On peut donc l’étudier sur un intervalle de longueur 2π et compléter par symétrie.

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Etude de la fonction sur [ , ]
La fonction sinus est dérivable sur IR, en particulier sur [ , ].
or
Donc est croissante sur [ , ].
Tableau de variation
X -
sin’(x) +
1

sin(x)

-1

FORMULE DE TRICONOMETRIE
Usuelle cos2(a)+sin2(a)=1 ; ;
Formule d’addition

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3) Fonction tangente
La fonction tangente est définie sur { },
continue et dérivable sur { }, impaire et périodique de période
On peut donc l’étudier sur un intervalle de longueur π et compléter par symétrie.
Etude de la fonction sur ] , [
La fonction est dérivable sur ] , [ , on a
or
Donc est croissante sur ] , [.
Tableau de variation
X -
tan’(x) +

tan(x)

4) Fonction cotangente
La fonction cotangente est définie sur { },
continue et dérivable sur { }, impaire et périodique de période
On peut donc l’étudier sur un intervalle de longueur π et compléter par symétrie.
Etude de la fonction sur ] , π[
La fonction est dérivable sur ] , π[, on a
or
Donc est décroissante sur ] , π[.

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Tableau de variation
X 0
π
cotan’(x) -
+

cotan(x)

Courbe voir MATLAB


II- BIJECTION RECIPROQUE DES FONCTIONS TRIGONOMETRIE
1. Fonction Arcosinus
Définition:
La restriction à l’intervalle [ , π] de la fonction cosinus est continue et strictement
décroissante sur [ , π], donc elle réalise une bijection de [ , π] vers [-1, 1].

La bijection réciproque est appelée Arcosinus et notée cos-1 ou Arcos. Par définition
on a { } { }
La courbe de la fonction Arcosinus est le symétrique de la courbe cosinus par rapport
à la première bissectrice (y=x)
Propriété La fonction Arcosinus est continue, strictement décroissante sur [-1 ; 1] et
dérivable sur ]-1 ; 1[ dont la dérivée est (Arcos)’(x)= - √
2. Fonction Arcsinus
Définition:
La restriction à l’intervalle de la fonction sinus est continue et strictement
croissante sur donc elle réalise une bijection de vers [-1, 1].

La bijection réciproque est appelée Arcsinus et notée sin-1 ou Arcsin. Par définition on

a{ } { }

La courbe de la fonction Arcsinus est le symétrique de la courbe sinus par rapport à la


première bissectrice (y=x)
Propriété La fonction Arcsinus est continue, strictement croissante sur [-1 ; 1] et
dérivable sur ]-1 ; 1[ dont la dérivée est (Arcsin)’(x)=√

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3. Fonction Arctangente
Définition: La restriction à l’intervalle de la fonction tangente est continue
et strictement croissante sur donc elle réalise une bijection de
vers IR.
La bijection réciproque est appelée Arctangente et est notée tan-1 ou Arctan. Par

définition on a { } { }

La courbe de la fonction Arctangente est le symétrique de la courbe cosinus par


rapport à la première bissectrice (y=x)
Propriété La fonction Arcsinus est continue, strictement croissante sur IR et
dérivable sur IR dont la dérivée est (Arctan)’(x)=

TRAVAUX DIRIGES
Exercice 1
Calculer les expressions suivantes :
Arcos(cos(- ) ); Arcsin(sin(- ) ) ; Arctan(tan( ) ) ; Arcos(cos( ))
Exercice 2
Démontrer que
1) , cos(Arsinx)= √ , sin(Arcosx)= √ ,
2) , tan(Arsinx)=√

3) \{ }, tan(Arcosx)=
Exercice 3
Montrer que
1) , Arcos(x)+Arcsin(x)=
2) , Arcos(x)+Arcos(-x)= π
3) , Arctan(x)+Arctan( )=
4) , Arctan(x)+Arctan( )= -

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Exercice 4
On rappelle que: , Arctan(x)+Arctan( )=
1) a. Rappelle la définition de la fonction Arctan.
b. Prouver que , 2Arctan(x)= Arctan( ).
2) a. Prouver que : pour tout x,y>0 tels que
0<xy <1, Arctan(x) +Artan(y) =Arctan(
b. En deduire que Arctan 1+ Arctan + Arctan =
Exercice 5
Simplifier les expressions suivantes
1) cos(2Arcos(x))
2) tan(2Arcsin(x))
3) cos(2Arctan(x))
4) sin(3Arctan(x))
Exercice 6
On considère la fonction f définie par f(x)=Arcos(cos(x))+ Arcos(cos(2x)) .
1) Montrer que f est paire et 2π périodique
2) Simplifier l’expression de f
3) Tracer la courbe (Cf) sur [-2π ; 2π+
Exercice 7
Soit la fonction f définie sur IR par : f(x)=2cos(x- )
On note par ) la courbe représentative de la fonction f dans le plan muni d’un
repère orthonormal.
1) Etudier la périodicité de f.
2) Montrer que la droite (∆) : x= est axe de symétrie à la courbe ).
3) Etudier les variations de f sur [0 ; ;
4) Construire la courbe ) sur [0 ; ;
Exercice 7
On considère la fonction g définie sur IR par : g(x)=3 cos(x- )
On note par ) la courbe représentative de la fonction g dans le plan muni d’un
repère orthonormal.
1) Etudier les variations de la fonction g sur [- ; ;
2) Construire la courbe ).

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CHAPITRE 3 : DEVELOPPEMENTS LIMITES ET APPLICATIONS

I- FORMULES DE TAYLOR
1) Formule de Taylor - Lagrange
Théorème
Soit f une fonction de classe Cn sur un intervalle [ a ; b] et admettant une dérivée
d’ordre (n+1) sur +a ; b[ , alors il existe c є ]a ; b[ tel que :

Preuve
Récurrence avec le théorème des accroissements finis
Remarque
En posant h=b-a, la conclusion du théorème précédent peut s’écrire :
il existe θ є ]0 ; 1[ tel que :

2) Formule de Taylor- Lagrange avec reste intégrale


Théorème
Soit f une fonction de classe Cn sur un intervalle [ a ; b] et admettant une dérivée
d’ordre (n+1) sur +a ; b[ , alors il existe c є ]a ; b[ tel que :

∑ ∫

3) Inégalité de Taylor- Lagrange avec reste intégrale


Théorème
Soit f une fonction de classe (n+1) fois dérivable sur un intervalle I. Si | | est
majorée par M sur I, alors quel que soient a et b éléments de I:

| ∑ | | |

II- DÉVELOPPEMENTS LIMITÉS


1) Définition: fonction admettant un développement limité
Soient I un intervalle, a un point de I, soient n un entier naturel et f une application
définie sur I ou I\{ }.
On dit que f admet un développement limité à l’ordre n au voisinage de a si et
seulement s’il existe un polynôme P de degré ≤ n tel que

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Le polynôme P(x-a) s’appelle : partie régulière du développement limité de f à l’ordre


n, notée : DLn(a).
La différence : f(x)-P(x-a) (négligeable devant (x-a)n au voisinage de a s’appelle : reste
du DL de f à l’ordre n.
2) Propriétés
Si f admet un DLn(a), ce développement est unique
Conséquence :
- Si f est paire (resp. impaire), la partie régulière de ce développement est un
polynôme pair (resp. impair)
- f admet un DL0(a) f est continue a
- f admet un DL1(a) f est dérivable a.
Remarque :
f peut admettre un DL2(a) sans être 2 fois dérivable en a
3) Formule de Taylor-Young
Théorème :
Soient f une fonction de classe Cn sur un intervalle I et a un point de I.
f admet un développement limité à l’ordre n au voisinage de a dont la partie régulière
est

Ainsi au voisinage de a

Développement limités usuels obtenus par la formule de Taylors-Young au voisinage


de 0

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III- OPERATION SUR LES FONCTIONS ADMETTANT DES DEVELOPPEMENTS


LIMITES
1) Addition, multiplication par un nombre réel
Propriété
Soient f et g deux fonctions admettant un DLn(a), de parties régulières P et Q
respectivement. Soient α et β deux nombres réels. L’application αf+ βg admet un
D (a) de partie régulière : αP+ ΒQ.
TD 1 Déterminer le D (0) 3cos(x) +2sin(x)
2) Multiplication
Propriété
Soient f et g deux fonctions admettant un (a), de parties régulières P et Q
respectivement. Le produit fg admet un (a) dont de partie régulière est le
polynôme constitué des monômes produit PQ dont le degré est inférieur ou égal à n.
Exemple : Déterminer le D (0) de cos(x)

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On a les (0) : . En

développant le produit PQ= et on ne conserve que les

monômes de degré ≤ 3, on obtient :


TD 2 Déterminer le D (0) 3cos(x).2sin(x)

3) Composition
Propriété
Soient f et g deux fonctions admettant un (a), de parties régulières P et Q
respectivement. Si alors la composée f◦g admet un (a). La
partie régulière de ce développement limité est le polynôme constitué des monômes
de P◦Q dont le degré est inférieur ou égal à n.
Exemple : Déterminer le (0) de
On a les (0) : .
Dans la partie régulière de on remplace U par la partie régulière de sin(x), ce qui
donne le polynôme :

( ) ( )

En développant et en ne gardant que les termes de degré ≤ 3, on obtient :

( ) ( ) ( ) ( )

TD 3 Déterminer le D (0) de puis le D (0) de ln(cos(x))

4) Inverse
Propriété
Soient f une fonction admettant un (0).Notons En supposant
que a≠0, puisque alors est à la constante près la composée des

applications
et . Comme d’après la
propriété de composition admet un (0).
Exemple : Déterminer le (0) de et de tan(x)

 Soit
.
18
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( )

 tan(x)=sin(x). =

TD 4 Déterminer le D (0) de th(x)=


Remarque : la partie régulière de tan(x) peut également s’obtenir en effectuant la
division selon les puissances croissantes de la partie régulière de sin(x) (

par cos(x) ( . On s’arrête dès que l’exposant du reste est ≥ 6.


5) Intégration de développement limité
Propriété
Soit f une fonction admettant un (0). Toute primitive F de f admet un (0).
Si de plus
∑ alors

TD 5 Déterminer le D (0) des fonctions f(x)=ln(x+1) et g(x)=argtan(x)= ∫


6) Dérivation
Propriété
Soit f une fonction de classe Cn au voisinage de 0 (admettant un (0)) et f’ de
n+1
classe C au voisinage de 0 admet un (0) dont la partie entière s’obtient en
dérivant la partie régulière du (0) de f.
TD 6 Déterminer le D (0) des fonctions f(x)=sh(x) et g(x)=argsh(x)
Remarque Pour obtenir le (a) d’une fonction au voisinage d’un point autre que 0,
il suffit de se ramener à 0 en effectuant le changement de variable h=x-a.
TD 7 : Déterminer les développements des fonctions suivantes :
1) .
2) ( ) .
3) .
IV- APPLICATION ( calcul de limite)
Calculer les limites suivantes


; ; ;

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EXERCICES
Exercice 1 Somme et produit de DL
Calculer les DL suivants :
1) à l’ordre 3 en 0
2) à l’ordre 6 en 0
3) √ à l’ordre 3 en 0
4) à l’ordre 4 en 0
5) à l’ordre 5 en 0
6) √ √ à l’ordre 4 en 0
Exercice 2 Composition de DL
Calculer les DL suivants :
1) à l’ordre 4 en 0
2) à l’ordre 4 en 0
3) à l’ordre 6 en 0
4) à l’ordre 5 en 0
5) à l’ordre 3 en 0
6) à l’ordre 4 en 0.

Exercice 3 Inverse et quotient


Calculer les DL suivants :
1) à l’ordre 4 en 0
2) à l’ordre 6 en 0
3) à l’ordre 2 en 0

4) à l’ordre 3 en 0
Exercice 4 Intégration et dérivation
1) Calculer les DL : argth(x) et arcsin(x)
2) l’ordre 3 en
3) à l’ordre 2 en

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CHAPITRE 4 : FONCTIONS DE PLUSIEURS VARIABLES

Dans ce chapitre nous nous limiterons aux fonctions à deux variables.


I- DISTANCE DANS IR2
Définition
Etant donnés deux points de IR2 suivants A(x1 , y1) et B(x2 , y2). On appelle distance
de A vers B, le nombre réel positif d(A,B) ou AB défini par

1) Boules de IR2
Définition
Soit r un nombre réel strictement positif et Ω un point de IR2
- On appelle boule ouverte de centre Ω et de rayon r, le sous-ensemble ( Ω,r)
de IR2 défini par ( Ω,r)={ }
- On appelle boule fermé de centre Ω et de rayon r, le sous-ensemble ( Ω,r)
de IR2 défini par ( Ω,r)={ }
On a ( Ω,r) ( Ω,r)
Le cercle est inclus dans la boule fermée mais pas dans la boule ouverte
2) Partie ouverte de IR2
Une partie E de IR2 est une partie ouverte, ou plus simplement un ouvert de IR2
lorsque pour chacun de ses points il existe une boule ouverte de centre ce point
incluse dans E.
La partie E de IR2 est une partie ouverte IR2 si et seulement si
( Ω,r) E.
Remarque Une boule ouverte de IR2 est une partie ouverte de IR2. Une boule fermée
n’est pas une partie ouverte de IR2
Dans la suite du cours nous appellerons voisinage d’un point de IR2, toute partie
ouverte de IR2 contenant ce point.
II- LIMITES ET CONTINUITE D’UNE FONCTION DE DEUX VARIABLES REELLES
1) Fonction de deux variables réelles
a) Définition
Une fonction f : IR2 est une fonction numérique de deux variables réelles.
b) Exemples
 f : IR2
(x,y) est définie sur IR2
 g: IR2
(x,y) est définie sur IR2 { }

 h : IR2
21
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(x,y) est définie sur IR2 , privé du disque de centre l’origine et de rayon

2
c) Représentation graphique :
La fonction numérique de deux variables f définie sur D IR2, fait correspondre à tout
point (x,y) de D un nombre réel z=f(x,y). On peut représenter graphiquement f dans
l’espace par l’ensemble des points de coordonnées (x,y,z) tels que :
(x,y)є D et z=f(x,y) . f est représenté par une surface

d) Applications Partielles
Définition
Soit f : IR2 définie sur D.
(x,y)
Lorsque l’on fixe l’une des deux variables, on obtient une fonction numérique d’une
variable réelle
D’où : deux applications partielles de f.
fx : t où y est fixé et
Les ensembles de définition respectifs de ces deux fonctions sont :
{ }, ici, y est fixé et { }, ici x est fixé.
2) LIMITE
Définition
Soit f une fonction définie sur une partie ouverte U de IR2 .
On dit que f a une limite, le nombre réel l quand M(x,y) tend vers A(x 0,y0) si pour tout
réel є>0 il existe une boule ouverte de centre A telle que pour tout point M(x,y) de
cette boule on a | | . Cela peut s’écrire :

{ ⇒ | | }

22
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On montre que si f a une limite en ( , cette limite est unique.
Opérations sur les limites
 Si f a une limite l en ( , alors, pour tout réel λ, λf a pour limite λl en
(
 Si f et g ont pour limites respectives l et l’ en ( alors f+g a une limite en
( et cette limite est l+l’. fg a une limite en ( et cette est ll’ .
 a une limite en ( et cette limite est
3) CONTINUITE
Définition
Soit f une fonction sur une partie ouverte U de IR2 et soit A( un point de U. On
dit que f est continue en lorsque

Opération sur les continuités


D’après les opérations sur les limites, nous pouvons énoncer les propriétés
suivantes :
 Si f est continue en ( , alors, pour tout réel λ, λf est continue en (
 La somme et le produit de deux fonctions continues en
( en (
 Même propriété pour le quotient lorsque g est non nulle en ( et au
voisinage de ce point.
THEOREME
Si f est continue en ( , alors les deux applications partielles
sont respectivement continues en et .
Remarque : La réciproque de ce théorème est fausse
III- CALCUL DIFFERENTIEL
Dans tout ce chapitre, la fonction numérique de deux variables f est définie sur un
ouvert U de IR2 et ( un point de U.
1) Dérivées partielles
a) Dérivée partielle d’ordre 1
Définition
On dit que f admet une dérivée partielle d’ordre 1 par rapport à x en ( si
l’application partielle est dérivable en . Autrement dit si le
rapport : admet une limite finie quand x tend vers . On note cette

limite : ( ( De même on peut définir,


quand elle existe, la dérivée partielle d’ordre 1 par rapport à y en ( par

23
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( (
Remarque : Pour calculer la dérivée partielle par rapport à une variable, il suffit de
considérer l’autre variable comme constante et de dériver à l’aide des formules vue
pour les fonctions à une variable.
Si chaque dérivée partielle d’ordre 1 est continue, on dit que : f est de classe C1
Exemple 1
Soit la fonction définie par pour (x,y)≠ (0,0) et f(0,0)=0.
Calculer les dérivées partielles d’ordre 1 en (0,0).

Exemple 2
Soit la fonction définie par
Calculer les dérivées partielles d’ordre 1 en (2,-1).

Théorème Dérivabilité et continuité


Soit f une fonction définie sur l’ouvert U de IR2 et (x0, y0) є U. Si f admet deux dérivées
partielles d’ordre 1 continue en (x0, y0) alors f est continue en (x0, y0).
Corollaire
Si f est de classe C1 sur U alors f est continue en tout point de U.
b) Dérivée partielle d’ordre 2
Définition
Lorsque f admet deux dérivée partielles d’ordre 1 en tout point de U, alors les deux
fonctions et sont elles aussi des fonctions de deux variables, qui peuvent donc
admettre des dérivées partielles d’ordre 1, on les appelle dérivées partielles d’ordre 2
et on les notes :
= =

= =

Remarque : Attention à l’ordre, les dérivées ne sont pas toujours les mêmes.
Exemple :
Soit la fonction définie par :
Calculer les dérivées partielles d’ordre 2.

24
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Théorème de SCHWARZ
Soit une fonction définie sur l’ouvert U de IR2 et admettent au voisinage de (x0, y0)
deux dérivée partielles d’ordre 2 : et Si ces deux dérivées partielles
d’ordre 2 sont continues en (x0, y0) alors elles sont égales en ce point :

Définition
F étant une fonction définie sur l’ouvert U de IR2. On dit que f est de classe C2 sur U si
et seulement si, en tout point U, f admet des dérivées partielles d’ordre 2. C’est-à-
dire si et seulement si , , sont continues sur U.
Remarque
 Lorsque f est de classe C2 sur U, f admet des dérivées partielles d’ordre 1 en
tout point de U.
 Lorsque f est de classe C2 sur U, on peut appliquer le Théorème de SCHWARZ :
,=
Gradient d’une fonction
Définition
Soit f : IR2 définie sur un ouvert D de IR2 de classe C1 , u=(u1, u2). On appelle

gradient de f en u noté : graduf , le vecteur : ( )

25
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EXERCICES
TD1
Déterminer dans chacun des cas suivants, le domaine de définition des fonctions :
1) √
2)
3)
4)
5)
TD2
Pour tout couple (x,y)Є IR2 \{ } on pose
1) Montrer que f se prolonge par continuité en (0,0) et donner la valeur de f(0,0).
2) Calculer et .
TD 3
Etudier les limites en (0,0) des fonctions suivantes :
a) c)

b) d)
TD 4

Soit f : IR2 définie par { }

Montrer que f est continue sur IR2


TD 5
On considère la fonction f de IR2 dans IR définie par f(0,0)=0 et sinon

1) Montrer que f est de classe C1 sur IR2


2) f est-elle de classe C2 sur IR2

TD 6

Soit f : IR2 définie par { }

1) Montrer que f est de classe C1 sur IR2


2) Montrer que : existent et différent. Qu’en déduire ?

26
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CHAPITRE 5 CALCUL INTEGRAL ET INTEGRALES DOUBLES

I- CALCUL INTEGRAL
1) Primitive et calcul de primitive
Si a et b sont deux réels données (a<b) et f une fonction continue sur
l’intervalle *a, b] . Alors f admet une primitive sur [a, b] et
∫ . Pour les calculs effectifs de primitives on utilisera
le tableau des primitives usuelles.

Fonction √ ln(x) sin(x) cos(x) tan(x)



Primitive 2√ ln| | xlnx-x -cosx sin(x) -ln| |

Fonction
√ √
Primitive ln| | ln| | tan(x) Arcsin(| |) ln| √ |

Fonction U’ U’cosU U’sinU U’



Primitive √ , sinU -cosU ln| |
U(x) U

2) Calcul d’intégrale
a) Intégration par parties
Théorème :
Soient U et V deux fonctions dérivables sur un intervalle I dont les dérivées sont
continues sur I et deux réels a et b de I. Alors
∫ ∫
Exemple I=∫ | |
b) Changement de variable dans IR

Théorème :

Si est une fonction de classe C1 sur un intervalle I et si f est continue sur alors :
∫ ∫

27
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En pratique

 Repérer la fonction tel que apparait de façon évidente dans l’intégrale


calculer
 U=
 Remplacer dans la fonction à intégrer tout ce qui dépend de t par la quantité
égale à U.
 Changer les bornes : Si t=a alors U= et si t=b alors U=
 Calculer la nouvelle intégrale obtenue.

Exemple P=∫ √

II- INTEGRATION DOUBLES


1) Intégration double dans un rectangle

Théorème de Fubini

Soit f : IR2 une fonction continue sur le rectangle R=[a,b] avec a<b et c
<d. Alors ∫ ∫ ∫ ∫

Exemple Calculer I=∬ ou D=[0 ;1]

Théorème : Fonction à deux variables séparables.

Soit f : IR2 une fonction continue sur le rectangle R=[a,b] avec a<b et c
<d telle que f(x,y)=g(x)h(y) où g et h sont deux fonctions continues d’une variable
réelle respectivement sur [a,b] . Alors

∫∫ ∫∫ ∫ ∫

Calculer I=∬ { }

2) Intégrale double sur une partie bornée

Théorème :

Soit U une partie bornée de IR2 et f : IR2 IR une fonction, définie et continue sur U.
U est incluse dans un rectangle du type R= [a,b] , alors

∬ ∬
28
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Souvent , on aura affaire à des domaines de différentes formes :

{ Alors ∬ ∫ ∫

{ Alors ∬ ∫ ∫

Exemple Calculer les intégrales suivantes :

1) I1= ∬ { }

2) ∬ {
}.
3) Propriétés de l’intégrale double

Théorème :

Soit f : IR2 une fonction continue sur un domaine U IR2. Soient D1 et D2 deux
domaine disjoints (D1∩D2=Ø) inclus dans U. Alors

∬ ∬ ∬

De même on peut écrire de façon formelle

∬ ∬ ∬

Remarque :

Les intégrales doubles permettent également de calculer des surfaces des domaines.

Le principe est le même qu’en dimension 1.

Si D est un domaine borné de IR2, si nous notons, A(D) : son aire alors, on a

Exemple

Soit { √ }

Calculer ∬

4) Changement de variable dans IR2


29
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Soit f : IR2 une fonction continue sur un domaine U IR2. On peut parfois
utiliser un changement de variables pour calculer ∬

Théorème :

Soit un C1-difféomorphisme sur D IR2 c’est-à-dire :

 bijective de classe C1 sur D


 bijection réciproque est également de classe C1 sur
∆= (D)
Alors :

∬ ∬ | |

Où désigne le jacobien c’est-à-dire | |

Exemple : Coordonnées polaires


avec . Calculer J(
EXERCICE : Calculer l’intégrale suivante :
K=∬ où

{ }
(

EXERCICE

EXERCICE 1

Calculer les intégrales doubles suivantes :

1) I1=∬ { }

2) I2=∬ { }

3) I3=∬ { }

4) I4=∬ { | | | | }

5) I5=∬ { }

30
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6) I6=∬ { }

7) I7=∬ { }

8) I8=∬ est l’intérieur du triangle de sommets A(-2 ; 0) ; B(0 ; 4) et C(1 ;0)

EXERCICE 2

On note D le domaine délimité par les droites d’équations x=0, y=x+2, y=-x.

1) Calculer l’intégrale double suivante I=∬

2) Calculer l’intégrale I au moyen du changement de variable : { }

Exercice 3 :

1) Calculer l’intégrale ∬ en utilisant le changement de

variable suivant : { }
2) Calculer l’aire du disque de centre l’origine O et de rayon R. (utiliser les
coordonnées polaires)

31
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CHAP 6 : EQUATIONS DIFFERENTIELLES LINEAIRES DU PREMIER ORDRE

I- GENRALITES SUR LES EQUATIONS DIFFERENTIELLES


1) Définition

On appelle équation différentielle linéaire du premier ordre (EDL 1er ordre ), toute
équation du type : (1) y’+a(x)y=b(x) où a et b sont deux applications définies et
continues sur un intervalle I et à valeurs dans IR.

Les applications dérivables sur I et telles que :

s’appellent solutions sur l’intervalle I de l’équation différentielle (1).

L’application b est le second membre de l’équation différentielle (1).

Lorsque le second membre est nul, on dit que l’équation (1) est une équation
homogène. L’équation (2) s’appelle équation homogène associée à
l’équation (1) (EH).

2) Propriétés
a. Si f0 est une solution particulière de l’équation (1), nous avons
l’équivalence :

f est une solution de (1) (f-f0) est une solution de (2),

b. La solution générale de l’équation différentielle (1) est où

∫ est la solution de l’équation homogène (2) et yp est une solution


particulière de l’équation différentielle (1).

II- RESOLUTION DE L’EQUATION DIFFERENTIELLE LINEAIRE DU PREMIER


ORDRE
1) Solution de l’équation homogène

| | ∫ constante

Donc : ∫ constante.

32
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2) Solution particulière : Méthode de la variation de la constante
On cherche yp sous la forme : ∫ constante
à déterminer.
Ainsi yp solution de (1)
∫ ∫ ∫

La fonction α est déterminer par intégration (voir techniques de calculs des


intégrales dans le chapitre 4 : calcul intégral)

∫( ) .
La solution particulière yp est obtenue en remplaçant par sa valeur.
3) Exemple :
Résoudre l’équation différentielle suivante
Ici a(x)=x et b(x)=2x
 Equation homogène :

| |

 Solution particulière : « Méthode de la variation de la constante »


Posons : solution d’EDL


Intégrons par changement de variables : posons

D’où : =2
 Solution générale : On a y=yH+yp Donc +2,

33
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EXERCICES
EXERCICES 1
Résoudre les équations différentielles suivantes :
1) xy’+y=3x2 sur IR*+
2) sur IR*+
3) sur IR*-
4) sur IR
5) sur IR+
6) sur IR
7) sur IR*-
EXERCICES 2
On se propose de résoudre, sur l’intervalle 0, + *, l’équation différentielle
suivante :
(E):
1) Résoudre l’équation homogène : ( E )H :
2) Déterminer une solution particulière de ( E ) sous forme
où a et b sont deux nombres réels que l’on déterminera
3) En déduire toutes les solutions de ( E ).
4) Parmi toutes les solutions de ( E ), déterminer la solution f telle que : f(0)=1.
EXERCICES 3
1) Déterminer trois nombres réels a, b, et c tels que :
Pour tout { }
2) Résoudre l’équation différentielle suivante sur { }:

EXERCICES 4
Résoudre les équations différentielles suivantes :
1) avec la condition y(0)=2
2) xy’+2y= sur IR*+
3) y’+2y= sur IR
4) sur IR

34
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CHAPITRE 7 : SUITES RECURRENTES

I- GENERALITES
1. Définition

Une suite numérique est une application de IN ou IN* dans IR. La suite de terme
général Un (image de l’entier n par la suite U) est notée :

2. Sens de variation:

La suite est croissante si

La suite est décroissante si

Si la suite est à termes positifs :

 La suite est croissante si et seulement si

 La suite est décroissante si et seulement si


3. Convergence
a) Suite convergente

La suite est convergente si et elle admet une limite finie. (


)

b) Suite divergente

La suite est divergente si elle n’est pas convergente. Il y a deux cas : le


terme général tend vers ou bien il n’a pas de limite.

c) Convergence de suites monotones


 Toute suite croissante et majorée est convergente et sa limite est un majorant.
 Toute suite décroissante et minorée est convergente et sa limite est un minorant.
 Toute suite croissante et non majorée diverge vers + .
 Toute suite décroissante et non majorée diverge vers - .
4. Limite de suite numérique
Propriété 1

Soit f une fonction de IR vers IR, et la suite définie par

Si alors

35
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Propriété 2

Les propriétés sur la limite d’une somme, la limite d’un produit, la limite d’un
quotient de suite numériques sont les mêmes que celles sur les limites de fonction en
+

Propriété 3 :

Si , à partir d’un certain rang, et

 Si les suites et sont convergentes vers


respectivement alors
 Si diverge vers + alors diverge vers +
 Si diverge vers - alors diverge vers -

Propriété 4 :

Si à partir d’un certain rang, et si les suites


sont convergent vers la même limite , alors la suite est convergente et

II- SUITES RECURRENTES LINEAIRE DU PREMIER ORDRE


(1)
La relation (1) est une relation de récurrence affine du premier ordre.
 b=0, la suite est une suite géométrique de raison a.
 a=0, la suite est une suite constante.
 a=1, la suite est une suite arithmétique de raison b.
 Si le réel vérifie (1’) : αa+b. En soustrayant terme à terme les
égalité (1) et (1’) , on obtient ce qui prouve que la
suite est une suite géométrique de raison a. Ainsi

III- SUITES RECCURENTES DU SECOND ORDRE :


(2)

La relation (2) est une relation de récurrence linéaire du second ordre.

On associe à une telle suite l’équation caractéristique :

Théorème

 Si l’équation admet deux racines distinctes .

36
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Pour toute suite vérifiant la relation de récurrence ( 2), il existe deux réels
Ces réels s’obtiennent à partir

de en résolvant le système linéaire { }

 Si l’équation admet une racine double

Pour toute suite vérifiant la relation de récurrence ( 2), il existe deux réels
Ces réels s’obtiennent à partir
de en résolvant le système linéaire { }

 Si (avec b et b réels) l’équation admet deux racines


complexes conjuguées. Notons

Pour toute suite vérifiant la relation de récurrence ( 2), il existe deux réels
Ces réels
s’obtiennent à partir de .

IV- SUITES RECURRENTES (3 )

Note : Les suites considérées ici sont des suites réelles.

Données Soit f une application définie sur un intervalle I telle que : f(I) I. Soit un
élément de I. la valeur de et la relation (3) définissent une suite d’éléments de I.
Nous allons, avec certaines hypothèses sur I, donner quelques résultats généraux
concernant la suite

 f est croissante sur I

Dans ce cas la suite est monotone. En effet


à le même signe que et donc le même signe que :

- Si , la suite est décroissante.


- Si , la suite est croissante.

Dans les deux cas, on peut rechercher si la suite est minorée ou majorée et utiliser le
Théorème de convergence des suites monotones.

 f est croissante sur I

Les suites et définies par : vérifient


les relations de récurrence

37
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L’application , d’après (a), les deux suites et
sont monotones.

 f est continue sur I

Dans ce cas la suite est convergente, sa limite .

 Si l’équation n’a pas de racine, la suite est divergente.


 Si l’équation a une ou plusieurs racines, il peut être intéressant de
former, pour une racine donnée, la différence Voici deux cas
particulier assez fréquents
- Si f est croissante, alors est du signe de et
donc du signe de La suite est donc selon le cas majorée ou
minorée.
- S’il existe | | | | alors α
est l’unique racine de l’équation
- En outre : | | | | | | | |
| | ce qui permet de conclure que la suite est convergente de limite α.

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Fiche d’exercice
EXERCICE 1
On considère les suites (Un) et (Vn) telle que U0 =1 et
1-
a) Montrer que (Vn) est une suite arithmétique dont on précisera la raison et le 1 er terme V
b) Exprimer son terme général en fonction de n.
2- Montrer que (Un) est une suite géométrique.
Exprimer son terme général en fonction de n.
3- a) Calculer la somme Sn= V0 +V1 +V2 +.... + Vn-1 en fonction de n.
b) En déduire le produit Pn = U0xU1xU2x..........xUn-1 en fonction de n.
4- On considère la suite W définie par la donnée de son 1er terme W1 et la relation de
récurrence Wn+1=2+ Monter qu’il existe 2 valeurs W1 pour lesquelles le la suite W est
constante.

EXERCICE 2
La suite U définie par =2 et pour tout entier naturel n non nul
1) Calculer ; ;
2) On considère la suite (Vn) définie, pour tout entier naturel n non nul par
a- Déterminer α tel que la suite (Vn) soit une suite géométrique dont on précisera la
raison et le premier terme.
b- Exprimer (Vn) en fonction de n puis (Un) en fonction de n
3) Déterminer le plus petit nombre entier naturel n tel que Vn <10-6
4) Calculer la somme Sn= U0 +U1 +U2 +.... + Un

EXERCICE 3
La suite U définie par =0 ; U1=1 et pour tout entier naturel n non nul

1) Calculer ; ; ; ; et
2) Déterminer les valeurs de α et µ telles que pour tout n entier naturel


3) Démontrer que =
4) Démontrer par récurrence que pour tout entier naturel non nul n
Un+1Un-1-U2= (-1)n

5) Sn= U0 +U1 +U2 +.... + Un. Calculer S0 ; S1 ; S2. Montrer que Sn=Un+2-1 pour tout n

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SUITE ARITHMETIQUE SUITE GEOMETRIQUE

I- RESULTATS ESSENTIELS
Suite arithmétique Suite géométrique
Premier terme
Raison r (r ) q(q
Formule de récurrence
Formule explicite

Somme S de n terme S=(nombre de termes)* Si q=1


consécutifs S=(nombre de terme)*(1er terme)
Si q
S= (1er terme)
Exemple 1+2+3+…+n= 1+a+ (a

I.2 Résolution de problèmes


 Capital placé à intérêts simples
Propriété
Soit un capital placé à intérêts simples à un taux annuel i (i en écriture décimale).
Le capital acquis au bout de n années est
Exemple
Calculer la valeur acquise par un capital de 100 000 F CFA place à intérêts simples au
taux annuel de 4% durant 5 ans
On a
 Capital placé à intérêts composés
Propriété
Soit un capital placé à intérêts composés à un taux annuel i (i en écriture
décimale).
Le capital acquis au bout de n années est
Exemple
Quel est le capital qui, placé à intérêts composés au taux de 5%, devient 4 000 000 F
cfa au bout de 7 ans ?
Soit ce capital. On a donc ou

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 Croissance démographique
Au 1er janvier 2000, la population d’une ville était de 50 000 habitants. Chaque année,
cette population augmente de 2%, et 500 personnes supplémentaires viennent
s’installer définitivement dans la ville. On désigne par la population de la ville au
er
1 janvier de l’année (2000+n).
1. Déterminer la population de la ville au 1er janvier 2001, au 1er janvier 2002.
2. On se propose d’exprimer, pour tout entier naturel n, en fonction n.
a) Exprimer pour tout entier naturel n, en fonction n
b) Soit ( la suite définie pour tout entier naturel n, par :
Démontrer que ( est une suite géométrique de raison 1,02.
3. Quelle sera la population de la ville au 1 er janvier 2010 ?
4. Au 1er janvier de quelle année la population de la ville dépassera-t-elle 100 000
habitants ?
Résolution
1. On a

2.a) Pour tout entier naturel n, on a


b) Pour tout entier naturel n on a :
.
c) le premier terme de la suite géométrique (
est la suite géométrique de raison 1.02 et de premier terme 75 000 ; donc, pour
tout entier naturel n, on a ( . On en déduit :

3. On a

4.

équivaut à

équivaut à n

Donc la population de la ville dépassera 100 000 habitants au 1er janvier 2026.

II- VARIATION D’UNE SUITE NUMERIQUE


1- Sens de variation d’une suite numérique

Propriété

Soit ( une suite numérique.


41
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 Si pour tout entier naturel n , alors la suite (
 Si pour tout entier naturel n , alors la suite (
Exemples
Etudier le sens de variation des suites définies par :
a) ;
b) √
Résolution
a) On a pour tout entier naturel n
. Donc la suite ( est décroissante à
partir du rang 3.
b) On a pour tout entier naturel n , √ √
Le signe de cette expression est difficile à étudier : nous utiliserons dans ce cas un
autre méthode. Soit fla fonction définie par √ La fonction f est
dérivable sur ]0 ; + et sa dérivée est la fonction f’ définie par f’(x)= La

dérivée de la fonction f est positive sur l’intervalle *1 ;+ donc f est croissante sur
cet intervalle. On déduit que : pour tout n de [1 ; donc la suite
est croissante à partir du rang 1.

2- Sens de variation d’une suite arithmétique


Propriété
Soit ( une suite arithmétique de raison r non nulle.
 Si r alors la suite est croissante.
 Si alors la suite est décroissante.
Exemple :
Dans un pays, le nombre de chômeurs diminue chaque année de 10 000. Au départ il
y a 100 000 chômeurs.
Résolution
On désigne par le nombre de chômeurs au bout de n années.
On a . est une suite arithmétique raison -10 000. La
raison est négative : donc la suite est décroissante. On dit que la suite a une
croissance linéaire.
3- Sens de variation d’une suite géométrique
Propriété
Soit ( une suite géométrique de raison q non nulle.
 Si alors la suite est croissante.
 Si alors la suite est décroissante.

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Exemple :
Une population de bactérie double toutes les heures. Au départ il y a 100 bactéries.
Résolution
On désigne par le nombre de bactéries au départ et est une suite
géométrique de raison 2. La raison est supérieure à 1 donc la suite est
croissante.

III- LIMITE D’UNE SUITE NUMERIQUE


1) Définition et propriétés
Définition
 Une suite est convergente si elle a une limite finie.
 Une suite est divergente si elle n’est pas convergente
 Si une suite a une limite, cette limite est unique.
Exemple

Soit la suite définie par {



Etudier la limite de
Résolution
La suite étant définie par une formule de récurrence nous allons procéder par
conjecture. Le plan étant muni du repère orthonormé (O, I, J). Soit (C) la
représentation graphique de la fonction √ et ( la droite d’équation y=x.

La représentation graphique permet de faire la conjecture suivante :

« Lorsque n prend des valeurs de plus en plus grandes, les termes de la suite se
rapprochent de 1. » On dit que la suite tend vers 1 lorsque n tend vers + on note

Propriété

Soit une suite définie par , où f est une fonction numérique . Si f a


une limite en + alors a une limite en + et on a

Exemple

Soit la suite définie par Calculer la limite de .

Résolution

On a

43
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2- Limites de suites particulières.

Propriété

Soit ( une suite arithmétique de raison r non nulle.

 Si r alors
 Si alors

Exemple :
; sont toutes divergentes.
Propriété
Soit ( une suite géométrique de raison q non nulle.
 Si alors
 Si q=1 alors est constante et
 Si , alors
 Si alors n’a pas de limite.
Exemple
Calculer les limites des suites définies par :
()
Solution

On a pour tout entier naturel n


( )

Or () donc

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TD
EXERCICE 1
Pour construire sa résidence, Fatime achète un terrain à 3 000 000 F CFA. Elle doit
payer cette somme par traites mensuelles sur deux ans, sans intérêt. Les traites
diminuent de 10 000 F cfa de mois en mois. On désigne par le
ième
montant de la n traite.
1. Exprimer en fonction de
2. Calculer, en fonction de , la somme des 24 traites.
3. Déterminer les montants des différentes traites
EXERCICE 2
Pendant les vacances scolaires, Salif se trouve un petit emploi. Cet emploi lui rapport
2500 F CFA la première semaine et 500 F CFA de plus chacune des semaines qui
suivent. On désigne par le gain de Salif au bout de n semaines.
1. Calculer
2. Exprimer, pour tout entier naturel n, en fonction de n.
3. Au bout de combien de semaines le gain de Salif sera-t-il de 4500 F CFA . ?
4. Calculer le gain de Salif pendant les trois mois de vacances scolaires.
EXERCICE 3
Une voiture achetée à 10 000 000 FCFA en 1990 a perdu chaque année 20% de sa
valeur. On désigne par la valeur de cette voiture en l’an 1990+n .
1. Calculer les trois premiers termes de la suite ( .
2. Exprimer en fonction de n
3. Calculer la valeur de cette voiture en 1994, en 2000 et en 2002.
EXERCICE 4
Une société d’exportation de produits artisanaux a réalisé en l’an 2000 un bénéfice
de 6 000 000 F CFA. Les statistiques prévoient un accroissement annuel de 5%
pendant les vingt premières années. On désigne par le bénéfice réalisé par cette
société en l’an 2000+n.
1. Calculer
2. Exprimer en fonction de n.
3. En quelle année le bénéfice annuel sera-t-il au moins le double de celui de
2000 ?
4. Calculer le montant total des bénéfices réalisés pendant les dix premières
années.
EXERCICE 5
Un lycée de province compte 1 500 élèves répartis comme suit : 500 élèves en
Seconde, 500 en Première et 500 en terminale. A chaque rentrée, il accueille 20
élèves de plus en Seconde. Aucun élève extérieur au lycée ne s’y inscrit en Première
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ou en Terminale. On suppose que chaque élèves ne passe qu’un an dans chaque
niveau et reste dans le lycée jusqu'à la fin de la Terminale.
1. Compléter le tableau suivant.

Effectif
De la 2e De la 1re De la Tle Du lycée
Année 0 500 500 500 1500
Année 1 520 500
Année 2 540 520

Année n 500+…

2. Au bout de combien d’années l’effectif du lycée va –t-il franchir la barre de


2000 élèves ?
3. Au bout de combien d’année l’effectif du lycée va-t-il doubler ?
EXERCICE 6
Myriam et Paul ont été embauchés au 1er janvier 2000 dans deux entreprises
différentes, sous deux contrats différents à durée indéterminée.
Myriam débute avec un salaire annuel de 4,5 millions de francs CFA net et une
augmentation de 4% par an, au 1er janvier de chaque année.
Paul débute avec un salaire annuel de 5 millions de francs CFA net et une
augmentation de 3% par an, au 1er janvier de chaque année.
On désigne respectivement par les salaires de Myriam et de Paul au 1er
Janvier de l’année 2000+n.
1. Déterminer les salaires de Myriam et de Paul au 1er janvier 2001, au 1er janvier
2002.
2.
a) Démontrer que et sont deux suites géométriques. Préciser leur
raison.
b) Exprimer, pour tout entier naturel n, et en fonction de n
3. En quelle année le salaire de Myriam deviendra-t-il supérieur à celui de Paul ?

EXERCICE 7
En 2000, le prix d’un magazine de parution annuelle est de 20 000 Fcfa. Chaque
année, ce prix augmente de 6%. On désigne par ) le prix de ce magazine en l’an
(2000+n).
1. Déterminer le prix du magazine en l’an 2001, en l’an 2002.

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2.
a) Démontrer que ) est une suite géométrique dont on précisera le premier
terme et la raison
b) Exprimer, pour tout entier naturel n, en fonction de n .

3. Mado dispose d’un budget annuel de 50 000 FCFA pour acheter ce magazine.
a) Résoudre dans IN l’inéquation .
b) A partir de quelle année Mado ne pourra-t-elle plus acheter le magazine ?
4. On propose un abonnement a tarif préférentiel : payer 250 000 F CFA pour
recevoir tous les magazines des 10 premières années.
a) Combien dépenserait Mado si elle achetait le magazine chaque année pendant
les 10 premières années ?
b) Quelle économie réaliserait-elle si elle choisissait un abonnement
préférentiel ?

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