TP2ϕ : Diffraction et interférences avec un laser TSI1 – 2021/2022
TP2ϕ : Diffraction et interférences avec un laser
Objectifs pédagogiques du TP :
• Mesure de longueurs sur un banc d’optique.
• Choisir les conditions expérimentales permettant d’observer le phénomène de diffraction en optique.
• Mettre en œuvre un dispositif expérimental pour visualiser le phénomène d’interférences de deux ondes.
Matériel disponible :
— Laser, plaquette optique contenant fentes et bi-fentes, écran.
Travail demandé
Dans un compte-rendu, vous expliquerez les objectifs, les protocoles mis en œuvre, les observations et mesures
réalisées puis effectuerez une analyse critique des résultats en évaluant les incertitudes de mesures.
1. Diffraction lumineuse :
— Observer la diffraction par une fente ou un objet fin (cheveu). Vérifier l’influence de la distance D
séparant objet et écran ainsi que l’influence de la largeur e de l’objet.
λ
— En utilisant des fentes de largeur variable, vérifier la formule de l’angle principal de diffraction θ = à l’aide
e
`
d’un ajustement linéaire. On calculera, pour plusieurs largeurs e, l’angle θ = à partir de mesures de la taille `
D
de la tâche de diffraction et de la distance D.
2. Interférences lumineuse :
— Observer la figure d’interférences en éclairant des bi-fentes avec le laser.
— Réaliser le montage de l’expérience des fentes d’Young puis vérifier que l’interfrange i est compatible avec
λD
l’expression i = à l’aide d’un ajustement linéaire en faisant varier un paramètre.
a
I Diffraction lumineuse
Définition – Diffraction
On observe un phénomène de diffraction lorsqu’une onde progressive uni-
dimensionnelle, par exemple la lumière provenant d’un laser, rencontre un
obstacle. Si la longueur d’onde λ est comparable à la dimension de l’obstacle,
l’onde subit un changement de direction de propagation, sans modification
Plus l’ouverture est fine, plus le
de longueur d’onde.
phénomène de diffraction est notable.
Avec un laser monochromatique de longueur d’onde λ,
on éclaire une fente de largeur e. La taille du faisceau doit Largeur e D
être suffisante pour éclairer la largeur de la fente. On observe
l’éclairement sur un écran situé à une distance D de la fente. θ
On note ` la largeur de la tâche de diffraction obtenue. laser `
Le demi-angle de la tâche principale vérifie l’expression
λ `
sin θ = . Par ailleurs, géométriquement tan θ = .
e 2D
`
Pour des petits angles, tan θ ' sin θ ' θ (en rad). On déterminer ainsi géométriquement θ = que l’on
2D
λ ` λ
compare à la loi physique θ = . Les grandeurs vérifient l’égalité = .
e 2D e
D. Manuel – 1/ 2 – Lycée B. Pascal
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II Interférences lumineuse : expérience des fentes d’Young
Définition – Interférences
On appelle interférences le phénomène par lequel la superposition de plusieurs ondes de même nature et de
même fréquence produit, localement, une onde dont l’amplitude est différente de la somme des amplitudes
individuelles.
L’expérience des fentes d’Young est une ex-
périence historique permettant d’observer le phé- F1
fente 1
nomène d’interférences entre deux faisceaux de lu- F1 e
mière issus d’une même source. Le dispositif com- × a
Laser
prend une plaque opaque percé de deux fentes
identiques de très petite largeur e, parallèles entre O
×
fente 2
elles et distantes de a. On envoie un faisceau laser
de longueur d’onde λ sur les fentes et on place un F2 e
écran d’observation à une distance D derrière le F2
dispositif. Vue de face D
Sur l’écran, on observe une figure symétrique autour d’un point O qui correspondrait à la position du faisceau
laser en l’absence de la plaque. La lumière se répartit le long de l’axe (Ox), orthogonal aux directions des fentes.
On observe une tache centrale de diffraction très lumineuse de largeur ` et dont l’éclairement est modulé avec une
période spatiale environ 10 fois plus courte, appelée interfrange i. De part et d’autre de la tache centrale, on observe
deux taches latérales, deux fois moins larges que la tache centrale, moins intenses et dont l’intensité est également
modulée.
La modulation dans la tâche centrale est est due au phénomène d’interférences. On peut montrer que l’interfrange
λD
s’exprime i = .
a
D. Manuel – 2/ 2 – Lycée B. Pascal