0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
65 vues61 pages

Tsa de Ido

Le document traite des schémas électriques, leur classification et leur importance dans la compréhension et la maintenance des installations électriques. Il aborde également la normalisation des installations, les symboles utilisés pour représenter les équipements, ainsi que les caractéristiques des conducteurs, notamment le cuivre et l'aluminium. Enfin, il décrit les méthodes de repérage des conducteurs et des équipements pour faciliter les interventions sur les installations électriques.

Transféré par

Somda Aristide
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
65 vues61 pages

Tsa de Ido

Le document traite des schémas électriques, leur classification et leur importance dans la compréhension et la maintenance des installations électriques. Il aborde également la normalisation des installations, les symboles utilisés pour représenter les équipements, ainsi que les caractéristiques des conducteurs, notamment le cuivre et l'aluminium. Enfin, il décrit les méthodes de repérage des conducteurs et des équipements pour faciliter les interventions sur les installations électriques.

Transféré par

Somda Aristide
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

1

Cours de Technologie et de Schemas électrique

A Schemas électrique

1.Introduction
a)Qu'est ce qu'un schéma ?

Un schéma électrique représente à l’aide de symboles graphiques, les

différentes parties d’un réseau, d’une installation ou d’un équipement qui sont

reliées et connectées fonctionnellement.

Un schéma électrique a pour but :

 d’expliquer le fonctionnellement de l’équipement (il peut être accompagné de


tableaux et de diagramme),
 de fournir les bases d’établissement des schémas de réalisation,
 et de faciliter les essais et la maintenance.

2. CLASSIFICATION DES SCHEMAS

Les schémas électriques peuvent être classés selon le but envisagé ou


selon le mode représentation

2.1. Classification selon le but envisagé

a- Les schémas explicatifs

Ils facilitent la compréhension et l’étude d’une installation.

b- Les diagrammes

Le diagramme de séquence pour comprendre étape par étape le fonctionnement du


système. Le diagramme temporel pour avoir une idée sur l’évolution temporelle.

c- Les schémas de connexion

Ils guident la réalisation et la vérification des connexions d’une installation ou d’un


équipement.

d-Schémas selon les dispositions

Pour montrer l’emplacement des différents éléments d’une installation.

IDO cours Technologie Schéma


2

2.2. Classification selon le mode représentation

a-Selon le nombre de conducteur

 Représentation unifilaire

Deux ou plusieurs conducteurs sont représentés par un conducteur unique. On indique sur ce trait
le nombre de conducteur s en parralléle.Cette représentation est surtout utilisées en triphasé.

Exemple

 Représentation multifilaire : chaque conducteur est représenté par un trait


b-Selon l’emplacement des symboles
 Représentation assemblée :
Les symboles les différents élément d’un même appareil ou d’ un même élément ou d’un
même équipement ,sont représentés juxtaposés sur le même schéma.

IDO cours Technologie Schéma


3

 Représentation rangé :

Les symboles des différents éléments d'un même appareil ou d'une même installation sont
séparés et disposés de façon que l'on puisse tracé facilement les symboles des liaisons
mécaniques entre différents éléments qui manœuvre ensemble.

 Représentation développée :
les symboles des différents éléments d'un même appareil ou d'une même installation
sont séparés et disposés de manière que le tracé de chaque circuit puisse être
facilement suivi.
C'est la tendance actuelle dans tous les schémas de commandes.

3. STRUCTURE D'UNE INSTALATION ELECTRIQUE


Une installation électrique se compose principalement de trois parties :
a- les sources d’énergies
b- le contrôle et la commande
c- les récepteurs.

IDO cours Technologie Schéma


4

4. NORMALISATION DES INSTALLATIONS ELECTRIQUES


C’est l’ensemble des règles techniques qui permettent de standardiser
l’appareillage électrique, sa représentation et son branchement. Les
normes
électriques sont publies par des organismes officiels :
 a l’échelle nationale:
 a l’échelle internationale:
C.E.I : Commission Electrotechnique Internationale: crée en 1906
prépare les normes applicables à l'électricité et à l'électronique.
.
U.T.E: a été crée en 1947. Elle prépare les projets de normes en
vue de leur présentation aux procédures d'enregistrement et
d’homologation.

 Exemple Indice protection IP xx norme NFC20-010

IDO cours Technologie Schéma


5

5. SYMBOLES
Chaque équipement électrique est désigné par un symbole qui le
représente
dans un schéma. Les symboles sont standardisés par les organismes de
normalisation.

5.1. Symboles d’un appareil de coupure


Un appareil de coupure permet d’ouvrir ou fermer les circuits électriques.
Cet appareil doit avoir un contact qui se déplace :

IDO cours Technologie Schéma


6

6-REPERAGE DES SCHEMAS ELECTRIQUE


Pour faciliter laréalisation ,les modifications , les modifications et la maintenance des
installqtions équipements électriques les bornes de raccordement et les conducteurs
doivent etre réperés idenquement sur les schémas et sur l’installations.
6.1. Repérage des conducteurs :
Les repérage des des conducteurs se resume dans les tableaux suivants :

IDO cours Technologie Schéma


7

6.2. Repérage des bornes et des relais


Les bornes des appareils tels que les bobines, les résistances, les impédances
sont marquées par des repères alphanumériques comme l'indique le tableau suivant tel
qu’on affecte les numéros paires à la sortie et numéros impaires à l’entrée.

6.3. Repérage des contacts


On distingue deux modes de repérage pour les schémas de montage industriel :
 Repérage des circuits de commande ;
 Repérage circuits de puissance.

a- Circuits de commande
Les bornes de contacts de circuits de commande sont repérées par deux nombres de
deux chiffres tels que les nombres impaires désignent les entrées des contacts et les
nombres pairs désignent les sorties des contacts.
NB : Le nombre est composés de deux chiffres.
 Le chiffre des unités indique la fonction.
 Le chiffres de dizaines indique le numéro d’ordre de chaque contact.

IDO cours Technologie Schéma


8

Exemples

IDO cours Technologie Schéma


9

b-circuit puissance
Les bornes des circuits de puissances sont repérées par un seul chiffre . Les entrées par les
chiffres impairs et les sorties prennent les chiffres pairs.

6-3 Repérage des éléments


Les repères d’identification sont des ensembles comprenant des signes distinctifs (= ;+ ; - ; :)
et des indications alphanumériques permettant d’identifier les éléments d’un schéma
électrique.
L’emplacement de chaque identification se décompose en quatre blocs d’information
repérées par des signes distincts.

IDO cours Technologie Schéma


10

a- La subdivision: Bloc 1, Symbole =


La subdivision permet d'effectuer la relation entre les différents éléments
dispersés en précisant leurs emplacements.
Exemple: Laboratoire pneumatique N°1(voir figure 8a) désigné par: =LP1

b- L'emplacement: Bloc 2, Symbole +


Il se compose de deux parties:
 La première partie représentée par un seul chiffre précisant le sous
ensemble (voir figure 8b).
 La deuxième partie représentée par une lettre désignant la ligne sur
laquelle est positionnée le symbole de l'élément à repérer (voir figure 8c),
et un chiffre définissant la colonne sur laquelle est positionnée le même
symbole (voir figure 8d).
Exemple: Sous ensemble 4, ligne D, colonne 3, désigné par : +4D3

c- L'identification de la fonction: Bloc 3, Symbole -


Ce Bloc comprend trois parties:
 Partie A: Cette partie est désignée par une lettre qui définit la
nomination de l'élément à repérer (voir Tableau 4)
Exemple: K: contacteur
 Partie B: Elle est désigné par un numéro de l'élément concerné.
Exemple: K1: contacteur N°1
 Partie C: désignée par une lettre qui indique la fonction concernée
Exemple: K: contacteur principale N°1 désigné par: -KM1
d- Les bornes: Bloc 4, Symbole :
Toutes les bornes doivent être repérés par des lettres ou des chiffres.
Exemple: A1 est la borne d'entrée du relais du contacteur principale K1M

IDO cours Technologie Schéma


11

désigné par: A1.

7. REPERAGE DES CONDUCTEURS DE RACCORDEMENT


Le repérage des conducteurs est très utile pour un dépannage ou la modification de
l’installation éléctrique.Il existe plusieurs façons de repérage des conducteurs ; les plus
répandus sont suivants :
a-Le repérage indépendant :
Chaque conducteur porte un numéro indépendant du bornier.

IDO cours Technologie Schéma


12

b-Le repèrage dépendant :


Chaque conducteur possède le même numéro que celui de la borne.

c-Le repèrage composé :


Chaque conducteur porte à son extrémité l’indentification de son emplacement et celui
de l’autre bout du conducteur.

8- REPERAGE DES EQUIPEMENT ELECTRIQUE

IDO cours Technologie Schéma


13

Le tableau suivant resume les lettres definissant le matériel éléctrique selon les normes
NFC63-031 etNFC63-034

8. SYMBOLE ELECTRIQUE
Pour représenter un circuit électrique, l'emploi d'un schéma et de symboles
normalisés s'avère bien pratique.

8.1 Types de symbole électrique


Il existe deux grandes sortes de symbole électrique :
 Les premiers, simplifiés, sont utilisés pour un schéma développé ou
multifilaire.
 Les seconds sont employés pour un schéma architectural ou
unifilaire.
À noter que les architectes emploient parfois des symboles « maison » qui leur
sont propres. Dans tous les cas, il existe des symboles pour les conducteurs
(neutre, phase), pour les prises, les interrupteurs, les disjoncteurs, etc.

8.2 Tableaux des principaux symboles électriques


La norme NFC 15-100 a définit ses symboles normalisés comme indiqué dans le tableau ci-
dessous:

IDO cours Technologie Schéma


14

IDO cours Technologie Schéma


15

B.TECHNOLOGIE
1. Les conducteurs

1.1 Caractérisation des conducteurs


1.1.1 Conductivité
Lorsqu’un champ électrique E est appliqué `à un matériau quelconque, la densité de
courant j qui le traverse est proportionnelle au champ :

1.1.2 Classification des matériaux en électricité


Les matériaux utilisés en électricité sont classés suivant leur conductivité :
- Pour les conducteurs : σ > 105 Ω−1.m−1 ;
- Pour les isolants : σ < 10−5 Ω−1.m−1 ;
- Pour les semi-conducteurs : σ ≈ 1 Ω−1.m−1.

1.1.3 Nature de la conduction électrique


- Conducteurs métalliques → électrons libres ;
- Electrolytes → ions positifs ou négatifs ;
- Semi-conducteurs purs → électrons libres et trous ;
- Semi-conducteurs dopés → dépend de la nature du dopage.

1.1.4 Résistance et résistivité


La résistance électrique d’un conducteur est définie par la loi d’Ohm :
U
R=
I
Pour un conducteur filiforme, on a :
L
R=ρ
S
1
avec ρ =
σ
σ = résistivité.

IDO cours Technologie Schéma


16

1.1.5 Résistivités température


La résistivité est liée à la température par la relation :
ρ(T) = ρ0(1 + α(T − T0))
avec :
 α : coefficient de température (◦C−1) ;
 ρ0 : résistivité`a la température T0.
En général, α dépend du domaine de température dans lequel on travaille. Il est positif
pour les conducteurs métalliques (⇒ ρ augmente lorsque T augmente).

1.2 Les conducteurs métalliques


L’industrie électrotechnique emploie :
 des métaux non ferreux : aluminium, cuivre, magnésium, mercure, molybdène,
nickel, zinc, ... et leurs alliages ;
 des métaux ferreux : fers, fontes, aciers ... et leurs alliages.
Les deux matériaux les plus utilisés sont :
 le cuivre et ses alliages ;
 l’aluminium et ses alliages.
1.2.1 Cuivre et alliages de cuivre
1.2.1.1 Fabrication
Le cuivre se trouve sous forme de minerais sulfurés ou oxydés qui contiennent moins
de 2 % de cuivre (limite économique = 0,5 %). Il est peu abondant sur terre (0,007 %
de la lithosphère).
1.2.1.2 Propriétés physiques du cuivre
 Métal lourd : masse volumique μ = 8, 96 g/cm3 ;
 Bonne conductivité thermique λ = 393 W/m.K;
 Température de fusion élevée : Tf = 1083 ◦C
1.2.1.3 Propriétés mécaniques
Elles dépendent de la pureté du matériau. En électrotechnique, le cuivre utilisé doit
avoir une pureté ≥ 99,9 % → fils, câbles, barres, ... En électronique, on utilise du
cuivre pur 99,99 %, ne contenant pas d’oxygène (« oxygen-free ») → se soude
facilement.
1.2.1.4 Propriétés électriques
 Bonne conductivité électrique : résistivité ρ = 1, 72.10−8 Ω.m à 20 ◦C;
 Faible coefficient de température : α = 3, 9.10−3 ◦C−1.
1.2.1.5 Propriétés chimiques
Dans l’air sec et froid, le cuivre ne s’oxyde pas ; dans l’air humide et chargé en CO 2, il
se recouvre d’une couche imperméable : le vert-de-gris (carbonate de cuivre).
Etamage permet une protection contre l’oxydation. Le cuivre est faiblement attaqué
par l’acide chlorhydrique et l’acide sulfurique concentré. Il est attaqué par l’acide
nitrique et l’ammoniac.
1.2.1.6Propriétés magnétiques
Le cuivre est diamagnétique (très faible aimantation dans le sens opposé au champ
magnétique) ⇒ le cuivre peut être utilisé pour la fabrication de ressorts d’appareils de
mesure.

1.2.1.7 Propriétés métallurgiques

IDO cours Technologie Schéma


17

Le cuivre est ductile et malléable : il peut être :


 laminé → feuilles, tôles les, ... qui peuvent être facilement découpées ou pliées ;
 étiré et filé → fils, tubes, barres…

1.2.1.8 Cuivres faiblement alliés

Dans ces cuivres, la teneur des éléments d’addition reste normalement


inférieure à 1 %. Cuivres à l’argent, au cadmium, au chrome, au béryllium, au tellure, au
zirconium : très Utilisés dans l’industrie électrotechnique. Ils possèdent les propriétés
suivantes :

1.2.1.9 Laitons
Alliages Cu + Zn ou Cu + Zn + Pb en proportions variables. Faciles à usiner, utilisés pour des
pièces d’appareillages : culots, douilles, cosses, raccords, matériels téléphoniques.
1.2.1.10 Bronzes
Alliages Cu + Sn + Zn (+ Pb ou Al). Résistent à la corrosion et aux vibrations : bagues de
moteurs, supports d’isolateurs, cages de moteurs.

1.2.2 Aluminium et alliages d’aluminium

1.2.2.1 Propriétés physiques de l’aluminium


 Métal léger : masse volumique μ = 2,7 g/cm3 ;
 Bonne conductivité thermique : λ = 222 W/m.K;
 Température de fusion Tf ≈ 650 − 660 ◦C.
1.2.2.2 Propriétés mécaniques
Faible résistance à la rupture.
1.2.2.3 Propriétés électriques
 Bonne conductivité : résistivité´e ρ = 2, 8.10−8 Ω.m;
 Coefficient de température : α = 4, 3.10−3 ◦C−1.

IDO cours Technologie Schéma


18

1.2.2.4 Propriétés chimiques


L’aluminium se recouvre rapidement d’une couche d’alumine de faible épaisseur (≈ 1 μm)

qui le rend stable chimiquement. Il résiste `a l’action des graisses, huiles, hydrocarbures,

alcools, acide nitrique, ... Il est attaqué par les acides chlorhydrique et fluorhydrique, la

soude, la potasse, le mercure. Au contact du cuivre, du fer, du plomb et en milieu humide

corrosif, l’aluminium est altéré par corrosion électrolytique ⇒ il faut garder l’aluminium en milieu
sec.

1.2.2.5 Propriétés magnétiques


L’aluminium est amagnétique.

1.2.2.6 Principales utilisations de l’aluminium


Fabrication de câbles en remplacement du cuivre.

1.3 Les fils conducteurs

On distingue les fils de bobinage et les fils de câblage. Il y a deux sortes de câbles : les
câbles aériens nus, en contact avec l’atmosphères, suspendus à des pylônes et les câbles
isolés, souterrains, sous-marins ou suspendus sur de courtes distances.
1.3.1 Fils de bobinage
Ils sont très utilisés dans l’industrie électrotechnique pour la production ou l’utilisation
des champs magnétiques. Ils sont souvent placés autour d’un noyau ferromagnétique.
1.3.1.1 Caractéristiques nécessaires
 Faible résistance électrique pour éviter l’échauffement et les chutes de tension ;
 Bonne résistance mécanique à la rupture par traction ou par pliage répétés, intervenant

lors de l’opération de bobinage.

1.3.1.2 Matériaux employés


Les fils de bobinage sont en cuivre ou en aluminium.
 Rotors de moteurs à cage → aluminium pur `a 99,5 %;
 Fils de faible section → cuivre électrolytique ;
 Enroulements rotoriques des turbo-alternateurs de grande puissance → cuivre
faiblement allié à l’argent.

1.3.2 Lignes aériennes


1.3.2.1 Constitution
Alliages d’aluminium, ex : l’almélec, moins conducteur que le cuivre mais plus solide
et moins cher. Propriété importante : résistance à la rupture ≥ 350 N/mm. Câbles nus,
formés d’une âme en acier recouverte par des fils d’aluminium : acier → solidité, aluminium
→ bonne conductivité.

IDO cours Technologie Schéma


19

1.3.2.2 Géométrie

On montre que l’équation de la ligne peut s’écrire :


x−xo
y − y0 = a ch
a
où a est le paramètre de la ligne, défini par :

avec :
- T : tension du câble (en N) ;
- p0 : poids linéique du câble (en N/m).
Le paramètre a possède la dimension d’une longueur (m).
p2
Relation entre flèche f et portée p :F=
8a
Longueur du câble suspendu entre A et B :
p
L(AB) = 2a sh
a
1.3.2.3 Conditions d’établissement
Les conducteurs doivent être hors d’atteinte : le point le plus bas de la ligne doit être à
au moins 6 m au dessus du sol et `a 3 m au dessus des bâtiments. Dans le cas des lignes
presque horizontales (faible flèche), l’écartement entre les conducteurs (phases + neutre)
est donné par :

1.3.2.4 Effet du vent sur les conducteurs


Le vent exerce sur les conducteurs une poussée :

IDO cours Technologie Schéma


20

avec :
 Cx : coefficient de traînée ;
 d : diamètre du conducteur ;
 Δl : élément de longueur du câble ;
 μ : masse volumique de l’air ;
 V : vitesse du vent.

Cette poussée se transmet aux supports. Elément de dimensionnement de ces supports,


elle s’ajoute au poids des câbles ⇒ augmentation de leur tension mécanique.

1.3.3 Câbles isolés


1.3.3.1 Constitution
Les câbles isolés sont constitués d’une âme conductrice et d’une enveloppe isolante. On
distingue :
 les câbles multiconducteurs : ensemble de conducteurs électriquement distincts mais

liés mécaniquement dans un revêtement (gaine, tresse, armure ...) ;


 les câbles monoconducteurs : un seul conducteur isolé revêtu d’une gaine de protection.

une bonne conductivité électrique afin de réduire les pertes d’énergie ⇒ elle est réalisée en
L’âme doit posséder :

cuivre ou en aluminium ;
 une résistance mécanique suffisante pour éviter la rupture du conducteur au cours de la
pose, des fixations et du serrage des conducteurs ;
 une bonne souplesse pour faciliter le passage des conducteurs dans les conduites afin de
respecter le tracé des canalisations ou pour alimenter les appareils mobiles ;
 une bonne tenu àla corrosion due aux agents atmosphériques et aux environnements
chimiques.

1.3.3.2 Classe de souplesse d’un câble

Câbles des installations fixes : classes 1 et 2, 1 → âme massive rigide, 2 → âme câblée

rigide (formée de brins de cuivre ou d’aluminium disposes en hélice).

Câbles souples : classes 5 et 6.

1.3.3.3 Résistance linéique


C’est la résistance d’un kilomètre de câble, mesurée à 20 ◦C, pour une section et une classe
de souplesse données.
Calcul :

IDO cours Technologie Schéma


21

avec :
 R20 : résistance `a 20 ◦C en Ω/km;
 ρ : résistivité du métal en Ω.mm2/km ( 17,24 pour le cuivre, 28,26 pour l’aluminium) ;
 n : nombre de brins de l’âme ( n = 1 pour une âme massive) ;
 d : diamètre des brins en mm;
 k : facteur compris entre 1 et 1,2 qui dépend de la constitution de l’âme (massive ou
câblée), tient compte de la longueur réelle du câble.

1.3.3.4 Mesure de la résistance linéique

La résistance linéique se mesure sur une éprouvette de câble de 1 m. La résistance mesurée

par une méthode de mesure des faibles résistances est ramenée `a la résistance linéique à
20 ◦C pour 1 km

avec :

 RT : résistance mesurée `a la température T (en Ω) ;


 T : température de l’âme (en ◦C) ;
 α : coefficient de température (α = 3, 93.10−3 ◦C−1 pour le cuivre, α = 4, 03.10−3 ◦C−1 pour
l’aluminium ;
 L : longueur de l’éprouvette (en m).
1.4 Les contacts
Un contact est une liaison assurant la continuité électrique entre deux ou plusieurs conducteurs.

On distingue les jonctions : connexion de deux extrémités de conducteurs, et les dérivations :


connexion d’un ou plusieurs conducteurs (conducteurs dérivés) en un point d’un autre conducteur
(conducteur principal). Les contacts peuvent être le siège de dégagement de chaleur, de f.é.m. (effet
de pile entre matériaux différents) ou de chutes de tension. Il y a trois types de contacts :

 contacts permanents ;
 contacts démontables ;
 contacts mobiles.

1.4.1 Contacts permanents


Ils sont réalisés par :
 sertissage ou rivetage : contrainte mécanique (pression), `a froid, sous graisse;
 soudage : soudure autogène, au chalumeau ou `a l’arc de matériaux de même nature ;
 soudure de deux métaux `a laide d’un alliage `a base de cuivre (brasure).

1.4.2 Contacts démontables

IDO cours Technologie Schéma


22

La liaison électrique peut être interrompue à l’aide d’un outil (tournevis, clé ...) puis rétablie.
La surface réelle du contact dépend de l’état de la surface des conducteurs et de la pression
exercée → apparition d’une résistance de contact.
Matériaux :
 argent ou cuivre → bonne conductivité ;
 tungstène ou molybdène → bonne dureté et haut point de fusion ;
 or, platine, argent, nickel, rhodium → bonne résistance `a la corrosion.
`

1.4.3 Contacts mobiles


L’un des conducteurs est en mouvement de translation ou de rotation par rapport à
l’autre. Ex : balais de machines électriques (rotation), caténaires pour la traction électrique
(translation). Problème principal : usure par frottements mécaniques → utilisation de
matériaux présentant une grande dureté : cuivre faiblement allié au cadmium ; usure
ramenée `a l’un des conducteurs qui peut être facilement remplacé : charbon (pur ou
mélangé à du cuivre ou de l’argent) qui est, de plus, autolubrifiant.

1.5 Conducteurs spéciaux


1.5.1 Résistances non ohmiques
Ce sont des conducteurs non-linéaires, ils n’obéissent pas à la loi d’Ohm : la tension à leurs
bornes n’est pas proportionnelle au courant qui les traverse. Leur résistance n’est pas
constante : elle varie avec un paramètre physique. Ex : thermistance → température,
varistance → tension, magnétorésistance → champ magnétique.
1.5.1.1 Thermistances
Ce sont des résistances à base d’oxydes céramiques. Leur résistance varie selon la loi :

avec :
 RT : résistance à la température T (en Kelvin) ;
 R0 : résistance à T0 = 300 K (25 ◦C) ;
 B : indice de sensibilité thermique (2000 `a 3000 K).

On définit le coefficient de température de la thermistance :

Il est toujours négatif → thermistance CTN (Coefficient de Température Négatif).

Utilisation des CTN : mesure de températures, compensation de la dérive en température


de composants électroniques, régulation de température.
1.5.1.2 Varistances

IDO cours Technologie Schéma


23

Résistances au carbure de silicium (SiC) ou `a l’oxyde de zinc (ZnO). Leur résistance décroit
lorsque la tension `a leurs bornes augmente (→ VDR : Voltage Dépendant Résistor).
Caractéristique courant-tension :
I = K ・ Uα
avec :
 α = 5 pour les VDR au SiC ;
 α = 30 pour les VDR au ZnO.

Résistance :

1.5.1.3 Magnétorésistances
Ce sont des sondes en antimoniure d’indium dont la résistance augmente en fonction du
champ magnétique, quelqu’en soit le sens. Le champ doit être appliqué
perpendiculairement `a la sonde. Utilisation : mesure des champs magnétiques.
1.5.2 Supraconducteurs
En dessous d’une température critique Tc, certains matériaux perdent complètement leur
résistance électrique, ce sont des supraconducteurs.
Evolution de la résistivité d’un supraconducteur :

IDO cours Technologie Schéma


24

Conséquence : un courant peut circuler sans pertes Joule dans un supraconducteur. La


propriété de supraconduction dépend du champ magnétique dans lequel se trouve le
supraconducteur : le champ doit être inférieur à une valeur critique Bc.
Relation entre Tc et Bc :

avec :

 Bc0 : Champ magnétique critique à température nulle ;


 Tc0 : Température critique `a champ magnétique nul.

Interprétation graphique :

Le matériau est supraconducteur lorsque le champ magnétique et la température sont tels


que le point de coordonnés (B, T) est l’intérieur de la zone de supraconduction.
En général, Tc est proche de 0 K → difficulté dans l’utilisation pratique des supraconducteurs
: nécessité d’un système de réfrigération très important ⇒ recherche de supraconducteurs à
température critique élevée.
Application des supraconducteurs : bobinages d’électroaimants pour la production de
champs magnétiques très intenses, câbles de transport d’énergie sans pertes Joule
(croycâbles).
Exemples de matériaux supraconducteurs : NbTi (Tc = 10 K), YBaCuO (Tc = 92 K).

1.5.3 Thermocouples
Ce sont des instruments permettant de mesurer des températures élevés. Ils sont basés sur
l’effet thermoélectrique (effet Seebeck) consistant en l’apparition d’une différence de
potentiel entre deux métaux différents soudés ensembles et portés à des températures
différentes.
Constitution :
avec :

 M1/M2 : couple de métaux différents ;


 S1, S2 : soudures couple de métaux différents ;

IDO cours Technologie Schéma


25

La tension UAB est fonction de la différence de température T1 − T2. La soudure S2 étant


maintenue à une température T2 fixe (ex : 0◦C, température de la glace fondante), la
mesure de UAB permet d’obtenir, `a partir d’une table de correspondance fournie par le
fabricant du thermocouple, la valeur de la température T1 `a mesurer.
Couple de métaux M1/M2 couramment utilisés :
 cuivre/constantan → Tmax ≈ 400 ◦C ;
 platine rhodié → Tmax ≈ 1800 ◦C.

IDO cours Technologie Schéma


26

2. Les isolants

2.1 Définition
Les isolants ou diélectriques sont des matériaux ayant une résistivité très élevée : 108 à 1016
Ω.m, car ils contiennent très peu d’électrons libres. Un isolant est caractérisé par ses
propriétés électriques, mécaniques, chimiques et thermiques. Les isolants sont utilisés
pour :

 assurer une séparation électrique entre des conducteurs portes `a des potentiels

différents afin de diriger l’écoulement du courant dans les conducteurs désirés →

protection des personnes et des équipements ;

 supporter les éléments d’un réseau électrique et les isoler les uns par rapport aux

autres et par rapport `a la terre ;

 remplir les fonctions de diélectrique d’un condensateur.

Un système d’isolation est un isolant ou un ensemble d’isolants associés dans une machine.

2.2 Caractéristiques diélectriques des isolants


2.2.1 Permittivité relative
Soit un condensateur plan à vide (ou à air) :

IDO cours Technologie Schéma


27

2.2.2 Rigidité diélectrique


Si on augmente la tension `a laquelle est soumis un isolant au delà d’une certaine valeur
appelée tension de claquage, il apparaît un arc électrique dans l’isolant : courant intense
traversant l’isolant en suivant un chemin formé par des molécules ionisées. Dans
ce cas, l’isolant est percé : il y a rupture diélectrique ou claquage ⇒ destruction de l’isolant,
irréversible pour les isolants solides (carbonisation), réversible pour les isolants gazeux et
liquides (recombinaison des ions avec des électrons).
La rigidité diélectrique G d’un isolant est définie par le rapport entre la tension U à laquelle
se produit le claquage et la distance L entre les électrodes entre lesquelles est appliquée la
tension :

G est généralement exprimée en kV/mm.


La rigidité diélectrique dépend de :
 la fréquence, la forme et la durée d’application de la tension ;
 la température, la pression et l’humidité de l’atmosphère ;
 la présence d’impuretés dans l’isolant (bulles d’air, humidité, ...).
2.2.3 Résistance à l’arc
C’est la durée maximale d’application d’une tension supérieure à la tension de
claquage d’un isolant avant l’apparition d’un arc électrique. Elle se mesure en
secondes.

2.2.4 Influence de la température sur les isolants


Une élévation de température contribue à diminuer la durée de vie d’un isolant :
 diminution de la résistance d’isolement (les isolants ont généralement un coefficient

de température négatif) ;
 diminution de la rigidité diélectrique ;
 oxydation ;

IDO cours Technologie Schéma


28

 ramollissement pouvant atteindre la fusion.

Une augmentation de 10 ◦C de la température d’un isolant conduit à doubler sa vitesse

de vieillissement.
2.2.4.1 Classification thermique des isolants
Les isolants sont classes suivant la température maximale en dessous de laquelle ils ont une
durée de vie d’une dizaine d’années.

2.3 Matériaux isolants


2.3.1 Types d’isolants utilisés dans l’industrie électrique :
Isolants naturels :
 minéraux ;
 organiques.

Isolants synthétiques :
 matières plastiques
 . thermoplastiques ;
 . thermodurcissables.
 élastomères ;
 composites.

Les isolants sont classés en trois types :


 solides ;
 liquides ;
 gazeux.
2.3.2 Isolants solides
2.3.2.1 Miéeraux
Verres : sable siliceux + chaux + soude. Utilisés pour les isolateurs, les fils de verre,
résistent à la chaleur et aux agents chimiques.
Propriétés : Tmax = 400 à 500 ◦C
G ≈ 7 kV/mm
δ = 0, 02 à 0, 04
εr = 7
Céramiques : argile + quartz + fondants + oxydes métalliques. Utilisées dans les isolateurs de lignes
aériennes et d’antennes, les supports d’inductances HF et UHF, les condensateurs HF, les
composants piézoélectriques.
Propriétés : Tmax = 200 à 500 ◦C

IDO cours Technologie Schéma


29

G ≈ 10 à 20 kV/mm
δ = 5.10−4 à 1, 2.10−2
εr = 10 à 3000
Mica et produits micacés : silicates hydratés de métaux alcalins. Utilisés pour l’isolation à haute
température des radiateurs de composants de puissance (feuilles de mica).
Propriétés : Tmax = 500 à 1000 ◦C
G ≈ 210 240 kV/mm
δ = 3.10−4 26.10−4
εr = 6 à 7
2.3.2.2 Organiques
Papiers : cellulose extraite du bois ou de l’alfa. Imprégnés de diélectrique liquide pour éviter
l’absorption d’eau, ils sont utilisés dans les transformateurs secs et les condensateurs
Propriétés : Tmax = 105 ◦C
G ≈ 50 à 80 kV/mm (papier sec) ; 100 kV/mm (papier imprégné d’huile)
δ = 2.10−3 à 4.10−3
εr = 4 à 6
Textiles : coton, soie naturelle, fibres artificielles. Rubans, toiles pour l’isolation, de
conducteurs de faible diamètre, bobines, guipage de cˆables.
Propriétés : Tmax = 90 à 120 ◦C
G ≈ 5 à 10 kV/mm
εr = 3
Caoutchouc : résine naturelle, latex de l’hévéa. Isolation de conducteurs et de câbles.
Propriétés : Tmax = 60 ◦C
G ≈ 20 à 30 kV/mm
εr = 3
2.3.2.3 Isolants synthétiques : matières plastiques
Une matière plastique est le résultat d’un mélange qui comprend :

 une résine de base ou polymère, obtenue `a partir de réactions chimiques


complexes de polymérisation effectuées sur des matières de base :
 dérivés du pétrole ou du charbon ;
 calcaires, sable, fluorures, sels marins ;
 bois.
 + catalyseurs.

des adjuvants :

 . lubrifiants : facilitent la fabrication ;


 . stabilisants : évitent la décomposition ;
 plastifiants : améliorent la souplesse ;
 charges (poudre de verre, déchets textiles) : améliorent les caractéristiques mécaniques et
physiques.
On distingue deux catégories de matières plastiques :
 Thermoplastiques : ils peuvent être ramollis par chauffage puis durcis par
refroidissement de manière répétée. Mise en forme `a l’état ramolli dans un moule,
processus de fabrication réversible.
 Thermodurcissables : ils sont transformés de manière irréversible en matériaux
infusibles ou insolubles par un traitement thermique. Ils durcissent sous l’effet de la
chaleur.
Caractéristiques des matières plastiques :

IDO cours Technologie Schéma


30

 très bonne rigidité diélectrique : toujours ≥ 10 kV/mm;


 résistivité élevée : 108 ≤ ρ ≤ 1017 Ω.m ;
 faibles pertes diélectriques ;
 propriétés mécaniques inférieures à celles des métaux mais pouvant être améliorées par
les procédés de fabrication (charges).
2.3.2.4 Matières plastiques utilisées en électrotechnique
Thermodurcissables
Bakélite ,Epoxydes ,Polyesters ,Silicones ,Aminoplastes
Thermoplastiques
PVC ,Polyéthylène ,Polytétrafluoréhylène, Polystyrène Polymétacrylate de méthyle
,Polyamide ,Caoutchouc, Produits cellulosiques .
2.3.2.5 Application : isolation des câbles de transport d’´energie
Un câble de transport d’énergie est constitué d’une âme conductrice pouvant être creuse
pour la circulation d’un liquide de refroidissement et d’un ensemble de couches
superposées pour l’assemblage des conducteurs et la protection électrique et mécanique.
Structure d’un câble isolé :

2.3.3 Isolants liquides


Les isolants liquides présentent l’avantage de se régénérer après un claquage ; ils servent
aussi au refroidissement par convection ou par évaporation (les isolants liquides ont
généralement une bonne conductivité thermique). Ils sont utilisés seuls ou bien ils imbibent un
isolant solide dont ils remplissent les vides.

2.3.3.1 Huiles minérales


Dérivées du pétrole, utilisées dans les transformateurs, les disjoncteurs, les condensateurs
et les câbles. Risque d’oxydation `a chaud en présence d’oxygène.
Propriétés : rigidité diélectrique : G ≈ 9 à 10 kV/mm
facteur de dissipation : tan δ = 4.10−4
permittivité relative : εr = 4 o 6
2.3.3.2 Huiles synthétiques

IDO cours Technologie Schéma


31

Huiles chlorées : ininflammables (pas de risque d’incendies), utilisées pour les transformateurs,
les disjoncteurs, les condensateurs.
Huiles silicones : résistent `a des températures élevées, prix élevés.
Huiles végétales (ricin) : plastifiant dans la fabrication des vernis et des résines.
2.3.3.3 Vernis
Ce sont des associations résine + solvant + siccatif. Utilisés pour l’imprégnation des bobinages.

2.3.4 Isolants gazeux


Tous les gaz sont isolants à la température ambiante.
L’air est le plus utilisé, à la pression atmosphérique ou sous pression. Comprimée à 10 bars,
sa rigidité diélectrique est de 225 kV/mm; à la pression atmosphérique elle n’est que de
3 kV/mm Isolation des lignes aériennes, disjoncteurs pneumatiques, condensateurs `a air.
L’azote est chimiquement neutre. Transformateurs à atmosphère d’azote sous pression,
câbles HT, parafoudres.
L’hexafluorure de soufre (SF6) possède une bonne rigidité diélectrique : 7,5 kV/mm,
5 fois plus lourd que l’air, incolore, inodore, non toxique. Dispositif d’extinction de l’arc
électrique dans les disjoncteurs HT.
L’hydrogène a une conductivité thermique élevée, refroidissement des machines
électriques
de grande puissance, problème : risque d’explosion, nécessite une bonne étanchéité.

Schémas d’éclairage domestique

IDO cours Technologie Schéma


32

1Montage simple allumage

On veut commande une ou plusieurs à partir d’un seule endroit. Les sont éteintes si
l’interrupteur ouvert et allumée s’il est ferme.

NB Dans les schémas : architectural unifilaire multifilaire, pour les installations domestiques
on ne présente pas la protection.

IDO cours Technologie Schéma


33

2Montage double allumage avec commutateur n°5


On veut commander deux circuit d’éclairage d’un endroit.

IDO cours Technologie Schéma


34

Fonctionnent

IDO cours Technologie Schéma


35

3Montage double allumage avec commutateur n°6

Permet de commander d’un endroit un circuit parmi deux.

IDO cours Technologie Schéma


36

4Montage va et vient
Permet de commander un circuit d’éclairage de deux endroit différents.

4Montage avec télérupteur


Ce montage permet de commander un circuit d’éclairage à partir de plusieurs endroits
différents.

IDO cours Technologie Schéma


37

IDO cours Technologie Schéma


38

5Montage allumage avec minuterie


Permet de commander un circuit d’éclairage de plusieurs endroits différents.
Sa mise en service est manuelle et sa mise hors service est automatique. Electriquement
une minuterie électromécanique est constituée d’une bobine et d’un contact temporisé et à
accrochage mécanique.

6Montage d’allumage tube fluorescents.

IDO cours Technologie Schéma


39

7Montage des prises de courant


Les prises de courants sont des appareils de raccordement avec une canalisation fixe avec
des recepteurs fixes. Du point de vue electrique elles sont carracterissée par :
tension nominal ; un courant maximal à ne pas dépasser et un nombre de broches (p ou T).

IDO cours Technologie Schéma


40

8Le schéma de signalisation

IDO cours Technologie Schéma


41

Procédés de démarrage des moteurs


Problème de démarrage des moteurs asynchrones

Le branchement du moteur au réseau électrique peut se réaliser par :

Démarrage direct : Si le courant de démarrage n’entraîne pas la détérioration des enroulements du


moteur ou l’installation accompagnant. Utilisé pour les moteurs faibles puissances.

Utilisation d’un procédé de démarrage s’il y a risque de détérioration des enroulements du moteur
ou l’installation accompagnant.

Démarrage direct

II.1. Principe

Dans ce procédé de démarrage, le moteur asynchrone est branché directement au réseau


d’alimentation le démarrage s’effectue en un seul temps. Le courant de démarrage peut atteindre 4
à 8 fois le courant nominal du moteur. Le couple de décollage est important, peut atteindre 1,5 fois
le couple nominale.

II.2. Démarrage semi-automatique à un seul sens de marche

On veut démarrer un moteur asynchrone triphasé dans un sens de marche avec un bouton poussoir
S1 et l’arrêter avec un bouton poussoir S0.

IDO cours Technologie Schéma


42

II.2.2. Circuit de commande

II.3. Démarrage direct semi-automatique à deux sens de marche

On veut démarrer un moteur asynchrone triphasé dans deux sens de rotation, par
un bouton poussoir S1 pour le sens 1, par un bouton poussoir S2 pour le sens 2 et un bouton
poussoir S0 pour l’arrêt.

II.3.1. Circuit de puissance

IDO cours Technologie Schéma


43

II.3.2. Circuit de commande

II.4. Démarrage direct semi-automatique à deux sens de marche avec butées de fin de course

IDO cours Technologie Schéma


44

On veut démarrer un moteur asynchrone triphasé dans deux sens de rotation par
l’action de deux boutons poussoirs, S1 pour le sens 1, S2 pour le sens 2. Chaque sens est
arrêté par une butée de fin de course, respectivement S3 pour le sens 1 et S4 pour le sens 2.
Un bouton poussoir S0 arrête le moteur à n’importe quel instant.

II.4.1. Circuit de puissance : Même circuit de puissance qu’en (II.3.1)

II.4.2. Circuit de commande

II.5. Démarrage direct semi-automatique à deux sens de marche avec butées de fin
de course et inversion de sens de rotation

Dans ce cas de démarrage, la butée S3 ou S4, une fois actionnée, elle change le sens
de marche du moteur.

II.5.1. Circuit de puissance : Même circuit de puissance qu’en (II.3.1)

II.5.2. Circuit de commande

IDO cours Technologie Schéma


45

I. Limitation du courant de démarrage

Contrairement au démarrage direct, le démarrage des moteurs moyennes et fortes puissances


nécessite l’utilisation de procédés de limitation de courant de démarrage tout en maintenant les
performances mécaniques de l’ensemble « moteur-machine entraînée ». Il existe deux types
d’actions :

 Action sur le stator : Consiste à réduire la tension aux bornes des enroulements statoriques.
On peut réaliser le démarrage par:
 Couplage étoile-triangle,
 Elimination des résistances statoriques,
 Utilisation d’un auto-transformateur. Ce type d’action est utilisé pour les moteurs
moyennes puissances.
 Action sur le rotor : Consiste à augmenter la résistance rotorique au démarrage. On peut
réaliser le démarrage par:
 Elimination des résistances rotoriques,
 Utilisation des moteurs à cages multiples

Ce procédé de démarrage est accompagné en plus de la réduction du courant de démarrage, d’une


augmentation du couple de démarrage. Ce type de démarrage est utilisé pour les moteurs fortes
puissances.

IV Démarrage étoile-triangle

IV.1. Principe Le démarrage s’effectue en deux temps :

 1er temps : chaque enroulement du stator est alimenté sous une tension réduite en utilisant
le couplage Y. Il est le temps nécessaire pour que la vitesse du moteur atteigne environ 80%
de sa vitesse nominale.
 2ème temps : chaque enroulement du stator est alimenté par sa tension nominale
changeant le couplage au triangle.

IDO cours Technologie Schéma


46

Ce type de démarrage est utilisé pour les moteurs à couplage ∆ lors de leur fonctionnement
normal. Exemple : Un moteur 400V/690V sur un réseau 230V/400V

IV.2. Démarrage étoile-triangle semi-automatique à un sens de marche


On veut démarrer un moteur asynchrone triphasé en étoile-triangle dans un sens de
rotation par un bouton poussoir S1 et arrêter par un bouton poussoir S0.

IV.3.2. Circuit de commande

IDO cours Technologie Schéma


47

IV.3. Démarrage étoile-triangle semi-automatique à deux sens de marche


IV.3.1. Circuit de puissance

IDO cours Technologie Schéma


48

IV.3.2. Circuit de commande

V. Démarrage par élimination de résistances statoriques

IDO cours Technologie Schéma


49

V.1. Démarrage par élimination de résistances statoriques à un seul sens de marche

V.1.1. Circuit de puissance

V.2.2. Circuit de commande

VI. Démarrage par élimination de résistances rotoriques

VI.1. Principe

IDO cours Technologie Schéma


50

Ce type de démarrage est utilisé pour les moteurs à rotor bobiné dont les enroulements sont
couplés en Y, et les trois sorties sont soudés à des bagues fixées sur l’arbre du moteur auxquels on
peut insérer des résistances à l’aide de balais frotteurs. Ce démarrage consiste à alimenter le stator
du moteur par la tension nominale et éliminer les résistances rotoriques en plusieurs temps (3
temps au minimum).

1er temps : On insère la totalité des résistances dans les enroulements du rotor.

2ème temps : On diminue la résistance du circuit rotor en éliminant une partie des résistances
insérées.

3ème temps : On élimine toutes les résistances rotoriques en court-circuitant les enroulements du
rotor.

VI.2.2. Circuit de commande

IDO cours Technologie Schéma


51

VI.3. Démarrage par élimination de résistances rotoriques, deux sens de marche (démarrage en
deux temps)

VI.3.1. Circuit de puissance

IDO cours Technologie Schéma


52

Freinage des moteurs asynchrones

I. Introduction

Il existe plusieurs procédés de freinage pour moteurs asynchrones; il faut distinguer :

 Le freinage avec arrêt immédiat obtenu à l'aide de moteurs spéciaux (moteur frein),
 Le freinage par ralentissement applicable à tous les types de moteurs asynchrones.
II. Utilisation d’un moteur Frein : Action sur le rotor
II.1 Principe

Ce sont des moteurs comportant un dispositif de freinage mécanique (mâchoires, disques, etc.)
commandé par un électro-aimant. Il en existe deux types :

A appel de courant : nécessite une alimentation électrique indépendante de celle du moteur.

A manque de courant : le frein est actionné mécaniquement (système de ressorts au repos), il est
souvent utilisé pour des raisons de sécurité : lorsque le moteur n’est pas alimenté ( arrêt normal ou
arrêt d’urgence) le freinage est réalisé.

L’électroaimant est alimenté en triphasé, branché en parallèle sur les enroulements statoriques.

Remarque : On obtient avec ce dispositif un freinage brutal avec un maintien en position (blocage).
Il existe des moteurs frein avec un électroaimant alimenté en courant redressé par l’intermédiaire
d’un pont de diodes

II.2. Schémas des circuits de puissance et de commande

IDO cours Technologie Schéma


53

III. Freinage par contre courant: Action sur le stator

III.1. Principe Après avoir coupé l’alimentation, pour arrêter plus rapidement le rotor, on inverse 2
phases pour l’inversion du champ tournant donc ralentissement du rotor.

IDO cours Technologie Schéma


54

III.4. Schémas de puissance et de commande dans le cas d’un moteur à bagues

Tout comme pour le démarrage, les résistances rotoriques sont mises en service, durant le
freinage, afin de limiter le courant absorbé par le moteur.

III.4.1. Schéma de principe

IDO cours Technologie Schéma


55

III.4.2. Schémas des circuits de puissance et de commande

IV. Freinage par injection de courant continu

IV.1. Principe

On déconnecte les enroulements du stator, puis on les alimente avec une source de tension
redressée.

Le champ tournant est remplacé ainsi par un champ fixe (créé par la source de tension redressée)
qui provoque le ralentissement du rotor.

IV.2. Remarque

- Il n’ya toujours pas de blocage.

- Le courant de freinage est de l’ordre de 1,3 In. La valeur moyenne de la tension redressée
dépasse rarement 20V pour ne pas provoquer d’échauffement excessif.

- Les résistances rotoriques sont remises en service.

IV.3. Critique

Avantage : pas de risque de démarrage dans l’autre sens.

Inconvénient : il faut couper le courant dans le stator pour éviter l’échauffement.

IV.4. Schémas des circuits de puissance et de commande

IDO cours Technologie Schéma


56

Variateurs de vitesse pour moteurs asynchrones

I. Principe de la variation de vitesse

La vitesse de synchronisme d’un moteur asynchrone triphasé est fonction de la fréquence


(alimentation) et du nombre de paires de pôles : NS = f /p

Pour un moteur tétrapolaire à 50 Hz : NS = 50 / 2 = 25 tr/s soit 1500 tr/mn

Le moteur aura une vitesse de rotation inférieure à NS . Pour exprimer l’écart entre vitesse de
synchronisme et vitesse rotor, on définit le glissement :

g = (NS – N) / NS g est voisin de 5%

Pour varier la vitesse du moteur asynchrone, on pourra faire varier la fréquence des courants
d’alimentation.

Les caractéristiques mécaniques Couple-vitesse du moteur asynchrone à rapport U/f constant et


pour différentes fréquences sont données ci-après :

IDO cours Technologie Schéma


57

II. Principe de la variation de fréquence

Pour faire varier la fréquence et la valeur efficace entre phases de la tension, on utilise la
procédure suivante.

L’onduleur découpe la tension continue intermédiaire suivant le principe MLI (Modulation de


Largeur d’Impulsions) de façon à ce que le courant moteur soit quasi sinusoïdal.

IDO cours Technologie Schéma


58

Cette technique assure une rotation des moteurs régulières et sans à-coups, même à basse vitesse.
Avec les variateurs de dernière génération, on peut fonctionner dans des gammes de fréquence (si
le moteur et la charge le permettent…) de 0,1Hz à 500Hz.

III. Fonctionnalités des variateurs

Pour sélectionner le variateur à utiliser en fonction de l’application, il faudra prendre en compte un


certain n ombre de paramètres :

 Nombre de quadrants de fonctionnement,


 Gamme de fréquence (directement liée à la gamme de vitesse),
 Possibilité de fonctionner en boucle fermée par utilisation d’une dynamo tachymètrique

Exemple d’application mono quadrant : Un convoyeur avec un seul sens de translation.

IDO cours Technologie Schéma


59

Exemple d’application 4 quadrants : Une application de positionnement dans les 2 sens de rotation
nécessitant un contrôle dynamique des décélérations et des accélérations.
IV. Ensemble moteur-variateur On commence par dimensionner le moteur en tenant
compte d’un éventuel déclassement.

Exemple: Soit un Moteur standard, auto-ventilé tétrapolaire entrainant une charge de


couple résistant 10 Nm. Si on le fait fonctionner jusqu'à 75 Hz, le coefficient C/Cn vaut
environ 0,6. Le couple nominal du moteur est donc:
Cn = 10 / 0,6 = 16,7 Nm. Soit une puissance utile voisine de :
Pu = 16,7. π . 1500 / 30 = 2,6 kW.
Remarque : En survitesse la tension ne peut plus évoluer avec la fréquence, le couple
chute rapidement. De plus il faut vérifier que le moteur peut fonctionner en survitesse.
V. Choix d’un variateur
On choisit la gamme de variateurs suivant les fonctionnalités recherchées, par exemple
l’ALTIVAR ATV61 permettra de fonctionner dans les 4 quadrants, avec des fonctions de
dialogue évoluées et une protection thermique intégrée. Le choix du variateur se fait
principalement en fonction de la tension réseau et de la puissance (utile) du moteur.

IDO cours Technologie Schéma


60

VI. Mise en œuvre d’un variateur

VII. Applications
VII.1 Introduction
On se propose de mettre en œuvre un variateur de vitesse (ATV32 de Schneider) pour des
applications simples.
Remarque
Schneider livre les variateurs pré-paramétrés de façon identique. Ce jeu de paramètre est
appelé Réglage usine Il est possible de retourner au réglage usine à tout moment :

IDO cours Technologie Schéma


61

IDO cours Technologie Schéma

Vous aimerez peut-être aussi