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Défis des indépendances africaines

Le document présente un examen blanc du bac sur la gestion des indépendances africaines, mettant en lumière les défis politiques, économiques et culturels rencontrés. Les textes du corpus illustrent la désillusion post-indépendance, avec des analyses des conséquences néfastes sur les sociétés africaines. Les consignes invitent les candidats à explorer ces thèmes à travers des travaux d'écriture variés.

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Défis des indépendances africaines

Le document présente un examen blanc du bac sur la gestion des indépendances africaines, mettant en lumière les défis politiques, économiques et culturels rencontrés. Les textes du corpus illustrent la désillusion post-indépendance, avec des analyses des conséquences néfastes sur les sociétés africaines. Les consignes invitent les candidats à explorer ces thèmes à travers des travaux d'écriture variés.

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EXAMEN BLANC DU BAC, SESSION DE MARS 2025.


CODE : F05
COEF :
DUREE : 04 HEURES

m
Situation d’évaluation

La gestion des indépendances africaines a souvent été marquée par des défis majeurs, tant sur les

co
plans politique, économique que culturel. Cependant, les dirigeants, censés incarner l’espoir d’un
renouveau, ont parfois reproduit les travers des anciens colonisateurs, plongeant leurs nations dans

s.
des crises profondes. Tu t’interroges sur les raisons profondes de cet état de choses.
Ce corpus éclaire ta préoccupation.

ge
Tu es invité(e) à le lire attentivement et à répondre aux consignes.
rri
Corpus de textes :
Texte 1 : Alain Mabanckou, « Les Soleils de ces indépendances », in Renaissances africaines,
o
Écrire 50 ans d’indépendances, BOZAR Centre for Fine Arts, Brussels, 2010, pp.54-55
tc

Texte 2 : Ken Bugul, La pièce d’or, Éditions Eburnie, Abidjan, pp.14-15


Texte 3 : Jean Pliya, Les tresseurs de corde, Hatier International, Paris, 1987
se

Texte 1 : Les Soleils de ces indépendances


Au sujet des indépendances africaines, on trouve plus de malades que de guéris, plus de
e

pays fantômes que de nations organisées. La panacée se trouve quelque part. Toutes les potions
uv

prétendument magiques ont contribué à l'aliénation de l'ancien colonisé, et par ricochet, de sa


descendance. Et même lorsque les plus enthousiastes font vibrer la corde du militantisme et de
l'intégrité d'une Afrique souveraine, c'est sous le vertige des dommages collatéraux de la
re

colonisation que cette musique jaillit. Quand la conscience est habitée par un fait historique, notre
comportement se réfugie dans le mythe, et entre le mythe et la mythomanie le pas est très vite
ep

franchi.
L’ancien colonisateur nous regardait d'un œil amusé. Notre maladresse arrangeait les
affaires de ceux qui avaient perdu de vastes territoires et des richesses foisonnantes. Nous étions
plongés dans notre entreprise folle : le bilan des valeurs nègres. Nous vivions ainsi dans le passé,
un passé naturellement glorieux, sans guerre, sans heurts avec un peuple africain homogène — le
plus grand leurre. Le passé est d’ordinaire un moyen d'échapper à la tache immédiate. Qu'un
gouvernement appauvrisse un pays du continent, ce n’était pas grave, c'était la faute au Blanc.

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Les indépendances c'est aussi le face-à-face entre le monde traditionnel et le monde


moderne. C'est le début d'une « aventure ambiguë ». Et, dans une certaine mesure nous ne sommes
plus loin de l'univers des Soleils des Indépendances d'Ahmadou Kourouma où le personnage Fama,
prince malinké nostalgique de la grandeur de sa lignée, doit faire face au nouveau mode de vie, et
surtout à l'avènement du parti unique. La confusion de Fama dans ce monde de chaos illustre l'état
dans lequel l'ancien colonisé a été secoué. Si sur le papier nos nations ont été décolonisées, la «
colonisation de la conscience », sans doute la plus dévastatrice, rongeait chaque individu.
Et nos dirigeants n'ont jamais axé leur politique sur la conscience du colonisé. Ils ont plutôt
recopié le modèle occidental de la gouvernance. Certains des chefs d'Etat, piqués par le culte de la

m
personnalité, nous ont gratifié de personnages les plus cocasses, mais aussi les plus tragiques de
notre Histoire : Idi Amin Dada, Jean-Bedel Bokassa, Mobutu Sese Seko. La prolifération des

co
conflits ethniques, les assassinats politiques, les « coups d'Etat permanents » deviennent la marque
de fabrique de l'Afrique.

s.
La démocratie semble le mot le plus banni du vocabulaire de nos dirigeants. La pauvreté
attribuée au continent tranche avec l'inventaire de richesses du sous-sol, richesses laissées à

ge
l'exploitation de ceux-là mêmes qui furent jadis nos dominateurs. Et lorsqu'un pays à la hardiesse
de remettre les pendules à l'heure, l'ancienne puissance se tourne vers un opposant fabriqué de
toutes pièces. On lui donne les armes et on l'accompagne dans sa conquête du pouvoir. Pendant que
rri
les armes crépitent, les contrats se signent sous les tentes. Peu importe qu'un monarque s'installe
pendant quarante ans au pouvoir ou que, à sa mort, son fils accède au pouvoir. Oui, c'est
o
certainement le nouveau visage de la gouvernance en Afrique : de père en fils. Et les fils des
tc

anciens dictateurs pérennisent le bilan calamiteux de leur géniteur.


Nous n'avons pas su trancher le nœud gordien et assumer notre maturité. Par notre silence,
se

par notre inertie nous avons permis l'émergence des pantins qui entraînent les populations dans le
gouffre avec pour point culminant le dernier génocide du XXe siècle, celui qui s'est déroulé sous
nos yeux au Rwanda. Il s'y est déroulé parce que nous avons intégré l'image que l'Occident se
e

faisait de nous. Hutus : traits grossiers, barbarie, imbécillité. Tutsis : traits fins, intelligence,
uv

proximité avec le monde civilisé. Et lorsque « deux camps » s'entretuaient, l'Occident déployait en
cachette son armée sous le prétexte fallacieux de la protection de ses nationaux.
re

Alain Mabanckou, « Les Soleils de ces indépendances », in Renaissances africaines, Écrire 50 ans
d’indépendances, BOZAR Centre for Fine Arts, Brussels, 2010, pp.54-55
ep

Texte 2 : Les années soixante


Depuis quelques années, tout avait commencé à changer à Birlane. Tout avait commencé à
changer depuis les années soixante. Les gens avaient changé même physiquement. Ils n'avaient
plus d'allure. Ils marchaient sans rythme, courbés, les visages recouverts de toiles invisibles qui
faisaient gratter les yeux et embrouillaient la vue. Un découragement général avait commencé à
creuser des sillons sur les visages. Le rythme de vie avait été comme bousculé, malmené, par des
forces maléfiques qui semblaient en vouloir à Birlane. Qu'est-ce qui avait pu se passer dans cette
ville pour que la malédiction la frappât à ce point ? Les choses ne se passaient plus comme avant et
les choses ne se passaient pas comme espérées depuis les années soixante. À Birlane, les gens

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commençaient à chuchoter, à regretter le temps d'avant les années soixante, le temps de l'ancienne
occupation malgré ses violences et ses vices. Les femmes étaient tristes. La femme de Ba'Moïse
regrettait secrètement encore plus de choses. Les boutiques autour du marché, jadis flamboyantes
de couleurs et d'odeurs, ouvraient et fermaient avec indolence. Le marché lui-même en avait pris
un coup. Les étals jadis achalandés étaient passés du gros au demi-gros au menu détail. Que s'était-
il passé ? Les années soixante avaient été proclamées à cor et à cri comme l'avènement de toutes
les bonnes choses que le peuple anciennement occupé depuis tant de décennies devait et allait
avoir. Et là, tout s'envolait comme de la poussière. Et cette poussière revenait et couvrait les
visages des habitants de Birlane comme une huitième plaie d’Égypte. Les pluies devenaient rares,

m
les semences étaient devenues rares, les terres arables étaient devenues rares. Les djandjes, des
monticules de terre sèche, les fourmilières et les termitières prenaient la place délaissée par les

co
sillons à l'infini de jadis. Des tourbillons de vent qui, avant, s'apercevaient au loin, entraient dans la
ville, et les gens s'aspergeaient d'eau fraiche après son passage. Pourquoi les choses avaient-elles
changé à ce point ? Là où des générations et des générations avaient vécu en harmonie avec la

s.
terre, avec le ciel, avec les cieux, où chaque élément de la vie avait son rôle, avait sa place,
respectait et aidait l'autre !

ge
Ken Bugul, La pièce d’or, Éditions Eburnie, Abidjan, pp.14-15

Texte 3 : L'orage révolutionnaire


rri
L'orage révolutionnaire éclata dans un ciel serein, secoua les fondations vermoulues,
dérouta les gens qui ignoraient tout du victorisme et qui regrettaient maintenant d'avoir sous-estimé
o
l'importance de cette doctrine planétaire. Les initiés élaborèrent fiévreusement les textes de base
tc

qui engendrèrent du jour au lendemain un État tout neuf dont Trabi se fait le défenseur zélé. A ceux
qui prétendent par exemple que le gouvernement commet des erreurs économiques, il assène
se

férocement des arguments tirés des meilleurs théoriciens victoristes. Il approuve sans réserve la
violence qui s'abat sur les réactionnaires et ne se dérobe à aucune exigence de la révolution.
Mais, de temps en temps, il fait des commentaires désabusés sur les responsables qui se
e

lèchent déjà les doigts en voulant nourrir le peuple. Un jour, son ami Djohodo lui reprocha son
uv

franc-parler. Trabi s'emporta.


— Tu sais bien que j'ai raison, dit-il. Si les dirigeants vivent dans l’abondance alors que les masses
gémissent dans la pénurie, la discipline du parti se relâchera et bientôt les gardiens de prison et les
re

détenus sympathiseront.
— Tes critiques mettent le régime en danger, l'avertit Djohodo. Le « Noyau » incarne la volonté de
ep

changement du peuple, ne l'oublie pas.


— Je désapprouve ceux qui transforment le « Noyau » en un club de profiteurs.
— Tu en profites aussi.
— J'en conviens, mais je commence à être gêné. Il faudrait taper sur les doigts cupides et coudre
certaines bouches.
Jean Pliya, Les tresseurs de corde, Hatier International, Paris, 1987

Consignes

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I. COMPETNCE DE LECTURE [4pts]


1. Dégage la thématique commune aux trois textes et précise l'aspect particulier développé par
chacun des auteurs. [4pt]
II. TRAVAUX D'ÉCRITURE [16pts]
NB : Le candidat traitera l'un des trois sujets au choix.
Sujet 1 : Contraction de texte (Texte 1)
Consigne :

m
1- a- Relève le tiret du deuxième paragraphe et justifie sa valeur dans le contexte. [1pt]

co
b- Trouve alors une ponctuation équivalente . [1pt]
2- Découpe le texte en différentes parties auxquelles tu donneras un titre. [2pts]

s.
3- Résumé : [5pts] Ce texte comprend environ 655 mots. Tu le résumes au quart de son
volume soit 164 mots. Une marge de 10% en plus ou en moins est tolérée. Tu indiques à la

ge
fin de ton résumé le nombre exact de mots utilisés.
4- Discussion : [7pts] « Nous n'avons pas su trancher le nœud gordien et assumer notre
rri
maturité. » Discute cette affirmation d'Alain Mabanckou.
Sujet 2 : Commentaire composé (Texte 2)
o
Tâche : Fais du texte un commentaire composé que tu organises à ton gré. Tu peux montrer
tc

comment l'auteur exprime la désillusion post-indépendance à travers la description de la ville de


Birlane.
se

Consigne :
1. Analyse le texte
e

a- Dégage l’idée générale du texte. [2pts]


b- Recherche deux centres d’intérêt que tu développeras dans ton devoir. [ 2pts]
uv

c- Repère deux procédés formels relatifs à chaque centre d'intérêt et identifie l’idée
suggérée. [2pts]
re

2. Rédige entièrement ton devoir. [10pts]


Sujet 3 : Dissertation (Texte 3)
ep

« Si les dirigeants vivent dans l'abondance alors que les masses gémissent dans la pénurie, la
discipline du parti se relâchera et bientôt les gardiens de prison et les détenus sympathiseront. »
Tâche : Explique et discute cette affirmation de Trabi dans le texte de Jean Pliya.
Consigne :
1. Dégage le problème posé. [2pts]
2. Propose un plan du corps du devoir. [4pts]
3. Rédige entièrement ton devoir. [10pts]

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EXAMEN BLANC DU BAC, SESSION DE MARS 2025.


ELEMENTS DE REPONSE ET GRILLES D’APPRECIATION

m
EPREUVE : FRANÇAIS

I- COMPETENCE DE LECTURE (4pts)

co
Les trois textes abordent le thème de la gestion des indépendances
africaines. Mais les auteurs ne le développent pas de la même manière. Dans le

s.
texte 1 en effet, l’auteur fait une analyse de la situation post indépendance, qu’il
présente comme un miroir où sont observés les effets néfastes de l’indépendance

ge
et l’inconscience des nouveaux dirigeants, leur apatridie dans la gestion de cette
période. La preuve, il affirme : « Au sujet des indépendances africaines, on trouve
rri
plus de malades que de guéris, plus de pays fantômes que de nations
organisées ». Dans le texte 2, Ken BUGUL présente la ville de Birlane en proie
à un malaise socio-économique et de l’état d’âme de ses habitants après les
o

indépendances. A titre illustratif, elle déclare : « Tout avait commencé à changer


tc

depuis le années soixante. Les gens avaient même changé physiquement. » Quant
au texte 3, Jean PLIYA présente un dialogue entre Trabi et Djohodo au sujet de
se

la révolution. Pendant que Trabi dénonçait les comportements avilissants des


défenseurs de la révolution, son ami Djohodo l’invite à la retenue. C’est ainsi
e

qu’il dit : « Mais de temps en temps, il fait des commentaires désabusés sur les
responsables qui se lèchent déjà les doigts en voulant nourrir le peuple. Un jour
uv

son ami Djohodo lui reprocha son franc parler » En conséquence, les trois textes
traitent déceptions des indépendances africaines, notamment dans les années
re

1960, et de l'écart entre les espoirs suscités et les réalités vécues par les
populations.
ep

NB : Accepter toute justification pertinente

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II. TRAVAUX D'ÉCRITURE [16pts]

Sujet 1 : Contraction de texte (Texte 1)

1.A. Relevé du tiret du deuxième paragraphe et justification de sa valeur


[1pt]

Le tiret se trouve dans la phrase : "Nous vivions ainsi dans le passé, un passé

m
naturellement glorieux, sans guerre, sans heurts avec un peuple africain
homogène — le plus grand leurre."

co
Sa valeur dans ce contexte est celle d'une mise en relief critique. Le tiret introduit
un commentaire évaluatif de l'auteur qui contredit et dénonce ce qui précède. Il

s.
marque une rupture dans le discours pour souligner l'illusion ("le plus grand
leurre") que représente cette vision idéalisée du passé africain.

ge
1.B. Ponctuation équivalente [1pt]

Une ponctuation équivalente pourrait être les deux points suivis d'italiques :
rri
"Nous vivions ainsi dans le passé, un passé naturellement glorieux, sans guerre,
sans heurts avec un peuple africain homogène : le plus grand leurre."
o

On pourrait également utiliser des parenthèses : "Nous vivions ainsi dans le passé,
tc

un passé naturellement glorieux, sans guerre, sans heurts avec un peuple africain
homogène (le plus grand leurre)."
se

2- structure du texte / découpage (2pts)


e

Partie 1 (Paragraphes 1-2) : Le bilan désastreux des indépendances et


uv

l'aliénation persistante Cette partie établit un constat d'échec des indépendances


africaines et analyse les mécanismes d'aliénation qui perdurent malgré la
décolonisation formelle.
re

Partie 2 (Paragraphes 3-4) : Le choc des cultures et la reproduction des


modèles coloniaux Cette partie évoque le conflit entre tradition et modernité et
ep

montre comment les nouveaux dirigeants ont mimé les pratiques occidentales de
gouvernance.

Partie 3 (Paragraphes 5-6) : La prédation économique et la responsabilité


collective Cette partie dénonce l'exploitation continue des ressources africaines
et l'inaction des populations face aux dérives des pouvoirs en place.

NB : Accepter toute proposition pertinente

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Résumé (5pts)

Les idées essentielles

✓ L’indépendance des colonies africaines s’est révélée illusoire ; les pseudo


solutions sont inefficaces.
✓ Les idées panafricanistes sont noyées par les séquelles de la colonisation
dont les victimes vantent le passé héroïque sous le regard sadique du

m
colonisateur qui savoure la mauvaise gestion des Africains ; ils refusent
d’assumer leur faute et culpabilisent le colonisateur.

co
✓ L’indépendance insinue deux mondes contradictoires où le colonisé en
sort meurtri à cause des désillusions, la persistance d’une autre forme de
colonisation dans les mentalités.

s.
✓ Loin d’aiguiser la conscience des citoyens, les dirigeants calquent leur
modèle de gestion sur celui des colonisateurs dont l’héritage macabre reste
leur source d’inspiration.
ge
✓ L’exploitation des richesses du sous- sol par les colonisateurs justifie la
rri
pauvreté du continent dont les dirigeants, ont horreur de la démocratie.
Toute remise en cause des accords coloniaux est traitée avec mépris par le
o
colonisateur qui manipule sans cesse en vue d’asseoir un pouvoir
tc

héréditaire.
✓ Le manque de sagesse et de discernement des Africains ont favorisé
l’arrivée au pouvoir des dirigeants manipulés qui ont conduit les
se

populations vers des drames.


e

3- Discussion (7pts)
uv

A- Compréhension
re

Selon Alain MABANCKOU, au lendemain des indépendances, les Africains ont


manqué de capacité, de courage et de détermination, pour résoudre efficacement
ep

la question de la gestion des indépendances, de ses implications et des mesures


idoines à prendre en tant que responsables matures et assumer entièrement ses
choix. Le candidat est invité à expliquer ces propos et à relever ses insuffisances.

B- Explication et justification
✓ Les indépendances des pays africains ne se sont pas
déroulées sans difficultés. Elles sont le fruit des
nombreuses luttes acharnées ayant occasionné des pertes

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en vies humaines (Algérie- Cameroun). De ce point de vue,


la gestion post indépendance doit être pensée et conduite
méthodiquement de sorte qu’aux plans politique,
économique et social, les Africains puissent en jouir à
satiété.

• Au plan politique : Installation de parti unique avec pour

m
conséquence, la confiscation du pouvoir et sa gestion
clanique ;

co
*il n’y a donc pas de débats politiques critiques et
constructifs. Exemple de l’ex Zaire avec feu Mobutu où
l’opposition n’a pas droit de cité. C’est le cas aussi de

s.
l’idéologie du Victorisme dans le roman Les tresseurs de

ge
corde de Jean Pliya
*Inexistence de programme politique qui affiche
clairement notre modèle de développement basé sur les
rri
réalités africaines : le système politique étant calqué sur le
modèle du colonisateur, les résultats seront biaisés. Confer
o
l’ouvrage de jacques Gélinas intitulé Et si le tiers monde
s’auto-finançait ? De l’endettement à l’épargne. Le
tc

manque de courage politique : le souci de s’éterniser au


se

pouvoir amène les dirigeants à affamer leur peuple avec


des mesures anti sociales dictées de toutes pièces par le
colonisateur malgré l’indépendance.
e
uv

• Au plan éducatif : Aucune mesure n’est prise pour marquer


la rupture avec les pratiques coloniales. Les programmes
scolaires sont conçus selon le modèle colonial : Pas de
re

place aux langues nationales pour accéder au savoir, aucun


espace du programme n’est réservé aux héros africains ni
ep

à la géographie, etc. c’est le cas des programmes d’histoire


géo, de français où sont étudiés la géographie de la
France, le climat, sa littérature (hiver, solstice, printemps,
été, automne, les siècles, la révolution française, la culture
et le culte de la France, etc.) au détriment de la culture
africaine marquée par son fâ, ses vodouns schango,
sakpata, etc.

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• Au plan économique : méconnaissance totale de


l’environnement écologique, agricole, fluviale pour asseoir
une politique économique propre et bénéfique à l’Afrique ;
l’Africain consomme plus de produits étrangers qu’il n’en
produit et dévalorise la consommation locale.

C- Les insuffisances

m
Une lecture nuancée de l'affirmation de Mabanckou nous invite à reconnaître une

co
responsabilité partagée. Si les peuples africains n'ont pas toujours su s'affranchir
des schémas hérités ou imposés, les puissances occidentales ont activement
œuvré à maintenir leur influence. Le "nœud gordien" des indépendances

s.
africaines est doublement noué, de l'intérieur comme de l'extérieur.

ge
Au plan politique : Plusieurs chefs d’Etat perdent leur poste juste parce qu’ils
prennent des décisions audacieuses pour leur pays sans consulter l’ancien maître
colonisateur. Lumumba, Sankara… en sont des exemples patents
rri
Au plan financier : Les dirigeants courageux qui ont décidé de sortir du système
économique enseigné par le maitre en ont eu pour leur compte. L’ancien Président
o
Togolais Syvanus Olympio a voulu juste sortir du CFA quand il a vu son mandat
tc

s’écourter.
se

Au plan économique : les ressources minières sont la propriété de l’ancien colon


et les dirigeants qui ont voulu en décider autrement comme dans les Etats du
Sahel aujourd’hui font face à une résistance énorme.
e

NB : Accepter toute autre proposition pertinente


uv
re
ep

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Sujet 2 : Commentaire composé (Texte 2)

1. Idée générale du texte 2

Le texte de Ken Bugul dépeint la désillusion et la détérioration des conditions de


vie dans la ville fictive de Birlane après les indépendances des années 1960,
contrastant cruellement avec les espoirs suscités par la fin de la colonisation.
L'auteur illustre comment, paradoxalement, la situation s'est tellement dégradée

m
que certains habitants en viennent à regretter l'époque coloniale, malgré ses
violences.

co
2. Deux centres d'intérêt à développer [1pt]

s.
• La transformation négative de la ville et de ses habitants après les
indépendances

ge
• La rupture d'harmonie entre l'homme et la nature comme métaphore de
l'échec des indépendances
rri
• La désillusion des habitants de Birlane.
• Le malaise postcolonial
o

• Etc.
tc

NB : Accepter toute autre proposition pertinente.


se

3. Procédés formels relatifs à chaque centre d'intérêt et idées suggérées [4pts]

Centre d'intérêt 1 : La transformation négative de la ville et de ses habitants


e
uv

• Procédé 1 : Répétition anaphorique - "Tout avait commencé à changer


à Birlane. Tout avait commencé à changer depuis les années soixante."
Cette anaphore souligne l'ampleur et la brutalité des changements
re

survenus, suggérant un bouleversement total et radical de la société.


• Procédé 2 : Métaphore - "les visages recouverts de toiles invisibles qui
ep

faisaient gratter les yeux et embrouillaient la vue." Cette image évoque le


voile de tristesse et de désespoir qui obscurcit désormais la vie des
habitants, suggérant une souffrance psychologique profonde et une perte
de repères.

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Centre d'intérêt 2 : La rupture d'harmonie entre l'homme et la nature

• Procédé 1 : Gradation - "Les pluies devenaient rares, les semences étaient


devenues rares, les terres arables étaient devenues rares." En insistant sur
le cycle Pluie- semence- terres arables, le narrateur met l’accent sur une
gradation dans la répétition de l’adjectif "rares" en amplifiant l'impression
d'appauvrissement progressif et de dégradation environnementale,

m
suggérant un cycle de pénurie qui s'auto-entretient.
• Procédé 2 : Comparaison - "cette poussière revenait et couvrait les

co
visages des habitants de Birlane comme une huitième plaie d'Égypte."
Cette référence biblique assimile la situation post-indépendance à une
punition divine, suggérant une malédiction qui s'abat sur la population et

s.
un châtiment immérité.

ge
4. Rédaction du commentaire composé [10pts]

A l’initiative du candidat.
o rri
tc
e se
uv
re
ep

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Sujet 3 : Dissertation (Texte 3)

1. Problème posé [2pts]

Le sujet pose le problème des inégalités socio-économiques entre dirigeants et


population qui constituent un facteur déterminant d'instabilité politique,
particulièrement dans le contexte des régimes révolutionnaires post-
indépendance en Afrique.

m
I- Explication du sujet : L'analyse de la contradiction

co
fondamentale des régimes révolutionnaires

Argument 1: La promesse égalitaire trahie : décryptage des termes

s.
"dirigeants dans l'abondance" et "masses dans la pénurie"
Argument 2: Le mécanisme de perte de légitimité politique exprimé par "la

ge
discipline du parti se relâchera"
• Argument 3 : La dimension prophétique de l'affirmation de Trabi à travers
rri
l'histoire africaine post-indépendance.
II- Les formes et conséquences de la résistance symbolisées par la
o
"sympathie entre gardiens et détenus"
tc

Argument 1 : La métaphore carcérale comme représentation du pouvoir


se

autoritaire. Exemple : Le bâillonnement des libertés est une méthode des régimes
dictatoriaux. La preuve est que Trabi lui-même a été traqué.
e

Argument 2 : Les manifestations concrètes de cette "sympathie" dans les


contextes africains : Exemple : Dans les geôles africaines, cette sympathie se note
uv

surtout au niveau des relations familiales. Le prisonnier peut bénéficier des


faveurs de son geôlier selon les liens de parenté en dépit des ordres du pouvoir
re

dictatorial.
Argument 3 : Le paradoxe d'un révolutionnaire conscient des dérives du système
ep

dont il profite. Exemple : Trabi est un éclairé. Il est un intellectuel qui a soif de
changement d’où le soutien ferme à la révolution. Ces réflexions sont justes et
sans partis pris. Il profite du régime mais parce qu’il voudrait fermement que cela
réussisse, il est objectif dans ses prises de position.

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Discussion

Au-delà de la l’accumulation des biens qui dérangent le peuple, il faut la


gestion inclusive du pouvoir.

Argument 1 : Les gouvernants ont l’obligation de créer les conditions nécessaires


au développement.
Exemple : L’éducation, la formation, la création d’emploi

m
Argument 2 : La liberté d’expression est une grande condition au

co
développement.
Exemple. Le roman La mort du lendemain du béninois Jerôme Nouhouai où les

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jeunes étudiants
Argument 3 : La gestion participative est un élément concret de l’épanouissement
public.

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Exemple : La plupart des soulèvements africains ont pour cause, l’exclusion.
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