MP2I 2024 - 2025
Feuille d’exercices 22. Espaces vectoriels de dimension finie
Exercice 1 : Familles de R3
Les familles suivantes de R3 sont-elles libres ou liées ? Donner leur rang. Lesquelles sont des bases de
R3 ?
1. u1 = (2, −1, 1), u2 = (3, 0, 1) ; 4. u1 = (2, −1, −1), u2 = (1, 0, 3),
2. u1 = (1, −1, 2), u2 = (3, 1, 2), u3 = (4, 2, 1), u4 = (0, 2, −2) ;
u3 = (2, −1, 3) ;
3. u1 = (1, −1, 2), u2 = (3, 1, −1), 5. u1 = (2, 3, −1), u2 = (1, 5, −2),
u3 = (−3, −5, 8) ; u3 = (2, 1, −4), u4 = (1, −3, 5).
Exercice 2 :
Les familles suivantes de RR sont-elles libres ou liées ? Donner leur rang.
1. f1 : x 7→ 1, f2 : x 7→ cos x, f3 : x 7→ sin x ; 4. f1 : x 7→ cos(2x), f2 : x 7→ cos2 x,
2. f1 : x 7→ |x|, f2 : x 7→ |x−1|, f3 : x 7→ |x+1| ; f3 : x 7→ 1 ;
3. f1 : x 7→ sin x, f2 : x 7→ sin(2x), 5. f1 : x 7→ ch(2x), f2 : x 7→ ch2 x,
f3 : x 7→ sin(3x) ; f3 : x 7→ 1.
Exercice 3 :
Soit E une espace vectoriel de base (i, j, k). On y définit les vecteurs a = 3i + j − k, b = i − 2j + k,
c = j − k, d = 4i + 6j − 4k.
1. La famille (a, b, c, d) est-elle une base de E ?
2. Les trois vecteurs (a, b, c) forment-ils une base de E ? Si oui, préciser les coordonnées du vecteur
k dans cette base.
3. Les vecteurs (a, b, d) forment-ils une base de E ?
4. Soit F = Vect(a, b, d). Déterminer la dimension et une base de F . Dans cette base, déterminer les
coordonnées des vecteurs a, b et d.
Exercice 4 :
Posons u = (1, 1, 1), v = (1, 2, 3) et w = (a, a2 , a3 ) où a ∈ R. Quelles sont les valeurs de a pour les-
quelles la famille (u, v, w) est une base de R3 ?
Exercice 5 :
Déterminer une base et la dimension des espaces vectoriels suivants
1. E1 = {(x, y, z) ∈ R3 / 2x − y + 3z = 0} ;
2. E2 = {(x, y, z, t) ∈ R4 / x + y = 0, y + z = 0, z + t = 0, t + x = 0} ;
3. E3 = {(un )n ∈ RN / ∀n ∈ N, un+2 = 6un+1 − 9un } ;
4. E4 = {f RR / f deux fois dérivable f 00 − 3f 0 + 2f = 0} ;
5. E5 = {P ∈ R3 [X] / Pe(1) = Pe(2) = 0}.
Exercice 6 :
Soit E un espace-vectoriel sur C et B = (e1 , . . . , en ) une base de E. Déterminer, si les familles suivantes
forment une base de E :
1. F1 = (e1 , e1 + e2 , . . . , e1 + en−1 , e1 + en ) ;
2. F2 = (e1 + e2 , e2 + e3 , . . . , en−1 + en ) ;
3. F3 = (e1 + e2 , e2 + e3 , . . . , en−1 + en , en + e1 ).
Exercice 7 :
Posons :
F = {(x, y, z, t) ∈ R4 /x−y+z = 0 et x+2z+t = 0} et G = {(x, y, z, t) ∈ R4 /2x+y−t = 0 et x+y+t = 0}
Préciser des bases de F et G. Montrer qu’ils sont supplémentaires dans R4 .
Exercice 8 :
Soit F et G deux sous-espaces vectoriels de R5 tels que dim(F ) =dimG = 3. Montrer que F ∩ G 6= {0}.
Exercice 9 :
Montrer que les applications suivantes sont linéaires et déterminer une base de leur noyau et de leur
image.
R2 → R3 R3 [X] → R3
1. f : ; 4. f :
(x, y) 7→ (x − y, y − x, 0) P 7→ (P (0), P 0 (0), Pe(1))
e e
C → C
2. f : , où C est vu comme R- → 2 (R)
z 7 → z + iz 2 (R)
ev ; 5. f : , où A désigne la
7→ AM
M
R3 R3
→ 1 −1
3. f : matrice .
(x, y, z) 7→ (x + 2y − z, −x − y + 3z, x + 3y + z) −1 1
Exercice 10 :
La famille (Q1 , Q2 , Q3 ) où Q1 = X 2 + 1, Q2 = 3X 2 − X + 3, Q3 = X 2 − X + 1 est-elle une base
de R3 [X]?. Si oui, décomposer X dans cette base.
Exercice 11 :
R3 −→ R3
Soit l’application f : .
(x, y, z) 7−→ (x, y + z, y + z)
1. Déterminer Im(f ) et Ker(f ).
2. Montrer que Ker (f )⊕Im(f ) = R3 .
Exercice 12 :
Soit n ∈ N, n > 2. Notons E = Rn [X] et définissons l’application f par
∀ P ∈ E, f (P ) = P (X + 1) − P (X).
1. Vérifier que f est un endomorphisme de E.
2. Cas n = 3.
(a) Déterminer f (X k ) pour k ∈ [[0, 3]].
(b) Déterminer Im(f ), rg(f ) et Ker(f ).
3. Cas général n > 2.
(a) Déterminer pour tout k ∈ [[0, n]] le degré de f (X k ).
(b) Déterminer Im(f ), rg(f ) et Ker(f ).
Exercice 13 :
Soit f un endomorphisme d’un K-espace vectoriel de dimension finie E tel que rg(f ) =rg(f 2 ).
1. Montrer que Im(f 2 ) =Im(f ).
2. À l’aide du théorème du rang, montrer que Ker(f ) =Ker(f 2 ).
3. Déduire de ce qui précède que Ker(f ) et Im(f ) sont supplémentaires dans E.
Exercice 14 :
Soit E un espace vectoriel de dimension 3 et f ∈ L(E) tel que f 2 6= 0 et f 3 = 0L(E) . Soit x0 ∈ E
tel que f 2 (x0 ) 6= 0.
1. Montrer que (x0 , f (x0 ), f 2 (x0 )) est une base de E.
2. Déterminer Im(f ), rg(f ) puis Ker(f ).
Exercice 15 :
Soit E un espace vectoriel de dimension finie et f ∈ L(E) tel que f 3 = f . Montrer que E =Ker(f )⊕Im(f ).
Exercice 16 :
Soit E un espace vectoriel de dimension finie n et (f, g) ∈ (L(E))2 tels que f ◦ g = 0L(E) .
1. Montrer que rg(f )+rg(g) 6 n.
2. Peut-on avoir égalité ?
Exercice 17 :
Soit f ∈ L(R3 ) tel que f 2 = 0L(E) et f 6= 0L(E) . Montrer que rg(f ) = 1.
Exercice 18 :
Soient E et F de dimension finie et f, g ∈ L(E, F ).
1. Montrer que |rg(f ) − rg(g)| 6 rg(f + g) 6 rg(f ) + rg(g).
2. Supposons que E = F , f ◦ g = 0 et f + g ∈ GL(E). Montrer que rg(f ) + rg(g) = dim(E).
Exercice 19 :
Soit H un hyperplan d’un K-espace vectoriel de E de dimension quelconque.
Supposons que F soit un sous-espace vectoriel de E contenant H. Montrer que :
F = H ou F = E.
Exercice 20 : Centre de L(E)
Soit E un espace vectoriel de dimension finie n > 2.
1. Soit f un endomorphisme de E tel que pour tout vecteur x de E la famille (x, f (x)) soit liée.
Montrer que f est une homothétie.
2. Notons Z(L(E)) le centre de l’algèbre L(E), c’est-à-dire l’ensemble des endomorphismes de E qui
commutent avec tous les endomorphismes de E :
Z(L(E)) = {f ∈ L(E) / ∀ g ∈ L(E), f ◦ g = g ◦ f } .
(a) Montrer que Z(L(E)) est une sous-algèbre de L(E), c’est-à-dire qu’il vérifie les propriétés
suivantes :
i. Z(L(E)) est un sous-espace vectoriel de L(E) ;
ii. Z(L(E)) est stable pour la composition ;
iii. IdE ∈ Z(L(E)).
(b) Montrer que H(E) est une sous-algèbre de L(E).
(c) Le but de cette question est de montrer que Z(L(E)) = H(E), où H(E) désigne l’ensemble des
homothétie de E.
i. Montrer que H(E) ⊂ Z(L(E)).
ii. Soit f appartenant à L(E).
Montrer que si f appartient à Z(L(E)), alors f laisse invariant toute droite vectorielle (on
fera commuter f avec des projecteurs ou des symétries bien choisis). En déduire que f est
une homothétie de E.
iii. Conclure que l’algèbre (L(E), +, ◦, .) n’est pas commutative si dim(E) > 2.
(d) Que valent L(E), H(E) et Z(L(E)) lorsque dim(E) 6 1 ?
Exercice 21 : D’après CCP PC
Soit
a+c −b c
E= b a − 2c −b , (a, b, c) ∈ R3 .
c b a+b
Montrer que E est un R-espace vectoriel ; préciser sa dimension. L’ensemble E est-il un sous-anneau de
M3 (R) ?
Exercice 22 : D’après Centrale 2019
Soient E un espace vectoriel de dimension n et u ∈ L(E).
1. Montrer que pour tout k ∈ N, ker(uk ) ⊂ ker(uk+1 ).
2. Montrer que la suite de terme général dim(ker(uk )) est constante à partir d’un certain rang, que
nous noterons d dans la suite.
3. Notons ru = inf{k ∈ N / ker(uk ) = ker(uk+1 )}.
(a) Montrer que ru 6 n.
(b) Montrer que d = ru .
(c) Montrer que E = ker(ud ) ⊕ Im(ud ).
(d) Montrer que ker(uk ) et Im(uk ) sont supplémentaires si, et seulement si, k > d.
Exercice 23 : D’après Centrale PSI
Soient E un espace vectoriel de dimension n > 1 et S l’ensemble des sous-espaces vectoriels de E.
1. Soient F et F 0 dans S\{E}. Montrer que F ∪ F 0 6= E.
2. Soient H et H 0 deux hyperplans de E. Montrer qu’il existe D ∈ S tel que H ⊕ D = H 0 ⊕ D = E.
3. Soit d : S 7→ N vérifiant : d(E) = n et ∀F, F 0 ∈ S, F ∩ F 0 = {0} =⇒ d (F + F 0 ) = d(F ) + d (F 0 ).
Montrer que ∀F ∈ S, d(F ) = dim(F )
Exercice 24 : D’après Centrale PSI
Montrer que deux sous-espaces d’un espace de dimension finie ont la même dimension si et seulement
s’ils admettent un supplémentaire commun.
Exercice 25 : D’après Centrale PSI
Soient n ∈ N∗ , E un espace vectoriel de dimension n et β = (e1 , . . . , en ) ∈ E n . On suppose que
∀f ∈ E ∗ , f (e1 ) = · · · = f (en ) = 0 ⇒ f = 0. Montrer que β est une base de E.
Exercice 26 : D’après Mines Ponts PC
1. Soient E un espace vectoriel, A et B deux sous-espaces de E. On suppose que E = A ∪ B. Montrer
que A ⊂ B ou B ⊂ A.
2. Montrer que Rn ne peut s’écrire comme réunion de p hyperplans.
Exercice 27 : D’après X ESPCI PC
Soit E un espace vectoriel de dimension finie. Déterminer les u ∈ L(E) laissant stable tout hyperplan de E.
Exercice 28 : D’après Mines Ponts PC
Soient n > 2, Φ ∈ L (Rn , R) non nulle et H = Ker Φ.
Soit f ∈ L (Rn ). Montrer que f stabilise H si et seulement s’il existe λ ∈ R tel que Φ ◦ f = λΦ.