Physique : Module 4 Mécanique quantique
MPSI Pr. MOUDOU
MQ1 : Introduction au monde quantique
I- Limites de la mécanique classique
1. Effet photo-électrique
2. Onde de matière
II- Fonction d’onde et inégalité de Heisenberg
1. Notion de fonction d’onde
2. Inégalité de Heisenberg spatiale
3. Quantique ou classique
III- Modèles de l’atome d’hydrogène
1. Modèle de Rutherford
2. Spectre d’émission et d’absorption
3. Modèle de Bohr
4. Modèle quantique
I. Limites de la mécanique classique :
Vers la fin du 19e siècle et le début du 20e, les physiciens utilisent la physique classique. On
distingue généralement deux types d’objets en mécanique classique :
1. Les particules (planète, balle de tennis, neutron, électron . . .) qui ont des trajectoires
bien définies. Gérer par la mécanique (Newton).
2. Les ondes (son, vague, lumière . . .) qui diffractent lorsqu’elles passent à travers un
diaphragme dont la taille est de l’ordre de la longueur d’onde et peuvent interférer. Gérer
par l’électromagnétisme (Maxwell).
Remarque :
• La mécanique classique est dite déterministe , c.à.d. que pour des conditions initiales
données, on peut en théorie calculer avec certitude l’évolution temporelle du système.
• Un objet classique a uniquement l’un des caractère (corpusculaire ou ondulatoire)
Ces deux théories suffisent à expliquer presque tous les phénomènes observés à l’époque et
il ne restait donc que quelques points de « détails » à comprendre.
Parmi ces quelques points on peut citer :
❖ Le spectre du soleil (intensité lumineuse en fonction de la longueur d’onde) ou d’un
autre corps chaud (lampe à incandescence).
❖ Spectre d’émission et d’absorption des atomes.
❖ L’existence de matériau supraconducteur à très basse température.
❖ L’effet photo-électrique (que l’on verra plus loin dans le cours).
❖ L’évolution des capacités calorifiques des solides avec la température T pour T → 0 K.
1. Effet photo-électrique :
On réalise l’expérience suivante :
• Deux plaques métalliques sont
placées face à face dans une
enceinte sous vide. Elles sont
connectées à un générateur de
tension.
• On a la possibilité d’envoyer de la
lumière sur l’une des faces (celle qui
a un potentiel négatif).
• On utilise un galvanomètre qui est
un ampèremètre permettant de
détecter de très faibles courants.
On constate que :
— Si l’on n’éclaire pas la plaque, le courant mesuré est à peu près nul, au bruit près.
— Lorsque l’on éclaire la plaque en lumière blanche, un courant apparait.
Jusque là, rien n’était surprenant pour les physiciens : les électrons absorbent l’énergie de la
lumière incidente et lorsqu’ils ont atteint une énergie suffisante (appelée travail d’extraction),
ils peuvent s’échapper de la plaque éclairée et être récupérée par l’autre plaque métallique.
Pour aller plus loin, on éclaire en lumière monochromatique pour voir l’influence de la
couleur et on fait varier l’intensité lumineuse.
On fait les observations suivantes :
❖ Lorsque la fréquence utilisée est trop
faible, on observe le même signal qu’en
absence de lumière, une intensité nulle, et
ce quelque soit l’intensité lumineuse.
❖ Lorsque la fréquence est supérieure à une
fréquence seuil 𝝂𝟎 (qui dépend du
matériau), une intensité (électrique) est
mesurée par le galvanomètre et est
d’autant plus grande que l’intensité
lumineuse incidente est importante.
❖ L’énergie cinétique 𝑬𝒄 des électrons
individuels émis par effet photoélectrique
augmente avec la fréquence 𝝂 de la
lumière utilisée (effet à seuil) et
indépendante de l’intensité lumineuse.
Remarque :
La présence d’une fréquence seuil en deçà de
laquelle l’intensité électrique mesurée est nulle
n’est pas explicable à l’époque avec
l’électromagnétisme tel qu’il est connu. En effet,
on s’attendrait à, quelque soit la couleur de la
lumière, pouvoir extraire les électrons avec 𝑬𝒄
augmente en augmentant simplement l’intensité 𝜈0
lumineuse.
L’interprétation est proposée par Einstein de 1905 et jouera un rôle important dans l’attribution de
son prix Nobel en 1921 :
➢ La lumière est constituée de « grains de lumières » que l’on appelle photons et qui ont une
énergie qui dépend de la fréquence lumineuse : 𝐄 = 𝐡𝝂.
➢ Augmenter l’intensité lumineuse (à couleur fixée) correspond donc simplement à augmenter
le nombre de grains incidents.
➢ Ainsi lorsqu’un grain de la lumière interagie avec un électron attaché à un métal, il peut arriver
𝟏
à l’extraire et à lui conférer une vitesse telle que : 𝑬 = 𝑾𝒔 + 𝑬𝒄 𝐡𝝂 = 𝐡𝝂𝟎 + 𝒎𝒗𝟐
𝟐
où 𝝂𝟎 la fréquence en dessous de laquelle on n’observe pas de courant
et 𝒗 la vitesse conférée à l’électron.
➢ L'énergie cinétique est positive, donc on n'a pas d'électron arraché que si la fréquence du photon
𝑾𝒔
incident : 𝝂 > 𝝂𝟎 = avec 𝑾𝒔 travail d'extraction qui dépend du métal.
𝒉
➢ Par contre, si 𝝂 < 𝝂𝟎 , aucun photon n’a d’énergie suffisante pour extraire un électron.
Avec ℎ la constante de Planck et a pour valeur numérique ℎ = 6,62606957. 10−34 𝐽. 𝑠.
ℎ
On utilise aussi fréquemment la constante de Planck réduite ℏ = 2𝜋 ≈ 1,05 . 10−34 𝐽. 𝑠.
Remarque : L’ordre de grandeur de la constante de Planck doit être connu.
Ordre de grandeur :
Évaluer l’énergie typique d’un photon dans le domaine visible.
Quel est le nombre de photon par seconde émis par une ampoule de puissance lumineuse 100 𝑊?
𝒄𝒆 𝒒𝒖𝒊 𝒅𝒐𝒏𝒏𝒆
o 𝝂𝒗𝒊𝒔𝒊𝒃𝒍𝒆 = 𝟏𝟎𝟏𝟒 𝐻𝑧 𝑬 = 𝟕 𝟏𝟎−𝟐𝟎 𝑱,
o Pour une ampoule de puissance 100 𝑊 ➔ c’est-à-dire 100 𝐽/𝑠.
100 𝟐𝟏
o Ainsi : elle émet 𝑵 = −𝟐𝟎 = 𝟏𝟎 photons par seconde.
𝟕 𝟏𝟎
2. Onde de matière :
Interférence d’onde de matière En 1992, des chercheurs ont réalisé l’expérience
suivante : ils ont rendu immobile des atomes de néons en utilisant une technique de
refroidissement laser. On parle de refroidissement et de vitesse car la température est
liée à la vitesse des particules lorsque le mouvement est désordonné (voir le cours de
thermodynamique plus tard dans l’année).
o Une fois les atomes immobilisés, ils sont laissés en chute libre au dessus d’une
plaque percée de deux fentes extrêmement fine (voir figure ci-dessous) séparée par
une distance de 6 μm.
o Lors du passage par les fentes, la vitesse des atomes est d’environ 2 m/s. On
observe ensuite les impacts des atomes sur un écran placé 85 cm sous les fentes.
Conclusion :
La lumière est constituée de particules de masse nulle nommées photons qui se
déplacent à la vitesse de la lumière 𝒄.
On peut associer à ces particules une énergie et une impulsion qui dépendent de la
fréquence ν du rayonnement ou de son vecteur d’onde :
❖ 𝒎 = 𝟎 masse nulle.
❖ 𝒒 = 𝟎 charge nulle.
𝒉𝒄
❖ 𝑬 = 𝒉𝝂 = 𝝀 Relations de Planck-Einstein.
𝒉
❖ 𝒑 = ℏ𝒌 = 𝝀 𝒖 Relation de de Broglie.
Toute particule peut avoir un comportement ondulatoire.
À une particule d’impulsion 𝒑 = 𝒎𝒗, on peut associer une onde de vecteur d’onde 𝒌
telle que : 𝒑 = ℏ𝒌 = 𝒎𝒗.
Remarques :
❑ Les phénomènes quantiques apparaissent lorsque les distances mises en jeu sont
de l’ordre de la longueur d’onde de de Broglie.
❑ La longueur d’onde est d’autant plus importante que l’impulsion des objets est
faible , ce qui explique qu’il ait fallu refroidir les atomes de néons avant de les
faire interférer.
II. Fonction d’onde et inégalité de Heisenberg
1. Notion de fonction d’onde :
Les expériences présentées précédemment montre qu’il faut changer la manière de
décrire les systèmes physiques lorsque les phénomènes quantiques ne sont pas
négligeables. En particulier,
➢ La mécanique quantique est intrinsèquement probabiliste et non plus déterministe :
dans l’expérience avec les atomes froids, malgré des conditions initiales identiques,
les points d’impact des atomes sont différents les uns des autres.
➢ La mécanique quantique abandonne la notion de trajectoire.
Postulat : La mécanique quantique postule que l’on peut décrire l’état d’une particule à
l’aide d’une fonction appelée fonction d’onde ou amplitude de probabilité qui est définie
telle que 𝑑𝑃 = |𝜓(𝑀, 𝑡)|𝟐 𝑑𝜏 est la probabilité d’être dans un volume dτ autour de M.
Probabilité de présence :
❖ En mécanique quantique, chaque particule est caractérisée par une fonction
d’onde solution de l’équation de Schrödinger (𝐻𝜓 = 𝐸𝜓) appelée orbitale
atomique. On note cette fonction par 𝜓 : cette fonction n’a pas de sens
physique mais contient toute l’information accessible sur la particule.
❖ 𝜓 2 : la densité de probabilité de présence d’une particule dans un point de
l’espace
❖ La probabilité de trouver la particule dans un volume V: 𝑃 = 𝜓 𝑉2 𝑑𝜏
❖ La probabilité de trouver un électron dans tout l’espace : 𝜓 𝑒𝑐𝑎𝑝𝑠𝑒2 𝑑𝜏 = 1
2. Inégalité de Heisenberg spatiale :
On considère l'exemple de la diffraction d'une onde
lumineuse par une fente de largeur a.
❖ Le faisceau est diffracté dans un cône de demi-
𝝀
angle θ vérifiant : 𝒔𝒊𝒏(𝜽) = 𝒂
❖ Lors du passage du photon par la fente,
l'incertitude sur sa position selon OZ est : ∆𝒛 ≈ 𝒂
❖ Alors que l'incertitude sur sa quantité du
mouvement selon OZ est : ∆𝒑𝒛 ≈ 𝒑𝒔𝒊𝒏(𝜽)
❖ 𝑝 est la norme de la quantité du mouvement, elle doit être conservée lors de diffraction.
𝒉
selon les paragraphes précédents : 𝒑 = ℏ𝒌 = 𝝀 ➔ soit : ∆𝒛. ∆𝒑𝒛 ≈ 𝒉
C'est la forme approximée de la relation d'incertitude de Heisenberg.
Inégalité spatiale d’Heisenberg : L’incertitude Δz sur la position d’une particule
et celle sur son impulsion Δpx vérifie l’inégalité de Heisenberg :
ℏ
➢ Spatiale : ∆𝒛. ∆𝒑𝒛 ≥ 𝟐
ℏ
➢ Temporel : ∆𝑬. ∆𝒕 ≥ 𝟐
• La première signifie que si on connait avec une grande précision la position de la
particule, on perd l'information sur sa quantité du mouvement (sa vitesse).
• Alors que la deuxième, postule que si on connait l'énergie de la particule avec une grande
précision on perd sa durée de vie.
Rappel : La position et l’impulsion de la particule sont définis de façon probabiliste
en mécanique quantique, le principe d’incertitude de Heisenberg peut donc aussi être
vu de la façon suivante : plus la distribution de probabilité de la position de la
particule est étroite, moins celle de l’impulsion l’est et réciproquement.
Remarques :
✓ L’inégalité est bien entendu aussi valable dans les directions y et z.
✓ Cette inégalité interdit donc qu’une particule soit parfaitement immobile à une
position fixée. En effet, si une particule est localisée à une position fixée
exactement, alors Δx = 0 et si la particule est parfaitement immobile, alors Δpx = 0.
Dans ce cas, on ne vérifiera pas l’inégalité d’Heisenberg.
✓ Ce que l’on a appelé « incertitude » est plus précisément l’écart-type de la
distribution de probabilité.
C’est-à-dire (𝚫𝒙)𝟐 = 𝒙𝟐 − 𝒙 𝟐 .
3. Quantique ou classique:
• La mécanique quantique est une généralisation de la mécanique classique, donc il
semble qu'il est mieux d'abandonner la mécanique classique et d'utiliser le formalisme
quantique pour tous les systèmes. Le problème avec cette approche c'est que ce
formalisme est compliqué et devient très difficile de résoudre l'équation de Schrödinger
dans la majorité des cas.
• L'approche utilisée est de comparer l'action de système (moment cinétique) à la
constante de Planck, si elle est très grande on utilise la mécanique classique alors que si
elle est dans le même ordre de grandeur ou plus petite on utilise la mécanique
quantique.
Grandeur Classique Quantique
action : 𝐀 = 𝒎𝒗𝒓 𝐀≫ℏ 𝐀 ~ℏ
taille : 𝒂 𝒂 ≫ 𝝀 = 𝒉/𝒎𝒗 𝒂~𝝀
Remarques : il faut chercher l’action A en se basant sur son unité.
Exemple 1 : Montre
Une montre ordinaire a des parties mobiles de taille et masse typiques :
une longueur L ≈ 10−3 m, une masse M ≈ 10−4 kg, et un temps typique T ≈ 1 s.
❖ L’action caractéristique est donc A = ML2T−1 ≈ 1024ℏ ≫ ℏ.
❖ La mécanique classique est donc suffisante !! Et les horlogers n’ont pas besoin
de connaitre la mécanique quantique pour fabriquer et réparer les montres.
Exemple 2 : Atome d’hydrogène
L’atome d’hydrogène a une énergie d’ionisation E = 13,6 eV et un spectre caractérisé
par une longueur d’onde minimale de l’ordre de 103 A° , soit une pulsation maximale ω
≈ 2.1016 s−1.
❖ L’action caractéristique est : A = E/ω ≈ ℏ.
❖ On en conclut que l’atome d’hydrogène, et donc tous les atomes, ne peuvent être
appréhendés sans recours à la mécanique quantique.
Exemple 3 : Noyau atomique
L’énergie de liaison par nucléon dans un noyau ordinaire est de l’ordre de E = 8 MeV,
par ailleurs, le rayon du noyau est donné par r = A1/3r0 (A étant le nombre de masse et
r0 ≈ 1,3.10−15m). En prenant la masse du nucléon (proton ou neutron) M = 1,6.10−27 kg.
❖ On forme une action caractéristique valant r0√ME ≈ 0,5 ℏ ;
❖ La physique nucléaire est donc nécessairement quantique.
Remarques :
Pour conclure sur la théorie adaptée on peut se baser aussi sur l’inégalité d’Heisenberg.
Exemples
h
o Un skieur de masse m = 70kg, de vx=15m/s et Δvx=1m/s p.r x = 1,5.10 −36 m
2mv x
l’incertitude est dérisoire, donc la mécanique classique est suffisante
pour traiter ce problème h
o Un électron de masse m, de v=2,2 106m/s et Δv=0,1 106m/s r 2mv = 1,2 nm
cette incertitude est énorme à l’échelle atomique (rayon de Bohr a = 0,53nm),
ce problème nécessite la mécanique quantique.
III. Modèles de l’atome d’hydrogène
• La masse d’un atome est inférieure à la somme des masses des particules qui le constituent. Ce "défaut de masse
Δm" correspond à l’énergie de cohésion 𝐸 du noyau de l’atome. C’est l’énergie qui a été consommée pour
constituer le noyau à partir des particules séparées. Ils sont liés selon la relation d’Einstein : 𝐸 = 𝛥𝑚. 𝐶 2
• Jean PERRIN eut l’idée de comparer l’atome à un système planétaire. BOHR (1913)(circulaire) puis
SOMMERFELD (1917)(elliptique) précisèrent et complétèrent cette idée.
1. Modèle de Rutherford : modèle planétaire
Résultat :
❖ L’énergie de l’électron est une fonction continue de r ➔ selon ce modèle
l’atome peut absorber toutes les longueurs d’ondes (ce n’est pas le cas réel).
❖ Le rayon de l’atome diminue avec le temps et l’électron finira a tomber sur le
noyau ➔ atome de Rutherford n’est pas stable (ce n’est pas le cas réel).
2. Spectre d’émission et d’absorption
Conclusion :
➢ Le spectre d’absorption et
le spectre d’émission de
l’hydrogène sont quantifiés.
➢ il s’agit des spectres de
raies.
3. Modèle de Bohr :
On rajoute l’hypothèse que le moment cinétique de l’électron est quantifié : LO = n ℏ
avec n ∈ N* un entier.
Résultat : Pour l’tome d’Hydrogène
13.6
❖ L’énergie totale est quantifiée : 𝐸𝑛 = − 𝑛2 𝑒𝑉
❖ Le rayon de l’atome est quantifié : 𝑟𝑛 = 𝑎0 𝑛2 ; avec 𝑎0 = 53𝑝𝑚 le rayon de Bohr.
Ce modèle permet donc de retrouver la quantification des niveaux
d’énergies de l’atome d’hydrogène que vous avez vue en TP
optique (et qui avait été mesurée expérimentalement grâce aux
raies d’émissions de lampes à hydrogène).
Cas des hydrogénoïdes :
L’Hydrogènoïde est un atome qui a perdu tous ses électrons sauf
un, il s’écrit sous la forme : 𝐴𝑍𝑋 𝑍−1 +
13.6𝑍 2
❖ L’énergie d’Hydrogènoïde : 𝐸𝑛 = − 2 𝑒𝑉
𝑛
𝑎 𝑛 2
❖ Le rayon d’Hydrogènoïde : 𝑟𝑛 = 0𝑍 ;
Énergie d’ionisation :
c’est l’énergie qu’il faut fournir à l’atome dans l’état
fondamental pour faire passer son électron de n = 1 à n = ∞
𝐸𝐼 >0
+
𝑋(𝑔) 𝑋(𝑔) + 1𝑒 − avec 𝐸𝐼 = 𝐸 𝑋 + − 𝐸 𝑋 > 0 toujours positive.
Interprétation du spectre
• Lorsque on soumet la vapeur d’hydrogène a une décharge électrique, les atomes
s’excitent : l’électron de l’atome se trouve sur un niveau m > 1 et porte une
13.6𝑍 2
énergie 𝐸𝑚 = − 2 𝑒𝑉.
𝑚
• En se désexcitant l’atome passe du niveau m à un niveau inférieur n en
émettant un photon d’énergie 𝐡𝝂 = 𝑬𝒎 − 𝑬𝒏
• Lorsqu’on éclaire la vapeur d’hydrogène avec une lumière à spectre continu
l’atome passe de l’état fondamental à l’état excité (m) en absorbant un photon
d’énergie
c
h = h = Em − En
1 13.6 1 1
donc = 2− 2
hc n m
1 1 1
= RH 2 − 2
n m
avec RH constante de Rydberg
Insuffisance du modèle de BOHR.
❖ Il ne permet pas d’expliquer certaines caractéristiques fines du spectre
d’émission de l’atome d’hydrogène, comme par exemple le dédoublement de
certaines raies sous l’influence d’un champ magnétique (Effet ZEMMAN) ou
électrique (Effet STARK).
❖ Il ne marche que pour les hydrogénoïdes, pas pour les atomes
polyélectroniques, car il ne tient pas compte de l’influence d’un électron
donné sur ses voisins.
❖ Il ne permet pas de décrire la liaison chimique (en particulier la liaison
covalente).
Ces insuffisances ont conduit au développement d’un
modèle plus "avancé" : le modèle quantique de l’atome.
4. Modèle quantique
Voir cours atomistique