Comprendre le concept de secte
Comprendre le concept de secte
Pour les groupes religieux et spirituels minoritaires fondés à l'époque moderne, voir
Nouveau mouvement religieux.
Une secte est une communauté humaine dont les membres suivent avec rigueur une même
doctrine religieuse, philosophique ou, plus rarement, politique. Appliqué à la réalité
contemporaine, le terme, dont les significations et les connotations ont beaucoup évolué d'une
époque et d'une société à l'autre, ne fait pas l'objet d'un consensus sémantique et encore moins
d'une définition juridique universelle. Selon l'acception négative (héritage du discours
hérésiologique de l'Antiquité tardive) qu'il a prise dans certaines langues d'aujourd'hui, le vocable
« secte » est assez fréquemment associé à l'idée d'intransigeance et de contrainte
psychologique, voire de manipulation mentale. Dans cette même perspective, les sectes sont
alors caractérisées comme des groupes fermés au monde extérieur et souvent dirigés par un
chef charismatique (un « gourou » au sens dépréciatif du mot), dont l'autorité ne se discute pas
et qui peut être entouré d'une forme de vénération.
La connotation négative du terme « secte » est récusée non seulement par les groupes visés,
mais aussi par un certain nombre de juristes et de sociologues, dont les membres du CESNUR.
Selon l'anthropologue française Nathalie Luca, « un groupe devient sectaire lorsqu'il se ferme »5.
Dénomination
D'un point de vue étymologique, le terme « secte » vient du latin secta signifiant « voie que l'on
suit, parti, cause, doctrine »6,7. Le substantif secta est lui-même issu du verbe sequi, qui signifie
« suivre » : tous les auteurs latins de la période classique ou des premiers siècles de l'Empire ont
bien conscience de cette origine8. La dérivation étymologique à partir du latin secare (« couper »)
— dont le supin9 est sectum et le participe passé sectus, -a, -um, homonyme, au féminin, du
substantif secta, d'où la confusion — est indiscutablement erronée, mais ce phénomène tardif
(première attestation autour de 400 ap. J.-C.), encouragé par le développement de l'hérésiologie
chrétienne, a connu des résurgences intermittentes jusqu'à notre époque10. Par exemple, le Littré
(qui possède des déficiences en matière étymologique)11 mentionne les deux étymologies12.
En français, le mot apparaît pour la première fois au xiie siècle sous la forme « siecte » dans le
Roman de Brut du poète normand Wace qui raconte l'histoire légendaire de l'île de Bretagne13.
C'est ensuite au début du xive siècle, dans la Chronique métrique de Philippe le Bel de Geoffroy de
Paris, qui dénonce alors les membres de l’ordre du Temple récemment condamnés pour hérésie,
que le terme prend la forme « secte » qu'on lui connait aujourd'hui13.
Le mot « secte » n'a pas de connotation péjorative en anglais, où le mot sect est plutôt neutre,
comme c'était le cas du mot français à l'origine. En revanche, le terme cult désigne ce que le
français entend actuellement par « secte », comme dans l'expression cargo cult (cultes du
cargo). Le mot « culte » en français ne possède, à l'inverse, aucune connotation péjorative14 (en
général).
Dans les langues européennes autres que l'anglais, les termes apparentés à sect, tels que
l'espagnol secta, le portugais seita, le polonais sekta, le suédois sekt, le néerlandais sekte,
l'allemand Sekte ou le hongrois szekta, sont parfois utilisés pour renvoyer à un groupe religieux
ou politique nuisible.
En dehors de la France et de la Belgique, le désir de catégoriser ce qu'est une « secte » est moins
prononcé. La scientologie a fait l'objet de critiques et même de procès en Allemagne et aux
États-Unis, mais au titre du droit commun.
Antiquité
L'idée neutre de « secte » (au sens d'« école de pensée », « tendance ») s'exprime en grec ancien
par le terme αἵρεσις / haíresis (option, opinion particulière, groupe doctrinal, parti), qui a pour
équivalent le latin secta15. Le mot hérésie désignait initialement le choix ou la préférence pour
une doctrine, avant d'acquérir la connotation péjorative que l'Église catholique lui associa : celle
de doctrine dissidente, voire égarée16.
Plusieurs grandes religions actuelles, à l'origine, furent des sectes issues de religions plus
anciennes et déjà bien implantées. Ainsi, le christianisme s'est d'abord développé comme une
évolution au sein du judaïsme18.
L'Antiquité ne donnait pas de connotation négative aux termes « secte » ou « hérésie », mais elle
faisait en revanche une distinction entre religion licite ou non. C'est en tant que religion illicite
que les croyances et les usages des premiers chrétiens, au début du iie siècle, furent qualifiés par
Pline le Jeune de « superstition déraisonnable et sans mesure »19. De même, mais avec plus de
sévérité et surtout avec une animosité absente chez Pline, le polémiste hellénophone Celse, dans
son pamphlet rédigé vers 17820, accusa les chrétiens de vouloir miner l'ordre social et former un
État dans l'État ; entre autres griefs, il leur reprocha de nuire à la santé publique en détournant le
peuple de recourir aux médecins reconnus et en leurrant les naïfs par d'illusoires promesses de
guérison21,22.
C'est dans le sens de sous-branche de religion que l'on peut parler de « sectes » à propos des
groupements issus du bouddhisme, de l'hindouisme, du shintoïsme ou du taoïsme. Mais autant
ces religions n'affichent pas de politique particulière envers la dissidence, autant le
christianisme, se voulant par nature universel, a mis en garde contre la multiplicité des écoles,
avant de la proscrire et d'user, à son encontre, de procédés coercitifs ou radicaux23 : dans son
aire de domination, toute dissidence, qualifiée tantôt d'hérésie, tantôt de schisme, a donc eu une
connotation péjorative et a été susceptible de répression. Constantin Ier, puis Théodose le Grand,
soucieux de consolider l'unité de l'Empire romain, redéfinirent la notion d'orthodoxie en affirmant
que le magistère doctrinal de l'Église chrétienne et l'autorité souveraine du pouvoir impérial
étaient interdépendants. L'acception positive du mot secta fit les frais de cette théologie
politique : la législation impériale du Bas-Empire chrétien criminalisa le libre choix en matière
religieuse, et le terme secta devint dès lors un quasi-synonyme des mots haeresis et schisma24.
Application au protestantisme
Le terme « secte protestante » entre dans le langage courant par la porte de la polémique
antiprotestante et de l'apologétique catholique. En effet, à partir de l'excommunication de Luther
en 1521, l'Église catholique considère le protestantisme comme une hérésie, ce qui entraîne une
longue série de conflits meurtriers aux xvie et xviie siècles et de nombreux massacres, les plus
connus étant ceux de la Saint-Barthélemy, le 24 août 1572, et de Magdebourg, le 20 mai 1631.
Dans l'article « Secte » de son Dictionnaire philosophique (1764) (un article qui vise en réalité les
religions), Voltaire classe comme sectaire toute croyance non acceptée universellement ou non
prouvée d'une manière évidente27.
Turgot, en 1750, décèle rétrospectivement l'esprit de secte chez les premiers philosophes (de
l'Antiquité), où il le juge naturel « parce que l'orgueil se nourrit de l'ignorance »28. Turgot est
réputé haïr l'esprit de secte, qu'il remarque notamment chez les économistes (surtout les
physiocrates comme Quesnay)29,30. Dans son sillage, Condorcet écrit (en 1793-1794) au sujet
des doctrines philosophiques de la Grèce antique : « Ces écoles rivales se combattaient avec
cette animosité que produit l'esprit de secte, et souvent l'on y sacrifiait l'intérêt de la vérité au
succès d'une doctrine à laquelle chaque membre de la secte attachait une partie de son
orgueil »31.
Germaine de Staël, dans son essai De l'Allemagne (1813), se pique d'analyser la question
objectivement et d'un point de vue déjà ethnologique : l'esprit de secte serait le propre des
Allemands, et l'esprit de parti le propre des Français32. En 1816, le diplomate et essayiste
orthodoxe Alexandre Stourdza écrit, en visant Chateaubriand, que l'esprit de secte fait
méconnaître « tous les dons de l'esprit de paix, de concorde et de vérité »33. En 1821, le
révolutionnaire belge Louis de Potter, à la fois libéral et catholique, rappelle que le déisme, en
principe opposé à l'esprit de secte, y tomba pendant la Révolution française et devint secte à son
tour, « c'est-à-dire [une doctrine] fanatique, intolérante et cruelle »34. Le saint-simonien Armand
Bazard, en 1829, proteste : « Nous n'avons pas l'esprit de secte, car, dans le sens que l'on donne à
ce mot, l'esprit de secte porte ceux qui en sont animés à repousser tout ce qui les entoure ; nous,
au contraire, nous allons au-devant de tous les partis, nous les appelons avec amour […] »35.
En 1846, le protestant évangélique Agénor de Gasparin (1810-1871) condamne avec feu l'esprit
de secte « qui espère bien détourner à son profit le magnifique travail auquel Dieu appelle les
chrétiens d'aujourd'hui »36. Le philanthrope Joseph-Gabriel Prévost (1793-1875), dans son
testament rédigé en 1871, où il fait un legs (à lui suggéré par le jeune Ferdinand Buisson) pour
pérenniser un orphelinat qu'il avait créé onze ans plus tôt à Cempuis, demande « que
l'établissement ait toujours pour directeurs, instituteurs et institutrices des laïques, afin que les
enfants qui diffèrent de culte y soient recueillis et traités d'une façon égale et sans esprit de
secte »37.
En 1878, l'érudit, poète et penseur catholique Dubois-Guchan (1802-1881) décèle l'esprit de secte
dans le jésuitisme, le jansénisme, ainsi que « de nos jours [dans] le clergisme, l'ultramontanisme
ou le gallicanisme »38. George Sand, en 1880, déplore « que l'esprit de secte ait survécu parmi
nous au régime d'oppression qui pouvait le faire excuser »39. Dans la pensée de Ferdinand
Buisson (1841-1932), de protestant devenu libre-penseur et apôtre de l'enseignement laïque, « le
rejet total des dogmes et de l'esprit de secte est […] une constante »40. Ainsi, le terme « secte » et
ses dérivés, dans le débat d'idées et de croyances de la France du xixe siècle, deviennent
irrémédiablement péjoratifs, et leur application à un groupe ou à une personne relève de
l'accusation ou de l'offense.
Époque contemporaine
Dans la seconde moitié du xxe siècle apparaissent des groupes qu'un certain nombre de
sociologues appellent nouveaux mouvements religieux, et qui ne correspondent plus à la
typologie webero-troeltschienne. Comme causes possibles de leur émergence, on cite la baisse
de fréquentation des religions traditionnelles, le « désenchantement du monde »42, et
l'effondrement d'idéologies comme le communisme, qui amènent à une perte de valeurs et de
repères. Par ailleurs, certains sociologues et théologiens estiment que le phénomène de
mondialisation a permis l'apparition d'un véritable « supermarché du religieux »43 où le choix des
croyances est plus vaste.
La notion de secte possède donc un caractère relatif pouvant évoluer au cours du temps. En
toute rigueur, une secte qui se développe ne cesse pas pour autant d'être une secte et ne se
métamorphose pas nécessairement en religion44. La définition du concept n'est pas quantitative
(importance numérique ou durée), mais qualitative, d'où la faiblesse d'une formule à la fois
récente et célèbre, malgré son origine obscure (certains l'attribuent faussement à Ernest
Renan)45 : « Qu'est-ce qu'une Église (variante : une religion), sinon une secte qui a réussi ? ».
Dans les années 1980, à la suite de scandales qui ont alarmé l'opinion publique, tels que suicides
collectifs, affaires politico-financières, polygamie, sorcellerie, affaires de viol et de pédophilie, ou
exercice illégal de la médecine, le terme « secte », utilisé pour désigner ces mouvements, a pris
une forte connotation péjorative, devenant synonyme de groupe totalitaire et dangereux, ou en
tout cas de système aliénant et forçant ses adeptes à se placer en position de rupture avec la
société et ses normes.
Vocabulaire
Le mot « secte » a deux sens en français : un groupe de personnes suivant et adhérant à une
même doctrine (terme neutre, d'usage classique mais quelque peu vieilli), ou un groupe fermé
sur lui-même, sous l'influence de gourous (sens péjoratif)50. Depuis le dernier tiers du xxe siècle,
le mot est, dans le langage commun, utilisé d'une manière péjorative pour désigner une
organisation religieuse socialement non légitime51.
Par une extension assez récente (années 1970-1980) de cette seconde acception, le terme
« secte » peut également être appliqué, d'une manière plus ou moins approximative, aux groupes,
religieux ou non, jugés ou reconnus comme aliénants, psychologiquement destructeurs ou
socialement dangereux, et menés généralement de manière autocratique par un « gourou »
fanatique et/ou profiteur-manipulateur1,52. La difficulté de sa caractérisation vient du fait que le
terme est passé d'un contenu théologique à un phénomène sociologique sans que ce dernier ait
pu être délimité par un cadre juridique52.
En 1993, la Commission nationale consultative des droits de l'homme proposait cette définition :
« Groupement se présentant ou non comme une religion, dont les pratiques constatées sont
susceptibles de tomber sous le coup de la législation protectrice des droits des personnes ou du
fonctionnement de l'État de droit »53.
L'expression « mouvement coercitif » avait, un temps, été utilisée comme un substitut au terme
« secte » (voir le rapport parlementaire de 1995). Le rapport de 1999 de la MILS donnait la
définition plus brève : « Association de structure totalitaire, déclarant ou non des objectifs
religieux, dont le comportement porte atteinte aux droits de l'homme et à l'équilibre social. »
Définition juridique
En France, la loi ne définit pas, à dessein, ce qu'est une secte afin de ne pas porter atteinte aux
libertés de conscience, d'opinion et de religion constitutionnelles. En revanche, elle définit et
condamne ce qu'elle appelle les « dérives sectaires », à savoir les comportements abusifs des
organisations et leurs dirigeants en ce qu'elles sont attentatoires aux droits de l'homme ou aux
libertés fondamentales, constituent une menace à l'ordre public, ou encore sont contraires aux
lois et aux règlements, commis dans le cadre particulier de l'emprise mentale vis-à-vis de
personnes vulnérables (notamment les enfants ou les personnes en situation de détresse)54.
En 2002, le juriste criminaliste Arnaud Palisson proposait dans sa thèse de doctorat une
définition juridique de la « secte nocive » en se fondant sur des notions préexistantes et
restrictives de droit pénal : « personne morale à but philosophique, spirituel ou religieux dont les
organes ou les représentants commettent, pour son compte, des infractions pénales en tant
qu'auteur ou complice »55. La même année, la sociologue Nathalie Luca donnait cette définition
« groupe (…) dont l'État ne veut pas se porter garant, estimant ses valeurs en contradiction avec
les valeurs de la société »56.
la manipulation mentale des adeptes, qui est toujours présente dans les cas de dérives
sectaires,
l'extorsion de fonds,
le discours antisocial,
Certains mouvements ont pu être considérés comme sectaires sur la base d'autres critères,
notamment le simple fait qu'ils soient nouveaux ou en rupture avec les idées ou les religions
établies.
Les acteurs de la lutte anti-sectes ne sont parfois pas tous d'accord pour combattre certains
groupes en particulier, comme l'Office culturel de Cluny, les mormons ou l'anthroposophie. Lors
d'une commission parlementaire belge, Anne Morelli, historienne belge s'est inquiétée du risque
que la relative nouveauté d'un groupement religieux ou sa petite taille le désigne
automatiquement comme une secte57.
Selon le professeur de théologie Harvey Cox, quatre mythes sont récurrents dans la mise à
l'index de ces mouvements, le mot mythe ne signifiant pas ici que ces aspects ne puissent pas
être présents dans un groupe, mais plutôt que ces thèmes reviennent invariablement, quand bien
même ils n'existeraient pas dans ce groupe :
le mythe sexuel: la secte se livre à des pratiques sexuelles perverties : pédophilie, orgies,
polygamie, viols, ou abstinence totale ;
le mythe du mauvais œil : la secte a recruté ses adeptes par la manipulation mentale, car
personne n'y aurait adhéré volontairement.
Ken Wilber58 distingue les groupes problématiques, voire destructeurs, de ceux qui peuvent être
clarificateurs, voire bénéfiques, en utilisant comme critères :
le degré de maturité ;
Définition sociologique
Dans cette typologie, le type Secte n'a de sens que par opposition au type Église : elle est la
contrepartie dissidente de la religion, dont elle occupe la place au milieu des institutions
profanes.
Françoise Champion résume ainsi cette opposition59 :
Avec le temps la secte se banalise, commence à faire des concessions ou des compromis, et se
rapproche finalement du type Église.
La rupture entre la secte au sens péjoratif et la société est un point fondamental. Cette rupture
est pratiquement toujours considérée comme un dommage, qui selon les points de vue, sera
imputé aux membres de la secte, ou au contraire à la société. Qui dit dommage dit réparation,
avec là encore des interprétations variables : prévention et juste punition pour les uns,
persécution pour les autres. L'affaire peut dégénérer en conflit ouvert et guerre civile, comme
cité plus haut pour le protestantisme.
Certains considèrent que cette définition, qui persista jusqu'à la fin du xxe siècle, est aujourd'hui
inadaptée au changement sémantique du mot secte. Les polémiques sur le sujet ne facilitent
pas l'accord sur le sens du mot et donc sa définition. Dans ces conditions, la définition
sociologique est encore considérée par certains intellectuels comme la meilleure.
Des sociologues de religion comme Sabrina Pastorelli60 ou Danièle Hervieu-Léger ont travaillé
sur ce thème. Dans son livre Approche de la sociologie religieuse61, cette dernière, après une
brève présentation de l'incapacité de la justice à offrir une définition convenable et un historique
des politiques gouvernementales de lutte contre les « menaces » sectaires, résume la vision
symbolique française du phénomène sectaire : celui-ci serait en fait identifié à une maladie qui
attaquerait le corps social. Le rôle de l'État serait de détruire cette maladie et de venir en aide aux
victimes. Hervieu-Léger note au passage le rôle des associations antisectes dans l'élaboration
de cette vision, en particulier avec le « délit de manipulation mentale ».
Elle présente sous la forme d'un marché de biens symboliques un portrait de la religion (qu'elle
définit comme une inscription dans une lignée croyante) et de la spiritualité (bricolage
symbolique, au sens de Roger Bastide de manière individuelle).
Sectes et religions
Les polémiques autour des sectes sont souvent alimentées par l'ambivalence de ce mot, déjà
signalée plus haut. Outre le sens étymologique et premier, d'école spirituelle ou communauté qui
soit suit fidèlement l'enseignement d'un maître (acception primitive et neutre), soit est entrée en
dissidence d'une religion installée (acception susceptible d'une connotation dépréciative), on
distingue :
un sens positif revendiqué, depuis la fin du xxe siècle, par les nouveaux mouvements religieux :
groupe d'individus libres exerçant ensemble une activité dans un champ religieux ou spirituel,
comme d'autres s'associent dans un domaine artistique, avec son système de croyances ou
sa philosophie originale, plus ou moins perfectionné et des adeptes, apparemment, non
manipulés mentalement ;
un sens négatif « fort » (répandu depuis les années 1970) : toute organisation, y compris les
sociétés secrètes, ayant été condamnée pour préjudices envers ses adeptes, manipulés
mentalement ou ayant subi d'autres contraintes ;
Par rapport aux sectes, les positions vont dépendre des convictions religieuses et
philosophiques sous-jacentes des intervenants :
les militants antireligieux auront tendance à minimiser toute différence entre le terme secte et
le terme religion (ou spiritualité) et emploieront parfois le sens négatif étendu. Ainsi, des
communautés appartenant à des religions installées sont considérées comme des « sectes »
(au sens péjoratif du terme) par les mouvements antisectes ainsi que par les médias comme
la Communauté Saint-Jean62 chez les catholiques.
les défenseurs des grandes religions auront, pour certains, tendance à adopter le sens négatif
fort, afin de désigner par secte tous les mouvements qu'ils jugent dangereux (et seulement
ceux-là) et, pour d'autres situations, appliqueront de manière générale le sens de nouveau
mouvement religieux, plus valorisant pour eux. Selon l'historienne belge Anne Morelli63, les
grandes religions présentent des caractéristiques qui peuvent laisser penser qu'elles ne
diffèrent pas essentiellement des mouvements sectaires. D'autres auteurs apportent un point
de vue différent, en considérant que les « grandes religions » ne peuvent être assimilées aux
sectes, en tout ou en partie, parce qu'elles sont reconnues, admises et intégrées à la société64.
Toujours selon Anne Morelli, c'est le label décerné par le gouvernement du pays qui les
héberge qui donnerait aux groupes religieux la qualification de secte ou non65.
L'appellation de secte au sens négatif étendu est fondée sur la notion de manipulation mentale,
difficile à identifier et, plus particulièrement, à distinguer de l'endoctrinement religieux66.
Les Thugs constituaient une secte
d'adorateurs de Kali.
Dans l'hindouisme
Dans son livre sur l'hindouisme, l'indianiste Axel Michaels explique que le mot « secte », dans un
contexte indien, ne désigne pas une rupture avec la communauté ou une exclusion, mais plutôt
« une tradition organisée, généralement établie par les fondateurs avec des pratiques
ascétiques ». Selon Michaels, « les sectes indiennes ne se concentrent pas sur l'hérésie — que
l'absence d'un centre obligatoire rend, de fait, impossible —, mais mettent plutôt l'accent sur les
adhérents et les adeptes »67.
Dans le christianisme
À l'origine, le christianisme apparaît comme une secte juive68,69. Divers mouvements récents
issus d'un réveil religieux sont parfois considérés, du fait de leurs positions différentes et du petit
nombre de leurs adeptes, comme des sectes par les autres mouvements chrétiens. L'historien
Émile-Guillaume Léonard a fait remarquer en 1954 que ce critère numérique a conduit l'opinion
publique en France à utiliser le mot « secte » pour le baptisme en raison de la situation
minoritaire du mouvement dans le pays, alors qu'aux États-Unis la situation majoritaire du
mouvement ne permettait pas le même scénario25. Cette attitude du groupe chrétien majoritaire
vis-à-vis des groupes minoritaires est moins présente dans les pays où le pluralisme religieux est
ancré dans la société, comme en Grande-Bretagne et aux États-Unis70. Selon le rapport 2016-
2017 de la Miviludes, en France, le deuxième mouvement religieux qui comptait le plus de
signalements pour de présumées dérives sectaires était le christianisme évangélique, et
majoritairement dans le courant pentecôtiste pour des églises non membres du Conseil national
des évangéliques de France71,72. En 2020, le mouvement a eu plus de 200 signalements,
majoritairement dans le courant néo-charismatique73,74.
Dans le bouddhisme
Le mot secte désignait autrefois, dans les études universitaires portant sur le bouddhisme, les
différents groupes ou écoles qui suivaient les enseignements de Gautama Bouddha et ne
signifiait pas « secte » dans le sens qui lui est actuellement donné, mais plutôt « sangha » (en
sanskrit) qui veut dire une communauté de pratiquants. À tort ou a raison, un certain nombre de
nouveaux mouvements religieux d'inspiration bouddhiste, regroupés au Japon sous le qualificatif
de Shinshūkyō ont reçu le qualificatif de « sectes » dans le sens conventionnel qui lui est
actuellement donné.
Les tibétologues françaises Anne-Marie Blondeau et Anne Chayet font cependant remarquer que
le terme de secte a une connotation péjorative ou négative en français75.
Scandales et médiatisation
Des affaires de suicides collectifs ou d'agressions sexuelles ont défrayé la chronique depuis
1978 entraînant une importante médiatisation du phénomène et provoquant de profondes
inquiétudes.
Ainsi des suicides collectifs ou des massacres, ont choqué l'opinion publique, d'autant plus
qu'une partie des victimes étaient des enfants.
Le 18 novembre 1978, 914 adeptes du Temple du Peuple (People's Temple), dont 260 enfants,
moururent par absorption volontaire de cyanure ou assassinés dans le temple de Jonestown
au Guyana ; le Gourou, Jim Jones, fut retrouvé mort d'une blessure à la tête par arme à feu.
Le 19 avril 1993, 76 adeptes davidiens, dont 21 enfants, périrent dans l'incendie de leur ferme,
durant le second assaut déclenché par le F.B.I. avec l'accord du président Clinton, acte final du
siège mené par la police à Waco, au Texas, depuis 51 jours.
À trois reprises de 1994 à 1997, des adeptes de l'Ordre du Temple solaire furent retrouvés
morts, par suicide ou assassinés : le 4 octobre 1994, 53 adeptes, dont 16 enfants, dans deux
villages de Suisse, Cheiry et Salvan ; le 23 décembre 1995, 16 adeptes parmi lesquels 3
enfants, retrouvés carbonisés dans le Vercors en France et le 24 mars 1997, 5 autres adeptes
furent retrouvés morts au Québec ;
Le 26 mars 1997, 39 adeptes de la secte Heaven's gate (Porte du Paradis) se suicidèrent par
ingestion de phénobarbital, dans une villa de Rancho Santa Fé, en Californie.
1995 : le chef spirituel des Chevaliers du Lotus d'or, Gilbert Bourdin, fut mis en examen à la
suite d'accusations de « viols et agressions sexuelles » sur une ex-adepte ;
20 mars 1995 : l'attentat au gaz sarin perpétré par des membres de Aum Shinrikyo dans le
métro de Tôkyô fit 12 morts et plus de 5 000 blessés ;
17 mars 2000, l'ex-médecin Ryke Geerd Hamer, déjà condamné deux fois en Allemagne et une
fois en Autriche, a été condamné pour « exercice illégal de la médecine en France, complicité
de non-assistance à personne en danger, complicité d'exercice illégal de la médecine,
escroquerie » à la peine de dix huit mois d'emprisonnement dont neuf mois avec sursis simple,
en application des articles 406 et suivants et 485 du Code de procédure pénale français, de
l'article L. 372 du Code de la Santé publique. Il a été également condamné à des amendes en
dédommagement aux familles de ses victimes. Deux membres d'une association, dirigées par
l'ex-médecin ont été condamnées pour exercice illégal de la médecine, non-assistance à
personne en danger et à dédommager les familles de leurs victimes. Elles poussaient les
malades du cancer à abandonner leur traitement et à envoyer des dons.
26 décembre 2002 : la société Clonaid prétendit avoir abouti à la naissance du premier bébé
cloné, une fille nommée Ève, créée par le Mouvement raëlien toujours en activité au Québec ;
ce clonage n'a en réalité jamais eu lieu.
Les sectes sont particulièrement nombreuses en Corée du Sud (une centaine, dont certaines
comptent des dizaines de milliers de fidèles) et sont régulièrement mêlées à des scandales : en
2018, Lee Jaerock, gourou de l'Église de Manmin (12 000 membres), a été condamné pour viol ;
l'année suivante, Shin Ok-ju, prophétesse de la secte de la Voie de la grâce, est condamnée pour
détention et torture de 400 fidèles. Le plus haut niveau de l'État est également concerné : Choi
Soon-sil, proche de la présidente Park Geun-hye (toutes deux arrêtées en 2018 pour
détournement de fonds publics), était la fille d'un autoproclamé prophète qui eut une grande
influence sur la future cheffe de l'État lorsqu'elle était jeune. En 2020, l'Église Shincheonji de
Jésus est mise en cause pour avoir contribué à propager l'épidémie de Covid-19 dans le pays en
refusant de respecter les mesures sanitaires76.
Si cette médiatisation a eu pour effet de mettre en lumière des abus au sein de certains
groupements, elle a parfois été très préjudiciable à des personnes ou des organisations77.
Les défenseurs des mouvements dits sectaires mettent en avant le fait que certaines personnes,
à la suite de la découverte de leur appartenance à des groupements considérés comme
sectaires, ont été licenciées, se sont vu refuser la garde d'un enfant78 ou ont subi la rupture de
leurs contrats commerciaux.
Ce qui est communément dénommé "secte", pose un épineux problème d'ordre public, en même
temps qu'il pose le problème des libertés. En effet, évaluer l'influence et la dangerosité sectaire
est difficile, à cause de leur caractère hermétique.
Un débat oppose depuis longtemps ceux qui pensent que, face aux mouvements considérés
comme sectaires et dangereux, l'autorité se doit d'intervenir pour protéger les citoyens et, de
l'autre côté, ceux qui estiment que l'État n'a pas le droit d'enfreindre les libertés de religion et
d'association des citoyens. C'est l'opinion qu'exprime le sociologue canadien Daniel G. Hill (en) :
« La société qui apprécie ses libertés doit accepter de ne pas pouvoir
toujours protéger ceux qui renoncent volontairement à leur
indépendance, consacrent leurs biens à des causes vaines ou s'engagent
dans des pratiques qui leur sont nuisibles. Là où les questions de foi et
d'association sont en cause, l'individu qui est vraiment libre n'est pas
seulement libre de jouir de ses choix mais aussi d'en souffrir79. »
Selon la sociologue des religions Danièle Hervieu-Léger, si l'on présuppose que l'État doit
intervenir pour « réguler » les comportements religieux, il est nécessaire de connaître le nouveau
contexte religieux contemporain (pluriel, individuel, etc.) afin d'« assurer la protection des
personnes et protéger le droit à la radicalité religieuse ». Elle évoque l'aberration conceptuelle qui
fait croire qu'un individu choisissant d'entrer dans une secte n'exercerait en fait aucune volonté
autonome.
Les États sont donc contraints d'osciller entre la tolérance applicable à toutes formes de
spiritualité et d'adhésion à un dogme, et la protection des individus et de la société.
En fonction de leur propre définition du terme secte et des organisations classées comme
sectes dans leur pays, certains gouvernements ont mis en place des procédés de lutte contre
certaines pratiques et certaines organisations.
En Europe
En Europe, les gouvernements français, belge et allemand ont réuni des commissions de travail
qui ont déterminé de manière différente l'opportunité de publier des listes non exhaustives de
sectes.
En France, au début de l'été 1982, le premier ministre Pierre Mauroy demande au député de
Seine-et-Marne Alain Vivien un rapport sur le phénomène sectaire en France. Six mois plus tard
celui-ci remet un rapport de 200 pages avec 3 000 pages d'annexes qui met en lumière des faits
surprenants : il recense de 130 à 800 sectes plus ou moins actives en France, surtout à Paris et à
Lyon, mais aussi dans l'Est, rassemblant de 400 000 à 500 000 sympathisants et quelques
dizaines de milliers d'adeptes. Y sont cités des mouvements implantés depuis plusieurs
décennies comme les témoins de Jéhovah, les mormons, les rose-croix mais aussi des
mouvements venus des États-Unis à partir du début des années 1970 : Enfants de Dieu, Hare
Krishna, Scientologie, Méditation transcendantale, moonisme. Ce sont ces mouvements dont les
pratiques agressives et souvent illégales ont ému l'opinion publique puis les autorités en France
comme en Allemagne et aux États-Unis. Par exemple, les Enfants de Dieu, qui seront dissous en
France en 1978, prostituaient leurs jeunes adeptes femmes dans l'espoir d'attirer de « gros
poissons » fortunés80.
En 1982, le député britannique Richard Cottrell a fait établir, sur l'activité de nouveaux
mouvements religieux, un rapport qui est resté sans suite81. En 1992, le député britannique John
Hunt établit un autre rapport qui mène à la Recommandation de l'Union européenne no 117882.
En 1994, la Fédération européenne des centres de recherche et d'information sur le sectarisme
(FECRIS) est créée à l'initiative de la France81.
En France
Le 18 décembre 1974, les statuts de l'Association pour la défense des valeurs familiales et de
l'individu (qui deviendra ADFI) ont été déposés par Claire et Guy Champollion83. En janvier 1975,
Ouest-France a été le premier média au monde à utiliser l'expression « la secte Moon »84.
Dans ce contexte, la France s'est engagée dans une lutte dont l'objectif fut d'abord de « lutter
contre les sectes » puis « de réprimer les dérives sectaires ». La France est un pays laïc dont
l'État doit respecter tous les cultes et n'en reconnaître aucun, ces mouvements sont donc licites
et seuls leurs délits sont répréhensibles.
Plusieurs commissions d'enquêtes ont été initiées depuis le début des années 1980 à
l'Assemblée nationale afin d'enquêter de manière plus approfondie sur le phénomène sectaire.
Le gouvernement s'est également doté d'un nouvel organisme interministériel appelé « MILS »
quand il était question de « lutte contre les sectes » puis « Miviludes » pour « réprimer les dérives
sectaires ».
La commission parlementaire no 2468, présidée par Alain Gest85, a publié en 1995 une liste de
173 mouvements jugés sectaires, et proposé des modifications de législation qui ont mené au
vote de la loi About-Picard en 2001. La liste de sectes, très controversée, a été officiellement
abandonnée par la circulaire du 27 mai 2005 relative à la lutte contre les dérives sectaires86.
En février 2009, des tensions existaient cependant au sein du gouvernement autour du projet
d'une nouvelle liste87.
La France est un des pays les plus engagés dans cette lutte en Europe, et à l'origine de positions
controversées qui lui valent quelques critiques, y compris de la part de l'Assemblée
parlementaire européenne89 et du Congrès américain90.
La fragilité des enfants et leur vulnérabilité aux manœuvres de groupes jugés sectaires sont à
l'origine d'une commission parlementaire en 2006 dédiée à « L'influence des mouvements à
caractère sectaire et conséquences de leurs pratiques sur la santé physique et mentale des
mineurs ». Les secteurs d'activité qui font régulièrement l'objet de plaintes de parents extérieurs
sont : les milieux sportifs, le monde associatif, les activités périscolaires, de vacances et de
loisirs91,92. Selon la Miviludes, soixante mille à quatre-vingt mille enfants vivraient dans un
contexte sectaire.
En France, certains auteurs93, les associations antisectes94 et la Miviludes ont établi des critères
de dérives sectaires. La Miviludes, tout en reconnaissant la difficulté d'« appréhender la notion de
dérive sectaire », en propose huit95 :
la déstabilisation mentale ;
Mais de telles listes de critères ne font pas l'unanimité. Certains auteurs mettent en avant que
« limiter le concept de dérives sectaires à un champ confessionnel (…) pourrait renforcer certains
risques de stigmatisation »96 ou que « la présence d'un seul critère, bien qu'elle constitue par
elle-même un signe négatif, ne suffit pas à diagnostiquer une dangerosité quelconque »97, que
les critères sont vagues et pourraient s'appliquer à n'importe quel groupe organisé98 ou encore
que ces critères manquent de « validité scientifique »99.
Finalement, deux incriminations nouvelles ont été créées par la loi About-Picard du
12 juin 2001100,101 :
Toutefois Georges Fenech, alors président de la Miviludes, reconnaît par une lettre103 du
22 janvier 2009 que : « … notre droit français ne connaît même pas de définition juridique de la
secte ». À la date de 2016, rien n'a d'ailleurs véritablement changé (https://comitecedif.wordpres
s.com/2016/04/20/lemprise-sectaire-entretien-avec-le-colonel-er-guinard/) [archive].
En Belgique
En Belgique, la publication d'un rapport similaire en 1997104 a provoqué une violente controverse
au Parlement, qui a renoncé à définir une liste de sectes, et a valu à l'État belge une
condamnation par la Cour d'appel de Bruxelles le 28 juin 2005, arrêt toutefois mis à néant par la
Cour de cassation le 1er juin 2006105. Dans les conclusions de ce rapport figure la
recommandation de créer un « observatoire des sectes ». Il existe depuis 1998 sous le nom de
Centre d'information et d'avis sur les organisations sectaires nuisibles106. La Cour
Constitutionnelle de Belgique a confirmé la constitutionnalité de ce dispositif par un arrêt no 31
du 21 mars 2000. Un avis du Centre a été poursuivi en responsabilité civile pour imprudence en
2006. Condamné en première instance, le Centre a obtenu gain de cause en appel et a vu la
prudence de son avis reconnue par la Cour d'appel de Bruxelles dans un arrêt du 12 avril 2011.
En Suisse
En Suisse, le Conseil Fédéral se garde de tout amalgame entre des groupes « sans lien entre
eux » et se prévaut que « la liberté de conscience et de croyance ainsi que le droit d'association
sont des droits ancrés dans la Constitution fédérale ». Ainsi mises à part les actions pénales,
l'État suisse n'intervient pas directement contre les sectes, terme qui n'a pas de définition
légale107. Le Conseil fédéral a estimé en 2000 que la législation en vigueur était suffisante, mais
que des études sur ces mouvements seraient nécessaires. Les compétences religieuses se
situant au niveau de chaque canton, certains d'entre eux ont créé en 2002 un « Centre
d'information sur les croyances » pour répondre au besoin d'information sur les mouvements
qualifiés de sectes108.
En Chine
Le régime chinois profite du flou existant en Occident autour du sens donné au terme « secte »
qui oscille entre polémique anti-sectaire et discours scientifique neutre, pour justifier a posteriori
sa répression violente109 de certains mouvements dénoncés comme « sectes hérétiques »
(xiejiao), dont le plus connu est le Falun Gong110. Ce mouvement a été perçu par les autorités
chinoises comme une menace contre la suprématie politique du parti communiste chinois. Les
autorités chinoises affirment que le Falun Gong a répliqué sous l'impulsion de son fondateur, Li
Hongzhi, aujourd'hui réfugié aux États-Unis, par des manifestations d'opposition massives et
pacifiques de désobéissance civile. Les autorités chinoises expliquent que le Falun Gong ferait
courir des risques graves à la santé de ses adeptes et qu'il inciterait même ses membres à se
suicider en s'immolant par le feu111. Cependant, le consensus universitaire et journalistique est
bien différent puisque les auteurs qui ont étudié le Falun Gong affirment que cette catégorisation
est fausse et n'a pour finalité que de servir de justification à la répression en Chine112.
L'argument principal mis en avant par ces auteurs est que le Falun Gong ne correspond pas aux
critères habituels d'une secte, en particulier, les pratiquants de Falun Gong sont intégrés à la
société, ont un travail, une famille et ne font preuve d'aucune violence113.
Pour un public occidental, le terme « secte » place immédiatement le Falun Gong dans la même
catégorie que des groupes tels que l'Ordre du Temple solaire ou l'Église de l'Unification, ce qui
explique pourquoi les pratiquants de Falun Gong protestent contre cette catégorisation114.
Aux États-Unis
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Comment faire ?
Au Canada
Au Canada, l'organisme à but non-lucratif Info-Secte, fondé par Mike Kropveld, offre de
l'information au public concernant divers groupes présents au Canada, notamment les sectes et
autres groupes coercitifs121.
Pour les sociologues, les notions de secte, d'église et de nouveaux mouvements religieux sont
difficiles à démêler dans la mesure où les différents acteurs sociaux appelés à définir ou à
utiliser ces expressions ne sont pas d'accord entre eux. L'emploi de ces trois termes est
extrêmement controversé.
En 1998, l'anthropologue française Nathalie Luca ne considérait pas que le mot secte avait une
connotation péjorative et l'associait à un groupe en rupture avec une Église122 :
Controverses
Le rapport de la Commission parlementaire sur les sectes en France de 1995 a été critiqué par la
communauté internationale, notamment en 1999 dans un rapport américain sur la liberté
religieuse dans le monde, pour ne pas avoir rencontré les groupes accusés et avoir incité à
l'intolérance envers les minorités religieuses123. En 2005, la MIVILUDES a considéré le rapport de
la Commission parlementaire sur les sectes en France de 1995 comme étant obsolète en raison
de ses nombreuses erreurs et imprécisions124. En 2021, un rapport de la MIVILUDES a critiqué ce
rapport pour son absence de critères objectifs et pour avoir été basé sur l'acceptation sociale du
moment, stigmatisant des groupes exempts de toutes dérives sectaires avérées125.
Dans la fiction
Apparitions au cinéma
Dans le film Young Sherlock Holmes, une secte d'origine égyptienne appelée « Rame Tep » est
connue pour ses rituels traditionnels et ses sacrifices.
Dans le film Hot Fuzz, sorti en 2007, une secte regroupe presque tous les habitants de
Sandford, un village qui prétend prôner « 0 % meurtres ».
Dans la saga Harry Potter, Lord Voldemort crée sa secte composée de « mangemorts », afin de
purifier les sorciers des « nés-moldus ».
Télévision
Dans l'épisode Un monde parfait de la série Famille d'accueil, une secte connue sous le nom de
« Fraternité du salut », aussi discrète que dangereuse.
Dans l'épisode Le Combat de l'ange de la série Joséphine, ange gardien, une secte du nom de
« Connaissance et Harmonie »
Dans la série La Prophétie d'Avignon, l'« Ordre des frères de Judas » est une secte criminelle
existant depuis le Moyen Âge. Leur but est de rassembler tous les trésors datant de l'époque
des papes d'Avignon.
Dans Les Simpson, l'épisode Un coup de pied aux cultes parodie plusieurs sectes américaines.
Dans South Park, les sectes ont souvent étés parodiées. Les épisodes qui ont pour thème les
sectes sont : Les Super Meilleurs Potes, Piégé dans le placard et Le Retour de Chef.
Dans le film The Veil, les membres d'une secte connue sous le nom de « Voile du paradis » ont
organisé un suicide collectif en ingérant de la drogue.
Dans la série anthologique American Horror Story, la saison 7 a pour thème celui des sectes.
Dans la série Game of Thrones, la « secte des moineaux » est composée de religieux
fanatiques, dont la plupart sont reconnaissables à leur marque, une rosace scarifiée sur le
front.
Son histoire est basée sur une Église catholique médiévale.
Les Inconnus ont joué un sketch qui met en scène une secte fictive appelée la « Secte du grand
Gourou Skippy » (jeu de mots en référence à Skippy le kangourou)
Bande dessinée
Dans l'album La secte à Raymonde de la série Agrippine, une femme prétendant être la « sœur
de Dieu » recrute des adeptes qui ne sont d'autres que des jeunes en manque de repères.
Dans l'album Les Cigares du pharaon des aventures de Tintin, apparaît une secte de trafiquants
d'opium, dirigée par Rastapopoulos.
Dans l'album Le Lotus bleu des aventures de Tintin, « les fils du Dragon » est une secte
chinoise qui lutte contre les trafiquants d'opium.
Dans Le Triangle secret, on y retrouve parfois quelques cérémonies organisées par les francs-
maçons, dont le personnage principal fait partie.
Dans Les Gardiens du sang, la secte portant le même nom est une organisation criminelle
existant depuis le Moyen Âge.
Dans l'album Tintin au Congo des aventures de Tintin, une référence à la secte des Aniotas est
faite par Hergé.
Jeux vidéo
Dans le jeu Far Cry 5, l'antagoniste principal Joseph Seed dirige la secte « d'Edens Gate » dans
la vallée fictive de Hope County localisée dans le Montana.
Notes et références
3. Manifeste dans l'emploi du mot latin secta par les chrétiens dès le ive siècle (avènement du
christianisme d'État et répression de l'hétérodoxie), l'évolution sémantique négative (qui fit
alors de « secte » un concurrent des termes « hérésie » et « schisme », quant à eux
péjoratifs dès le début dans la langue de l'Église) fut dès lors prépondérante, à l'exception
de la langue scientifique ou technique (notamment en médecine et dans le droit)2.
5. Nabil Wakim, « "En qualifiant les sectes de 'non-problème', Mme Mignon a soulevé un vrai
débat" », Le Monde.fr,25 février 2008 (lire en ligne (https://www.lemonde.fr/societe/article/2008/02/2
5/en-qualifiant-les-sectes-de-non-probleme-mme-mignon-a-souleve-un-vrai-debat_1015252_3224.htm
9. C'est le supin des verbes latins qui donne le plus souvent les substantifs français, l'exemple
typique étant celui du verbe trahere (« tirer »), tractum, qui a donné « tracteur ».
10. Pascal Boulhol, « Secta : de la ligne de conduite au groupe hétérodoxe », Revue de l'histoire
des religions, vol. 219, no 1,2002, p. 6, note 2 ; p. 24–28
(DOI 10.3406/rhr.2002.976 (https://dx.doi.org/10.3406/rhr.2002.976), lire en ligne (https://www.persee.fr/doc/
« Au cours du ive siècle [...], secta bascule donc, du moins dans ses
emplois religieux, du côté de l'hétérodoxie et de l'erreur [...]. La
législation impériale [...] se montre de plus en plus dure envers
l'hétérodoxie, qu'elle soit désignée comme secte ou comme
hérésie. »
11. Voir par ex. Pierre Andler, Dictionnaire Littré en 10-18, 1964, p. XVI, cité par Jean Pruvost,
« Littré, du papier à l'électronique », Littré au XXIIe siècle. Le colloque du bicentenaire, Paris,
France Univers, 2003, p. 64.
13. Jean-Pierre Chantin, De sectes en hérésies : Étapes d’une réflexion sur la dissidence
religieuse à travers les âges, Presses universitaires de Lyon, 2020 (ISBN 978-2-7297-1186-3),
p. 79
14. Arnaud Esquerre, « Lutter contre les sectes : l’invention d’un psycho-pouvoir », Le Banquet,
no 24, février 2007, p. 199-212.
15. Alain Le Boulluec, La notion d'hérésie dans la littérature grecque, Paris, Études
Augustiniennes, 1985-1986, 2007.
16. « Bunuel : Atheist Thanks To God Buñuel : Athée grâce à Dieu English Subtitles (https://ww
w.youtube.com/watch?v=cE67jXbMkig) [archive] » [vidéo], sur YouTube (consulté le
6 septembre 2020).
17. Pascal Boulhol, « Secta : de la ligne de conduite au groupe hétérodoxe », Revue de l'histoire
des religions, vol. 219, no 1,2002, p. 5–33
(DOI 10.3406/rhr.2002.976 (https://dx.doi.org/10.3406/rhr.2002.976), lire en ligne (https://www.persee.fr/doc/
18. Dans la langue législative de l'Empire romain, le judaïsme est tantôt appelé secta, tantôt
religio ; de même trouve-t-on les expressions catholica secta et secta orthodoxe (ou des
orthodoxes) à propos du catholicisme, selon le public visé17.
19. Pline le Jeune, Lettres, X, 96 (à Trajan sur les chrétiens de Bithynie) : Nihil aliud inueni quam
superstitionem prauam, immodicam, cité par Claude Lepelley, L'Empire romain et le
christianisme, Questions d'histoire/Flammarion, 1969, p. 29 et 90-91.
20. Celse, Discours de vérité, transmis par Origène, Contre Celse, VIII, 2 et III, 75.
22. Yannick Thiels, « La critique des mouvements religieux minoritaires. Des reproches de Celse
quant au christianisme primitif aux accusations des associations anti-sectes à l'égard des
minorités de conviction », Revue interdisciplinaire d'études juridiques, vol. 65, no 2,2010,
p. 179–206 (lire en ligne (https://www.cairn.info/revue-interdisciplinaire-d-etudes-juridiques-2010-2-page-17
9.htm) [archive]).
23. Pascal Boulhol, « Secta : de la ligne de conduite au groupe hétérodoxe », Revue de l'histoire
des religions, vol. 219, no 1,2002, p. 17–18
(DOI 10.3406/rhr.2002.976 (https://dx.doi.org/10.3406/rhr.2002.976), lire en ligne (https://www.persee.fr/doc/
24. Pascal Boulhol, « Secta : de la ligne de conduite au groupe hétérodoxe », Revue de l'histoire
des religions, vol. 219, no 1,2002, p. 24–28
(DOI 10.3406/rhr.2002.976 (https://dx.doi.org/10.3406/rhr.2002.976), lire en ligne (https://www.persee.fr/doc/
25. Émile G. Léonard, « Remarques sur les sectes », Annuaires de l'École pratique des hautes
études,1954, p. 3-27 (lire en ligne (https://www.persee.fr/doc/ephe_0000-0002_1954_num_67_63_1785
8) [archive]).
28. Turgot, Discours sur les progrès successifs de l'esprit humain, 1750.
29. Pierre-Samuel Dupont de Nemours, Mémoire sur la vie et les ouvrages de M. Turgot, ministre
d'État, éd. de Philadelphie, 1782, p. 40–42.
30. José Manuel Menudo et Nicolas Rieucau, « Une apologie des physiocrates par Condorcet »,
Dix-huitième siècle, vol. 46, no 1,2014, p. 660, note 13 (ISSN 0070-6760 (https://portal.issn.org/reso
urce/issn/0070-6760), DOI 10.3917/dhs.046.0657 (https://dx.doi.org/10.3917/dhs.046.0657), lire en ligne (htt
31. Condorcet, Esquisse d'un tableau historique des progrès de l'esprit humain, éd. posthume
1795, rééd. Paris, 1864, tome I, p. 77.
32. Madame de Staël, De l’Allemagne, éd. de 1886, chap. VIII : « De l'esprit de secte en
Allemagne », p. 593.
33. Alexandre Stourdza, Considérations sur la doctrine de l'Esprit de l'Église orthodoxe, Weimar,
1816, p. 89.
37. Rapport présenté par M. Laurent-Cély au nom de la Commission d'enquête sur l'orphelinat
Prevost, à Cempuis, Conseil Général de la Seine, 1895, p. 3.
38. Étienne-Prosper Dubois-Guchan, De l'esprit de mon temps (…), Paris, Didier, s.d. (1878), p.
141.
39. George Sand, Souvenirs de 1848, Paris, Calmann Lévy, 1880, p. 17.
40. Laurence Loeffel, La question du fondement de la morale laïque sous la IIIe République (1870-
1914), Paris, PUF, 2000.
43. Cette expression est employée par plusieurs auteurs comme Jean Vernette, ou Nathalie
Luca et Frédéric Lenoir qui intitulent ainsi un chapitre de Sectes : mensonges et idéaux.
44. Xavier Gravend-Tirole, « Vers une philosophie du devenir, ou l’allégorie de la montagne »,
dans Comité sur les affaires religieuses, Le développement spirituel en éducation : Actes du
colloque tenu à Québec, Québec, Bibliothèque nationale du Québec, 2004, 231 p.
(ISBN 2-550-42413-1, lire en ligne (https://www.academia.edu/3010186/Vers_une_philosophie_du_devenir_ou
_l_all%C3%A9gorie_de_la_montagne) [archive]), p. 131 : « Une religion n'est pas une secte qui a
réussi, mais un mouvement spirituel arrivé à un certain degré de maturité (…). » Déjà, le
pasteur Armand de Mestral, en 1861, notait : « Ce n'est pas le petit nombre qui fait la secte :
le nombre n'est, pour la vraie notion de l'esprit de secte, qu'un élément de peu d'importance.
De grandes Églises aussi peuvent devenir des sectes ou être remplies de l'esprit de secte, si
du caractère spécial et individuel qui en fait des Églises particulières, elles veulent faire une
loi générale, ou si elles se considèrent comme le tout, quoiqu'elles ne soient qu'une partie.
Inversement, de petites communautés peuvent, quoique nommées sectes par les grandes,
être exemptes de l'esprit de secte, être de vrais membres de l'Église du Christ, si elles n'ont
pas opéré, mais subi leur séparation » (Armand de Mestral, « Explications demandées au
comité de l'alliance évangélique », dans D. Tissot, Les Conférences de Genève. 1861.
Rapports et discours publiés au nom du Comité de l'alliance évangélique. Deuxième semaine :
8 septembre — 12 septembre, Genève, Henri Georg, 1861 (lire en ligne (https://books.google.fr/boo
ks?id=kRI7AAAAcAAJ&pg=RA1-PP3&hl=fr&source=gbs_selected_pages&cad=1#v=onepage&q&f=fals
e) [archive]), p. 217).
45. Cette phrase est absente de la Vie de Jésus comme du reste de l'œuvre de Renan. En
revanche, on lit dans l'Histoire du peuple d'Israël du même auteur (tome V 1893, livre IX,
chapitre VII, p. 70) la phrase suivante : « Le christianisme est un essénisme qui a largement
réussi. L'esprit est le même (…) ». Le souvenir de cette assertion, infléchi dans un sens
quasi voltairien et étendu à toute religion, a donné beaucoup plus tard la sentence telle que
nous la connaissons aujourd'hui, et qui se lit entre autres chez Roger Ikor : « Une religion
n'est jamais qu'une secte qui a réussi … » (Roger Ikor, « Les sectes et la liberté », Les cahiers
rationalistes, no 364,1980, p. 86) ; cette sentence puise elle-même dans un fond sceptique
ou anticlérical bien attesté au xixe siècle. Une formule proche, abstraction faite de sa
syntaxe, se lit sous la plume de Charles Dollfus (1827-1913), dans son virulent article
« L'Église et l'État. La société religieuse et la société laïque », Revue Germanique, no 14,
1861), p. 478 : « Le catholicisme proprement dit nous offre le spectacle d'une secte qui a
réussi à triompher des autres : il n'est rien de plus, il n'est rien de moins ». Devenue un
stéréotype, la formule péremptoire « une religion n'est qu'une secte qui a réussi » se
rencontre un peu partout, souvent sans attribution ou bien avec des paternités fictives et
plus ou moins extravagantes, sinon burlesques ; elle pourrait n'être pas antérieure aux
années 1960-1970. L'écrivain Aimé Michel (1906-1993) affirmait dès 1972 : « Examiné du
point de vue des causes visibles, le christianisme n'est rien qu'une secte qui a réussi »
(Aimé Michel, « Les sectes », dans Jean Chevalier, Les religions, Paris, Centre d'étude et de
promotion de la lecture, 1972 (lire en ligne (https://www.revue3emillenaire.com/blog/les-sectes-les-relig
ions-paralleles-par-aime-michel/) [archive]), p. 497).
46. « Stratégie de secte : infiltrer l’entreprise par les organismes de développement personnel (h
ttps://web.archive.org/web/20110727130551/http://www.unadfi.org/strategie-de-secte-infil
trer-l.html) », sur UNADFI (version du 27 juillet 2011 sur Internet Archive).
48. « Lutte contre les sectes : les acquis et projets de la Miviludes (https://web.archive.org/we
b/20140802084015/http://www.vie-publique.fr/actualite/alaune/lutte-contre-sectes-acquis-
projets-miviludes.html) », sur vie-publique.fr, 8 avril 2010 (version du 2 août 2014 sur Internet
Archive).
49. Arnaud Esquerre, La manipulation mentale : sociologie des sectes en France. Paris, Fayard,
2009, p. 53.
55. Arnaud Palisson, Le droit pénal et la progression spirituelle au sein des sectes : l'exemple
de l'Église de scientologie (http://fr.calameo.com/books/0000254049b59f61eb5a
9) [archive], Université de Cergy-Pontoise, 2002, p. 18.
57. « Par ailleurs, Mme Morelli estime que les critères appliqués par la commission d’enquête
française présidée par M. Gest ne sont pas objectifs. En effet, certaines affirmations
comme « les sectes sont d’apparition récente » ou « ce sont des mouvements religieux de
petite taille », sont dénuées de pertinence ». Extrait de l’enquête parlementaire (Belgique)
visant à élaborer une politique en vue de lutter contre les pratiques illégales des sectes et le
danger qu'elles représentent pour la société et pour les personnes, particulièrement les
mineurs d'âge. Rapport de MM. Duquesne et Willems.
58. Ken Wilber, « Authenticité, légitimité et autorité dans les nouvelles religions », dans Id., Les
trois yeux de la connaissance : la quête du nouveau paradigme. Monaco, Éditions du Rocher,
1987, p. 169-181 (éd. américaine : Eye to Eye : the quest for the new paradigm. New York,
Doubleday/Anchor, 1983 ; expanded edition Boston [Mass.] & Shaftesbury [GB], 1990).
59. « "Sectes", entre guillemets », Actualité des religions, no 6, juin 1999, p. 40.
60. Logique instituante et logique instituée dans le rapport entre « religion » et « sectes » (http://w
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3_0061&REDIR=1) [archive].
63. Cet argument est développé par Anne Morelli dans sa Lettre ouverte à la secte des
adversaires des sectes. Bruxelles, Labor, 1997.
64. Régis Dericquebourg, sociologue [1] (http://www.cicns.net/sociologues-nouvelles-spiritualit
es-08.htm) [archive] « (Les religions) ont passé des compromis avec le monde, elles ont
adouci leurs exigences vis-à-vis des fidèles, et leur emprise s'en est trouvée amoindrie. En
revanche ce qui caractérise la secte, c'est son indifférence à l'égard de l'État, son animosité
ou son hostilité à son endroit. Certaines sectes refusent le vote, et, se contentant de
« rendre à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu », se tiennent à l'écart des
affaires de l'État. Ce n'est pas le cas des églises qui sont engagées dans le monde, et qui
pour certaines ont passé des compromis avec l'État ».
66. Yannick Thiels, « La critique des mouvements religieux minoritaires… » (2010), 3, B, spéc.
notes 43-46 (http://www.cairn.info/revue-interdisciplinaire-d-etudes-juridiques-2010-2-page-
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mouvements sectaires portant atteinte aux droits de l’homme et aux libertés
fondamentales, dite loi About-Picard (http://www.miviludes.gouv.fr/IMG/pdf/Loi_No_2001_
504_du_12_juin_2001_Commentaire_juridique.pdf) [archive] - Miviludes, avril 2004 (voir
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102. Article 223-15-2 du code pénal Art. 223-15-2. : « Est puni de trois ans d'emprisonnement et
de 2 500 000 FRF d'amende l'abus frauduleux de l'état d'ignorance ou de la situation de
faiblesse soit d'un mineur, soit d'une personne dont la particulière vulnérabilité, due à son
âge, à une maladie, à une infirmité, à une déficience physique ou psychique ou à un état de
grossesse, est apparente et connue de son auteur, soit d'une personne en état de sujétion
psychologique ou physique résultant de l'exercice de pressions graves ou réitérées ou de
techniques propres à altérer son jugement, pour conduire ce mineur ou cette personne à un
acte ou à une abstention qui lui sont gravement préjudiciables. Lorsque l'infraction est
commise par le dirigeant de fait ou de droit d'un groupement qui poursuit des activités
ayant pour but ou pour effet de créer, de maintenir ou d'exploiter la sujétion psychologique
ou physique des personnes qui participent à ces activités, les peines sont portées à cinq
ans d'emprisonnement et à 5 000 000 FRF d'amende. ».
108. Suisse: un bilan de l'expérience du Centre d'information sur les croyances (http://religion.inf
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Voir aussi
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Bernard Lempert, Le retour de l'intolérance : sectarisme et chasse aux sorcières. Paris, Bayard,
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Anne Morelli, Lettre ouverte à la secte des adversaires des sectes. Bruxelles, Labor, 1997, EPO,
Berchem-Anvers, 1997.
Articles connexes
Gourou
Hérésie
Schisme
Secte de Clapham
Secte de Marie
Secte Aum
Sectes Digambara
Superstition
Satanisme
Liens externes
Parlement européen : Rapport A4-0408/1997 sur les sectes dans l'Union européenne (http://w
ww.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//NONSGML+REPORT+A4-1997-0408+0
+DOC+PDF+V0//FR&language=FR) [archive] Maria Berger 1997
Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste : Store norske leksikon (https://
snl.no/kult_-_religion) [archive]