Pfe Azzouzi Ayoub - Copie
Pfe Azzouzi Ayoub - Copie
Après avoir exprimé ma gratitude envers Dieu Tout-Puissant pour m'avoir accordé la
patience, le courage et la force nécessaires pour accomplir ce modeste mémoire, je
souhaite exprimer mes sincères remerciements à toutes les personnes qui ont contribué
de manière directe ou indirecte à sa réalisation en particulier :
Mon encadrant interne M. ABOUSSALEH Mohamed pour son expertise, son aide et
son assistance continues jusqu’à avoir mené ce projet à terme et pour le temps qu’il me
consacrait en tout au long de ce projet.
M. HARMOUCH Mohammed, le directeur de projet de UPTOWN de Casa-Anfa pour
avoir eu l’amabilité de m’accueillir au sein de l’entreprise. Il m’a accordé la chance de
non seulement être accompagnée lors de mon Projet de Fin d’Etude mais aussi de faire
partie d’un projet de référence et de grande ampleur.
Mon encadrant externe, M. KARTAS Marouane chef du projet UPTOWN à TGBAT
qui s’est toujours montré à l’écoute tout au long de la réalisation de ce projet, pour
l’inspiration, l’aide et la confiance manifeste qu’il m’a accordé. Mes salutations à
l’ensemble des ingénieurs et cadres du chantier et toutes personnes ayant contribué à
l’aboutissement de ce projet.
M. BENMOUSSA Othman doyen de l’école EUROMED de génie civil qui ne cesse
pas de fournir des efforts pour maintenir le calibre de la formation au sein de notre
école. Un grand merci au corps professoral de l’université EUROMED de Fès. Plus
particulièrement, les professeurs de l’école EUROMED de génie civil, qui veuillent
sur le bon déroulement de notre formation. Finalement, je remercie tous les membres
du jury pour leur bienveillance à vouloir évaluer mon modeste travail.
The present project aims to study and design a reinforced concrete building with two
variants of slabs (solid slab and a post-tensioned slab), consisting of three basement
levels and 16 floors for habitation use. The regulations used as references in this work
are: RPS 2000 version 2011 for seismic calculations and verifications, Eurocode 2 for
the calculation of post-tensioned prestressed slab, and BAEL 91 for the design of
reinforced concrete elements.
The design and preliminary sizing of structural elements were carried out taking into
account architectural and structural constraints. As for the chosen softwares, the
structural design and BIM approach were carried out using Revit software, the
calculation of the post-tensioned slab using Adapt Builder software, and the design of
reinforced concrete elements using Robot Structural Analysis software.
A static, seismic, and energy study were addressed in this project. The static study aims
to secure the stability and structural resistance of the building at the ultimate state of
load, the dynamic study to understand the risks associated with seismic movements
and verify the stability of the structure, and an energy study was conducted to examine
energy consumption and design the heating and air conditioning system of the building.
The last part presents the integration of the BIM process into our project by creating a
3D digital model containing all the building's data.
Casablanca propulse le Maroc vers l'avenir. C’est ainsi que dès 1912, les architectes ont fait de
Casablanca une ville modèle, surprenant par sa beauté architecturale. Cependant, le surpeuplement
de la ville a engendré sa densification et une augmentation en termes de besoin en logements, ce qui
a imposé l’évolution du bâti. L’une des solutions adoptées est la tendance vers la « verticalisation »,
d’où la multiplication des tours considérées comme des défis sur les plans techniques et
architecturaux.
Les tours sont particulièrement attrayantes, notamment pour les villes encombrées, elles permettent
la libération de l’espace au sol, le dégagement des vues étendues et favorisent l’échange. Ainsi, la
verticalisation est une solution à l’étalement urbain, et une opportunité aux ambitions de
surpassements techniques, ce qui ne peut que contribuer à la mise en valeur de la ville.
Le Maroc a lancé divers projets de grande envergure sur la totalité du territoire visant à promouvoir
le développement et l’économie du pays. En raison de la grande diversité qu’offre les nouvelles
méthodes de construction qui existent aujourd’hui, les maîtres d’ouvrage visent un compromis entre
l’aspect architectural, la stabilité de la structure, la rapidité d’exécution et l’optimisation du coût.
Dans le cadre de cette étude, neuf chapitres essentiels ont été élaborés pour couvrir tous les aspects
techniques et méthodologiques nécessaires à la réalisation de ce projet. Le premier chapitre, fournit
une vue d'ensemble du projet, les hypothèses de base utilisées pour les calculs, et les paramètres
définissant les conditions initiales de l'étude. Le deuxième chapitre, traite l'évaluation des différentes
charges (permanentes, poids propre et d’exploitation) et du prédimensionnement des éléments
structuraux pour garantir la stabilité et la sécurité du bâtiment. Le troisième chapitre, présente les
analyses statiques effectuées sur le modèle structurel à l'aide du logiciel Robot, permettant de vérifier
les dimensions et les capacités des éléments de la structure sous diverses charges. Le quatrième
chapitre, propose une analyse dynamique approfondie pour évaluer les effets des charges sismique,
en utilisant l’approche dynamique et l’analyse modale. Le cinquième chapitre, détaille les calculs et
les plans de ferraillage pour chaque élément de la structure, assurant la résistance nécessaire contre
les forces internes et externes. Le sixième chapitre, "Étude de plancher précontraint en post-tension",
explore une première solution technique pour les planchers, et détaille le calcul de la force de
précontrainte des câbles, le calcul des pertes de charges ainsi que la modélisation sur le logiciel Adapt
Builder. Le septième chapitre, "Étude plancher dalle pleine", examine une deuxième solution
technique, où on a effectué le calcul du ferraillage de la dalle pleine ainsi que la vérification sur Robot.
Le huitième chapitre, se concentre sur l'analyse des performances énergétiques du bâtiment, intégrant
la réalisation de bilan thermique et le dimensionnement de système de climatisation et de chauffage
pour réduire la consommation énergétique et améliorer l'efficacité thermique. Enfin, le neuvième
chapitre, explique l'intégration des sept dimensions de BIM dans le projet, soulignant les avantages
de la maquette 3D dans la conception, la construction et la gestion future du bâtiment.
Le plan envisage la création du projet UPTOWN à Casa-Anfa, caractérisé par deux tours identiques
s'élevant sur 16 étages chacune.
Dans son ensemble, le projet comprend :
- Trois niveaux de sous-sol consacré au stationnement, offrant une superficie totale de 7716
m².
- Une mezzanine au rez-de-chaussée réservée à des espaces de bureaux.
- Un ensemble résidentiel constitué de deux tours s'élevant jusqu'au 16e étage.
Après de nombreuses réunions avec nos supérieurs et le bureau d'études, nous avons étudié toute la
conception du projet afin de garantir le respect des normes de stabilité, de résistance, de durabilité et
d'esthétique. Tout d'abord, nous avons effectué une simulation de la structure, puis nous avons
commencé à concevoir une maquette 3D du bâtiment. Nous nous sommes concentrés principalement
sur les exigences architecturales, le choix des fondations et la structure de support.
Fondations :
En raison du poids considérable et des dimensions imposantes de la structure, nous avions deux
options pour les fondations :
- Renforcer la capacité portante du sol en utilisant des pieux avant de fonder sur un radier.
Pour des raisons de coût et de délai d'exécution, nous avons décidé d'opter pour la première solution.
- Éviter les retombées de poutres ou les sorties de poteaux dans les coins des logements.
- Évitez que des poteaux n'apparaissent aléatoirement dans les appartements et les bureaux.
Pour résoudre ce problème, nous avons opté pour l'utilisation de planchers-dalles en béton
précontraint. Cette décision nous permettra d'obtenir des portées de 8 à 12 mètres, éliminant ainsi le
besoin de poutres et réduisant l’épaisseur des dalles ainsi que la hauteur totale du bâtiment. Cette
diminution de la hauteur contribuera également à accroître la stabilité du bâtiment. De plus, cette
solution permettra de réduire le poids total de la structure.
- La résistance à la compression fc28 du béton utilisé est de 40 MPa pour les poteaux et les
voiles, 35 MPa pour les dalles en précontrainte et 30 MPa pour les dalles en béton arme.
- La résistance à la traction ft28 du béton est de 2.1 MPa.
- La résistance limite à la compression du béton est de σb= 22.66 MPa.
- Les barres utilisées sont des barres à haute adhérence de limite élastique : fe=500 MPa
- La limite élastique de l’acier : 235 MPa
- Module d'élasticité longitudinale E : 200 000 MPa
Les torons :
La région du Grand Casablanca fait partie de la grande unité géologique connue sous le nom de la
Meseta Côtière marocaine s’étendant entre l’Atlantique et l’ensemble des massifs et plaines du Maroc
Central. La série stratigraphique régionale débute par des schistes et des quartzites marins très épais
d’âge Cambrien et Ordovicien passant à des psammites dans leur partie supérieure. Ces terrains
primaires sont recouverts par des formations permo-triasiques, formées de conglomérats à la base,
auxquels font suite des argiles rouges. Ces dépôts sont surmontés de calcaires et marne-calcaires
cénomaniens et miocènes.
À cette série succèdent des formations plio-quaternaires recouvrant la totalité des plateaux renfermant
des calcaires dunaires, des conglomérats régressifs, des limons et des argiles sableuses. Durant le
Quaternaire, la Meseta côtière a subi une succession d’épisodes marins (transgression et régression)
qui ont donné lieu à des limons rouges, des épandages caillouteux et des éboulis de pente.
Nous notons que le niveau piézométrique a été identifié à une profondeur moyenne de -7,00 m/TN.
Celles-ci correspondent généralement à une nappe superficielle circulant dans les fracturations de
l’horizon imperméable schisteux.
Charge permanente :
Donc, la charge permanente se compose de 2,5 KN/m2 pour la surcharge de la structure et 5 KN/m2
pour le poids propre de la dalle, totalisant ainsi une charge permanente totale de 7,5 KN/m2 .
Charge d’exploitation :
Selon la norme pour un bâtiment à usage d’habitation la valeur de la charge d’exploitation est égale
à 1,5 KN/m2 .
Il est essentiel de prévoir la taille des éléments porteurs d'une structure afin de garantir la conception
et la sécurité de l'édifice. À ce stade, nous sommes dans une étape préliminaire où les dimensions des
éléments structuraux sont approximativement déterminées en fonction des charges prévues et des
normes de construction en vigueur.
Dalle précontrainte :
Le critère essentiel pour predimensionner un plancher dalle est sa capacité à résister au
poinçonnement en raison des charges totales. Lors de l'évaluation de l'épaisseur h du plancher, il est
nécessaire de prendre en considération à la fois la portée du plancher et la charge d'exploitation qui
lui est imposée. La charge d'exploitation dans cette étude est de 1,5 KN/m2 (habitation) et la portée
maximale est de 9 mètres.
Le rapport entre la portée et l'épaisseur des planchers dalles est illustré par un tableau qui distingue
les dalles non armées des dalles armées contre le poinçonnement.
On a donc L/45 :
9
L/45 = 45 = 20𝑐𝑚
Poteaux :
D’après la descente de charge, les dimensions des poteaux sont choisies en utilisant la relation
suivante :
𝐍𝐔
𝐚𝐱𝐛 ≥
𝟏𝟔
Tableau 7 : Résultat de la descente de charge appliquée sur chaque poteau et les dimensions convenable
Conformément à la norme (RPS 2000, version 2011), l'épaisseur minimale du voile est déterminée
en fonction de la hauteur nette he de l'étage.
𝐞 𝐦𝐢𝐧 = max (15 cm, 𝐡𝐞 /20) pour un voile non rigidifié à ses deux extrémités.
𝐞 𝐦𝐢𝐧 = max (15 cm, 𝐡𝐞 /22) pour un voile rigidifié à une extrémité.
𝐞 𝐦𝐢𝐧 = max (15 cm, 𝐡𝐞 /25) pour un voile rigidifié à ses deux extrémités.
Pour notre cas on a une hauteur max de 3,08m donc L’épaisseur minimal à choisir est 𝐞 𝐦𝐢𝐧 =
15cm.
Semelles :
Le prédimensionnement des semelles s’effectue en se basant sur les dimensions des poteaux du
dernier étage (Sous-sol-3) en utilisant les rapports égaux :
𝐀 𝐚
=
𝐁 𝐛
Il faut d’abord avoir la contrainte provenant de la charge de la structure doit être inférieur à celle du
sol :
𝝈 < 𝛔𝐬𝐨𝐥
𝑵𝒔
< 𝛔𝐬𝐨𝐥
𝑺
Avec :
S=A.B
𝛔𝐬𝐨𝐥 = 0,44 MPa
Donc :
𝐍𝐬
𝐀. 𝐁 ≥
𝛔𝐬𝐨𝐥
D’où :
𝐛.𝐒 𝐚.𝐒
𝐁≥√𝐚 ; 𝐀≥√𝐛 Figure 7 : Paramètres de la semelle
Méthodologie :
Modélisation complète de la structure dans le logiciel Revit.
Transfert du modèle vers Robot Structural Analysis.
Attribution des charges permanentes et d'exploitation à la structure.
Création des combinaisons de charges.
Génération du maillage.
Vérification des contraintes à l’ELU.
ELS : G+Q
- Delaunay : On utilise la méthode de Delaunay pour réaliser des triangles en utilisant un ensemble
de points dans un espace tridimensionnel. L'espace est divisé en triangles de manière à ce que le cercle
qui entoure chaque triangle ne renferme aucun autre point de l'ensemble initial. On utilise
fréquemment cette technique pour réaliser des maillages de surfaces irrégulières.
- Coons : On utilise la méthode de Coons pour former un maillage rectangulaire sur des surfaces
régulières et lisses en combinant des courbes de contours ou des bordures. Nous choisirons un
maillage de type Delaunay pour notre projet car nous avons des surfaces irrégulières et une taille
d'élément de 0,5m.
Pour que le prédimensionnement des sections des poteaux soit vérifié, il faut que la valeur de la
contrainte axiale maximale du poteau le plus sollicité soit inferieur a la limitation donnée par la
norme :
𝟎, 𝟖𝟓. 𝐟𝐜𝟐𝟖
𝝈𝒃𝒄 =
𝛉. 𝛄𝐛
0,85.40
𝜎𝑏𝑐 =
1.5
D’après le logiciel Robot la valeur de la sollicitation axiale maximale égale à 8,56 MPa qui est
inferieur a la contrainte admissible donc c’est vérifié.
IV.1. Introduction :
Parmi les catastrophes naturelles qui affectent la surface de la Terre, les séismes sont sans doute ceux
qui ont les répercussions les plus destructrices dans les zones urbaines. Devant ce danger inattendu,
il est nécessaire de construire des bâtiments capables de faire face à de telles forces, pour garantir une
protection minimale des vies humaines. C'est de cette manière que le concept de construction
parasismique est apparu. En général, cette méthode se base sur une analyse dynamique des structures
qui sont exposées à des secousses.
Le but principal de l'étude parasismique d'une structure est de déterminer les caractéristiques
spécifiques de cette structure lors de sa vibration. Cette tâche, pour notre organisation actuelle, est
souvent extrêmement complexe. Ainsi, deux méthodes d'étude sont utilisées, l'une appelée statique
équivalente et l'autre dynamique selon le RPS 2000 version 2011, dans le but de simplifier les
problématiques et de faciliter leur analyse.
La méthode met l'accent sur le mode de vibration initial, en négligeant les autres modes. L'effort
dynamique est remplacé par un effort statique équivalent fictif.
Le déplacement du sol peut avoir lieu dans toutes les directions sur la surface horizontale. Le
concepteur sélectionne deux directions orthogonales caractéristiques pour appliquer les forces
sismiques horizontales équivalentes. La force sismique horizontale est généralement exercée dans
deux directions correspondant aux axes principaux du plan horizontal de la structure.
En se référant au RPS 2000, l’approche statique équivalente, est valable dans les conditions suivantes
:
Le bâtiment doit être régulier conformément aux conditions de régularité en plan et en
élévation et aux critères détaillés dans le règlement. (Pas vérifié).
La hauteur n’excède pas 60 m et sa période fondamentale ne dépasse pas 2 secondes. (56m <
60m ; Vérifié).
Puisque notre bâtiment n’est pas régulier (on n’a pas une forme rectangulaire) et que notre structure
est susceptible d’un mouvement de séisme de deux côtés, on passe vers l’approche dynamique.
Si les critères de régularité ou de hauteur spécifiques d'une structure, requis par la méthode statique
équivalente, ne sont pas respectés, alors l'approche dynamique reste le choix le plus fiable pour
évaluer l'impact des séismes.
Cette méthode repose sur des principes fondamentaux :
Il doit rester en deçà de la fréquence minimale de 33 Hz, dans chaque direction d'excitation.
Au-delà de cette fréquence, la contribution des modes supérieurs est négligeable.
Il doit solliciter 90% de la masse totale du système dans chaque direction d'excitation.
La classe de la structure :
Les bâtiments sont classés selon l’importance de leur usage, leur configuration ainsi que leur capacite
de dissipation de l’énergie. Pour notre projet on a une classe III puisque c’est un bâtiment à usage
d’habitation.
L’accélération et la vitesse :
Afin de rationaliser le calcul des charges sismiques et de standardiser les normes de conception des
structures à travers de vastes étendues du territoire, le « RPS 2000, version 2011 » adopte une
approche par zonage. Cette méthode consiste à subdiviser le pays en différentes zones de sismicité
homogène, présentant à peu près le même niveau de risque sismique pour une probabilité donnée
d'occurrence. Les caractéristiques telles que l'accélération ou la vitesse maximale horizontale du sol,
sont considérées comme constantes :
Figure 14 : Valeurs des accélérations et les vitesses maximales horizontales selon le zonage
Niveau de ductilité :
Déterminer le niveau de ductilité pour comprendre le comportement attendu de la structure, elle
représente la capacité à absorber et dissiper l'énergie générée par un séisme. Définir la ductilité des
séismes majeurs réduit dommages potentiels de la structure lors de ces événements catastrophiques.
Par contre, pour les séismes mineurs, qui sont plus fréquents pendant la durée de vie du bâtiment, il
est logique de concevoir la structure pour qu'elle reste dans le domaine élastique, pour éviter des
dommages significatifs.
Dans ces cas, l'application d'une ductilité excessive n'est pas nécessaire, car elle va influencer la
sécurité de la structure pour des mouvements sismiques qui ont une probabilité très élevée.
Le tableau suivant présente les niveaux de ductilité recommandés pour les trois catégories de
bâtiments en fonction de l'intensité attendue du séisme :
Puisque notre projet est de la classe III et une vitesse inferieur ou égale à 0.10, donc on aura un niveau
de ductilité ND1.
Facteur de comportement :
La capacité d'une structure à absorber et à dissiper l'énergie par des comportements inélastiques est
appelée le facteur de comportement.
Le tableau ci-dessous présente une variance de ce coefficient en fonction du type de contreventement
utilisé et du niveau de ductilité choisi pour la structure :
Coefficient de site :
La perception de l'intensité d'un séisme en un endroit particulier dépend largement des
caractéristiques des sols traversés par l'onde sismique, ainsi que des conditions géologiques et
géotechniques locales. Les caractéristiques du sol local ont un rôle essentiel. En effet, lorsque la
fréquence naturelle du sol est similaire à celle de la structure, cela peut entraîner une amplification
dynamique du mouvement sismique.
Chaque type de site correspond à un coefficient dans le tableau ci-dessous :
𝐖 = 𝐆 + Q. 𝛙
La modélisation de la structure a été réalisée sur le logiciel Revit pour faciliter la conception 3D puis
exporter vers Robot pour effectuer le calcul, vu ses avantages de traitement des calculs rapides.
- Conception et modélisation de la structure sur le logiciel Revit.
- Exportation de fichier vers Robot pour le calcul.
- Effectuer le maillage.
- Calcul modale et dynamique.
Résultats :
- La suite du calcul coïncide avec une valeur de 33 % de fréquence, jusqu’au mode 120.
- Atténuation de la valeur 90 % de cumules des masses dans le mode 59, avec
Suivant X : 91,03%
Suivant Y : 90,26%
- On peut déduire à partir de la période que le déplacement sera minimal.
- La masse cumulée dépasse les 90% et la fréquence est toujours inferieur a 33%, donc notre
structure est contreventée et en peut entamer sur l’analyse sismique.
L'objectif est de s'assurer que la structure reste dans les limites de comportement prévues lors du
calcul et de limiter les dommages structurels à des niveaux acceptables, conformément aux directives
du RPS 2000.
On constate que toutes les valeurs du déplacement suivant X et Y sont inferieur au déplacement limite,
donc la structure est vérifiée du déplacement inter-étages.
∆𝐠 𝐥𝐢𝐦𝐢𝐭𝐞 = 0,004.H
Avec :
H la hauteur totale de la structure.
Les déplacements réel suivant X et Y, sont largement inférieur au déplacement limite selon le RPS.
Stabilité au glissement :
Quand on construit sur des terrains en pente, il faut s'assurer, par des méthodes scientifiques
confirmées par l'expérience, que le massif délimité par la surface de glissement le plus important reste
stable. Il est essentiel que la construction du bâtiment garantisse une résistance à la poussée de
glissement d'au moins 1,5 fois les charges qui y sont exercées. Le rapport géotechnique indique que
la pente reste stable, ce qui n'est pas nécessaire pour effectuer cette vérification.
Les poteaux subissent une analyse statique afin de leur capacité à supporter des charges normales et
sont vérifiés contre le flambement, un phénomène important qui peut mettre en péril leur stabilité lors
de la compression. De plus, lorsqu'il s'agit d'agir en cas de séisme, les contraintes de réduction des
déplacements nécessitent souvent des sections de béton et des quantités de ferraillage plus grandes.
Le poteau représenté en rouge dans l'exemple présenté est dimensionné en respectant les règles du
BAEL 91:
Avec :
𝒂
i : Rayon de giration (i= 𝟐.√𝟑 =0,11)
𝒍𝒇 = 𝒍𝟎
𝑙𝑓 = 3,08
Donc :
𝒍𝒇 𝟑,𝟎𝟖
𝝀= = 𝟎,𝟏𝟏 = 𝟐𝟖 ≤ 𝟕𝟓 Poteau vérifié au flambement
𝒊
Ferraillage longitudinale :
La section d’acier est calculée en utilisant la relation suivante :
𝐀𝐬,𝐜 = 𝐦𝐚𝐱(𝐀𝐭𝐡 , 𝐀𝐦𝐢𝐧 )
Avec :
𝐀𝐦𝐢𝐧 =max (4.u ; S.0,2%)
𝐍𝐮 𝐁𝐫. 𝐟𝐜𝟐𝟖 𝛄𝐬
𝐀𝐭𝐡 ≥ ( − ).
𝛂 𝟎, 𝟗. 𝛄𝐛 𝐟𝐞
Calcul de 𝐀𝐦𝐢𝐧 :
4.u =14,4 cm2 (avec u : le périmètre du poteau)
S.0,2% = 11,2 cm2 (avec S : Section du poteau)
𝐀𝐦𝐢𝐧 = 𝐦𝐚𝐱(𝟏𝟒, 𝟒 ; 𝟏𝟏, 𝟐)
Amin = 14,4 cm2
𝛂 = 𝟎, 𝟖𝟎
Donc :
2.5 0,52.40 1,15
Ath ≥ ( − ).
0,81 0,9.1,5 500
𝐀𝐭𝐡 ≥ −𝟎, 𝟎𝟐𝟖
Finalement on peut déduire la section des aciers longitudinales :
As,c = max(−0,028; 14,4)
D’après le tableau des armatures la section réelle du poteau est 14,4c𝐦𝟐 , et donc on prend 10
armatures de 14 mm en diamètres, 10 HA14.
Diamètre :
𝛟𝐥𝐦𝐚𝐱
𝛟𝐭 = 𝟑
𝟏𝟒
𝛟𝐭 = ~𝟔𝒎𝒎 ; donc on prend HA6
𝟑
Espacement :
𝐭 ≤ Min (15.𝛟𝐥𝐦𝐢𝐧 ; 𝐚 + 𝟏𝟎 ; 𝟒𝟎𝐜𝐦)
t ≤ Min (15.1,4; 30 + 10 ; 40cm)
𝐭 ≤ 20
Méthodologie :
1. Calcul du centre de Gravité.
2. Calcul de centre de torsion.
3. Trouver la force sismique repris par le voile étudié.
4. Répartition de la force sismique sur le voile.
5. Calcul de la section du ferraillage en flexion compose.
6. Dispositions constructives.
24,38
𝐗𝐆 = = 12,19 m
2
30,14
𝐘𝐆 = = 15,07 m
2
𝚺𝐈𝐢 . 𝐗 𝐢
𝐗𝟎 =
𝚺𝐈𝐢
Figure 18 : Les voiles du 4eme étage
Avec :
𝐈𝐢 : l’inertie du voile.
Puisqu’on a des valeurs de torsion et de gravite qui sont presque égaux, on peut dire qu’on n’a pas
un effet de torsion des voiles suivant les deux axes.
La force latérale équivalente, représentant la réponse élastique F, est calculée en utilisant la formule
suivante selon le RPS 2000 version 2011 :
𝛎. 𝐃. 𝐒. 𝐖. 𝐈
𝐅=
𝐊
Avec :
- 𝝂 : Vitesse de calcul
- S : Coefficient du site.
- D : Facteur d’amplification.
- I : Coefficient de priorité (Classe 3 ; I=1).
- K : Facteur de comportement.
- W : La charge prise en poids de la structure.
Facteur d’amplification :
𝐇
On calcul d’abord la période T : 𝐓 = 𝟎, 𝟎𝟎𝟗.
√𝐋
56
T = 0,009. = 𝟎, 𝟓𝟔𝐬
√80
𝟏,𝟐𝟎
𝐓 ≥ 0,50s 𝐃= 𝟐
(𝑻)𝟑
𝟏,𝟐𝟎
𝐃= 𝟐 = 1,76
(𝟎,𝟓𝟔)𝟑
On trouve :
𝐅 = 𝟏𝟓% . 𝐖
Il nous reste de calculer le poids total de la structure, en calculant le poids des poteaux et des voiles
dans chaque axe, chaque étage et puis tout le bâtiment, par un fichier Excel :
𝐖 = 𝐆 + Q. 𝛙
Avec 𝛙 =0,20
Avec :
𝐰𝐧 = cst
𝐅𝐭 = 𝟎 𝐜𝐚𝐫 𝐓 ≤ 𝟎, 𝟕𝐬
Les voiles sont calculés en flexion composée sous un effort normal de compression Nu et un moment
de flexion Mu et des dispositions constructives minimales.
La section en Flexion composée peut être :
Partiellement comprimée.
Entièrement tendue.
Entièrement comprimée.
On a :
(0, 337h − 0, 81d′).b.h > Nu ∗ (d − d′) − Mu
Ce qui signifie que la section est partiellement comprimée.
Alors :
Mu
μ𝑢 = = 0,15 ≤ μ𝑙 = 0,36
bd2 . σbc
L’excentrement additionnelle :
𝐋
𝐞𝟏 = 𝐦𝐚𝐱(𝟐𝟓𝟎 ; 𝟐𝐜𝐦) = 0,02m
𝐞𝐓 = 𝐞 + 𝐞𝟏 + 𝐞𝟐 = 4,47 m
Donc :
𝐡
𝐌𝟏 = 𝐍𝐮 . (𝐞𝐭 + 𝐝 − ) = 𝟐, 𝟔𝟖 𝐌𝐍
𝟐
Finalement on calcul la section du ferraillage :
𝐌𝐫 𝐌𝐮 − 𝐌𝐫 𝛄𝐬
𝐀𝐬,𝐜 = ( + ).
𝐙𝐫 𝐝 − 𝐝′ 𝐟𝐞
𝐀𝐬,𝐜 =25𝐜𝐦𝟐
Cette section d’armatures longitudinale sera divisée sur les deux potelets de rives du voile, donc
12,5cm2 pour chacun ; Donc 4 HA 8 pour les potelets et 16 HA 8.
Armatures Transversale :
∅
𝛟𝐭 ≥ 𝐦𝐚𝐱( 𝟑𝐥 ; 𝟔𝐦𝐦)
Espacement :
𝐒𝐭 ≤ 𝐦𝐢𝐧(𝟏𝟎∅𝐥 ; 𝟐𝟎𝐜𝐦)
𝐒𝐭 ≤ 𝟐𝟎𝐜𝐦
𝐍𝐒 + 𝐏𝐏𝐒𝐄𝐌𝐄𝐋𝐋𝐄
𝛔= < 𝛔𝐬𝐨𝐥
𝐒𝐒𝐄𝐌𝐄𝐋𝐋𝐄
Vérification du poinçonnement :
On vérifiera le poinçonnement en déterminant un périmètre à mi-feuillet égal à :
u=2.a+2. b+ 𝛑. 𝐡 = 4,85m
Pour une réaction du sol appliquée à l'extérieur du cône de poinçonnement qui vaut :
𝐏. 𝐀𝐞𝐱𝐭
𝐏𝟏 =
𝐀𝐭𝐨𝐭
Avec :
𝟓𝒉
𝐀𝐭𝐨𝐭 = 𝐀. 𝐁 ; 𝐀𝐞𝐱𝐭 = 𝐀𝐭𝐨𝐭 − (𝛑. 𝐬 𝟐 + 𝐚. 𝐛 + 𝟐. 𝐛. 𝐬 + 𝟐. 𝐚. 𝐬) ; s = 𝟔
𝐏. 𝐀𝐞𝐱𝐭
𝐏𝟏 = = 0,35 MN
𝐀𝐭𝐨𝐭
La vérification du poinçonnement se traduit par l'équation :
𝐏𝟏 𝐟𝐜𝟐𝟖
≤ 𝟎, 𝟎𝟒𝟓.
𝐮. 𝐡 𝛄𝐛
VI.1. Introduction :
On reconnaît le béton pour sa capacité à résister plus à la compression que à la traction. Ainsi, la
précontrainte vise à développer des éléments qui seront principalement utilisés pour la compression.
Les forces de traction engendrées par les charges appliquées sur la structure seront compensées par
les forces de compression produites par la mise en tension des câbles de précontrainte.
Depuis de nombreuses années, la précontrainte par post tension est largement employée dans
différents pays, tant dans la construction de bâtiments classiques que dans des structures spécialisées
comme les hôpitaux, les entrepôts, les parkings, les bureaux et les installations sportives. Cette
méthode s'est révélée être une option flexible et performante, répondant aux exigences techniques et
économiques, et contribuant ainsi à la réalisation de projets architecturaux à la fois ordinaires et
spéciaux.
Le but essentiel dans la conception de la précontrainte consiste à identifier de manière précise la force
effective P requise afin d'assurer que les contraintes restent dans les limites définies dans la section
analysée.
On a un tracé de câble de forme parabolique, dont les paramètres sont calculés comme suit. Il convient
de noter que nous distinguons les tracés dans les travées de rive et des travées intermédiaires.
- Travée de rive :
Avec :
𝜹 : L’amplitude du câble : 𝜹 = 𝒉 − 𝒄𝟏 − 𝒄𝟐
C1 la distance du point le plus bas du câble de précontrainte à la fibre inférieure.
C2 la distance du point le plus haut du câble de précontrainte à la fibre supérieure.
On considère un enrobage de 3,5 cm avec un diamètre de 2 cm pour la gaine.
On aura donc :
∅
𝐜𝟏 = 𝐜𝟐 = 𝐜 + 𝟐 = 𝟒, 𝟓𝐜𝐦
Donc : D=𝑩𝟐 − 𝟒. 𝑨. 𝑪
Les différents paramètres ci-dessus sont les coefficients de l’équation de deuxième degré définissant
le paramètre.
√𝐷 − 𝐵
𝛼=
2. 𝐴
Le tableau suivant résume tous les équations et les paramètres de travée de rive :
On effectue comme exemple le calcul pour la travée gauche dont les résultats sont les suivantes :
- Travée intermédiaire :
La travée est composée de 3 tracés, une parabole à gauche, une au milieu est une autre à droite :
Le tableau suivant résume tous les équations et les paramètres de travée intermédiaire :
Paramètre 𝛽 2𝛿 2𝛿 2𝛿
𝜆. 𝐿2 (0.5 − 𝜆). 𝐿2 𝜆. 𝐿2
Excentricité (e0 ) ℎ ℎ ℎ
Y- Y- Y-
2 2 2
Tableau 28 : Equation de la travée intermédiaire
En utilisant le logiciel Adapt Builder, nous calculons les excentricités à chaque abscisse, tant pour
les travées de rive que pour les travées intermédiaires. Le tracé résultant est illustré ci-dessous :
Pour la détermination de la force de la précontrainte on fixe quatre torons de T15S caractérisés par :
- Diamètre : 15,7 mm
- Section : 150 mm2
- Module d’élasticité : Ep =195 000 MPa.
- Résistance en traction : 𝑓𝑝𝑘 = 1860 MPa
- Limite d’élasticité conventionnelle : 𝑓𝑝0,1𝑘 = 1560 MPa
On a d’après l’Eurocode 2 :
Avec : 𝐊 𝟏 =0,8 et 𝐊 𝟐 = 𝟎, 𝟗
Et on sait que :
𝐏𝐦𝐚𝐱= 𝛔𝐩𝟎 . 𝐀𝐏
𝐀𝐏 = 𝐧 . 𝐀𝐭
AP = 4 . 150 = 𝟔𝟎𝟎𝐦𝟐
Donc :
Pmax = 1422. 10−3 . 0,6 = 0.853 MPa
= 1374,6 Mpa
On a
𝐏𝐦,𝟎= 𝛔𝐏𝐦,𝟎 . 𝐀𝐏
= 1374,6 .0,6.10−3
= 0,82 MPa
Par la suite, il est essentiel de s'assurer que la force dans le câble, suite aux pertes instantanées, reste
inférieure à 𝐏𝐦,𝟎 .
Lorsque les câbles exercent une pression importante sur la gaine lors de la mise en tension, ces pertes
se produisent. À l'origine, la tension appliquée diminue graduellement le long de la gaine jusqu'à un
point particulier d'abscisse x. On peut déterminer sa nouvelle valeur en se basant sur la relation
suivante :
∆𝛔𝛍 = 𝛔𝐏𝟎 . (𝟏 − 𝐞−(𝛍.𝛉+𝐤.𝐱) )
Avec :
𝝁 : Coefficient qui dépend du frottement des armatures dans la gaine. (On prend 𝝁 = 𝟎, 𝟏𝟗)
k : coefficient qui dépend de la qualité d’exécution. (On prend k=0.007)
𝜽 : Somme des valeurs absolues des déviations angulaires du câble. On le calcul par les relations
suivantes :
𝟐.(𝟎,𝟓.𝐡−𝐜𝟏 ) 𝟒𝛅
Variation d’angle aux travées de rive : 𝛉= + (𝟏−𝛂).𝐋
𝛂.𝐋
𝟐.𝛅
Variation d’angle aux travées intermédiaires : 𝛉=
𝐋
Lorsqu'on franchit d'une travée à l'autre, il est nécessaire de cumuler les variations angulaires. À titre
illustratif, voici les valeurs concernant les pertes par frottement sur les travées :
À travers toute l'étendue de la poutre représentant la dalle, l'efficacité de la précontrainte après les
frottements est évaluée à 81%. Par conséquent, les pertes dues aux frottements réduisent la valeur
initiale de la précontrainte de 19%.
Lorsque la tension du vérin est transmise à l'ancrage, le câble se déplace légèrement vers le béton, ce
déplacement étant fonction du type d'ancrage utilisé. Elle peut varier de faible à important (en
particulier avec les ancrages à coincement conique). Ce mouvement est représenté par g :
𝛏𝟎
∆𝛔𝐬𝐥
𝐠=∫
𝟎 𝐄𝐩
Avec :
𝛏𝟎 : La longueur d’influence du recul d’ancrage.
∆𝛔𝐬𝐥 : Pertes par recul d’ancrage.
𝐠. 𝐄𝐩
𝛏𝟎 = √
𝐩𝐞
𝛔𝟎 .𝛍.(𝛉+𝐤.𝐋)
𝐩𝐞 : perte moyenne de la précontrainte, tel que : 𝐩𝐞 = = 𝟒, 𝟒𝟒 𝐌𝐏𝐚/ml
𝐋
Donc :
𝟎,𝟎𝟎𝟓 . 𝟏𝟗𝟓 𝟎𝟎𝟎
𝛏𝟎 = √ 𝟒,𝟒𝟒
= 15 m
Donc les pertes de recul d’ancrages sont nulles après 15 m de longueur, la contrainte où il s’arrête
l’effet du recul :
𝝈𝟏 = 𝝈𝒑𝟎 − 𝐩𝐞 . 𝛏𝟎
= 1355,4 MPa
Au niveau de l’ancrage :
𝝈 𝟐 = 𝝈 𝟏 − 𝐩𝐞 . 𝛏𝟎
= 1288,8 MPa
Les deux contraintes sont déterminées, on peut donc calculer la variation de contrainte tout au long
du câble :
𝝈𝟏 +𝝈𝟐
∆𝝈𝒔𝒍 = 𝝈𝒑𝟎 − = 99,9 MPa
𝟐
Donc, les pertes dues au recul d’ancrage réduisent la valeur initiale de la précontrainte de 8%.
Avec :
Pinit = 0,63 MPa < Pmo = 0,82 MPa ; Donc c’est vérifié
Les armatures qui garantissent la précontrainte d'une même poutre ne sont pas toutes mises en tension
simultanément, et ce pour deux raisons : d'une part, d'un point de vue économique, une tension
simultanée exigerait une quantité excessive de vérins sur le chantier ; d'autre part, d'un point de vue
pratique, l'encombrement des vérins entraînerait des distances importantes entre les axes d'ancrage,
ce qui rendrait les extrémités de la poutre trop volumineuses.
La perte de force est due à un déséquilibre dans la tension des câbles d'une même poutre. Quand un
premier câble est tendu et fixé, la tension exercée sur le deuxième câble provoque une réduction du
béton. Le premier câble tendu est également affecté par ce raccourcissement, ce qui réduit sa tension.
Si n câbles sont présents dans la poutre, le premier câble est influencé par les n-1 câbles suivants, et
ainsi de suite. Le dernier câble est le seul à ne pas subir cette perte de tension.
𝐄𝐩 . ∆𝛔𝐜 (𝐭)
∆𝛔𝐞𝐥 =
𝟐. 𝐄𝐜𝐦
Avec :
∆𝛔𝐜 (𝐭) : variation de contrainte au centre de gravité des armatures à l’âge t.
𝐏𝐢𝐧𝐢𝐭
∆𝛔𝐜 (𝐭) =
𝐀𝐜
𝐟𝐜𝐦(𝐭) 𝟎,𝟑
𝐄𝐜𝐦 (𝐭) = 𝐄𝐜𝐦 . ( )
𝐟𝐜𝐦
Finalement on a :
𝟏𝟗𝟓 𝟎𝟎𝟎 . 𝟑𝟏𝟓
∆𝛔𝐞𝐥 = = 𝟗, 𝟐𝟑𝟏𝟖𝟏 𝐌𝐏𝐚
𝟐 . 𝟑𝟑𝟐𝟔, 𝟖𝟏
Donc, les pertes dues au à la non-simultanéité des mises en tension des câbles réduisent la valeur
initiale de la précontrainte de 0,65%.
Il est observé que la précontrainte maximale de 1422 MPa, comme indiqué précédemment, est
conforme. Le rendement moyen de la précontrainte après les pertes instantanées atteint 73.5 %.
Environ 26.5 % de la précontrainte initiale est perdue instantanément.
Le béton est soumis à un retrait volumique pendant sa phase de durcissement, un processus qui ne se
termine pas lorsque les câbles de précontrainte sont tendus. On a analysé l'évolution de ce retrait au
fil du temps en laboratoire. Les quatre principaux paramètres qui influencent sa valeur à un moment
donné sont l'humidité de l'environnement, l'épaisseur des pièces représentées, le rapport E/C
(Eau/Ciment) du béton et le pourcentage d'armatures qui adhèrent au béton. Le graphique ci-dessous
illustre l'évolution du retrait :
Il existe deux formes de retrait : le retrait de dessiccation, qui est lie au processus de séchage qui
survient avant, pendant et après la prise du béton, et le retrait endogène, associé à la contraction du
béton pendant son hydratation.
∆𝛔𝐬 = 𝛆𝐜𝐬 . 𝐄𝐩
Avec :
𝛆𝐜𝐬 = 𝛆𝐝 + 𝛆𝐜𝐚
𝛆𝐜𝐬 : Retrait totale
𝛆𝐜𝐝 : Retrait de dessiccation
𝛆𝐜𝐚 : Retrait endogène
Détermination de 𝛆𝐜𝐝 :
𝐭 𝐬 : l’âge du béton au moment de la mise en tension des câbles en jours (On prend 3jours).
t : le jour considéré pour lequel on calcule le retrait. (On prend 7 jours).
Et :
𝒇
(−𝜶𝒅𝒔,𝟐. 𝒄𝒎 )
𝜺𝒄,𝒅,𝟎 = 𝟎, 𝟖𝟓. ((𝟐𝟐𝟎 + 𝟏𝟏𝟎. 𝜶𝒅𝒔,𝟏 ). 𝒆 𝟏𝟎 ) . 𝟏𝟎−𝟔 . 𝜷
𝑹𝑯
𝑯 𝟑 𝑹
𝜷𝑹𝑯 = 𝟏, 𝟓𝟓. (𝟏 − 𝟏𝟎𝟎 ) = 1,35
Détermination de 𝛆𝐚 :
Donc :
∆𝛔𝐬 = 𝛆𝐜𝐬 . 𝐄𝐩
∆σs = 195 000 . 4,056.10−4
𝑬𝒑
∆𝛔𝐜 = . 𝝋(𝒕, 𝒕𝟎 ). 𝝈𝒄,𝑸𝑷
𝑬𝒄𝒎
Avec :
𝑨𝒑 .(𝝈𝒑,𝒎𝒐 −∆𝝈𝒊𝒏𝒊𝒕)
𝝈𝒄,𝑸𝑷 = = 3 MPa
𝑨𝒄
𝑹𝑯
𝟏− 𝟏𝟔,𝟖 𝟏
𝝋(𝒕, 𝒕𝟎 ) = [𝟏 + 𝟏𝟎𝟎
. 𝜶𝟏 ] . 𝜶𝟐 . . 𝟎,𝟏+𝒕 . 𝜷𝒄 . (𝒕, 𝒕𝟎 ) = 0,067
𝟎,𝟏. 𝟑√𝒉𝟎 √𝒇𝒄𝒎 𝟎
𝟎,𝟐
La relaxation fait référence à la réduction de la tension par déformation continue. Dans un ouvrage,
les déformations des câbles sont similaires à celles du béton, qui changent au fil du temps en raison
du retrait et du fluage. On peut calculer ces pertes en utilisant la relation suivante :
𝐭 𝟎,𝟕𝟓.(𝟏−𝛍).𝟏𝟎−𝟓
∆𝛔𝐫 = 𝟎, 𝟔𝟔. 𝛔𝐩,𝐦𝟎 . 𝛒𝟏𝟎𝟎𝟎 . 𝐞𝟗,𝟏.𝛍.(𝟏𝟎𝟎𝟎)
Avec :
500000 0,75.(1−0,09).10−5
∆σr = 0,66.1374,6 . 0,0025. e9,1.0,09.( 1000
)
Pertes Totales :
Le rendement moyen de la précontrainte après la perte différée diminue à 64,5 %. Environ 26.5 % de
la précontrainte initiale est perdue instantanément et 9% est perdue avec le temps.
Contrainte Finale :
Combinaisons admissibles :
L'Eurocode 2 établit des limites pour les contraintes de compression dans le béton :
- Combinaison caractéristique : 𝛔𝐜,𝐬𝐮𝐩 = 𝟎, 𝟔𝐟𝐜𝐤 = 0,6 . 35 = 21MPa
- Combinaison quasi-permanentes : 𝛔𝐜,𝐬𝐮𝐩 = 𝟎, 𝟒𝟓𝐟𝐜𝐤 = 0,45 . 35 = 15,75 MPa
Vérification a L’ELS :
Cette procédure de vérification implique le calcul des contraintes présentes dans le béton, suivies par
une comparaison avec les limites de contrainte autorisées. Conformément à l'Eurocode, les valeurs
caractéristiques de la force de précontrainte sont définies par :
𝐏𝐤,𝐢𝐧𝐟 = 𝐏𝐦 . 𝐫𝐢𝐧𝐟
𝐏𝐤,𝐬𝐮𝐩 = 𝐏𝐦 . 𝐫𝐬𝐮𝐩
Avec :
𝐏𝐦 : Précontraintes probables après les pertes 𝐏𝐦 = 0,53 MPa
On trouve :
𝐏𝐤,𝐢𝐧𝐟 = 𝟎, 𝟒𝟔
𝐏𝐤,𝐬𝐮𝐩 = 𝟎, 𝟓𝟖
Les contraintes aux fibres inférieures et supérieures dans la section qui subit le maximum des
sollicitations :
P 6M
σ= +
A c h2
On trouve que toutes les contraintes sont inférieures aux contraintes admissibles ; donc c’est vérifié.
𝟎, 𝟎𝟎𝟒𝟓. 𝐮𝐜 . 𝐡. 𝐟𝐜𝐤
𝐐𝐔 ≤
𝛄𝐛
Avec :
𝐔𝐜 : Le périmètre de poinçonnement (𝐔𝐜 = 𝟐. (𝐚 + 𝐛 + 𝟐. 𝐇)
H : épaisseur de la dalle.
Figure 29 : Valeurs du logiciel Robot des efforts normaux appliqués sur les poteaux
Adapt Builder est un logiciel spécialement développé pour le calcul des planchers post-tension,
proposant à l'utilisateur différentes fonctionnalités, telles que :
• Créer et ajuster automatiquement ou manuellement les câbles en plan ou en élévation.
• L'évaluation de la courbure des câbles en fonction de rayons de courbure horizontaux et verticaux
les plus faibles.
• Les câbles sont inclinés et excentriques autour des ouvertures.
• L'utilisation d'une force réelle ou l'élaboration de contraintes et de paramètres de perte par
frottement.
• Évaluation de la force de précontrainte dans les composants.
• La supervision et la visualisation des tracés des câbles.
• L'identification automatisée des collisions entre les câbles.
• La détermination des quantités et la création de rapports spécifiques pour les câbles.
Une dalle est un élément horizontal porteur dont l'épaisseur est la dimension la plus petite par rapport
à deux autres dimensions plus grandes. Bien qu'une dalle puisse prendre différentes formes et avoir
une épaisseur variable, les dalles les plus courantes sont rectangulaires et ont une épaisseur uniforme.
Dans notre étude, nous nous concentrerons sur un panneau de dalle rectangulaire de la terrasse.
𝐋𝐱 = 6.76 m et 𝐋𝐲 = 8.02 m
Lx 6.76
h= ⇒ h= = 0.193 m
35 35
En prend h = 20 cm.
Ferraillage à ELU :
Le ferraillage se fait à la flexion simple pour une bande de 1 ml.
Armatures principales :
Les calculs des armatures se fait en flexion simple.
Avec :
b = 100 cm; h = 20 cm; d = 0.9h = 18 cm; fbc = 22.66 MPa ; fe = 500MPa ; fc28 = 40MPa ;
fe
ft28 = 3 MPa ; fsu = γ = 435 MPa.
s
Sens X :
M 36.46∗0.001
μx = b×d2xx = = 0.0496 ≤ μI = 0.372 ⇒ A’ = 0
×f bc 1∗0.182 ∗22.66
μx ≤ 0.186 ⇒ Pivot A
Mxx 36.46∗0.001
Ax = f = 500 = 4.49 𝐜𝐦𝟐
su ×Z ×0.175
1.15
Sens Y :
M 34.26∗0.001
μy = b×d2yy = = 0.0466 ≤ μI = 0.372 ⇒ A’ = 0
×f bc 1∗0.182 ∗22.66
μx ≤ 0.186 ⇒ Pivot A
α = 1.25(1 - √1 − 2μx ) = 1.25(1 - √1 − 2 × 0.0466 ) = 0.0597
z = d(1 - 0.4α) = d(1 - 0.4×0.0597) = 0.175
Mxx 34.26∗0.001
Ay = = 500 = 4.38 𝐜𝐦𝟐
fsu ×Z ×0.175
1.15
Suivant 𝐋𝐲 :
12ℎ 𝑅𝐿
Ay min ={ 8ℎ 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝐻𝐴 400 = 1.2 𝑐𝑚2 /m
6ℎ 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝐻𝐴 500
Ay = 4.38 cm2 ≥ Ay min ⇒ Ay = 4.38 cm2
Soit 4 HA 12 /m
Suivant 𝐋𝐱 :
3− 𝛼
Ax min = * Ay min = 1.362 𝑐𝑚2 /m
2
Espacement :
3h
Sens x : St ≤ min { = 0.33 m
0.33
Vérification à l’ELS :
La contrainte dans le béton :
Sens Lx :
𝑴𝒔𝒆𝒓
𝝈𝒃𝒄 ≤ 𝝈𝒃𝒄 ; 𝝈𝒃𝒄 = .y ; 𝝈𝒃𝒄 = 0.6×𝐟𝐜𝟐𝟖 = 24 MPa
𝑰
On a As = 4.49 cm2
15𝐴𝑠 𝑏(𝑑𝐴𝑠)
y= 𝑏
(√1 + 7.5(𝐴𝑠)2
− 1)
15×4.49 100×(18×4.49)
y= 100
(√1 + 7.5(4.49)2
− 1) = 4.296cm
𝑏𝑦 3
I= + 15(As(𝑑 − 𝑦)2 )
3
100×4.2963
I= 3
+ 15(4.49(18 − 4.296)2 ) = 15291.14 cm4
𝑀𝑠𝑒𝑟 36.88×0.001
𝜎𝑏𝑐 = y= ×4.296×0.01 =10.36 MPa
𝐼 15291.14×10−8
Vérification du poinçonnement :
Au droit des appuis, il est impératif de vérifier le non poinçonnement de la dalle sur le poteau.
𝐟𝐞
𝑵𝒖 < 𝟎. 𝟎𝟒𝟓 ∗ 𝑼𝒄 ∗ 𝒉 ∗
𝛄𝐛
Avec :
Vérification de la flèche :
𝐿
𝑓 < 0.5 𝑐𝑚 + 1000
Avec : L = 14,4 m
La flèche n'est pas conforme avec une épaisseur de 20 cm, donc j'ai choisi une épaisseur de 35 cm,
mais cela n'est toujours pas suffisant. J'ai donc augmenté l'épaisseur du panneau à 45cm.
On remarque que 𝑓 = 0.6 𝑐𝑚 < 0.95 cm, alors la condition est vérifiée.
Avant d'aborder les calculs, il est essentiel de mener une étude climatologique du site du bâtiment.
Cette étape permet de comprendre les conditions climatiques locales, telles que les températures
saisonnières, les précipitations, l'humidité, le vent, et autres phénomènes météorologiques.
L’isolant choisi pour les murs du bâtiment est la laine de roche. Ce choix repose sur une combinaison
judicieuse de facteurs économiques, techniques, et environnementaux.
Notion de degré-jours :
Le calcul de l'épaisseur optimale est fait en se basant sur les variations des températures tout le long
de l’année.
L’épaisseur d’isolant :
Epaisseur optimal énergétique :
86400 ʎ
𝑒𝑜𝑝𝑡,𝑒𝑛𝑒 = √𝑇. 𝐷𝐽 . . 𝐸𝑖 – Ri. ʎ
ɳ
86400 𝑃.ʎ
𝑒𝑜𝑝𝑡,𝑓𝑖𝑛 = √𝑇. 𝐷𝐽 . . 𝑃𝑖
ɳ
Avec :
Ei : énergie grise du matériau (J/𝒎𝟑 )
ʎ : conductivité thermique du matériau isolant considéré (W/m.k)
T : durée de vie du bâtiment (ans)
𝑫𝑱 : nombre de degré-jour pour le climat considéré (k)
Résultat :
L'analyse des épaisseurs optimales financières et énergétiques, nous a conduit à choisir une épaisseur
d'isolant équivalente à 5 centimètres.
Le bilan énergétique consiste à estimer les entrées et les sorties d'énergie du bâtiment pendant une
période de temps donnée.
Etablir un bilan thermique consiste à calculer les différents apports énergétiques et les différents types
des déperditions tenant compte de plusieurs facteurs influents tels que la situation géographique du
bâtiment, l’orientation, les débits d’air mis en jeux, Le coefficient de transmission surfacique de la
paroi ou d’un matériau. etc.
Le calcul du bilan thermique est fait en utilisant les relations suivantes :
Avec :
Déperditions :
Les déperditions énergétiques dans les bâtiments sont des pertes de chaleur qui se produisent à travers
différents mécanismes, entraînant une inefficacité thermique et une augmentation des coûts
énergétiques.
Pour le cas de notre projet, nous tenant compte de deux types de déperditions thermiques : les
déperditions par transmission et les déperditions par ventilation.
Cela se produit lorsque la chaleur traverse les matériaux de construction des parois, des fenêtres, des
portes et des planchers. Ils se calculent en utilisant la relation suivante :
𝑫𝑻 = 𝑯𝑻 *𝜟𝑻 * 24h
Avec :
𝚫𝐓 = Tin - Tex
𝐇𝐓 : coefficient de déperditions par transmissions à travers l’enveloppe (W/k)
𝐇𝐓 = ∑ 𝐀𝐢 × 𝐔𝐢
Avec : Ai : surface de l’élément i (𝐦𝟐 )
Ui : coefficient de transmission thermique de l’élément i (W/𝐦𝟐 .k)
𝐃𝐕 = 0.34 * Vi * 𝚫𝐓 * 24h
Avec :
Vi : débit volumique de l’air (𝒎𝟑 /𝒉)
Vi = Nmin * V
Avec : Nmin : Taux minimaux de renouvellement en air extérieur
V : volume de l’espace (𝒎𝟑 )
Les apports :
Les apports représentent l’ensembles des sources de chaleur ou de fraîcheur naturelles ou artificielles
qui contribuent au confort thermique à l'intérieur d'un bâtiment. Ils englobent les apports ou les gains
internes dégagés par les occupants, les équipements, l’éclairage et les apports solaires.
Avec :
N : le nombre d’habitants présents
P : la puissance dégagée par habitant (W)
h : le temps de présence (h/ans)
Nombre de personne : 3
Nombre des heures : 10h/jour
apport occupant = (65*3*10) + (49*3*10) = 3420 Wh
= 3501.36*1.25 = 4376.71 Wh
Besoin énergétique :
Chauffage :
𝐛𝐞𝐬𝐨𝐢𝐧𝐜𝐜𝐡𝐚𝐮𝐟𝐟 = Dep - ɳApport
Dep = 𝐃𝐕 + 𝐃𝐓 = 4968.48 + 2981.58 = 7950.06 Wh
L'éclairage dans un bâtiment revêt une importance cruciale tant sur le plan fonctionnel qu'esthétique.
Fonctionnellement, il crée un environnement sécurisé, facilite les déplacements, impacte la
productivité et le bien-être des occupants. Esthétiquement, il met en valeur l'architecture, contribuant
à l'identité visuelle. L'utilisation de technologies économes en énergie s'inscrit dans une perspective
de durabilité, influençant le confort, la sécurité et l'efficacité énergétique des espaces bâtis.
L’utilance :
L’utilance d’un local dépend du matériau des surfaces environnantes et de leur couleur. Initialement,
nous prenons que le local est normal, puis on va calculer l’indice du local K par la relation suivante :
Le local est éclairé normalement (70% réflectance plafond et 50% des murs).
L’utilance vaut donc U=0,48
Le calcul du besoin en chauffage négatif indique que l'installation d'un système de chauffage actif
n'est pas nécessaire.
En premier lieu avec un besoin de 12237 Wh, équivalant à 40875 BTU/h, et en prenant en
considération un climatiseur disponible sur le marché ayant une capacité de 18000 BTU/h, nous
concluons que nous aurions besoin de 2 unités de climatiseurs pour couvrir l'ensemble du bâtiment.
Dans le monde moderne, la construction est confrontée à toute une série de défis, de dépassements
de budget à une qualité souvent médiocre des projets, cette réputation mitigée est en train de changer
grâce aux nouvelles outils informatiques et à l'arrivée du Building Information Modeling. Le BIM
n'est pas seulement un ensemble d'outils numériques, mais aussi une approche globale qui
révolutionne la façon dont les projets sont envisagés, conçus et réalisés.
Au centre du BIM se trouve une maquette numérique complète, qui joue un rôle crucial pour tous les
acteurs d'un projet. Cette approche va bien au-delà de simples échanges entre professionnels, elle
encourage une collaboration harmonieuse et active, de la conception jusqu'à l'exploitation après la
livraison définitive. Le BIM a déjà fait ses preuves dans le domaine de la construction, son potentiel
s'étend bien au-delà, soulevant des questions sur son application dans d'autres domaines, comme
l'aménagement urbain.
Cependant, l'adoption du BIM ne se fait pas sans heurts. Elle exige une remise en question sur les
méthodes de travail traditionnelles, et demande aux acteurs et aux intervenants du domaine de
s'adapter rapidement aux processus établis. Mais les avantages potentiels sont énormes : une gestion
plus précise des budgets, une meilleure qualité des réalisations...
Dans le cadre des projets impliquant le BIM, plusieurs rôles clés émergent pour assurer le succès et
la cohérence du processus. Au sein de cette structure, le BIM Manager se distingue comme le garant
des objectifs BIM fixés, agissant comme le pilier central de coordination pour l'élaboration de la
maquette numérique du projet. Sa responsabilité première est d'orchestrer le travail et de veiller à la
cohérence des maquettes ainsi qu'à l'intégrité des données qui les composent.
Aux côtés du BIM Manager, le directeur de synthèse prend en charge l'animation de la cellule de
synthèse, utilisant les maquettes coordonnées fournies pour proposer des solutions techniques en cas
de conflits détectés, faisant appel au logiciel adéquat.
Le directeur du projet, quant à lui, assume la responsabilité de la maîtrise d'œuvre d'exécution,
s'assurant de la réception satisfaisante des ouvrages et installations.
À l'échelle interne de chaque intervenant, les coordinateurs BIM jouent un rôle crucial en tant
qu'interlocuteurs privilégiés pour les questions liées au BIM. Ils veillent à la conformité des maquettes
de leur lot par rapport à la charte BIM et assurent une communication fluide avec le BIM Manager.
Enfin, les modeleurs BIM, également internes à chaque intervenant, travaillent en étroite
collaboration avec leur coordinateur BIM référent. Leur mission consiste à créer et à enrichir les
maquettes tout au long du projet, en intégrant à la fois des données graphiques et textuelles,
contribuant ainsi à l'avancement global du processus BIM.
Le BIM est basé sur une approche de travail qui implique la collaboration autour d'une maquette
digitale. Il s'agit d'un modèle unique qui renferme toutes les données concernant le bâtiment. Dès la
conception, l'architecte élabore ce modèle qui peut être utilisé tout au long de la construction, pendant
son utilisation et jusqu'à sa démolition. L'évolution de la maquette numérique du bâtiment repose sur
le fait que chaque acteur peut au moins lire et manipuler cette maquette afin d'en extraire les
informations nécessaires à son travail.
Chaque personne a la possibilité de l'annoter, de l'enrichir de nouvelles informations et de contribuer
ainsi à maintenir cet objet virtuel parfaitement représentatif de la construction.
Pour rendre l'échange continu des fichiers de maquettes plus facile tout au long du projet, le BIM
manager met en place une plateforme commune à laquelle tous les intervenants peuvent accéder.
Cette plateforme, généralement appelée BIM 360 DOCS, permet de déposer et de télécharger des
fichiers de maquettes, ainsi que des documents au format .dwg et .pdf. De plus, elle permet de
sauvegarder les fichiers des autres intervenants, ce qui favorise la collaboration et le partage
d'informations essentielles.
La gestion de cette plateforme est assurée par le BIM manager, qui envoie des invitations aux
intervenants pour les inviter à rejoindre. Chaque participant peut accéder aux dossiers en fonction des
autorisations définies par le BIM manager, ce qui évite toute suppression involontaire de fichiers.
Cette mesure garantit une traçabilité complète des documents envoyés et assure un historique précis
des éléments relatifs au projet.
En ce qui concerne les logiciels et le matériel informatique requis, plusieurs outils sont essentiels pour
assurer le bon déroulement du processus BIM :
Autodesk Revit, un logiciel BIM, permet la modélisation 3D des constructions et offre une
conception intelligente et paramétrique basée sur les objets. La bidirectionnalité associée à Revit
assure une mise à jour automatique de toutes les vues en cas de modification, offrant ainsi un cycle
de vie complet du bâtiment, de la conception à la déconstruction.
Autodesk Navisworks Manage permet le partage, la combinaison et l'examen fiable de modèles de
conception 3D détaillés provenant de différents formats de fichier. Ses outils de détection des
collisions facilitent l'analyse des interférences et la correction des défauts avant qu'ils ne deviennent
des problèmes majeurs. La visualisation et la simulation en temps réel offrent une validation des
performances de conception et contribuent à la réduction des déchets.
Ces solutions logicielles permettent aux professionnels de différentes disciplines de collaborer
efficacement sur un modèle de bâtiment unique, favorisant ainsi une gestion intégrée et optimisée des
projets de construction.
Les éléments de modèle d’un projet vont avoir un niveau de détail graphique. On rencontre cette
notion sous l'acronyme LOD ou LOG. Le niveau de détail graphique concerne le niveau de
sophistication graphique des éléments du modèle. Il est usuellement reconnu différents paliers de
niveau de détail graphiques allant de 100 à 500. Un document de référence utile pour déterminer le
niveau de détail est le Élodie Spec de BIM Forum. Dans ce document, les assemblages d'éléments de
construction sont repris suivant une classification uniforme à deux, chacun de ces éléments dispose
d'une description des attentes graphiques à chacun des niveaux de détail.
Niveau 100 : les éléments vont être représentés en tant que système ou assemblage de manière
symbolique.
Niveau 200 : les éléments du modèle sont représentés en tant que système ou assemblage, sans
précision au niveau de leur aspect, taille, position ou orientation.
Niveau 300 : les éléments du modèle sont représentés en tant que système et assemblage spécifique,
c'est à dire qu'ils commencent à avoir une précision au niveau de leur aspect.
Niveau 350 : Les éléments sont représentés en tant que systèmes et assemblages spécifiques. Il y a
également une relation entre les éléments, comme par exemple une relation structurelle entre des
éléments porteurs ou une relation au niveau de la résistance thermique entre les différentes couches
d'un mur.
Niveau 400 : les éléments sont détaillés à un haut niveau, ce qui permet leur fabrication en atelier.
Niveau 500 : De manière théorique, les éléments de modèles vont être représentés tels qu'ils ont été
construits de manière physique sur le chantier.
Les dimensions du BIM offrent une perspective globale de la gestion de projet, qui va bien au-delà
de la simple modélisation :
1D : La programmation, où les aspects temporels et fonctionnels sont planifiés
2D : Englobe les livrables en deux dimensions, comme les plans et les dessins.
3D : Représente le modèle tridimensionnel détaillés du projet
L'application d'un processus BIM a l’entreprise de construction dans le projet Uptown se manifeste
principalement par la manière suivante :
- Proposer les besoins du maître d'ouvrage, les objectifs du projet et le rôle de chaque
intervenant en rédigeant une convention BIM.
- Utiliser la maquette numérique comme un moyen de communication à l'aide des logiciels
BIM adaptés.
- Détecter les clashs d’exécution lors de la superposition des différents plans techniques.
Dans la méthode classique, le maître d’ouvrage met en place au préalable son programme avant de
contacter l’architecte chargé de produire l’information à travers sa conception. Travaillant en 2D dans
cette méthode dite « classique », l’architecte produit les plans, coupes, façades, etc. en 2D. Ces types
de documents indépendants nécessitent d’être vérifiés soigneusement suite à une quelconque
modification réalisée pour éviter des erreurs. Il faudrait rappeler aussi que les différents corps de
métiers (bureau d’étude structure, fluide…) s’appuient sur ce support pour faire leur travail. Au cas
où il y aurait des appels d’offre, la justesse des informations est vivement souhaitée si des estimations
de coût devaient être effectuées. Et le maître d’ouvrage aussi, qui se soucie du programme et du
budget déjà fixés.
De ce fait, cette méthode constitue une perte de temps, d’énergie, de rentabilité, voire même un risque
d’erreurs considérable pour l’architecte pendant les différentes phases de conception du projet pour
assurer une cohésion des documents à fournir.
D’autre part, on peut noter dans ce processus, une séparation des tâches qui influencerait
négativement sur la coordination et la communication. Sur ce, le processus BIM serait plus fiable
puisqu’elle a une approche collaborative entre les différents acteurs du projet.
IX.8. BIM 3D :
On modélise les éléments structuraux avec les plans présentes dans le plan de coffrage et
d’architecture donné par le Bureau d’étude et d’architecture. Ainsi la spécification des matériaux de
construction de chaque élément, dans cette étape on peut faire une étude quantitative du projet qui va
nous nous aider à faire une estimation générale des quantités de matériaux de construction ainsi, on
y rajouter une majoration du aux aléas du chantier et au main d’œuvre :
IX.9. BIM 4D :
Le BIM n'est pas un instrument, mais plutôt un processus qui utilise une représentation graphique qui
regroupe toutes les informations relatives au cycle de vie complet d'une œuvre, depuis sa conception
jusqu'à sa réalisation, jusqu'à sa démolition et son recyclage.
Dans le BIM, la dimension 4D apporte une information "temps" aux trois dimensions géométriques,
ce qui permet de relier les éléments géométriques à une information "temps". Cela permet aux
différents acteurs d'un projet de visualiser dans le temps la durée d'un événement ou la progression
d'une phase de construction. Il est question de « calendrier de construction ».
Ainsi, l'utilisation de la modélisation à quatre dimensions des données du bâtiment est employée pour
les tâches liées à la planification de la construction. D'autre part, elle offre la possibilité d'extraire et
de visualiser l'évolution des activités tout au long du projet.
Les conflits sont détectés plus facilement grâce à l'utilisation de la technologie 4D, ce qui permet
d'améliorer le contrôle du projet de construction.
Les concepteurs ont la possibilité de visualiser l'évolution des activités déjà en cours de conception
grâce à la modélisation 4D, ce qui offre des avantages importants tels que :
Les outils numériques du BIM permettent de créer rapidement et avec précision des métrés, en
mettant à jour automatiquement tous les dessins et mesures à partir des modifications apportées au
modèle 3D. Pour ce faire, il est essentiel de développer des maquettes d'exécution par corps d’état
avec un niveau de détail élevé.
Sur Revit, on peut extraire les quantités de chaque éléments et matériau utilisé dans le projet ainsi
leurs quantités et leurs surfaces :
Figure 51: Extraction des quantités et insertion des couts de chaque élément du projet
Dans cette section on peut insérer le cout approprié à chaque matériau cela permet d'obtenir des
informations précises sur le montant global et facilite la gestion des coûts et des ressources pour le
projet.
Le planning prévisionnel permet de définir et simuler le déroulement des travaux avant le démarrage
du chantier et ainsi d'anticiper au plus tôt les phases délicates d'exécution. Pour les entreprises, il
permet de gérer au mieux les délais d'exécution et de mettre en cohérence les besoins en matériel,
matériaux et en main d’œuvre nécessaires.
Pour les maîtres d'ouvrages, ce planning permet d'assurer le suivi financier et la gestion prévisionnelle
des versements des acomptes au fur et à mesure de l'avancement des travaux. Il est caractérisé par :
- Planning de soumission :
Le planning de soumission est élaboré par l’entrepreneur au moment de la soumission. Il tient compte
des contraintes de délais du planning du maître d’œuvre, des liens logiques entre les différentes tâches
par corps d’état et propose un enchaînement des tâches selon le savoir-faire et les moyens de
l’entreprise.
- De la complexité du projet
- Des spécificités du site
- Des possibilités de fragmentation
- Des possibilités de standardisation
- Des moyens matériels et ressources disponibles au démarrage des travaux.
Le Planning d’exécution ou planning détaillé de chantier fait ressortir tous les éléments fondamentaux
de la gestion des chantiers tels que la présence de main d’œuvre, l’emploi des matériaux, l’utilisation
des matériels et les coûts de production. L’ensemble de ces plannings a pour objectif de gérer le
temps, c’est à dire ordonnancer les interventions, de prévoir l’avancement des travaux, d’optimiser la
qualité et de rentabiliser le chantier.
Pour tracer un planning des travaux, on doit suivre les étapes suivantes :
Définir un calendrier de travail propre à l’entreprise. On définit les dates de début de projet et les
dates des jours travaillées ou non.
Le calendrier est présenté comme suit :
La post-contrainte mise en œuvre dans les bâtiments est réalisée par la mise en place de torons gainés-
graissés ou de gaines ou conduits contenant un ou plusieurs torons en acier équipé(s) d’organes
d’ancrage à leurs extrémités.
Pour la réalisation d’un plancher de structure de bâtiment en béton précontraint par post-tension, on
distingue les étapes successives suivantes :
La distance maximale à respecter entre deux étais ne doit pas dépasser 1.50 mètres. La distance
maximale entre deux lignes d'étais ne doit, quant à elle, pas dépasser 2.50 mètres.
𝐒𝐮𝐫𝐟𝐚𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐥′𝐞𝐭𝐚𝐠𝐞
𝐧𝐛𝐫 𝐝𝐞 𝐩𝐚𝐧𝐧𝐞𝐚𝐮𝐱 ∶
𝐒𝐮𝐫𝐟𝐚𝐜𝐞 𝐝′ 𝐮𝐧 𝐬𝐞𝐮𝐥 𝐩𝐚𝐧𝐧𝐞𝐚𝐮
Les dimensions d’un panneau sont généralement 0,5m de largeur et de 1.5 jusqu’à 3m de longueur.
Notre travail de fin d'étude a consisté en une étude complète d'un bâtiment R+16, avec l'exploration
de deux variantes : plancher dalle pleine et dalle précontrainte en post-tension. Nous avons abordé
chaque aspect technique du projet, en commençant par une conception respectant les contraintes
architecturales et structurales. Le prédimensionnement des éléments de la structure a été réalisé en
tenant compte des charges appliquées, permanentes et d'exploitation, assurant ainsi la stabilité et la
sécurité du bâtiment.
La structure ne satisfaisant pas aux critères de la méthode statique équivalente requis par le RPS 2000,
nous avons poursuivi l'étude sismique en utilisant l'approche dynamique et l'analyse modale avec le
logiciel Robot. Cette approche a permis de déterminer les effets maximaux d'un séisme sur la
structure. Les résultats obtenus ont été vérifiés conformément aux normes en vigueur, assurant la
stabilité au renversement ainsi que la conformité des déplacements et des déformations aux limites
prescrites par les règlements.
Ensuite, nous avons dimensionné et calculé le ferraillage des éléments structuraux, incluant les
poteaux, voiles, semelles isolées et filantes, ainsi que le plancher dalle en béton armé et la dalle
précontrainte en post-tension. Cette étape a été cruciale pour garantir la résistance adéquate de chaque
composant face aux forces internes et externes.
En analysant l'efficacité énergétique du bâtiment, il a été constaté que deux systèmes de climatisation
de 18 000 BTU/HR étaient nécessaires, ainsi que l'intégration d'un isolant thermique, à savoir la laine
de roche, pour améliorer l'efficacité thermique. Dans le cadre de cette analyse, un bilan thermique
approfondi a été effectué ainsi que le dimensionnement des systèmes de climatisation et de chauffage.
Finalement, nous avons incorporé l'approche BIM grâce au logiciel Revit. Nous avons réalisé une
maquette en 3D et nous avons inclus les dimensions de planification et de coût (4D et 5D) dans notre
projet. La mise en place de cette intégration a souligné les bénéfices du BIM pour la conception, la
construction et la gestion à venir du bâtiment, favorisant ainsi la collaboration entre les différentes
parties prenantes et optimisant les procédures de construction.
En résumé, notre recherche a donné naissance à des solutions techniques solides et novatrices pour
un bâtiment R+16, en combinant des analyses statiques et dynamiques, des méthodes de ferraillage
avancées, des études énergétiques approfondies et l'utilisation de la modélisation BIM. Ce projet,
mené de manière méthodique et rigoureuse, apporte une contribution importante au développement
urbain durable de Casablanca, en satisfaisant aux normes de construction contemporaines et en
maximisant l'utilisation des ressources disponibles.
Norme et règlements :