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Pfe Azzouzi Ayoub - Copie

Ce mémoire de fin d'études présente l'étude et le dimensionnement d'un bâtiment R+16 en béton armé, intégrant deux types de dalles et utilisant des normes de calcul sismique et de dimensionnement spécifiques. Des études statiques, sismiques et énergétiques ont été réalisées, et l'approche BIM a été intégrée à travers la création d'une maquette numérique 3D. Les logiciels Revit, Adapt Builder et Robot Structural Analysis ont été utilisés pour la conception et le calcul des éléments structuraux.

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Ce mémoire de fin d'études présente l'étude et le dimensionnement d'un bâtiment R+16 en béton armé, intégrant deux types de dalles et utilisant des normes de calcul sismique et de dimensionnement spécifiques. Des études statiques, sismiques et énergétiques ont été réalisées, et l'approche BIM a été intégrée à travers la création d'une maquette numérique 3D. Les logiciels Revit, Adapt Builder et Robot Structural Analysis ont été utilisés pour la conception et le calcul des éléments structuraux.

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UNIVERSITÉ EUROMED DE FÈS

EUROMED POLYTECHNIC SCHOOL


Cycle d’Ingénieur d’Etat en Génie Civil

Mémoire de Fin d’Etude

Étude détaillée d'un bâtiment R+16


et l’intégration de l'approche de BIM

Présenté par : Azzouzi Ayoub

Encadrant académique : Encadrant d’entreprise :


Abousaleh Mohamed Harmouch Mohammed
Nom de l’entreprise :
TGBAT

Université Euromed de Fès | Euromed Polytechnic School


Route de Meknès (Rond-point Bensouda) 30 000, Fès - MAROC. Tél : +212 (0) 538 90 90 00 - Fax : +212 (0) 5 38 90 31 38
www.ueuromed.org
Remerciements :

Après avoir exprimé ma gratitude envers Dieu Tout-Puissant pour m'avoir accordé la
patience, le courage et la force nécessaires pour accomplir ce modeste mémoire, je
souhaite exprimer mes sincères remerciements à toutes les personnes qui ont contribué
de manière directe ou indirecte à sa réalisation en particulier :
Mon encadrant interne M. ABOUSSALEH Mohamed pour son expertise, son aide et
son assistance continues jusqu’à avoir mené ce projet à terme et pour le temps qu’il me
consacrait en tout au long de ce projet.
M. HARMOUCH Mohammed, le directeur de projet de UPTOWN de Casa-Anfa pour
avoir eu l’amabilité de m’accueillir au sein de l’entreprise. Il m’a accordé la chance de
non seulement être accompagnée lors de mon Projet de Fin d’Etude mais aussi de faire
partie d’un projet de référence et de grande ampleur.
Mon encadrant externe, M. KARTAS Marouane chef du projet UPTOWN à TGBAT
qui s’est toujours montré à l’écoute tout au long de la réalisation de ce projet, pour
l’inspiration, l’aide et la confiance manifeste qu’il m’a accordé. Mes salutations à
l’ensemble des ingénieurs et cadres du chantier et toutes personnes ayant contribué à
l’aboutissement de ce projet.
M. BENMOUSSA Othman doyen de l’école EUROMED de génie civil qui ne cesse
pas de fournir des efforts pour maintenir le calibre de la formation au sein de notre
école. Un grand merci au corps professoral de l’université EUROMED de Fès. Plus
particulièrement, les professeurs de l’école EUROMED de génie civil, qui veuillent
sur le bon déroulement de notre formation. Finalement, je remercie tous les membres
du jury pour leur bienveillance à vouloir évaluer mon modeste travail.

Mémoire de fin d’étude i 2023-2024


Résumé :

Le présent projet de fin d’études a pour objet l’étude et le dimensionnement d’un


bâtiment en béton armé avec deux variantes de dalles (une dalle pleine et une dalle en
précontrainte en post tension), composée de trois sous-sols et de 16 étages à usage
d’habitation. Les normes et règlements utilisés comme référence dans ce travail sont :
le RPS 2000 version 2011 pour le calcul et les vérifications au séisme, l’Eurocode 2
pour le calcul de la dalle précontrainte en post tension et le BAEL 91 pour le
dimensionnement des éléments en béton armé.
La conception et le prédimensionnement des éléments structuraux ont été faits en
tenant compte des contraintes architecturales et structurales. Quant aux logiciels
choisis, la conception et l’approche BIM de la structure a été réalisée par le logiciel
Revit, le calcul de la dalle précontrainte sur le logiciel Adapt Builder et le
dimensionnement des éléments en béton armé sur le logiciel Robot Structural Analysis.
Une étude statique, sismique et énergétique ont été aborder dans ce projet. L'étude
statique vise à évaluer la stabilité et la résistance structurelle du bâtiment a l’état ultime
de charge, l'étude dynamique pour comprendre les risques liés aux mouvements
sismiques et vérifier la stabilité de la structure, et une étude énergétique a été réaliser
pour examiner la consommation d’énergie et dimensionner le système du chauffage et
climatisation du bâtiment.
Dans la dernière partie on présente l’intégration du processus BIM dans notre projet
par la réalisation d’une maquette numérique 3D contenant l’ensemble des données du
bâtiment.

Mémoire de fin d’étude ii 2023-2024


Abstract:

The present project aims to study and design a reinforced concrete building with two
variants of slabs (solid slab and a post-tensioned slab), consisting of three basement
levels and 16 floors for habitation use. The regulations used as references in this work
are: RPS 2000 version 2011 for seismic calculations and verifications, Eurocode 2 for
the calculation of post-tensioned prestressed slab, and BAEL 91 for the design of
reinforced concrete elements.
The design and preliminary sizing of structural elements were carried out taking into
account architectural and structural constraints. As for the chosen softwares, the
structural design and BIM approach were carried out using Revit software, the
calculation of the post-tensioned slab using Adapt Builder software, and the design of
reinforced concrete elements using Robot Structural Analysis software.
A static, seismic, and energy study were addressed in this project. The static study aims
to secure the stability and structural resistance of the building at the ultimate state of
load, the dynamic study to understand the risks associated with seismic movements
and verify the stability of the structure, and an energy study was conducted to examine
energy consumption and design the heating and air conditioning system of the building.
The last part presents the integration of the BIM process into our project by creating a
3D digital model containing all the building's data.

Mémoire de fin d’étude iii 2023-2024


Liste des figures :
FIGURE 1 : FAÇADE PRINCIPALE DU BATIMENT ............................................................................................ 2
FIGURE 2 : PLAN ARCHITECTURALE DU 4EME ETAGE..................................................................................... 3
FIGURE 3 : PLAN ARCHITECTURALE DU SOUS-SOL 2...................................................................................... 3
FIGURE 4 : VUE AERIENNE DU SITE ........................................................................................................... 5
FIGURE 5 : CARTE REPRESENTATIVE DES UNITES LITHO-STRUCTURALE DE LA REGION DE CASABLANCA...................... 6
FIGURE 6 : LES PARAMETRES D'UN VOILE ................................................................................................ 11
FIGURE 7 : PARAMETRES DE LA SEMELLE ................................................................................................. 11
FIGURE 8 : PARAMETRES D ET H DE LA SEMELLE ........................................................................................ 12
FIGURE 9 : LE MODELE ANALYTIQUE DE LA MAQUETTE 3D SUR REVIT ............................................................ 13
FIGURE 10 : MODELE DE LA STRUCTURE SUR ROBOT ................................................................................. 14
FIGURE 11 : APPLICATION DES CHARGES SUR LA STRUCTURE ........................................................................ 14
FIGURE 12 :AFFECTATION DU MAILLAGE SUR ROBOT ................................................................................. 15
FIGURE 13 : VALEURS DES CONTRAINTES AXIALES MAXIMAL DES POTEAUX ..................................................... 16
FIGURE 14 : VALEURS DES ACCELERATIONS ET LES VITESSES MAXIMALES HORIZONTALES SELON LE ZONAGE ............ 18
FIGURE 15 : PLAN DU 4EME ETAGE JOINT GAUCHE .................................................................................... 25
FIGURE 16 : COEFFICIENTS DE LONGUEUR DE FLAMBEMENT......................................................................... 26
FIGURE 17 : NOMBRES ET DIAMETRES DE CHAQUE TYPE D'ARMATURE ........................................................... 28
FIGURE 18 : LES VOILES DU 4EME ETAGE ................................................................................................. 29
FIGURE 19 : REPARTITION DE L'EFFORT SISMIQUE SUR LES ETAGES ................................................................ 32
FIGURE 20 : REPARTITION DES ARMATURES SUR LE VOILE ........................................................................... 33
FIGURE 21 : VISUALISATION 3D DU VOILE ............................................................................................... 34
FIGURE 22 : NOMBRE ET DIAMETRE DE CHAQUE TYPE D'ARMATURE DU VOILE ................................................. 35
FIGURE 23 : NOMBRE ET DIAMETRE DE CHAQUE TYPE D'ARMATURE DE LA SEMELLE ISOLEE ................................. 37
FIGURE 24 : VISUALISATION 3D DE LA SEMELLE FILANTE ............................................................................. 38
FIGURE 25 : PARAMETRES DE TRAVEE DE RIVE .......................................................................................... 39
FIGURE 26 : PARAMETRES DE LA TRAVEE INTERMEDIAIRE............................................................................ 41
FIGURE 27 : TRACE DU CABLE SUR ADAPT BUILDER ................................................................................... 42
FIGURE 28 : EVOLUTION DU RETRAIT DANS LE TEMPS................................................................................. 48
FIGURE 29 : VALEURS DU LOGICIEL ROBOT DES EFFORTS NORMAUX APPLIQUES SUR LES POTEAUX........................ 54
FIGURE 30 : EXTREMITES DES CABLES ACTIFS............................................................................................ 55

Mémoire de fin d’étude iv 2023-2024


FIGURE 31 : INSERTION DES CHARGES PERMANENTES ET D'EXPLOITATION....................................................... 55
FIGURE 32 : APPLICATION DES CHARGES SUR LA DALLE ............................................................................... 56
FIGURE 33 : COMBINAISONS DE CHARGES ............................................................................................... 56
FIGURE 34 : TRAÇAGE DES CABLES......................................................................................................... 56
FIGURE 35 : AFFECTATION DU MAILLAGE ................................................................................................ 57
FIGURE 36 : VERIFICATION DE LA FLECHE................................................................................................. 57
FIGURE 37 : VERIFICATION DES CONTRAINTES A L'ELS ............................................................................... 58
FIGURE 38 : PLAN DU 4EME ETAGE JOINT GAUCHE .................................................................................... 59
FIGURE 39 : LES RELATIONS D'EPAISSEUR SELON LA DIRECTION DE LA DALLE .................................................... 59
FIGURE 40 : VERIFICATION DE LA FLECHE SUR ROBOT................................................................................. 64
FIGURE 41 : LES DIFFERENTES COUCHES D'UN MUR DU BATIMENT................................................................. 66
FIGURE 42 : SIMULATION DU MUR SUR BINAYAT ...................................................................................... 67
FIGURE 43 : SIMULATION DE LA TERRASSE SUR BINAYATE ........................................................................... 68
FIGURE 44 : PANNEAUX LED ENCASTREES .............................................................................................. 73
FIGURE 45: SYSTEMAIR 18000 BTU/H ................................................................................................. 75
FIGURE 46 : LES NIVEAUX DE DETAILS DE BIM ......................................................................................... 78
FIGURE 47 : LES DIMENSIONS DE BIM ................................................................................................... 79
FIGURE 48 : MAQUETTE 3D SUR REVIT .................................................................................................. 80
FIGURE 49 : PLANIFICATION DU PROJET SUR MS PROJECT .......................................................................... 81
FIGURE 50 : PHASAGE SUR REVIT .......................................................................................................... 81
FIGURE 51: EXTRACTION DES QUANTITES ET INSERTION DES COUTS DE CHAQUE ELEMENT DU PROJET .................... 82

Mémoire de fin d’étude v 2023-2024


Liste des tableaux :

TABLEAU 1 : CARACTERISTIQUES DES TORONS ............................................................................................ 5


TABLEAU 2 : TABLEAU REPRESENTATIVE DES CHARGES PERMANENTES ............................................................. 7
TABLEAU 3 : TABLEAU REPRESENTATIVE DES CHARGES D'EXPLOITATION ........................................................... 7
TABLEAU 4 : CALCUL MANUEL DE LA DESCENTE DE CHARGE SUR EXCEL ............................................................. 8
TABLEAU 5 : RESULTAT DE LA DESCENTE DE CHARGE SUR ROBOT .................................................................... 8
TABLEAU 6 : RAPPORT PORTEE/EPAISSEUR SELON LA CHARGE D'EXPLOITATION ................................................. 9
TABLEAU 7 : RESULTAT DE LA DESCENTE DE CHARGE APPLIQUEE SUR CHAQUE POTEAU ET LES DIMENSIONS
CONVENABLE ............................................................................................................................ 10

TABLEAU 8 : VALEURS DES DIMENSIONS DES POTEAUX DE CHAQUE ETAGE ...................................................... 10


TABLEAU 9 : L'EPAISSEUR MINIMALE DES VOILES....................................................................................... 11
TABLEAU 10 : DIMENSIONS DE LA SEMELLE ISOLEE .................................................................................... 12
TABLEAU 11 : COMBINAISONS DE CHARGES SUR ROBOT............................................................................. 15
TABLEAU 12 : NIVEAUX DE DUCTILITE SELON LES CLASSES DES BATIMENTS ...................................................... 19
TABLEAU 13 : FACTEURS DE COMPORTEMENT SELON LES NIVEAUX DE DUCTILITE .............................................. 19
TABLEAU 14 : COEFFICIENT DU SITE SELON LA NATURE DU SOL ..................................................................... 20
TABLEAU 15 : COEFFICIENT DE LA MASSE PARTIELLE SELON LA NATURE DES SURCHARGES ................................... 21
TABLEAU 16 : RESULTATS DE L'ANALYSE MODALE SUR ROBOT ..................................................................... 22
TABLEAU 17 : DEPLACEMENT LATERAUX INTER ETAGES .............................................................................. 23
TABLEAU 18 : DEPLACEMENT LATERAL GLOBAL DU BATIMENT...................................................................... 23
TABLEAU 19 : VALEURS DE L'INDICE DE STABILITE SELON X.......................................................................... 24
TABLEAU 20 : VALEURS DE L'INDICE DE STABILITE SELON Y .......................................................................... 25
TABLEAU 21 : TABLEAU DE FERRAILLAGE................................................................................................. 27
TABLEAU 22 : VALEURS DE CENTRE DE GRAVITE ET DE TORSION .................................................................... 30
TABLEAU 23 : POIDS TOTAL DU BATIMENT ET L'EFFORT SISMIQUE APPLIQUE ................................................... 31
TABLEAU 24 : VALEUR DU MOMENT ULTIME............................................................................................ 32
TABLEAU 25 : FERRAILLAGE DES ARMATURES LONGITUDINALE SUR EXCEL....................................................... 33
TABLEAU 26 : EQUATIONS DE TRAVEE DE RIVE ......................................................................................... 40
TABLEAU 27 : RESULTATS DE CALCUL DE LA PARABOLE GAUCHE DE LA TRAVEE DE RIVE....................................... 41
TABLEAU 28 : EQUATION DE LA TRAVEE INTERMEDIAIRE ............................................................................. 41

Mémoire de fin d’étude vi 2023-2024


TABLEAU 29 : RESULTAT DE CALCUL DE LA PARABOLE GAUCHE DE LA TRAVEE INTERMEDIAIRE .............................. 42
TABLEAU 30 : CALCUL DES PERTES PAR FROTTEMENT SUR LES TRAVEES .......................................................... 44
TABLEAU 31 : LES COEFFICIENTS D'ACCOMPAGNEMENT.............................................................................. 52
TABLEAU 32 : COEFFICIENTS DE PRECONTRAINTE SELON LE TYPE D'ARMATURE................................................. 52
TABLEAU 33 : CALCUL DES MOMENTS DANS CHAQUE TRANCHE .................................................................... 53
TABLEAU 34 : VALEURS DES CONTRAINTES DANS LA SECTION LA PLUS CHARGE ................................................. 53
TABLEAU 35 : LES VALEURS DES CONTRAINTES SOUS LA FORCE DE LA PRECONTRAINTE ....................................... 53
TABLEAU 36 : CALCUL ET VERIFICATION DU CALCUL DU POINÇONNEMENT SUR EXCEL ........................................ 54
TABLEAU 37 : TABLEAU RECAPITULATIF DES MOMENTS .............................................................................. 60
TABLEAU 38 : RESULTATS DE CALCUL DE FERRAILLAGE................................................................................ 61
TABLEAU 39 : RESULTATS DE FERRAILLAGE DE LA NAPPE SUPERIEUR ET INFERIEUR DE LA DALLE ............................ 63
TABLEAU 40 : RESULTAT DU FERRAILLAGE SUIVANT X ET Y.......................................................................... 64
TABLEAU 41: RECAPITULATIF DES DONNEES CLIMATOLOGIQUES ................................................................... 65
TABLEAU 42 : LES DEGRES JOURS DU CHAUFFAGE ET DU CLIMAT ................................................................... 66
TABLEAU 43 : VALEURS DES DONNEES DE CALCUL ..................................................................................... 67
TABLEAU 44 : VALEURS DES EPAISSEURS CALCULEES .................................................................................. 67
TABLEAU 45 : SURFACES ET LES COEFFICIENTS DE TRANSMISSION THERMIQUE DES DIFFERENTS ELEMENTS .............. 69
TABLEAU 46 : RESULTATS DES DEPERDITIONS TOTAL PAR TRANSMISSION ....................................................... 69
TABLEAU 47 : TAUX MINIMAL DE RENOUVELLEMENT EN AIR EXTERIEUR ......................................................... 70
TABLEAU 48 : DEPERDITIONS PAR VENTILATION ....................................................................................... 70
TABLEAU 49 : VALEURS DE LA CHALEUR SENSIBLE ET LATENTE ...................................................................... 70
TABLEAU 50 : CONSOMMATION DES APPAREILS EN KWH ........................................................................... 71
TABLEAU 51 : VALEURS DES APPORTS SOLAIRES ....................................................................................... 72
TABLEAU 52 : VALEURS DE L'INDICE LOCAL ET L'UTILANCE ........................................................................... 74
TABLEAU 53 : FACTEURS DE DEPRECIATION ............................................................................................. 74
TABLEAU 54 : DISTANCE MAXIMALE ENTRE 2 LUMINAIRES .......................................................................... 74

Mémoire de fin d’étude vii 2023-2024


Liste des symboles

 𝝂 : Coefficient de vitesse de zones.


 S : Coefficient du site.
 D : Facteur d’amplification.
 I : Coefficient de priorité
 K : Facteur de comportement.
 W : La charge prise en poids de la structure :
 k : Facteur de comportement.
 θ : Indice de stabilité
 W : poids au-dessus de l’étage considéré
 𝛖 : action sismique au niveau considéré
 h : Hauteur de l’étage
 ∆el : Déplacement relatif
 K : Facteur de comportement
 i : Rayon de giration
 𝒍𝒇 : longueur de flambement
 𝐈𝐢 : l’inertie du voile.
 𝜹 : L’amplitude du câble

 λ position relative du changement de courbure/portée


 𝛏𝟎 : La longueur d’influence du recul d’ancrage.
 ∆𝛔𝐬𝐥 : Pertes par recul d’ancrage.
 𝐩𝐞 : perte moyenne de la précontrainte
 ∆𝛔𝐩𝐢 : Pertes de frottements et de recul d’ancrages.
 𝐏𝐢𝐧𝐢𝐭 : Force de précontrainte après les pertes de frottements et de recul
 D’ancrage.
 𝐀 𝐜 : Aire de la section du béton.
 𝐄𝐜𝐦 : Module instantané du béton.
 t : temps nécessaire pour la mise en tension.
 s : dépend du type de ciment employé. Pour les bétons à temps de prise
standard, elle est fixée à 0,25.
 𝛆𝐜𝐬 : Retrait totale
 𝛆𝐜𝐝 : Retrait de dessiccation
 𝛆𝐜𝐚 : Retrait endogène
 𝐙𝐜𝐩 : Distance entre les armatures de la précontrainte et le centre de gravité
 𝐏𝐦 : Précontraintes probables après les pertes
 𝐔𝐜 : Le périmètre de poinçonnement
 H : épaisseur de la dalle.
 𝛄𝐛 : Coefficient de sécurité.

Mémoire de fin d’étude viii 2023-2024


Liste des abréviations

 TGBAT : Travaux Généraux de bâtiment.


 LEG : Laboratoire des Experts en Géotechnique.
 UEMF : Université Euro-Méditerranéenne de Fès.
 RSA : Robot structural analyses.
 RDC : Rez-de-chaussée.
 CAD : Computer Aided Design.
 RPS : Réglementes de construction parasismique.
 CAO : Conception Assistée par Ordinateur.
 PPT : Précontrainte Posttensions.
 ELS : état limite service.
 ELU : état limite ultime.
 BIM : Building information modeling
 BAEL : Béton Armé à l'Etat limite.
 DTU : Dossier technique unifiés.
 RPS2011 : Règlement de construction parasismique marocain.
 BET : Bureau d'Etude Technique.
 EDP : Etude de Prix.
 MTH : Méthodologie.
 EF : Elément finis.
 PH : Plancher Haut.
 RSD : Réseau sous dallage

Mémoire de fin d’étude ix 2023-2024


Table des matières

INTRODUCTION GENERALE :...................................................................................... 1


I. PRESENTATION GENERALE ET HYPOTHESES DE CALCUL : ...................................... 2
I.1. PRESENTATION DU PROJET : ......................................................................................................... 2
I.2. CONCEPTION DU PROJET : ............................................................................................................ 4
I.3. HYPOTHESES DE CALCUL :............................................................................................................. 4
I.4. ETUDE GEOTECHNIQUE DU PROJET : ............................................................................................... 5
II. EVALUATION DES CHARGES ET PREDIMENSIONNEMENT DES ELEMENTS DE LA
STRUCTURE : .............................................................................................................. 7
II.1. DEFINITION DES CHARGES :.......................................................................................................... 7
II.2. DESCENTE DE CHARGE : .............................................................................................................. 8
II.3. PREDIMENSIONNEMENT DES ELEMENTS STRUCTURAUX : .................................................................... 9
III. ETUDE STATIQUE ET VERIFICATION SUR LE LOGICIEL ROBOT : .......................... 13
III.1. MODELISATION COMPLETE DE LA STRUCTURE SUR LE LOGICIEL REVIT :................................................ 13
III.2. TRANSFERT DU MODELE VERS ROBOT STRUCTURAL ANALYSIS : ........................................................ 14
III.3. ATTRIBUTION DES CHARGES PERMANENTES ET D'EXPLOITATION A LA STRUCTURE : ................................ 14
III.4. CREATION DES COMBINAISONS DE CHARGES : ............................................................................... 15
III.5. GENERATION DU MAILLAGE : .................................................................................................... 15
III.6. VERIFICATION DES CONTRAINTES A L’ELU : .................................................................................. 16
IV. CALCUL DYNAMIQUE DE LA STRUCTURE : ......................................................... 17
IV.1. INTRODUCTION : ................................................................................................................... 17
IV.2. ETUDE STATIQUE EQUIVALENTE : ............................................................................................... 17
IV.3. ETUDE DYNAMIQUE : .............................................................................................................. 17
IV.4. PARAMETRES SISMIQUES : ....................................................................................................... 18
IV.5. MODELISATION DE LA STRUCTURE SUR LE LOGICIEL : ...................................................................... 21
IV.6. ANALYSE MODALE : ................................................................................................................ 21
IV.7. ANALYSE SISMIQUE : .............................................................................................................. 22
V. FERRAILLAGE DES ELEMENTS STRUCTURAUX : ................................................... 25
V.1. LES POTEAUX : ....................................................................................................................... 25
V.2. LES VOILES : .......................................................................................................................... 29
V.3. LES FONDATIONS : .................................................................................................................. 35
V.3.1. Semelles isolées : ........................................................................................................ 35
V.3.2. Semelles Filantes : ...................................................................................................... 37

Mémoire de fin d’étude x 2023-2024


VI. ETUDE DE LA PREMIERE VARIANTE PLANCHER PRECONTRAINTE EN POST
TENSION :
VI.1. INTRODUCTION :.................................................................................................................... 38
VI.2. METHODOLOGIE DE CALCUL : ................................................................................................... 39
VI.3. TRAÇAGE DU CABLE : .............................................................................................................. 39
VI.4. FORCE DE LA PRECONTRAINTE : ................................................................................................. 42
VI.5.1. Pertes Instantanées : ................................................................................................. 44
VI.5.2. Pertes Différées : ....................................................................................................... 47
VI.5.3. Pertes Totales et la contrainte finale : ....................................................................... 51
VI.6. VERIFICATION DES CONTRAINTES : ............................................................................................. 51
VI.7. VERIFICATION AU POINÇONNEMENT : ......................................................................................... 53
VI.8. LA MODELISATION SUR LE LOGICIEL ADAPT BUILDER :..................................................................... 54
VII. ETUDE DE LA DEUXIEME VARIANTE PLANCHER DALLE PLEINE : ....................... 59
VII.1. INTRODUCTION : .................................................................................................................. 59
VII.2. PREDIMENSIONNEMENT DE LA DALLE :....................................................................................... 59
VII.3. DIMENSIONNEMENT DE LA DALLE : ........................................................................................... 60
VIII. L’ETUDE ENERGETIQUE : .................................................................................. 65
VIII.1. INTRODUCTION : ................................................................................................................. 65
VIII.2. ETUDE CLIMATOLOGIQUE :..................................................................................................... 65
VIII.3. ISOLATION THERMIQUE : ....................................................................................................... 66
VIII.4. BILAN THERMIQUE : ............................................................................................................. 68
VIII.5. ECLAIRAGE : ....................................................................................................................... 73
VIII.6. CHOIX DE SYSTEME DE CLIMATISATION / CHAUFFAGE : ................................................................. 75
IX. L’APPROCHE DE BIM : ......................................................................................... 76
IX.1. INTRODUCTION :.................................................................................................................... 76
IX.2. LES ACTEURS DE BIM :............................................................................................................ 76
IX.3. LE TRAVAIL COLLABORATIF SUR UNE MAQUETTE NUMERIQUE EVOLUTIVE : .......................................... 77
IX.4. OUTILS INFORMATIQUES DU BIM : ............................................................................................ 77
IX.5. LES NIVEAUX DE DETAILS DU BIM : ............................................................................................ 78
IX.6. LES DIMENSIONS DU BIM : ...................................................................................................... 78
IX.7. INTEGRATION DU PROCESSUS BIM AU PROJET UPTOWN : ............................................................... 79
IX.8. BIM 3D : ............................................................................................................................ 80
IX.9. BIM 4D : ............................................................................................................................ 80
IX.10. BIM 5D : .......................................................................................................................... 82
X. PLANIFICATION DU PROJET UPTOWN :
LISTE DES REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES : ......................................................... 88

Mémoire de fin d’étude xi 2023-2024


Introduction générale :

Casablanca propulse le Maroc vers l'avenir. C’est ainsi que dès 1912, les architectes ont fait de
Casablanca une ville modèle, surprenant par sa beauté architecturale. Cependant, le surpeuplement
de la ville a engendré sa densification et une augmentation en termes de besoin en logements, ce qui
a imposé l’évolution du bâti. L’une des solutions adoptées est la tendance vers la « verticalisation »,
d’où la multiplication des tours considérées comme des défis sur les plans techniques et
architecturaux.
Les tours sont particulièrement attrayantes, notamment pour les villes encombrées, elles permettent
la libération de l’espace au sol, le dégagement des vues étendues et favorisent l’échange. Ainsi, la
verticalisation est une solution à l’étalement urbain, et une opportunité aux ambitions de
surpassements techniques, ce qui ne peut que contribuer à la mise en valeur de la ville.
Le Maroc a lancé divers projets de grande envergure sur la totalité du territoire visant à promouvoir
le développement et l’économie du pays. En raison de la grande diversité qu’offre les nouvelles
méthodes de construction qui existent aujourd’hui, les maîtres d’ouvrage visent un compromis entre
l’aspect architectural, la stabilité de la structure, la rapidité d’exécution et l’optimisation du coût.
Dans le cadre de cette étude, neuf chapitres essentiels ont été élaborés pour couvrir tous les aspects
techniques et méthodologiques nécessaires à la réalisation de ce projet. Le premier chapitre, fournit
une vue d'ensemble du projet, les hypothèses de base utilisées pour les calculs, et les paramètres
définissant les conditions initiales de l'étude. Le deuxième chapitre, traite l'évaluation des différentes
charges (permanentes, poids propre et d’exploitation) et du prédimensionnement des éléments
structuraux pour garantir la stabilité et la sécurité du bâtiment. Le troisième chapitre, présente les
analyses statiques effectuées sur le modèle structurel à l'aide du logiciel Robot, permettant de vérifier
les dimensions et les capacités des éléments de la structure sous diverses charges. Le quatrième
chapitre, propose une analyse dynamique approfondie pour évaluer les effets des charges sismique,
en utilisant l’approche dynamique et l’analyse modale. Le cinquième chapitre, détaille les calculs et
les plans de ferraillage pour chaque élément de la structure, assurant la résistance nécessaire contre
les forces internes et externes. Le sixième chapitre, "Étude de plancher précontraint en post-tension",
explore une première solution technique pour les planchers, et détaille le calcul de la force de
précontrainte des câbles, le calcul des pertes de charges ainsi que la modélisation sur le logiciel Adapt
Builder. Le septième chapitre, "Étude plancher dalle pleine", examine une deuxième solution
technique, où on a effectué le calcul du ferraillage de la dalle pleine ainsi que la vérification sur Robot.
Le huitième chapitre, se concentre sur l'analyse des performances énergétiques du bâtiment, intégrant
la réalisation de bilan thermique et le dimensionnement de système de climatisation et de chauffage
pour réduire la consommation énergétique et améliorer l'efficacité thermique. Enfin, le neuvième
chapitre, explique l'intégration des sept dimensions de BIM dans le projet, soulignant les avantages
de la maquette 3D dans la conception, la construction et la gestion future du bâtiment.

Mémoire de fin d’étude 1 2023-2024


I. Presentation générale et hypothèses de calcul :
I.1. Presentation du projet :

Le maitre d’ouvrage : Mfadel et Realites


Entreprise de construction : TGBAT
L’architecte : KS Studio
Le Bureau d’étude technique : BETB et Novarth
Le bureau de contrôle : Socotech
Le laboratoire : LEG

Le plan envisage la création du projet UPTOWN à Casa-Anfa, caractérisé par deux tours identiques
s'élevant sur 16 étages chacune.
Dans son ensemble, le projet comprend :
- Trois niveaux de sous-sol consacré au stationnement, offrant une superficie totale de 7716
m².
- Une mezzanine au rez-de-chaussée réservée à des espaces de bureaux.
- Un ensemble résidentiel constitué de deux tours s'élevant jusqu'au 16e étage.

Figure 1 : Façade principale du bâtiment

Mémoire de fin d’étude 2 2023-2024


Figure 2 : Plan architecturale du 4eme étage

Figure 3 : Plan architecturale du sous-sol 2

Mémoire de fin d’étude 3 2023-2024


I.2. Conception du projet :

Après de nombreuses réunions avec nos supérieurs et le bureau d'études, nous avons étudié toute la
conception du projet afin de garantir le respect des normes de stabilité, de résistance, de durabilité et
d'esthétique. Tout d'abord, nous avons effectué une simulation de la structure, puis nous avons
commencé à concevoir une maquette 3D du bâtiment. Nous nous sommes concentrés principalement
sur les exigences architecturales, le choix des fondations et la structure de support.

 Fondations :
En raison du poids considérable et des dimensions imposantes de la structure, nous avions deux
options pour les fondations :

- Utiliser des semelles sur un radier pour soutenir les tours.

- Renforcer la capacité portante du sol en utilisant des pieux avant de fonder sur un radier.

Pour des raisons de coût et de délai d'exécution, nous avons décidé d'opter pour la première solution.

 Éléments porteurs et contraintes architecturales :


Pour réduire les contraintes architecturales, deux conditions devaient être prises en compte :

- Éviter les retombées de poutres ou les sorties de poteaux dans les coins des logements.
- Évitez que des poteaux n'apparaissent aléatoirement dans les appartements et les bureaux.
Pour résoudre ce problème, nous avons opté pour l'utilisation de planchers-dalles en béton
précontraint. Cette décision nous permettra d'obtenir des portées de 8 à 12 mètres, éliminant ainsi le
besoin de poutres et réduisant l’épaisseur des dalles ainsi que la hauteur totale du bâtiment. Cette
diminution de la hauteur contribuera également à accroître la stabilité du bâtiment. De plus, cette
solution permettra de réduire le poids total de la structure.

I.3. Hypothèses de calcul :


 Le Béton :

- La résistance à la compression fc28 du béton utilisé est de 40 MPa pour les poteaux et les
voiles, 35 MPa pour les dalles en précontrainte et 30 MPa pour les dalles en béton arme.
- La résistance à la traction ft28 du béton est de 2.1 MPa.
- La résistance limite à la compression du béton est de σb= 22.66 MPa.

Mémoire de fin d’étude 4 2023-2024


 L’acier :

- Les barres utilisées sont des barres à haute adhérence de limite élastique : fe=500 MPa
- La limite élastique de l’acier : 235 MPa
- Module d'élasticité longitudinale E : 200 000 MPa

 Les torons :

- On fixe quatre torons de T15S


- Diamètre : 15,7 mm
- Section : 150 mm2
- Module d’élasticité d’acier de la précontrainte : Ep =195 000 MPa.
- Résistance en traction : 𝑓𝑝𝑘 = 1860 MPa
- Limite d’élasticité conventionnelle : 𝑓𝑝0,1𝑘 = 1560 MPa
- Recul d’ancrage : 6mm
- Gaine ronde en plastique de diamètre : 32mm

Tableau 1 : Caractéristiques des torons

I.4. Etude géotechnique du projet :


 Situation géographique :
Le terrain d’études est situé au lot 19 de la zone « CFC », Casablanca. La figure ci-après représente
une vue aérienne de la situation du projet :

Figure 4 : Vue aérienne du site

Mémoire de fin d’étude 5 2023-2024


 Contexte géologique :

La région du Grand Casablanca fait partie de la grande unité géologique connue sous le nom de la
Meseta Côtière marocaine s’étendant entre l’Atlantique et l’ensemble des massifs et plaines du Maroc
Central. La série stratigraphique régionale débute par des schistes et des quartzites marins très épais
d’âge Cambrien et Ordovicien passant à des psammites dans leur partie supérieure. Ces terrains
primaires sont recouverts par des formations permo-triasiques, formées de conglomérats à la base,
auxquels font suite des argiles rouges. Ces dépôts sont surmontés de calcaires et marne-calcaires
cénomaniens et miocènes.
À cette série succèdent des formations plio-quaternaires recouvrant la totalité des plateaux renfermant
des calcaires dunaires, des conglomérats régressifs, des limons et des argiles sableuses. Durant le
Quaternaire, la Meseta côtière a subi une succession d’épisodes marins (transgression et régression)
qui ont donné lieu à des limons rouges, des épandages caillouteux et des éboulis de pente.

Figure 5 : Carte représentative des unités litho-structurale de la région de Casablanca

 Contrainte du sol et le niveau piézométrique :


Après analyse des résultats des méthodes de calcul, et compte les facteurs liés à la structure
lithologique des sols (fracturation, altération…) qui jouent en faveur d’un coefficient réducteur
naturel, nous préconisons une contrainte admissible à l’ELS de 0,44MPa.

Nous notons que le niveau piézométrique a été identifié à une profondeur moyenne de -7,00 m/TN.
Celles-ci correspondent généralement à une nappe superficielle circulant dans les fracturations de
l’horizon imperméable schisteux.

Mémoire de fin d’étude 6 2023-2024


II. Evaluation des charges et prédimensionnement
des éléments de la structure :

II.1. Définition des charges :


Les charges permanentes et d'exploitation des planchers de notre projet sont établies en référence aux
normes NF P 06-001 et NF P 06-004, sont présentées dans les tableaux ci-dessous :

 Charge permanente :

Tableau 2 : Tableau représentative des charges permanentes

Donc, la charge permanente se compose de 2,5 KN/m2 pour la surcharge de la structure et 5 KN/m2
pour le poids propre de la dalle, totalisant ainsi une charge permanente totale de 7,5 KN/m2 .

 Charge d’exploitation :
Selon la norme pour un bâtiment à usage d’habitation la valeur de la charge d’exploitation est égale
à 1,5 KN/m2 .

Tableau 3 : Tableau représentative des charges d'exploitation

Mémoire de fin d’étude 7 2023-2024


II.2. Descente de charge :
Le calcul de la descente de charge se fait en premier manuellement en multipliant la surface
d’influence de chaque poteau par la charge calculé par la combinaison de charge selon l’ELU, et
ensuite on compare les résultats sur le logiciel Robot.

Tableau 4 : Calcul manuel de la descente de charge sur Excel

Tableau 5 : Résultat de la descente de charge sur Robot

Mémoire de fin d’étude 8 2023-2024


On remarque une simple différence entre les résultats du calcul manuel est le calcul du logiciel.

II.3. Prédimensionnement des éléments structuraux :

Il est essentiel de prévoir la taille des éléments porteurs d'une structure afin de garantir la conception
et la sécurité de l'édifice. À ce stade, nous sommes dans une étape préliminaire où les dimensions des
éléments structuraux sont approximativement déterminées en fonction des charges prévues et des
normes de construction en vigueur.

 Dalle précontrainte :
Le critère essentiel pour predimensionner un plancher dalle est sa capacité à résister au
poinçonnement en raison des charges totales. Lors de l'évaluation de l'épaisseur h du plancher, il est
nécessaire de prendre en considération à la fois la portée du plancher et la charge d'exploitation qui
lui est imposée. La charge d'exploitation dans cette étude est de 1,5 KN/m2 (habitation) et la portée
maximale est de 9 mètres.
Le rapport entre la portée et l'épaisseur des planchers dalles est illustré par un tableau qui distingue
les dalles non armées des dalles armées contre le poinçonnement.

Tableau 6 : Rapport Portée/épaisseur selon la charge d'exploitation

On a donc L/45 :
9
L/45 = 45 = 20𝑐𝑚

Donc on prend 20 cm comme épaisseur de la dalle.

 Poteaux :
D’après la descente de charge, les dimensions des poteaux sont choisies en utilisant la relation
suivante :
𝐍𝐔
𝐚𝐱𝐛 ≥
𝟏𝟔

Mémoire de fin d’étude 9 2023-2024


À l’aide d’un fichier Excel on effectue la descente de charge sur chaque poteau de chaque étage :

Tableau 7 : Résultat de la descente de charge appliquée sur chaque poteau et les dimensions convenable

Ensuite, nous déterminons les valeurs du paramètre b


des poteaux en fixant le paramètre a à une valeur de 30
cm et une valeur de 40cm pour les sous-sols, RDC et
les 3 premiers étages.

Tableau 8 : Valeurs des dimensions des poteaux


de chaque étage
 Voiles :

Conformément à la norme (RPS 2000, version 2011), l'épaisseur minimale du voile est déterminée
en fonction de la hauteur nette he de l'étage.
𝐞 𝐦𝐢𝐧 = max (15 cm, 𝐡𝐞 /20) pour un voile non rigidifié à ses deux extrémités.
𝐞 𝐦𝐢𝐧 = max (15 cm, 𝐡𝐞 /22) pour un voile rigidifié à une extrémité.
𝐞 𝐦𝐢𝐧 = max (15 cm, 𝐡𝐞 /25) pour un voile rigidifié à ses deux extrémités.
Pour notre cas on a une hauteur max de 3,08m donc L’épaisseur minimal à choisir est 𝐞 𝐦𝐢𝐧 =
15cm.

Mémoire de fin d’étude 10 2023-2024


Figure 6 : Les paramètres d'un voile

Tableau 9 : L'épaisseur minimale des voiles

 Semelles :
Le prédimensionnement des semelles s’effectue en se basant sur les dimensions des poteaux du
dernier étage (Sous-sol-3) en utilisant les rapports égaux :
𝐀 𝐚
=
𝐁 𝐛
Il faut d’abord avoir la contrainte provenant de la charge de la structure doit être inférieur à celle du
sol :
𝝈 < 𝛔𝐬𝐨𝐥
𝑵𝒔
< 𝛔𝐬𝐨𝐥
𝑺
Avec :
 S=A.B
 𝛔𝐬𝐨𝐥 = 0,44 MPa
Donc :
𝐍𝐬
𝐀. 𝐁 ≥
𝛔𝐬𝐨𝐥
D’où :

𝐛.𝐒 𝐚.𝐒
𝐁≥√𝐚 ; 𝐀≥√𝐛 Figure 7 : Paramètres de la semelle

Mémoire de fin d’étude 11 2023-2024


Tableau 10 : Dimensions de la semelle isolée

On détermine ensuite la hauteur de la semelle H par la relation suivante :


H = 0.05+d
Avec :
𝐀−𝐚 𝐁−𝐛
𝐝 ≥ 𝐬𝐮𝐩 [ ; ]
𝟒 𝟒
d ≥ sup[0,1; 0,35]
d ≥ 0.35
D’où :
H = 0.4m
Donc les dimensions de la semelle étudié sous la charge 𝐍𝐒 = 𝟏, 𝟐 𝐌𝐍 sont :
A=0,9m
B=3m
H=0,4m
Avec la même démarche en calcul les dimensions des semelles filantes on trouve :
A=3m ; B=6,70m ; H=0,4m

Figure 8 : Paramètres d et H de la semelle

Mémoire de fin d’étude 12 2023-2024


III. Etude Statique et vérification sur le logiciel
Robot :
Les différentes charges sont appliquées au modèle numérique du bâtiment sur Robot afin de mesurer
les forces et les déformations présentes dans les éléments structurels. Les réactions et les efforts
internes dans chaque élément de la structure sont calculés avec précision par le logiciel Robot en
utilisant la méthode des éléments finis. Par la suite, on compare les résultats aux critères de conception
définis par les normes de construction afin de vérifier si les éléments structurels peuvent supporter
les charges de manière sécuritaire et respecter les exigences réglementaires.

 Méthodologie :
 Modélisation complète de la structure dans le logiciel Revit.
 Transfert du modèle vers Robot Structural Analysis.
 Attribution des charges permanentes et d'exploitation à la structure.
 Création des combinaisons de charges.
 Génération du maillage.
 Vérification des contraintes à l’ELU.

III.1. Modélisation complète de la structure sur le logiciel Revit :


La modélisation de l'ensemble de la structure dans Revit nécessite d'abord la création des différents
niveaux du bâtiment, en s'assurant qu'ils reflètent exactement la hauteur de chaque étage. Par la suite,
les éléments structurels tels que les poteaux, les semelles et les dalles ont été élaborés en respectant
les prédimensionnements calculés, afin d'assurer une analyse précise de la performance structurelle
sur Robot.

Figure 9 : Le modèle analytique de la maquette 3D sur Revit

Mémoire de fin d’étude 13 2023-2024


III.2. Transfert du modèle vers Robot Structural Analysis :

Figure 10 : Modèle de la structure sur Robot

III.3. Attribution des charges permanentes et d'exploitation à la


structure :
Il suffit de spécifier les valeurs des charges permanentes et d'exploitation selon les valeurs calculées,
en veillant à ce que le logiciel intègre automatiquement le poids propre de la structure dans ses calculs.

Figure 11 : Application des charges sur la structure

Mémoire de fin d’étude 14 2023-2024


III.4. Création des combinaisons de charges :
Les combinaisons des charges ont été effectuer manuellement selon la norme a l’ELU et a l’ELS.

ELU : 1,35. G+1,5. Q

ELS : G+Q

Tableau 11 : Combinaisons de charges sur Robot

III.5. Génération du maillage :


La structure est divisée en éléments finis grâce au maillage, ce qui permet une analyse précise des
contraintes, des déformations et des mouvements. Deux méthodes peuvent être utilisées pour le
maillage :

- Delaunay : On utilise la méthode de Delaunay pour réaliser des triangles en utilisant un ensemble
de points dans un espace tridimensionnel. L'espace est divisé en triangles de manière à ce que le cercle
qui entoure chaque triangle ne renferme aucun autre point de l'ensemble initial. On utilise
fréquemment cette technique pour réaliser des maillages de surfaces irrégulières.

- Coons : On utilise la méthode de Coons pour former un maillage rectangulaire sur des surfaces
régulières et lisses en combinant des courbes de contours ou des bordures. Nous choisirons un
maillage de type Delaunay pour notre projet car nous avons des surfaces irrégulières et une taille
d'élément de 0,5m.

Figure 12 : Affectation du maillage sur Robot

Mémoire de fin d’étude 15 2023-2024


III.6. Vérification des contraintes à l’ELU :
Après l’affection des charges et du maillage sur la structure on passe maintenant vers le calcul et
l’affichage des résultats.

Pour que le prédimensionnement des sections des poteaux soit vérifié, il faut que la valeur de la
contrainte axiale maximale du poteau le plus sollicité soit inferieur a la limitation donnée par la
norme :

𝟎, 𝟖𝟓. 𝐟𝐜𝟐𝟖
𝝈𝒃𝒄 =
𝛉. 𝛄𝐛

0,85.40
𝜎𝑏𝑐 =
1.5

σbc = 22,66 MPa

Figure 13 : Valeurs des contraintes axiales maximal des poteaux

D’après le logiciel Robot la valeur de la sollicitation axiale maximale égale à 8,56 MPa qui est
inferieur a la contrainte admissible donc c’est vérifié.

8,56 MPa < 𝟐𝟐, 𝟔𝟔 𝐌𝐏𝐚

Mémoire de fin d’étude 16 2023-2024


IV. Calcul dynamique de la structure :

IV.1. Introduction :

Parmi les catastrophes naturelles qui affectent la surface de la Terre, les séismes sont sans doute ceux
qui ont les répercussions les plus destructrices dans les zones urbaines. Devant ce danger inattendu,
il est nécessaire de construire des bâtiments capables de faire face à de telles forces, pour garantir une
protection minimale des vies humaines. C'est de cette manière que le concept de construction
parasismique est apparu. En général, cette méthode se base sur une analyse dynamique des structures
qui sont exposées à des secousses.
Le but principal de l'étude parasismique d'une structure est de déterminer les caractéristiques
spécifiques de cette structure lors de sa vibration. Cette tâche, pour notre organisation actuelle, est
souvent extrêmement complexe. Ainsi, deux méthodes d'étude sont utilisées, l'une appelée statique
équivalente et l'autre dynamique selon le RPS 2000 version 2011, dans le but de simplifier les
problématiques et de faciliter leur analyse.

IV.2. Etude statique équivalente :

La méthode met l'accent sur le mode de vibration initial, en négligeant les autres modes. L'effort
dynamique est remplacé par un effort statique équivalent fictif.
Le déplacement du sol peut avoir lieu dans toutes les directions sur la surface horizontale. Le
concepteur sélectionne deux directions orthogonales caractéristiques pour appliquer les forces
sismiques horizontales équivalentes. La force sismique horizontale est généralement exercée dans
deux directions correspondant aux axes principaux du plan horizontal de la structure.
En se référant au RPS 2000, l’approche statique équivalente, est valable dans les conditions suivantes
:
 Le bâtiment doit être régulier conformément aux conditions de régularité en plan et en
élévation et aux critères détaillés dans le règlement. (Pas vérifié).
 La hauteur n’excède pas 60 m et sa période fondamentale ne dépasse pas 2 secondes. (56m <
60m ; Vérifié).
Puisque notre bâtiment n’est pas régulier (on n’a pas une forme rectangulaire) et que notre structure
est susceptible d’un mouvement de séisme de deux côtés, on passe vers l’approche dynamique.

IV.3. Etude dynamique :

Si les critères de régularité ou de hauteur spécifiques d'une structure, requis par la méthode statique
équivalente, ne sont pas respectés, alors l'approche dynamique reste le choix le plus fiable pour
évaluer l'impact des séismes.
Cette méthode repose sur des principes fondamentaux :

Mémoire de fin d’étude 17 2023-2024


 L'évaluation de la réponse maximale de la structure, déterminée à partir des spectres de
réponse adaptés au contexte sismique du site de construction ;
 Le calcul direct en fonction du temps, réalisé en utilisant des enregistrements d'accélération
appropriés au site de construction.
 La supposition essentielle est que la structure réagit de manière élastique, ce qui autorise le
calcul des modes propres.
 De plus, l'approche considère le comportement global comme étant la somme des
contributions de chacun des modes individuels.
Il est crucial que le calcul des modes respecte les conditions suivantes :

 Il doit rester en deçà de la fréquence minimale de 33 Hz, dans chaque direction d'excitation.
Au-delà de cette fréquence, la contribution des modes supérieurs est négligeable.
 Il doit solliciter 90% de la masse totale du système dans chaque direction d'excitation.

IV.4. Paramètres sismiques :

 La classe de la structure :
Les bâtiments sont classés selon l’importance de leur usage, leur configuration ainsi que leur capacite
de dissipation de l’énergie. Pour notre projet on a une classe III puisque c’est un bâtiment à usage
d’habitation.

 L’accélération et la vitesse :
Afin de rationaliser le calcul des charges sismiques et de standardiser les normes de conception des
structures à travers de vastes étendues du territoire, le « RPS 2000, version 2011 » adopte une
approche par zonage. Cette méthode consiste à subdiviser le pays en différentes zones de sismicité
homogène, présentant à peu près le même niveau de risque sismique pour une probabilité donnée
d'occurrence. Les caractéristiques telles que l'accélération ou la vitesse maximale horizontale du sol,
sont considérées comme constantes :

Figure 14 : Valeurs des accélérations et les vitesses maximales horizontales selon le zonage

Mémoire de fin d’étude 18 2023-2024


Pour la province de Casa-Anfa on a :
- Une zone sismique en vitesse : 2
- Une zone sismique en accélération : 2
- Vitesse : 0.1

 Niveau de ductilité :
Déterminer le niveau de ductilité pour comprendre le comportement attendu de la structure, elle
représente la capacité à absorber et dissiper l'énergie générée par un séisme. Définir la ductilité des
séismes majeurs réduit dommages potentiels de la structure lors de ces événements catastrophiques.
Par contre, pour les séismes mineurs, qui sont plus fréquents pendant la durée de vie du bâtiment, il
est logique de concevoir la structure pour qu'elle reste dans le domaine élastique, pour éviter des
dommages significatifs.
Dans ces cas, l'application d'une ductilité excessive n'est pas nécessaire, car elle va influencer la
sécurité de la structure pour des mouvements sismiques qui ont une probabilité très élevée.
Le tableau suivant présente les niveaux de ductilité recommandés pour les trois catégories de
bâtiments en fonction de l'intensité attendue du séisme :

Tableau 12 : Niveaux de ductilité selon les classes des bâtiments

Puisque notre projet est de la classe III et une vitesse inferieur ou égale à 0.10, donc on aura un niveau
de ductilité ND1.

 Facteur de comportement :
La capacité d'une structure à absorber et à dissiper l'énergie par des comportements inélastiques est
appelée le facteur de comportement.
Le tableau ci-dessous présente une variance de ce coefficient en fonction du type de contreventement
utilisé et du niveau de ductilité choisi pour la structure :

Tableau 13 : Facteurs de comportement selon les niveaux de ductilité

Mémoire de fin d’étude 19 2023-2024


Notre structure est constituée par des voiles et un niveau de ductilité ND1, donc le facteur de
comportement associé à ce projet est de 1,4.

 Coefficient de site :
La perception de l'intensité d'un séisme en un endroit particulier dépend largement des
caractéristiques des sols traversés par l'onde sismique, ainsi que des conditions géologiques et
géotechniques locales. Les caractéristiques du sol local ont un rôle essentiel. En effet, lorsque la
fréquence naturelle du sol est similaire à celle de la structure, cela peut entraîner une amplification
dynamique du mouvement sismique.
Chaque type de site correspond à un coefficient dans le tableau ci-dessous :

Tableau 14 : Coefficient du site selon la nature du sol

D’après le rapport géotechnique on a un site S2.

 Coefficient de la masse partielle 𝝍 :


La force de cisaillement équivalente à la base représente les forces sismiques horizontales qui
affectent les masses structurales, en direction de l'analyse sismique.
On calcule la force latérale équivalente, qui correspond à la réponse élastique F, en se basant sur la
formule suivante :
𝛎. 𝐃. 𝐒. 𝐖. 𝐈
𝐅=
𝐊
Avec :
- 𝝂 : Coefficient de vitesse de zones.
- S : Coefficient du site.
- D : Facteur d’amplification.
- I : Coefficient de priorité (Classe 3 ; I=1)
- K : Facteur de comportement.
- W : La charge prise en poids de la structure :

𝐖 = 𝐆 + Q. 𝛙

Mémoire de fin d’étude 20 2023-2024


Le coefficient 𝝍 est donné par le tableau suivant :

Tableau 15 : Coefficient de la masse partielle selon la nature des surcharges

On a un bâtiment à usage d’habitation donc ψ = 0,20.

IV.5. Modélisation de la structure sur le logiciel :

La modélisation de la structure a été réalisée sur le logiciel Revit pour faciliter la conception 3D puis
exporter vers Robot pour effectuer le calcul, vu ses avantages de traitement des calculs rapides.
- Conception et modélisation de la structure sur le logiciel Revit.
- Exportation de fichier vers Robot pour le calcul.
- Effectuer le maillage.
- Calcul modale et dynamique.

IV.6. Analyse modale :

Les principes fondamentaux de l'analyse modale spectrale sont les suivants :


- La réponse d'une structure est principalement déterminée par ses fréquences de résonance
propres.
- La structure a un comportement global qui représente la somme des comportements de chaque
mode distinct.
Il est essentiel de procéder avec soin au calcul des modes afin de satisfaire aux exigences suivantes :
- La fréquence minimale de 33 Hz, aussi connue sous le nom de « fréquence de coupure », est
essentielle pour éviter les instabilités.
- Il est nécessaire d'impliquer au moins 90% de la masse totale du système dans chaque
direction d'excitation.
- Il est recommandé de réduire au maximum les modes de torsion et de favoriser les modes de
translation à tout prix.
- Il est essentiel de minimiser tout désalignement entre le centre de torsion et le centre de masse,
sinon il est nécessaire de concevoir la structure en prenant en compte cette torsion.

Mémoire de fin d’étude 21 2023-2024


Tableau 16 : Résultats de l'analyse modale sur Robot

 Résultats :
- La suite du calcul coïncide avec une valeur de 33 % de fréquence, jusqu’au mode 120.
- Atténuation de la valeur 90 % de cumules des masses dans le mode 59, avec
Suivant X : 91,03%
Suivant Y : 90,26%
- On peut déduire à partir de la période que le déplacement sera minimal.
- La masse cumulée dépasse les 90% et la fréquence est toujours inferieur a 33%, donc notre
structure est contreventée et en peut entamer sur l’analyse sismique.

IV.7. Analyse sismique :

L'objectif est de s'assurer que la structure reste dans les limites de comportement prévues lors du
calcul et de limiter les dommages structurels à des niveaux acceptables, conformément aux directives
du RPS 2000.

 Déplacements latéraux inter-étages :


Il est crucial de respecter des valeurs limites normatives en ce qui concerne les déplacements inter-
étages induits par les tremblements de terre calculés. Le RPS 2000 limite les déplacements relatifs
pour les bâtiments de la classe II évalué à partir des actions par la relation suivante :
𝐤. ∆𝐞𝐥 < 𝟎. 𝟎𝟎𝟏𝐡
Avec :
k : Facteur de comportement. (k=1,4)
Mémoire de fin d’étude 22 2023-2024
h : Hauteur de l’étage considéré.

Tableau 17 : Déplacement latéraux inter étages

On constate que toutes les valeurs du déplacement suivant X et Y sont inferieur au déplacement limite,
donc la structure est vérifiée du déplacement inter-étages.

 Déplacement latéral global du bâtiment :


Le déplacement latéral total de la structure doit être limité à :

∆𝐠 𝐥𝐢𝐦𝐢𝐭𝐞 = 0,004.H
Avec :
H la hauteur totale de la structure.

Tableau 18 : Déplacement latéral global du bâtiment

Les déplacements réel suivant X et Y, sont largement inférieur au déplacement limite selon le RPS.

 Stabilité au glissement :
Quand on construit sur des terrains en pente, il faut s'assurer, par des méthodes scientifiques
confirmées par l'expérience, que le massif délimité par la surface de glissement le plus important reste
stable. Il est essentiel que la construction du bâtiment garantisse une résistance à la poussée de
glissement d'au moins 1,5 fois les charges qui y sont exercées. Le rapport géotechnique indique que
la pente reste stable, ce qui n'est pas nécessaire pour effectuer cette vérification.

Mémoire de fin d’étude 23 2023-2024


 Stabilité au Renversement :
La structure doit être conçue de telle sorte qu'elle puisse faire face aux forces de renversement
produites par les diverses combinaisons d'actions calculées. Dans le cas où les charges calculées ont
tendance à entraîner ce renversement et que leur impact dépasse celui des forces de stabilisation, il
est nécessaire d'utiliser un ancrage.
La stabilité est considérée satisfaite si :
𝐤. 𝐖. ∆𝐞𝐥
𝟎, 𝟏𝟎 > 𝛉 =
𝛖. 𝐡
L’effet du second ordre est à prendre en compte dans le calcul pour :
0,1 ≤ θ ≤ 0,2
La stabilité est non satisfaite si :
θ ≥ 0,2
Avec :
θ : Indice de stabilité
W : poids au-dessus de l’étage considéré
𝛖 : action sismique au niveau considéré
h : Hauteur de l’étage
∆el : Déplacement relatif
K : Facteur de comportement
D’après les tableaux ci-dessous, montre que toutes les valeurs sont inferieur a 0,1, donc la structure
est stable au renversement, et il n’existe pas un effet de second ordre.

Tableau 19 : Valeurs de l'indice de stabilité selon X

Mémoire de fin d’étude 24 2023-2024


Tableau 20 : Valeurs de l'indice de stabilité selon Y

V. Ferraillage des éléments structuraux :


V.1. Les Poteaux :

Les poteaux subissent une analyse statique afin de leur capacité à supporter des charges normales et
sont vérifiés contre le flambement, un phénomène important qui peut mettre en péril leur stabilité lors
de la compression. De plus, lorsqu'il s'agit d'agir en cas de séisme, les contraintes de réduction des
déplacements nécessitent souvent des sections de béton et des quantités de ferraillage plus grandes.
Le poteau représenté en rouge dans l'exemple présenté est dimensionné en respectant les règles du
BAEL 91:

Figure 15 : Plan du 4eme étage joint gauche

Mémoire de fin d’étude 25 2023-2024


 Vérification au flambement :
Une étape cruciale dans la conception des structures est la
vérification au flambement d'un poteau. Le flambement es
détecté lorsque le poteau est soumis à une charge de
compression axiale et qu'il commence à se fléchir
latéralement sous l'effet de cette charge.
Afin d'accomplir cela, il convient de sélectionner le poteau
le plus fréquemment utilisé du quatrième étage, qui est une
articulation-articulation, et de vérifier que :

Figure 16 : Coefficients de longueur de


flambement
𝒍𝒇
𝝀= ≤ 𝟕𝟓
𝒊

Avec :
𝒂
i : Rayon de giration (i= 𝟐.√𝟑 =0,11)

𝒍𝒇 : longueur de flambement avec :

𝒍𝒇 = 𝒍𝟎

𝑙𝑓 = 3,08

Donc :
𝒍𝒇 𝟑,𝟎𝟖
𝝀= = 𝟎,𝟏𝟏 = 𝟐𝟖 ≤ 𝟕𝟓 Poteau vérifié au flambement
𝒊

 Ferraillage longitudinale :
La section d’acier est calculée en utilisant la relation suivante :
𝐀𝐬,𝐜 = 𝐦𝐚𝐱(𝐀𝐭𝐡 , 𝐀𝐦𝐢𝐧 )

Avec :
𝐀𝐦𝐢𝐧 =max (4.u ; S.0,2%)
𝐍𝐮 𝐁𝐫. 𝐟𝐜𝟐𝟖 𝛄𝐬
𝐀𝐭𝐡 ≥ ( − ).
𝛂 𝟎, 𝟗. 𝛄𝐛 𝐟𝐞
Calcul de 𝐀𝐦𝐢𝐧 :
4.u =14,4 cm2 (avec u : le périmètre du poteau)
S.0,2% = 11,2 cm2 (avec S : Section du poteau)
𝐀𝐦𝐢𝐧 = 𝐦𝐚𝐱(𝟏𝟒, 𝟒 ; 𝟏𝟏, 𝟐)
Amin = 14,4 cm2

Mémoire de fin d’étude 26 2023-2024


Calcul de 𝐀𝐭𝐡 :
On a :
 D’après le calcul précèdent de la descente de charge, on trouve une valeur de 2,547 MN
comme effort axial applique sur le poteau, Nu =2,547 MN.
 Calcul de Br :
Br = (a-2cm). (b-2cm)
Br = 0.52𝐦𝟐
 Calcul de 𝛂 :
𝟎,𝟖𝟓
𝛌 ≤ 𝟓𝟎 ; 𝛂= 𝛌 𝟐
𝟏+𝟎,𝟐.( )
𝟑𝟓

𝛂 = 𝟎, 𝟖𝟎
Donc :
2.5 0,52.40 1,15
Ath ≥ ( − ).
0,81 0,9.1,5 500
𝐀𝐭𝐡 ≥ −𝟎, 𝟎𝟐𝟖
Finalement on peut déduire la section des aciers longitudinales :
As,c = max(−0,028; 14,4)

As,c = 14,4 cm2

Tableau 21 : Tableau de ferraillage

D’après le tableau des armatures la section réelle du poteau est 14,4c𝐦𝟐 , et donc on prend 10
armatures de 14 mm en diamètres, 10 HA14.

Mémoire de fin d’étude 27 2023-2024


 Ferraillage transversale :

Diamètre :
𝛟𝐥𝐦𝐚𝐱
𝛟𝐭 = 𝟑
𝟏𝟒
𝛟𝐭 = ~𝟔𝒎𝒎 ; donc on prend HA6
𝟑

Espacement :
𝐭 ≤ Min (15.𝛟𝐥𝐦𝐢𝐧 ; 𝐚 + 𝟏𝟎 ; 𝟒𝟎𝐜𝐦)
t ≤ Min (15.1,4; 30 + 10 ; 40cm)
𝐭 ≤ 20

 Résultat sur logiciel Robot :

Figure 17 : Nombres et diamètres de chaque type d'armature

Mémoire de fin d’étude 28 2023-2024


V.2. Les Voiles :
Les voiles sont dimensionnés pour résister aux forces sismiques appliquées, en tenant compte de
divers paramètres tels que la masse, la hauteur et la configuration de la structure, ainsi que les
caractéristiques du sol. On va détailler le calcul de ferraillage du voile selon le BAEL et le RPS 2011.

 Méthodologie :
1. Calcul du centre de Gravité.
2. Calcul de centre de torsion.
3. Trouver la force sismique repris par le voile étudié.
4. Répartition de la force sismique sur le voile.
5. Calcul de la section du ferraillage en flexion compose.
6. Dispositions constructives.

- Calcul du centre de Gravité :


L’effort sismique est toujours appliqué au centre de masse de la structure, donc les coordonnées du
centre de gravite sont les suivantes :

On a un plan qui est rectangulaire donc :

24,38
𝐗𝐆 = = 12,19 m
2
30,14
𝐘𝐆 = = 15,07 m
2

- Calcul du centre de Torsion :


On a 4 voiles dans l’étage à étudier avec :

𝚺𝐈𝐢 . 𝐗 𝐢
𝐗𝟎 =
𝚺𝐈𝐢
Figure 18 : Les voiles du 4eme étage
Avec :

𝐈𝐢 : l’inertie du voile.

𝐗 𝐢 : Position du voile selon l’axe des abscisses.

Mémoire de fin d’étude 29 2023-2024


Tableau 22 : Valeurs de centre de gravité et de torsion

Puisqu’on a des valeurs de torsion et de gravite qui sont presque égaux, on peut dire qu’on n’a pas
un effet de torsion des voiles suivant les deux axes.

- Force sismique repris par le voile :

La force latérale équivalente, représentant la réponse élastique F, est calculée en utilisant la formule
suivante selon le RPS 2000 version 2011 :
𝛎. 𝐃. 𝐒. 𝐖. 𝐈
𝐅=
𝐊
Avec :
- 𝝂 : Vitesse de calcul
- S : Coefficient du site.
- D : Facteur d’amplification.
- I : Coefficient de priorité (Classe 3 ; I=1).
- K : Facteur de comportement.
- W : La charge prise en poids de la structure.

D’après l’étude sismique précédente on a les paramètres suivants :


Coefficient de vitesse de zones :
𝛎 = 𝟎, 𝟏𝟎 𝐦/𝐬
Coefficient de priorité :
Bâtiment à usage d’habitation Classe III Coefficient de priorité I=1
Facteur de comportement :
Voile K=1,4
Coefficient du site :
S2 S=1,2

Facteur d’amplification :
𝐇
On calcul d’abord la période T : 𝐓 = 𝟎, 𝟎𝟎𝟗.
√𝐋

Mémoire de fin d’étude 30 2023-2024


Avec :
La hauteur totale du bâtiment H=56m.
L : la longueur du bâtiment.

56
T = 0,009. = 𝟎, 𝟓𝟔𝐬
√80
𝟏,𝟐𝟎
𝐓 ≥ 0,50s 𝐃= 𝟐
(𝑻)𝟑

𝟏,𝟐𝟎
𝐃= 𝟐 = 1,76
(𝟎,𝟓𝟔)𝟑

On trouve :
𝐅 = 𝟏𝟓% . 𝐖
Il nous reste de calculer le poids total de la structure, en calculant le poids des poteaux et des voiles
dans chaque axe, chaque étage et puis tout le bâtiment, par un fichier Excel :
𝐖 = 𝐆 + Q. 𝛙
Avec 𝛙 =0,20

Tableau 23 : Poids total du bâtiment et l'effort sismique appliqué

Le règlement suppose que la déformation est linéaire selon le RPS 2011.


La répartition de l’effort sismique sur les étages :
𝐰 .𝐡
𝐅𝐢 = (𝐅 − 𝐅𝐭 ). 𝚺𝐰𝐧 .𝐡𝐧
𝐢 𝐢

Avec :
 𝐰𝐧 = cst
 𝐅𝐭 = 𝟎 𝐜𝐚𝐫 𝐓 ≤ 𝟎, 𝟕𝐬

La répartition de l’effort sismique sur les voiles :


𝐈
𝐅𝐢 ′ = 𝐅𝐢 . ( 𝐢 )
𝚺𝐈𝐢

Avec I l’inertie du voile.

Mémoire de fin d’étude 31 2023-2024


Figure 19 : Répartition de l'effort sismique sur les étages

Ensuite en calcul le moment Mu en multipliant la force par la hauteur de l’étage :

Tableau 24 : Valeur du moment ultime

- Calcul de la section du ferraillage en flexion composé :

Les voiles sont calculés en flexion composée sous un effort normal de compression Nu et un moment
de flexion Mu et des dispositions constructives minimales.
La section en Flexion composée peut être :
 Partiellement comprimée.
 Entièrement tendue.
 Entièrement comprimée.
On a :
(0, 337h − 0, 81d′).b.h > Nu ∗ (d − d′) − Mu
Ce qui signifie que la section est partiellement comprimée.
Alors :
Mu
μ𝑢 = = 0,15 ≤ μ𝑙 = 0,36
bd2 . σbc

Mémoire de fin d’étude 32 2023-2024


Par conséquent on est ramené à l'étude d'une section sans armature comprimée calculé en flexion
simple.
Calcul en flexion compose :
Le moment par rapport au armatures tendues :
𝐡
𝐌𝟏 = 𝐍𝐮 . (𝐞𝐭 + 𝐝 − )
𝟐
Avec :
L’excentrement :
𝐌
𝐞 = 𝐍 = 4,45 m
𝐮

L’excentrement additionnelle :
𝐋
𝐞𝟏 = 𝐦𝐚𝐱(𝟐𝟓𝟎 ; 𝟐𝐜𝐦) = 0,02m

L’excentrement due au flambement et fluage :


𝐋𝐟 𝟑
𝐞𝟐 = 𝟑. . (𝟐 + 𝛂. 𝛟). 𝟏𝟎−𝟒 = 0,0024m
𝐡

𝐞𝐓 = 𝐞 + 𝐞𝟏 + 𝐞𝟐 = 4,47 m
Donc :
𝐡
𝐌𝟏 = 𝐍𝐮 . (𝐞𝐭 + 𝐝 − ) = 𝟐, 𝟔𝟖 𝐌𝐍
𝟐
Finalement on calcul la section du ferraillage :
𝐌𝐫 𝐌𝐮 − 𝐌𝐫 𝛄𝐬
𝐀𝐬,𝐜 = ( + ).
𝐙𝐫 𝐝 − 𝐝′ 𝐟𝐞
𝐀𝐬,𝐜 =25𝐜𝐦𝟐

Tableau 25 : Ferraillage des armatures longitudinale sur Excel

Cette section d’armatures longitudinale sera divisée sur les deux potelets de rives du voile, donc
12,5cm2 pour chacun ; Donc 4 HA 8 pour les potelets et 16 HA 8.

Figure 20 : Répartition des armatures sur le voile

Mémoire de fin d’étude 33 2023-2024


 Dispositions constructives :
Chaque barre d'armature longitudinale, qu'elle découle du calcul de la flexion composée ou des
dispositions minimales de construction mentionnées précédemment, doit être liée transversalement
par des épingles, avec un espacement respectant les conditions suivantes :

Armatures Transversale :

𝛟𝐭 ≥ 𝐦𝐚𝐱( 𝟑𝐥 ; 𝟔𝐦𝐦)

ϕt ≥ 8mm ; donc on prend HA8

Espacement :

𝐒𝐭 ≤ 𝐦𝐢𝐧(𝟏𝟎∅𝐥 ; 𝟐𝟎𝐜𝐦)

𝐒𝐭 ≤ 𝟐𝟎𝐜𝐦

Figure 22 : Visualisation 3D du voile

Figure 21 : Visualisation 3D du voile

 Résultat sur le logiciel Robot

Mémoire de fin d’étude 34 2023-2024


Figure 22 : Nombre et diamètre de chaque type d'armature du voile

V.3. Les fondations :


V.3.1. Semelles isolées :
L'estimation concerne la semelle située sous le poteau le plus sollicitée du dernier étage. La méthode
que nous utilisons est d'admettre que les efforts du poteau sont transmis au sol.

Selon le rapport géotechnique, il est recommandé d'utiliser un système de fondations superficielles


à base de semelles filantes ou isolées rigidifiées, en fonction du type et de la nature de la structure,
qui doit être ancrée à une distance de 1,2 mètre par rapport au terrain naturel. De plus, la résistance
du sol d'assise 𝜎𝑎𝑑𝑚 = 0.44 MPa.

 Vérification de la contrainte du sol :


Il faut vérifier que la contrainte applique par la semelle soit inférieur à la contrainte admissible du
sol. Dans cette vérification nous ajoutons le poids propre de la semelle, a la charge verticale transmis
par le poteau :

𝐍𝐒 + 𝐏𝐏𝐒𝐄𝐌𝐄𝐋𝐋𝐄
𝛔= < 𝛔𝐬𝐨𝐥
𝐒𝐒𝐄𝐌𝐄𝐋𝐋𝐄

𝟏, 𝟏 + (𝟎, 𝟒. 𝟑. 𝟎, 𝟗). 𝟎, 𝟎𝟐𝟓)


𝛔=
𝟑. 𝟎, 𝟗

𝛔 = 𝟎, 𝟒𝟐 MPa < 𝛔 𝐚𝐝𝐦 = 0.44 MPa

Alors le choix des sections de la semelle est valable.

 Ferraillage de la semelle isolée :


Dans cette partie nous calculerons a l’ELU la section nécessaire à assurer la stabilité interne de la
semelle, avec Nu = 1,2 MN.

Mémoire de fin d’étude 35 2023-2024


Parallèle à la dimension A :
𝐍. (𝐀 − 𝐚)
𝐀𝐚 =
𝟖. 𝐝. 𝛔𝐬
1,2. (0,9 − 0,4)
Aa =
8.0,35.434,78
Aa = 4,92 cm2 ; 6HA 10
Parallèle à la dimension B :
𝐍. (𝐁 − 𝐛)
𝐀𝐛 =
𝟖. 𝐝. 𝛔𝐬
1,6. (3 − 1,4)
Ab =
8.0,35.434,78
Ab = 15,27 cm2 ; 14HA 12

 Vérification du poinçonnement :
On vérifiera le poinçonnement en déterminant un périmètre à mi-feuillet égal à :
u=2.a+2. b+ 𝛑. 𝐡 = 4,85m
Pour une réaction du sol appliquée à l'extérieur du cône de poinçonnement qui vaut :
𝐏. 𝐀𝐞𝐱𝐭
𝐏𝟏 =
𝐀𝐭𝐨𝐭
Avec :
𝟓𝒉
𝐀𝐭𝐨𝐭 = 𝐀. 𝐁 ; 𝐀𝐞𝐱𝐭 = 𝐀𝐭𝐨𝐭 − (𝛑. 𝐬 𝟐 + 𝐚. 𝐛 + 𝟐. 𝐛. 𝐬 + 𝟐. 𝐚. 𝐬) ; s = 𝟔

Atot = 2,7 m2 ; Aext = 0,60m2 ; s = 0,33m


Donc :

𝐏. 𝐀𝐞𝐱𝐭
𝐏𝟏 = = 0,35 MN
𝐀𝐭𝐨𝐭
La vérification du poinçonnement se traduit par l'équation :
𝐏𝟏 𝐟𝐜𝟐𝟖
≤ 𝟎, 𝟎𝟒𝟓.
𝐮. 𝐡 𝛄𝐛

0,19 MPa ≤ 1,2 MPa Ce qui est vérifié.

Mémoire de fin d’étude 36 2023-2024


 Résultat sur le logiciel Robot :

Figure 23 : Nombre et diamètre de chaque type d'armature de la semelle isolée

V.3.2. Semelles Filantes :


Le calcul du ferraillage des semelles filantes se fait principalement dans la direction perpendiculaire
avec le voile, puisque la somme de la rigidité du voile et de la semelle résulte une très bonne
transmission de la charge, ce qui négligent la nécessité de ferrailler dans les deux directions.

 Ferraillage de la semelle filante :


Nous calculerons a l’ELU la section nécessaire à assurer la stabilité interne de la semelle, avec Nu =
1,2 MN.
Parallèle à la dimension A :
𝐍. (𝐀 − 𝐚)
𝐀𝐚 =
𝟖. 𝐝. 𝛔𝐬
1,2. (3 − 0,15)
Aa =
8.0,35.435
Aa = 28,07 cm2 ; 9HA 20

Mémoire de fin d’étude 37 2023-2024


Parallèle à la dimension B :
𝐀𝐚
𝐀𝐛 =
𝟒
3,74
Ab =
4
Ab = 7,01 cm2 ; 9HA 10

Figure 24 : Visualisation 3D de la semelle filante

VI. Etude de la première variante plancher


précontrainte en Post Tension :

VI.1. Introduction :

On reconnaît le béton pour sa capacité à résister plus à la compression que à la traction. Ainsi, la
précontrainte vise à développer des éléments qui seront principalement utilisés pour la compression.
Les forces de traction engendrées par les charges appliquées sur la structure seront compensées par
les forces de compression produites par la mise en tension des câbles de précontrainte.
Depuis de nombreuses années, la précontrainte par post tension est largement employée dans
différents pays, tant dans la construction de bâtiments classiques que dans des structures spécialisées
comme les hôpitaux, les entrepôts, les parkings, les bureaux et les installations sportives. Cette
méthode s'est révélée être une option flexible et performante, répondant aux exigences techniques et
économiques, et contribuant ainsi à la réalisation de projets architecturaux à la fois ordinaires et
spéciaux.
Le but essentiel dans la conception de la précontrainte consiste à identifier de manière précise la force
effective P requise afin d'assurer que les contraintes restent dans les limites définies dans la section
analysée.

Mémoire de fin d’étude 38 2023-2024


VI.2. Méthodologie de calcul :
Nous utilisons la méthode de calcul suivante :

1. Traçage du câble et détermination de l'excentricité à chaque point.


2. Calcul de la force de la précontrainte.
3. Calcul des pertes de tension instantanées et différées.
4. Vérification aux États Limites de Service (ELS) des contraintes lors de la mise en tension
initiale et pendant la phase d'exploitation.
5. Vérification du poinçonnement.
6. Modélisation sur le logiciel Adapt Builder.

VI.3. Traçage du câble :

On a un tracé de câble de forme parabolique, dont les paramètres sont calculés comme suit. Il convient
de noter que nous distinguons les tracés dans les travées de rive et des travées intermédiaires.

- Travée de rive :

Figure 25 : Paramètres de travée de rive

Avec :
𝜹 : L’amplitude du câble : 𝜹 = 𝒉 − 𝒄𝟏 − 𝒄𝟐
C1 la distance du point le plus bas du câble de précontrainte à la fibre inférieure.
C2 la distance du point le plus haut du câble de précontrainte à la fibre supérieure.
On considère un enrobage de 3,5 cm avec un diamètre de 2 cm pour la gaine.
On aura donc :

𝐜𝟏 = 𝐜𝟐 = 𝐜 + 𝟐 = 𝟒, 𝟓𝐜𝐦

Mémoire de fin d’étude 39 2023-2024


La pente de droite :
δ η1. . h (η1 + η3 ). h
p= = =
(1 − α). L λ. L (1 − α − λ). L
D’où :
1−𝛼−𝜆 𝛿
η1 + η3 = .
1−𝛼 ℎ

L’équation de la parabole gauche est de la forme y=β.𝑥 2


Pour l’abscisse (1-α-λ). L, on a :
1−𝛼−𝜆
𝑦 − 𝑐1 = (𝜂1 + 𝜂2 ). ℎ = . 𝛿 = 𝛽. (1 − 𝛼 − 𝜆)2 . 𝐿2
1−𝛼
D’où on aura l’eq de deuxième degré :
𝛿
( − 1) . 𝛼 2 + (2 − 𝜆). 𝛼 + 𝜆 − 1 = 0
0,5. ℎ − 𝑐1
𝛿
On pose A= ( − 1) ; B=2-𝜆 ; C=𝜆 − 1
0,5.ℎ−𝑐1

Donc : D=𝑩𝟐 − 𝟒. 𝑨. 𝑪

Les différents paramètres ci-dessus sont les coefficients de l’équation de deuxième degré définissant
le paramètre.

Avec : λ position relative du changement de courbure/portée, on prend λ = 0.05.

√𝐷 − 𝐵
𝛼=
2. 𝐴
Le tableau suivant résume tous les équations et les paramètres de travée de rive :

Parabole gauche Parabole droit

Cote au-dessus du c1 + β. (x − α. L)2 h − c2 − β. (L − x)2


coffrage (y)
Paramètre β 0.5. h − c1 δ
(α. L2 ) (1 − α). λ. L2
Excentricité (e0 ) h h
Y- Y-
2 2
Tableau 26 : Equations de travée de rive

On effectue comme exemple le calcul pour la travée gauche dont les résultats sont les suivantes :

Mémoire de fin d’étude 40 2023-2024


Tableau 27 : Résultats de calcul de la parabole gauche de la travée de rive

- Travée intermédiaire :
La travée est composée de 3 tracés, une parabole à gauche, une au milieu est une autre à droite :

Figure 26 : Paramètres de la travée intermédiaire

Le tableau suivant résume tous les équations et les paramètres de travée intermédiaire :

Parabole de Parabole du milieu Parabole de droite


gauche
Cote au-dessus du ℎ − 𝑐2 − 𝛽. 𝑥 2 𝑐1 + 𝛽. (𝑥 − 0.5𝐿)2 ℎ − 𝑐2 − 𝛽. (𝐿 − 𝑥)2
coffrage (y)

Paramètre 𝛽 2𝛿 2𝛿 2𝛿
𝜆. 𝐿2 (0.5 − 𝜆). 𝐿2 𝜆. 𝐿2
Excentricité (e0 ) ℎ ℎ ℎ
Y- Y- Y-
2 2 2
Tableau 28 : Equation de la travée intermédiaire

Mémoire de fin d’étude 41 2023-2024


On effectue comme exemple le calcul pour la travée gauche dont les résultats sont les suivantes :

Tableau 29 : Résultat de calcul de la parabole gauche de la travée intermédiaire

En utilisant le logiciel Adapt Builder, nous calculons les excentricités à chaque abscisse, tant pour
les travées de rive que pour les travées intermédiaires. Le tracé résultant est illustré ci-dessous :

Figure 27 : Tracé du câble sur Adapt Builder

VI.4. Force de la précontrainte :

Pour la détermination de la force de la précontrainte on fixe quatre torons de T15S caractérisés par :
- Diamètre : 15,7 mm
- Section : 150 mm2
- Module d’élasticité : Ep =195 000 MPa.
- Résistance en traction : 𝑓𝑝𝑘 = 1860 MPa
- Limite d’élasticité conventionnelle : 𝑓𝑝0,1𝑘 = 1560 MPa

Mémoire de fin d’étude 42 2023-2024


 Force de la précontrainte a l’excentricité active :

On a d’après l’Eurocode 2 :

𝛔𝐩𝟎 = 𝐦𝐢 𝐧(𝐊 𝟏 . 𝐟𝐩𝐤 ; 𝐊 𝟐 . 𝐟𝐩𝟎,𝟏𝐤 ) = 1422 MPa

Avec : 𝐊 𝟏 =0,8 et 𝐊 𝟐 = 𝟎, 𝟗

Et on sait que :
𝐏𝐦𝐚𝐱= 𝛔𝐩𝟎 . 𝐀𝐏

AP est la section totale des armatures :

𝐀𝐏 = 𝐧 . 𝐀𝐭
AP = 4 . 150 = 𝟔𝟎𝟎𝐦𝟐
Donc :
Pmax = 1422. 10−3 . 0,6 = 0.853 MPa

 Force de la précontrainte après la mise en précontrainte :

On calcul d’abord la contrainte maximale après les pertes instantanées :

𝛔𝐏𝐦,𝟎 = 𝐦𝐢 𝐧(𝟎, 𝟕𝟕. 𝐟𝐩𝐤 ; 𝟎, 𝟖𝟕. 𝐟𝐩𝟎,𝟏𝐤 )

= 1374,6 Mpa

On a
𝐏𝐦,𝟎= 𝛔𝐏𝐦,𝟎 . 𝐀𝐏

= 1374,6 .0,6.10−3
= 0,82 MPa

Par la suite, il est essentiel de s'assurer que la force dans le câble, suite aux pertes instantanées, reste
inférieure à 𝐏𝐦,𝟎 .

𝐏𝐢𝐧𝐢𝐭 < 𝐏𝐦,𝟎

VI.5. Calcul des pertes :


La tension à un certain point et à un moment donné dans une armature précontrainte est différente de
la tension initialement appliquée au câble par le vérin lors de sa mise en place. En fait, plusieurs
phénomènes s'entremêlent : d'abord des pertes instantanées de précontrainte, puis des phénomènes

Mémoire de fin d’étude 43 2023-2024


différés qui ne se stabilisent qu'après un temps théoriquement infini. Les pertes lors de la mise en
tension initiale sont causées par différents éléments, tels que :
- Les frottements entre le câble et sa gaine,
- Le tassement des ancrages,
- La non-simultanéité des mises en tension des différentes familles de câbles,
-
Au fil du temps, d'autres conséquences se développent, comme :
- Le retrait du béton,
- La relaxation des aciers,
- Le fluage du béton

VI.5.1. Pertes Instantanées :

- Pertes par frottement :

Lorsque les câbles exercent une pression importante sur la gaine lors de la mise en tension, ces pertes
se produisent. À l'origine, la tension appliquée diminue graduellement le long de la gaine jusqu'à un
point particulier d'abscisse x. On peut déterminer sa nouvelle valeur en se basant sur la relation
suivante :
∆𝛔𝛍 = 𝛔𝐏𝟎 . (𝟏 − 𝐞−(𝛍.𝛉+𝐤.𝐱) )

Avec :
𝝁 : Coefficient qui dépend du frottement des armatures dans la gaine. (On prend 𝝁 = 𝟎, 𝟏𝟗)
k : coefficient qui dépend de la qualité d’exécution. (On prend k=0.007)
𝜽 : Somme des valeurs absolues des déviations angulaires du câble. On le calcul par les relations
suivantes :

𝟐.(𝟎,𝟓.𝐡−𝐜𝟏 ) 𝟒𝛅
 Variation d’angle aux travées de rive : 𝛉= + (𝟏−𝛂).𝐋
𝛂.𝐋
𝟐.𝛅
 Variation d’angle aux travées intermédiaires : 𝛉=
𝐋

Lorsqu'on franchit d'une travée à l'autre, il est nécessaire de cumuler les variations angulaires. À titre
illustratif, voici les valeurs concernant les pertes par frottement sur les travées :

Tableau 30 : Calcul des pertes par frottement sur les travées

∆𝛔𝛍 = 𝟐𝟔𝟑 𝐌𝐏𝐚

À travers toute l'étendue de la poutre représentant la dalle, l'efficacité de la précontrainte après les
frottements est évaluée à 81%. Par conséquent, les pertes dues aux frottements réduisent la valeur
initiale de la précontrainte de 19%.

Mémoire de fin d’étude 44 2023-2024


- Pertes par recul d’ancrages :

Lorsque la tension du vérin est transmise à l'ancrage, le câble se déplace légèrement vers le béton, ce
déplacement étant fonction du type d'ancrage utilisé. Elle peut varier de faible à important (en
particulier avec les ancrages à coincement conique). Ce mouvement est représenté par g :

𝛏𝟎
∆𝛔𝐬𝐥
𝐠=∫
𝟎 𝐄𝐩

Le recul d’ancrage peut être calcule par la relation suivante :

Avec :
𝛏𝟎 : La longueur d’influence du recul d’ancrage.
∆𝛔𝐬𝐥 : Pertes par recul d’ancrage.

Le déplacement g estime dans notre étude est de 5mm.


Pour une approche simplifiée, nous pouvons considérer une variation linéaire des pertes de
frottement, ce qui se traduit par :

𝐠. 𝐄𝐩
𝛏𝟎 = √
𝐩𝐞

𝛔𝟎 .𝛍.(𝛉+𝐤.𝐋)
𝐩𝐞 : perte moyenne de la précontrainte, tel que : 𝐩𝐞 = = 𝟒, 𝟒𝟒 𝐌𝐏𝐚/ml
𝐋

Donc :
𝟎,𝟎𝟎𝟓 . 𝟏𝟗𝟓 𝟎𝟎𝟎
𝛏𝟎 = √ 𝟒,𝟒𝟒

= 15 m

Donc les pertes de recul d’ancrages sont nulles après 15 m de longueur, la contrainte où il s’arrête
l’effet du recul :

𝝈𝟏 = 𝝈𝒑𝟎 − 𝐩𝐞 . 𝛏𝟎

= 1355,4 MPa

Au niveau de l’ancrage :
𝝈 𝟐 = 𝝈 𝟏 − 𝐩𝐞 . 𝛏𝟎

= 1288,8 MPa
Les deux contraintes sont déterminées, on peut donc calculer la variation de contrainte tout au long
du câble :
𝝈𝟏 +𝝈𝟐
∆𝝈𝒔𝒍 = 𝝈𝒑𝟎 − = 99,9 MPa
𝟐

Donc, les pertes dues au recul d’ancrage réduisent la valeur initiale de la précontrainte de 8%.

Mémoire de fin d’étude 45 2023-2024


 Force de la précontrainte après les pertes instantanées (frottement et recul
d’ancrage) :

𝐏𝐢𝐧𝐢𝐭 = 𝐀𝐩. (𝛔𝐩𝐦𝐚𝐱 − ∆𝛔𝐩𝐢 )

Avec :

∆𝛔𝐩𝐢 : Pertes de frottements et de recul d’ancrages. (∆𝛔𝛍 +∆𝛔𝐬𝐥 )

Pinit = 0,6. (1422 − (99,9 + 263))

Pinit = 0,63 MPa < Pmo = 0,82 MPa ; Donc c’est vérifié

- Pertes dues à la non-simultanéité des mises en tension des câbles :

Les armatures qui garantissent la précontrainte d'une même poutre ne sont pas toutes mises en tension
simultanément, et ce pour deux raisons : d'une part, d'un point de vue économique, une tension
simultanée exigerait une quantité excessive de vérins sur le chantier ; d'autre part, d'un point de vue
pratique, l'encombrement des vérins entraînerait des distances importantes entre les axes d'ancrage,
ce qui rendrait les extrémités de la poutre trop volumineuses.
La perte de force est due à un déséquilibre dans la tension des câbles d'une même poutre. Quand un
premier câble est tendu et fixé, la tension exercée sur le deuxième câble provoque une réduction du
béton. Le premier câble tendu est également affecté par ce raccourcissement, ce qui réduit sa tension.
Si n câbles sont présents dans la poutre, le premier câble est influencé par les n-1 câbles suivants, et
ainsi de suite. Le dernier câble est le seul à ne pas subir cette perte de tension.

En moyenne, la perte de tension dans un câble a donc pour valeur :

𝐄𝐩 . ∆𝛔𝐜 (𝐭)
∆𝛔𝐞𝐥 =
𝟐. 𝐄𝐜𝐦

Avec :
∆𝛔𝐜 (𝐭) : variation de contrainte au centre de gravité des armatures à l’âge t.

𝐏𝐢𝐧𝐢𝐭
∆𝛔𝐜 (𝐭) =
𝐀𝐜

𝐏𝐢𝐧𝐢𝐭 : Force de précontrainte après les pertes de frottements et de recul


D’ancrage.
𝐀𝐜 : Aire de la section du béton.
𝐄𝐜𝐦 : Module instantané du béton.

On calcul Ecm (t) :

𝐟𝐜𝐦(𝐭) 𝟎,𝟑
𝐄𝐜𝐦 (𝐭) = 𝐄𝐜𝐦 . ( )
𝐟𝐜𝐦

Mémoire de fin d’étude 46 2023-2024


Avec :
𝐟𝐜𝐦 (𝐭) = 𝛃𝒄𝒄(t) . 𝐟𝐜𝐦 𝐟𝐜𝐦 = 𝐟𝐜𝐤 + 𝟖 𝐌𝐏𝐚
= 35 +8 = 43MPa
𝟐𝟖 𝟎,𝟓
𝛃𝐜𝐜 (𝐭) = 𝒆𝒔.(𝟏−( 𝒕 ) )
= 0,77

t : temps nécessaire pour la mise en tension (généralement 7jours).


s : dépend du type de ciment employé. Pour les bétons à temps de prise standard, elle est fixée
à 0,25.

fcm (t) = 0,77 . 43 = 33,11 MPa


𝟑
𝐄𝐜𝐦 = 𝟏𝟏𝟎𝟎. √𝐟𝐜𝐤 = 3598,17 MPa
Donc :
33,11 0,3
Ecm (t) = 3598,17. ( )
43

Ecm (t) = 3326,81 MPa


On calcul ∆σc (t) :
0,630
∆σc (t) = = 0,315 MPa
0,2

Finalement on a :
𝟏𝟗𝟓 𝟎𝟎𝟎 . 𝟑𝟏𝟓
∆𝛔𝐞𝐥 = = 𝟗, 𝟐𝟑𝟏𝟖𝟏 𝐌𝐏𝐚
𝟐 . 𝟑𝟑𝟐𝟔, 𝟖𝟏

Donc, les pertes dues au à la non-simultanéité des mises en tension des câbles réduisent la valeur
initiale de la précontrainte de 0,65%.

Il est observé que la précontrainte maximale de 1422 MPa, comme indiqué précédemment, est
conforme. Le rendement moyen de la précontrainte après les pertes instantanées atteint 73.5 %.
Environ 26.5 % de la précontrainte initiale est perdue instantanément.

VI.5.2. Pertes Différées :

- Pertes dues au retrait du béton :

Le béton est soumis à un retrait volumique pendant sa phase de durcissement, un processus qui ne se
termine pas lorsque les câbles de précontrainte sont tendus. On a analysé l'évolution de ce retrait au
fil du temps en laboratoire. Les quatre principaux paramètres qui influencent sa valeur à un moment
donné sont l'humidité de l'environnement, l'épaisseur des pièces représentées, le rapport E/C
(Eau/Ciment) du béton et le pourcentage d'armatures qui adhèrent au béton. Le graphique ci-dessous
illustre l'évolution du retrait :

Mémoire de fin d’étude 47 2023-2024


Figure 28 : Evolution du retrait dans le temps

Il existe deux formes de retrait : le retrait de dessiccation, qui est lie au processus de séchage qui
survient avant, pendant et après la prise du béton, et le retrait endogène, associé à la contraction du
béton pendant son hydratation.

Exprime par la relation suivante :

∆𝛔𝐬 = 𝛆𝐜𝐬 . 𝐄𝐩
Avec :
𝛆𝐜𝐬 = 𝛆𝐝 + 𝛆𝐜𝐚
𝛆𝐜𝐬 : Retrait totale
𝛆𝐜𝐝 : Retrait de dessiccation
𝛆𝐜𝐚 : Retrait endogène

 Détermination de 𝛆𝐜𝐝 :

Le retrait de dessiccation est calculé par la relation suivante :

𝛆𝐜𝐝 (𝐭) = 𝛃𝐝𝐬 (𝐭, 𝐭 𝐬 ). 𝐊 𝐡 . 𝛆𝐜𝐝,𝟎


Avec :
𝒕−𝒕𝒔 𝟐.𝐀 𝐜
𝛃𝐝𝐬 (𝐭, 𝐭 𝐬 )= = 0,99 ; 𝐡𝐨 = = 0,16 donc : 𝐊 𝐡 = 0,85
𝟑 𝐮
𝒕−𝒕𝒔 +𝟎,𝟎𝟒.√𝒉𝟎

𝐭 𝐬 : l’âge du béton au moment de la mise en tension des câbles en jours (On prend 3jours).
t : le jour considéré pour lequel on calcule le retrait. (On prend 7 jours).

Et :

𝒇
(−𝜶𝒅𝒔,𝟐. 𝒄𝒎 )
𝜺𝒄,𝒅,𝟎 = 𝟎, 𝟖𝟓. ((𝟐𝟐𝟎 + 𝟏𝟏𝟎. 𝜶𝒅𝒔,𝟏 ). 𝒆 𝟏𝟎 ) . 𝟏𝟎−𝟔 . 𝜷
𝑹𝑯

𝑯 𝟑 𝑹
𝜷𝑹𝑯 = 𝟏, 𝟓𝟓. (𝟏 − 𝟏𝟎𝟎 ) = 1,35

𝜺𝒄,𝒅,𝟎 = 𝟒, 𝟓𝟑. 𝟏𝟎−𝟒

Mémoire de fin d’étude 48 2023-2024


Donc :
εcd (t) = 0,99.0,85. 4,35.10−4
εcd (t) = 0,38 ‰

 Détermination de 𝛆𝐚 :

Le retrait endogène est calculé par la relation suivante :

𝛆𝐜𝐚 (𝐭) = 𝛃𝐚𝐬 (𝐭). 𝛆𝐜𝐚 (∞)


Avec :
𝛆𝐜𝐚 (∞) = 𝟐, 𝟓. (𝐟𝐜𝐤 − 𝟏𝟎). 𝟏𝟎−𝟔 = 6,25. 10−5
𝟎,𝟓
𝛃𝐚𝐬 (𝐭) = 𝟏 − 𝐞−𝟎,𝟐𝐭 = 0,41
Donc :

εca (t) = 0,41. 6,25.10−5

εca (t) = 2,56.10−5 =0,0256 ‰

Finalement la valeur des pertes dues au retrait :

𝛆𝐜𝐬 = 2,56.10−5 + 3,8.10−4


εcs = 4,056 .10−4

Donc :
∆𝛔𝐬 = 𝛆𝐜𝐬 . 𝐄𝐩
∆σs = 195 000 . 4,056.10−4

∆σs = 84,08 MPa

- Pertes dues au fluage :


Le béton n'est pas un matériau parfaitement élastique. Sous une pression continue, il se déforme au
fil du temps. Il présente une déformation différée qui est environ deux fois plus importante que sa
déformation instantanée. On peut calculer les pertes causées par le fluage en utilisant la relation
suivante :

𝑬𝒑
∆𝛔𝐜 = . 𝝋(𝒕, 𝒕𝟎 ). 𝝈𝒄,𝑸𝑷
𝑬𝒄𝒎
Avec :

𝑨𝒑 .(𝝈𝒑,𝒎𝒐 −∆𝝈𝒊𝒏𝒊𝒕)
𝝈𝒄,𝑸𝑷 = = 3 MPa
𝑨𝒄

𝑹𝑯
𝟏− 𝟏𝟔,𝟖 𝟏
𝝋(𝒕, 𝒕𝟎 ) = [𝟏 + 𝟏𝟎𝟎
. 𝜶𝟏 ] . 𝜶𝟐 . . 𝟎,𝟏+𝒕 . 𝜷𝒄 . (𝒕, 𝒕𝟎 ) = 0,067
𝟎,𝟏. 𝟑√𝒉𝟎 √𝒇𝒄𝒎 𝟎
𝟎,𝟐

Mémoire de fin d’étude 49 2023-2024


𝑹𝑯 = 𝟓𝟎%
𝒉𝟎 =0,16
𝜶𝟏 = 𝟎, 𝟖𝟔; 𝜶𝟐 = 𝟎, 𝟗𝟔
𝒇𝒄𝒎 =43 MPa
𝒕𝟎 = L’âge du béton lors du chargement en jours. (28 jrs).
𝜷𝒄 . (𝒕, 𝒕𝟎 ) = 0,24

Finalement ∆σc égale a :


195 000
∆σc = . 0,067.3
3598,17

∆σc = 28,51 MPa

- Pertes par relaxations d’aciers :

La relaxation fait référence à la réduction de la tension par déformation continue. Dans un ouvrage,
les déformations des câbles sont similaires à celles du béton, qui changent au fil du temps en raison
du retrait et du fluage. On peut calculer ces pertes en utilisant la relation suivante :

𝐭 𝟎,𝟕𝟓.(𝟏−𝛍).𝟏𝟎−𝟓
∆𝛔𝐫 = 𝟎, 𝟔𝟔. 𝛔𝐩,𝐦𝟎 . 𝛒𝟏𝟎𝟎𝟎 . 𝐞𝟗,𝟏.𝛍.(𝟏𝟎𝟎𝟎)

Avec :

 𝛔𝐩,𝐦𝟎 = 1374,6 MPa


 𝛒𝟏𝟎𝟎𝟎 : Valeur de la perte par relaxation en % après 1000hr de la mise en tension selon
la température, Pour notre cas on a une classe 2, donc 𝛒𝟏𝟎𝟎𝟎 =2,5%.
𝛔
 𝛍 = 𝒇𝐩,𝐦𝟎
𝒑𝒌

500000 0,75.(1−0,09).10−5
∆σr = 0,66.1374,6 . 0,0025. e9,1.0,09.( 1000
)

∆σr = 5,14 MPa

 Pertes différées totale :


L’Eurocode définit le totale des pertes de charges de la précontrainte différées par la relation
suivante :
E
εcs. Ep + 0,8. ∆σpr + E P . φ(t, t 0 ). σc,QP
cm
∆σc+s+r =
E A A
1 + E P . AP . (1 + I c . Zcp 2 ) . (1 + 0,8. φ(t, t 0 ))
cm c c

On calcul les paramètres suivants :

 𝐙𝐜𝐩 : Distance entre les armatures de la précontrainte et le centre de gravité. (𝐙𝐜𝐩 = 𝐞𝟎 =


0,055)

Mémoire de fin d’étude 50 2023-2024


 𝐈𝐜 = 8,78.𝟏𝟎−𝟒 𝐦𝟒
D’ou :
∆σc+s+r = 131 MPa

VI.5.3. Pertes Totales et la contrainte finale :

 Pertes Totales :

∆𝜎𝑐+𝑠+𝑟 + ∆𝜎𝜇+𝑒𝑙+𝑠𝑙 = 372 + 131 = 503 𝑀𝑃𝑎

Le rendement moyen de la précontrainte après la perte différée diminue à 64,5 %. Environ 26.5 % de
la précontrainte initiale est perdue instantanément et 9% est perdue avec le temps.

 Contrainte Finale :

𝝈 = 𝝈𝒑𝟎 − (∆𝝈𝒄+𝒔+𝒓 + ∆𝝈𝝁+𝒆𝒍+𝒔𝒍 )

= 1422 − (372 + 131) = 919 𝑀𝑃𝑎

La force de précontrainte après les pertes de charges :


𝐏𝐦𝐚𝐱= 𝛔 . 𝐀𝐏
= 919. 0,6.10−3
= 0,55 MPa

VI.6. Vérification des contraintes :


 Les charges et les combinaisons :

La dalle est soumise aux charges suivantes :


- Le poids propre, évalué à PP = 5 kN/m².
- La charge d'exploitation, équivalente à G = 1,5 kN/m².
- La charge permanente, qui est de Q =2,5 kN/m².
D’après l’Eurocode 2 Avec les combinaisons fondamentaux suivants :
- Combinaison ELU : 1,35. (G+PP) + 1,5. Q
- Combinaison ELS : (G+PP) + Q
- Combinaison fréquente : (G+PP+𝛙𝟏 .Q)
- Combinaison quasi permanente : (G+PP+𝛙𝟐 .Q)

Mémoire de fin d’étude 51 2023-2024


Avec les coefficients d’accompagnement définies dans le tableau suivant :

Tableau 31 : Les coefficients d'accompagnement

 Combinaisons admissibles :

L'Eurocode 2 établit des limites pour les contraintes de compression dans le béton :
- Combinaison caractéristique : 𝛔𝐜,𝐬𝐮𝐩 = 𝟎, 𝟔𝐟𝐜𝐤 = 0,6 . 35 = 21MPa
- Combinaison quasi-permanentes : 𝛔𝐜,𝐬𝐮𝐩 = 𝟎, 𝟒𝟓𝐟𝐜𝐤 = 0,45 . 35 = 15,75 MPa

 Vérification a L’ELS :

Cette procédure de vérification implique le calcul des contraintes présentes dans le béton, suivies par
une comparaison avec les limites de contrainte autorisées. Conformément à l'Eurocode, les valeurs
caractéristiques de la force de précontrainte sont définies par :

𝐏𝐤,𝐢𝐧𝐟 = 𝐏𝐦 . 𝐫𝐢𝐧𝐟
𝐏𝐤,𝐬𝐮𝐩 = 𝐏𝐦 . 𝐫𝐬𝐮𝐩
Avec :
𝐏𝐦 : Précontraintes probables après les pertes 𝐏𝐦 = 0,53 MPa

Tableau 32 : Coefficients de précontrainte selon le type d'armature

On trouve :
𝐏𝐤,𝐢𝐧𝐟 = 𝟎, 𝟒𝟔

𝐏𝐤,𝐬𝐮𝐩 = 𝟎, 𝟓𝟖

Mémoire de fin d’étude 52 2023-2024


Calcul des Moments suivant 3 sections A, B et C :

Tableau 33 : Calcul des moments dans chaque tranché

Les contraintes aux fibres inférieures et supérieures dans la section qui subit le maximum des
sollicitations :
P 6M
σ= +
A c h2

Tableau 34 : Valeurs des contraintes dans la section la plus charge

En phase d’exploitation sous les forces Pk,inf et Pk,sup :

Tableau 35 : Les valeurs des contraintes sous la force de la précontrainte

On trouve que toutes les contraintes sont inférieures aux contraintes admissibles ; donc c’est vérifié.

VI.7. Vérification au poinçonnement :


Selon la norme, l'effort tranchant réduit au niveau du poinçonnement à proximité du poteau le plus
sollicité est calculé en utilisant la formule suivante :

𝟎, 𝟎𝟎𝟒𝟓. 𝐮𝐜 . 𝐡. 𝐟𝐜𝐤
𝐐𝐔 ≤
𝛄𝐛
Avec :
𝐔𝐜 : Le périmètre de poinçonnement (𝐔𝐜 = 𝟐. (𝐚 + 𝐛 + 𝟐. 𝐇)
H : épaisseur de la dalle.

Mémoire de fin d’étude 53 2023-2024


𝛄𝐛 : Coefficient de sécurité.
L’effort normal applique sur les poteaux en tenant compte de la précontrainte sur le logiciel Robot :

Figure 29 : Valeurs du logiciel Robot des efforts normaux appliqués sur les poteaux

Tableau 36 : Calcul et vérification du calcul du poinçonnement sur Excel

On a 3096 > 2705,42 KN donc c’est vérifié.

VI.8. La modélisation sur le logiciel Adapt Builder :

Adapt Builder est un logiciel spécialement développé pour le calcul des planchers post-tension,
proposant à l'utilisateur différentes fonctionnalités, telles que :
• Créer et ajuster automatiquement ou manuellement les câbles en plan ou en élévation.
• L'évaluation de la courbure des câbles en fonction de rayons de courbure horizontaux et verticaux
les plus faibles.
• Les câbles sont inclinés et excentriques autour des ouvertures.
• L'utilisation d'une force réelle ou l'élaboration de contraintes et de paramètres de perte par
frottement.
• Évaluation de la force de précontrainte dans les composants.
• La supervision et la visualisation des tracés des câbles.
• L'identification automatisée des collisions entre les câbles.
• La détermination des quantités et la création de rapports spécifiques pour les câbles.

Mémoire de fin d’étude 54 2023-2024


D'après les caractéristiques du logiciel, les deux extrémités du câble peuvent être intégrées, l'une étant
un ancrage passif et l'autre actif. Il autorise également l'inclusion des charges permanentes, des
charges d'exploitation et des combinaisons de charges. De plus, il permet de faire le maillage de la
dalle pour une analyse plus approfondie :

Figure 30 : Extrémités des câbles actifs

Figure 31 : Insertion des charges permanentes et d'exploitation

Mémoire de fin d’étude 55 2023-2024


Figure 32 : Application des charges sur la dalle

Figure 33 : Combinaisons de charges

Figure 33 : Combinaisons des charges

Figure 34 : Traçage des câbles

Mémoire de fin d’étude 56 2023-2024


Figure 35 : Affectation du maillage

Figure 36 : Vérification de la flèche

Mémoire de fin d’étude 57 2023-2024


Figure 37 : Vérification des contraintes à l'ELS

Mémoire de fin d’étude 58 2023-2024


VII. Etude de la deuxième variante : plancher dalle
pleine :
VII.1. Introduction :

Une dalle est un élément horizontal porteur dont l'épaisseur est la dimension la plus petite par rapport
à deux autres dimensions plus grandes. Bien qu'une dalle puisse prendre différentes formes et avoir
une épaisseur variable, les dalles les plus courantes sont rectangulaires et ont une épaisseur uniforme.
Dans notre étude, nous nous concentrerons sur un panneau de dalle rectangulaire de la terrasse.

Figure 38 : Plan du 4eme étage joint gauche

VII.2. Prédimensionnement de la dalle :


La dalle à pour les dimensions :

𝐋𝐱 = 6.76 m et 𝐋𝐲 = 8.02 m

Où Lx et Ly : la petite et la grande portée respectivement.


L
α = Lx = 0.84 ;
y

α ≥ 0.4 ⇒ donc la dalle porte sur deux sens.


L’épaisseur courante est appelée h :

Figure 39 : Les relations d'épaisseur selon la direction de la dalle

Mémoire de fin d’étude 59 2023-2024


A titre indicatif on considèrera :
Faible portée : pour L ≤ 6m.
Faible charge : pour 𝑝𝐸𝑑 ≤ 5 kN/𝑚2
Dans notre cas la dalle portant dans deux directions, faible charge et faible portée :

Lx 6.76
h= ⇒ h= = 0.193 m
35 35

En prend h = 20 cm.

VII.3. Dimensionnement de la dalle :

 Les moments 𝐌𝒙𝒙 et 𝐌𝒚𝒚 :


On extrait les cartographies des moments sous les combinaisons ELU et à ELS à partir de RSA
suivant le X et Y.

Tableau 37 : Tableau récapitulatif des moments

Ferraillage à ELU :
Le ferraillage se fait à la flexion simple pour une bande de 1 ml.

 Armatures principales :
Les calculs des armatures se fait en flexion simple.
Avec :
b = 100 cm; h = 20 cm; d = 0.9h = 18 cm; fbc = 22.66 MPa ; fe = 500MPa ; fc28 = 40MPa ;
fe
ft28 = 3 MPa ; fsu = γ = 435 MPa.
s

Sens X :
M 36.46∗0.001
μx = b×d2xx = = 0.0496 ≤ μI = 0.372 ⇒ A’ = 0
×f bc 1∗0.182 ∗22.66

μx ≤ 0.186 ⇒ Pivot A

Mémoire de fin d’étude 60 2023-2024


 α = 1.25(1 - √1 − 2μx ) = 1.25(1 - √1 − 2 × 0.0496 ) = 0.0636
 z = d(1 - 0.4α) = 0.18(1 - 0.4× 0.0636) = 0.175

Mxx 36.46∗0.001
Ax = f = 500 = 4.49 𝐜𝐦𝟐
su ×Z ×0.175
1.15

Sens Y :
M 34.26∗0.001
μy = b×d2yy = = 0.0466 ≤ μI = 0.372 ⇒ A’ = 0
×f bc 1∗0.182 ∗22.66

 μx ≤ 0.186 ⇒ Pivot A
 α = 1.25(1 - √1 − 2μx ) = 1.25(1 - √1 − 2 × 0.0466 ) = 0.0597
 z = d(1 - 0.4α) = d(1 - 0.4×0.0597) = 0.175
Mxx 34.26∗0.001
Ay = = 500 = 4.38 𝐜𝐦𝟐
fsu ×Z ×0.175
1.15

Condition de non fragilité :


ft28
As min = 0.23 bd = 2.48 𝐜𝐦𝟐
fe

Suivant 𝐋𝐲 :
12ℎ 𝑅𝐿
Ay min ={ 8ℎ 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝐻𝐴 400 = 1.2 𝑐𝑚2 /m
6ℎ 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝐻𝐴 500
Ay = 4.38 cm2 ≥ Ay min ⇒ Ay = 4.38 cm2

Soit 4 HA 12 /m
Suivant 𝐋𝐱 :
3− 𝛼
Ax min = * Ay min = 1.362 𝑐𝑚2 /m
2

Ax = 4.7 𝑐𝑚2 /m ≥ Ax min ⇒ Ax = 4.49 cm2


Soit 4 HA 12 /m

Tableau 38 : Résultats de calcul de ferraillage

 Espacement :
3h
Sens x : St ≤ min { = 0.33 m
0.33

On opte pour : St = 0.25 m ≤ 0.33 m

Mémoire de fin d’étude 61 2023-2024


4h
Sens y : St ≤ min { = 0.45 m
0.45
On opte pour : St = 0.25 m ≤ 0.33 m
→ 𝐒𝐭 = 0.25 m ≤ 0.45 m

Vérification des diamètres des barres :


Choix des aciers :
h
Φ ≤ 10 = 20 mm le diamètre maximum est 20 mm

Φl max = 12 mm ⇒ condition vérifiée.

 Vérification à l’ELS :
La contrainte dans le béton :
Sens Lx :
𝑴𝒔𝒆𝒓
𝝈𝒃𝒄 ≤ 𝝈𝒃𝒄 ; 𝝈𝒃𝒄 = .y ; 𝝈𝒃𝒄 = 0.6×𝐟𝐜𝟐𝟖 = 24 MPa
𝑰

On a As = 4.49 cm2
15𝐴𝑠 𝑏(𝑑𝐴𝑠)
 y= 𝑏
(√1 + 7.5(𝐴𝑠)2
− 1)
15×4.49 100×(18×4.49)
 y= 100
(√1 + 7.5(4.49)2
− 1) = 4.296cm
𝑏𝑦 3
 I= + 15(As(𝑑 − 𝑦)2 )
3
100×4.2963
 I= 3
+ 15(4.49(18 − 4.296)2 ) = 15291.14 cm4
𝑀𝑠𝑒𝑟 36.88×0.001
𝜎𝑏𝑐 = y= ×4.296×0.01 =10.36 MPa
𝐼 15291.14×10−8

𝜎𝑏𝑐 = 10.36 MPa ≤ 𝜎𝑏𝑐 = 24 MPa


La condition est vérifiée.
La contrainte dans l’acier :
𝝈 𝒔 ≤ 𝝈𝒔
15𝑀𝑠𝑒𝑟 15×36.88×0.001
𝜎𝑠 = (d – y) = (18 – 4.296) *0.01 = 495.78 MPa
𝐼 15291.14×10−8

La fissuration est peu préjudiciable donc 𝜎𝑠 = 𝑓𝑒 = 500MPa


𝜎𝑠 = 495.78 MPa ≤ 𝜎𝑠 = 500MPa
La condition est vérifiée.

Mémoire de fin d’étude 62 2023-2024


 Vérification de l’effort tranchant :
Il doit vérifier que : 𝝉𝒖 ≤ 𝛕̅ 𝒖
Fissuration peu préjudiciable :
0.20f𝑐28
 τ 𝑢 =min.( ; 5MPa) = 5 MPa
𝛾𝑏

Tel que: Vu = 11.77 KN


uV 11.77∗0.001
𝜏𝑢 = b×d = = 0.065 MPa
1∗0.18

𝜏𝑢 =0.065MPa ≤ τ 𝑢 = 5 MPa condition vérifier (pas de cisaillement)


0.07
𝜏𝑢 =0.065MPa ≤ ×f𝑐28 = 1.86MPa vérifier (les armatures transversales ne sont pas nécessaires).
𝛾𝑏

 Vérification du poinçonnement :
Au droit des appuis, il est impératif de vérifier le non poinçonnement de la dalle sur le poteau.
𝐟𝐞
𝑵𝒖 < 𝟎. 𝟎𝟒𝟓 ∗ 𝑼𝒄 ∗ 𝒉 ∗
𝛄𝐛

Avec :

 Uc : Périmètre critique. Dans le cas d’un plancher-dalle, il s’agit du périmètre du


poteau.
 h : épaisseur de la dalle.
 𝑁𝑢 : la réaction sur le poteau
 𝑼𝒄 = 𝟐 (𝒂 + 𝒉) + 𝟐 (𝒂 + 𝒃) = 2.2 𝒎
Avec :
a = 0.3 m et b = 0.3 m 𝑵
Nu = 0.15 𝐌𝐍 ≤ 6.6 𝑴𝑵
En général, lorsque cette vérification n’est pas satisfaite, on augmente l’épaisseur de la dalle ou on
met en place un plancher champignon (qui augmente le périmètre critique).

Tableau 39 : Résultats de ferraillage de la nappe supérieur et inferieur de la dalle

Mémoire de fin d’étude 63 2023-2024


Tableau 40 : Résultat du ferraillage suivant X et Y

 Vérification de la flèche :
𝐿
𝑓 < 0.5 𝑐𝑚 + 1000

Avec : L = 14,4 m
La flèche n'est pas conforme avec une épaisseur de 20 cm, donc j'ai choisi une épaisseur de 35 cm,
mais cela n'est toujours pas suffisant. J'ai donc augmenté l'épaisseur du panneau à 45cm.
On remarque que 𝑓 = 0.6 𝑐𝑚 < 0.95 cm, alors la condition est vérifiée.

Figure 40 : Vérification de la flèche sur Robot

 Comparaison entre la dalle en post tension et la dalle pleine :


Parmi les avantages de la précontrainte, le gain en hauteur pourrait être plus remarquable si nous
étions face à un IGH. Dans notre cas, des économies indirectes sur les éléments porteurs et fondations
seront induites vu qu’on aura une dalle plus allégée, ce qui provoquera une économie en masse de la
superstructure due à la diminution des dimensions des éléments porteurs. Les deux variantes
permettent d’atteindre une portée maximale de 8m si l’on garde la même conception. La post-tension
offre la possibilité d’augmenter encore plus la portée jusqu’à 11m si nécessaire. Pour la mise en place
des planchers-dalle en béton armé, aucune formation n’est exigée pour les ouvriers en termes des
procédés de construction, un simple encadrement par les chefs d’équipes et supervision par les
conducteurs de travaux suffit pour réaliser les différents ouvrages correctement avec respect des
différentes exigences contractuelles. La précontrainte par post-tension se distingue en exigeant une
technicité au niveau de la mise en tension qui souvent doivent être réalisées par des ouvriers qualifiés
et suivies par des équipes d’entreprises spécialisées. Les études et l’assistance à la pose des armatures
de précontrainte (torons, gaines…) peuvent aussi être assurées par ces mêmes entreprises spécialisées.

Mémoire de fin d’étude 64 2023-2024


VIII. L’étude énergétique :
VIII.1. Introduction :

Dans un contexte où les enjeux environnementaux et économiques liés à la consommation d'énergie


sont de plus en plus préoccupants, l'optimisation de l'efficacité énergétique des bâtiments revêt une
importance capitale. Les bâtiments sont parmi les principaux consommateurs d'énergie, contribuant
de manière significative aux émissions de gaz à effet de serre et aux coûts énergétiques globaux.
L'objectif principal de cette étude l’évaluation des performances énergétiques du bâtiment qui
dépendent des caractéristiques des matériaux utilisés et les surfaces des pertes thermiques à travers
les parois, les ouvertures, etc. Ces pertes sont importantes lorsque l'écart entre les températures
intérieure et extérieure est élevé.
D’où la nécessité d’établir un bilan thermique, qui consiste à comptabiliser les entrées et les sorties
d'énergie du bâtiment sur une période donnée. Ce bilan doit être équilibré, en détaillant toutes les
pertes et tous les gains énergétiques. Les résultats du bilan thermique permettent de déterminer si les
pertes et les gains thermiques sont suffisamment maîtrisés pour maintenir un niveau de confort
thermique satisfaisant à l'intérieur du bâtiment sans recourir à des systèmes de chauffage ou de
climatisation supplémentaires.

VIII.2. Etude climatologique :

Avant d'aborder les calculs, il est essentiel de mener une étude climatologique du site du bâtiment.
Cette étape permet de comprendre les conditions climatiques locales, telles que les températures
saisonnières, les précipitations, l'humidité, le vent, et autres phénomènes météorologiques.

Tableau 41: Récapitulatif des données climatologiques

Mémoire de fin d’étude 65 2023-2024


VIII.3. Isolation thermique :

L’isolant choisi pour les murs du bâtiment est la laine de roche. Ce choix repose sur une combinaison
judicieuse de facteurs économiques, techniques, et environnementaux.

Figure 41 : Les différentes couches d'un mur du bâtiment

 Notion de degré-jours :
Le calcul de l'épaisseur optimale est fait en se basant sur les variations des températures tout le long
de l’année.

Tableau 42 : Les degrés jours du chauffage et du climat

 L’épaisseur d’isolant :
Epaisseur optimal énergétique :

86400 ʎ
𝑒𝑜𝑝𝑡,𝑒𝑛𝑒 = √𝑇. 𝐷𝐽 . . 𝐸𝑖 – Ri. ʎ
ɳ

Epaisseur optimal financier :

86400 𝑃.ʎ
𝑒𝑜𝑝𝑡,𝑓𝑖𝑛 = √𝑇. 𝐷𝐽 . . 𝑃𝑖
ɳ

Avec :
Ei : énergie grise du matériau (J/𝒎𝟑 )
ʎ : conductivité thermique du matériau isolant considéré (W/m.k)
T : durée de vie du bâtiment (ans)
𝑫𝑱 : nombre de degré-jour pour le climat considéré (k)

Ri : résistance initiale de l’élément de construction nu (𝒎𝟐 . 𝒌/𝒘)

Mémoire de fin d’étude 66 2023-2024


ɳ : rendement de la production d chaleur
P : prix de l’énergie ($/J)
Pi : prix du 𝒎𝟑 d’isolant ($/𝒎𝟑 )

Tableau 43 : Valeurs des données de calcul

Résultat :

Tableau 44 : Valeurs des épaisseurs calculées

L'analyse des épaisseurs optimales financières et énergétiques, nous a conduit à choisir une épaisseur
d'isolant équivalente à 5 centimètres.

 Simulation sur le logiciel Binayate :


Le logiciel Binayate est un outil informatique officiel pour le diagnostic et le calcul de la conformité
à la réglementation thermique des bâtiments dans le pays.
En utilisant Binayate Prescriptive, les diverses couches composant les murs, les toitures et les
planchers sont intégrées dans le logiciel. Ce dernier nous fournit alors le coefficient de transmission
thermique au niveau de chaque paroi ou plancher.

Figure 42 : Simulation du mur sur Binayat

Mémoire de fin d’étude 67 2023-2024


Figure 43 : Simulation de la terrasse sur Binayate

VIII.4. Bilan thermique :

Le bilan énergétique consiste à estimer les entrées et les sorties d'énergie du bâtiment pendant une
période de temps donnée.
Etablir un bilan thermique consiste à calculer les différents apports énergétiques et les différents types
des déperditions tenant compte de plusieurs facteurs influents tels que la situation géographique du
bâtiment, l’orientation, les débits d’air mis en jeux, Le coefficient de transmission surfacique de la
paroi ou d’un matériau. etc.
Le calcul du bilan thermique est fait en utilisant les relations suivantes :

𝐛𝐞𝐬𝐨𝐢𝐧𝐭𝐨𝐭𝐚𝐥 = 𝐛𝐞𝐬𝐨𝐢𝐧𝐜𝐥𝐢𝐦𝐚𝐭 + 𝐛𝐞𝐬𝐨𝐢𝐧𝐜𝐡𝐚𝐮𝐟𝐟

Avec :

𝐛𝐞𝐬𝐨𝐢𝐧𝐜𝐥𝐢𝐦𝐚𝐭 = Dep + ɳApport

𝐛𝐞𝐬𝐨𝐢𝐧𝐜𝐜𝐡𝐚𝐮𝐟𝐟 = Dep - ɳApport

 Déperditions :
Les déperditions énergétiques dans les bâtiments sont des pertes de chaleur qui se produisent à travers
différents mécanismes, entraînant une inefficacité thermique et une augmentation des coûts
énergétiques.
Pour le cas de notre projet, nous tenant compte de deux types de déperditions thermiques : les
déperditions par transmission et les déperditions par ventilation.

Mémoire de fin d’étude 68 2023-2024


 Déperditions par transmission :

Cela se produit lorsque la chaleur traverse les matériaux de construction des parois, des fenêtres, des
portes et des planchers. Ils se calculent en utilisant la relation suivante :
𝑫𝑻 = 𝑯𝑻 *𝜟𝑻 * 24h

Avec :
𝚫𝐓 = Tin - Tex
𝐇𝐓 : coefficient de déperditions par transmissions à travers l’enveloppe (W/k)
𝐇𝐓 = ∑ 𝐀𝐢 × 𝐔𝐢
Avec : Ai : surface de l’élément i (𝐦𝟐 )
Ui : coefficient de transmission thermique de l’élément i (W/𝐦𝟐 .k)

Le tableau ci-dessous fournit les valeurs de Ai et Ui pour différents éléments :

Tableau 45 : Surfaces et les coefficients de transmission thermique des différents éléments

Tableau 46 : Résultats des déperditions total par transmission

 Déperdition par ventilation :


Les déperditions se produisent lorsque de l'air est extrait du bâtiment et remplacé par de l'air extérieur
pour assurer un renouvellement adéquat de l'air intérieur. Les déperditions par ventilation peuvent
être causées par des systèmes de ventilation inefficaces ou surdimensionnés, ainsi que par des fuites
dans le système de ventilation lui-même. Ils sont calculés en utilisant la formule suivante :

𝐃𝐕 = 0.34 * Vi * 𝚫𝐓 * 24h
Avec :
Vi : débit volumique de l’air (𝒎𝟑 /𝒉)
Vi = Nmin * V
Avec : Nmin : Taux minimaux de renouvellement en air extérieur
V : volume de l’espace (𝒎𝟑 )

Mémoire de fin d’étude 69 2023-2024


Tableau 47 : Taux minimal de renouvellement en air extérieur

L’appartement étudié contient : 3 pièces habitable, 1cuisine, 2salle de bain.


Vi = 0.5*(61.76+27.89+29.46) +1.5*(16.38+11.74+11.59) = 365.39 m3/h.

Tableau 48 : Déperditions par ventilation

 Les apports :
Les apports représentent l’ensembles des sources de chaleur ou de fraîcheur naturelles ou artificielles
qui contribuent au confort thermique à l'intérieur d'un bâtiment. Ils englobent les apports ou les gains
internes dégagés par les occupants, les équipements, l’éclairage et les apports solaires.

 Les apports par occupants :


Il s’agit de gains de chaleur gratuits provenant de la chaleur métabolique des habitants, qui ne sont
pas forcément destinés au chauffage, mais dont l’énergie consommée se transforme en chaleur
générée à l’intérieur du volume chauffé.
𝐚𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭 𝐨𝐜𝐜𝐮𝐩𝐚𝐧𝐭 = N * P * h

Avec :
N : le nombre d’habitants présents
P : la puissance dégagée par habitant (W)
h : le temps de présence (h/ans)

Tableau 49 : Valeurs de la chaleur sensible et latente

Nombre de personne : 3
Nombre des heures : 10h/jour
apport occupant = (65*3*10) + (49*3*10) = 3420 Wh

Mémoire de fin d’étude 70 2023-2024


 Les apports par équipements :
Il s’agit de gains de chaleur gratuits provenant de la chaleur métabolique des appareils électrique,
électroménager.
Les apports par équipements se calcule par la formule :
𝐚𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭 é𝐪𝐮𝐢𝐩𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 = 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐨𝐦𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐭𝐨𝐭𝐚𝐥 * 𝐜𝐡𝐚𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐥𝐚𝐭𝐞𝐧𝐭𝐞

Les appareils utilisés :

Tableau 50 : Consommation des appareils en KWh

La consommation totale annuel :


𝐜𝐨𝐧𝐬𝐨𝐦𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐭𝐨𝐭𝐚𝐥 = 1278 KWh
La consommation journalière :
consommation total = 3501.36 Wh

apport équipements = consommation total * chaleur latente

= 3501.36*1.25 = 4376.71 Wh

 Les apports solaires :


Les surfaces qui captent l'énergie solaire sont principalement les vitrages, mais aussi les parois et
planchers intérieurs des surfaces ensoleillées, les parois situées derrière un revêtement transparent ou
une isolation transparente, et même toute surface opaque exposée au soleil. Les gains solaires peuvent
apporter une part importante des besoins en chauffage dans les bâtiments.
Pour une période de calcul donnée, les apports solaires s'obtiennent en sommant les apports de chaque
surface de captage :
𝐚𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭 𝐬𝐨𝐥𝐚𝐢𝐫𝐞 = 𝐏 𝐬𝐨𝐥𝐚𝐢𝐫𝐞 * 10^3
𝐏 𝐬𝐨𝐥𝐚𝐢𝐫𝐞 = ∑ 𝐈𝐢. ∑ 𝐀𝐢
Avec :
Ii : l'irradiance solaire, à savoir l'énergie totale du rayonnement solaire global incident sur une surface
unitaire ayant l'orientation ;

Mémoire de fin d’étude 71 2023-2024


Ai : est l'aire réceptrice équivalente de la surface ayant l'orientation i.
A = 𝑨 𝒗𝒊𝒕𝒓𝒆 * g avec g = 0.85
𝑷 𝒔𝒐𝒍𝒂𝒊𝒓𝒆 (Hiver) = 𝑰𝑶 . 𝑨𝑶 + 𝑰𝑺 . 𝑨𝑺 + 𝑰𝑵 . 𝑨𝑵 + 𝑰𝑬 . 𝑨𝑬
= (4.5*5.85) + (2.5*16.81) = 849.56 W
𝑷 𝒔𝒐𝒍𝒂𝒊𝒓𝒆 (Été) = 𝑰𝑶 . 𝑨𝑶 + 𝑰𝑺 . 𝑨𝑺 + 𝑰𝑵 . 𝑨𝑵 + 𝑰𝑬 . 𝑨𝑬
= (2.5*5.85) + (3.5*16.81) = 1426.66 W

Tableau 51 : Valeurs des apports solaires

 Besoin énergétique :
Chauffage :
𝐛𝐞𝐬𝐨𝐢𝐧𝐜𝐜𝐡𝐚𝐮𝐟𝐟 = Dep - ɳApport
Dep = 𝐃𝐕 + 𝐃𝐓 = 4968.48 + 2981.58 = 7950.06 Wh

∑ 𝒂𝒑𝒑𝒐𝒓𝒕𝒔 = 𝒂𝒑𝒑𝒐𝒓𝒕 𝒔𝒐𝒍𝒂𝒊𝒓𝒆 + 𝒂𝒑𝒑𝒐𝒓𝒕 𝒐𝒄𝒄𝒖𝒑𝒂𝒏𝒕 + 𝒂𝒑𝒑𝒐𝒓𝒕 é𝒒𝒖𝒊𝒑𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕𝒔 + 𝒂𝒑𝒑𝒐𝒓𝒕 é𝒄𝒍𝒂𝒊𝒓𝒂𝒈𝒆

849.56 + 4376.71 + 3420 + 1723.68 = 10369.95 Wh

𝐛𝐞𝐬𝐨𝐢𝐧𝐜𝐜𝐡𝐚𝐮𝐟𝐟 = Dep - ɳApport


= -1382.89 Wh
Climatisation :
𝑏𝑒𝑠𝑜𝑖𝑛𝑐𝑙𝑖𝑚𝑎𝑡 = Dep + ɳApport
Dep = 𝐷𝑉 + 𝐷𝑇 = 1490.54 + 894.47 = 2385.01 Wh
∑ 𝑎𝑝𝑝𝑜𝑟𝑡𝑠 = 𝑎𝑝𝑝𝑜𝑟𝑡 𝑠𝑜𝑙𝑎𝑖𝑟𝑒 + 𝑎𝑝𝑝𝑜𝑟𝑡 𝑜𝑐𝑐𝑢𝑝𝑎𝑛𝑡 + 𝑎𝑝𝑝𝑜𝑟𝑡 é𝑞𝑢𝑖𝑝𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡𝑠 + 𝑎𝑝𝑝𝑜𝑟𝑡 é𝑐𝑙𝑎𝑖𝑟𝑎𝑔𝑒

= 1426.66 + 4376.71 + 3420 + 1723.68 = 10947.05 Wh


𝑏𝑒𝑠𝑜𝑖𝑛𝑐𝑙𝑖𝑚𝑎𝑡 = Dep + ɳApport
= 2385.01 + 0.9*10947.05 = 12237.35 Wh
Besoin total :
𝑏𝑒𝑠𝑜𝑖𝑛𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 = 𝑏𝑒𝑠𝑜𝑖𝑛𝑐𝑙𝑖𝑚𝑎𝑡 + 𝑏𝑒𝑠𝑜𝑖𝑛𝑐ℎ𝑎𝑢𝑓𝑓

= 12237.35 - 1382.89 = 10854.46 Wh

Mémoire de fin d’étude 72 2023-2024


VIII.5. Eclairage :

L'éclairage dans un bâtiment revêt une importance cruciale tant sur le plan fonctionnel qu'esthétique.
Fonctionnellement, il crée un environnement sécurisé, facilite les déplacements, impacte la
productivité et le bien-être des occupants. Esthétiquement, il met en valeur l'architecture, contribuant
à l'identité visuelle. L'utilisation de technologies économes en énergie s'inscrit dans une perspective
de durabilité, influençant le confort, la sécurité et l'efficacité énergétique des espaces bâtis.

 Type de luminaire choisi :


Nous avons utilisé des Panneaux LED encastrées (fluorescence) comme système d'éclairage, afin
d'optimiser l'efficacité énergétique de l'ensemble du bâtiment.

Figure 44 : Panneaux LED encastrees

 Dimensionnement du système d’éclairage :


Une fois que nous avons sélectionné les luminaires appropriés, la prochaine étape consiste à
dimensionner le système d'éclairage artificiel. Ce processus implique l'estimation du flux lumineux
nécessaire pour chaque espace en utilisant l'équation suivante :
φ =((E. A)/U).(δ/η)
Avec :

 E : L’éclairement prévu pour le local (lx).


 A : surface du plan utile.
 U : Utilance caractéristique du local et du système d’éclairage définie.
 δ : facteur de dépréciation des lampes et luminaires.
 η : rendement des luminaires.

 L’éclairement prévu pour le local :


Pour un bâtiment à usage résidentiel, l'éclairement requis est de
300 lux, comme indiqué dans le tableau suivant :

 L’utilance :
L’utilance d’un local dépend du matériau des surfaces environnantes et de leur couleur. Initialement,
nous prenons que le local est normal, puis on va calculer l’indice du local K par la relation suivante :

Mémoire de fin d’étude 73 2023-2024


K = (a ∗b)/((a + b)*h)

Tableau 52 : Valeurs de l'indice local et l'utilance

Le local est éclairé normalement (70% réflectance plafond et 50% des murs).
L’utilance vaut donc U=0,48

 Rapport entre le rendement et Facteur de dépréciation :


Pour le rapport entre le rendement et facteur de dépréciation on a des tubes fluorescents, donc on
trouve une valeur de 1,40.

Tableau 53 : Facteurs de dépréciation

 Calcul de flux lumineux :


𝐸.𝐴 δ 300×71.95
φ = ( 𝑈 ).(η) = ( ) × 1.40 = 62956.25
0.48

 Nombre des luminaires :


En disposant de l'information sur le flux lumineux total, il devient envisageable de calculer la quantité
de luminaires requise en prenant en compte le flux lumineux émis par chacun d'entre eux.
𝐹 62956.25
N = 𝑓𝑙𝑢𝑥 𝑑′ 𝑢𝑛𝑒 𝑙𝑎𝑚𝑝𝑒 = = 21 luminaires
3000

 Implantation des luminaires :


La répartition des luminaires dépend de calcul de distance maximale
entre les luminaires transversales et longitudinaux et transversales.
d=h*δEn se basant sur le type des luminaires d’où on la classe A.
h = 2.8
Luminaire de classe A ⇒ δ = 1.25
La distance entre luminaire : d1 = 1.25 × 2.8 = 3.5m
9.75
Nombre de luminaire longitudinal : Nma = = 2.78 ⇒ 3 luminaires.
3.5
7.38 Tableau 54 : Distance
Nombre transversal : Nmb = = 2.10 ⇒ 3 luminaires.
3.5 maximale entre 2 luminaires

Mémoire de fin d’étude 74 2023-2024


 Nmb : nombre de rangées.
 Nma : nombre de luminaire par rangée.
La puissance d’une luminaire tube fluorescent : P = 36W.
21 luminaires ⇒ P = 756W.
Apport éclairage :
𝐚𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭 é𝐜𝐥𝐚𝐢𝐫𝐚𝐠𝐞 = 756*2.28 = 1723.68 Wh

VIII.6. Choix de système de Climatisation / chauffage :


Une fois que les exigences en matière de chauffage et de climatisation auront été évaluées pour
notre immeuble de sept étages, nous choisirons un système approprié en fonction de ces besoins
spécifiques.

 Choix de système de chauffage :

Le calcul du besoin en chauffage négatif indique que l'installation d'un système de chauffage actif
n'est pas nécessaire.

 Choix de système de climatisation :

En premier lieu avec un besoin de 12237 Wh, équivalant à 40875 BTU/h, et en prenant en
considération un climatiseur disponible sur le marché ayant une capacité de 18000 BTU/h, nous
concluons que nous aurions besoin de 2 unités de climatiseurs pour couvrir l'ensemble du bâtiment.

Donc on choisit le climat convenable a la capacite, 18000BTU/h dans le marché.

Figure 45: Systemair 18000 BTU/h

Mémoire de fin d’étude 75 2023-2024


IX. L’approche de BIM :
IX.1. Introduction :

Dans le monde moderne, la construction est confrontée à toute une série de défis, de dépassements
de budget à une qualité souvent médiocre des projets, cette réputation mitigée est en train de changer
grâce aux nouvelles outils informatiques et à l'arrivée du Building Information Modeling. Le BIM
n'est pas seulement un ensemble d'outils numériques, mais aussi une approche globale qui
révolutionne la façon dont les projets sont envisagés, conçus et réalisés.
Au centre du BIM se trouve une maquette numérique complète, qui joue un rôle crucial pour tous les
acteurs d'un projet. Cette approche va bien au-delà de simples échanges entre professionnels, elle
encourage une collaboration harmonieuse et active, de la conception jusqu'à l'exploitation après la
livraison définitive. Le BIM a déjà fait ses preuves dans le domaine de la construction, son potentiel
s'étend bien au-delà, soulevant des questions sur son application dans d'autres domaines, comme
l'aménagement urbain.
Cependant, l'adoption du BIM ne se fait pas sans heurts. Elle exige une remise en question sur les
méthodes de travail traditionnelles, et demande aux acteurs et aux intervenants du domaine de
s'adapter rapidement aux processus établis. Mais les avantages potentiels sont énormes : une gestion
plus précise des budgets, une meilleure qualité des réalisations...

IX.2. Les acteurs de BIM :

Dans le cadre des projets impliquant le BIM, plusieurs rôles clés émergent pour assurer le succès et
la cohérence du processus. Au sein de cette structure, le BIM Manager se distingue comme le garant
des objectifs BIM fixés, agissant comme le pilier central de coordination pour l'élaboration de la
maquette numérique du projet. Sa responsabilité première est d'orchestrer le travail et de veiller à la
cohérence des maquettes ainsi qu'à l'intégrité des données qui les composent.
Aux côtés du BIM Manager, le directeur de synthèse prend en charge l'animation de la cellule de
synthèse, utilisant les maquettes coordonnées fournies pour proposer des solutions techniques en cas
de conflits détectés, faisant appel au logiciel adéquat.
Le directeur du projet, quant à lui, assume la responsabilité de la maîtrise d'œuvre d'exécution,
s'assurant de la réception satisfaisante des ouvrages et installations.
À l'échelle interne de chaque intervenant, les coordinateurs BIM jouent un rôle crucial en tant
qu'interlocuteurs privilégiés pour les questions liées au BIM. Ils veillent à la conformité des maquettes
de leur lot par rapport à la charte BIM et assurent une communication fluide avec le BIM Manager.
Enfin, les modeleurs BIM, également internes à chaque intervenant, travaillent en étroite
collaboration avec leur coordinateur BIM référent. Leur mission consiste à créer et à enrichir les
maquettes tout au long du projet, en intégrant à la fois des données graphiques et textuelles,
contribuant ainsi à l'avancement global du processus BIM.

Mémoire de fin d’étude 76 2023-2024


IX.3. Le travail collaboratif sur une maquette numérique évolutive :

Le BIM est basé sur une approche de travail qui implique la collaboration autour d'une maquette
digitale. Il s'agit d'un modèle unique qui renferme toutes les données concernant le bâtiment. Dès la
conception, l'architecte élabore ce modèle qui peut être utilisé tout au long de la construction, pendant
son utilisation et jusqu'à sa démolition. L'évolution de la maquette numérique du bâtiment repose sur
le fait que chaque acteur peut au moins lire et manipuler cette maquette afin d'en extraire les
informations nécessaires à son travail.
Chaque personne a la possibilité de l'annoter, de l'enrichir de nouvelles informations et de contribuer
ainsi à maintenir cet objet virtuel parfaitement représentatif de la construction.

IX.4. Outils informatiques du BIM :

Pour rendre l'échange continu des fichiers de maquettes plus facile tout au long du projet, le BIM
manager met en place une plateforme commune à laquelle tous les intervenants peuvent accéder.
Cette plateforme, généralement appelée BIM 360 DOCS, permet de déposer et de télécharger des
fichiers de maquettes, ainsi que des documents au format .dwg et .pdf. De plus, elle permet de
sauvegarder les fichiers des autres intervenants, ce qui favorise la collaboration et le partage
d'informations essentielles.
La gestion de cette plateforme est assurée par le BIM manager, qui envoie des invitations aux
intervenants pour les inviter à rejoindre. Chaque participant peut accéder aux dossiers en fonction des
autorisations définies par le BIM manager, ce qui évite toute suppression involontaire de fichiers.
Cette mesure garantit une traçabilité complète des documents envoyés et assure un historique précis
des éléments relatifs au projet.

En ce qui concerne les logiciels et le matériel informatique requis, plusieurs outils sont essentiels pour
assurer le bon déroulement du processus BIM :
Autodesk Revit, un logiciel BIM, permet la modélisation 3D des constructions et offre une
conception intelligente et paramétrique basée sur les objets. La bidirectionnalité associée à Revit
assure une mise à jour automatique de toutes les vues en cas de modification, offrant ainsi un cycle
de vie complet du bâtiment, de la conception à la déconstruction.
Autodesk Navisworks Manage permet le partage, la combinaison et l'examen fiable de modèles de
conception 3D détaillés provenant de différents formats de fichier. Ses outils de détection des
collisions facilitent l'analyse des interférences et la correction des défauts avant qu'ils ne deviennent
des problèmes majeurs. La visualisation et la simulation en temps réel offrent une validation des
performances de conception et contribuent à la réduction des déchets.
Ces solutions logicielles permettent aux professionnels de différentes disciplines de collaborer
efficacement sur un modèle de bâtiment unique, favorisant ainsi une gestion intégrée et optimisée des
projets de construction.

Mémoire de fin d’étude 77 2023-2024


IX.5. Les niveaux de détails du BIM :

Les éléments de modèle d’un projet vont avoir un niveau de détail graphique. On rencontre cette
notion sous l'acronyme LOD ou LOG. Le niveau de détail graphique concerne le niveau de
sophistication graphique des éléments du modèle. Il est usuellement reconnu différents paliers de
niveau de détail graphiques allant de 100 à 500. Un document de référence utile pour déterminer le
niveau de détail est le Élodie Spec de BIM Forum. Dans ce document, les assemblages d'éléments de
construction sont repris suivant une classification uniforme à deux, chacun de ces éléments dispose
d'une description des attentes graphiques à chacun des niveaux de détail.
Niveau 100 : les éléments vont être représentés en tant que système ou assemblage de manière
symbolique.
Niveau 200 : les éléments du modèle sont représentés en tant que système ou assemblage, sans
précision au niveau de leur aspect, taille, position ou orientation.
Niveau 300 : les éléments du modèle sont représentés en tant que système et assemblage spécifique,
c'est à dire qu'ils commencent à avoir une précision au niveau de leur aspect.
Niveau 350 : Les éléments sont représentés en tant que systèmes et assemblages spécifiques. Il y a
également une relation entre les éléments, comme par exemple une relation structurelle entre des
éléments porteurs ou une relation au niveau de la résistance thermique entre les différentes couches
d'un mur.
Niveau 400 : les éléments sont détaillés à un haut niveau, ce qui permet leur fabrication en atelier.
Niveau 500 : De manière théorique, les éléments de modèles vont être représentés tels qu'ils ont été
construits de manière physique sur le chantier.

Figure 46 : Les niveaux de détails de BIM

IX.6. Les dimensions du BIM :

Les dimensions du BIM offrent une perspective globale de la gestion de projet, qui va bien au-delà
de la simple modélisation :
 1D : La programmation, où les aspects temporels et fonctionnels sont planifiés
 2D : Englobe les livrables en deux dimensions, comme les plans et les dessins.
 3D : Représente le modèle tridimensionnel détaillés du projet

Mémoire de fin d’étude 78 2023-2024


 4D : Intègre le temps et le phasage, permettant une visualisation dynamique de l'évolution du
projet dans le temps.
 5D : Introduit les coûts, permettant une gestion économique précise du projet
 6D : S'attache à l'analyse, en fournissant des outils pour évaluer la durabilité et les
performances énergétiques.
 7D : Se concentre sur les opérations post-construction, en facilitant la gestion des installations,
la maintenance et la prise de décision basée sur les données.

Figure 47 : Les dimensions de BIM

IX.7. Intégration du processus BIM au projet Uptown :

L'application d'un processus BIM a l’entreprise de construction dans le projet Uptown se manifeste
principalement par la manière suivante :
- Proposer les besoins du maître d'ouvrage, les objectifs du projet et le rôle de chaque
intervenant en rédigeant une convention BIM.
- Utiliser la maquette numérique comme un moyen de communication à l'aide des logiciels
BIM adaptés.
- Détecter les clashs d’exécution lors de la superposition des différents plans techniques.
Dans la méthode classique, le maître d’ouvrage met en place au préalable son programme avant de
contacter l’architecte chargé de produire l’information à travers sa conception. Travaillant en 2D dans
cette méthode dite « classique », l’architecte produit les plans, coupes, façades, etc. en 2D. Ces types
de documents indépendants nécessitent d’être vérifiés soigneusement suite à une quelconque
modification réalisée pour éviter des erreurs. Il faudrait rappeler aussi que les différents corps de
métiers (bureau d’étude structure, fluide…) s’appuient sur ce support pour faire leur travail. Au cas
où il y aurait des appels d’offre, la justesse des informations est vivement souhaitée si des estimations
de coût devaient être effectuées. Et le maître d’ouvrage aussi, qui se soucie du programme et du
budget déjà fixés.
De ce fait, cette méthode constitue une perte de temps, d’énergie, de rentabilité, voire même un risque
d’erreurs considérable pour l’architecte pendant les différentes phases de conception du projet pour
assurer une cohésion des documents à fournir.
D’autre part, on peut noter dans ce processus, une séparation des tâches qui influencerait
négativement sur la coordination et la communication. Sur ce, le processus BIM serait plus fiable
puisqu’elle a une approche collaborative entre les différents acteurs du projet.

Mémoire de fin d’étude 79 2023-2024


Grâce aux moyens de simulations et à sa représentation dynamique, on évite les erreurs au niveau
des documents produits et de les remettre à jour pour qu’ils soient cohérents.

IX.8. BIM 3D :

On modélise les éléments structuraux avec les plans présentes dans le plan de coffrage et
d’architecture donné par le Bureau d’étude et d’architecture. Ainsi la spécification des matériaux de
construction de chaque élément, dans cette étape on peut faire une étude quantitative du projet qui va
nous nous aider à faire une estimation générale des quantités de matériaux de construction ainsi, on
y rajouter une majoration du aux aléas du chantier et au main d’œuvre :

Figure 48 : Maquette 3D sur Revit

IX.9. BIM 4D :

Le BIM n'est pas un instrument, mais plutôt un processus qui utilise une représentation graphique qui
regroupe toutes les informations relatives au cycle de vie complet d'une œuvre, depuis sa conception
jusqu'à sa réalisation, jusqu'à sa démolition et son recyclage.
Dans le BIM, la dimension 4D apporte une information "temps" aux trois dimensions géométriques,
ce qui permet de relier les éléments géométriques à une information "temps". Cela permet aux
différents acteurs d'un projet de visualiser dans le temps la durée d'un événement ou la progression
d'une phase de construction. Il est question de « calendrier de construction ».
Ainsi, l'utilisation de la modélisation à quatre dimensions des données du bâtiment est employée pour
les tâches liées à la planification de la construction. D'autre part, elle offre la possibilité d'extraire et
de visualiser l'évolution des activités tout au long du projet.
Les conflits sont détectés plus facilement grâce à l'utilisation de la technologie 4D, ce qui permet
d'améliorer le contrôle du projet de construction.
Les concepteurs ont la possibilité de visualiser l'évolution des activités déjà en cours de conception
grâce à la modélisation 4D, ce qui offre des avantages importants tels que :

Mémoire de fin d’étude 80 2023-2024


• Vérification et optimisation du temps de réalisation du travail.
• Vérification des superpositions essentielles.
• Évaluation de divers scénarios envisageables.
Dans le cadre du projet Uptown, la planification a été effectuée sur MS Project, puis importée dans
Revit pour intégrer de manière collaborative la quatrième dimension.

Figure 49 : Planification du projet sur MS Project

Figure 50 : Phasage sur Revit

Mémoire de fin d’étude 81 2023-2024


IX.10. BIM 5D :

Les outils numériques du BIM permettent de créer rapidement et avec précision des métrés, en
mettant à jour automatiquement tous les dessins et mesures à partir des modifications apportées au
modèle 3D. Pour ce faire, il est essentiel de développer des maquettes d'exécution par corps d’état
avec un niveau de détail élevé.
Sur Revit, on peut extraire les quantités de chaque éléments et matériau utilisé dans le projet ainsi
leurs quantités et leurs surfaces :

Figure 51: Extraction des quantités et insertion des couts de chaque élément du projet

Dans cette section on peut insérer le cout approprié à chaque matériau cela permet d'obtenir des
informations précises sur le montant global et facilite la gestion des coûts et des ressources pour le
projet.

Mémoire de fin d’étude 82 2023-2024


X. Planification du projet UPTOWN :
La planification consiste à analyser le projet, le découper en actions élémentaires, en déduire une
logique d’enchainement des taches, déterminer les délais nécessaires à leur réalisation, affecter les
moyens nécessaires et les optimiser, suivre le déroulement des études et des travaux, anticiper les
éventuels problèmes, informer, responsabiliser et fédérer tous les acteurs du projet. Cette
planification permettra aux responsables de répondre aux cinq objectifs qui sont :
 Prévoir : Etablir les programmes d’actions et les situer dans le temps.
 Organiser : Mettre en place les moyens propres à la réalisation des travaux.
 Commander : Déclencher l’exécution des différentes phases de réalisation des travaux et
évaluer toutes les répercussions qui peuvent entrainer leur enchainement.
 Coordonner : Relier entre les différentes phases de réalisation des travaux.
 Contrôler : Vérifier que la réalisation est conforme aux prévisions et prendre toutes les
mesures nécessaires pour corriger tout écart. La réalisation d’un tel planning nécessite la
mise en œuvre de technique de planification :
-Les taches doivent être identifiées.
-Les taches doivent être quantifiées en termes de délais, de charges ou de ressources.
-La logique de l’ensemble des taches doit être analysée.

X.1. Modes de présentation des plannings :


X.1.1. Le Planning prévisionnel :

Le planning prévisionnel permet de définir et simuler le déroulement des travaux avant le démarrage
du chantier et ainsi d'anticiper au plus tôt les phases délicates d'exécution. Pour les entreprises, il
permet de gérer au mieux les délais d'exécution et de mettre en cohérence les besoins en matériel,
matériaux et en main d’œuvre nécessaires.
Pour les maîtres d'ouvrages, ce planning permet d'assurer le suivi financier et la gestion prévisionnelle
des versements des acomptes au fur et à mesure de l'avancement des travaux. Il est caractérisé par :

- Planning du maître d’œuvre :


Le planning du maitre d’œuvre est élaboré au moment de la préparation du dossier d’appel d’offres
et dont l’objectif est de fixer les délais d’exécution global ainsi que la période d’intervention par corps
d’états.

- Planning de soumission :
Le planning de soumission est élaboré par l’entrepreneur au moment de la soumission. Il tient compte
des contraintes de délais du planning du maître d’œuvre, des liens logiques entre les différentes tâches
par corps d’état et propose un enchaînement des tâches selon le savoir-faire et les moyens de
l’entreprise.

Mémoire de fin d’étude 83 2023-2024


X.1.2. Le Planning d’exécution :

Pour élaborer un planning de travaux, on doit suivre les phases suivantes :


a) Décomposer l’opération en tâches de réalisation. A partir du mode constructif retenu pour les divers
lots, des avant-métrés d’ouvrages, on inventorie les diverses tâches ;
b) Affecter une durée à chaque tâche. Les durées sont définies à partir des ratios d’entreprises, issues
de l’expérience des chantiers antérieurs ou par enquête auprès des entreprises ;
c) Définir les antériorités pour chaque tâche. Les liens entre ces tâches sont établis à partir de
l’expérience du coordonnateur. Ce planning doit être élaboré avant le démarrage des travaux et est
plus détaillé que le planning de soumission. Ainsi il tient compte des éléments suivants :

- De la complexité du projet
- Des spécificités du site
- Des possibilités de fragmentation
- Des possibilités de standardisation
- Des moyens matériels et ressources disponibles au démarrage des travaux.
Le Planning d’exécution ou planning détaillé de chantier fait ressortir tous les éléments fondamentaux
de la gestion des chantiers tels que la présence de main d’œuvre, l’emploi des matériaux, l’utilisation
des matériels et les coûts de production. L’ensemble de ces plannings a pour objectif de gérer le
temps, c’est à dire ordonnancer les interventions, de prévoir l’avancement des travaux, d’optimiser la
qualité et de rentabiliser le chantier.

X.1.3. Etablissement du planning gros-œuvre :

Pour tracer un planning des travaux, on doit suivre les étapes suivantes :
Définir un calendrier de travail propre à l’entreprise. On définit les dates de début de projet et les
dates des jours travaillées ou non.
Le calendrier est présenté comme suit :

- 6 jours travaillés sur 7.


- 9 heures par jour de travail du lundi au samedi à partir de
- 8 heures du matin jusqu’au 18h, avec une heure de repos de
- 13h00 à 14h00.
- 7 jours de repos de Aid Alfitr.
- 15 jours de repos de Aid Adha.
Tracer le planning Gantt, qui est construit en portant en abscisses le t en ordonnée les tâches suivant
leur rang.
Avant d’entamer l’ordonnancement des taches nous allons citer des hypothèses et des règles générales
pour subdiviser les taches propres à ce projet. Nous allons découper, le projet en une séquence de lots

Mémoire de fin d’étude 84 2023-2024


techniques que nous allons diviser en tâches récapitulatives et tâches exécutables. L’ordonnancement
se fera ensuite à l’aide du logiciel MS Project.

X.1. Etapes de coffrage dalle précontrainte :

La post-contrainte mise en œuvre dans les bâtiments est réalisée par la mise en place de torons gainés-
graissés ou de gaines ou conduits contenant un ou plusieurs torons en acier équipé(s) d’organes
d’ancrage à leurs extrémités.

Pour la réalisation d’un plancher de structure de bâtiment en béton précontraint par post-tension, on
distingue les étapes successives suivantes :

 Réalisation des murs et poteaux verticaux


 Mise en place des étais :

La distance maximale à respecter entre deux étais ne doit pas dépasser 1.50 mètres. La distance
maximale entre deux lignes d'étais ne doit, quant à elle, pas dépasser 2.50 mètres.

Mémoire de fin d’étude 85 2023-2024


 Mise en place des éléments porteurs horizontales (H20, systèmes, guides)
 Mise en place du coffrage par des panneaux en bois Tricapas :

Le calcul de nombre de panneaux Tricapas nécessaire pour le coffrage d’une dalle :

𝐒𝐮𝐫𝐟𝐚𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐥′𝐞𝐭𝐚𝐠𝐞
𝐧𝐛𝐫 𝐝𝐞 𝐩𝐚𝐧𝐧𝐞𝐚𝐮𝐱 ∶
𝐒𝐮𝐫𝐟𝐚𝐜𝐞 𝐝′ 𝐮𝐧 𝐬𝐞𝐮𝐥 𝐩𝐚𝐧𝐧𝐞𝐚𝐮

Les dimensions d’un panneau sont généralement 0,5m de largeur et de 1.5 jusqu’à 3m de longueur.

 Mise en place des armatures passives


 Pose des gaines de la précontrainte.
 Enfilage des câbles de précontrainte

 Bétonnage du plancher : vibration et cure


 Mise en tension des câbles de précontrainte : lorsque le béton a atteint une résistance
mécanique suffisante
 Décoffrage
 Injection des câbles au coulis de ciment
 Mise en place d’ancrages.

Mémoire de fin d’étude 86 2023-2024


Conclusion générale :

Notre travail de fin d'étude a consisté en une étude complète d'un bâtiment R+16, avec l'exploration
de deux variantes : plancher dalle pleine et dalle précontrainte en post-tension. Nous avons abordé
chaque aspect technique du projet, en commençant par une conception respectant les contraintes
architecturales et structurales. Le prédimensionnement des éléments de la structure a été réalisé en
tenant compte des charges appliquées, permanentes et d'exploitation, assurant ainsi la stabilité et la
sécurité du bâtiment.
La structure ne satisfaisant pas aux critères de la méthode statique équivalente requis par le RPS 2000,
nous avons poursuivi l'étude sismique en utilisant l'approche dynamique et l'analyse modale avec le
logiciel Robot. Cette approche a permis de déterminer les effets maximaux d'un séisme sur la
structure. Les résultats obtenus ont été vérifiés conformément aux normes en vigueur, assurant la
stabilité au renversement ainsi que la conformité des déplacements et des déformations aux limites
prescrites par les règlements.
Ensuite, nous avons dimensionné et calculé le ferraillage des éléments structuraux, incluant les
poteaux, voiles, semelles isolées et filantes, ainsi que le plancher dalle en béton armé et la dalle
précontrainte en post-tension. Cette étape a été cruciale pour garantir la résistance adéquate de chaque
composant face aux forces internes et externes.
En analysant l'efficacité énergétique du bâtiment, il a été constaté que deux systèmes de climatisation
de 18 000 BTU/HR étaient nécessaires, ainsi que l'intégration d'un isolant thermique, à savoir la laine
de roche, pour améliorer l'efficacité thermique. Dans le cadre de cette analyse, un bilan thermique
approfondi a été effectué ainsi que le dimensionnement des systèmes de climatisation et de chauffage.
Finalement, nous avons incorporé l'approche BIM grâce au logiciel Revit. Nous avons réalisé une
maquette en 3D et nous avons inclus les dimensions de planification et de coût (4D et 5D) dans notre
projet. La mise en place de cette intégration a souligné les bénéfices du BIM pour la conception, la
construction et la gestion à venir du bâtiment, favorisant ainsi la collaboration entre les différentes
parties prenantes et optimisant les procédures de construction.
En résumé, notre recherche a donné naissance à des solutions techniques solides et novatrices pour
un bâtiment R+16, en combinant des analyses statiques et dynamiques, des méthodes de ferraillage
avancées, des études énergétiques approfondies et l'utilisation de la modélisation BIM. Ce projet,
mené de manière méthodique et rigoureuse, apporte une contribution importante au développement
urbain durable de Casablanca, en satisfaisant aux normes de construction contemporaines et en
maximisant l'utilisation des ressources disponibles.

Mémoire de fin d’étude 87 2023-2024


Liste des références bibliographiques :

Norme et règlements :

 BPEL (béton précontraint a l’état limite).


 Calcul de béton armé suivant les Règles BAEL 91 modifiée 99.
 Les combinaisons de charges choisies selon la NFP 06-001.
 Eurocode 2
 Les calculs sismiques suivant les Règlement Parasismiques
RPS2000Vr2011

Site web consultés :


 https://fr.scribd.com/document/462654293/Projet-de-stage-et-de-fin-
d-etude.
 https://www.preventionweb.net/files/21648_13356rps20021.pdf
 https://www.mhpv.gov.ma/wp-content/uploads/2018/03/RPS-2000-
V-2011.pdf
 https://geniecivilpdf.com/wp-content/uploads/Etude-parasismique-
d%E2%80%99un-h%C3%B4tel.pdf
 Cours de béton armé Mme. AKHEZOZ Hajar

Mémoire de fin d’étude 88 2023-2024


Annexes :

ANNEXE 1: PLAN ARCHITECTURAL SOUS-SOL .........................................................................................................................90


ANNEXE 2 : PLAN ARCHITECTURAL RDC ..............................................................................................................................90
ANNEXE 3 : PLAN DE FERRAILLAGE 4EME ETAGE POTEAU 308 ..................................................................................................91
ANNEXE 4 : CARTOUCHE D'ANCRAGE DE LA PRECONTRAINTE ....................................................................................................91
ANNEXE 5 : PLAN DE CABLAGE SUIVANT X ............................................................................................................................92
ANNEXE 6 : PLAN DE CABLAGE SUIVANT Y ............................................................................................................................93
ANNEXE 7 : PLAN DE COFFRAGE DALLE PRECONTRAINTE ..........................................................................................................94

Mémoire de fin d’étude 89 2023-2024


Annexe 1: Plan architectural sous-sol

Annexe 2 : Plan architectural RDC

Mémoire de fin d’étude 90 2023-2024


Annexe 3 : Plan de ferraillage 4eme étage Poteau 308

Annexe 4 : Cartouche d'ancrage de la précontrainte

Mémoire de fin d’étude 91 2023-2024


Annexe 5 : Plan de câblage suivant X

Mémoire de fin d’étude 92 2023-2024


Annexe 6 : Plan de câblage suivant Y

Mémoire de fin d’étude 93 2023-2024


Annexe 7 : Plan de coffrage dalle précontrainte

Mémoire de fin d’étude 94 2023-2024

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