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Cours PD

Le document traite de l'énergie solaire et de son influence sur la surface de la Terre, en abordant l'origine, le devenir du rayonnement solaire et son impact sur les enveloppes externes de la Terre. Il explique également les processus d'altération des roches, les agents de transport des sédiments, et les phénomènes de sédimentation. Enfin, il décrit les mouvements atmosphériques et océaniques résultant de l'inégale répartition de l'énergie solaire.

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Cours PD

Le document traite de l'énergie solaire et de son influence sur la surface de la Terre, en abordant l'origine, le devenir du rayonnement solaire et son impact sur les enveloppes externes de la Terre. Il explique également les processus d'altération des roches, les agents de transport des sédiments, et les phénomènes de sédimentation. Enfin, il décrit les mouvements atmosphériques et océaniques résultant de l'inégale répartition de l'énergie solaire.

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PARTIE I : ENERGIE SOLAIRE ET GEODYNAMIQUE EXTERNE

CHAPITRE I : LE RAYONNEMENT SOLAIRE ET SES INFLUENCES A LA


SURFACE DE LA TERRE

Objectifs : à la fin de ce chapitre, l’apprenant sera capable de :

 Déterminer l’origine du rayonnement solaire reçu par la terre


 Déterminer le devenir du rayonnement solaire reçu par la terre
 Déterminer l’influence du rayonnement sur les enveloppes externes de la terre

I. Origine de l’énergie reçue par la terre

1) Mise en évidence du rayonnement énergétique

En faisant parvenir les rayons solaires sur une feuille de papier


à l’aide d’une loupe convergente, le papier se calcine.
Conclusion : les rayons solaires transportent une certaine
Calcination du papier par le
quantité d’énergie ou de chaleur capable de calciner le papier
rayonnement solaire

2) Constitution du rayonnement solaire


La terre reçoit du soleil un apport continu d’énergie sous forme de rayonnement électromagnétique
dont les longueurs d’onde sont comprises entre 10-7 (rayons gamma) et 2.1010 µm (ondes radio). La plus
grande partie de l’énergie rayonnée est transportée par les radiations du domaine du visible comprises entre
0,4 et 0,8µm. Le maximum d’émission a lieu pour les radiations du domaine du visible (40%) et du proche
infrarouge (50%).

Différentes radiations électromagnétiques

3) Hypothèse sur l’origine du rayonnement solaire


En admettant que l’hydrogène est le seul combustible du soleil et que la puissance solaire n’a pas
varié depuis son origine, deux hypothèses nous permettent de calculer la durée de vie du soleil.
 Hypothèse de la combustion du dihydrogène
D’après cette hypothèse, l’énergie solaire parvenue à la surface de la terre proviendrait de la
combustion du dihydrogène selon l’équation H2 + ½ O2 → H2O + Energie
Dans ce cas, la durée de vie du soleil est donnée par la relation
T durée de vie du soleil, m masse du dihydrogène, Q quantité d’énergie libérée par 1Kg de H2
(14,31.10 J/Kg), L luminosité solaire (4.1026 W).
7
Sachant que m 2/18 M avec M masse du soleil (2.1030 Kg),
la durée de vie du soleil serait de 2600 ans. Or le soleil s’est formé avant la terre : l’énergie solaire a donc
une autre origine.

 Hypothèse de la réaction de fusion thermonucléaire au cœur du soleil


La réaction de fusion thermonucléaire n’a lieu
qu’à très haute température. Ces conditions existent au
cœur du soleil et permettent la fusion de 4 atomes
d’hydrogène pour donner un atome d’Hélium.
Cette réaction s’accompagne d’une perte de
matière ; la masse perdue étant convertie en énergie
suivant la relation d’Einstein. E mC2
E : énergie totale libérée en J, m : masse
perdue en Kg, C : célérité (3.108m/s). Réaction de fusion thermonucléaire

Bilan : 4H → He + 2neutrinos +2 photons gamma +2 positrons


-3
On admet que 7.10 seulement de la masse du combustible ayant disparu est convertie en énergie, et
que le soleil s’éteindra quand 1/10 de sa masse aura subi la réaction. Ainsi le soleil brillera pendant une
durée T E/L ; On trouve ainsi T 10,25 Milliards d’année

II. Devenir du rayonnement solaire reçu par la terre

1) Notions de constance et de puissance solaire


La constance solaire est la quantité d’énergie reçue par une surface de 1m2, perpendiculaire au
rayon solaire et située à la limite supérieure de l’atmosphère terrestre. La constance solaire apparente est
de 1368 W/m2. Vu du soleil la terre apparait comme un disque de surface apparente de réception ΠR2. Or le
rayonnement est en fait reçu par une surface sphérique de surface 4ΠR2, la constance solaire effective est
donc de 342 W/m2 soit 1368/4
La puissance solaire ou luminosité solaire est la quantité d’énergie reçue par unité de surface de la
planète terre.

2) Modifications subies par le rayonnement solaire incident et notion d’albédo

En observant le document ci-dessus,


Expliquer comment se répartit le
rayonnement solaire
 A son entée dans l’atmosphère
Le rayonnement solaire traversant
l’atmosphère est modifié selon deux
processus :
 Le processus d’absorption (par
l’atmosphère et les nuages)
 Le processus de diffusion-
réflexion
 A son arrivée au sol
Au niveau du sol une partie du
rayonnement est absorbée et une
autre partie est réfléchie
Figure 4 : Devenir du rayonnement solaire reçu par la terre Conclusion : la terre ne reçoit qu’une
partie de l’énergie solaire
3) Notion d’albédo

L’albédo d’une surface est le rapport du flux solaire réfléchi par cette surface au flux solaire incident
A énergie réfléchie/ énergie incidente
En observant la figure 4 ci-dessus, on peut calculer :
 L’albédo de l’atmosphère : 77/342 0,23
 L’albédo de la surface du sol : 30/198 0,15
 L’albédo global de la planète Terre : 107/342 0,31.

Cette valeur signifie que 31% du flux solaire incident sont réfléchis vers l’espace et 69% sont absorbés par
l’atmosphère, les nuages et le sol.

L’albédo varie donc selon la surface réfléchissante

4) Emission du rayonnement infra rouge par la terre, bilan radiatif et effet de serre
La terre absorbe une grande partie du flux solaire, s’échauffe et émet un rayonnement sous forme d’infra
2
rouge (IR). La terre émet 390 W/m (15°C) dans l’IR, mais en dehors de l’atmosphère cette valeur est de 235
W/m2 (- 18°C). La différence entre ces deux valeurs est la conséquence de l’effet de serre.
De façon globale, le bilan radiatif (Différence entre le rayonnement solaire incident absorbé et le
rayonnement IR émit par une même surface) de la terre est nul ou en équilibre. La planète reçoit 342
W.m-2. Elle réfléchit 107 W.m-2 et elle émet 235 W.m-2. Le bilan énergétique global de la planète est donc
en équilibre.
Br EI – (Er+EIr) = 342 – (107+235) 0
La terre se comporte donc comme un corps noir car elle émet autant d’énergie qu’elle n’en reçoit.

a) Les différences altitudinales (entre la surface du sol et l’atmosphère)


Les gaz à effet de serre de l’atmosphère (CO2, la vapeur d’eau, le méthane…) piègent une quantité
d’IR et la renvoie vers le sol qui continue à s’échauffer. Le bilan radiatif de la surface du sol est donc
excédentaire et celui de l’atmosphère est négatif.
Cependant, le sol ne se réchauffe pas et l’atmosphère ne se refroidit pas. Grace au cycle de l’eau, il
y’a équilibre entre le bilan énergétique de l’atmosphère et celui de la surface terrestre. En s’évaporant, l’eau
des océans prend de l’énergie à la surface de la terre (chaleur latente d’évaporation) et la libère dans
l’atmosphère au moment de la condensation sous forme de pluie et de neige. Associé à la pesanteur, l’effet
de serre est donc le moteur du cycle de l’eau.

b) Les différences latitudinales (entre les pôles et l’équateur)


Dans les régions tropicales (entre 40°N et 40°S), la planète absorbe plus d’énergie
solaire qu’elle n’en émet dans l’IR. Le phénomène inverse est observé aux pôles. Le bilan radiatif est donc
déficitaire aux pôles et excédentaire dans les régions tropicales.
Toutefois, les zones équatoriales ne se réchauffent pas et les zones polaires ne se refroidissent en
général. La circulation atmosphérique et océanique joue un rôle compensateur en transférant l’excédent de
chaleur de l’équateur vers les régions déficitaires aux pôles.

5) les causes de l’inégale répartition de l’énergie solaire


En raison de la sphéricité de la terre, l’épaisseur de l’atmosphère traversée est plus importante aux
pôles qu’à l’équateur.
Les causes de l’inégale répartition de l’énergie solaire sont : la latitude, l’altitude, la succession des
jours et des nuits, les variations de saisons, la sphéricité de la terre.
III. Influence du rayonnement sur les enveloppes externes de la terre
1) Les mouvements atmosphériques
L’inégale répartition du rayonnement solaire reçu par la terre est à l’origine des mouvements de
l’atmosphère et de l’hydrosphère. Les mouvements atmosphériques trouvent leurs origine dans la différence
de température entre les hautes et les basses latitudes. Ceci signifie que deux phénomènes distincts
déterminent les mouvements atmosphériques :
 L’échauffement de la planète
 La rotation de la terre
A l’équateur, l’air chaud et léger tend à s’élever, créant au niveau du sol des zones de basse
pression (dépression). Aux pôles, l’air froid et plus dense descend, créant au niveau du sol des zones de
haute pression (anticyclone). Il se crée entre ces deux zones des forces de pression qui mettent en
mouvement les masses d’air et tendent à rétablir l’équilibre. Les vents naissent donc des différences de
pression qui existent dans l’atmosphère.
Les masses d’air circulent selon un circuit appelé
cellule de convection. On distingue :
 Les cellules de convections tropicales ou cellules
équatoriales de Hadleysituées aux basses latitudes
dont le fonctionnement se traduit par les alizés(vent
d’Est déviés vers l’Ouest par la force de Coriolis)
 Les cellules de convection polairessituées aux
latitudes élevées et dont le fonctionnement se traduit
par les vents d’Est déviés vers l’Ouest.
 Les cellules de convection tempérées aux latitudes
moyennes dont le fonctionnement se traduit par les
Circulation atmosphérique
vents d’Ouest déviés vers l’Est.
De façon générale, l’air circule des hautes pressions vers les basses pressions. Elle circule dans le
sens des aiguilles d’une montre autour d’un anticyclone dans l’hémisphère Nord ; il est inversé dans
l’hémisphère Sud.

2) Les mouvements océaniques


On distingue deux types de courants océaniques : les courants superficiels et les courants
profonds.

a) Les courants superficiels


Ils sont dus à l’action des vents et à la force de Coriolis qui affectent les couches océaniques de
surface. Par friction, les vents entrainent les eaux superficielles dans leurs mouvements. Les mers et les
océans sont parcourus par des courants réguliers, les uns chauds (Gulf Stream de la côte orientale Nord-
Américaine) et les autres froids (courant le Benguela).
Ex. Les vagues, les marées, la houle

b) Les courants profonds


Ils s’écoulent des zones de haute densité vers
les zones de faible densité. Ils sont dus à la différence
de densité des eaux, à la température et à la salinité.
Près des pôles, l’eau de surface se refroidit au
contact de l’atmosphère plus froide. Le gel de l’eau
entraine l’expulsion du sel ; ceci augmente la salinité de
l’eau et augmente sa densité. Les eaux plus denses
(plus salées) plongent en dessous des eaux moins
Circulation océanique profonde
denses : c’est l’origine des courants profonds.
CHAPITRE II : L’ALTERATION DES ROCHES ET SES
CONSEQUENCES

Objectifs : à la fin de ce chapitre, l’apprenant sera capable de :

 Expliquer le mécanisme responsable de la dégradation des continents


 Déterminer les principaux agents de transport des sédiments
 Expliquer le phénomène de la sédimentation et indiquer les différentes origines des roches
sédimentaires
 Décrire les séries sédimentaires et déduire la notion de stratigraphie
 Représenter à l’aide d’un schéma le cycle sédimentaire
 Définir le terme paléontologie
 Identifier les différents éléments des roches sédimentaires permettant la reconstitution de l’histoire
géologique
 Expliquer et définir les notions de paléogéographie et paléoécologie.

I. Altération et érosion des roches du continent

1) Altération d’une roche solide : le granite

1- l’observation de la roche A montre un granite sain dont les minéraux sont soudés entre eux (cohérent) :
on parle d’une structure grenue.
La roche B est un granite altéré dont les minéraux sont dispersés (pas cohérent).
2- pendant l’altération du granite, on remarque que :
 Le % de quartz demeure constant : le quartz est inaltérable.
 Les % de feldspath et de mica diminuent et finissent par s’annuler : ces minéraux s’altèrent et
finissent par disparaitre de la roche.
 Le % de minéraux argileux initialement nul, augmente et finit par se stabiliser : ces minéraux
apparaissent lors de l’altération du granite.
3- la figure 1 montre l’altération physique ou mécanique par fissuration ou fragmentation du granite.
La figure 2 montre l’altération chimique par modification des minéraux ou hydrolyse des minéraux.
L’altération est donc la dégradation physicochimique des roches sous l’effet des agents
atmosphérique, hydrosphériques et biologiques.

4- le granite altéré devient un sable grossier appelé arène granitique. L’arénisation est le processus de
formation de l’arène granitique à partir du quartz et des minéraux néoformés après altération du granite.
2) Altération d’une roche soluble : le calcaire
Les roches calcaires sont soumises à des phénomènes de dissolution. Les eaux riches en CO 2 circulent
dans les microfissures de la roche et transforment les carbonates de calcium insolubles en ions
hydrogénocarbonates solubles.
H2O + CO2 → H2CO3 CaCO3 + H2CO3 → Ca2+ + 2 HCO3-

3) Les agents d’altération


a) L’eau
Sur un massif granitique, on observe à l’œil nu des macrofissures (diaclases) et au microscope des
microfissures. L’eau s’infiltre par ces ouvertures et agit à deux niveaux :
 Une action mécanique : sous l’action du gel et du dégel, l’eau qui s’infiltre dans la roche provoque
son éclatement et la séparation des grands blocs rocheux.
 Une action chimique par les eaux chargées de CO2 : les eaux chargées de CO2 se comportent
comme un acide faible et hydrolysent les minéraux (micas et feldspath en argiles et oxydes de fer,
les carbonates en hydrogénocarbonates).

b) Les êtres vivants


 L’activité végétale maintient une teneur en CO2 plus élevée que dans l’atmosphère ; ceci enrichi les
eaux d’infiltration en CO2.
 Les racines des végétaux ont une action destructrice.
 Les lichens et les bactéries décomposent directement les roches

c) Le vent
Les vents chargés de particules attaquent les roches ou les monuments, ils enlèvent les particules
tendres, mettent en relief les particules dures et provoquent la formation des cannelures très
caractéristiques de l’érosion éolienne.

d) La température
L’intensité d’altération augmente avec la température

II. Le devenir des produits d’altération


La météorisation c'est-à-dire la désagrégation physique et l’altération chimique des roches conduit à
la formation de 3 fractions minérales ou sédiments:
 Une fraction détritique qui peut subir ou non un transport (par l’eau, le vent, les glaciers)
 Une fraction chimique dissoute
 Un complexe d’altération qui sur place dans des conditions biologiques précises peut donner
naissance à un sol.

1) Transport et dépôt de la fraction détritique


Les matériaux détritiques issus de la fragmentation des
roches sont caractérisés par leur granulométrie. Elle fournit des
renseignements sur le mode de transport. La granulométrie d’un
sédiment étudie le classement des grains selon leurs tailles, leurs
formes, leurs aspects et leurs classes d’usure.

Le transport et le dépôt des sédiments sont deux


phénomènes intimement liés. Lorsque la vitesse du courant
diminue, les grosses particules se déposent en premier et les
plus fines sont transportées plus loin : on parle de
granoclassement c'est-à-dire la variation de la taille des particules
au sein d’un banc sédimentaire liée à une variation d’énergie du
courant de transport.
Si la limite entre le domaine de sédimentation et celui du transport est nette, celle qui sépare
transport-érosion et transport est beaucoup moins précise. Elle dépend en effet du degré de cohésion entre les
matériaux déposés dans le lit du cours d’eau.

2) Transport et dépôt de la fraction chimique dissoute (ions en solution)

Le transport des éléments dissouts par les eaux circulantes s’effectue quelque soit la vitesse du
courant. Même dans les eaux stagnantes, ces éléments ne sédimentent que si ils deviennent insolubles. Les
principaux ions transportés sont : Ca2+ ; HCO-3; K+ ; Mg2+ ; Cl- ; Na+
Remarque : la précipitation de ces éléments est la conséquence d’un changement des conditions de
solubilité. Une variation de Ph et de température ainsi qu’une modification des échanges avec l’atmosphère
peuvent provoquer la précipitation des substances dissoutes.
Ex : une variation du taux de CO2 entraine la précipitation des hydrogénocarbonates en carbonates

III. Sédimentation et roches sédimentaires


1) Les zones de sédimentation marine
Les zones de sédimentation marine sont les plaines abyssales et la marge continentale. Les plaines
abyssales sont des grands fonds à pente faible aves beaucoup d’accidents tectoniques.
La marge continentale comprend :
 Le plateau continental : zone de pente faible assurant la transition entre le continent et l’océan
 Le talus continental ou pente continentale : zone raccordant le plateau continental aux fonds
océaniques
 Le glacis qui est l’aire de penchement des sédiments continentaux

Les zones de sédimentation marine

2) Notion de sédimentation et de bassin sédimentaire

La sédimentation est le dépôt des sédiments dans la mer, les fleuves, ou les continents. Le dépôt des
particules s’effectue lorsque les forces qui les maintiennent en mouvement deviennent insuffisantes ou
lorsque ces particules aboutissent dans une dépression considéré comme un piège sédimentaire. Souvent
installés à long terme, les dépôts ainsi constitués ne peuvent évoluer en roche sédimentaire que s’ils
s’accumulent dans une ère de sédimentation stable à long terme appelée bassin sédimentaire.

3) Les différents types de sédiments

On distingue les sédiments d’origine détritique, d’origine chimique et d’origine biologique.


a) Sédiments d’origine détritique
La majorité des sédiments se déposent en milieu marin et proviennent en grande partie des matériaux
arrachés au continent par l’érosion et transportés par les cours d’eau jusqu’à l’océan. C’est donc à
l’embouchure des fleuves que débute le dépôt des sédiments détritiques. Les matériaux les plus grossiers
(graviers, galets, sables, vases) forment les dépôts littoraux tandis que les particules les plus fines (sables
fins, argiles, marnes) sédimentent plus au large. Les matériaux détritiques instables sous le talus continental
peuvent s’effondrer et être entrainer jusqu’aux plaines abyssales.

b) Sédiments d’origine chimique


Ils proviennent de la précipitation des ions transportés sous forme dissoute.
Certains dépôts carbonatés résultent d’une précipitation de carbonates de calcium dans les eaux marines
chaudes, peu profondes et agitées.
Les évaporites sont le résultat d’une sédimentation physico-chimique typique. Il s’agit des roches
sédimentaires résultant d’une précipitation de sel à partir d’ions en solution sous l’effet de l’évaporation

c) Sédiments d’origine biologique


La participation des êtres vivants est très importante dans le cas des dépôts carbonés ; le calcaire
surtout.
Ex : la sédimentation récifale (des récifs coralliens), les boues à foraminifère (contenant les débris
d’algue), les boues siliceuses provenant de l’accumulation des tests (coquilles) siliceux d’origine
planctonique.
La répartition des sédiments carbonatés est non seulement fonction de l’abondance des planctons,
mais également de la profondeur des zones de dépôt. Au cours de leurs chutes, les squelettes calcaires sont
partiellement dissouts à partir d’une certaine profondeur appelée niveau de compensation des carbonates.

4) Les roches sédimentaires

a) La diagénèse

C’est l’ensemble des processus permettant la transformation des sédiments en roche sédimentaire.
Elle se déroule en plusieurs étapes :
 La compaction : c’est le dépôt des sédiments les un au dessus des autres suivi d’une déshydratation,
d’une diminution de la porosité et de la perméabilité ainsi que d’une réorganisation granulométrique.
 La cimentation qui est la cristallisation des minéraux entre les vides des sédiments grossiers
 La recristallisation qui correspond à la dissolution des minéraux préexistants rendant d’autres
cristaux plus gros.
 La métasomatose c’est une forme de cristallisation dont la solution interstitielle de dissolution
provient d’ailleurs et a une composition chimique différente ; ce qui entraine les changements
chimiques et minéralogiques dans le sédiment.
On peut regrouper ces phénomènes sédimentaires en deux principales parties :
 La diagénèse précoce : la diagénèse biochimique, la compaction et la cimentation
 La diagénèse tardive : la recristallisation et la métasomatose
Cycle d’évolution de la roche sédimentaire : roche mère → altération → érosion →transport →
sédimentation → diagénèse → roche sédimentaire

b) Les types de roches sédimentaires


Selon leurs origines, on distingue les roches sédimentaires détritiques, chimiques et biologiques. Et
selon leurs compositions minéralogiques on distingue les roches sédimentaires siliceuses, argileuses,
calcaires, salines et carbonées
Les types de roches de roches sédimentaires

IV. Reconstitution des milieux sédimentaires


L’étude des phénomènes actuels d’érosion, de transport et de sédimentation fournit des indications
permettant d’analyser les phénomènes anciens. L’idée que ces phénomènes se sont déroulés autrefois suivant
les mêmes actuelles constitue le principe des causes actuelles ou principe de l’uniformitarisme. « Toute
roche sédimentaire conserve une multitude d’indices qui renseignent le spécialiste sur l’origine de
cette roche, ses conditions de formation, de dépôt ainsi que les altérations qu’elle a pu subir. » il
devient donc possible de reconstituer l’histoire géologique d’une région. Cette reconstitution se fait à partir
de la stratigraphie (datation relative) et/ou de la paléontologie (datation absolue).

1) Notion de stratigraphie

a) Définition
La stratigraphie est l’étude des couches de terrain ou strate en vu d’établir l’ordre normal de dépôt
et leur âge relatif.

b) Les principes stratigraphiques


La succession verticale des couches de terrain traduit une suite de périodes de dépôt. Elle se base sur des
principes stratigraphiques bien définis :PL IV-1 b
 Le principe de superposition : « toute strate est plus récente que celle qu’elle recouvre et plus
ancienne que celle qui la recouvre »
 Principe de recoupement : « toute structure qui en recoupe une autre est plus récente que cette
dernière »
 Principe de continuité : « une strate définie par un faciès donné a le même âge sur toute son
étendue »
 Principe d’identité paléontologique : « toutes les strates ayant le même fossile stratigraphique ont
le même âge »

c) Notions de séries et de cycles sédimentaires


Une série sédimentaire ou colonne sédimentaire est une succession de dépôts transformée en roche
sédimentaire par diagénèse en une période précise. Lorsque la mer envahit progressivement et de façon
durable le continent, on dit qu’il y’a transgression. Elle est marquée par une succession de sédiments de
moins en moins détritiques du bas vers le haut (les plus gros en bas et les plus fins au dessus).
Si par contre, la mer se retire du continent, on dit qu’il y’a
régression. Elle est marquée par une succession de sédiments de
moins en moins détritiques du haut vers le bas (les plus gros au
dessus et les plus fins en bas).
Un cycle sédimentaire est l’ensemble des phénomènes
Séries stratigraphiques
sédimentaires compris entre le début d’une transgression et la fin de
la régression suivante.

d) Les lacunes : notions de concordance et de discordance


On parle de concordance lorsque les strates sont
disposées parallèlement entre elles. La discordance est le
fait que les strates ne sont pas disposées parallèlement entre
elles ; c'est-à-dire que les nouvelles couches transgressives
font un certains angle avec les couches précédents.
On appelle lacune, une absence de couche par rapport à
la série stratigraphique complète connue par ailleurs.
L’absence de cette couche peut s’expliquer par une absence
de sédimentation, soit par l’érosion.

2) La paléontologie

a) définitions
La paléontologie est la science qui étudie les fossiles.
Un fossile est tout reste d’être vivant ou des traces de son activité conservé dans la roche depuis des
périodes anciennes.
La fossilisation est l’ensemble des processus responsables de la formation d’un fossile

b) importance des fossiles


Certains fossiles fournissent des
renseignements sur l’âge de la roche sédimentaire
encaissante : ce sont des fossiles stratigraphiques.
D’autres fossiles fournissent des informations sur
les conditions du milieu existant lors de la
formation de la roche sédimentaire encaissante : ce
sont des fossiles de faciès.

Caractéristiques des bons fossiles


fossiles stratigraphiques fossiles de faciès
Courte durée de vie (courte répartition Longue durée de vie (grande répartition verticale)
verticale)
Grande extension géographique (longue Faible extension géographique (courte répartition
répartition horizontale) horizontale)
Evolution rapide Evolution lente

V. Notions de paléogéographie et paléoécologie


La paléogéographie est la reconstitution de la position et des caractéristiques des continents au cours
des temps géologiques. Ex : les Coraux indiquent la mer sous un climat chaud et agité.
La paléoécologie est la reconstitution des environnements passés et des relations existants entre les
différentes espèces et leurs milieux. Ex : les gastéropodes indiquent un milieu lacustre.
PARTIE II : MOUVEMENTS DE LA LITHOSPHERE ET ENERGIE D’ORIGINE INTERNE

CHAPITRE III : STRUCTURE ET ENERGIE INTERNE DE LA


TERRE

Objectifs : à la fin de ce chapitre, l’élève sera capable de


 Enoncer les propriétés liées à la propagation des ondes sismiques
 Enumérer et décrire les caractéristiques physiques et chimiques des différentes enveloppes internes
du globe terrestre.
 Déterminer et expliquer l’origine de l’énergie interne de la terre et ses différentes formes de
dissipation.

I. Eléments de sismologie

1) Définitions
Un séisme ou tremblement de terre est une secousse ou série de secousses brusques plus ou moins
violentes du sol. Un séisme est causé par rupture de la lithosphère le long des failles, avec émission des
ondes sonores. Le point d’origine du séisme est l’hypocentre ou foyer. Le point de la surface du globe situé
à la verticale du foyer est l’épicentre. C’est aussi le point de surface où s’est manifestée la plus grande
intensité d’un séisme.
Lors d’un séisme, l’énergie emmagasinée dans les roches est instantanément libérée et se dissipe soit
sous forme de frottement au niveau du foyer, soit sous forme d’ondes sismiques à grande distance.

2) Propriétés des ondes sismiques


La propagation des ondes sismiques dans différents milieux du
globe est similaire à celle des ondes lumineuses à travers les milieux
transparents. En comparaison aux rayons lumineux, on peut donc
définir les rais sismiques comme des trajectoires suivies par des ondes
d’ébranlement sismique. Lorsque un rai sismique atteint une surface de
discontinuité (frontière entre deux milieux dans lesquels la vitesse de
propagation des ondes sismiques est différente), il se réfléchi et
éventuellement se réfracte. On a donc démontré qu’un rai sismique
traversant d’un milieu à un autre, trouve sa trajectoire déviée si la
vitesse de propagation de l’onde y est différente. Les lois de Descartes
permettent de calculer les modifications les modifications des
trajectoires des rais sismiques.

3) Les types d’ondes sismiques


Les ondes sismiques sont enregistrées par un appareil appelé
sismographe et les courbes obtenus sont des sismogrammes. L’analyse des
sismogrammes révèle l’existence de 3 types d’ondes :
 Les ondes P ou primaires : ce sont les ondes les plus rapides, ce
sont des ondes de compression- décompression capables de se propager
aussi bien dans les solides que dans les fluides. Les particules sont
déplacées parallèlement à la direction de propagation des ondes.
 Les ondes S ou secondaires : ce sont des ondes transversales de
cisaillement. Elles ne se propagent pas dans les liquides. Leur vitesse est
moins rapide que les ondes [Link] particules sont déplacées dans la
direction perpendiculaire à la propagation.
 Les ondes L ou longues : elles sont de grande amplitude et représentent les derniers trains d’onde.
Elles se propagent en surface et sont les plus destructrices. les particules sont déplacées latéralement et
de façon elliptique à la propagation.
Les ondes P et S sont dites ondes de volume car se propagent en profondeurs tandis que les ondes L
sont dites ondes de surface

4) Propagation des ondes sismiques PL I-4


Dans les stations situées à moins de 11500 Km (103°) de
l’épicentre, on enregistre les ondes P et S directes. Pour les
stations situées entre 11500 et 14500 (143°) Km, il existe une
zone d’ombre caractérisée par l’absence de réception des
ondes P et S. au delà de 14500 Km, les ondes P réapparaissent ;
mais ce sont des ondes P complexes (Pkp). Les spécialistes ont
établi qu’elles ont subi une double réfraction sur une surface
de discontinuité profonde séparant le manteau du noyau. En
revanche les ondes S ne réapparaissent pas au-delà de 14500
Km. Ces ondes ne sont donc pas transmises par le noyau. On
peut donc conclure que le noyau terrestre, du moins dans sa
partie externe se comporte comme un liquide vis-à-vis des
ondes sismiques.

5) Vitesse de propagation des ondes sismiques


Les ondes sismiques quel que soit leur point d’émission se
propagent dans toute la Terre. Leur vitesse dépend du milieu
qu’elles traversent. Une brusque variation de vitesse
correspond donc à un changement des propriétés du milieu. Ce
changement peut être de nature physique (densité,
liquide/solide) ou de nature chimique (changement de
composition).
Une hodochrone est une courbe représentant les temps de
parcours d’une onde sismique en fonction des distances à sa
source mesurée à la surface du sol.
La vitesse des ondes sismiques augmente avec la densité et la rigidité du milieu :
- La vitesse ralentit si le milieu est moins dense ou un milieu dont la cohésion est moindre entre les
atomes.
- La vitesse des ondes diminue dans un milieu dense et liquide, les atomes sont moins cohésif (mercure)
- Les ondes parcourent plus rapidement un solide (atomes reliés entre eux) qu’un liquide (atomes plus
indépendant les uns de autres)

II. Structure interne du globe


L’augmentation de la vitesse des ondes P et S avec la profondeur montre qu’elles ont traversé des milieux plus
denses et / ou plus rigides.
Les courbes obtenues ont toujours la même forme quelque soit le lieu du séisme et le lieu de l’enregistrement :
- les variations de vitesse se produisent toujours à la même profondeur
- l’augmentation de densité des matériaux se fait donc de manière concentrique
1) Discontinuités et propriétés des enveloppes terrestres
Les vitesses de propagation des ondes sismiques nous permettent non seulement de définir des
discontinuités majeures mais aussi de définir les propriétés des différentes enveloppes terrestres.
Une discontinuité est une surface séparant deux milieux de nature physique et/ou chimique différentes.
On distingue 3 principales discontinuités :

 La discontinuité de Mohorovicic ou Moho


 limite croûte terrestre – manteau supérieur
 brusque accélération de la vitesse des ondes P et S
 profondeur : 10 Km sous les océans, de 35 Km sous les continents et de 70 Km sous les
montagnes.
 De nature chimique : correspond à une variation de la composition chimique entre la croute
(SIAL) et le manteau (SIMA).
La profondeur différente du Moho sous les continents et sous les océans nous permet de distinguer 2
croûtes
- une croûte océanique épaisse d’environ 6 à 7 Km, de densité 2.9 en moyenne
- une croûte continentale dont l’épaisseur sous les plaines et plateaux est d’environ 35 Km de densité
de 2.7 en moyenne. L’épaisseur de la croûte continentale peut atteindre 70 Km sous les montagnes.

 La discontinuité de Gutenberg
 Profondeur 2900 Km
 limite manteau inférieur - noyau externe.
 La vitesse des ondes P chute brusquement, tandis que les ondes S s’arrêtent. Cet arrêt de propagation
des ondes S permet d’indiquer que le noyau externe est liquide: elle traduit donc le passage d’un état
solide (le manteau) à un état liquide (le noyau externe).
 Nature physique et chimique : Le passage solide/liquide ainsi que variation de la densité ( d=5,5
dans le manteau et d= 9,5 dans le noyau) sont également couplés à des changements de composition
chimique ( SIMA dans le manteau / NIFE dans le noyau)

 La discontinuité de Lehmann
 Profondeur : 5100Km
 Limite : noyau externe (fluide) et le noyau interne solide (la « graine »)
 Nature physique : passage d’un état liquide à un état solide (d= 11 ,5 dans le noyau externe et
d=12 dans le noyau interne). La composition chimique et la densité des deux noyaux sont
identiques.
Globalement les noyaux externe et interne représentent 16% du volume de la Terre, mais 25% de sa masse ;
cela s’explique par la forte densité de l’alliage Fe-Ni

2) La zone LVZ : LowVelocity Zone


Elle se situe dans le manteau supérieur, à une profondeur comprise entre 100 et 250 Km de profondeur :
elle marque la limite inférieure de la lithosphère solide. Dans cette zone, le manteau a des propriétés de
matériaux déformables (ductiles) et davantage plastiques, tandis qu’au delà de cette barrière, il se comporte
de nouveau comme un solide vis-à-vis des ondes sismiques. Les ondes P et S ralentissent brusquement.
C’est ce comportement qui a permis de diviser le manteau en 2 zones distinctes :
 Le manteau supérieur ou manteau lithosphérique
 Le manteau inférieur ou manteau asthénosphérique

3) Comparaison de la composition chimique et minéralogique des météorites à celle des enveloppes


internes de la terre.
Un météorite est un fragment de roche extra-terrestre qui parvient à la surface du globe après avoir
traversé l’atmosphère terrestre sans se consumer complètement.

III. L’énergie interne du globe

1) Mise en évidence d’une source de chaleur interne


Le volcanisme, le séisme, l’hydrothermalisme, les déformations superficielles et profondes, le
gradient géothermique, le flux géothermique sont les preuves de l’existence d’une source de chaleur interne.
a) Par le gradient géothermique et le flux géothermique
Le gradient géothermique est l’augmentation de la température avec la profondeur. Cette
augmentation est en moyenne de 1°C pour 33m soit 30°C/Km. Cette valeur est de 1°C pour 60m en terrain
volcanique, 1°C pour 20 à 25m en terrain sédimentaire, 1°C pour 60 à 80m en terrain granitique.
Le flux géothermique est la quantité de chaleur qui s’échappe des profondeurs vers la surface.
Sur les continents, le flux géothermique est toujours plus élevé dans les fossés d’effondrement que
sur les montagnes. Dans les fonds océaniques, sa valeur est toujours multipliée par 8 ou 10 fois au niveau
des dorsales
b) De façon centrale et localisée
Par le volcanisme, le séisme, les points chauds ou les limites de plaques.
c) De façon continue et calme
Soit par conduction thermique, soit par convection des matériaux du manteau.
 Convection thermique : les roches profondes très chaudes remontent en surface où elles perdent
leur chaleur et les roches de surface froides descendent en profondeur et se réchauffent.
 Conduction thermique : sans mouvement de matière, les roches profondes chaudes transfèrent leur
chaleur aux roches superficielles froides.

2) L’origine de l’énergie interne


Cette théorie est double : une partie constituant la chaleur initiale et l’autre partie résultant de la
radioactivité ou désintégration spontanée

a) Théorie de la chaleur initiale


C’est la chaleur que la terre a emmagasinée lors de sa formation il y’a 4,6 Ma. Elle résulte de la
collision de nombreux objets célestes. Cette énergie est dite originaire.

b) Théorie de la radioactivité ou désintégration spontanée


La désintégration des éléments radioactifs des roches s’accompagne d’une production importante
d’énergie. Le manteau est la principale source d’énergie interne.
CHAPITRE IV : LES MOUVEMENTS DE LA
LITHOSPHERE

Objectifs : à la fin de ce chapitre, l’élève sera capable de


 Expliquer la formation de la croute océanique
 Expliquer qu’il existe une compensation entre la formation de la croute océanique et sa disparition
 Expliquer la subduction et les phénomènes associés
 Expliquer l’obduction
 Expliquer la collision et donner ses conséquences
 Expliquer les causes du métamorphisme associé à la collision
 Reconstituer l’histoire d’une roche métamorphique
 Expliquer les conditions de fusion de la roche dans la collision
 Déterminer les conditions existantes entre le relief sous marin et la tectonique
 Expliquer la tectonique
 Montrer que les différents phénomènes vus précédemment sont liés et se compensent mutuellement

I. Le plancher océanique
La croute océanique est la partie de la croute terrestre située sous les océans. La couche de roche qui
recouvre la croute océanique constitue le plancher océanique

1) Formation d’un rift


1- Sous l’effet de la montée du magma, on observe
une distension de la croute océanique (1), toujours sous
l’effet de la poussée magmatique, la croute océanique
s’étire, s’amincit (2), finit par se rompre grâce à un double
jeu de faille et s’effondre (3) suite au départ du magma
sou jacent. La formation d’un rift est donc la conséquence
d’un double jeu de failles normales perpendiculaires
constituant des failles en escalier dont l’activité est
marquée par de fréquents séismes.
2- Un rift est une déchirure de la croute terrestre qui
se matérialise par un fossé d’effondrement parcouru par de
nombreuses fissures éruptives.

3) On distingue : les rifts continentaux (ex : le rift est-Africain, la ligne du Cameroun) et les rifts
océaniques (ex : la dorsale médio-atlantique, la dorsale pacifique)
Une dorsale est une chaine de montagne sous marine à double pente symétrique dont l’axe est souvent
occupé par un rift. De part et d’autre de la dorsale, le plancher océanique forme des plaines abyssales

2) Formation du plancher océanique


1- Les roches obtenues sont : le gabbro et le basalte.
2- La formation du plancher océanique commence par la fusion des péridotites dans le
manteau supérieur qui donne le magma basaltique. Ce magma migre dans la chambre magmatique et est
éjecté de part et d’autre de l’axe de la dorsale sous forme d’empilements de larves appelé « pillow lavas =
larves en coussin » qui après refroidissement donnent le plancher océanique.
Au fur et à mesure, de nouveaux matériaux basaltiques issus du plancher viennent créer un nouveau
plancher océanique : on dit qu’il y’a accrétion du plancher océanique.
De la surface vers la profondeur de la dorsale, on a les basaltes, les gabbros les péridotites. Une telle
succession de roches est appelée ophiolite.
3- La croute océanique est de nature basaltique car elle se forme à partir d’un magma
basaltique.
4- Au niveau de la dorsale océanique, le magma se forme par fusion partielle des péridotites.
Le géotherme ci- après précise comment évoluent simultanément la température et la pression des
roches avec la profondeur.
 A pression constante correspondant à une profondeur donnée, un échauffement déclenche la
fusion de la roche. La frontière du solidus est franchie quand la fusion débute.
 A température constante, une baise de pression déclenche une fusion partielle des péridotites
5- La cristallisation fractionnée est un ensemble de processus aboutissant à la formation de
plusieurs roches de natures différentes à partir d’un même magma.
6- Au niveau des dorsales on a un volcanisme tholéitique ou basaltique
Le processus aboutissant à la formation de la croute océanique à partir des matériaux provenant du
manteau est appelé accrétion.

3) Topographie ou morphologie des fonds océaniques


L’exploration sous-marine par des méthodes directes et indirectes a montré que la surface des fonds
océaniques présente des reliefs variés. On y trouve des dorsales dont l’axe est occupé par un rift. De part et
d’autre de la dorsale s’étendent les plaines abyssales, le talus et le plateau continental.
Une marge active est une zone de transition de plaque, caractérisée par une importante activité
volcanique et sismique. Ace niveau, on observe des fosses océaniques et un arc volcanique.
La marge passive est caractérisée par l’absence d’activités volcaniques et sismiques.
II. Expansion du plancher océanique et les phénomènes associés

1) Expansion du plancher océanique

a) Le paléomagnétisme
Le paléomagnétisme est l’étude des caractéristiques du
champ magnétique terrestre au cours des temps géologiques.
Des chercheurs ont montré que :
 Le champ magnétique terrestre a subi des inversions au
cours des temps géologiques
 Une lave garde en mémoire la direction et le sens du
champ magnétique qui régnaient au cours de son
épanchement dû à l’aimantation des cristaux de roches
volcaniques.
Les minéraux ferromagnésiens du plancher océanique tel que
l’olivine, ont la propriété de s’aimanter.
On peut ainsi déterminer à l’aide d’un magnétomètre, la direction et le sens du champs magnétique
ancien ou champ paléo-magnétique existant lors de la formation du plancher océanique. L’exploration des
fonds océaniques en plusieurs endroits a montré que les intensités de champ magnétique présentent des
anomalies positives (le champ magnétique a conservé son sens) et négatives (le champ magnétique n’a
plus le même sens qu’avant) de façon symétrique par rapport à l’axe de la dorsale.

b) L’âge des sédiments


En datant les sédiments reposant sur le plancher océanique obtenu par forage, on constate que leurs
âges augmentent au fur et à mesure que l’on s’éloigne de l’axe de la dorsale. De même, l’épaisseur du
plancher océanique augmente lorsque l’on s’éloigne de l’axe de la dorsale.

c) Les points chauds


Ce sont des réservoirs de magma situés dans le
manteau profond et émettent des magmas ascendants fixés
qui perforent la plaque lithosphérique mobile. En surface, les
points chauds se repèrent par l’alignement des volcans
ordonnés suivant l’âge croissant ou décroissant.
Les points chauds comme l’âge des sédiments et le
paléomagnétisme, sont des marqueurs de déplacement des
plaques.
d) Moteur du mouvement des plaques
Plusieurs hypothèses sont avancées.
 Ce sont des matériaux volcaniques qui en s’infiltrant dans l’axe de la dorsale repoussent les plaques
les unes des autres
 Les plaques océaniques plongeant sous leurs propres poids entraineraient avec elles le reste de la
plaque ; permettant ainsi l’ouverture du rift dans l’axe de la dorsale
 La lithosphère serait entrainée par le lent déplacement horizontal (courants de convection) des
matériaux sou jacents au niveau de l’asthénosphère.
On pense que les trois mécanismes jouent un rôle à degré divers ; mais le moteur principal du
mouvement des plaques est la convection mantellique (forces horizontales).

2) Les phénomènes associés à l’expansion du plancher océanique


Ces phénomènes peuvent être :
 Des mouvements de convergence
 Des mouvements de divergence
 Des mouvements de coulissage

a) Les mouvements de convergence


Ils ont pour conséquence la disparition du plancher océanique

 La subduction et ses conséquences


La subduction se déroule au niveau des marges actives. Les marges actives se caractérisent par
d’importantes activités sismiques et volcaniques. La notion de marge active s’oppose à celle de marge
passive.
La subduction est le plongement d’une lithosphère océanique dense et froide sous une asthénosphère
moins dense située sous la lithosphère continentale.
Dans certains cas, la plaque océanique plonge sous une autre plaque océanique plus jeune et moins
dense. Le même phénomène peut se produire pour les plaques continentales. Les principales conséquences
de la subduction sont :
 Les séismes : ils sont dus aux forces aux forces de frottement et de compression existantes entre la
plaque subductée et la plaque chevauchante. Les foyers de ces séismes sont généralement localisés sur une
surface plane plus ou moins inclinée matérialisant l’angle de plongée de la plaque la plaque subductée
appelée plan de Wadati Benioff. en fonction de la
profondeur du foyer, on distingue les séismes superficiels
(0-70Km), les séismes intermédiaires (71-300Km) et les
séismes profonds (301-700Km)
 Le volcanisme andésitique ou calco-alcalin
La lave andésitique est un mélange de lave basaltique,
granitique et péridotique. Ce mélange de lave est à l’origine de
l’augmentation de la teneur en silice du magma et donc de
l’augmentation de la viscosité des laves ; d’où le caractère
explosif du volcanisme des zones de subduction. Le magma
andésitique provient donc de : la fusion partielle des
péridotites hydratés du manteau, de la fusion partielle de la
plaque plongeante et de la fusion partielle de la plaque
continentale.

 Un plutonisme granodiorite
 Les plis et les failles inverses
 Un métamorphisme prograde et retrograde
Au niveau du prisme d’accrétion on a un métamorphisme HP-BT mais au niveau de la chaine de subduction
on a un métamorphisme BP-HT
 Les anomalies du flux géothermiques
Entre la fosse océanique et la chaine de subduction,
on note une anomalie thermique négative due à
l’enfoncement de la froide sous l’asthénosphère.
Au niveau de la chaine de subduction, on a une
anomalie thermique positive liée à l’activité magmatique
intense qui caractérise la chaine de subduction.
 L’obduction et ses conséquences
L’obduction est le
chevauchement anormal de la
lithosphère océanique sur la lithosphère
continentale. Elle entraine le dépôt des
ophiolites sur le continent. L’obduction
a lieu à la suite d’une subduction intra-
plaque. Les ophiolites sont les témoins
de l’existence d’un océan aujourd’hui
disparu.

 La collision et ses conséquences


La collision est l’affrontement de deux plaques continentales
à la suite de la fermeture d’un océan qui termine une phase de
subduction. La collision donne naissance à des chaines de montagne
(orogénèse). Sur une chaine de montagne, on observe les plis, les
failles inverses, des nappes de charriage formés par compression
et un métamorphisme. La formation des chaines de collision passe
par les étapes suivantes : fermeture progressive d’un océan par
subduction, blocage de la subduction suivi de l’obduction, la
collision continentale.
Ex. formation de la chaine alpine par collision entre les plaques Africaines et Eurasienne
Formation de l’Himalaya par collision entre les plaques indiennes et eurasiennes

b) Les mouvements de divergence


C’est l’éloignement des plaques au niveau de la dorsale et des fossés d’effondrement.

c) Les mouvements de coulissage


C’est le frottement de deux plaques. Ici li n’y’a ni disparition, ni création des plaques. Ils se caractérisent par
des failles transformantes.

III. Métamorphisme des zones de collision


1) Le métamorphisme lié à l’orogénèse
L’orogénèse est la formation des chaines de montagne. On distingue plusieurs types de
chaines de montagnes :
 Les chaines de subduction (ex : la cordillère des Andes)
 Les chaines d’obduction : ces chaines sont caractérisées par une grande asymétrie, de grandes
nappes de charriage et surtout par la présence d’ophiolites surs le continent (ex : les guirlandes
d’iles entourant l’Australie)
 Les chaines de coulissage
 Les chaines de collision ou chaines intercontinentales : elles résultent de l’affrontement de deux
masses continentales.
Dans les chaines de coulissage, on rencontre des roches métamorphiques ; elles résultent des
transformations minéralogiques, structurales et parfois chimiques d’une roche à l’état solide soumise à
des variations de température et de pression.

a) Les transformations structurales


Les roches métamorphiques ont la caractéristique commune de présenter des cristaux disposés en
feuillets parallèles d’où l’aspect feuilleté ou foliation. Une telle structure orientée donne l’aptitude au
clivage ou schistosité. Ces caractères de roches métamorphiques (foliation et schistosité) témoignent des
contraintes tectoniques énormes qu’elles ont subies.

b) Les transformations minéralogiques


Les minéraux d’une roche ne sont stables qu’à une certaine température et à une certaine pression.
Une variation de ces paramètres entraine une instabilité des minéraux et leurs transformations.
Exemple :
Rmq : le métamorphisme est dit isochimique lorsqu’il s’effectue sans modifications sensibles de la
composition chimique globale de la roche

2) L’histoire métamorphique des roches


Les études révèlent que parmi les minéraux du
métamorphisme, certains ne peuvent se former que dans des
conditions de température et de pression bien précises : ce
sont des minéraux repères ou minéraux index. La présence de
ces minéraux dans une roche indique dans quelles conditions
thermobarométriques cette roche s’est formée et donc dans
quelle zone tectonique ce métamorphisme s’est développé.
Ex : les silicates d’alumine donnent du disthène à HP-BT, des
sillimanites à HT-HP et l’andalousite à BT-BP
Rmq : On distingue deux types de métamorphisme : Le métamorphisme prograde et le
métamorphisme retrograde.
Le métamorphisme prograde est celui qui s’effectue dans le sens croissant de température et de pression.
Ex : basalte → amphiboles → éclogites (par déshydratation progressive)
Le métamorphisme retrograde s’effectue dans le sens inverse du métamorphisme prograde.

3) Le plutonisme associé à la collision


La collision continentale provoque l’enfouissement des matériaux de la croute continentale à des
profondeurs telles que les roches sont soumises à des températures et pressions très élevées. Ils subissent
ainsi une fusion partielle ou anatexie. Le magma ainsi obtenu a une composition typiquement granitique.
Ce magma remonte et forme à nouveau un granite après un refroidissement lent : c’est le granite
d’anatexie.

IV. Théorie de la dérive des continents ou théorie d’Alfred Wegener


La théorie d’Alfred Wegener stipule que les continents actuels ne formaient qu’un seul bloc appelé
Pangée, qui, au cours des temps géologiques s’est fragmenté en plusieurs blocs, les blocs se sont séparés et
se sont éloignés les uns par rapport aux autres.
1) Les arguments en faveur de cette théorie
 Les arguments géomorphologiques
Certains contours côtiers de 2 continents sont complémentaires : c’est le cas entre l’Amérique du sud et
l’Afrique qui s’emboitent.
 Les arguments paléontologiques
Certains continents voisins renferment les mêmes fossiles. Ainsi de part et d’autre de l’océan atlantique, on
trouve les fossiles identiques tels que les mésosaurus, les cystrosaurus.
 Les arguments pétrographiques
On retrouve dans 2 continents voisins les mêmes roches et terrains anciens. C’est le cas de l’Amérique du
sud et l’Afrique ; de l’Amérique du nord et l’Europe.
 Les arguments paléoclimatiques
L’ensemble des continents a été soumis à pendant les mêmes périodes géologiques aux mêmes
conditions climatiques. C’est ainsi qu’on retrouve les traces communes laissées par les glacis au primaire
dans tous les continents.

2) Critique de la théorie d’Alfred Wegener

Alfred Wegener a eu la mérite d’émettre l’hypothèse de l’existence d’un super continent au primaire,
cependant il n’y’a pas eu dérive des continents mais c’est la formation des océans qui est à l’origine des
continents.
Conclusion : la dérive des continents n’est qu’un aspect de la tectonique des plaques

V. Théorie de la tectonique des plaques

D’après cette théorie, la partie superficielle de la terre est formée de plaques rigides se déplaçant sur
l’asthénosphère déformable. Le déplacement des continents seraient donc liés à celui des fonds océaniques.
PARTIE III : IDENTITE BIOLOGIQUE ET INFORMATION GENETIQUE

CHAPITRE V : IDENTITE BIOLOGIQUE DES ORGANISMES

Objectifs : à la fin de ce chapitre, l’élève sera capable de


 Relever que l’édification d’un organisme est génétiquement programmée
 Enumérer les principales étapes aboutissant à l’édification d’un être vivant
 Décrire l’organisation de la cellule et le rôle des principaux organites
 Relever que chaque chromosome est constitué d’ADN décrire la structure l‘ADN
 Expliquer le mécanisme de réplication de l’ADN chez les cellules eucaryotes
 Démonter que l’ADN est le support de l’information génétique

Généralités
Dans la grande diversité d’êtres vivants, les individus qui se ressemblent entre eux et qui sont
interféconds constituent une espèce. Au sein d’une espèce, chaque individu a des ressemblances avec ses
parents ou arrières grands parents ; mais chacun possède des caractères morphologiques et moléculaires
uniques (sauf les vrais jumeaux). La construction d’un organisme vivant et le maintien de ses caractères sont
sous la dépendance d’un programme génétique bien déterminé.

I. L’édification d’un organisme et le maintien de ses caractéristiques

1) Observations
La fusion d’un gamète mâle (spermatozoïde) et d’un gamète femelle (ovocyte) donne une cellule œuf
appelée zygote. C’est le point de départ d’un nouvel être vivant. Dans le noyau de chaque cellule œuf et plus
précisément dans les chromosomes, se localise un programme génétique qui est responsable de l’unicité
de chaque individu.
Le caryotype est le nombre, la forme et la taille des chromosomes
classés par ordre décroissant dans une cellule. L’observation du caryotype
montre que les chromosomes sont disposés en paire homologues et nous
permet de distinguer 2 types de chromosomes :
 Les autosomes : ils sont deux à deux identiques chez le mâle et la
femelle et n’interviennent pas dans la détermination du sexe de l’individu.
 Les gonosomes ou chromosomes sexuels ou
hétérochromosomes : ce sont les chromosomes responsables de la
détermination du sexe (XX pour la femme et XY pour l’homme).
La formule chromosomique est le nombre d’autosomes et de gonosomes
d’une espèce
Ex : l’homme 2n = 44 autosomes + XY ; la femme 2n= 44autosomes +
XX

2) Les bases de l’identité biologique


L’identité biologique est l’ensemble des caractères propres à un individu et résultant de l’expression de
son patrimoine génétique.
Les expériences de greffe, d’analyse d’empreintes digitales ou encore de transfusion sanguine ont
montré que chaque individu issu de la reproduction sexuée n’est identique qu’à lui-même et à son vrai
jumeau et ne ressemble pas parfaitement ni à ses frères, ni à ses parents. Cette identité biologique est due à
l’existence d’un groupe de molécules complexes au niveau des membranes cellulaires de chaque individu.
Ces molécules sont des marqueurs de l’identité biologiques. On distingue les marqueurs majeurs (le
CMH ou HLA pour l’homme) et les marqueurs mineurs(le système ABO, le facteur rhésus).

II. Développement de la cellule œuf

1) Multiplication et différenciation cellulaire


L’œuf formé lors de la fécondation se divise
plusieurs fois en migrant dans la trompe : c’est la
segmentation. Avant d’atteindre l’utérus l’œuf a subi une
série de divisions pour donner une masse cellulaire appelée
morula. Dans l’utérus, la morula se creuse d’une cavité
pour donner le blastocyste. Ce dernier se fixe à l’utérus :
c’est la nidation.
Avant de fixer, l’embryon a déjà deux parties :
 Le syncytiotrophoblaste qui sera à l’origine des
organes annexes de l’embryon (l’amnios, le
placenta, le cordon ombilical)
 Le cytotrophoblaste (bouton embryonnaire) qui
sera à l’origine des organes du fœtus.

2) Les matériaux de l’édification d’un organisme vivant


Après la nidation, le placenta se met
progressivement en place et assure les échanges
nutritionnels entre la mère et le fœtus sans échange
de sang. Le placenta est perméable à plusieurs
substances indispensables à l’édification d’un nouvel
organisme vivant.

III. Organisation de la cellule


Tous les êtres vivants sont formés de cellule. La cellule est la plus petite unité anatomique,
physiologique et fonctionnelle des êtres vivants. Les cellules ne sont observables qu’au microscope.

1) La cellule animale et végétale en microscopie optique ou photonique


L’observation en microscopie optique des cellules animales
et végétales montre que :
 La cellule animale est de forme arrondie et
comporte 3 principales parties : la membrane
cytoplasmique, le cytoplasme et le noyau.
 La cellule végétale est de forme polyédrique et
comporte en plus de la membrane cytoplasmique, du
cytoplasme et du noyau, d’autres parties telles que la
paroi pectocellulosique, les vacuoles, les chloroplastes.

2) La cellule animale et végétale en microscopie électronique


Les observations en microscopie électronique donnent des indications plus précises sur l’organisation
cellulaire. Le microscope électronique agrandit 10000 à 40000fois plus. Ces observations permettent de
distinguer :
a) La membrane cytoplasmique
C’est une bicouche lipidique. Elle est constituée en majorité de phospholipides entre les quels sont inclus des
protéines membranaires et du cholestérol. Ses fonctions sont entre autres :
 Le contrôle des échanges avec le milieu extracellulaire
 L’exposition des marqueurs de l’identité à la surface de la cellule
 La réception des signaux
 La délimitation des compartiments intracellulaires.
b) Le cytosol ou hyaloplasme
C’est un liquide gelé et transparent dans lequel baignent les organites cellulaires. C’est le siège des réactions
biochimiques de la cellule.
c) Le noyau
Il est caractéristique des eucaryotes. Il délimité par une membrane appelée membrane nucléaire ou
enveloppe nucléaire percée de pores qui assurent les échanges entre le nucléoplasme et le cytoplasme. A
l’intérieur du nucléoplasme, on trouve un amas de chromatines formé de chromosomes. Chaque
chromosome contient des protéines histones et une macromolécule appelée ADNqui porte le programme
génétique de l’individu. L’ADN est donc le support de l’information génétique.
NB : Chez les cellules procaryotes la membrane nucléaire est absente et le matériel génétique baigne
dans le cytoplasme.
Le noyau est le siège de l’information génétique et responsable des divisions cellulaires.
d) Le réticulum endoplasmique
C’est un réseau de sacs aplatis formé par une membrane cytoplasmique. On distingue :
 Le réticulum endoplasmique granulaire (ergastoplasme) : il est associé aux ribosomes qui sont
responsables de la synthèse des protéines destinées à entrer dans le REG
 Le réticulum endoplasmique lisse (REL) il n’est pas associé aux ribosomes et sert de lieu de
synthèse de plusieurs composés lipidiques.
e) L’appareil de Golgi
C’est l’ensemble de dictyosomes de la cellule, formés d’un empilement de saccules lisses. Il stocke,
concentre, conditionne et exporte les substances fabriquées dans la cellule.
f) Les lysosomes
Ce sont des vésicules intra cytoplasmiques contenant des enzymes digestives (la lysosyme). Ces enzymes
digèrent les particules introduites dans la cellule et les organites cellulaires en fin de leur existence.
g) Les ribosomes
Ils sont constitués de protéines et d’ARNr. Ce sont des usines de fabrication des protéines.
h) La mitochondrie
Elle est formée d’une double membrane dont l’une externe et l’autre interne. La membrane interne est
plissée et constitue les crêtes mitochondriales portant les sphères pédonculées riches en enzymes (ATPase).
La mitochondrie est le siège des oxydations respiratoires ou encore la centrale énergétique de la cellule.
i) Le chloroplaste
Ils sont présents uniquement dans la cellule végétale et sont le siège de la photosynthèse. Leur structure
est semblable à celle des mitochondries.

j) Le centriole
Ils sont présents dans la cellule en paire et sont disposés perpendiculairement l’un par rapport à l’autre
près du noyau. Les centrioles se transforment en aster et permettent donc la division cellulaire, ils sont aussi
responsables de la mobilité des cellules.
k) La vacuole ou tonoplaste
Elles sont plus développées dans la cellule végétale que dans la cellule animale et contiennent des pigments
ainsi que diverses substances dissoutes. Lorsque le milieu extracellulaire est hypertonique la vacuole perd de
l’eau et se rétrécit : c’est la plasmolyse. Si par contre le milieu extracellulaire est hypotonique, la vacuole se
regorge d’eau et gonfle : c’est la turgescence.
Elément de Cellule Cellule
comparaison animale végétale

forme arrondie polyédrique


chloroplastes absents présents

paroi absente présente

Position du noyau centrée excentrée


Taille de la vacuole réduite volumineuse

centrioles présents absents

Substances de glycogène amidon


réserve
Tableau comparatif cellule animale-cellule végétale

IV. La division cellulaire ou mitose


La mitose est une division cellulaire indirecte à l’issue de laquelle on obtient deux cellule filles
identiques entre elles et identiques à la cellule mère. La mitose a plusieurs rôles :
 L’édification des organismes pluricellulaires
 Réparation des tissus et le remplacement des cellules mortes
 La cicatrisation des plaies
 Chez les plantes, elle assure l’allongement des tiges et des racines
La mitose se déroule en plusieurs étapes dont : la prophase, la métaphase, l’anaphase et la télophase.

1) La prophase
Elle dure entre 14 et 60 minutes et se caractérise par les évènements suivants
 Gonflement du noyau
 Disparition progressive de la membrane nucléaire et du nucléole
 Apparition des chromosomes par condensation des filaments de chromatine
 Dédoublement des centrioles qui se dirigent vers les pôles de la cellule et prennent le nom d’aster. Il
y’a formation du fuseau achromatique sur lequel se fixent les chromosomes.
2) La métaphase
Elle est brève ; les fibres chromosomiques se développent et atteignent les pôles, la condensation des
chromosomes est maximale ; les chromosomes se disposent au centre de la cellule formant la plaque
équatoriale (en vue de profil) ou la couronne équatoriale (en vue polaire). A ce stade, on peut décompter
les chromosomes et réaliser les caryotypes.
3) L’anaphase
Elle dure 2 à 3 minutes. Le centromère se divise et libère les deux chromatides. Les chromosomes fils
s’éloignent les uns des autres : c’est l’ascension polaire.
4) La télophase
Elle dure 15 à 60 minutes
 Les chromatides se déspiralisent et les chromosomes se déindividualisent
 La chromatine réapparait dans le noyau
 Le fuseau de division disparait
 La membrane nucléaire se reconstitue autour de chaque lot de chromosomes
 Le cytoplasme se réparti en deux masses égales : on parle de cytodiérèse
NB : La mitose d’une cellule permet d’obtenir deux cellules filles ayant le même nombre de chromosomes
que la cellule mère de départ.

La mitose de la cellule animale

5) Le renouvellement cellulaire
Nombreuses cellules de l’organisme se développent, vieillissent et dégénèrent. Ces cellules mortes
sont systématiquement remplacées par de nouvelles cellules issues de la mitose : on parle de
renouvellement cellulaire.

V. Etude des chromosomes


L’information génétique d’une cellule est portée par les chromosomes. Chacune des chromatides d’un
chromosome est formée d’un long nucléofilament constituant la molécule d’ADN et associé aux protéines
histones.
1) Structure de la molécule d’ADN
L’ADN ou acide désoxyribonucléique est le constituant majeur des chromosomes. L’hydrolyse
enzymatique de l’ADN a permis d’isoler ses différents constituants.
 L’acide phosphorique H3PO4
 Un sucre à 5 atomes de carbone (pentose) : le désoxyribose
 4 bases organiques azotées. 2 bases puriques (adénine et guanine) et 2 bases pyrimidiques (thymine
et cytosine)
NB : L’ensemble acide phosphorique + sucre + base azotée constitue le nucléotide. Alors que le
nucléoside est l’ensemble sucre + base azotée.
Un gène est une portion d’ADN codant pour un caractère précis
A partir des travaux de Watson et Crick, on sait que la molécule d’ADN est constituée de 2 hélices
enroulées l’une autour de l’autre. Ces hélices sont liées par les bases azotées qui s’associent 2 à 2 (A=T et
C=G). Ces bases azotées sont unies par des liaisons hydrogènes. Chargaff montre ainsi donc que dans
l’ADN la quantité de T est égale à celle de A et qu’il en est de même en ce qui concerne la G et la C. ainsi
on a
A/T = G/C= A+G/T+C= 1

2) La réplication ou duplication de l’ADN


Avant qu’une cellule ne se divise, son matériel génétique doit se dupliquer afin de permettre à chaque
cellule fille d’avoir une copie conforme du matériel génétique de la cellule mère. La réplication est ce
mécanisme de duplication de l’ADN dans le noyau interphasique. Elle se déroule pendant la phase S de
l’interphase de la manière suivante :
 L’ADNpolymérase ou hélicase rompt les liaisons hydrogènes entre les bases azotées, les deux brins
s’écartent l’un de l’autre. Il se forme une fourche de réplication qui évolue en sens inverse pendant
la réplication. Dans la molécule d’ADN, la réplication s’initie en différents points appelés « œil de
réplication ».
 Les nucléotides libres viennent se placer en face des nucléotides des 2 brins de la molécule ouverte
selon la loi de complémentarité des bases (A-T et G-C). les liaisons covalentes créées entre
différents nucléotides voisins constituent un nouveau brin d’ADN.
 Les deux molécules d’ADN ainsi formées ont chacune un brin parental et un brin néoformé : on
dit que la réplication se fait selon le modèle semi-conservatif
La réalisation de ce mécanisme nécessite dans le noyau, la présence de l’ADN polymérase, des
nucléotides libres et de l’énergie (ATP).

3) Cycle cellulaire et évolution de la quantité d’ADN


Un cycle cellulaire est l’ensemble constitué d’une interphase et d’un cycle cellulaire.
Au cours de l’interphase, on distingue 3 phases :
 La phase G1 : chaque chromosome de la cellule a une seule chromatide (quantité Q d’ADN). C’est
la première phase de croissance.
 La phase S ou phase de synthèse : c’est la phase qui double la quantité d’ADN dans la cellule (2Q).
Les chromosomes ont ainsi deux chromatides semblables.
 La phase G2 : c’est la deuxième phase de croissance. La quantité d’ADN reste à 2Q.
La mitose remet la quantité d’ADN à Q. ainsi donc les cellules filles auront le même programme génétique
que celui de la cellule mère.

NB : l’information génétique d’une cellule a pour support l’ADN


CHAPITRE VI :LE RENOUVELLEMENT MOLECULAIRE ET
LE CODE GENETIQUE

Objectifs : à la fin de ce chapitre, l’élève sera capable de


 Décrire le renouvellement permanent des molécules constitutives des cellules
 Déterminer la nature, les propriétés et la structure des molécules organiques
 Relever l’importance des enzymes dans toutes les réactions de renouvellement moléculaire
 Expliquer le mécanisme de biosynthèse des protéines
 Expliquer le devenir des protéines synthétisées dans les cellules
 Relever que l’Homme peut modifier artificiellement la structure du génome.

I. Le renouvellement permanent des molécules de la cellule.


A. Les molécules organiques : structure et mise en évidence
1) Les glucides
Ce sont des composés ternaires car ils sont constitués principalement de 3 éléments : le carbone,
l’hydrogène et l’oxygène. Ils ont pour formule générale Cn(H2O)n et sont ainsi appelés hydrates de
carbone. On distingue 3 types de glucides : les oses, les diholosides et les polyholosides.

a) Les glucides simples ou oses


Ils sont constitués de 5 ou 6 atomes de carbone. On peut
citer entre autres, le ribose C5(H2O)5, le fructose, le glucose, le
galactose. Le glucose de formule C6(H2O)6 est le plus commun
des oses.
Le glucose
 est soluble dans l’eau,
 donne un précipité rouge brique avec la liqueur de
Fehling à chaud : c’est un sucre réducteur
 est fermentescible

b) Les diholosides ou dioses ou disaccharides


Ils sont formés de deux sucres simples. Ils ont pour formule générale C12H22O11 et leur hydrolyse
donne des sucres simples.
Ex. maltose = glucose + glucose, lactose = glucose + galactose, saccharose = glucose + fructose
Le saccharose est :
 soluble dans l’eau et forme une solution vraie
 non réducteur
 son hydrolyse donne le glucose et le fructose C12H22O11 + H2O → C6(H2O)6 + C6(H2O)6
NB : A l’exception du saccharose, les oses et les diholosides sont des sucres réducteurs

c) Les sucres complexes ou polyholosides ou polysaccharides


Ce sont en majorité des polymères de glucose de formule générale (C6H10O5)n. Ex : le glycogène, la
cellulose, l’amidon.
 Le glycogène : c’est la forme de réserve de glucose chez les animaux. Il est stocké dans le foie et les
muscles. Il donne une coloration brun acajou en présence du lugol.
 la cellulose : c’est un polymère de glucose qui ne peut être digéré par l’Homme. Elle constitue la
paroi des cellules végétales
 l’amidon : c’est la forme de réserve du glucose chez les végétaux. C’est le principal polyholoside.
On le retrouve dans les tubercules et les céréales. Il donne une coloration bleue violacée en présence
du lugol

2) Les protides
Ce sont des composés quaternaires c'est-à-dire formés de 4 éléments constitutifs : le carbone,
l’hydrogène, l’oxygène et l’azote. Selon leurs structures, on distingue : les acides aminés (aa) les
polypeptides et les protéines.
a) Les acides aminés
Ce sont les molécules protidiques les plus simples possédant une fonction amine(-NH2) et une fonction
carboxylique(-COOH) portées par le même atome de carbone. Sa formule générale est : NH2-CH-COOH
R
R est le radical. Il existe 20 radicaux différents correspondants à 20 aa. L’organisme est capable de
synthétiser 12 aa mais les 8 autres doivent être apportés par l’alimentation : ce sont des aa indispensables.

b) Les polypeptides
Ce sont des polymères d’aa reliés entre eux par des liaisons peptidiques. On distingue les dipeptides
(2 aa) les tripeptides (3 aa) les oligopeptides (20 à 50 aa)

c) Les protéines
Ce sont des polypeptides formés par l’assemblage de 50 aa et plus.
 Elles se coagulent à la chaleur, en présence d’un alcool ou d’un acide
 Elles sont peu solubles dans l’eau
 Elles sont mises en évidence par les réactions xanthoprotéiques et de Biuret.

3) Les lipides ou corps gras


Un lipide est un ester d’acide gras c'est-à-dire formé d’acide gras et d’alcool. Ils comprennent les
huiles et les graisses
 Ils sont insolubles dans l’eau mais solubles dans les solvants organiques (benzène, l’acétone, l’éther,
chloroforme)
 Ils sont constitués essentiellement de carbone, d’hydrogène et d’oxygène.
 Le mélange huile et eau fortement agité donne une émulsion instable
 Ils laissent une translucide et indélébile sur du papier
 Ils réagissent positivement avec l’acide osmique (coloration noire) et le rouge soudan (coloration
rouge)

a) Les acides gras


Ils ont pour formule générale RCOOH pour les acides gras saturés et pour les acides gras insaturés.

b) Les lipides simples : cas des glycérides


Les glycérides sont des esters de glycérol avec 1,2 ou 3 molécules d’AG. L’union entre le glycérol et
un acide gras donne un monoglycéride.
Ex de glycérides : la palmitine : présente dans le beurre et les graisses végétales
La stéarine : retrouvée dans les graisses animales
L’oléine : retrouvée dans l’huile d’olive

c) Les lipides complexes


Ce sont les stérides ou stéroïdes (le cholestérol et ses dérivés) et les phospholipides (myéline, la
sphingosine).

B. Mise en évidence du renouvellement moléculaire


1) Durée de vie d’une protéine
1- La croissance de la courbe au départ montre que les aa sont
utilisés dans la synthèse des protéines. Sa décroissance
montre une destruction progressive des protéines
marquées.
2- La masse totale des protéines étant stable, on conclu que
les protéines détruites sont remplacées par de nouvelles
protéines formées à partir des aa non marqués.
La vitesse de renouvellement ou turn-over d’une
molécule peut être mesurée par sa demi-vie c'est-à-dire le
temps nécessaire pour que la moitié des molécules formées à
un moment donné soit détruite. Tous les constituants
cellulaires à l’exception de l’ADN se renouvellent mais à des
vitesses et taux variables.

2) Origines des molécules du renouvellement


Les molécules du renouvellement proviennent d’une part de l’alimentation et d’autre part du
recyclage des anciennes molécules. C’est surtout le cas des protéines

3) Dépendance enzymatique du renouvellement moléculaire


Toutes les réactions chimiques de l’organisme, y compris celles du renouvellement moléculaire
sont catalysées par des enzymes. Or toutes les enzymes sont des protéines dont les propriétés dépendent de
la séquence de leurs aa. Pour que le renouvellement moléculaire soit assuré correctement, il est indispensable
que la synthèse des différentes enzymes soit elle-même correcte. Les différents aa constituant une enzyme
doivent être assemblés suivant une séquence précise. Cette séquence est imposée par l’information génétique
codée par les molécules d’ADN.

II. La biosynthèse des protéines


L’expression de l’information génétique se traduit par la synthèse des protéines. Les gènes portés
par l’ADN déterminent la synthèse des protéines particulières. On dit que ces gènes codent pour la synthèse
des dites protéines. L’enchainement des nucléotides du gène est d’abord transcris dans le noyau en
ARNm ; puis ce dernier sera traduit dans le cytoplasme en protéine. La transcription et la traduction
constituent ainsi les deux étapes de la biosynthèse des protéines.

1) La transcription
La transcription est la formation d’un ARNm par copie complémentaire du brin transcrit ou brin
non codant d’ADN. La transcription se déroule dans le noyau des cellules eucaryotes et est catalysée par le
complexe enzymatique ARNpolymérase ou transcriptase.
Tout d’abord, une portion d’ADN s’ouvre et s’écarte sous l’action de l’ARNpolymérase. Cette dernière se
déplace sur l’ADN en écartant les deux brins. Ceci permet de copier sous forme d’ARNm la séquence
nucléotidique à transcrire. La transcription aboutie d’abord à la formation de l’ARN prémessager formé
d’exons (portions codantes) et d’introns (portions non codantes) ; les introns sont éliminés par la suite lors
d’un phénomène appelé épissage pour former l’ARNm final.

ARN pré messager

Transcription de l’ADN mécanisme d’épissage

Les éléments intervenants dans la transcription sont :


 L’ADN
 L’ARNpolymérase
 Des nucléotides activés par l’ATP
P – S - Base + ATP → P~P~P – S - Base + AMP
(Nucléotide) (Nucléotide activé)
 Un site promoteur et un signal de fin de transcription
 Les types d’ARN
On distingue trois principaux types d’ARN :
 L’ARNm : c’est la copie complémentaire de l’un des brins d’ADN (brin transcrit ou brin non
codant). Il est porteur du message inscrit dans l’ADN qu’il transporte vers le cytoplasme où se
déroule la traduction.
 L’ARNt : c’est une petite molécule d’ARN qui se lie aux acides aminés et les transporte au lieu
de synthèse de la protéine.
 L’ARNr : c’est une petite molécule d’ARN qui s’associe aux protéines non histone pour former
les ribosomes.
 Différences entre ADN et ARN (devoir)
2) La traduction
La traduction est la transformation du message contenu dans l’ARNm en une chaine polypeptidique.
Elle a lieu dans le cytoplasme.

 Notion du code génétique


Le code génétique est un système de correspondance entre la séquence des nucléotides de l’ARNm
et la séquence des acides aminés dans les protéines. Le code génétique repose sur une combinaison de trois
nucléotides (appelée codon) qui donne 64 possibilités d’agencement des acides aminé[Link] II-2
 Le code génétique est redondant ou dégénéré : plusieurs codons peuvent désigner le même acide
aminé
 Le code génétique est non chevauchant : un nucléotide n’est impliqué que dans un seul codon
 Le code génétique est univoque : un codon désigne un seul et toujours le même acide aminé
 Le code génétique est universel : la «signification» d’un codon est la même pour tous les êtres
vivants à quelques exception près.

 Les étapes de la traduction


La traduction se déroule en trois étapes : l’initiation, l’élongation et la terminaison.
 L’initiation
Elle débute toujours au niveau d’un codon initiateur ou codon début (AUG) qui détermine la mise
en place:
- D’un ribosome qui s’assemble à partir de ses sous unités jusque là indépendantes.
- De l’ARNt portant méthionine se liant par son anticodon (triplet de nucléotides de l’ARNt) au
codon AUG
Le ribosome possède deux sites fonctionnels : un site P où est installé l’ARNt-méthionine lié au
codon AUG et un site A au niveau duquel est situé le codon suivant de l’ARNm.

Note : un acide aminé ne peut être incorporé dans une chaine polypeptidique que s’il a été au préalable
activé. Cette activation consiste en la liaison de cet acide aminé à son ARNt, l’énergie de cette liaison
provient de l’hydrolyse de l’ATP. La réaction est catalysée par une enzyme spécifique appelée amino-
acylARNt synthétase.

 L’élongation
Elle se fait par adjonction de nouveaux nucléotides et se déroule en 3 étapes :
- Association codon-anticodon
- Formation de la liaison peptidique entre deux acides aminés
- Translocation, c'est-à-dire décalage du ribosome par rapport à l’ARNm sur une longueur d’un
codon.

 La terminaison
Quand le ribosome arrive sur un codon stop ou non sens, il y’a fixation d’un facteur de libération
qui entraine la dissociation des sous-unités du ribosome, la libération de l’ARNm et de l’ARNt, la libération
de la chaine polypeptidique synthétisée ainsi que la méthionine.

III. Devenir des protéines synthétisées

Les protéines synthétisées dans une cellule sont soit :


- utilisées par cette même cellule (cas des protéines membranaires)
- exportées hors de la cellule.
Les protéines destinées à l’exportation sont directement injectées dans la cavité du RE au moment
même de leur formation. Ces protéines vont transitées dans un système de sacs et de vésicules qui constitue
le RE et les dictyosomes. Les protéines achevées sont emballées dans des vésicules golgiennes qui confluent
pour former des vésicules de sécrétion ; ces dernières fusionnent avec la membrane cytoplasmique de la
cellule pour déverser leur contenu hors de la cellule. Ce mécanisme de sécrétion est appelé exocytose.

IV. Le génie génétique : les organismes génétiquement modifiés (OGM)

1) Définition et techniques
Le génie génétique est un ensemble de techniques permettant d’introduire des changements dans la
molécule d’ADN d’un organisme vivant sans recours aux moyens naturels de reproduction.
Il consiste à extraire un gène (transgène) d’une cellule étrangère et à l’insérer dans le génome d’une
autre cellule différente du donneur afin de lui conférer de nouveaux caractères héréditaires : c’est la
transgénèse. Le receveur devient ainsi un organisme génétiquement modifiés (OGM).

2) Applications du génie génétique


 Dans le domaine médical
La synthèse de l’hormone de croissance ou de l’insuline humaine par la bactérie Echerichia coli
ayant reçu les gènes humains responsables de cette synthèse. Ces deux hormones résolvent respectivement
les problèmes de nanisme et de diabète insulinodépendant.
 Dans le domaine de l’agronomie
Les plantes sensibles à Agrobacterium tumefasciens peuvent faire l’objet d’une greffe de gènes.
3) Avantages et inconvénients du génie génétique
Avantages Inconvénients
- Production de nouvelles variétés à haut - Technique très couteuse
rendement - Risque d’intoxication
- Résistance des végétaux aux ravageurs - Risque de passage du transgène d’une espèce
- Amélioration de la qualité des produits à une autre
alimentaires
- Production des médicaments
CHAPITRE VII : LES AGENTS DE LA CATALYSE : LES
ENZYMES

Objectifs : à la fin de ce chapitre, l’élève sera capable de :


 Etablir la relation entre l’équipement enzymatique d’une cellule et les réactions qui s’y déroulent
 Déterminer les caractéristiques de l’activité enzymatique
 Etablir la relation entre la structure et la fonction de la protéine enzyme

I. Relation entre l’équipement enzymatique d’unecellule et ses réactions


Exo :

Solution :
La coloration rouge des deux premiers tubes prouve la persistance du lactose (sucre non réducteur)
dans ces [Link] coloration jaune du tube 3 montre le lactose n’existe plus. Il a été hydrolysé par la
lactasedes staphylocoques en des sucres réducteurs : le glucose et le galactose.
Entérobactériumet staphylocoques sont deux bactéries mais entérobacteriumn’a pas pu hydrolyser
le lactose car ne possède pas l’enzyme nécessaire.
Conclusion : toutes les cellules ne contiennent pas les mêmes enzymes ou tout simplement qu’à
chaque cellule correspond son équipement enzymatique.
L’équipement enzymatique d’une cellule est l’expression de l’information génétique adapté en nature et en
quantité aux besoins de la cellule. Il conditionne les réactions de dégradation et de synthèse qui s’y
déroulent.

II. Caractéristiques de l’activité enzymatique

1) Notion d’enzyme
Une enzyme est un catalyseur biologique synthétisé par un être vivant qui, à faible dose accélère la vitesse
d’une réaction biochimique.
Selon leur composition, on peut distinguer :
 Les enzymes entièrement protéiques ou holoenzymes
 Les enzymes formées d’une fraction protéique (apoenzyme) et d’une fraction non
protéique(cofacteur ou coenzyme). Dans ce cas, l’activité catalytique de l’enzyme est déterminée
par l’apoenzyme mais impossible en absence des coenzymes

2) Propriétés générales des enzymes


Les enzymes sont des catalyseurs biologiques différents des catalyseurs chimiques. Quelques
caractéristiques différenciant ces deux groupes de catalyseurs sont :
Eléments de comparaison Catalyseur biologique (enzyme) Catalyseur chimique
Nature du substrat protéique chimique
Lieu de synthèse Etres vivants laboratoire
Dose d’action Faible dose Forte dose
Vitesse de la réaction Elevée (multiplier par 10 ou par 100) faible
Température efficace Température biologique (37°C) Température très élevée
Spécificitéde substrat Très spécifique Peu spécifique
exemples Lactase, saccharase, protéase HCl, H2SO4 ,NaOH, Pt

 Influence de la température sur l’activité enzymatique


Exo

Solution :
- A 0°C l’activité enzymatique est presque nulle. Les enzymes sont inactives à bassestempératures.
- La vitesse de la réaction augmente avec la température et atteint sa valeur maximale entre 37 et 40°C.
l’inactivation à basses température est donc réversible lorsque la température redevient normale.
37 et 40°C représente la température optimale de l’activité enzymatique.
- A partir de 45°C, la vitesse de la réaction diminue avec la température et finie par s’annuler à 70°C.
les enzymes se dénaturent à haute température. Cette dénaturation est irréversible.

 Des conditions de pH spécifiques


Exo

Solution :
Les enzymes sont très sensibles aux Ph du milieu. L’activité enzymatique est maximale pour une valeur de
pH dite optimale. Les pH extrêmes modifient irréversiblement la structure de l’enzyme en le dénaturant.
- Le ph optimal de l’amylase salivaire est 7 : L’amylase salivaire est active en milieu neutre.
- Le ph optimal de la pepsine est 2,5 : la pepsine gastrique est active en milieu acide.
- Le ph optimal de la trypsine est 8,5 : la trypsine est active en milieu basique.
Conclusion : Chaque enzyme possède un pH optimum d’activité.

 Spécificité de substrat
« A chaque enzyme son substrat ». Une enzyme donnée ne peut agir que sur un seul [Link] nom de
l’enzyme est très souvent indicateur du substrat transformé.
Ex :

 Une spécificité d’action


Une enzyme donnée ne peut catalyser qu’un seul type de réaction. C’est ainsi qu’on distingue :
- Les hydrolases qui catalysent les réactions d’hydrolyse
- Les oxydases qui catalysent les réactions d’oxydation
- Les déshydrogénases qui catalysent les réactions de déshydrogénation
- Les décarboxylases qui catalysent les réactions de décarboxylation

3) Influence de la concentration du substrat sur l’activité enzymatique


Exo

Solution :
L’activité d’une enzyme (E) peut être évaluée par la mesure de la vitesse de la réaction catalysée.
Cette mesure se fait par dosage de la quantité de produit (P) apparue en fonction du temps après
transformation d’un substrat (S). Globalement une réaction enzymatique est matérialisée par l’équation
E+S ES E+P
La vitesse de la réaction enzymatique est nulle pour une concentration nulle en substrat. La vitesse
enzymatique augmente avec la concentration en substrat et atteint une valeur maximale (Vmax) pour une
concentration optimale. Au-delà de cette concentration, la vitesse de l’activité enzymatique n’augmente plus
quelqu’en soit la concentration en substrat. On dit que l’enzyme est saturée.
La constante de Michaelis (KM) représente la concentration en substrat pour laquelle la vitesse de
la réaction est la moitié de la vitesse maximale (Vmax).
- Si KM est faible, cela signifie que l’enzyme a une forte activité
- Si KM est élevée, l’enzyme a une faible activité.

III. Relation entre structure et fonction de la protéineenzyme

1) Notion de site actif


Le site d’actif d’une enzyme est une région de cette enzyme capable de fixer un substrat spécifique
et de catalyser sa [Link] site actifprésente une étroite complémentarité avec d’autres régions
du substrat telle une serrure et sa clé. La complémentarité entre le site actif de l’enzyme et une région très
précise de son substrat explique la spécificité enzymatique. Le site actif possède deux zones bien définies:
- Le site de fixation qui reconnaît un substrat spécifique avec lequel il présente des affinités
- Le site catalytique constitué d’acides aminés capables d’interagir avec le substrat.
2) Notion de complexe Enzyme-Substrat
La première étape la catalyse enzymatique est la formation du complexe enzyme-substrat (ES) ; ce
qui explique la structure de l’enzyme.
La dissociation du complexe ES libère le produit ce qui rend à nouveau l’enzyme disponible pour
s’associer à une nouvelle molécule de substrat.

Ainsi, l’efficacité d’une enzyme dépend du temps pendant lequel l’enzyme reste associée au substrat.
PARTIE IV : QUELQUES ASPECTS DU METABOLISME ENERGETIQUE ET
CYCLE DE LA MATIERE

CHAPITRE VIII : L’ENERGETIQUE BIOLOGIQUE

Objectifs : à la fin de ce chapitre, l’élève sera capable de :


 Relever que la dépense énergétique d’un organisme est permanente et varie selon les conditions du
milieu
 Définir la notion métabolisme de base d’un individu ou métabolisme basale
 Expliquer les mécanismes de la respiration et des fermentations
 Définir les termes quotient respiratoire et intensité respiratoire
 Calculer le quotient respiratoire et l’intensité respiratoire
 Relever que l’ATP est l’unique source d’énergie directement utilisable par les cellules
 Comparer le rendement énergétique de la respiration et de la fermentation
 Expliquer les mécanismes de biochimiques de synthèse de l’ATP dans les cellules.

I. La permanence de la dépense énergétique et savariation

1) Permanence de la dépense énergétique


L’organisme dépense de l’énergie de façon permanente sous forme d’énergie mécanique (travail
musculaire) et sous forme de chaleur (chaleur rayonné par le corps dans le milieu extérieur ou chaleur
sensible notée S et la chaleur de vaporisation de l’eau dans les poumons et sur la peau ou chaleur latente
noté L). Les besoins énergétiques sont évalués soit d’après la dépense d’énergie : on parle de calorimétrie
physiologique directe ; soit d’après la production d’énergie : on parle de calorimétrie physiologique
indirecte
a) La calorimétrie directe pl
Elle s’emploie pour les petits mammifères. On les enferme dans une enceinte et on mesure la quantité
de chaleur dégagée dans le milieu ambiant.
On construit des calorimètres à paroi isolante afin d’éviter les contacts avec les milieux extérieurs.
Dans la chambre calorimétrique, la chaleur perdue par le sujet est recueillie par un radiateur à ailette dans
lequel circule de l’eau froide. Un dispositif permet de régler le débit de cette eau de façon que la température
de la chambre reste constante. Connaissant la masse d’eau en Kg, la température T1 de l’eau à l’entrée et la
température T2 à la sortie ; la dépertition de chaleur sensible est donnée par la relation S = M (T2-T1).
Le renouvellement de l’atmosphère de la chambre est assuré par un circuit comprenant :
 Une pompe
 Un dispositif d’alimentation en oxygène
 Un flacon de potasse fixant le CO2
 Un flacon d’acide sulfurique fixant la vapeur d’eau.
Si la masse du flacon contenant l’acide sulfurique augmente de « m grammes » à une température de
15°C, on peut calculer la chaleur latente. A 15°C, l’évaporation de 1L d’eau nécessite 580 Kcal. La chaleur
latente est donc L= 0,58 m.
La quantité d’énergie dépensée au total est donnée par la relation Q= L+S = 0,58 m + M (T2-T1)
A cette dépense d’énergie, doit s’ajouter le travail mécanique ; d’où le bilan suivant :
Chaleur de combustion des aliments = travail mécanique + chaleur sensible + chaleur latente
b) La calorimétrie indirecte
Elle est basée sur le fait que tout l’oxygène absorbé est utilisée par les cellules pour produire de
l’énergie par oxydation des nutriments. On peut à l’aide de divers appareils (spiromètre volumétrique),
mesurer le volume de dioxygène absorbé par un animal pendant une période donnée.

La quantité d’énergie dépensée s’obtient en multipliant le volume d’O2 absorbé avec le coefficient
thermique ou énergétique du dioxygène (Ct).
Le coefficient thermique ou énergétique du dioxygène représente la quantité d’énergie libérée par 1L
d’oxygène utilisé pour l’oxydation d’un substrat donné.
DE = V O2 * Ct
Le coefficient thermique du dioxygène varie en fonction des nutriments consommés : 21Kj pour le glucose,
19 Kj pour les protides et les lipides. Dans une alimentation mixte, le Ct est de 20 Kj

2) Variations des dépenses énergétiques chez les Mammifères

a) Influence des facteurs internes


 L’activité physiologique : le travail digestif, le renouvellement cellulaireet les sécrétions diverses
augmentent la consommation de O2 et donc la dépense d’énergie.
 l’activité physique : la dépense d’énergie chez un organisme homéotherme augmente avec l’activité
physique.
 L’âge : la dépense d’énergie est plus élevée chez les jeunes que chez les vieux ou les enfants.
 Le sexe : la dépense énergétique est plus élevée chez le garçon que chez la fille de même masse
corporelle.
b) Influence des facteurs externes
 La taille de l’animal : plus l’animal est petit, plus sa dépense énergétique est grande : c’est la « loi
des tailles ».
 La température externe : la dépense énergétique est minimale à la température de neutralité
thermique (18 -20°C) chez les Mammifères homéothermes. lorsqu’il fait froid, ces organismes
dépensent de l’énergie pour se réchauffer et vice versa

II. Le métabolisme de base


Le métabolisme de base ou métabolisme de repos est la dépense énergétique minimale nécessaire
pour assurer le maintien des fonctions vitales.
Le métabolisme basal se mesure dans des conditions dites« standard ». Ces conditions sont :
 A température de neutralité thermique : c’est la température ambiante pour laquelle la dépense
énergétique liée au maintien de la température corporelle est minimale (18°C-20°C). Ceci a pour but
d’éliminer la dépense énergétique liée à la régulation de la température interne.
 A jeun depuis une demi journée : pour éliminer la dépense énergétique liée à la digestion.
 Au repos physique et intellectuel : afin de limiter les activités musculaires etneuronales.
Le métabolisme de base varie avec l’espèce, l’âge, le sexe et l’état physiologique. Il s’exprime en
kilojoules par unité de temps (h) et par unité de surface corporelle (m2).MB = VO2*Ct/ m*t

III. L’énergie du fonctionnement cellulaire


1) Nutriments organiques : source d’énergie
Chez les animaux, la digestion aboutit à la simplification moléculaire des aliments en nutriments. Ces
nutriments sont utilisés par les cellules pour produire de l’énergie. La mesure de la valeur énergétique des
nutriments par combustion dans une bombe calorimétrique montre que :
 1g de glucide dégage 4 Kcal soit 16,7 Kj
 1g de protide dégage 4 Kcal soit 16,7 Kj
 1g de lipide dégage 9 Kcal soit 37,7 Kj
Donc l’énergie qu’utilisent les cellules proviennent des nutriments. Deux phénomènes biologiques sont
responsables de la production d’énergie dans les cellules : la respiration et la fermentation, ce sont des
réactions de dégradation (réactionscataboliques) qui produisent de l’énergie (réactions exergoniques ou
exothermiques).

2) La respiration cellulaire
a) Définition
La respiration est tout processus de dégradation totale des molécules organiques en présence de O2
afin de produire de l’énergie sous forme d’ATP et des déchets exclusivement minéraux (eau et CO2)

b) Etude quantitative de la respiration


 Le quotient respiratoire
Le quotient respiratoire est le rapport du volume de CO2 rejeté au volume de O2absorbé ; mesuré dans
les mêmes conditions de température et de pression.
Le QR varie en fonction du nutriment consommé
QR = 1 pour les glucides, QR = 0,71 pour les lipides, QR = 0,83 pour les protides, QR = 0,85 pour une
Alimentation équilibrée (comportant glucides, lipides et protides).

NB : Plus le quotient respiratoire est grand, plus la production d’énergie par litre de dioxygène consommée
est importante.

 L’intensité respiratoire
C’est le volume d’O2absorbée ou de CO2 rejeté par unité de masse de tissu et par unité de temps

L’IR varie en fonction de l’état physique, de l’âge, de la taille et de la température ambiante.

3) Les fermentations
a) Définition
Hormis la respiration, la fermentation est une voie de production d’énergie. Ce sont des oxydations
incomplètes de métabolites avec production d’énergie sous forme d’ATP. Les déchets produits lors de la
fermentation sont totalement ou partiellement organiques.
Certaines fermentations se déroulent en absence d’oxygène (fermentation alcoolique, lactique et
butyrique) et d’autres se déroules en présence de dioxygène (fermentation acétique)

b) Les types de fermentation


 Fermentation alcoolique ou éthylique

C’est la transformation en milieu anaérobique du glucose en alcool éthylique ou éthanolet en


CO2cette réaction est catalysée par des enzymes produites par les levures. Ce type de fermentation
s’applique dans les brasseries pour la fabrication de la bière ou encore dans les boulangeries pour faire
gonfler la pâte.
L’équation de la fermentation alcoolique est : C6H12O6 → 2 CO2 + 2 C2H5OH + 138 kJ.
(Glucose) (Ethanol)

 Fermentation lactique
C’est la transformation anaérobique du lactose en acide lactique. Cette transformation est assurée par
les bactéries du genre lactobacille et par les streptocoques. L’équation de cette transformation est :
C12H22O11 + H2O → 4 CH3CHOH-COOH + 272 kJ
(Lactose) (Acide lactique)
Ce type de fermentation est utilisé pour la fabrication du yaourt.

 Fermentation acétique
C’est la transformation de l’éthanol en acide acétique. Cette transformation est assurée par bactéries
acétifiantes(Mycodermaaceti) qui utilisent l’énergie produite pour assurer leur métabolisme. L’équation de
cette transformation s’écrit : C2H5OH + O2 → CH3COOH + H2O + Energie
(Ethanol) (Acide acétique)
Ce type de fermentation permet la transformation du vin en vinaigre.

 Fermentation butyrique
C’est la transformation anaérobie de l’amidon et de la cellulose en acide butyrique. Cette
transformation est catalysée par les enzymes produites par les bactéries du genre Clostridium.
La réaction de cette transformation s’écrit :
(C6H10O5)n + nH2O n CH3-CH2-CH2-COOH +2n CO2 + 2n H2 +E
Amidon ou cellulose acide butyrique
Cette transformation s’applique dans la fabrication du tapioca ou des bâtons de manioc.

IV. Le rendement énergétique


Le rendement énergétique est le rapport de l’énergie mise à la disposition de la cellule sous forme
d’ATP par l’énergie potentielle du métabolite.
Sachant que la dégradation complète d’une molécule de glucose (respiration) produit 38 ATP, que
la valeur énergétique du glucose est de 2860 Kj et celle de l’ATP est de 31Kj. On peut calculer le
rendement énergétique de la respiration. RER= (38*31/ 2860)*100= 41,18%.
La fermentation par contre est une dégradation incomplète qui produit 2 ATP. Le rendement
énergétique de la fermentation serait donc REF=(2*31/ 2860)*100= 2,16%
Le rendement de la respiration est donc largement supérieur à celui de la fermentation, ceci
s’explique par le fait que la fermentation est une dégradation incomplète des métabolites.

1) Comparaison de la respiration et de la fermentation (devoir)


 Points communs
- Dégradent le glucose
- Passent par la glycolyse
- Dégagent de la chaleur

 Points de divergence
Elément de comparaison respiration fermentation
localisation Cytosol + mitochondries cytosol
Oxydation du substrat complète Incomplète
milieu Aérobiose stricte Anaérobiose
rendement 38 ATP 2 ATP

2) L’ATP : seule source d’énergie directement utilisable par les cellules

L’ATP ou Adénosine Triphosphate est une molécule universellement répandue chez les êtres. Elle
renferme dans sa structure un sucre (le ribose), une base azotée (l’adénine) et 3 groupements phosphates
formant une courte chaine. En présence de l’ATPase, le phosphate terminal se détache libérant l’ADP
(Adénosine Diphosphate), un phosphate inorganique (Pi) et de l’énergie utilisable par les cellules (31Kj).
Dans une cellule, non seulement les réserves d’ATP sont très faibles, mais l’ATP est consommé en
permanence. Pour ce fait, les molécules d’ATP sont continuellement synthétisées à partir de l’ADP et du Pi
grâce à une enzyme appelée ATPsynthétase : c’est la phosphorylation de l’ATP. Phosphorylation et
hydrolyse de l’ATP sont deux réactions couplées ATP + H2O ADP + Pi + 31Kj
Le blocage de l’hydrolyse de l’ATP par des substances chimiques spécifiques comme le cyanure ou
le chloroforme, entraine l’arrêt immédiat de toutes activités cellulaires. L’ATP est donc la seule source
d’énergie directement utilisable par les cellules.

V. Les grandes étapes de la synthèse de l’ATP


1) La glycolyse
La glycolyse est la première étape de la respiration et de la fermentation. La glycolyse est un
phénomène anaérobique qui se déroule dans le cytoplasme. C’est une suite de 10 réactions qui dégradent
une molécule de glucose (C6) en deux molécules d’acides pyruviques ou pyruvates (C3) avec synthèse
de deux ATP.
La réaction fondamentale est l’oxydation du glucose en acide pyruvique. Il s’agit d’une
déshydrogénation catalysée par une déshydrogénase en présence d’un transporteur d’hydrogène(NAD+)
qui se trouve alors réduit (NADH2).
L’équation de la glycolyse est : C6H12O6 + 2 NAD+ + 2 ADP + 2Pi 2 CH3COCOOH + 2 NADH2 + 2 ATP
2) La respiration : cycle de Krebs et chaîne respiratoire

Cycle de Krebs

Les mitochondries sont les organites cellulaires où se déroulent les réactions proprement dites de la
respiration. La matrice mitochondriale riche en enzyme (décarboxylases, déshydrogénases….) est le
siège du cycle de Krebs.
Le cycle de Krebs ou cycle de l’acide citrique est une série de décarboxylations oxydatives, de
déshydrogénations, associées à des réductions des transporteurs et à des hydratations.
L’acide pyruvique formé lors de la glycolyse subit une décarboxylation et une déshydrogénation
pour donner 2 molécules d’acide acétique (C2). Ces derniers se lient aux coenzymes A pour constituer
l’acétylcoenzyme A (acétylCoA). L’acétylCoA s’associe à l’acide oxaloacétique (C4) pour former l’acide
citrique (C6). L’acide citrique subit 2 décarboxylations et 4 déshydrogénations pour donner un
groupement acétique et l’acide oxaloacétique est régénéré.
Le cycle de Krebs permet donc la libération de dioxyde de carbone, la production d’ATP et la
formation des transporteurs réduits (TH2) qui sont réoxydés dans la chaîne respiratoire (chaîne
d’oxydoréduction) au niveau de la membrane interne de la mitochondrie, ce qui permet ensuite la
synthèse d’une grande quantité d’ATP.
Bilan de la respiration
Différentes étapes Transporteurs réduits formés ATP produits
glycolyse 2 NADH2 2 ATP
Décarboxylation du pyruvate 2 NADH2 0
Cycle de Krebs 6 NADH2 + 2 FADH2 2 ATP
Réoxydation au niveau de la
chaine respiratoire 34 ATP

NB : La réoxydation au niveau de la chaine respiratoire d’une molécule de NADH2 produit 3


molécules d’ATP tandis que celle d’une molécule de FADH2 en produit 2. Au final la dégradation
complète d’une molécule de glucose produit 38 molécules d’ATP.

3) Les fermentations
 la fermentation lactique
L’acide pyruvique (accepteur final d’hydrogène) issu de la glycolyse est réduit en acide lactique.
Cette réaction est couplée avec la régénération du transporteur d’hydrogène.
Acide pyruvique + TH2 → Acide lactique + T+
 la fermentation alcoolique
L’acide pyruvique est d’abord décarboxylé. Le métabolite qui en résulte (l’acétaldéhyde) est ensuite
réduit en éthanol avec régénération du transporteur d’hydrogène.
Acide pyruvique → acétaldéhyde + CO2
Acétaldéhyde + TH2 → éthanol + T+

NB : les réactions de fermentations produisent 2 ATP pour une molécule de glucose. Cet ATP n’est
produit que lors de la glycolyse.
CHAPITRE IX : QUELQUES ASPECTS DU METABOLISME
CHEZ L’HOMME

Objectifs : à la fin de ce chapitre, l’élève sera capable de :


 Déterminer la nature et l’origine des métabolites utilisés par les cellules
 Expliquer le rôle du foie dans la régulation du métabolisme du glucose
 Expliquer les trois voies de régénération de l’ATP musculaire
 Expliquer la conversion de l’énergie chimique stockée dans l’ATP en énergie mécanique lors de la
contraction du muscle.

I. Nature et origine des métabolites cellulaires

1) Les métabolites cellulaires

Les métabolites dont l’énergie peut être transférée aux molécules d’ATP sont essentiellement le
glucose, les acides gras et les aa, les triglycérides. Ces métabolites sont présents dans le sang à des teneurs
variables(tableau). Tous les organes ne présentent pas les mêmes exigences métaboliques. Cependant, le
glucose est un métabolite utilisable par toutes les cellules ; certaines cellules l’utilise comme unique
métabolite (cerveau, hématies, cellules nerveuses)

2) Organes de stockage des métabolites

Le faible taux de métabolites dans le sang est en contradiction avec leur utilisation permanente. La
glycémie (taux de glucose dans le sang) par exemple a une valeur moyenne normale située entre 0.8 et 1
g/l. Cette valeur est relativement stable malgré les apports alimentaires discontinus et une consommation qui
varie assez en fonction de l’activité physique. La faible quantité de ce métabolite dans le sang s’expliquerai
par le fait que, Les apports alimentaires étant irréguliers, ceux-ci sont mis réserve dans les organes qui
pourront les restituer au fur et à mesure que les besoins se feront sentir.
 Les lipides qui constituent la réserve énergétique la plus importante, sont stockés dans les tissus
adipeux sous forme de triglycérides.
 Le glucose est stocké sous forme de glycogène dans le foie et dans les muscles.
 Les protéines ; notamment celle des muscles, constituent une réserve énergétique utilisée en cas de
jeun prolongé. Ce qui entraine la fonte musculaire

II. La fonction régulatrice du foie dans le métabolisme du glucose

1) conséquences d’ablation du foie chez le chien


Un chien ayant subi l’ablation du foie présente des troubles divers tels que l’illustre le graphique. La
perfusion d’une solution glucosée pratiquée lorsque l’animal est déjà dans le coma, permet un rétablissement
spectaculaire. Le coma étant dû à une absence d’alimentation en glucose des cellules nerveuses, nous
pouvons conclure que le foie est indispensable pour le ravitaillement des cellules de l’organisme en
glucose.

2) Expérience du « foie lavé » de Claude Bernard, 1855 et dosages de la glycémie dans


les veines porte et sus-hépatique

Cette expérience fut réalisée en 1855 et Claude Bernard l’a décrit en ces
termes : « J'ai choisi un chien adulte, vigoureux et bien portant qui depuis
plusieurs jours, était nourri de viande ; je le sacrifiai 7 heures après un repas
copieux de tripes. Aussitôt, le foie fut enlevé, et cet organe fut soumis à un
lavage continu par la veine porte ...... Je laissai ce foie soumis à ce lavage
continu pendant quarante minutes ; j'avais constaté au début de l'expérience
que l'eau colorée en rouge qui jaillissait par les veines hépatiques était sucrée ;
je constatai en fin d'expérience que l'eau, parfaitement incolore qui sortait, ne
renfermait plus aucune trace de sucre...… J'abandonnai dans un vase ce foie
à température ambiante et, revenu 24 heures après, je constatai que cet
organe que j'avais laissé la veille complètement vide de sucre s'en trouvait
pourvu très abondamment ».
PL II-2 : expérience de Claude Bernard

Claude Bernard conclut qu’il existe dans le foie frais, deux substances :
- un sucre très soluble dans l’eau: le glucose qui est emporté par lavage;
- un sucrepeu soluble, qui se changeait peu à peu en glucose : il appelle cette substance « la matière
glycogène ».

Le tableau ci- dessous montre les variations de la glycémie à l’entrée et à la sortie du foie après un
repas et après un jeun prolongé.
Conclusion
Les expériences de Claude Bernard et les dosages sanguins montrent que :
 Lorsque la glycémie est au dessus de la valeur moyenne (hyperglycémie), le foie stocke le glucose
sous forme de glycogène : c’est la glycogénogenèse. nC6H12O6 → (C6H10O5) n + nH2O
(glucose) (glycogène) (eau)
 Lorsque la glycémie est en dessous de la valeur moyenne (hypoglycémie), le foie libère le glucose
dans le sang en hydrolysant son glycogène. C’est la glycogénolyse.
(C6H10O5) n + nH2O → nC6H12O6
(glycogène) (eau) (glucose)

NB : La glycogénolyse est catalysée par une enzyme appelée glucose phosphatase produite uniquement par
le foie.
 En cas de jeûne prolongé, les réserves glucidiques deviennent insuffisantes pour faire face aux
besoins ; Le foie synthétise le glucose à partir des substances non glucidiques (le glycérol, les acides aminés,
l’acide lactique) : c’est la néoglucogenèse ou gluconéogenèse

III. Les voies de régénération de l’ATP musculaire

1) La voie anaérobie alactique


Ce processus intervient pendant des contractions brèves (de l’ordre de quelques secondes). Des
expériences montrent que le taux d’ATP reste constant après une contraction de courte durée. Ceci
signifie qu’il existe un processus immédiat de régénération de l’ATP. Il ne nécessite pas de dioxygèneet
se réalise sans formation d’acide lactique.
Cette voie utilise une molécule plus énergétique que l’ATP appelée phosphocréatine. Son hydrolyse
libère 43 Kj/mol en présence de l’enzyme appelée créatine kinase. Cette réaction est couplée à la synthèse
d’ATP d’où l’équation Phosphocréatine → créatine + Pi + 43 kJ
ADP + Pi + 43 kJ ATP
Phosphocréatine + ADP créatine + ATP
Dans le muscle, les réserves de phosphocréatine sont très limitées. Elles sont reconstituées en
utilisant l’ATP pendant la phase de récupération qui suit la contraction musculaire.

2) La voie anaérobie lactique


Cette voie intervient pendant des contractions de durée supérieure à la précédente. C’est la voie
de la fermentation lactique ; elle limitée dans le temps car l’accumulation de l’acide lactique provoque la
fatigue musculaire par la baisse du pH ; ce qui modifie l’activité enzymatique et entraine l’apparition
des crampes.
NB : L’acide lactique produit est conduit vers le foie où il intervient dans la néoglucogenèse ou dans
les oxydations respiratoires.

3) La voie aérobie
Elle intervient lorsque les contractions musculaires se prolongent. C’est la voie de la respiration.
Il y’a d’abord utilisation des réserves musculaires (acides pyruviques, acides gras), lorsque les besoins
énergétiques se prolongent, il y’a ensuite utilisation des métabolites sanguins (glucose, acides gras …). Le
rendement en ATP de cette voie est élevé.
IV. La conversion de l’énergie chimique stockée dansl’ATP en énergie mécanique : la
contraction de la fibremusculaire

1) Comparaison d’un muscle au repos et d’un muscle contracté


Un muscle au repos c'est-à-dire relâché est mince et allongé alors qu’un muscle contracté gonfle,
se raccourcit et durcit. La contraction musculaire se caractérise donc par un raccourcissement des fibres qui
constituent le muscle au repos. Le muscle est élastique, excitable et contractile.

2) Structure d’un muscle squelettique


Une coupe transversale d’un muscle squelettique montre plusieurs faisceaux de fibres musculaires, des
vaisseaux sanguins, des nerfs. La coupe longitudinale d’une fibre musculaire montre de nombreuses
mitochondries, plusieurs noyaux et plusieurs myofibrilles de nature protéique.

3) Les différents types de fibres musculaires


On distingue deux principaux types de fibres qui diffèrent par la vitesse et la puissance de leur contraction :
les fibres de type I et les fibres de type II.
 les fibres de type I : elles sont rouges, riches en mitochondries et sont impliquées dans les efforts
intenses de longue durée (course de fond…). Ces fibres sont lentes à se contracter et sont adaptées au
métabolisme oxydatif.
 les fibres de type II : elles sont blanches, peu riches en mitochondries et sont impliqués dans les
efforts intenses et soutenus. Ces fibres sont plus riches en glycogène et en ATPase, plus rapides à se
contracter, plus puissantes.

4) Comparaison d’une fibre musculaire contractée et d’une fibre musculaire relâchée


Au microscope électronique, une fibre musculaire (myofibrille) présente deux types de filaments
musculaires (myofilaments)de nature protéique.
 Les myofilaments épais ou myosine
 Les myofilaments fins ou actine
a) Mécanisme de la contraction
Pendant la contraction musculaire, il y’a glissement relatif des filaments fins d’actine entre les
filaments épais de myosine ; ceci a pour conséquence la diminution de la distance entre deux stries Z et
le raccourcissement du sarcomère sans pour autant changer sa longueur.

Ce glissement des myofilaments est dû à la formation des ponts d’actomyosines (ponts d’union
entre myosines et actines), suivie d’un pivotement des têtes de myosines. La rupture des ponts
d’actomyosines entraine le relâchement du muscle.

b) Rôle de l’ATP et des ions calcium dans la contraction


Solution :
 La contraction musculaire est impossible sans les ions calcium : Ces ions rendent disponibles les
sites de fixation de la myosine sur l’actine ce qui permet la formation des ponts d’actomyosines. Ce
calcium est libéré lors de la contraction par le réticulum sarcoplasmique qui entoure les myofibrilles.
 La contraction musculaire est impossible sans ATP: l’hydrolyse de l’ATP fournit l’énergie
permettant le pivotement des têtes de myosine au début, et leur séparation à la fin de la contraction.
Ainsi donc, l’énergie chimique (ATP) a été convertie en énergie mécanique (contraction musculaire).

La contraction musculaire se déroule avec production de deux types de chaleur : la chaleur initiale et la
chaleur retardée.
 La chaleur initiale
Pendant la contraction et le relâchement du muscle, cette chaleur correspond à l’utilisation des composés
phosphatés (ATP, ADP, AMP, Pi, phosphocréatine)
 La chaleur retardée
Longtemps après le relâchement, elle correspond à la régénération des composés phosphatés. Les fibres de
type II ne dégagent pas de chaleur retardée.

c) Dette et payement de la dette en O2 au cours d’un exercice physique : phase de


récupération

Au repos, la consommation en O2 et l’énergie libérée par le muscle sont constantes. Au début de


l’exercice, la consommation en O2 s’élève progressivement et atteint sa valeur maximale au bout d’un
certain temps. Cette valeur reste constante tout au long de l’exercice et retombe brutalement à sa valeur de
départ à la fin de l’exercice.

Interprétation
La surface 1 correspond au retard de la consommation d’O2 sur l’énergie libérée immédiatement :
c’est une dette en O2 due à une période d’adaptation de l’organisme à l’effort.
La surface 2 par contre a une consommation de O2 postérieure à la fin de la libération d’énergie,
c'est-à-dire la période de restauration du muscle qui correspond au payement de la dette. Ceci correspond
au temps qu’il faut pour que l’organisme retrouve son équilibre initial.
CHAPITRE X : LA CONVERSION DE L’ENERGIE
LUMINEUSE EN ENERGIE CHIMIQUE

Objectifs : à la fin de ce chapitre, l’élève sera capable de :


 Démontrer que les plantes vertes captent l’énergie lumineuse
 Expliquer le mécanisme de conversion de l’énergie lumineuse en énergie chimique
 Déterminer la relation existant entre le programme génétique et le mécanisme de la photosynthèse

I. Mise en évidence de la capture de l’énergie lumineuse par les plantes chlorophylliennes

1) Spectre d’émission de la lumière blanche


La lumière blanche est constituée de plusieurs radiations lumineuses. La décomposition de la lumière
blanche grâce à un prisme permet d’observer sur un écran 7 radiations dont les longueurs d’ondes varient
entre 400 et 700 nm. Ces radiations constituent le spectre d’émission de la lumière blanche.
Le spectre d’émission est la décomposition de la lumière blanche en ses différentes radiations
monochromatiques.

2) Spectre d’absorption de la chlorophylle


La chlorophylle brute a la propriété d’absorber certaines radiations monochromatiques. Si on
interpose entre la source lumineuse et le prisme, une cuve contenant une solution de chlorophylle brute, on
constate que toutes les radiations à l’exception du vert sont devenus plus ou mois sombres. Les radiations
sombres sont les radiations absorbées par la solution de chlorophylle brute.
Les bandes les plus sombres sont le rouge et le bleu ; cela montre que ces radiations sont les plus
absorbées. La radiation verte n’est pas du tout absorbée car son image est intacte sur l’écran.
3) Spectre d’action de la chlorophylle
Expérience d’Engelmann

Solution
Les bactéries sont réparties de façon inégale le long de l’algue verte. Elles sont plus abondantes
autour des radiations bleue et rouge.
L’algue verte filamenteuse absorbe les radiations lumineuses pour réaliser la photosynthèse. Ceci se
caractérise par un dégagement de dioxygène déterminant la répartition des bacté[Link]-ci sont plus sont
plus abondantes au niveau des radiations où le dégagement de dioxygène est important. Ce sont les
radiations bleue et rouge.
Engelmann conclut que les radiations les plus absorbées sont celles qui sont les plus efficaces
pour la photosynthèse, c'est-à-dire celles pour lesquelles l’intensité photosynthétique(IP) est
importante.L’IP est faible dans le jaune et nulle dans le vert.

Le spectre d’action de la chlorophylle est l’ensemble des radiations lumineuses efficaces pour la
photosynthèse. Il est superposable au spectre d’absorption de la chlorophylle.

II. Mécanisme de la photosynthèse

1) Siège de la photosynthèse : les chloroplastes


En microscopie électronique, les chloroplastes apparaissent formés de stromaentourés de deux
membranes (une interne et une externe) et contenant de nombreuxthylakoïdes. Les membranes de ces
thylakoïdes sont riches en protéines, contiennent des chaines de transporteurs d’électron et despigments
photosynthétiques.
2) Les différentes phases de la photosynthèse
a) Les expériences de pré-illumination

Conclusion : L’incorporation du dioxyde de carbone dans les matières organiques ne dépend pas
directement de la lumière mais plutôt de certains facteurs dont la lumière induirait la synthèse.

b) Expérience de Ruben et Kamen, 1940


Une suspension d’algues fortement éclairée et placée dans une eau marquée par l’isotope radioactif
18 18
O(H2 O)dégage à la lumière seulement,du dioxygène contenant uniquement des atomes d’oxygène
radioactifs.
Conclusion : En présence de la lumière, on assiste à laphotolyse de l’eau(photodissociation de l’eau) :

Ces résultats expérimentaux montrent que la photosynthèse se réalise en deux phases successives :
 Une phase lumineuse ou photochimique ou claire au cours de laquelle l’énergie lumineuse est
convertie en énergie chimique.
 Une phase sombre ou d’assimilation du CO2 au cours de laquelle le dioxyde de carbone est
incorporé dans les molécules organiques.

 Phase lumineuse ou photochimique


Elle se déroule dans les thylakoïdes. Différents pigments chlorophylliens contenus dans la
membrane des thylakoïdes absorbent l’énergie des radiations lumineuses et les transmettent à la
chlorophylle a qui devient ainsi une molécule excitable. Les photons lumineux excitent ainsi la
chlorophylle a et lui arrachent des protons ; elle devient ainsi la chlorophylle a oxydée (chl a+).
chl a+ photons chl a+
La chlorophylle a excitée par la lumière cède des électrons à une chaîne des transporteurs d’électrons.
L’accepteur final T (NADP+) se réduit en TH2 (NADPH2).

Le système ne peut être continu que si la chlorophylle a oxydée (chl a+) se réduit en chl a. Cette chl
a+ oxyde l’eau selon l’équation. C’est la photolyse de l’eau.
Cette photolyse produit le dioxygène qui est rejeté ; des protons H+qui réduisent les assurant les
transporteurs dans le chloroplaste et activent des enzymes ATP synthétases ; ces dernières catalysent la
synthèse de l’ATP.
Bilan de la phase claire
 Production d’ATP
 Réduction du NADP+ en NADPH2
 Oxydation de l’eau en O2

 Phase sombre ou d’assimilation du CO2


Cette phase se déroule dans le stroma et ne nécessite ni la lumière, ni les pigments photosynthétiques.
Au cours de cette phase, l’ATP et le NADPH2formés lors de la phase claire, sont utilisés au cours des
réactions d’incorporation de CO2 dans les molécules organiques.
Une molécule de CO2 se fixe sur le ribulose diphosphate, réaction catalysée par la ribulose
diphosphate carboxylase (rubisco). L’assimilation d’une molécule de CO2 nécessite 3 molécules d’ATP et
2 NADPH2 ; elle a lieu au cours du cycle de Calvin-Benson. Il faut en tout 6 tours de cycle de Calvin pour
une molécule de glucose.

Bilan de la photosynthèse :

III. Mobilisation des produits synthétisés


La matière organique synthétisée constitue l’énergie chimique qui peut être soit utilisée (par la
respiration et la fermentation) soit stockée. La matière organique destinée au stockage est d’abord stocké
sous forme d’amidon insoluble, puis déstockée sous forme de saccharose soluble qui est véhiculé dans la
sève élaborée aux différents organes de réserve (tiges, racines, graines, fleurs).

IV. Les réactions de la photosynthèse et le programmegénétique


L’information génétique d’un être vivant est l’ensemble des gènes portés par ses chromosomes et
dirigeant le fonctionnement de ses cellules. Les réactions de la photosynthèse se déroulent à l’intérieur des
chloroplastes, dans les conditions biologiqueset nécessitent des enzymes. Etant donné que les enzymes sont
des protéines synthétisées sous codage de l’information génétique,nous pouvons conclure que les réactions
de la photosynthèse dépendent du programme génétique.
L’intensité photosynthétique (IP) varie en fonction de:
 L’espèce végétale
 Le nombre et le degré d’ouverture des stomates qui sont des structures par où diffuse le CO2
atmosphérique
 L’âge de la feuille
 La teneur du milieu en dioxyde de carbone
 L’intensité de l’éclairement
 La température

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