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Maths: Sciences Sociales SVT Sciences Éco Santé

Cet ouvrage présente les fondamentaux mathématiques nécessaires pour les étudiants se dirigeant vers des licences en sciences sociales, santé, et économie. Il couvre des sujets tels que l'algèbre, l'analyse, la géométrie, et les probabilités, avec des rappels de cours, des conseils méthodologiques, des exemples détaillés et des exercices corrigés. Destiné à servir de référence tout au long des études supérieures, il est particulièrement utile pour ceux ayant besoin de consolider leurs connaissances en première année.

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Maths: Sciences Sociales SVT Sciences Éco Santé

Cet ouvrage présente les fondamentaux mathématiques nécessaires pour les étudiants se dirigeant vers des licences en sciences sociales, santé, et économie. Il couvre des sujets tels que l'algèbre, l'analyse, la géométrie, et les probabilités, avec des rappels de cours, des conseils méthodologiques, des exemples détaillés et des exercices corrigés. Destiné à servir de référence tout au long des études supérieures, il est particulièrement utile pour ceux ayant besoin de consolider leurs connaissances en première année.

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TOUT POUR BIEN COMMENCER MA LICENCE

Cet ouvrage contient les fondamentaux d’algèbre, analyse, géo­


métrie, algorithmique, graphes, probabilités et statistiques devant
être maîtrisés par un bachelier se dirigeant vers une licence ou une
CPGE à dominante sciences sociales, de la vie, santé ou économie. Tout
ce qui est vital du collège au lycée est exposé, et c’est un ouvrage

Sciences sociales SVT


de référence et de rappels à conserver pendant toutes ses études

Sciences éco Santé


supérieures. L’ouvrage s’inscrit dans le cadre «Parcours Sup» et
offre un socle solide pour les remédiations et les renforcements TOUT POUR BIEN COMMENCER MA LICENCE

Maths
destinés aux étudiants ayant été admis en «oui si», et ayant besoin
de se conforter pendant le L1.

Chaque fiche contient


1. D
 es rappels de cours : définitions, théorèmes,
formules importantes.

LICENCES DE
POUR LES
2. Des points de méthodologie et des conseils.
3. D
 es exemples détaillés pour illustrer les notions POUR LES LICENCES DE
ou apprendre à résoudre les questions.
4. Des exercices et leurs corrigés détaillés.
Sciences sociales

Maths
SVT
Sciences éco
François COTTET-EMARD a enseigné l’algèbre, l’analyse et les probabilités à l’Université
de Paris XI dans chacun des 4 semestres des années L1 et L2 mathématiques – informa- Santé
tique - physique. Il a écrit de nombreux ouvrages pour le LMD et dans la collection Sup 37 fiches
en Poche en mathématiques chez De Boeck Supérieur.
Résumés de cours
François Cottet-Emard
136 exercices corrigés
Méthodologie et conseils
ISBN : 978-2-8073-2715-3

9 782807 327153 [Link]

9782807327153_Parcours reussite Maths_Eco_CV.indd Toutes les pages 16/05/2019 10:27


Maths pour les licences de Sciences éco,
Sciences sociales, SVT, PACES

#1
Chez le même éditeur
Sup en poche est une collection destinée aux étudiants du 1er cycle, essentielle-
ment en Licence 1 et 2. Son objectif est de permettre à l’étudiant de réviser et
s’entraîner en vue de réussir ses examens. Chaque ouvrage est composé de fiches
proposant des cours résumés suivis d’exercices corrigés pas à pas.

#2
Maths
pour les licences de Sciences éco,
Sciences sociales, SVT, PACES

François Cottet-Emard

#3
Pour toute information sur notre fonds et les nouveautés dans votre domaine
de spécialisation, consultez notre site web : [Link]

© De Boeck Supérieur s.a., 2019


Rue du Bosquet, 7 - B-1348 Louvain-la-Neuve
Tous droits réservés pour tous pays.
Il est interdit, sauf accord préalable et écrit de l'éditeur, de reproduire (notamment par photocopie) partiel-
lement ou totalement le présent ouvrage, de le stocker dans une banque de données ou de le communiquer
au public, sous quelque forme et de quelque manière que ce soit.
Dépôt légal :
Bibliothèque Nationale, Paris : juin 2019
Bibliothèque royale de Belgique, Bruxelles : 2019/13647/090 ISBN : 978-2-8073-2715-3

#4
Sommaire

Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
1 Le raisonnement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
2 La négation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
3 Le raisonnement par récurrence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
4 Théorie des ensembles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
5 Notations symboliques, alphabet grec . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
6 Les nombres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
7 Dénombrements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
8 Manipulations des égalités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
9 Manipulations des inégalités, valeur absolue . . . . . . . . . . . . . . 53
10 Les nombres complexes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63
11 Équations et fonctions du second degré . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70
12 Polynômes à coefficients réels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 78
13 Systèmes linéaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 84
14 Fonctions : première partie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 90
15 Fonctions : deuxième partie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 105
16 Fonctions trigonométriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 120
17 Primitives et Intégrales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 128
18 Exponentielle et Logarithme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 139
19 Suites . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 146
20 Les vecteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 158
21 Repère orthonormé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 166
22 Droites du plan . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 171
23 Droites et plans de l'espace . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 177
24 Produit scalaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 185
25 Cercle, sphère, solides élémentaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 191
26 Triangle et Trigonométrie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 201

Sommaire | V

#5
27 Théorème de Thalès . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 209
28 Translation, symétrie, rotation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 213
29 Probabilités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 219
30 Compléments d'analyse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 246
31 Algorithmique élémentaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 254
32 Matrices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 258
33 Théorie générale des graphes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 263
34 Eulérien, Dijkstra, Coloration . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 273
35 Graphe probabiliste, chaîne de Markov . . . . . . . . . . . . . . . . . . 283
36 Statistiques à une variable . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 290

A Problèmes récapitulatifs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 302

VI | Sommaire

#6
Introduction
Cet ouvrage fait le pont entre la fin de l’enseignement secondaire et le dé-
but de l’enseignement supérieur, Universités et Classes Préparatoires. Il
reprend toutes les notions fondamentales exposées au lycée, et même cer-
taines au collège, et qui doivent être parfaitement maîtrisées pour continuer
après le bac. La collection propose deux versions de cet ouvrage. Celui-ci
s’adresse aux étudiants se dirigeant vers les licences Sciences de la Terre
et de la Vie, PACES et Sciences de la Santé, Economie et aux CPGE à domi-
nante biologie. Il contient quelques résultats importants (probabilités, sta-
tistiques, graphes, optimisation) traités uniquement en filière ES du Lycée.
Le deuxième ouvrage, qui sort en même temps, s’adresse aux étudiants
se dirigeant vers des licences demandant de bonnes bases théoriques,
essentiellement les licences à dominante mathématique, physique ou infor-
matique et aux CPGE à dominante mathématiques - physique. Ce second
ouvrage ne contient pas les fiches spécifiquement « programme ES » du
Lycée.
Dans ce livre, tous les domaines sont revus, que ce soit les manipulations
algébriques, les identités remarquables, les manipulations des inégalités,
l’analyse avec les nombres réels, les études de fonction, la continuité, la
dérivation, les limites, les primitives, la trigonométrie, l’exponentielle et le lo-
garithme, les suites. Il contient aussi tout ce qui doit être maîtrisé en géomé-
trie, depuis les théorèmes de Thalès et de Pythagore jusqu’aux équations
de droites et plans, les vecteurs, le produit scalaire, les transformations im-
portantes comme la translation, la symétrie, la rotation, et aussi les solides
et volumes fondamentaux. Il se poursuit par les probabilités, des débuts
jusqu’aux intervalles de fluctuation et de confiance, notions délicates. Une
fiche introduit quelques compléments utiles pour la physique, non étudiés
au lycée, mais simples et très vite utilisés en licence. Une fiche d’algorith-
mique rappelle les boucles fondamentales de répétition. Des fiches spéci-
fiques sur les matrices, les chaînes de Markov et la théorie des graphes,
les statistiques, notions plutôt issues des programmes de la filière ES des
Lycées, complètent l’ouvrage : elles sont spécifiques à cette version de l’ou-
vrage. Finalement, des problèmes récapitulatifs de niveau bac terminent
l’ouvrage.
C’est donc un condensé en 310 pages de toutes les mathématiques de
l’Enseignement Secondaire. C’est un ouvrage de référence à conserver tout
au long de ses études, et qui permet de retrouver tout ce que l’on aurait

Introduction | 1

#1
oublié, et de vérifier ses connaissances en cas de doute. Cet ouvrage n’est
pas a priori destiné à la préparation du baccalauréat, mais il peut être une
référence utile et pratique à posséder dès la terminale.
Chaque fiche contient une partie de cours, avec les rappels et les résultats
fondamentaux, bien sûr sans démonstrations. Les techniques importantes
sont mises en exergue dans des encadrés « Méthodologie ». Les choses
vitales à connaître sont rappelées dans des encadrés « Point vital à maî-
triser ». Quelques formules dépassant légèrement le cadre du Lycée sont
parfois ajoutées, pour faciliter le démarrage en L1/CPGE, résultats utiles dès
le début de l’année, mais exposées un peu plus tard en pratique. De très
nombreux exemples illustrent le cours, et on fera attention à la numérota-
tion : exemple 5.a, exemple 5.b… sont en fait un seul exemple, découpé en
plusieurs parties par souci de clarté.
Chaque fiche contient ensuite des exercices corrigés : certains sont vitaux,
marqués du pictogramme , rappelant les signaux de bonne santé. Ce
sont les plus fondamentaux à maîtriser. Les autres exercices approfondis-
sent légèrement les notions fondamentales, tout en restant dans le cadre
du cours.
Le texte est en quadrichromie, ce qui permet de distinguer aisément les
notions importantes, surtout quand elles sont encadrées sur fond jaune. Les
fiches de probabilités sont bien développées, conformes au programmes
du Lycée, et elles développent bien les notions délicates, comme la loi des
grands nombres, les intervalles de fluctuation et de confiance, les chaînes
de Markov, qui sont difficiles à appréhender, et qui doivent être vues et
revues avant d’être bien maîtrisées. Compte-tenu du format réduit de l’ou-
vrage, le nombre de figures a été limité, particulièrement en géométrie.
Parmi les fiches importantes, celle sur le cercle et les solides élémentaires
rappelle les calculs de volume, trop vite oubliés, mais qui doivent être
connus.

Pour Alice, Audrey et Emilie qui sauront se reconnaître.

2 | Introduction

#2
COURS
1 Le raisonnement

[ MOTS-CLÉS : implication, équivalence, suffisant, nécessaire, réciproque, absurde,


contre-exemple, quel que soit, il existe ]

DÉFINITION
Les lettres P et Q désignent deux propriétés quelconques, à savoir deux affirmations
qui peuvent être soit vraies soit fausses.

1 L'équivalence ⇐⇒ de deux propriétés


Deux propriétés P et Q équivalentes sont deux affirmations de la même chose,
traduites de façons différentes. L'une est vraie si et seulement si l'autre est vraie.

Exemple 1 : « être majeur en France » et « avoir 18 ans » sont deux propriétés


équivalentes (en faisant abstraction des mineurs émancipés).

Exemple 2 : « l’entier n est pair » est équivalent à « l’entier n + 1 est impair ».

Exemple 3 : « ax2 + bx + c = 0 admet deux racines distinctes » et « son


discriminant est strictement positif » sont deux propriétés équivalentes.

Exemple 4 : La propriété « le triangle ABC est rectangle en A » équivaut à


« BC 2 = AB 2 + AC 2 » (Pythagore).

Raisonner par équivalence pour démontrer un certain résultat Q en par-


tant d’hypothèses P consiste à trouver une suite de propriétés équiva-
lentes allant de P à Q. C’est un raisonnement très sécurisant, car on
peut toujours revenir en arrière quand on avance.

Par contre, et c’est aussi vrai dans la vie courante, avoir en permanence
la possibilité de revenir en arrière ne permet en général pas d’avancer
franchement. Si l’on veut avancer franchement, faire des progrès, aller
de l’avant, il faut couper les ponts vers l’arrière, et cela ne se fait pas en
raisonnant par équivalence, mais en raisonnant par implication.

Fiche 1 : Le raisonnement | 3

#3
2 L'implication P =⇒ Q
Il s’agit du cas de figure suivant :

Si la propriété P est vraie, alors la propriété Q est obligatoirement vraie.

Exemple 5 : « avoir le permis de conduire » implique « avoir au moins 18 ans ».


Mais avoir au moins 18 ans n’implique pas qu’on ait le permis.
Exemple 6 : « être milliardaire » implique « être millionnaire ». Mais il y a plein
de millionnaires qui ne sont pas milliardaires.
Exemple 7 : « x = 2 » implique « x2 = 4 ». Mais x2 = 4 n’implique pas que
x = 2, puisque l’on peut aussi avoir x = −2.

Méthodologie
Avoir démontré l'implication P =⇒ Q, ne donne aucune information permettant
de dire que Q implique P : en général, on ne peut pas revenir en arrière dans le
raisonnement.

Exemple 8 : le trajet entre les endroits A et B dure au minimum 50 minutes


et au maximum 1h, et j’ai un rendez-vous en B à 11h pile. La propriété « je
pars de A à 9h59 » implique la propriété « je suis à l’heure à mon RDV ».
Mais le fait d’être à l’heure au RDV n’implique pas que je suis parti à 9h59 :
j’aurais très bien pu partir à 9h34 et attendre.

Se convaincre que
L'implication est donc moins sécurisante que l'équivalence, mais c'est la méthode
de raisonnement la plus constructive et la plus utilisée, en sciences comme dans
la vie courante.

3 Relation entre implication et équivalence


P ⇐⇒ Q signifie que l'on a les deux implications P =⇒ Q et Q =⇒ P .

4 | Fiche 1 : Le raisonnement

#4
Exemple 9 : la démonstration de Pythagore se fait en démontrant de fa-
çons distinctes l’implication « rectangle en A =⇒ BC 2 = AB 2 + AC 2 » et
l’implication « BC 2 = AB 2 + AC 2 =⇒ rectangle en A ».

4 Condition nécessaire et condition suffisante


Exemple 10 : reprenons l’exemple 8. La signification courante des adjectifs
« suffisant » et « nécessaire » permet d’écrire que :
– « partir à 9h58 » est une condition suffisante pour arriver à l’heure.
– « partir avant 10h10 » est une condition nécessaire pour arriver à l’heure.

Il s’agit d’une autre façon d’exprimer l’implication.

Point vital à maîtriser


On dit que P est une condition suffisante pour que Q soit vraie quand on a
l'implication P =⇒ Q.

Point vital à maîtriser


On dit que Q est une condition nécessaire pour que P soit vraie quand on est dans
la situation suivante :
si Q est fausse, alors P est automatiquement fausse.

Exemple 11 : « être divisible par 4 » est une condition suffisante pour « être
pair ».

Exemple 12 : « être divisible par 6 » est une condition nécessaire pour « être
divisible par 72 ».

De la mauvaise utilisation des mots


Très souvent dans la vie courante, on utilise « il faut » (ce qui sous-entend que l'on
se place dans une condition nécessaire) au lieu de « il suffit ». Dans notre trajet,
on a souvent tendance à dire il faut que je parte à 9h55 alors que l'on devrait dire
il suffit que je parte à 9h55.

Fiche 1 : Le raisonnement | 5

#5
5 Que signifie « étudier la réciproque » ?
Le cadre : l’énoncé vient de faire démontrer qu’une certaine propriété
P implique une autre propriété Q.
L’objectif : « Étudier la réciproque » consiste à regarder si la propriété Q
implique la propriété P. Il y a évidemment deux réponses possibles :
– La réponse est oui : les deux propriétés sont équivalentes.
– La réponse est non : on a uniquement P =⇒ Q.
Certains théorèmes comme Pythagore et Thalès sont connus pour leurs
réciproques qui sont vraies, et qui sont au moins aussi utiles que la partie
directe du théorème.

6 Les formulations « Quel que soit » et


« Il existe au moins »
Dans la vie courante comme en mathématiques, on est fréquemment
confronté à deux situations dont la formulation commence soit par « Quel
que soit… » soit par « Il existe au moins… ».
Exemple 13 : « Toutes les voitures ont un volant ». On peut aussi dire, même
si c’est moins élégant : « quelle que soit la voiture, la propriété avoir un
volant est vraie ».
Exemple 14 : La propriété « Tout entier divisible par 10 est divisible par 5 »
est vraie. La propriété « Tout entier pair est divisible par 4 » est fausse, il suffit
de regarder l’entier 6.
Exemple 15 : dans son dictionnaire des idées reçues, très ironique et à
prendre au deuxième degré, Gustave Flaubert a écrit : « Les républicains
ne sont pas tous des voleurs, mais les voleurs sont tous républicains ». Ma-
thématiquement, on devrait dire « quel que soit le voleur, alors la propriété
être républicain est vraie » et ensuite « Il existe au moins un républicain qui
n’est pas un voleur ».
On est souvent confronté, dans un ensemble E, à l’une ou l’autre des
deux formulations :

– Pour tout élément x de E , alors la propriété P est vraie.


– Il existe au moins un élément de E pour lequel P est vraie.

6 | Fiche 1 : Le raisonnement

#6
Les expressions « quel que soit » et « il existe au moins » s’appellent quan-
tificateurs.

Point vital à maîtriser


Souvent, on abrège « Il existe au moins » en « Il existe ». Mais c'est toujours avec
le sous-entendu « au moins », ce qui signifie qu'il peut y en avoir plusieurs.

7 Raisonner par l'absurde


C’est une méthode de raisonnement puissante, agréable et sécurisante.
Le cadre : on veut montrer qu’une propriété P est vraie.
Ce que l’on suppose : on suppose que P est fausse. C’est l’hypothèse
dite par l’absurde.
Ce que l’on fait : on construit un raisonnement qui conduit à un résul-
tat absurde : soit une impossibilité complète (du style 2 = 3), soit une
contradiction avec l’hypothèse « P est fausse » que l’on a faite.
Conclusion : étant arrivé à une impossibilité, notre hypothèse « P est
fausse » est absurde. Il s’en suit que P est vraie, et elle est démontrée.
Exemple 16 : montrons qu’il est impossible de trouver deux entiers p,q tels
que p2 = 2q 2 . On raisonne par l’absurde, en supposant que deux tels entiers
existent. On peut toujours supposer que p et q sont sans diviseur commun,
sinon on simplifie. Le carré d’un impair étant impair, p lui-même est pair :
on peut écrire p = 2p′ et p2 = 2q 2 devient 2p′2 = q 2 . Ceci implique que q 2
est pair, et donc que q est pair. Les entiers p,q sont divisibles par 2, ce qui
contredit le fait de supposer qu’ils n’ont aucun diviseur commun.

8 La démonstration par contre-exemple


Exemple 17 : on pense que la propriété « dans tout triangle, le centre du
cercle circonscrit est intérieur au triangle » est fausse. Pour démontrer que
c’est faux, il suffit de construire un triangle qui ne contient pas le centre de
son cercle circonscrit. Pour ce faire, on trace un cercle et un diamètre quel-
conque ; ensuite on prend trois points du cercle situés du même côté de ce
diamètre. Le centre du cercle circonscrit, le centre du cercle, est extérieur
au triangle. On a trouvé un contre-exemple à la propriété énoncée, et donc
celle-ci est fausse.

Fiche 1 : Le raisonnement | 7

#7
Méthodologie
Pour montrer que le résultat « Pour tout élément de E , alors la propriété P est
vraie » est faux, il suffit d'exhiber un élément de E pour lequel la propriété est
fausse. Cet élément s'appelle contre-exemple du résultat.

9 Le raisonnement par récurrence


La fiche 3 lui est entièrement consacrée.

8 | Fiche 1 : Le raisonnement

#8
1 EXERCICES
Exercice 1
On se place soit dans le plan, soit dans l’espace. Deux droites distinctes
sont dites parallèles quand elles sont situées dans un même plan, et qu’elles
n’ont aucun point commun. Elles sont dites sécantes quand elles ont un
point commun.
1. On se place dans le plan. Que peut-on dire des deux propriétés P : « D
et D′ sont parallèles » et Q : « D et D′ ne sont pas sécantes » : sont-elles
équivalentes, l’une implique-t-elle l’autre ?
2. Reprendre la même question dans l’espace. Indication : trouver un
contre-exemple simple.

Exercice 2
Dans chacune des questions suivantes, dire si l’une des propriétés P et
Q implique l’autre ou si elles sont équivalentes ou bien s’il n’y a aucune
relation entre elles. On traduira aussi les éventuels résultats avec les ex-
pressions condition suffisante ou condition nécessaire.
1. P : « x2 − 3x + 2 = 0 » et Q : « x est égal à 1 ou à 2 ».
2. P : « x2 − 3x + 2 = 0 » et Q : « x ∈ [1,2] ».
3. P : « x > 0 » et Q : « x2 + 2x + 1 > 0 ».
4. P : « x > 0 » et Q : « x2 − 2x + 1 > 0 ».
5. P « l’entier n est pair » et Q : « l’entier n est divisible par 62 ».
6. P : « l’entier n est divisible par 63 » et Q : « l’entier n est impair ».
7. Soient C et C ′ deux cercles du plan. Soit P : « l’un des cercles est inté-
rieur à l’autre » et Q : « les cercles n’ont aucun point commun ».

Fiche 1 : Le raisonnement | 9

#9
1 CORRIGÉS
Exercice 1
1. Dans le plan, les deux propriétés sont équivalentes, par définition.
2. Dans l’espace, la situation est différente : deux droites parallèles ne sont
pas sécantes, et on a bien P =⇒ Q. Mais deux droites qui ne se coupent
pas ne sont pas toujours parallèles : il suffit de prendre l’axe Ox et la droite


passant par le point (0,0,1) et de vecteur directeur j = (0,1,0). Dans l’es-
pace, les deux propriétés ne sont pas équivalentes.

Exercice 2
1. Les racines de x2 − 3x + 2 = 0 sont x = 1 et x = 2 : les deux propriétés
sont équivalentes.
2. Comme les racines 1 et 2 sont dans l’intervalle fermé [1,2], la propriété
P implique Q. Par contre, si l’on prend x = 3/2, qui est bien dans [1,2] et
où Q est vraie, on n’a pas x2 − 3x + 2 = 0 : la propriété Q n’implique pas
P. On a simplement l’implication P =⇒ Q, et les propriétés ne sont pas
équivalentes. P est une condition suffisante pour que Q soit vraie.
3. On a x2 + 2x + 1 = (x + 1)2 . Pour tout x > 0, on a bien (x + 1)2 > 0 :
P implique Q. Mais pour x = −3, on a aussi (x + 1)2 > 0 : Q n’implique
pas P. On a l’implication simple P =⇒ Q. La propriété P est une condition
suffisante pour que Q soit vraie.
4. On a x2 − 2x + 1 = (x − 1)2 . Pour x = 1, où P est vraie, on a (x − 1)2 = 0,
qui n’est pas strictement positif : P n’implique pas Q. Pour x = −5, Q est
vraie mais P est fausse : Q n’implique pas P. Il n’y a donc aucune relation
entre les deux propriétés.
5. Pour n = 4, P est vraie mais Q est fausse : la propriété P n’implique pas
la propriété Q. Mais si n est divisible par 62, il est divisible par 2 et donc
pair : Q implique P. On a la seule implication Q =⇒ P. La propriété P est
une condition nécessaire pour que Q soit vraie.
6. L’entier n = 126 = 2 × 63 est divisible par 63 mais est pair : la propriété
P est vraie mais Q est fausse. P n’implique pas Q. L’entier n = 15 est impair
mais n’est pas divisible par 63 : Q est vraie mais P est fausse, et donc Q
n’implique pas P. Il n’y a aucune relation entre les propriétés.
7. On a clairement P =⇒ Q. Mais deux cercles qui ne se coupent pas
peuvent être extérieurs l’un à l’autre, et Q n’implique pas P. On a seulement
l’implication P =⇒ Q. La propriété P est une condition suffisante pour que
Q soit vraie.

10 | Fiche 1 : Le raisonnement

# 10
# 313
TOUT POUR BIEN COMMENCER MA LICENCE

Cet ouvrage contient les fondamentaux d’algèbre, analyse, géo­


métrie, algorithmique, graphes, probabilités et statistiques devant
être maîtrisés par un bachelier se dirigeant vers une licence ou une
CPGE à dominante sciences sociales, de la vie, santé ou économie. Tout
ce qui est vital du collège au lycée est exposé, et c’est un ouvrage

Sciences sociales SVT


de référence et de rappels à conserver pendant toutes ses études

Sciences éco Santé


supérieures. L’ouvrage s’inscrit dans le cadre «Parcours Sup» et
offre un socle solide pour les remédiations et les renforcements TOUT POUR BIEN COMMENCER MA LICENCE

Maths
destinés aux étudiants ayant été admis en «oui si», et ayant besoin
de se conforter pendant le L1.

Chaque fiche contient


1. D
 es rappels de cours : définitions, théorèmes,
formules importantes.

LICENCES DE
POUR LES
2. Des points de méthodologie et des conseils.
3. D
 es exemples détaillés pour illustrer les notions POUR LES LICENCES DE
ou apprendre à résoudre les questions.
4. Des exercices et leurs corrigés détaillés.
Sciences sociales

Maths
SVT
Sciences éco
François COTTET-EMARD a enseigné l’algèbre, l’analyse et les probabilités à l’Université
de Paris XI dans chacun des 4 semestres des années L1 et L2 mathématiques – informa- Santé
tique - physique. Il a écrit de nombreux ouvrages pour le LMD et dans la collection Sup 37 fiches
en Poche en mathématiques chez De Boeck Supérieur.
Résumés de cours
François Cottet-Emard
136 exercices corrigés
Méthodologie et conseils
ISBN : 978-2-8073-2715-3

9 782807 327153 [Link]

9782807327153_Parcours reussite Maths_Eco_CV.indd Toutes les pages 16/05/2019 10:27

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