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Note
Principaux apports
de la réforme des marchés publics
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Principaux apports de la réforme des marchés publics
SOMMAIRE
Principaux apports de la réforme des marchés publics
I- Contexte et enjeux de la réforme ........................................................................................................................................... 5
II- Démarche de conduite de la réforme............................................................................................................................. 6
III- Objectifs assignés à la réforme des marchés publics .................................................................... 7
IV- Principaux apports de la réforme des marchés publics............................................................. 8
4.1- Elargissement du champ d’application du décret........................................................................................................ 8
4.2- Développement des mesures d’ordre social, d’inclusion territoriale
et de promotion de la valeur ajoutée locale...................................................................................................................... 9
4.3- Promotion de la dimension économique des marchés publics.................................................................... 10
4.4- Renforcement des mesures de protection de l’environnement et de développement durable... 11
4.5- Introduction de nouveaux modes de passation des marchés ........................................................................ 12
4.6- Amélioration de la procédure d’évaluation des offres financières........................................................... 13
4.7- Consécration du dispositif de préférence nationale................................................................................................ 13
4.8- Promotion de la sauvegarde du patrimoine culturel et historique national..................................... 14
4.9- Consolidation du mécanisme de la compensation industrielle.................................................................... 15
4.10- Amélioration du cadre de passation des prestations architecturales.................................................. 16
4.11- Promotion de l’innovation et de la recherche-développement ............................................................... 17
4.12- Renforcement de la transparence et de l’information en matière de marchés publics..... 17
4.13- Promotion de la logique de gestion axée sur les résultats et la performance............................ 19
4.14- Amélioration de la gouvernance des marchés publics...................................................................................... 19
V- Mesures préalables et d’accompagnement du décret..................................................................... 20
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Note
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Principaux apports de la réforme des marchés publics
NOTE
Principaux apports de la réforme des marchés
publics
La refonte du cadre réglementaire de passation des marchés publics constitue
une nouvelle génération de réformes, qui marque une grande avancée et un
saut qualitatif dans le processus de modernisation, de simplification, de
transparence et d’efficacité dans la gestion et la gouvernance des marchés
publics.
Elle vise à faire des marchés publics un puissant levier de développement
économique, de promotion de l’emploi, de création de la valeur ajoutée, de
renforcement de la transparence et d’amélioration du climat des affaires.
Cette réforme a été couronnée par la publication du décret n°2.22.431 du 8
mars 2023, dont l’entrée en vigueur est prévue pour le 1er septembre 2023.
La présente note a donc pour objet, de rappeler succinctement le contexte
dans lequel elle a été menée (I), la démarche adoptée pour sa conduite (II),
les objectifs qu’elle s’est assignés (III), ses principaux apports (IV) et les
mesures préalables et d’accompagnement à entreprendre pour sa mise en
œuvre (V).
I- Contexte et enjeux de la réforme
La refonte du décret relatif aux marchés publics est intervenue dans un
contexte marqué par de profondes mutations et des transformations
structurelles de l’environnement national et international.
Elle s’inscrit dans le cadre du renforcement de la gouvernance des achats
publics et de la consécration de la logique de gestion axée sur les résultats
et la performance, conformément aux recommandations de la Commission
spéciale sur le modèle de développement.
Cette réforme s’inscrit, en outre, dans le cadre des mesures prises par
le Gouvernement pour la mise en place d’une approche participative de
la réforme, à travers l’implication de tous les acteurs concernés, en vue
d’assurer une relance économique post-covid, à même de hisser notre pays
au rang des économies émergentes et à renforcer son positionnement tant
au niveau continental que sur le plan mondial.
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Note
En effet, la réforme de la règlementation régissant la passation des marchés
publics est l’un des chantiers majeurs auxquels le gouvernement attache
une importance particulière, en ce qu’elle constitue l’un des piliers
fondamentaux dans la consolidation de l’Etat de droit et dans la contribution
à l’édification d’une finance publique et d’une économie saines.
La réforme du décret sur les marchés publics repose sur des principes
directeurs qui consacrent le respect des engagements pris par le Maroc
dans le cadre des accords d’association et de libre-échange, la nécessité
de s’aligner sur les standards et bonnes pratiques à l’international, la
consolidation des principes universels régissant les marchés publics,
la consécration de l’unicité de la réglementation et, en définitive, le
rapprochement entre l’offre privée et la demande publique dans un rapport
équilibré, de juste prix et de qualité.
II- Démarche de conduite de la réforme
La réforme des marchés publics a été menée selon une démarche
participative, largement concertée, avec une forte implication de l’ensemble
des départements ministériels, des établissements et institutions publics,
des organisations professionnelles, de la société civile, des organisations
internationales et des différents autres partenanires.
Elle constitue, de ce fait, le couronnement d’une large concertation, engagée
avec les principaux acteurs et partenaires concernés par les marchés publics,
qu’ils soient acheteurs publics, entreprises ou fédérations d’entreprises,
organes de régulation ou de contrôle ou institutions internationales
intervenant dans le domaine des marchés publics.
Le processus de concertation a donc été mené dans le cadre d’une série
d’ateliers organisés à ce sujet, en particulier avec les départements
ministériels, les fédérations professionnelles, notamment la fédération
nationale du bâtiment et des travaux publics, la fédération marocaine du
conseil et de l’ingénierie, le conseil de l’ordre national des architectes,
l’ordre national des ingénieurs géomètres et topographes…
Les consultations ont démarré par une série de réunions, initiées avec les
directions concernées du Ministère de l’Economie et des Finances, en
présence de Monsieur le Ministre Délégué auprès de Madame la Ministre
de l’Economie et des Finances, chargé du budget et de Monsieur le Trésorier
Général du Royaume avant de s’élargir, sous la supervision de Monsieur le
Chef du Gouvernement, à un groupe de départements ministériels afin de
décliner les mesures proposées, qui constituent les contours de la feuille de
route adoptée au début de cette réforme.
Il s’en est suivi des rencontres bilatérales qui ont eu lieu avec chaque
Ministère, en présence de Monsieur le Trésorier Général du Royaume et
des responsables de chaque département ministériel, avec la participation
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Principaux apports de la réforme des marchés publics
des représentants des établissements publics relevant de son autorité, afin
de recueillir leurs observations et propositions pour l’enrichissement des
mesures initialement proposées.
Le processus de concertation a en outre, été enrichi de manière significative
par les contributions, les débats et les recommandations des parlementaires
qui ont été associés à ce chantier, à la demande du gouvernement, à
travers notamment, une journée d’étude organisée conjointement par la
Commission des finances et du développement économique de la Chambre
des représentants et la Commission des finances, de la planification et du
développement économique de la Chambre des conseillers.
Le processus de concertation a été également enrichi par les observations et
les propositions émanant de tous les partenaires nationaux et internationaux
ainsi que des citoyens eux-mêmes, suite à la publication du projet de décret
sur le site du Secrétariat Général du Gouvernement, conformément aux
dispositions de décret n°2-08-229 du 25 joumada 1 1430 (21 mai 2009)
instituant une procédure de publication des projets de textes législatifs et
réglementaires.
Outre cette série de consultations, les recommandations des organisations
internationales et des bailleurs de fonds tels que la Banque Mondiale, la
Banque Africaine de Développement, l’Organisation de Coopération et
de Développement Economique, ainsi que le Programme Américain de
Développement du Droit Commercial ont, par ailleurs, été prises en compte.
La réforme a bénéficié enfin, des études réalisées par la Trésorerie Générale
du Royaume en relation avec ses partenaires, dans le domaine des marchés
publics et qui portent principalement, sur la dimension économique de la
commande publique, la cartographie des risques des marchés publics et la
faisabilité d’un référentiel des prix.
III- Objectifs assignés à la réforme des marchés publics
La réforme s’est assignée pour objectif premier, l’adoption d’un référentiel
unique des marchés publics applicable aux services de l’Etat, des collectivités
territoriales, des établissements publics et des personnes morales de droit
public qui sont tenus, en vertu de la législation et de la réglementation
en vigueur, d’appliquer la réglementation relative aux marchés publics et
ce, en vue de donner une plus grande visibilité et davantage de clarté aux
opérateurs économiques.
Elle vise aussi à promouvoir l’intégration des dimensions économique,
sociale, environnementale et de développement durable dans les marchés
publics, tout en consacrant l’inclusion territoriale, à travers la promotion de
la dimension régionale et locale qui contribuerait, sans conteste, à l’équilibre
économique, social et spatial entre les régions.
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La réforme s’atèle également à consacrer et à repréciser le dispositif de
préférence nationale par l’ntroduction de l’appel d’offre national comme
nouveau mode de passation des marchés destiné exclusivement aux
entreprises installées au Maroc, l’élargissement du champ d’application
de la préférence nationale aux marchés de fournitures, de services et
d’études autres que les études liées aux travaux et ce, dans le respect des
engagements pris par notre pays dans le cadre des accords d’association
et de libre-échange.
Il est également attendu de cette réforme de soutenir et d’accroitre la
valeur ajoutée locale, en valorisant les produits d’origine marocaine,
de l’artisanat marocain et la conformité aux normes marocaines, en
revitalisant l’emploi local et en intégrant l’expertise technique nationale
dans les marchés attribués aux entreprises non installées au Maroc.
Il en est de même pour ce qui concerne la reconsidération des mécanismes
d’évaluation des offres, en passant d’une culture du moins-disant à une
logique du mieux-disant, notamment pour lutter contre le phénomène de
la casse des prix.
Il est question également dans cette réforme, d’introduire de nouveaux
modes de passation des marchés ainsi que d’autres mécanismes qui
concourent à moderniser l’achat public et à encourager la logique de
recherche-développement et d’innovation dans ce domaine.
Le réforme des marchés publics vise, par ailleurs, à consacrer et à
renforcer les mécanismes tendant à faciliter l’accès des très petites, petites
et moyennes entreprises.
Dans le même ordre d’idées, il s’agit de développer les moyens de
recours aux technologies de l’information et de la communication par
la dématérialisation et la digitalisation, de bout en bout, du processus
de passation des marchés publics, en vue de renforcer la transparence et
l’efficacité de la commande publique et d’en réduire les délais.
Enfin, la réforme s’assigne pour autre objectif, de promouvoir les
travaux de sauvegarde et de restauration des monuments traditionnels,
historiques et anciens, par le biais de procédures élaborées en partenariat
avec le Comité central de suivi des médinas relevant du ministère de
l’intérieur.
IV- Principaux apports de la réforme des marchés publics
La réforme du décret sur les marchés publics procède d’une vision intégrale,
cohérente et inclusive permettant d’articuler les différentes mesures autour
des principaux axes ci-après :
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Principaux apports de la réforme des marchés publics
4.1- Elargissement du champ d’application du décret
Il sied de rappeler à ce niveau, qu’un processus de mise en place d’un
référentiel unique a été enclenché depuis 2013 par la prise en charge
des prestations architecturales, des marchés passés par les collectivités
territoriales et d’une liste des établissements publics devant appliquer le
décret sur les marchés publics, fixée par arrêté du ministre des finances.
Ce processus a été consolidé à travers l’accord conclu en 2013 avec la
Banque Africaine de Développement, pour l’utilisation du système national
des marchés publics, en ce qui concerne les marchés financés par cette
institution.
Il a été poursuivi par l’intégration du comité de suivi des marchés des
collectivités territoriales au niveau de la Commission Nationale de la
Commande Publique.
Ce processus a été consolidé par l’option pour un portail unique et
fédérateur des marchés publics et son utilisation, dans un avenir proche,
pour les marchés financés par d’autres bailleurs de fonds notamment, la
Banque Mondiale.
Ainsi et dans le même sillage, la réforme a poursuivi l’effort d’unification
du cadre juridique régissant les marchés publics, en étendant son champ
d’application :
- aux établissements publics, à l’exception de l’Agence Nationale de
Gestion Stratégique des Participations de l’Etat et de suivi des performances
des Etablissements et Entreprises Publics, créée par la loi n° 82-20 ainsi
que des établissements publics figurant sur le tableau n°1 annexé à la loi n°
82-20 précitée ;
- aux autres personnes morales de droit public soumises, en vertu
des textes les régissant, au contrôle financier de l’Etat et disposant de
règlements propres de marchés ;
- aux autres personnes morales de droit public soumises, en vertu
des textes les régissant, à un contrôle financier spécifique et disposant de
règlements propres de marchés, et dont la liste sera fixée par décret.
Par contre et à titre de précision, la réforme a exclu du champ d’application
du nouveau décret, outre les prestations prévues par le décret n°2.12.349 du
20 mars 2013, d’autres qui concernent :
- les contrats de partenariat public-privé ;
- les conventions d’assistance au maître d’ouvrage conclues entre les
collectivités territoriales et les organismes publics locaux ou nationaux ou
les organismes internationaux, les prestations effectuées pour le compte
des collectivités territoriales par les personnes morales de droit public
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relevant d’elles, les sociétés de développement régional, les sociétés de
développement ou les sociétés de développement local ;
- les prestations réalisées à l’étranger pour le compte des services
implantés à l’étranger, qui relèvent aussi bien de l’Etat que des
établissements publics ;
- les prestations relatives au soutien et/ou à la régulation de l’approvi-
sionnement du pays en céréales, légumineuses et produits dérivés, assurées
par l’Office national interprofessionnel des céréales et des légumineuses.
4.2- Développement des mesures d’ordre social, d’inclusion
territoriale et de promotion de la valeur ajoutée locale
Le nécessaire équilibre entre les attentes sociales et les exigences d’inclusion
territoriale dans le processus d’achat public est de nature à faciliter le
développement des territoires et l’amélioration de leur attractivité ainsi
qu’à stimuler le tissu économique local.
C’est dans cet objectif que la réforme susvisée préconise notamment :
- l’introduction de l’obligation pour tous les maîtres d’ouvrage de prévoir,
dans le dossier d’appel d’offres, que les titulaires des marchés de travaux
et de services autres que les études sont tenus de recourir à l’emploi de
la main-d’œuvre locale dans la limite de 20% de l’effectif requis pour la
réalisation du marché ;
- l’introduction de l’obligation pour le maître d’ouvrage de prévoir, dans le
dossier d’appel d’offres, que les titulaires des marchés de travaux doivent
faire appel au savoir-faire des artisans pour les marchés comportant une
composante artisanale;
- l’institution d’une règle en vertu de laquelle le titulaire est tenu de
présenter au maître d’ouvrage les documents justifiant le paiement, par ses
soins, de ses employés au fur à mesure de l’exécution du marché pour le cas
des prestations de gardiennage, d’entretien et de nettoyage des bâtiments
administratifs et de jardinage et ce, pour garantir le respect de la législation
sociale et du travail ;
- la mise en place d’un dispositif garantissant le paiement des sous-traitants
par le maître d’ouvrage, en prévoyant dans le cahier des prescriptions
spéciales, une clause en vertu de laquelle le titulaire du marché est tenu
de présenter au maître d’ouvrage les documents justifiant le paiement, par
ses soins, du sous-traitant au fur à mesure de l’exécution de la partie sous-
traitée ;
- la consécration de la valorisation des produits d’origine marocaine,
lorsqu’ils sont disponibles, et leur intégration aussi bien parmi les éléments
de la détermination des besoins par les maîtres d’ouvrage que parmi les
critères d’évaluation des offres des concurrents et d’attribution des marchés ;
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Principaux apports de la réforme des marchés publics
- l’institution de l’obligation pour le maître d’ouvrage de prévoir, dans le
dossier d’appel d’offres, que les bureaux d’études ou les entreprises non
installés au Maroc sont tenus d’associer des experts marocains disposant
des qualifications requises, dans une proportion qui ne peut être inférieure
à 20% des experts affectés à l’exécution des prestations objet du marché
d’études ou du marché portant sur les systèmes d’information, sauf en cas
d’indisponibilité de ces experts marocains ;
- l’institution de l’obligation pour le maître d’ouvrage de prévoir, dans le
dossier d’appel d’offres, le recours aux produits de l’artisanat marocain
pour la réalisation des prestations à composante artisanale ;
- l’introduction, au niveau de l’offre technique, de l’obligation de prévoir
parmi les moyens humains et matériels à affecter au chantier, les artisans
et maalmens (maîtres artisans) pour les prestations relatives aux travaux de
restauration des monuments traditionnels, historiques et anciens.
4.3- Promotion de la dimension économique des marchés publics
Les marchés publics occupent une place importante dans l’activité
économique du pays et constituent un pilier fondamental du développement
de l’économie nationale, en raison de la croissance continue du volume
des investissements publics de l’Etat, des collectivités territoriales et des
établissements publics.
En effet, les marchés publics ne sont pas seulement un outil de gestion des
achats publics qui répondent aux besoins des acheteurs publics, mais aussi
et surtout, un outil privilégié d’encouragement du tissu entrepreneurial,
de génération de la croissance pour l’économie nationale, de création
d’emplois et de redistribution des revenus et de la richesse.
Ainsi, la refonte des marchés publics se devait, en outre, de consolider
les mécanismes adoptés par notre pays en matière d’encouragement de la
petite et moyenne entreprise, en relation avec l’accès aux marchés publics
et principalement par une panoplie de mesures notamment :
- La consécration de la réservation de 30% du budget prévisionnel annuel
des marchés à lancer par tout maitre d’ouvrage, aux très petites, aux petites
et moyennes entreprises, aux coopératives, aux unions de coopératives
et aux auto-entrepreneurs, y compris les jeunes entreprises innovantes,
notamment celles intervenant dans le domaine de la transition numérique
(satrt-up) ;
- la consécration du dispositif de recours à des prestataires installés au
Maroc, notamment les très petites, les petites et moyennes entreprises y
compris les jeunes entreprises innovantes, les coopératives, les unions de
coopératives et les auto-entrepreneurs, lorsque le titulaire du marché envisage
de recourir à la sous-traitance ;
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- l’introduction de l’expression du cautionnement provisoire en valeur et
dans la limite de 2% du montant de l’estimation du marché établie par le
maître d’ouvrage et ce, pour soulager la trésorerie de l’entreprise, éviter
toute éventuelle disproportion entre le montant du cautionnement exigé et
l’estimation du maitre d’ouvrage qui, de surcroît, pourrait constituer un
élément de discrimination entre les concurrents ;
- le dépôt des échantillons et prospectus, exigés actuellement au niveau
du jugement des offres, désormais décalé au stade du complément du
dossier administratif du concurrent attributaire du marché, ce qui réduirait
substantiellement les coûts que cela occasionne pour l’ensemble des
concurrents et éviterait qu’ils soient utilisés à des fins de discrimination
entre les concurrents.
4.4- Renforcement des mesures de protection de l’environnement
et de développement durable
La prise en compte, dans le cadre de la réforme des marchés publics, des
objectifs de protection de l’environnement, de développement durable et
d’accélération de la transition énergétique vise, entre autres, à mettre en
œuvre les fondamentaux d’une économie verte et inclusive au Maroc.
La nouvelle stratégie de développement durable qui émane de la charte
nationale de l’environnement et du développement durable et énergétique
du Maroc repose sur un équilibre à assurer, entre l’investissement, la
protection de l’environnement et la prise en considération de la durabilité,
ainsi que la maitrise de la demande par la promotion de l’efficacité
énergétique, l’émergence et le développement des filières spécialisées dans
ce domaine.
C’est dans ce cadre, que la réforme des marchés publics prône un
engagement des différents acteurs impliqués dans ce domaine grâce à une
mutualisation des efforts de chaque acteur, devant s’opérer via des modes
de contractualisation, de transmission de l’information et de renforcement
de la participation de chaque acteur.
Le nouveau décret relatif aux marché publics a, à ce niveau, préconisé une
série de mesures notamment :
- la consécration au niveau des principes fondamentaux des marchés
publics de la dimension de développement durable, environnementale et
écologique, de l’efficacité énergétique, et de la préservation des ressources
hydriques ;
- l’introduction de la dimension de protection de l’environnement et de
développement durable parmi les éléments de détermination de la nature et
de l’étendue des besoins ;
- l’intégration des critères liés aux dimensions susvisées, parmi les éléments
d’évaluation, de jugement des offres et d’attribution des marchés ;
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Principaux apports de la réforme des marchés publics
- la consolidation du processus de dématérialisation et de digitalisation,
de bout en bout, des marchés publics avec tout ce que cela générera
comme valeur ajoutée en termes de protection de l’environnement et de
développement durable ;
- l’introduction au niveau des critères de jugement des offres de nouvelles
règles telles que le recours aux produits de l’artisanat marocain, les
performances liées à la protection de l’environnement, au développement
durable et à l’efficacité énergétique.
Il s’agit donc :
• de permettre, sans équivoque, aux acheteurs publics d’évaluer le coût du
cycle de vie du produit, du service ou de l’ouvrage acquis ;
• de contribuer à instaurer les bases d’une croissance verte qui développe
le concept de commande publique circulaire et incite à la prise en compte
du cycle de vie complet des produits ;
• de réaliser des achats publics socialement responsables, qui mettent en
avant la réutilisation et le réemploi des produits et des matières premières
recyclés et qui permettrait de lutter contre le gaspillage.
4.5- Introduction de nouveaux modes de passation des marchés
La modernisation du processus d’achat public et les impératifs de
renforcement de la concurrence dans le domaine des marchés publics
ont également été pris en compte dans le cadre du décret susindiqué,
notamment à travers les mesures ci-après :
- l’introduction de l’appel d’offres national comme nouveau mode de
passation qui limite la participation aux marchés publics aux seules
entreprises installées au Maroc, selon des seuils déterminés par type de
prestations comme suit :
• 10.000.000 de dirhams hors taxes pour les marchés de travaux ;
• 1.000.000 de dirhams hors taxes pour les marchés de fournitures et de
services.
- l’introduction d’un appel d’offres ouvert simplifié avec des règles plus
allégées quant :
• à la publicité de l’avis y afférent dans le portail des marchés publics et
dans au moins un journal national ;
• au délai de sa publicité, qui est de seulement 10 jours au lieu de 21 ou de
40 jours et plus ;
• au dossier technique à présenter par les concurrents, qui ne doit
comporter qu’un seul et unique document (la note sur les moyens humains
et techniques), tout en les dispensant ainsi de la production des attestations
de références et du plan de charge lorsqu’il est exigé ;
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• à la composition de la commission chargée de l’ouverture et de l’évaluation
des plis, qui a été réduite pour ne comprendre que le président, un seul
membre relevant du maitre d’ouvrage et le représentant de la Trésorerie
Générale du Royaume ou du Ministre des Finances, selon le cas (Etat,
Collectivités Territoriales ou Etablissements Publics).
- l’institution de la possibilité pour le maître d’ouvrage, de prévoir la
présentation des offres des concurrents sous la forme d’un catalogue
électronique pour l’acquisition de fournitures ;
- l’institution de l’obligation de conclusion des marchés de gardiennage
et de nettoyage des bâtiments administratifs par voie d’appel d’offres à
majoration, en vue d’éviter les différents problèmes posés par ce type de
marchés et, notamment ceux liés au respect de la législation sociale.
4.6- Amélioration de la procédure d’évaluation des offres
financières
Dans le cadre de la refonte du cadre régissant les marchés publics, il a été
jugé impératif de faire évoluer notre système des marchés publics d’une
culture axée sur la procédure du «moins-disant», vers une logique fondée
sur le modèle du «mieux-disant» qui profitera à la très petite, petite et
moyenne entreprise, à la coopérative, à l’union des coopératives et à l’auto-
entrepreneur, notamment à travers les mesures suivantes :
• l’institution de la règle d’écartement systématique des offres anormalement
basses ou excessives par rapport à l’estimation établie par le maitre
d’ouvrage.
• l’offre est jugée excessive, lorsqu’elle est supérieure de plus de 20% par
rapport à l’estimation du coût des prestations établie par le maître d’ouvrage
pour les marchés de travaux, de fournitures et de services autres que ceux
portant sur les études ;
• l’offre est jugée anormalement basse, lorsqu’elle est inférieure de plus de
20% par rapport à l’estimation du coût des prestations établie par le maître
d’ouvrage pour les marchés de travaux, et de 25% par rapport à l’estimation
du coût des prestations établie par le maître d’ouvrage pour les marchés de
fournitures et de services autres que ceux portant sur les études ;
• l’introduction d’un nouveau mode d’évaluation et de classement des
offres financières basé sur le prix de référence, qui s’entend de la moyenne
arithmétique résultant de l’estimation du coût des prestations établie par le
maître d’ouvrage et de la moyenne des offres financières des concurrents
retenus ;
• l’introduction, pour tous les marchés de travaux, de fournitures et de
services, du seuil d’admissibilité des concurrents, lorsque l’offre technique
est exigée par le maitre d’ouvrage dans le règlement de consultation.
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Principaux apports de la réforme des marchés publics
4.7- Consécration du dispositif de préférence nationale
Tout en veillant au respect des engagements du Maroc, pris dans le cadre
des accords d’association et de libre-échange, le décret n°2.22.431 du 8
mars 2023 a prévu notamment :
- l’extension de l’application du dispositif de préférence nationale aux
marchés de fournitures, de services et d’études autres que celles liées aux
marchés et ce, sous réserve du respect des engagements pris dans le cadre
d’accords internationaux dûment ratifiés par le Maroc ;
- la consécration de la valorisation des produits d’origine marocaine et
le recours aux produits de l’artisanat étant donné que la définition des
besoins pour un acheteur public devra désormais être faite sur la base de
produits d’origine marocaine ou par référence à des normes marocaines
homologuées ;
- le passage d’un taux plafond pour la préférence nationale à un taux fixe
de 15% pour la majoration de l’offre financière de l’entreprise non installée
au Maroc.
En effet, pour les marchés de travaux, de fourniture et de services autres
que les études, l’offre financière présentée par le concurrent non installé au
Maroc est :
• minorée de 15%, lorsque le montant de cette offre est le plus proche par
défaut du prix de référence et qu’il existe des offres présentées par des
concurrents installés au Maroc inférieures à ce prix de référence ;
• majorée de 15%, lorsque le montant de cette offre est le plus proche par
excès du prix de référence, en cas d’absence d’offres inférieures à ce prix
de référence ;
• majorée de 15%, lorsque le montant de cette offre est le plus proche par
défaut du prix de référence, dans le cas où les offres présentées par les
concurrents installés au Maroc sont supérieures à ce prix de référence.
Il sied de signaler à ce titre, que la préférence nationale ne s’applique pas
au groupement, lorsque un ou plusieurs de ses membres sont installés au
Maroc et que leur part dans le groupement est égale ou supérieure à 30%.
4.8- Promotion de la sauvegarde du patrimoine culturel et
historique national
En relation avec les recommandations du Comité central de suivi des
médinas, la réforme du décret susvisé a préconisé notamment, les mesures
ci-après :
- l’introduction des prestations liées à la sauvegarde des médinas et à la
restauration des ouvrages traditionnels, historiques et anciens au niveau de
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Note
la définition des marchés de travaux ;
- l’obligation pour les maîtres d’ouvrage de recourir à l’assistance à
maitrise d’ouvrage, dans le cadre des prestations relatives à la restauration
des ouvrages traditionnels, historiques et anciens ;
- l’augmentation du plafond du recours à l’appel d’offres restreint à 5.000.000
de dirhams toutes taxes comprises, pour la réalisation des travaux relatifs
à la sauvegarde des médinas et à la restauration des ouvrages traditionnels,
historiques et anciens, sans production de certificat administratif ;
- la précision que les attestations de références, exigées dans le dossier
technique, doivent mentionner que les travaux réalisés ont porté sur
des bâtiments qualifiés, en application de la loi n° 22-80 relative à la
conservation des monuments historiques, des sites, des inscriptions, des
objets d’art et d’antiquité ;
- l’intégration des prestations de restauration des ouvrages traditionnels,
historiques et anciens classés par la loi n°22-80 précitée, parmi les cas
de recours à la procédure de consultation architecturale négociée, sans
publicité préalable et sans mise en concurrence ;
- l’institution d’une fourchette, qui ne peut être inférieure à 5% ni supérieure
à 8%, pour la rémunération des architectes, intervenant dans le domaine de
la restauration des monuments historiques ;
- le relèvement du seuil du budget prévisionnel des marchés de travaux
pour la réalisation des prestations architecturales concernant les ouvrages
traditionnels, historiques et anciens par voie de consultation architecturale,
de 20 à 50.000.000 de dirhams toutes taxes comprises.
Au-delà de ce seuil, le maitre d’ouvrage peut réaliser ses prestations par
voie de concours architectural, sachant qu’il peut également les réaliser par
voie de concours même lorsqu’il s’agit d’un montant inférieur à ce seuil :
- l’institution de l’obligation pour l’architecte de produire, dans son
offre, une note validée par l’ordre national des architectes indiquant son
expérience et les attestations de références afférentes aux projets qu’il a
réalisés dans le domaine ;
- l’intégration de la nature des prestations relative à l’entretien et à la
maintenance des ouvrages traditionnels, historiques et anciens dans la liste
des prestations pouvant faire l’objet de marchés-cadre.
4.9- Consolidation du mécanisme de la compensation industrielle
Introduit, comme mesure à usage très limité en 2013, le mécanisme de
compensation industrielle a été consolidé dans le cadre du nouveau décret
sur les marchés publics.
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Principaux apports de la réforme des marchés publics
Une telle mesure peut constituer un facteur de promotion des métiers
mondiaux du Maroc dans le cadre du pacte national pour l’émergence
industrielle, qui se traduirait sans nul doute, par la diversification du tissu
industriel national, la valorisation du produit local et la promotion de
l’emploi.
Les principales innovations introduites dans ce domaine concernent
notamment :
- la prévision que les cahiers des prescriptions spéciales pour les marchés
relatifs aux grands projets qui seraient concernés peuvent comporter une ou
plusieurs clauses de compensation industrielle, sous réserve du respect des
engagements pris dans le cadre d’accords internationaux dûment ratifiés
par le Maroc ;
- la précision des secteurs d’activité qui peuvent être directement concernés
par le mécanisme de compensation industrielle, en l’occurrence, les secteurs
liés à la défense, à la sécurité, à l’industrie, à l’énergie et aux nouvelles
technologies ;
- la délimitation des domaines sur lesquels la compensation industrielle
peut porter, à savoir, l’investissement direct, le transfert de compétences
ou de technologies, la formation, l’achat ou l’utilisation de produits locaux,
l’intégration industrielle, la maintenance, et le service après-vente ;
- l’introduction des critères devant servir à l’évaluation des éléments
des offres des concurrents relatifs à la compensation industrielle, que le
règlement de consultation doit prévoir ;
- la précision que la compensation industrielle ne doit donner lieu à aucune
contrepartie financière de la part du maître d’ouvrage.
4.10- Amélioration du cadre de passation des prestations
architecturales
Lors de la conduite de cette réforme, il a été également jugé nécessaire
de moderniser et de simplifier en les optimisant, les procédures liées à
la passation des contrats relatifs aux prestations architecturales et, plus
particulièrement, à travers les mesures suivantes :
- l’introduction de la consultation architecturale ouverte dite «simplifiée»,
réservée aux architectes débutants, dont l’ancienneté dans l’exercice de la
profession à titre libéral, ne dépasse pas 5 ans et pour les projets, dont le
budget global prévisionnel des travaux est inférieur ou égal à 3.000.000 de
dirhams hors taxes ;
- la prévision de la consultation architecturale dite « restreinte », qui prévoit :
• que les offres ne peuvent être remises que par les architectes que le maître
d’ouvrage décide de consulter ;
17
Note
• que le nombre d’architectes à consulter ne doit pas être inférieur à 5, dont
2 au moins doivent être implantés dans la région concernée par le projet ;
• que le recours à la consultation architecturale restreinte concerne les
projets portant sur l’aménagement et l’entretien des bâtiments, dont le
budget global prévisionnel des travaux est inférieur ou égal à 10.000.000
de dirhams hors taxes ;
- le relèvement du plafond du budget global prévisionnel des travaux requis
pour la consultation architecturale de 20.000.000 à 30.000.000 de dirhams
hors taxes ;
4.11- Promotion de l’innovation et de la recherche-développement
La réforme a consacré la dimension liée à la recherche-développement et à
l’innovation au niveau des marchés publics déclinée notamment à travers :
- l’introduction de la notion de prestations innovantes, comme étant des
prestations ayant pour but la recherche et le développement concernant
de nouveaux procédés ou leur amélioration et qui constitue le domaine
d’intervention privilégié des start-ups et d’autres entreprises qui opèrent
dans le domaine de la digitalisation et du numérique ;
- la prévision du dialogue compétitif, comme procédure par laquelle
le maître d’ouvrage engage un dialogue avec les candidats admis à y
participer, en vue de déterminer ou de développer des solutions de nature à
répondre à ses besoins.
Cette procédure particulière porte sur des projets de nature complexe
ou des projets innovants pour lesquels le maître d’ouvrage n’est pas en
mesure de définir, par ses propres moyens, les conditions techniques de leur
réalisation et le montage juridique et financier y afférent ;
- l’introduction de l’offre spontanée, comme procédure par laquelle tout
entrepreneur, fournisseur ou prestataire de services peut, à son initiative,
proposer au maître d’ouvrage tout projet, idée ou opération présentant
des fonctionnalités nouvelles, des services nouveaux ou des innovations
techniques, et répondant à un besoin potentiel que le maître d’ouvrage
n’aurait pas identifié au préalable ;
4.12- Renforcement de la transparence et de l’information en
matière de marchés publics
Les mesures visant la promotion de la transparence et le développement
de l’information en matière de marchés publics ont été essentiellement
articulées autour de :
- la consécration de la mise en place de l’Observatoire Marocain de la
Commande Publique et sa domiciliation à la Trésorerie Générale du
Royaume.
18
Principaux apports de la réforme des marchés publics
l’Observatoire Marocain de la Commande Publique a pour objectifs
de collecter, de traiter et d’analyser les données relatives aux aspects
économiques, sociaux et techniques de la commande publique, ainsi
que la promotion, la valorisation et la communication de l’information
économique, financière et comptable y afférente.
- la rationalisation du recours à l’annulation des appels d’offres, en
vue de limiter les pratiques visant à faire de ce mécanisme, un outil de
discrimination.
Ainsi, l’autorité compétente peut, quel que soit le stade de la procédure
et avant la notification de l’approbation du marché, annuler, selon le cas,
l’appel d’offres, le concours, la consultation architecturale ou le concours
architectural dans l’un des cas suivants :
• lorsque les données économiques ou techniques des prestations objet
de l’appel d’offres ont été fondamentalement modifiées pour des raisons
indépendantes de la volonté du maître d’ouvrage ;
• lorsqu’il s’avère qu’il y a des circonstances exceptionnelles qui rendent
impossible l’exécution normale du marché ;
• lorsque le montant de l’offre retenue dépasse les crédits budgétaires
alloués.
L’annulation de l’appel d’offres pour les motifs ci-dessus ne peut, en
aucun cas, justifier le lancement d’une nouvelle procédure avec les mêmes
conditions de l’appel d’offres initial, tant que les motifs d’annulation de
cet appel d’offres persistent.
En outre, l’autorité compétente annule, dans les mêmes conditions,
l’appel d’offres, le concours, la consultation architecturale ou le concours
architectural dans l’un des cas suivants:
• lorsqu’un vice de procédure a été décelé ;
• lorsqu’il s’avère que la réclamation introduite par le concurrent est fondée ;
• lorsqu’aucun des concurrents n’a donné son accord pour le maintien de
son offre pendant le délai supplémentaire proposé par le maître d’ouvrage
conformément aux dispositions prévues par l’article 36 du décret ;
• lorsque l’approbation du marché n’est pas notifiée à l’attributaire dans le
délai prévu à cet effet, par le nouveau décret ;
• lorsque l’attributaire refuse de signer le marché;
• lorsque l’attributaire refuse de recevoir l’approbation du marché qui lui a
été notifiée dans le délai prévu à cet effet, par le nouveau décret.
- la précision que l’annulation de l’appel d’offres doit faire l’objet d’une
décision motivée et signée par l’autorité compétente et qu’elle ne justifie
pas le recours à la procédure négociée ;
19
Note
- l’obligation faite au maitre d’ouvrage de publier cette décision, qui est
notifiée aux concurrents sans donner lieu à indemnité tant à ceux-ci qu’au
titulaire du marché, sur le portail des marchés publics ;
- l’interdiction pour les prestataires de services ayant contribué à la
préparation du dossier de consultation, de participer aux appels d’offres y
afférents ;
- la suppression du dossier additif exigé auparavant des concurrents pour
cause d’utilisation abusive dudit dossier comme élément de discrimination
entre les concurrents ;
- l’interdiction pour le titulaire du marché ayant fait l’objet de résiliation
au tort de l’entreprise de participer à l’appel d’offres relatif à l’achèvement
dudit marché, en vue d’éviter de reproduire la situation ayant été à la base
de ladite résiliation d’une part, et d’élargir la concurrence d’autre part ;
- l’institution de l’obligation pour le maître d’ouvrage de demander
l’autorisation préalable du Chef de Gouvernement, pour le lancement
des marchés d’études ayant pour objet l’élaboration des textes
législatifs ou règlementaires pour l’Etat et les établissements publics et
de l’autorisation du ministre de l’Intérieur, pour ce qui concerne les
marchés des collectivités territoriales ;
- l’obligation faite pour le maître d’ouvrage de publier un programme
prévisionnel triennal glissant des marchés qu’il envisage de passer, en
mentionnant la part réservée à la très petite, petite et moyenne entreprise,
à la coopérative, à l’union des coopératives et à l’auto-entrepreneur,
pour donner plus de visibilité aux opérateurs économiques quant à la
planification de leurs investissements et à leurs opportunités d’affaires ;
- l’introduction de l’obligation pour le maître d’ouvrage de publier au début
de chaque année budgétaire, au portail des marchés publics, une liste, en
nombre et en montant comportant les contrats et conventions de droit
commun ainsi que celle des bons de commandes passés au titre de l’année
écoulée ;
- l’introduction de l’obligation pour le maître d’ouvrage de publier, au
début de chaque année budgétaire, au portail des marchés publics, une liste,
en nombre et en montant des marchés lancés au titre de l’année écoulée,
en précisant le pourcentage réservé à la petite et moyenne entreprise, à la
coopérative, à l’union de coopératives et à l’auto-entrepreneur.
4.13- Promotion de la logique de gestion axée sur les résultats et
la performance
L’inscription du processus d’achat public dans une logique de résultats et
de performance a été déclinée à travers les mesures suivantes :
20
Principaux apports de la réforme des marchés publics
- la réduction des délais limites en vigueur en matière de validité des
offres des concurrents de 75 à 60 jours et ce, à la faveur du processus de
dématérialisation des procédures de passation des marchés publics ;
- l’introduction du plan de charge parmi les critères d’évaluation des offres
pour les marchés de travaux, en vue d’optimiser les délais de réalisation
des projets et de lutter contre le phénomène de concentration des marchés
publics ;
- l’articulation entre le rapport de présentation et le rapport d’achèvement
des marchés qui doivent contenir, selon le cas, plusieurs éléments liés aux
objectifs et indicateurs y afférents, à la réalisation effective des prestations
objet du projet, au budget qui lui est affecté ainsi que celui réellement
mobilisé.
4.14- Amélioration de la gouvernance des marchés publics
La réforme a enfin fait de la gouvernance, un levier majeur d’optimisation
du processus d’achat public, à travers :
- l’introduction du dispositif d’interopérabilité avec les systèmes tiers
qui permettra la consultation sur le portail des marchés publics, par
la commission d’ouverture des plis, des informations et données se
rapportant à certaines pièces des dossiers des concurrents aux marchés
publics, ce qui est à même de faciliter l’accès aux très petites, petites
et moyennes entreprises et surtout aux soumissionnaires de se focaliser
exclusivement sur leurs offres techniques ;
- La consolidation plus poussée de la digitalisation qui comporte la
soumission électronique des offres, le système des enchères électroniques
inversées, le système de gestion électronique des achats groupés ;
- la dématérialisation des cautions bancaires qui vise à renforcer la
transparence et l’efficacité des dépenses liées aux marchés publics et à
améliorer l’interaction administration/entreprise/établissement de crédit ;
- l’institution de l’obligation pour le maître d’ouvrage de veiller, avant
tout lancement de l’appel à la concurrence, à l’obtention de toutes les
autorisations et approbations prévues par la législation et la réglementation
en vigueur ;
- l’institution de l’obligation pour le maître d’ouvrage de s’assurer de
l’assainissement de l’assiette foncière, avant le lancement de la procédure
de passation des marchés de travaux, sauf autorisation du Chef du
Gouvernement ;
- l’introduction de l’obligation de déclaration d’intérêt pour les membres de
la commission d’appel d’offres, introduisant ainsi une dose supplémentaire
de transparence dans les travaux de ladite commission ;
- L’inscription du processus d’achat public dans une logique de résultats et
21
Note
de performance déclinée notamment à travers la consécration de la mise en
place progressive d’un référentiel des prix destiné à optimiser les coûts de
l’achat public ;
- le cadrage de la procédure de recours à la maîtrise d’ouvrage déléguée,
avec précision des organismes qui y sont éligibles, des modalités de
versements progressifs de fonds en fonction de l’état d’avancement du
projet et de l’obligation de restituer les reliquats non utilisés, au budget de
l’organisme concerné ;
V- Mesures préalables et d’accompagnement du décret
Il est à signaler que la mise en œuvre des dispositions du nouveau décret
relatif aux marchés publics exige, que les textes devant précéder son entrée
en vigueur et ceux devant l’accompagner, soient élaborées et adoptés.
Il est rappelé à ce titre, que les textes devant être préparés et adoptés avant
la mise en œuvre dudit décret concernent notamment, les arrêtes relatifs
respectivement à la dématérialisation des procédures, des documents et des
pièces des marchés publics, les mesures prises en faveur des très petites,
petites et moyennes entreprises, la rémunération des plans et documents
techniques…
Les textes devant accompagner ledit décret sont, par contre, ceux qui
concernent notamment, les Cahiers des Clauses Administratives et
Générales…
En parallèle, la Trésorerie Générale du Royaume a entamé le chantier
de paramétrage des différents systèmes d’information concernés par les
marchés publics pour les adapter aux apports et innovations de la réforme
et partant, rendre plus aisée l’exécution des opérations y afférentes par les
différents acteurs.
Il en est de même du lancement de sessions de formation destinées à
l’ensemble des acteurs directement impliqués dans les processus de
préparation, de passation, d’exécution et de contrôle des marchés publics.
C’est le cas enfin, du plan de communication destiné à assurer une meilleure
vulgarisation et une plus grande sensibilisation des différents intervenants
dans le processus de passation des marchés publics.
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Principaux apports de la réforme des marchés publics