ECOLE POLYTECHNIQUE CONCOURS D’ADMISSION 2021
Épreuves orales d’Anglais, Filière PSI
Nous invitons les candidats et leurs préparateurs à se référer aux rapports des années
précédentes, notamment ceux dédiés aux filières MP et PC de 2016, 2017, 2018 et 2019 dont
toutes les recommandations sur la méthodologie et la correction linguistique restent pertinentes
et utiles.
Présentation de l’épreuve
« Un extrait vidéo de 4 à 6 minutes maximum portant sur l’actualité sera proposé aux candidats
dans la langue choisie. Les extraits vidéo sont des documents journalistiques (extraits
d’émissions télévisées, débats, bulletins d’information et documentaires). Ils sont d’ordre
général et évoquent les problèmes de notre temps, dans des domaines aussi variés que ceux de
la politique, de la science, de l’économie, de l’éducation et de la culture au sens le plus large
du terme.
Le candidat préparera un court résumé et un commentaire personnel suivi d’un entretien avec
les examinateurs. Pour ce faire, le candidat bénéficiera de trente minutes de préparation.
L’épreuve durera vingt minutes et permettra d’apprécier la bonne compréhension de la vidéo
proposée, ainsi que la précision de la langue, l’autonomie langagière et la qualité de la
réflexion du candidat.
Le jury composé de deux examinateurs se réserve la possibilité, au cours ou à l’issue de
l’interrogation, de poser quelques questions au candidat afin de clarifier son exposé. »
Résumé
Les candidats sont dans un premier temps amenés à rendre compte du document étudié. Parmi
les thématiques abordées cette année, on citera à titre d’exemple le changement climatique, le
passeport vaccinal, la nation Cherokee face au COVID, la transidentité, l’exploration
martienne, les inégalités alimentaires aux Etats Unis…
Sur le plan méthodologique, les candidats ont, cette année encore, fait preuve d’une grande
maîtrise. Quelques aspects demeurent parfois à consolider.
Il est indispensable de ne pas faire l’économie d’une présentation générale de la thématique
abordée par le document. L’attaque par une accroche est tout à fait adaptée, mais ne doit pas se
faire de façon trop artificielle, donnant l’impression d’une citation plaquée. Une présentation
factuelle du document n’est pas ici pertinente : « I watched a CNBC video from November
2020».
Concernant la restitution, il convient de ne pas se limiter à une accumulation de détails. Sans
attendre un travail de synthèse sophistiqué, le jury a valorisé les candidats capables de mettre
en perspective les différents niveaux d’informations collectées : de l’idée principale au point de
détail servant à l’étayer.
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Commentaire
Les transitions de qualité entre la restitution et le commentaire sont très nettement minoritaires.
De nombreux candidats se contentent d’une phrase chapeau de type « this brings me to my
commentary », qu’il convient d’éviter. Le jury encourage les candidats à prendre le temps de
construire une transition qui sans être longue, permettra de mettre en évidence la cohérence de
leur travail d’analyse. On pourra à cette fin prendre par exemple appui sur un élément précis du
document. De même, l’annonce de la problématique ainsi que du plan du commentaire ne peut
être éludée. Cependant : celle-ci doit se faire de façon synthétique et ne pas dévoiler le contenu
du commentaire. Les candidats veilleront par ailleurs à équilibrer autant que faire se peut les
contenus des différentes parties de leur travail, et à ne pas introduire dans cette partie de
l’épreuve d’éléments de restitution.
L’usage de références extérieures, vivement encouragé, ne doit pas se faire au mépris de la
cohérence de l’argument : la multiplication des concepts (greenwashing, GMOs, populism…)
conduit parfois à un effet catalogue à proscrire.
Rappelons enfin qu’une conclusion succincte et clairement signalée permettra de clore sans
ambiguïté la présentation.
Questions du jury
A l’issue de sa présentation, le candidat sera invité par le jury à éclaircir certains points, à
développer une ou plusieurs idées abordées, à envisager une thématique non abordée. La
discussion peut parfois être amenée à s’éloigner du document comme du commentaire. Le cas
échéant, les candidats ne doivent pas hésiter à prendre quelques secondes pour envisager la
portée de la question : répondre à une question vaste et ou complexe ne se fait pas forcément
du tac au tac... Cette phase de l’épreuve a été pour le jury l’occasion d’échanges des plus
intéressants avec certains candidats, qui ont su faire preuve d’engagement et de détermination.
Ces qualités qui se retrouvent tant chez les meilleurs locuteurs que chez ceux présentant de
moins bons niveaux de langue, sont indispensables à la réussite de l’épreuve.
Qualité de la langue
Quelques erreurs récurrentes doivent être signalées et évitées. Ainsi les erreurs sur l’emploi de
for et since, l’emploi de s sur information, les confusions entre who et which, ou encore entre
l’adjectif scientific et le nom scientist (ou technical / technique) ont été trop souvent à déplorer.
Afin d’améliorer la qualité de leur intonation, le jury encourage les candidats à écouter
régulièrement des podcasts radio, et à prendre conscience de ce qu’est une intonation montante
ou une élocution monotone.
Le format de l’épreuve est court, et l’enjeu soumet les candidats à une forte pression : il convient
dans la mesure du possible pour ceux-ci d’être assurés de la bienveillance du jury. En veillant
à ne pas garder le regard fixé sur leurs notes, en s’assurant une élocution posée et pas trop
rapide, les meilleurs candidats ont su convaincre le jury de leur maturité et assurance. Certains
candidats ont par ailleurs utilisé uniquement le recto de leurs feuilles, une démarche certes peu
écologique mais permettant d’éviter de tourner les pages et se perdre dans celles-ci.
Le jury espère que ces quelques conseils permettront aux candidats d’améliorer encore leurs
prestations, dont il constate la qualité chaque année accrue.