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Comptabilité Générale 2024-2025

Le document présente le programme de comptabilité générale pour l'année académique 2024-2025, incluant des chapitres sur les principes comptables, les états financiers, et la comptabilisation des opérations commerciales. Il décrit également l'évolution de la comptabilité dans l'espace UEMOA et l'importance du Système Comptable Ouest Africain (SYSCOA) et de l'OHADA pour l'harmonisation des pratiques comptables. Enfin, il souligne les objectifs du SYSCOA, notamment l'uniformité et la fiabilité des informations comptables dans la région.

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Comptabilité Générale 2024-2025

Le document présente le programme de comptabilité générale pour l'année académique 2024-2025, incluant des chapitres sur les principes comptables, les états financiers, et la comptabilisation des opérations commerciales. Il décrit également l'évolution de la comptabilité dans l'espace UEMOA et l'importance du Système Comptable Ouest Africain (SYSCOA) et de l'OHADA pour l'harmonisation des pratiques comptables. Enfin, il souligne les objectifs du SYSCOA, notamment l'uniformité et la fiabilité des informations comptables dans la région.

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ANNEE ACADEMIQUE 2024-2025 COMPTABILITE GENERALE

IS/ CERPAMAD

MINISTERE DES ENSEIGNEMENTS SECONDAIRE


ET SUPERIEUR BURKINA FASO
Unité - Progrès - Justice

CLASSE : LICENCE

FILIERES:TCF,GP,SEG

VOLUME HORAIRE : 24H

COMPTABILITE
GENERALE

CHARGE DU COURS : HAMIDOU ZIE

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HAMIDOU ZIE CONSULTANT /CABINET CCAFISE-BURKINA PROMOTEUR/ CABINET CEG-BURKINA
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PROGRAMME DU MODULE : INITIATION A LA COMPTABILITE

GENERALITES SUR LA COMPTABILITE


CHAPITRE I : LE SYSCOA ET SES PRINICIPES COMPPTABLES
CHAPITRE II: LES ETATS FINANCIERS PRECONISES
CHAPITRE III : LA COMPTABILISATION DES OPERATIONS COMMERCIALES DE L’ENTREPRISE
CHAPITRE IV : LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE (TVA)
CHAPITRE V : LES REDUCTIONS COMMERCIALES
CHAP VI: LES EMBALLAGES COMMERCIAUX
CHAP VII : LES OPERATIONS DE TRESORERIE
CHAPITRE VIII : LES FRAIS DE PERSONNEL
CHAPITRE IX : LES AMORTISSEMENTS

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GENERALITES SUR LES ASPECTS FONDAMENTAUX DE LA COMPTABILITE DES ENTREPRISES

[Link] DE LA COMPTABILITE

La comptabilité peut être définie comme une technique permettant de traduire les relations d’ordre commercial et
financier que les différents agents économiques établissent entre eux. Elle a pour objectif de recueillir, de classer,
d’enregistrer et de synthétiser les informations financières. On distingue trois types de comptabilités : la comptabilité
commerciale, la comptabilité publique et la comptabilité nationale.
La comptabilité peut être définie comme une technique, comme une science ou comme un art de rendre des comptes.
Elle est perçue comme un système (combinaison de ressources humaines et matérielles) servant de langage à un
opérateur en terme chiffré pour informer les partenaires (les salariés, bailleurs de fonds, clients, fournisseurs et l’Etat)
sur la marche de ses activités.
De ces définitions, on peut retenir plusieurs aspects :
La comptabilité est une technique et une mémoire rationnellement organisée
La comptabilité est un système car elle est de plus en plus organisée et standardisée dont la maitrise confère à
l’homme un savoir-faire.
La comptabilité est donc un système d’organisation de l’information financière permettant de :
- Saisir, classer, enregistrer des données de base chiffrées ;
- Fournir, après traitement approprié, un ensemble d’informations conformes aux besoins de divers utilisateurs
intéressés
Pour garantir la qualité et la compréhension de l’information, toute comptabilité implique :
- Le respect des principles;
- Une organisation répondant aux exigences de collecte, de tenue, de contrôle, de présentation ; de communication et
de vérification ;
- La mise en œuvre des méthodes et des procédures ;
- L’utilisation d’une terminologie commune
La comptabilité générale est utilisée à des fins multiples :
- Elle permet de se souvenir du passé en même temps qu’elle restitue le présent pour permettre de prendre des

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décisions pour le futur ;


- Elle permet de rendre compte des décisions et des actes de gestion aux ayants droits
- Elle est la mémoire, sans laquelle le bon fonctionnement de l’entreprise pourrait être remis en cause. Pour cela, la
comptabilité s’appuie sur un certain nombre de règles codifiées sous forme de référentiel applicable dans un espace
géographique durant un temps déterminé.

II. LES ORIGINES DE LA COMPTABILITE


Elle existe depuis longtemps, depuis que les hommes ont la connaissance des nombres. Elle a pour objet la tenue des
comptes, dans lesquels on inscrit des nombres. Une comptabilité rudimentaire, appelée comptabilité simple, a été
utilisée dans l’antiquité et au Moyen âge : elle consistait à l’enregistrement des opérations de recettes et de
dépenses,dans un compte unique de caisse, auquel on ajoutait des comptes de classement.

III.L’EVOLUTION DE LA COMPTABILITE

On est passé d’une comptabilité simple de recettes et de dépenses, avec un compte unique de caisse et des comptes
facultatifs de classement, à une comptabilité à partie double, dans laquelle on tient des comptes obligatoires en grand
nombre donnant une image de la totalité du patrimoine de l’entreprise (biens, créances et dettes),ainsi que des profils
et pertes réalisés.

[Link] COMPTABILITE DANS L’ESPACE UEMOA

Dans l’espace UEMOA, les systèmes comptables appliqués ont connu plusieurs mutations successives .Le premier plan
comptable à être utilisé est le plan français de 1957 jusqu’à l’avènement du plan de [Link] temps, il aura été
remplacé par le plan OCAM (1970),ivoirien et sénégalais(1976).
Mais jusqu’en 1997, il était toujours utilisé par endroits dans l’espace communautaire.
Au lendemain de la dévaluation du franc CFA, en 1994, il a été une Union Economique et Monétaire Ouest Africain
(UEMOA) par le Benin, Burkina Faso, Cote d’Ivoire,Mali ,Niger ,Sénégal et TOGO.
Les responsables des pays de l’Union ont décidé alors, dans le cadre de l’intégration économique qu’ils entendaient
réaliser, de se doter d’un référentiel comptable commun pour remplacer dès le 1 er 1998, les plans comptables jusque-là
appliqués dans les pays concernés.
Le système comptable commun proposé est appelé « Système Comptable Ouest Africain » en abrégé, SYSCOA.
L’acte uniforme de l’OHADA portant organisation et harmonisation des comptabilités des entreprises adopté le 23 Mars

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2000 poursuit le même objectif que le SYSCOA mais dans un aspect plus étendu (les 14 pays de la Zone franc CFA, plus
les Comores, la Guinée Conakry et la RDC).Il est entré en vigueur en 2001.
Depuis le 1er avril 2001, les normes édictées par l’IASB se nomment International Financial Reporting Standards ou IFRS.
Celles qui ont été élaborées avant cette date restent intitulées International Accounting Standards ou l’IAS.
Tout cela montre l’importance prise par la comptabilité dans le développement des affaires tant à l’intérieur des
frontières d’un même pays qu’au plan international.

Passage du SYSCOA au Système comptable OHADA : Rappel

17 Octobre Le traité OHADA a été signé à Port-lois (Ile Maurice) par huit Etats membres de la Zone
1993 franc,huit(8)autres Etats ont signé le traité
1996 Décision du conseil des ministres de l’UEMOA d’adopter le SYSTEME Comptable Ouest Africain
SYSCOA mis au point par des experts de la comptabilité e étrangers et nationaux à partir des
texte de base de l’OHADA suite à une initiative prise par les autorités de la BCEAO
1998 Entrées en vigueur du SYSCOA par les huit pays de l’UEMOA avant que le projet d’acte uniforme
portant organisation et harmonisation des comptabilités ne soit adopté
23 Mars 2000 Adoption à Yaoudé au Cameroun de l’acte uniforme portant organisation et harmonisation des
comptabilités des entreprises .L’OHADA entre en vigueur le 1 er janvier 2001 pour ce qui concerne
les comptes individuels et le 1er janvier 2002 pour ce qui concerne les comptes consolidés et les
comptes combinés
20 Entrée en vigueur du SYSCOA révisé par le règlement n°07/2001/CM/UEMOA du 20 Septembre
septembre2001 2001 :
Pour les comptes personnels d’entreprises à la date du 20 septembre 2001, date de signature
Pour les consolidés et les comptes combinés à partir du 1 er janvier 2002
Du SYSCOA au SYSCOA révisé : 15 articles ont été modifiés sur les 113 articles

2003 Du SYSCOA révisé au système comptable OHADA : 37 autres articles ont été modifiés pour être en
conformité avec le droit comptable OHADA. Mais ces dernières modifications ne sont pas
substantielles.
EXEMPLES de modification :
Etats Parties remplace les Etats de l’UEMOA
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FCFA remplacé par unité monétaire légale du pays


Système comptable OHADA remplace SYSCOA
Différentes de forme (virgule,parentèses…)
Différences de syntaxe ou de vocabulaire
UEMOA ET HORS UEMOA remplacé Dans les autres pays de la région et hors région
Le passage du SYSCOA révisé au système comptable OHADA est motivé par le respect de l’article
10 du traité OHADA qui était les 2 règles suivantes :
L’application directe et obligatoire du droit OHADA dans les Etats membres ;
La supériorité des dispositions du droit OHADA : sur les dispositions du droit interne principe de la
supranationalité de L’OHADA

CHAPITRE I : LE SYSTEME COMPTABLE OHADA ET SES PRINICIPES COMPPTABLES

La comptabilité en tant qu’instrument d’information et de communication est un langage financier et le propre de tout
langage est d’être compris d’où la nécessité d’une certaine harmonisation de telle sorte que les documents comptables
puissent être lus et compris de tous.

I HISTORIQUE ET OBJECTIFS DU SYSTEME COMPTABLE OHADA

1. HISTORIQUE DU SYCOAHADA

Dans l’espace UEMOA, les systèmes comptables appliqués ont connu plusieurs mutations successives :
 Le premier plan comptable à être utilisé est le plan français de 1957 jusqu’à l’avènement du plan 1982.
 Entre temps,il aura été remplacé par le plan OCAM (1970),
ivoirien et sénégalais (1976). Mais jusqu’en 1997,il était toujours utilisé par endroits dans l’espace
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communautaire.
 Au lendemain de la dévaluation du franc CFA, en 1994, il a été créé une Union Economique et Monétaire Ouest
Africaine (UEMOA) par le Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Niger, Sénégal et [Link] responsables des
pays de l’Union ont décidé alors, dans le cadre de l’intégration économique qu’ils entendaient réaliser, de se
doter d’un référentiel comptable commun pour remplacer dès le 1er janvier 1998, les plans comptables
jusque là appliqués dans les pays concernés. Le système comptable commun proposé est appelé « Système
Comptable Ouest Africain » en abrégé, SYSCOA.
L’acte uniforme de l’OHADA portant organisation et harmonisation des comptabilités des entreprises adopté le 23
mars 2000 poursuit le même objectif que le SYSCOA mais dans un espace plus étendu (les 14 pays de la Zone
franc CFA, plus les Comores, la Guinée Conakry et la RDC). Il est entré en vigueur en 2001.
Au niveau international, a été crée en 1973 à Londres, l’International Accounting Standards Committe ou Comité
des normes comptables internationales (IASC) par les instituts d’experts- comptables de 10 pays (Allemagne,
Australie, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Irlande, Japon, Mexique, Pays-Bas). En 2000, compte tenu de
la restructuration de l’IASC, l’institution est devenue IASB (International Accounting Standards Board). Elle compte
103 pays membres avec 142 organismes [Link] a une représentation à la fois géographique et fonctionnelle.
Les principaux objectifs de l’IASB sont :
- d'élaborer et de publier des normes comptables internationales pour la présentation des états financiers
;
- de promouvoir leur utilisation au niveau mondial ;
- de publier des interprétations qui sont développées par l'International Financial Reporting
Interprétations Committee - I.F.R.I.C.
Depuis le 1er avril 2001, les normes édictées par l’IASB se nomment International Financial Reporting Standards
ou [Link] qui ont été élaborées avant cette date restent intitulées International Accounting Standards ou
I.A.S.
Tout cela montre l’importance prise par la comptabilité dans le développement des affaires tant à l’intérieur des
frontières d’un même pays qu’au plan international.

 Depuis le 01/01/2018 le SYSCOA revisé est appliqué :Adopté en substitution à l’Acte uniforme du 24 mars 2000
portant organisation et harmonisation des comptabilités des entreprises,le nouvel Acte uniforme relatif au droit

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comptable et à l’information financière(AUDCIF) est un corpus juridique renové auquel est annexé le système
comptable OHADA révisé (SYSCOHADA).Le SYSCOHADA révisé comprend d’une part,le plan comptable général
OHADA et, d’autre part,le dispositif comptable des comptes consolidés et combinés.
de profonde reforme apportée au droit comptable, à la technique comptable ainsi qu’à la pratique comptable dans les
17 Etats- parties de l’OHADA.
Tenant compte des évolutions de la normalisation internationale et des besoins financiers grandissants des économies
des pays membres de l’OHADA, l’AUDCIF établit les normes comptables, le plan des comptes, les règles de tenue des
comptes, de présentation des états financiers et de l’information financière. Il vise les comptes personnels des entités,
personnes physiques et morales, les comptes consolidés et les comptes combinés. Il fut adopté le 26/01/2017 et publié
le 15/02/2017.
Date d’entrée en vigueur : le 1er/01/2018 pour les comptes personnels des entités, et 1 er /01/2019 pour les comptes
consolidés, les comptes combinés et les états financiers produits en normes IFRS.

2 Les objectifs du SYSCOA


Le système comptable ouest africain est un référentiel qui couvre l’ensemble des normes comptables et vise les objectifs
suivants :
-l’instauration d’une comptabilité uniforme dans la zone UEMOA
-la fiabilité de l’information comptable ou financière
-l’image fidèle du patrimoine de la situation financière et du résultat net de l’entreprise
-l’adaptation du modèle comptable des entreprises aux normes internationales
-la mise à disposition des entreprises d’un outil moderne de gestion
-la pertinence partagée de l’information sur la base des besoins des différents producteurs et utilisateurs de compte
-l’alimentation d’une centrale des bilans

[Link] COMPTABLE, STRUCTURE DUN PLAN DES COMPTES ET NOMENCLATURES


Le plan comptable du SYSCOA c’est l’ensemble des comptes définis et identifiés par un numéro et un intitulé.
Le SYSCOA regroupe les différents comptes en 9 classes ayant les codes de1à9.
Les huits (8) 1ère classes sont réservées à la comptabilité générale tandis que la 9 ème classe est utilisée par la comptabilité
analytique de gestion (CAG).

Les comptes qui composent les classes sont :


Classe 1 : Capitaux propres et ressources assimilés, les dettes financières

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10 capital,
11 Réserves
12 report à nouveau
13 Résultat
14 Subvention d’investissement
15 Provisions réglementées
16 emprunt et dettes,
17 dettes de crédit-bail
18 dettes liées à des participations
19 provisions financière pour risques et charges
Classe 2 : Les immobilisations :
21 Immobilisations incorporelles, 22 terrain ; 23 Bâtiments, installations techniques ; 24 Matériel ; 25 Avances et
acomptes versés ;
Classe 3 : Les stocks :
31 marchandises
32 matières 1ères
33 Emballages
34 Produits en cours
35 Services en cours
36 Produits fins
Classe 4 : Les comptes des tiers : créances et dettes à courts termes
40 Fournisseurs
41 Client
42 Personnel
43 organismes sociaux
44 Etat et collectivités publiques
45 Organismes internationaux.
Classe 5 : Les comptes de trésorerie:
50 titres de placement
51 valeurs à encaisser
52 banques
53 établissements financiers et assimilés

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54Instruments de trésorerie
57 Caisse
Classe 6 : Les comptes des charges des activités ordinaires :
- 60 achats et variation de stock
- 6015 Transport
- 62 Services extérieurs
- 63 Autres Services extérieurs
- 64 Impôts et taxes
- 65 Autres Charges
- 66 charges de personnel
- 67 Frais financiers et charges assimilées.
Classe 7 : Les comptes des produits des activités ordinaires :
- 70 ventes
- 71 subventions d’exploitation
- 77 revenus financiers et produits assimilés
Classe 8 : Les comptes des produits et charges HAO :
- 81 Valeur comptables des cessions d’immobilisations ;
- 82 Produits des cessions d’immobilisations ;
- 83 Charges HAO ;
- 84 Produits HAO ;
- 85 dotations HAO ;
- 86 Reprise HAO ;
- 87 Participation des travailleurs ;
- 88 Subventions d’équilibres ;
- 89 Impôt sur le résultat.
Classe 9: Les comptes des engagements hors bilan:
(90, 91) et de la CAG (92 à 99).
Quelques remarques peuvent se faire sur les numéros de comptes

[Link] codification :

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La codification est aménagée de façon à établir des constantes et des parallélismes permettant de retenir facilement les
numéros de comptes. Ces comptes peuvent être constitués à plus de chiffre pour des raisons de détail et de clarté.
 Le 1er chiffre représente le numéro de la classe
 Le 2ème identifie le premier élément en fonction du rang lié à cette classe.
Exemple : le compte 2 :les immobilisations
21 : immobilisations incorporelles
Plus on a de chiffre plus on a une clarté sur l’élément donné

[Link] parallélismes
Les comptes de charges et produits des activités ordinaires peuvent être identifiés facilement à cause de leur
parallélisme :
Les comptes de charges sont dans la classe 6 alors que les produits sont dans la classe 7
Exemple : 601 achats de m/ses / 701 vente de m/ses
602 achat de matière / 702 Vente de produits finis
65 autres charges / 75 autres produits
Pour les charges et produits HAO tous dans la classe 8 ;leur identification se fait à partir du 2ième chiffre avec parallélisme
Les comptes à 2ième impaire correspondent aux charges HAO
Les comptes à 2ième paire correspondent aux produits HAO.

Exemple : 81 : VCN des cessions d’immobilisation / 82 : produits de cession d’immobilisation


83 charges HAO /84 : produits HAO
85 dotations HAO / 86 : reprise HAO

III- Les principes du SYSCOA


Il convient de se mettre d’accord sur un certain état d’esprit pour que la comptabilité corresponde bien à sa mission
d’information. Les principes comptables de base retenus par le SYSCOA sont au nombre de neuf (09) et constituent un
ensemble de règles. Selon le SYSCOA révisé les principes comptables sont subdivisés en cinq (5) conventions et (5)
postulats.

[Link] conventions comptables :


Elles sont destinées à guider le préparateur de comptes dans l’évaluation et la présentation des éléments devant figurer
dans les états financiers.
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1-Convention de prudence : ce principe permet d’éviter de donner une vue trop optimiste de la situation de l’entreprise.
Exemple : un gain ne doit être comptabilisé que lorsqu’il est devenu certain, tandis qu’une charge doit être prise en
compte dès lors que son existence est probable.
2-Convention de la correspondance du bilan de clôture- bilan d’ouverture :
Cette convention consacre la correspondance du bilan de clôture de l’exercice précédent avec le bilan d’ouverture de
l’exercice en cours. Toutefois, il interdit l’imputation, directement sur les capitaux propres d’ouverture, des incidences des
changements de méthodes et des omissions de produits et de charges des exercices antérieurs ; la régularisation de telles
opérations doit se faire par l’intermédiaire du compte de résultat de l’exercice en cours. C’est par l’intermédiaire de ce
compte que les opérations de régularisation doivent se faire.
3-Convention du coût historique :
Les flux ou mouvements économiques entre l’entreprise et l’extérieur sont enregistrés de façon définitive à la valeur
nominale, exprimée en francs CFA (prix de revient, coût de production, valeur vénale).Elle consiste à comptabiliser les
opérations sur la base de la valeur nominale de la monnaie sans tenir compte des éventuelles variations de son pouvoir
d’achat. Elle repose sur la stabilité de l’unité monétaire qui doit permettre d’additionner des unités monétaires de
différentes périodes, sans dénaturer l’information
4-Convention de régularité et de la transparence : la transparence est également désignée comme étant le principe
de la bonne information ou principe de clarté, ou principe de sincérité ou principe de régularité. Le principe de régularité
est défini comme la conformité aux règles et procédures en vigueur. Pour qu’une comptabilité soit régulière, il faut que les
opérations soient conformes au droit et à la règlementation ; ce caractère régulier doit en outre présenter une certaine
permanence.
5-Convention de l’importance significative
Toute information ou élément pouvant influencer les utilisateurs des documents notamment les états financiers doit être
fournie. Sont significatifs, tous les éléments susceptibles d’influencer le jugement que les destinataires des états financiers
peuvent porter sur le patrimoine, la situation financière et le résultat de l’entité.

[Link] postulats Comptables


Ils permettent de définir le champ du modèle comptable. Ce sont des principes acceptés sans démonstration mais
cohérente avec les objectifs fixés.
[Link] postulat de l’entité
Il s’agit d’une hypothèse fondamentale portant sur la relation entre, d’une part la personne morale ou le groupe et d’autre
part son ou ses propriétaires (exploitant, associés, actionnaires, membres) En effet, l’entité est considéré comme étant une
personne morale ou un groupe autonome et distinct de ses propriétaires et de ses partenaires économiques. La

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comptabilité financière est fondée sur la séparation entre le patrimoine de l’entité et celui de ses propriétaires. Ce sont les
transactions de l’entité et non celles des propriétaires qui sont pris en compte dans les états financiers.

2. Postulat de la comptabilité d’engagement ou d’exercice


Les effets des transactions et autres évènements sont pris en compte dès que ces transactions ou évènements se
produisent non pas au moment des encaissements ou paiements. Ils sont enregistrés dans les livres comptables et
presentés dans les etats financiers des exercices auxquels ils se rattachent.
[Link] de spécialisation des exercices
Ce postulat prévu à l’article 59 de l’acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière,signifie que la vie
de l’entité est découpée en périodes appelées « exercices » à l’issu desquels sont publiés des états financiers annuels. Il
faut rattacher à chaque exercice tous les produits et les charges qui le concernent.
4-Postulat de la permanence des méthodes : les règles appliquées aux gestions annuelles successives doivent
restées fixes afin de permettre la comparaison dans le temps de l’évolution de l’entreprise.

5-Postulat de la prééminence de la réalité sur l’apparence : ce principe résulte d’un arbitrage entre un choix
juridique (l’apparence juridique) et un choix économique (réalité économique). L’apparence juridique n’est plus un critère
absolu et unique d’enregistrement des opérations en comptabilité. On dit que la réalité économique prime sur l’apparence
juridique. Il est donc possible à l’entreprise d’inscrire à son bilan des biens détenus dans le cadre de contrat de crédit-bail
et avec réserve de propriété, d’inscrire dans les charges de personnel le coût des services fournis par le personnel
extérieur non lié à l’entreprise par un contrat de travail.
Le Système comptable OHADA opte pour une application limitée de ce postulat comptable.
Selon l’acte uniforme de l’OHADA relatif au droit des sociétés, le commissaire aux comptes (CAC) certifie que les états
financiers sont réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations écoulées ainsi que de la
situation financière et du patrimoine de la société à la fin de cet exercice.
On constate que la certification des états financiers par le CAC repose sur ces trois notions : la régularité, la sincérité et
l’image fidèle.
La régularité : elle signifie que les opérations ont été faites dans le strict respect des lois et règlements notamment le
respect des règles et des procédures du système comptable OHADA.
La sincérité : la sincérité est l’application de bonne foi des règles de prudence, de régularité et de procédures. A titre
d’exemple, la constitution de provision dans le seul but de partager des dividendes plus élevées aux actionnaires de
l’entreprise constitue un acte de mauvaise foi.

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L’image fidèle : elle signifie que les montants qui sont inscrits dans les comptes sont exacts. 3Elle est la résultante de la
correcte application des principes. L’image fidèle est la finalité de la comptabilité et est présumée résulter de l’application
de bonne foi des règles et des procédures du système comptable OHADA. L’image fidèle est un objectif supposé atteint
lorsque les comptes sont réguliers et sincère

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CHAPITRE II : LES ETATS FINANCIERS PRECONISES

Selon les articles 11 et 25 du règlement toute entreprise est, sauf exception liée à sa taille, soumise au “ Système normal ”
de présentation des états financiers doit produire des états financiers pour chaque exercice comptable. Les états financiers
annuels sont le Bilan, le Compte de résultat, le Tableau des Flux de Tresorerie (TFT) et l’Etat annexé et doivent être
présentés conformément à des modèles. Le plan comptable général SYSCOA a proposé des tracés d’états financiers pour le
Bilan, le Compte de Résultat, le Tableau de Flux de tresorerie (TFT) et l’état annexé(les notes).
Le SYSCOA révisé a retenu les réformes suivantes :
Retenir les systèmes suivants : Système Normal et Système Minimal de Trésorerie (en demandant que les engagements figurent
dans les notes annexes aux états financiers du SMT). Le CCOA (Conseil Comptable Ouest Africain) a en effet retenu la fusion du
système normal et du système allégé pour ne conserver que le système normal et le SMT dont le contenu doit être amélioré ;
Avoir un modèle d'états financiers conformes aux besoins des entreprises pour chacun des 2 systèmes :
Bilan, sur une seule page en mode paysage ;
Compte de résultat en cascade sur une page en conservant les soldes intermédiaires de gestion actuels (en tenant compte
cependant des conséquences du retraitement des frais accessoires d'achat) ;
TFT: évoluer vers un tableau de flux de trésorerie à présenter sur une seule page en partant de l'évolution de la trésorerie du 1er
Janvier et en arrivant au solde de trésorerie au 31 décembre.

SECTION I : LE BILAN

L’existence d’une entreprise est jalonnée de dépenses et recettes. Les dépenses précèdent les recettes, d’où l’apport initial

I. NOTION DE PATRIMOINE :

- On appelle patrimoine d’une entreprise, l’ensemble des biens et des dettes de cette entreprise.
- Les biens sont des éléments matériels ou immatériels nécessaires à l’exploitation de l’entreprise
* Exemple de biens matériels : Construction, ordinateur, mobilier, marchandises
* Exemple de biens immatériels : Fonds de commerce (clientèle, achalandage, nom commercial, droit au bail), licence, brevet,
marques de fabrique, procédé, modèle….

Les fonds qui ont permis d’acquérir ces biens proviennent de :

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- L’exploitant, du propriétaire, d’une entreprise individuelle


- Des associés ou actionnaires d’une entreprise sociétaire ou d’une société de personne
- Des tiers : Banque, bailleurs de fonds, fournisseurs…
La situation de l’entreprise peut donc se schématiser comme suit :

Bâtiments ou Apport de
locaux l’exploitant(ou des
associés)
Matériels Apport des preteurs
Mobiliers divers
Matières premières,
Marchandises
Produits finis
Créances clients Credit des
fournisseurs
Disponibilités ou
liquidité

Biens de l’entreprise Origine des fonds qui ont


permis d’acquérir les biens

Situation nette = capitaux propres= Biens-Dettes


Patrimoine net = fortune= Biens – Dettes

CAS CONCRET :
On relève des établissements «SAMBA et FILS », les informations suivantes :
Emprunt ………………………………. 5 000 000
Fonds Commercial …………………….10 000 000
Créances client……. …………………..18 000 000
Bâtiments …………………………………50 000 000
Locaux ……………………………………..60 000 000
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Crédit bail………………………………….12 000 000


Matériel …………………………………….5 000 000
Mobilier ……………………………… ..… 14 000 000
Matières premières ……………………. ..32 000 000
Marchandises ………………………………4 600 0000
Titres de Participation…………………...15 000 000
Fournisseur ……………………………...15 000 000
Prêt …………………………………………17 000 000
TAF : Evaluer le patrimoine et déduire le patrimoine net de cette entreprise

Solution :
1) Calcul du patrimoine de l’entreprise « Samba et Fils »

Biens =10 000 000 +18 000 000 +50 000 000+60 000 000+5 000 000+
14 000 000+32 000 000+4 600 000+15 000 000+17 000 000= 225 600 000F

BIENS = 225 600 000F

Dettes= 5 000 000+12 000 000+15 000 000= 32 000 000

DETTES= 32 000 000F

2) Calcul du patrimoine net (P)

Patrimoine net = Biens - Dettes

P N= 225 600 000-32 000 000= 193 600 000F

[Link] DU BILAN
Le bilan se présente sous la forme d’un tableau à deux colonnes ( bis = 2 et lans = tableau) permettant d’apprécier le patrimoine
d’une entreprise à une date donnée.
C’est donc la photographie de la situation d’une entreprise à une date donnée. IL se présente de diverses manières :

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Français : Actif à gauche, Passif à droite


Anglais : Actif à droite, Passif à gauche

L’actif représente tout ce que l’entreprise possède et le passif, c’est tout ce que l’entreprise doit à des tiers.
La différence entre l’actif et le passif donne le RESULTAT de l’entreprise.

[Link] DU BILAN
Le SYSCOA prévoit trois niveaux de présentation :
Le système normal de droit commun réservé aux grandes entreprises ou aux moyennes entreprises ;
Le système allégé dont le nombre de rubriques et de postes du bilan sont réduits et réservés aux petites entreprises ;
Le système minimal de trésorerie : Il est conçu en termes de flux de trésorerie et est réservé aux très petites entreprises
Présentation détaillée du bilan (système normal)
Exemple de bilan au 31/12/N
Dans un bilan, on peut écrire :
Sommes = Montants
Désignations = Libellés = Eléments

Modèle simple

Bilan Simple au …………


ACTIF PASSIF
N°Cpt POSTES Monta N° POSTES Montant
e nt Cpt
e
-Actif immobilisé -Capitaux Propres et RA
*Immobilisations incorporelles *Capital
*Immobilisations corporelles *Réserves
*Immobilisations Financières *Report à nouveau
-Actif Circulant *Subvention
*Stocks d’investissement
*Créances *Prov pour risque et charges
*Autres créances -Dettes Financières
-Trésorerie-Actif *Emprunts

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*Titre de placement *Dettes de crédit bail


*Valeur à encaisser -Passif Circulant
*Banques *Dettes
*CCP et autres entreprises ( Frs ,Etat ,collectivité
*Caisse Publique,
organismes sociaux….)
*Autres dettes
-Trésorerie –Passif
*Banque, crédit d’escompte
et de termes
*Banque découverts
*Banques accreditives
TOTAL A TOTAL A

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BILAN système normal AU 31 DECEMBRE N

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MODEL SYSCOA REVISE

EXERCICE AU
EXERCICE au 31/12/ N 31/12/N

REF ACTIF R PASSIF


E
F
AMOR
BRUT T et NET NET
DEPR
EC

AD IMMOBILISATIONS CA Capital
INCORPORELLES
AF Brevets, licences, logiciels et CB Apporteurs capital non appelé (-)
droits similaires

AG Fonds commercial et droit CD Ecarts de réévaluation


au bail
AI IMMOBILISATIONS CE Réserves indisponibles
CORPORELLES
Terrains (1)
AJ (1) dont Placement CF Report à nouveau (+ ou -)
…………
Bâtiments
AK CG Résultat net de l'exercice (bénéfice +
(1) dont Placement ………… ou perte -)
….
AL Aménagements, CH Subventions d'investissement
agencements et
installations
AM Matériel, mobilier et actifs CJ Provisions réglementées
biologiques

TOTAL CAPITAUX PROPRES ET


AN Matériel de transport CP RESSOURCES ASSIMILEES

AVANCES ET [Link]
AP SUR DA Emprunts et dettes financières
diverses
IMMOBILISAT
AQ IMMOBILISATIONS DC Provisions pour risques et charges
FINANCIERES
TOTAL DETTES FINANCIERES ET
AS Autres immobilisations DD RESSOURCES ASSIMILEES
financières

AZ TOTAL ACTIF IMMOBILISE DF TOTAL RESSOURCES STABLES

BA ACTIF CIRCULANT HAO DH Dettes circulantes HAO


BB STOCKS ET ENCOURS DI Clients, avances reçues

BG CREANCES ET EMPLOIS DJ Fournisseurs d'exploitation


ASSIMILES

BH Fournisseurs avances DK Dettes fiscales et sociales


versées
BI Clients DM Autres dettes
BJ Autres créances DN Provisions pour risques à court terme

BK TOTAL ACTIF CIRCULANT DP TOTAL PASSIF CIRCULANT


BS Banques, chèques postaux, DR Banques, établissements financiers
caisse et assimilés et crédits de trésorerie

BT TOTAL TRESORERIE ACTIF DT TOTAL TRESORERIE PASSIF


BU Ecart de conversion-Actif DV Ecart de conversion-Passif
BZ TOTAL GENERAL DZ TOTAL GENERAL
2. Présentation par grandes masses

ACTIF PASSIF
ACTIF IMMOBILISE CAPITAUX PROPRES
DETTES FINANCIERES
CAPITAUX PERMANENTS
ACTIF CIRCULANT PASSIF CIRCULANT
TRESORERIE – ACTIF TRESORERIE – PASSIF
ECARTS DE CONVERTION - ECART DE CONVERTION-
ACTIF PASSIF

NB : la période qui sépare deux bilans est appelée : Exercice comptable


Le bilan est établi soit à la création de l’entreprise (bilan d’ouverture) soit à la date
d’inventaire (bilan de clôture)

IV-EGALITE ACTIF – PASSIF


Dans un bilan, l’actif représente les emplois et le passif, les ressources
Etant donné que ce sont les ressources qui ont permis d’obtenir les emplois et que
ces deux notions traduisent la même réalité économique, alors l’actif et le passif
d’un bilan doivent présenter les mêmes totaux à la même date.

TOTAL DE L’ACTIF = TOTAL DU PASSIF ou


TOTAL DES EMPLOIS = TOTAL DES RESSOURCES

De cette égalité, on peut déduire le résultat de l’entreprise à une date donnée :


Lorsque les biens sont supérieurs au (capital +dettes),alors
RESULTAT (BENEFICE) = BIENS – (CAPITAL+DETTES)
BIENS = RESULTAT (BENEFICE) + (CAPITAL+ DETTES)
Lorsque les biens sont inférieurs au ( capital + dettes), alors

RESULTAT (PERTE) = BIENS–(CAPITAL+ DETTES)


Quel que soit le résultat de l’entreprise, sa place est toujours au passif du bilan
dans la rubrique Capitaux Propres et ressources assimilées.
En cas de perte, le résultat est précédé du signe moins (-)

V- APPLICATION

APPLICATION N°1

N’ayant jusqu’à maintenant jamais tenu de comptabilité, un commerçant procède


le 10 Avril à l’inventaire général des biens et dettes de son entreprise. Il trouve :
espèce en caisse : 50 000 000F ; Prêt à Jean : 20 000 000F, Créances sur les
clients : 60 000 000F, Fonds (1) déposés aux chèques postaux : 50 000 000F,
marchandises en magasin : 120 000 000F, Prêt à augustin : 10 000 000F,Emprunt
auprès de la BOA : 20 000 000F,Emprunt auprès de BCB: 30 000 000F,Resultat
(bénéfice) : 50 000 000,dettes envers les fournisseurs : 80 000 [Link] estimé à
25 000 000F les constructions affectées à l’usage commercial ,à 30 000 000F le
matériel , à 20 000 000F le mobilier.
1
TAF : Dresser le bilan au 10 Avril, quel est le montant du capital ?

Solution

Biens=50 000 000+20 000 000+60 000 000+50 000 000+120 000 000+50
000 000+25 000 000+30 000 000+30 000 000= 435 000 000

Dettes =30 000 000+20 000 000+80 000 000 =130 000 000

Soit C le capital

Resultat = Actif – Passif = Biens- (capitaux propres +Dettes)

50 000 000 = 435 000 000-( C+130 000 000), 435 000 000=
130 000 000+50 000 000 +C
435 000 000= 180 000 000+C
C= 435 000 000-180 000 000
C = 435 000 000-130 000 000-50 000 000

Capital = 255 000 000

Biens = 435 000 000

Dettes =130 000 000

Capitaux propres = 255 000 000+50 000 000= 305 000 000

Biens = Capitaux propres +Dettes

435 000 000= 255 000 000+130 000 000

Etablir le bilan

ACTIF Montants PASSIF Montants


Actif immobilisé Capitaux propres et RA
Capital 255 000 000
Bâtiment 25 000 000 Résultat 50 000 000
Matériel 30 000 000
Mobilier de bureau 20 000 000 Total capitaux propres 305 000 00
Prêt 30 000 000F Dettes financières et
RA* 50 000 000
Emprunts

Total Actif Immobilisé 105 000 000 Total ressources 355 000 000
stables
Actif Circulant Passif circulant
Stock
Marchandises 120 000 000 Fournisseurs 80 000 000
d’exploitation
Créances clients 60 000 000
2
Total Actif Circulant 180 000 Total Passif Circulant 80 000 000
000
Trésorerie Actif Trésorerie passif
Banque 50 000 000
CCP 50 000 000
Caisse 50 000 000
Total Trésorerie Actif 150 000 000
TOTAL GENERAL ACTIF 435 000 000 TOTAL GENERAL 435 000 000
PASSIF

APPLICATION N°2
Un bilan au 31 Mars, comporte les postes suivants : mobiliers de bureau :
4 000 000F,
Prêt à Donald : 2 000 000F ; Capital, décuple du prêt à Donald, matériels de
transport : 13 000 000F, Bénéfice ½ de l’emprunt. Emprunt à la banque 10
000 000F ; Caisse 7 000 000F ; Clients 5 000 000F ; marchandises X f ;
Fournisseurs, sextuple du montant en caisse minoré du dixième de l’emprunt
TAF : Calculer les valeurs manquantes et dresser le bilan

Solution
Capital = 2 000 000x10 = 20 000 000F
Fournisseurs = (7 000 000x6)- (10 000 000)/10 = 41 000 000F

Soit X le montant des marchandises


Total Actif =
4 000 000+2 000 000+13 000 000+10 000 000+7 000 000+5 000 000+X

TA= 41 000 000+X


Résultat = 10 000 000 :2= 5 000 000

Total passif= 20 000 000+41 000 000+5 000 000+10 000 000= 76 000 000
TA =TP
76 000 000= X+41 000 000
X = 76 000 000-41 000 000
X= 35 000 000F

Le Bilan au 31/12/2000
ACTIF Montants PASSIF Montants
Actif immobilisé Capitaux propres et RA
Mobilier de bureau 4 000 000 Capital 20 000 000
Matériels de transport 13 000 000 Résultat 5 000 000
Prêt 2 000 000
Total Capitaux propres et 25 000 000
RA

Dettes financières et RA 10 000 000


Emprunts

3
Total Actif Immobilisé 19 000 000 Total ressources stables 35 000 000
Actif Circulant Passif circulant
Stock
Marchandises 35 000 000 Fournisseurs d’exploitation 41 000 000

Créances clients 5 000 000


Total Actif Circulant 40 000 000 Total Passif Circulant 41 000 000
Trésorerie Actif Trésorerie passif
Banque 10 000 000
Caisse 7 000 000

Total Trésorerie Actif 17 000 000


TOTAL GENERAL ACTIF 76 000 000 TOTAL GENERAL PASSIF 76 000 000

VI-EVOLUTION DU BILAN
Le bilan évolue selon la vie de l’entreprise. Nous prendrons une série successive de
situations pour illustrer les diverses modifications qui peuvent affecter le
patrimoine de l’entreprise.

APPLICATION N°3
Le 2 janvier 2000,M SARI crée une entreprise. Il dispose au départ d’un capital de
5 000 [Link] achète un local d’une valeur de 10 000 000F et du mobilier pour
5 000 [Link] compléter ses fonds personnels, la BOA lui a consenti un prêt de
13 000 000F à rembourser sur 10 ans.
Il achète ensuite un stock de marchandises pour 4 000 000F dont il paie la moitié
comptant, l’autre moitié n’étant payable qu’au bout de trois mois au fournisseur. Il
lui reste finalement 1 000 000F en banque.

TAF : 1- Regrouper ces opérations en ressources et emplois


2-Etablir le bilan

1) Regroupons les éléments en Emplois et Ressources


Emprunt = 13 000 000
Bâtiment= 10 000 000
Mobilier = 5 000 000
Stocks marchandises= 4 000 000
Banque= 13 000 000+5 000 000-(5 000 000+10 000 000 +2 000 000
Banque= 1 000 000

Emplois= Batiments+Mobilier de bureau+Stocks de marchandises+Banque


Emplois= 10 000 000+5 000 000+4 000 000+1 000 000
= 20 000 000
Ressources= Capital+Emprunt+Fournisseurs
5 000 000+ 13 000 000+ 2000 000
Ressources = 20 000 000F

2) Etablir le bilan au 01/01/2000 de l’entreprise SARI

4
ACTIF Montants PASSIF Montants
Actif immobilisé Capitaux propres et RA
Batiment 10 000 000 Capital 5 000 000
Mobilier de bureau 5 000 000

Dettes financières et
RA Emprunts 13 000 000

Total Actif Immobilisé 15 000 000 Total ressources 18 000 000


stables
Actif Circulant Passif circulant

Stock Marchandises 4 000 000 Fournisseurs 2 000 000


d’exploitation

Total Actif Circulant 4 000 000 Total Passif Circulant 2 000 000
Trésorerie Actif Trésorerie passif
Banque 1 000 000

Total Trésorerie Actif 1 000 000


TOTAL GENERAL ACTIF 20 000 000 TOTAL GENERAL 20 000 000
PASSIF

A-OPERATION MODIFIANT LE PATRIMOINE


On distingue deux cas :

1-CAS DE BENEFICE

Exemple :
Le 15 janvier 200N, SARI vend la moitié des marchandises avec une marge
bénéficiaire de 50% à son client CICA

TAF : Etablir le nouveau bilan

Bilan au 15/01/2000

5
Cout d’achat des marchandises vendues = 4 000 000 :2= 2000 000
Ventes à crédit = 3 000 000F
TA = 21 000 000
TP = 20 000 000+Resultat
Résultat = TA-TP
Résultat = 21 000 000-20 000 000= 1 000 000F

Bilan au 15/01/2000
ACTIF Montants PASSIF Montants
Actif immobilisé Capitaux propres et RA
Bâtiment 10 000 000 Capital 5 000 000
Mobilier de bureau 5 000 000 Résultat 1 000 000

Dettes financières et
RA Emprunts 13 000 000

Total Actif Immobilisé 15 000 000 Total ressources 19 000 000


stables
Actif Circulant Passif circulant

Stock Marchandises 2 000 000 Fournisseurs 2 000 000


(4 000 000-2 000 000) d’exploitation
Créances clients 3 000 000
Total Actif Circulant 5 000 000 Total Passif Circulant 2 000 000
Trésorerie Actif Trésorerie passif
Banque 1 000 000

Total Trésorerie Actif 1 000 000


TOTAL GENERAL ACTIF 21 000 000 TOTAL GENERAL 21 000 000
PASSIF

Remarque :
Le bilan est déséquilibré. La vente de marchandises avec un bénéfice a généré une
ressource supplémentaire qui est la raison même de l’exercice de l’entreprise. Les
capitaux propres sont donc augmentés. Le total du bilan est aussi augmenté

2-CAS DE PERTE
Exemple :
Supposons que le 15 janvier 2000, SARI avait vendu les marchandises (la moitié) à
1 500 000F
TAF : Etablir le nouveau bilan

Solution
Cout des marchandises vendues = 4 000 000 :2 = 2 000 000

6
Valeur des ventes = 1 500 000F
TA = 19 500 000
TP= 20 000 000
Résultat = 19 500 000- 20 000 000
Résultat = - 5 00 000F

Bilan au 15/01/2000
ACTIF Montants PASSIF Montants
Actif immobilisé Capitaux propres et RA
Bâtiment 10 000 000 Capital 5 000 000
Mobilier de bureau 5 000 000 Résultat -500 000

Dettes financières et
RA Emprunts 13 000 000

Total Actif Immobilisé 15 000 000 Total ressources 17 500 000


stables
Actif Circulant Passif circulant

Stock Marchandises 2 000 000 Fournisseurs 2 000 000


(4 000 000-2 000 000) d’exploitation
Créances clients 1 500 000
Total Actif Circulant 3 500 000 Total Passif Circulant 2 000 000
Trésorerie Actif Trésorerie passif
Banque 1 000 000

Total Trésorerie Actif 1 000 000


TOTAL GENERAL ACTIF 19 500 000 TOTAL GENERAL 19 500 000
PASSIF

REMARQUE :
La perte entraine une diminution des ressources et par conséquent une diminution
des capitaux propres. Le total du bilan a subi une diminution

B-OPERATION NE MODIFIANT PAS LE PATRIMOINE


1-le règlement d’une créance
Dans ce cas, le total du bilan reste inchangé de même que le résultat. C’est
seulement la composition interne de l’actif qui varie

7
Exemple 1 : le client règle les 2/3 de sa dette par banque le 20 janvier 2000
TAF : Etablir le nouveau bilan

Solution

Bilan au 20/01/200

ACTIF Montants PASSIF Montants


Actif immobilisé Capitaux propres et RA
Bâtiment 10 000 000 Capital 5 000 000
Mobilier de bureau 5 000 000 Résultat -500 000

Dettes financières et
RA Emprunts 13 000 000

Total Actif Immobilisé 15 000 000 Total ressources 17 500 000


stables
Actif Circulant Passif circulant

Stock Marchandises 2 000 000 Fournisseurs 2 000 000


(4 000 000-2 000 000) d’exploitation
Créances clients 500 000
(1 500 000-1 000 000)
Total Actif Circulant 2 500 000 Total Passif Circulant 2 000 000
Trésorerie Actif Trésorerie passif
Banque 2 000 000
(1 000 000+1 000 000)

Total Trésorerie Actif 2 000 000


TOTAL GENERAL ACTIF 19 500 000 TOTAL GENERAL 19 500 000
PASSIF

2- le règlement d’une dette


Ici, le total du bilan tant à l’actif (trésorerie) qu’au passif (dettes),mais le résultat
ne démunie pas
Exemple2 : SARI règle par banque la moitié de ses dettes fournisseurs le 22
janvier
TAF : Etablir le nouveau bilan
Solution
Bilan au 22/01/200
ACTIF Montants PASSIF Montants

8
Actif immobilisé Capitaux propres et RA
Bâtiment 10 000 000 Capital 5 000 000
Mobilier de bureau 5 000 000 Résultat -500 000

Dettes financières et
RA Emprunts 13 000 000

Total Actif Immobilisé 15 000 000 Total ressources 17 500 000


stables
Actif Circulant Passif circulant
Dettes Fournisseurs
Stock Marchandises 2 000 000 ( 2 000 000-1 000 000) 1 000 000
(4 000 000-2 000 000)
Crénaces clients 500 000
(1 500 000-1 000 000)
Total Actif Circulant 2 500 000 Total Passif Circulant 1 000 000
Trésorerie Actif Trésorerie passif
Banque 1 000 000
(1 000 000+1 000 000)-(2
000 000 :2)
Total Trésorerie Actif 1 000 000
TOTAL GENERAL ACTIF 18 500 000 TOTAL GENERAL 18 500 000
PASSIF

3-l’acquisition de nouveaux stocks


Payés au comptant, ces stocks ne modifient pas le total du bilan. Seule la
composition interne de l’actif varie
Exemple : SARI achète par banque des marchandises pour 500 000F le 28 janvier
2000
TAF : Etablir le nouveau bilan

Solution
Bilan au 28/01/2000
ACTIF Montants PASSIF Montants
Actif immobilisé Capitaux propres et RA
Bâtiment 10 000 000 Capital 5 000 000
Mobilier de bureau 5 000 000 Résultat -500 000

Dettes financières et
RA Emprunts 13 000 000

Total Actif Immobilisé 15 000 000 Total ressources 17 500 000


stables
Actif Circulant Passif circulant

9
Dettes Fournisseurs
Stock Marchandises 2 500 000 ( 2 000 000-1 000 000) 1 000 000
(4 000 000-2 000 000)+
500 000
Crénaces clients
(1 500 000-1 000 000) 500 000
Total Actif Circulant 3000 000 Total Passif Circulant 1 000 000
Trésorerie Actif Trésorerie passif
Banque 500 000
(1 000 000+1 000 000)-(2
000 000 :2)- 500 000
Total Trésorerie Actif 500 000
TOTAL GENERAL ACTIF 18 500 000 TOTAL GENERAL 18 500 000
PASSIF

L’acquisition de nouveaux stocks à crédit entraine une augmentation du total du


bilan tant à l’actif(stocks) qu’au passif (dettes fournisseurs)
Exemple :SARI achète à crédit des marchandises pour 500 000F le 29 janvier
TAF : Etablir le nouveau bilan

Solution
Bilan au 29/01/2000
ACTIF Montants PASSIF Montants
Actif immobilisé Capitaux propres et RA
Bâtiment 10 000 000 Capital 5 000 000
Mobilier de bureau 5 000 000 Résultat -500 000

Dettes financières et
RA Emprunts 13 000 000

Total Actif Immobilisé 15 000 000 Total ressources 19 000 000


stables
Actif Circulant Passif circulant

Dettes Fournisseurs
Stock Marchandises 3000 000 ( 2 000 000- 1 500 000
(4 000 000-2 000 000)+ 1 000 000)+500 000
500 000+500 000
Crénaces clients
(1 500 000-1 000 000) 500 000
Total Actif Circulant 3 500 000 Total Passif Circulant 1 500 000
Trésorerie Actif Trésorerie passif
Banque 500 000
(1 000 000+1 000 000)-(2
000 000 :2)- 500 000
Total Trésorerie Actif 500 000
TOTAL GENERAL ACTIF 19 000 000 TOTAL GENERAL 19 000 000
PASSIF
10
SECTION II: LE COMPTE DE RESULTAT

Introduction
Le bilan précédemment étudié nous a permis de déterminer le résultat global.
Résultat= Actifs (biens) – Passifs (capital+ dettes)
Il convient à présent d’expliquer comment ce résultat est obtenu à travers l’étude du
« compte de résultat ».
Le compte de résultat fournira de façon détaillée les renseignements qui ont permis à
la détermination du résultat global. Il est établi généralement en fin d’exercice et sa
tenue est obligatoire pour les entreprises.
Le compte de résultat donne les causes des variations du patrimoine c’est à dire les
appauvrissements et les enrichissements de la période.
Les appauvrissements sont appelés des charges qui correspondent à des emplois
définitifs. Les enrichissements sont appelés des produits qui correspondent à des
ressources nettes.
Le calcul s’effectue par la formule suivante :
Résultat = Total Produits – Total Charges
Si les produits > charges, on réalise un bénéfice
Si les produits < charges, on réalise une perte.
Appauvrissements Enrichissements
Charges Produits
Le résulta net est déterminé dans un compte unique appelé « compte de
résultat »
Les charges sont des emplois définitifs et le comptes de produits des ressources
nettes.

I : Les comptes de gestion


Le compte de résultat est constitué par les comptes de produits et les comptes de
charges qui sont les comptes de gestion des classes 6, 7 et 8
1- Les charges
Les opérations d’exploitation effectuées par une entreprise peuvent êtres des
opérations d’appauvrissement (charges) : achats des marchandises, matières
premières, payer les salaires du personnel, payer les impôts et taxes, les flux
d’amortissement, les consommations de services et tous les autres flux de perte ...

11
Les charges comprennent les dépenses réelles de l’entreprise et la perte de valeur
des immobilisations constatées en comptabilité sous le nom d’amortissement et de
provisions (cette perte constatée n’entraine pas de sortie d’argent).

2-Les produits
L’entreprise a aussi enregistré en cours d’exercice les opérations d’enrichissement :
les ventes de marchandises, les produits finis, de produits intermédiaires et résiduels,
travaux facturés et services vendus constituent l’essentiel des produits de
l’entreprise.
Toutefois, les produits de l’entreprise peuvent aussi être des produits accessoires, la
récupération de certains frais, les bonis, les cessions, la production immobilisée, les
transferts de charges d’exploitation et des reprises d’amortissement et provision.

II Le compte de résultat
La différence directe entre les produits et les charges donne le résultat provisoire de
l’exercice.
Pour que ce résultat provisoire soit définitif, il convient de tenir compte de la
différence entre le stock initial et le stock final calculé à la fin de l’exercice. Cette
différence est appelée « variation de stock »
Dans le bilan de fin d’exercice c’est le stock final qui doit figurer ; c’est pourquoi il faut
l’évaluer et l’enregistrer
Dans le compte de résultat avant inventaire, ne figure que les achats et les ventes.
Il faut donc ajouter ou retrancher des achats et ventes, les variations entre le stock
final et le stock initial pour obtenir les achats consommés (stock vendu) et la
production réelle de l’exercice

a- La variation de stock en fin d’exercice.


La variation de stock est la différence entre le stock final et stock initial
Variation stock = SF – SI
La variation de stock peut être un produit ou une charge

-Si le SF > SI, la variation est une augmentation


Une augmentation de stock correspond à des achats non consommés mis en stock à
la fin de l’exercice. La variation des stocks doit être soustraite des achats de la
période pour obtenir le cout des achats consommés (le cout du stock vendu).
Application :
Au 1er /01, le stock de matières premières d’une entreprise est évalué à 100000f, au
cours de l’exercice, les achats se sont élevés à 550 000, à la fin de l’exercice le stock
s’est évalué à 150 000.
TAF :1) Calculer la variation de stock
2) Calculer le coût d’achat des marchandises vendues ou les achats consommés
de marchandises.
Solution
Calcul de la variation de stock
Variation = SF – SI
Variation = 150 000 –100 000
= 50 000
Calcul du coût d’achat des marchandises vendues
550 000 – 50 000 = 500 000
Si le SF < SI, alors la variation est une diminution.
Une diminution de stock montre que l’entreprise a puisé dans le stock. La variation
doit être ajoutée aux achats de la période.
12
Application :
Au 1er /01, le stock initial d’une entreprise est évalué à 100 000. Au cours de l’exercice
les achats se sont élevés à 550 000. Le stock final est évalué à 80 000.
TAF :
calculer la variation de stock
Calculer le coût d’achat des marchandises vendues ou les achats consommés de
marchandises.
Solution
calcul de la variation de stock
Variation = SF – SI
Variation = 80 000 –100 000
= -20 000
2) calcul du Coût d’achat des marchandises vendues
550 000 + 20 000 = 570 000
- Les productions stockées ou Déstockages.
Les productions stockées ou déstockages est la variation des encours ou des produits
finis, des produits intermédiaires et résiduels.
La variation = SF – SI
Si le SF > SI, la variation est une augmentation
Une augmentation du stock montre qu’une partie de la production non vendue est
restée dans l’entreprise. Cette augmentation doit être ajoutée aux ventes pour obtenir
la production de la période.

Application :
Au 1er janvier, les stocks étaient les suivants :
Encours de production : 1 800 000
Produits finis : 5 400 000
Au cours de l’exercice, les ventes sont les suivantes :
Produits finis : 12 000 000
Services vendus : 4 500 000
Au 31/12, les stocks sont :
Encours de production : 2 500 000
Produits finis : 6 800 000
-Calculer la production stockée.
-Calculer la production de la période.
Solution
Calcul de la production stockée
Production stockée :
SF – SI
En cours = 2 500 000 – 1 800 000 = 700 000
Produits finis = 6 800 000 – 5 400 000 = 1 400 000
Total production stockée = 2 100 000
Calcul de la production de la période:
Vente de PF = 12 000 000
Services vendus = 4 500 000
Production stockée = 2 100 000
Production de produit finis de la période : 12000 000+1 400 000 =13 400 000
Production des services de la période : 4500 000
Encours de la période : 700 000
Total production : 13 400 000 +4500 000 +700 000 = 18 600 000

Si la SF < SI, la variation est une diminution.


13
Une diminution de stock montre qu’il y a plus de sortie de production que d’entrée
(déstockage). Une diminution de stock doit être retranchée des ventes pour obtenir la
production de la période.

Application : Au 1er janvier les stocks sont :


Produits finis = 1500 000
Produits intermédiaires = 950 000
Les ventes de la période sont :
PF = 10 000 000
Travaux facturés = 2 500 000
Au 31/12, les stocks sont
PF = 1 200 000
PI = 700 000
-Calculer la production stockée
-Calculer la production de la période
Solution
Calcul de la production stockée
Production stockée = SF - SI
PF = 1 200 000 – 1 500 000 = -300 000
PI = 700 000 – 950 000 = -250 000
Total Production stockée = -550 000
Production de la période
PF = 10 000 000 -300 000= 9 700 000
Travaux facturés = 2 500 000
Total Production de la période = 9 700 000+ 2 500 000 = 12 200 000
Remarque
-La variation des stocks de marchandises, de matières premières, matières
consommées et des emballages changent son signe dans le compte de Résultat.
-La production stockée conserve son signe dans le compte de Résultat.
L’analyse des charges et des produits selon le plan SYSCOA permet de découper le
compte de résultat en 4 niveaux distincts à savoir les activités d’exploitation, les
activités financières, les HAO et les prélèvements.

III- Les activités d’exploitation

[Link] charges

[Link] achats(60)
Il s’agit des dépenses effectuées par l’entreprise indispensable à son fonctionnement
telles que les achats de marchandises, de matières premières et fournitures liées, etc.
Les achats sont inscrits dans le compte de résultat pour leur valeur nette c’est à dire
déduction faite des réductions obtenues des fournisseurs (RRR obtenus). Tous les
postes du compte de résultat sont enregistrés hors taxes.
[Link] variation du stock(603)
Parmi les biens achetés certains seront stockés avant d’être utilisés où d’être vendus.
On ne doit faire apparaître dans le compte de résultat que la consommation réelle de
l’année.
Variation de stock = Stock final – stock initial
[Link] autres achats (604 et 605))
Il s’agit des achats d’objets ou substances plus ou moins élaborés consommées au 1 er
usage et qui concourent au traitement, à la fabrication ou à l’exploitation, sans entrer
dans la composition des produits traités ou fabriqués. On peut citer les achats de
14
matières et fournitures consommables (produits d’entretien, fourniture de bureau…) ;
achats non stockés (eau, électricité) et les achats d’emballages.

[Link] transports (6015,6025,6045)


Il s’agit du transport engagé par l’entreprise à l’occasion des achats et des ventes.
Sont également concernées toutes les dépenses de transport exposées par les
membres du personnel dans l’exercice de leur fonction pour le compte de leur
employeur et dont le montant donne lieu à remboursement.
5-les services extérieurs (62 )
il s’agit de prestation de services exécutés au cours d’une année. On distingue 2
catégories de services extérieurs:
Les services extérieurs A qui comprend : location, entretien et réparation, prime
d’assurance, frais de télécommunication.
Les services extérieurs B qui se compose des frais bancaires, des rémunérations
d’intermédiaire et de conseil…
6-les impôts et taxes (64)
Il s’agit de tous les impôts et taxes à la charge de l’entreprise à l’exception de ceux
dont l’assiette est établie sur les résultats.
7-les autres charges (65)
Il s’agit des charges à caractère souvent accessoires qui entrent dans les
consommations de l’exercice en provenance des tiers. Ce sont les jetons de présence
et autre rémunération d’administrateurs, les pertes sur les créances, etc.
8- les charges de personnel (66)
C’est l’ensemble des rémunérations du personnel de l’entreprise qu’il s’agisse du
salaire, des commissions, des congés payés, des primes, des charges salariales et
avantage en nature.
9-dotation aux amortissements et aux provisions (68 et 69)
Ce sont des dépréciations d’exploitation ou perte de valeur constatée en fin
d’exercices

B. Les produits

1- les ventes (701 – 705)


Il s’agit des ventes de marchandises, des produits fabriqués (produits finis, produits
intermédiaires, encours de fabrication) et les ventes des produits résiduels et des
déchets. Les réductions accordées viennent en diminution des ventes.
2- La production stockée (73 )
Il s’agit de la variation des stocks des encours, des produits finis, des produits
intermédiaires et résiduels.
La production stockée = Stock final – stock initial

La production immobilisée (72 )


Elle correspond à la fraction de production utilisée par l’entreprise elle-même à titre
d’investissement.
Produits accessoires (707 )
Ce sont des produits provenant des activités annexes. Il peut s’agir des commissions
et courtages, des locations, etc.
La subvention d’exploitation (71)
Ce sont des aides accordés par l’Etat ou par les collectivités publiques pour faire face
aux charges d’exploitation ou pour compenser la baisse du prix de vente des produits.
6- Les autres produits (75)

15
Ils regroupent tous les produits divers qui ne proviennent pas directement de l’activité
productrice ou commerciale de l’entreprise mais qui relèvent de l’activité ordinaire
comme les produits de cession courante d’immobilisation ? les jetons de
présence et autres rémunération d’administrateurs.
7-La reprise d’amortissement et de provision et les transferts
d’exploitation
Ce sont les reprises de provisions d’exploitation, financier et HAO Les reprises
d’amortissement et provision comprennent :
-Transfert des charges d’exploitation (781)
-Reprise d’amortissement d’exploitation (798)
Reprise de provision d’exploitation (791)

B- Les activités financières


a- les charges financières (67)
C’est l’ensemble des charges financières dues à différents intervenant dans le
financement de l’entreprise. Ce sont les intérêts des emprunts, les escomptes
accordés, les escomptes des effets de commerce, les pertes de change…
-frais financiers et charges assimilées (67)
-dotation aux amortissements financiers (687)
-dotation aux provisions financières (697)

b-les produits financiers (77 ,787)

Il s’agit des transferts des charges d’exploitation financières, les intérêts de prêts, les
escomptes obtenus, les revenus des titres de placement, les gains de change, les
gains sur cession de titres de placement….
-revenus financiers et produits assimilés (77)
-transfert des charges financières (787)
-reprises de provision financières (797)

C- Les Hors activités ordinaires (HAO)


Les charges HAO (81, 83, 85)
Ce sont des charges qui ont un caractère exceptionnel telles que les valeurs
comptables des cessions d’immobilisations les dotations aux provisions HAO
Valeur comptable de cession d’immobilisation (81)
Autres charges HAO (83)
Dotations HAO (85)
Les produits HAO (82,84,86 ,88)
Ce sont des produits à caractères exceptionnels tels :
-Produit de cession d’immobilisation (82)
- autres produits HAO (84)
-Reprises HAO (86)
- Subventions d’équilibre (88)
12- Les prélèvements
Ils comprennent :
-la participation des travailleurs sur bénéfice (87)
- l’impôt sur le bénéfice (89).

IV- Présentation du compte de résultat

COMPTE DE RESULTAT SELON SYSCOA REVISE

16
Exe
REF LIBELLES
NET

TA Ventes de marchandises A +
RA Achat de marchandises -

RB Variation de stocks de marchandises - /+

XA MARGE COMMERCIALE (Somme TA à


RB)
TB Vente de produits fabriqués B +
TC Travaux, services vendus C + -

TD Produits accessoires D +
XB CHIFFRES D’AFFAIRES (A + B + C+ D)
TE Production stockées (ou déstockage) - /+ -
TF Production immobilisée + -
TG Subvention d'exploitation + -
TH Autres produits +
TI Transferts de charges d’exploitation +
RC Achats de matières premières et - -
RD fournitures liées
Variations de stocks de matières premières - /+ -
et fournitures liées
RE Autres Achats - -
RF Variations des autres approvisionnements - /+ -
RG Transport -
RH Services extérieurs -
RI Impôts et taxes -
RJ Autres charges -
XC VALEUR AJOUTEE (XB+RA+RB) +
(somme TE à RJ)
RK Charges de personnel -
XD EXCEDENT BRUT D'EXPLOITATION (XC
+ RK)

TJ Reprise d’amortissements, provisions et +


dépréciations

RL Dotations aux amortissements, aux -


provisions et dépréciations
XE RESULTAT D'EXPLOITATION (XD + TJ +
TK RL)
Revenus financiers et assimilés +
TL Reprises de provisions et dépréciations + -
TM financières
Transferts de charges financières + -
17
RM Frais financiers et charges assimilées -

RN Dotations aux provisions et aux - -


dépréciations financières

XF RESULTAT FINANCIER (Somme TK à


RN)
XG RESULTAT DES ACTIVITES ORDINAIRES
(XE + XF)

TN Produits des cessions d'immobilisations +


TO Autres produits H.A.O + -
RO Valeurs comptables des cessions - -
d'immobilisations
RP Autres charges H.A.O - -
XH RESULTAT HORS ACTIVITES
ORDINAIRES (somme TN à RP)
RQ Participations des travailleurs - -

RS Impôts sur le résultat - -


XI RESULTAT NET (XG + XH +RQ + RS)

V- Calcul des soldes significatifs de gestion


Le compte de résultat est découpé en neuf (09) soldes intermédiaires de gestion ou
solde significatif de gestion.
1) La marge commerciale( MC)
MC= Ventes de marchandise –(achats de marchandise -/+ variation de
stocks marchandises)

2) valeur ajoutée

Valeur ajoutée = Marge Commerciale + Vente de Produits fabriqués


+services et travaux facturés+ Produits accessoires subvention
d’exploitation +production stockée+ production immobilisée+ autres
produits +Transferts de charges d’exploitation- (achats de matières et
fournitures +/- ∆° Stocks de matières et fournitures+ autres achats + achat
d’emb. +ou- ∆° stock d’autre achat + transport + impôt et taxes +services
extérieurs + autres charges)

Ou
VA= Chiffre d’affaires+subvention+production immobilisée+production
stockée+autres produits +Transferts de charges d’exploitation- (achats de
marchandises+/- variation des stocks marchandises+achats de matières et
fournitures+/-variation de stocks de
matières,d’emballages+transport+impots et taxes+services
exterieurs+autres charges)
18
3) Excèdent brut d’exploitation (EBE)

EBE = Valeur ajoutée – Charges du personnel

4) Résultat d’exploitation
RE = EBE + reprise de provision d’exploitation + reprise d’amort
d’exploitation – Dotation aux amortissements et provision d’exploitation
RE = Toltal Produits d’exploitation –Total Charges d’exploitation

Application
Une entreprise nous fournit des informations suivantes en fin d’exercice comptable :
Vente de produits fabriques ……………………………… 920 000
Dotation aux amortissements d’exploitation …………..15 000
Dotation aux amortissements financiers………………...8 500
Achat de marchandises ………..………..……….. ……….2 000 000
Achat de matières 1ère………..………..…………………….800 000
Subvention d’exploitation ………..………..……………....200 000
Charge de personnel………..………..………………………100 000
Intérêts versés ………..………..………..…………………....20 000
Escompte obtenu ………..………..………..…………………20 000
Impôt sur le résultat ………..………..………..…… ……...300 000
Services extérieurs ………..………..………..……………....350 000
Reprise des provisions d’exploitation………..…… ……...10 000
Impôts et taxes ………..………..………..………..… ……....250 000
Indemnités d’assurance HAO ………..………..…… ……...17 000
Vente de marchandises ………..………..……….. ………...3 263 000
Stock initial de marchandises ………..………………….…1000 000
Stock final de marchandises ………..………..…… ……...700 000
Stock initial de matières 1ère ………..………..………...…..200 000
Stock final de matières 1ère ………..………..……………... 300 000
Stock initial de produits fabriqués………..…………….....150 000
Stock final de produits fabriqués ………..………..………..220 000
TAF : 1) présenter le compte de résultat
2) calculer les soldes significatifs de gestion

Correction
Présentation du compte de résultat.
Exercic
REF LIBELLES
NET
TA Ventes de marchandises A + 3 263 000
RA Achat de marchandises - -2000 000
RB Variation de stocks de marchandises - /+ -300 000
XA MARGE COMMERCIALE (Somme TA à RB) 963 000

19
TB Vente de produits + 920 000
fabriqués B
TC Travaux, services vendus C + -
TD Produits accessoires D +
XB CHIFFRES D’AFFAIRES (A + B + C+ D) 4 183 000
TE Production stockées (ou déstockage) - /+ 70 000
TF Production immobilisée +
TG Subvention d'exploitation + 200 000
TH Autres produits +
TI Transferts de charges d’exploitation +
RC Achats de matières premières et fournitures liées - -800 000
RD Variations de stocks de matières premières et fournitures - /+ 100 000
liées
RE Autres achats - -
RF Variations des autres approvisionnements - /+ -
RG Transport -
RH Services extérieurs - -350 000
RI Impôts et taxes - -250 000
RJ Autres charges -
XC VALEUR AJOUTEE (XB+RA+RB) + (somme TE à RJ) 853 000

RK Charges de personnel - 100 000


XD EXCEDENT BRUT D'EXPLOITATION (XC + RK) 753 000

TJ Reprise d’amortissements, provisions et dépréciations + 10 000


RL Dotations aux amortissements, aux provisions et - 15000
dépréciations

XE RESULTAT D'EXPLOITATION (XD + TJ + RL) 748 000

TK Revenus financiers et assimilés + 20 000


TL Reprises de provisions et dépréciations financières + -
TM Transferts de charges financières + -
RM Frais financiers et charges assimilées - 20 000
RN Dotations aux provisions et aux dépréciations financières - 8 500
XF RESULTAT FINANCIER (Somme TK à RN) -8 500
XG RESULTAT DES ACTIVITES ORDINAIRES (XE + XF) 739500

TN Produits des cessions d'immobilisations +


20
TO Autres produits H.A.O + 17 000
RO Valeurs comptables des cessions d'immobilisations - -
RP Autres charges H.A.O - -
XH RESULTAT HORS ACTIVITES ORDINAIRES (somme TN 17 000
à RP)
RQ Participations des travailleurs - -
RS Impôts sur le résultat - 300 000
XI RESULTAT NET (XG + XH +RQ + RS) 456 500

2) Calcul des soldes significatifs de gestion

Marge commerciale
Marge commerciale = Vente de m/ses – (achat de m/ses + variation des stocks)
= 3 263 000 -[(2 000 000 - (700 000 – 1000 000)]
= 3 263 000 - (2 000 000 + 300 000)
= 3 263 000 – 2 300 000
Marge commerciale := 963 000

Chiffre d’affaire= Ventes de Marchandises+vente de produits


fabriqués+produits accessoires +autres produits+services et travaux
facturés :
Chiffres d’affaires= 3 263 000+920 000= 4 183 000

Valeur ajoutée (VA)


VA= 4 183 000+70 000+200000-[2000000+800 000-(700000-
1000000+300000-200000)-(350000+250000)]
= 4 453 000-(2 800 000-300 000+100 000)+600 000
= 4453000-3600000
VA = 853 000
OU
VA= 963 000+200 000+70000+920 000-[800 000-(300 000-
200 000)+350 000+250 000]
= 2 153 000-1 300 000
= 853 000
Excèdent brute d’exploitation (EBE)
EBE = VA – charge de personnel
= 853 000 – 100 000
EBE = 753 000

Résultatd’exploitation (R.E)
RE = EBE + Reprise de provision – dotation d’exploitation
= 753 000 + 10 000 – 15 000
RE = 748 000
Résultat financier (RF)
RE = Produits financiers – charges financières
= 20 000 – (20 000 + 8500)
RF = - 8500
Résultat AO
21
RAO = RE – RF
= 748 000 – 8500
RAO = 739 500
Résultat HAO
[Link] = Produits HAO – Charges HAO
= 17 000 – 0
[Link] = 17 000
Résultat net
[Link] = RAO + RHAO – Impôts sur le résultat
= 739 500 + 17 000 – 300 000
[Link] = 456 500

COMPTE DE RESULTAT AU 31 DECEMBRE 201N

APPLICATION5
Eléments DEBIT CREDIT
Achats de marchandises 7 000
000
Variation de stocks de marchandises 6 00 000
Autres achats 1 800
000
Transports 240 000
Services extérieurs A 600 000
Services extérieurs B 900 000
Impôts et taxes 1 140
000
Autres charges de gestion courante 700 000
Charges du personnel 2 200
000
Frais financiers 500 000
Ventes de marchandises 16 000 000
Produits accessoires 1 000 000
Autres produits courants de gestion 420 000
Revenus financiers 280 000
Transferts de charges d’exploitation 160 000
Charges hors activités ordinaires 200 000
Produits hors activités ordinaires 300 000

NB : Impôt sur le résultat = 27.5%

Présentation du compte de résultat.


Exercic
REF LIBELLES
NET
TA Ventes de marchandises A + 16 000 000
RA Achat de marchandises - -7000 000
22
RB Variation de stocks de marchandises - /+ -600 000
XA MARGE COMMERCIALE (Somme TA à RB) 8 400 000

TB Vente de produits +
fabriqués B
TC Travaux, services vendus C + -
TD Produits accessoires D + 1 000 000
XB CHIFFRES D’AFFAIRES (A + B + C+ D) 17 000 000
TE Production stockées (ou déstockage) - /+
TF Production immobilisée +
TG Subvention d'exploitation +
TH Autres produits + 420 000
TI Transferts de charges d’exploitation + 160 000
RC Achats de matières premières et fournitures liées -
RD Variations de stocks de matières premières et fournitures - /+
liées
RE Autres achats - 1 800 000
RF Variations des autres approvisionnements - /+ -
RG Transport - 240 000
RH Services extérieurs - 1 500 000
RI Impôts et taxes - 1 140 000
RJ Autres charges - 700 000
XC VALEUR AJOUTEE (XB+RA+RB) + (somme TE à RJ) 4 600 000

RK Charges de personnel - 2 200 000


XD EXCEDENT BRUT D'EXPLOITATION (XC + RK) 2 400 000

TJ Reprise d’amortissements, provisions et dépréciations +


RL Dotations aux amortissements, aux provisions et -
dépréciations

XE RESULTAT D'EXPLOITATION (XD + TJ + RL) 2 400 000

TK Revenus financiers et assimilés + 280 000


TL Reprises de provisions et dépréciations financières + -
TM Transferts de charges financières + -
RM Frais financiers et charges assimilées - 500 000
RN Dotations aux provisions et aux dépréciations financières -
XF RESULTAT FINANCIER (Somme TK à RN) -220 000
23
XG RESULTAT DES ACTIVITES ORDINAIRES (XE + XF) 2 180 000

TN Produits des cessions d'immobilisations +


TO Autres produits H.A.O + 300 000
RO Valeurs comptables des cessions d'immobilisations - -
RP Autres charges H.A.O - 200 000
XH RESULTAT HORS ACTIVITES ORDINAIRES (somme TN 100 000
à RP)
RQ Participations des travailleurs -
RS Impôts sur le résultat - 627 000
XI RESULTAT NET (XG + XH +RQ + RS) 1 653 000

CHAPITREIII: LA COMPTABILISATION DES OPERATIONS COMMERCIALES DE


L’ENTREPRISE

La vie d’une entreprise est basée sur les opérations d’achat et de vente. Toutes ces
opérations sont accompagnées de plusieurs pièces comptables ou documents
commerciaux tels que : le bon de commande, de livraison, l’accusé de réception, la
facture, le reçu, le chèque, la lettre de change, le billet à ordre…

Le prix de vente enregistré en comptabilité est celui figurant sur la facture de vente
minorée d’éventuelle réduction à caractère commercial.

Les opérations d’achat et de vente sont enregistrées selon deux méthodes


comptables retenues par le SYSCOA que chaque entreprise a le choix de pratiquer. La
méthode d’inventaire intermittent et celle d’inventaire permanent.

Notez :
 Un bon de commande est un document établi en double exemplaire (au
moins) : mentionnant les références et les quantités des produits commandés :
un exemplaire est envoyé au fournisseur, le duplicata est conservé par le client
qui s'en servira pour vérifier les marchandises livrées.

24
 Un bon de livraison est un document remis au client lors de la livraison,
mentionnant les références et les quantités des produits livrés. En le signant, le
client reconnaît avoir reçu la marchandise.

SECTION I : LES FACTURES


La facture est un document comptable qui sert de base à l’enregistrement courant
des opérations d’achats et de ventes
On distingue généralement deux sortes de factures à savoir : la facture de « doit »
ou facture normale et la facture d’« avoir » ou facture rectificative ou encore note
de crédit.

[Link] DIFFERENTES FACTURES

[Link] facture de "doit"


La facture de "doit" est un document qui matérialise la vente ou l’achat d’une
marchandise, d’un produit ou d’un service. Elle doit être conforme à la commande.
Elle est établie par le fournisseur et entraine pour le client l’obligation de payer.
[Link] facture d’avoir
C’est un écrit par lequel le fournisseur reconnaît devoir une certaine somme à son
client par la suite d’un retour de marchandises ou d’une réduction accordée hors
facture. La présentation de la facture d’avoir est identique à celle de doit, il suffit de
remplacer la mention « doit » par « avoir ». La facture d’avoir est établie en cas de
retour de biens ou en cas de réductions hors factures.
 Cas de retour de biens

 Cas des réductions hors factures

3. La facture pro-forma
Elle représente un devis établi par le vendeur en vue d’informer le client du prix de la
commande et des autres conditions de vent sans le contrat ait été passé.

[Link] relevé de factures


C’est un état récapitulatif des factures de doit et des factures d’avoir pendant une
période donnée.

[Link] DES FACTURES


Exemple 00 : le 01/01/2000, les établissements Alpha : BP 1737, Tel : (00226)
50411428 ont vendu aux établissements Beta AV20, rue16 Bobo, Tel : (00226)
20443748, 100 tôles à 30 000 et 200 sacs de ciment à 5 000, TVA 18%.
Travail demandé : établir la facture de « DOIT », établie par les établissements
Alpha à son client établissement Beta.

Solution : Facture adressée à Beta.


Etablissements Alpha Ouagadougou le
1/01/2000
25
BP 1737
Tel : (00226)50411428
N° d compte bancaire…

ETS Beta
AV20, rue 16 Bobo
Tel : (00226) 20443748
N° compte bancaire…

Facture N°….
Quantité Designations Prix unitaire Montants
s
100 Tôles 30 000 3 000 000
200 Sacs de ciment 5 000 1 000 000
Prix d’achat hors taxes 4 000 000
TVA 18% 720 000
Net à payer toutes taxes comprises 4 720 000
Arrêté la présente facture à la somme de quatre millions sept cent vingt
milles francs CFA

Signature du fournisseur signature du


client

SECTION II : LES OPERATIONS D’ACHATS ET DE VENTE

I. Les Achats
L’achat est l’acquisition des biens et de services. Le SYSCOA distingue trois types
d’achat de biens et de services :
 acquisition de biens durables (immobilisations)
 achat de biens consommables
 achat de services
Pour le présent chapitre, il s’agira essentiellement des deux derniers types d’achat.

1. Les comptes d’achat de biens consommables habituellement utilisés


 601 : achat de marchandises (biens destinés à être revendus sans
transformations)
 602 : achat de matières premières (biens destiné à être transformés dans un
processus de production)
 604 : achat stocké de matières et fournitures consommables :
Les matières consommables sont des biens qui concourent à la fabrication sans
se retrouver dans le produit final (ex : le gaz),
Les fournitures consommables sont des biens de valeur unitaire non significative
(ex : crayon, insecticide…)
 608 : achat d’emballages (confer chapitre sur les emballages)

2. Comptes d’achat de services habituellement utilisés


26
 6015 : transport (transport de biens achetés et vendus, transport de personnel)
 62 et 63 : services extérieurs A et B
 621 à 625 : comptes regroupant les services rattachés aux immobilisations de
l’entreprise.
 626 à 638 : comptes regroupant les services rattachés aux opérations
d’exploitation et financières de l’entreprise.

3. Enregistrements comptables
Les comptes d’achat (classe 6) sont de nature débiteur et ont pour contrepartie un
compte de tiers notamment le compte fournisseur qui est crédité du montant des
achats.
NB : En cas d’achat au comptant, le SYSCOA préconise l’enregistrement de ces achats
dans un compte de tiers (comme à crédit) avant d’enregistrer un règlement éventuel.

II. Les ventes

Les ventes sont enregistrées au crédit du compte 70 et au débit d’un compte de tiers
(client en l’occurrence).
Les comptes de ventes généralement utilisés sont :
 701 : vente de marchandises
 702 : vente de produits finis
 703 : vente de produits intermédiaires
 704 : vente de produits résiduels
 705 : travaux facturés
 706 : services vendus
 707 : produits accessoire

III. La comptabilisation des factures

Une facture peut être enregistrée en inventaire intermittent ou en inventaire


permanent.
 En inventaire intermittent : l’inventaire intermittent est un procédé simple
d’enregistrement. Il ne permet pas d’avoir une vue régulière sur la situation des
stocks. Pour connaître par exemple la situation finale des marchandises, on
procède par une simple formule algébrique : SF = SI + Achats – Sorties

 En inventaire permanent : contrairement à l’inventaire intermittent, il offre


beaucoup plus de détails pour l’enregistrement des opérations. Cet
enregistrement permet de connaître au fur et à mesure la situation des stocks.

NB : l’enregistrement en IP exige que l’on connaisse le coût d’achat des biens achetés
ou vendus.
 Le coût d’achat des biens vendus se calcule en utilisant le taux de marque ou le
taux de marge.

27
 le taux de marque (TM) s’applique sur le PV pour avoir la marge brute (MB)
MB
TM = × 100. Or, MB = PV – CA. Par suite, on a:
PV
(100−TM )
CA = PV
100

 Le taux de marge (tm) s’applique sur le coût d’achat pour avoir la MB


B
tm = × 100
CA
100 PV
CA = .
100+tm

 Le coût d’achat des biens achetés se calcule comme suit : NC + frais d’achat

1. Enregistrement d’une facture de doit


a. En inventaire intermittent
Pour enregistrer une facture on commence toujours par le dernier net commercial.
Le plan d’enregistrement chez le fournisseur et chez le client se présente de la
façon suivante :

Chez le fournisseur
___________________date___________
411/5. _ NAP
Client/compte de trésorerie
701 Net cial
443 Vente de marchandise TVA
E. TVA facturée
(facture n°…)

Chez le client
________________date_____________
601 _ Net cial
445 Achat de m/ses TVA
401/521.571 E. TVAR NAP
f/seur, compte de
tresorerie

(achat n°…)
Exemple :
le 15/08/2000,Siri adresse à Sirima la facture N°10 suivante :
Brut de marchandise :1200 000F,remise 5%,rabais 2% .
Le 20/08/2000,Sirima règle la facture N°10 par banque
TAF : passer cette opération dans les deux comptabilités, TVA 18%.

Montant Brut …………………1 200 000


Remise (5%)……………………. (60 000)
NC1………………………………..1 140 000
28
Rabais (2%)………………………(22 800)
NC2………………………………..1 117 200
TVA (18%)………………………….201 096
NAP…………………………………1 318 296

Chez le fournisseur (SIRI)


___________________15/08/2000___________
411 Client/compte de trésorerie 1 318
296
701 Vente de marchandise 1 117 20
4431 E. TVA facturée 0
(facture n°10) 201 096

Chez le client (SIRIMA)


________________15/08/2000_____________
601 Achat de m/ses 1 117 200
4452 E. TVAR 201 096
401 Fournisseur 1 318
296
(Facture n10)

a. En inventaire permanent
L’enregistrement en inventaire permanent se fait en deux (02) étapes :

1ere étape :
On enregistre la facture proprement dite qui est identique à l’enregistrement en
inventaire intermittent.

2ème étape :
On constate chez le fournisseur la sortie des marchandises et chez le client l’entrée
des marchandises selon l’une des méthodes utilisées par l’entreprise : CUMP ;
FIFO....Le plan d’enregistrement est le suivant :

Chez le fournisseur
________________date______________
411/5 Client/compte de trésorerie NAP
Vente de marchandise
701 E. TVA facturée Net Cial
443 (facture n°…) TVA
___________________d°_____________
603.. _ CA
31/32 Variation de stock CA
m/se ou mat 1ère
(sortie n°…)

Chez le client
29
________________date______________
601 Achat de m/ses Net ccial
445 E. TVAR TVA
401/5 f/seur, NAP

(achat n°…)
________________d°________________
31/32 _ CA
603.. m/ses ou mat 1 ère
CA
Variation de stock
(entrée n°…)

L’acompte et avance
L’acompte ou avance est somme versée aux fournisseurs sur le montant d’une
commande.
Lors du versement de l’avance on a :

Chez le fournisseur
________________date_____________
5. _ avance
4191 Compte de trésorerie avance
Clt ; A&A reçu
(réception avance)

Chez le client
________________date______________
4091 _ avance
5. f/sseur A&A versés avance
compte de trésorerie
(versement avance)

NB : lors de l’établissement de la facture de doit à venir, l’avance sera déduite. On


aura :

Chez le fournisseur
___________________date___________
411/5 _ NAP
4191 Client/compte de trésorerie Avance
Clt ; A&A reçu
701 Net cial
443 Vente de marchandise TVA
E. TVA facturée
(facture n°…)

Chez le client
________________date_____________
601 _ Net cial
445 Achat de m/ses TVA
401/5 E. TVAR NAP
30
4091 f/seur, avance
f/sseur A&A versés

(achat n°…)

Exemple
Le 10/089/2000,Siri reçoit un chèque bancaire de 300 000 de Sirima pour une avance
sur achat de marchandises.
le 15/08/2000,Siri adresse à Sirima la facture N°10 suivante :
Brut de marchandise :1 200 000F,remise 5%,rabais 2%, avance 300 000F,taux de
marque 20%.
TAF : passer cette opération dans les deux comptabilités, TVA 18%.
Solution

Montant Brut …………………1 200 000


Remise (5%)……………………. (60 000) Cout d’achat= PV (100-tm)/100
NC1………………………………..1 140 000 =1 200 000(100-20)/100
Rabais (2%)………………………(22 800) Cout d’achat= 960 000
NC2………………………………..1 117 200
TVA (18%)………………………….201 096
Avance……………………………….(300 000)
NAP…………………………………1 018 296

Chez le Fournisseur(SIRI)

________________10/08/2000______
521 Banque 300 000
4191 Clt ; A&A reçu 300 000
(réception avance)
________________15/08/2000______
411 Client/compte de trésorerie 1 018 29
4191 Clt ; A&A reçu 6
701 Vente de marchandise 300 000 1 117 200
443 E. TVA facturée 201 096
(facture n°10)
___________________d°_____________
6031 _
311 Variation de stock 960 000 960 000
Stocks de march
(sortie de stock march)
________________10/08/2000_______
4091 ________ 300 000
521 f/sseur A&A versés 300 000
compte de trésorerie
(versement avance)
________________date_____________
601 _ 1 117 200
31
445 Achat de m/ses 201 096
401/ E. TVAR 1 018 296
4091 Fournisseur 300 000
F/sseur A&A versés
((Factur en°10)
311 1 117 200
6031 Variation de stock 1 117 200
m/se ou mat 1ère
(Entrée en stock de march)

IV. Les frais accessoires liés aux achats et ventes

1. Les frais de transport (6015)


Il s’agit des frais engagés par l’entreprise lors des achats, des ventes et du
déplacement de son [Link] frais accessoires d’achats peuvent être
directement inscrits dans les comptes 601,602,604,608 ou dans les comptes frais sur
achats : 6015 ,6025,6045,6085.
- Les chats de service constituent également des charges enregistrées en
61,62,63 :

a. Port payé par le fournisseur à sa charge (vente stipulée FRANCO)


Dans ce cas les marchandises sont livrées gratuitement, les frais de transport
n’apparaissent pas sur la facture à adresser au client.

Chez le fournisseur
 A l’expédition
________________date_____________
612 _ Port HT
4453 Tranport / vente TVA/port
401/5 E. TVAR/port Port TTC
f/sseur
(paiement port)

 A la facturation
________________date_____________
411 _ NAP
673 Client Escompt
4191 escompte accordé e
701 Clt ; A&A reçu avance Net cial
4431 Vente de m/ses TVA
ETVA facturée
(facture n°…)

Chez le client
 A l’expédition
Aucune écriture
32
 A la facturation
________________date_____________
601 _ Net cial
4452 Achat de m/ses TVA
401 ETVAR/achat NAP
773 f/sseur Escompt
4091 es obtenu e
f/sseur A&A versés avance
(facture n°…)

b. Port payé par le fournisseur à la charge du client (vente stipulée


DEPART)
Dans ce cas le fournisseur règle les frais de transport mais il doit ensuite les récupérer
sur son client. Ici, le montant de la facture contient les frais de transport.

Chez le fournisseur
 A l’expédition
________________date_____________
613 _ Port Ht
4453 Transport pour le cpte de tiers TVA/port
401/5 ETVAR/port Port TTC
Compte de trésorerie
(paiement de port)

 A la facturation
________________date_____________
411 _ NAP
Client
4191 avance
701 Client, A&A reçu Net cial
4431 Vente de m/ses TVA
7071 ETVA facturée Port HT
4432 Port facturé TVA/port
ETVAF/PS
(facture n°…)

Chez le client
 A l’expédition
Aucune écriture

 A la facturation
________________date_____________
33
601 _ Net ccial
4452 Achat de m/ses TVA/ach
6015 ETVAR/achat Port
4453 Port / achat TVA/port
401 ETVAR/port NAP
f/sseur
4091 avance
f/sseur A&A versés
(facture n°…)
NB : port payé, port avancé, port au comptant signifie que le port est payé par le
fournisseur et à la charge du client.

c. Ports forfaitaires
Il s’agit des situations ou l’entreprise utilise ses propres moyens pour la livraison.
Dans ce cas, le montant peut être fixé forfaitairement. Ce montant vient avant
l’escompte s’il y a lieu.

Chez le fournisseur
________________date_____________
411 _ NAP
Client avance
4191
701 Clt ; A&A reçu Net cial
7071 Vente de m/ses Port HT
443 Port facturé TVA
ETVAF
(facture n°…)

Chez le client
________________date_____________
601 _ Net ccial
6015 Achat de m/ses Port
445 Port / achat TVA
401 ETVAR NAP
4091 f/sseur
avance
f/sseur A&A versés
(facture n°…)

d. Port payé par le client à sa charge


Il est souvent stipulé « port dû » et réglé à la réception par le client. Ce port est noté
au débit du compte 6015 chez le client et ne figure pas dans la facture établie par le
fournisseur.

e. Port payé par le client à la charge du fournisseur


Ces ports concernent généralement les retours de marchandises. Dans ce cas le client
va distinguer les écritures concernant l’expédition de la marchandise au fournisseur et
la réception de la facture d’avoir du fournisseur (confer facture d’avoir).

34
2. Les autres frais accessoires
En plus des frais de transport, il existe d’autres frais qui viennent augmenter le
montant de la facture. Il s’agit notamment : des commissions et courtages (6321) ; de
la rémunération des transitaires (6323) ; des assurances (625) ; des droits de douane
(4426),la TVA.
L’ensemble de ces frais sont enregistrés dans les comptes de charges par nature dans
la comptabilité du client (au débit) et au crédit du compte 7071 chez le fournisseur.
NB :
 le compte 601 contient le net commercial et les droits de douane ;
 les droits de douanes et les autres frais viennent après le net commercial ;
 les droits de douane sont toujours payés au comptant ;
 La TVA (443Collectée/Vente.,445. TVA Récupérable/Achat).

Chez le fournisseur
________________date_____________
411 _ NAP
4191 Client avance
Client, A&A reçu
701 Vente de m/ses Net cial
7071 Port facturé Port HT
443 ETVAF TVA
Droit de sortie
(facture n°…)

Chez le client
________________date_____________
601 _ NC+dd
6015 Achat de m/ses Port
625 Port / achat Ass
63 Prime d’assurance Sces ext
445 Services extérieurs TVA
401 ETVAR NAP
4091 f/sseur Avance
4426 f/sseur A&A versés douane
droits de douane
(facture n°…)

Exemple 08:
Siri adresse à Sirima la facture suivante le 15/08/2000
Brut de marchandise : 1 200 000, remise 5%, rabais 2%, port payé le 12 /08/2000,
236 000 FTTC en espèces, assurance 150 000 F, droit de douane payé contre chèque
200 000 F.
TAF : passer cette opération dans les deux comptabilités, taux de marque 20%, TVA
18%.

35
Montant Brut ……………………1 200 000
Remise (5%)…………………….. (60 000) Cout d’achat= PV (100-tm)/100
NC1………………………………..1 140 000 =1 200 000(100-20)/100
Rabais (2%)………………………(22 800) Cout d’achat= 960 000
NC2………………………………..1 117 200
TVA (18%)………………………..201 096
Port ht…………………………….200 000
TVA/Port (18%)…………….….36 000
Assurance………………………150 000
Droit de douane……………….200 000
Avance……………………………(300 000)
NAP………………………………1 604 296

Fournisseur (SIRI)

________________12/08/2000___________
613 Transport pour le cpte de tiers 200 000
4453 ETVAR/port 36 000
571 Caisse 2 36000
(paiement de port)
________________date______________
411 Client 1 404 29
4191 Client, A&A reçu 6
300 000
701 Vente de m/ses 1 117 20
707 Frais facturé 0
1 ETVAF 350 000
443 (facture n°10) 237 096
Variation de stock
6031 m/se ou mat 1ère 960 000
311 (sortie de stock de march) 960 000
Chez le Client (SIRIMA)

________________15/08/2000______________
601 Achat de m/ses 1 317 200
6015 Frais / achat 350 000
445 ETVAR 237 096
401 F/sseur 1 404 29
4091 F/sseur A&A versés 6
4426 droits de douane 300 000
(facture n°10) 200 000

311 m/se ou mat 1ère 1 467 200


6031 Variation de stock
(Entrée en stock de march) 1 467
200

36
V. La facture d’avoir
La facture d’avoir est une facture établie par le fournisseur pour constater une
reconnaissance de dette envers son client. On distingue deux sortes de facture
d’avoir :
 Les factures d’avoir relatives à un retour de marchandises ;
 les réductions hors facture.

[Link] avoirs sur retour de marchandises


La facture est établie en tenant compte du montant des marchandises retournées et
des anciennes réductions à caractère commercial et financier.
NB : il arrive souvent que le client paye les frais de transport relatif au retour des
marchandises, ce port est à la charge du fournisseur qui le comptabilise au débit du
compte 612. Ce port vient toujours après le net commercial.
L’enregistrement comptable consiste à passer l’écriture inverse de la facture de doit
en tenant compte des frais de transport de retour.

[Link] comptabilisation

Chez le client
 A l’expédition
________________date_____________
613 _ Port Ht
4453 Transport pour le cpte de tiers TVA/port
401/5 ETVAR/port Port TTC
Compte de trésorerie
(paiement de port)

 A la facturation
________________date_____________
401 _ à
fournisseur déduire
601 Net cial
4452 achat de m/ses TVA/mses
7071 ETVAR/achat Port
4432 Port facturé TVA/port
ETVAF/ps
(facture AV n°…)

Chez le fournisseur
 A l’expédition (aucune écriture)
 A la facturation
37
________________date_____________
701 _ Net cial
4431 Vte de mses TVA/mses
612 ETVAF/mses Port
4453 Port/vte TVA/port
411 ETVAF/port à
Client déduire

(facture AV n°…)

38
CHAPITRE IV :LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE (TVA)

La TVA est un impôt indirect qui s’applique sur les toutes les activités économiques à
l’exception des activités agricoles, salariales et certaines opérations bancaires. La
TVA est facturée aux clients à l’occasion des opérations de vente des marchandises,
de produit finis et de prestations de services ou de travaux facturés aux clients.
La base taxable (imposable) est le prix d’achat ou prix de vente tous frais compris.
Son taux est de 18% au Burkina Faso.
On distingue deux périodes d’imposition
I En cours de période
Deux formes de TVA sont utilisées. Il s’agit :

A. LA TVA récupérable ou déductible (comptes à débiter) (445)


Ce compte est utilisé lors des achats de biens et de services. Les différents comptes
utilisés sont :
 4451 : Etat, TVAR sur immobilisations (compte utilisé lors des acquisitions
d’immobilisations) ;
 4452 : Etat, TVAR sur achats (compte utilisé lors des achats de marchandises,
de matières premières…) ;
 4453 : Etat, TVAR sur transport (compte utilisé par le fournisseur lors de la
facturation du transporteur et récupérable sur le client) ;
 4454 : Etat, TVAR sur services extérieurs et autres.
[Link] TVA facturée (compte à créditer) (443)
 4431 : Etat, TVA facturée sur ventes (compte utilisé lors des ventes des biens) ;
 4432 : Etat, TVA facturée sur prestation de service (compte utilisé lors des
services facturés).

[Link] fin de période


On doit effectuer la déclaration ou la liquidation de la TVA. Pour cela, il faut solder les
comptes de TVA utilisés en cours de période.

[Link] la TVA facturée est supérieure à la TVA récupérable, il y a une TVA due.

TVA due = TVA facturée – TVA récupérable

443 Etat, TVA facturée A


445. Etat TVA Recup B
4441 Etat, TVA due A-B
(déclaration de la TVA)

La TVA due d’un mois donné doit être reversée au trésor public (Etat) au plus le 15 du
mois suivant par l’écriture suivante :

39
4441 Etat, TVA due A-B
5. Compte classe 5 A-B
(reversement à l’Etat)

Exemple 02
En fin janvier 2000, la situation de la TVA se présente comme suit :
 TVA facturée……………………….……300 000
 TVAR/immobilisation………………..150 000
 TVAR/services extérieurs.........…...75 000
Sachant que la TVA due du mois se règle le 15 février, par chèque bancaire, passer au
journal les écritures nécessaires.

__________31/01___________________
443 Etat, TVA facturée 300 00
4451 Etat, TVAR/immob. 0 150 00
4453 Etat, TVAR/SE 0
4441 Etat, TVA due 75 000
(déclaration de la TVA) 75 000
__________15/02___________________
4441 Etat, TVA due
521 Banque 75 000
(règlement de la TVA de jan.) 75 000

Exemple 03 : un commerçant a supporté au cours du mois de janvier 2000 une TVA


de 1 000 000 F et pour la même période il a facturé à ses clients une TVA estimée à 1
200 000 F. Faites la déclaration de la TVA au titre du mois de janvier (même période).

Solution

__________31/01_______________
443 Etat, TVA facturée 1
4452 Etat, TVAR/Marchandises 200 000 1000 00
4441 Etat, TVA due 0
200 000
(déclaration de la TVA)
__________15/02________________
4441 +Etat, TVA due
521 Banque 200 000
(règlement de la TVA de jan.) 200 000

[Link] la TVA facturée au titre d’un mois est inférieure à la TVA


récupérable du même mois l’entreprise possède ici une créance sur
l’Etat dont le montant est rarement remboursé immédiatement.

40
Le solde débiteur de la TVA d’un mois donné doit être reporté pour le mois suivant. Il
est constaté dans le compte 4449 : Etat, crédit TVA à reporter.

443 Etat, TVA facturée A


4449 Etat, crédit de TVA B-A
445. Etat TVA Recup B
(déclaration de la TVA)

Le crédit de TVA d’un mois vient diminuer la TVA due du mois suivant et c’est le
reliquat qui est versé à l’Etat.

443 Etat, TVA facturée A


445. Etat TVA Recup B
4449 Etat, crédit de TVA C
4441 Etat, TVA due A-B-C
(déclaration de la TVA)
------------15/..----------------
4441 Etat, TVA due A-B-C
521 Banque A-B-C
(reversement)
Exemple 04
En fin février, la situation est la suivante :
 TVA facturée......................…...350 000
 TVA sur immobilisation………….250 000
 TVA/SE……………………………………200 000
Passer les écritures nécessaires sachant que la TVA due se règle par caisse le 15
mars.
_______________28/02_______________
443 Etat, TVA facturée 350 00
4449 Etat, crédit TVA à reporter 0
4451 Etat, TVAR/immob. 100 250 00
4453 Etat, TVAR/SE 000 0
(déclaration TVA de fév.) 200
000

Exemple 05 : L’état de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) pour le premier trimestre
de l’année 2000 se présente comme suit au sein d’une entreprise de la place.

TVA
TVA
Mois récupérabl
facturée
e
Janvier 29 000 17 000
Février 34 000 25 000
Mars 44 000 121 000

Travail à faire : procéder à la liquidation et au paiement de la TVA. Sachant qu’au


début du mois de janvier, il y avait un crédit de TVA de 7 000 F et que la législation en

41
vigueur en matière de la fiscalité fixe la date du paiement de la TVA au 10 de chaque
mois.
Solution

 Tableau de régularisation de la TVA


Décembr Janvier Février Mars Reliquat
e
TVA facturée 29 000 34 000 44 000
TVA Recup 17 000 25 000 121 000
Credit de TVA 7000 77 000
reporté
TVA due 5000 9 000 -
Crédit de TVA 7 000 - - 77 000
à reporter
TVA à - - 5000 9000-
reverser

________31/1________
443 29 000
445 17 000
444 7 000
9 5 000
444 (liquidation)
1 ________10/2_________
4441 5 000
5 000
(paiement)
521 ______28/2___________
443 34 000
25 000
9 000
445 (liquidation)
444 ______10/3__________
4441 1 9 000
9 000
(paiement)
_____31/3___________
443 521 44 000
4449 77 000
121 000

(liquidation)
445 Exemple 06 : Situation
de la TVA pour les trois
(03) premiers mois de
l’année 2005 d’une
société se présente ainsi :

Eléments Janvier Février Mars


TVA facturée sur vente 12 500 000 10 800 000 4 800 000
42
TVA facturée sur travaux facturés 7 500 000 4 200 000 6 400 000
TVA facturée sur services facturés 2 000 000 1 000 000 4 000 000
TVA récupérables sur achats 7 200 000 4 500 000 1 800 000
TVA récupérables sur services extérieurs 1 500 000 1 200 000 480 000
TVA récupérables sur transports 500 000 200 000 1 000 000
TVA récupérables sur immobilisations 1 000 000 400 000 -----

TRAVAIL A FAIRE
 Calculer le montant de la TVA à décaisser à la fin de chaque mois sachant
qu’au titre du mois de décembre 2004 la déclaration de la TVA avait dégagée
un crédit de TVA d’une valeur de 1 200 000 F.
 Passer l’écriture de la liquidation des différentes TVA le 15 du mois suivant les
mois de déclaration.
 NB : Les règlements sont effectués contre chèque bancaire

43
CHAPTRE [Link] REDUCTIONS COMMERCIALES ET FINANCIERES

Il s’agit en général des réductions à caractère commercial et des réductions à


caractère financier.

I. Les réductions accordées sur facture de doit


Ce sont le rabais, la remise et la ristourne (les 3R).
 la remise : elle est accordée au client pour tenir compte de l’importance de la
facture ou de la personnalité du client.
 le rabais : il est accordé au client pour tenir compte des défauts de qualité des
marchandises achetées.
 la ristourne : elle est une réduction de prix pratiqué sur le volume des
transactions faites avec le même client pendant une période (mois, année).

 Enregistrement comptable

 Jour d’établissement de facture


On dresse une facture sans tenir compte de l’escompte

Chez le fournisseur
411 Client A*1.18
701. Vente de Mses A
(facture N°….)

Chez le client
601 Achat de Mses A

401 Fournisseur A
(facture N°….)

 Cas de règlement de la facture


On reprend l’établissement de la facture à partir de son net commercial en tenant
compte de l’escompte

Chez le fournisseur
521 Banque NAP fact 2
411 Client NAP fact 1
44
(Chèque N°….)

Chez le client
401 Fournisseur NAP fact 1
521 Banque NAP facture 2
(Chèque N°….)

Exemple 01 :
Le 1er/10/2000 : facture V1, brut marchandises 8 000 000F ; remise 3% ; rabais
2% ,port 236 000 [Link] de facture à crédit.
Le 05/10/2000 : le client de la facture V1 du 01/10/2000 remet un chèque pour
solde de tout compte, tva 18%
Travail à faire
1. Présenter la facture du 01/10 et celle du 05/10/2000
2. Enregistrer les différentes écritures au journal dans les deux (02) comptabilités

Montant Brut ……………………8000 000


Remise (3%)…………………….. (240 000)
NC1………………………………..7 760 000
Rabais (2%)………………………(155 200)
NC2………………………………..7 604 800
TVA (18%)………………………..1 368 864
Port ht…………………………….200 000
TVA/Port (18%)…………….….36 000
NAP………………………………9 209 664

________________date________

_____________01/10/________________
411 Client 9 209 664
Client, A&A reçu

701 Vente de m/ses 7 604 800


7071 Port facturé 200 000
443 ETVAF 1 404 864
(facture n°10)
05/10
521 Banque 9 209 664
411 Client 9 209 664

(Chèque N°…)

Chez le client

45
________________date________

________________01/10______________
601 Achat de Marchandises 7 604 80
6015 0
445 Transport /Achat 200 000
TVA Recuperable 1 404
401 Fournisseur 864 9 209
664
(Facture n°10)
05/10
401
Fournisseur 9 209
521 Banque 664
(Chèque n°….) 9 209
664

[Link] réductions hors facture


Il s’agit de réductions qui ne sont pas liées à une facture antérieure.

a. Rabais, Remise, Ristourne

Chez le fournisseur
________________date_____________
701 _ Réductio
443 Vte de mses n
411 ETVAF TVA Red TTC
Client
(réception avance)

Chez le client

________________date_____________
401 _ Red TTC
601 Fournisseur Réductio
445 Achat de Marchandises n
TVA Recuperable TVA

Exemple 02 :

Ali a réalisé avec son client habituel Alain les opérations suivantes
46
 Le 01/01 facture n°15 : brut marchandises : 2 500 000 : remise 5%,
rabais 8%, escompte 2%, port HT : 250 000F
 Le 05/01 Alain retourne1 000 000f de marchandises non-conformes
à sa commande et bénéficie de 3% sur le montant des marchandises
conservées.
 10/01/2006 facture AV N° 10 relative au retour du 5/01
TAF : Présenter le décompte des factures n°15 et AV n°10 et enregistrer
dans les 2 comptabilités les différentes opérations, TVA 18%..

III. Les réductions accordées sur une facture de doit

Il s’agit en général des réductions à caractère commercial et des


réductions à caractère financier.

1. Les réductions à caractère commercial


Ce sont le rabais, la remise et la ristourne.
 la remise : elle est accordée au client pour tenir compte de
l’importance de la facture ou de la personnalité du client.
 le rabais : il est accordé au client pour tenir compte des défauts de
qualité des marchandises achetées.
 la ristourne : elle est une réduction de prix pratiqué sur le volume
des transactions faites avec le même client pendant une période
(mois, année).

2. Les réductions à caractère financier


Il s’agit essentiellement de l’escompte de règlement. L’escompte de
règlement est accordé au client qui règle généralement au comptant ou
avant le terme convenu (c'est-à-dire règlement anticipé). L’escompte de
règlement est analysé comme une charge pour l’entreprise qui l’accorde :
de ce fait, il est enregistré au débit du compte 673 : escompte accordé.
Par contre, il est analysé comme un produit pour l’entreprise qui
l’obtient : de ce fait, il est enregistré au crédit du compte 773 :
escompte obtenu.
Cet escompte peut être conditionné (escompte si paiement sous
huitaine). Dans ce dernier cas il n’est pas calculé sur la facture mais, par
le client au moment du règlement.

Remarque :

47
 les réductions sont calculées par cascade, c’est à dire l’une après
l’autre ;
 lorsqu’une réduction à caractère commercial se trouve sur une
facture de doit, elle ne doit jamais être enregistrée. Par contre, elle
le sera lorsqu’elle se trouve sur une facture d’avoir ;
 les réductions à caractère financier sont toujours enregistrées
qu’elles soient sur une facture d’avoir ou sur une facture de doit.

 Cas de l’escompte conditionné


Lorsque sur une facture de doit, il y a un escompte conditionné, il y a
lieu d’exempter cette facture de l’escompte si toute fois la condition
n’a pas été remplie. L’escompte conditionné est matérialisé par les
expressions suivantes :
 X% si règlement au comptant ;
 X% sous huitaine ;
 X% sous quinzaine etc.
NB : Donc les écritures précédentes, c’est à dire l’achat ou la vente doit
s’enregistrer sans tenir compte de l’escompte.
 Enregistrement comptable

 Jour d’établissement de facture


On dresse une facture sans tenir compte de l’escompte

Chez le fournisseur
411 Client A*1.18
701. Vente de Mses A
443 Etat TVA facturée 0,18A
(facture N°….)

Chez le client
601 Achat de Mses A
445 Etat, TVA récupérable 0,18A
401 fournisseur 1,18A
(facture N°….)

 Jour de règlement de la facture dans les délais indiqués


On reprend l’établissement de la facture à partir de son net commercial
en tenant compte de l’escompte

Chez le fournisseur
521 Banque NAP fact 2
673 Escompte accordé Escompte
443 Etat, TVA facturée TVA1 – TVA2
48
411 Client NAP fact 1
(Chèque N°….)

Chez le client
401 Fournisseur NAP fact 1
521 Banque NAP facture 2
773 Escompte obtenu Escompte
445 Etat, TVA recup TVA1 – TVA2
(Chèque N°….)

Exemple 01 :
Le 1er/10/2000 : facture V1, brut marchandises 8 000 000F ; remise 3% ;
rabais 2% ; escompte de règlement 5% si règlement sous huitaine. TVA
18%. Net de facture à crédit.
Le 05/10/2000 : le client de la facture du 01/10/2000 remet un
chèque pour solde de tout compte.
Travail à faire
3. faites le décompte de la facture du 01/10 et celle du 05/10/2000
4. Enregistrer les différentes écritures au journal dans les deux (02)
comptabilités

Montant Brut ……………………8000 000


Remise (3%)…………………….. (240 000)
NC1………………………………..7 760 000
Rabais (2%)………………………(155 200)
NC2………………………………..7 604 800
TVA (18%)………………………..1 368 864
NAP………………………………..8 973 664

MB………………………….7 604 800


Escompte(5%)……………380 240
TVA(18%)………………….68 443.2
NAD……………………......448 683.2

Chez le fournisseur
01/10
411 Client 8 973
701. Vente de Mses 664 7 604 80
443 Etat TVA facturée 0
(facture N°V1….) 1 368
864

5/10
521 Banque 7 604 800

49
673 Escompte accordé 380 240
443 Etat, TVA facturée 448 683.2
411 Client 8 973 664
(Chèque NAV.)

Chez le client

601 Achat de Mses 7 604 80


445 Etat, TVA récupérable 0
401 fournisseur 1 368 8 973 664
(facture N°1) 864

401 Fournisseur 8 053 483.


521 Banque 2 7 604 800
773 Escompte obtenu 380 240
445 Etat, TVA recup 68 443.2
(Chèque N°AV)

EXERCICE: Vous êtes engagé comme comptable d’une entreprise. A cet effet, on vous
remet les documents suivants :
2/07 : facture A250 de Alix de M/ses, brut 1 200 000, remises 3% et 4%, port HT 100
000 F, net dans 30 jours.
4/07 : facture A450 de Fanta pour achat de matières premières, brut 700 000,
remise 3%, rabais 80 000 F, escompte sous huitaine 4%, port HT 100 000, net de la
facture contre chèque bancaire à ce jour.
6/07 : facture V020 à Alain pour vente de M/ses, brut 1 000 000, remise 4% + 3%,
escompte 4% sous huitaine, port HT 100 000F payé en espèces (à la charge de Alain),
net de la facture à crédit.
8/07 : accorder un rabais de 10 800FHT sur la facture de 6/07, suite à des avaries
constatées par le client dès réception.
10/07 : facture V250 à Doudou pour vente de produits finis, brut 1 200 000, remise
3%, escompte 4% sous huitaine, port payé en espèces 120 000 FHT (non à la
charge du client), net de la facture contre chèque postal.
11/07 : accorder une ristourne de 100 000FHT à notre client habituel par rapport
à nos ventes réalisées avec lui.
13/07 : facture A707 de Ouédraogo pour achat de M/ses, brut 1 000 000, remise

50
4%, escompte 5%, port payé directement par nous même au transporteur 40 000
FHT le même jour contre chèque bancaire, net à crédit.
15/07 : facture V080 à Tapsoba pour vente de produits finis, brut 2 000 000,
remises 2% + 1%, escompte 5%, port HT payé le même jour en espèces 285 000 F (à
la charge du client).
19/07:l’entreprise Alix reçoit les marchandises et constate qu’une partie des
marchandises ne correspond pas à leur commande du 15/07, 25% des marchandises
sont retournées.
20/07 : nous adressons la facture d’avoir concernant le retour du 19/07, nous
prenons en compte le port payé par Alix 5 000 FHT, mais aussi, nous lui accordons
une remise de 5% sur le net commercial des marchandises conservées.
21/07 : constatation des dépenses suivantes : réparation de 121 000 FHT ;
assurance 88 550 F ; essence 12 000 HT ; frais de téléphone 15 000 HT ; timbres
fiscaux 10 000 F; timbres-poste 6 000 HT ; honoraires comptables 29 500 TTC
30/07 : nous accordons une remise de 80 000 FHT à notre client Alix.
Travail A Faire : journaliser. TVA 18%, taux de marque 30%. Régulariser la TVA

CHAPITRE VI : LES EMBALLAGES COMMERCIAUX

Les opérations d’emballage sont le plus souvent liées aux opérations


d’achats et ventes de [Link] définition, les emballages sont
des objets destinés à contenir les marchandises livrées aux clients.

I. Les différents types d’emballages


Il existe en général 2 sortes d’emballages : le matériel d’emballage, les
emballages commerciaux.

51
1. Le matériel d’emballage
Il s’agit d’objets destinés au stockage des produits à l’intérieur de
l’entreprise et doivent y rester de façon durable. Par conséquent, on les
classe dans les immobilisations de la classe 2. Leur entrée dans
l’entreprise se fait au coût d’acquisition. Exemple : les citernes, les cuves
etc.

2. Les emballages commerciaux


Ce sont les emballages destinés à contenir des biens livrés aux clients. Ils
sont de 2 types :

a. les emballages perdus


Ils sont livrés aux clients en même temps que le contenu. Le prix des
emballages perdus est inclus dans le prix de vente des marchandises. Par
conséquent, ils ne doivent pas faire l’objet d’une comptabilisation séparé.
Mais lors de leur achat il faudra les enregistrer. Exemple : paquets de
sucre, les sachets, les boites d’allumettes

b. les emballages récupérables non identifiables


Ils doivent contenir les marchandises livrées aux clients et doivent faire
l’objet de retour quelque jour plus tard. Le prix est alors séparé du prix de
vente des marchandises. Ainsi, ils font l’objet d’achat, de vente, de
consignation, de déconsignation ou restitution, de prêt, de location, de
destruction.
Exemple : les caisses de bières, les bouteilles de gaz.

II. Enregistrements comptables

1. Matériel d’emballage

Chez le fournisseur (vente)


Confer chapitre sur les cessions d’immobilisation, le matériel d’emballage
étant une immobilisation.

Chez le client (achat)


________________date_____________
243 _ HT
4451 Materiel d’emb rec id TVA
481/5 ETVAR/immob TTC
Fsseur d’invest.
52
(facture n°…)
Le compte 243 enregistre le coût d’acquisition HT.

2. Les emballages perdus

Chez le fournisseur
________________date_____________
411 _ TTC
7071 Client HT
4432 Emb perdus facturé TVA
ETVAF/ps
(facture n°…)

Chez le client
________________date_____________
6081 _ HT
4452 Achat d’emb perdu TVA
401/5 ETVAR/Achat TTC
fsseur
(facture n°…)

NB : Si l’entreprise pratique l’inventaire permanent, les entrées en stock


et les sortie de stock, évaluées au coût d’achat sont enregistrées comme
suit :

Chez le fournisseur
________________date_____________
6033 _ CA
3351 Variation autres approv. CA
Emb perdu
(sortie n°…)

Chez le client
________________date_____________
3351 _ CA
6033 Emb perdus CA
Var autre approv.
(entrée n°…)

3. Les emballages récupérables

Chez le fournisseur
________________date_____________
411 _ TTC
53
7074 Client HT
4432 Cession d’emb TVA
ETVAF/ps
(facture n°…)

Chez le client
________________date_____________
6082 _ HT
4452 Achat d’emb recup non id. TVA
401/5 ETVAR/Achat TTC
fsseur
(facture n°…)

NB : Si l’entreprise pratique l’inventaire permanent, les écritures


suivantes sont passées :

Chez le fournisseur
________________date_____________
6033 _ CA
3352 Variation autres approv. CA
Emb recup non id
(sortie n°…)

Chez le client
________________date_____________
3352 _ CA
6033 Emb recup non id. CA
Var autre approv.
(entrée n°…)

4. Consignation – déconsignation d’emballages récupérables

a. La consignation
La consignation des emballages commerciaux est une opération par
laquelle le fournisseur met à la disposition du client l’emballage
récupérable moyennant une certaine somme appelée prix de
consignation. Ce prix est généralement supérieur à la valeur de
l’emballage pour inciter le client à le restituer au délai convenu.
Le prix de consignation est généralement TTC sans que la TVA ne soit
enregistrée dans un compte de TVA. Les comptes utilisés sont :
 4194 : client, dette pour emballage et matériels consignés chez le
fournisseur,
 4094 : fournisseur, créance pour emballage et matériels à rendre
chez le client.
54
Les écritures comptables sont :

Chez le fournisseur
________________date_____________
411 _ p. cons
4194 Client p. cons
Client DEC
(facture AV n°…)

Chez le client
________________date_____________
4094 _ p. cons
401 Fsseur CER p. cons
fournisseur
(facture AV n°…)

Exemple 14
Le 10/07/2022 :Facture N°7 pour ventes de marchandises 800 000 HT,
remise 5%,escompte 2%, Port HT 60 000F,TVA 18% ;consignation de 300
emballages à 590 F
TAF : Présentez la facture n°7 et faites l’enregistrement comptable chez
le fournisseur et chez le client.

Facture N°7
Montant Brut------------------------------------------800 000
Remise (5%)--------------------------------------------(40 000)
NC--------------------------------------------------------760 000
Escompte(2%)-------------------------------------------(15 200)
NF --------------------------------------------------------744 800
TVA(18%)-------------------------------------------------134 064
Port--------------------------------------------------------60 000
TVA/PORT-----------------------------------------------10 800
Emballage(590x300)------------------------------------177 000
NAP--------------------------------------------------------1126 664

Chez le fournisseur
________________10/07/2022______________
411 Client 1 126
673 Escompte accordé 664
15 200
701 Vente marchandises 760 000
707 Port facturé 60 000
1 Client DEC 177 000
55
419 ETVA /March 134 064
4 ETVAF/ps 10 800
443 (facture n°7…)
1
443
2

Chez le Client
________________10/07/2022______________
601 Achat de m/ses 760 000
6015 Port / achat 60 000
4452 ETVARM 134 064
4453 ETVAR S 10 800
4094 Fsseur CER 177 000
1 126 664
401 F/sseur 15 200
773 Escompte obtenu
(facture n°7)

b. La déconsignation
La déconsignation est l’opération par laquelle le fournisseur annule la
consignation. Cette annulation peut être le faite d’une restitution
d’emballages par le client ou d’une conservation de ces emballages par
[Link] non restitution d’emballage dans les délais est considérée
comme une vente indirecte d’emballage par le fournisseur. La
déconsignation peut être normale ou anormale.

 La restitution des emballages consignés


On a deux cas possibles : PC = PD et PD > PC

 Le prix de reprise est égal au prix de consignation (PD=PC)


Il s’agit d’une déconsignation normale, le client a restitué les emballages
en bon état et dans les délais. L’écriture constatée chez le fournisseur
comme chez le client est l’inverse de celle constatée lors de la
consignation.

Chez le fournisseur
________________date_____________
4194 _ p. cons
411 Client DEC p. cons
Client
(facture AV n°…)

Chez le client
56
________________date_____________
401 _ p. cons
4094 Fournisseur p. cons
Fsseur CER
(facture AV n°…)

Exemple 15
Considérons l’exemple précédent et constatons la reprise des emballages
consignés au prix de consignation égal à 177 000 F,le 20/09/2022.
Ecriture comptable chez le client et chez le fournisseur.

Chez le Fournisseur

________________20/09/2022______________
4194 Client DEC 177 000
411 Client 177 000
(facture AV n°…)

Chez le Client

________________20/09/2022______________
401 Fournisseur 177 000
4094 Fsseur CER 177 000
(facture AV n°…)

 Le prix de reprise des emballages est inférieur au prix de


consignation
C’est le cas où la déconsignation est faite hors délais ou dans les
conditions anormales (constatation de dommages). Dans ce cas, le
fournisseur réalise un profit (des bonis) qui est égal à la différence entre
le montant de la consignation et celui de la reprise. Ces bonis constituent
des produits d’exploitation qui sont enregistrés au crédit du compte 7074
bonis sur reprise d’emballages.

NB : Ces boni sont considérés comme TTC d’où il faut calculer la TVA
avant de les enregistrer dans le compte de produits en hors taxe.
Réciproquement, le client réalise une perte qu’on appelle des Mali qui est
enregistrée au compte 6224, malis sur emballages.

Le traitement comptable est le suivant :

57
Chez le fournisseur
________________date_____________
4194 _ p. cons
411 Client DEC p. d
7074 Client boni HT
443 Boni /reprise TVA
ETVAF
(facture AV n°…)

Chez le client
________________date_____________
401 _ Pd
6224 Fsseur mali HT
445 Mali sur emballage TVA
4094 ETVAR p. cons
Fsseur CER
(facture AV n°…)

Exemple 16:
01/01/00 l’entreprise Ali adresse la facture ci-dessous à son client Oméga
facture n° A20 brut 3 000 000 HT, emballage consigné 5 unités à 59 000
F. TVA = 18%. Condition de restitution des emballages :
- PD=PC si emballage rendu sous quinzaine ;
- Prix de déconsignation = 80% du PC si emballage rendu entre le 15 e
et le 30 e jour
12/01/05 Oméga retourne 2 unités d’emballages et reçoit la fact Av 01
18/01/05 Oméga restitue le reste des emballages et reçoit la fact AV N°2
TAF : établir les factures et comptabiliser les écritures chez Ali & Oméga.
Facture n°A20
Montant Brut ----------------3 000 000
TVA (18%)---------------------540 000
Emballage----------------------59 000
Net------------------------------3 599 000
Fact Av 01
[Link]= P Reprise-----------------------23 600
Fact Av N°2
P Consig------------------------------------35 400
P Reprise--------------------------…………28 320
Bonis ou Malis TTC : 35 400-28 320=7080
Bonis ou Malis= --------------------------7080
BONIS HT (7080/1.18)------------------6 000
58
TVA/BONIS,MALIS (6000x0.18)--------1080

Chez le Fournisseur
________________01/01______________
411 Client DEC 3 599 00
0
701 Vente de March 3 000 00
4431 ETVA/M 0
4194 Client DEC 540 000
59 000
(Facture An°40)
12/01
4194 Client DEC
411 Client
(facture AV n°01…) 23 600 23 600
18/01
4194 Client DEC
411
7074 Client 35 400 28 320
4432 Boni /reprise 6000
ETVAF 1080
(facture AV n°02…)

Chez le Client

________________01/01______________
601 Achat de March 3 000 00
4094 Fsseur CER 0
4452 ETVA /March 59 000
401 Fournisseur 540 000 3 599 00
0
(Facture A20)
12/01
401 Fsseur
4094 Mali sur emballage 23 600
Fsseur CER
23 600
(facture AV n°01…)

18/01
401 F/SSEUR
6224 Mali sur emballage 28 320
4453 ETVAR
4094 Fsseur CER
6000
1080
(facture AV n°02…) 35 400

59
 La non restitution d’emballages consignés
La non restitution d’emballages consignés transforme la consignation en
vente indirecte chez le fournisseur et en achat d’emballage indirect chez
le client. Si les emballages non restitués ont été détruits, le client doit
enregistrer une perte.

 Si le prix de cession = Prix de consignation


Chez le fournisseur
________________date_____________
4194 _ p.
7074 Client DEC cession PC HT
443 Cession d’emb TVA
ETVAF
(facture n°…)

Chez le client
________________date_____________
6082 _ PCHT
4452 Achat d’emb. Récup non id. TVA
4094 ETVAR PCTTC
Fsseur CER
(facture n°…)

 Si le prix de cession supérieur au prix de consignation

Chez le fournisseur
________________date_____________
4194 _ P. cons
411 Client DEC PC-cons
7074 Client PCHT
443 Cession d’emb TVA
ETVA F
(facture n°…)

Chez le client
________________date_____________
6082 _ PCHT
4452 Achat d’emb recup non id. TVA
4094 ETVAR/achat p. cons
401 Fsseur CER PC-cons
Fournisseur
(facture n°…)

 4194 et 4094 enregistrent le prix de cession TTC


60
 7074 et 6082 enregistrent respectivement les prix de cession HT
 411 et 401 enregistrent la différence entre le prix de cession et le
prix de consignation.

Exemple 17:
L’entreprise Alain ne restitue pas un emballage préalablement consigné
pour un montant de 59 295F. Le 06/06/01, le fournisseur adresse à Alain
la facture n°34 pour un montant TTC de 69 384F en tenant compte du
préjudice qui lui a été causé.
TAF : passer les écritures comptables dans les deux comptabilités

Facture N°34---

P Consig----------------------59 295
P C TTC----------------------69 384
PC HT (69 384/1.18-------58 800
Chez le Fournisseur
________________date_____________
4194 _ 59 295
411 Client DEC 10 089
7074 Client 58 800
443 Cession d’emb 10 584
ETVA F
(facture n°34…)

Chez le Client
________________date_____________
6082 _ 58 800
4452 Achat d’emb recup non id. 10 584
4094 ETVAR/achat 59 295
401 Fsseur CER 10 089
Fournisseur
(facture n34)

 Cas de destruction
La destruction d’emballages préalablement consignés entre les mains du
client est considérée comme une perte et sera enregistrée dans sa
comptabilité au débit du compte 6224 malis sur emballage. Cette perte
est considérée comme une vente chez le fournisseur.

Chez le fournisseur
________________date_____________

61
4194 _ p. cons
7074 Client DEC PC HT
443 Cession d’emb TVA
ETVA F
(vente indirecte n°…)

Chez le client
________________date_____________
6224 _ PCHT
4454 Malis sur emballage TVA
4094 ETVAR/SE P. cons
Fsseur CER
(perte n°…)

 Vente d’emballages préalablement prêtés


Aucune écriture ne constate le prêt en comptabilité ; si le prêt se
transforme en vente, il convient d’enregistrer la vente ou l’achat
correspondant au prix convenu.

Chez le fournisseur
________________date_____________
411 _ TTC
7074 Client HT
443 Cession d’emb TVA
ETVAF
(facture n°…)

Chez le client (achat)


________________date_____________
6082 _ HT
4452 Achat d’emballage TVA
401 ETVAR/achat TTC
fsseur
(facture n°…)

NB : Si l’entreprise tient ses comptes de stocks selon les principes de


l’inventaire permanent elle devra constater la sortie des emballages
vendus au coût d’achat :

Chez le fournisseur
________________date_____________
6033 _ CA
3352 Variation autres approv. CA
62
Emb recup non id
(sortie n°…)

Chez le client
________________date_____________
3352 _ CA
6033 Emb recup non id. CA
Var autre approv.
(entrée n°…)

 Location d’emballages
La location constitue un produit pour le fournisseur imputable au crédit du
compte 7073 location et une charge pour le client inscrite au débit du
compte 6225 location d’emballages.

Chez le fournisseur
________________date_____________
411 _ p. loc
7073 Client TTC p. loc HT
443 Location d’emb HT
ETVAF
(location d’emb)

Chez le client
________________date_____________
6225 _ p. loc
4454 Location d’emb HT
401 ETVAR/SE TVA p. loc
fsseur TTC
(location d’emb)

III. La comptabilisation matière des emballages

Pour suivre de près le niveau du stock des emballages après chacune des
opérations que l’entreprise effectue (achat, vente, perte, consignation,
déconsignation,...), elle peut mettre en œuvre un dispositif comptable
appelé fiche de stock. La fiche de stock peut se tenir en valeur ou en
quantité.
Cette fiche met en évidence :
 les mouvements du stock global : achats, ventes, destructions
 les mouvements du stock en magasin : entrées, sorties
 l’état des stocks en magasin, en consignation ou prêté

63
 le stock global : stock en magasin + stock sorti (en consignation, en
location, en prêt)

NB : l’entreprise ne tient de fiche de stock que pour les emballages qui lui
appartiennent.
Présentation de la fiche de stock :
Mouvements Stock en magasin consi
date Désignati Stock Stock Stock
Ach Vent Pert Entré Sortie gnati
s on Stock loué prêté Global
at e e es s on

Cette égalité doit être toujours vérifiée : SG = SM +SC + SP + SL

Exemple 18
Pour un meilleur suivi de ses emballages, une entreprise tient une fiche de stock lui
permettant de contrôler les différents mouvements. Au cours de la première quinzaine
du mois janvier 2000, elle met à votre disposition les informations suivantes :
1er janvier 2000
- 4194 : clients, emballages consignés 737 500 F
- 4094 : fournisseurs, emballages à rendre 250 000 F
- 3352 : stock d’emballages récupérables 1 400 000 F dont 500 000 F chez nos
clients en consignation
Au cours de janvier 2000, elle a réalisé les opérations suivantes :
02/01 : Achat de 400 emballages.
04/01 : Consignation de 100 emballages en espèces.
05/01 : Location de 70 emballages contre chèque B.I.B.
08/01 : Retour de 80 emballages consignés et établissement d’un avoir
correspondant.
09/01 : Ali nous signale qu’il conserve définitivement 50 emballages qui lui avaient
été consignés.
10/01 : Prêt de 40 emballages à un confrère.
11/01 : Vente de 50 emballages avec une remise de 5 %.
13/01 : Mise au rebut de 10 emballages usés.
Travail à faire :
1. Sachant que le prix d’achat est inférieur de 950 au prix de consignation,
déterminé : le prix de consignation, le prix d’achat, le stock global, le stock en
consignation et en magasin.
2. Présenter la fiche de stock en quantité.
Solution

Posons :
64
valeur des emballages en consignation prix de consignation total
=
prix d ' achat prix de consignation unitaire
Ainsi
500 000 737 500
=
PA PA +950

Après résolution, on a : prix d’achat = 2 000


Prix de consignation = 2000+950= 2 950
Stock global =450+250= 700
Stock en magasin = 450
Stock en consignation = 250

Fiche de stock
Mouvements Magasin
Date Libellés stoc Prê SG
A v P E S Cons Loc
k t
1/1 Stock initial 450 250 - - 700
40 2/1 Achat 400 850 250 - - 110
0 4/1 Consignation 100 750 350 - - 0
5/1 Location 70 680 350 70 - 110
8/1 Retour 80 760 270 70 - 0
50 9/1 Conservation 760 220 70 - 110
10/1 Prêt 40 720 220 70 40 0
50 11/1 Vente 50 670 220 70 40 110
10 13/1 mise au rebut 10 660 220 70 40 0
105
0
105
0
100
0
990

Exemple 19
On extrait du bilan d’une entreprise les renseignements suivants
- 4194 : clients, emballages consignés 4 480 000
- 4094 : fournisseurs, emballages à rendre 250 000
- 3352 : stock d’emballages récupérables 8 400 000 dont 3 360 000 chez
nos clients

65
Travail à faire : sachant que le prix d’achat est inférieur de 700 au prix de
consignation, déterminé : le prix de consignation, le prix d’achat, le stock
global, le stock en consignation et en magasin.

Exemple 20
Le 1er novembre, on relève dans la balance des comptes d’une société les
soldes suivants
- 3352 : stock d’emballages récupérables 2 000 000 dont 600 000 chez nos
clients
- 4194 : clients, emballages consignés 1 416 000
- 4094 : fournisseurs, emballages à rendre 708 000
Le prix de consignation TTC et le prix unitaire d’achat font au total 6 720, le
stock global d’emballages au 1/11 est de 1 000 unités.
Travail à faire : déterminer le prix d’achat, le prix de consignation et la
quantité consignée aux clients.

Exemple 21
Dans le bilan de l’entreprise SAGA au 31/12/1999, on extrait les informations
suivantes :
335 : Stock d’emballages récupérables 300 000 f.
4194 : Clients, emballages consignés 165 200 f.
Au cours de janvier 2000, elle a réalisé les opérations suivantes :
02/01 : Achat de 400 emballages.
04/01 : Consignation de 100 emballages en espèces.
05/01 : Location de 70 emballages contre chèque B.I.B.
08/01 : Retour de 80 emballages consignés et établissement d’un avoir
correspondant.
09/01 : Un client nous signale qu’il conserve définitivement 50 emballages qui
lui avaient été consignés.
12/01 : Prêt de 40 emballages à un confrère.
15/01 : Vente de 50 emballages avec une remise de 5 %.
17/01 : Mise au rebut de 10 emballages usés.
Informations complémentaires :
a) L’entreprise pratique l’inventaire intermittent.
b) Prix d’achat : 1 200 f HT l’unité.
c) Prix de consignation : 1 652 f TH l’unité.
d) Prix de vente : 1 652 f l’unité.
e) Prix de location : 400 f HT.
f) Prix de reprise sur consignation : 80 % du prix de consignation.
g) Taux unique TVA = 18 %

66
Travail à faire : Présenter la fiche de stock en quantité et enregistrer ces
opérations dans le journal.

Fiche de stock

Journal
Mouvements Magasin Chez les clients
Dates Libellés SG
Achat ventes Pertes Entrées Sorties Stock Cons Loc Prêt
01-janv Stock initial 250 100 350
400 02-janv Achat 400 650 100 750
04-janv Consignation 100 550 200 750
05-janv Location 70 480 200 70 750
08-janv Retour 80 560 120 70 750
50 09-janv Conservation 560 70 70 700
10-janv Prêt 40 520 70 70 40 700
50 11-janv Vente 50 470 70 70 40 650
10 13-janv mise au rebut 10 460 70 70 40 640

Mouvements Magasin
Date Libellés stoc Prê SG
A v P E S Cons Loc
k t
1/1 Stock initial 250 100 - - 350
40 2/1 Achat 400 650 100 - - 750
0 4/1 Consignation 100 550 200 - - 750
5/1 Location 70 480 200 70 - 750
8/1 Retour 80 560 120 70 - 750
50 9/1 Conservation 560 70 70 - 700
12/1 Prêt 40 520 70 70 40 700
50 15/1 Vente 50 470 70 70 40 650
10 17/1 mise au rebut 10 460 70 70 40 640

67
02-j anv
6082 480 000
4452 86 400
401 566 400
(achat de 400 emballages)
04-j anv
571 165 200
4194 165 200
(consignation de 100 emballages)
05-j anv
521 33 040
7073 28 000
4432 5 040
(location de 70 emballages)
08-j anv
4194 132 160
411 105 728
7074 22 400
4432 4 032
(retour de 80 emballages)
09-j anv
4194 82 600
7074 70 000
4432 12 600
(vente indirectede 50 emb)
12-j anv
pas d'écriture pour les prêts
15-j anv
411 78 470
7074 66 500
4432 11 970
(vente de 50 emballages)
17-j anv
6033 12 000
3352 12 000
(mise au rebut)

Exemple 22 : Au cours du mois de décembre 2008, la société alpha a effectué


les opérations suivantes :
2/12 : facture n° V12 à Ablassé de produits finis, bruts : 2 000 000 HT,
escompte 1%, port payé en espèce le 1/12 : 118 000 TTC, emballages
consignés : 5 000 unités à 472 F l’unité. Net par chèque bancaire n°00127.
10/12 : déconsignation des emballages liés à la facture du 2/12.
 3000 unités retournées et reprises au prix de consignation
 1500 unités retournées et reprises à 80% du prix de consignation
 le reste est conservé par le client.
15/12 : achat de marchandises : brut HT 6 000 000, escompte 2% si
règlement sous quinzaine, port à sa charge 200 000 HT, rabais 8%, remise
5%, emballage consignés 472 000 F, avance versée 200 000. Net dans un
mois.
20/12 : vente de marchandises au client Delta : brut 800 000 HT, remise
5%, escompte 1%, port facturé 200 000F HT.

68
25/12 : le client Delta retourne 300 000 F HT de marchandises.
Travail à faire : journaliser. Taux de TVA 18%, taux de marque pour les
produits et marchandises : 25%.

69
CHAPITRE VII: LES OPERATIONS DE TRESORERIE

I. Généralités

Plusieurs mouvements de fonds accompagnent les opérations effectuées


par l’entreprise, lesquels mouvements justifient le règlement de ces
opérations.
En effet, dans les opérations de trésorerie nous pouvons distinguer
plusieurs modes de règlements à savoir : les règlements en espèces, les
règlements par chèque, les règlements par virement, les règlements par
effets de commerce.

II. Les moyens de règlement au comptant

1. Les règlements en espèces


Ils s’effectuent en pièces ou en billet de banque sur la base de pièces de
caisse. Par conséquent on enregistre :
 les entrées ou les recettes au débit du compte 57 : caisse
 les sorties ou les dépenses au crédit du compte 57 : caisse.

Chez le fournisseur
________________date_____________
571 _ NAP
673 Caisse Escompt
701 Escompte accordé e Net cial
443 Vente de marchandises TVA
ETVA F
(pièce de caisse n°…)

Chez le client
________________date_____________
601 _ Net cial
445 Achat de marchandises TVA
571 ETVAR NAP
773 Caisse Escompt
Escompte obtenu e
(pièce de caisse n°…)

70
2. Les règlements par chèque bancaire

a. Comptes utilisés
 51. Valeur à encaisser,
 513. Chèque à encaisser,
 52. Banque,
 514. Chèque à l’encaissement

Deux cas peuvent se présenter :

 1er cas :
Chez le débiteur (client) lorsque le chèque est signé ou remis c’est- à- dire
dès sa mise en circulation on passe l’écriture suivante :

________________date_____________
4. _ Montant
521 Compte de tiers Montant
Banque
(chèque n°…)

 2ème cas :
Par contre le créancier ne peut pas directement enregistrer le chèque
reçu dans le compte 521 : banque. Ce chèque doit auparavant transiter
par le compte 513 : chèque à encaisser et le compte 514 : chèque à
l’encaissement.

Les différentes étapes de l’enregistrement d’un chèque peuvent être


résumées ainsi :

 A la date de la réception du chèque


________________date_____________
513 _ Montant
411 Chèque à encaisser Montant
Client
(chèque n°…)

 A la date de la remise à l’encaissement du chèque


________________date_____________
514 _ Montant
513 Chèque à l’encaissement Montant
Chèque à encaisser
(remise à l’encaissement)

71
 Lorsque la banque envoie un avis de crédit on a :
________________date_____________
521 _ Montant
514 Banque Montant
Chèque à l’encaisse…
(avis de crédit)

S’il y a des frais bancaires, l’écriture suivante est passée :

________________date_____________
521 _ Net
631 Banque Frais HT
445 Frais bancaires TVA/frais
514 ETVAR Montant
Chèque à
l’encaissement
(avis de crédit)

Exemple 23 : le 06/12 une entreprise reçoit de son client Alain un


chèque de 375 000 F en règlement de la vente du 06/11. Elle le remet à
l’encaissement le même jour et le 07/12 lui parvient l’avis de crédit
compte tenu d’une commission de 10 000 FHT.

SOLUTION

______________06/12______________
513 Chèque à encaisser 375 000
411 Client 375 000
(chèque n°…)
_______________d.°_______________
514 Chèque à l’encaissement 375 000
513 Chèque à encaisser 375 000
(remise à l’encaissement)
________________07/12____________
521 Banque 363 200
631 Frais bancaires 10 000
445 ETVAR 1 800
514 Chèque à l’encaissement 375 000
(avis de crédit)

3. Règlement par chèques postaux

72
Le compte utilisé est le 531. Il fonctionne comme le [Link] fois il ne
peut être créditeur.

4. Les règlements par cartes bancaires ou cartes de crédit


 Chez le débiteur : idem que le paiement par chèque
 Chez le créancier : L’encaissement transite par le compte 515 :
Carte de crédit à encaisser.

Exemple 24: le client SITALA achète des marchandises ; règlement avec


carte de crédit 75 000 ; TVA 18% ; frais bancaire 2000 F.
[Link]-------------------75000
TVA(18%)--------------------13 500
NAP---------------------------88500

 Passage de la carte dans la machine ou signature coupon


515 Carte de crédit à encaisser 88 500
70 Ventes 75 000
1 Etat, TVA 13 500
44
3

 Réception de l’avis de crédit


521 Banque 86 500
631 Frais bancaire (commission) 2 000
5 51 Carte de crédit à encaisser 88 500
5

5. Les règlements par virement

 Chez le débiteur : la signature de l’ordre de virement a les mêmes


conséquences comptables que la signature d’un chèque.

 Chez le créancier : l’opération est enregistrée seulement à la


réception de l’avis de virement.

III. Les règlements à terme : les effets de commerce

1. Définition et utilité

a. Définition
Il s’agit essentiellement de la lettre de change et du billet à ordre.

73
 La lettre de change ou traite est un écrit par lequel le créancier
ou fournisseur (tireur) donne l’ordre à son débiteur ou client (tiré)
de payer à une date donnée (échéance) une somme déterminée à
une personne désignée (bénéficiaire). Le bénéficiaire peut être le
tireur lui-même ou une tierce personne.
Lorsque le lieu de paiement (souvent une banque) est fixé, on dit que la
LC est domiciliée.
La LC n’est valable que lorsqu’elle porte l’acceptation du tiré.

 Le billet à ordre est un écrit par lequel le débiteur (souscripteur)


s’engage envers une autre personne (bénéficiaire) à payer une
certaine somme à une date déterminée (échéance).

b. Utilisation des effets de commerce

 Avant l’échéance, le bénéficiaire d’un effet de commerce peut


procéder à la négociation dudit effet auprès d’une banque : on parle
alors de la remise de l’effet à l’escompte. Ou bien peut transmettre
la propriété de l’effet à une personne, on parle de l’endossement de
l’effet.

 A l’échéance, l’effet peut être encaissé par l’intermédiaire d’une


banque ou d’un centre de chèques postaux. Dans ce cas l’effet
aurait dû être remis à l’encaissement : on parle d’effet à
l’encaissement ou, peut être directement encaissé au domicile du
tiré ou du souscripteur, on parle d’effet non domicilié.

IV. Comptabilisation des effets de commerce

1. Les comptes utilisés


 402 : Fournisseurs, effets à payer
 412 : Clients, effets à recevoir en porte feuille
 415 : Clients, effets escomptés non échus
 4142 : Créances sur cessions courantes d’immobilisations EAR
 482 : Fournisseurs d’investissement, effets à payer
 4852 : Créances sur cessions d’immobilisations EAR
 512 : Effets à l’encaissement
 565 : Escompte de crédits ordinaires
74
 6312 : Frais sur effets
 675 : Escompte des effets de commerce

2. Principe
Du point de vue comptable les effets de commerce sont :
 des effets à recevoir pour le bénéficiaire,
 des effets à payer pour le débiteur.
Lors de la création des effets de commerce, les écritures suivantes sont
passées :

Chez le fournisseur (tireur)


________________date_____________
412 _ Montant
411 Client effet à recevoir Montant
Client
(LC n°…)

Chez le client (tiré)


________________date_____________
401 _ Montant
402 Fournisseur Montant
Fsseur, effet à payer
(acceptation n°…)

On dit qu’il y a création d’effet dans la comptabilité du fournisseur (tireur)


et acceptation d’effet dans la comptabilité du client (tiré).

Exemple 25
Le 15/11/2005 l’entreprise Beta adresse à l’entreprise Téta la facture
N°15 ci-dessous, échéance le 31/01/2006. Brut : 5 000 000 HT, remise :
2%, escompte : 2%, port facturé 50 000 HT, TVA 18%.
Le 21/11/2005 Beta adresse une lettre de change à Teta (qui l’accepte)
concernant l’opération du 15/11. NB :Teta est domicilié à la BIB-siège.
Travail à faire :
1) Etablir la facture et la lettre de change.
2) Enregistrer les opérations dans chacune des deux comptabilités.

Facture N°15

Montant Brut -----------------------------------------5 000 000


Remise (2%)---------------------------------------------(100 000)
75
NC-------------------------------------------------------4 900 000
Escompte (2%)-----------------------------------------(98 000)
Net Financier-------------------------------------------4 802 000
TVA/March (18%)---------------------------------------864 360
Port HT---------------------------------------------------50 000
TVA/PORT-----------------------------------------------9 000
NAP-------------------------------------------------------5 725 360

Chez le fournisseur
________________15/11/2005_____________
411 Client 5 725 360
673 Escompte accordé 98 000

701 Vente marchandises 4 900 000


707 Port facturé 50 000
1 ETVA /March 864 360
443 ETVAF/ps 9000
1 (facture n°15…)
443
2
________________21/11/2005___________
412 Client effet à recevoir 5 725 360
411 Client 5 725
(LC n°…) 360

Chez le Client
________________15/11/2005____________
601 Achat de m/ses 4 900 000
6015 Port / achat 50 000
4452 ETVARM 864 360
4453 ETVAR S 9 000

401 F/sseur 5 725 36


773 Escompte obtenu 0
(facture n°15) 98 000

________________21/11/2005___________
401 Fournisseur 5 725 360
402 Fsseur, effet à payer 5 725 36
(acceptation n°…) 0

76
3. Règlement des effets de commerce

 Encaissement par le bénéficiaire chez le Tiré (cas des effets


non domiciliés)
Dans ce cas, à l’échéance, le bénéficiaires se pressente chez le tiré pour
encaisser le nominal (valeur de l’effet).

Chez le fournisseur (bénéficiaire)


________________date_____________
571 _ Montant
412 Caisse Montant
Client, effet à recevoir
(encaissement n°…)

Chez le client
________________date_____________
402 _ Montant
571 Fsseur, effet à payer Montant
Caisse
(paiement n°…)

Exemple 26 : Ali se présente chez Marie le 03/02 et se fait régler en


espèce un effet de 250 000

Chez le fournisseur (bénéficiaire)

________________03/02______________
571 Caisse 250 000
412 Client, effet à recevoir 250 000
(encaissement n°…)

Chez le client
________________03/02______________
402 Fsseur, effet à payer 250 000
571 Caisse 250 000
(paiement n°…)

 Encaissement par l’intermédiaire d’une banque ou d’un CCP


Le bénéficiaire charge son banquier de l’encaissement de l’effet qui a été
généralement domicilié par le Tiré. Il transfert sa créance dans un compte

77
transitoire ou « compte d’attente » 512 effet à l’encaissement sur la
base d’un bordereau de remise à l’encaissement.

Chez le fournisseur (bénéficiaire)


________________date_____________
512 _ Montant
412 Effet à l’encaissement Montant
Client EàR
(remise à l’encaissement)

Chez le client
Aucune écriture

Le banquier se charge d’encaisser l’effet, de porter le net en compte


après déduction des commissions. Les commissions d’encaissement des
effets constituent des frais bancaires (631) et non des charges
financières.

Chez le fournisseur (bénéficiaire)


________________date_____________
521 _ Net
631 Banque Frais HT
445 Frais bancaires TVA
512 ETVAR Montant
Effet à l’encaissement
(avis de crédit)

Chez le client
________________date_____________
402 _ Montant
521 Fsseur, E à Payer Montant
Banque
(avis de débit n°…)

Exemple 27
Le 5/10 : les établissements DELTA adressent aux établissements TALL la
lettre de change n°102 en règlement de la facture n°2002 : montant
2 000 000 ; échéance le 21/11/2005 ; domiciliation BICIAB.
Le 18/11 : l’effet est remis à l’encaissement à la BIB
Le 21/11 : les établissements DELTA reçoivent de la BIB le bordereau
d’encaissement suivant : commission 15 000 ; TVA/commission 18% ; net
à votre crédit 1 982 300

78
Chez le fournisseur (bénéficiaire)

________________05/10______________
412 Client effet à recevoir 2 000
411 Client 000 2 000
(LC n°102) 000
________________18/10______________
512 Effet à l’encaissement 2 000
412 Client EàR 000 2 000
(remise à l’encaissement) 000
________________21/10_____________
521 Banque 1982 300
631 Frais bancaires 15 000
445 ETVAR 2 700
512 Effet à l’encaissement 2 000
(avis de crédit) 000

Chez le client (Débiteur)

_______________05/10______________
401 Fournisseur 2 000
402 Fsseur, effet à payer 000 2 000
(acceptation n°102) 000
________________21/10______________
402 Fsseur, E à Payer 2 000
521 Banque 000 2 000
(avis de débit n°…) 000

Travail à faire : Enregistrer les opérations dans chacune des deux


comptabilités.
4. Circulation des effets de commerce
a. Endossement à l’ordre d’un tiers
Endosser un effet, c’est écrire au dos de cet effet le nom du nouveau
bénéficiaire, apposé sa signature puis le transférer à ce dernier pour
régler une dette envers lui.
Les effets de commerce circulent par endossement. Dans l’opération
d’endossement celui qui endosse l’effet s’appelle l’endosseur ; celui à
l’ordre de qui l’effet est endossé s’appelle l’endossataire.

79
Seuls les bénéficiaires anciens et nouveaux sont concernés par
l’endossement des effets c'est-à-dire que c’est leurs comptabilités qui
enregistrent ces opérations. Le Tiré quant à lui n’enregistre rien avant le
règlement à l’échéance ou à l’annulation de l’effet.

Chez l’endosseur

Chez l’endossataire
________________date_____________
412 _ Montant
411 Client EAR Montant
Client
(effet n°…)

b. Remise à l’escompte

Le bénéficiaire d’un effet de commerce peut le vendre à son banquier. Le


banquier escompteur devient propriétaire de l’effet et remet à l’ancien
bénéficiaire sur son compte la valeur nette escomptée.

Valeur nette escomptée = Valeur nominale - Agios TTC


Agios TTC = Escompte + Commissions HT + TVA /commissions

L’agio est porté au débit du compte 675

 Au moment de la remise à l’escompte

Chez l’escompteur (bénéficiaire)


________________date_____________
401 _ Montant
412 Fournisseur Montant
Client, effet à revoir
(endossement n°…)
________________date_____________
415 _ Montant
412 EENE Montant
Client EAR
80
(remise à l’escompte)

Chez le tiré
Aucune écriture

 Lors de l’enregistrement de l’avis de crédit

Chez l’escompteur (bénéficiaire)


________________date_____________
521 _ Net
675 Banque Escompt
631 Escompte des effets de cce e
445 Frais bancaire Frais HT
565 ETVAR TVA Montant
Banque, crédit d’es
(avis de crédit)

Chez le tiré
Aucune écriture

 Après l’échéance et en cas de bonne fin, la créance sur le


client et la dette envers la banque sont compensées par
l’écriture suivante :

Chez l’escompteur (bénéficiaire)


________________date_____________
565 _ Montant
415 Banque, crédit d’es Montant
EENE
(bonne fin)

Chez le client
________________date_____________
402 _ Montant
521 Fsseur EAP Montant
Banque
(avis de débit)

Exemple 28
Le 8/09 : l’entreprise SIRI tire sur l’entreprise SIRIMA la lettre de
change n°6015 en règlement de la facture n°101, montant 2 352 000,
échéance le 20/11.

81
Le 12/09 : l’entreprise SIRI remet à l’escompte à la BICIAB la traite en
question.
Le 19/09 : l’entreprise SIRI reçoit de la banque l’avis de crédit
correspondant : net en compte 2 269 400.
Le 25/11 : l’entreprise SIRIMA reçoit de la BIB le relevé de compte de sa
banque arrêté le 20/11. On y lit : domiciliation traite n°6015.
Travail à faire : Enregistrer les opérations chez SIRI et chez
SIRIMA, TVA 18%.

Fournisseur(Créancier SIRI)
________________08/09_____________
412 Client EAR 2 352 00
411 Client 0 2 352 00
(effet n) n°6015 0

________________12/09______________
415 EENE 2 352 00
412 Client EAR 0 2 352 00
(remise à l’escompte) 0
________________19/09______________
521 Banque 2 269 400
675 Escompte des effets de cce 82 600
631 Frais bancaire
445 ETVAR
565 Banque, crédit 2 352 00
d’escompte 0
(avis de crédit)
________________20/09______________
565 Banque, crédit d’es 2 352 00
415 EENE 0 2 352 00
(bonne fin) 0

Chez le client
82
________________08/09______________
401 Fournisseur 2 352 00
402 Fsseur, effet à payer 0 2 352 00
(acceptation n) n°6015 0

________________19/09______________
402 Fsseur EAP 2 352 00
521 Banque 0 2 352 00
(avis de débit) 0

Notez bien :
 lorsqu’on entend les expressions ci-après : tiré sur le client une lettre
de change ; reçu endossement du client ; reçu du client un billet à
ordre, on passe l’écriture suivante :
________________date_____________
412 _ Montant
411 Client effet à recevoir Montant
Client

 pour les expressions : accepté la lettre de change du fournisseur,


souscrit à l’ordre du fournisseur un billet à ordre, accepté la traite du
fournisseur, on a l’écriture suivante :
________________date_____________
401 _ Montant
402 Fournisseur Montant
Fsseur, effet à payer

 Une personne X tire une lettre de change sur une personne Y à


l’ordre d’une autre personne Z

Chez X
________________date_____________
401 _ Montant
411 Fournisseur Montant
Client

83
Chez Y
________________date_____________
401 _ Montant
402 Fournisseur Montant
Fsseur, effet à payer

Chez Z
________________date_____________
412 _ Montant
411 Client EAR Montant
Client

5. Renouvellement des effets de commerce


Un certain nombre d’incidents peuvent survenir dans le règlement des
effets. Ils sont généralement liés à des difficultés de trésorerie du tiré qui
sollicite :
 soit l’annulation de l’ancien effet et son remplacement par un autre à
une échéance plus lointaine ;
 soit la prorogation de l’effet existant.
Le nouvel effet diffère du 1er par :
 son échéance retardée d’un ou plusieurs mois ;
 son nominal égal au nominal du 1 er augmenté des majorations pour
intérêts de retard et frais de renouvellement mis à la charge du tiré
défaillant.

a. Renouvellement d’un effet encore en possession du tireur


Le renouvellement dépend de la seule bonne volonté du tireur. Il :
 annule l’ancien effet,
 calcule les intérêts de retard et les frais éventuels de renouvellement
à imputer au tiré,
 créé le nouvel effet.

Annulation du premier effet

Chez le tireur
________________date_____________
411 _ Effet 1
412 Client Effet 1
Client EAR
(annulation 1er effet)

Chez le client

84
________________date_____________
402 _ Effet 1
401 Fournisseur EAP Effet 1
fournisseur
(annulation 1er effet)

Détermination des frais et intérêts


I = (A×n×t) ÷ 36 000 avec n = nombre de jours depuis l’échéance du
1er effet à l’échéance du second.

Chez le tireur
________________date_____________
411 _ Montant
707 Client Frais HT
771 Produits accessoires Intérêts
443 Intérêts de prêts TVA
ETVAF
(intérêts et frais)

Chez le client
Aucune écriture

Création du nouvel effet


Valeur nominale du nouvel effet = valeur nominale du 1 er +
intérêts + frais.

Chez le tireur
________________date_____________
412 _ Effet 2
411 Clients EAR Effet 2
Clients
(LC n°…)

Chez le client
________________date_____________
401 _ Effet 2
402 Fournisseurs Effet 2
Fournisseurs EAP
(acceptation n°…)

Exemple 29 :
Le 15/01, Adja prévient son fournisseur Raïssa qu’elle ne pourra payer à
l’échéance de fin Janvier la lettre de change de 400 000 F que cette
dernière avait tiré sur elle. Elle sollicite un report d’échéance à fin mars.
85
Raïssa donne son accord à Adja le 18/01 et lui adresse le 22/01 la
nouvelle lettre de commande à fin mars pour acceptation compte tenu
d’intérêts de retard 13% l’an, de la récupération du timbre fiscal 200 F et
frais divers de correspondance 350 F.
TAF : Comptabiliser chez Adja et Raïssa

Solution

Valeur Nominale--------------------------------400 000


Intérêt (400 000x2x13)/1200----------------=8 667
Frais (200+350) -------------------------------= 550
TVA (8 667+350) x0.18-----------------------=1 623
TOTAL--------------------------------------------410 840

Chez le tireur
________________18/01______________
411 Client 400 000
412 Client EAR 400 000
(annulation 1er effet)

________________22/01______________
411 Client 10 840
707 Produits accessoires 550
771 Intérêts de prêts 8 667
443 ETVAF 1 623
(intérêts et frais)
________________d.°_____________
412 Clients EAR 410 840
411 Clients 410 840
(LC n°…)

Chez le client
________________18/01______________
402 Fournisseur EAP 400 000
401 fournisseur 400 000
(annulation 1er effet)

________________22/01______________
401 Fournisseurs 410 840
402 Fournisseurs EAP 410 840
(acceptation n°…)
86
b. Renouvellement d’un effet par avance de fonds au tiré
C’est le cas où le tiré prévient le tireur avant l’échéance de l’impossibilité
dans laquelle il sera d’honorer la traite. Mais il désire trouver une solution
à la difficulté. Le tireur ne détient plus l’effet, l’effet est déjà négocié
auprès d’une banque ou endossé. Le tireur peut donc avancer le montant
nécessaire à son client pour lui permettre de faire face au paiement à
l’échéance. Généralement l’avance de fond est suivie par la création d’un
nouvel effet en tenant compte des intérêts de retard et éventuellement
d’autres frais.

Avance de fonds

Chez le tireur
________________date_____________
411 _ Avance
521 Clients Avance
Banque
(chèque n°…)

Chez le client
________________date_____________
521 _ Avance
401 Banque Avance
Fournisseurs
(chèque n°…)

Détermination des frais et intérêts


I = (A×n×t) ÷ 36 000. n = nombre de jour depuis l’échéance du 1 er
effet à l’échéance du 2nd

Chez le tireur
________________date_____________
411 _ Montant
707 Client Frais HT
771 Produits accessoires Intérêts
443 Intérêts de prêts TVA
ETVAF
(facture AV n°…)
87
Chez le client
Aucune écriture

Création du nouvel effet


Valeur nominale du nouvel effet = valeur nominale du 1 er + intérêts +
frais.

Chez le tireur
________________date_____________
412 _ Effet 2
411 Clients EAR Effet 2
Clients
(LC n°…)

Chez le client
________________date_____________
401 _ Effet 2
402 Fournisseurs Effet 2
Fournisseurs EAP
(acceptation n°…)

Exemple 30 : Raïssa ayant négocié l’effet sur Adja fait à cette dernière
par virement bancaire le 25/01 l’avance du nominal soit 400 000 F et
adresse le même jour à Adja une lettre de change à fin mars pour
acceptation (intérêts de retard 8667, frais récupérés 500 F.
Chez le tireur

________________25/01______________
411 Clients 4 00 000
521 Banque 4 00 000
(chèque n°…)

________________d.°_____________
411 _ 10 817
707 Client 500
771 Produits 8 667
443 accessoires 1 650
Intérêts de prêts
ETVAF
(facture AV n°…)

________________date_____________
412 _ 410 817
88
411 Clients EAR 410 817
Clients
(LC n°…)

Chez le client (tiré)


________________date_____________
521 _ 400 000
401 Banque 400 000
Fournisseurs
(chèque n°…)
________________date_____________
401 _ 410 817
402 Fournisseurs 410 817
Fournisseurs EAP
(acceptation n°…)

6. Les effets impayés


Le tiré qui ne prend pas ses dispositions avant l’échéance ou qui refuse
d’honorer l’échéance d’un effet est passible de frais de protêt que les
bénéficiaires successifs dressent contre lui.

a. Effet impayé non domicilié (l’effet se trouve chez le


bénéficiaire)

Annulation de l’effet impayé

Chez le tireur
________________date_____________
411 _ Effet 1
412 Client Effet 1
Client EAR
(annulation 1er effet)

Chez le client
________________date_____________
402 _ Effet 1
401 Fournisseur EAP Effet 1
fournisseur
89
(annulation 1er effet)

Engagement des frais de protêt

Chez le tireur
________________date_____________
411 _ Protêt
5. Clients Protêt
Compte de trésorerie
(facture n°…)

Chez le client
________________date_____________
6325 _ Protêt
401 Frais d’acte et de contentieux Protêt
Fournisseurs
(facture n°…)

Règlement de la dette (Valeur nominale de l’effet+frais de


protêt)

Chez le tireur
________________date_____________
521 _ Montant
411 Banque Montant
Clients
(chèque n°…)

Chez le client
________________date_____________
401 _ Montant
521 Fournisseur Montant
Banque
(chèque n°…)

Exemple 31
Le 25/10/2005, ALI se présente chez ELI pour encaissement de la traite de
nominal 400 000. ELI refuse de payer, ALI fait dresser un protêt faute de
payement estimé à 15 000 réglé le même jour et facture ces frais à ELI.
Travail à faire : Passer les écritures chez ALI et ELI.

Chez ALI
________________date_____________
411 _ 400 000
412 Client 400 000
90
Client EAR
(annulation 1er effet)

________________date_____________
411 _ 15000
5. Clients 15000
Compte de trésorerie
(facture n°…)

________________date_____________
521 _ 415000
411 Banque 415000
Clients
(chèque n°…)

Chez Eli

________________date_____________
402 _ 400 000
401 Fournisseur EAP 400 000
fournisseur
(annulation 1er effet)

________________date_____________
6325 _ 15000
401 Frais d’acte et de contentieux 15000
Fournisseurs
(facture n°…)

________________date_____________
401 _ 415000
521 Fournisseur 415000
Banque
(chèque n°…)

b. Effet remis à l’encaissement

Avis d’impayé

Chez le tireur
________________date_____________
411 _ Montant

91
512 Clients Effet 1
521 Effet à l’encaissement Frais
Banque
(avis d’impayé)

Chez le client
________________date_____________
402 _ Effet 1
6312 Fournisseur EAP Frais
401 Frais bancaires Montant
Fournisseurs
(avis d’impayé)

 411 et 401 enregistrent (valeur nominale + frais d’impayés)


 512 et 402 enregistrent la valeur nominale de l’effet
 521 et 6312 enregistrent les frais d’impayés

Exemple 32
Le 20/10/05,Diallo remet à l’encaissement à la BIB un effet de 500 000
échéant au 31/10 tiré sur Sanou.
Le 2/11/05,Diallo reçoit un avis de débit : frais sur effet Sanou impayé,
17 000. Le même jour, Diallo fait dresser un protêt d’une valeur de
20 000 et facture ces frais à Sanou.
Travail à faire: passer les écritures nécessaires dans les deux
comptabilités.

Chez Diallo

________________02/11______________
411 Clients 517000
512 Effet à l’encaissement 500 000
521 Banque 17000
(avis d’impayé)

________________02/11______________
411 Clients 20 000
5. Compte de trésorerie 20 000
(engagement des frais de protet…)

Sanou

92
________________02/11______________
402 Fournisseur EAP 500 000
6312 Frais bancaires 17000
401 Fournisseurs 517000
(avis d’impayé)

________________02/11______________
6325 Frais d’acte et de contentieux 20000
401 Fournisseurs 20000
(Constattion des frais de protét…)

c. Effet remis à l’escompte


L’effet négocié étant revenu impayé, la banque du tireur prélève
automatiquement sur le compte du tireur et le nominal et les divers frais
d’impayé y compris les intérêts.

Chez le tireur

Constatation des frais et du prélèvement fait par la banque


________________date_____________
565 _ Effet 1
6312 Banque, crédit d’escompte Frais
521 Frais bancaires Montant
banque
(constat frais et prélèvement)

Création nouvel effet


________________date_____________
412 _ Montant
415 Clients EAR Effet 1
771 EENE Intérêts
707 Intérêt des prêts Frais
Produits accessoires
(LC n°…)

Chez le client
________________date_____________
401 _ Effet 1
6312 Fournisseur Frais
6744 Frais bancaires Intérêt
402 Interet / dettes ciales Montant
Fournisseurs EAP
(acceptation n°…)

Exemple 33

93
Le 25/10 : ALIX remet à l’escompte à la BIB l’effet de 600 000 échéant le
30/11 sur Konaté.
Le 30/10 : elle reçoit l’avis de crédit correspondant : net en compte
578 200.
Le 03/12 : la BIB avise Alix du non payement d’effet à l’échéance, frais
35 000 facturés le même jour à Konaté.
Travail à faire : enregistrer ces opérations. On ne tiendra pas
compte de la TVA.

Chez le tireur (ALIX)

________________25/10______________
415 EENE 600 000
412 Client EAR 600 000
(remise à l’escompte)
________________30/10______________
521 Banque 578 200
675 Escompte des effets de cce 21 800
600 000
565 Banque, crédit
d’escompte
(avis de crédit)
________________03/12______________
565 Banque, crédit d’escompte 600 000
6312 Frais bancaires 35 000
521 banque 635 000
(constat frais et prélèvement)
__________________d.°____________
412 Clients EAR 635 000
415 EENE 600 000

707 Produits accessoires 35 000


(LC n°…)

Chez le client (Konate)

_______________03/12_______________
401 Fournisseur 600 000
6312 Frais bancaires 35 000

402 Fournisseurs EAP 635 000


(acceptation n°…)

94
Exemple 34 : Vous êtes engagé par une entreprise de la place afin d’enregistrer dans
son journal ses opérations réalisées au cours du mois juillet de l’année 2000. TVA
18%, taux de marque 20%.
02/07 : Facture n° V12 à Georges de produits finis, brut : 1 500 000 FHT, escompte
1%, port payé en espèce le 1/07 (non encore enregistré) : 118 000 FTTC, emballages
consignés : 4 000 unités à 472 F l’unité. Net à crédit.
05/07 : Facture n°0025A, achat de matières premières à Traoré, brut HT 3 000 000,
escompte 2% si règlement sous huitaine, port à la charge du fournisseur 200 000 FHT,
rabais 8%, remise 5%, emballages consignés 472 000 F, avance versée 200 000 F. Net
à crédit.
10/07 : Déconsignation des emballages liés à la facture du 2/07
 2000 unités retournées et reprises au prix de consignation ;
 1500 unités retournées et reprises à 80% du prix de consignation ;
 le reste est conservé par le client.
11/07 : Georges retourne 300 000 FHT de produits finis non conformes à sa livraison
du 02/07. Port payé 35 400 FTTC.
12/07 : Tiré sur Georges une lettre de change T01 pour solde de tout compte, traite
acceptée le même jour, échéance le 31 août.
14/07 : Chèque n°004525A en règlement de la facture n°0025A.
20/07 : Remise à l’escompte la traite T01 à la BICIAB.
22/07 : Pièce de caisse n°254 pour les dépenses suivantes : timbres fiscaux 75 000 F,
cartes téléphoniques 30 000 FHT, timbre postaux 59 000 FTTC.
23/07 : Reçu bordereaux d’escompte relatif à la remise du 20 juillet, taux d’escompte
3%, commissions fixes 20 000 FHT.
25/07 : Georges nous avise qu’il ne pourra pas payer l’effet T01 à l’échéance. Dans
l’impossibilité d’annuler l’effet T01, nous lui consentons une avance de fonds contre
chèque BIB N° 42035 de la valeur de T01.
27/07 : Nous tirons sur Georges une nouvelle traite T02 échéant le 30 septembre,
taux d’intérêt de retard 5%, autres frais facturés 29 500 FTTC.
28/07 : Nous remettons à l’encaissement à la BIB l’effet T02.

Travail à faire : Tenez dans le journal de l’entreprise, toutes ces opérations.

SOLUTION

________01/07_________
95
613 100 000 LES CALCULS
4453 18 000
571 118 000 02/07
(paiement port) Brut 1 500 000
________05/07_________ escompte 15 000
411 3 758 300 net fcier 1 1 485 000
673 15 000 TVA/mse 267 300
702 1 500 000 port 100 000
4431 267 300 Tva / port 18 000
7071 100 000 emb 1 880 000
4432 18 000 NAP 3 758 300
4194 1 880 000 CA = 1 200 000
(facture n°)
_________d°___________
736 1 200 000 05/07
36 1 200 000 Brut 3000000
(sortie n°) remise 1 240000
_______05/07__________ net ccial 1 2760000
602 2 622 000 remise 2 138000
4452 471 960 net ccial 2 2622000
4094 472 000 TVA/mse 471960
401 3 365 960 emb 472000
4091 200 000 avance -200000
(facture n°) NAP 3365960
_________d°___________ CA = 2 622 000
321 2 622 000
6032 2 622 000 10/07
(entrée) Retour de 2000
_________10/07________ PC=PD= 2000*472
4194 944 000
411 944 000 Retour de 1 500
(déconsignation de PC= 1500*472
2000) PD = 566 400
4194 __________d°___________ 708 000 Bonis HT = 120 000 ;
411 566 400 Conservation de 500
7074 120 000 PVTTC = 500*472
443 21 600 PVHT = 200 000

(déconsignation de
4194 1500) 236 000
7074 _________d°____________ 200 000 11/07
443 36 000 Brut 300000
escompte 3000
net fcier 1 297000
702 (vente indirecte) 300 000 TVA/mse 53460
4431 _________11/07_________ 53 460 port 30000
612 30 000 Tva / port 5400
4453 5 400 NAP 385860
411 385 860 CA= 240 000
673 3 000
12/07
Solde = 3 758 300-358 860
36 (facture AV n°…) 240 000 Traite T01 = 3 372 440
736 ________d°_____________ 240 000

23/07
412 (entrée n°…) 3 372 440 20/7-31/08 = 42 jours
411 ________12/07__________ 3 372 440 Es=3372440*3*42/36000
Es = 11 804
Agios=11
401 (Traite n°1) 3 365 960 804+20 000+3 600
521 ________14/07__________ 3 365 960 Agios = 35 404
96
Vnette=3372440-35404
Vnette = 3 337 036
(chèque n°004525A)
________20/07__________
415
27/07
412 3 372 440
3 372 440 31/08-30/09 = 30 jours
(remise à l’escompte) I de retard
I = 3 372 440*5*30/36000
I = 14 052

________22/07__________
616
628 50 000
646 30 000
4454 75 000
571 14 400
169 400
(espèce n°…)
________23/07__________
521
675 3 337 036
631 11 804
445 20 000
565 3 600
3 372 440
(avis de crédit)
_______25/07___________
411
521 3 372 440
3 372 440
(avance de fonds)
_______27/07___________
411
771 43 552
14 052
707
25 000
443
4 500
(imputation des frais)
__________d°___________
412
411 3 415 992
3 415 992
(nouvelle traite)
__________31/3_________
512
412 3 415 992
3 415 992
(Remise à
l’encaissement)

97
CHAPITRE VIII : LES CHARGES DE PERSONNEL

I. Définition
1. Le personnel
Le personnel est l’ensemble des personnes employées (dirigeants, employés,
ouvriers) par un service public, une entreprise ou un particulier… ils apportent leur
travail contre une rémunération appelée salaire.

Le SYSCOA, en vertu du principe de la prééminence de la réalité économique sur


l’apparence juridique, considère que le personnel intérimaire fait partie du personnel
de l’entreprise, malgré l’absence de contrat de travail en ce qui concerne ce type de
personnel.

2. Le salaire
Le salaire est la rémunération reçue par le salarié en échange de son travail. Cette
rémunération s’appelle :
 salaire pour les ouvriers ;
 appointements pour les employés et les cadres ;
 commissions pour les représentants ;
 honoraires pour les exploitants individuels ;
 traitements ou soldes pour les fonctionnaires et les corps habillés.
NB : la rémunération des députés s’appelle émolument.

II. La rémunération

1. La rémunération totale

a. Le salaire de base(Sb)
Le salaire de base est le salaire catégoriel c'est-à-dire celui qui résulte du contrat de
travail. Il ne prend pas en compte les indemnités, les primes, les gratifications. Il est
souvent calculé sur la base de 40 heures par semaine soit 173,33 heures par mois.
Une fois le taux horaire connu, on a :
Salaire de base (Sb) = taux horaire × 173,33

On sait que 1 an = 52 semaines, volume horaire annuel = 40 × 52 = 2080 ; or 1 an =


12 mois, d’où Volume horaire mensuel = 2080/12 = 173, 33.
NB : la loi fixe la durée de la semaine de travail à 40 heures mais elle ne règle pas la
répartition de ces heures entre les jours de la semaine. La liberté est donc laissée aux
employeurs qui ont le choix entre plusieurs modes de répartitions :
 8H/jour pendant 5 jours
 6H40mn/ jour pendant 6 jours
 7H/jour et une demi-journée de 5 H (le samedi)
Soulignons également que la loi ne fixe pas la durée de travail de l’établissement,
mais seulement celle des salariés. L’employeur peut faire fonctionner son entreprise

98
plus de 40 H par semaine et même 24H/24H. Il suffit d’organiser des équipes dont
chacune travaille 40H par semaine.

b. Les heures supplémentaires (HS)


Les conventions collectives disposent de 8H par jour soit 40H par semaine. Tout
travail effectué au-delà de cette limite doit être considéré comme supplémentaire et
doit faire l’objet d’une rémunération. Les majorations dues aux heures
supplémentaires varient en fonction des heures effectuées et en fonction des jours
(ouvrables ou fériés). Ainsi, on a :
Pour les jours ouvrables :
- 15% de majoration pour les huit (8) premières heures de travail c'est-à-dire de
la 41ème heure à la 48ème heure jour ouvrable de jour ;
- 35% de majoration pour les heures effectuées au-delà du 48 èmejour ouvrable de
jour
- 50% de majoration pour les heures effectuées les jours ordinaires de nuit ;
Pour les dimanches et jours fériés

- 60% de majoration pour les heures effectuées les dimanches et jours fériés de
jour ;
- 120% de majoration pour les heures effectués les dimanches et jour fériés de
nuit.

c. Les primes (P)


Exemple : les primes d’ancienneté, de rendement, de productivité, de fin d’années

d. Les indemnités (I)


Exemple : l’indemnité de fonction, de caisse, de logement, de transport…
e. Les avantages en nature (AN)
Exemple : logement, moyen de transport, domestiques, nourritures…
 Les immobilisations sont évaluées de la façon suivante : 5/100 du 1/12 de la
valeur d’origine de l’immobilisation soit 1/240.
 *Exemple : M. Ali travaille dans une société et a un véhicule d’une valeur de
5 000 000 lui est affecté pour son service. Calculer son avantage en nature.
 Les domestiques (employés de maison) : Avantage = salaire de base + CNSS
+ charges sociales patronales au taux de 16% + TPA au taux de 3%.
En résumé, on a:RT = Sb + HS + P + I + AN

2. Les retenues sur le salaire

Deux types de retenues peuvent être distingués.

a. Les retenues légales


 Cotisation de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale pour les
employés :

99
 elle représente 5,5% de rémunération totale hormis les avantages en nature
avec un plafond mensuel de l’assiette de 600 000, toutefois, ce montant ne doit
pas excéder 8% de salaire de base.
CNSS = (Sb + HS + P + I) × 5,5% ≤ 8%Sb avec RT ≤ 600 000

 L’IUTS (Impôt Unique sur les Traitements et Salaires)


L’IUTS est une participation aux dépenses publiques, elle est obligatoire pour les
contribuables que sont les travailleurs. (Voire mode de calcul plus loin).

b. Les retenues particulières


 Les avances et acomptes sur salaire
Part de salaire que l’employeur consent à payer à son salarié avant son échéance
normale.

 Les oppositions ou saisie-arrêt sur salaires


Ce sont des sommes retenues par un employeur sur le salaire d’un débiteur salarié au
profit des créanciers. L’opposition est généralement constatée après jugement par
une saisie-arrêt.

c. Calcul de l’IUTS

 Calcul sans charges

 Les retenues exonérées d’IUTS


o -indemnité de logement ou avantage en nature correspondant : 20% du
salaire brut sans excéder 75 000 F/mois.
o -indemnité de transport ou avantage en nature correspondant : 5% du salaire
brut sans excéder 30 000 F/mois.
o -indemnité de fonction ou avantage en nature correspondant : 5% du salaire
brut sans excéder 50 000 F/mois.
o -les pensions militaires et civiles
o -les indemnités parlementaires
o -les allocations familiales
o -les indemnités de licenciement
o 20% du salaire de base pour les cadres supérieurs et 25% du salaire de base
pour les autres catégories pour les frais et charges professionnelles

 Calcul de la cotisation CNSS

Base de calcul de la CNSS = RT – AN

CNSS (employé) = (RT – AN) × 5,5% ≤ 8% Sb avec RT ≤ 800 000

 Le salaire brut (SB)


100
SB = RT – CNSS (employé)

 Salaire imposable ou base imposable (BI)


C’est le salaire sur lequel est calculé l’IUTS.

BI = SB – Exonérations – abattements forfaitaires (20% Sb ou 25%Sb)


BASE FISCALE = S de Base +HS+P A+ Sursalaire
NB : le salaire imposable net calculé doit être toujours arrondi à la centaine de franc
inferieur.

 Les taux applicables


Ils varient en fonction des revenus mensuels imposables qui, une fois calculés sont
découpés en tranches et on y applique des taux progressifs.

Tranches de retenues imposables Taux Montant Cumul


De 0 à 30 000 0% 0
De 30 100 à 50 000 12,1%
De 50 100 à 80 000 13,9%
De 80 100 à 120 000 15,7%
De 120 100 à 170 000 18,4%
De 170 100 à 250 000 21,7%
De 250 100 et au plus 25%

Exemple 37
Calculer l’IUTS de M. Ali dont le salaire imposable est de 145 800 sachant qu’il est
célibataire sans enfants.

 Calcul avec charges de famille


Lorsque le salarié a des charges de famille, l’IUTS net à reverser s’obtient en
prélevant les abattements pour charges de famille. Ces abattements sont calculés de
la façon suivante :
Nombre de charges de tau
famille x
1 8%
2 10%
3 12%
4 14%

IUTS NET = IUTS BRUT – ABATTEMENTS


IUTS BRUT × t
IUTS NET = IUTS BRUT –
100
t étant le taux d’abattement correspondant.
NB. Sont considérés comme charges à condition de ne pas avoir de revenus distincts :

101
 les enfants mineurs ou infirmes ou âgés de moins de 25 ans lorsqu'ils
poursuivent leurs études ;
 sous les mêmes conditions les orphelins recueillis par lui à son propre foyer et
dont il assure entièrement l'entretien ;
 un conjoint non salarié.
L'épouse ou les épouses salariées sont imposées séparément et bénéficient des
charges lorsque celles-ci ne sont pas retenues pour le calcul de l'IUTS de l'époux.
NB : le nombre de charge de famille ne saurait depassé7 dont 1 conjoint et 6 enfants.

d. Le bulletin de paie
Le bulletin de paie est la pièce justificative de la mise en paiement des rémunérations.
Il donne le détail des éléments du salaire brut, des différentes retenues etc. c’est un
document obligatoire établi par l’employeur et conservé par le salarié.
Schématiquement, il se présente comme suit :

Société :
BULLETIN DE PAIE n°…
fév…
Nom situation matrimoniale
Prénoms N° CNSS…
Profession période : du 1er fév… au
28fev…
Salaire de base
Heures supplémentaires
Indemnités de logement
Indemnités de fonction
Indemnité de transport
Primes
Remboursement de frais
Autres (à préciser)
Total brut (A)
IUTS
Cotisation sociale CNSS
Avances

102
Oppositions
Autres (à préciser
Total retenues (B)
Net à payer (A – B)
Signature et cachet de
l’employeur
NB :
 le bulletin de paie est un document que le travailleur a intérêt à conserver sans
limitation de durée pour faire valoir ses droits ;
 le livre de paie regroupe les bulletins de paie.

III. Les charges patronales

Ce sont des charges salariales supportées par l’employeur (entreprise) au profit des
organismes sociaux et de l’Etat. On distingue deux types de charges :

1. Les charges obligatoires

a. Cotisations CNSS (contributions patronales)


Il s’agit :
 de l’assurance vieillesse : 5,5%
 du risque professionnel : 3,5%
 des prestations familiales : 7%
Soit un total de 16% de la rémunération totale hormis les avantages en nature avec
un plafond mensuel de 600 000.

b. La taxe patronale d’apprentissage (TPA)


La TPA est une taxe perçue au profit du budget de l’Etat. Elle se fonde sur le fait que
l’Etat s’impose le devoir de mettre en place des sessions de formation et de recyclage
au profit des employés. Elle est payée par l’employeur et constitue donc une charge
pour l’entreprise.
Son taux est de 3% .Ce sont des taux applicables sur la rémunération totale.

IV. La comptabilisation

 Avances et acomptes versés sur salaire


421 Personnel, A et Avance
5. Acompte Avance
Compte de
trésorerie
(avance n°…)

Rémunération brute sans avantages en nature et sans retenues sur



salaire
661/662 Rem. directe versée Rémunératio
422 Pers. Rem due n Rémunératio

103
(constat des salaires) n

 Retenues sur salaire


422 Pers, rem due Montant
421 Pers A et A Avance
423 Pers, Opposition
431 opposition… CNSS
447 Sécurité sociale IUTS
E. impôt
retenu…
(constat des
retenues)

 Règlement des salaires nets


422 Pers rémunération Salaire net
5. due Salaire net
Compte de
trésorerie
(paiement salaire
net)

 Reversement des retenues


423 Pers, opposition… Opposition
431 Sécurité sociale CNSS
447 E. impôt retenu IUTS
5. compte de Montant
trésorerie
(reversement
retenues)

 Enregistrement des charges patronales


664 Charges sociales CNSS
6414 Taxe patronale TPA
431 CNSS CNSS
442 E. autre TPA
I&T
(constat ch
patronales)

 Règlement des charges patronales


431 CNSS CNSS
442 E. autre I&T TPA
5. Compte de Montant
trésorerie
(reversement)

104
CHAPITRE IX :LES AMORTISSEMENTS
I DEFINITION
La plupart des immobilisations se déprécient avec l’usage et le temps pour des raisons
naturelles et irréversible. La constatation de cette dépréciation normale se fait au moyen
de l’amortissement.
Selon le SYSCOA on peut définir l’amortissement comme « l’amoindrissement de la
valeur d’une immobilisation qui se déprécie de façon certaine et irréversible avec le
temps, l’usage ou en raison du changement de technique, de l’évolution des marchés ou
autre causes »

105
Du fait de la difficulté de mesure de cet amoindrissement ; l’amortissement pour
l’entreprise c’est reconstitué le coût d’acquisition du bien sur sa durée probable
d’utilisation. Le plan de calcul est désigné par le nom « plan d’amortissement».

I.1 Les différents modes d’amortissement


Il s’agit de l’amortissement linéaire ou constant, de l’amortissement accéléré et de
l’amortissement dégressif
- L’amortissement constant : C’est l’amortissement de droit commun, son
montant est égale pour chaque année de vie du bien (VO /N)
- L’amortissement accéléré et dégressif : l’application est accordé par
l’administration fiscale à certaine entreprise à une grande influence socio- économique
ou d’autre telles que les unités de production (alimentaire, agriculture, industrie,
manufacturière…)
Trois conditions doivent être remplies pour pratiquer ce type
d’amortissement :
. Le bien doit être neuf
.La durée d’utilisation doit être au moins égale 3ans
.Le bien doit être lourd ou d’importance socio-économique

I .2 Les termines usuelles


Quelques termes sont d’usage courant en matière d’amortissement :
I .2.1 La valeur d’entrée ou d’origine VO
Elle constitue la base de calcul des amortissements. Elle se calcule différemment
suivant que l’immobilisation a été achetée ou produite par l’entreprise elle-même.

Application :
Une entreprise a acquis un véhicule BTP dans les conditions suivantes :
PAHT : 10 000 000
Droit de douane et de transit : 2 000 000HT
Frais de transport : 900 000HT
Droit d’enregistrement 3 000 000
Frais d’actes : 2 000 000 HT
Frais de formation : 3 500 000HT
TVA 18%
Les règlements sont faits par banque
TAF :
1) évaluer la valeur d’entrée du véhicule
2) passer les écritures au journal
Correction :
1) La valeur d’entrée du véhicule :
PA : 10 000 000
+Frais de transport ht : 9 00 000
+Droit de douane HT : 2 000 000
106
+Frais de formation HT : 3 500 000
VE= VOHT = 16 400 000
TVA = 2 952 000
VOTTC = 19 352 000
2) Les autres frais
Frais d’actes HT : 2 000 000
+Droit d’enregistrement : 3 000 000
Frais HT= 5 000 000
TVA= 360 000
Frais TTC 5 360 000
3) Enregistrement au journal
245 Materiel de transport 16 400 000
4451 TVA récupérable 2 952 000
4812 Fournisseur d’investiss 16 992 000
4426 Droit de douane 2360 000
Acquisition d’un véhicule 2000 000
------------------- ----- 3000 000
6325 Frais d’actes 2360 000
646 Droit d’enregistrement 360 000
4426 Droit de douane
4454 TVA Récupérable
521 Banque 7 720 000
Règlement des frais et DD
------------------- - --------
I .2.2 La date d’acquisition et de mise en service
• la date d’acquisition c’est la date à laquelle l’immobilisation a été
achetée ; elle correspond à la date de début de calcul des amortissements en
système d’amortissement dégressif.
• la date de mise en service est la date à laquelle le bien rentre en activité
dans l’entreprise ; c’est la date de début de calcul en système d’amortissement
linéaire et accéléré.

I.2.3 Le taux d’amortissement


C’est le coefficient qui est appliqué à la VO ou la VCN pour déterminer
l’amortissement d’une période
Il est proportionnel à la durée de vie de l’immobilisation en amortissement
constant :
Taux constant=
100/N pour N en année
1200/N pour N en mois
36000/N pour N en jour
N= durée de vie de l’immobilisation

Application :

107
Calculer le taux d’amortissement constant de deux biens A et B dont leurs
durées de vie sont respectivement
de : 4ans et 6ans 8mois
Taux A : =100/4 =25%
6ans+ 8mois= 80mois
Taux B = 1200/80 = 15%

I .2.4 L’annuité
C’est l’amortissement d’une seule année (un exercice comptable complet
12mois)

I.2.5 La valeur comptable nette (VCN)


La valeur comptable nette est la valeur restante du bien à une date donnée après
avoir l’amortir pendant une certaine période.
VCN= VO - somme des amortissements appliqués.

II Le calcul de l’amortissement
A =Amortissements
N=Durée de vie
n= durée du temps à amortir (nombre de jour d’utilisation)
t = taux d’amortissement
a =annuité
A= VO*t*n /100 = VO*t*n/1200 =VO*t*n /36000 (selon que n soit en année,
en mois ou en jour)
VCN = VO- A

II .1 Le système d’amortissement linéaire ou constant


II.1.1. La méthode de calcul
Pour ce système le montant annuel (annuité) est constant c’est à dire
égale montant:
Amortissement = VO/N
Amortissement = VO* t
La somme des amortissements de plusieurs périodes ou d’une période inférieur
à une année :
£A = VO*t*n/100 = VO*t*n /1200= VO*t*n/36000
VCN = VO -£A
Taux constant = 100/N
NB : si le matériel a été acquis en cours d’exercice, la première annuité est
calculé au prorata temporis c’est-à-dire calculer proportionnellement au nombre
de jour d’utilisation.

108
Application : calculer les amortissements de 2006 des deux matériels A et B
aux taux constant :
A acquis le 01/01/2003 à 2 000 000f à avec une durée de vie, 4ans
B acquis le 01/08/2006 à 6 000 000f pour une durée de 5ans
Correction :
Matériel A :
Taux= 100/4 = 25%
Amortissement 2006 = (2000000*25) :100 = 2000 000/4 = 500 000
Matériel : B
Taux =100/5= 20%
Du 01/08/2006 au 31/12/2006 on a 5mois
Amortissement 2006 = (6000 000*5*20) :1200 = 500 000

II.1.2 Le plan ou tableau d’amortissement


Toutes les informations relatives à l’amortissement de l’immobilisation sont regroupées dans
un tableau appelé : « plan ou tableau d’amortissement ». Il se présente comme suit :
Période VO Taux Amortissement ou Cumul VCN
annuité des amortissements
1 VO T A1=VO /N A1 VCN1= VO- A1
2 VO T A2 =V0/N A1+A2 VCN1= VO- A1- A2
3 VO T A3=VO/N A1+A2+A3 VCN2=(VO- A1- A2-A3)
. . . . . .
. . . . . .
. . . . . .
n VO T An =VO/N A1+A2+A3+…+An VCNn=VO(A1A2….An)=0

NB : si l’immobilisation été acquis en cour de période


A1 sera calculé sur la durée entre la mise en service la date de fin d’exercice.
On aura une période supplémentaire donc son amortissement sera An+1 calculé
sur la durée entre le début de l’exercice et la date de mise en service du bien
Application :
Présenter le plan d’amortissement constant des matériels
A acquis le 01/01/2003 à 2000 000 pour une durée de vie 4 ans
B acquis le 01/08/2006 à 6 000 000 pour 5ans
Matériel A
Période VO Taux Amortissement Cumul VCN
ou des
annuité amortissements
2003 2000 000 25 500 000 500 000 1 500 000
2004 2000 000 25 500 000 1 000 000 1 000 000
2005 2 000 000 25 500 000 1 500 000 500 000
2006 2 000 000 25 500 000 2 000 000 0

109
Materiel B
Période VO Taux Amort ou Cumul VCN
annuité des amortissements
2006 6 000 000 20 500 000 500 000 5500 000
2007 6 000 000 20 1200 000 1 700 000 4 300 000
2008 6 000 000 20 1 200 000 2 900 000 3 100 000
2009 6 000 000 20 1 200 000 4 100 000 1 900 000
2010 6 000 000 20 1200 000 5 300 000 700 000
2011 6 000 00 20 700 000 700 000 0
1

II .2 Le système d’amortissement accéléré ou amortissement fiscal


II.2.1 Principe
Selon le code général des impôts, pourront faire l’objet d’amortissement
accéléré les matériels et outillages acquis neuf remplissant à la fois la double
condition :
• être utilisés exclusivement pour les opérations industrielles de
fabrication, de transport, de pêche, d’élevage, et d’exploitation agricole
• doit être utilisable pendant au moins 5ans.
Pour ces matériel et outillage le montant de la première annuité d’amortissent
est calculé d’après le système normal (amortissement constant) et est doublé
d’un amortissement annuel ; la durée de vie est donc réduite d’une année.
NB : pour les biens acquis en cour d’année la première annuité est calculée au
prorata temporis et augmentée d’une annuité d’un exercice complet.

II.2.2 Le plan d’amortissement accéléré


Le plan d’amortissement accéléré tient compte du plan d’amortissement linéaire
et accéléré :
Année VO Taux Amort Amort Amortissements
constant accéléré linéaire dérogatoires
DPR (+) RPR(-) 861
851

DPR : Dotation aux provisions règlementé 851


RPR : Reprise de provision règlementé 861

110
Application
La société Faso-riz a acheté un matériel de décorticage le 01/01/N pour
20 000 000. Ce bien sera amorti selon le système d’amortissement accéléré sur
5ans.
TAF : Dresser le plan d’amortissement accéléré

Année VO Taux Amort Amort Amortissements dérogatoires


constan accéléré linéaire
t DPR (+) 851 RPR(-) 861
N 20 000 000 20 8 000 000 4 000 000 4 000 000 0
N+1 20 000 000 20 4000 000 4 000 000 0 0
N+2 20 000 000 20 4000 000 4 000 000 0 0
N+3 20 000 000 20 4000 000 4 000 000 0 0
N+4 20 000 000 20 0 4 000 000 0 4 000 000

II.3 Le système d’amortissement dégressif


Peuvent bénéficier de ce procédé :
- Le matériel informatique
- Le matériel et outillage, de manutention acquis neuf et ayant une durée de vie
supérieur ou égale à 3ans
-
II.3.1. Principe comptable
 calcul de l’amortissement dégressif :
-Pour la première année la base amortissable est la valeur d’origine (VO)
-Pour les autres années l’amortissement se calcule sur la base de la valeur comptable
nette (VCN) de l’année précédente
 Calcul du taux dégressif :
-Il est déterminé à partir du taux linéaire et du coefficient dégressif.
Taux dégressif= Taux linéaire* coefficient
-Le coefficient varie selon la durée d’utilisation de l’immobilisation :
Durées coefficients
Entre 3 à 4ans 1,5
Entre 5 à 6ans 2
Supérieur à 6ans 2 ,5
NB :
-Dans les calculs le taux d’amortissement constant est calculé chaque année et comparé au
taux dégressif.
-Le système d’amortissement dégressif change et devient un système constant l’année ou le
taux constant devient supérieur au taux dégressif.
-Le taux constant est calculé chaque année par rapport au reste des années à amortir= 100/n’
111
II.3.2 Le plan d’amortissement dégressif
II.3.2.1 Cas d’un bien acquis en début d’exercice
Année VO ou VCN Taux Taux Amort =annuité Cumul VCN fin
ou début dégressif : constant : amort
période td tc
1 VO td tc= 100/n A1= VO*td A1 VO-A1=VCN1=VO(1-td)

2 VCN1=VO(1-td) td tc= A2= VCN1*td A1+A2 VNC1-A2=VCN2=VO(1-td)2


100/n-1 = VO(1-td)*td
3 VCN2= td tc= A3= VCN2*td A1+A2+ VCN2- A3=VCN3=VO(1-td)3
VO(1-td)2 100/n-2 VO(1-td)2*td A3

. . td . . .
. . td . . .

N-1 VCNn-2= td tc= 100/2 An-1=VCNn-1*td A1+A2+ VCNn-2-An-1= VCNn-1= VO(1-td)n-1


VO(1-td)n-2 VO(1-td)n-2*td .+…
+An-1
N VCNn-1= td tc= 100/1 An=VO(1-td)n- A1+A2+ VCNn-1–An= VCNn=VO(1-td)n=0
VO( 1-td)n-1 1
*td …..
+An-
1+An

Remarque :
On constate que les amortissements sont en progression géométrique de
-
premier terme VO*td et de raison (1-td)
- A1 =VO*td
- An= VO(1-td)n-1*td
- AP = AP-1 (1-td)
-
An - An+1 VCNn - VCNn+1
td=
An = VCNn
-les VCNn sont en progression géométrique de raison (1-td) et de premier terme V0
.VCNn =VO(1-td)n
.VCNn-1 =VCNn(1-td)
. VCNp=VCNn(1-td)p-n

II.3.2.2 Cas ou le bien est acquis en cours d’exercice


Année VO ou VCN début Taux Taux Amort =annuité Cumul VCN fin
ou dégressif constant : amort
période : td tc
1 VO td tc= 100/n A1=VO*td*m /12 A1 VO-A1=VCN1=VO(1-td*m /12)

2 VCN1= td tc= A2= VCN1*td A1+A2 VNC1-A2=VCN2=VO(1-td*m/12)(1-td)1


VO(1-td*m /12) 100/n-1 =VO*(1-td*m /12)td
3 VCN2= td tc= A3=VCN2*td= A1+A2 VCN2- A3=VCN3=VO(1-td*m /12) (1-td)2
VO(1-td*m/12)(1-td)1 100/n-2 VO(1-td*m /12)(1-td)*td +
A3

112
. . td . . .
. . td . . .

N-1 VCNn-2= td tc= 100/2 An-1=VCNn-2*td A1+A2 VCNn-2-An-1= VCNn-1=


VO(1-td*m /12) (1-td)n-3 VO(1-td*m /12) (1-td)n-3*td +.+… VO(1-td*m /12) (1-td)n-2
+An-1

N VCNn-1= td tc= 100/1 An=VCNn-1*td A1+A2 VCNn-1–An= VCNn=


VO(1-td*m /12) (1-td)n-2 VO(1-td*m /12) (1-td)n-2*td +….. VO(1-td*m /12) (1-td)n-1=0
+An-
1+An

REMARQUE :
-Les amortissements sont en progression géométrique de premier terme V0(1-mtd /12)td et raison (1-td)
- A1 = VO*m *td /12
- An= VO(1-td*m /12) (1-td)n-2*td
- AP = AP-1(1-td*m /12) (1-td)
- VCNn = VO(1-td*m /12) (1-td)n-1
-
An - An+1 VCNn - VCNn+1
td=
An = VCNn
-les VCNn sont en progression géométrique de raison (1-td) et de premier terme V0 (1-
td*m /12)
.VCNn = VO (1-td*m /12) (1-td)n-1
. VCNp = VCNn(1-td*m /12) (1-td)p-n

Application1 : Un matériel acquis le 01/01/2008 à 2000 000f amortissable selon le système


d’amortissement dégressif.
TAF : Présenter le plan d’amortissement de ce matériel sachant que la durée de ce matériel
est de 4ans.
Correction
Le taux constant=100/4= 25%
Le taux dégressif = 25*1,5= 37,5%
Année ou VO ou Taux Taux Amort Cumul VCN fin
période VCN dégressif constant : =annuité amort
début : td tc
2008 2 000 000 37 ,5 25 750 000 750 000 1 250 000
2009 1250 000 37,5 33,33 468 750 1 218 750 781 250
2010 781 250 37,5 50 390 625 1 609 375 390 625
2011 390 625 37,5 100 390 625 2 000 000 0

Application2 : un bien acquis le 01/07/ 1998 pour 4000 000 est amorti selon le système
dégressif sur 5ans
Taf : présenter le plan d’amortissement de ce bien

113
NB :
-Si un bien à une valeur résiduelle (valeur restante après sa durée de vie normal) il y a lieu de
soustraire cette valeur de la valeur d’origine et prendre le reste comme base de calcul des
amortissements :
Base des amortissements = VO- Valeur résiduelle
-Lorsque les données sont avant inventaire, les amortissements n’ont pas été calculés et
enregistrés, par conséquent le décompte ne tiendra pas compte de l’année d’inventaire en
cours.
-Lorsque les données sont après inventaire, cela suppose que les amortissements de
l’exercice ont été enregistrés dans les comptes appropriés. Par conséquent pour le
décompte, on tiendra compte de l’année d’inventaire.

III Les enregistrements des immobilisations et des amortissements


III.1 L’enregistrement des amortissements économique
L’amortissement économique s’enregistre de la façon suivante :
-La charge engendrée par l’amoindrissement de la valeur (amortissement) est portée au débit
du compte 681 : dotation aux amortissements d’exploitations. En cas d’amortissement
HAO on utilisera le compte 852 : dotation des amortissements HAO
-La perte de valeur subie par l’immobilisation s’enregistre au crédit du compte 28xx:
Amortissement des immobilisations.
---------------- --------------
681 Dotation aux amortissements d’exploitations X
852 Dotation aux amortissements HAO Y
28….. Amortissement des…… X ou Y
--------------------- ----------------------------

Application :
La société TOVIO a acheté un véhicule dans les conditions suivantes :
-Prix d’achat 15 000 000FHT
-Frais de transport 3 500 000FHT
-Frais de douane 1 500 000F HT
-Frais de formation 2 360 000F TTC
-Honoraire du notaire 1180 000F TTC
-Droit d’enregistrement 500 000F
Assurance 1 300 000F
L’entreprise a reçu la voiture le 01/01/2000 et décide de l’amortir sur une durée de 5ans en
système linéaire. Par ailleurs les commissions et courtages sont liés à l’acquisition de
l’immobilisation et la TVA sur le prix d’achat est non récupérable. La TVA sur les autres
charges est récupérable
Les frais sont amortis sur 3ans.
TAF :
114
a) Evaluer le cout d’acquisition du véhicule
b) Enregistrer l’opération d’acquisition du bien
c) Présenter le plan d’amortissement du bien
d) Enregistré les différents amortissements au journal le 31/12/2000 et au 31/12/2001

Correction :
1 Le cout d’acquisition de la voiture :
PA : 15000 000
TVA non récupérable : 2 700 000
Transport : 3 500 000
Frais de formation : 2 000 000
Assurance : 1 300 000
Droit de douane : 1 500 000
VO HT : 26 000 000
Tva 1 494 000
VOTTC : 27 494 000
Le plan d’amortissement
Années Vo amort Cumul amort VCN
2000 26000 000 5200 000 5 200 000 20 800 000
2001 26 000 000 5200 000 10 400 000 15 600 000
2002 26 000 000 5200 000 15 600 000 10 400 000
2003 26 000 000 5200 000 20 800 000 5200 000
2004 26 000 000 5200 000 26 000 000 0
………………..01/01/2000………………….
245 26 000 000
4451 1 494 000
521 25 724 000
4426 1770 000
(acquisition du matériel)
……………………d°……………………
4426 1770 000
6324 1 000 000
646 500 000
4454 180 000
521 3 450 000
(Règlements des frais et droit de douane)
…………………31/12/2000………………..
6813 5 200 000

2845 5200 000

(Amortissement du matériel de transport)


...................... 31/12/2001 ……………………
6813 5 200 000
2845 (Amortissement du matériel de transport) 5 200 000

III.2. Enregistrements des amortissements fiscaux


- Amortissement économique < amortissement fiscal
115
Si l’amortissement économique est inférieur à l’amortissement fiscal on constate une
dotation aux provisions règlementées qui s’enregistre de la façon suivante :
………………. ……………….
681 Dotations aux amortissements d’exploitation X
851 Dotations aux provisions règlementées Y
28… Amortissements des immobilisations X
151 Amortissements dérogatoires Y
(Suivant le plan d’amortissement)

- l’amortissement fiscal < amortissement économique


Dans ce cas on a une reprise de provision règlementée. Les opérations d’amortissement
s’enregistrent de la façon suivante
………………. ……………….
681 Dotations aux amortissements d’exploitation X
151 Amortissements dérogatoires Y
28… Amortissements des immobilisations X
861 Reprise aux provisions règlementées Y
(Suivant le plan d’amortissement)
……………….. ………….
-Amortissement fiscal= amortissement économique
Si l’amortissement de droit fiscal est égal à l’amortissement du droit commun on constate
seulement la charge de l’amortissement dû.
………………… …....
681 Dotation aux amortissements X
28… d’exploitation X
Amortissements des
immobilisations
(constatation des amortissements)

Application
La société Faso Raaga a acheté un matériel et mobilier de bureau dans les conditions
suivantes?
VOHT = 2000 000f
Date d’acquisition 13/08/2000
Ce matériel est amorti selon le système accéléré sur 5ans
TAF
1) Présenter le plan d’amortissement accéléré
2) Passer les écritures d’inventaire aux 31/12/2000, 31/12/2001,31/12/2004 et
31/12/2005
3) Solution :
116
T=100/5=20%
Amortissement= 2000 000X0.2= 400 000
Amort.2000= (400000 :360)x138= 153 334

Année VO Amortissement Amortissement Amortissement


accéléré linéaire Dérogatoire
851 861
31/12/2000 2000 000 553 334 153 334 400 000 -
31/12/2001 2 000 000 400 000 400 000 - -
31/12/2002 2000 000 400 000 400 000 - -
31/12/2003 2000 000 400 000 400 000 - -
31/12/2004 2000 000 246 666 400 000 - 153 334
31/12/2005 2000 000 - 246 666 - 246 666
Total 400 000 400 000

4) les écritures d’inventaire


………………….31/12/00 ……………….
681 Dotation aux amortissements 153 334
851 Dotations aux provisions règlementées 400 000
2844 Amortissements du mobilier de bureau 153 334
151 Amortissement dérogatoire 400 000
(suivant le plan d’amortissement)
………………. 31/12/01 ……………….
681 Dotation aux amortissements 400 000
2844 Amortissement du mob de bureau 400 000
(dotation aux amortissements)
……………. 31/12/2004 ……………………
681 Dotation aux amortissements 400 000
151 Amortissement dérogatoire 153 334
2844 Amortissement du mob de bureau 400 000
861 Reprise aux prov règlementés 153 334
(selon plan d’amortissements)
……………… 31/12/2006 ……………………..
681 Dotation aux amortissements 244 445
151 Amortissement dérogatoire 246 666
2844 Amortissement du mob de bureau 244 445
861 Reprise aux provisions règlementées 246 666
(selon le plan d’amortissement)

117
118

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