Memoire de Magister: Universite Saad Dahleb de Blida
Memoire de Magister: Universite Saad Dahleb de Blida
MEMOIRE DE MAGISTER
En Chimie Industrielle
DISTILLATION MEMBRANAIRE
Par
Salim CHELOUCHE
Pour toi chère mère, merci encore une fois pour tes sacrifices
Par ailleurs, Les flux calculés par le modèle établi sont très sensibles aux
changements du coefficient d’évaporation qui est étroitement dépendant du taux de
contamination de la surface siège de la réaction d’évaporation. A cet effet, des simulations
de mécanique des fluides numériques CFD à l’échelle micro du système ont été réalisées et
une attention particulière est accordée au calcul des vitesses d’entrée de l’écoulement et la
représentation de la réaction d’évaporation. Le taux de recouvrement en particules de sels
de la surface du ménisque créé à l’entrée du pore est déterminé selon des conditions
opératoires expérimentales de la littérature.
ABSTRACT
Production of water intended for human consumption from non-conventional
waters knows a considerable growth. Reverse Osmosis has proven to be a very attractive
choice during these decades and has reached maturity. However, membrane distillation in
desalination applications is at research stage, presents an incontestable interest, since the
operating conditions are less demanding and more adapted to the very high salinity water.
Vacuum Membrane Distillation (VMD) is one of membrane distillation
configurations who receive more attention for its great ability to produce drinking water at
low cost. Aiming to analyze the VMD process and particularly mass transfer through
porous membranes, a ballistic flow model is developed to predict fluxes out from high
aspect ratio cylindrical pores. The model is based on the estimation of direct and indirect
transmission probabilities by direct integration of water species flux. A power law that uses
the pore aspect ratio is developed to enable a quick estimation of the flux fraction exiting
the pore. The flux entering the pore is calculated using Hertz–Knudsen–Schrage equation
and depends on the values of the condensation and evaporation coefficients of the
transferred species. Simulation results are compared to classical Knudsen diffusion
predictions as well as to experimental data.
The results reveal that increasing solute concentration in the feed solution results in
a reduction of flux permeability owing to an increase in the meniscus rate recovery
revealing a decrease in the coefficient of evaporation.
ّ
ملخص
أثبت التنافذ العكسً قدرته لٌكون. إنتاج المٌاه المخصصة لالستهالك البشري من المٌاه غٌر الطبٌعٌة تشهد نموا كبٌرا
من ناحٌة أخرى ال تزال تطبٌقات،خٌارا جذابا للغاٌة على مدى عقود من الزمن حٌث تمكن من الوصول إلى درجة النضج
التقطٌر الغشائً فً مجال تحلٌة المٌاه فً مرحلة البحث و التطوٌر كما أنها أظهرت عدة جوانب إٌجابٌة حٌث أن شروط التشغٌل
.هً أقل تطلبا وأكثر مالءمة للمٌاه ذات الملوحة العالٌة جدا
التقطٌر الغشائً الفراغً هو واحد من تشكٌالت التقطٌر الغشائً التً تلقً المزٌد من االهتمام لقدرتها على إنتاج مٌاه
تم إنجاز نموذج للتدفق البالٌستً بهدف التنبؤ بمقدار، بغرض تحلٌل إنتقال الكتلة عبر أغشٌة مسامٌة.الشرب بتكلفة منخفضة
وٌستند هذا النموذج على تقدٌر إحتمال اإلنتقال المباشر والغٌر المباشر عن طرٌق الحساب التكاملً المباشر لتدفق.النفاذٌة
تم تحدٌد عالقة قوة مرتبطة بنسبة العرض إلى إرتفاع المسامات تسمح بتقدٌر سرٌع للجزء من التدفق الخارج من.الجزٌئات
شراج التً تعتمد على قٌم معامالت التبخر والتكثٌف-كنودسن- ٌتم حساب تٌار دخول المسام باستخدام معادلة هرتز.المسام
. وتتم مقارنة نتائج المحاكاة مع تنبؤات كنودسن لإلنتشار التقلٌدي فضال عن معطٌات تجرٌبٌة ألعمال سابقة.للجزٌئات المنقولة
هذا األخٌر مرتبط،مقادٌر النفاذٌة المحسوبة بواسطة النموذج المنشأ سابقا حساسة جدا للتغٌرات فً معامل التبخر
أنجزت عملٌات محاكاة باستعمال مٌكانٌكا السوائل الحاسوبٌة.أساسا بمقدار تعبئة السطح الهاللً مقر تفاعل التبخٌر بالجزٌئات
على مستوى مٌكروجزٌئً للمنظومة حٌث تم إعطاء إهتمام خاص لحساب سرعات دخول التٌار و كٌفٌة تمثٌل عملٌة تفاعل
. تم حساب معدل تغطٌة السطح الهاللً المتشكل عند مدخل المسام بجزٌئات الملح باإلستناد إلى ظروف تشغٌل تجرٌبٌة.التبخر
النتائج تبٌن أن الزٌادة فً تركٌز المذاب فً سائل الدخول ٌؤدي إلى انخفاض فً مقدار النفاذٌة فً أعقاب زٌادة معدل تعبئة
.السطح الهاللً المرادف النخفاض فً معامل التبخر
TABLE DES MATIERES
RESUME 3
II.1. Introduction 30
II.2. La modélisation théorique dans la distillation membranaire sous vide 32
II.3. Effets des conditions opératoires sur le flux de perméation en VMD 33
II.4. Les applications de la VMD 35
II.5. La technologie VMD dans le dessalement 35
IV.1. Introduction 42
IV.2. Méthodologie d’une simulation par CFD 42
IV.3. Générateur de maillage GAMBIT 44
IV.4. FLUENT (Processing et Post-processing) 49
V.1. Introduction 52
V.2. Etat de l’art de la modélisation en VMD 52
V.3. La diffusion Knudsen en VMD 53
V.4. Le développement du modèle balistique 55
V.5. Implémentation numérique 67
V.6. Résultats des simulations de l’écoulement sans collisions 69
V.7. Application du modèle à la Distillation Membranaire sous Vide 72
V.8. Conclusions et perspectives 78
VI.1. Problématique 80
VI.2. Revue bibliographique 81
VI.3. Fondements expérimentaux 82
VI.4. Préparation de la géométrie par GAMBIT 84
VI.5. Calcul des solutions par FLUENT (Processing) 92
VI.6. Traitement de la solution (Post-processing) 105
VI.7. Résultats et discussions 106
VI.8. Conclusions et perspectives 111
DM - Distillation Membranaire
- Intégrale
- Coefficient de condensation
- Coefficient d’évaporation
- Nombre de Knudsen
m Longueur du pore
OI - Osmose Inverse
Pa Pression
- Nombre de Reynolds
K Température
K Température moyenne
K Température de la membrane
m Diamètre du pore
m/s² Pesanteur
⃗ - Normal à la surface A
m profondeur du ménisque
m Épaisseur de la membrane
- Porosité de la membrane
- Précision
- Fraction massique
- Gradient (différentiel)
14
INTRODUCTION
Cette activité est en pleine développement du fait d’une amélioration constante des
techniques de dessalement et par conséquent, un coût du mètre cube produit nettement plus
faible durant cette décennie, qui est due à la bonne maitrise énergétique et la mise en
œuvre des matériaux membranaires.
En général, le traitement membranaire est basé sur la filtration de l’eau salée par le
biais d’un support appelé membrane, et utilise deux techniques d’entrainement qui sont ou
bien un entrainement par pression qui englobe : l’Osmose Inverse (RO), la Nanofiltration
(NF) et l’Ultrafiltration (UF) ou bien un entrainement électrique : l’Electrodialyse (ED) et
l’Electrodialyse inversée (EDI).
coût, ce qui génère un problème de rentabilité. Le prix de l’eau sortie d’usine varie en
fonction de la capacité de l’usine et du procédé. Ces dernières années, il était de 0,4 à 0,8
euro/m³ par osmose inverse, et de 0,6 à 1,8 euros/m³ par distillation thermique, ce qui
reste deux à trois fois plus cher que la production à partir d’eau de surface [1].
Puisque le dessalement est une des avenues qui permet de remédier aux problèmes
d’approvisionnement en eau douce et potable, des équipes de recherches s’affairent à
trouver des procédés toujours plus efficaces. Certaines de ces recherches prometteuses
pourraient remédier aux principaux problèmes rencontrés lorsqu’il est question de
traitement de l’eau salée, le coût prohibitif et le rendement qui n’est pas toujours
intéressant associés à la production de l’eau.
C’est dans ce contexte que s’inscrit le présent travail qui s’étale sur deux parties. Le
chalenge à travers la première partie sera d’établir un modèle balistique au niveau du pore
afin de déterminer le flux de perméation à travers une configuration de distillation
membranaire sous vide, le paramétrage du modèle dépendra des coefficients de
condensation et d’évaporation de l’eau au niveau de l’interface liquide/vapeur siège de la
réaction d’évaporation. Le coefficient d’évaporation est très sensible aux impuretés (les
particules de sel), ainsi la deuxième partie sera consacrée à la réalisation des simulations de
mécanique des fluides numériques (CFD) à l’échelle microscopique du système (pore)
16
Le premier volet est composé de quatre (04) chapitres théoriques dont le premier
est dédié à la description générale du procédé de distillation membranaire, les
caractéristiques de l’une des configurations de la DM qui est la distillation
membranaire sous vide sont explicitées dans un deuxième chapitre. Le troisième
chapitre est consacré aux différents principes du calcul numériques et
l’optimisation des procédés chimiques, alors que le quatrième chapitre est réservé à
la mécanique des fluides numérique (CFD) où on présentera les déférentes étapes à
suivre pour une simulation réussie.
I.1. Introduction
Tout d’abord le fluide à traiter, sous forme liquide, s’évapore au voisinage des
pores. Les molécules du fluide sont ensuite transportées, sous forme vapeur uniquement, à
travers les pores de la membrane. Enfin, la vapeur se condense de l’autre côté de la
membrane par diverses techniques (figure I.1). La membrane sert uniquement de support à
l’interface liquide-gaz et permet de transporter la phase vapeur et n’intervient pas dans le
procédé séparatif.
- Des conditions opératoires plus rentables que les autres procédés séparatifs :
pressions faibles et des températures nettement plus faibles que la température
d’ébullition du liquide à traiter ;
- Une grande sélectivité du procédé avec un taux de rejet en sel théorique de 100% ;
- Un faible espace nécessaire pour le procédé et une zone limitée où appliquer le vide
dans le cas de la distillation membranaire sous vide ;
- Un colmatage plus faible relativement aux autres procédés séparatifs ;
- Des propriétés mécaniques de la membrane moins exigeantes que celles des autres
procédés membranaires ;
- Une plus faible sensibilité aux concentrations du fluide d’alimentation en
comparaison des autres procédés membranaires ;
- Une possibilité de couplage avec des énergies renouvelables
I.2. Historique
Le procédé de DM fut breveté pour la première fois en 1963 par B.R.R. Bodell aux
Etats Unis d’Amérique (United States Patent n°285,032) et la première publication date de
1967. Cependant, les recherches furent rapidement abandonnées en raison des faibles
productions de perméat comparées à l’OI et de l’absence de membranes adaptées et
utilisables pour ce nouveau procédé.
Dans les années 1980, les recherches sur la distillation membranaire ont connu un
renouveau avec l’apparition sur le marché de nouvelles membranes poreuses et
19
L’intérêt pour la DM a connu une envolée à partir des années 90 avec un nombre
toujours croissant de publications sur le sujet. Certains aspects de la DM ont été largement
étudiés comme l’influence des conditions opératoires tandis que d’autres phénomènes,
comme le colmatage et les aspects énergétiques n’ont été abordés que sporadiquement.
intervalle gazeux inerte et immobile est placé entre la membrane et cette surface froide.
Les molécules volatiles s’évaporent ainsi à l’interface liquide chaud/vapeur et traversent la
membrane sous forme gazeuse puis l’intervalle gazeux avant de se recondenser au contact
de la surface froide. Il est à noter la présence d’une résistance supplémentaire aux
transferts de chaleur et de matière due au film gazeux (transfert par diffusion moléculaire
dans le film gazeux). Son épaisseur joue un rôle important mais reste difficile à contrôler
pour des raisons techniques.
La SGMD permet d’obtenir des flux de perméat plus importants, mais entraîne des
coûts supplémentaires.
Le tableau I.1 rassemble les avantages, les inconvénients ainsi que les domaines
d’application de chaque configuration.
22
Configuration Domaines
Avantages Inconvénients
MD d’application
Polyvinylidène Fluoride (PVDF) [5]. En général les membranes utilisées dans les systèmes
MD doivent présenter une faible résistance au transfert de masse et une faible conductivité
thermique pour minimiser les pertes de chaleur. Elles doivent avoir aussi une bonne
stabilité thermique aux températures extrêmes et une résistance élevée aux produits
chimiques comme les acides et les bases.
Le PTFE, représente le matériau idéal pour la conception des membranes en MD, car il
manifeste le caractère hydrophobe le plus élevé et l’un des matériaux les plus résistants
chimiquement et les plus stables thermiquement [5], il faut juste mentionner que la plupart
des membranes utilisées en MD ont été destinées au départ pour les applications de
microfiltration (MF).
I.5.3. L’épaisseur
L’une des caractéristiques les plus importantes des systèmes de DM est l’épaisseur
de la membrane, car elle influe linéairement sur le flux de perméat sans autant dépasser
une certaine épaisseur optimale afin d’éviter le mouillage des pores.
I.5.4. La porosité
La porosité de la membrane est la fraction du vide définie comme étant le volume
des pores rapporté au volume total de la membrane, en MD, elle varie de 30 à 85% [7] et
peut être déterminée par la relation de Smolder-Francken [9] :
I.5.5. La tortuosité
plus utilisée pour la détermination de la tortuosité des membranes de DM est établie par
Macki-Mears [10] :
1. Module en feuillet plat (flat and sheet) : la configuration en feuillet plat est
largement utilisée en laboratoire à cause de son nettoyage et remplacement facile.
2. Module en fibres creuses : l’avantage principal est sa compacité élevée et sa faible
consommation d’énergie, cependant, il présente une grande tendance à
l’encrassement et il est difficile au nettoyage et à la maintenance.
3. Module tubulaire : commercialement les modules tubulaires sont les plus attractifs,
une faible tendance à l’encrassement, une grande surface d’échange, mais il présente
une faible compacité et un coût d’opération élevé.
4. Module enroulée en spiral : présente une bonne compacité, une tendance moyenne à
l’encrassement et une consommation acceptable d’énergie.
Dans ce qui suit, les mécanismes de transfert de masse dans la membrane seront
développés. Prenant l’exemple du dessalement, la force de transfert de matière dans le
milieu poreux de la membrane est due à un gradient de pression partielle de vapeur ∆P(H2O)
de part et d’autre de la membrane. Il en résulte l’équation suivante :
Pour l’eau pure, la pression partielle de vapeur est donnée en (Pa) à la température
T (K) par l’équation d’Antoine [3] :
26
( *
Une notion importante est celle du parcours libre moyen des molécules qui va
déterminer quel type de résistance est dominant dans le transfert de matière au sein de la
membrane. Il est défini par la théorie cinétique des gaz.
- La diffusion de Knudsen,
- La diffusion interne ou de surface,
- La diffusion moléculaire,
- Le flux visqueux (l’écoulement Poiseuille).
La première résistance est due aux collisions des molécules de gaz diffusantes avec
les parois des pores sous l’action du gradient de pression. Il s’agit de la diffusion de
Knudsen qui est dominante si le libre parcours moyen des molécules est très grand par
rapport au diamètre moyen des pores. Le transfert de Knudsen peut avoir tendance à sous-
évaluer le flux obtenu qui se traduit par l’équation suivante :
27
√
√
La troisième résistance est due aux collisions des molécules de gaz diffusantes entre
elles. Il s’agit de la diffusion moléculaire dont le flux se traduit par l’équation suivante :
En VMD, l’air est uniquement présent à l’état de traces dans les pores et cette
résistance peut ainsi être négligée.
( )
Afin d’augmenter l’efficacité des procédés de DM, les membranes doivent être
mises en œuvre avec des matériaux dont les la conductivité thermique est faible [16].
Banat et Simandl [17] ont étudié l’effet de la longueur des opérations sur une durée
de 60 jours sur le flux de perméat en utilisant de l’eau de robinet, ils ont constaté que le
flux croit pour les 50 premières heures, puis chute pendant les 160 heures qui suivent avant
d’atteindre un état quasi-stationnaire.
En ce qui concerne l’eau de mer, les expériences ont été menées sur une période de
10 jours, le flux décroit jusqu’à atteindre un état permanent [14]. Les mêmes résultats ont
été enregistrés pour une solution en NaCl (1 Molaire) pendant 6 jours [20].
30
II.1. Introduction
Une des techniques possible utilisée pour augmenter le flux de perméation en MD
est de chasser l’air des pores par un dégazage (éliminer l’effet de la pression partielle de
l’air à l’intérieur des pores de la membrane, en d’autre terme éliminer la diffusion
moléculaire), ou bien par l’application d’un vide en continu au niveau du compartiment
perméat.
Figure II.2. Schéma d’un système VMD expérimental typique à l’échelle laboratoire [3]
a. Une très faible perte de chaleur par conduction : cela est dû à l’isolation contre les
pertes de chaleur par conduction suite à l’application du vide. La couche limite est
négligeable dans le coté perméat, ce qui conduit à un abaissement de la quantité de
chaleur transférée à travers la membrane et l’amélioration des performances.
b. Une résistance au transfert de masse réduite : la diffusion à l’intérieur des pores des
molécules évaporées à l’interface alimentation/membrane est favorisée.
Toutefois, le risque de mouillage des pores en VMD est plus élevé que les autres
configurations à cause de la pression du vide appliquée qui pourra être considéré comme
un sérieux inconvénient.
A titre d’illustration, dans l’annexe 2 sont consignés les flux de perméat, justifiant
l’importance des flux en VMD pour certaines membranes commerciales et de laboratoires,
comparativement aux autres configurations.
En VMD, la force motrice est maintenue par une application d’un vide en continu
au niveau du coté perméat. La solution d’alimentation (feed) est mise en contact avec la
partie supérieure de la membrane.
( )
Avec
a. Kn > 10 ( )
Les collisions molécules-parois du pore sont dominantes par rapport aux collisions
molécules-molécules et le régime de diffusion Knudsen est applicable via l’équation
suivante [5] :
√
33
. √ /
c. Kn < 0.01 ( )
Dans ce cas, les collisions molécules-molécules dominent et la perméabilité à travers
le pore est dans la région visqueuse (Poiseuille) et pourra être calculée par le biais de
l’équation suivante :
̅ ̅
Si on considère une distribution de taille des pores, tous les mécanismes de transfert
peuvent survenir simultanément, suivant les conditions opératoires appliquées. la
perméabilité globale en VMD peut être calculé comme suit [11, 26] :
. ∑ ∑ ( ) ∑ /
⁄
( *
Où
: La fraction des pores dont la taille est .
La VMD peut être utilisée dans le traitement des solutions aqueuses fortement
concentrées en sels, sans incidence particulière sur la productivité, comparativement à la
nanofiltration et l’osmose inverse [28-30].
Dans le cas des solutions aqueuses contenant des solutés volatils, les flux global et
partiel augmentent avec l’augmentation de la vitesse de circulation [31, 32], cela est dû
aussi à l’augmentation des coefficients de transfert suite à une diminution de la résistance
au transfert de masse.
Le traitement des solutions aqueuses d’alcools par la VMD est aussi une
importante application [21, 22]. D’autres études et recherches traitent des solutions
n’incluant pas des VOCs, comme le dessalement [28-30, 34-37] pour la production de
l’eau distillée ou bien la concentration des solutions aqueuses de saccharose [38],
traitement des solutions de colorant [25, 39],la concentration des extraits de ginseng dans
les solutions aqueuses [40] et l’éthylène glycol à partir des liquides de produits réfrigérants
usagés [41]. Par ailleurs, le procédé VMD a été utilisé dans l’élimination de l’Ammoniac
[42], la concentration de jus de fruits et la récupération des composés aromatiques volatiles
[43, 44], et le traitement des eaux usées issues de l’industrie des textiles [25, 39].
Le procédé VMD a été utilisé avec succès pour la production d'eau distillée à partir
de l'eau de mer ou des eaux saumâtres et aussi pour la concentration des saumures [28, 30,
34-37, 45]. Par l’utilisation des différentes membranes en PE et PP en fibres creuses et
pour une solution aqueuse en chlorure du Sodium à 35 g/l, Li et al [34] ont révélé que le
flux de perméat en VMD est plus important que celui enregistré en DCMD.
Une installation pilote VMD pour le dessalement d'eau de mer sur des navires à
l'aide des membranes en PP en fibres creuses [37], le chauffage de l’eau de mer du coté
alimentation est assuré par la chaleur dégagée par le moteur du navire, ainsi, différentes
conditions opératoires ont été investiguées. Il apparait, que le facteur de rejet avoisinant les
99.99% avec un flux de perméat de 5,4 kg/m².h ont pu être maintenus après 5 mois de
fonctionnement.
Wirth et Cabassaud [28] ont réalisé des expériences VMD pour des solutions
aqueuses dont les concentrations varient de 15 à 300 g/l. Il est à noter que la qualité de
l’eau ultra pure obtenue est comparable pour les deux solutions salines.
36
III.1.1. Introduction
∫ ∑
Où les poids et les points varieront selon la méthode, sujet toutefois à une
condition de normalisation ∑ et représente la longueur de l’intervalle ou le
volume de la région d’intégration [46].
Dans le cas où la fonction ne dépend que d’une seule variable réelle, c.-à-d. la
région d’intégration est unidimensionnelle, trois régions différentes se distinguent : finie,
semi-finie et infinie
37
A. La méthode du trapèze
Soit
Figure III.1. Méthode des trapèzes
Alors :
( ) ( )
( )
Avec
D’où :
On vérifie facilement que tous les poids sont égaux à 1 sauf les deux extrémités
qui sont égales à 0,5.
[ ]
38
B. Méthode de Simpson
Pour réduire encore l’erreur de troncature, il est normal de chercher une méthode
qui va plus loin dans le développement de Taylor pour intégrer exactement des termes de
degré supérieur.
[ ]
III.2.1. Introduction
c. Contraintes d’inégalités.
La liste citée ci-dessus représente les six (6) étapes générales de l’analyse et la
résolution des problèmes d’optimisation :
3. Par le biais des expressions mathématiques, développer une procédure valide qui lie
les variables d'entrée-sortie du processus et les coefficients associés. Inclure à la fois
les contraintes d'égalité et d'inégalité. Utilisez les principes physiques (les bilans
massiques, les bilans d’énergie, les relations empiriques, les concepts implicites et
40
6. Vérifiez les résultats obtenus, et examiner leur sensibilité aux variations des
coefficients et hypothèses du problème.
L’étape 4 indique que l'énoncé mathématique du problème doit être simplifié autant
que possible sans perdre son essentiel.
L’étape 5 implique le calcul du point optimal. Très peu de techniques existent pour
obtenir la solution optimale pour un problème. Pratiquement toutes les méthodes
d'optimisation numérique impliquent l’itération, alors que l'efficacité d'une technique
donnée repose souvent sur une bonne première estimation des valeurs des variables à la
solution optimale.
La dernière entrée consiste à vérifier la solution afin de déterminer s'il s'agit bien
d’une solution optimale. Le plus souvent, une solution optimale peut exister, mais on ne
peut pas démontrer que les conditions nécessaires sont satisfaites. Une deuxième
considération est la sensibilité de l'optimum aux modifications des paramètres dans
l'énoncé du problème.
La méthode des moindres carrés, élaborée par Legendre en 1805 et Gauss en 1809,
permet de comparer des données expérimentales, généralement entachées d’erreurs de
mesure, à un modèle mathématique censé décrire ces données.
41
La méthode des moindres carrés permet alors de minimiser l’impact des erreurs
expérimentales en « ajoutant de l’information » dans le processus de mesure.
Dans le cas le plus courant, le modèle théorique est une famille de fonction
d’une ou plusieurs variables muettes , indexées par un ou plusieurs paramètres
inconnus. La méthode des moindres carrés permet de sélectionner parmi ces fonctions,
celle qui reproduit le mieux les données expérimentales. On parle dans ce cas d’ajustement
par la méthode des moindres carrés.
∑ ∑
Où les sont les résidus du modèle, qui correspondent à l’écart entre la mesure
et la prédiction donnée par le modèle. peut être considérée comme une
mesure de la distance entre les données expérimentales et le modèle théorique qui prédit
ces données. La prescription des moindres carrés commande que cette distance soit
minimale.
42
IV.1. Introduction
La mécanique des fluides numérique, plus souvent désignée par le terme anglais :
computational fluid dynamics (CFD), consiste à étudier les mouvements d'un fluide, ou
leurs effets, par la résolution numérique des équations gouvernant le fluide.
Les écoulements des fluides sont gouvernés par des équations différentielles
partielles (EDP) qui représentent les lois de conservation de masse, de mouvement et
d’énergie. La CFD est l’art de substitution d’un système pareil d’EDP par un ensemble
d’équations algébriques qui peut être résolu par le biais des calculateurs numériques.
La CFD a grandi d'une curiosité mathématique pour devenir un outil essentiel dans
pratiquement toutes les branches de la dynamique des fluides, transfert de masse et de
chaleur, les réactions chimiques…etc. Dans le domaine de la recherche, cette approche est
l'objet d'un effort important, car elle permet l'accès à toutes les informations instantanées
(vitesse, pression, concentration…etc.) pour chaque point du domaine de calcul pour un
coût global généralement modique par rapport aux expériences correspondantes.
Figure IV.1. Comparaison entre une expérience réelle et une simulation CFD
De manière générale, la résolution d'un problème de CFD passe par trois (03)
phases principales :
Dans notre travail réalisé le générateur de maillage GAMBIT version 2.2.30 est
utilisé pour la préparation des géométries en revanche le code dynamique des fluides
computationnelles FLUENT versions 6.3.26 sera utilisé pour les simulations et le
traitement des résultats.
Le logiciel GAMBIT1 est conçu pour aider les analystes et les concepteurs à
construire et à mailler des modèles géométriques pour une exploitation antérieure en
mécanique des fluides numérique (CFD) et d'autres applications scientifiques [48].
Une géométrie peut être crée en GAMBIT par deux approches différentes :
L’approche descendante est rapide mais génère des volumes complexes et limités
en termes d’alternatives de maillage, à l'inverse, l’approche ascendante nécessite plus de
temps mais procure plus de possibilité lors de maillage.
Les couches limites définissent l'espacement des nœuds de mailles dans les régions
immédiatement adjacentes aux bords et / ou des faces. Ils sont principalement utilisés pour
1
GAMBIT : Generation And Meshing Building Intelligent Toulkit
45
Pour définir une couche limite, on doit définir les informations suivantes:
La création du maillage est une étape décisive dans la suite d’un process de
simulation en CFD, le choix du schéma de maillage, le type d’éléments dépend
essentiellement de la forme géométrique et nécessite une connaissance approfondie du
mailleur. GAMBIT permet de mailler les lignes, les faces et les volumes en offrant une
multitude d’options. Encore, il permet de diviser, résumer, lisser, supprimer un maillage et
connecter/déconnecter plusieurs maillages.
Dans ce que suit on se concentre sur le maillage des volumes puisque le maillage
des faces en fait partie. Lorsqu’on maille un volume, GAMBIT crée des nœuds de maillage
dans tout le volume en fonction des paramètres prédéfinis.
Les éléments : Définit la forme qui sera utilisée pour mailler le volume.
Tableau IV.1. Les options des éléments de maillage dans GAMBIT [48]
Option Description
Le type : c’est un paramètre qui définit l'algorithme de maillage et, par conséquent,
la structure globale des éléments de maillage du volume.
Tableau IV.2. Les options des types de maillage dans GAMBIT [48]
Option Description
Tableau IV.3. Les combinaisons permises des éléments pour chaque type de maillage [48]
Eléments (option)
Type (option)
Hex Hex/Wedge Tet/Hybrid
Map x
Submap x
Tet Primitive x
Cooper x x
Stairstep x
TGrid x
Hex Core x
47
La qualité de maillage est un facteur primordial dans la prise de décision de faire passer
notre modèle à l’étape suivante de processing (simulation numérique), pour se faire,
plusieurs coefficients analytiques permettent le calcul des coefficients appelés coefficients
de qualité qui mesurent la déviation de nos mailles de la forme géométrique parfaite
(hexaédrique, pyramidal, tétraédrique parfaite).
Eléments en 2D Eléments en 3D
Area
Aspect Ratio
Diagonal Ratio
Edge Ratio
EquiAngle Skew
EquiSize Skew
MidAngle Skew
Size Change
Squish
Stretch
Taper
Volume
warpage
48
Inlet_Vent Intake_Fan
Interface Interior
Internal Mass_Flow_Inlet
Outflow Outlet_Vent
Periodic Porous_Jump
Pressure_Far_Field Pressure_Inlet
Pressure_Outlet Radiator
Recirculation_Inlet Recirculation_Outlet
Symmetry Velocity_Inlet
GAMBIT procure aux utilisateurs certains outils qui leurs donne accès à plusieurs
opération concernant : le système de coordonnée, les fonctions de dimensionnement, la
fonction Turbo, nettoyage des géométries importées et la fonction Plug-in.
Fonction de dimensionnement
caractéristiques du maillage en proximité des entités auxquelles elles sont attachées. Elles
diffèrent des couches limites en ce qui concerne la manière selon laquelle elles sont
définies et la manière dont elles contrôlent le maillage.
IV.4.1. Introduction
Une fois que la géométrie maillée, les étapes citées ci-dessous doivent être
suivies pour garantir la réussite d’une simulation :
51
Une fois la solution est convergée, les modèles physiques employés doivent être
vérifiés en terme d’adéquation (existence des effets de turbulence, de permanence, de
compressibilité, de 3D), d’exactitude et de convenance des conditions limites et
d’adaptation du maillage au problème résolu
52
V.1. Introduction
La Distillation Membranaire sous Vide (VMD) reçoit plus d’attention [27, 31, 43]
puisqu’elle se montre prometteuse dans de diverses applications annexant la séparation des
solutions aqueuses et l’élimination des gaz et des composés organiques volatiles de l’eau.
La VMD présente plusieurs avantages dans le dessalement de l’eau de mer [30, 45], et elle
est peu concernée par le problème de la polarisation de température à la surface
membranaire. Tang et al [36] ont mené des expériences VMD par des membranes en
PVDF en fibres creuses pour séparer NaCl à partir des solutions aqueuses, ils suggèrent
que la VMD est une alternative viable pour le traitement des saumures de haute salinité.
Par ailleurs les pertes de chaleur par conduction à travers la membrane sont
considérablement réduites et dans certains cas négligeables. Cependant le risque de
mouillage des pores reste important en VMD [30].
Le modèle du gaz poussiéreux (the Dusty Gaz Model), établi pour la description du
transfert de masse dans les milieux poreux [51, 52] est utilisé pour estimer le flux de
perméation à travers les membranes en MD. Soni et al [44] ont développé un modèle
mathématique pour décrire les phénomènes de transport en VMD tout en considérant la
dépendance de la température des propriétés physiques du fluide, les résultats
expérimentaux et de la modélisation montrent que le flux de perméat augmente lorsque la
53
pression du vide décroit (vide poussé) aussi bien que lorsque le débit du fluide
d’alimentation est augmenté. Banat et al [27] ont réalisé une analyse de sensibilité vis-à-vis
des conditions opératoires, les auteurs ont montré que le transfert de masse à travers la
membrane est très sensible à la température d’alimentation et plus particulièrement à des
vides plus poussés alors qu’il est plus sensible à la pression du vide lorsque de faibles
températures d’alimentation sont utilisées. Dans une approche similaire, Upadhyaya et al
[53] ont mené une étude de sensibilité du procédé de dessalement par VMD, le flux
massique est remarquablement affecté (épaisseur, tortuosité, porosité, diamètre du pore),
tandis qu’il reste sensible à la pression du vide et la température d’alimentation. De
manière analogue, Cabassud et Wirth [45] ont souligné l’effet important de la perméabilité
de la membrane et la possibilité de la compétitivité énergétique de la VMD par rapport à la
OI à condition qu’une membrane adéquate soit choisie.
Avec
: Le diamètre de collision,
: Le nombre de molécules
En utilisant la loi des gaz parfait, l’équation (V.2) se présentera comme suit :
Avec
̅ √ ⁄
mesuré expérimentalement mais rarement déterminé par précision [51]. Pour des
pores cylindriques et une diffusion dispersive, K est assumé à ⁄ avec est le
rayon du pore.
Bien que les valeurs du facteur porosité / tortuosité sont à préciser, l’équation (V.7)
est souvent utilisée pour la prédiction des flux de perméabilité sans connaissance explicite
de la géométrie des pores de la membrane.
Depuis les premiers travaux de Knudsen [55], plusieurs travaux de recherche sont
destinés à l’étude de l’écoulement dans les milieux raréfiés. Steckelmacher [56] présente
l'évolution des modèles de flux sur soixante-quinze ans, fournissant une analyse et une
comparaison des différentes avancées dans le domaine, y compris ceux de Knudsen,
Smoluchowski, Langmuir, Clausing…L’intérêt principal est clairement la prédiction du
flux d'espèces quittant le tube ou le capillaire et plutôt l’évaluation de la contribution
56
Shi et al [58] ont souligné récemment que Clausing a développé une équation
intégrale afin de calculer la contribution indirecte mais a échoué de prédire la limite
asymptotique où la longueur du pore devient suffisamment plus large que le diamètre. Les
auteurs présentent une analyse comparative de Knudsen [55], Walsh [59], Pollard [60] et
leurs travaux respectifs pour développer une approche analytique cohérente avec un
comportement asymptotique observé pour les très longs et les très courts tubes. Ils ont
présenté une expression analytique pour la contribution indirecte avec comparaison à des
simulations Monte Carlo. A ce stade, des expressions analytiques précises concernant les
probabilités de transmission pour des tubes cylindriques, coniques et aussi bombés sont
disponibles [57].
Toutefois, des approches numériques sont requises pour investiguer l’effet des
structures des pores plus complexes sur le transport des espèces. Bien que des simulations
Monte Carlo ont été largement utilisées pour simuler l’écoulement Knudsen [58, 61, 62], le
transport balistique a également été entrepris par l'intégration directe des flux d'espèces.
L’approche a été particulièrement utilisée pour prédire le transport avec des mécanismes
réactionnels surfaciques survenant dans des éléments de taille micro/nano rencontrés en
procédés de semi-conducteurs [63, 64]. La plupart des applications se sont focalisées sur le
pore lui même avec des ratios d’aspect relativement modérés, même si les avancées
récentes de modélisation valident les implémentations pour des ratios d’aspect de 100 [65].
Mais, l’approche n’est pas encore mise en œuvre pour les applications de DM.
Puisque il s’agit des pressions modérées qui sont appliquées du coté d’alimentation,
un ménisque d’eau est formé à l’entrée du pore à cause de la nature hydrophobe de la
membrane. Durant le procédé de distillation, les molécules d’eau s’échappent du liquide à
cause des conditions de non équilibre provoquées par la différence de température et de
pression entre les deux cotés de la membrane (alimentation et perméat) (voir figure V.1)
√ ( )
√ √
: Le coefficient de condensation,
: Le coefficient d’évaporation,
( *
développé l’approche pour les figures ouvertes, ce qui va inspirer par la suite Cale et
Raupp [64] à développer la même approche pour les figures fermées.
Où les exposants I et L font référence aux flux arrivant et quittant une surface donnée.
(⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ) (⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ )
‖⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖
dA
nA
A
A
nA
A l
dA
A
Figure V.2. Probabilité de transmission et angles de vue
60
Dans une application VMD avec une géométrie cylindrique idéale, après que les
espèces s’échappent de la phase liquide, elles se déplacent vers la sortie du pore par une
succession de collisions avec les parois internes du pore. Le flux massique supposé émis
par diffusion à l’entrée du pore est donnée par l’équation (V.8), tandis que la surface
interne, de l’entrée jusqu’à la sortie du pore, reçoit seulement une portion de ce flux, cela
est dû à la diminution des angles de vue par rapport à l’entrée du pore. Le flux des espèces
quittant l’ouverture du pore et heurtant sa paroi interne à une position peut être exprimé
par l’équation (V.13) similairement à [64].
Par analogie, le flux des espèces qui traversent la sortie du pore à une certaine
location est donné par [64] :
Le flux frappant les parois dans un second impact est la contribution de toutes les
particules quittant la surface interne après le premier impact, menant à :
| ∫ |
Où est la probabilité de transmission entre les sites (locations) sur les parois.
61
| ∫ |
| ∫ |
Par analogie, une relation de récurrence est obtenue pour les espèces s’échappant de
la sortie du pore après un impact.
| ∫ |
Le flux total résultant sortant du pore est obtenu par la sommation de toutes les
équations intégrales pendant toute l’histoire des collisions.
L’approche a été formulée dans une forme discrète pour une implémentation
numérique.
*√ +
√
* +
√
A noter que pour les pores cylindriques idéaux, tous les facteurs de visibilité sont
égaux à 1.
62
Position en profondeur
0 20 40 60 80 100
1,E+00
Fraction du flux frappant les parois internes
1
1,E-01
5
10
1,E-02 20
30
du pore
1,E-03 40
50
1,E-04 60
70
1,E-05 80
90
1,E-06 100
Ratio
d'Aspect
1,E-07
Figure V.5. Variation de la Fraction du flux frappant les parois internes du pore en
fonction de la position en profondeur pour différents ratios d’aspect
63
Par analogie aux parois du pore, l’équation (V.20) montre qu’un flux négligeable
traverse le pore avec l’augmentation du ratio d’aspect (une chute de trois ordres de
grandeur pour un ratio d’aspect de 20). Ainsi, la contribution directe du flux est supposée
être insignifiante pour les pores avec des ratios d’aspect trop élevés.
Position radiale
0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5
1,E+00
Fraction du flux sortant de la base du pore
1,E-01 5
10
20
1,E-02 30
40
50
1,E-03 60
70
80
1,E-04 90
100
Ratio
1,E-05 d'Aspect
Les points de control des flux sont localisés au centre des segments et la forme
discrète des relations de récurrence (V.17) et (V.18) peut être écrite comme suit pour tous
les segments de la paroi et de la base de pore :
| ∑ [ | ∑ ]
| ∑ [ | ∑ ]
| | | |
√( ) √(( ) ) )
(
( )
√
En outre, la nature des collisions est souvent supposée suivre une réémission
suivant la loi en cosinus. L'hypothèse a été discutée par Steckelmacher [56], qui a souligné
des cas connus où une déviation par rapport à la loi du cosinus est observée. Ceux-ci
incluent la réflexion à partir des monocristaux ou la survenance d'interaction chimique
avec la surface réémettant, ce qui n'est pas le cas pour les membranes utilisées en VMD.
Par conséquent, la loi en cosinus de la diffusion par réflexion est adoptée dans la
suite de notre travail. L’utilisation d’une telle distribution implique la supposition d’un
équilibre thermique régnant dans le pore. Il s’agit d’une supposition majeure puisque ce
n’est pas le cas en VMD où la différence de température entre les deux cotés de la
membrane (alimentation et perméat) qui entraine la distillation, qui est ensuite rehaussée
par une pression relativement plus faible sur le côté perméat.
65
Notre objectif est de déterminer le flux total sortant du pore en se basant sur les
équations intégrales développées dans la section V.4.3, Nous suivons une procédure
itérative pour résoudre les équations intégrales telle que développée par Sethian et
Adalsteinsson [68, 70]. Les flux seront exprimés en termes de quantité absorbée au niveau
de chaque segment et quantité réfléchie après chaque rebond au lieu des flux entrant et
sortant. Il est clair qu’en VMD, les parois latérales reflètent toutes les espèces frappants et
par conséquent présentent une absorption zéro tandis que la sortie des pores ne reflète pas
et donc absorbe toutes les espèces qui arrivent.
| |
| : est donné par les équations (V.13) et (V.14), selon la localisation du segment (les
parois ou la sortie du pore)
| |
Le segment recevra une quantité donnée des espèces réfléchies par les autres
portions visibles de la surface. Cette quantité dépend de la probabilité de transmission entre
le segment et les autres segments de la surface. La quantité réfléchie | par le segment
après le second rebond peut être exprimée comme suit :
66
| . ∑ | ∑ /
Pour tous les segments, l’équation (V.27) peut être écrite sous forme matricielle :
| |
[ ]
Avec est donné par l’équation (V.23) ou l’équation (V.24) tout dépend de la
position des segments et (paroi latérale ou bien la sortie du pore).
L'équation (V.28) est valable pour tous les rebonds successifs, ce qui conduit à la
relation itérative suivante :
| |
| |
| |
Dans ce cas, la somme de l'erreur relative à chaque segment est comparée à une
certaine précision désirée, à savoir :
| | | |
∑
| | |
Où dénote la précision.
donnée par l’équation (V.25) alors que la fraction de la source du flux entrant est
donnée par les équations (V.13) et (V.14) pour les segments situés sur les parois
latérales et la base du pore respectivement. Le flux réfléchi après le premier rebond
est déduit à partir de l’équation (V.26).
4. Boucle pour assurer l'équilibre de masse dans le pore :
o Pour chaque segment, on somme les flux réémis par les autres segments
visibles (les valeurs initiales des flux réfléchis sont calculées dans l’étape 3)
pondérés par les probabilités de transmission comme indiqué dans
l’équation (V.31).
o Calculer les flux absorbés en chaque segment en utilisant l’équation (V.32).
Il est rappelé que dans la VMD la sortie du pore "absorbe" tout le flux
frappant à chaque rebond alors que les parois latérales du pore reflètent tous
les flux à chaque rebond. Si la différence entre les flux absorbés à deux
rebonds successifs devient négligeable comparée à une précision donnée
comme mentionné dans l’équation (V.34), le calcul se termine.
o Calculer les nouvelles valeurs des flux réémis en utilisant l’équation (V.31)
et exécuter la boucle 4 à nouveau.
En vue d’accélérer les calculs, toutes les boucles sont parallélisées avec OpenMP et
donc exécutés dans plusieurs parties, les simulations sont effectuées sur un CPU Intel Core
i5-2430M avec une vitesse maximale d’horloge de 2.40 GHz et une RAM de 4GB.
Des tests ont été aussi effectués pour évaluer la mémoire utilisée lors des
computations. La figure V.8 représente l’évolution de la mémoire allouée en fonction du
ratio d’aspect du pore. Pour des ratios d’aspect de 10, 50, 100, 150 une mémoire utilisée
approximative de 40, 230, 830, 1810 sera allouée.
Toutefois, on constate qu’on ne peut pas dépasser avec la machine utilisée (4GB de
RAM) un ratio d’aspect de 200. À moins que les probabilités de transmission soient
recalculées à chaque pas de temps, ce qui conduit à des temps de calcul irréalistes.
69
3500
3000
Mémoire dédiée MB
2500
2000
1500
1000
500
0
0 50 100 150 200 250
Ratio d'Aspect
Pour cette raison, les simulations de l’écoulement sans collisions doivent être
réalisées sur un domaine de ratio d’aspect large.
Pour toutes les simulations, un flux unité adimensionnel est supposé. Lors de
convergence, le flux moyen sortant du pore est évalué. Le flux sortant peut être
directement pris en fraction (%) du flux d’entrée puisque un flux unitaire est utilisé. Il est
obtenu par la sommation des flux sortants du centre de chaque segment représentant la
sortie du pore (la base du pore) pondéré par la longueur du pore, donc :
∑ ( | )
∑
: La longueur du segment .
La figure V.9 expose les résultats des simulations pour des ratios d’aspect allant de
1 à 10. La contribution directe à partir de l’ouverture du pore jusqu’à sa base et la
contribution indirecte résultant des collisions molécules-parois sont représentées. La
contribution directe décroit rapidement et devient négligeable pour un ratio d’aspect de 10
où le flux total sortant du pore est principalement dû aux collisions avec les parois internes
du pore (indirecte/directe = 43 pour un ratio d’aspect = 10).
1
fraction du flux
0,1
Directe
Indirecte
0,01 Total
0,001
0 2 4 6 8 10
Ratio d'Aspect
L’ensemble des simulations pour un ratio d’aspect allant de 1 à 200 est représenté
dans la figure V.10. Pour des valeurs supérieures à 10, la transmission totale est
pratiquement égale à la contribution indirecte. Le flux total est mieux approché par une loi
de puissance :
1
y = 0,6017 x-0,774
0,1 R² = 0,9944
Fraction du Flux
0,01
Directe
0,001
Indirecte
0,0001 Total
0,00001
0,000001
0 50 100 150 200
Aspect ratio
√
( √ )
√
Le premier terme de la partie droite de l’équation (37) est dû à Clausing [58, 59]
alors que le deuxième terme est un résultat du développement de Shi et al [58] . L'équation
(V.38) est le comportement prédit par Knudsen [55] pour les ratios d’aspect élevés. A
partir de la figure V.11, l’équation (V.36) présente un comportement asymptotique plus
marqué que l'équation développée par Shi et al [58] qui propose une nouvelle expression
pour la probabilité de transmission indirecte tandis que les prédictions de Knudsen [55]
sont connues pour ne pas se comporter asymptotiquement avec un rapport d'aspect
croissant.
72
1
travail présent
0,1 Shi et al.
Flux adinensionnel Knudsen
0,01
0,001
0,0001
1E-05
0 2000 4000 6000 8000 10000
Ratio d'Aspect
√ ( )
√ √
Sept (07) membranes ont été élaborées par la technique de l’inversion de phases en
utilisant polyvinylidène fluoride (PVDF), N,N-diméthylacétamide (DMAC) et l’eau pure,
tandis que les membranes commerciales comprennent des feuillets plats en PVDF, à savoir
la GVHP et la HVHP procurées par Millipore (voir Khayet et al. [26] pour plus de détails).
Seules les membranes qui ont abouti à des expériences réussies en VMD seront prises en
compte, et dont les caractéristiques estimées ainsi que les flux VMD résultant des
expériences sont rassemblés dans le tableau V.1.
73
Tableau V.1. Caractéristiques des membranes et les flux VMD relevés de Khayet et al. [26]
Toutes ces caractéristiques sont déduites après des analyses de microscopie à force
atomique (Atomic Force Microscopy), alors que le flux de perméation est obtenu
expérimentalement (flux sortant).
Pour donner
74
Tableau V.2. Nombre de Knudsen pour toutes les membranes aux conditions d’expérimentation
Membrane Kn
W0 119,6
W1 98,4
W2 57,1
W3 46,6
W4 37,1
W5 18,1
W6 9,5
GVHP 11,0
Toutes les valeurs du nombre de Knudsen calculées et listées dans le tableau V.2
indiquent qu’il s’agit bel et bien d’un milieu raréfié et par conséquent les collisions
molécules-parois du pore dominent. Cependant, ces valeurs sont évaluées en prenant le
diamètre moyen du pore, des valeurs plus élevées dans la distribution des pores peuvent
conduire à un régime transitionnel.
( ̅̅̅̅)
( +
√
En utilisant la règle des trapèzes (voir chapitre III), la fraction des pores dont le
diamètre est compris entre et est exprimée comme suit :
( ̅̅̅̅̅) ( ̅̅̅̅̅)
( + ( +
( )( ,
√ √
75
√ ( )∑
( )
√ √
Avec
∑( )
On suppose que les expériences ont été réalisées dans le même appareillage et les
mêmes conditions opératoires, dans ce cas de figure, on s’attend à avoir les mêmes valeurs
de coefficients de condensation et d’évaporation pour toutes les expériences. Dans un
premier temps, le processus de minimisation est effectué séparément pour chaque
expérience Nmbr = 1. Les valeurs de et résultants avec respectivement les résidus de
minimisation sont listés dans le tableau V.3.
76
Membrane Résidus
A partir des résidus obtenus et listés dans le tableau V.3, on peut constater que la
minimisation individuelle par rapport à chaque valeur expérimentale conduit à une
correspondance exacte des flux VMD répertoriés dans le tableau V.1. Pour tous les cas, la
valeur de 1 est obtenue pour le coefficient de condensation, qui est en accord avec le
coefficient de condensation de l’eau à une pression de 2404 Pa ~ 0.024 bar reporté par
plusieurs auteurs [77-80]. A la pression d’opération en VMD, les valeurs du coefficient
d’évaporation obtenues sont en accord avec ceux reportés dans la littérature [81-83]. De
plus, les coefficients d’évaporation calculés conduisent à un rapport
évaporation/condensation près des données théoriques rapportés [84, 85].
l’interface [86], montrant qu’une augmentation de ce dernier de 0,45 à 1,0 conduit à une
chute de trois ordres de grandeur du coefficient d’évaporation.
Les résultats du flux sortant du pore sont reportés dans le tableau V.4 conjointement
avec ceux calculés à partir de l’équation (V.7) ainsi que les données expérimentales. Les
valeurs obtenues en utilisant le présent modèle du flux sans collisions présente une erreur
relative faible comparé à ceux issues de l’équation (V.7) qui résultent de l’application de
l’approche de Knudsen. A noter que l’équation (V.7) a été également sommée sur toute la
distribution log normale des diamètres des pores. Cependant, le modèle établi a été forcé à
la valeur globale de minimisation des coefficients de transfert, même si les variations de
ont trouvé une justification plausible lorsque la minimisation a été effectuée séparément
pour chaque membrane.
Tableau V.4. Valeurs du flux VMD sortant : expérimental, par le biais du modèle développé et
par le modèle de Knudsen et les erreurs relatives correspondant
Une connaissance approfondie du procédé VMD est nécessaire pour une bonne
conception à grande échelle des équipements de production. Un modèle de flux sans
collisions à l'échelle des pores a été développé. Une approche balistique a été implémentée
afin de calculer le flux sortant par des pores cylindriques. Il permet l'estimation des deux
contributions directe et indirecte. L’écoulement indirect qui résulte des collisions
molécules-parois du pore est obtenu en utilisant une procédure itérative. Les calculs ont été
79
réalisés pour des ratios d’aspect allant jusqu’à 200, suivi par une extrapolation selon une
corrélation en loi de puissance.
Physiquement parlant, des valeurs cohérentes des coefficients ont été trouvées,
même si les écarts de flux prédits sont encore difficiles à expliquer lorsque les mêmes
valeurs des coefficients de condensation et d'évaporation sont utilisées pour toutes les
prédictions.
VI.1. Problématique
Marek et Straub [75] ont reporté dans la littérature des données sur les variations du
coefficient d’évaporation en fonction du recouvrement de l’interface, montrant qu’une
augmentation de 0,45 à 1,0 de ce dernier conduit à une chute de trois ordres de grandeur du
coefficient d’évaporation.
Dés lors que la réalisation des études expérimentales parvenant à vérifier pour les
conditions opératoires d’un procédé de distillation membranaire si les particules de sel
parviennent à atteindre le ménisque formé et si c’est le cas, déterminer sa fraction est
quasiment irréalisable, l’orientation vers les méthodes numériques est une approche
intéressante.
La problématique qui se pose dans ce travail actuel est de vérifier par des
simulations CFD l’effet des impuretés (particules des sels dans les fluides à traiter en DM)
et leurs concentrations sur le taux de recouvrement du ménisque formé au niveau de
l’ouverture du pore et donc le flux de perméation résultant.
81
modélisée par une fonction prédéfinie (UDF). Les résultats montrent une concordance
entre les résultats numériques et la littérature.
Néanmoins, on ne rencontre pas dans la littérature des études numériques par CFD
consacrées à l’investigation de l’effet de la concentration en solution d’alimentation sur le
flux de perméat à l’échelle microscopique du système.
55 7 0,45 0.84
36 0,35
Les flux de perméation obtenus pour chaque concentration seront utilisés par la
suite dans une approche CFD pour la détermination du taux de recouvrement du ménisque
et ses variations en fonction de la concentration d’entrée. Le tableau VI.4 rassemble les
valeurs de flux de perméation surfacique et volumique (pour des besoins du modèle)
obtenus pour chaque concentration d’entrée.
Tableau VI.4. Flux de perméabilité expérimentaux [93]
Le flux volumique est obtenu par la division du flux surfacique par l’épaisseur de la
membrane.
Figure VI.1. Schéma des deux configurations principales a préparer par GAMBIT
D’où :
Mais ⁄
On obtient :
On considère une distribution uniforme des pores sur toute la surface membranaire
(longueur et largeur).
Ce qui donne
( )
Finalement :
L’idée idéale sera d’adopter une approche up-down, où on crée une sphère dont le
rayon est déjà déterminé, puis une brique (parallélépipède) et suivre les étapes suivantes :
L’approche suivie pour les deux configurations diffère dans quelques étapes, on
commencera par la première qui sera nommée par la suite « un_ménisque »
Le maillage est une étape très importante si on veut aboutir à des simulations dont
les résultats sont représentatifs, un bon maillage consiste en :
Dans notre présent travail, deux configurations sont crées, pour chaque
configuration trois géométries sont distinguées (selon la densité du maillage), ce qui fait en
totale six géométries à mailler, et qui seront nommée comme suit :
- Un_ménisque_non_dense (géométrie 1) ;
- Un_ménisque_dense (géométrie 2) ;
- Un_ménisque_très_dense (géométrie 3) ;
- Neuf_ménisques_non_dense (géométrie 4) ;
- Neuf_ménisques_dense (géométrie 5) ;
- Neuf_ménisques_trés_dense (géométrie 6).
88
La différence qui existent entre ces géométries est le nombre total de mailles dans
le volume, dans notre cas, un maillage est dit très dense si on ne constate pas de
changement dans les résultats des simulations avec la densification du maillage.
Reste une étape importante avant de procéder au maillage des géométries c’est la
connexion des deux faces latérales du volume globale (qui présente un caractère périodique
sur toute la largeur du compartiment d’alimentation) avec l’activation des options :
périodique et orientation inversée.
La génération d’une très bonne qualité de maillage est essentielle pour l’obtention
d’un résultat de calcul précis, robuste et signifiant. La qualité de maillage à un sérieux
impact sur la convergence, la précision de la solution et surtout le temps de calcul.
90
Dés lors qu’il s’agit des mailles tétraédriques, l’évaluation de la qualité de notre
maillage généré sera réalisée on considérant le coefficient EquiAngleSkew2 dont
l’expression mathématique est la suivante :
, -
Où et sont les angles maximum et minimum (en degré) entre les arrêtes
de l’élément alors que est un angle caractéristique correspondant à une cellule
équilatérale de forme similaire (forme parfaite sans déformation). Pour les formes
tétraédrique et triangulaire tandis que pour les éléments quadrilatères et
hexaédrique .
Il est clair que est compris entre 0 (forme parfaite) et 1 (forme dégénérée). En
général, un maillage de bonne qualité doit avoir un au voisinage de 0,1 (2D) et 0,4
(3D)
Qualité de maillage
0 Parfaite
Excellente
Bonne
Acceptable
Mauvaise
Médiocre
1 Dégénérée
Les coefficients de qualité obtenus pour toutes les géométries crées sont présentés
dans le tableau suivant :
2
EquiAngleSize = Egalité des angles d’inclinaison
91
Le tableau ci-dessous énumère les différents types des zones frontières et zones
continues suivant les numéros affichés dans le graphique suivant :
2 Outlet Outflow
5 Top Wall
6 Membrane_Surface Wall
7 Miniscus1 Wall
8 Miniscus2 Wall
9 Miniscus3 Wall
10 Miniscus4 Wall
11 Miniscus5 Wall
12 Miniscus6 Wall
13 Miniscus7 Wall
14 Miniscus8 Wall
15 Miniscus9 Wall
16 Volume fluid
Il est clair que pour les géométries en un seul ménisque on aura huit (8) conditions
limites en moins car elles ne possèdent que la frontière numéro 11 (ménisque5).
La dernière étape sera d’exporter les géométries maillées dans des fichiers séparés
sous format .msh.
Une fois les géométries préparées, des simulations numériques vont être réalisées
par le biais de FLUENT version 6.3.26 qui est un logiciel qui résout par la méthode des
93
volumes finies des problèmes de mécanique de fluides et des transferts thermiques (voir
chapitre IV pour plus de détails)
Dans ce qui suit, nous allons expliciter les étapes nécessaires pour réussir les
simulations de notre problématique. Les mêmes étapes seront refaites pour chaque
géométrie.
L’eau vapeur sera définit à partir de la base de données sans avoir recours à la
modification de ces paramètres puisque elle ne contribue pas dans le mélange et sera
évacuer à travers la surface du ménisque par une réaction de surface décrivant un processus
d’évaporation.
On crée maintenant un
mélange constitué de l’eau liquide et
de chlorure de Sodium avec l’option
de loi de mélange pondéré par volume
pour le calcul de la densité et pondéré
par masse pour le calcul de la
viscosité du mélange, le coefficient de
diffusion entre les deux espèces en
question étant 1,9 10-9.
Dans le cas d’une réaction surfacique, plusieurs paramètres doivent être introduits
avec précision : le nombre de réactants et de produits, les coefficients stœchiométriques,
97
l’ordre de réaction par rapport à chaque réactif et les facteurs de la loi d’Arrhenius (facteur
pré-exponentiel, l’énergie d’activation et l’exposant de température).
L’idée était de considérer que cette réaction surfacique est d’ordre 0 par rapport
aux deux réactants du mélange, où on aura une consommation de l’eau liquide avec une
vitesse de disparition :
[ ] ⇒
Ainsi on arrive à déterminer le premier paramètre qui est l’ordre de la réaction par
rapport au réactant (eau liquide) et qui sera égale à 0.
Les types des conditions aux limites sont déjà imposés lors de la création de la
géométrie par GAMBIT, il ne reste que la spécification des valeurs physiques spécifiques à
chaque type. Les conditions aux limites précisent les caractéristiques de l’écoulement et les
propriétés des surfaces constituant notre modèle physique. Ils sont, par conséquent, un
élément essentiel des simulations FLUENT et il est important qu'elles soient spécifiées
d’une manière appropriée.
La vitesse du fluide bulk est connue et égale à 0,35 m/s, mais cette vitesse est
moyenne sur toute la longueur du compartiment d’alimentation qui est très grande
relativement à la hauteur correspondante dans notre modèle géométrique (0,4 µm). Il est
évident que cette hauteur se situe dans la couche limite avoisinante la surface
membranaire, il est nécessaire de déterminer la vitesse de l’écoulement à la mi-hauteur de
notre modèle et la considérée comme une vitesse moyenne à l’entrée.
(10-6 m²/s) 0,716 0,722 0,739 0,764 0,792 0,823 0,858 0,896 0,938
( *
( *
101
Avec {
Fraction
Molarité Vx (10-4m/s)
massique NaCl
Ce type est utilisé pour modéliser les sorties de fluide dont on ne connait pas a
priori les détails de la vitesse sortie.
Ce type de condition ne dépend qu’un seul paramètre qui est la fraction du débit
sortant par rapport à celui d’entrée, On le met égale à 1 dans notre cas puisque les flux de
perméabilité sont faibles relativement au débit d’entrée.
Il s’agit de choisir les critères à vérifier pour que les calculs de la simulation
s’arrêtent, les résidus sont calculés à partir des variations des valeurs des variables entre
deux itérations successives.
104
Les principaux outils du traitement numérique sont les rapports des flux massique
et thermique, le rapport des intégrales surfaciques (il sera utilisé par la suite dans notre
traitement) et les intégrales volumiques.
En total, deux (02) configurations (un ou neuf ménisques) sont crées, chacune est
constituée de trois (03) géométries. Chaque géométrie sera le siège de neuf (09)
simulations (9 molarités), ce qui fait un ensemble de cinquante quatre (54) simulations à
réaliser. La procédure de simulation est déjà expliquée en détails antérieurement.
Le résultat et qui est l’objectif recherché à travers cette étude est la détermination
de l’évolution de la fraction massique du soluté (le sel NaCl) au niveau de la surface du
ménisque. L’option de FLUENT qui permet d’avoir cette valeur est le rapport d’intégrale
surfacique moyen de la fraction massique de l’espèce en question,
On constate que les résultats obtenus pour chaque type de maillage sont proches,
par conséquent, les géométries en un seul ménisque peuvent bien représenter l’écoulement
dynamique du fluide. Aussi, les valeurs des fractions massiques obtenus ont le même ordre
de grandeur que celles reportées dans la littérature [75], ce qui valide notre approche et
donne un sens physique au modèle géométrique établi.
Tableau VI.13. Fractions massiques du sel au niveau du ménisque pour toutes les
concentrations d’entrée et les différentes densités de maillage
0,5 0,029 2,44 13,71 0,2867 0,1398 0,1112 0,3003 0,1651 0,0993
0,62 0,036 2,40 13,48 0,2887 0,1447 0,1166 0,3021 0,1694 0,1050
1,5 0,088 2,24 12,58 0,3194 0,1875 0,1618 0,3316 0,2102 0,1511
2,5 0,146 2,04 11,46 0,3524 0,2347 0,2118 0,3632 0,2549 0,2023
3,5 0,204 1,84 10,34 0,3861 0,2823 0,2621 0,3957 0,3001 0,2537
Figure VI.25. Contour de la fraction massique pour une configuration en un seul ménisque et une
concentration d’entrée de 0,5 M
108
Lorsqu’il s’agit d’une géométrie à neuf ménisques la fraction massique que procure
FLUENT est une moyenne arithmétique des neuf ménisques,
Les résultats obtenus pour la géométrie en neufs ménisques avec maillage très
dense représentent la solution la plus précise et la plus exacte, elles seront réservées pour
l’interprétation des résultats.
Les figures suivantes présentent le contour des fractions massiques au niveau des
neufs ménisques pour quelques molarités choisies.
109
Figure VI.26. Contour de la fraction massique pour une configuration en neuf ménisques et
une concentration d’entrée de 0,62 M (eau de mer)
Figure VI.27. Contour de la fraction massique pour une configuration en neuf ménisques et
une concentration d’entrée de 1,5 M
110
Figure VI.28. Contour de la fraction massique pour une configuration en neuf ménisques et
une concentration d’entrée de 3 M
Figure VI.29. Contour de la fraction massique pour une configuration en neuf ménisques et
une concentration d’entrée de 4 M
111
La conclusion principale qu’on peut tirer à partir de ces simulations est que
l’augmentation de la concentration en soluté dans la solution de l’alimentation (considérée
comme taux d’impuretés) conduit à une augmentation du taux de recouvrement de la
surface du ménisque formé ce qui conduit à une diminution du flux de perméation.
De ces simulations, on déduit aussi que les impuretés ont tendance à s'accumuler au
niveau des interfaces et de réduire le coefficient d'évaporation des liquides, même de
faibles contaminations de la surface réduisent le transfert de matière inter-faciale.
Les simulations CFD ont été d’un apport considérable dans la mesure où la
détermination expérimentale de la fraction massique d’un soluté au niveau d’un ménisque
dont le diamètre est de l’ordre de micromètres est quasiment impossible.
Comme perspectives :
- Refaire le même travail tout en inspectant l’effet d’autres conditions opératoires sur
le taux de recouvrement de la surface du ménisque,
- Refaire le même travail pour d’autre type de modules membranaire,
- Réaliser des simulations CFD à l’échelle micro du système pour investiguer le
transfert thermique dans le compartiment d’alimentation et déterminer par la suite la
température au niveau de l’interface membrane/fluide d’alimentation qui est
considérée comme étant le paramètre clé dans le calcul du flux de perméation, en
d’autre terme c’est quantifier la polarisation de température.
112
CONCLUSION GENERALE
Désignation
J (10-3 kg/m²,s) Observations
commerciale
3MB 117,0
3MA 103,5
PP Accurel S6/2
7,9 Eau distillée, Vl = 0,8 m/s, Tb,f = 65 °C, Pp = 3,5 kPa.
MD020CP2N
PVDF b TCA 430 ppm dans l’eau, Tb,f = 50 °C, Pp = 5,3 kPa
M2 0,142 flux total, élimination du TCA jusqu’à 83%
M3 0,140 flux total, élimination du TCA jusqu’à 85%
a
PVDF membrane en fibre creuse (di/de = 0,52/0,90 mm ; dp = 3,24 10-7 m ; ε/Lp = 118
m-1) préparée par le procédé d'inversion de phase humide,
b
PVDF membrane en fibre creuse, M2 (di/de = 0,53/0,84 mm ; dp = 1,36 10-7 m ; ε/Lp =
542 m-1) et M3 (di/de = 0,52/0,82 mm ; dp = 6,2 10-8 m ; ε/Lp = 1516 m-1)préparées par
le procédé d'inversion de phase humide,
c
Polypropylène (PP : di/de = 342,5/442,5 µm ; ε = 53,3 % ; dp = 7,4 10-2 µm) et
Polyéthylène (PE : di/de = 267,5,5/367,5 µm ; ε = 66,3 % ; dp = 8,7 10-2 µm),
membrane en fibre creuse préparées par fusion extrusion/étirement à froid,
d
Membrane céramique greffée par 1H,H,2H,2H-perfluorodecyltriéthoxysilane (Dioxyde
de Zircone, ZrO2 : dp = 5 nm) ; (Alumine, Al2O3 : dp = 200 nm) ; (Dioxyde de Titane,
TiO2 : dp = 5 nm),
e
Polypropylène (PP), membrane poreuse en fibre creuse (Accurel Membrana : PP
150/330 ; di/de = 0,33/0,63 mm ; ε = 65% ; taille maximale du pore = 0,2 µm), revêtue
par polymérisation par plasma à l'aide de silicone fluoré,
f
Membrane en feuillet plat avec surface modifiée par des macromolécules de
modification de surface (SMMs),
g
Membrane en feuillet plat préparée par la séparation de phase thermiquement induite
(TIPS) à l’aide du polypropylène isostatique (PPi),
Tb,f : la température Bulk du fluide d’alimentation (feed),
Φl : le débit volumique du liquide,
Vl : la vitesse de recirculation du liquide d’alimentation,
Pp : la pression du coté perméat,
116
( )
2. Direction des y :
( )
Une analyse d’ordre de grandeur des termes est faite en se basant sur les simplifications de
PRANDLT :
a. L’écoulement est permanant :
b. L’épaisseur de la couche limite est très petite par rapport à la distance du bord d’attaque :
c. La vitesse en direction de y est très faible par rapport à celle en y, par conséquent, on peut
négliger tout les termes contenant :
Blasius a obtenu la solution exacte des deux équations régissant l’écoulement (8) et (9) en
réduisant le nombre des inconnus à deux,
En effet, à la frontière de la couche limite, la vitesse du fluide est égale à la vitesse bulk , en
remplaçant par dans l’équation (8), on aura :
Dans un écoulement sur une plaque plane (membrane), la vitesse à la frontière de la couche limite
et dans le courant non perturbé est constante, alors elle est indépendante de x :
Pour pouvoir résoudre cette équation caractéristique, Blasius a introduit la fonction du courant
définit par :
{
On vérifie aisément que l’équation de continuité (9) satisfait ce changement de variable :
( *
118
Où ( )
Et par conséquent : ( )
Par ailleurs,
⇒ ( * [ ]
Alors :
( )
( *
( * ( *
En substituant les équations (17) (18) (19) (20) (21) dans l’équation (13) :
L’équation (23) est une équation différentielle ordinaire non linéaire de troisième ordre, pour
pouvoir la résoudre, la fonction est éxpandue en forme de série de Taylor :
Lorsque on a : et donc
( )
0 0 0 1,3282 0
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