My Ismail Mamouni
Devoir Maison http ://myismail.net
. PSI Probabilités
Exercice 1
Soit
\ [
(Ω, F , P) un espace probabilisé. Soit ( An )n≥0 une suite d’événements indépendants. On note A =
Ak .
n ∈N k ≥ n
A. On suppose que ∑ P( An ) < +∞ et on souhaite prouver que P( A) = 0.
n
+
[ ∞
Pour n ≥ 1, on note Dn = Ak .
k=n
1. Démontrer que lim P( Dn ) = 0 ;
n→+∞
2. Montrer que la suite ( Dn ) est décroissante.
3. En déduire que P( A) = 0. Interpréter ce résultat.
B. On suppose que ( An )n≥0 une suite d’événements indépendants et que ∑ P( An ) = +∞ et on souhaite
n
prouver que P( A) = 1.
1. Justifier que pour tout x > −1, ln(1 + x ) ≤ x.
N
\ \
2. Soient n ≤ N. On note En,N = Ak et En = Ak .
k=n k≥n
Démontrer que (n étant fixé), lim ln P( En,N ) = −∞.
a.
N →+∞
b. En déduire que P( En ) = 0.
c. En déduire que P( A) = 1.
Exercice 2
1. On jette 2 dés équilibrés simultanément. Donner, pour tout i ∈ {2, . . . , 12}, la probabilité que la somme
des résultats fasse i.
2. On effectue des lancers répétés de deux dés jusqu’à ce qu’une somme de 9 ou 7 apparaisse. On désigne
par E l’événement : La première apparition d’une somme de 9 se fera avant celle d’une somme de
7 . On se propose de calculer P( E)
Pour n ∈ N∗ on considère les évènements
En : ni de 7 ni de 9 au cours des n − 1 premiers lancers et le n-ième donne 9.
Fn : obtention d’un 9 au n-ième lancer.
Gn : ni de 7 ni de 9 au n-ième lancer.
Dans le cas particulier n = 1, on pose E1 = F1
a. Exprimer E à l’aide d’opérations ensemblistes en fonction des En , puis en fonction des Fn et Gn .
b. Calculer P( En ).
c. En déduire P( E).
Exercice 3
Une urne contient n boules blanches et n boules noires. On tire les boules deux par deux, sans remise, jusqu’à
vider l’urne. Quelle est la probabilité que l’on tire une boule de chaque couleur à chaque tirage ?
IND : considérer les événements Ek : une boule de chaque couleur au k-ième tirage .
Page : 1/1 F IN
Exercice 1
B.
1. Par la sous-additivité d’une probabilité,
+∞
0 ≤ P ( Dn ) ≤ ∑ P ( A k ).
k=n
La dernière somme tend vers 0 lorsque n tend vers l’infini car c’est le reste d’une série convergente. Par le théorème
d’encadrement, ( P( Dn )) tend vers 0.
\
2. On écrit que A = Dn . On va démontrer que la suite ( Dn ) est décroissante. En effet,
n
Dn = Dn + 1 ∪ A n .
On peut donc utiliser la continuité monotone décroissante de P pour en déduire
P( A) = lim P( Dn ) = 0.
n→+∞
Presque sûrement, seul un nombre fini des événements An peuvent se produire simultanément.
B.
1. La fonction ln est concave. Sa courbe représentative est en-dessous de sa tangente au point d’abscisse 1. L’inégalité demandée
est juste la traduction analytique de cette propriété géométrique.
2. a. Les événements Ak étant indépendants, il en est de même des événements Ak , et donc
N N
P( En,N ) = ∏ P( Ak ) = ∏ (1 − P( Ak )).
k=n k=n
En utilisant l’inégalité précédente, on a
N
∑ P ( A k ).
ln P( En,N ) ≤ −
k=n
Puisque ∑ P( Ak ) = +∞, on en déduit le résultat.
k≥n
b. Par composition par la fonction exponentielle, P( En,N ) tend vers 0 lorsque N tend vers l’infini (et n reste fixé). Mais, la
suite ( En,N ) N est décroissante et
\
En = En,N .
N ≥n
Ainsi,
P( En ) = lim P( En,N ) = 0.
N
\
c. A s’écrit A = En . La suite ( En ) est décroissante et P( En ) = 1. Ainsi, on trouve que
n
P( A) = lim P( En ) = 1.
n
Exercice 2
1. On choisit comme modèle l’équiprobabilité sur [[1, 6]]2 . En notant pi la probabilité que la somme fasse i, on a ( p2 , . . . , p12 ) =
1
(1, 2, 3, 4, 5, 6, 5, 4, 3, 2, 1).
36
∞ −1
! !
+
G n\
2. a. E= Gi ∩ Fn puisque
n =1 i =1
+
G ∞
— E se réalise si et seulement si l’un des En se réalise, c’est-à-dire E = En .
n =1
Page : 1/2 Tournez la page S.V.P.
— Pour n ≥ 2, En se réalise si et seulement si G1 , . . . Gn−1 et Fn se réalisent, c’est-à-dire
−1
!
n\
∀ n ≥ 2, En = Gi ∩ Fn .
i =1
b. On suppose les lancers indépendants. A chacun des n − 1 premiers coups, la probabilité pour que ni une somme de 9 ni
une somme de 7 n’apparaisse est 1 − ( p9 + p7 ) = 13
18 . Au n-ième coup, la probabilité qu’une somme de 9 apparaisse est
4
p9 = 36 = 19 . On en déduit :
1 13 n−1
n
P( En ) = 1 − ( p9 + p7 ) p9 =
9 18
formule toujours valable pour n = 1.
c. Puisque les En sont deux à deux incompatibles, la σ-additivité de P donne :
+∞ 1
13
n −1
1 1 2
P( E) = ∑9 18
= · 13
9 1 − 18
=
5
n =1
Exercice 3
On note Ek : une boule de chaque couleur au k-ième tirage .
−1 (n−(1k−1))(n−(1k−1))
!
n k\
(n1 )(n1 ) n
P( E1 ∩ · · · ∩ En ) = P( E1 ) ∏ P Ek Ei = ∏
k =2 i =1 (2n
2) k =2 (2(n−2k+1))
2n2 n
2( n − k + 1)2 2n n2 (n − 1)2 · · · 12 2n (n!)2
= ∏
2n(2n − 1) k=2 (2n − 2k + 2)(2n − 2k + 1)
=
2n(2n − 1) · · · 2 · 1
=
(2n)!
puisque au k-ième tirage, il reste dans l’urne 2(n − k + 1) boules : n − k + 1 blanches et n − k + 1 noires.
Page : 2/2 F IN