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Polynômes et Orthogonalité dans R[X]

Le document présente un contrôle d'algèbre linéaire sur les polynômes réels, en abordant des concepts tels que la continuité des fonctions trigonométriques, les polynômes de Chebyshev, et les propriétés d'interpolation de Lagrange. Il est structuré en trois parties, chacune contenant des questions et des démonstrations mathématiques. Les résultats incluent des relations entre les polynômes et des intégrales associées, ainsi que des propriétés de base des espaces vectoriels de polynômes.

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Ilyasse Lamrani
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My Ismail Mamouni

http ://[Link]
PSI
Contrôle : Algèbre Linéaire
Durée : 2 heures
∈ N, on note Rn [X] l’espace vectoriel des polynômes réels de degré plus petit que n.
Pour n P
Si P = nk=0 ak X k ∈ Rn [X], on dit que P est de degré n quand an et an s’appelle alors le coefficient
dominant de P .
Pour tout entier naturel n, on appelle cn la fonction définie sur [−1, 1] par

cn (x) = cos(n arccos(x))

Partie I.
1. Vérifier que pour tout entier naturel n, la fonction cn est continue sur [−1, 1].
2. Pour x ∈ [−1, 1], donner une expression polynomiale de c0 (x), c1 (x), c2 (x), c3 (x).
3. Représenter graphiquement dans un même repère orthonormal les fonctions c0 , c1 , c2 , c3 .
4. Montrer que ∀n ∈ N∗ , ∀x ∈ [−1, 1], cn+1 (x) + cn−1 (x) = 2xcn (x).
5. Soit la suite de polynômes (Tn )n∈N définie par

T0 = 1, T1 = X et ∀n ∈ N, Tn+2 = 2XTn+1 − Tn

Montrer que pour tout n ∈ N, Tn est un polynôme de degré n de coefficient dominant que l’on
explicitera.
6. Prouver que pour tout n, la famille (T0 , T1 , . . . , Tn ) est une base de Rn [X].
7. Montrer que pour x ∈ [−1, 1] et n ∈ N, on a Tn (x) = cn (x).

Partie II.
R1 P (t)Q(t)
Pour tout couple (P, Q) d’éléments de R[X], on pose (P |Q) = −1

1−t2
dt.

Soient p, q ∈ N. On pose Ip,q = 0 cos(pθ) cos(qθ) dθ.
Démontrer que si p 6= q alors Ip,q = 0.
Calculer Ip,p .

Partie III.
Soit n ∈ N∗ . Pour tout k ∈ {1, 2, . . . , n}, on pose θk = (2k−1)π
2n et xk = cos(θk ).
1. Vérifier que x1 , x2 , . . . , xn sont les racines du polynôme Tn défini dans la partie I.
2. Soit L = (L1 , . . . , Ln ) la famille des polynômes d’interpolation de Lagrange associés à (x1 , . . . , xn ),
c’est à dire les polynômes de Rn−1 [X] qui, pour tous i et j dans [|1, n|], vérifient

Li (xj ) = δi,j

j j 1 si i = j
où δi est le symbole de Kronecker : δi = .
0 sinon
2.a. L est-elle une base de Rn−1 [X] ?
2.b. Montrer qu’il existe des réels λ1 , . . . , λn tels que
Z 1 n Z 1
G(t) X Lj (t)
∀G ∈ Rn−1 [X], √ dt = λi G(xi ) avec ∀j ∈ [|1, n|], λj = √ dt
−1 1 − t2 i=1 −1 1 − t2

2.c. Soit R ∈ R2n−1 [X].


i. Justifier l’existence et l’unicité deux polynômes S et U de Rn−1 [X] tels que R = STn +U .
ii. Montrer que
Z 1 n
R(t) X
√ dt = λi R(xi )
−1 1 − t2 i=1
Corrigé (e3a 2014)

Partie I.
1. arccos étant continue sur [−1, 1] (bijection réciproque d’une fonction continue) et cos étant
continue sur R, cn est continue sur [−1, 1] par théorème d’opérations.
2. Soit x ∈ [−1, 1] ; on a cos(arccos(x)) = x. On a alors immédiatement

c0 (x) = 1 et c1 (x) = x

Les formule élémentaire de trigonométrie donnent

c2 (x) = 2x2 − 1, c3 (x) = 4x3 − 3x

3. On obtient la représentation suivante

4. Soit n ∈ N∗ . Soit x ∈ [−1, 1], on pose θ = arccos(x). Alors cn (x) = cos(nθ). Comme
cos ((n + 1)θ) + cos ((n − 1)θ) = 2 cos(nθ) cos(θ). On a donc

cn+1 (x) + cn−1 (x) = 2xcn (x)

en utilisant toujours cos(arccos(x)) = x.


5. On montre par récurrence que
∀n ∈ N, deg(Tn ) = n et si n ≥ 1 le coefficient dominant de Tn est 2n−1
Le coefficient dominant de T0 est lui égal à 1.
- Initialisation : le résultat est vrai aux rang 0 et 1 par définition.
- Hérédité : soit n ≥ 1 tel que le résultat est vrai jusqu’au rang n. On a alors Tn+1 =
2XTn − Tn−1 qui est un polynôme de degré ≤ n + 1 (différence de deux tels polynômes)
avec un un coefficient devant X n+1 égal à deux fois le coefficient dominant de Tn et valant
donc 2n . Le résultat est donc vrai au rang n + 1.
6. Soit n ∈ N. La famille (T0 , . . . , Tn ) est échelonnée en degré et donc libre. Elle est composée de
n + 1 éléments de Rn [X] et cet espace est de dimension n + 1. C’est donc une base de Rn [X].
7. Soit x ∈ [−1, 1]. On montre par une récurrence immédiate à partir de la question 4 et de la
définition des Tn que cn (x) = Tn (x) pour tout n (on initialise pour n = 0 et n = 1 et les deux
suites (Tn (x)) et (cn (x)) vérifient la même relation de récurrence d’ordre 2).

Partie II.
[ ].
Soient p, q ∈ N. On a
Z π
1 π
Z
cos(pθ) cos(qθ) dθ = (cos((p + q)θ) + cos((p − q)θ)) dθ
0 2 0

Si p + q = 0, c’est-à-dire p = q = 0, l’intégrale vaut π.


Sinon, si p − q = 0 l’intégrale vaut π2 . Enfin, dans le cas général (p 6= q), l’intégrale vaut 0 car
sin((p ± k)θ) vaut 0 en π et en 0.

Z π  0 si p 6= q
Ip,q = cos(pθ) cos(qθ) dθ = π si p = q = 0
0  π
2 si p = q 6= 0

Partie III.
1. Soit k ∈ {1, 2, . . . , n}. On a xk ∈ [−1, 1]] et donc Tn (xk ) = cn (xk ). Comme θk ∈ [0, π], cn (xk ) =
cos(nθk ) = 0 car nθk = π/2[π]. x1 , . . . , xn sont donc racines de Tn . Elles sont distinctes car
cos réalise une bijection de [0, π] dans [−1, 1] et car les θk sont des éléments distincts de [0, π].
Comme deg(Tn ) = n, Tn admet enfin au plus n racines (comptées avec leurs multiplicités).
Finalement, x1 , . . . , xn sont exactement les racines de Tn et ce sont, en plus,Pdes racines simples.
2.a. Soit Q ∈ Rn−1 [X]. D’après le théorème d’interpolation de Lagrange, Q = ni=1 Q(xi )Li (c’est
un polynôme de degré inférieur ou égal à n − 1 qui prend la valeur Q(xi ) au point xi et il
n’y en a qu’un et donc c’est Q). Ceci montre que (L1 , . . . , Ln ) (famille de Rn−1 [X]) engendre
Rn−1 [X]. Par cardinal etP dimension, c’est une base de Rn−1 [X]
2.b. Soit G ∈ Rn−1 [X]. On a ki=0 G(xi )Li = G (on vient de le rappeler) et donc
Z 1 n Z 1
G(t) L (t)
√ i
X
√ dt = G(xi ) dt
−1 1 − t2 i=1 −1 1 − t2

ce qui est la formule demandée.

2.c. La division euclidienne de R ∈ R2n−1 [X] par Tn s’écrit R = Tn S + U avec U ∈ Rn−1 [X].
Tn S = R − U est de degré ≤ 2n − 1 et Tn de degré n ; S est donc de degré ≤ n − 1. On a ainsi
existence de la décomposition demandée.
Si R = Tn S + U = Tn S1 + U1 avec U, U1 ∈ Rn−1 [X] alors U − U1 = Tn (S − S1 ) et si S 6= S1 ,
deg(U − U1 ) ≥ deg(Tn ) = n ce qui est impossible. Ainsi S = S1 et donc U = U1 cequi donne
l’unicité de la décomposition (c’est en fait l’unicité dans la division euclidienne).
On a alors Tn et S que sont orthogonaux (avec II.1.4) et
Z 1
R(t)
√ dt = ( R , 1 ) = ( Tn S + U , 1 ) = ( Tn , S ) + ( U , 1 )
−1 1 − t2
Z 1 n n
U (t) X X
= √ dt = λi U (xi ) = λi R(xi )
−1 1 − t2 i=1 i=1

car U (xi ) = R(xi ) puisque Tn (xi ) = 0.

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