My Ismail Mamouni
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Préparation aux Concours (CNC-CCP)
Prépas MP
Espaces Préhilbertiens
Préambule .
Thème 1 : Distances entre Matrices
PARTIE II CALCUL DE LA DISTANCE DE A À Sn (R) ET À An (R)
On pose ∀(A, B) ∈ Mn (R) × Mn (R), < A, B >= tr(t AB) (c’est la trace du produit de la transposée de A par B).
On rappelle que tr est une forme linéaire sur Mn (R), que ∀(U, V ) ∈ Mn (R)2 , tr(t U ) = tr(U ) et tr(U V ) = tr(V U ).
n X
X n
Q1 a) Soit A = (aij ) un élément de Mn (R). Montrer que < A, A >= a2ki .
i=1 k=1
b) Montrer que < ., . > est un produit scalaire sur Mn (R).
Q2 Rappeler le théorème de “meilleure approximation”.
Q3 a) Montrer que Sn (R) et An (R) sont supplémentaires et orthogonaux dans (Mn (R), < ., . >).
b) Soit A un élément de Mn (R). Montrer que d(A, Sn (R)) = k 21 (A − t A)k.
Déterminer de même d(A, An (R)).
Q4 Calculer d(A, A3 (R)) où A est la matrice de la partie I. Déduire de I kAk et calculer alors d(A, S3 (R)).
PARTIE IV DISTANCE DE A À On .
On est prié de relire les résultats contenus dans III Q 1 a).
Q1 M est une matrice de Mn (R) et R une matrice de On (R).
a) Montrer que kRM k = kM k (k.k est la norme de II).
b) Montrer que kM Rk = kM k (on rappelle qur tr(AB) = tr(BA)).
I Dans la suite de cette partie A appartient à Mn (R). A = U S avec U ∈ On (R) et S ∈ Sn+ (R).
D est une matrice diagonale de Mn (R) et P une matrice orthogonale de Mn (R) telle que S = P DP −1 = P Dt P .
Q2 a) Montrer que si Ω appartient à On (R), kA − Ωk = kS − U −1 Ωk.
En déduire que d(A, On (R)) = d(S, On (R)).
b) Montrer que d(S, On (R)) = d(D, On (R)) (partir de kS − Ωk et s’inspirer de ce qui précède).
Q3 On pose D = Diag(d1 , d2 , . . . , dn ).
n
a) Montrer que ∀Ω ∈ On (R), kD − Ωk2 = kDk2 − 2 tr(DΩ) + n = d2k − 2 tr(DΩ) + n.
P
k=1
2
b) Soit Ω = (ωij ) un élément de On (R). Montrer que ∀(i, j) ∈ [[1, n]] , ωij ∈ [−1, 1].
n
P
En déduire que tr(DΩ) 6 di .
i=1
c) Montrer que d(D, On (R)) = kD − In k et que d(A, On (R)) = kA − U k.
d) Calculer d(A, O3 (R)) où A est la matrice de I.
PARTIE V DISTANCE DE A À ∆p .
p est un élément de [[0, n]]. ∆p est l’ensemble des matrices de Mn (R) de rang supérieur ou égal à p. A est une matrice
de Mn (R).
Q1 Montrer qu’il existe un élément q0 de N∗ tel que pour tout élément q de [[q0 , +∞[[ A − 1
q In soit inversible.
En déduire que d(A, GLn (R) = 0.
Q2 Calculer d(A, ∆p ).
PARTIE VI DISTANCE DE A À ∇p .
Q1 Théorème de Courant et Fischer
S est une matrice symétrique de Mn (R). (C1 , C2 , . . . , Cn ) est une base orthonormée de Mn,1 (R) consituée de vecteurs
propres de S respectivement associés aux valeurs propres λ1 , λ2 , ..., λn . On suppose que λ1 > λ2 > · · · > λn .
k est un élément de [[1, n]] et Ek est l’ensemble des sous-espaces vectoriels de Mn,1 (R) de dimension k.
t
XSX
On se propose de montrer que : λk = Max Inf ·
F ∈Ek X∈F −{0} t XX
k t
P XSX
a) On pose Fk = Vect(C1 , C2 , . . . , Ck ). Soit X = xi Ci un élément non nul de Fk . Montrer que t XX
> λk .
i=1
t
XSX
Montrer que Inf existe et vaut λk .
X∈Fk −{0} t XX
t
XSX
Utiliser ce qui précède pour montrer que ∀X ∈ Mn,1 (R) − {0}, t XX
> λn .
b) Soit F un élément de Ek . Montrer que la dimension de F ∩ Vect(Ck , Ck+1 , . . . , Cn ) est supérieure ou égale à 1 (on
pourra majorer la dimension de la somme).
t
XSX
c) Montrer que si X est un vecteur non nul de F ∩ Vect(Ck , Ck+1 , . . . , Cn ) alors t XX
6 λk .
t
XSX
Montrer que Inf existe et est inférieur ou égal à λk . Conclure.
X∈F −{0} t XX
t
XSX
d) Facultatif Montrer que λk = Max Min ·
F ∈Ek X∈F −{0} t XX
Dans toute la suite A est une matrice de Mn (R) de rang r et p est un élément de N strictement inférieur à r.
∇p est l’ensemble des matrices de Mn (R) de rang inférieur ou égal à p.
Q2 a) Montrer que Ker t AA = Ker A. En déduire que t AA est de rang r.
b) Montrer qu’il existe une base orthonormée (X1 , X2 , . . . , Xn ) de Mn,1 (R) constituée de vecteurs propres de t AA
respectivement associés à des valeurs propres µ1 , µ2 , ..., µn qui vérifient : µ1 > µ2 > · · · > µr > 0 et µr+1 = µr+2 =
· · · = µn = 0 (à un petit abus près lorsque r = n).
1
c) On pose : ∀i ∈ [[1, r]], Yi = √ AXi . Montrer que (Y1 , Y2 , . . . , Yr ) est une famille orthonormée de Mn,1 (R) que l’on
µi
complétera en une base orthonormée (Y1 , Y2 , . . . , Yn ) de Mn,1 (R) si nécessaire.
n √ r √
µk Yk t Xk = µk Yk t Xk (on pourra utiliser la base orthonormée (X1 , X2 , . . . , Xn )).
P P
d) Montrer que A =
k=1 k=1
Montrer que (Yk t Xk )k∈[[1,n]] est une famille orthonormée de Mn (R) constituée de matrices de rang 1.
s s
p n r
P √ t
P P
Q3 On pose N = µk Yk Xk . Montrer que N appartient à ∇p et que kA − N k = µk = µk
k=1 k=p+1 k=p+1
Q4 Soit q un élément de [[0, p]] et M une matrice de Mn (R) de rang q.
a) Justifier rapidement l’existence d’une base orthonormée de Mn,1 (R) constituée de vecteurs propres de la matrice
t
(A − M )(A − M ) respectivement associés à des valeurs propres α1 , α2 , ..., αn qui vérifient : α1 > α2 > · · · > αn > 0.
Calculer kA − M k.
On pose G = Ker M ∩ Im(t AA) et dans la suite de la question, k est un élément de [[1, r − q]].
b) Montrer que dim G > r − q.
t
X t AAX
c) Montrer que si F un sous-espace vectoriel de G de dimension k : αk > Inf t XX
·
X∈F −{0}
Montrer que dim(G ∩ Vect(X1 , X2 , . . . , Xk+q )) > k et en déduire que αk > µk+p .
Montrer enfin que : kA − M k > kA − N k.
d) En déduire d(A, ∇p ). Et pour p ∈ [[r, n]] ? pour p = 0 ?
Q5 On reprend l’exemple de la partie I. Calculer d(A, ∇p ) pour tout élément p de [[0, 3]].
Thème 2 : Polynômes Orthogonaux
1 Les polynômes de Legendre
1
Définition Pn est un polynôme de Legendre de degré n si Pn (x) = Dn [(x2 − 1)n ]
2n n!
Pn (1) = 1.
Propriétés
Z 1
1.
Pi (x)Pj (x)dx = 0 si i 6= j
−1
n
1 X j 2
2. Pn (x) = n Cn (x − 1)n−j (x + 1)j ;
2
j=0
3. Pn a même parité que n ;
6. Les polynômes Pn satisfont la relation de récurrence à trois termes
4.
(n + 1)Pn+1 (x) − (2n + 1)xPn (x) + nPn−1 (x) = 0
1
2
Z
5. Pn2 (x)dx = ;
−1 2n + 1
4 Les polynômes d’Hermite
n x n −x 2 2
Définition Hn (x) = (−1) e D [e ] ;
Propriétés
1. Les fonctions Hn sont polynômiales, de degré n ;
′
2. 2nHn−1 (x) = Hn (x) ;
Z ∞
4.
3. Les polynômes Hn satisfont 2
Hn (x)Hm (x)e−x dx = 0 si n 6= m ;
−∞
Z ∞ √
2
5. Hn2 (x)e−x dx = π2n n! ;
−∞
6. Les polynômes Hn satisfont la relation de récurrence à trois termes
Hn+1 (x) − 2xHn (x) + 2nHn−1 (x) = 0
pour n ≥ 1 avec H0 (x) = 1 et H1 (x) = 2x ;
2 Les polynômes de Tchébychev de première et seconde espèce
Définition Les fonctions de Tchébychev de première (Tn ) et seconde (Un ) espèce sont définies sur I =
[−1, 1] par ( )
Tn (x) = cos(nΘ)
sin((n+1)Θ)
avec Θ = arccosx.
Un (x) = sin Θ
Propriétés
1. Les fonctions Tn satisfont la relation de récurrence à trois termes
Tn+1 (x) − 2xTn (x) + Tn−1 (x) = 0
pour n ≥ 1 avec T0 (x) = 1 et T1 (x) = x ;
2. Les fonctions Tn sont des fonctions polynômes ;
3.
Tn′ (x) = nUn−1 (x) ;
4. Les fonctions Un sont des fonctions polynômes ;
5. Z 1
dx
Tn (x)Tm (x) √ = 0, si n 6= m ;
−1 1 − x2
6. Z 1
dx π
Tn2 (x) √ = ;
−1 1−x 2 2
7.
1h p p i
Tn (x) = (x + x2 − 1)n + (x − x2 − 1)n ,
2 [
pour x ∈ ] − ∞, −1] [1, ∞[ ;
8. Le coefficient du terme de plus haut degré de Tn est 2n−1 si n ≥ 1 et 1 pour n = 0 ;
9. Les polynômes Tn satisfont l’équation différentielle
(1 − x2 )y ′′ − xy ′ + n2 y = 0 ;
Corrigé Thème 1 : Distances entre Matrices