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Microfinance et entrepreneuriat à Lubumbashi

L'étude examine l'impact des institutions de microfinance sur l'entrepreneuriat à Lubumbashi, en RDC, où seulement 32% des entrepreneures ayant bénéficié de microcrédits entre 2020 et 2022 sont encore en activité. Elle identifie les facteurs de succès et d'échec, soulignant l'importance de la gestion, de l'expérience et de l'éducation entrepreneuriale. L'étude propose des recommandations pour améliorer l'accès au microcrédit et soutenir durablement l'entrepreneuriat local.

Transféré par

Marc Tshimbila
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Microfinance et entrepreneuriat à Lubumbashi

L'étude examine l'impact des institutions de microfinance sur l'entrepreneuriat à Lubumbashi, en RDC, où seulement 32% des entrepreneures ayant bénéficié de microcrédits entre 2020 et 2022 sont encore en activité. Elle identifie les facteurs de succès et d'échec, soulignant l'importance de la gestion, de l'expérience et de l'éducation entrepreneuriale. L'étude propose des recommandations pour améliorer l'accès au microcrédit et soutenir durablement l'entrepreneuriat local.

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RÉSUMÉ

Il est courant de lire, dans la littérature que le non-accès au financement constitue l'obstacle
majeur à l'entrepreneuriat. À un moment où de nombreuses entrepreneures à travers le
monde font face à de graves difficultés pour satisfaire leurs besoins financiers, à Lubumbashi
en RDC, les Institutions de Micro Finance (IMF en sigle) offrent une alternative en proposant
aux entrepreneures une gamme de services microfinance notamment le microcrédit en vue
de promouvoir l'entrepreneuriat. Pour les entrepreneures qui viennent de commencer une
activité commerciale ou celui qui cherche à développer leurs activités, il existe des facteurs
de succès et d'échec à cet entrepreneuriat.

Sur 4.871 entrepreneures ayant bénéficié des microcrédits de l'année 2020 jusqu'en 2022
(période de l'enquête), seulement 1.461 d'entre elles soit 32% sont encore en activité. Ce
constat a soulevé des interrogations.

À l'aide d'une approche méthodologique mixte, nos résultats présentent, dans un premier
temps, les facteurs genre, et la taille de crédit qui influence positivement l'entrepreneuriat
de façon persistante et des contraintes auxquelles les entrepreneures en arrêt d'activité sont
confrontées. Notre contribution porte sur des leviers et des freins à l'entrepreneure
bénéficiaire des microcrédits. Enfin, cette étude suggère un certain nombre de propositions,
dont le développement de nouvelles formes des compétences pouvant contribuer à élaborer
des rapports efficaces entre l'accès au microcrédit et l'entrepreneuriat.

MOTS CLÉS : Microcrédit - microfinance - IMF - entrepreneuriat persistant

0. INTRODUCTION GENERALE

Dans un contexte économique et financier mondialement morose, marqué par un


ralentissement de la croissance, la dégradation des conditions de vie, et la montée du
chômage..., la réflexion sur les opportunités de création d'emploi et de relance des activités
sont sans doute au menu de tous les programmes de développement économique national.
Et la lutte contre la pauvreté est devenue sans coute l'une de principal objectif des pays du
monde en général et de l'Afrique subsaharienne particulier.

En effet, dans le pays en développement de manière générale et en RDC en particulier, cette


situation pauvreté est principalement causée par : la faiblesse des revenus (le cas de la RDC
où le revenu moyen par habitant est estimé à 530$ en 2022 alors dans certains pays riches
comme la Norvège, les Etats - unis, le Canada etc. le revenu moyen par habitant est
supérieur à 20.000 dollar), mais aussi par les fortes inégalités dans la répartition des
revenus ; car dans ces pays la plus grande partie du produit intérieur brut (PIB) est souvent
accaparé par une infirme partie de la population. Tandis que la plus grande partie de la
population vit dans une pauvreté extrême.

La crise socio - économique que traverse la RDC aujourd'hui est caractérisée entre autres par
de nombreuses distorsions dans le circuit des biens et services et la faible performance des
services publics. Il en résulte le bas niveau de revenu, une médiocre qualité de vie et une
dégradation continue des conditions de vie de la population dans l'ensemble du pays.
L'image de la RDC dans le concert des nations est de plus en plus écornée, d'autant plus que
le pays nourrit des paradoxes criants : vaste pays, immenses ressources naturelles (agricoles,
forestières, minières, etc.), mais sa population croupit dans la misère la plus noire et figure
parmi les plus pauvres de la planète. Les guerres qu'a connues le pays ainsi que les conflits
qui persistent surtout dans la partie Est du pays, sans compter la mauvaise gouvernance
caractérisée par les détournements des biens publics, la corruption presque généralisée,
l'inapplicabilité du principe de recevabilité par les dirigeants à tous les niveaux, compliquent
davantage la situation des populations qui sont privées de leur droit élémentaire à la vie.

Par conséquent, en RDC plus de un tiers (1/3) de la population soit sept ménages sur dix sont
pauvres avec une disparité entre milieu rural où environ huit ménages sur le dix sont
pauvres et en milieu urbain où moins de sept ménages sur dix sont pauvres. Le chômage
entraine la plupart de population en situation de pauvreté et la cherche d'un emploi salarié
est devenue une aventure aléatoire, lassante et souvent décourageante.

Pour survivre et surmonter cet état de pauvreté, la population aujourd'hui fait preuve d'une
certaine créativité qui obéisse souvent dans une logique économique, en allant dans le sens
de l'entrepreneuriat, exerçant telle ou telle autre activité aussi bien dans le domaine de la
transformation, du commerce que celui des services juste pour être à même de faire face
aux problèmes qui se posent quotidiennement.

"2"

1. PHENOMENE OBSERVE

Nous avons réalisé une enquête auprès des institutions de Microfinance (IMF) dans la ville
de Lubumbashi afin de déterminer le pourcentage des entrepreneurs ayant bénéficié des
microcrédits de 2020 à 2022. Deux Institutions de microfinance (IMF) basée dans la ville de
Lubumbashi ont participé à cette enquête. Les résultats ont indiqué sur un total de 4.871
entrepreneurs bénéficières de microcrédit dont 2.605 soit 53.5% provenant de l'IMF FINCA,
1.421 soit 29.2% auprès de l'IMF TUJENGE. Par contre seulement 1.461 soit 32% étant
encore en activité et 3410 soit 68% en arrêt d'activité causé par une mauvaise gestion,
manque de revenus, et d'un mauvais modèle commercial ainsi d'une gestion incompétente.

Parmi les personnes interrogées hors circuit en partenariat avec les institutions des
microfinances 55% évoque la peur de prendre des risques financiers pour expliquer le refus
de se mettre à leur compte et de leurs biens des valeurs.

Au vu des efforts significatifs qui ont été fournis par les IMF, il apparait intéressant de se
focaliser sur l'entrepreneuriat comme thème de recherche, pour tenter d'élargir et
d'approfondir notre compréhension de ce phénomène et de ses multiples dimensions. Le
seul accès au financement ne pouvait pas suffire à saisir véritablement ce qui fait la réussite
des entrepreneurs qui ont pu faire suivre leurs activités. Par ailleurs, nous remarquons que
ces entrepreneurs manifestent plusieurs atouts notamment un niveau d'instruction un peu
élevé, une expérience professionnelle antérieurs avérée, une utilisation rationnelle de crédit
obtenu, une bonne gestion du réseau relationnel afin d'obtenir le soutien nécessaire.

Tableau 1 : Evolution des entrepreneures en quantité


Entrepreneurs en activité Entrepreneurs en arrêt d'activité
FINCA 2020 2021 2022 2020 2021 2022
191 287 378 494 511 913
TUJENGE 2020 2021 2022 2020 2021 2022

137 202 266 396 497 599

Source : nous même sur base des données récoltées auprès des IMF.

Ceci nous amène à chercher dans les travaux portant sur la réussite entrepreneuriale afin de
parvenir à modéliser le phénomène. Comprendre la réalité des entrepreneurs bénéficiaires
des microcrédits dans la ville de Lubumbashi nécessite de prendre en compte les facteurs
ayant soutenu leurs activités. Cette étude s'inscrit dans ce cadre et cherchez à identifier les
obstacles auxquels celles en arrêt d'activité ont été confrontées et les leviers pour celle qui
ont réussi.

Cela étant dit, notre question de départ se résume en ceci : pourquoi certains
entrepreneurs bénéficières des microcrédits auprès des IMF à Lubumbashi ont - ils réussi à
exercer durablement leurs activités alors que les autres n'ont parvenues à cela ?

~3~

2. PARTICULARITES DE L'ETUDE

Dans la perspective de confronter le discours tenu sur la scène internationale avec la réalité
de la mise en oeuvre des approches du microcrédit en RDC, l'objectif de ce travail de
recherche est ainsi, dans un premier temps, de comprendre la question de pourquoi les
institutions de microcrédit ont les insuffisances à la promotion de l'entrepreneuriat à
Lubumbashi.

L'objectif principal de cette étude est d'identifier les conditions suffisante de succès de
l'entrepreneuriat ayant bénéficié d'un microcrédit à Lubumbashi. Ce succès est sans doute
fonction de facteurs multiples dont l'examen attentif présenté dans le mémoire est
nécessaire. Concrètement, il s'agit, d'une part, de mettre en évidence les principaux facteurs
qui contribuent à la durabilité de l'entrepreneuriat et d'autre part d'identifier des freins et
leviers qu'elles rencontrent pendant leur parcours.

Dans la littérature, l'entrepreneuriat prend de plus en plus de l'importance. Mais, on


constate que la littérature académique congolaise afférente au sujet des entrepreneures
reste pauvre. La quasi-totalité des travaux en la matière porte sur des entrepreneurs
commerçant. Cette importance accordée uniquement aux entrepreneurs commerçant
constitue d'après nous une limite dans la compréhension du phénomène entrepreneurial qui
peut être enrichi par l'étude de l'entrepreneuriat en générale.

Notre recherche est innovatrice, car elle s'intéresse à des entrepreneurs. Cette notion a
donné lieu à peu de travaux en RDC, tout au moins si on les compare à la très importante
production des travaux sur l'entrepreneuriat. Il semble dès lors que ce vide constitue un
frein à la réussite des programmes mis en place pour appuyer l'entrepreneuriat.
L'exploitation de ces travaux en entrepreneuriat par un certain nombre d'auteurs confirme
l'utilité dans notre contexte. Comprendre la façon dont l'accès des entrepreneurs au
microcrédit pourrait promouvoir l'entrepreneuriat permet non seulement de combler ce
vide, mais également de disposer de leviers pour mieux accompagner les bénéficiaires des
microcrédits.

Dans telles perspectives, une première recherche menée sur l'entrepreneuriat en RDC
pourrait servir de point de départ à de futures études, mais également de guide
méthodologique pour l'intervention sur le terrain. Cette première recherche s'avère
significative sur le plan de l'avancement des connaissances. Elle permet d'une part de
connaitre davantage les facteurs associés au succès de l'accès des entrepreneurs au
microcrédit et d'autre part, elle facilite éventuellement les recherches visant à étudier les
obstacles liés à l'entrepreneuriat dans la ville de Lubumbashi.

D'un point de vue pratique, les résultats de la recherche seraient utiles non seulement pour
les entrepreneures congolais en général, mais également pour les organismes

~4~

de microfinance relativement démunis face à leur volonté de mieux comprendre les besoins
de financement et d'accompagnement des bénéficiaires.

L'intérêt porté à cette thématique se situe au coeur du débat sur les apports du microcrédit
et de sa capacité dans le processus entrepreneurial, et dans une perspective de
concrétisation pour la ville de Lubumbashi.

En effet, nous pensons que l'accès des entrepreneurs au microcrédit constitue une véritable
alternative pour ceux exclues du système bancaire classique. De ce fait, le microcrédit doit
tenir compte de l'action de ces dernières s'il veut atteindre ses objectifs en matière de
promotion de l'entrepreneuriat. Cette étude pourrait encourager les entrepreneurs à
solliciter le microcrédit en RDC : elle peut apporter de solutions susceptibles de promouvoir
l'entrepreneuriat.

Notre étude contribue à enrichir la question de l'entrepreneuriat en sciences de gestion. Par


ailleurs, nous estimons que les résultats de notre recherche pourraient servir de source des
renseignements aux différents acteurs notamment : le ministère des PME et de la promotion
à l'entrepreneuriat, les IMF et les entrepreneurs qui sont la principale cible. Avoir une
meilleure idée de l'impact réel de microcrédit sur l'entrepreneuriat s'avère donc utile quand
on se questionne sur l'évolution probable du secteur de la microfinance et sur les défis
auxquels il fait face.

Si des mémoires sur l'entrepreneuriat ont été soutenues ailleurs, l'intérêt pour les
entrepreneures congolaises reste minime. Il s'agit là d'un terrain de recherche encore «
inexploité », ce qui renforce et rend ainsi originale la recherche engagée. Ce dernier reste
peu exploré dans les recherches académiques. Il convient de noter qu'ailleurs les recherches
sur l'entrepreneuriat se multiplient depuis les années 80 (BRUYAT, 1993). L'insuffisance de
travaux universitaires s'intéressant aux cas congolais est à l'image du moindre intérêt des
pouvoirs publics envers cet enjeu économique que représente le développement de
l'entrepreneuriat. Ainsi, ce domaine nous offre de belles perspectives de recherches.

Ce travail de recherche nous amène à nous interroger sur les meilleurs moyens pour
promouvoir cet entrepreneuriat parmi cette population en forte croissance. Le thème de
recherche le plus courant concerne les facteurs explicatifs de la non-émergence de
l'entrepreneuriat.

3. PROBLEMATIQUE

Le développement de l'entreprise moderne est fonction d'une bonne gestion qui de prime à
bord pose problème relatif à une adéquation entre les sources financières et les moyens
économiques. L'accès aux services financiers et le développement de la micro entreprise
sont l'un des grands piliers du développement durable (au côté de la démocratie, de
l'éducation et des infrastructures). La microfinance en est à une phase critique de son
développement. Elle a fait les preuves à travers différentes approches, de sa capacité à
fournir des services financiers pour des populations exclues des systèmes bancaire
classiques.

~5~

Tout au long de notre travail, notre préoccupation sera centrée sur l'impact des IMF dans le
développement des petits commerces lushoise et si les capitaux mis à la disposition des
mamans et hommes commerçant (e)s ont évolués de leurs investigations.

Ainsi dit, les IMF se révèlent en agent important et influent tout en ayant la grosse part dans
le marché des PME. Fort est de constater que, bien que le tissu économique soit constitué à
88% et seulement 12% des grandes entreprises, le financement de l'économie congolaise
n'atteint le niveau de la demande, encore moins n'améliore la situation financière de cette
contrée malgré les performances enregistrées au niveau du secteur financier et bancaire
(IMF, Banque spécialisées dans la microfinance, COOPEC, COOCEC, etc.).

Ce faisant, à partir de notre observation empirique et des connaissances que nous avons en
notre possession, la question suivante méritera de trouver une solution :

Quelles sont les causes qui expliqueraient que certains entrepreneurs ont réussi à
poursuivre leurs activités après avoir obtenu le financement, alors d'autres n'ont pas été
en mesure de se maintenir dans leurs activités ?

Comme il est dit que toute bonne recherche vise à répondre à une question précise, voilà la
question qui nécessite de trouver une solution adéquate le long de notre dissertation à
laquelle nous avons accrochons à répondre pour éclairer le lecteur.

4. HYPOTHESE

L'hypothèse est l'ensemble des propositions de réponses à la question de recherche et il


s'agit également d'une réponse anticipée, une affirmation provisoire qui décrit o explique un
phénomène (Annie Cornet et Sem Mbimbi, Méthodes de recherche en science économiques
et de gestion, Editions universitaires européennes, 2018). Pour ces deux auteurs, l'hypothèse
peut être un énoncé déclaratif précisant la réponse anticipée et plausible entre les
phénomènes observés.

Etant un outil de développement, la microfinance ne se limite pas à l'action de microcrédit


aux pauvres mais bien plus, à la fourniture d'un ensemble de produits financiers et non
financiers à tous ceux qui sont exclue du système financier classique. Aussi, l'offre des
services non financiers tels que la formation des micros entrepreneurs, les cours d'éducation
à la santé et à l'hygiène donnent aux institutions de micro finance un rôle d'intermédiation
sociale.

Connaissant l'importance du financement sur le bien être entrepreneurial, nous proposons


une hypothèse comme suit

§ H1 : la réussite dans le domaine entrepreneurial pourrait être expliquée par plusieurs


raisons : l'expérience, résilience, bonne gestion de fonds obtenus, l'éducation
entrepreneuriale...

La littérature en microfinance nous renseigne que l'accès aux services financier permet
d'améliorer les conditions de vie des populations démunies (ALLEND, 2011) Pourtant dans la
plupart des pays en développement, seule une minorité de la population accède à ces

"6"

services financiers (N.U, 2006 ; LELART, 2006). Le fait de ne pouvoir accéder à des services
bancaires, pour (GLOUKOVIEZOFF, 2004) ces individus sont dits exclus du secteur financier.
Cette situation d'exclusion constitue un obstacle auquel sont confrontés les ménages
pauvres ainsi que les micros - entrepreneurs qui constituent le segment le plus énergique
des sociétés en développement et qui produisent un effet dynamique sur l'ensemble de la
population.

Nous estimons dans le même ordre d'idées que la finalité des IMF est de contribuer au
développement économique du pays et à la lutte contre la pauvreté, en appuyant le
développement et la construction des systèmes financier locaux et en permettant à des
populations exclues du système financier formel d'avoir accès, durablement, à des services
financiers adaptés à leurs besoins pour le financement d'activité créatrices de revenus.

Toujours en se rapportant à la première hypothèse, nous estimons que les institutions des
microfinances ont un enjeu de compenser convenablement et durablement les faiblesses du
secteur bancaire pour permettre le développement économique et social de l'ensemble de
la population.

Nous estimons également qu'il y a eu augmentation de capital pour certains entrepreneurs


avec l'appui du secteur de la micro finance et il y a eu impact positif dans le développement
de petite et moyenne entreprise Lushoix.

5. LE MODELE D'ANALYSE
5.1. LE MODELE EXPLICATIF

Variable explicative (exogène) variable expliquée (endogène)

Figure 1 : L'OPERATIONNALISATION DES VARIABLES

§ Financement

§ Entrepreneuriat

(Lutte contre le chômage) X

Création des richesses) Y

Y=F(X)

Tableau 2:liste des variables de l'étude

Variables Indicateurs

Microcrédit Montant de microcrédit obtenu des IMF


Age Nombre d'années
Niveau d'études Année d'études
Situation - matrimoniale Etat - civil
Taille de ménage Nombre des personnes par famille
Expérience professionnelle Nombre d'années d'activités
Motivation entrepreneuriale Raison avancée
Volume de crédit Montant du crédit
Utilisation du crédit Nombre d'activité
Nature d'activité Secteur
Facteurs socioculturels Oui/Non

Accompagnement Oui/Non

~7~

Politique de soutien à l'entrepreneur Oui/Non


Entourage familial entrepreneurial Oui/Non
Soutien du conjoint (e) Oui/Non
Entrepreneuriat En activité / en arrêt

Selon CAMPENHOUDT et al. (2017), bien souvent, les concepts impliqués par l'hypothèse et
le modèle ne sont pas directement observables (p.33). Il est alors nécessaire d'en préciser
les indicateurs qui permettent d'enregistrer les données indispensables pour confronter le
modèle à la réalité. Les définitions des variables avec leurs indicateurs seraient comparables
à des instructions qui font savoir comment les observations seront faites. Toutes les
variables du modèle ont été opérationnalisées à l'aide des mesures privilégiées dans la
littérature et qui présentent des qualités acceptables. Le tableau 1 regroupe la description
des différentes variables et l'étude.

Notre question de recherche était la suivante : Quels sont les facteurs de la réussite ou du
non réussite des entrepreneurs ayant bénéficié de microcrédit auprès des IMF ?

L'hypothèse retenue était que le microfinance contribue positivement à la création de


l'entrepreneuriat à travers les variables telles que l'âge de l'entrepreneur bénéficiaire du
microcrédit, son niveau d'instruction, son état matrimonial, sa taille de ménage, son
expérience antérieure dans le commerce, sa motivation entrepreneurial, le volume et
l'utilisation d crédit obtenu, la nature d'activité, le soutien du conjoint (e),
l'accompagnement, la politique de soutien, l'entourage familial et les facteurs socioculturels
(préjugés, coutumes, traditions, les yeux de la société envers l'entrepreneur).

A partir de cette hypothèse, nous avons retenu les variables suivantes :

§ Variable expliquée (dépendante) : Entrepreneuriat

§ Variable explicative (indépendante) : Financement

§ Variable modératrices : âge, niveau d'instruction, état matrimonial, taille de ménage,


expérience antérieure, motivation entrepreneuriale, taille du crédit, utilisation du crédit,
nature d'activité, soutien du conjoint (e), accompagnement, politique de soutien, entourage
familial, facteurs socioculturels.

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