DISCUSION
Notre étude porté sur les facteurs de la répétition des radiographies standards a
l’HGOPED et HDD, a fait l’objet d’une collecte de données dont les résultats sont tels qu’il
suit. En fonction des différentes réponses obtenues aux manipulateurs, il en ressort que :
Les professionnels ayant participé à l’enquête sont distribués en deux catégories :
ITIM ET TPMS. Le profil ITIM est le plus représentatif dans ce secteur d’activité avec
73,33%. Ce constat a été déjà relevé par l'étude Dr [Link] et Dr I. ZAHRAOUI,
publiée en 2011 (19). Il semble que ceci répond aux obligations légales car dans la
réglementation nationale et internationale(17), la manipulation des sources des rayonnements
ionisants à des fins médicales par du personnel non médical peut se faire par les techniciens
en électroradiologie justifiant de la formation correspondante par un diplôme d'adjoint de
santé diplômé d'Etat (11). Sur cette même population, (40%) sont des femmes, le personnel
féminin reste donc aussi engagé dans l’exercice dans les services de radiologie que le
personnel masculin malgré le risque que présente ce type d’activité pour les femmes en âge de
procréer(20).
En matière matériel de radioprotection, la sensibilisation et la formation des utilisateurs
sur le risque radique est [Link] importe, devant un risque a priori non évident et insidieux,
d’attirer l’attention des professionnels à adopter un des comportements sécuritaires, 67% des
techniciens affirment qu’ils disposent d’une partie du matériel de radioprotection ; seulement
06% affirment qu’ils disposent parfaitement le matériel de radioprotection contre 26% qui
disent ne pas en disposer. Ce chiffre demeure inquiétant et nous pousse à affirmer que cette
situation reste une exception à proscrire, d’autant plus que la réglementation nationale oblige
tout exploitant d’assurer une radioprotection adaptée au risque encourus (10) qui est pour 17%
un risque de cancer radio induit. Le Dr [Link] et Dr I. ZAHRAOUI (19) ont trouvé
que 71% ayant bénéficié de la formation de base et que 29% des professionnels exercent leur
activité sans être formés vis à vis des mesures de radioprotection.
D’après notre population de l’étude, 67% des techniciens pensent que la surcharge
influence sur la réalisation de bon cliché et 33% pense que parfois ça peut influencer. Il est
donc bien évident que la surcharge du travail influence sur la réalisation de bon cliché ; ce
qui vérifie l’étude de selon laquelle :
De l’analyse de la figure 15, il ressort que La plupart des services d’imageries médicale
ne dispose pas des moyens de contention soit 87%, ce qui favorise un risque majeur pour la
stabilité du patient ; son instabilité pourrait amener les techniciens à reprendre l’examen :
d’où la répétition des examens et des irradiations supplémentaires. De meme que, les travaux
de ABADA Elike sur la prise en charge radiologique des traumatisés à la clinique
d’AKPAKPA confirment ces résultats quand ils révèlent qu’on a parfois besoin de l’assistance
des aides-soignants ou de l’utilisation de certains objets pour immobiliser les patients (6).Ceci
confirme le fait que le service de radiologie des structure ne disposent d’aucun matériel de
contention adéquat.