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Traité: Céleste

Le document est un traité de mécanique céleste par Pierre-Simon Laplace, qui présente les principes de l'équilibre et du mouvement des corps célestes, ainsi que la loi de la gravitation universelle. Il aborde les mouvements des planètes, des satellites et des comètes, ainsi que les perturbations de leurs trajectoires. La préface souligne l'importance des découvertes astronomiques et mathématiques qui ont conduit à une meilleure compréhension des phénomènes célestes.
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Traité: Céleste

Le document est un traité de mécanique céleste par Pierre-Simon Laplace, qui présente les principes de l'équilibre et du mouvement des corps célestes, ainsi que la loi de la gravitation universelle. Il aborde les mouvements des planètes, des satellites et des comètes, ainsi que les perturbations de leurs trajectoires. La préface souligne l'importance des découvertes astronomiques et mathématiques qui ont conduit à une meilleure compréhension des phénomènes célestes.
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TRAITÉ

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MÉCANIQUE CÉLESTE.

IRIS - LILLIAD - Université Lille 1


IRIS - LILLIAD - Université Lille 1
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«
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4IU4- 3
TRAITÉ
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MÉCANIQUE CÉLESTE,
PAR P. S. LAPLACE,
Membre du Sénat conservateur, de l'Institut national, et du Bureau des
Longitudes de France; des Sociétés royales de Londres et de Gottingue;
des Académies des Sciences de Russie, de Danemarck, d'Italie, etc.

TOME TROISIEME.

DE L'IMPRIMERIE DE CRAPELET.

itiU A PARIS,
BIB
B. M. DÏÏPRAT, Libraire pour les Mathématiques ,
DE
quai des Augustins.
Cote
AN XI 802.
Niv.

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BONAPARTE, 7

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DE L'INSTITUT NATIONAL.

) : .,14 À

Citoyen premier consul,

Vous m'avez permis de vous dédier cet ouvrage.


Il m'est doux et honorable de l'offrir auHéros
pacificateur de l'Europe , à qui la France doit sa
prospérité, sa grandeur et la plus brillante époque
de sa gloire $ au Protecteur éclairé des sciences ,

qui formé par elles voit dans leur étude , la source


des plus nobles jouissances, et dans leurs progrès ,
le perfectionnement de tous les arts utiles et des

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institutions sociales. Puisse cet ouvrage consacré
à la plus sublime des sciences naturelles , être un
monument durable de la reconnoissance que votre
accueil et les bienfaits du Gouvernement inspirent
à qui les cultivent ! De toutes les vérités qu'il
ceux

renferme l'expression de ce sentiment sera tou¬


?

jours pour moi 9 la plus précieuse.

Salut et
respect,

LAPLACE.

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PREFACE.
un i.tli i iot<
, • - . • <i •

IN ou s avons donne dans la première


partie de cet ouvrage,
les principes généraux de l'équilibre et du mouvement de
la matière. Leur application aux mouvemens célestes, nous
a conduits sans
hypothèses et par une série de raisonne-
mens géométriques, à la
loi de la gravitation universelle
dont la pesanteur et les mouvemens des projectiles sur la

terre, ne sont que des cas particuliers. En considérant


ensuite un système de corps soumis à cette grande loi de
la nature ; nous sommes parvenus, au moyen d'une ana¬

lyse singulière, aux expressions générales de leurs mou¬


vemens de leurs figures et des oscillations des fluides
,

qui les recouvrent; expressions d'où l'on a vu découler tous


les phénomènes observés du flux et du reflux de la mer ,

de la variation des degrés et de la pesanteur à la surface


terrestre, de la précession des équinoxes, de la libration
de la lune, de la figure et de la rotation des anneaux de

Saturne, et de leur permanence dans le plan de son équa-


teur. Nous en avons déduit les principales inégalités des

planètes et spécialement celles de Jupiter et de Saturne ,


,

dont la période embrasse plus de neuf cents années, et qui


n'offrant aux observateurs que des anomalies dont ils
,

ignoroient les loix et la cause ont paru long-temps faire


,

exception de la théorie de la pesanteur : plus approfondie,


elle les a fait connoître, et maintenant ces inégalités en sont
une des preuves les
plus frappantes. Nous avons développé
les variations des élémens du système planétaire, qui ne se
rétablissent qu'après un très-grand nombre de siècles. Au

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viij PRÉFACE.
milieu de tous ces
changemens, nous avons reconnu la
constance des moyens mouvemens et
des distances moyen¬
nes des corps de ce système que la nature semble avoir

disposé primitivement pour une éternelle durée, par les


mêmes vues qu'elle nous paroît suivre si admirablement
sur la terre, pour la conservation des individus et la

perpétuité des espèces. Par cela seul que ces mouvemens


sont dirigés dans le même sens et dans des plans peu diffé-

rens les orbes des planètes et des satellites doivent tou¬


,

jours être à-peu-près circulaires et peu inclinés les uns aux


autres. Ainsi, la variation de l'obliquité de l'écliptique à

l'équâteur, renfermée constamment dans d'étroites limites,


ne
produira jamais un printemps perpétuel sur la terre.
Nous avons prouvé que l'attraction du sphéroïde terrestre,
ramenant sans cesse vers son centre l'hémisphère
que la
tune nous présente, transporte au mouvement de rotation
de ce satellite les grandes variations séculaires de son
,

mouvement de révolution, et dérobe pour toujours l'autre

hémisphère à nos regards. Enfin, nous avons démontré


sur les mouvemens des trois
premiers satellites de Jupiter,
ce théorème
remarquable ; savoir qu'en vertu de leur
,

action mutuelle, la longitude moyenne du premier vu du


centre de Jupiter, moins trois fois celle du second, plus

deux fois celle du troisième, est exactement et constam¬


ment égale à deux angles droits, en sorte qu'ils ne peuvent
jamais être à-la-fois éclipsés. Il nous reste à considérer
particulièrement les perturbations du mouvement des pla¬
nètes et des comètes autour du
soleil, de la lune autour de
la terre, et des satellites autour des planètes qu'ils accom¬
pagnent. C'est l'objet de la seconde partie de cet ouvrage,
spécialement consacrée à la perfection des tables astrono¬
miques.
Les

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PRÉFACE. ix
Les tables ont suivi les
progrès de la seience qui leur
sert de base et ces progrès ont d'abord été d'une extrême
,

lenteur. Pendant très-long-temps-, on ne considéra que


les mouvemens apparens des astres : cet intervalle dont

l'origine se perd dans la plus haute antiquité, et qui fut


proprement l'enfance de l'astronomie, comprend les tra¬
vaux
d'Hypparque et de Ptolémée, et ceux des Indiens,
des Arabes et des Perses. Le système de Ptolémée, qu'ils
ont successivement adopté, n'est au fond qu'une manière

de représenter les apparences célestes ; et sous ce rapport, il


fut utile à la science. Telle est lafoiblesse de l'esprit humain,

qu'il a souvent besoin de s'aider d'hypothèses , pour lier


les faits entre eux. En bornant les hypothèses à cet usage,
en évitant de leur attribuer une réalité
qu'elles n'ont point,
et en les rectifiant sans cesse par de nouvelles observations ;

on parvient enfin aux véritables causes, pu du moins, aux

loix des phénomènes. L'histoire de la philosophie nous


olfre plus d'un exemple des avantages que peuvent ainsi
procurer les hypothèses, et des erreurs auxquelles on s'ex^
pose en les réalisant. Vers le milieu du seizième siècle,
Copernic en démêlant dans les apparences, les mouve¬
mens réels de la terre autour du soleil et sur elle-même,
montra sous un nouveau
point de vue l'univers, et chan¬
gea la face de l'astronomie. Un concours inoui de décou¬
vertes a rendu mémorable à jamais dans l'histoire des

sciences, le siècle suivant, d'ailleurs illustré par tant de


chef-d'oeuvres en littérature et dans les beaux-arts. Kepler
reconnut les loix du mouvement elliptique des planètes : le

télescope trouvé par le plus heureux des hasards, et per¬


fectionné aussi-tot par Galilée lui fit voir dans les cieux,
,

de nouvelles inégalités et de nouveaux mondes : l'applica¬


tion que fit Huygcns, du pendule aux horloges, et celle
Mécan. cth. Tome 111. b

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X PRÉFACE,
des lunettes au de cercle eu donnant des mesures
quart ,

précises des angles et de la durée, rendirent sensibles, les


plus petites inégalités des inouvemens célestes. En même
temps que l'observation offroit à l'esprit humain de nou¬
veaux
phénomènes, il créa pour les expliquer et les sou¬
mettre au calcul de nouveaux instrumens de la pensée.
,

Néper inventa les logarithmes : l'analyse des courbes et la


dynamique prirent naissance dans les mains de Descartes
et de Galilée : Newton découvrit le calcul différentiel,
décomposa la lumière, et s'éleva au principe général de la
pesanteur. Dans le siècle qui vient dé s'écouler, les succes¬
seurs de ce grand homme ont achevé l'édifice dont il avoit

posé les fondemens. Ils ont perfectionné l'analyse infinité¬


simale, inventé le calcul aux différences partielles in Uni¬
ment petites et finies, et réduit en formules, la mécanique

entière. En appliquant ces découvertes, à la loi de la pesan¬


teur ils ont ramené à cette loi tous les phénomènes céles¬
,

tes et donné aux théories et aux tables astronomiques,


,

une
précision inespérée dont on est sur-tout redevable aux
travaux des Géomètres français et aux prix proposés par
,

l'Académie des Sciences, Si l'on joint à ces découvertes,


celles de Bradley sur l'aberration des étoiles et sur la nuta-
tion de l'axe terrestre ; les mesures multipliées des degrés
et du pendule , opérations dont la France a donné l'exem¬

ple en envoyant des Académiciens au nord, à l'équateur


et dans l'hémisphère austral, pour y observer la grandeur

de ces degrés et l'intensité de la pesanteur; l'arc du mé¬


ridien compris entre Dunkerque et Barcelone déterminé
,

par des opérations très-précises et servant de base au sys¬


,

tème métrique le plus naturel et le plus simple ; les nom¬


breux voyages entrepris pour connoître les diverses parties
du globe, et pour observer les passages de Vénus sur le

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PRÉFACE. xj
soleil ; la détermination exacte des dimensions du système
solaire , fruit do ces voyages ; la planète Uranus, ses satel¬
lites et deux nouveaux satellites de Saturne, reconnus

par Herschel ; enfin , si l'on réunit à toutes ces décou¬


vertes, l'invention admirable, des instrumens à réflexion
si utiles à la mer, et celles des lunettes acromatiques, du
cercle répétiteur et des montres marines; le dernier siècle
envisagé sous le rapport des progrès de l'esprit humain
dans les sciences mathématiques paroîtra digne de celui
,

qui l'a précédé. Le siècle où nous entrons, a commencé


sous les auspices les plus favorables à l'astronomie. Son
premier jour a été remarquable par la découverte de 1^
planète Cérès , suivie presque aussi-tôt de celle de la pla¬
nète Pallas dont la moyenne distance au soleil est à très-

peu-près la même. La proximité de ces deux corps d'unq


extrême petitelsse à Jupiter, et la grandeur des excentri¬
cités et dés inclinaisons de leurs orbes entrelacés , pro¬
duisent dans leurs des inégalités considé¬
mouvemens ,

rables qui répandront un nouveau jour sur la théorie des


attractions célestes, et donneront lieu de la perfectionner
encôr&i. eah rifllq om >m au mnb apUiaoq M ob «nlaqoa
,

C'estprincipalement dans les applications de l'analyse


au système du monde, que se manifeste la puissance de ce

merveilleux instrument sâns lequel il eût été impossible de

pénétrer un mécanisme aussi compliqué dans ses effets,


qu'il est simple dans sa cause. Le Géomètre embrasse
maintenant dans formules, l'ensemble du système
ses

planétaire et de ses variations successives; il remonte par


la pensée, aux divers états qu'il a subis dans les temps les

plus reculés, et redescend à tous ceux que les temps à venir


développeront aux observateurs. Il voit ce sublime spec¬
tacle dont la période embrasse des millions d'années, se
b 2

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I

xij PRÉFACE,
renouvcller de siècles, dans le système des satellites
en
peu
de Jupiter par la promptitude de leurs révolutions , et
produire de singuliers phénomènes entrevus par les Astro¬
nomes, mais trop composés ou trop lents pour qu'ils en
aient pu déterminer les loix. La théorie de la pesanteur,
devenue par tant d'applications, un moyen de décou¬
vertes aussi certain que l'observation elle-même, lui a

fait connoître plusieurs inégalités nouvelles, et prédire le


retour de la comète de
1709 dont l'action de Jupiter et de
Saturne rend les révolutions très-inégales. Par ce moyen,
il a su tirer des observations comme d'une mine féconde,
un grand nombre d'élémens iinportans et délicats qui sans
l'analyse, y resteroient éternellement cachés. Tels sont les
valeurs respectives des masses du soleil, des planètes et
des satellites, déterminées par les révolutions de ces diffé-
rens
corps et par le développemerit de leurs inégalités
périodiques ét séculaires ; là vitesse de la lumière et l'el-
lipticité de Jupiter, données par les éclipses de ses satel¬
lites, avec plus de précision que par l'observation directe;
la rotation et Tapplatissement d'Uranus et de Saturne,
conclus de la position dans un même plan des diflerens
,

corps qui circulent autour de ces deux planètes. Tels sont


encore les
parallaxes du soleil et de la lune, et la ligure
même de la terre, déduites des inégalités lunaires ; car on
verra dans la suite, que la lune par ses mouvemens,
décèle à l'astronomie perfectionnée, la petite ellipticité
du sphéroïde terrestre dont elle fit connoître la rondeur
aux
premiers Astronomes, par ses éclipses. Enfin, par une
•combinaison heureuse de l'analyse avec les observations,
cet astre qui semble avoir été donné à la terre
pour l'éclai¬
rer
pendant les nuits devient encore le guide le plus
,

assuré du navigateur qu'il garantit des dangers auxquels

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PRÉFACE. xiij
il fut exposé long-temps par les erreurs de son estime. La

perfection de la théorie et des tables lunaires, à laquelle


il doit ce précieux avantage et celui de fixer avec exac¬
titude la position des objets qui s'offrent à sa vue, est le
fruit des travaux des Géomètres et des Astronomes, depuis

plus d'un demi -siècle : elle réunit tout ce qui peut donner
du prix aux découvertes; la grandeur et l'utilité de l'ob¬
jet, la fécondité des résultats et le mérite de la difficulté
vaincue. C'est ainsi que les théories les plus abstraites, en se

répandant par de nombreuses applications, sur la nature


et sur les arts, sont devenues d'inépuisables
sources de
biens et de jouissances pour celui môme qui les ignore.

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Mil'. I.

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TABLE DES MATIÈRES

contenues dans le troisième volume.

THEORIES PARTICULIERES DES MOUVEMENS CELESTES.

LIVRE VI.

théorie des mouvemens planétaires.

Objet de cette théorie page 1

CHAP. I. Formules des inégalités planétaires dépendantes des


carrés et des puissances supérieures des excentricités et des incli¬
naisons des orbites 5

Inégalités dépendantes de la seconde dimension des excentricités et des


inclinaisons.

Forme des termes qui les produisent. Influence qu'ont sur elles les rap¬
ports des moyens mouvemens à raison des petits diviseurs qu'ils
peuvent introduire. Préparations des équations différentielles pour les
divers cas que présente à cet égad le système solaire nos 1 et 2
Considérations par lesquelles on distingue les plus sensibles de ces inéga¬
lités n°. 3

Développemens des termes qui en résultent dans les expressions du rayon


vecteur, de la longitude et de la latitude de la planète troublée, n°\ 4,5 et 6

Inégalités dépendantes des dimensions supérieures des excentricités et des


inclinaisons.

Forme des termes qui les produisent n°. 7


Examen des cas où elles deviennent sensibles. Ils sont dus aux rapports
presque commensurables des moyens mouvemens ; applications à la
théorie de Jupiter et de Saturne pour les termes de la troisième dimen¬
sion n". 8

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TABLE DES MATIERES, etc. xv

Inégalités dépendantes de la cinquième dimension. Sont sensibles dans la


théorie de Jupiter et de Saturne. Leur calcul pour ces planètes... n°. 9
Inégalités dépendantes de la troisième dimension qui deviennent sensi¬ ,

bles dans la théorie de Mercure troublé par la Terre n8. 10


Les inégalités dépendantes de la seconde dimension, qui affectent le mou¬
vement en latitude de la planète troublée , en en introduisant d'ana¬

logues dans le mouvement de la planète perturbatrice. Ce sontles seules


inégalités en latitude qui soient sensibles dans le système planétaire,
parmi celles qui dépendent du produit des excentricités et des incli¬
naisons n°. 11

CHAP. II. Inégalités dépendantes du carré de la force pertur¬


batrice page 33

Développemens de leurs expressions analytiques données dans les n°\ 65


et 69 du second livre. Elles résultent de l'influence que les inégalités à

longue période ont sur les termes dépendans du carré des masses per¬
turbatrices. Les variations des excentricités et des périhélies , peuvent
introduire de semblables inégalités dans les moyens mouvemens; mais
on
prouve que les termes dont ces inégalités se composent, s'entre-
détruisent d'eux-mêmes; d'où il suit que' les moyens mouvemens et
les grands axes , n'éprouvent àuciinfe altération par l'effet des termes
dont il s'agit n°. 12
Variations des excentricités, des périhélies
des nœuds et des inclinai¬
,

sons, dues à la seconde puissance des masses perturbatrices, n°". i3 et i4


Ces variations n'allèrent point les relations trouvées dans le second livre
entre les élémens des orbites 11°. i5
Examen des termes de l'ordre du carré des perturbatrices, qui ont
masses

une influence sensible sur les grandes inégalités de Jupiter et de Saturne


n°. 16

Corrections qu'il faut introduire dans les moyens mouvemens de ces


deux planètes en vertu de leurs grandes inégalités
, n°. 17
Les coëfficiens des inégalités des planètes varient à raison des variations
séculaires des élémens des orbites. Manière d'y avoir égard. . . n°. 18

CHAP. III. Des perturbations dues à l'ellipticité du soleil} pag. 55


Cette ellipticité donne à la planète un mouvement direct dans son péri¬
hélie , et aux nœuds de l'orbite sur le plan de l'équateur solaire , un
mouvement rétrograde égal au précédent. Ces inégalités s'affoiblissent
rapidement à mesure que la distance au soleil augmente ; elles ne sont

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xvj TABLE DES MATIÈRES
sensibles que pour Mercure. L'elliplicilé du soleil n'influant ni sur
l'excentricité de l'orbite , ni sur son inclinaison , ne peut altérer la sta¬
bilité du système planétaire n°. 18

CHAP. IV. Des perturbations du mouvement des planètes par


l'action de leurs satellites page 58

Ces perturbations se déterminent par les théorèmes du n°. 10 du second


livre. Leur grandeur dépend des masses des satellites par rapport à
celle de la planète , et de leurs élongations vue3 du soleil. Elles ne sont
sensibles que dans la théorie de la terre troublée par la lune. . . n". 19

CHAP. V. Considérations sur la partie elliptique du rayon vecteur


et du mouvement des planètes page 60, n°. 20

CHAP. VI. Valeurs numériques des quantités qui entrent dans


les expressions des inégalités planétaires page 61

Valeurs des masses des planètes. Considérations d'après lesquelles elles


ont été calculées n°. 21

Table des élémens planétaires 22


Calcul numérique des formules données dans le n°. 4g du second livre, 20

CHAP. VII. Expressions numériques des variations séculaires


des élémens des orbites planétaires page 86 , n°\ 24 -26

CHAP. VIII. Théorie de Mercure page g5


Examen de la limite jusqu'à laquelle les approximations doivent s'étendre
dans l'évaluation du ray on vecteur. Valeurs numériques des inégalités
sensibles qui affectent la longitude et le raj'on vecteur. Elles sont pro¬
duites par l'action de Vénus , de la Terre et do Jupiter.
Inégalités indépendantes des excentricités.
Inégalités dépendantes de la première puissance des excentricités.
Inégalités dépendantes de la seconde dimension des excentricités et
des inclinaisons des orbites.

Inégalités dépendantes de la troisième dimension de ces mêmes


quantités.
Les inégalités en latitude sont insensibles et au-dessous d'un quart de

seconde 27
CHAP.

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DE LA SECONDE PARTIE. XV1J

CHAP. IX. Théorie de Vénus, page 99

Examen de la limite jusqu'à laquelle les approximations doivent s'étendre


dans l'évaluation du rayon vecteur. Valeurs numériques des inégalités
sensibles qui affectent la longitude et le rayon vecteur.Les planètes
qui les produisent sont la Terre, Mars, Jupiter et Saturne.
Inégalités indépendantes des excentricités.
Inégalités dépendantes de la première puissance des excentricités.
Inégalités dépendantes de la seconde dimension des excentricités et
des inclinaisons des orbites.

Inégalités dépendantes de la troisième dimension de ces mêmes


quantités.
Inégalités en latitude. Elles sont dues à l'action de Mars et de Jupiter, n°. 28

CHAP. X. Théorie du mouvement de la Terre Page io5


Examen de la limite jusqu'à laquelle les approximations doivent s'éten¬
dre dans l'évaluation du rayon vecteur. Valeurs numériques des iné¬
galités sensibles qui affectent la longitude et le rayon vecteur terrestre.
Les planètes qui les produisent sont Vénus , Mars Jupiter et Saturne.
,

Inégalités indépendantes des excentricités.


Inégalités dépendantes de la première puissance des excentricités.
Inégalités dépendantes de la seconde dimension des excentricités et
des inclinaisons des orbites.

Inégalités dépendantes de la troisième dimension de ces mêmes


quantités.
Inégalités du mouvement de la terre en latitude. Elles sont produites
par l'action de Vénus et de Jupiter n°. 29
Inégalités du mouvement de la terre produites par l'action de la lune, n°. 3o
Des variations séculaires de l'orbe terrestre de l'équateur et de la lon¬
,

gueur de l'année. L'action du soleil et de la lune influe considérable¬


ment sur leui's valeurs. Détermination de l'époque à laquelle le grand

axe de l'orbe terrestre coïncidoit avec la


ligne des équinoxes ; et de celle
à laquelle ces deux lignes éloient perpendiculaires l'une à l'autre, n°. 3 l

CHAP. XI. Théorie de Mars, page it5


Examen delà limite jusqu'à laquelle les approximations doivent s'étendre
dans l'évaluation du rayon vecteur. Valeur numérique des inégalités
Mécan. cél. Tome III. c

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XV) 1J TABLE DES MATIERES

sensibles qui affectent la longitude et le rayon vecteur. Les planètes


qui les produisent sont Vénus, la Terre, Jupiter et Saturne.
Inégalités indépendantes des excentricités.
Inégalités dépendantes de la première puissance des excentricités.
Inégalités dépendantes de la seconde dimension des excentricités et
des inclinaisons des orbites.
Les inégalités en latitude sont très-peu sensibles. Celle qui l'est le plus,
résulte de l'action de Jupiter n°. 32
CHAP. XII. Théorie de Jupiter. page i ao
Examen de la limite jusqu'à laquelle les approximations doivent s'étendre
dans l'évaluation du rayon vecteur. Valeurs numériques des inégalités
sensibles qui affectent la longitude et le rayon vecteur. Les planètes
qui les produisent sont la Terre, Saturne et Uranue mais princi¬ ,

palement Saturne.
Inégalités indépendantes des excentricités.
Inégalités dépendantes de la première puissance des excentricités. Elles
sont assez considérables pour qu'il soit nécessaire d'avoir égard à la

variation de leurs coëfBciens.

Inégalités dépendantes des carrés et des produits des excentricités et des


inclinaisons. Sont produites par la seule action de Saturne.

Inégalités dépendantes des troisième et cinquième dimensions des excen¬


tricités et des inclinaisons, ainsi que du carré de la force perturbatrice.
Ces dernières, qui sont dues aux inégalités à longues période#, influent
considérablement sur les variations séculaires des élémens elliptiques.
Grande inégalité du moyen mouvement. Elle est produite par l'action
de Saturne. . n°. 53

Inégalités en latitude. Ont pour cause l'action de Saturne. ..... n°. 5 i


CHAP. XIII. Théorie de Saturne. page i34
Examen du degré auquel les approximations doivent s'étendre dans l'éva¬
luation du l'ayon vecteur. Valeurs numériques des inégalités sensibles
qui affectent la longitude et le rayon vecteur. Les planètes qui les pro¬
duisent sont Jupiter et Uranus.
Inégalités indépendantes des excentricités.
Inégalités dépendantes de la première puissance des excentricités.
Inégalités dépendantes des carrés et des produits des excentricités et
des inclinaisons.

Inégalités dépendantes delà troisième et cinquième dimension desexcen-

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DE LA SECONDE PARTIE. xix

Iricités et des
inclinaisons, ainsi que du carré de la force perturbatrice.
Grande inégalité de Saturne. C'est la réaction de celle de Jupiter, n°. 35
Inégalités en latitude. Sont produites par l'action de Jupiter et d'Uranus.
n°. 36

CHAP. XIV. Théorie d'Uranus. Page *44


Examen du degré auquel les approximations doivent s'étendre dans l'éva¬
luation du rayon vecteur. Valeurs numériques des inégalités sensibles
qui affectent la longitude et le rayon vecteur. Elles sont dues à l'action
de Jupiter et de Saturne.

Inégalités indépendantes des excentricités.


Inégalités dépendantes de la première puissance des excentricités.
Inégalités dépendantes de la seconde dimension des excentricités et
des inclinaisons.

Inégalités dépendantes de la troisième dimension des excentricités et des


inclinaisons. Il n'y en a qu'une seule produite par l'action de Saturne.
n°. 67

Inégalités en latitude. Sont produites par l'action de Jupiter et de Saturne.


. n°. 38

CHAP. XV. De quelques équations de condition qui existent


entre les inégalités planétaires , et qui peuvent servir à les véri¬
fier . page 147, n°\ 5g-43
CHAP. XVI. Sur les masses des planètes et de la lune, page i56
Réflexions sur les valeurs données à ces masses dans le n°. 21. Nouvelle
détermination de celles de Vénus et de Mars. Discussion de celle de la
lune par la comparaison des divers phénomènes qui peuvent la détermi¬
ner, tels que les observations des marées, l'équation lunaire des tables
du soleil, la nutation de l'axe terrestre et la parallaxe de la lune. Il en
,

résulte que cette masse est un peu moindre que ne l'indiquent les marées
observées à Brest. n°. 44

CHAP. XVII. Sur la formation des tables astronomiques, et sur


le
plan invariable du> système planétaire. . page 162 , nos., 45-46
CHAP. XVIII. De l'action des étoiles sur le système planétaire.

P<ige
Le grand éloignement de ces astres rend leur action insensible. Réflexions
sur la comparaison des formules précédentes avec les observations.

n°. 46

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XX TABLE DES MATIERES

LIVRE VII.

THÉORIE DE LA LUNE.

Exposé de cette théorie ; ses difficultés particulières. Considérations par


lesquelles on doit y diriger les approximations. Comment on peut en
conclure plusieurs élémens importuns pour la théorie du système
du monde, et entre autres l'applalissement de la terre , qui s'obtient
ainsi avec plus d'exactitude que par les observations directes, page 169

CHAP. I. Intégrations des équations différentielles du mouvement


lunaire. page 181

Equations différentielles de ce mouvement données dans le n°. i5 du


second livre. Manière d'avoir égard dans les calculs à la non-sphéricité
de la lune et de la terre n°. 1

Développemens des quantités qui entrent dans les équations différen¬


tielles, en supposant ces deux corps sphériques n°. 2
L'écliptique, dans son mouvement séculaire, emporte l'orbite de la lune
de manière que l'inclinaison moyenne de cette orbite sur elle, reste

toujours la même. Cette circonstance indiquée par l'analyse , simpli¬


fie les calculs, en ce qu'elle permet de prendre pour plan fixe de pro¬

jection celui de l'écliptique


, n°. 5
Recherche de la partie elliptique des mouvemens de la lune et de la
terre n°.4

Principes relatifs aux degrés de petitesse des quantités qui entrent dans
les expressions des coordonnées de la lune. Examen de l'influence que
les intégrations successives peuvent avoir sur les différens termes dont
elles sont composées. Indication des termes du rayon vecteur qui pro¬
duisent l'évection et l'équation annuelle n°. 5
Usage de ces considérations. Développemens de l'équation différentielle
qui donne le rayon vecteur en n'ayant égard qu'à la première puis¬
,

sance de la force perturbatrice . . nos. 6,7


Recherche des termes de l'ordre du carré et des puissances supérieures des
masses perturbatrices
qui acquièrent une influence sensible par les
intégrations. Il est nécessaire d'avoir égard aux perturbations du mou¬
vement de la terre par la lune. . n°. 8
Réunion de ces termes aux précédens. Développement complet de l'équa¬
tion différentielle qui donne le rayon vecteur. .......... n°. 9

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DE LA SECONDE PARTIE. xxj
Intégration de cette équation. Inégalités qui en résultent. Expression du
mouvement du périgée lunaire.

La variabilité de l'excentricité de l'orbe terrestre introduit une inégalité


séculaire dans la constante de la parallaxe lunaire ; mais celte inéga¬
lité est insensible.
La même cause donne inégalité séculaire dans le mouvement du
une

périgée lunaire; ce qui est conforme aux observations. Expression ana¬


lytique de cette inégalité.
L'excentricité de l'orbe lunaire est assujettie, à une variation séculaire

analogue à celle de la parallaxe , et pareillement insensible. . . n°. 10


Développement de l'équation différentielle qui donne.la latitude, en
n'ayant d'abord égard qu'à la première puissance des forces perturba¬
trices n°. 11

Recherche des termes de l'ordre du car-ré de forces


qui acquièrent une
ces

influence sensible l'expression de la latitude


sur
n°. 12
Réunion de ces termes aux ppécédens , et développement complet de

l'équation différentielle qui donne la latitude n°. i5


Intégration de cette équation. Inégalités qui en résultent. Expression du
mouvement rétrograde des nœuds.

La variabilité de l'excentricité de l'orbe terrestre, introduit dans ce mou¬


vement une inégalité séculaire. Expression analytique de cette inéga¬

lité. Son rapport avec celle du périgée.


L'inclinaison de l'orbite lunaire à l'éeliptique vraie, est pareillement
variable en vertu de la même cause; mais cette variation est insen¬
sible t.. . n°. i4
Développement de l'équation différentielle qui donne le temps ou la lon¬
gitude moyenne en fonction de la longitude vraie. Intégration de cette
équation. Inégalités qui en résultent.
La longitude moyenne éprouve aussi un changement séculaire résultant
de la variabilité, de l'excentricité dp l'orbe terrestre; expression de
celte inégalité. Rapports analytiques des équations séculaires des

moyens mouvemens de la lune., de son périgée et de ses nœuds.


Détermination numérique des divers coëlficiens qui entrent dans les for¬
mules précédentes, et développement numérique de l'expression de la

longitude moyenne. Les perturbations de l'orbe, terrestre parla lune,


se réfléchissent à cette dernière par le moyen du soleil, et elles s'affoi-

blissent par cette transmission.. Valeur numérique du mouvement du

périgée et de son équation séculaire. Cette équation a un signe contraire


à celle du moyen mouvement. Expression numérique du mouvement

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xxij TABLE DES MATIERES
des nœuds et de son
équation séculaire. Cette équation a aussi un signe
contraire à celle du moyen mouvement : d'où il suit que les mouve-
mens des nœuds et du
périgée se rallentissent quand celui de la lune
s'accélère.Rapports numériques de ces trois équations séculaires.
Equation séculaire de l'anomalie moyenne n°. 16
Inégalités les plus sensibles du quatrième ordre qui entrent dans l'ex¬
pression delà longitude moyenne n°. 17
Expression numérique de la latitude n°. 18
Expression numérique de la parallaxe lunaire n°. 19
CEI AP. II. Des inégalités lunaires dues à la non-sphéricité de la
terre et de la lune page a5o

La non-sphéricité de la terre ne produit dans la latitude de la lune , qu'une


seule inégalité sensible. On peut représenter cet effet, en supposant que
l'orbite de la lune, au lieu de se mouvoir sur le plan de l'écliptique
avec une inclinaison constante, se meut avec la même condition sur un

plan passant toujours par les équinoxes entre l'écliptique et l'équateur.


Celle inégalité est très-propre à faire connoître l'applatissement delà
terre. Elle est la réaction de la nutation de l'axe terrestre sphé¬
sur le
roïde lunaire, et il y auroit équilibre autour du centre de gravité de la
terre en vertu des forces qui produisent ces deux inégalités si toutes
,

les molécules de la terre et de la lune étoient fixement liées entre elles,


la lune compensant la petitesse des forces qui l'animent, par la lon¬
gueur du levier auquel elle est attachée.
La non-sphéricité de la terre n'influe sur le ra}-on vecteur de la lune, que
d'une manière insensible; la longitude de la lune n'éprouve de la part
de la même cause qu'une seule inégalité appréciable. Le mouvement
du périgée et celui du nœud , n'en reçoivent que de très-petites aug¬
mentations n°. 20

La non-sphéricité de la lune n'introduit dans son mouvement que des


inégalités insensibles n°. 21

CIIA P. III. Des inégalités de la lune dues à l'action des planètes.


pnge 263

Ces inégalités sont de deux sortes : les unes sont dues à l'action directe
des planètes sur le mouvement de la lune ; les autres résultent des per¬
turbations que les planètes font éprouver au rayon vecteur terrestre.
Perturbations qui se réfléchissent à la lune par le moyen du soleil,

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DE LA SECONDE PARTIE. xxiij
en s'agrandissant parles intégrations qui leur donnent de petits divi¬
seurs. Détermination de ces inégalités pour Vénus, Mars et Jupiter.
La variabilité des excentricités des orbes planétaires introduit dans la

longitudemoyenne de la lune, des équations séculaires analogues à celle


que produit la variation de l'excentricité de l'orbe terrestre, réfléchie
à la lune parle moyen du soleil; mais elles sont lout-à fait insensibles

par rapport à cette dernière. Ainsi l'action indirecte des planètes sur la
lune, transmise par le moyen du soleil, l'emporte beaucoup à cet égard
sur leur action directe n°. 22

CHAP. IV. Comparaison de la théorie précédente avec les obser¬


vations page 27D

Valeurs numériques de l'inégalité séculaire du moyen mouvement de la


lune de celles du mouvement du périgée et du nœud de l'orbite
,

lunaire. Considérations qui confirment leur exactitude n°. a5


Inégalités périodiques du mouvement lunaire en longitude. Accord des
coefïiciens donnés par la théorie*, avec ceux des tables lunaires de Mason
et de Burg. Une de ces inégalités dépend de la parallaxe du soleil. En

déterminant son coefficient d'après les observations, on en déduit la


valeur de cette parallaxe, telle que la donnent les passages de Vénus.
Une autre de ces inégalités dépend de l'applatissement de la tei-re. La
valeur de son coefficient déterminée d'après les tables de Mason et de

Burg, indique que la terre est moins applatie que dans le cas de l'ho¬
mogénéité, et que son applatissement estjfy n°. 2i
Inégalités du mouvement de la lune en latitude. Accord des coëfficiens
donnés par la théorie avec ceux des tables de Mason et de Burg. Une
de ces inégalités dépend de l'applatissement de la lerx*e. Son coëfficient
déterminé d'après les observations donne le même applatissement que
,

l'inégalité en longitude qui dépend du même élément. Aussi ces deux


résultats s'accordent à montrer que la terre est moins applatie que
dans le cas de l'homogénéité n°. 25
Expression numérique de la parallaxe horizontale de la lune. Son accord
avec les tables de Mason et de
Burg n°. 26

CHAP. V. Sur une inégalité à longue période , qui paroit exister


dans le mouvement de la lune page 289

L'action du soleil sur la


lune, produit dans le mouvement de ce satellite,
une
inégalité dont l'argument est le double de la longitude du nœud de

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s-xiv TABLE DES M ATIERES, etc.
l'orbite lunaire, plus la longitude de son périgée, moins trois fois la
longitude du périgée du soleil. La considération de la non-sphéricité de
la terre, peut encore introduire dans le mouvement de la lune deux ,

autres inégalités dont la période est àtrès-peu-près la même que celle de

la précédente, et qui vu la position actuelle du périgée solaire, sé con¬


,

fondent à-peu-près avec elle. Ces trois inégalités sont très-difficiles à


déterminer par l'analyse: les deux dernières semblent devoir être insen¬
sibles. n°. 27
L,i première est évidemment indiquée par les observations. Détermina¬
tion de son coefficient. . . . n°. 28

CHAP. VI. Des variations séculaires des niouvemens de la lune


et de la terre
qui peuvent être produites parla résistance d'un
,

fluide éthéré répandu autour du soleil page 296

La résistance de l'éther produit d'équation séculaire que dans le moyen


ne

mouvement de la lune elfe n'en


produit aucune sensible dans les niou¬
:

vemens du
périgée et des nœuds. . : . n°. 29
L'équation séculaire du moj'en mouvement de la terre, produite par la
résistance de l'éther, est.environ cent fois plus petite que l'équation

correspondante du moyen mouvement de la lune . n°. 5o

FIN D E LA TABLE DU TOME TROISIÈME.

TR A ITE

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TRAITE
D E
' I ;
\ )Jtl U«Ï

> .

MÉGANIQUE CÉLESTE.
SECONDE PARTIE.
THÉORIES PARTICULIERES DES MOU/DEMENS'

CÉLESTES.

LIVRE VI.

THÉORIE LES M O TJ V E M E N S PLANETAIRES.

Les mouyemens des


planètes sont sensiblement troublés par
leur attraction mutuelle : il
importe de déterminer exactement les
inégalités qui en résultent, soit pour vérifier la loi de la pesanteur
universelle, soit pour perfectionner les tables astronomiques , soit
enfin pour reconnoître si des causes étrangères au système plané¬
taire ne viennent point altérer sa constitution et ses mouvemens.
,

Je me propose ici d'appliquer aux corps de ce système, les méthodes


et les formules générales présentées dans la première partie de cet

Mécan. cél. Tome III. A

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2 MÉCANIQUE CÉLESTE,
ouvrage. Je n'ai développé dans le second livre, que les inégalités
indépendantes des excentricités et des inclinaisons des orbites , et
celles qui ne dépendent que de leur première puissance ; mais il
est souvent indispensable d'étendre les approximations, jusqu'aux

carrés et aux puissances supérieur-es de ces quantités, et même de


considérer les termes dépendans du carré de la force perturba¬
trice. Je commence par exposer les formules de ces inégalités : en
substituant ensuite dans ces formules et dans celles du second
livre, les nombres relatif* à chaque planète; je donne les expres¬
sions numériques de son rayon vecteur et de son mouvement tant
en
longitude qu'en latitude. Bouvard a bien voulu faire le calcul
de ces substitutions, et le zèle avec lequel il s'est livré à ce pénible
travail lui mérite la reconnoissance des Astronomes. Divers
,

Géomètres ont déjà calculé la plupart des inégalités planétaires :


leurs résultats ont servi de vérification à ceux de Bouvard , et
lorsqu'il trouvé des différences, il a remonté à la source de
a
l'erreur, pour s'assurer de l'exactitude de ses calculs. Enfin, il a
revu avec un soin
particulier, le calcul des inégalités qui n'avoient
point encore été déterminées ; et quelques équations de condition
qui ont lieu entre ces inégalités, m'ont fourni les moyens d'en
vérifier plusieurs. Malgré toutes ces précautions , il peut s'être
glissé dans les résultats suivans , des erreurs presque inévitables
dans un aussi long travail ; mais j'ai Jieu de penser qu'elles ne

portent que sur des quantités insensibles, et qu'elles ne nuiront


point à la justesse des tables fondées sur ces résultats qui, par leur
importance dans l'Astronomie planétaire dont ils sont la base,
méritent d'être vérifiés avec les soins que l'on a mis dans le calcul
des tables de logarithmes et de sinus.
Les théories de Mercure Vénus , la Terre et Mars , n'offrent
,

que des inégalités périodiques peu considérables ; elles sont


cependant très-sensibles par les observations modernes qu'elles
représentent avec une exactitude remarquable. Le développe¬
ment des inégalités séculaires de ces planètes et de la lune, fera
connoître exactement leurs masses dont la véritable valeur est la
seule chose queleurs théories laissent encore à desirer. C'est prin¬
cipalement dans les mouvemens de Jupiter et de Saturne, les deux

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. 5
plus grands corps du système planétaire , que l'attraction mutuelle
des planètes est sensible. Leurs moyens mouvemens sont presque
oommensurables ; en sorte que cinq fois celui de Saturne est à

très-peu-près égal à deux fois celui de Jupiter : les inégalités consi¬


dérables qui naissent de ce rapport, et dont on ignoroit les loix
et la cause, ont paru long-temps faire exception de la loi de la

pesanteur universelle, et maintenant, elles en sont une des preu¬


ves les plus frappantes. Il est extrêmement curieux de voir avec

quelle précision les deux principales inégalités de ces planètes ,


dont la période embrasse plus de neuf cents années , satisfont aux
observations anciennes et modernes : les siècles à venir, en les

développant, mettront de plus en plus cet accord en évidence.


Pour en faciliter la comparaison aux Astronomes , j'ai porté l'ap¬

proximation jusqu'aux termes dépendans du carré de la force per¬


turbatrice ; ce qui me fait espérer que les valeurs que je leur assi¬

gne , s'éloigneront fort peu de celles que l'on trouvera par une
longue suite d'observations continuées pendant une période entière.
Ces inégalités ont sur les'variations séculaires des orbes de Jupiter
et de Saturne une grande influence dont je développe les
,

expressions analytique et numérique. Enfin la planète Uranus est


assujétie à des inégalités sensibles que je détermine, et que les
observations confirment.
Le premier jour de ce siècle est remarquable par la découverte
d'une planète dont l'orbe est situé entre ceux de Jupiter et de
Mars, et à laquelle on a donné le nom de Cérès. Elle ne paroît
que comme une étoile de la huitième ou neuvième grandeur ;
son excessive petitesse rend donc insensible son action sur le

système planétaire; mais elle doit éprouver de la part des autres


planètes et principalement de Jupiter et de Saturne , des pertur¬
,

bations considérables qu'il importe de déterminer. C'est ce que je


me
propose de faire dans la suite de cet ouvrage, lorsque l'obser¬
vation aura fait connoître avec une approximation suffisante, les
élémens de son orbite.
Il n'y a pas encore trois siècles, que Copernic introduisit le pre¬

mier, dans les tables astronomiques , le mouvement des planètes


autour du soleil : environ un siècle après , Kepler y fit entreries

A 2

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4 ' MÉCANIQUE CELESTE,
loi'x du mouvement elliptique , qu'il avoit reconnues par l'obser¬
vation et qui ont conduit Newton à la découverte de la gravita¬
,

tion universelle. Depuis ces trois époques mémorables dans l'Iris—


toire des sciences les progrès de l'analyse infinitésimale nous ont
,

mis à portée de soumettre au calcul, les nombreuses inégalités des

planètes, qui naissent de leur attraction réciproque ; et par ce


moyen, les tables ont acquis une précision inattendue. J'ose croire
que les résultats suivans leur donneront une précision plus grande
encore.

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. 5

CHAPITRE PREMIER.

lromiules des inégalités planétaires dépendantes des carrés


et des puissances supérieures des excentricités et des
inclinaisons des oi-bites.

Des inégalités dépendantes des carrés et des produits des excen¬


tricités et des inclinaisons.

1. Pour déterminer ces inégalités , je reprends l'équation du


n°. 46 du second livre,
d2.r<JV ft.r^r / dR\
dr
+ —+
3./d*+r.(7-}
On a par les n°5 20 et 22 du même livre,
f*

=
nai
a3

r = a.
{1 + —e.cos,(nt+i—<&)—^e'.cos. (znt+zi — ;

l'équation différentielle précédente devient ainsi,


d*.rfr
o=———{e.cos.f nt+t—ir)-l-e*.cos.( 2 nt+2i—2™)}
+ 2./d R +
r.(^).
Maintenant, tous les termes de l'expression de R, dépendans du
carré et des produits des excentricités et des inclinaisons des orbi¬
tes peuvent être ramenés à l'une ou à l'autre de ces deux formes,
,

JU.cos.{i. (rît—nt+i—t) + znt+K};


N. cos. { i. (nt—nt-\-é—
i étant susceptible de toutes les valeurs entières positives et néga¬
tives , en y comprenant zéro. Considérons d'abord la première
/ dR\
forme. Elle donne dans 2./di? + r.( 1, la fonction
^ 2 ^ ,M + .cos.{i.(n't—nt-ré—%) + 2/z£-p K}.
[in'^-(2—i).n \da

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G MECANIQUE CELESTE,
On a vu dans le 3ecoml livre , que la partie de —, qui dépend des
angles i.(n't—nt\i—i) et i.(rit—nt+?—i) + nt+t, est de
cette l'orme,

F. cos.i.(n't—nt+i—e^ + eG.cos. {i.(n't—nt+t'—i) + nt+t—*> }

+ e'H. cos. { i. (n! t— nt 4-t— i) + nt+i—^'}/


la fonction

{e.cos. Çnt + i— + e2. cos (c2nt + 2i—2-sQ}


5rt.a^r.

produira donc la suivante,


?
n a
( (F-h G).e*.cos. {i.(n't—nt+i'—t) + a«£+2ê—m} "|
* »

| + H. eé. cos. {i-(rit—nt+i—i)+2nt + 2i—-a-—®}j'


ainsi en n'ayant égard qu'aux termes dépendans de l'angle
,

i.(n't — nt + i—et en observant que si l'on fait n = i,


ce
qui revient à prendre pour unité de masse , celle du soleil, en
négligeant la masse de la planète 5 on a rte? — 1; l'équation diffé¬
rentielle en /-JV devient,

--frc'.rjy4.i.rtrt rC^+G>,-cos-{I'-C,î/f—»*+'•'—O + ani+sM—2*}}


[ + H.ee .cos. {i.(n't—nt+i—i) + int+-2i—™—F) \
-1-rtrt.\t~~"~——r~—.aM 4- rt.(-p-)). cos. {i.(n't—nt+i—t) + 2nt+K}-,
{in +(2—i).n \rfa/J
d'où l'on tire en
intégrant,
3
2
a
"
$(F+ G).e*.cos. {i.(n't—nt+i—0 + 2 nt + 25 — 2™} ) 1
( + i/.ee'.cos. [i.(n'l—nt+i—i) + 2nt+2i— v—sr'j j I
[ 2.(2—i).11 /dM\] .. ( 5
+ < — —.aM + a'.\ -r- ) >.?z2.cos. {i.(n t—nt+t —s) + 2nt + K] \
i)-n \ rfa / J t
{t.7t'+ (3 — i) .n} . {i/i'-pO—i)-11}
r<tV
Si cette expression de —— est considérable, et si l'un des diviseurs
in'+(5— i)n, in' + ( 1 — i).n est très-petit, comme cela a lieu
dans la théorie de Jupiter troublé par Saturne, lorsque l'on sup¬

pose i — 5 , 2 n étant à très-peu près égal à 5 n'; la variabilité des


élémens des orbites a une influence sensible sur cette expression •
il importe donc d'y avoir égard. Pour cela, nous mettions l'équa¬
tion différentielle en r^r, sous cette forme,
cL% T^T
o~———[-m2 .r^r + rt.rt. P. cos. {i.( n't—nt + i—i) 4- 2nt 12 e}
+ «'.oa.i".siu. {i'(n't — nt + i—i)+ 2nt+ 2iJ.

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI 7
En l'intégrant et négligeant les termes dépendans des différences
secondes et supérieures de P et de JP', nous aurons,
r<fr n"

a*
{in'—pC3—ij.n} . {in'+C1—')-n}
. 2. {i. (ri—n )f2 7î.) .) ,., , ,

p l.cos. {zfrc t—tz£ + i= —+


( {i;i'+C3—i».{in'+Ci—i;.n} | l. / p\
I f
I S.LYtz' 7z)+27z).
dP 1 C''
'
'
+
\p, <fc_V.sin. {z(Vz£—rc£+e —i) + znt-\-iî}
[ {in'+(3—i).n}.{in'+(i—ij.n} j
La formule ( Y) du n°. 46 du second livre deviendra en y
faisant 1 ,

'2.d(rri) t UF+G).e*.&\n.{i.(rit—7z£+e'—i)+znt^-2t—2^} 1
a%.ndt 2 * 1 + M. ee
sin. {i. (rit—nt + e'— s,) + 2tz£ + 2s—^—ri} J
.

*n.a'.(~\) K>
+< (6 — ii).n* V da J Lsin. ( n't—nt+ *—*) + 2 nt + K) '
JV=-
{in'+C2—ij.ft}* £/J'+C2—*Yn}
l/ i — ea

En donnant «à i, toutes les valeurs entières positives et négatives ,


en
y comprenant zéro ; on aura toutes les inégalités dans lesquelles
le coefficient de nt surpasse ou est surpassé par celui de rit, de
deux unités.
Si le coefficient in' + (z — i).n est
très-petit, et si cette inéga¬
lité esttrès-sensible, comme cela a lieu dans la théorie d'Uranus
troublé par Saturne ; alors 011 mettra la partie de P , dépendante
de l'angle i.(rit—nt+S—t)-\-2nt+2i, sous la forme suivante:

Q. cos. {i.(rit — 711-{-t— i) %nt-\- m}


+ Ç'.sin. (z. (rit — zzf+s'— !j+2ni+2s},-
et l'on aura

îaJJndt.AR=jp,+^™y\ t
Itl
2'~dT
+ (z—i)-n)
Lsin.{i.(ril—nt+t'—t; + 2„t + at}
(6—3 i).n'a J ,

{iV + Ca-iJ.np") Q'


(. ira'+C 2—i).n J
dt ( ' COS -{i-(n 1 nt-\- «'—O-t- 2»/+ 2ê);

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« MECANIQUE CELEST E,
La formule (Y) du if. 46 du second livre, donnera ainsi,

<Tp — ^ ^'*') ' [(FjrG).e\sm.{i.(n't—nt+i—i) + nnt-\-<2i—2-sr)j


a*.ndt' 2 (+//.ee'.sin.{i.(rit—nt-\-î—Q + znt+zt—ir—-z/}J

in'-f-f 2—i).ni

j (6—3i).n> f 2a ] zna* f~)l


~j JTn'+(2-i).n}> ■
(. e
a 0- ' *'
m'+(2'—i )nJ
1 1 'Wf.cos- {Kn't~nt++ 27zf + 2*}.
iri.n)
Je supprime pour plus d'exactitude, le diviseur V i—e*, dans
cette expression de parce que ce diviseur n'affecte point, comme
on l'a vu dans le n°.
65 du second livre , la partie de cette expres¬
sion, qui a pour diviseur le carré dez'»' + f2 — i).n j et dans le
cas
présent, cette partie est beaucoup plus grande que les autres.
Déplus, en vertu du même n°., il faut appliquer cette partie de
S~v, au moyen mouvement de la planète m; et comme elle est à
fort peu près égale à l'inégalité entière dépendante de l'angle
i.(n't — nt+i—i) + 2 72 t+'2i; on peut appliquer cette inégalité
entière, au moyen mouvement de m.
~ t dP dP' dQ dû'
On aura les valeurs de , -7-,-— et , en diilerentiant les
dt ' dt dt dt

expressions de P, P', Q, Qpar rapport aux excentricités et aux


inclinaisons des orbites, aux positions de leurs périhélies et de
leurs nœuds et en substituant au lieu des dilFérences de ces quan¬
,

tités leurs valeurs. Mais on aura plus simplement ces valeurs


,

dP
de , &c. de la manière suivante. On déterminera la valeur de P,
dt

pour une époque éloignée de deux cents ans, de la première époque


à laquelle on fixe l'origine du temps t. Eu nommant P, cette
valeur , et T l'intervalle de deux cents années ; on aura

T.~ = Pt-P.
n
On aura par
1 ,,
le meme procède
, . ,
, les valeurs de
dP' dO dQ' .
t dt dt et

^ j* y t

Pour conclure l'expression


1 de —, de celle de —, nous dési-
a o1

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. <):
o\r , . , <JY
nerons par—,
a
la partie de — qui dépend de l'angle i.(rit—nt + s'—s)
a

2nl+2 i, et nous aurons


+ 2nf+2s,

—n£+e'—0
{JV (i.(n't—tzï+s'—0 + «£+e-
—+ E.cos. { i.(n't—nt + t—s +
■ <?(r.cos.
+ e'H.cos. —ra#+s'- 0 + ni-p e—w'}
d'où l'on tire
T r^r

= —
++ .(F-J-zG)•cos.{i,(n t—nt + s —e>) + 27z^-f-^g—2-^}
-\r(ee' .H. cos. (i. (rit— nt+^'— 0 + 2 nt-i- 11—^— ri } .

1. En considérant de la même
manière, les termes dépendans
de l'angle i.(rit—nt+t—t), et supposant que l'on ait, en ne
portant l'approximation que jusqu'aux premières puissances des
excentricités,
«T )'
—— F. cos.i.(n't—ntA- s'—i) + eG.cos. {i.(n't—tz£+-/—s—■b-}
+ eG' .cos. { — i.(n't— nt-\--—0 + nt+i —b}
. cos. {i. (rit — nt-\- i— i) + nt4-5 — + }
+ e H'. cos. {—i. (rit—nt-^-t—s)-\-nt+i—+ },
i étant ici positif • on aura

( \riÀi(G Jr Hee
+ G').e*. cos. i. (rit— nt-\- î—£)
•cos. {ï. (rit—nt-\-î—£) 4- b— b'}

.cos.{i.(rit—nt-\-î—t)—b + b'}| r; (E)


ri-r
+ n3.
ja". •a -^j •cos- {i.(n't — nt+ (— 0 + E } !
(in'—(i-\-i).n( {iri—(i — i).n(
.

L.d(TÎr) [(G-—G').e\sin. i.(ji't~nt+i—t)


a2 ndt ) "t" tîee .sin. {i.(rit—nt-\-( — 0 + b-—b-'}
(.— H e e'. sux. (i. (ri t—nt+t—t) —« + «'}
+ (.(_i/i—
2" .
m \flo/
~—T-r-,ov].sin.
(inr—m) J
(i.(rit—nt+t—t) -i-E}
JV=-
V i —e*

Or . .

Si l'on désigne par ——, la partie qui dépend à la fois des carrés
des excentricités et des inclinaisons des orbites , et de l'angle
i.(rit+nt+t—£) -, on aura
Mie an. cél. Tome III. B

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10 MECANIQUE CELESTE,
——

a

a*
1-7. {G + G'—Jp1} . e'.cos— nt-\-1'—1)
+ ^.Hee'. cos. {i.(n't — —e) + '*— •»'}
+ 7. LE ee'.cos. {i. (rit—nt +1'—t)—-ar+ir'}.
.

Dans ces trois expressions , i doit être supposé positif.


3. Le grand nombre des inégalités dépendantes des carrés des
excentricités et des inclinaisons ne permet pas de les calculer
,

toutes : on se dirigera dans leur choix , par les considérations sui¬


vantes. i°. Si la quantité in + (1 — i).n diffère peu de z±:n -, alors,
l'un ou l'autre des diviseurs in'+(^—i).n, et in+( 1—i).n de
la formule (-^) du n°. 1, est peu considérable, et par-là, cette
formule peut acquérir une valeur sensible. 52°. Si la quantité
in + (-2 — i).n est peu considérable ; les termes de la formule (C)
du même n°. qui ont cette quantité pour diviseur, peuvent devenir
sensibles. 30. Si la quantité i.(n—n) diffère peu de =±=72/ l'un ou
l'autre des diviseurs i n—(i+i).n, et in'—(i — i)-n, de la for¬
mule (JE) du n01. précédent, est peu considérable, et par-là , cette
formule peut acquérir une valeur sensible. 4°. Enfin, si la quantité
i.(n—n) est peu considérable ; les termes de la formule (F) du
n°. précédent, qui ont ce diviseur, peuvent devenir sensibles. Il
faut donc calculer avec soin, toutes les inégalités assujéties à l'une
de ces quatre conditions.
4.. Les quantités F, G, G', H, H', sont déterminées par les
approximations développées dans le second livre : nous allons
déterminer M. et.1V. Pour cela., reprenons la valeur de II du n°. 46
du second livre,
m'.(xx' +y/ + zz') m'
r\ V (*'—xY-V(y'—y )* + (*•'—zl2'
r étant ici le rayon vecteur de m. Prenons pour plan fixe, celui de
l'orbite primitive de m,, et pour ligne des abcisses x , la ligne des
nœuds de l'orbite de m avec ce
plan. Si l'on nomme v l'angle formé
par r eL par cette ligne; v' l'angle formé par cette mcme ligne et
par r ; et y la tangente de l'inclinaison respective des deux orbites ;
on aura

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SECONDE PARTIE, LIVRE VL .11

x = r.cos.v ; jy — r • sir). v ; z =:o ;


, , , /.sin.v' , r'ysin.v'
x =tr cos.f
.
; y = z =—■
V 1+V1

ce
qui donne, en négligeant les quatrièmes puissances de y,

R = ~~.cos.(V—v)— {cos.Cv'—v) — cos.(u' + p)}


m' ri. (cos.(v'—v)—cos. (*>'+»)}
pV— 2ri.cos.(u'~v)+/* 4 {rl_2rr'.C0s.^'_,,; + rn}r
Supposons. comme dans le n°. 48 du second livre,
1


.cos. (rit—nt-\-i — t) — {a*—2ad • cos^(rit—nt-\-i—t) + a;w}

(.'S.^t^Kcos. i.Cra'f—rcf-4-s'—0 i

(a*—2aa'.cos.(V£—ra£+e'—} 1 =^-E^\cos.i.(n't—nt\i—0;
et représentons .M.cos.(i.(n't—nf + s'—0 + 2nf+IC}, par
(i.fre'£— tz£+s'—1)+ 2nt + 2 s — 2«}
e'.cos.

+ iH(,).ee'.cos. {ï.(V£— nt-\-i—i)-\-int + 2 e — tx— <zr' }


4- M^K e'.cos. {i.(n't—nt-\-i— 0 + 2 nt-\- 2 s — 2®'}
4-iW(3>. y1, cos. {i. (Vf—nt-\-i—t)-{-2nt+ 25 — 211}5

n étant la longitude du nœud ascendant de l'orbite de m, sur celle


de m, comptée de la ligne où l'on fixe l'origine de n t + s. On a par
le n°. 22 du second livre,

a

î+^e* — e.cos.(nt-{-s —-sr ) — -e* . cos.(2 nt-\-z^— 2-^h
V=nt-\-£ — nq-2e.sin.C72 £+4—+ \ e1. sin. (znt+Zi— 2wj) ;

ce
qui donne les valeurs de —t et de v , en marquant d'un trait les
quantités n, i et e. On a ensuite, par le n°. 48 du même livre,
leproduit de s._^(').cos. (i.(rit—nt-\-i—i), par le sinus ou le
cosinus d'un angle quelconque ft+I, égal à

2• '•
coa {i-(n't — nt-\-i— i)-yf t+J};
De là il est facile de conclure,
B 2

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12 MECANIQUE CELESTE,

m' f /d^Ci—0\ /dddC'-»)\")


Ji("-

MW=— —

8
.aa'.B^~l\'
et dans le cas de i — î,
„.,, m' a m' . .

Jf(3)=_ .ao'.ZJW.
4 aa 8

Représentons IV-cos. {i.(n't — raf-H'—s_} + .£,}, par les termes


suivans,
JV(0'. cos. i. ( n't — nt+t'— e )
+ i\A').<?e'.cos. {i.fn't—nt-\-t—t) + «• — w'}
+ iVw.ee' .cos. {i. (n't— nt+i'—t)— <v + «•'} ;
nous aurons

m' f /iMCH-ON . , /d/iC'-eO\ /<fcUCH-0\


N
X-j4fi + 0,^,J+a.ri+iM(-^) + 3-r«+0.«{-^) + aa.(-5^)
=

i étant supposé positif et plus grand que zéro , dans ces trois der¬
nières expressions. Dans le cas de i = i, il faut ajouter à iV(0) le
m'y' a
terme . —.
4 a'2

Il est
plus commode pour les calculs numériques, de n'avoir
dans les formules que les différences relatives à l'une ou à l'autre
,

des deux quantités a et a'. On trouve alors par le n°. 4g du second


livre,
m' f ,. / dA^'~ON /ddA('~j)\l
T' { 2)'(2i jJ-+ i ij.a.y — J-fa5.^ — jj-,
m' f . . /dA<->-2 A /ddA<-'-^\)
,

Mw=
-.|C4» — 7^2;.^^)+2.r2t_.i;.a.^_--j+g ^ jj.;
m' ( ,. , /ddC'-'A /ddA0-O\)

m' r /ddo-t-o\ /ddA'<-'+')\)


n w=
t.p*>2;.f2i+.;.^o_20.(_^jj-

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. i3
5» Le cas de j=o, mérite nue attention particulière. Reprenons
la formule ( T) du n°. 46 du second livre, et considérons d'abord le
d.(2.r.dêT-\- dr.^r)
terme —
, de lexpression de aJV, domiee par cette
formule. On le n°. 53 du même livre, et
a
par en n'ayant égard
qu'aux termes affectés de l'arc de cercle n t,
r
-
= 1 — ^.sin. (nt + i) — l. cos. (nt + *.) ;

(IC+l'D) .nt.sin. (nt-\-i)


'


— —
-

Ttir
'——

.(hC+h'D) .nt.cos.(nt+t) 5

ce qui donne, en ne considérant que les termes dépendans des


carrés et des
produits de h , /, h', 1', et indépendans des sinus et
cosinus de et de ses multiples,

77l' 71^ QP" dt*


d. (a r.dfr+ dr.tr)= " " . { (h* + 1'). C+ (hh' + Zl').D}.

On a ensuite, par les nos 1g et 20 du second livre, ddv—cfndL, V\ —


on aura donc

On a par le n°. 3 5 du second livre ,

771 11. C 77l'Il. D


(0,1) = — ; -5

partant,

F'dv T T' = +^ ÏS]'(hh' + ll')}.


Considérons ensuite le terme -— , de la même formule ( T).
r'dv ' v 7
Si l'on n'a égard qu'aux quantités séculaires dépendantes des carrés
et des produits des excentricités et des inclinaisons des orbites ;
011 aura par l'analyse du n°, précédent,

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' *
MECANIQUE CELESTE,
m'
//., ,-n f /dtUW\)

+f-f* +^J-|2«-(-srj+«'-(^rJj
,m' riij.'
+ -. fAA + a ;.
f, Wl>\ ,/^OA ,

7TI
|4 T , a^— + » )a {—) + a* Jj
+—.aa'.flo. {(p'—p)*+fq'—q)1};
P> p'> ^exprimant les mêmes choses que dans le n°. 5 1 du
»

second livre. De-là il est facilp de conclure, par les n0' 55 et 59 du


second livre,
an.£R~ —
{h'+l*+h"+l") +RT1 .(hh' + ll')
.
+k'(°p-ù-{(p'—p)*+(q — q)%}i
ce
qui donne
an.àïR — dh. { — (o,iLA-4rKd h'} 4- dl. { — fo,i )./-f-i"ôJÎ.P}
-

+ (o, 1 ).dp. (p — p) 4. (o,l).dq. (q — q).


Le second membre de cette équation devient nul , en vertu des
équations (^/) et (C) des nos 5 <5 et 59 du second livre 5 on a donc
an.à.S'R = o ;
d'où l'on tire, en observant que'n'n3 = 1,

3 m gdt
3 dt.fdt.ù£R =
na*.\/ 1—e''
m'g étant une constante arbitraire ajoutée à l'intégralefd.fR.
n . > • i r -i f • dt'.(zrW+ R'^r)
11 nous reste a considérer la fonction qui entre
r*.dv 1
dans l'expression de d$v, donnée par la formule (T) du n°. 46
d u second livre. En négligeant le carré de la force perturbatrice ,

,. , 2.f.(rR').dt* . . ,

cette fonction se réduit a ; , ou par le n". cite , a


ra. d v *
/MR\ , , 7 JdA^\
■2a'\
d~\ndt Cette m ndt.a(J

—.
quantité produit d'abord le terme ■ ,

, , , . . 3 m' -gdt , 3 m' .agndt ,

qui ajoute a celui-ci, ■ égal a -, a cause de


nat.\/i — e1 [/1—ea
/dA<-°A .

0 ,
n'a =1, le détruit; parce que g=— —)■> par lfi 11 • 5° du.

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. 15
second livre. Reprenant ensuite l'expression précédente de <f R,
nous observerons que la fonction
nxf
—. aa'.. {(p—pT + Cq—q)'} + &c.
est égale à indépendante du temps t ; puisque sa dif¬
une constante
férentielle est nulle des équations (C) du n°. 59 du second
en vertu

livre ; et si l'on ne considère que les deux planètes m et m, comme


nous le ferons dans ce qui va suivre (p—pT + (q'—qT est ,

en vertu des mêmes équations , une quantité indépendante du

temps ; la fonction précédente ne peut donc produire dans


/ d SR\
2 ndt. a* A
—j— 1
, qu'une quantité pareillement indépendante du

temps, et que l'on peut ainsi négliger, puisqu'elle peut être sup¬
posée se confondre avec la valeur de ndt. On aura donc, en faisant
disparaître les différences partielles de ^4^ et de en a, au
moyen de leurs valeurs données dans le n°. 4g du second livre,

-m'ndt.(hh' + U') ■
{*a5 • + (^)j-
Si l'on rassemble ces dilférens termes , on auia
m'.ndt /^W\ /d3A(°') \~)
, 7,, f , /ddAW\ .

m'-ndt f' a /dA^\ , , /ddAW\ . /d?A^W


+— -.(h

m'.ndt
;.{•« •(-sr)+*«
+1
„jr f J7/N (dAC'A ■ /ddA<-0\
, / ,
—.
(hh + Il ).
|aa. ^ )_2a . (—-) + 15 a3 • J + éa*.
On pourra dans cette expression , négliger les termes indépendans
du temps t. Il est facile d'en conclure l'expression de (ZJV, en chan¬
geant ce qui est relatif à m, dans ce qui est relatif à m, et récipro¬
quement ; et en observant que quoique la valeur de relative
à l'action de m! sur m, soit par le 11°. 4g du second livra, diffé¬
rente de sa valeur relative à l'action de m sur m! ; cependant on

peut , dans l'expression précédente employer indifféremment ,

l'une ou l'autre valeur. Mais on obtiendra plus facilement cZ.JV,

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i(î MECANIQUE CELESTE,
par la considération suivante. Si l'on ajoute la valeur dee?JV, mul¬
tipliée par myAci, à la valeur de rfJV, multipliée par on
mra, en substituant au lieu des différences partielles de y4^0) et
de en a , leurs différences partielles en a,

r— 7., r /—/ -, » / îmm'.dt , ( /cè4(0)\ /ddA^0^ \ 1


—.{h + Z2 + A1 + /
m^, a.cUv-)rm \^a .d^v =
j|
3 mm'.dt f /dAM\ , /ddAL* AI
—.{«'+
)-i «•. (—) <.
Si l'on considère que deux planètes m et m'-, la différentielle
ne du
second membre de cette équation est nulle en vertu des équations 4)
du n°. 5 5 du second livre ; on a donc, en ne considérant que les
quantités périodiques séculaires,
o m.
y/Il.diïv m'\/~a .d&v \=

ce qui donne immédiatement JV,


lorsque l'on a déterminé <Tt>.
La valeur de d^v est relative à l'angle compris entre les deux

layons vecteurs r et r+ dr. Pour avoir sa valeur relative à un


plan fixe , nous observerons que par le n°. 46 du second livre , si
l'on nomme dvx la projection de dv sur ce plan ; on a, en négli¬

geant les quatrièmes puissances de l'inclinaison de l'orbite,

On a par le n°. 53 du second livre,


s =
q.sin. (nt+ t)—p.cos.(n t+t)+ &c.
ce
qui donne
ds —

(nq— . dt. cos. (nt+ i) + (np + • dt. sin. (nt + '.) + &c. 3
on aura
donc, en négligeant les quantités périodiques dépendantes
de nt, e t en observant que dv — ndt, à très-peu près,

dv-d„+iJlE=îiî.> 2

ainsi , pour avoir la valeur de dfv,, il faut ajouter à la valeur


, q dp — pdq
precedente de d. S~v, la quantité .

Si l'on ne considère que deux planètes m et m ; on aura par le


n°. 59 du second livre,
( qdp—p dq).rn \/~â + (g 'dp''—p'dq').m\ra'= —{(p'~-p)* + (l'~l)'}>
et

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. 17 •
et le second membre de cette équation est égal à dl multiplié par
une constante ; en n'ayant donc égard qu'aux quantités périodiques
séculaires, on aura
o = m.
i/a.c/JV, + m!. \/~a .

<JV, et <IV/ étant relatifs plan fixe. au

6. Considérons maintenant les inégalités du mouvement en


latitude dépendantes des produits des excentricités et des incli¬
,

naisons des orbites ; reprenons la troisième des équations (P) du


n°. 46 du second livre ,

ddz pz /dR\
° =
1F + ^ + \TZ)
Prenons pour plan fixe, celui de l'orbite primitive de ni, ce qui permet
/dR\
de supposer z nul dans (
r r r

J. On aura par le n°. 4, et observant
que z = r s ,

(dR\
~I2)~ m s {r3—2 r r'. cos. (V — v) -f-r'2} '
l »

l'équation différentielle en z deviendra ainsi,


ddz
o = + n*z. { i -+- T e. cos. (nt+i — &)}
dt1
m' .n*a3 .s'

{r2—2tt'.cos.(V—'
Représentons par

M.sin.{i.(n't—nt+i'—j )+ snt+K] +N~.sin.{i.(n t—nt+i—j ) + L),


la partie de

{r3—2 rr'.cos.(v'— v)+r'* j-1


dépendante des angles i.(n't—nt+i—e) + 2nt, eti.(n't—nt-1-e'—s)-}
et supposons qu'en
n'ayant égard qu'aux inégalités de z, dépen¬
dantes de la simple inclinaison des orbites, la partie de z relative à
l'angle i.(n't—nt+i—t) + nt soit
yalr.siïi.{i.(n't—nt + i'— i)+nt + t—n} ;
on aura, en ne conservant que les termes dépendans des produits
des excentricités et des inclinaisons ,

Mécan. c&l. Tome III. C

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j8 MECANIQUE CELESTE,
ddz , . _ fsin.fi.én'f—ratf+e'—e) + 2ni -f 2 s—tt—n)"|
o=—riri.z-\-\.ri.ey.aF.\ > , ,
l + sm.{i.fni—/z#+ê—ij-p®—rij
, , > '[
dt2
J
+ n*a?. AI. sin. {i. ( rit—nt + s'—6 ^ + 2 ni+X}

+ rfaz. N .s\n.{i .(ri t—nt + t—1) + Z.) ;


d'où l'on tire en intégrant,

fi-re* •ey.aF. sin.{i. ( rit—nt+ e'—1) + -2nt+ 2 6 —® — n)


( 4- Fa3. A/.sin.{i• (rit — nt-f s'— t)-\-2nt + K) j
[in' — • {»«'—(i—3l-n}

i\.ri. ey.aF. sin.{i. (rit — «f + é—s ,) + ^— n} )


-

{+/zs.a3.IV.sin.fi.f/z'f—Ht+t—j
{s ri— ri— (i — 1 ). n }
On aura la latitude s, en observant que

s — — — —.
{1 +<?*cos. (nt-1-s — :
r a J

on aura donc s, fen divisant l'expression précédente de z par a ,

et en lui ajoutant la quantité

^ey.F.s'm.{i.(rit — n t-\-t— e) -p 2tz£ + 2 6 — ts—n}


+ ^e y. F .sin.{i. ( rit — nt-\-i— s^) + <0-— n).

Il nes'agit plus que de déterminer M et IV"; ce qui serat aci.e, en


suivant l'analyse du n°. 4. Mais nous nous dispenserons de suivre
ce calcul ; parce que les inégalités de cet ordre en latitude, sont

insensibles, excepté relativement à Jupiter et à Saturne, à cause


de la commensurabilité très-approcliée de leurs moyens mouve-
mens et nous donnerons dans le n°. 10 un moyen très-simple
,

de déterminer ces dernières inégalités.


Si l'on rapporte le mouvement de m , sur un plan lixe très-peu
incliné à celui de son orbite primitive ; en nommant <p l'inclinaison
de cette orbite sur ce plan, et 9 la longitude de son nœud ascendant ;
la réduction du mouvement sur l'orbite à ce plan , sera par le
n°. 22 du second livre,

{.iang.a?.sin, (2a,— 2 6) — tang. ?. <fs.cos.(V,— 9);

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. ig

e, étant le mouvement rapporté au plan fixe:.'Ainsi , le, mouve¬


v

ment latitude, introduit dans le mouvement en longitude sur


en

l'écliptique, des inégalités dépendantes des carrés et des puissances


supérieures des excentricités et des inclinaisons des orbites. Mais
ces
inégalités sont insensibles , excepté pour Jupiter et Saturne.
En ne considérant que les quantités séculaires, et observant que

tan g. <p.sin. 9 ~p ; tan g. p. cos. 9 — >.g ;


on aura

dq , dp
fs = f■. sm .(nt+i )—t. — .cos.
dt dt

Le terme
—tang, ?. S s. cos. ( 1\ — 9) donnera ainsi le suivant,
t-(qdp-pdq)
sorte que 1 on aura

—j en

(qdp—pdq)
v,= P + t. ———;
2 dt

ce qui est conforme à ce que nous avons trouvé dans le n°. pré¬
cédent.

Des inégalités dépendantes des cubes et des produits de trois dimen¬


sions des excentricités et des inclinaisons des orbites, et de leurs
puissances supérieures.

y. Les inégalités dépendantes des cubes et des produits de trois


dimensions, des excentricités et des inclinaisons des orbites, sont
susceptibles de ces deux formes ,
JVL.sin.fL^nt—nt+s'—«)Jr'int-{-K} •
N .sin.{i.(nt — n.t + t—tJ + nt+L}.

On peut les déterminer par l'analyse dont nous avons fait usage
dans les n°'.
précédons ; mais comme elles ne deviennent très-sensi¬
bles qu'autant qu'elles croissent avec une extrême lenteur ; cette
,

considération simplifie leur calcul. Reprenons la formule (T) du

ii°. 46 du second livre : on


peut y négliger le terme —-
Cl .
'
Il Cl b
^ qui est } ■

alorsinsensible, à cause de la petitesse du coefficient de t, dans les


inégalités dont il s'agit. Cette formule devient ainsi,
C 2

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2o MECANIQUE CELESTE,
drAr /dR\
JV = -+ia.ffndt.dR + 2 .fndt.a* A — ) :
a'.nrîf \"a/

le diviseur V1 — é1 de cette formule


devant être supprimé pour ,

plus d'exactitude, par le n°. 54 du second livre. Il faut de plus,


par ce même n°, appliquer dans la partie elliptique du mouvement
de m, ces inégalités , au moyen mouvement de cette planète. Cela

posé, si l'on suppose,


R = m'P. sin.{i. (rit—n/+t'— 4)+ 3nt+ 34}
•\-m'P' cos.{ï. (rit—nt+t'—t ^ + 3"'+3ê};
.

ce qui comprend tous les termes de R, dans lesquels le coëlficient


de nt surpasse ou est
surpassé de trois unités, par celui de rit
on aura par le n°. 65
du second livre,
rr -, -,-r, 3-ê3—i).m'n'.a
ia.ffndt.AR= /./, ' , *-

f f™ 2.dP i.ddP' ) . f. , , , J
I \P +t~-—; s—r r ■ 3 rf.sm .{i.(nt—nt+1—i) + ïnt+']i}l
J
, ,

l {*•(« — ")+•>"} -dt {i./n— n)+in}*.dP) j A


) f„ 2.dP' 3-rfdP ! , . A' ,

/—1P r;—3—; —n—-> » j,A-cos-\l-(n t—nt+t'—c )-t-3/2^-4-3e}\


(_ (. {i.(n—.dt {l-(n—"j+3"} J J
On aura ensuite,

» ./aA. a - •
am,n J a-.(i£).cos.{;.(-»'i-»(+.'-,;+3B<+3,})
^J = -
v y - • j/—a.( ■ .(de'\
(•

J.sm.{i.(nt—nt+s—+ "$nt+7,i}\
Supposons eniin, qu'enn'ayant égard qu'à l'angle i. (rit—nt+ t'—t)
A-2tiL~1-24, on ait
r^T
—-
=
H.cos.{i.(rit — nt+i'— 0 + 2ni+st + A) 5

H étant déterminé par ce qui précède, et étant affecté du très-petit


drAr
diviseur i.(ri—n)-^"\n: le terme
v
donnera celui-ci,
a*.ndt

—-—.si n,{i-(rit — nt+t—4^ + 37124-34 — ^ +

On aura ainsi , en ne considérant que les termes qui ont i.(ri—n)


+ 3«, pour diviseur,

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI 21

( L p' , 2a'dP 1a-ddP' ! 3in \i-(n't~nt+ »'-Q) j


JV=
3-f3—i) .m! -n? 1 | {£.(«'-»}+3»} .cft {t/n'-nl+jn} *•&*) (. + 3^^*+3ê j(
{t.(V-nj-f-3n}2 1 Lp aa.rfP' ■ja.ddP ^ ^'.(Vi-TzJ+e^R
( \ {».^«'-»^+3»} .<& {i.fn'-zij -(-3« J [ + 3«£-{~35 j)
/dP\ , . , , ,
a*. f
2 m n

J. cos. [i.(n t —■ nt-\-i — 0 + 3^+3s)i


î-(n "1+3"

6 li
|—a®..gin. {i.(n't — nt-\-d—£^ + 3«f + 3s}|
—.sin.{i. (n't — nt + e'—0 + 3/2* + 3*—^ +

L'équation différentielle
d'.(rïr) (t.rSr fdR\

donne, en ne considérant que les termes qui ont i.(n'—n) -h 3«,


pour diviseur,
''^ 2 (*—31 • m'" aP .sin. {i. (n't—nt + t'—t) -f
f

)
a3 i.(n'— 7i)-\-yn (_ -f- aP'.cos.{i.(n't—nt+i'—i) + ^nt+^e}j

\ell. cos.{i.(n't—nt+t—s) + ^nt+ 3s—^ + ^1}


+ II. cos. [i. (n't—nt + s'—e) -\-nt + s + ^q- ^4}.

En réunissant cette équation à celle-ci ,

7*^ f
——
= U. cos.— ?z£4- s'— î) -j- 2nt + 2 ;

on en tirera
<JY

= H .cos.{i.( n't— 72 Z -f- e'—« )'-{• znt-{- 2t^1}

eH. cos.{i. (n't—nt-{-«'—s )-\- 3 tz ^ + 3 e—
+ eH cos. . (n t — nt-\-
} s — s() -f- n t -f- s -{- -f-
2-Cl— 3)-m'n
f aP . sin. [i. (n't — nt-}- s'—0 + 372£+3«}j
i-(n'—\-\-aP'. cos. {i. (n't—nt+ t—« J + 3^+3e}J
Sr
Cette valeur de — introduit dans JV, une inégalité dépendante de
l'angle i• (rît — nt-\-î —t) + nt + £ , et qui a pour diviseur
i.(n'-—n) + -$n. Pour la déterminer, nous reprendrons l'expression
de <fp, donnée par la formule ( Y) du n°. .46 du second livre. La
2r.dS~r-\- dr.^r .

partie a% ^ de cette expression , produit dans lp, le terme «

i.eI£.sixL{i*(nrt — nt+1—0 -\-nt-\- z + ^ +

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22 MECANIQUE CELESTE,
C'est le seul do qui ait i.(n—n) + yi pour diviseur.
ce genre
L'inégalité de b>, dépendante de l'angle i.( rit—ni + e'—« ) 4* ônt+ 25,
est à très-peu-près , par le 110. 1 , en n'ayant égard qu'aux termes

qui ont i.(ri— n) + ^n pour diviseur,


jH.sin.{i.(n't—nt+ z—s)-\- 2 nt-\- 2 s + yt}.
2

En désignant donc cette inégalité par


A.sin.{i. (n t——s) + 2/z£+ 2£ + P) ;
a dans <Te
on
l'inégalité
^<?A.sin.{i. (rît— nt-\-z—z )-\-nt+zJr^-)r B).
8. C'est
principalement dans la théorie de Jupiter et de Sa¬
turne, que ces diverses inégalités sont sensibles. En supposant
1=
5, la fonction i.(n' — n)-\- 3« devient 5n—2/2, et cette der¬
nière quantité est très-petite, en vertu du rapport qui existe entre
les moyens mouvemens de ces deux planètes, ce qui donne aux
inégalités correspondantes de JV, et de <Tv, de grandes valeurs. Poul¬
ies déterminer, reprenons l'expression de R donnée dans le n°. 4.
La partie

771 . 7 1 . 771 T ç , . ,
——
.
COS.(V v) — . y2. —. (cos. (V v)—COS.(V + Vj}
m' ! / t X
—.
y*. rr . cos. ( v — v)
+ -± -

•[r2—2rr .cos.[v'—v) -f-r'2} 1

ne produit aucun terme de l'ordre des cubes des excentricités, et


dépendant de l'angle 5/2't—27zf; il ne peut donc en résulter que de
la par tie
m' a ' /-'il
m' -rr .cos.(v + vj

VT*—arr'.cûs./V—v)-j-r'2 r , , , il >
{r2—2r/. cos. A—vj + r 2 } 1

et alors, les valeurs de P et de P' sont les mêmes, lorsque l'on


considère l'action de m sur m, et celle de m sur m. Déterminons

ces valeurs.
On le n°. 22 du second livre, en ne portant la précision que
a
par
jusqu'aux troisièmes puissances des excentricités inclusivement,

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. 23

a
= i4-2ea— (e—fe^.cos. f/z£+£—&)—^e'.cos.(2nt+2i—2^)
§e3.cos.f3«i-t-3s — 3^; -, —

v = nt-\- £ + (2e—je3}. sin.(nt + s—~h$e' .sin. (2 ni + 2 e— 2™)


+ \ie3. s in. (■$ 72 ^ -f- 3 s — 3^.

Cela posé- si l'on développe II suivant les termes dépendans de


l'angle 5rit—-intj 011 aura une expression de cette forme,
11 = e'3.cos.Ç jrit — 2nt+ y-'—22 — )
-\-MSl\e'*e. cos.f 5 ni— 2 nl+ y-'—25 — —■&)
+JfW.eV.cos.( jrit— 2nt+ y-'—2 £—
4- Aft1). g3. cos. C 5 n't — 2 7214- 5ê'— 2 5 — 3

■y e'y. cos. ( jrit—2nt-\- y ——V—anj


.

+ .M3).e?-s.cos.('5?z'£—2«f+ 5«'—2S — —2nj 5


et l'on trouvera après toutes les réductions ,

, f dblfWZ>,W ]
o'^w— Î.
j^.SjW+w. .«.^+^ •«V-gr^-r «'• -çjr ji
771
, f
1
db.it?? ddbp)
A
(Pbw
..

a!MIyS>— —.
]4o2.Z)Itî)+ i93. et.——+ 26.**.-—r-+ *3. — —
16 [ z dec du* du3
, f
1
en
db/■»
rfô fW/e
ddbW t« fPZ>,<nt
(Pb/Vl(
771 - —
—ï— 4 2
f.u'. —-- 1- al. —(
dcc ' du- du-1 )
db C5) ddi C5) Ç5)j
771 1 A - - f
a'Mm=
s• ■ ~sr + *'11 ~
1 '80 • bi" +r'4 • • -ir+2 j
dbW
a iJ4(4)= — • 110. b,(3) + *. —t— \'
loi 7 du

»■*<•>_
?f{ 7.4;<0 + «.4--j.
de là, on lire
m . a P — a! ■ e'3. sin. 3P + a
M1- ' 1. e"e. sin. f2V®/ 4- •**)
4- a'M^. (tr'-t- 2^) + a 3I<-3). e3. sin. 3^
e e*. sin.
4- a'M. e'>3 sin. f 211
+ -®-'^ + a'Jfî^Key'.sin. (211

On aura 111 . a!P'en changeant dans cette expression de m .ci'P,


les sinus en cosinus, et il sera facile de conclure les valeurs de aP

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ai MECANIQUE CELESTE,
a
et de aP', en multipliant celles de a'P et de a'P', par —, ou par «.
a'

On aura ensuite, en faisant i — <f, dans les expressions de JV et de


r

du n°. précédent,
f , ■ta.ddP' ï .
a a.dP , 1
{aP + -— —— l.sm.f 57Z t—2nt+ 5£ —2 01

JV=-
6 m' .714 t (jn—anj'.dt*)
é 571—%n)-dt (
Un'—zn)1 j f aa.dP' 3 a.ddP ) , , (
I .aP—-—; 7—- >.cos.(^n t—2nt+ 54 —aQl

—-—-—7
Qn—2n).dt ( 371—aTip.cft'J
/<*P\ . , 1
a1.! j.cos.f 5« t—2nf+ 55 — zt)j
5 n —an

eH
J—a1. • siu- (") n't — 2 nt + 5 s'— 2 e^) j
sin. (jn't— 2 a £ + 5 s'— 25 — +
+ .sin.f^rc'J—4nf+ 5s'—4 s + w+ZL) ;

=Il.cos.(jrit—3/z£+ Y-—3£ + ^,)—eH.co$.(5n't—2nt-\- 55'—2e—


+ eH. cos.( ^rit—+
km'.n
f aP .sin.($n't—arcf+çs'—asjl
5«' — arc (+aP'.cos. f —2 a £+5 5'—2e Jj

En supposant i=—2 , et changeant ce qui est relatif à m , dans


ce qui est relatif à m', et réciproquement ; on aura
P 4- :—-l.sm/ï711—2nt+ —2* )

1
a

!f 2a'.dP la'.ddP' ") . ,


r ;

«C= 7—7
13.m.7i» \ (<jri—2 n).dt (jn—STj/.dt1 J
(571 —T-277J» f 2 a'.dP' -tri.ddP
—{a'P ; ——7—; r.cos.f ça t—2/2^+55 —2O
(jn—2 n).dt (jn—271p. df )

2 m.71'
i a'*-(j^r)-cos-(')n't~ 2 72i+52' —
571'—s

e'H'
| — a'*.sin.f5«'2 — 2 «£+55'—2q|
^ .sin.—znt+ji — as — v' + A')
+ £.e'K'.sin. f3n't — 2nt + 3s'— 2f + ®' + PQ ;
-y — H'.cos.( krit—2tz£+4P—25+ —e'H'-COS.( jTÏt—znt + 55'—25—®-'
+ e H'. cos. (^rit— 27z£+3e'—2 5+V+/J
\o-tnri f a'P .sin.(5a'£—2tz£+5£'—2
5 ri—-un ' { + a'P'.cos.f— 2 nt+ 5S — 2 OJ '
H

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. 25
f ! • ,

II' .cos. (in't—ànt-\- 4 s'—2 e + ^4') étant la partie de —dépen¬


dante de l'angle 4 n't—?.nt, et IC. sin. (in't—int + ^a'—2
étant la partie de Je', relative au même angle. Dans ces diverses
inégalités nous rapportons pour plus de simplicité , l'origine des
,

angles, à l'intersection commune des deux orbites de Jupiter et de


Saturne, comme nous l'avons fait dans le développement de l'ex¬
pression de li d u n°. 4, et comme nous le ferons dans le n°. suivant.
Nous ne conserverons ainsi que pour l'analogie, l'angle n qu'il
faut alors supposer nul.

On déterminera de la manière suivante,' les différences — , '


dt ' dt*
dp- ddp' ^

-—,
llL
——.
CtC
On calculera pour 1 epoque de 1750 , et pour une epoque

plus éloignée de deux cents années juliennes, c'est-à-dire pour


-.de <far de' dzr dy d n de, d-zr de '
1050,' les valeurs de —, —, —,
dt dt dt dt dt dt
Soient — ,
dt' dt ' dt ,
'
&c.
ces valeurs pourla seconde de ces époques; on aura, en supposant
que t exprime un nombre d'années juliennes ,

dede dde
-—
= —4-20°.——•
;
dt dt dt*

les différences de et dde dans le second membre de cette équation ,

étant relatives à 1750. L'expression de e, pour un temps quelcon¬


que t, est, en négligeant le cube de t, et ses puissances supérieures,
de t* dde

e+uTt+T-HF>
de dde ,

e, —, —' se vaPPortant a 1 epoque de 1750. Cette expression peut


s'étendre à mille ou douze cents
après cette époque. ans avant et
On aura de la même manière, les expressions de
e', V, y et n.
On calculera par leur moyen , les valeurs de P , correspondantes
aux trois
époques de 1750 , 2250 et 2750. Soient P, P n P ces u

valeurs ; l'expression générale de P étant


dP t* ddP

F+t-dT+T-~dF>
on aura en faisant successivement f= 500, t == 1000,
Mécan. cki>. Tome III. 1)

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26 MECANIQUE CELESTE,
dP ddp
P+5°° -^-+250000 -i.^77
dt'
dP , ddP
P + 1 OOO . —— + I OOOOOO . 7 = P
dt dt'
ce
qui donne
dP 4P-3 P-P„ ddP P-'JP,+ P
dt 1000 ' dt* 250000

g. Les termes dépendans des cinquièmes puissances des excen¬


tricités peuvent avoir une influence sensible sur les deux grandes
inégalités de Jupiter et de Saturne ; mais le calcul en est pénible
par son excessive longueur. Son importance a déterminé Bur-
ckliardt, très-habile astronome, à l'entreprendre. Il a discuté avec
une
scrupuleuse attention, tous les ternies de cet ordre qui dépen¬
dent de l'angle jn't—2nt, en se permettant
seulement de négliger
les produits des excentricités
par la quatrième puissance de l'in¬
,

clinaison mutuelle des orbites ; ce qui ne peut, en effet, produire


que des quantités insensibles. L'expression de P du n°. 4 est rela¬
tive à l'action de m' sur m : la
partie de cette expression, qui a le
plus d'influence sur cette inégalité, est le produit de m' par le
facteur
y*
—. rr .
{cos. (v— v) — cos. (V' + tO}
V/ r'—zrr".co$.(v'— v) + r'* {r'—arr'.cos.(v'—v) + /*y
Ce facteur est le même
pour les deux planètes ; en le développant,
et en ne considérant
que les produits des excentricités et des incli¬
naisons, relatifs à l'angle yi't— 2nt, on a une fonction de celte
forme,
.cos.
(jrit—znt-\- y 2 £

-t- iV ( ' ). ( 5 711 — 2


cos.
7i t y y •26
'3 ™')
+ NÙ •

(57zt — 2 7it+ y
cos. ■

2 £ 2 t' v)
+ IV<3>. cos. (*)7i i — 2.nt-\- y -

2 £ T!-' <2Ts)
cos. ( jn't
.
— 2 7i t + y 2 £
ytr)
AT >; (O)
+ . cos. ( 5 7i t — 27it-\- y -
2 £ + •&' 4 n)
+ JV^Kcos.f jrit—27ity 5£ -sr'
2 £ 2 4- 2 U)
+ NM cos. ( 5 n't — 2 771 + <51
.
2 £ — ra 2 nJ
H- N cos.
C 5 77 t 2 77 M- 5 £ J~Q
. -

2 £ — -ûr 2

+ cos-(yi't — 277^ + 5

2 £ -j- ® — 2w — 2 nj

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. 27
et l'on trouve
f dbI eo ddbyï d3b. 03
■'«.« H1 3 T- 15 *6-*a--é 438- .et3. T— I
a'W°>=
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28 MECANIQUE CELESTE,
Aft.c» dbf A ")
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l a3 + 28.
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1.—C 1 i84o.6° + 152000. e'Q. —C 6560.^°+ 65168. e'Q . "-£T
d>bS» d?b^
X

a'm=- „ .< C 502. e3 +47 20.6'°+ et2 — \-( 1 52 .e° + 920 .6'°+a dx3
768 1 a«°
d4£C5) d5£,<-5>
+ f26.6° + 128. e"). *<. -JL-+(V + 4e'Q. a5. -jJ-
/dZ+4) dbCV

~
e1. y
554.a.^(0 + +W) + 222.a°.^4r + ^7
~3~84 /d++> d'b,W\
^(6) \ (d?b, c«
/d?bLC« d'i,
d^+'X fï
+ 27.
\ dx' + dx' ) + Ct4*\ dx3
3
^
'
dx3 / dx3
)
di+l d'b& -j
4i 448 .&+) +
»' .«4 18392. a.—j 1- 1780 • a5.—TT-/
o'NW--
768 d3b C«) d'b W d5£ t6) f 5
■I
56 .a3 dx3 ■29. a4, d«4 d«3

di CO d'b.W d3b.W
a'F)=---
12b —85 . aès(4) + 85 . tt°.~-7 h 21 . et3. —

a'. ( >
J dx ( d«2 d«3

dbW

c y
f 56.6° + 842 .e'Q. «.£, <3) + +16° + 87.6'°+ a°. ——
a'JV<'>= t dx
128 d'b, C» d3.b C3+ >
(l66° -f 26'°+ et3 —

(2 e° + e'°+a4.~
d«2 d»3

db«r

cya —Ci7'i-e°+i96.e'°;.«.6,W —+o.e°+ 180.6'°).a°.--f-|


z'i+8). 7 d« I
128 d2£ C4) d+C4)
+ ( i4e'°_e*;.tt3.—+—+ ^2 6'° + e°;.a4.__A,_
d«2 d«3

e e*y' di (51 d'b C5) d7, ,(5)


a'2V^)=
128 ' ) 58o.a.è,C5) + 86.a° d«
8+ .

d«! f

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. 29
Lorsque l'on considère l'action de m sur m , il faut par le 11°. 4
augmenter dans a'N(°\ b)'\ de 7, ou de —«, ce qui aug-
1 a

3125. &. e
mente aN^, de . Lorsque l'on considère l'action de
7G8 1
m sur
m', il faut augmenter b)^ de -, ce qui augmente dAV)
de Cela posé multipliera les valeurs précédentes de
——T" , on

a'NW, a'-ZVV), &c. par/77', et l'on décomposera chacun des cosinus


qu'elles multiplient dans la fonction (O), en sinus et cosinus de
5n't—2nt+ je'—2s ■ ce qui donne à cette fonction la forme suivante,
m
.dP, .siii. (jn't—2nlpje—
+ m'. a P '. cos. ( 5 77/1 — 2 72 t + j e— 2 e).

On multipliera pareillement par m, les valeurs de d ,

dN^'\ Sic. ; relatives à l'action de m sur m ; et l'on décomposera


les sinus et cosinus de la fonction (O), en sinus et cosinus de

5dt— 2nt+ je' — 2e; ce qui lui donnera la forme suivante ,


771. d P tl . Sm. ( j îz't 2Tlt-sr 'je 2e)
+ m-d P n'. cos. ( jrit— 2 7it+ je'— 2e).
On substituera donc successivement dans les expres¬
ces valeurs ,

sions de JV et de $ v' du n°. précédent, et l'on pourra négliger leurs


différences secondes à cause de la petitesse de ces quantités. On
,

aura
ainsi, les parties des inégalités de Jupiter et de Saturnè, rela¬
tives à l'angle jnt— 2nt,et dépendantes des cinquièmes puissances
des excentricités et des inclinaisons des orbites.
On peutobserver ici, qu'en vertu du rapport qui existe entre
lesmoyens inouvemens de Jupiter et de Saturne,on a 3125 . c.3=5oo.
En effet, a? = —— ; et de plus, 5n' est à fort peu près égal à 2 n; ce
ri2
qui donne —— =^-. De là il suit que la valeur de dest la
même , l'on considère l'action de m' sur m soit que l'on
soit que ,

considère l'action de7n sur m'.


Ainsi, l'on peut conclure la partie
précédente de JV', de la partie correspondante de JV, en multi¬
pliant celle-ci
x par
L — -—;—.
O. m ' n

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3o MECANIQUE CELESTE,
ÎO. Dans la théorie de Mercure troublé
parla terre, il faut
considérer l'inégalité dépendante de l'angle nt— 4 rit ; parce que le
moyen mouvement de Mercure est à très-peu-près quadruple de
celui de la terre. En supposant que m soit Mercure, et m! la terre;
on aura
l'inégalité dont il s'agit, en faisant i=4 dans l'expression ,

de JV du n°. 7. Vu l'extrême petitesse de cette inégalité,


on peut
négliger les termes qui 11'ont point (n—4ri)* pour diviseur, et
. ' , , dP dP'
ceux qui
11 dépendent de et . On aura ainsi,
dt dt '

j, 3 m'.n1 C aP'.sm.(nt—4n't + i—
V~'(i^-in'p' 1 + aP .cos. (nt—4n't + i — 4sQj
On déterminera facilement P et P', de cette manière. On calculera
rJV ,

par la formule du n". 1, la valeur de —— , correspondante à


l'angle 4 nt—2 nt, ce qui revient à faire i~ 4 , dans cette formule.
rSr
On aura ainsi une valeur de , de cette forme,
aa

L . e*C4nt—ml-\-4s'— 25 — 2tr)
• cos.

+ UP.ee'.cos. (L\rit — 2 ra i + 4s'— 22—^—«Q


+ Z/V0'1. cos. (\nt—2 rt£-j-4 c'—2 £— 2 Vj
+ IP) .COS. C4/2'i
.
2nt + tii 2£ — 2U).
r <*Y
On observera ensuite que cette valeur de résulte des varia¬
it*
tions de l'excentricité et du périhélie, dépendantes de nt—4 nt
f2
dans l'expression elliptique de y. — : cette expression contient le
terme —e.cos.(nt+s—v), dont la variation est
S e• cos.

(nt-\-i—<a) — eS™.sin. (nt-{-s—-n) •


Se et JW étant les variations de c et de --a, dépendantes de nt—4n't.
On a
par le n°. 6g du second livre ,

Se=
m .art

n-4n!'
^.sin. (irit — nt-\-4i—sjl
j1 /dP'\ . , , f
+ ( — J.
cos. (kn t — 72^ + 4 s —

eSur —
m .an
(^ë")'C0S' t—rc2 + 4s'—tj|
n—4 n' ' j /dP'\ . ' , , , (
-( —
J.Sin. (tint— nt + W — f^)j

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. 3i
La variation de —e-cos. (nl+i—<a) devient ainsi,
/dP\
f
-j- J ■ sin. (int— n—4 s'—)
71—'ni i / dP'\ .
, , ,
-f
-j- l.cos.( int—4njt+as—4« —&)
r$r
Cette fonction est identique avec l'expression précédente de —— •

en
changeant donc clans l'une et dans l'autre, 2nt + as, dans
7r

nt -f- s + S.T + -,
3
7T étant la demi-circonférence ; on aura

m .an
(/dP\ /clP'\ . )
^7- os. (nt-^n t+t-4s )+^—ys-m.(nt-4* ;j
= L.e*.sin. (4tn't—nt+^ia'—s —
.
sin. (i n't— nt+ 4 s'—s — ir'—2 tr)
+ . e*. sin. ( 4 n't — nt + 4 s'—s — ™)
-hLP^ .y* .sin.(4n't — nt + 4s'— s — <w—»- 2nj.
Si l'on intègre cette équation par rapport à e, et qu'ensuite on la
1 • T 3n
multiplie par -, on aura
71 — 4 n

f yZ.e3.sm. (krit—jit + ^i—s — 3^ )


.
.
sn
j + jZ.('he3e'.sin. f4zz'i— 7z£ + 4è'—s—-s/—m) '
_.

7i — 4 n' 1+ Zé"h g e2. sin. ("4 n't — nt+^î'—s — 2-3/ — -sr^)!


(+ Zéb.ej^.sin. f4n't — zzf + 4s'—s—nr — 2ITJ
Dans cette intégration
néglige les termes de P et de P' dépen-
, on
dans de e'3 et de y" ; mais l'excentricité de l'orbite de la terre est
e

si peu considérable relativement à celle de Mercure, et l'inéga¬


lité dont il s'agit est si petite, que l'on peut les omettre sans erreur
sensible.

1 1. Il résulte du n°. 71 du second livre, que les termes


M t*). 55'— 2 s — 2iî — P )
e'y*. cos. ( 5nt— 2 nt +
+ M
( 5«' t—27zf-i~5s'—2 s — stl— m),
e y'. cos.

du développement de R, donné dans le n". 8, produisent dans la


valeur de s, ou dans le mouvement de m en latitude, l'inégalité,

f e'y.MW sin.(jrit—377*4-52'— 32 — n — ■*') ]


a""

577' — 27i 1 -\-e y. M&Ksin. (jrit — 3 nt+jt—3 e—n—<n) J

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3 2 MECANIQUE C E L É S T E,
Pareillement, les mêmes termes produisent dans l'a valeur de s',
ou dans Je mouvement de m en latitude, l'inégalité

o.a'n m ( e'y. M.W. sin. f4 rit—2«2 + 4e'—2e— n —


5«'—2n m' l + e^.iJf^).sin.(krit——2e— n—j '
n étant comme dans l'inégalité précédente de s, la longitude du
nœud ascendant de l'orbite de m' sur celle de m. Ce sont les seules
inégalités sensibles en latitude, du système planétaire, dépen¬
dantes du produit des excentricités et des inclinaisons des orbites.
On a vu dans le n". 6, que la valeur de <Asin troduit dans le mouve¬
ment de m réduit au plan fixe , le terme —tang. ?. <?s. cos.(V,— S) :
,

en substituant dans ce
terme, l'inégalité précédente de s ; on aura
un terme
dépendant de <jrit—2nt, qui doit s'ajouter à la grande
inégalité du mouvement de m ; mais ce terme est insensible pour
Jupiter et Saturne.

CHAPITRE

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. 33

CHAPITRE II.

Des inégalités dépendantes du carré de laforceperturbatrice.

12. Lesgrandes inégalités que nous venons de déterminer, en


produisent de sensibles, dépendantes du carré de la force perturba¬
trice : nous en avons donné les expressions analytiques dans les
nos. 65 et 69 du second livre. Il résulte du n°. 65 du même livre,

que si l'on désigne par H.sin.( jn t— 2nt+ 5t—+ la grande


inégalité de Jupiter; on aura
~Ha (zm' .VH'+Km.V^) , , , —
r-
O
.

771 Y CL
.sm.2f 5 n t 2 72Ê + 5e 2Z + A) ,

pour l'inégalité correspondante de Jupiter, dépendante du carré de


la force perturbatrice : cette inégalité s'ajoute, comme celle dont
elle dérive, au moyen mouvement de la planète.
Pareillement,si l'on désignepar—H'.sin.( jrit-2nt+ <je'-2e-{- A"),
la grande inégalité de Saturne; on aura

iï'a m'. V'ô'-f-5 m. V'ô) . , —,


8

m. V a
-sin. 2 (k n t — 2nt+ ît — zz + A),

pour l'inégalité correspondante de Saturne, et qui doit être ajoutée


au
moyen mouvement de cette planète.
Les variations des excentricités et des
périhélies peuvent intro¬
duire de semblables inégalités dans les moyens mouvemens des
deux planètes. Pour les déterminer , nous observerons que l'on a,
en n'ayant égard qu'aux cubes
et aux produits de trois dimensions ,
des excentricités et des inclinaisons des orbites,

rr
xa.ffndt.aR
Ji JE> n r
6am .ffrtdt*.{
frr , P •COS>.(KTl't 2nt+')i' 2l)\.
— — n, . \' . . , ,/

ce qui donne dans 3a.ffndt.dll, la quantité


Mécan. ciii. Tome III. E

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MECANIQUE CELESTE,
^e
•[^~^-cos-f5,2'i-2"f+5t'~20—^'_2^
+ ^'ar-
^.cos.fc,n't-znt-\")i-2t)—^.sin.f jrit-znt-Y î£ ~2£^
-6am' .ffn*dl*.
^C '

{(^)'COS'^')n't~7nt+ 5S _20—^r^.sin.Cjn't-2nt-{-')i'~:>-e) >;PQ


+ JV.
I^—^cqs.C jnt-mt+jt-zi)—sin.f 572'<-222^+ 56-20
+
1^—^.cos.f 5ra'f-2/zf+5e'-2s>)—^.sin.('5«'i-2/2f + î£ _2£^
+ <Tn.
|^—^.cos.C jrit-2nt+ —^^^.sin.('5,/zf-27z^+55 ~2*J
«te, «T-sr, cTe', JV, <!>, <tn étant les parties de e, e', <*', y, n,
qui dépendent de l'angle 5 rit — 2 nt. On a par le n°. 8,

£)—(?)
V (£)—(£>
PVe.f-
\d^J [de £)--'■(£>
(<?-)=
\dn J
y.
y \dy (£)—»•£>
De plus, on a par le n°. 69 du second livre,
(dP\ , , , /dP'\ . , , , ( <ri — an) .

( -— J.COS.f572 f-27Zf + 52 -2t) — f — l.Sin.^<72 t-2nt + <t-2i) = 1 'e^',


\ de / \ de ) m an
( dP\ /dP'\ . . (in—m)
( —
J.Sin.CC)n't-2nt + <jt ~2t) +• I ■— J.COS.^5 72 t-2nt+ji -2i) = „i'on '
on a pareillement

^r^.cos.f5n't~2nt+ ji-2i)—^p-^.sin.(57z'£-27zf 4- Sê'_20 = ^ma'n' '"'c


fdP\ fdP'\ , , (jn—an) . ,
( —
J.sin.('572'i-272f+ 5« - 2EJ + ( — J.COS.^572 t-2nt+^i ~2t) = ^g«
Pour avoir les valeurs de Jy et de <tn, nous observerons que la lati¬
tude s de772 au-dessus de l'orbite primitive de ni, est—y.sin.(p—n )•
ce qui donne

S*s —
<t>-.gin. (p — n) — y.«Tri, cos. (v — ;

or on a
par le n°. 71 du second livre,

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. 35
1 ( ). cos, rît — —2s — u + u)l
fs — man J \d*J '
|—^• sin- (5rit — 2nt+<,i—2®— ^ +
5 ""

En comparant cette expression , à la précédente ; on aura

J'y:
^ . sin.f 5/z'f— 2 nt-\- 5®'— 2 oj

+
^ • COS. — 2 nt -p 5s'— 2 0 j
/^f\ , ' si
(
"—J ■ COS. é'ç/z ^ 27Zf+5ê 2 eJi
yJn =
5 " ) /dP'\ ,( . ,
/ (
272^4-5® -y 1 ■ Sin.
2tJ\ (jrit
y exprimant l'inclinaison respective des deux orbites l'une sur

l'autre, et n étant la longitude du nœud ascendant de l'orbite de m


sur celle de m. Ces quantités varient encore
par l'action de m sur
m' en nommant J\y et Jn ces dernières variations, et représentant
:

par J„y et <t,n, les variations précédentes dues à l'action de m' sur
m
; on aura
*y = *,y + r„y -, J1n = ;/n + ^n5
m a'n' . ma'n'
Jy
' = .Jy ; J\n = .<fn.
m!an m an "
Cela posé, si l'on substitue ces diverses quantités dans la fonc¬
tion (V); on trouve qu'elle se réduit à zéro. Les variations des
excentricités, des périhélies, des nœuds et des inclinaisons des
orbites, correspondantes aux deux grandes inégalités de Jupiter
et de Saturne, n'introduisent donc dans le moyen mouvement de

Jupiter, et dans le grand axe de son orbite considérée comme une


ellipse variable , aucune inégalité sensible dépendante du caiTé de
la force perturbatrice; et il est visible que cela a encore lieu, pour
le moyen mouvement de Saturne, et pour le grand axe de son orbite.

l5. Considérons présentement les variations des excentricités


et des périhélies. Nous avons donné dans le n°. 69 du second livre,
de dzr de' d zr
les expressions
1 des accroissemens de —, —, •—, , dus aux deux
dt dt dt dt
grandes inégalités de Jupiter et de Saturne; et nous avons observé
dans le même n°. que les variations de e, e', relatives à l'angle
5nt—2nt, introduisent dans ces expressions , des variations sern-
E 2

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36 MECANIQUE CÉLESTE,
blables à celles qu'y produisent les deux grandes inégalités. En
appliquant ces considérations à Jupiter et à Saturne, et désignant
par Je, et JW les variations dues au carré de la force perturbatrice ;
}

on trouve

im'*.a*n3 { } )+I^ '\de) I / •


—wï—*1 • i 5£ 2f

If J \ e
a-é?"'—2nj
' \ de /J COS.2.C<n't-2nt+ 5s'-ae
/JrfP'N /^P'\ /^P\ /rfPN /ddP'Y)
\de"/ \ de ) \ de* J ) \dedy) \^V/ \de dy) J

xMIHfll
5 n'—271 'N 4e.^n'—2«;
.COS. 2. f 572'/ — 2 72f+ 5«'—2 0

-f-Yi-ïJ
—2n)
.sin. 2 . f 5Tz'f— 2 /z£+ 5s'— 2 «J
e.f1; n
m m' .aa'.nn't
j fdP'\ / ddP \ / dP\ / ddP'\ /dF\ / ddP \ / dP\ /ddP'Y)
571'—2/j de') \dede') \<&'/ \de de ) ~^~ \ dy / \dedy) \dy ) \dedy) J
(
îm'.a'n3 {}/Ti \ W
KfMf)!' si • ^
~7
(jn-un)
T—
.e
•12 7^-7 L < ^.Sin.3.(5»»'f-2n/ + 5 ï'-flO
mVa

\ a.(^n—27tJ

LfF>/*Z) J>.(?L)}
I
+
\ÉlH.cos.2.(^n't-znt + je'-ae)
t \ /
l 2.(57»'—anj
f/dP\ /tWP\ /<£P'\ /<MP'\ /JP\ ( ddP\,(d^\ (dJP'\\ x

il*/ \d?'/+\de/*\dër/ + l</y/ 1**7 \rfy/ \**yj '


+

(571—2n^.e j 2.e.^5/i—2nj ;
^ V^ ) ^ CQ3 2 ^ ^ — 2 ;2^ çê'— 2i)
e.(}n—zn) J

4
mml'.aa'.nn'.t
\/dP\ f ddP \ /dP'\ / ddP' \ / dP\ / ddP \ /dP\ /ddP' Y|
<s n'— zn).e ' (\cfe' /" \ded7P \d7) \d7dPj + V'rfv / \dedyj' \dy ) \dedy)}'

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. 37
Les parties de expressions, proportionnelles au teins t, donnent
ces
les variations séculaires de l'excentricité et du périhélie , dues au
carré de la force perturbatrice. Pour avoir les termes périodiques

dépendans de ce carré; considérons le terme 2e.sin. (nt-\-z—■&),


de l'expression elliptique de la longitude vraie. Si l'on désigne par

£e, et par JV , les variations de e et de v dépendantes de l'angle


jrit—2 7z£+ 5e'— 2£, et qui sont dues à la première puissance de la
force perturbatrice; et par £'e et , les variations précédentes de

e et de «s-
dépendantes du double de cet angle; si l'on désigne ensuite
par <Pt, la somme des deux inégalités de m, l'une dépendante de
5n't—2nt-\- 53'—2z, et l'autre dépendante du double de cet angle ;
le terme 2e.sin.(nt+z— &) devient

(2e + aJ"e+2 S1 e). sin. (nt + 2 + — f**— £'<n) ;


et par conséquent , en négligeant le cube de la force perturbatrice,
il se
développe dans les termes suivans ,
2 e. sin. (nt+ z + Se — &)
-+- 2 <Te.sin. (nt + z— <a)
— 2e. JW.cos. (nt-\-z— <«)

{2
+ 2e. «T®-.— e.(£iïy} .sin. (nt+z — v)
—{2 e. y™ + 2 e . <a — 2 tTs^e) . cos. (nt + z — ^).
Le terme 2e.s'm.(nt+z + ^z— u) est celui que l'on obtient en aug¬
mentant comme nous le prescrivons , dans la partie elliptique, le
,

moyen mouvement nt, de J*e : les deux termes ,


2 J^e.sin. (nt+z — <&) — 2e <Nj-. cos .(nt+z —*r)y
forment l'inégalité dépendante de l'angle 3nt—572^+32—5z, que
donnent les formules du n°. 1. Si l'on substitue ensuite dans les autres

termes, au lieu de S~e, et JV, leurs valeurs données par le n°. 69 du


second livre, et au lieu de S~'e , et , leurs valeurs données par ce

qui précède ; leur somme donnera, en négligeant les termes dépen¬


dans du sinus et du cosinus de nt+ z, parce qu'ils se confondent avec

l'équation du centre,
3m'3.a'n3 (^nil^â+im'V^â') f /df\ /dP\") , ,

~(^r- \P\^)^P.{^)\.cos.(^nt-iont^r^0z'-^
3m'«.«'»s f /dP'\ /dP\} .

~(W^T3' riVZ' • \F \-te)~PX&) t+V- loz

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58 MECANIQUE CELESTE,
Cette inégalité peut être mise sous la forme suivante : si l'on repré¬
sente par A-sin.f 5 n't—3 nt+ y'—3 *. + B), l'inégalité dem , dépen¬
dante de 3 ni—jritl- y—y', et par ZUsin.f jn't—%nt-\- y'—2 -* + A ),
la grande inégalité ; l'inégalité précédente sera par le n°. 6g du
second livre,

OmV'a-j-4m' }/d ) — .

7.
m
7;^=
V a
-HK.sin. (yit—10n't+ 1* — ioé—B—A).

On trouvera pareillement, en n'ayant égard qu'aux "variations


séculaires dépendantes du carré de la force perturbatrice,
3 m*. œ3n3. t ( j mVQ-f- 2m' V~â')
le'—-
(jri —- in)*.a' m]/~à
m*.a'*ri*.t
ffdP'\ /ddP\ /dP\ /ddP'\ fdP'\ /ddP \ fdP\ /ddP'
"Jri—ara ( \ de ) \ de'* ) \de'/ \ de'* J \dy J \de'dy) \ dy ) \de'dy
'.aa'.nri.t
mm
\ (dP'\ /ddP\ /dP\ / ddP" \ /dP'\ / ddP \ /dP\ /ddP'\ 1
5<jri—2rt / \dede) \de) \de de') ' \ dy ) \de'dy ) \dy ) \de'dy)j
la ■=.
^m*.a?n3t 13mUô-j-2tri
ra'—211)*.a è mV^a (_ \^e/ \dc') J
m*.a'*.ri*.t
\fdP\ / ddP \ / ddP'\ /dP_\ /ddP\ /dP'\ / ddi
(<j ri — 2n).e ' / \ de* ) \de' ) \ de* / dy / \dedy) ^\dy/ \de'dyj\
t mm.aa'.nri-t f fdP\ ( ddP\ (*P_\ (ddP'\ _ }dP\ (ddP\ /dP^ fddP' \\
(ï ri-—2it).e' '\\de/ \dede ) ^ \ de J\de de ) \dy) \de'dy) ' \ dy ) ' \de'dy ) J
On trouve encore que le mouvement de m' en longitude,
est affecté de l'inégalité

mVÏ "
S {P.(^)+P'.(^-)).cos.(".in(-9»'«+4.-9.'-»';j
|+ (p,^_p.^)J.sin, —3.'—
Si l'on par K'.sin.(4n't — intri- 4s'—22 + .SQ, l'iné¬
désigne
galité de dépendante de o.nt — 4 rît -f- 2 s—4*% et Par
m,

if.sin. (jrit — tint-1- 5 e'—25 + ^Q, la grande inégalité de /«';


on aura pour son inégalité
dépendante de 4nt — qn't+-4s — 9s',
, QmV^-j-am'V'a') —

v
mV a
r^. . H'K'. sin. (4 nt — q n't+ 4s — 92'—— Ai').
y

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SECONDÉ PARTIE. LIVRE VI. 39
l4. Les nœuds et les inclinaisons des orbites de
Jupiter et de
Saturne, sont assujétis à des variations analogues aux précédentes.
Pour les déterminer, nous observerons que <p et tp' étant les incli¬
naisons des orbites sur un plan fixe5 et 0 et 0' étant les longitudes
de leurs nœuds ascendans; on a
par le n°. 60 du second livre, à
cause de la
petitesse de tp et de tp',
tp' .sin. 0'—tp. sin. 0 = y. sin.ri;
<p'. cos. 0'—?. cos. 0 = y. cos. n.
On a de plus, par le 11°. 12 ,

rn yfa
J-O -sin. 0 )— —p=r. J.(tp.sin. Sj:
711V a'
r\ s ' „/ 711
J.O .cos.0';= cos.06;.
mV a'

De ces
quatre équations, on tire les suivantes ,

<p
77!
^ • cos. rn—0; — >. Jn. sin. en—0;} 5

9 ~ sin" én~ ^ •cos• én—i

**
, TnV'H
=
^ •cos- r n—j n. sin. rn— 0'; } ;
/ /•/ mV/Tî
9 =
7nVS,+m'Pa' ' sin- (n—Jn.cos.Cn—0';}.
Les variations de p, 0, tp' et 0' dépendent ainsi des variations de y
et de n. On a par le n°.
12,
( /dp\ , , 1
dy (mV7+m'V7') # * COS"f5" a/l«+ 5« —2.^
rfi — •m'oB.'j/—1 — ) sm.f 572
-
7—2112+5«—-3«;\

1 (dp \ • 1
y
<2n__ -.ni an
) • s^n 2712+ 5« —«O
dt ~ m'V7' /dr\ ,
, , „
+f ). COS.f511 2 2112+ 5«

2£^)J
De-là on tire, en négligeant les quantités périodiques dont l'effet
est
insensible, et en observant que

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4o MECANIQUE CELESTE,
/ dP'\ /ddP\ /dP\ /ddP'\
_

dy ) \ dy* ) \ dy ) \ dy* / '

('\ri—a nf
m'2.a2/ia (mV'â-f m'V^â')
m'KÔ1
f /eZ/y\
m'UT'
/ ddP\
('■©-'■(S)
fdP\ /ddP'\ "j
5/1'—an m'j/a' \ \ de ) \dedy J \dej \de dyJ J
^ mm'.aa
5
.nn
an
n —
(m\^~à-\-m'
+
.'Va?
\Z~a! )Va) j' / dP'\ fddP \
1 \rfe' /
/dP\ /ddP'\~\
\<Ze' / \de'dy) J '

3 m'3.a"»3 fmV^a-pm'V'aQ (^mVa-{- 2m 'V^a') j- /<fP\


f Jn'—anJ1 m'V^a m'V^â' \ \ cZy / \ cZy / J
AZP\ /^P\ /<ZP'\
/ddP'Vj
(mV^T-f- m'V^a') j \ rfe / \dedyj(
\<fe eZy/ \ <Ze /

y.Qn'—2/i,J m'Ut? ' /dP\ /ddP\


(dP'\ /ddP'\(
\dy) \dy" J^Xdy J \ rfy* /1
/rfP\
(ddP\ (dP'\ /ddP'Y)
mm', aa'. im' ("mV^â+m' V2; \de') \de'dy)~^~\de' J \de'dy/(
"^y.^/j'—2nJ m'Vâ"' ] + /dP\ (/ddP\
ddP\ (dP'\ / ddP'\
\ ^/ \ dy* ) \ dy ) \ dy* )
15.Si l'on vouloit déterminer pour un temps quelconque, les
élémens des orbites planétaires; il faudroit intégrer les équations
différentielles
(A) et (C) des n°' 55 et 59 du second livre, par la
méthode exposée dans le n°. 56 du même livre; mais l'ignorance
où nous sommes encore sur les valeurs des masses de plusieurs

planètes, rend inutile à l'astronomie, ce calcul dans lequel il


devient indispensable de faire entrer les variations séculaires dé¬
pendantes du carré de la force perturbatrice, que nous venons de
déterminer, et qui sont très-sensibles pour Jupiter et Saturne. Ces
dhIV dl,v dp'*• dqiv dhy
variations augmentent
c les valeurs de -7—, —7— ,^-r—, ——-, -7-, &o.
dt dt dt dt dt

, . . 7iIT.Jeir
relatives à ces deux planètes, respectivement des quantités ■ ^ ■—
Z". JeIT h". pIV.
-i
t
, , - &c., en ne consi-
eIvt t epi"t t
dérant dans <Te,v, JV*, &c., que les quantités proportionnelles au
temps Z, déterminées dans les nos précédens. On substituera dans
ces dernières
quantités, au lieu de e,T, sin. •?", cos. V, &c., leurs
valeurs

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. 4i
valeurs h", liv,'JSçe., les équations différentielles (^) du n°. 5 5
en

du second livre, cesseront d'être linéaires ; mais il sera facile de


les intégrer par les méthodes connues d'approximation , lorsque
la suite des siècles aura fait connoître les vraies valeurs des masses

planétaires. Dans l'état actuel de l'astronomie, il suffit d'avoir les


variations séculaires des élémens des orbites, en séries ordonnées

par rapport aux puissances du temps, en ne portant l'approxima¬


tion que jusqu'à la seconde puissance.
On a vu dans les nos 57 et 59
du second livre , que l'état du
système planétaire est stable , c'est-à-dire que les orbites de ce
système restent toujours très-peu excentriques et très-peu incli¬
nées les unes aux autres. Nous avons déduit ce résultat impor¬
tant du système du monde, de l'équation trouvée dans le n°. b'i
du second livre,
constante (e*-\-<p*).nu/~ci
= + &c.
En effet, le second membre de cette équation, est très-petit dans
l'état actuel de ce système ; il le sera donc toujours, ce qui exige que
les excentricités et les inclinaisons des orbites soient toujours peu
considérables. Nous allons faire voir ici que la différentielle de

l'équation précédente,
o =
(ede-\-<pcl?) .m\fâ + (e'de'+-p'd? ).m \/~â' + &c.
subsiste en ayant même égard aux variations séculaires des élé¬
,

mens des orbites, déterminées dans les n°\ précédens ; d'où il suit

que ces variations n'altèrent point la stabilité du système planétaire.


Pour cela, il suffit de prouver qu'en représentant par m, Jupiter 5

par m', Saturne ; et par , Je', , Jp', les variations séculaires de

e, e, p, données par ce qui précède, on a


o = (eS~e-\- p Jy). m\/~a -\- (e fre + p'Jp',) m'^/a'. •

En substituant dans la fonction <p Jp. m[/â+ m'y/a', au lieu de


.

p, p', jy, leurs valeurs données dans le n°. précédent, elle


devient
m. m'. V aa'

ce qui change l'équation précédente dans celle-ci,


.—
r .—. mm . V ad
o z=eS~e.mVa -\-eS~e.mVa + —ï>~v;—Tï/^r
mV ci771 r a

Mùcan. cél, Tome III. F

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4a ' MÉCANIQUE CÉLESTE,
Considérons d'abord le premier ternie de l'expression de du
n°. 13. Ce terme devient, en observant que n'a3 ~ 1 ,

, ( „ /ji'\ (<ie\ 1
—7*7.«■"'■{F\iû)-p-w)-
Considérons ensuite le premier terme de l'expression de Se' du
même n".

3m'.^mVÇ+2m'V^';
—nt
f ( dP'\ /dP\}
{p\l7)-F (s-jj-
Considérons enfin le premier terme de l'expression de Sy du n°.
précédent
•}m'.f^mVâ-^-2m'VdJ (mVa-{-m'Vd ) f / dP'\ / dP\~1
aVd .('jn — 211)* m'Vcï' ( \<èy/ \ dy )J
On aura, en n'ayant égard qu'à ces termes,
. y— ,. , , , .Vad
mm
eSe.mVa + eSe .m Va H—.-?= r^-ySy
mVa-\-m' Va'

-.nt.
( 5 n—2 n)*. V ad

or P et P' étant des fonctions homogènes en e, e, et y, de la troi¬


sième dimension, 011 a

on a donc
ksmsms)-
~eSe-mVa
. /— / «. / , mm' Vad
o + eSe-m\Va
v 4 r>—~ - .yS'y.
mVa + m Va' '
Considérons ensuite, le terme de Se,
[(—\ (ddp\ fdp\ (ddjy \ (d^\ (ddp\ (dP\ (ddp'\\.
a.(jn—2 n) \\<ie / \ de* J \ de ) \ de* ) ^ \ dy ) \dedy) \dy J \dedy))'
le terme de Se
mm'.t
i(dp'\ fddP \ (dP\ (ddp'\ ( dp\ /ddP\_/d£\ fddP' \)
Vad. (jd-un) l \ de ) \de de') \ de ) \dc de') \ dy ) \<le'dy)
V \ •••"v
. . '
\dy
. -•
) \dc'dy)
Ki>/
-,
j'

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. 43
enfin , le terme de S y
m'-.t ( m Va" + m' \/~a! )
Il Va')
f( (dP'\
fdP'\ (ddP\ ( dP\ fddP'\ 1
/ddP \ fdP\
a.(jri—2n) m ~a'
\/~a' \ de ) \d'e d<y) \dc ) \dedy) j '
on
aura, en n'ayant égard qu'à ces termes et observant que l'on a

(dP\ (ddP\ (dP\ fddP'\


°~\*;w /~W) w/;
y / Tïl TJX . ^ Ci
efre.mva ■\-c£e.mVa + —.y^- TV^-y^y
mV a-\- m'V a
/ dP \ f /ddP \ ,/ddP\ (ddP \)\
de )' p'\~~fiea / +^ ' \de de) + 7'\de dy) J
(dP \ f (ddP'\ , fddP' \ (ddP'
+* ' U~&')+> ' \£*>
'

m'1. m t r•
( 5 n' — 2 n ). Va* ,
f**L\ L.
\dy ) 1 \dedy) \de'dy) \ dy"

V \dy

(si) et ("Tt) SOnt ^lornoo®nes en> e) e et y , de la seconde dimen¬


sion ; ce qui donne

e-[ (dJ?)+e'.(^L
\ dea \de de'
/ l+5-(^) = a'(f)i
/fifi/J'\ , (ddP'\ (ddP'\ (dP'\
e\^re
de plus , et sont homogènes en e, e' et y, de la seconde
dimension , ce qui donne

\dedy) \de dy) \dy* ) \dy ) *

e.
rfe dy
\de ciy / \de'dy)
1
-(£)■ (v>
on a donc encore, en n'ayant égard qu'à ces termes,
mm' .Vad
J*'
7nV7*+m'V?'>
F 2

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44 MÉCANIQUE CELESTE,
Considérons enfin le terme de <?e,
mm' .t
f /dP'\ /dàP\/dP\ /ddP' \ /clF\ / ddP \ /dP\ /ddP'\\
(Sn'—an)Y<M' {\iï(/\dede)
\de'J \de de J h \dy ) \de dy J \dy ) ' \t/e dy) j '
le terme de JV
m't
f /dP \ /ddP\ /dP\ /ddP'\ /dP"\ / ddP \ /dP \ /ddP'\A
(^n'-un).a' ( ^ de' )
\de'* ) \de') \ de'* J \dy / \de'dy) \dy )
\de dy/ J'
et le terme de J'y
mm (m VU+ m'Va') j' (dP'\ / ddP \ /dP \ /ddP'\}
(lri—2n).V~aa' m'Va' ' IV^'/ \de'dy) \de ) \de'dy) j'
on aura
encore, en n'ay an t égard qu'à ces termes,
✓— /
eJe.mVa -t-eS'e.mVa
» / s~~i mm'. .V a a'
o = +— — .yS'y.
mV a + m V a'
Cetteéquation a donc lieu généralement en ayant même égard ,

aux termes
dépendans du carré de la force perturbatrice.
La détermination du plan invariable, donnée dans le n°. 62 du
second livre, est fondée sur les trois équations ,

c — m.V a.( 1—e"). m'.Va'.( 1—e'*) .cos.V + &c. ;


cos. <p 4-
c' m.V (1—e"). sin.p .sin.9 -\-m!. V o! (1—<?'2J.sin.(p'.sin.9'+&c.;
= a ■

c"— m.V a.( 1—e'J.sin.p .cos.Q + m .Va! .(1—e'*,)-siny .cos.fl'4-&.c.


i
a,a', &c, étant constans par le 11°. 12, en ayant même égard au
carré de la force perturbatrice 5 la première de ces équations donne,
en
négligeant les produits de quatre dimensions de c, <?', &c, <p,
V, &c. ;
constante =3 (e* + ç'y.mVa + (e' + ). m Va' 4-&c. ;

et l'on vient de voir queles termes dépendans du carré de la force


perturbatrice n'altèrent point l'exactitude de cette équation. La
seconde des trois équations précédentes donne, en négligeant les
produits de trois dimensions de e, e', &c, ç>, &c;
o tT-ép.sin. S). mVa + J~-(V sin. Q'). m! yH'
=
4-&c. ;■

or en
ayant même égard aux termes dépendans du carré de la force
perturbatrice, cette équation a lieu par le n°. i4 • l'équation
c'—mVa.( 1—e'J.sin.?. sin.9 4-tri■ Va'.( 1—e'').sin.?'.sin.9' 4*&c.

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. 45
li'est donc
point altérée par ces termes ; et l'on trouve de la même
manière, que cela a également lieu pour l'équation
c"= m.V^ a.(i—<?M.sin.<p cos.9 4-/77' Va!.( 1—c/aj.sin.?'.cos.3'+Src.;
■ .

ainsi leplan invariable déterminé par le n°. 62 du second livre,


restetoujours invariable, en ayant même égard au carré de la force
perturbatrice.

16. Les dépendans de ce carré, peuvent avoir une


termes
influence sensible les deux grandes inégalités de Jupiter et de
sur

Saturne : nous allons déterminer les plus considérables. On a vu


dans le n°. 5 que l'expression de R ou de SR renferme la fonction

m' , f /dA^ \ (ddA^°A")

m' , , Ç, fdA^\ ,{dAW\ , SddA^W


-1 .ee .cos.f-E- -™).\ —-—- 1 + 2a .( —- )-{-aa .( ——— )>
4 \ aa / \ da J \aaila / J

H
8

En y faisant croître e, e, &, ■u' et y, de leurs variations dépen¬


dantes de l'angle 57l't—272 f; on aura dans R un terme dépendant
du même angle, et qui, à raison du diviseur 577'—277, qui affecte
ces variations, paroît devoir être sensible. Mais on doit observer
que ce diviseur disparoît dans dR, parce que la caractéristique
différentielle d, se rapportant aux seules coordonnées de m, elle se
rapporte aux variations de e et de et par conséquent, elle intro¬
duit le multiplicateur 5ri—277; or on a vu que la grande inégalité
de 777 dépend principalement du terme 3a.ffndt.dR-, les inégalités
du rayon vecteur et de la longitude, qui dépendent des variations
des excentricités et des périhélies , relatives à l'angle 5n't—snt,
ont donc très-peu d'influence sur les deux grandes inégalités de

Jupiter et de Saturne.
On verra dans la suite, que les inégalités les plus sensibles de ces
deux planètes, dépendantes des simples excentricités des orbites, sont
relatives à l'angle nt—-in! t. Nommons F.cos.(nt—2n't+z—2 i -{■ A),

le terme de - qui dépend de cet angle, et E.5,n\.(nt-2n't-\-i-2%'-\-

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4b MECANIQUE CELESTE,
le terme de , dépendant du même angle. Soient F' , cos.
(nt — 211 t + i — 2 + et JE'.sin. (nt — 2n't-\-t — 2«'-+• B'), les
,

<jy
termes correspondans de -7- cl de JV'. Supposons que R soit relatif
àSaturne, troublé par Jupiter : en le développant par rapport aux
carrés et aux produits des excentricités et des inclinaisons des

orbites, et en ne considérant que l'angle 3rit—nt, on aura par


le n°. 4 une fonction de cette forme

e1.cos. (yit — nt+ y— £ — 2 v)


+M^'Kee. cos. (}n't — nt + 3 e'— s — s —
+ M(-'K e*..cos. (3rît — nt + 3«'—« —%■&)
+ . y". cos. C3 nt — n 14- 3 «'— s — 2 n ).
Ee premier terme e*. cos. (int—nt-\- 3s'—s—2™') résulte
.

du développement de ^'bcos. (v'—v) , dans l'expression de R. Il


faut augmenter dans ce dernier terme, r àe £r, r de <JV, v de JV,
et v' de JV ; ce qui revient à augmenter dans son développement,

a de JV, a! de <JV, et nt—nt, de JV—JV. Ce premier terme donne

alors les suivans

—M. e'1. ( JV'— <P<0 • sin. f 3 nt — n t 4- 31— t — 2 ™ )

+a . .é*. — . cos. dn't — n t+ 3s'— s — 2^')


\ aa / a
, /<2MM\ , Sr'
+ û •( —— ).e a.—-.cos.f3nt — n£4-3e — £ — 2■o- J;
\ da J a

d'où résultent dans R, les termes


j. e'2. E'. cos! ( 5nt — 2 nt+ y-'— 2 £ — 2 <a-— B)


+ j. . e'2. E . cos. é 5 nt — 2nty y'—2£ — 2®'—B )
4- 7. a' •

/dM<^\
^-7—^. e'". F '.cos. ( jrit—2nty y — 2£ —2®'—^4.') ,
, , ,

4-7.
a-{—^—J-e '-F-cos-C yi t— -2nt+ y — 2« —2 nr —
Désignons par d'iî, la différentielle de R, prise en ne faisant varier
que les coordonnées de m'. Dans les termes multipliés par E' et F'
la partie 5nt—nt de l'angle 5nt—2nt, est relative à ces coor¬
données. Dans les termes multipliés par E et F, la partie ^n't du

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SECONDE PARTIE, LIVRE V I. 47
même angle, leur est relative ; on a donc , en n'ayant égard qu'aux
termes précédens de B,
a'. d'i? = j • ( 5 ri-n). dt. aMS°\E' • e'%. sin. ( 3 rit-zntri 5 ri-B! )

~i-(5"'-n).dt.a'*.(^~-?-Sj-F''.e'\sin.f yrit-znt+yt'-zi-zri-A')

\.ridt. a'MS. E. e*. sin. ( yrit—2nt+ 5/—2s—z®'—B )


/dM^\

\.ridt.aa'.[\—j— ) F.e'3. sin. (trit-zntri • y\ -zi-zri-^4).


da J 1 ,

Le terme MS^.ee (yrit—72/+ 3s'—«——«■',) résulte du déve¬


. cos.

loppement de A^.cos. (zri—2p)', dans l'expression de B.', il faut


donc faire varier dans ce terme, a de JY, a de JY', et 2rit—222/,
de 52 cTri— 2 Sp -, ce qui donne les terpaes suivans


zM^.ee'. (Sri—Sp). sin. (yrit—nt+ y(— s — -a-—ri)
/dMW\ , «Y , ,
+ a. I —-— ).ee . —. cos. (322 t—nt\- 3 e —s — ® — -a )
\ da ) a

+
, }dMW\
.1
Sr'
. cos.f37z/,—22/4-3* sr—-a )•
a
d^, J.ee —e
la partie de a'.d'i?, relative à ce terme, sera donc

(572'—72). dt.a'MS'ï. E' • ee . sin.f 372'/—272/4- 5«'—2 e—■sr—ri—B )


/dM<- 'A
—i 5 ri—72j .dt.a'3- ,
J.jP'.ee'.sin.f 572' /-5272/4- ye'-ze—v-ri-^4' )

yn'dt.aMS'~> .E. ce', sin. ( yrit— 2 72/4- 5«'— as — ^ — ri—B)


/dM^\

\ridt.aa .
^—j.F.ee'.sin. (yrit—2 72/4- 3s'-—2 e—>a—ri—

. • ' A, i :.i!ll >i: ! '■ i'. . . 1 e ' '

Le terme M^.e*.cos. (yrit — nt+yi'—s — 2™) résulte du déve¬


loppement de ^/W.cos. (yri—3*0, dans l'expression de B ; il faut
donc faire varier dans ce terme, a de <JY, a de Sr, et yrit—377/, de

ySp'—y Se, ce qui donne les suivans,


3 2lF'Ke'.(Spr— Sp).sin. (yrit— 72 /4- y-'— * — 2 tr)


/dMW\ Sr
<3 f
j.g*.— .COS.f 372/ 72/4-35 2w)
.

—^—- S
, IdMC'A Sr'
4"« •( —tt ]•(?*• —7 • cos. (ynt — 72/+35 — e — Z^) j
\ ua y a

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4« MECANIQUE CELESTE,
la
partie de a'. d R, relative à ce terme , sera donc
\.(5n'—n). dt.aMS*}. E'. <?*.sin. (5n't—2 ?it+ y'—2t— !*-»—B')
—{■(5"'—n).dt.a".( ——
J. r '.e*.sin.f jn't-int-\- <je'— n- w-A' )
—-\.ridt.al.E.e*. sin. ( yi't — int-\- 5 s'— 2e-— 2 B)
/clM^ \

\.n dt.aa!. I—-—J.i^.eEsin. (^rit— 2 2i£ + 52 —■ zz—• 2™ — A).
Enfin, le terme ilf;'V-cos. (1n't—nt+^z—z—-2iQ résulte du
terme multiplié par y'. cos. ( 3 v'—v) dans l'expression de R ; il faut
donc y faire varier a de <Tr, a de <Tr, 322'f de 3JV, et nt de S \> ;
ce
qui donne les suivans
-—

.y%.( 3 JV— <T^J.sin. Cl n't — n t+ 3z'—z — 2 Tl)


SdMW\ *r .

+ a.[ —-— ).y. —.cos. (xnt — nt+xz — s — 2U)


\ da / a
, SdMW\ JV ,

+a .( —— )• y' ■ —7-• cos. (xn t — 22 £+ Xz —t — 2lï)•.


y det J ci

d'où résultent dans a'.d'i?, les termes suivans

j.( 522'—n) .dt.a'J\W> .E' .y1. sin.f 5n't—2 nt+ 5/—22— 2n — B')
fdM.en \

r •(')"■'—n).dt.a!*'[~~r J-T".>J.sin. (5n't-znt-y ^z -zz—zXt-<A')


\. n'dt. a. E. y" • sin. ( irit—r-znt-\- y'— 2 z — 211 — B)


/clMW\

I ■ n'dt, ad. ( —-—\.F .y°. sin. (j nt— 2 22£+ 5 t'— 22 — zTl—A).

Les inégalités les plus sensibles dépendantes des carrés et des pro¬
duits des excentricités et des inclinaisons des orbites et qui 11'ont ,

point 522'—2/2 pour diviseur, ou qui ne dépendent point des


variations des élémens relatives à l'angle 522^—znt, se rapportent
,

à l'angle in't—nt. Soit G .cos. (in't—22 £ + 3 s'—z + C), la partie de


<sv
, qui dépend de cet angle ; soit II. sin. (322'£—22£+ y' — z + D),
la partie de <JV, qui dépend du même angle. Soient pareillement,
G'. cos. Cl n' t—22£+3e'—e + C'), et II'. sin. (1 n't—nt-yy'—z-\-D') ,

les parties de —— et de JV, relatives au môme angle. L'expression


de

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. 49
cîe R, développée rapport aux puissances simples des
par excen¬
tricités , renferme les deux termes suivans ,

IV(o). e .cos. (ni — 2 n'i-hi — 2s'-j-


+ IV'). e . cos. (nt — 2 n t + s — 2 i -y <&').
Le premier de ces termes résulte du développement de -//*).cos.
Cse'—dans l'expression de i?; il faut donc augmenter dans ce
développement, a de iV, a de JV', et zn't— z nt, de 2JV'—2 <fc;
ce
qui donne les termes suivans ,
2 (Sv— JV). sin. (nt —
. e. 2n t + e — 2e' + ®J
(di\(°->\ Sy
+ a (
. ■
J.e. .cos. (nt — 2n t-hs — 25 -f-&)
+ a
,
.
)dNW \ J'r
—;—).e.——.cos. (nt— znty. — 25 + «r ) ;
\ da J a

d'où, résultent dans I?, les termes suivans


N^KH'.e. cos. ( jn't— 2 nt-\- y'— 2 £ — ^+U')
—N{°KII . e.cos. (<^n t — 2nt+ y(— 2 s —D)
/dWA
4-1■ a . ( ,
J ■ G'.e.cos. ( 5nt — znt-\- y'— 22 — <&+ C")
/diVC°A
+ j.a ■ ( —— ). G . e.cos. (yi t — znt-\- y. — 2s — &-{- C).

Pour avoir lapartie correspondante de d'il, il faut dans les termes


multipliés par H' et G', faire varier l'angle yi't—-nt 5 et dans les
termes multipliés par H et G, ne faire varier que 2n't-, ce qui
donne

a'.d R——C5n'-n). dt.a'N^.H'.e. sin.f jn't-znt-\- y'-zi-<a-\-D' )


/dJVC°A

i'(')n'-n).dt.d*.(—j-y j.G'.e.sin.f ^n!t-znt-\-y )


-yzri.dt.a'N^.H.e.sin.C jn't—2 nt + y.' — 26 — tt+D)
/dm°A
.dt. aa'.l
J. G.e.sin.f 5 nt—2 nt+ y'—2e—vr-\-C).

n —-—

Le terme iV'Le'.cos.(nt—zn't+i—zi'-y^') résulte du développe¬


ment de cos.
(v—v) dans I? ; il faut donc faire varier dans ce
.
,

terme, a de JV, a de c!>', et n't—nt de JV—JV; ce qui donne


les suivans,
Miîcan. cél. Tome III. G

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5<> MECANIQUE CELESTE,
N^.e .(S~v— JVj.sin. (nt— 2n't-\-i— 2 e'+ d)
/dNo\ it , , , .
+ a.( ).e . • cos. (nt— un l + t — 2 t +■& )
\ da ) a
, / dmo\ }/ , , ,

+ a
-(-j-y-J-e .-^r-cos. (Vzf—2« £ + ê— 2£
Lapartie de a'. d'R, relative à ces termes, sera donc
—i ()n'—n).dt.a'N^.H'• e'.sin.(jrit—2nt-\- <jt— 2e — ®'4-D')

/dNco \
—x* T5"'—"^ -dt.a'2. t )• G'.e'.sin.f^n't-untA- y'-2i-d C')
+ n'dt. a'N^'K H. e .sin. (jn't— 2 nt+ 5e'— 2e — + D)

n'dt.
ûû'.^——G.e'.sin. (jn't— 2nt+y'— 2e — *s'-\-C).
Les valeurs de MS°\ sont déterminées par les for¬
mules du n°. 4, en y changeant ce qui est relatif cà m, dans ce qui est
relatif à m', et réciproquement. Les valeurs de Nc°> et seront
déterminées par les équations ,
/clAW \
a'NW — — um .a'ud^— \ .m • aa' ■ f )j
a'N^ = m.d—~.m.a2 •

En réunissant toutes ces expressions partielles de a'-d'iî, on aura


un terme de cette forme ,

mn .I. dt.sin. y'—2« — O).


( jn't— unt-\-
Le terme 3a' .ffn'dt. à'H, de l'expression de J d, donnera ainsi,
371'".1.771 , ,

-—; -.sin. (<n t— unt-\- —2s — U).


é5 7i—un)' '
C'est le terme le plus sensible, de la grande inégalité de Saturne,
dépendant du carré de la force perturbatrice.
Si l'expression de H, divisée par la masse perturbatrice, étoit
la même pour Jupiter et pour Saturne ; on auroit par Je n°. 65 du
second livre, l'inégalité correspondante de Jupiter, en multipliant

la précédente par ' mais la valeur de n'est pas la


même pour les deux planètes, et par conséquent les termes
MW. e'2. cos. ()n't — nt-\- 3e' — s — 2 d) ,
et jV;').e'.cos. (nt— 2n't+i-— u*' + <&') ,

•U.i M,,'"

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI.
divisés parles masses perturbatrices, sont différens pour chacune
d'elles. Mais il résulte du n°. 65 du second livre, qu'en n'ayant

égard qu'aux termes qui ont (5ri—2 n)2 pour diviseur , 011 a dans
ce cas,
/d R/ + fd'R — o,

Rt étant ce que devient R, relativement à Jupiter, etla caractéristi¬


que différentielle d se rapportant aux coordonnées de Jupiter; d'où
il suit que l'inégalité de Jupiter qui correspond à la précédente, est

. 1. sin. (jn't—int^- 5 s'— a t — O).


( 5«'—an)'

1J, Dans les inégalités de Jupiter et de Saturne, dans les¬


quels le coefficient de t n'est 5ri—m , et ne diffère pas de
pas
cette quantité, du coefficient n pour Jupiter, ou du coefficient n!
pour Saturne, il faut augmenter nt et rit de leurs grandes iné¬
galités dépendantes de <\rit— 2nt. En effet, on a vu que ces grandes
inégalités doivent être ajoutées aux moyens mouvemens , dans
les formules du mouvement elliptique ; elles doivent donc être

ajoutées aux mêmes quantités dans le développement de R. Soit


H.cos.(i'rit — int-) un terme quelconque de ce dévelop¬
,

pement, et L.sin. (i'rit—int + B), l'inégalité correspondante de


Jupiter. En augmentant nt et rit, de leurs grandes inégalités, dans
le terme H -cos. (i'rit— int-\-^ri), il en résultera un terme de la
forme q H. cos. {i'ri t — int±( <^rit—2«tj + ^+E}. Maintenant,
la suite des opérations qui lient FI à A, donne aux parties de II les.
diviseurs (iri — in)2, i'ri—in, i'ri—in=t=:n. La même suite
d'opérations donnera à l'inégalité correspondante aux parties de
q H.cos. {i'rit—int =±= (*,rit — int) + + E} , les diviseurs
{i'ri'—in-^z(')ri~2n)}',i'ri—inzi=(^n'-an), i'n'-inziz(jn'-an)=£:n.
Si i'ri—in ou iri—inzizn ne sont pas très-petits de l'ordre *jri—in$
on peut négliger
5ri—in, dans ces derniers diviseurs, et alors
l'inégalité correspondante à
q H.cos. {i'n't — intdtz ( 5rit—2 720 + ^ + ^î
sera

q L. si n. {i'rit— int±( 5rit — 1 nt)-t-B-\-E};


G 2

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ja MECANIQUE CELESTE,
ce qui revient à augmenter dans L.sin.Ci'nft — int + B), nt et «7,
des grandes inégalités.
Il faut
pareillement augmenter dans les termes dépendans des
simples excentricités , les quantités e, e', de leurs varia¬
tions dépendantes de l'angle <jn't—2 nt ; mais on s'assurera faci¬
lement qu'il n'en résulte que des inégalités insensibles.

18. Les coefficiens des


inégalités des planètes varient à raison
des variations séculaires des élémens des orbites: on peut y avoir

égard de la manière suivante : 011 mettra d'abord l'inégalité rela¬


tive à un angle quelconque i'n't — int, sous cette forme,

P.sin. (i'n't— in t + i't— it) + P'. cos. (i'n't — in t + i't— it).


On déterminera les valeurs de P et de P', pour l'époque de 1750 ;
en faisan t ensuite,
tang.= j ; L = t/P^+P" ;
le signe de sin. u4 étant le même que celui de P', et son cosinus
étant du même signe que P; l'inégalité dont il s'agit sera,
P.sin. (i'n't— int+i'i'—it-\-^4).
On déterminera les valeurs de P et de P' pour 19^0, en avant
égard aux variations séculaires des élémens des orbites ; et l'on
aura ainsi pour cette inégalité, en ig^o,
(L-\-S~L). sin. (i'n't — int+i'/—it + ^4 + £^4) •
en
exprimant donc par t, le nombre des années juliennes écoulées
depuis 1750, l'inégalité précédente relative au temps t, prendra
celte forme,

(L-\
\
V sin. (i'n't—
200 / (.
int-\- i't— it + ^4-i
200
).
J
Sous celle forme
elle pourra s'étendre plusieurs siècles avant
,

et après Mais ce calcul ne doit avoir lieu que pour les inéga¬
1750.
lités un peu considérables.
Relativement aux deux grandes inégalités de Jupiter et de

Saturne, il sera utile de porter l'approximation jusqu'au carré du


temps, dans la partie qui a pour diviseur (jri—2 7i)". Cette partie
de l'expression de «Tp est par le ri°. 8,

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SECONPE PARTIE, LIVRE VI. ï3
f t
1 aa.dP' ya.ddf "| ") . ,
\aP -t
.

- —7 -—— >lSm. (<n t—1nt-\- <*'—25 )/


Gm'.n' ) [ ("5 »—an) .dt ( <jn —un f. rf£2J (
Pu—un)*'} f ua.dP' „ ^a.ddP ") > . ,
/— —7—;——"T- r— r~7 rr f-ÇQS.^n t—2>it+ <rs—2=)\
( [ (<jn'—un).dt (yi'—un)*.dP) y' > yj
les valeurs de P, P', et de leurs différences, étant relatives à un
temps quelconque t. En les développant en séries ordonnées par
rapport aux puissances du. temps, et en ne conservant que sa
seconde puissance, et les différences premières et secondes de P
et de P',- la
quantité précédente devient,
f (
p' Ua.dP •\a.ddF )
Ara'—2 n).dt Ara'—un)*.dt* I . , , r *,

, J ,V y 77 \.S\Xl.(ïn't-2Tlt+')>--20
I\ a. dP a a. ddP 1 ddP ■
dt*\
. _
+1 •
—77- + 7—7—7—7—77, }• + -1'. a.
6 m'. n" dt "H (jn—un). 1 1 " " dp
y
(Vi'-M)* s a. dP' 3 ra. ddP
aP
( 5« an) .dt n—un)*.dP f <n't-anl+ 5«'"»0
1 f dP ua.ddP' ) ddpl S'( 5 2«^-T5
/ +A a —7 } + -'i\<z. \
V [ I. df L"—un).dp) dp J
les valeurs de P , P' et de leurs différences étant ici relatives à
l'époque de 1750 , et déterminées par la méthode du n°. 8: les
autres parties de la grande inégalité de m étant peu considérables ,
il suffira d'avoir égard, par ce qui précède , à la première puissance
du temps. Cette grande inégalité prendra ainsi la forme suivante :

+B .t+C . P). sin. ( jrit— 2nt + 5/— Zi)


+ (s4' B'. f + G", t'). COS. ( 5rit 2 7ll-\- jt'— 2 e ).
On donnera à la grande inégalité de m, la même forme sous laquelle
il sera facile de réduire
en tables, ces inégalités.

Si l'on-veut réduire l'inégalité précédente, à un seul terme; onla


calculera pour les trois époques de 1750, 2230 et 2750. Soit
é.sin. (3rit— 2 nt + 55'— 22 + h.) , cette grande inégalité pour 1750;
soient é,, A^ , A((, ce que deviennent f et A, aux époques de

2230 et de 2750. Cette inégalité relative à un temps quelconque


sera

/ dS ddZ \ . f , dA ddA )

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$4 MECANIQUE CELESTE,
les différences de C et de A se rapportant ici à l'époque de 1750,
On aura ensuite par le n°. 8,
dî ddi
.4?,— 3 <?-
dt IOOO dC 2
; 0000

dA 4 A / —\' A—A dd A A-
// 2A(+A
df dia 250000

Conformément à la remarque que nous avons faite dans le n\ 1,


ces deux
grandes inégalités de Jupiter et de Saturne, doivent être
respectivement appliquées à leurs moyens mouyemens.

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. 55

CHAPITRE III.

Des perturbations planétaires dues à Vellipticité du soleil.

l8. Le soleil étant doué d'un mouvement de rotation sa ligure ,

ne doit pas être exactement spliérique. Nous allons déterminer


l'influence de son ellipticité, sur les mouvemens des planètes. Si
l'on nomme p celte ellipticité; q le rapport de la force centrifuge
à la pesanteur à l'équateur solaire ; et y. la déclinaison d'une pla¬
,

nète m relativement à cet équateur ; si de plus, on prend pour


unité la masse du soleil, et que l'on nomme D son demi-diamètre ;
il résulte du n". 35 du troisième livre, que l'ellipticité du soleil

ajoute à la fonction R du n". 46 du second livre , la quantité

l'équation différentielle en rS'r du n", 46 du second livre , devien¬


dra donc, en n'ayant égard qu'à cette partie de II, en négligeant

le carré de//-, et en observant qu'ici fàR — g+ R , g étant une

arbitraire,
d*.rîr n'a3 .rît t. — lqï.D'
O = i — + 2 £•+ — .

dt* r3 3 r3
Pour déterminer la constante g, nous observerons que la for¬
mule ( Y) du n". 46 du second livre , donne dans <*V, la quantité

3 a.ngt+(p —^q). — .nt


nt exprimant le moyen mouvement de la planète, cette quantité
doit être nulle; on a donc
( ?—i q)-D*
7
et conséquent l'équation différentielle en rîr, devient, en
par
observant que n'a = 1 , et négligeant le carré de e ,

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M E C A N I Q U E CEE E ST E,

o = —-—-

di*
+ 7i".r<fr. {*■ i 4- ïe. cos. ( nt+°.—v)\—
*■
—.ra'.Z)'1
3
p
• 1
—l-l—. n*. D*. { i + 3 e. cos. f ra J 1— ;
3
c'c
qui donne en intégrant,
T ^/" Z>

— —
i 5^ • —• {i— 3<?.7z*.sin.fn* + t—<Oj.
7*a
La partie elliptique de — est î — 2e.cos, ("/7^+e—en y fai¬
sant donc varier ^ de S s, on aura
t$t
= <?«Est. sin. ( Tl tA- t •— H-).
aa l > y
T V
Si l'on compare cette expression de —-, à la précédente ; on aura
Ca Da.t
^ (f
~
' iç) ~ Cp — t <j) • — 5
a1

l'effet le plus sensible de l'ellipticité du soleil sur le mouvement


de la planèto dans son orbite, est donc un mouvement direct dans
son
périhélie ; mais ce mouvement étant réciproque à la racine
carrée de la septième puissance du grand axe de l'ellipse plané¬
taire on voit qu'il ne peut être sensible que pour Mercure.
,

Pour avoir l'effet de l'clliplicité du soleil sur la position de l'or¬


bite ; reprenons la troisième des équations (P) du n°. 46 du second
livre. Cette équation peut être mise sous la forme suivante :
ddz 71a a3. z

O = —
rfta
! —

(?)
Prenons pour plan fixe celui de l'équateur solaire, ce qui donne
Zia
H-' — —- En observant ensuite que r* = *1 + y1 + z*, on aura

(dR\ , „a.Da

l'équation différentielle précédente devient ainsi ,

ddz f 3 fl'l

or on a par ce qui précède ,

Jv z>a

on

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. 57
011 a donc
ddz c , , , dm
o=—+„*.|i+2.o-^;.—}i
ce qui donne en intégrant,
a =
?).sin.^.{i+('/»—75-;.— }— flj;
? étant l'inclinaison de l'orbite à l'équateur solaire , et S étant une
constante arbitraire. Ainsi les nœuds de l'orbite sur cet équateur,
ont un mouvement rétrograde égal au mouvement direct du péri¬
hélie, et qui par conséquent ne peut être sensible que pour Mer¬
cure. On voit en même temps que l'ellipticité du soleil n'ayant

aucune influence ni sur l'excentricité de l'orbe de la planète, ni sur

son inclinaison à
l'équateur solaire, elle ne peut pas altérer la
stabilité du système planétaire.

q qP8
R'XOî

Mécan. c&u. Tome 111. H

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5« MECANIQUE CELESTE,

CHAPITRE IV.

Des perturbations du mouvement des planètes, produites


par l'action de leurs satellites.

1
g.
aussi
Les théorèmes du n°. 10 du second livre, offrent un moyen
simple qu'exact, pour déterminer les perturbations des pla¬
nètes, dues à l'action de leurs satellites. On a vu dans le n°. cité ,
que le centre commun de gravité de la planète et de ses satellites ,
décrit à très-peu-près un orbe elliptique autour du soleil. En
considérant cet orbe. comme étant l'ellipse même de la planète 5 la

position respective des satellites entre eux, et par rapport au


soleil, donnera celle de la planète par rapport au centre commun
de gravité, et par conséquent les perturbations que la planète

éprouve de la part de ses satellites. Soit M la masse de la planète ;


R le rayon vecteur du centre commun de gravité; U, l'angle
,

que ce rayon fait avec une droite invariable prise sur l'orbite de ce
centre , et d'où l'on compte les longitudes. Soient m, m', &c. les
masses des satellites; r, r, &c. leurs
rayons vecteurs; p, p', &c.
leurs longitudes vraies ; s, s', &c. leurs latitudes au-dessus de l'or¬
bite du centre commun de gravité. Enfin, soient X, Y, Z les
coordonnées rectangles de la planèie , en supposant leur origine
au centre commun de gravité, et
prenant le rayon R pour l'axe
des X, Z étant la coordonnée perpendiculaire au plan de l'orbite
de ce centre. On aura à très-peu-près, par la propriété du centre
de gravité , et en observant que les masses des satellites sont très-

petites par rapport à celle de la planète,


o = M..XJpmr.cos. (v— U) + m'r .cos. (v •—U)-\- &c.;
o = M. Y+mr .sin. (p—U) + m'r.sin. (V—U)+ &c.;
o M.Z-t-m.rs+m'./s' + &c.

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. î9
La perturbation du rayon vecteur est à très-peu-près égale «\ X, et
par conséquent à

—.

M
r.cos. (v—U)
K
—'—.cos.
M
(v — U) —&c.

La perturbation du mouvement de la planète en longitude est à


y
tres-peu-près —, et par conséquent égale a
m r . m' r'
~~&C-

Enfin, la perturbation du mouvement de la planète en latitude,


, , Z , ,
est a
tres-peu-pres — , et par conséquent égale a

m rs m r's' „

Ces diverses perturbations ne sont sensibles que pour la terre trou¬


blée par la lune ; les masses des satellites de Jupiter sont si petites
par rapport à celle de la planète , et leurs élongations vues du
soleil, sont si peu considérables, que ces perturbations sont in¬
sensibles. Il y a tout lieu de croire que cela a également lieu pour
Saturne et Uranus.

H 2

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6o
* ' '
MÉCANIQUE CELESTE,


CHAPITRE Y.

Considérations sur la partie elliptique du rayon vecteur et


du mouvement des planètes.

lO. Nous avons déterminé dans le chapitre vi du second livre,


les arbitraires, de manière que le moyen mouvement et l'équation
du centre ne reçussent aucun changement par l'action mutuelle des
planètes ; or on a dans l'hypothèse elliptique, ■ — n', la masse
du soleil étant prise pour unité y ce qui donne
y
a — n 3. (i + \mj ;
tel est donc le grand axe dont on doit faire usage dans la partie
elliptique du rayon vecteur.
Si, comme nous le ferons dans la suite , on suppose
a 2

a — n 3 5
ri 3, &Tc. 5 a =
il faudra dans le calcul de la partie elliptique du rayon vecteur,
augmenter respectivement a, a', Sic., des quantités \ma, y m'a', & c. ;
mais cette augmentation n'est sensible que pour Jupiter et Saturne.
On appliquera ensuite au rayon vecteur, les corrections don¬
nées par les formules du n". 50 du second livre , et par les nospré-
cédens. Ces corrections contiennent les deux termes,

m'a.fe. cos. (nt-\-i — n) —m'a .f'e'. cos. (ntyt ~~ ri)


f et f étant déterminés par les deux équations suivantes ,


/dA^\ , /ddA^\

f /A4COX /ddA<-0\\

équations données par le n°. 50 du second livi*e, en changeant sou-


lement le signe du terme o3.(——— J dans l'expxession de f du
n°. cité ; ce terme devant être affecté du signe —.Lapartie précé¬
dente du rayon vecteur peut être réunie dans une même table, avec
la partie elliptique de ce rayon.

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. 6t

CHAPITRE VI.

P^aleurs numériques cles diverses quantités qui entrent dans


les
expressions des inégalités planétaires.
21, Pour réduire en nombres, les formules exposées dans le
second livre et dans les chapitres précédens -, 011 est parti des don¬
nées suivantes :

JMasses des planètes , celle du soleil étant prisé pour unité.

Mercure m — •
202-8IQ

Vénus m = :
383137
i- La Terre m!' = — :

3296;°
Mars m"'= ;
1846082

Jupiter m',v= ;
1067,09
Saturne nd = ;
3 359)4°
Uranus. ndl= — .

i9)°4
De toutes ces masses celle de Jupiter est la mieux connue : je l'ai
,

conclue de l'équation suivante qui résulte du n°. 25 du second


livre. Si l'on nomme T la révolution sydérale d'une planète m ;
T, celle d'un de ses satellites dont q est le sinus de l'angle sous
,

lequel le rayon moyen de son orbite est vu du centre du soleil


à la
moyenne distance de la planète à ce centre ; la niasse de la pla¬
nète , celle du soleil étant prise pour unité, est

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6a MECANIQUE CELESTE,
On a, relativement au quatrième satellite,
q — sin. 15 3o",38 ;
T =
43 3 2iou",602208 ;
T —
i6iou",68go ;
d'où l'on tire,
1
ÎTL —— •

1067,09
La masse de Saturne a été conclue de la même manière, en sup¬
posant la révolution sixième satellite , égale à
sydérale de son
15iour%9Ù3 5 de l'orbe de ce
et l'angle sous lequel le rayon moyen
satellite est vu du soleil, dans les distances moyennes de Saturne,

égal à 5 52",47. La masse d'Uranus a pareillement été conclue en ,

supposant, conformément aux observations d'IIerschel, la durée


de la révolution sydérale de son quatrième satellite, égale à

13'0Ur5,45 5Q, et le rayon moyen de l'orbe de ce satellite, vu du


soleil, dans la moyenne distance d'Uranus égal à 136",512. Mais ,

les plus grandes élongations de ces satellites, à leurs planètes

respectives, ne sont pas aussi certaines que celle du quatrième


satellite de Jupiter. Leur observation mérite toute l'attention des
Astronomes.
La masse de la terre a été déterminée de celte manière. Si l'on

prend pour unité, la moyenne distance de la terre au soleil; l'arc


décrit par la terre dans une seconde de temps, sera le rapport de
la circonférence au rayon, divisé par le nombre des secondes de
l'année sydérale, ou par 36525638",4. En divisant le carré de cet
arc, par le diamètre, on aura * pour son sinus verse : c'est
la quantité dont la terre tombe vers le soleil, pendant une seconde,
en vertu de son mouvement relatif autour de cet astre. Sur le
parallèle terrestre dont le quarré du sinus de latitude est-j, l'at¬
traction de la terre fait tomber les
corps dans une seconde , de
3,665 5 3mil"». Pour réduire cette attraction, à la moyenne distance
de la terre au soleil ; il faut la
multiplier par le carré du sinus de la
parallaxe solaire, et diviser le produit, par le nombre de mètres
que renferme cette distance ; or le rayon terrestre sur le parallèle

que nous considérons, est de 6369374™"*»». en divisant donc

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. 63
ce nombre par le sinus de la parallaxe solaire supposée égale à
27",2 , on aura le rayon moyen de l'orbe terrestre exprimé en
mètres ; d'où il suit que l'effet de l'attraction de la terre , à la

moyenne distance de cette planète au soleil , est égal au produit

de la fraction Par cube du sinus de 27",2 ; il est par


6369374

conséquent égal En retranchant cette fraction de ,

on aura l479s6°'^
Oao
1 '
pour l'effet de l'attraction du soleil, à la même
distance ; les masses du soleil et de la terre sont donc dans le rap¬
port des nombres, 1479560,5 , et 4/1885 ; d'où il suit que la masse
de la terre est —-—• Si la parallaxe du soleil est un peu différente
329630
de celle que nous avons admise; la valeur de la masse de la terre
doit varier comme le cube de cette parallaxe, comparé à celui de
27V.
J'ai conclu la de
Vénus, des formules que je donnerai
masse

dans la suite, de la diminution séculaire de l'obliquité de l'éclipti-


que à l'équateur, en supposant cette diminution égale à 15430".
C'est en effet celle qui résulte des observations qui me paroissent
mériter le plus de confiance. Quant aux masses de Mercure et de
Mars, j'ai supposé, d'après les observations , les diamètres moyens
de Mercure, Mars et Jupiter, vus .à la moyenne distance de la
terreau soleil, respectivement de 21",60 ; 3 5",19, et 6u6",o 4. Ces

diamètres donneroient leurs masses celle de Jupiter étant connue,


,

si l'on connoissoit la loi de leurs densités; or, en comparant les


masses de la Terre de Jupiter et de Saturne , à leurs volumes; on
,

trouve que la densité de ces trois planètes, est à-peu-près en raison


inverse de leurs moyennes distances au soleil ; j'ai donc adopté la
même hypothèse, relativement aux trois planètes, Mercure, Mars
et
Jupiter; d'où résultent les valeurs.précédentes des masses de
Mercure et de Mars. L'irradiation e.t. les .autres difficultés
qu'offre
l'observation des diamètres planétaires, jointes à l'incertitude de
l'hypothèse adoptée sur la loi de leurs densités, rend ces valeurs
d'autant plus incertaines que cette hypothèse s'éloigne de la
,

vérité, relativement aux masses de VénuJet d'Uranus. Heureuse-

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( I

64 MECANIQUE CELESTE,
ment, Mercure et Mars n'ont qu'une très-petite influence sur le
système planétaire, et il sera facile de corriger les résultats suivans
qu'elles affectent, lorsque le développement des inégalités sécu¬
laires aura fait connoître exactement leurs masses,

2 2. Moyens mouvemens sydéraux des planètes, pour une année


julienne de jGj'0"" ^ , ou valeurs de n, n', &c.

Mercure. . , n = 16608076",50 ;
Vénus n =
6501980",00;
La Terre. . n"= 399993 °>9 5
Mars n"— 2126701 ",00;
Jupiter ri*~ 337210",78;
Saturne ri* —
I3î792'/,34;
Uranus nvi— 47606^62.
m io-.i a p e r/minf jauuàV -1» a. < u i'< nbru
En employant n', &c. ces valeurs, le temps t désigne
pour n,
un nombre d'annéesjuliennes. De-l<à en prenant pour unité la ,

moyenne dislance du soleil à la terre , on a conclu par la loi de ,

Kepler, les distances moyennes suivantes, des planètes au soleil.


an? - ' il ' ib ef.oitiiviartdo . i *.ini,'.'b uioq 7." :»,*( . ■ h'_
.

Distances moyennes des planètes au soleil, ou demi-grands axes


de leurs orbites.

aol Jfu.icqiiioo in ,'io ; aèlianeb ainA loi j;1 Jioa-iorinoo no'l i?.
Mercure a = 0,38709812;
Vénus a = 0,723332^0;
La Terre a"— 1,00000000;
Mars «"'== 1,52369352;
Jupiter ■ 5,20116636;
Saturne a* ±*-' 9,53787090 ;
Uranus .
305'fflo.
8t:jiIkv ?. iJ bim eàtkuob ait/el ob.iol fil
t *jrre. dèJuobn ;àdJoqvdfl
•)

I/action mutuelle des planètes altère un peu oes moyennes distan¬


ces : nous déterminerons dans la suite ces altérations.

Rapports

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. 65
Rapports des excentricités aux moyennes distances, ou valeurs
de e, e, &c. pour iydo.

Mercure e = 0,20551320;
Vénus e —
0,00688405 5
La Terre e" =
0,01681395;
Mars e"~ 0,09308767;
Jupiter e'v= 0,04807670;
Saturne e == 0,05622460;
Uranus eVI= 0,04669950.
Longitudes des périhélies en iy5o, ou valeurs de ®&c.
Mercure ™ —
81°,7401 ;
Vénus V = i42°,i24i;
La Terre V 109°,5790;
=

Mars 368°, 3 03 7;
Jupiter •arlv— ii°,5012;
Saturne <arv =
97°,g466;
Uranus -®-VI= 185°, 1262.

Inclinaisons des orbites à l'écliptique en ipSo, ou valeurs de <?, p', &c.


Mercure <p = 7°,777& j

Vénus <p' == 3°,7701 ;


Mars 9"'= 2 ,0 5 5 6 ;
Jupiter <P,V= 1,4636;
Saturne ^ = 2,7762;
Uranus <PV,= o ,8596.

Longitudes des nœuds ascendans sur l'écliptique de iySo, ou


valeurs de 9, 9', &c.
Mercure 9 5o°,3836 ;
=

Vénus 9' = 8
2°,7093 ;
Mars 9"'= 52°,9376 ;
Jupiter 9IT= io8°,7846 ;
Saturne.. ûv 123°,8960 ;
=

Uranus 9V1= 80°,7015.


Mkcan. cél. Tome III. I

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66 MECANIQUE CELESTE,
Toutes longitudes sont comptées de l'équinoxe moyen du prin¬
ces

temps, à l'époque du 3 1 décembre 17^9 , à midi , temps moyen à


Paris. On doit observer ici, que l'on entend par longitude du

périhélie, la distance du périhélie au nœud ascendant, comptée


sur l'orbite, plus la
longitude du nœud.
2.5. On a obtenu les résultats suivans par les formules du ,

n°. 4<j du second livre.

MERCURE ET VÉNUS.

*= ~ —

0,535 16076 ;
d'où l'on a conclu,
2

2,145969210 ;

b{l\ = — 0,5 15245873.


a

Ensuite,
V°>= 2,17217 51
a
5 0,6057052 ; 0,2465877 >
* 2

ZQ3)=o,i 107665
2
; b^>— 0,0520855
2
; b^— 0,0251378
a
5

b^= 0,01123166
2
; Z>,W= 0,0060633 5 &i(8)= 0,0029287 ;

o,OOI 2758.

(J5 C«) db co tte.CO


dit
0,780206 ;
da
1,457891 ;
-^~= 1,070071 ;
db.O) db.W db&

du
=
0,691487 ; dit
=
0,423818 ; du
=
0,2523763
db.w dbST> db.W

dot
0,147708 3 du
=
OIO85953 5 du
=
0,050726.

d*bx CO dib1 CO d'bS'l


2

du.'
=
2,756285 3 =
=,426I65 ;
du.
=
3,395022;
d'btw d'bW
2
d'b^
=
3>38l°72 5
~~
=
2,826559 ;
=- =
2,137906;
C7)
à

du' 1,5110165 = 1,014134.

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. 67
d?b«0 d3bW d3bW

du?
J.
da.3
=
12,064245 ; da3
=
11,983424 ;
d'bW (PbS» d3b.W
a

du.3
—en 1


16,067040 ; du.3
=
15,617274 ;
d3b^
2

du.3
13,720218.

d*bW dib C»> d*b,W


3

da 4
-W- I
69,60594 ;
da4
=
82,36773 ; da.4

=
92,72610 ;

«Z4&/5)
a
- —

x
4,2i4i54 , ^0=3,035376; 0/*)= 1,950536;
v 2.

i
1,192372 ; &,«>= 0,708667
a.
; &/3) = 0,413762 ;
a-

=
0,238807.

db^
±— =
12,50630 _!_= 9,76666
dot ; ;
■tr = 7'o8î!,9!
db% C5)
-L_ =4,88781.

da& «>

-^-=78,09476 ; du.*
67,14764.

MERCURE ET LA TER R E.

a =
-^. = 0,38709812;
d'où l'on a conclu ,

^ = 2,07565247;
. Sî

&(0x = — 0,37970591.
I 2

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68 MECANIQUE CELESTE,
Ensuite,
a.w= 2,081980 5
Y>: :o,4lii4o; 2
= 0,120178;
è^3) = =
0,038900 ; bWz :0,01320a; b^ = o,ooi6o3 ;
â

£/«) = 0,00162g
=
; a w= 1 0,000573 ; £/8> = 0,000177.
â 2

d£> Co) db^ dj co


2

dot
=
0,464378 ; d*
=
I,199®3 3 3 dot
0,665739 ;

dbW dbW
db^ 3)
-A—= 0,061433
a 2

°>31®75® 0,141792;
_

dot 5 d«
;
db^
2
dbjCO
:
0,026130 ; -A-= 0,011153.
dot

d>bw rf°Z> co
2

do,'1 L672I99 3 d»" 1,220775 3 -A— = 2,235935 ;

d'bW d'£ C5)


d'btW
2 2

da% 1,852364 ; du.


-=
1,197245 ; 0,670874.

d^b cO «MO}
«Pi.CO
dce3
=
5i49232 3 5>45663 ; —~— = 6,51373.

£/'>=2,871833 ; £3(,) = 1,576062 ; V)== 0,747619;


2 2

£/> = 0,33421a ; V4)= 0,153779.

<&,C3>

3>°5 53 î-

MERCURE ET MARS.

* =
-7,7—0,25405312;
d'où l'on a conclu,
£/
~
= 2,03240384 ;
2

i(0t = — 0,25 j 9865 7.

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. 69
Ensuite,
£
a
2,033 5°o : Z>1(,)
â
= 0,260462 ; ZqW
â
= 0,049765 ;

Zq13' =0,010546 ; Zqw = 0,002331 ; Zq(5) = 0,000538.


a â â

0%/°) dè/O dz>rw


-7^- = 0,273839 ; -|—= ^077839 5 -J—= 0,402980;
db^) dbx^
~ir=0,127139 5 -^-=0,037781.
d'^O) d'^CO d^/*)
—£r= 1,244725; -^-=0,656780; -^-=I,77864I;
d^bSV

du,a
-=
1,050458.

6,C<0 =2,322536 ; Zi/"5 = 0,863876 ; Z>,(i'= 0,272085.

MERCURE ET JUPITER.

«=
-^- = 0,07442555;
d'où l'on a conclu ,

Zé"^ = 2,00277053 ;

if =
—0,07437397.

En déterminant, au moyen de ces équations et des formules du


n°. 4g du second livre , les valeurs de Z>i(o), &c. ; on areconnu 2 a

qu'elles deviennent de plus en plus inexactes, ce qui a lieu dans


tous les cas où «■ est peu considérable ; parce qu'alors ces
valeurs
sont les différences de nombres qui diffèrent très-peu
entre eux; en
sorte qu'il faudroit avoir ces nombres avec une très-grande préci¬

sion, pour déterminer exactement ces différences, ce qui exige-


roit l'usage des tables de logarithmes à dix ou douze décimales.

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rjo MECANIQUE CELESTE,
Pour obvier à cet inconvénient, il faut recourir h la valeur de b,®
en séries : on trouve par le n°. cité,

, s s+l .et »
S.,5+1 i+l.J + l + l
1 H—.-
i.i-p' ••S+2 .< + 1 1
! l+l 1+1 .1 + 2
2. ■.*".<
1.2.3 i S.S+1..S+2 s+i.i-fî+l .i+l + 2 .
.a + &C.I
1.2.3 i+i.i+2.1+3
Cette valeur de £/'5 est ici très-convergente , à cause de la petitesse
de a. : c'est par son moyen que l'on a déterminé les valeurs de £/o), 2

£/'5, &Cc. ; £/°5, &c., dans tous les cas où * est peu considérable.
â i

On a trouvé de cette manière, pour Mercure et Jupiter ,

£/°5 — 2,002778
2
; £/0
à
— 0,074581 5 £/*5=0,0041643
a

£/'5=0,000258 ; £/<)= 0,000017.


2

db/')
dcc
=
0,074891 ; doc
1,00626g 3 -£-=0,1113805
dbW
2

doc
=
0,010128.

d'b^ d*by 5 «M/o


<V7i7Sl -^-= 1,49978o.
•Je
=
1,018876 j ;
doc2

£/°5= 2,025143 5 —05225613 J £_/*5= 0,020984.

MERCURE ET SATURNE.
a

•1 ^ ^ = 0,04058547;
d'où l'on a conclu , „ „„

^,(0)

= 2,00082368 ;
2

^(,1 = — 0,04057711.

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. 7i

Ensuite,
£/")= 2,000823
2
j i/') = o,o4o6io
2
} ô/*)
a
= 0,001236 j

b}3)
â
= o,oooo4a ; 0,000001.
2

e^C®) dbtO cfô/O


=
o,o4o662 5 -J—=1,001841 j —= 0,060g 19}
<#> C3)

^- = 0,003085.

</*£/')
-~£T-= 1,oo39o4 j —^—= 0,09184o } —^-= i,469i8S.

MERCURE ET URANUS.

« = — =
0,02017895 j
d'où l'on a conclu ,

b(°l
"

2
= 2,00020360 ;

6e'' = —
0,02017792.
â

Ensuite,
M0) =
2,000182 ; Z»^') = 0,020183 ; bM = 0,000306}
x â a

<&XC°>
~hr - °jo2oi9^ 5 ~ir = ^000913.

VÉNUS ET LA TERRE.

a!

£t~^r~°'7233323°'
d'où l'on a conclu ,

^ = 2,27x59162
U
;

——0,6722632151.

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72 MECANIQUE CELESTE,
Ensuite,
b^ = 2,386343
a
; by>
â
— o,94a4i3 V)= °> 52 7 5 89 >
a

£/^ = 0,323359 j bffl = 0,206811 1356165


â â â

M6) =
o,ogo4i2 ; b^ = o,061x01 £/*) = o,o4i731.

«»/0 <»/•)
a
-A-
da
1,643709 ; y
du,
= 2,2724l4 3
=
2,069770 ;

dbxW> db,™
à
_Jl—=
i,4O749I _!_= 1,113704
doc
:
1,738781 ; ; i

dhxC«) dbw

db 0,867147 3 —y = 0,668830,

d'bL^ a a
db^l
a

dx? 7>7l9923 dcc*


=
71531096 5 da1
=
8,558595 ;
d'bW d'bS« d>b&
â a

9,1074°O 8,634030

dxa
9,112527 j =
; «?«* ;

d'b.m
■=7,842733,

(Pi.M cP^CO CO
a-

56>5533 5

d-j?
=
i da1 57,35721 3 da'1
=
58,196333
d'b C3) cPb/- « d?bV~)
â

62,87646 66,324095

;
^3 =70,54326.

da'1 do&

V0)= 1
9,992 539 i V')= 8,871894
i
5 £,<*>= 7,386580;
x

èi(3)= 5,9539*° i 0^=4,704321; £,(*> = 3,652052,

di.ts) dbf(4)
x

56,65440

du 50,90290.

VÉNUS

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. 73

V É N US ET M A R S.

a = —=
0,47472320;
d'où l'on a
conclu,
£M =
2,11436649 ;
~

££ = — 0/16094390.
Ensuite,
££>
a
= 2,129668 ; ££> = 0,521624
a
; ££>
â
= 0,187726 ;

£,(3) = 0,074675, ; ££> = 0,031127 ; V5) = 0,013337;


a
5 a

££> = 0,005829.

clbW db™ clbW


—=
0,631752 ; -j- = 1,330781 3 -£- = o,884io6;
cZi/n
0,510976; -£— 0,147606.
-—
=
—— = 0,279002; =
r

-^T~ = *>*9*77% > --£-= 1,815^36 ; -^-=2,795574

—£- = 2,628516 ; -£— = 2,004429.


<£/>£) (Pi/O d?b^
-^=7,65440 ; -A-= 8,45655 ; -^ = 8,17676;
(Pi C3)

-^£-= 10,66513.

££> = 3,523572 ; 4/0= 2,304481 ; ££>=1,325959;


££>=0,722687.
1

-£-=8,47521.
Mkc-an. ci'oL. Tome III. IÇ

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MECANIQUE CELESTE,

VÉNUS ET JUPITER.

* = — = 0,13907116 ;

d'où l'on a conclu,


£(<0
~
=2,00968215 j
2

"
=
—0,13873412.
3

Ensuite,
ii(°)=2,009778; = 0,140092 ; ^^ = 0,014623;
Z>/3) = 0,001695 ; ù •0 =
0,000206 ; = 0,000026.
a

—-—

cla
=
0,142160
'
;
}
—,
d

1,022206 ; —j!—
(lcc
= o,2I2O4S
(4)
dbt C3>
=
°'°36783 5
=
O,0o6l 11.

d*bf<0 «PV5
=
',067537 ; -7= = 0,3*5«% ; -= = ,.,75,90

-^-=0,533951.
£/°> = 2,089736 ; £,(,) = 0,432801 ; è/°) = 0,075054.

VÉNUS ET SATURNE.

tt=s=
ay
= 0,075837905
d'où l'on a conclu,
//o = 2,00287673 ;

^co^ "

3
—0,07578334.
Ensuite ,

2
=
2,002886 ; KW = 0,076002' ;
a
ù/a)= 0,004323 ;
a

ù,W= 0,000273 ; V4) — 0,000018.

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\

SECONDE PARTIE, LIVRE VI. 75


di/o rfè/o
--£- = 0,076331 ; -— = 1,006490; -^-=0,114267;
dl,vï

-tr-0,011085.
d^/0 ds&/»>
-^-=1,019629; -jJ-= 0,172510 ; -_L_= ,,419950.
£/0) =ï= 2,026116 ; 2>/') = 0,229988 ; £/*' = 0,021791.

VÉNUS ET URANUS.

CL
* = — =
0,03770634;
d'où l'on a conclu,

==
2,00071095 ;
a

2.^ = —• 0,03769964.
Ensuite,
2>/0) ==
â
2,000712 ; 2>/"'
5
= 0,037725 ; 2>/a)
â
=0,001067 ;
2>/3' = 0,000034.
a

d^co dè/o <fô/*>


-ir = 0,716690 5 = 1,000829 ; -4- = 0,056634,

LA TERRE ET MARS.

« =
4rr = 0,65630030 ;
d'où l'on a conclu ,

b(°\"
= 2,22192172 ;
2

2>(o = -—
0,61874262.
K 2

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76 MECANIQUE CELESTE,
Ensuite, 7
«

b^°) = 2,291132 ; 6^^=0,804563 ; = 0,405 584;


W
é/3) = 0,224598
â
; 6 =
0,129973 ;

b^ — 0,077170;
2

6/^=0,046595 ; b (7) =
0,028480 ; 6/8) = 0,017565.

di/o) dô/O <&,(>>


a

"ir = i>228o78 ; -==1,87iai' ; dx


dot
=
1,601236;
di/3) dè/4) db.W
â
-
=
I,24O990 ; (îcc
=
0,920710 ;
-L-=
du
0,666207 ;

fft/6) dbj 7)
-^— = 0,473942 ; -^ = 0,333444.
d*btl °) d2& (') d*6/0
2 a

(la2, 4,985108 ; dx'1


4,744671 ; dx1
=
5,731111 ;
(5>
d*btP) à*b.M
a

d«2 6,057860 ; dx h = 5?776483 ; = 5,I4I993 ;

doc'2.
=
4,388001.

cPb.(')

^-=29,O34oo ; du.3 ^" = 29,78930 3 ~ir= 30,i8848;


d3b^n dsb (*) <PZ> (5)

—^r 7=33,59381 ; </«3 36,32093 ; d«3


=
37>339oS.

^i(o)—6,856336; 6/'> = 5,727893 ; 6_/3) = 4,4o4 5 3 o ;

6/3> 1
= 3,255964 ; 6/*>x
= 2,351254 ; 6/5> i
= 1,671668;
6/6) = 1,174650.

d&.M db(3) db.W

da 31780897 5 -^-=32,26285;. .-i—=


doc 18,25867.

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S E CONDE P A II T I E , L I V 11 E V I. 77

LA TERRE ET JUPITER.

a"
0,192 o6iGi 3
=
-77- =
d'où l'on a conclu ,

£^ u
= 2,018525933
b{'l = — 0,19137205.
Ensuite,

Y>= 2,018885 î £,<"=0,195003 ; Y'= 0,028195 ;


b^}— 0,0045*6 j fi/4'= 0,000779 3 £/?'= 0,000132 ;
£ <«> =
0,000023.

dbf) dbM db^


=
0,200586; ~- = 1,043204 ; -^-=0,297995;
<»/4) (o
-—-=0,0709325 —^-. = 0,016369; -^-=0,003448.
<2*6/°) i'i/') <2*6/0
-57-= L132355 ; -^- = 0/^6165 3 -^T-= 1,628667
</>/, (3)
(
0,746681.

dter-

<27, (°) <6*6 (0 " ^ <236 ,W

1,472714 -^r- = 2,874986 1,418830


=
3 ; =

£/0
7
= 2,176460 3 £/° = 0,619063
î.
5 £/*' = o,i48198
T
5

£/3> = 0,03 243g.

L A TER II E E T SATURNE.

a
«■ = — =
0,10484520 5

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78 MECANIQUE CELESTE,
d'où l'on a conclu,
b'°\ ""
=3 2,005 50004 S

#0 = —0,10470094.
ï
Ensuite,
bf — 2,005535
7
; btM = 0,1052^3
T
5 £,w=
7
0,008282 ;
è/3)—0,000724
r
;
r
0,000066.

<&,(<>) dbM dbM


-j- = 0,106155 ; 1,01253.6 J = 0,158723 5
dbp
=0,020779.

«?*£/<>> <?*&/')
=
1,037816 5 ~^r - o,246193 ; —= ',526303.
&JW= 2,050321 ; £ 01 = 0,321 Ï44 j btw = o,o4ig77.

LA TERRE ET URANUS.

a
«■ ~ — =
0,05212866 j

d'où l'on a
conclu,
h2i X
— 2,00135893 5

bl2i = — 0,05311095.
Ensuite,
b^c)
x
— 2,001355 J J/0
7
= 0,052182 ; S/')
*,
= o,oo204o;
&/!) = 0,00008g.
7

<#>/0 t&co rfA.co


=
0,052288 ; = 1,003060 j -^-=0,078449.

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. 79

M A II S ET JUPITE 11.

* = =

0,292952125

d'où l'on a conclu ,

b(^L = 2,043 14576 ;


4

4
= —
0,2897747g.
Ensuite,
b^~ 2,045112
T
; by
t
= 0,302922 ; 6,w
ï
= 0,066812.3
ZA3) =
0,0163 57 ; A(4) — o,oo41 92 ; Z>,15) = °j001 io9 3
II"*

b}6) = 0,000297 ; &,(7) = 0,000081.

f//3,W di .0) db
4

=
°,324004 5 1jio5998 5 cl*
0,473717 ;

dè.O) db.W dbS*>


-
=
0,172096 ; ir = 0'0^8420 7 -Jr- =0,019258;
dZ>OT

4r = 0,006,73.
(o)
d'è/0 d'b.u
4

cl*
=
3>338759 5 du*
°3?945 57 5 cl*1 1,871538;
d*bS3) d*bS*>

fr~
cl* = *,258858 ; d*
-—
=
0,623 184.

d'sbS o) d3z. :■=)


7

dos3
=
2,69358 : d«3

3)77722 3 d«3 2,91068 ;

d'bm

~à~ = î'47°G8-

Z>,(o)
7
= 2,444762 ; 4/°
r
— i,O4O2°6 ;
1
= 0,376693 ;

è,(3) = 0,127942.

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8o MECANIQUE CELES T E,
db (°) db (') dbM

"ir= 37488i5 5 = 438o54o ; -£- = a,99684.

MARS ET SATURNE.

a'"
* = ~ =
°>I5975l87r
d'oa l'on a conclu ,

ôw, = 2,01278081 ;
2.

6C0, = —» o, 15924060.
2.

Ensuite,
6/b>
ï
== 2,012945 ; 6/9
x
= 0,161305 ; £,(!,) = °j0193/j7
T
;

6/9 = 0,002577 3 6/9=0,000360 5 6/9 = 0,000052.


* T T

dbW dbt CO
ci*
=
0.164463
'
:
'
—--=1,029493
ci» '
; --5—=
du. O,24484-3 5
dby> dby^
£?«
=
O,O4874O
'
;
' —-j—
rf«c = 0,009065.

dl6ttO rf'i/O

-3^-= 1,090095 i -^- = 0,3793225 -^/-=1,596248:


d*by»
=0,62063 2.

6/°> = 2,r 19585 3 6/9 = 0,503071 3 6/9—0,100136.

MARS ET U RANU S.

« = —- =
0,07942807 3

d'où l'on a conclu,


6C-)

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. 81
=
2,00315565

;
x

£^ = — 0,07936538.
Ensuite,
b±0) — 2,003167
%
; £ ù) = 0,079617 ; £/"> — 0,00^746;
~L

by> ~ 0,000314 ; £,w = 0,000022.

d£ c<0 dby-)
db1co
'ir=:i'007l44 0,1198225

du °5°79995 i 5 -j- =
dbO)
=
0,011982.

jupiter et saturne.

* = — = 0,545317255
d'où l'on a conclu,
£ço, x
= 2,1 5 i6824i ;
é(,), = — 0,52421272.
X

Ensuite,
^ 2,1802348
__
; £,(') = 0,6206406 ;
=
0,257637g
x

^ =
0,1179750 ;
=
0,0565522 5 £/5> = 0,0278360
x
X

W=
0,0139345 j £,6) = 0,0070481 ; £/8> = 0,0035837
x
x

b c9) =
0,0018056 5 £ (lo) = 0,0008632 5 0,0003223.
t

di co dè co
dbLco
x
=
0,808789 j
=
1,483154 j doc
:
i,105l6o
du du
db
db c4)
db£ 35 X
1
=
0,726550 ; —Jdu 0,453285 ; du.
:
0,274717
du

db ,00 dbt o db;co


X
X
=
0,163 506 ;
X
0,096019 j
du
:
0,056171
du du

db c9) dbLc'o
x"

0,033083 ;
:
0,020265.
du doc

mécan. ciA. Tome III.

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82 MECANIQUE CELESTE,
d~'by*> d*b CO £**6/0
7
L_ 3,52io4o
-^-=2,875229 5 £*«
=
2,552788 i dec%
=

d*b C3) d*b C4) d'b,C8)


T
L_ 2,302428
-3^=3,5:53622 ; du
==
2,995647 ; dx*

c*26/<0 d'b^l d>bS*)


» X

d/.u 1,664586 3
du?
=
I,I44377 j cU2
0,760603
d*bhC9) 1

£*«2 0,485135.

dvw d*bt 0 £*36.00


x

du3 12,128630 ; —~- = 12,878804 3 V =


<*«» 12,832050 3
d3b,W £*36/4) d36 .W
X

dec3 15/154850 3 _î- = 17,05815.5 j -^-=16,655445;


d3bXC6)
T
£*3*6/0 £*36 C«)

dec3
=
14,958762 3 12,234874 3 lia3
9,566420.

£*40,00 £*46/0 £*46,CO


T
=
84,401593 —7-
£*«4
= 83,94825 ; f?«4
87,3027 5

d*bW £*43 /40 £*46/5)


7

■sr" 89,8615 ; dcci 101,3809 ; f*«4 113,5238


£*46/«> £*46,00
r

-£r = 118,6607 ; £*«4 115,9588.

d^co £*53, CO f*56,00


T

lè" = 747/180 ; ~dJ~


=
753/117 5 -^-=761,843.
£*a5
£*56 00 dJ'b (4) £*56/5)
T/ = 785,8»4 ; -£àr = 819,180
X

884,505;
£*5£/S)
-é- = 912,301.

^/0) — 4,358387
1
3 Z./') — 3,185493 ; b^— 2,0821313
"• T

£/3' = 1,295672 ; = 0,784084 ; Z>,(5) = 0,4660473

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SECONDE PARTIE, LIVRE V *• 83
£/«)= 0,2736:29 ; ù,(7> = 0,15879g ; Z>,(8)= o,o932cjo;
_

0j0^g22.
X

f?Z> CO db.w
14,681324 1— = 13/116026
du -^-=15,239657 ; du

dbf C3> db.co db C5)

-ir= 10,598611 -^— = 7,802247 ; —1-


du = 5**70398 ;
dbW
x
_j_ 1,563695.
-rfV=3'7ioo43 du, 2,426079 >
du
=

<z»i c<o d*b,00 d*b, CO


1 X

du
==
96,68536 V- =94,91701 ; du*
93,19282
du*
d*b^ d*b, C« d'b.C^
"x
61,10155
X

V= 75,08115
.

du*
=
86,90215 du
5 du*

d*b} W d'b CO
7
47/18185 5,7435 5-

~-=
3
du* c/o;

d3b±co <P&,CO cPb,™


_A_ =810,1045
x
=
830,0586 <Z«3
830,1580 ; ;

d3bi3~> cFo/-») cZ!&,C5l


_E_=
785,5855
X

740,6775 5
*•_ =
666,4o8o ;
<Z«3- ' <fe3 ' 3
cFb^
~ùr= 574,9X15-

JUPITER ET URANUS.

« = — =
0,27112980;
d'où l'on a conclu ,

T
=
2,03692776 ;
=
0,26861497.

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84 MECANIQUE CELESTE,
Ensuite,
£,(0)= 2,038359 ; by> "x
= 0,278966 5
x
= 0,0569063
b =
0,012879 5 è^4) = 0,003058 5 = 0,000745 ;
b (6) =
0,000185.

db,c°) db^o db,CO


T x

dit
0,29541° ;
-^-=■,08355. ; d*
=
0,433630 ;

db t?) db^ db&>

54IO.
X

da
=
0,145398 3 (/«
0,045930 ; da
0,01

d'bt°) d'bW d'b.W

-Jr~ = 1,283434 ; da*


=
0,7l4932 ; ^- = .,81,4,.;
d*b<&

-7Ùr=^Vm-

£/°) = 2,372983 ; ^=0,938794; ^« = 0,315186;


x x x

£,C3) = 0,099260.

SATURNE ET. UR ANUS.

CT
a = — =
0,497196383
d'où l'on a concl u .

è'"5, —
2,12564287 5
.1

b^\ = — 0/18131675.
Ensuite,
ù,(0) = 2,I4444O ô/0 — 0,55 2007 ; &,00 =• 0,2083 13 ;
x
z
v

&,(3) = 0,086834 x=
0,03790g ; ô/5) == o,oiGggo j
X- 1
x

è,(6) = 0,007728 ô =
0,003522 ; Z»/8) = 0,001547.

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. 85
di>,(°î (»,(') dbp
dx
o,683055 > -3T-
dx =F-L3738O6 ; -^— = 0,9-19128;
db,V) db O)
db^
-g- =0,572896 ; dx
=
0,327198 ; =
0,181370;
rft» dbf)
T

dx °>°98799 j ~d*~— °>°53642.


d'b^ d-b/xl d*b,C>
X x

~dx~ 3,377!02 5 dx"1


•=
2,017767 ; dx*
2,99224 <f
d*bV) d*bW d*b&
X

dx. *
2,881218 ; —^—== 2,278077 ; dx*
l,6l6470
d*b(c)
T

dx* 1,067430.

M
X

<&ç3 =
V773- 8>798999 9,378267 ; .-^-=9,425430
6PZ1 (3) d''b;<> aPô (O
X

d-jfi
= 1
i,9O4I4O ;

=
12,988670 ; 12,133721

V0)=
7
3575°9°5 5
'x
£,(,)= 2A47992 5 ^L(a)= 1,53o4:52r;
r

=
0,872105 ; &s(() = 0,482564 ; = 0,262146.

rfiW <#>,Ç3) C/Z./4)-


-^-.= 9,75656; -^—=7,74097; —^-=4,95052.

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86 MECANIQUE CELESTE,

CHAPITRE VI I.

Expressions numéliques des variations séculaires des


~élé mens des orbites planétaires.

24. Nous allons présentement donner les valeurs numériques


des variations séculaires des élémens des orbites planétaires. Re¬
prenons pour cela les variations différentielles des excentricités,
des périhélies , des inclinaisons et des nœuds des orbites , données
dans les nos 58 et 60 du second livre. Pour les réduire nombre, en-
il faut d'abord déterminer les valeurs numériques des quanti¬
tés [ ~], &c. On a d'abord calculé les valeurs de (0,1)
et ["ôT-l, au moyen des formules suivantes données dans le n°. 55
du second livre,
3 m' n.u*
Co,lJ =•
4.Q '
3 m'.11a.. | (1 + et"). ^
IAil ='
2.(1 — ci')'
On en conclu les valeurs de ( 1,0) et f1
a , au moyen des équa¬
tions suivantes trouvées dans le même n°.
771 * V~a m. V7i ■_
(1,0)— m
3 • [Eil
.y a' m .y a

On a obtenu de cette manière les résultats suivans réduits en secon¬

des ,et dans lesquels les chiffres o , 1, 2, 3, 4, 5, 6 se rapportent


respectivement à Mercure Vénus , la Terre , Mars , Jupiter ,
,

Saturne et Uranus. On a multiplié les masses précédentes des pla¬


nètes respectivement par les facteurs indéterminés i+e-, i+p,
,

1 + (*■", Ôcc., afin de


pouvoir corriger immédiatement ces résultats,
quand on aura les corrections des masses.
C0,1; = (1+/).9",421152 ; Q7] = (1+1* ).6",053725 ;
(o>*) .= (1 +!*")• 2",974746 ; P^l = (i+e-")-i",4iiog6 ;

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SECONDÉ PARI E, LIVRE YI, 87
(o,l) = C i + »o",125403 ; ES] = C1 +0" )•■»",039496 3
C°A) —
>4»-4",862570 ; ES] = C1 +{*'")• »"/15163 3 5
C°>5^ = Cl +^v>»",24864i ; f o.O = O +/t/-v >o>i2.610;
f°,6; = Ci +^9.0",005252 ["EU Ci +
; =
.o",oooi2g.
(1,0) — (i+y. ). 1",303450 5 EU — Ci + ." )■ »>375 53 3
Cl,■>.) — (1 +/J.22",8897 5 3 ; EU = >+» 19",058562 ;
>3^ = >+» o",457288 ; EU = C1 +» o",263 124 ;
(*A) — C1 + »12",7505 12 3 ED — Ci+KO- 2",? 11195 5
=
C'+fO* o",€40032 ; I ',0 = (1 +[j.y). o>6o62i 3
(1,6) = c1 + y-XI) »",013439

; I ',6] = Ci +OO• o",000634.

(2,0) = (1 +/s. ). o",3oi 154 ; EU =O+f )■ »'>42855 ;


(2,\) — (i + > ). 16",749060 ; [El] ='CI+M' ;.I3>45671 ;

(*+(*'")- l",336417 ; EU = >+» 1*,0276563


C2,4; = (1 +y.1"). 2i",444oi 5 ; OQJ = ('1 +00- 5 ",129740 ;
C^MJ = (i+f)- 1",050745 ; [El] = Ci+O E o",1 3739° 3
(2,6) == ( 1 + fj.yi). o",o2i899 5 l'aTT] => 0+» O",OOT4'2 8.

(3,o) = >+/'- )■ o",057600 ; [EU — C\+ lJ- )• »>i8I42 3


Cl,1) = (i+V )■ i//,5iBi47 3 [ED = (i + r )■ »'>73545 3
(h*) = >+>> 6",063413 3 EU = (i+M"). 4",66252^2 ;
C3,4; = Cl + ^iv;.44",479310 ; [EU = C1 + 16", 1083 og 3

Kl,')) — Cl +f*T> 2",°3 '918 ; [ET] = C i+OO- o",4»4446 3


(l,6) = Ci+^v> o",o4iiS8 3 13,6 | = Çn- >> o>o4114.

C4,oJ = (i+t* ). o",000699 } 14,0 | = Ci + P- )• o",000065 3


0,0 = (i+r )• o",013244 3 [EU = C«+U> o",002297 3
C4,> = ci+00- »>30439 3 [EU = C1 +00 • o",007281 3
C4,30 = C'+OO- »>13916 3 [El] = C1 + »• O",oo5O4O 3
C4,5; = C1 + •2 3 ", 771411 3 [El] — >+/'->• M'>3 764o ;
C4,6; = Cn-00- »'>98294 5
7
[Eg] = 0 +» o",100143.
¥ •
[ 'J , f *"1 '

(1,0) = > o",000083 5 rsu == C'+^ > o",ooooo4 3


C5»> = >+>> »>01545 i [EU = >+>> o",000146 5
C5,?; = Ci+> )- »>»3467 5 f?> = (i+r"). '»>00454 3

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88 MECANIQUE CELESTE,
Cl,3) (i + /"J). O",ooi478 ; [Ttl = C»+^- O>00294 ;
(h*) Cl + /Q. 55",263722 ; QX] = ci + «/).36", 121899 ;
(h6) Cl+A"y>- l", O9634O 3 DZ] = Ci+A'Z o",6585o5.

C6,oJ =5 Ci+l" J-o",000007 |6 " | = C1 + ^ J• o",000000 ;

C6,i; = Ci+A J-o",000133 PU"] = Cl+ )-o",OOOOOy ■


C6,2^) = Ci + /'/o",ooo2g6 [677] = (I+H-" )-o",000013 3
C6,3 Q =* C14- lJ'" ) • o",o°o124 ffiTTl = C1+^"Q-o",ooooi2 ;

C6,4; = Ci+P'Q-a", 83893a [6j] = Ci+AQ-o",953096 J


(6>5>> = Ci— /J-4",488ig6 Gâj = ci+^v;-2",695783.

26. Au moyen de ces valeurs et des formules données dans


les nos 58 et 60 du second livre, on a conclu les résultats suivans,
cLsr
dans lesquels exprime le mouvement sydéral du périhélie en

longitude, à l'époque de i75o, et pendant une année de 365 jours £ ? 4


.

2 .de
est la variation annuelle de l'équation du centre , ou du double
dt

de l'excentricité , à la même époque 3 — est la variation annuelle


> ^Pt
de l'inclinaison de l'orbite, à l'écliptique fixe de 1750; —■ est la
variation annuelle de l'inclinaison de l'orbite, à l'écliptique vraie;
dô r

est le mouvement annuel et sydéral du nœud ascendant de l'or-

bite sur l'écliptique fixe de 17503 —' est le mouvement annuel et
sydéral du même nœud sur l'écliptique vraie.

MERCURE.

dzr

dt
17^?3673 83 + 9",302569./ + 2",870161./' + o", 129151./"
+ 4",8I4Q47.^'v + °J2,i53o3 •/ + o",005252./'.
de
2.-7- =
dt
o",042252 + o",O67742./ + o",020096. /' — o",007190./"

o",03 8766. /" + o",ooo3 58./+ o",000012. /'.


d<p
dt

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seconde partie, livre vi. 89
~dT~~ ° '3 7°34g — o",271.45 3 .f/ ^ </',000162 .fi"' — o",088777.fi"


0
>O09924 • 0^00003 3, y."'.
/
^// .
^ ' 7557 4- o.21114o.fi + (/',0015 6g./a"' -+- o", 3 02 730./*™
0
»03201.5 .yr + (/',000103 .fi".

rft 13 j0ioioG 5 ,446264-f-'-w2",97^745 .fi"— o",092442 .f/.'"


4 ,30898g .y"-^ o",21292g .fi"— o",00473 7.^'.
23^3 543Î27 — o",301 Ï 54—

= —

513661.^ — 2",974745 ./*"


o ,443748 .y'"-**. 6",750i88 .f*" — o"',3 6 3854.fi'

o",006877 ./t/.",

VÉNUS.
dsrf
^

dt ~~ 7 >23ï874—13",3 i8446.fi'—17",76122g.fi"+3",715362.fi"
+ 19",863664.y" f. o ",2 5 8684.fi" + o",010091 .y"'.
de
2"
dt "° >804218— o",279256.^—0*,312252.fi"—o",019686.y'"

o",188714.fi"— o",0043 48. fc" + o",0000 3 8. f/."'.


dtyr
^T = —°",049228 + o", 077777. y + o",0066 5 8. y"—o",i l6834.fi"

o",oi6835 -d-" + o",000006. y".


d<p; r

~d7 °>x37464+ o",059807.fi — o",012801 .y" + o", 079659.fi'"


+ o",010803 .fi" — o,ooooo4.fi"'.
di'

dt
:
3° 5558630+ 05 5720.fi—22",88975 3 .y—0",234gi4.fi"'
—8",215138.fi" — o", 2 64164 .fi"— o",010381 .fi".
d9 /
~dT~ 5**>75235 1 + °", 5 io648.f/.—-16", 74905 3.^'—22",88g75 3. y"
o",884798.fi'" -— 15",842800.fi"— o/;,881230.fi"

0,015365. fi".

LA TERRE.

dszr
=
3® >881443 —T1",280628.fi +• 11",769371 -fi'+ 4",7 72107, fi"'
+ 2l",0013lO.fi" + o",598970.fi" + o",O204ï3 .m'
Mécan. cbI/. Tome III M

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MECANIQUE CELESTE,

o", 57g 13 o—o",024866 . y+o",093 g 3 6. y' — o", 15 2 5 00. fi"'

0",493°i8./«"' — o",002806. y + o",ooo 1 a4. f*".

M A R S.

48",386296 + o",o4g2og.fi 4. 1", 577303.fi' + 6", 571974. m"


+ 38",oo275o.f*,r + 2", i4i 598.^ + o", 043462 .fi".

i",i4g8o6 + o",007292.fi + o",004832.fi' + o", 124976.y"


+ o ",97 2168. fi,T + o",040638./"" — o'oooioo. fi".

o", 906791 + 0", 000284./*—o",oio5 7 5-/*'—o",1786665 .y"
o", 079599./*'— o", 0002 3 6. y"'.

o",04007 4 — o",oo 1199. y 4- o",40707 8. y — o",4o74o4. y"


o",038437 .y" — o",ooo x 12. y".


30",0254] 5 +0",161185 .u + o",969343-y-'— 6",063413 .y



2
4", 244i44.fi" — o",82263o.K— o",o2 57 56. fi",

7°\338^99—o",982701 .y—26",474072.//—6",063413 .y"


î",33641 y.y'"— 33",999862 — 1",447980..w"


©",034054 .y".

JUPITER.

2°"^3^9^^9 + o",000574 .y + o", 013364. fi'+o",0303G2.fi"


+ o",0063 îg.f*"' + 19",931701 •/'•v+ o",3 87 3 3 9. fi".
1",711168 —o",000024.fi + 0", 000028. y + o",000244. fi"

o",000588.fi" -f- 1 ",707742 .fiY + o",oo3 766.fi".


o",24I 174 + 0",000068.fi + o",0003 13 .y +0",000346.y'"


o",243621 .yy + o",OOI72O .fi".

o",0888 20—o",029 292. y—o",3954i4.fi'— o",o3 2856.fi"'


o",232852 .y -+• o",001591 .y".

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. 9i

19",926792 + o",ooi57o.^4-o",oi8o76./ — o ",03043g.;/'



0,001423 .y"' + 20",078923 .y"— o",i 39915.y"'.

4ï>57336—10",976008.^—3 9", 5 94863.^'—o",030439.;*"


1
",20108g.;/" — 2i",444oi5 .y" + i8",i4o62i .;*v

o",i5i543

SATURNE.

^9"J73°637 +o",000068.;* + o"oox53i.ft'+ o",003334.;*"


+ o",oo 1697. y!" + 48",7 3 7 068. ;*" + o",g86g 3 g. ;*v'.

3 "J3 3^597 — o "000000. y. + o",000001. fj.'+0",000002.^"


■—
o",0000^8. y"'— 3",3g48i2.^.'r + o "060260 .;**".
0
>30784t-{- o",00000g. y -J- o",0000 5 5 .;*' + o",000043 • y"
+ o", 298443 «f" + o 0092g 1 .;*VI.
o
',4792go—o",o33813 ;*—o",598513 .y-—o",038709. y"
.

4- o", 18 2
63 g. y" + o'^oog 106. y"'.
a7 ?794i 10+0",000011 .;*+o",oooi30.;*'—o",003467.;*"
o",000996.y'"— 26",g37 5 59 .y"— o",8} 222g. y".
58 ',77q06O—o",3 4247 3 .y—18", 158175.y—0^,003 467 .y"

o",4 36463. y"— 37",941234. y'"— 1 ",o 5 07 44. y"


O",837 5O4 .y".

U R A N U S.

7'>576700 + o",000008.y+ o",00013 2 .y'+ o",000293 .y"


-h o",oooi47.y" + 3 ",737130.;*"' + 3 ",83 8990.;*".
-°">3339oi- o", 000000. y—o",000000 y'— o",000000. y"

+ o",000001. y"—o",03 6890 .y"— o",2g7012. y*.


0
J159807+0",000000.y + o",000000.y +0",000001 .y"
o", 027888. y"—o", 122920.;*".

M 2

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93 MECANIQUE CELESTE,

dt
= —
o",084754 — o",016951 -f* + o",o3i3i2./— o ",018 23 2 A"
+ o",l 82767 • /* O ",094142. /.
déyl
=
8",336037 + o",000051./* + o",000450./*' — o",000 2 96./*"
+ o",000144. A ' + 1 ",53 2043 •/* + 6",8O3645 ./.

dê Vl
=—
106",183322 -2",433693./*—73",505817./—o",000296./'

2",897429./"— 3 1",484263 ./*+4",160079./


o",o2igoi./'.

Je 11'ai point compris clans les formules précédentes, les varia¬


tions de l'orbe terrestre ; on les déterminera par les équations ,
tang. ?"• sin. 9"=p" 3 tang. s", cos. 9 ' = y".
Quant aux valeurs de p" et de 5c",
on les déterminera par les for¬
mules-du n°. 59 du second livre, et l'on aura, en prenant pour
plan fixe l'écliptique de 1750,
dp" t2 ddp"
P
1 — t • 33—!
dt a

dt2
t- &c. 37
• 0 3 „

a<7 i2.
<7'
1
== t.—+~.—-+ c^c.j
dt a <//2 7
/ exprimant le nombre des années juliennes écoulées depuis 1750 ,

et les valeurs de —-,


c/c t/C
; —i.
dt2
? &c, se rapportant à cette époque.
On pourra ne considérer que la première puissance de t dans ces
deux séries,
lorsque t n'excédera pas 300 ; et lorsqu'il 11e surpas¬
sera
pas 1000 ou 1200, on pourra rejeter les puissances supérieures
au carré, ce qui est permis , même relativement aux observations

les plus anciennes, vu leur imperfection. On trouve par les for¬


mules citées,

Hç8, r-h >..P{ 1 -■■■ • '» ■ oo< o -


/ "

0/36792 -p O ",02598g./* + o", 266408./ + o",029082 ./*'''



o", 067966./*'"— o",o 16809. f*v + o",000088./'.
7 "

-J— = — 1",5^6156 — o", 026304./* — o",956638./*' — o",o31898./'


o",488376 /v— o",042658./— 0",000282./*".

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. * 93

26. On a vu dans le chapitre III, que l'ellipticité du soleil


produit dans les périhélies des orbes planétaires un léger mou¬
vement égal à
if}? ■?.:.[ . ) ol .) 1. • I
Cp ilj j!«>—; :

Considérons ce mouvement Mercure, q estle rapport


par rapporta
de la forcecentrifuge à la pesanteiir à Téq'uateur solaire : sbit mt
le mouvement angulaire de rotation du Soleil j la force fcerifrifuge
à l'équateur solaire , sera m* .D. Si l'on
exprime par A la masse du
S
soleil, on aura —- = n"*, ou S—ri"* a"3 • ; ce qui donne la pesan-
^ > <>/ 1 - . ri'*, a"3
teur — a 1 equateur solaire,' égalé a ; on a donc
D 0 £)* 7

m* D3
ri'* a"3

La durée de la rotation du soleil est, suivant les observations, à


très-peu près égale à 25'onrs,4i 7. La durée de la révolution sidérale
de la terre est de
36<jiours,2<56; d'où l'on tire
m
36),2:6
ri' 25/117
Le demi-diauiètre apparent du soleil dans sa moyenne distance,
est de 2968"; ce qui donne
— —
sin. 2968" -,

on a donc
q = 0,0000209268.
Dans le cas de l'homogénéité du soleil, on a par le n°. 24 du troi ¬
sième livre, p~^.q ■ le mouvement du périhélie de Mercure ,
produit par l'ellipticité du soleil , est donc alors égal à
, D* .

-q. a—. n t,

et par conséquent à
\q. fsin. 2968"^.^ — ^ •nt.
En substituant pour a, a", et n, leurs valeurs données dans le
chapitre V; celte quantité devient, o",037810 t. Elle augmente la

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y4 • MECANIQUE CELESTE,
dzr ,

Yaleur précédente de , de la quantité o'.,037810. Cette quantité


presque insensible devient plus petite encore, si, comme il y a
tout lieu de le croire, le soleil est formé de couches dont la den¬
sité croît de la surface au centre ; on peut donc la négliger pour

Mercure, et à plus forte raison , pour les autres planètes. Les


variations des nœuds et des inclinaisons des orbites, dépendantes
de la même cause, peuvent être également négligées.

:••• • ri <>b

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI 95

CHAPITRE VII L

Théorie de Mercure.

11. Les inégalités de toutes les planètes , indépendantes des


excentricités, et celles qui ne dépendent que de leurs premières
puissances , ont été calculées par les formules du n° 50 du second
livre. On a d'abord déterminé les valeurs de &ic., et de
leurs différences, par les formules du n°. 4q du même livre; ensuite
on a obtenu les résultats suivans dans
lesquels j'ai omis les perturba¬
tions du rayon vecteur,dont l'effet sur la longitude géocentrique delà

planète est au-dessous d'une seconde. Pour déterminer la limite


qu'une inégalité du rayon vecteur, doit atteindre pour produire une
seconde sur la longitude géocentrique de Mercure , nous observe-
?'
rons que si l'on nomme f cette longitude , et si l'on fait — =«; on
a
pour la variation ^/-^"correspondante à JV,
sin.fr — r")
r" 1 — 2a.cos. (v—
Le maximum de la fonction
sin. (v — v")
1 — 2 a. cos. (v — v") -{- a1
correspond à

cos--7^.-;
ce
qui donne pour ce maximum ; on a donc alors
JV=— v.fi—
Si l'on suppose
«T/-" = ±i", et si l'on prend pour r et r", les
moyennes dislances de Mercure et de la Terre au Soleil, ou aura
par ce qui précède, r"= 1 ; « = 0,387098x2 ; d'où l'on tire,
<f r = xçz 0,0000013 3 5 ;
onpeut donc négliger tontes les inégalités du rayon vecteur de
Mercure , dont le coefficient est au-dessous de 0,000001. Parmi

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çfi MECANIQUE CELESTE,
les inégalités du mouvement en longitude, nous ne rapporterons
que celles dont le coefficient est au-dessous d'un quart de seconde ,

excepté les inégalités qui dépendent de la simple distance angulaire


de la planète, et qui peuvent être réduites dans une même table
avec des inégalités plus considérables.

Inégalités de Mercure , indépendantes des excentricités.

is",o442gg.sin. (rît — nt+t—s)


2 ■ (n't— nt + t—1) I
4",49725 5 .sin.
o", 395294. sin. 3. (nt—nt + é—«Q

I o",0903 22 .sin. 4. ( nt— nt-\-é — é)I


Q— o",0274B5. sin. 5 .(nt — nt + é — « JJ


( o", 622493-sin. (n"t—nt-\-é'— z)
4. '
"■) )—°">51,25o.sin.2.(n"t — nt+e"—.t)\
j — °",05 2163 . sin. 3 .(n"t—nt+z"—e ) |
| — o",009652,sin. 4.(n"t-rz-nt+ z"—z)

'
T 1",75720g.sin. (n"t— nt + z'"—z)
+ (i+C").< — o//,3653 84.sin. 2.(n"t—nt + t,v—{j)J
(—o",009624. sin. 3 .(n'"t—nt+t'"—

1. » -rr y
(0,0000000376
—0,0000004094. cos. (nt — n t +1— £) I
\ +0,0000015545 .COS. 2 .(nt—nt+z—z)\.
1
| +0,0000001702.cos. 3 .(n t—nt-\-é—z)\
+ 0,0000000437 . cos. 4.(rit'—nt-\-(—t)J

Inégalités dépendantes de la première puissance des excentricités.

o",gii n4.sin,(n't-\-z'—&)
i—i2",44ogoo.sin. (2n't — nt + 2t'— e — l
\—5",204241 - sin. C3n't—int-\-y — 21 — ■u)]
<J> = f 1 +(/). < + o",29009a. sin. ( 3 n't— 2 n t + 3«'—:21 — n' )\
j+o",907384. sin. (4n't—3 nt+-4i'—f )\
I—o",545742 • sin- (2nt—n't + 26 —e'—tt)
+ 1 2175 50.sin. (3 nt—12n'tér 3*—-2 e'—*r)^
+ (1 + (*") >

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. 97
f (>",294499. sin. (ri't+e"—4
+ (1 + p"). < — 1 ",4a 502 5 . sin. (2 n't— nt-\- 2 »"■—s—) j.
(+<>",753543 .sin.C37z"i—2ni+ 3<"—2e — ■v)J


!o",729463.sin. (rïrt+t™—<&)

",765962 .sin. Cn,v/ + e,v — *r")


1

—10", 119405 .sin. (2 n"t— nt+ 2e,v—s — ix)


I °",259774.sin. f»v*+ev— 1
l + 1 ",220658.sin. (znyt — «£ + 2ev— g — ^J"
= —
C1 + p'J 0,0000013482. cos. f 3 n't

— 2 nt 4- 3 g'— 2s — k)
( 1 +fi'V>) 0,0000029625 .COS. (2 TÏ"t

nt-t- 2£,v—e — >&).

Inégalités dépendantes des carrés et des produits des excentricités


et des inclinaisons des orbites.

Ces inégalités ont été calculées par les formules des nos. 1 , 2 et 4.
Le double du mouvement de Mercure diffère très-peu de cinq fois
le mouvement de Vénus ; en soi'te que 5 .(n—n) -f- 2 ;z est à très-
peu-près égal à —n 5 il faut donc par le n° 3, considérer l'inégalité
dépendante de 3 nt—5n't. L'angle 3n't — n t, croît avec assez de
lenteur, pour avoir égard à l'inégalité qui en dépend. Pareillement,
le mouvement de Mercure étant égal à très-peu-près à quatre fois
celui de la terre 4. (n"— n) + 2 n diffère peu de —n 5 il faut donc
,

par le n° 3, considérer l'inégalité dépendante de 2 nt—4n"t. On


trouve ainsi,

__
i , _ | 5",2174x7.sin.(int— 5n'*+ 3£—5 e'—48°,1210; 1
( + 1",844641.sin.(}n't—nt-{- 3g'—e + 45°,1219^) j

C1 + y-") • o",813190, sin. f 2 — 4«A+ 2g — 4 e"— 45°,77 3 5^5


jy = C1 + p ). 0,0000016056. cos. (T,nt— 5n't-\- 3£ — 5e'—47°,7420),

Inégalités dépendantes des cubes et des produits de trois dimen¬


sions des excentricités et des inclinaisons des orbites.

La première de ces inégalités dépend de l'angle 3nt—5n't-, elle


a été calculée par les formules du n", 7. La seconde dépend de
Mécan. cÉii. Tome 111. N

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g8 MECANIQUE CELESTE,
l'angle nt— t\ nt\ elle a été calculée suivant la méthode du n°. 10.
On a trouvé ainsi,

£v = —
(î +p') ■ 26",i8446o . sin. (nnt— jrit + 2e-— ji' -+- 33",5852)

fi + (*")' 2",i 31517 .sin. (nt— kti't + i —4e"-+- 2 i°,i 522,).


Les inégalités du mouvement de Mercure en latitude , ont été cal¬
culées par les formules du n°. 51 du second livre. Comme elles
sont insensibles, et au-dessous d'un
quart de seconde, je crois
inutile de les rapporter ici.

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. 99

CHAPITRE IX.

Théorie de T^énus.

28. Si l'on fait — =


u, et si l'on nomme V la longitude géo-
centrique de Vénus , l'équation
<JV =
r".(i— <S).£V

donnée dans le n°. précédent, deviendra, relativement à cette pla¬


nète ,

JV = —

En prenant pour r' et r" les moyennes distances de Vénus et de la


Terre au Soleil, on a par le n°. 23 , « = 0,72333230 ; en faisant
donc ± 1", on aura
JV
0,000000748g. = =f=
On peut ainsi négliger les inégalités du rayon vecteur , dont le
coefficient est au-dessous de ©",0000007. Nous négligerons les iné¬

galités du mouvement en longitude, au-dessous d'un quart de


seconde.

Inégalités de yénus indépendantes des excentricités-

15",481270. sin. (n t— n't-\- s" — é) ^


",260470. sin. 2. (n"t — 111-{- i" — é)
+ 35
—22",388478.sin. 3 . (n"t — n't + t" é)
, , — 3",261481 .sin. 4.(n"t—rit+s"—é)
^v é-i— 1",067587.sin. 5 .(n"t—n't-hi"
I— o",44870g. sin. 6. (n"t — n't-^-é' £')
I— o", 15 203. sin. 7 .(n"t—n't-f-È" g)
o",i 11751 -sin. 8.(n"t— rit-\-ç"

o",246629 .sin. (n'"t — n't+i'" -— é)


4-fi 4-u1") l~"°/'33 27ng.sin. 2.(^"t — nt+i"'^,')
)—o>3 3497.sin. 3 .(n"'t — rit+t'" )
[—o",oo7ig6.sin. 4.(n'"t — n't-\-é"
N a

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ioo
MECANIQUE CELESTE,
( 8",92 3 260. sin. (n'"t— n't+t"'-—é ) )
,v) J"v_s",7o87i6.sin. p.(n"t— n't+ t'v — d )[
i .

j-—o", 123 561 .sin. 3 .(n"t — n't+ s,v — s' jf


'•^o",008501. sin. 4 .(n"t — n't+ s,v — e' J )
[ o",5 87881. sin. n't— n't +t ) 1
+ f1 ^ —o", 1 23022. sin. p .(n't — n't + 1' — t' ) ( ;
(-^-o",oo4p31 .sin. 3 .(n't — n't + £v— i')j

'---0,0 00000314 5
+ 0,0000038362 . cos.
(n"t — nt-\-i"— i')
+ 0,000016 50 50. cos.
p.(n"t — n!tAr%"— s')
-^0,0000i4oi 55 .cos. 3 .(n't — n't + t"— t)
J+ =
( 1 + //"^.<—^0,0000004255 .cos. 4.(n't— n't + t"— t)
000000887 3 • cos' 5 • (n' L
a
n t + s" é')
|—-o,oooboo4o21 . COS. 6 .(lit 71 1 + i" i )
f —-0,00000020 3 3 .cos. 7. (n"t— ni -\-î"— i' )
0,0000001 og4. cos. 8. ( n't— n't + t"— t)

1* ( i -i-.« v •
(—-0,0000003106
;
+ 0,0000048903 .cos.

—0,000002 1911. cos. 2


(n"t—n't-\-î"—i )
.(n"t — n't + t"— t )
—0,00000011 5 5 - cos. 3 .(n"t — n't + t"— t)
—-0,0000000098. cos. .4. (n"l—n't -t-1" — t )

Inégalités dépendantes de la première puissance des excentricités.


<jV (1 + (a).
=
2",472014.8111. (prit—nt+-2i — £ —<sr)-7
r
o",225944.sin. (n"t+t"—m')
I — o", 394198. sin. ( n"t+t"—m")
S 4* 0 ,5°3 442,. sin. (2 ni—ii't-{-2.é'—■<!—m')
1— °",3 5°i34.sin. (pn't—n't + pt"— î—+')

+ (J
|__ 4",78256i .sin. (]n"t—pnt + ^t"—2t'—•»' )
-In") •< + 14",710902. sin. (iri't—p.ri t + 35"— 2 t— **")
o
,924314. sin. (tint—311't + 4 t"—3 «'—A

+ 2 ,q9.484i .sin. (\n't—3 n t +


4s"—3 c-'—+'J>|
2", 135011 .sin. (5n't—Arit+jt"—4«'—™')\

+ 6",779405 .sin. (^ri't—An't+ 5»"—4 (—<*") j


\+ o",328502.sin. (in'l—222"/ + 3*'—2t"— v' )J

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. loi
f1 +^"0- 3"5372700.sin,(-$ri"t — n't + y"'— 2î—<a"')

2
(—4", 641646. sin. (n"t + s"—)
+ r, 4. M.v ). î—°%991 °7 5 •sin- (2 n"t—n't + 2 e,v— • — •*') I
I + o",717378. sin. (in^t—n't+m*"—5'—) |
(—o 5 o4 5 3 8. sin. f 3 n'vt — 2 rit + 3 £,v—2 é— « '"J ]

(1 + C?) • o",67 5132. sin. frît + sv — <a") ;

— —
(lJrlJ-) • 0,000000883 1. cos. f2 n'f — nt-\- 2 s'— 5 —


Î 0,0000016482. cos.f ^ri't — arit-\- 3S — 26 137 J~[j.
f1 ~hé") • 0,00000ig4o4.
—0,00000114o6. cos.f <jn"t— 4 n't-j- 5£ '— 4s
+ 0,0000036421 .cos.f jri'l—4n't+ 52"—4S'— ^

cos. f 3n"t— an't+ y-— 2


^ J

6'—™ )•

Inégalités dépendantes des carrés et des produits de deux dimen¬


sions des excentricités et des inclinaisons des orbites.

ov' — —
f 1 +p) • i",02g6i7 .sin. ft\nt— ant + 4$' — 2« — 43°,898oJ
s, ,,s 4",64 5 172. sin. f 5 n"t—3»'#+5/'—32' + 230,2302^
f
1
l-î-o",275774.sin.f4«'4—272'£ + +"—2ê' + 29°,93 58JJ
+ f 1 +[*"'). 6", 202706. sin. f yn"'t —ni + 3 s"'— e' + 73°,2o65_/).

En vertu des rapports qui existent entre les moyens mouvemens


de Mercure, Vénus la Terre et Mars, les quantités an—5n\
,

5n" -—3n', et n —3n" sont très-petites par rapport à n ; ainsi,


par le 110. 3 , les inégalités précédentes paroissent être les seules de
l'ordre des carrés des excentricités, qui puissent être sensibles.

Inégalités dépendantes des cubes et des produits de trois dimensions


des excentricités et des inclinaisons des orbites.

cIV' f1 + . 3",656920. sin.f2 nt— ^rit-\-2î — 5s' + 335852^).

Inégalités du mouvement de énus en latitude.

Les formules du n°. 51 donnent,

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roa MECANIQUE CELESTE,
385197 . sin.(ri't + e"—0')
+ 0",2806 5 5 • sin. (2 ri't — n't+ zt"— t — 0') I
+ o", 22667 S*sin. (in"t — zn't-\- 3s"— 2s'— fl'jf
+ o",2>; 1485 .sln.(kri't— ^n't+it"—3 s'— 0')l
+ o",g646i 5 .sin.f5n"t — 4n't+ ji"— 4s'— 1
—o",24i 108. sin. ( zrit— n"t + 2 s'— e"—0' ) )

( 14- ,«"Q • o",45 8g 53. sin. f 3 ri"t — 2^+3 s'"— 2 s'— n"Q
+ C1 + X) • o'VigS 1 go. sin. C2 — ra'f + 2 s"— e'— rrj.

n'" étant ici la longitude du nœud ascendant de l'orbite de Mars sur


celle de Vénus, et n,v étant la longitude du nœud ascendant de
l'orbite de Jupiter sur celle de Vénus.

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. 103

CHAPITRE X.

Théorie du mouvement de la Terre.

F" étant la longitude géocentrique de Vénus , et a. étant sup¬

posé égal à —, y sera fonction de a et de v' — v" ; on aura donc


par le n°. 27 ,
. sin. (v'— v")
s-y = —

1 — 2 a.
cos.(V v") -p «s4 '
ce
qui donne par le même n°., lorsque S y est à son maximum,
éTCt
iy = .

1—

En ne faisant varier que r" dans JV, on a = — ; partant

jy— r" .{HzTl. ^ y. ce.

En supposant S~y — ± 1", et prenant pour r et r", les moyennes


distances de Vénus et de la Terre au Soleil , 011 aura
<Tr" = ± 0,00000103 5.
Si l'on nomme F la longitude géocentrique de Mars, et si l'on
r"
fait - = a
, on aura par le n°. 27 ,

JV" = r"'.(i — «.*).£ y -,


en
prenant pour r" et r" les moyennes distances de la Terre c t de
Mars au
Soleil, on a
=
0,65630030 3

1,52369352; r" —

En supposant donc £F""=-fc 1", on aura


S-r"' riz
0,000001363 ; =

011 peut donc


négliger les inégalités de JV", dont le coefficient est
au-dessous de ±0,000001. Nous négligerons les inégalités du
mouvement de la terre, en longitude, au-dessous d'un quart de

seconde.

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io4 MECANIQUE CELESTE,
Inégalités de la Terre, indépendantes des excentricités.
16",329870.sin. (rit—ri'trié—t") 4
—18",567565 .sin. 2 .(nt— ri'trié —é )

2",294582.sin. 3 .(nt — ri't+é — t")


.

v
M J— o",695799.sin. 4.(rit — ri't+é — t")

o",28i 511 .sin. 5 . (nt — ri'trié— t")


j— o", 1321 13 .sin. 6.(n't — ri't+é— t")
I— o",067984.sin. 7 .(rit — ri't-^-é — é)
-

o",037202.sin. 8. (rit — ri'trié — é')J


i".3 18563 .sin. (ri"t — ri'l + é"— é')
'+ 1 o",7 5011 5 . sin. 2.(ri"t—ri'trié"— é')
1— o",6643 5°-sin. 3 .(ri"t — ri'trié"—t")
+ ( 1 + y'") • °"> 1451 3 o • sin. 4. (ri"t. — ri't -h s'"■«■") ,
o",o48g84. sin.5 .(ri"t—ri'trié''—é'j[
1—

j— o",019931 -sin.6.(ri"t—ri't + é"—é'À


[— o",009022.sin.7. (ri"t—n"t-\-é"— é'j J
f 2i",787201. sin. (n'"t — ri't+t'x—é')
,J' J— 8",2 5388o.sin.2 .(n"t — ri'trii"—é'){
1— o",517808.sin. 3 .(ri't—
ri'trii,v—■")j
I— °",°51076.3*111.4. (n'rt — ii't^ g,v—é'j
f 1",3 56204. sin. (n"t — ri'trié—é'j
—o",342623 .sin. 2 .(n-t—ri't + —c_"j\
[—o",01279-2.sin. 3 .(rit—ri'té—é')\
0,0000015553
-0,000006001 2. cos.(rit— ri't ri é é'j ■—

1 + 0,000017143 1 .cos. 2.(rit — ri'tri é


Slr"=
i")\
( 1 ri y ) • < + 0,0000027072. cos. 3 (rit — ri'tri é
. é'j)
|-+-0,00000093 58. cos. 4.(rit — ri'tri é ri)\
|+o,oooooo4o86.cos. 5 .(rit — ri'tri é t" )\
+ 0,0000002008. cos. 6. (rit — ri'trii'
é'j
-0,0000000478
+ 0,0000005487 .cos.(n'"t— ri'trié"
é'j
+ (y yy'jJ +0,0000080620.cos. 2.(n'"t — ri'trii"'
i")\
—0,0000006475 - cos. 3 .(ri"t—ri'trié" i")\
'

—0,0000001643 • cos. 4 • C ri't — ri'trié" s")


+ (i+t*v-

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. 105
-0,0000011581
+ 0,0000159384.cos.
(n'"t ri't+t" — i")
+ (T +p").—0,0000090986.cos. 2.(n"t — n"t+ slv— t")\
—0,0000006550.cos.3 .(n"t— n"t+ i"— i")\
—0,0000000704.cos. 4.(nx"t — ri't+i'"— t")
—0,0000000580
+ 0,0000010337.cos.Çnyt— n"t-t-sv — i")
—0,0000003859.003. 2. (n*t — n"t+ ev— i")\

Inégalités dépendantes de la première puissance des excentricités.

r
o", 234290 .sin. (nt-\- é—ir")

o",40023 3 . sin. (2 nt -— n"t-¥ 2 *'■— s"— &")


+ o",448o83 .sin. (2n"t — n't-\- 2 s"—s'— +')

o",521547 .sin. (iri't— rit-\- 2s"—• s'— <& )


fp"= (1 + i-é).^—11",318247.sin. f3«T — 2zz'£ + 3 e"—2s'—
4- 3",661696.sin. ()ri't— 2n t + 3s"—26'—*®"0j
|— 7",231346.sin. L4+T— 3n't + 4s"— 3-/— ^")|
+ 2",229704. sin. (in"t— 3re'£ + 4s"—3s'—<a') '•
,+ o",667802.sin. (jri't — 4re'^+5s"—4s'—)J

—3",381490.sin. (2n"'t — n"t+ 2 s'"— s" — <&")


+ 6",597711 .sin. (2n"'t—n"t+2*"—s"—
-o",26g754. sin. L3n'"t—an"t-\- 3s'"— 2s"—ji
+ C1 +b'") *^ + 2 ",0430 5 7. sin. (3n"t-—2n"t+ 3s"—2s"—
-o",3 20240. sin. (4n'"t— 3n"t+ 4®'"— 3 5"—
f 4- 2",491082. sin. (4n"'t— 3 »"f + 4*"'—3'"— *"')\
-o",4i64o5 .sin. (<jn'"t—4n"t+ 5."'—4«"—.
o",g3 2384. sin. f+vt + s,v — &")
-7",83 9149. sin. (n"t+1" —
|—4'.,605075 .sin. (zn"t—• n"t + 2s"— s" —
+ (i+t*")A+i",8j 1601.sin. (2n"t — n"t + 2s" — s" — v")V
",677049.sin. (3 nut— '2n 't-f- 3s'—2ê"—^"91
I—1

I—o",459646 .sin. L2 —■ rcIvi+ 2 s" — s'v — ) !


I—o",289022. sin. L 2 ■—■ n"t+ 2 s" -—s"
4-A+wD
^ » ",110867. sin. r^+^T— *y) ].
[—o",468371.sin. (2n?t — «"f +2s'-s"- j'
Mécan. cÉii. TWze 2/i. O

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io6 MECANIQUE CELESTE,
s f—o,0000030439. cos.f 3 nt—2n't + }t"—2t—tr°)
S~r"= (i + f'J.j—o,ooooo4c)8L3.cos.(kri't—3rc'f + 4s"—3/—<a")
(+ 0,000001 5895 .COS.f4»"£—+ —yé—-n')
+f 0,0000017707. COS. (in" t—3 tz"/ + -ie'"—3e"—v'" )
—0,000003 o4 10COS.f 1Tl"t—nt + 2i"— 1" st")
.

+0,OOOOOI2652.COS.C2n"l—11"t -f 22,v 1" <a")


—0,0000018101. cos.f3 ri"t—2n"t-\- 34'*—2t"—

Inégalités dépendantes des carrés et des produits des excentricités


et des inclinaisons des orbites.

év"= "Al 3 997 • si" ( 5 n"t — 3 nt4-


• 5 — 3ê' + 2 3°>3 7 5 9 J
4. fi +u"').( 3",067702.8m.f4ra"'/-2ra"^+4«'"-2ê"+750,3 506J3.
1+ ",085790.301.( jri"t--$n" ^ -L 5s'"—3g"+76°,o2i4^j
1

E11 vertu des rapports qui existent entre les moyens mouvemens
de Vénus, la Terre et Mars; jri'—3n, et 4n" — 2/2", sont de
petits coeïïiciens ; en sorte que par le n°. 3 , les deux premières de
ces inégalités sont
les seules de cet ordre qui doivent être sensibles.
On a cependant calculé la troisième , parce que 3n — 5n" n'étant

à-peu-près que la moitié de n", il éLoit utile de s'assurer que cette


inégalité n'acquiert par cette considération , qu'une valeur très-
peu sensible.

Inégalités dépendantes du cube et des produits de trois dimensions,


» des excentricités et des inclinaisons des orbites.

£v" =
( 1 + /Q.o",2i 5787 .sin. (nt— 4 ri't+i — 42" + 210,1522J.

Inégalités périodiques du mouvement de la terre en latitude.

On a trouvé par les formules du n". 51 du second livre ,

js« = f°'43o6i 12.sin. (2nt — n't+ 22"—i —é'J j


lo ,723012.sin. (qjit — 3n t + 4t"— 35 — ® )j
-r(l +
^'v;.o",3o8343 .sin. (u n"L — //H"2

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI.

Inégalités de la Terre, dépendantes de Vaction de la Lune.

ÔO. Si l'on nomme Z71a longitude de la lune vue du centre de

la terre; et v" la longitude de la terre vue du centre du soleil :


si l'on nomme encore li le
rayon vecteur de la lune, et r", celui
de la terre ; enfin si l'on désigne par m et M les masses de la lune
,

et de la terre, et par s la latitude de la lune ; on a vu dans le cha¬

pitre TV, que l'inégalité du mouvement de la terre en longitude ,


produite par l'action de la lune, est

L'inégalité du rayon vecteur de la terre , est


m R

M-yc°s.(U—p );

et l'inégalité du mouvement de la terre en latitude , est


m R
• —. s.
M r"

Il faut, ' pour


1 plus
' d'exactitude,' substituer au lieu de — , dans
M+m M
les expressions de ces trois inégalités..
Nous supposerons conformément aux phénomènes des marées
,

( livre IV, nos 31 et 3 5 ) ,


m 3.5
ÏR= 7T>
S étant la masse du soleil. Or on a par la théorie des forces centrales,
M "h m S
—ni —- — n ;
R3 ' ' r 3 '

n%t étant le moyen mouvement de la lune ; 011 a donc,


m
3 n"*
M -f- m n*
n
Suivant les observations , — = 0,0748013 ■ ce qui donne
n
1

m 1

M+m 59,6 '


et par conséquent,
m 1

M 58,6'
O 2

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jo8 MECANIQUE CELESTE,
Nous supposerons ensuite la parallaxe horizontale du soleil, égale
à 27"2; cl la parallaxe moyenne horizontale de la lune égale à
10661" ; d'où l'on tire,
R 27,2

r" 10661 '


et conséquemment,
JV"= — 2 7",2$24.sin. ( U — v")
<Tr"=— 0,000042808.cos. ( U— v").
E11 prenant ensuite pour s la plus grande inégalité de la lune en
latitude, que nous supposerons égale à 5723 i".sin. (L—9^), U—9
étant la distance de la lune à son nœud ascendant ; 011 aura

2",449g. sin. ( U — S)
pour l'inégalité du mouvement de la terre en latitude : il faut
l'ajouter à la valeur précédente de JV', pour avoir la valeur entière
de <Ts". Cette valeur entière, prise avec un signe contraire , donne
les inégalités du mouvement apparent du soleil en latitude. Elle
influe sur l'obliquité de l'écliptiqne , conclue de l'observation des
hauteurs du soleil vers les solstices : elle influe encore sur le
moment de
l'équinoxe, conclu des observations du soleil vers les
équinoxes et sur l'ascension droite, et la déclinaison des étoiles,
,

déterminées par leur comparaison avec le soleil. Vu la précision


des observations modernes, il est nécessaire d'y avoir égard. Il est
facile de voir que la déclinaison apparente du soleil en est aug¬
mentée de la quantité
fs". cos.
(obliquité de l'écliptiquej
cos.
("déclinaison du soleil,) '
et que son ascension droite apparente en est augmentée de la
quantité
$s". sin. ("obliquité de l'écliptiquej.cos. ("ascension droite du soleil )
cos. ("déclinaison du soleil^

il faut donc diminuer de quantités, les déclinaisons et les ascen¬


ces

sions droites observées du soleil pour avoir celles qu'on obsec-


,

veroit, si la terre ne quittoit point le plan de l'écliptiqne.

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. 109

Des variations séculaires de l'orbe terrestre , de l'équateur et de la


longueur de Vannée.

3 1 • Nous avons donné dans le n°. 26, les variations séculaires


des élémens de l'orbe terrestre ; mais l'influence de ces variations
sur les phénomènes les plus importans de l'astronomie, nous en¬

gage à les déterminer avec plus de précision, en ayant égard au


carré du temps, t exprimant uij. nombre quelconque d'années
juliennes écoulées depuis 1750, on a trouvé, par la méthode du
n°. 56 du second livre, et en adoptant les valeurs des masses des

planètes données dans le n°. 21 , le coefficient de l'équation du


centre de l'orbite terrestre égal à

E
2 —

t.o",^79*130 — V. o",oooo207446 ;
sE étant ce coefficient au commencement de 1750,
où t est nul. On
a trouvé pareillement la longitude sydérale du périhélie de l'orbe
terrestre ,égale à
V-j-f.
36",881443 + V.o",000245 D82.
Enfin, les valeurs dep" et de q" pour un temps quelconque t, ont
clé trouvées respectivement égales à

t.o",236793 + V. o",0000665275 ;
£.i",546i}6 + f1/. o", 0000208 2 53.

Nous avons présenté dans les nos 6 et 7 du cinquième livre, les


formules de la p récession des équinoxes, et de l'inclinaison de
l'équateur, soit à une écliplique fixe, soit à l'écliptique vraie;
mais ces formules supposent que la valeur de/j" est sous la forme
s.c. sin.
(gt + €) et que q" est sous la forme x.c. cos. (gt-\-£). On
,

a vu dans le 11°. q du second livre, que les expressions finies de


s

p" et de q" se présentent sous ces formes, et l'on peut déterminer ,


par la méthode exposée dans le n°. 56 du même livre, les valeurs
d oc, g, S ; Sec. ; mais cela suppose les masses des planètes exac¬
tement connues , et l'on a vu l'incertitude
qui existe encore à cet
égard. Ainsi, au lieu de faire le calcul pénible que cette méthode
exige , il est préférable de le simplifier , en n'étendant les résul¬
tats qu'à mille ou douze cents ans avant et après l'époque de
1750-

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110 MECANIQUE CELESTE,
ce qui suffit besoins de l'astronomie. On pourra facilement
aux
recommencer calculs , à mesure que le développement des
ces

variations séculaires fera mieux connoître les masses des planètes.


Donnons aux valeurs de p" et de q" les formes suivantes comprises
dans celles-ci, s.c.sin.Q^+^, 2. c. cos. (gt+€) ,

c.sin. £— c.cos. £.sin.gl— c.sin. é'.sin. 5

c. cos. £— c.cos. G.cos.gt — c.sin. £. cos. ;

rr étant la demi-circonférence dont le rayon est l'unité. Si l'on


développe ces deux fonctions par rapport aux puissances du
temps 13 on aura, en les comparant aux séries précédentes,
c g.cos. £ = — o",236793 ; cg .sin. £ = —1",3461 56;
cg*.cos. £ — o",0000416506 ; cg'*.sin. £ = o",0001330350 ;
i

d'où il est facile de conclure ,

g~— ih%978 j g',— — 54^7845 ;


c.sin.£ —■ 17967",o ; c.cos. 1346",21.
Maintenant, on a vu dans le n°. 6 du cinquième livre, que la pré-
cession 4 des équinoxes par rapport à l'écliptiquc fixe de 1750,
est, en ne considérant que les variations séculaires,

lt-\- ^ -f* s.

Pour avoir s.c.sin.f ft+£J, il faut, parle n". 5 du même livre,


augmenter dans 2.c.sin. (gt q- £), l'angle gl-1- C, de II, ce qui donne
f= g~ l; on aura ainsi,
s.c.sin. (ft+£) = c.sin. (lt-\-£) — c.cos.£.sin. (gt+lt)

par conséquent,

l+g 'l ' lJrg' J

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI m

En nommant ensuite l'inclinaison de l'équateur à l'écliptique


fixe de 1750, 011 aura par le 11°. 6 du cinquième livre ,
V~ h — S. — .C03. (ft+C).
Pour avoir 2. (ft + C) , il faut, du même livre ,
c. cos.
par le 110. 5
augmenter dans s.c.cos. (gt + C), l'angle gt+C, de It; 011 aura
ainsi ,

s. c.cos.
(ft + C) = c. cos. (It+C) — c.cos. C.cos. (gt+lt)

Partant,

c.sin.C.
cos.^g'i + /if+-^ ;
V= h — c. cos.
(lt+C)-\——- .c.cos. £.cos. (gt+lt)
g+t
l

g'+i
: .c.sm. C. cos
^g't 4- lt+
4' exprimant la précession des équinoxes par rapport à l'éclip-
tique vraie, et V étant l'inclinaison de l'équateur à cette éclip-
tique ; on trouvera par le 11°. 7 du cinquième livre,
4'~ lt+{-\——.c.cos.C.
t-\rg
[cot.h
L
+
l+ë
.tang.
-
J
.sin. (gt + lt)

+ -——.. c.sin. C. fcot. h+ l+g .tang. /il .sin. (g't+ lt+


l+g l V J 2/

f'—h—.
L+g.
c. cos. C. cos. (gt + lt)— 7^—-.c.sin.f.cos,
L+g
(g t+ lt + \

L'expression de 4' donne


d+ C l 1
Z-f cg.cos. G. < cot. h+- .tang. h\ .cos. (gt + lt)
——

dt (. /-t-g J
+ cg'.sin.£.
|cot.A -f ,.tang. .ros. (g't + lt+ J.
d-y
En retranchant de cette valeur de —lorsque t est nul, sa valeur
à une
époque; la différence réduite en temps ^ en raison de
autre

la circonférence pour une année tropique, donnera l'accroissement


de l'année tropique depuis 1750. On voit par celte formule, et par
la différentiation de l'expression générale de 4' donnée dans le n°. 7
du cinquième livre, que l'action du soleil et de la lune change consi-

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112 MECANIQUE CELESTE,
dérablement la loi de la variation de la longueur de l'année. Dans
les hypotlièSesies plus vraisemblables sur les masses des planètes,
l'étendue entière de cette variation, ainsi que l'étendue entière de
la variation de l'obliquité de l'écliptique à l'équateur, sont réduites

à-peu-près au quart de la valeur qu'elles auroient sans cette


action.
d-\>'
Suivant les observations, on a en 1750, —- = 154",63 : mais
par ce qui précède , on a à cette époque ,
df r 1 1
l+cg. cos. G.
|cot. £+ —.tang. Zsj ;

=

en a donc

/+cg.cos. G. [cot.
(.
h+
l+g
.tang./i]J
- — 154",63 ;

équation dans laquelle 011 peut, en négligeant le carré de c, subs¬


tituer pour h, l'obliquité de l'écliptique à l'équateur en 1750. Celte

obliquité, suivant les observations, étoit alors égale à 26°,07963


d'où l'on tire
l =
*55" 542-
On a
ensuite, en 1750,
V = h . c. cos. G•
*+g
ce qui donne
h —
26°,0796 — 3460",3.
Au mojren de ces valeurs , on trouve

4 = 1.155",542 + 2°,92883 + 42118",3-sin.(t. r5-h95°,î2389^)


—71289",2.cos .(t. 100",757^)—16521",! .sin. (+.43", 564Q ;
V— 2640796 3460",3 — 18017",4.cos. (t. i55">542 + 95°52389J

+ ',5 - cos.^.43",5644 — 27736",3 .sin.(t. ioo",757)■
48o6

4' =t. 15 5", 542+ 2°, 92883 — 29288", 3 .cos. (t. ioo",757J
13374",2.sin. (t.43",5644 j

y— 2G40796 — 3460",3. {1—cos. (t. 43 ",5647}


9769",a.sin.100",7 57;.

On pourra , expressions , déterminer la précession des


par ces
équinoxes'et l'obliquité de l'écliptique , dans l'intervalle de mille
ou douze cents ans avant et
après l'époque de 1750, en observant
de

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. 113
d'c- faire négatif pour les temps antérieurs à cette époque ; on
t

pourra même les étendre aux observations d'IIypparque , vu leur


imperfection.
La valeur précédente de 4' donne pour l'accroissement de l'année

tropique, à partir de 1750 ,


o'°"r!,000083 56g. (t COS. (t. 43",564)}

0'0"",00042327.sin. (t. 100",73 f) ;


d'où il suit qu'au temps d'Hypparque , ou cent vingt-huit ans


avant l'ère chrétienne, l'année tropique étoit de 12",326 plus lon¬

gue qu'en 1730 ; l'obliquité de l'écliptique étoit plus grande alors


de 283 2",27.
Une époque astronomique remarquable, est celle où le grand
axe de l'orbe terrestre coïncidoit fivec la
ligne des équinoxes ; car
alors l'équinoxe vrai et l'équinoxe moyen étoient réunis. Je trouve

par les formules précédentes, que ce phénomène a eu lieu vers


l'an 4oo4 avant l'ère chrétienne, époque où la plupart de nos

chronologistes placen t la création du monde , et qui, sous ce point


de vue, peut être considérée comme une époque astronomique.
En effet, on a pour ce temps , t — — 5 7 5 4i j et l'expression précé¬
dente de 4' donne,
4' = — S7°,83 30 ;
c'est la longitude de l'équinoxe fixe de 1730, par rapport à l'équi¬
noxe d'alors.
L'expression précédente de -b" donne pour la longi¬
tude du périgée de l'orbe terrestre, ou de l'apogée solaire, comp¬
tée de l'équinoxe fixe de 17 30,
-ar"
8g°,1700. =

Cette longitude rapport à l'équinoxe de l'année 4oo4 avant


par
l'ère chrétienne étoit donc, i°,3 170 ; d'où il suit que l'instant où
,

la longitude de l'apogée solaire, comptée de l'équinoxe mobile ,


étoit nulle, précède d'environ soixante-neuf ans l'époque où l'on
fixe la création du monde. Cette différence paroi tra bien petite, si
l'on considère l'inexactitude des expressions précédentes de 4' et de
1*", lorsqu'on les rapporte à un temps aussi éloigné, et l'incertitude
qui subsiste encore, soit relativement au mouvement des équi¬
noxes ,soit à l'égard des valeurs que nous supposons aux masses,
des planètes.
Mécan. cul. Tome III. P

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114 MECANIQUE CELESTE,
Une autre époque astronomique remarquable, est celle où le
grand axe de l'orbe terrestre étoit perpendiculaire à la ligne des
équinoxes 5 car alors le solstice vrai et le solstice moyen étoient
réunis. Cette seconde époque est beaucoup plus rapprochée de
nous et remonte à-peu-près à l'année 1250. Si l'on suppose , en
,

effet, t — 500, les formules précédentes donnent ioo°,oi89pour


la longitude de l'apogée solaire, comptée de l'équinoxe mobile;

ainsi, l'instant où cette longitude étoit de ioo°, répond à fort peu-


près au commencement de 1749. L'incertitude des élémens du
calcul en laisse une, au moins d'une année sur ce résultat.
,

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI.

CHAPITRE XI.

Théorie de Mars.

32. On a par le n°. 29 , clans le cas du maximum de SV",


= —

t r \

a étant égal à —. Si l'on ne fait varier que r" dans a, 011 aura

r"'*
Ir" = ——.(! — **). S'V".

En prenant par r" et r", les moyennes distances de la Terre et de


Mars au
Soleil, et supposant IV" = t± 1" ; on aura
Ir" =
0,000002076 5
on peut donc négliger les inégalités du rayon vecteur r", dont les

coefficiens sont au-dessous de ±0,000002. Nous négligerons les

inégalités du mouvement de Mars en longitude, au-dessous d'un


quart de seconde.

Inégalités de Mars , indépendantes des excentricités.

0",644302. sin. (n't


n'"t-{-z'— z") —

V" = (1+?■'). J—o",076897.sin. 2.(n't — n'"t -f z— z")


)—o",01543 1 .sin. 3 . (n't — n"'t + t'")
-o",oo4222 .sin. 4 . (n't — n"'t + z — z'" )
zi",570470.sin. (n't
n'"t -f- z"—z'") —

[— 2",989780.sin. 2.(n't — n"t + z"— z")


o",564852.sin. 3 .(n't — /i'"t + z" — z"
-

+ f1 + lé' ) ■ é-— o",179760.sin. 4.(4i"t — n'"t -f- z" — z" )

j— o",071 294.sin. 5 .(n't — n"'t + z" — z"')


I— o",031909.sin. 6.(n"t — n'"t + z" — t'")
-

o",o 154o8.sin. 7 • (n't •— n'"t + z"—z" )


P 2

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HfjoyNiôûa oai-asis'

3„e

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^£e/ï£^zoo-stu•

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3" —3.e|
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-o'oooog^6^£g• s * )",a7—u„,1 + 3,a—3«r


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, _|_^ f..0o<ooooo9g£6o-oos• i')u,,7—",„7+ 3,a—5//c\

-o'oooooioG£o-oos•a7—",„7 + 3,a—5»C

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-o'oooooosoo/i-oos- £ '

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o'ooooO/fZogs • oos- )u,.i —uH1
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-^-o'oooooooici OOS' î')u*1 —«)(/7+3a


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SECONDÉ PARTIE, LIVRE VI. û7

Inégalités dépendantes de la première puissance des excentricités.

m t t/f VA
)}
| 3",3^1
* <sr

18g.sin. (in"t—n't-\r2i

£v"
///
,779586.sin. ( n"t nt+'2é"— é 2 — — -a ) J
2", 156325 .sin. (n"l + 2" — if" )
i—
o",415215 .sin.(ari't — n"'£+ 22 —) -g
m rtr \

l—3 i",218207 sin.(an"'t—n't+ 2='"—s"—-u")


-

1-+-15",811920.sin.C2«"'£—«"#+2 é"—2"—-o-" )
+ (T + p") •< —2o",i
1 îgSo.sin.fjn"'#—2n"t+-$é"—2e"—
+ 2",6i
ii22.sin.f3n"'t—in'tAr^i"—2e"—v")
+
2",ogi8i 5. sin.f 4n'"t—3«"/+4e'"—je"—<&"' )
o",244 3 06. sin. ( 4n"'t—3 n't + 4e'"—3 2"—vs'')
V+ o",37oi4i
.sin.^Tz'"/—'Wt+^é"—4e"—"*'"X
16",g45j62 .sin. (n"t+éy—
~x6",564830.sin. (7i™t+éy— ■&")
"7s", 692383 .sin. ( zn"'t—n"'t 4- 2e'v—t"—•a'")
"f"
$",003 396. sin. (2n"t—7z"'<+2ç,v î"—
4"
7",088 590. sin.f3«"^—2!i"'l + i £'v 2s"'—&"')
_}_ç 1 -j.. J 1 i",oi 5046. sin.(lnut—2n'"t+i^i—as'"-—
0",679471.sin.("4 n"t—+ jS'"—ts"')f
l",088395.sin.^/i"/—3 n" L + 4eiv 3 2"'—VT A
S",8 53862. sin .(2 n"t — ?i'rt + >" ^

o",63123 3 sin.(2n"'t—/i'yt +
. 1^" ^)
3",719628.sin.f3n't—2«,V^+3S"' 2£'*—
o",6i 153o-sin.('4«"7—3rcI<rf+4e"', 3^—
0
',443697.5111. (n"t + ev—ts
151005 • sin. (nvt + iy—) j
+ (T +PJ-{7 ^">54g6oi .sin. (2nyt — n"'Z + 25v /" &'")[
j ^",407952.sin. (2nyt—n"t + 3sv t"'
I U",30g4oi .sin. ($nyt—2/z"'*+35v__2£"'
^
',483901 .sin. (27i"'t — n"t + 2S"/. £v

Sr'" = (1 \l-Wnr,nnn,
^>°°ooo4470o.cos.('2«"/^—n't^l £' v" g
!
,0000009713 . cos.f 27i t—/z'£-f. 2£ -i'—•9') i

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s

mécanique celéste,
-0,0000022865 (ri't + e"—ri")
. cos.

j ■+-0,0000086337• cos. (in"t — ri't + 2«'"—«"—)\

-0,000003 1269* cos. (2ri"t— ri't + 21"— s"— ri')\


+ (1 + OOOO2OO33 I .COS. ( îri't 27z"^+3ê'"—2s"—ri"),
H-o,0000025454.cos. (}n'"t—2«"i+3s"'—2s''—)\
'-f-0,000003 0863 cos. (kri" t—yi't-\-rki"—3«''—ri")'
.
+ 0,0000040239.COS. (kri"t—3re"<4-4e"'—3s"—ri' )

0,000003 5825 (ri"t + s'"— ri")


.cos.
-0,0000107986.cos. (ri't A-i'7—ri" )
! H- 0,0000031431. cos. f n'V-f- s"—ri)
-0,0000599470.cos. (zrit — ri" t + 2 s" — i" —ri")
_uu.v^) J + 0*0000069892.cos. (2rit — ri"t + 2sIV—s'" — ®'VA
|+o,oooon43 52.cos. (^rit— o.ri"t-\- 2s'v—2s'"—«'"J
-0,0000169741 .cos. f3«uY— 2/z'"f + 3£,v — 2s" — ®,r|
-0,0000020307 .COS. fkrit l/l"'t+ 4eIV 3 s'"
+ 0,0000087307 .cos. C2 ri"t — rit -+- 2s'" — s'T—ri")
-0,0000063983 .cos. (]ri"i — 2ritp 3s'"—2s,v—«■'"X

f1 + ri) • 0,0000061906. cos. (2 72v/ —- ri"t+ 2SV— s'"—

Inégalités dépendantes des carrés et des produits des excentricités


et des inclinaisons des orbites.

<JV = —
21 ",29 5121 -sin. ( iri"t — rit-A- 3 e'"—t'A- 72°,7o8iy)
f 1 +/*')■
f
4", 36 5840. sin.f 3 /z"7—«"/+35"'—s'' + 81°,3 3189 j

(1 +y"). \ +13",4go44i .sin.f4/z"7-27z"/+4s' 2e"-f-75°,3 518^)!


( + 8 ',228086. sin.C }ji"i-T,n"t -f- + 75°,981 4

+
j— 1",428330.sin. f»"t+»"'< + ."+ s'" — 5g°,0333 +
fi+,""t).<— 4",457166.sin. (211"t + 2s'v + 66°,7969^
(+ 3",998174.sin. (rit— ri"t + sIT—ê'" + 6o°,769i _})
La dernière de ces
inégalités peut être réunie à l'inégalité indépen¬
dante des excentricités
(1 + y'r) • 7 5",434700. sin. Cn" t — n"'l + i'r— t'") ;
leur somme donne l'inégalité
(1 + «.+).77",8 »3921 .sin. (rit — n'"iA-e'r—s'" + 20,67027.

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI.
JV"'=—( l+y-') 0,000002 3461 .cos.f t,n"t—n't+^i"—£' + 71°,9904^

Î 0,0000050403.cos.f ■$n'"t-7i"t+ 3£'"_ê"+ 80°,87047)


-+-
0,0000070248.00s.(W"t-2Ti"t+'it"'-2i"-65°,4o42) >
—0,000007 5 °3 2.C0S.C 5ïJ//t-3«"«-j-5="'-3s"+76<'o64i ) J

dante des excentricités

(1 + p'v). 0,00007843 71. cos. (n'vt—7t"4 + s'v—i" ) •


leur somme donne l'inégalité
( 1 +/*'") .0,000080643 -2. .cos. ( n"'t — £,r— s"' + 20,813 3

Les inégalités du mouvement de Mars en latitude , sont très-peu


sensibles. En désignant par M'v, la longitude du nœud ascendant de
l'orbite de Jupiter sur celle de Mars, on trouve

S(1 +n").
f o",?gi3 39.sin. —n,v^) 1
( + 1",2.440
44657.sin.
5 7. sin. (2 n'yt — 7t'"r+2é'v
(2n'yt— 11 "t + s — i"—rrv7 j

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1 20 MECANIQUE CELESTE,

CHAPITRE XII.

Théorie de Jupiter.

53. l 'attraction réciproque des planètes entre elles et sur le


soleil, est principalement sensible dans la théorie de Jupiter et de
Saturne, et nous allons en voir naître les plus grandes inégalités du
système planétaire. L'équation
<tv" = — C-fi
r
— «•;.

trouvée dans le n°. précédent, relativement à Mars,* devient pour


Jupiter,
JVT = — ~ ■
( 1 — a3;. fV".

Si l'on prend pour r et r'T, les moyennes distances de la Terre et


de Jupiter au Soleil ; et si l'on suppose î", on aura
«f r'T = -=çz 0,00004092 2 5 ;
on
peut ainsi négliger les inégalités de <f/JT au-dessous de qpo,oooo4i.
Nous négligerons les inégalités du mouvement de Jupiter en lon¬

gitude et en latitude, au-dessous d'un quart de seconde.

Inégalités de Jupiter indépendantes des excentricités.

(1+fO-f1—o",000266.
°">î73941«sin. (nt—riTt + t"—t,r) j
sin. (h"t—irt+i"—er)j 2 .

r
5",5qi7oo.sin. (nvt—«"t + e"—n'v)
2
5
—630",883870. sin. 2. (nvt — "t + ev t"1) —

52",6gooi3 .sin. 3 ,(nyt — 't+l" £")


12",11829g.sin. 4.fîét — t + £t — £,v;


+ fi+/*vj-S— 3 ",7 3 C3 3 7 . sin. 5 .(n"t —
t + £t —

J—
I—
1",3 22283 . sin. 6. (îét — '« + £"—
£,v;[
o",527541. sin. 7 .(nyt — t+ £t_£,t;
I— o",234833 . sin.
8.(nyt — t + £- — t") j
v— o",127385.sin. 9.(n"t — Tr + £t — t"T

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. 121

f 3 ",246102. sin. 2.(ny't— n'vt+ivi—t'y)


.

1
T J—1",318813.sin. 2.(nyit— 7i'yt-\-ty'—8'v.)
I—o", 13606 5. sin. 3 . (ny't— n,yt + sy'—z™)1 '
(—o",o 18447.sin. 4.CrcT7— 7z'vï + evi— s,Ty)

r—0,0000620386 n
+ 0,0006768760 . COS. (77v£ 77,T£ 4- Îr t'y)
—0,0028966200. cos. 2 .(nyt — n'vt-\-iy— z'y)
—0,0003021367 . cos. 3 . (nyt— nlyt+ zy—e'v)
—0,0000782314.003. 4.(nyt—n'vt+iy—ziy)
o+/*vM
0,0000238932.COS. 5 .(nyt 7Z,vf+£v—tty)f
—0,0000094779. cos. 6. (nyt — n,yt + zy — z'v)
0,000003 7 3 60. cos. 7 .(rCt— ra'vf+ sv— z'y)
—0,0000014781.cos. 8.Cn"t— niyt+zy— z'y)
V—0,000000479g.cos. 9.(nyt—n'yt-\-zy— ?V)J

Inégalités dépendantes de la première puissance des excentricités.

Plusieurs cle ces inégalités étant considérables, il importe d'avoir


les variations de leurs coëfïiciens : nous allons donner celles des
coëfficiens qui surpassent cent secondes dans l'expression de JVr.
Les coëfficiens desinégalités dépendantes de v, ont e'y pour multi¬
plicateur 3 en nommant donc ^déy l'un de ces coëfficiens, sa varia-
ééy
tion sera stéy. —
; et l'on verra dans la suite, qu'en ayant égard
aux
quantités dépendantes du carré de la force perturbatrice , et
dont nous avons donné les
expressions analytiques dans le n°. 13 ,
011 a

",016936. <5vv —t. 1

Pareillement, les coëfficiens des inégalités dépendantes de ®T,


ont ey pour multiplicateur ; en nommant donc Be l'un de ces

coëfficiens , sa variation sera Bey.— , et l'on verra dtins la suite.


ev

que
<Tev = — 1.1 "Jg8 446g.
Cela posé , on trouve
Méçan. cél. Tome III. Q

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122
MECANIQUE CELESTE
26^69412.sin. (nyt+*y—■*")
—29",9i477°.sin. (n-t+iv—^)
f 427 ",078201 4- f. o",o 141929^. si \\.(2nrt-n"t + 2 s7-
+ f174", 7966o i_f.
o",0096906 ^. sin.f 2 n"t-n"t + 2sY-
—C137>2476o+i.o", 0045603). sm.(inyt-an"t+ity
+ (262", 168i24—t.
o",o 145351 ) • sin. (y nyt-2n'yt 4-34"
+ 24",46o84o.sin.
(4nvt— 372,v/ + —3s'7—V'T)
-48",239570.sin. (khyt— 3ra,vf+ 4eT— 3t,T—»T3
+ 3 ''>23 3 69 5. sin. ( —4n'yt+ }iy)
8",5853 82.sin. (jnyt — 4n'vt4- 5s7 —4s'7—a7)

/+ ï",256948.sin. (Tn7* — 5tz"/+6st— 5e'7— +Q


M+/K.\ 2",818833 .gin. f6/Zv£ 57Z"f + 6sT—5s17— -*y)
+ o",46073 1 .sin. (1 nyt
— 6/i"7 + 7s7— 6e'7—■*■")
a",004913 .sin. (inyt — 6/i,v/ + 7s7—6s'7—*r")

—16",074450.sin. (2n'yt— nyt + 2s'7—tv—*'y)


ï",758450.sin. (s.n'yt— n"t + 2s'7— tv — a-7 )

+ 3 9">742746. sin. (3 n'yt —2/1^+3 s,v— 2s7— a'7)


1",087650.sin. (1 n'yt— 2nyt+ 3s'7—2sv—«- )

+ 3">373 7°9 • sin. (krûyt — 3«v£4-4s'7— 3s"—

o",5 3 3617 . sin. f 4n'V — 3TZ7i+4e'7— 3 sT— «-Q


+ 1",100702 .sin.
f5«"^—4«Ti+54,T—4s7—*■")
o",256755 .sin. (jn'yt — 47i7f+5s'7—4sv—v)

f o",3 81191. sin. (rï"t 4- s7'—*'y)


1 —o",726050.sin. (ny't+ s7'— ■*"')
-t-O +P l 1",645 307 .sill. (27i"t TÏvt+ 2E7' S17 a'yj
) +o",316891 .sin. (2rcT7— n'yt+2s7'—s,T — ■*"')
'—o",394947.sin. C3«v7— 2n'v/+3svl—24,v—*VQ
0,0000206l 1 I COS.(V7/ + E17 a-'Q
f-i
.

—0,0000 79 5 2 46. cos. ( nyt + sT— ■*'")


+ o,oooo4g2og6. cos. ( nyt+ sT—™y)
—0,0002922130. cos. ( ;2nyt —n'yt+2ty—s,T— «")
+ 0,0001688085
-COS.^'2nyt !Ïyt+2iy s'7 -*y )
0,0004584483 .COS.f T,nyt 2/2"'i + 3ET 2S17
( 1 -hl^y) / +0,0009047822.008. ( 3 wv l

. 2TÏ"t + 3ST 26" *y ;


+ 0,00012 5 942g. cos. ( kn"t — 3 n'vt + 4sv—3 s'7—a'v J
—0,0002424413 . cos. (4nyl — 3/z,7£+4s7—3 s"'—«r7_j
+ 0,0000268383 . cos. (<jnyt —4«'7/ + 5 e7—4s'7—n-'7J
—0,0000 5 160 48. cos. ( 5 n"t — 4«"7 + 5 s7— 4ê'v— ®"T )
+ 0,0000579151 .cos.f 2 n'yt — nyt+ 2t'7—s7 — vy)
l -0,0001346530. cos. ( 3 n"t — 2ny l + 3 s17—2sv—■*'" )

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. 123

Inégalités dépendantes des carrés et des produits des excentricités


et des inclinaisons.

3",097780. sin. (nyt+n'vt + £v+£,r + 5o°,5438,)


i i7",2i82 32 .sin. (znyt-\- 2£T + i7°,yi 11)

1 + 36", 185942. sin. (3nyt — 3sT— £"' + 88°, 5148)


-5 5 ",787912. sin. (4n"t — 27i'rt + 4iy— 2i'y— 63 °,5 6 3 5)
$V»~(l+iS) [.s
+ f5M ,4»,6oi-t.o
c , „ , • /yïyt— çwt«+3£it— 5ev \V.
o,,MS;.5in^+6i„8'669+>t i5538g^
+ 5",083765 .sin. ("67ivt — 47i"'£ + 6£T—4£,t—6o°j477^^
+ 7",643221 .sin. (nyt— niyt+iy—£IV+48°,09297
,—
ig",40739g.sin. (2nyt— 27i'rt + 2£v—2sIV + 47°,42io>)

Ces deux dernières inégalités réunies aux deux suivantes ,

/. 1
„v) ( 255"»591700-sm.C»Tf — n>yt+ty— é") t
1—630",883870. sin. 2 ( nyt — iïyt + êT— e'v)J
.

que nous avons trouvées précédemment, et qui sont indépen¬


dantes des excentricités, donnent celles-ci,

!J~
(—26i",2oo420• sin. (nlvt—77v£ + s,,r—£T—i%27567 "»
1 + 645", 364888. Sin. (2Jl'yt 2Uyt+2S,y 2£t— 1°,29577)
'

On a ensuite,
0,000082241 5.cos. (2tîtï + 2£t+ 120,23927
+ 0,0000226252 COS. C3 llyt .77ivf + 3£t êIT—24°,20937
jvriv__^x +^7 J —0,0001010533 • cos. (4nyt 27llyt + 4êv 2SIv— 56°,74 1 Cj)
/%rïyt—571VÏ+3£,T—5eT\
.

+0,00211 i4502-i.0,000000053237.00s.
' 5 ' J ' ) „
\+6i°,774g 4- t.i 55 ,60/
-0,0000652204. COS. ( znrt 27lIrï+2£v £lv+6o°,l64l )

En réunissant la dernière de ces inégalités à la suivante ,

( 1+/^7.0,0028966200.cos. 2(Vf — nlyt-f-£v—£,r7?


que nous avons trouvée précédemment, et qui est indépendante
des excentricités ; on a celle-ci ,

—(1 + /V. 0,00 2 9 2 518g 2. cos. ("277"« — snyt-\-?î'y—2£v— i°,i 506+


Les inégalités précédentes de JV" ont été calculées par les for-
Q+

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124 MECANIQUE CELESTE,
mules (-^), (C), (E) et ( F) des nos 1 et 2 à l'exception de ,

l'inégalité dépendante de l'angle 3n'"t—jnrt : <jnv—2»t,T étant un


coëfficient très petit en vertu du rapport qui existe entre les
-

moyens mouvemens de Jupiter et de Saturne , l'angle 3n'yt — 57ft


diffère très-peu de on a donc fait usage, pour calculer cette
inégalité, des formules (B ) et ( C) du n° 1 , et de la méthode du
n° 18.

Inégalités dépendantes du cube et des produits de trois et de cinq


dimensions, des excentricités et des inclinaisons des orbites y

ainsi que du carré de la force perturbatrice.

La grande inégalité de Jupiter a été calculée par les formules


des nos 7, 8 , 9 , 13 , i4, 15, 16 et 17. On a trouvé par le n° 8 ,
a". 3P°) 5,2439100. mv ;
— —

ar .]fd^ 9,6074688. my 5
=

a"-M— 5,8070750. wT;


av.M^= 1,1620283 .m"3
av ._MW= —0,6385781 . mv;

ov.AZ(5)= 0,3320740 .m".


De-là on a conclu pour 1750,
ar.P = 0,00010930265
a".P'=— 0,0010230972.
On a déterminé valeurs pour 2250, et pour 2750. Pour cela , il
ces

a été nécessaire de déterminer les valeurs de e'v, eT, ®-'v, wv, y et n,

en séries ordonnées
par rapport aux puissances du temps, en por¬
tant laprécision jusqu'au carré du temps. On a d'abord calculé par
les formules du n° 13,les variations séculaires de <fe'v, iïe\ <Tra'v et «f»*,
dépendantes du carré de la force perturbatrice, et l'on a trouvé
pour ces variations,
«r<?,T= t. o",161352;

JVv= t.
1",089325 3
JV = t.
o",3171713

JVV t. 10",008101.
=

de'*
Les coëfïiciens de t, dans ces expressions, sont les parties de——,

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. 125
d-zé* dé* d-sr* i-i t .Tir ,

> dépendantes du carre de la iorce perturbatrice:


il faut les ajouter aux valeurs des mêmes quantités déterminées
dans le n° 25 3 ce qui donne pour ces valeurs entières en 1750 ,

dé*

dt
=
l'V016936
d-crl*

dt
=
2l",459284
de*

dt
= —
1",g84469
d-sr*

~âT= 59 ,739037.
On a déterminé par le même procédé, ces valeurs pour 1950 , et
l'on a trouvé pour cette époque ,

de1* n r

dt
1
,006705 ;

dvr1*

dt
2!
",769069 j
de* ,,
2
,001540 1

(lzrv

~âr= 59",952898.
De-là on a conclu par le n° 8, les expressions suivantes de e",
ev, wT, pour un temps quelconque t,
e1* = e** + t. ",016936—t*.o",000025 5775
1 ;

=
V"-{• t. 2 1 ",45 9284 4-1' • o",0007 74462 5
e* — e*—t.
i",g8446g—ta.o",0000426775
= ra-v + £. 5g",'739037+ i°.o",0005346525
les valeurs de e", «•'", e*, dans les seconds membres de ces équa¬
tions , étant celles de 1750.
On a déterminé les valeurs de y et de n, au moyen des équations
çT.sin. S*— <pl*.sin. 0" == >.sin. n ■
ç*. cos. 0V — pIV • cos. ô1* = y. cos. n.
dy dn
Ensuite on a déterminé les valeurs de — et de , au moyen des
dt dt

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1*6 MECANIQUE CELESTE,
dr
différentielles de ces
équations , en y substituant pour —,
dt'7 d6v
—,
dt
—-,
dt
leurs valeurs données dans le n° 23.
'
On a trouvé de cette
manière pour 1750,
y = I°,3982 ;
n =
»39%7i4a 5
dn

80 ,537447 ;

-j- = - o",ooo326.
Les formules du n° i4 donnent pour les variations séculaires de y
et de ri, dépendantes du carré de la force perturbatrice ,
Sy = t.o",ooo<j68 ;
= —
f.o",o23 552.
En ajoutant les coefliciens de t dans ces équations, aux valeurs
précédentes de dt
et de —,
ctc
on aura pour les valeurs complètes de
ces
quantités en 1750,
dy
——

dt
=
o",0002-42
'
:
'

^ = — 80 >58o999-
On a trouvé par le même procédé pour 1950,

^T = — °"j004589 i
= -
81",487827.
De-là on a conclu par le n°. 8, quelconque
pour un temps t,
y = y + t. o",000242 — C.o",ooooi20775 ;
n = ri —
80", 5 60999 — C.o",oo23170701 ;
les valeurs de > et de n, dans les seconds membres de ces équa¬
tions, étant celles de 1750. Cela posé, on a trouvé pour 2250,
ar. P = —
0,000080189 ;
ay. P'= —
0,001006 5103

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. i«7
et pour 2750.
oyP — — 0,000260997 ;
ayP' = —0,000954603 ;

d'où l'on a conclu par le n° 8 ,

dP
ûv.— = —
0,000000387666 ;

dP'
a". —-— = —
0,000000002145 ;
dt

av
•—^7- = 0,000000000034734 ;
ddP' .

ay. = o,oooooooooi417oo*
dt* ' '

La partie de JVv donnée dans le n°. 17 ,

aaIv.dP i,a'v.ddP'
[a'".P
iv J l
(wiv—2?ilv).dt (<jnv—anlr)*.dt* ,

V.Sin.f 57i'I-27i'rI+ <iV-2ilr)


r dP' 2 a".ddP 1 ddP'i ° ' y

1 a,Y. 1 V4--«s.a,v. \
G mv. nTT X 'd* (5 3 J
(îny-2n™)*' ( 2 a". dP 3 alv.ddP "j
(3 7iv—2nlv).dt (<r.57lv—.dt*'}• .cos.é<nyt-2ulyi +
—... ......

5êT-25,v )
2 aIV. ddP' t ddPi 1 ' ' 7
} +-t*.a,v. \
(jny-2nly).dt*\ * dt* J
devient ainsi , en la réduisant en nombres ,

(3900",616270—t.o",025982—«\o",000059403Rsin.C577v£—2nlvi-f- 55'—2î'r)
'+ (368",910343 1. l",4619944-«" O",O0O242476) . COS.f 5fP't 27iIV£-4- 5SV — 2i").
La grande inégalité de Jupiter se compose de plusieurs autres par¬
ties : elle renferme encore , par le n° 8 , la fonction
f dP \
»

a" f
J' • COS. ( 5' nvt — 2 77IVI + 5 £v— 22!lyM
— — '—
sIVJ '

2my .n" ' 1 ' "

5 7IV 27lIV I 3 ( dp'. Y . (


a'v. (
1. si n. (<j nyt — 2 77,Yf ■]- 5 £v— 2 s'rJ |

Pour la réduire en nombres , il faut calculer les valeurs de


»

(dM00 \ "v
=> /dMto \
"v
&c-°na trouvé

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128 MECANIQUE CELESTE,
*
/<2AfC°)\
*T
\d^~ ) = ~ 26'4639" • m' ;
'

»
}dM co\
61>7ï870-m*;
>
f dMco\

aY
\~d^~)== 13,14696.1»'j
"V-(^-)=- 6,75963.m-
»
/dM^\
a"
\^^J= 4,i3i73-^-
On a conclu de ces
,
valeurs, celles de aT .
^~y~^ "v • » ^c-
qui sont nécessaires dairs la théorie de Saturne , au moyen de
l'équation générale,
/ûtMCO\ /rfMCO\

On a trouvé ensuite pour 1750,


1
/ \
a" f—
s>. mT. nw
'
.

J COS .(<jnvt 27iIvt+5sT—2£it^


5 nv—2/iIV ) 3 fdP' \ .

/—alv [ -— .sm. (*nvt — 2 7i'rf+ 5et— 2s")


.
f \da'y J
= —
53'',17550i«sin. (jn"t — 2tt"f+ 5»r— 2E'v7
+ 16", 5 43 260 .COS. ( 57 lyt 2 754" 2 £,vj i
et pour 1950, on a trouvé cette fonction égale à

5i",g65436.3m. (<;n*t — 27i,v«4- 5sv— 2ê'rj


+ 1 g",906909, cos. (57i"t •— 2 7i,v«+ 5s7 — 2 e'vJ ;

d'où l'on a conclu la valeur de cette fonction pour un temps quel¬


conque t, égale à

f5 3"jI75 5°1f.o",0060503;.sin. (<jnrt — 2n'"t + 5«*— 2s'v;



+ î.o",0168182,). cos. (jvyt — 2 nlvt -f- 5 -v— 2 t'y).
( 16", 5 43 260 +
La grande inégalité de Jupiter renferme encore par le n". 8,
le terme
e».H .

. Sm.
(57ft 2 77"i + 5 e-' 2i" -sr" -y- Pl) }

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. 129
ce terme , en 1750, étoit égal à
2",53 1758.sin. (jnvt — 2n"t+ 5sv— ta")

5",672724.cos. (yi"t — 2 7t'vi+ je"— 2i") ;


et en
1950 , il sera égal .à
2",!65507.sin. (jift — 2 7i'vi+ 5£v— 2i")
5 ",68 1970 . COS. ( 5 n"t 27l,vz + 5 £v 2 i") ;
d'où l'on a conclu pour un temps quelconque t, ce terme égal à,

(A", 531758 — t. o",ooi83 10). sin. ( 5 nyt — 27ixvt+ <jsv— 2î")


C5",672724 + f.o",000046o^.COS. ( 5 7iv£ 27l,vf-P 5£v 2£'vj.
Pour déterminer la partie de la grande inégalité de Jupiter, dé¬
pendante des produits de cinq dimensions des excentricités et des
inclinaisons des orbites, on a déterminé parle n°. 8, les valeurs de
N^~>, &c. pour les deux époques de 1750 et de 1950 ; et
,

l'on a trouvé,

En lySo. En ig5o.
a'.NW= —
0,00000135044 ; a'.iVW: : —
0,00000129983 ;
a*.iV') = —
0,00000789719 5 a". V1) :
0,00000754771}
a'.N^ =
0,0000198552 ; a'.N^- :
0,00001Q6012 }
av.jV = —
0,0000175127 ; a'AW: : —
0,0000I724l5 }
av.Ar(,^= 0,0000066540 ;
:
0,0000066551;
a'.N^ = —
0,0000009277 ; av.iV5) : : —
0,0000009408 }
ay.N^= 0,0000003618 a".N^-- 0,0000003 562 ;

— ;
av.N(-,^ = — 0,0000003643 ; :
0,0000003460}
a".N^ = 0,0000001720 5 a'.N^ :
0,0000001712;
av.JY(9)= — 0,0000000730. a'.N^ ;
O.OOOOOOO732.

De-là on a conclu l'inégalité correspondante relative à Saturne,


que nous donnerons ci-après , et en la multipliant par le facteur
— m Va^ ^ on a obtenu l'inégalité suivante de Jupiter,
m'-'V a"

(38",692571 —^.0",005418J.sin. (<,nvt — 2 72"/+ 5êv— 21")


—(25",064701 + t.o",oi 5076,). cos. (5Jït— 2 n"t+ js"— 2i").
Enfin on a déterminé par le 11°. 16 la partie sensible de la grande
Mécan. ckl. Tome III. R

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13o MECANIQUE CELESTE,
inégalité de Saturne, dépendante du carré de la force perturba¬
trice, et l'on en a conclu celle de Jupiter, en la multipliant par
mv.

donne pour cette dermere inégalité,


—I——= , ce qui

(<j",066862 — t.o",0144693)-sin» (jrft — 272'Y+5sv—


—(56",9813 39 + £.o",oo4675 5^.cos. Ç^rït — 2rc,v£+ 55"—
Maintenant, si l'on rassemble ces diverses parties de la grande
inégalité de Jupiter, on aura pour sa valeur entière ,
v '
f (3893">73* 960-A0",041650-^.0",000059403).sïr\.(^n"t-'2n"t+ 5ê*-2£,Th
l+f297",734839-/.i"y464g73+f,.o",ooo24248/);cos.f5nT<'—an'V+fe'-ae'VJ
En réduisant ces deux ternies en un seul par la méthode du n°. 17,
on aura

fi + MU • f 39° 5 "jOqBogo-f.o",!

Cette
14476 + /a.o",ooo 113
^5 3830^
inégalité peut avoir besoin de correction , soit à raison
du coefficient y", ou de la masse de Saturne; soit à raison du
diviseur (^ny—2ra,TJ' : une suite nombreuse d'observations lèvera
ces
légères incertitudes. Il faut, comme on l'a vu dans le n°. 17,
appliquer cette grande inégalité au moyen mouvement de Jupiter.
Le carré de la force perturbatrice produit encore, par le n°. 12,

l'inégalité
//' (un". f m'". \/~â") •
sin. (double argument de la grande
8 771' .
t/ O"
inégalité
ce qui donne

4o",86079!. sin. (double argument de la grande inégalité).


Il faut encore
appliquer au moyen mouvement de Jupiter , cette
inégalité à longue période.
L'inégalité
,
(,.-^+4...^),jjk s-m_,0„.;+s,
A 77iv. j/â'
trouvée dans le n°. 13 , donne., en la réduisant en nombres ,

12",422071 .sin. (5n"t— ionyt+ 56"—ioé+

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. 131
On ta encore par le n°. 8, l'inégalité
^.e'r. A.sin. (5rC't— 4n"t + 55"—4£,v + ®r'ï + B).
Cette inégalité réduite en nombres donne ,

3 1 12 5 4g3 . sin. (4rï"t — 5n"l + 4 s,v— 5^+5o°,4oa 5;,


en la réunissant aux deux inégalités
3",387695 .sin. C5n"t— 4n™tJr 5*"—4s"—■&")

8",585382.sin. (5rît — 4nu£+ yd—4s'v—®-v),


que nous avons trouvées précédemment, on aura l'inégalité
Ci 5", 5 12932 .sin. (4n"t—yzvt + ii™—52*4- 64°,45 5 5 A
3
On a vu dans le n°. 5, que
l'expression de d^v" renferme une
inégalité séculaire dépendante de l'équation
d.<JVV m ■ n" » a
f * /d.ÀM\ 3 SddA<-°ï\ 4
dt 8

m". n"1 2
" r 2 /ddw\
»
a
3 /ddAW\ 4 /^4C°)\1
{«.- •(ïr)+4.«e •(Z5-)+' -fer)}
,

a- +n.

m'.n'' , , f . 2 /c/.4C0\ 3 /rf^CON 4


.fA'7iv+ .( )+ 1 5.a'" .) + 4a" .
s l \da" j 5 \dav2 y Vtfa"
d'où l'on a! conclu ,

——73",90i6.elv —85", 7873.6' + i32",498g.e,T.eT.cos.f^v—®-"j.


On peut, dans le second membre de cette équation négliger la
,

partie constante qui se confond avec le moyen mouvement de


Jupiter, et alors on a,
d.S~v™ de'y „ .. de"
—^— = —73 >9016.85 ,7873 .£.2eT.—
f/ dey delS'\ (diry— d-srxy) .

•+-13 2", 4989.^1 e" ■-~).cos.('zrr—zr'y )-e" e\ — .s în.fV-w'V


En substituant pour
1 — -, , — , leurs valeurs données par
dt dt dt dt
ce qui précède , et intégrant, 0n a

JV,V = — t*. u",00000200 66.


Celle inégalité est insensible dans l'intervalle de mille ou douze
R 2

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132 MECANIQUE CELESTE,
cents ans, et même par rapport aux observations les plus anciennes
qui nous soient
parvenues ; on peut donc la négliger.
Il nous reste à considérer le rayon vecteur de Jupiter. On a vu
dans le n°. 8 , que les termes dépendans du cube des excentricités,

ajoutent «à son expression la quantité


a" e".II.cos. (jrft— 2tz'7+5£*—2e"—


+ a" ev. H. cos. (4n"t— 5 ?ït +4s"— 5 s" — w"—^4)

En réduisant celte fonction en nombres, on trouve

jyw1 + uM_ f—0,0003042733 .cos.f5nvi-2n"i+5s' -2£"-i3°,4966;l


I. + 0,000100186o.cos.('4ra'vf-5rav^4-4s,v-5sv+5o°,3 îoS^j
La dernière de ces inégalités réunie à celles-ci,
(1 + h") •
|
donne la suivante ,

«fV= ( 1 ++'+0,0000983161 (kn"t—5+f+4s"—5s'—I5°,g874j.


-cos.
Le demi-grand axe a" dont on doit faire usage pour calculer la partie

elliptique du rayon vecteur, doit, par le n°. 20 , être augmenté


de la quantité | o". m" ; en la réunissant à la valeur de a" du n°. 21,
on trouve
a" = 5,20279108.

_____ " • t • l/UD' \

m". 5/ a,v+m'. \/~cty l 1


>

et a la valeur de —, la quantité
dt

IUIl.sin. fn —fl'Q + j,. —.cos. fn —0'q|.


(m". \/a,v+mv.
"+m". U * J

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. 133

S'y et Jn étant déterminés par le n°. cité. La première de ces fonc¬


tions , réduite en nombres , est égale à

0", 000224" ;
d&ir dty *▼
elle doit être ajoutée
' aux valeurs de —— et —^du n°.i ï. La seconde
dt dt

fonction réduite en nombres, est égale à


0",002 504 ;
n n • a - , i i aê'y ^6'lt i
elle dort etre
ajoutée aux valeurs de — et —■ du n . 25 ; on aura
ainsi,
d<p"
i = - o"^X39B;
0",689044 ;
• ^6'y
=
T9 J92929® y

d6

-£.= - 45",254832.
On trouve ensuite , par les formules du n°. 51 du second livre ,
r 1",742154.sin. (nyt+iy~Tiiy) 3I
l + 2",o4g 156. sin. (2 nyt — n™t + 2 £v — s" — n,v^ j [
S~s"~( 1 < +3'',456117 .sin. (in"t — 272Ivtf+3£v — 2£,v — nv'^) ''5
I—0",862291 -sin. f4rît— 3ra,v2+4£v— 3s,v— n,vJ>IL
f—0",830647 . sin. (2 iï"t — tzv#+2£iv—£v—n,vJ 1
n,v dans cette formule, étant la longitude du nœud ascendant de
l'orbite de Saturne sur celle de Jupiter. Enfin, 011 a par le n°. 10,

l'inégalité
«T.s,v = 12", 16 5680. sin. f3 n"'t— 5rcv£+ 3 e™— 5£v+ 66°,i2ig^.

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'34 MECANIQUE CELESTE,

CHAPITRE XIII.

Théorie de Saturne.

55. L'équation
yvra
<JVV = -.(i —«-).<?

trouvée dans le n°. 33, relativement à Jupiter, devient pour


Saturne,

Si l'on prend pour r" et r", les moyennes distances de la Terre et


de Saturne au Soleil, et si l'on suppose " = ±1", on aura
<T/,V= q= 0,000l4 1 326.
On peut ainsi négliger les inégalités de S r- au-dessous de =j=o,oooi4i.
Nous négligerons les inégalités du mouvement de Saturne en lon¬

gitude et en latitude , au-dessous d'un quart de seconde.

Inégalités de Saturne indépendantes des excentricités.

9",742 382 .sin. (n"t — n"i+t"— r)


sin. 2 . (n's't — n't-M"— «Q
—97 ",202867.
—20",265220.sin. 3 •(n"t — rtt + i™— «Q
6",067124. sin. 4 .(nTt — nyt+i"— C )

2",i 5 x 379.sin. 5 . (n"t — rft+i,v—


|— o",83 5768.sin. 6.(n"t — nyl + £,v—


I— o",3 58923 .sin. 7. (n"'t — nyt-{- £,v— t")
o",173227.sin. 8,(n"t— «7-M'*—r)
-

o",105239.sin. 9.(n"t — n"t + t"—tvJJ


s—•

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. 3
3 5
28 ",544o4o.sin. (n"t— nst-\-z"—z")
-44",60 16*70 . sin. 2 .(réxt — nyt + s"— z")
4",4o4816. sin. 3 .(n"'t — nyt-ht"— zy)
-

0"» 972099. sin. 4. (ny,t— n"t + s"—z")


+ri+^v,;-<
o",279908 .sin. 5 . (ny't — nyt + z"— zv) <'

o",146432.sin. 6. (ny't— nyt + zy'— c)


o", 03 2980. sin. 7 .(nyit — nyt-\-zyt— z-)
■—

^— o",oï 2166. sin. 8 .(n"t — nyt+ zyl— *y)

0,0039077763
0,008133 8400. cos. (n"t — nyt + z'y — ty)
+ 0,00x38383 30.cos. 2.(n"t — nyt+z" — zy)
+ 0,000 3 20067 3 . cos. 3 . Cn ^ "P8 v — s ^

Jr= rj + rrJ) . J\ ++0,00003


0,000099263 2 . COS. 4 .(n"t — 11"l + C — Zy )
5 5919.cos. 3 .(n'yt— Tiytz" — Z-)
4- 0,0000135999. cos. 6. (n"t — n"t + s" — sv)
+ . (n"t — nyt + z" — zy)
0,00000 55135. cos. 7
+ 0,000002163 1. cos. 8. (nwt— nyt + z" — zy)
,+ 0,0000006436. cos. 9. (rvyt — 7Î t + z" — zy)

'—0,0000137622
0,0001491217 .cos. (nyt — nyH + zy— zyl)
+

|—0,0003949916. cos. 2 .(nyt — 7iyit+zy— zy')f


+ (A + /UV9,<\—0,0000480303 .cos. 3 .(rct— nyH-\-zy— z"'p
I—0,0000118201. cos. 4 .(nyt — nyH +zy — zy')\
/—0,0000036280. cos. 5 .(nyt — ri"t+zy— s1",)'
-0,0000012501. cos. 6. C nyt — nyit + zy— tyl),

Inégalités dépendantes de la première puissance des excentricités.

On égard, comme on l'a fait dans le n°. 33, relativement à


a eu

Jupiter, aux variations séculaires des coëfficiens des inégalités qui


surpassent cent secondes , et l'on a trouvé ,

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. ,37

+ (i+pc"). f~'°>000375°767-COS- (irrt— 2727+3»"-—vj)


l+ 0,0005605490.cos. (3ny't— 2/zyf+3 «™_ ar—.«;j-

Inégalités dépendantes des carrés et des produits des excentricités


et des inclinaisons des orbites.

—(169 ,283424 — t.o ,001117;.sm.j5 ,0 5 f


l + 94 ,0139—<.106 ,63531

!/■ c n o / / . . h»'*—n"t+3é—e" D
+ 88",o4 ï398. sin. ( n"t — n"t + e"+9 3 °,6429;
^ r.a„ . n , , , • f2nlvt—4/2v£+2s" — 4sv ")[
-(,066 ,920900—i.o ,04774,J.»m.
|+6j%4250 + t., s=.j77jj
—9",061090.sin. (57iyt — 372^4- 5ev— 3e"— 63°,5025,)
+ /1+rtf 5",936888.sin. ^372^— 372vf+ 3«"— 3 e"—75%4T76^^
l + 95"j7573'i/±-sin.C372^—72^+36"—e'—93°,°779; ]'
En réunissant les inégalités dépendantes de n"t — nvt , et de
372v£— 372v'« , avec celles qui sont indépendantes des excentricités,
on a
pour leurs sommes ,

( 1 + péY) ■ 89",404702 .sin.(wt—i?t+t"~— £*+ 86°,7262)


—f14- g"). 3",9x448i .sin. (3Jiy't—37zvf + 3 s"—3 «v+7 6°,0577^.
On a ensuite,
(—o,oox 17x0803 .cos. (3 n"t— 72^+34"— sIV— 100°,23 3°,)
Sé-(i+ur).<
)—0,0003621901 .cos. (n"t — TiV + s"— £v + g2°,7 139^)
)'-(-{0,0131090624—l.
f /•1 / f272,v/ 4t2v/ -f- 2S,V 4êv) C
0,0000003 3 70} .cos. -! „11
5 Jy s

i+62 ,2324+^.131 ,36j]


, „

- '

L'inégalité du rayon vecteur, dépendante de n"t—ri"t, réunie à


son
analogue indépendante des excentricités, donne
( 1 + y.,y) . 0,00810900 3 5 .cos. (n"t—n^t+e"—t"—4°,3997 ).

372'—2 72,v étanttrès-petit 5 l'inégalité dépendante de 2 n'vt—4""^,


a été calculée parles formules (i?) et (C) du n°. 1. 371"—72" étant
fort petit; l'inégalité dépendante de 3/2vf — n"t, a été calculée par
les formules 4) et (D) du même n°. Elle doit, pour plus d'exacti¬
tude, être appliquée au moyen mouvement de Saturne, à cause
de la longueur de sa période.
Mécan. cél. I orne 111. S

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MECANIQUE CELESTE,

Inégalités dépendantes des cubes et des produits de trois et de cinq


dimensions, des excentricités et des inclinaisons des orbites , et
du carré de la force perturbatrice.

La partie la plus considérable de la grande inégalité de Saturne,


est celle qui a pour diviseur (jn*— 2n"J', et qui dépend de P et
de P'. Elle a été conclue de la grande inégalité de Jupiter, en nuil-
i ^ m,T • n>a ,

tipliant cette dernière partie par le facteur — -, conl'ormé-


6 mT. n"x
ment au n°. 8 ; ce qui donne pour cette partie de l'inégalité de
Saturne ,

{9129", 190020—t.o",0608061—t". o",00013903}. sin.f ^n"t-in"t-{-


{ 863",4i 5400—t. 3",4217230 + ^.0",00056750}.cos.f yi"t-2Ji"t-\- 5s"-2eiQ.
La grande inégalité de Saturne se compose de plusieurs autres par¬
ties : elle renferme
parle n°. 8 la fonction
1 * l'(lP\ s si
l1 a" . —- .cos. (5n"t—2/z"/+5st—21")|
2. m". n* \da- ) ' I
<>nr— zn"' ) a /dP'\ ('
/—a" (

)
y7 •cos- ( — 2 ï'v— 2ï'Q\
En réduisant cette fonction en nombres, on a trouvé pour 1750,

160",922811 .sin. (5tft— 2n"t+ 5 e*— 2érJ


34",800640. cos. (^nyt—2n'vt+ 5 eT— 2 z'i) ;


et pour 1950,
158",002590.sin. C57zvf — 2n"t+ 5«'—2tn)

46",24o842.cos. (jn"t— 27z,v/+5e"—zé") ■


d'où l'on tire la valeur de cette fonction pour un temps quelcon¬
que t, égale à
{ 160",922811 — £.o",oi46oi 1} .sin. (jn"t—2nnt+ 5 e"—2e*Q

{ 34",8oo64o + £.0^,0572010 } .cos. f5n"t — 27î,v/+5êt—zé1).


La grande inégalité de Saturne renferme encore par le n°. 8, le
terme
y
jfjf'


sin. (5n"t — 2»'7 + •)*"— 2e"—
2

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. r39

Ce terme , en 1750, étoit égal à


23 *,315711.sin.f 5 ît't— 2 tziv£+ 5 e*— 21")
•+■ 16",4^3 7 3 4. cos. ( jn't— 2n"t+ 5e*.— 2s,vJ 5
et en 1950 , il sera égal à
23",800290.sin. C5n"t— 2 55"— 2tn)
14//,8g4 510. cos. ( 5 n"t — 211 'yt + 5sv— 21") ;
+

ce qui
donne pour le temps t, l'inégalité
{23",3 15711 + t.o",002423 } .sin. (57z"t — 2 n"'t+ je"'—2 iv)
+ {'16",423734—t.o", 007646} .cos. C5 rit—2 n"t+ 54"—

La partie de la grande inégalité de Saturne, dépendante des pro¬


duits de cinq dimensions des excentricités et des inclinaisons des
orbites est, par les nos 8 et 18
, ,

( f 2S'.rfP, dP"1 . A
a
\ <2'.P'h ).sm.(virt-2n"t+<i^-2i")f
(sn"-z nlyJa') f 2a". dP ' dP 1 1
-! a\Pt— -— —+ £.aT. —-[.cos.f <nTt-2n"t+ 5sy-2ê"n
Il (jn"-un").dt dtj }
endésignant par P, et P/ les coëfficiens de sin.f5rPt-nn'H + ^'■'-2'.")
et cos.(f57i't—272,vi+5êv—2s"), du développement de P, et dé-
de

pendans des produits de cinq dimensions des excentricités et des


inclinaisons. On a trouvé pour 1750,

ad.P, — — 0,000006837(2 3

av.P/ = — 0,0000100087;
et pour 1950,
a-.P, = — 0,0000077132; . •
cC P!•
= — o,ooooo9694o ;
par conséquent,
5= —
0,0000000043780;
dP'

a"--jr = 0,000000001573.5;
ce qui donne pour la fonction précédente réduite en nombres,
(89",95^440—£.0",012596} .sin. (5n"t—27£,r£+5êv—se")

{ 58",270353 + £.o",o3 5048 } .cos. (5»VJ— 2«,v£+ 55"— 2t").


+

Enfin, on a déterminé par le n°. 16, la partie sensible de la grande


S 2

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Mo MECANIQUE CELESTE,
inégalité de Saturne, dépendante du carré de la force perturba¬
trice, et l'on a trouvé pour cette partie, en 1750,

11",779433 .sin. (5wt — -2ii"t+ 5s*— 24'Q


+ 132",470121 .cos.C 5""' — 2b"ï+ y— 2t") ;
et en
1950,

",051766.sin. (5«"« — 2»'vt + 5«'— 2t'Q


5
134",644093 .cos. (57rr— 27t,vf+ 5«*— 2s'Q ;
+

ce
qui donne pour le temps t, cette partie égale à
{ 11",779433 «.o",0336383} .sin. M/lV 27i"t+5«"—2e'Q ,
+ { 132',470121 -+• t.o",0108698} .cos. (57et—2n'"t+ y"— 2t").
Maintenant, si l'on rassemble ces diverses parties de la grande
inégalité de Saturne , on aura pour sa valeur entière que l'on doit
appliquer au moyen mouvement de cette planète ,

I +
f
{go46", 683471-2.0", og48628-ï".o",oooi3903}.sin.('57tvt-277"'t-f-,5s''-2i,Q'l
' '

( + { 689",03 i83o-f.3//,4o27934+«\o",00036750}.cos.C57tvr-277,,<4-^s,-2s,*>))
En réduisant ces deux termes en un seul par la méthode du n°. 17,
on aura

-ri+^,';.{9072//,888420-^0^2624193+f*.o>o02
59So}.sin.|^"22^,^^
Le carré de la force perturbatrice produit encore par le n°. 12, l'iné¬
galité
ÏF" (27n,Vfl,+ 577i"'.l/«"'; . . ,

—.

8
— .sin. (double argument de la grande îne-
77llv .
3/ CL "
galité ) ;
ce
qui donné
fgi", 719002 — f.o",oo532o^).sin. (double argument delà grande
inégalité).
Il faut encore
appliquer celte inégalité, au moyen mouvement de
Saturne.

L'inégalité

j1 ■ ^ m" .

\fa"
^~a ^. H'. K'. sin.r4n,v t—eprf + 4»"—9^—

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. ,4,
trouvée dans le n°. î 3 , devient, en la réduisant en nombres ,

25", 507770. sin. •(4 n"t — gm#+4e'v— 9 sv— 67^3 508^.


On a encore par le m". 8 , l'inégalité
4.K! .sin. (3rrl — 5.n"/+ 3sT— 2s,v + ir*+ £').
Cette inégalité , réduite en nombres , étoit en 1750, égale à
j45",417i°1 .sin. ( 2 n"t— ^rCt + 2s" — 3Ê"+164°,5950x).
En 1950 , elle sera

142",923362.sin. (2n"t— 3«'t -+■ 2s" — 3eY+ i66°,3197) 5


sa valeur pour un temps quelconque t, est donc

,
z „ , . „ ,,,0 , • —r.,3raTi+2t"—3£tt
éi45,417101—t.o ,oi2'±b87^).sin.l 1 . 3 1.
l+ i64°,59504-2.86',23 j
En réunissant cette inégalité, à celles-ci ,

{1 °5",992675 — 2.0",005914}. sin. (in't — 2n"t + 3s*— 2e"—v)


54",488162.sin. 63n"t— 2«"2 + 3£v— 2 i"— <&"),


que nous avons trouvées précédemment -, 011 aura pour leur
somme, l'inégalité
s ne » 1 • \zn"t — 3nrt+2ix—y 1
°,o>î,S5J-«n-( + l6%4îOÎ_t.76.;i6j'
*

-f7î",8i7s.o»-i.

On a vu dans le n°. 5 , que le moyen mouvement de Saturne est


assujetti à une équation séculaire correspondante à celle que nous
avons trouvée dans le n°. 33 , Jupiter
pour , égale à

2". o",0000020066.

L'équation séculaire de Saturne est ainsi , par le 11°. 5, égale à


77i,r. a'" „ „r
=1 -t -o ,0000020066 ;
mv. 3/ a"
et par conséquent égale à
f. o",000004665.
Cetteinégalité peut être négligée sans erreur sensible.
Il reste à considérer le rayon vecteur de Saturne. On a vu
nous

dans le n°. 8 que les termes dépendons du cube des excentricités,


,

ajoutent à l'expression du rayon vecteur de Saturne, la quantité

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! i 2
MECANIQUE CELESTE,
ey. Il '.
av.
( 5 nyt— 2«'v—-+—-<4 ')
2 n"t+ 5«v—

cos.

+ av.ev .//'.cos. (}nyt—an'yt+ 3«v— 2ér + ™v + )


.m,v.»T.a*a
10
f jP.sin. (jnyt—2ra,vf+5sv «1VI
5^—22e'V|
5nv—2 n" "'l + i5' .cos.( jnyt— 2tî"7 + 5«t—at";i*

Celte fonction réduite en nombres , donne


jyr= Ci +M"). [ °'°°351994î6ï•cos* f5^ 2«'Vf+ 524lT + 14'Al82J^
l—0,0008553506 .cos.(an"t—3«vf4-2«,v — 3«"+ 3 9°,7988^J
En réunissant la dernière de deux
inégalités à celles-ci, que
ces

nous avons trouvées précédemment dépendantes des simples


,

excentricités,
,rr
J
j 0,0011594872.cos. (\nyt — 27i,Ti+ 3«'—2€,v—
I 0,0006217670 . COS. C3 7IT£ 271lv#+3«v 2£,v—-zr'Vj
011 a

Jr = —f1 +/*'V.°,0013806201 .cos. (2/2,vf-3«vf+ 2«IV-3«v-25°,9i30^.


Le demi-grand axe a" dont on doit faire usage pour calculer la par¬
tie elliptique du rayon vecteur , doit par le n°. 20, être augmentée
de la quantité j.a' .m" : en la réunissant à la valeur de à" du n°. 21,
on trouve
a" =
9,53881757.

Inégalités du mouvement de Saturne en latitude.

7)6. Les formules du n°. 51 du second livre, donnent


5",516537 .sin. (n"t + i"—w)
-o",772161 .sin. (2 n"t — raT£+2«,v— «'— nV
)—o",259092 .sin.
fsy=(i+n"). i
(}n"t — 2 nyt + 31"— 2«y—
+ 9",702232.sin. (2 n"t — 7Z,vf + 2êv— eIV— Tly)
|—1 ',613780.sin. (3 nyt — 2 nirt + 3 «*— 2 «"—n^l
[—o",256736.sin. (4 nyt — 3 n"t + 4«v — 3s,v— ir_)J
f o",261948.sin. (ny't+ty'— nvV 1
+ fi +P1")- { +0 ,377170 - sin. (any't—7iyl+ 2 s"— s'— nvV j-
[ + 2",046267. sin. (3 ny't— '2n"t+ 3 e" — 2«v— n>v)
nv étant lu longitude du nœud de l'orbite de Jupiter sur celle de

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. 1(3
Saturne, et n« étant la longitude du nœud de l'orbite d'Uranur, sur
celle de Saturne. Enfin on a par le n°. 10, l'inégalité
,

JV' = —
28",282713 . sin. (2n"t-— knyt-\- 2s"— 4ev+ 66°, 12 j q).
Il résulte du n°. i4 , que les termes dépendans du carré de la force
perturbatrice , ajoutent à la valeur de , la quantité

m". y a+ mv. y ay l *
f 4.cos. fn_ 8-J- —f
.sin. (a-
■>
dû'
et a la valeur de —, la quantité

1n". I/a" (A . y.ttll "j


= =| —.sin.fn — 0VJ 4- y .cos. (Ti — 6'J J;
771". v/ûlv + mT. V/aTl * f J

«f> et «tri étant déterminés par le n°. cité. La première de ces fonc¬
tions, réduite en nombres, est égale à
o",ooo474 ;
, dtp *
elle doit être ajoutée
' aux valeurs de —— et de —- du n°. 23, La se-
dt dt •

conde fonction réduite en nombres, est égale à


—•

o",005780 ;
(lôy ^ r
elle doit être ajoutée
' aux valeurs de — et de -A du n". 23. On aura
dt dt '
ainsi,
dér

=
O',308315;
dé '
=
0^78816 J
~
~

dôv

~dt ~~ ~ 2 7°, 799^9° 5


dt '

1T = — 58",7758^°"

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MECANIQUE CELESTE,

CHAPITRE X I Y.

Théorie d'Uranus.

3y. L'ÉEQUATION
<Trv =— T—-(l — a?).£V-'
trouvée dans le n°. 3 5 , relativement à Saturne, devient pour
Uranus,
JV" = —
'-y-. ( 1—
Si l'on prend pour r" et r", les moyennes distances de la Terre et
d'Uranus au Soleil, et si l'on suppose £Uy' — ±1"; on aura
JV' = =p 0,00057648 ;
on
peut ainsi négliger les inégalités de JV" au-dessous de =fo,00057.
Nous négligerons les inégalités du mouvement d'Uranus en longi¬
tude et en latitude, au-dessous d'un quart de seconde.

Inégalités d'Uranus , indépendantes des excentricités.

-
- —
v» irw\—
il61 ",4 38440» sin. (n'"t—n"t+t"— c) )\

o",5875 50.sin. z.(n"t—nv,f-f e'v—iyt


o",o8o3 19. sin. 3 . (n'"t — ny't + i"—ty')
I— o",oi 1090.sin. 4-fn"t—ny't + éy—é'ji
l— o",002371 .sin. 3 .(n"t—ri"t+éy—
6 5",961045 • sin. fn"t — ny't-\- ty— é')

-13",027691 .sin. 2 ,(n"t— n"t-\- s"—*")


2",660850.sin. 3 . (nyt— ny't+ é— t")


°",7543 5°*sin. 4» (n"t — ny,t-\-iy— t")


o",247564.sin. 5.(nyl— n"t + é—iyi)


o",089294.sin. 6.(nyt— ny't 4 sv—t"')


°">°3 3 73 1 • si"» 7 (nyt — ny't+\y— t")



o",012 801. sin. 8. (nyt — iï'1 + é—e")


cT/"v— Cl + /x,y),

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SECONDÉ PARTIE. LIVRE VI. ;
rtf.
M

(0,0063473160
+
+ o,oo48cj t 470<o ■ cO.Cf/2'^ — nv't + t"—é") f
0,0000236184icoss.^2 (n"t — 72v'/ +1"— *■") >
.
"j
?
1+0,000003066g.cos. 3 .(n,Yt—t2ti/ + £iv—s"ji
+ 0,000000 5o44 . cos. 4 • (n"t—nY't-f- év—

i : T
|+o,oo3 5*4=3 39° 1 . cos. Çn-t— n"t+tv— Ç') f
j-(i 4. psj. J 4-o,ooo4o6i68s .cos. 2.(nwt—t2v7 + £t—t"J
J +o,oooo88g42^ - cos. 3 -(nvt— 72™/+£v—ev,^l
I +0,000025 5870. cos. 4. '(nrl — nY't+tv— i" ) I

Inégalités dépendantes de la première puissance des excentricités .

f— 3 ",807443 - sin.Cn^t+i"'-^^1)
JV,_ ^i + „.vjj+
) —11
3 ",887493.sin. (+72I7 — 72T7+2£IT—s"—■&")
",224270. sin. ( 2 nv't — nlvt + 2sVI— sIT— <uYI)
'— 06,685 175 .sin.('a ny't — 72ITf+ 2 £VI— sIv—
—4",328267.sin. (ri"t + s'—-®VIJ
+ o",663i^g.sin. (+v/+sv—)
—o",6783 58.sin.(2nYt — 72"7 + 2£v— £VI—w1)
OUI
. .

+ 2",712230. sin. (2 n"t — nylt+ 2 £T— eVI


(T 3 5 ",961650 t.o",OOO761 ) . sîn. (272"/ 727 + 2
+ (T ++4)•
^ + (462",369642—/. o",o2 563 5 ). sin. (272"/—-72'/+ 2
+ 7",673429.sin. (3 72"'/— 272v/+ 3 £VS—2SV—tisi)
5",069294 . sin. (3 n"t — 2 n-'l + 3 £VI— 2 £v— -srv )

+ 1",304718.sin. (472"t— 3 72v/ + 4£VI— 3 £v—<Bsl)

—o",8697 5 2 . sift. (4 72v'/— 372^/ + 4£VI—3 «v—*o*v^


V+ o",390410. sin. C5 72"/ — 4ti7 + 5 £v'—4ev—

^yl
' __
_ , ' v. ' [ 0,0016092001 .COS. (2 »VI/ Tl7-t-2£vl £v }
1 + 0,0061835858. COS. f272v'/ 72v/ + 2£" £v 3TV^J"

Mécan. cél. Tome III. T

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j46 MECANIQUE. CELESTE,

Inégalités dépendantes d.es carrés et des produits des excentricités


et des inclinaisons des orbites.

1—(■40#",978001—i.o'',0448163^.sin/^" Y]
,
Mv) J) + ,'J/ ' V—98°,13*3—*-53 >Wf.
5",^8844o . sin. C4/zv7—2rc7-t-4e"—2«"—42°, 8685 Q (
(+ 2 5",864G83 . sin. (n"t — n"t-\- e"— eT, + g8°,3ï7i^
N ■— • • •
j

_
—_ ' V . K ■ '

La dernière de inégalités, rénnie à sa correspondante qui est


ces

indépendante des excentricités, donne la suivante :


C1 +^Ty)* 71",470002. sim ( nyt — rft + i"— év,+ 23°,5385J.
«A» vinc??. - n yrçutmq s A v.i V,)\'acwul<V.V-
On a ensuite,
JV"=—( 1 + fé") . 0,0.007 5 5 3 8 io. cos. (i nv' t^-n"t + 3 sv'—sT + 83°, 3463 +
yu . t ' '7 •
% * '

Inégalité dépendante—des cubes et des produits de trois dimen¬


sions des excentricités et des inclinaisons des orbites.

<V*== —
+/^Q.2",97.7432.sin Cvf7—272.7+ 5eT*—2£v—7ǰ,991'^).

Inégalités du mouvement d'Uranus en latitude.


.. <«< . . '• ' • i- :+ : - !
,)8. Les formules du n°. 51 du second livre, donnent
Jv = fi +f,ïJ. i//,9703 50v&in. (n"t+î,v-—n'Q j
+ /-I"+^;.(( ^">826360.sin. C^t+e'—nQ
'

1.
+9",015592.sin. C27ivv—7i7 -h 2£"—£v — nv^)j'
n,v étant ici la
longitude du nœud ascendant de l'orbite de Jupiter
sur celle d'Uranus
èt riv étant la longitude du noeud ascendant de
,

l'orbite de Saturne sur celle d'Uranus.

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. i47
.
3fi . 'il v n •! - ■ . r»L < rr> t : o!> ttoil*.
« ' " 1 : -
'■ 1 ' ..■■■' •

C II A PITRE X Y.
pî I ;."•)?!• i 'J : : !H) . ;. i Ii • 1 i. i 141 !
.
y. >A

De quelques équations de condition qui existent entre les


inégalités planétaires j et qui peuvent servir à les vérifier.
.°ii ut uxq àu'tob BivWxit) IjÇrjfco oî lo

3c). Les inégalités à longues périodes, produites par les pertur¬


bations réciproques de deux planètes m el m, sont à-peu-près, par
le n°. 65 du second livre , dans le rapport de m'fà' à —mfâ ;
en sorte
que pour avoir les perturbations do ce genre, correspon¬
dantes dans le mouvement de m, à celles du mouvement de m,
. . m.
il suffit de multiplier celles-ci par — Ce résultat est d'au¬
tantplus exact, qu'en vertu du rapport qui existe, entre les moyens
mouveraens des deux planètes , la période de ces inégalités est plus
grande par rapport aux durées de leurs révolutions. Nous allons,
au moyen do ce théorème,
vérifier plusieurs des inégalités précé¬
dentes.
L'action de la Terre sur Vénus
produit par le n°. 28, dans le
mouvement de Vénus , les deux inégalités dont la période est d'en¬
viron quatre années,

4",782561 .sin. f 3 n"t — 2 rit-\- 3 s"— 2 i — &')


+ i4",710902 . sin. (3 n"t — 2 n!t-*r 3 t — 2 % —Sx"),
m'. Y?
En les multipliant par — „ , on a pour les inégalités corres¬

pondantes de la terre
3",4gg<; .sin. (}ri't — 2 — a/— «'J

—10",7644. sin. Cln"t — 2n't~*r 3s"— 2 % —&").


Le calcul direct a donné par
inégalités le n°, 29, pour ces ,

3 ",661696. sin. ( 3 n"t — 2 n't + 3i" — 22' — -sr')


11
",318247 sin. (3n't — 2 n't+ 3e"— 2/— &")•

ce
qui diffère peu des inégalités précédentes.
T 2

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148 MECANIQUE CELESTE,
L'action de la Terre Vénus
produit encoi'e par le n°. 28,
sur

l'inégalité suivante dont la période est d'environ huit ans ,


4",6i5i72.sin. (jri't — 3nt-\- y"— 3/+ 230,1302^).


m' V'n'
En la multipliant par rry^-^r ■> 0,1 a pour l'inégalité corres¬
pondante de la Terre,
m
3",399002.sin. (jri't— 3ra'/-f- y"— y' + 23",23029 ;
et le calcul dir ect a donné par le n°. 59,

3">473997-sin-f5rc"*— 3»'«+ 5*"— 3''+a3°>3759>


Mars éprouve, par l'action de Vénus, comme on l'a vu dans le
n". 32, l'inégalité à longue période ,

21", 195121. sin.f 3 ri"t—-rit-1*3»"'—d + 720,70839.


: n 1 > ■m'" Va!"
En la multipliant par ^ > on a

6", 414*4 - sin. C3 ri"t — 3«'"— «'+ 7 20,708 3^.


Le calcul direct donne par le il0. 28 ,
6",'202706.sin. (3n"t — n't+ y."'—- e' + 73°,2°639 ;
ce qui
diffère peu de l'inégalité précédente.
Mars éprouve par le n°. 32, de la part de la Terre , les deux iné¬

galités suivantes , dont la période est d'environ seize ans ,


3 i",2 ; 8207 • sin. (2 n!" t — r,"t+ 2 e'" — t"— nr"')

+ 13",811920. sin. (strict — 11' t+ 2 — e"— n").


1TL "
En les multipliant par ' on a Pour ^es inégalités cor¬

respondantes de la terre,
6",8807 • sin. (v.n"'t — n"t+ 2 e'" — e"— ■*"')
3",4851. sin. (2 ri"t— n"t-\r 21" — e" — v").

Le calcul direct donne par le n", 29 ,

6",597711 - sin. (2ri'^L — n"l+ 2 e'"— s"— )


3",381490.sin. (2n"t— n"t-\-a«'" — t" — n") •


ce
qui diffère peu des précéden tes.
Mars éprouvé encore de la part de.la Terre, par le n°.
, 32,
l'inégalité à longue période ,

I3">49o44i-sin. n"t + i t"'—2t"-fi73",35i89.


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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. iAJ
m
.vH"
En la multipliant par m" ? 011 a pour 1 inégalité correspon¬
dante de la Terre,
2",9734.sin. (4 ri"t — 2 n"t+ 4e'"— 2 3 5 18^ ;
r

.
ce qui diffère peu de l'inégalité
3",067702.sin. f4ri"t — 2/2*7 + 4 e'7'— 2 £" + 75°,3506.,)
trouvée dans le n°. 29.
Les deux
grandes inégalités de Jupiter et de Saturne, sont encore
à-peu-près l'une à l'autre, dans le rapport de —m". \zrâ", à m". y/a",
comme il est facile de s'en convaincre.
Enfin Uranus éprouve de la part de Saturne, par le n°. 37,
l'inégalité à longue période,
4o8",978001. sin. (ir^'C -— li't-'r 3£V1— £v — 98°, 13 1}).

nf.Va"
E11 la multipliant par
mv ' on a aans mouvement de Sa¬
turne, l'inégalité

99",go°. sin. (inslt — /zv£+ 3ev'—£*— 98°i3i3^);


ce
qui diffère peu de l'inégalité
9 3",3 34222 . sin. (3n"'t— n"t+tx' — *v — 97°513 J 9^
donnée dans le 110. 3 5.

4o. Considérons dans le développement de H, le terme de la


forme
m '.M^e e'. { i. (u t — nt-\-1— i) + s?; / + 2 6 — «■ — <3r'} j
cos.

et supposons que i. (u—n) +1 n soit fort petit par rapport à n et


à n; ce terme produira par le n°. 6g du second livre, dans l'ex-
cenlricité e de l'orbite de la planète m , considérée comme une

ellipse variable, l'inégalité


t r— .JVL^.e . cos.f i.Cnt—nt+ s'—£) + znt-\- 2£—&—+ ):


1.(11 — n) -f- 211 J'
et dans la position ^ du périhélie , l'inégalité
f J» . M, g

.
■; —.m^.~ sill.f i.( nt—nt-\-z—s ) +
. rjnt + 2s—<ar—■®').
l.(n—n).+ an e u . i
Nommons S~e la première de ces inégalités, et J-w, la seconde.

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Mo MECANIQUE CELESTE,
L'expression de v contient le terme se.sin. (nt + i —"a) , et par
conséquent l'inégalité
2. /e.sin. (nt-\-e —nr) — 2 e. . cos. (nt-\-t — nr) ;
ce qui donne dans p l'inégalité
a ni .an
. -.AU').e'.sin. {(i—i).(nt — nt+s'—ij + n't+t—ir'}.
i.(n —n) -(-an '
Il résulte dun°.65 du second livre que dans le cas de i.(n—n) + 2n ,

très-petit, l'expression de R' relative à l'action de m sur m' ren¬


ferme encore à très-peu pi'ès le terme
m IMR'K ce'. cos.
{ i .(n't — ut-\- î— i) + 2 nt + 2 s — ^ —,3r'} ;
puisqu'en n'ayant égard qu'aux deux termes de ce genre dans R
et R', 011 a parle n°. cité à Irès-peu-près, ,

m./ d R + m ./d'R' = o 3

on a donc dans p l'inégalité


f /

2 771. CL 11 _ -
# . »
, . . » « _

t . sin.fi. (n t — —e) + nt-\-i — >&}.


i.(n—n) + 2 11

Ces deux inégalités de i> et de p' sont dans le rapport de ni -e . {/a',


àni.e.\/râ; en sorte que la seconde se conclut de la première, en
m.V^â e
multipliant le coefficient de celle-ci par m- '~r-

5n"—371' étantpeu considérable par rapport à «'et même à n",


on a
danse', en supposant i — 5 , une inégalité dépendante de
l'argument jn"t— 4+ 5s" — 4e' — ir", et dans p", une inégalité
dépendante de l'argument 4?i"c— 3«'t4-4s"—3/—n'. La première
de ces inégalités est, par le n°. 28,

6",779405 .sin. (5n't — 4rc'f-f- 5s"—4s'—n").


m V^a' e' - .

En multipliant son coefficient par m" y^' (F> on a Pour *a lerre?


l'inégalité
2",0310. sin. (bri'.t— 3«'£+4e"— 3e'—nr')
7
5
le calcul direct donne par le n". 29 , l'inégalité
2",229704.sin. (4n"t— 3«'*-p4«"—3e-'—"*') '■>
ce
qui diffère peu de la précédente.

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SECONDE PARTIE, LIVRE V I. 151
Pareillement, 4 n'"—2 n" est assez petit relativement à n" : et
même à ri". E11 supposant 2 — 4 , on a dans v" une inégalité dépen¬
dante de l'argument 4ri"t—372"«+4 s'"—3e"—et dans v"', une
inégalité dépendante de l'argument 37i"'t—2 n"t+ 3d"—as"—La
première de ces inégalités est, par le n°. 2g ,
2",4gio82.sin. (4ri"t— 37i"£+4s'"——ri").

En multipliant son coefficient par ————m . — , on a pour Mars,


m
.y a'" e"
l'inégalité
2",o4 1 5 . sin. (yn'"t — 2 n"t+ 31"'— 2 t"— ri').
Le calcul direct donne par le n°. 32 ,

2",611123 .sin. (3ri't— 2 7;"H* 3s"'— 2i"— ts") ■

la différence est dans les limites de celle que l'on peut supposer,
d'après le rapport de 4n"'—277", à ri", qui est à-peu-près celui de
1 à 4-

,4.1. Il résulte encore du n°. 71 du second livre que si ,

i.(ri—«g 4-2 77 est très-petit par rapport à ri; l'inégalité de m en


latitude, dépendante de (l — i).(n't— ni\-t —t) + n't 4- b, est à
l'inégalité de m', en latitude, dépendante de (i—1 ).(n't—jit+t—«)
-\-nt-\-i, dans le rapport de m . \/~a à — m. \Tci.
En supposant i — 5, on a , par le n". 28 , dans le mouvement de
Vénus en latitude, l'inégalité

o",g64613. sin. ( 3ri't — 4n't 4- 5t"— 4 b— 6').


.
. m'.
En multipliant coefficient
son par —nri~y^a'' ' on a ns mou~
vcmeni de la terre en latitude , l'inégalité
o",705.8.3 5'. sin. (<l rit— yït + 4 «"•— y. — 6').
Le calcul direct donne par le n°. 29 , l'inégalité
o",723oi 2 . sin. (4 ri't— ^n't + 4i"— 3«'— è')$
ce
qui diffère peu de la précédente.
372"—/2V est peu considérable par rapport à 72"; en faisant donc
1=3.,on a dans JV une inégalité dépendante de yis't—2rit + yy'—25",

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152 MECANIQUE CELESTE,
et dans JV, une
inégalité dépendante de 2ri"t— tzv£+ 2&y' — 6V. La
première de ces inégalités est, par le n°. 3G,
2",046267 .sin. (3 rï"t — 2 ri"t+ 3svl— 2 s"— nvQ ,

nv' étant la longitude du nœud ascendant de l'orbite d'Uranus sur


celle de Saturne. En multipliant le coefficient de cette inégalité

par —
T/^r,, on a dans JV' 1 inégalité

8",3772.sin. C2nT't—nyt+2ty, — iy—TV')-}


et par le n°. 38, cette inégalité est

9",01 5 592.sin. (2 ny't— n"t + 2 svl— £v—1I*Q ;


ce
qui diffère peu de la précédente.
41. Il suit du n°. 69 du second livre que 1ri—in étant sup¬ ,

posé très-petit relativement à n et à n', si l'on représente par


tu' .P .sin. (i'n't— inl -J- ïV — U) + m P'. cos.(ïn't— int + i't — ii) .

la partie du développement de R qui dépend de l'angle i'n't—int


+ ïi is ; il en résulte dans $~v l'inégalité

,
2m'.an
\ • (-7- )• cos. (i'n't — int+ z'Y— ie — nt — : + ^)j
) \ de J ^ - f
i'n—in )/—•(/dP'\ . . , . • 1
J. sin. (1 nt — mt+iî — n —nt «+ ® A


cl dans <fV', l'inégalité

2m. an
,, iI (-7—^
\de J
■ cos. (i'n't—inl-xïi'—U — rît—-/ + -3/ )
y
i'n—in ) (dd \ .

1 (
J ■ sin. (1111 — mt-\-11 t — s + ir )

—u—n
Il suit encore du n°. 71 du second livre , que les mêmes termes
de R donnent dans /5 l'inégalité

* " ln
^. cos. (i'n't — int + i! t— U — nt — s + IQi
j—'(^d~^.sin. (i'n't — int + i's'—ii — nt — e-rn.)j
y étant la tangente de l'inclinaison respective des orbites de m et
de m', et n étant la longitude du noeud ascendant de l'orbite de m!
sur celle de m.

Si

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. 153
Si 1 'on augmente l'argument dp l'inégalité dp J'v, de nty-c—»,
et que l'on multiplie son coefficient par e ,* si l'on augmente l'argu¬
ment de l'inégalité de JV, de n't+ s'—V, et que l'on multiplie son
V^a m
coefficient par
y^.e ; enfin si l'on augmente l'argument de l'iné¬
,

galité de As, de nt+e — rr, et si l'on multiplie son coefficient par


2y; la somme de ces trois inégalités sera
•—

or P et P' sont des fonctions homogènes en e, e' et >, de la dimen¬


sion ï— i, ï étant supposé plus grand que i; la fonction précédente
est ainsi égale à
zm'.an.(ï — i) j" P .cos. (ï nt——iQ-)\
ïri—in ' 1.—P'.sin. (i'n't — int + i'i'—ii)]'
Maintenant, on a par le n°. 6g du second livre, dans </V, l'inégalité
3 m'.an* .i ( p. cos. (i'n't—intyi't'—is)\
( i'ri—in)1 ' 1—P' .sin. (i'n't—int-+-i't—ii))'
D'où il suit que si l'on représente par
A. sin. (i'n't — intyi'i—ii — nt— »+ O) •

l'inégalité de <fV, dépendante de l'angle i'n't—int+i'i'—U—nt—t;


si l'on représente par

A', sin. (i'nt — int + i'î— £s — nt— s + O')


l'inégalité de JV', dépendante de l'angle i'n't—int + i'i'—ii-—n'i
enfin, si l'on représente par
Ai".sin. (i'n't — int + i'i— is —nt— 1 + O")

l'inégalité de Ps, dépendante de l'angle i'n't—int+i'i'—U nt -t •

on a

eA.sin. (i'n'tint + i'i— ii —'& + O)


+ e'K!. sin. (i'n't


int+ ït — i « — ■»' + O')

ly.K".sin. (i'n't — int + i'i— ii — n+ O")


a
•(£'—i) ff. (i'n' — in)
rr .

-t— -• .sin.
(1 n t'—'int+i i — it -4- @ ).
3l n t

Mécan. cél. Tome 111. V

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i
<)4 MECANIQUE CELESTE,
H.s'm.(i'n't — int + i'i' — ù + Q) étant l'inégalité de <h> dépendante
de l'angle i'n't—int+ïi'—it.

yi—2n étant fort petit par rapport à n, on a par le n°. 27, dans
«IV, l'inégalité
5",217417.sin. (— 3nt+ 5«'— 3i + 48°,1210).
L'inégalité de Js dépendante de jn't—3«f+ 5e'—34, est insensible.
On a ensuite par le n". 28, dans <Pp', l'inégalité

1 ",029617 .sin. (4an't — 2HÏ + 4 i— 2e —


43°,8980J.
Eniin, on a par le n°. 27, dans S~v, l'inégalité
26",i8446o.sin. (5n't — 2nt+ 51 — 2e — 3 3°,5852^.
Ici i' =
5, et i — 25 on a donc par ce qui précède, l'équation de
condition,

5",217417.6.sin. (<jn't— 2nt+ 5i— 2£ — w-(-480,121o9


m Va'

1 ",029617. e . sin. (5n't — 2nt + 5e'— 2e—n>'—43°,8980.^)
=—
26",i8446o.— — .sin. (5n't—2nt+ 5e'—2£—33°>5852,).

Le premier membre de cette équation donne


i",no3 3 -sin. (57i'i — 2«f+ 5e'— 2 e — 3 i°,62iz).
Le second membre donne

i//,n3 5 .sin. (V1'1 ~ 2nt+ î8'— 28 — 3 30>58j2; -,

la différence est insensible.


On
pourroit vérifier par les théorèmes précédens, plusieurs des
inégalités respectives de Jupiter et de Saturne; mais comme toutes
les inégalités de ces deux planètes ont été vérifiées plusieurs fois et
avec
beaucoup de soin, par divers calculateurs, cette dernière véri¬
fication devient inutile.

43. L'inégalité de m, produite par l'action de m et dépendante


de l'argument n't+t'—«■', est par les nos. 50 et 55 du second livre,
égale à

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI.
L'inégalité de m!, produite par l'action de m, et dépendante de
l'argument nt-t-e sr, est
4 Tl a

—.
(0,1) . e.sin. (nt+t —
n.(ny—n'*) v ' ' v y
Les coëfficiens de ces deux inégalités sont donc dans le rapport de

(o, 1 ). n3 à ( 1,0) . 71'3; or on a par le n°. 5 5 du second livre,


m. \/~a
0,o; =(-0,1;.-,-^-;
en nommant donc Q, le coefficient de la première inégalité, le
coëfficient de la seconde sera

m. a5 e

r 1 s * » * V*
m .a 0 e

Les inégalités de ce genre ont été vérifiées, soit au moyen de cette


équation de condition, soit au moyen de l'expression précédente
de Q. Ainsi l'action de Jupiter produit par le n°. 2g dans la terre,

l'inégalité sensible
7",839149.sin. (n"t~f êIT—viy).

Celte inégalité, par ce qui précède, est

(*>,4). eIT. sin. (njyt.+€y— ™,v).


——
-

niy.(ri —nlva; v v
Or on a
par le n°. a4, (2,4J = 21 ",444oi 5 ; en substituant dans cette
formule cette valeur, et celles de n", 7tIV, et e", données dans le
n°. 2 2, et multipliant le résultat, par l'arc égal au rayon, 011 trouve
7",8397.sin. (niyt + iiy—<*'r).

L'action d'Uranus sur Saturne produit par le n°. 3 5, dans le mou¬


vement de Saturne, l'inégalité

3", 122367.sin. (1 iTIf+eTI—


5
TTC . CL* gT
En multipliant son coëfficient,
1 par
r
m".a"0
—r —,
eyl
on a dans Uranus,
l'inégalité
o",663124. sin. (nyt + ty—vry) ;
et le calcul direct a donné dans le n°. 3 5 ,

o",663 139.sin. (nyt + «T— ^y).

V 2

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i,6 MECANIQUE CELES TE,

CHAPITRE X Y I.

Sur les musses des Planètes et de la Lune.

44. Un des objets les plus importans de la théorie des planètes,


est la détermination de leurs masses. On a vu dans le n°.
l'in¬ 21 ,

certitude qui subsiste encore à cet égard. Le moyen le plus exact


de lever cette incertitude, sera le développement de leurs inégalités
séculaires ; mais en attendant que la suite des siècles ait fait con-
noîlx-e précision ces inégalités, ou peut faire usage des inéga¬
avec

litéspériodiques déterminées par un grand nombre d'observations.


Delambre a discuté sous ce point de vue, les nombreuses observa¬
tions du soleil de Bradley et de Maskeline : il a déterminé par ce

moyen, le maximum des inégalités produites par les actions de


Vénus, de Mars et de la Lune. L'ensemble des observations de
Bradley et de Maskeline, lui a donné le maximum de l'action de
Vénus, plus grand que celui qui correspond à la masse que nous
avons
supposée précédemment à cette planète, dans le rapport de
' ' J à l'unité;
i.o74i ' ce qui
1 donne la masse de Vénus de celle du
356632
Soleil. Les observations de Bradley et de Maskeline, considérées
séparément, donnent à très-peu-près le même résultat qui par con¬
séquent n'est pas susceptible d'une erreur égale au quinzième de sa
valeur.
De-là il suit incontestablement que la diminution séculaire de
l'obliquité de l'écliptique est fort approchante de 154". Pour l'abais¬
ser, comme l'ont fait quelques Astronomes, à 105", il faudroit
diminuer de moitié la masse de Vénus, et cela est évidemment

incompatible avec les observations des inégalités périodiques que


cette planète produit dans le mouvement de la terre. Les bonnes

observations modernes de l'obliquité de l'écliptique sont trop rap¬

prochées , pour déterminer cet élément avec exactitude. Les obser-

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N.

SECONDE PARTIE, LIVRE VI. 157


valions des Arabes paroissent avoir éLé faites avec beaucoup de
soin : ces observateurs
qui n'ont rien changé au système de Ptolé-
inée, se sont attachés spécialement à perfectionner leurs instru¬
irions, et leurs observations qui donnent une diminution séculaire
de l'obliquité de l'écliptique très-peu différente de 1 54". Cette dimi¬
nution résulte encore des observations de Cocheouking faites à la
Chine au moyen d'un grand gnomon, et qui par leur précision me
,

-paroissent mériter beaucoup de confiance.


Delambre a encore déterminé par un grand nombre d'observa¬

tions, le maximum de l'action de Mars sur le mouvement de la


Terre. Il a trouvé que cette action est plus petite que celle qui cor¬

respond à la masse que j'ai supposée à cette planète, dans le rapport


de 0,725 à l'unité; ce qui donne la masse de Mars de celle
du Soleil. Cette valeur est peu moins précise que celle de la
un

masse de Vénus, effet est moindre ; mais les données


parce que son
d'après lesquelles nous avons déterminé la masse de Mars étant
fort hypothétiques, il importoit de connoître l'erreur qui peut en
résulter dans la théorie du soleil ; et comme les observations de

Bradley et de Maskeline, prises, soit ensemble , soit séparément,


concourent à indiquer une diminution dans la masse de Mars, il

faut diminuer les inégalités précédentes qu'elle produit dans le


mouvement de la terre, dans le rapport de 0,725 à l'unité.

Ces changemens dans les masses de Vénus et de Mars , en produi¬


sent de sensibles dans les variations séculaires des élémens de l'orbe
terrestre ; on trouve alors la longitude du périgée égale à
tr" +1.36",443 578 + C.o",0002520005 ;
le coefficient de l'équation du centre de l'orbe terrestre devient
sE—t .0",530224 — t'.o", 0000210174.

Enfin les valeurs dep" et de q" données dans le n°. 30 deviennent


f.o",248589 + ia. 0^,0000713376 ;

1.1",608463 -f-C-o",0000219740 ;
d'où il suit par le même n°. que la diminution séculaire de l'obli¬
quité de l'écliptique est dans ce siècle , égale à 160",85. En partant
de ces nouvelles données, on trouve par les formules du n°. 31 ,

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m8 MECANIQUE CELESTE,
4 = *• i55">5927 + 3Vtoig+42556",2.sin.ft. 155",5927+95°,0733;

73530",8.cos. U.9g",1227; — 17 572",4. sin. (t.43",o44S; ;


=
26°,0776—3676",6 — 18187",6.cos. U-155",5927 + 95°,0733^
+ 5082",7 .cos. (ù.43",o446_) — 28463",6.sin. (L99V227J ;

4' = 1.155",5927 + 3°, 11019— 3°>' ioig.cos. (t.99",1227;


14282",3 .sin. ("f.43",o446J ;


yf' = 26°,0776 — 3676",6. {1 — cos. (+43",o446J)

10330,4.sin. U-99", 1227;.
L'accroissement de l'année tropique, à partir de 1750, est alors
égal à

o1,0000863 54. {1 -— cos. (t. 43",o446^}


o',ooo442198. sin. (t. 99", 1227) ■


d'où il suit qu'au temps d'Hypparque, l'année tropique éloit de
12",6769 plus longue qu'en 1750. L'obliquité de l'écliptique éloit
plus grande alors de 2g48",2. Enfin, le grand axe de l'orbe solaire
a coïncidé avec la
ligne des équinoxes, dans l'année 4o8g avant
noire ère ; il lui a été perpendiculaire en 1248.
J'ai déterminé la niasse de la lune, par les observations des
marées dans le port de Brest. Quoique ces observations laissent

beaucoup à desirer encore 5 cependant elles donnent avec assez de


précision, le rapport de l'action de la lune à celle du soleil sur les
marées de ce port. Mais j'ai observé dans le n°. 18 du quatrième

livre, que les circonstances locales peuvent influer très-sensible¬


ment sur ce rapport, et par conséquent sur la valeur qui en résulte

pour la masse de la lune. J'ai indiqué dans le même livre, divers


moyens pour reconnoître cette influence; mais ils exigent des
observations très-précises des marées, et celles qui ont été faites à
Brest, présentent encore assez d'incertitude, pour craindre une
erreur au moins d'un huitième, sur la valeur de la masse de la

lune. Les observations des marées équinoxiales et solsticiales, sem¬


blent même indiquer dans l'action de la lune sur ces marées, une

augmentation d'un dixième , due aux circonstances locales ; ce qui


diminueroit d'un dixième, la valeur que j'ai assignée à la masse de

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. i59
la lune. Il paroît, en effet, par divers phénomènes astronomiques,
que cette valeur est un peu trop grande.
Le premier de ces phénomènes est l'équation lunaire des tables
,

du soleil. J'ai trouvé dans le n°. 2g du sixième livre pour


le coefficient de cette équation en supposant la parallaxe du solei I,
,

égale à 27",2. Il seroit 26",$714, si la parallaxe du soleil étoit


26",4205 telle que je l'ai conclue de la théorie de la lune, comme on
,

le verra dans le livre suivant. Delambre a déterminé ce coefficient


par la comparaison d'un très-grand nombre d'observations, et il
l'a trouvé égal à 23",i48; ce qui en admettant la seconde de ces#
parallaxes du soleil, que plusieurs Astronomes ont conclue du
dernier passage de Vénus sur le Soleil, donne la masse de la lune,

de celle de la terre.
b9>2
Le second phénomène astronomique est la nutation de l'axe
terrestre. J'ai trouvé dans le n°. 13
du livre V, le coefficient de
l'inégalité de cette nutation, égal à 3 i",o36, en supposant la massé
de la lune, divisée par le cube de sa moyenne distance à la terre,

triple de la masse du soleil, divisée par le cube de la moyenne


distance de la terre au soleil 5 ce qui suppose la masse de la lune ——

de celle de la terre. Maskeline a trouvé par la comparaison de tontes


les observations de Bradley, sur la nutation, le coefficient de cette
inégalité égal à 29",475 ; ce résultat donne la masse de la lune
de celle de la terre.

Enfin, le troisième phénomène astronomique, est la parallaxe


de la lune. Onverra dans le livre suivant, que la constante de l'ex¬

pression de cette parallaxe, en fonction de la longitude vraie de la


lune, est 10580",3, en supposant la masse de la lune —— de celle de
la terre. Burg qui a déterminé cette constante, par un très-grand
nombre d'observations de la lune, l'a trouvée égale 10592",71 5 et
l'on verra par les formules que nous donnerons dans le livre sui¬

vant, que ce résultat correspond à une masse de la lune de


74,2
celle de la terre. Il paroît donc, par l'ensemble de ces trois phéno-

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i Go MECANIQUE CELESTE,
mènes, qu'il faut diminuer un peu la niasse de la lune, qui résulte
des phénomènes des marées observées à Brest, et qu'ainsi l'action
de la lune sur les marées de ce port, est sensiblement augmentée

par les circonstances locales ; car les observations multipliées soit


des hauteurs, soit des intervalles des marées, ne permettent pas de

supposer cette action sensiblement plus petite que le triple de l'ac¬


tion du soleil.

La valeur la plus vraisemblable de la masse de la lune, qui nie

paroît résulter des divers phénomènes est —— de celle de la teri'e.


*
68.5
Eu employant cette valeur, on trouve 23 ",3 70 , pour le coefficient
de l'équation lunaire des tables du soleil, et 10389",! 3 , pour la cons¬
tante de l'expression de la parallaxe
de la lune. On trouve encore
29",779.cos. (longitude du nœud de la lune), pour l'inégalité delà
nutation, et— 3 3",648 .sin. (tang. du nœud C), pour l'inégalité de la
précession des équinoxes. Le rapport de l'action de la lune à celle
du soleil sur la mer est alors égal à 2,366; ainsi les observations des
marées dans le port de Brest, ayant donné 3 pour ce l'apport, il

paroît qu'il est augmenté par les circonstances locales, dans la raison
de 3 <à 2,366. Des observations ultérieures et très-précises fixeront
invariablement ces divers résultats,sur lesquels il ne reste plus que

très-peu d'incertitude.
La de
Jupiter paroît bien déterminée. Celle de Saturne
niasse

présente encore quelque incertitude, et il est bien à desirer qu'on la


tasse disparoître par l'observation des plus grandes élongations dp

ses.deux derniers satellites, déterminées dans deux points opposés


des orbites afin d'avoir égard à l'ellipticité de ces orbites. On
,

pourra encore employer pour cet objet, la grande inégalité de


Jupiter, lorsque les moyens mouvemens de Jupiter et de Saturne
seront bien connus; car ils ont une influence très-sensible, sur le

diviseur (3nv—o.n"Y qui affecte cette inégalité. Il me paroît vraisem¬


blable qu'il faut augmenter d'une ou deux secondes, le moyen
mouvement annuel que j'ai assigné à Jupiter, et diminuer à-peu-

près de la même quantité, celui que j'ai assigné à Saturne. Les


inégalités périodiques de Jupiter et d'Uranus produites par l'action
de

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S É C O N D E PARTIE, L I V R E V 1. 1G1
cle Saturne, offrent exact pour déterminer
encore un moyen assez
la masse de cette dernière
planète.
La valeur que j'ai assignée à la masse d'Uranus, dépend de la

plus grande élongation de ses satellites, observée par Herscliel.


Ces élongations doivent être vérifiées avec un soin particulier.

Quant à la masse de Mercure ; les inégalités qu'elle produit dans


le mouvement de Vénus, peuvent servir
à la vérifier. Heureuse¬
ment, son influence sur le système planétaire étant très-petite,
l'erreur qui peut exister encore sur la valeur de cette masse, est
presque insensible.

ecb (i'f.)i j.; i •;

-aé li K aiyjctBcoo ntàh î iw.-j

q i;

Mkcan. cél. Tome 111. X

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MECANIQUE CELESTE,

CHAPITRE X Y I I.

Sur la formation des tables astronomiques, et sur le plan


invariable du système planétaire.

45. Nous allons présentement indiquer la méthode dont on doit


faire usage dans la formation des tables astronomiques. Quoique
nous
ayons donné les inégalités tant en longitude qu'en latitude,
qui ne sont que d'un quart de seconde ; cependant les observations
les plus parfaites ne comportant point ce degré de précision, on

peut simplifier les calculs, en négligeant les inégalités au-dessous


d'une seconde. On formera, au moyen d'un grand nombre d'obser¬
vations choisies et disposées d'une manière avantageuse, le même
nombre d'équations de condition entre les corrections des élémens

elliptiques de chaque planète. Ces élémens étant déjà connus a très-


peu- près , leurs corrections sont assez petites pour que l'on puisse
en négliger les carrés et les
puissances supérieures, ce qui rend les
équations de condition, linéaires. On ajoutera ensemble toutes les
équations dans lesquelles le coefficient de la même inconnue, est
considérable; de manière que leurs sommes donnent autant d'équa¬
tions que d'inconnues : en éliminant ensuite , on déterminera

chaque inconnue. On pourra même déterminer par ce moyen, les


corrections dont les masses supposées aux planètes sont suscepti¬
bles. Si les valeurs numériques des inégalités planétaires sont exac¬
tement calculées, ce dont on s'assurera en vérifiant avec soin les

résultats précédens ; alors on pourra, à chaque observation nou¬

velle, former une nouvelle équation de condition; en éliminant


ensuite, tous les dix ans, les corrections fournies par ces équations
et par toutes les
précédentes, on corrigera sans cesse les élémens
des tables, et l'on parviendra ainsi à des tables de plus en plus

exactes, pourvu, toutefois, que les comètes ne viennent point alté¬


rer ces élémens
; mais il y a tout 1 ieu de croire que leur action sur le

système planétaire est insensible.

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. 163
4:6. Nous avons déterminé dans le n°. 6a du second livre, le
plan invariable à l'égard duquel la somme des produits de la masse
de chaque planète, par l'aire que son rayon vecteur projeté sur ce

plan décrit autour du soleil, est un maximum. Si l'on nomme y l'in¬


clinaison de ce plan, à l'écliptique fixe de 1750 3 et n la longitude
de son nœud ascendant sur ce plan ; on a par le 11°. cité,
-
t /' ; :
2.m.Va.( 1—eaj .sin. <p .sin. 0
tan g. y ■ sm. n — ;
2 .m.v a. ( 1 —eaj.cos. <p

2.m.V'a.(1 — ea ). siri. <p. cos. 0


tang. T-.cos.n = — ,
2 .m.V a.
( î — e*). cos. <p

lesigne intégral 2 aux différences finies, embrassant tous les termes


semblables relatifs à chaque planète. Si l'on fait usage des valeurs
de m, a, e q,, et. 9 données pour chacune d'elles dans le n°. 22 ,
, ,

on trouve
par ces formules,
y = l°,7689;
n =
114°, 3 979.
En substituant ensuite pour e <p et Ô , leurs valeurs relatives à
l'époque de 19505 on a
y — X°,7fi%;
n
114°,3934 ;
=

ce qui diffère très-peu des valeurs précédentes, et ce qui fournit


une confirmation des variations trouvées
précédemment pour les
inclinaisons et les nœuds des orbes planétaires.

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16 i MECANIQUE CELESTE,

CHAPITRE XVIII.

De l'action des étoiles sur le système platiétaire.

4y. Poun compléter la théorie cles perturbations du système


planétaire, il nous reste à considérer celles que ce système éprouve
de la part des comètes et des étoiles. Mais vu l'ignorance où nous
sommes des éléinens des orbites de la plupart des comètes , et
même de l'existence de celles qui ayant une grande distance péri¬

hélie, se dérobent à nos regards, et cependant peuvent agir sur les


planètes éloignées ; il n'est pas possible de déterminer leur action.
Heureusement, il y a plusieurs raisons de croire que les masses des
comètes sont très-petites, et qu'ainsi leur action est insensible ;
nous nous bornerons donc ici à considérer l'action des étoiles.

Reprenons pour cet objet, les formules (A), (T), et (Z) du


n°. 46 du second livre,

1 «.cos. v.fndt.r. sin.r.


^7.J diî + r.^^-^j j
I—a.sin. v.fndt.r. cos. v. |a ./d It-h r. f — J jl
t* 7vt=7~ <*>
o.r.d.ïry dr.&r
a* .ndt
+ —

ffndt. d R + —
f
./ndt .r.(~)
\ dr J
<sv =
(T)
/dR\ . . .
(dR
a. cos. v.fndt.r. sin. r .1J— a.sm.v.J ndt. r. cos. v. I —
fs =

H.\/1-
Désignons la masse d'une étoile; par x', y', z', ses trois coor¬
par m
données rectangles, rapportées au centre de gravité du soleil; et
par r, sa distance à ce centre; x , y , z étant les trois coordonnées
de la planète m, et r étant sa distance au soleil. On aura par
le n°. 46 du second livre,
m'. (x x'y y'zz') m'
A =

[/ (x'~-xf-{-(y'—yy+(z'—z)*

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. 165
En développant le second membre de cette équation, suivant les
/• ■

puissances descendantes de r, on aura


m m'.1" .
(xx'+yy'+ zz'— {r3)3 .
R = — q — \m . -P &c.
r 2 r3 rJ

Prenons pour plan fixe, celui de l'orbite primitive de'la planète;


nous aurons
, négligeant le carré de z,
en
x r. cos.v
=
; y — r.sin.v ; z .= rs.
Nommons ensuite Ha latitude de l'étoile m', et Usa longitude; nous
aurons

x' = ?-'.cos. Lcos. U; y' = r'.cos. Lsin- U; z' ■— r'.sin.Z;


d'où, l'ontire, en négligeant les puissances descendantes de r, au-
dessus de r'3,
m'
R J m4r .r33 j'2 3 . cos S .1 3 . COS.3 -/• COS.(A V—>2 U)\
r' \ — 6,s.sin. 2/.COS. (v •—U) j
Maintenant, r, insensible,
l, et U, variant d'une manière presque
si l'ondésigne par -S,,la 'partie de R, divisée par r'3; on a en négli¬
geant le carré de l'excentricité de l'orbite de m, et le terme dépen¬
dant de s, et qui est de l'ordre des forces perturbatrices que m

éprouve par l'action des planètes,

fdR — R— 11-1.(2
4r'3
— 3.cos.3/; ;

"(§) - zR,

La formule (A) deviendra ainsi, en supposant /2=1, ce qui


revient à très-peu-près à prendre pour unité la masse du soleil,
= 4 a. cos. v
.fndt. rRr sin. v — 4a. sin. v•/ndt.rRr cos. v.
Substituons pour r sa valeur a. { 1 +e.cos.(u— et pour ndt,
sa valeur du. {1 — z e. cos.f v — ; et négligeons sous le signe J,
les termes périodiques affectés de l'angle v ; nous aurons,
, _ m' .a3 .dv .

ndt.r.Rr sin.f=——.{éi-|.cos.3/.).e.sin.is-q-|.cos.3/.e.sin.(' r&-zU)~}-,


7 T7 m' .a? .dv
ndt.r.R,. cos.a=——.{( i--.cos.3/; .e.cos.™- $.cos.*l.e.cos.( ™-z Z7);
ce qui donne, en regardant •a-, l, r, et XJ, cojnme constans à très-
peu-près,

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i6G MECANIQUE CELESTE,
/Y 1 m'.û3. v

a
=

r
——.((î-^.cos.'l).e.sm.(v-'a) - ^.cos.Y.e.sin.(V-J-w-aC/)}.
Maintenant on a

/V

= <Te.cos. (v —v) + e. «T«-.sin. (v — <a) •

en
comparant cette équation à la précédente, on aura
3 m'.a3.v
<T<? =
——r3—•cos,ï/.e.sm. (a-a— 2 U) ;
Tllf Q?
. . V
<T<sr = —- .
{ 1— |. COS.7— \ . C0S.7. COS. (l'a— 2 U)}.
Ainsi l'action de l'étoile m' produit des variations séculaires dans
l'excentricité dans la
longitude du périhélie de l'orbite de la
et

planète m ; mais ces variations sont incomparablement plus petites


que celles qui sont dues à l'action des autres planètes. En effet, si
l'on suppose que m soit la terre, r ne peut pas, d'après les observa¬
tions, être supposé plus petit que 100000. a, et alors le terme
y

n'excède pas
r

m't. o",oooooooo4
t
exprimant un nombre d'années juliennes ; ce qui est incompara¬
blement au-dessous de la variation séculaire de l'excentricité de
l'orbe terrestre, résultante de l'action des planètes, et qui par le
n°. 2 5 , est égale à
t.o",289565 ; —

à moins qu'on ne suppose à m une valeur entièrement invraisem¬


blable. De-là nous pouvons conclure que l'action des étoiles n'a
,

aucune influence sensible sur les variations séculaires des excen¬

tricités et des
périhélies des orbes planétaires ; et il est facile de voir
par le développement de la formule (Z), que leur action n'a pareil¬
lement aucune influence sensible sur la position de ces orbes.
Examinons présentement leur influence sur le moyen mouve¬
ment des
planètes. Pour cela, nous observerons que la formule (T)
donne dans d. JV, le terme 4 andt. et par conséquent, le terme
m', a3
.ndt.
{2 — 3 .COS.7) .

Supposons r égal àr/.fi — <*1), et l égala/,-! 1 —Gt)', r/ct /, étant

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SECONDE PARTIE, LIVRE VI. 167
les vulein-s de r et de Zen 1750, ou lorsque t= 05 on aura dans JV
la variation
3 m'.a3 3 m'.a' . H
{ X—7.COS. /} .eL.ne — .sin. llrG.nt\
rj
Les observations ne donnent point la valeur de a. t ; mais elles
peuvent faire connoître celle de £t. En supposantpour laterre, £==1",
, . , m', a3 (

et r, = xooooo. a 7 la quantité -——. G.nt, devient a très-peu-près,


m'.ia.6",2831
10'5 '
quantité insensible depuis les observations les plus anciennes.
L'expression de d$v , contient encore par ce qui précède, les
termes

9
-.m
' 1 1 n f5 sin-2/ „ 6m'.a3 . . rr,
.a

.ndt.fa.'y———.cos.(V—U)j ——.s.sin.aZ. cos/r-C/,);


or on a

dp . c?cr
s= Z. —.sin. - .cos. v :
dt dt
ce
qui donne en négligeant les quantités multipliées parle sinus et
Je cosinus de l'angle v ,
s. sin. 2/ , sin. 2/ < dp dq "J
——.cos. (v— U) — ——. {t. — .sin. Z7— t. —.cos. U\ :
r3 ir3 (_ dt dt J
et par conséquent
s. sin. 21 sin .il (dp . dq 1
d. rU) /7- £/
- . cos. = — . . sm. -. cos.
j;
d'où résulte dans d$v, le terme
ai m', a'1 .
(dp . dq 1

.nt dt .sin. 2 / . —.sin. U —.cos. U > :


4 d3 1dt dt j '
et
par conséquent dans JV , l'inégalité séculaire,
il m' .a3 .
( dp . dq "I
. —-— .nt* .sm. 2 / . ! —.sm. U . cos. U >.
8 ; 3 t dt dt J
Nous avons donné dans le n°. 31 , relativement à la terre, les
valeurs de ~ et de
-J-. En les substituant dans la fonction précé¬
dente; on voit qu'elle est insensible depuis les observations les plus
anciennes.
Il est facile de s'assurer que les résultats précédons ont encore
lieu relativement aux planètes les plus distantes du soleil ; ainsi

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i (38 M ECANIQU'E CELESTE,
l'action des étoiles sur le
système planétaire, est à raison de leur
grande distance, totalement insensible.
Il reste présentement à comparer aux observations , les formules
des perturbations planétaires, exposées dans ce livre, et princi¬

palement celles des deux grandes inégalités de Jupiter et de Sa¬


turne; mais cette comparaison exigeroit de trop longs dévelop-
pemens. Il me suffira de remarquer ici, qu'avant la découverte de
ces
inégalités, les erreurs des meilleures tables s'élevoient à trente-
cinq ou quarante minutes, et qu'elles n'excèdent pas maintenant
une minute.
Halley avoit conclu de la comparaison des observa¬
tions modernes, soit entre elles, soit aux observations anciennes ,

que le mouvement de Saturne se rallentit, et que celui de Jupiter


s'accélère de siècle en siècle. Lambert aVoit reconnu, par les obser¬
vations modernes, que le mouvement de Saturne s'accélère présen¬

tement, et que celui de Jupiter se rallentit. Ces deux phénomènes


opposés en apparence , indiquoient dans les mouveinens de ces
deux planètes, de grandes inégalités à longues périodes, dont il
importoit de connoître les loix et la cause. En soumettant à l'ana¬
lyse, leurs perturbations réciproques; je parvins aux deux prin¬
cipales inégalités exposées dans les chapitres XII et XIII de ce
livre; et je vis que les phénomènes observés par Halley et Lambert,
en découlent naturellement, et qu'elles représentent avec une
exactitude remarquable, toutes les observations anciennes et mo¬
dernes. Leur grandeur et la longueur de leurs périodes qui embras¬
sent plus de neuf cents ans, dépendent, comme on l'a vu, du rapport

presque commensurable qui existe entre les moyens mouvemens


de Jupiter et de Saturne: ce rapport donne naissanceàplusieurs autres

inégalités considérables que j'ai déterminées , et qui ont donné aux


tables, la précision dont elles jouissent maintenant. La même ana¬
lyse, transportée à toutes les planètes, m'a fait découvrir dans leurs
mouvemens, des inégalités très sensibles que l'observation a confir¬
mées. J'ai lieu de croire que les formules précédentes, calculées
avec un soin particulier, ajouteront une précision nouvelle
aux
tables des mouvemens du système planétaire.

LIVRE

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livre vii.

THÉORIE RE LA LUNE.

jLa théorie de la lune a des difficultés


qui lui sont propres, et qui
résultent de la grandeur de ses nombreuses inégalités, et du peu de
convergence des séries qui les donnent. Si cet astre étoit plus près
de la terre ; les inégalités de son mouvement seroient moindres, et
leurs approximations plus convergentes. Mais à la distance où il se

trouve, ces approximations dépendent d'une analyse très-compli¬


quée , et ce n'est q u'avec une attention particulière, et au moyen de
considérations délicates, que l'on peut déterminer l'influence des

intégrations successives, sur les différens termes de l'expression do


la force perturbatrice. Le choix des coordonnées n'est point indif¬
férent au succès des approximations : la force perturbatrice du
soleil dépend des sinus et cosinus des élongations de la lune au
soleil, et de ses multiples : leur réduction en sinus et cosinus
d'angles dépendans des moyens mouvemens du soleil et de la lune,
est pénible et peu convergente, à raison des grandes inégalités de

la lune ; il y a donc de l'avantage à éviter cette réduction, et à déter¬


miner la longitude moyenne de la lune, en fonction de sa longitude

vraie, ce qui peut être utile dans plusieurs circonstances. On pourra


ensuite, si on le juge convenable, déterminer avec précision, par
le retour des séries, la longitude vraie, en fonction de la longitude

moyenne. C'est sous ce point de vue, que je vais envisager la théorie


de la lune.
Pour ordonner les approximations; je distingue en divers ordres,
les inégalités et les termes qui les composent. Je considère comme
quantités du premier ordre, le rapport du moyen mouvement du
soleil à celui de la lune les excentricités des orbes de la lune et de la
,

terre ,et l'inclinaison de l'orbe lunaire à l'écliptique. Ainsi , dans


l'expression de la longitude moyenne en fonction de la longitude
vraie, le principal terme de l'équation du centre de la lune, est du
mécan. céXj. Tome III. y

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i7o MECANIQUE CELESTE,
premier ordre : le second ordre comprend le second terme de cetle
équation la réduction à l'écliptique, et les trois grandes inégalités
,

conn ues sous les noms de variation,d'élection et


d'équation annuelle.
Les inégalités du troisième ordre sont au nombre de quinze : les
tables actuelles les renferment toutes ainsi que les inégalités les plus
,

considérables du quatrième ordre ; et c'est par-là qu'elles représen¬


tent les observations, avec une précision qu'il sera difficile de sur¬

passer, et à laquelle la géographie et l'astronomie nautique sont


principalement redevables de leurs progrès.
Mon objet, dans ce livre, est de montrer dans la seule loi de la

pesanteur universelle, la source de toutes les inégalités du mouve¬


ment lunaire, et de me servir ensuite de cette loi, comme moyen

de découvertes, pour perfectionner la théorie de ce mouvement,


et pour en conclure plusieurs élémens
importans du système du
monde, tels que les équations séculaires de la lune, sa parallaxe ,
celle du soleil, et l'applatisseinent de la terre. Un choix avantageux
de coordonnées des approximations bien conduites, et des calculs
,

faits avec soin, et vérifiés plusieurs fois, doivent donner les mêmes
résultats que l'observation ; si la loi de la pesanteur en raison
inverse du carré des distances est celle de la nature. Je me suis
donc attaché à remplir ces conditions qui exigent des considéra¬
tions très-délicates, dont l'omission est la cause des discordances

que présentent les théories connues de la lune. C'est dans ces


diverses considérations que consiste la vraie difficulté du problême.
On peut aisément imaginer un grand nombre de moyens différons
et nouveaux, de le mettre en équation ; mais la discussion de tous

les termes qui, très-petits en eux-mêmes, acquièrent une valeur


sensible par les intégrations successives, est ce qu'il offre de plus
difficile et de plus important, lorsque l'on se propose de rapprocher
la théorie de l'observation ; ce qui doit être le but principal de

l'analyse. J'ai déterminé toutes les inégalités du premier, du second


et du troisième ordre, et les inégalités les plus considérables du

quatrième, en portant la précision jusqu'aux quantités du quatrième


ordre inclusivement, et en conservant celles du cinquième ordre,

qui se sont présentées d'elles-mêmes. Pour comparer ensuite mon


analyse aux observations ; j'ai considéré que les cocffiçiens des

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SECONDE PARTIE, LIVRE VII. i7r
tables lunaires de Mason, sont le résultat de la comparaison de la
théorie de la pesanteur, avec onze cent trente-sept observations de
Bradley , faites dans l'intervalle de 1750 à 1760. Burg, astronome
distingué, vient de les rectifier au moyen de plus de trois mille
observations de Maskeline, depuis 1765 jusqu'en 1793 ; les correc¬
tions qu'il y a faites sont peu considérables : il y a ajouté neuf

équations indiquées par la théorie. Les tables de ces deux astro¬


nomes sont disposées dans la même forme que celles de Mayer,

dont elles sont des perfectionneraens successifs; car on doit à cet


astronome célèbre, la justice d'observer non-seulement qu'il a

formé le premier, des tables lunaires assez précises pour servir à la


solution du problême des longitudes, mais encore que Mason et

Burg ont puisé dans sa théorie, les moyens de perfectionner leurs


tables. On y fait dépendre les argumens les uns des autres pour
en diminuer le nombre : je les ai réduites avec un soin
particulier ,

à la forme que j'ai adoptée dans ma théorie, c'est-à-dire en sinus


et cosinus d'angles croissans proportionnellement à la longitude

vraie de. la lune. En y comparant les coelïiciens de mes formules ;

j'ai eu la satisfaction de voir que la plus grande différence qui dans


la théorie de Mayer, l'une des plus exactes qui aient paru jusqu'à
ce jour, s'élève à près de cent secondes , est ici réduite à trente

relativement aux tables de Mason, et au-dessous de vingl-six

secondes, relativement aux tables de Burg, qui sont encore plus


précises. O11 diininueroit cette différence , en ayant égard aux
quantités du cinquième ordre, qui ont de l'influence, et que l'ins¬
pection des lermes déjà calculés peut faire connoître : c'est ce que
prouve le calcul de deux inégalités dans lesquelles j'ai porté l'ap¬
proximation jusqu'aux quantités de cet ordre. Ma théorie se rap¬
proche encore plus des tables à l'égard du mouvement en latitude :
les approximations de ce mouvement sont plus simples et plus
convergentes, que celles du mouvement en longitude ; et la plus
grande différence entre les coëlïiciens de mon analyse et ceux des
tables, n'est que de six secondes, en sorte que l'on peut regarder
cette partie des tables, comme étant donnée par la théorie elle-

même. Quant à la troisième coordonnée de la lune, ou à sa paral¬


laxe ; on a préféré avec raison , d'en former les tables, unique-
Y 3

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ifs MECANIQUE CELESTE,
ment par la théorie qui, vu la petitesse des inégalités de la paral¬
laxe lunaire, doit les donner plus exactement que les observations.
Tes différences entre mes résultats sur cet objet, et ceux des

tables, sont donc celles qui existent entre ma théorie et celle de


Mayer, suivie dans ce point par Mason et Burg : elles sont si
petites, qu'elles méritent peu d'attention ; mais comme ma théorie
se
rapproche plus de l'observation, que celle de Mayer, à l'égard
du mouvement en longitude ; j'ai lieu de penser qu'elle jouit du
même avantage à l'égard des inégalités de la parallaxe.
Les mouvemens du périgée et des nœuds de l'orbe lunaire,
offrent encore un moyen de vérifier la loi de la pesanteur. Leur
première approximation n'avoit donné d'abord aux Géomètres,
que la moitié du premier de ces mouvemens, et Clairaut en avoit
conclu qu'il falloit modifier celte loi, en lui ajoutant un second
terme. Mais il fit ensuite l'importante remarque, qu'une approxi¬

mation ultérieure rapprochent la théorie de l'observation. Lemou-


veinent conclu de mon analyse ne diffère pas du véritable, de sa

quatre cent quarantième partie : la différence n'est pas d'un trois


cent cinquantième, à l'égard du mouvement des nœuds.
De-là il suit incontestablement que la loi de la gravitation uni¬
verselle est l'unique cause des inégalités de la lune ; et si l'on con¬
sidère le grand nombre et l'étendue de ces inégalités , et la proxi¬
mité de ce satellite à la terre; on jugera qu'il est de tous les corps

célestes, le plus propre h établir cette grande loi de la nature, et


la puissance de l'analyse, de ce merveilleux instrument sans lequel
il eût été impossible à l'esprit humain de pénétrer dans une théorie
aussi compliquée, et qui peut être employé comme un moyen de
découvertes aussi certain que l'observation elle-même.
,

Parmi les inégalités périodiques du mouvement lunaire en lon¬

gitude , celle qui dépend de la simple distance angulaire de la lune


au soleil est importante , en ce qu'elle répand un grand jour sur
,

la parallaxe solaire. Je l'ai déterminée en ayant égard aux quanti¬


tés du cinquième ordre , et même aux perturbations de la terre

par la lune, ce qui est indispensable dans cette recherche épineuse.


Burg l'a trouvée de 377"37i par la comparaison d'un très-grand
nombre d'observations. En égalant ce résultat à celui dé mon

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SECONDE PARTIE, LIVRE VII. 173

analyse; on a 26",4205 pour la parallaxe moyenne du soleil , la


même que plusieurs Astronomes ont conclue du dernier passage de
Vénus sur cet astre.
Uneinégalité non moins importante, est celle qui dépend de la
longitude du nœud de la lune. L'observation l'avoit indiquée à
Mayer, et Mason l'avoit fixée à 23",765 ; mais comme elle ne
paroissoit pas résulter de la théorie de la pesanteur, la plupart des
Astronomes la négligeoient. Cette théorie approfondie m'a fait voir

qu'elle a pour cause, l'applatisseinent de la terre. Burg l'a trouvée


par un grand nombre d'observations de Maskeline, égale à 20",987;

ce qui répond à l'applatissement —-—.


305,05
On peut encore déterminer cet applatissement, au moyen d'une
inégalité du mouvement lunaire en latitude, que la théorie m'a
fait connoître, et qui dépend du sinus de la longitude vraie de la
lune : elle est le résultat d'une nutation dans l'orbe lunaire, pro¬
duite par l'action du sphéroïde terrestre , et correspondante à celle

que la lune produit dans notre équateur, de manière que l'une de


ces nutations est la réaction de
l'autre; et si toutes les molécules
de la terre et de la lune étoient fixement liées entre elles, par des
droites inflexibles et sans masse ; le système entier seroit en équi¬
libre autour du centre de gravité de la terre, en vertu des forces
qui produisent ces deux nutations; la force qui anime la lune,
compensant sa petitesse, par la longueur du levier auquel elle seroit
attachée. On peut représenter cette inégalité en latitude , en con¬
cevant que l'orbe lunaire, au lieu de se mouvoir uniformément

sur l'écliptique , avec une inclinaison constante , se meut avec les

mêmes conditions sur un plan très-peu incliné à l'écliptique,


,

et passant constamment par les équirioxes, entre l'écliptique et

l'équateur; phénomène que nous retrouverons d'une manière en¬


core plus sensible, dans la théorie des satellites de Jupiter. Ainsi,

cette inégalité diminue l'inclinaison de l'orbite lunaire à l'éclip¬

tique , lorsque le nœud ascendant de cette orbite coïncide avec


l'équinoxe du printemps : elle l'augmente , lorsque ce nœud coïn¬
cide avec l'équinoxe d'automne; ce qui ayant eu lieu en 1755, a
rendu trop grande, l'inclinaison que Mason a déterminée par les

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174 MECANIQUE CELESTE,
observations de Bradley de 1750 à 1760. En effet, Burg qui l'a
déterminée par des observations faites dans un plus long inter¬
valle et en ayant égard à l'inégalité précédente , a trouvé une
,

inclinaison plus petite de 11",4a. Cet Astronome a bien voulu, à


ma
prière, déterminer le coefficient de cette inégalité, par un très-
grand nombre d'observations, et il l'a trouvé égal à —24",6gi4;
il en résulte ——
pour l'applatissement de la terre, le même à
très-peu près que donne l'inégalité précédente du mouvement en
longitude. Ainsi la lune , par l'observation de ses mouvemens,
rend sensible à l'astronomie perfectionnée, l'ellipticité de la terre
dont elle fit connoître la rondeur aux premiers Astronomes, par
ses éclipses.
Les expériences du pendule semblent indiquer un
applatissement un peu moindre, comme on l'a vu dans le troisième
livre : cette différence peut dépendre des termes par lesquels la
terre s'écarte de la figure elliptique, et qui peu sensibles dans, l'ex¬

pression de la longueur du pendule, deviennent insensibles a. la


distance de la lune.
Les deux inégalités précédentes méritent toute l'attention des
observateurs; car elles ont sur les mesures géodésiques, l'avantage
de donner l'applatissement de la terre, d'une manière moins dépen¬
dante des irrégularités de sa figure. Si la terre étoit homogène, elles
seroient beaucoup plus grandes que suivant les observations qui
concourent ainsi avec les phénomènes de la précession des équi-

noxes et de la variation de la pesanteur, à exclure l'homogénéité


,

de la terre. Il en résulte encore que la pesanteur de la lune vers la

terre, se compose des attractions de toutes les molécules de cette


planète ; ce qui fournit une nouvelle preuve de l'attraction de
toutes les parties de la matière.

La théorie combinée avec les expériences du pendule , les me¬


sures géodésiques, et les phénomènes des marées , donne la cons¬

tante de l'expression de la parallaxe lunaire , plus petite que sui¬

vant les tables de Mason. Elle est très-peu différente de celle que

Burg a déterminée par un grand nombre d'observations de la lune,


d'éclipsés de soleil, et-d'occultations d'étoiles parla lune : il suffit
de diminuer un peu la masse de ce satellite, déterminée par les

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SECONDE PARTIE, LIVRE VII. 175

phénomènes des marées , pour faire coïncider cette constante avec


le résultat de cet habile Astronome ; et cette diminution est indi¬

quée par les observations de l'équation lunaire des tables du soleil,


et de la nutation de l'axe terrestre ; ce qui semble prouver que dans
le port de Brest, le rapport de l'action de la lune à celle du soleil
sur la mer est sensiblement augmenté par les circonstances
,

locales. Des observations ultérieures de tous ces phénomènes


lèveront cette légère incertitude.
L'un des plus intéressans résultats de la théorie de la pesan¬
teur est la connoissance des inégalités séculaires de la lune. Les
,

anciennes éclipses indiquoient dans son mouvement moyen , une


accélération dont on a cherché long-temps et inutilement la cause.
Enfin la théorie m'a fait connoître qu'elle dépend des variations
séculaires de l'excentricité de l'orbe terrestre; que la même cause
rallentit les moyens mouvemens du périgée de la lune et de ses
nœuds quand celui de la lune s'accélère ; et que les équations
,

séculaires des moyens mouvemens de la lune , de son périgée et de


ses
nœuds, sont constamment dans le rapport des nombres 1, 3 et
0,74. Les siècles à venir développeront ces grandes inégalités qui
sont périodiques comme les variations de l'excentricité de l'orbe

terrestre, dont elles dépendent, et qui produiront, un jour, des varia¬


tions au moins égales au quarantième de la circonférence, dans le
mouvement séculaire de la lune et au douzième de la circonfé¬
,

rence, dans celui de son périgée. Déjà les observations les confir¬
ment avec une précision remarquable :
leur découverte me fit
juger qu'il falloit diminuer de quinze à seize minutes, le mouve¬
ment séculaire actuel du périgée lunaire,
que les Astronomes
avoient conclu par la comparaison des observations modernes aux
anciennes : toutes les observations faites depuis un siècle, ont mis
hors de doute, ce résultat de l'analyse. On voit ici un exemple de la
manière dont les phénomènes , en. se développant, nous éclairent
sur leurs véritables causes. Lorsque la seule accélération du
moyen
mouvement de la lune étoit connue, 011 pouvoit l'attribuer à la

résistance de l'éther, ou à la transmission successive de la gravité ;


mais l'analyse nous montre que ces deux causes ne produisent
aucune altération sensible dans les moyens mouvemens des nœuds

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17(> MECANIQUE CELESTE,
et du périgée lunaire; ce qui suffirait pour les exclure, quand
même la vraie cause sei-oit encore ignorée. L'accord de la théorie
avec les observations , si les moyens mouve-
nous prouve que
mens de la lune sont altérés par
des causes étrangères à l'action de
la pesanteur, leur influence est très-petite, et jusqu'à présent in¬
sensible.
Cet accord établit d'une manière certaine, la constance de la
durée du jour, élément essentiel de toutes les théories astronomi¬
ques. Si cette durée surpassoitmaintenantd'un centième de seconde,
celle du temps d'Hypparque ; la durée du siècle actuel serait plus

gi-ande qu'alors, de 365",25 : dans cet intervalle, la lune décrit un


arc de 5 34",6
; le moyen mouvement séculaire actuel de la lune en
paraîtrait donc augmenté de cette quantité, ce qui ajouterait 13 5 x
à son équation séculaire que je trouve par la théorie, de 3i",4248

pour le premier siècle compté de 1750. Cette augmentation est


incompatible avec les observations qui ne permettent pas de sup¬
poser une équation séculaire plus grande de 5", que celle qui
i-ésulte de mon analyse ; on peut donc affirmer que la durée du jour
n'a pas varié d'un centième de seconde, depuis Hypparque ; ce qui
confirme ce que j'ai trouvé à priori dans le n°. 12 du cinquième
livre par la discussion de toutes les causes qui peuvent l'altérer.
,

Pour ne rien omettre de ce qui peut influer sur le mouvement


de la lune ; j'ai considéré l'action directe des planètes sur ce satel¬

lite, et j'ai reconnu qu'elle est très-peu sensible. Mais le soleil, en


lui transmettant leur action sur les élémens de l'orbe terrestre,
rend leur influence sur les mouvemens lunaires très-remarqua¬
ble, et beaucoup plus grande que sur ces élémens eux-mêmes ; en
sorte que la variation séculaire de l'excentricité de l'orbe terrestre

est beaucoup plus sensible dans le mou vement de la lune, que dans

celui de la terre. C'est ainsi que l'action de la lune sur la terre,


d'où résulte dans le mouvement de cette planète, l'inégalité connue
«ous le nom R équation lunaire ,
est, si je puis m'exprimer ainsi,
réfléchie à la lune par le moyen du soleil , mais affaiblie à-peu-près
dans le rapport de cinq à neuf. Cette considération nouvelle ajoute
à l'action des planètes sur la lune, des termes plus considérables

que ceux qui dépendent de leur action directe. Je développe les


principales

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SECONDE PARTIE, LIVRE VII. 177

principales inégalités lunaires résultantes des actions directes et


indirectes des planètes sur la lune : vu la préçision à laquelle
on a
porté les tables de la lune, il seroit utile d'y introduire ces
inégalités.
La parallaxe de la lune, l'excentricité et l'inclinaison de son
orbite à l'écliptique vraie , et généralement les coëfficiens de toutes
les inégalités lunaires, sont pareillement assujétis à des variations
séculaires 5 mais elles sont jusqu'à présent très-peu sensibles. C'est
la raison par laquelle on retrouve aujourd'hui, la même inclinai¬
son
que Ptolémée avoit conclue de ses observations ; quoique
l'obliquité de l'écliptique à l'équateur ait diminué sensiblement
depuis cet Astronome ; en sorte que la variation séculaire de cette
obliquité n'affecte que les déclinaisons de la lune. Cependant, le
coefficient de l'équation annuelle, ayant pour facteur l'excentri¬
cité de l'orbe terrestre ; sa variation est assez grande pour y avoir

égard dans le calcul des anciennes éclipses.


Les nombreuses comparaisons que Burg et Bouvard ont faites
des tables de Mason, avec les observations lunaires delà fin du
dix-septième siècle , par la Hire et Flamsteed , du milieu du dix-
huitième par Bradley , et avec la suite non interrompue des obser¬
vations de Maskcline, depuis Bradley jusqu'à ce jour, présentent
un résultat auquel on
étoit loin de s'attendre. Les observations de
la Hire et de Flamsteed, comparées à celles de Bradley, indiquent
un mouvement séculaire plus grand de quinze à vingt secondes,

que celui des tables lunaires insérées dans la troisième édition de


l'Astronomie de Lalande, et qui dans l'intervalle de cent années
j uliennes,excède un nombre entier de circonférences, de 3 42°,09629:
les observations de Bradley comparées aux dernières observa¬
tions deMaskeline, donnent au contraire, un mouvement sécu¬
laire plus petit de cent cinquante secondes au moins. Eniin les
observations faites depuis quinze à vingt ans, prouvent que
cette diminution du mouvement de la lune est maintenant crois¬
sante. De-là résulte la nécessité de retoucher sans cosse aux

époques des tables , imperfection qu'il importe de faire dispa-


xoître. Elle indique évidemment l'existence d'une ou de plusieurs
inégalités inconnues à longues périodes , que la théorie seule peut
Mécan- cél. Tome lIL Z

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j 78 [MECANIQUE CELESTE,
faire connoître. En l'examinant soin
je n'ai remarqué au¬
avec ,

cune inégalité semblable dépendante de l'action des planètes. S'il en


existoit une dans'la rotation de la terre; elle se manifesterait dans
le moyen mouvement de la lune, et pourrait y produire les ano¬
malies observées; mais l'examen attentif de toutes les causes qui

peuvent altérer la rotation de la terre, m'a convaincu de plus en


plus , que ses variations sont insensibles. Revenant donc à l'ac¬
tion du soleil sur la lune j'ai reconnu que cette action produit une
,

inégalité dont l'argument est le double de la longitude du nœud de


l'orbite lunaire, plus la longitude de son périgée, moins trois fois
la longitude du. périgée du soleil. Cette inégalité dont la période
est de 184 ans
dépend du produit de ces quatre quantités, le carré
,

de l'inclinaison de l'orbe lunaire à l'écliptique, l'excentricité de


cet orbe, le cube de l'excentricité de l'orbe solaire, et le
rapport
de la parallaxe du soleil à celle de la lune ; elle paraît ainsi devoir
être insensible ; mais les grands diviseurs qu'elle acquiert par les

intégrations, peuvent la rendre sensible , sur-tout si les termes


les plus considérables dont elle se compose, sont affectés du même

signe. Il est très-difficile d'obtenir son coefficient par la théorie,


à cause du grand nombre de ses termes, et de l'extrême difficulté
de les apprécier difficulté beaucoup plus grande encore qu'a
,

l'égard des autres inégalités de la lune; j'ai donc déterminé ce


coefficient au moyen des observations faites depuis un siècle, et
j'ai reconnu qu'il est égal à-peu-près à 47^,5 1. Son introduction
dans les tables doit en changer les époques et le moyen mouve¬
ment. J'ai trouvé ainsi qu'il faut diminuer de 98",654 le moyen

mouvement séculaire des tables de la troisième édition de l'Astro¬


nomie deLalande, et j'en ai conclu la formule suivante qui doit
être appliquée à la longitude moyenne donnée par ces tables dont
l'époque en 1750 est 209°,20820 ;

{— 39",44 — 98",6<j4.z" + 47",5i .sin.jE},-


i étant le nombre des siècles écoulés
depuis 1750; E étant le
double de la longitude du nœud de l'orbite lunaire, plus la lon¬
gitude de son périgée, moins trois fois la longitude du périgée
du soleil. Celte formule représente avec une précision remur-
Ax -, •} :

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SEGONDE PARTIE. LIVRE VIL 179

quable, les corrections des époques de ces tables , déterminées pair


un très-grand nombre d'observations,pour les six époques de 1691,
17 56, 1768, 177g, 1789 et 1801 ; et comme la théorie examinée avec
la plus scrupuleuse attention, ne m'a point indiqué d'antres inégali¬
tés lunaires à longues périodes, il me pàroît certain que les anoma¬
lies observées dans le moyen mouvem'ent de la lune, dépendent de

l'inégalité précédente ; je ne balance donc point à la proposer aulx


Astronomes , le seul moyen de corriger ces anomalies.
comme
On voit par cet exposé , combien d'élérnens intéressans et déli¬
cats l'analyse a su tirer des observations de la lune, et combien
il importe de multiplier et de perfectionner ces observations qui

par leur grand nombre et leur précision, mettront de plus en


plus en évidence, ces divers résultats de l'analyse.
L'erreur des tables formées d'après la théorie que je présente
dans ce livre ne s'élèveroit à cent secondes, que dans des cas
,

fort rares ; ces tables donneraient donc, avec une exactitude suffi¬
sante, la longitude sur la mer. Il est très-facile de les réduire à la
forme des tables de Mayer ; mais comme dans le problème des
longitudes , on se propose de trouver le temps qui correspond à
une longitude
vraie observée de la lune ; il y a quelqu'avantage à.
réduire en tables, l'expression du teînps en fonction de cette lon¬

gitude. Vu l'extrême complication des approximations successives,


et la précision des observations modernes ; la plupart des inéga¬

lités lunaires ont été jusqu'ici, mieux déterminées par les observa¬
tions que par l'analyse. Ainsi, en empruntant de la théorie ce

qu'elle donne avec exactitude et la forme de tous les argumens ;


,

en rectifiant ensuite
par la comparaison d'un très-grand nombre
d'observations ce qu'elle donne par des approximations qui lais¬
,

sent quelque incertitude; on doit parvenir à des tables très-pré¬

cises. C'est la méthode que Mayer etMason ont employée avec suc¬
cès ; et en dernier lieu, Burgen la suivant ets'aiilant des nouveaux

progrès de la théorie lunaire, vient de construire des tables dont les


plus grandes erreurs sont au-dessous de quaran te secondes. Cepen¬
dant il serait utile pour la perfection des théories astronomiques,
,

que toutes les tables dérivassent du seul principe de la pesanteur


universelle en n'empruntant de l'observation , que les données in-
,

Z 3

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i.So MECANIQUE CELESTE,
dispensables. J'ose croire que l'analyse suivante laisse peu de choses
à faire pour procurer cet avantage aux tables de la lune et qu'en ,

portant plus loin .encore les approximations on y parviendra ,

bientôt, du moins.à l'égard des inégalités périodiques; car quelque


précision que l'on apporte dans les calculs les mouvernens des ,

nœuds et du périgée seront toujours mieux déterminés par les


observations.

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ji'Uih ' '• '' .):: ; :1 "■ ■ '' i ' '

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SECONDE PARTIE, LIVRE VII.
'
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CHAPITRE PREMIER.

Intégration des équations différentielles du mouvement


lunaire.

1. Reprenons les équations différentielles (A) du n". 15 du


second livre , et donnons-leur la forme suivante,
du
dt = —-

°
(ddu \ f 2 p( dQ\ dv\ du / dQ\
\dv* J ' 11 h" 'J \dv / ' u»J h*u*.dv' \ dv )
»<*>

fdds \ f 2 rfdO\ dul 1 ds /dQ\

£_ /dQ\ (i+ss) f dQ \
h'u \ du ) h2u* \ ds /

Dans ces équations, t exprime le temps , et l'on a

_ 1
m'.(xx'yy'zz ) m'
Q — I ' IJs H
V (x'—x)'+ (y'—y)'+ (Z—Z)*

M, m et 777' sont les masses de la terre, de la lune et du soleil ;

x,y,z sont les coordonnées de la lune rapportées au centre de


gravité de la terre , et à une écliptique fixe j x',y', z sont les coor¬
données du soleil ; r et r sont les rayons vecteurs de la lune et du
soleil •, s est la tangente de la latitude de la lune au-dessus du plan

fixe ; - est la projection de son rayon vecteur sur le même plan j

v est l'angle fait par cette projection , et par l'axe des x ; enfin A*
est une constante arbitraire dépendante principalement de la dis¬
tance de la lune à la terre.

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j 8a MECANIQUE CELESTE,
La valeur précédente de Q suppose la terre et la lune spliéri-
ques. Pour avoir sa vraie valeur due à la non sphéricité de ces corps,
nous observerons que par les propriétés du centre de gravité, il

faut transporter au centre de gravité de la lune, ic. toutes les


forces dont chacune de ses molécules est animée par l'action des
molécules de la terre, et diviser leur somme par la masse entière
de la lune ; 20. les forces dont le centre de gravité de la terré est
animé par l'action de la lune , prises en sens contraire. Cela posé ,
il est facile de voir que dM. étant une molécule de la terre , et dm
une molécule de la lune, dont la distance «à la molécule dMest f;

on aura les forces dont le centre de


gravité de la lune est animé dans
son mouvement relatif autour de la terre, au
moyen des différences
partielles de la double intégrale
(M -f- m) pr> dM. dm
Mm 'J J f
1 --
). a ! - { \.-T -f i S.rU + — ) == <;.
prises par rapport aux coordonnées du centre de la lune. Ainsi
J\X m 1
l'on doit substituer cette fonction à —-—, dans l'expression pré¬
cédente de Q. Si la lune étoit sphérique, on pourrait, par le 11°. 1 2
du second livre, supposer sa masse entière réunie à son centre de
gravité; on aurait donc alors ff —égal â la masse m de la lune,
multipliée par la somme de toutes les molécules de la terre, divi¬
sées par leurs distances respectives au centre de la lune ; en nom¬
mant ainsi y celle somme on aurait ,

p p dM. dm
/ / :— = m . y .

JJf ,
M
serait égal à — , si la terre étoit sphérique; en désignant donc
M . . , dM. dm
V par 1 m.$V sera la partie de l'intégrale // —>-?—, due
I j f ' »! i / | >(> oJnâîfti 1 i'( té/) ■ li
à la sphéricité de la terre. Si l'on nomme pareillement y' la
non

somme des molécules de la lune, divisées


par leurs distances au
centre de gravité de la terre supposée sphérique ; on aura

/•pdM.dm

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SECONDE PARTIE, LIVRE VII. 183

en désignant ainsi par JV, la différence y ; sera la

partie de l'intégrale // ——— , due à la non sphéricité de la lune ;

on aura donc à très peu-près,


/-> r dM.dm M + m ( ê'V S~V ")
f —— = —— + (M+m).\ — H .
M.m jf t k ) M 77i j
J

11 faut par conséquent augmenter dans l'expression précédente


.

^ jvr+m
de Q, , de la quantité

pour avoir égard à la non sphéricité de la terre et de la lune.


1. Supposons d'abord ces deux corps sphériques, et dévelop¬
pons l'expression de Q en série. On a

x)*-y (y'—yj'-j- (z'— z)* {/r'a4-)'a—2m'—2yy'—zzz


Ce second ntemhre développé suivant les puissances descendantes
de r', devient

, (xx +yy'+zz'—i'V 3 (xx+y/'+zt'—ir*)*


7+^

-7-——- —71
'•'<
/ • , / -1 -\V
(xx+yy +zz — zr<)J
+U • r. +<xc.
r?

Prenons pour unité de Masse, la somme M+m , des masses de la


terre et de la lune , et observons que

\/ 1 -(■ m
r

COS. V
X• =
J \ u '
sin. v
i!7fi m
y = J •

c .nia. A aoi) trsita&J» s


+ 'Ma-V-dt.'àï ,?• ob
u

Marquons d'un trait pour le soleil , les quantités u , s et v relatives


à la terre ; nous aurons

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i8-i MECANIQUE CELESTE,

(i+s")».u* I

!( j (u . cos.(v—i/j-pu '.w'—f -u*.(i -Ewy} 1


5 { Ull'.COS.fv—f'j+uu'.ij' 0

( x 4-^'a;3.u6 c'r
( 1 + s*) .U1 I
a.(i -p s'*).u1 )
La distance du soleil à la terre étant à très peu-près quatre cents
fois plus grande que celle de la lune, u' est très-petit relativement à u;
ainsi l'on peut, dans la théorie lunaire , négliger les termes de l'or¬
dre u'°. On peut encore simplifier les calculs , en prenané pour plan
de projection, celui de l'écliptique. A la vérité , ce dernier plan n'est

pas fixe ; mais dans son mouvement séculaire , il emporte l'orbite


de la lune, de manière que l'inclinaison moyenne de cette orbite
sur lui, reste constante en sorte que les phénomènes dépendaris
,

de cette inclinaison respective, sont toujours les mêmes.

5. Pour le faire voir, nous s' est comme il


observerons que ,

résulte du n°. 59 du second livre égal à une suite de termes de la


,

forme A. sin. : nous la


représenterons par
2. k. sin. (v + it+ i),
i étant un coefficient extrêmement petit dont
négligerons le nous
produit par rrZu'3. La valeur de s sera, en négligeant les quantités
de l'ordre s3, égale à 2.£. sin. (V + i £ + 0 + •*, 5 s, étant la tangente de
la latitude de la lune au-dessus de l'écliptique vraie. Cela posé, on
aura

En substituant dans le second membre de cette équation, au lieu


de s, s.£.sin. (f + it+e)-{-sl} et au lieu de s', 2 A .sin. (V + z£-f
il devient

I II f y' "J f fis . /1


cos.(v-v') -d .cos. Y v-v')+&.c. >.{s..cos.(' v-v' )—-r-Esin.fV-e J ,•
au au
J l ' i(. ,j W >

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SECONDE PARTIE, LIVRE VII. 185
La troisième des équations (L) du 11°. donne
1 par conséquent,
dds 4 m'. u'3s, + &c.
.
„ = -+,+
u

ou
clds \.m'.u'3s,
O = —+S+— —î + &C.
dv*■ h*.u*

Si l'on néglige les excentricités et les inclinaisons des orbites, on

au —
-, u = — ; a et a étant les moyennes distances du soleil et
de la lune à la terre : on verra dans le n°. suivant, que h*— a à
fort peu- près ; on aura donc
dds , . a?
o = —

dv
+ s + i.m • —
a3
&c.
Nommons rut le moyen mouvement du soleil, m n'exprimant plus
m!
ici la masse delà lune; on aura par le n°.i6 du second livre, m*= —.

Si l'on suppose ensuite que le temps t soit représenté par le moyen


mouvement de la lune , ce que l'on peut toujours faire, on aura
1 ; partant,
dds ,

o = H s+ {•./»'. s, + ixc.
dv*- '
Substituons dans cette équation, s.i.sin. (v + ï£+0 + s/ au lieu
de s, et observons que l'on peut ici changer it dans ip ; on aura
dds
o =- + .s +2.&. {1 — (i+i)*} .sm.(p+ip+0 + &c-;
dv'

ce qui donne pour la partie de st relative au mouvement séculaire


de l'écliptique,
S. (-2 i -p i * ). h .sin. (v -j-îV -j- t)
S • ; .
'
4 "d —
• 2 ^ — d
Cette dernière quantité est insensible; car i p s'élevant au plus
à cinquante secondes par année, et \ m?v qui exprime à-peu-près
comme on le verra dans la
suite, le mouvement rétrograde du
nœud, surpassant 20° ; \rrf est au moins quatre mille fois plus
grand que ai ; on peut donc négliger le terme
2 .k
{ i — (i + 1 )*} . sin. (p + ip+t)
.

Mécan. cél. Tome 111. A a

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i8 6 MECANIQUE CELESTE,
dans l'équation différentielle en s/? et alors cette équation est indé¬
pendante de tout ce qui a rapport au mouvement séculaire de
l'écliptique. L'inclinaison moyenne de l'orbite lunaire à l'écliptiquc
vraie, est une des arbitraires de l'intégrale de cette équation; on voit
donc qu'à raison de la rapidité du mouvement des noeuds de la lune,
cette inclinaison est constante et la latitude s, de la lune au-dessus ,

de l'écliptique vraie, est la même que dans le cas où cette éclipti¬

que seroit immobile ; nous pourrons conséquemment supposer


dans les recherches suivantes s' = o, ce qui simplifiera les calculs.
Nous aurons de cette manière, en négligeant les quantités des
ordres mu!3 s1', et m'u
Il Tfl 11^
Q = —nrrrr + m'u -) . { 1+3 . cos. (iv — 52v ) — as1}

+ "V" o IL

(3-r 1—4sQ. cos. Cv—vQ+Ç-cos.C3i/—3^)3
d'où l'on tire en négligeant les quantités de l'ordre toW,
( dO\ s /<1Q\ 1 m'.u'3 , ,



(C3 —4s,;.cos. (p — ^';+5.cos. (T,v — 3*0};
0 772 ' u' ^
t
Tfl' jjf4
.
^ ^

—-—.sin.fiv-iv') —- . {■$.( i-isa).sin.fp-p') + 15.sin.f3i>-3*0} ;

/dO\ us m'.u'3s 3 m'.u'fr ,

( —— ) — : . COS. ( V V ).
\dsJ (i+s>F u2 u
4. Pour
intégrer les équations (Z.) du n°. 1, nous observe¬
rons la force perturbatrice du soleil, la lune décriroit
que sans
une
ellipse dont le centre de la terre occuperoit un des foyers. On
auroit alors par le n°. 16 du second livi'e ,

s = >-.sin. (v — 0) •

u==
h*.(i+y/ ^i+S5+e-C03- (*-"*)}}
équations dans lesquelles y est la tangente de l'inclinaison de l'or¬
bite lunaire ;8 est la longitude de son nœud ascendant ; e et sont
deux arbitraires dépendantes principalement de l'excentricité de

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SECONDE PARTIE, LIVRE VII. x87
l'orbite, et de la position du périhélie, y et e sont des quantités
fort petites : en négligeant la quatrième puissance de y , on aura

u ~
hK(Î+y*)' +7 >" + <?. COS. (v — ™) —-i>a.COS. f 2 P — 2 6) } .
Cette valeur de l'ellipse lunaire immobile ; mais 011
u
suppose
verra bientôt
qu'en vertu de l'action du soleil , les nœuds et le
péi'igée de cette ellipse sont en mouvement. Alox's, en désigxxant par
(x — c).p le mouvement direct tlxx péxûgée, et par (g—iJ.p, 1°
ivouvement rétrograde des nœuds , on aura

5 = >.sin. (gv — Q) ;

{i+iy + e.cos.(cv — ir)— ^y'.cos. (ïgv — o.Q))} .


U —

/;a (l+yj'
Si l'on substitue cette valeur de u, dans l'expx-essioxx de dt du
xx°. 1 , et si l'on observe qu'en xxégligeaxxt l'attraction solaire ,
rAQ\
(î) est nul ; 0x1 aura

(l+h(e' + y) C l+le* + ly°) .COS. (cv—zr)


dt=h3.dp.< +f.e\cos.( 2cp-2zr)—e3.cos.f ^cp-^zr)+ly\cos.C 2 gp-26) C
[ l-ey*. {cOS.f2gP + CP-ïQ-™) + COS.(2gP~CP-2Û + ■*■)}
ce
qixi donne en intégrant,
t = coxxst. + h3.p.( 1 + ' e* + ï.y°J — C
\ + y e* + ^y*) .s'm. Cep— •*)
îh3-e*. h3.e3 . h3, y' .

+ sxn (2CP 2zr) .SXXX.( 3cv 3+ SXXX.( 2gP 2'J)


'le
3c 4g
^ Il ^ .6 ^ ^ g ry 2

——-—:. sin.é 2gP + CP 29 w ) — —— -.sixx.é W—CP—26+®- ).


4-Og+c; 0 ' 4 .(ag—c)
Les coefficiens de cette intégrale sont uxx peu modifiés par l'actioix
du soleil, comme oxx le verra dans la suite.
Dans l'hypothèse elliptique, le coëfficient de p de cette exprès-
3_
sion , est par le n°. 16 du second livx-e , égal à a* ; ce qui donne

A3.(i+ie'+ly') =cC
a étant le demi-grand axe de l'ellipse 3 on a donc alors,
h = a*.(\— je* — jy'J;
A a 2

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188 MECANIQUE CELESTE,
et par conséquent,

u = -.
(i + e* + jy' + e.(i + eQ.cos.(cv—•*)— ^y* .cos,(ngv—26)}.
-1
En faisant ensuite n = a 2 ; on aura

2e . îea
ntArt — v .(i — ^y').sin.(cv —^^' + t--sin. (2 cv— 2*)
c
4e

.sin. (xcv — 3®\M -sin. (2gv — 2Ù)


3c
36^ a 3 e y2
— —
-sin ,(2gv + cv—20—w ) .si n.(2gv—cv—29+®1" );
4. fag+c; 6 T y 4.f2g-c; 1 h
s étant une arbitraire. Dans la substitution cle nt + t, On pourra
supposer c et g égaux à l'unité, et négliger les quantités del'ordre <?3,
ou ey% dans les coëfficiens des sinus. On aura ainsi, en conservant
le terme dépendant de sin.(2gv— cv — 20 + *Q, qui nous sera
utile,
ni + £ = v—2e. sin. ( cv—v
{ e". sin.f2 cv—2^ )+^ty*.&ir\.(igv—2S )

\ e y1. sin. (2 gv — cv — 2 f) +
E11marquant d'un trait pour le soleil, les quantités relatives à la
lune, et observant que y' = o, on aura

n't+1' — v — 2e'. sin. fcV—®Q + ie'4.sin. ( 2 cv — 2*'J •


u =s —.
{ 1 +e'sq-e -C1 +c'Q«cos. (c v — W

L'origine du temps t étant arbitraire, nous pouvons supposer s et î


nuls , et alors en faisant — = m , la comparaison des valeurs de ni
n

et de n't, donnera
v — 2 e'.sin. (c
v—■*')-I-1 e'4.sin< (2cv'— 2v )

mv — 2 me.sin.
— me".sin. (2 cv — 2<v)
(cv
+ ^m.>a.sin. (2gv — 2O) — I mey*■ sin. (2gv—cv — 2â-f-zQ •

d'où l'on tire , en observant que c est extrêmement peu différent


de l'unité ,

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SECONDE PARTIE, LIVRE VII. 189
v = mv — 2 me. sin. (cv — e* .sin. (-icv •— 2™)

(zgvsin. 2 Q) j.7ne-}' sin. (Dgv — cv — sô-j-v-J


— — .

+ 2e'■( 1— | e'*).sin.(c'mv—™')—2.mee'. sin.fcv+c mv—-a—■&')


2 mee sin .(cv — c'mv—w + sr' ) 9- ;<?'*. sin. (2 c mv — 2 ■*') 3


.

, 1
j*i+e'.fi—\é'*) .cos. (c'mv—■*') + é'a. cos. (2c mv—2^')^
a' l_ 4- mee'. cos.(cv-c mv-™-Y™ )—mee . cos,(cv+ c'mv-^-™')) '

5. On substituera ces valeurs de u, u, s et v', dans l'expression


de Q et de ses différences partielles, que l'on développera ainsi en
sinus et cosinus d'angles proportionnels à v : mais il est nécessaire,

pour ce développement, d'établir quelques principes relatifs au


degré de petitesse des quantités qui entrent dans ces fonctions, et à
l'influence des intégrations successives sur leurs diflerens termes.

La valeur de m et à-peu-près égale à la fraction — : nous la regar¬

derons quantité très-petite du premier ordre. Les excen¬


comme une

tricités des orbites du soleil et de la


lune, et l'inclinaison de l'orbite
lunaire à l'écliptique, sont à-peu-près du même degré de petitesse.
Nous regarderons ainsi les carrés et les produits de ces quantités,
comme très-petits du second ordre 3 leurs cubes et leurs produits

de trois dimensions comme très-petits du troisième ordre, et ainsi


,

m'. u'3
de suite. La force perturbatrice du soleil est de l'ordre — , et
l'on a vu dans le n°. 3, que cette quantité est de l'ordre m', ou du
second ordre. La fraction — étant à-peu-près égale à;—, elle peut
être considérée comme étant du second ordre. Nous porterons
d'abord lesapproximations jusqu'aux inégalités du troisième ordre
inclusivement, et dans le calcul de ces inégalités, nous aurons
égard aux quantités du quatrième ordre 3 mais il faut une atten¬
tion particulière, pour ne laisser échapper dans les intégrales ,

aucune quantité de cet ordre.

Le développement de la seconde des équations (L) du n°. 1, lui


donne la forme suivante ,

ddu
o = —- + iV2.« + n3

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j()o MECANIQUE CELESTE,
A1 ne différant de l'unité, d'une quantité de l'ordre m5, et 11
que
étant une suite de cosinus de la-forme k. cos. (iv + i). La partie de

u relative à ce cosinus, est, par le n°. 4i du second livre, égale à


h
-

i*—iV*
—•. cos. (iv + o ;
y '

or il est clair que si


i* ne diffère de l'unité, que d'une quantité de
l'ordre m, le terme k. cos. (it>+ t) acquiert par l'intégration, un
diviseur de cet ordre, et par conséquent il devient beaucoup plus
considérable et de l'ordre r— 1 s'il est de l'ordre r, dans l'équa¬
,

tion différentielle. On verra dans la suite, que c'est à cela qu'est


due la grandeur de l'inégalité nommée élection.
Les termes dans lesquels i est fort petit, et qui ne se rapportent

qu'au mouvement du soleil, n'augmentent point par l'intégration ,


dans la valeur de u ; mais il est visible par la première des équa¬
tions (L) du n°. i , que ces termes acquièrent le diviseur i, par

l'intégration, dans l'expression du temps t ; il faut donc faire une


grande attention à ces termes. C'est de là que dépend la grandeur
de l'équation nommée équation annuelle. »
Les termes de la forme kdv.sin.(iv+t) de l'expression de
/ dQ\ dv . t . . ,

f
—^J. —, acquièrent par l'intégration de cette expression diffé¬
rentielle, un diviseur de l'ordre i, dans la valeur de u; d'où il
semble que dans l'expression du temps t, ils doivent acquérir un
diviseur de l'ordre z'a, ce qui rendrait ces termes fort grands, lorsque
i est très-petit; mais il est essentiel d'observer que cela n'est pas, et
que si l'on n'a égard qu'à la première puissance de la force pertur¬
batrice, ces termes n'ont point, dans l'expression du temps, de
diviseur de l'ordre z\ Pour le faire voir, nous observerons que par
le chapitre vjii du second livre, l'expression de v en fonction du

temps, ne peut acquérir de diviseur de l'ordre z% que par la fonction


3 a.fndt-/dQ, la différentielle dQ étant uniquement relative

aux coordonnées de la lune. Si Q contient un terme de la forme

k. cos. (it+ i), i étant fort petit; ce terme ne peut acquérir un divi¬

seur de l'ordre z% qu'autant que dQ


n'acquiert point un multipli¬
cateur de l'ordre i : la partie de l'angle it, relative à la lune, ne peut

dépendre que des moyens mouvemens de la lune, de son périgée

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!

SECONDE PARTIE, LIVRE VIL 191


et de nœuds, lorsque l'on n'a point égard au carré de la force
ses

perturbatrice; cette partie, si i est fort petit, ne dépend point du


moyen mouvement de la lune : elle ne peut donc alors dépendre que
des mouvemens de son périgée et de ses nœuds. Dans ce cas, dÇJ

acquiert un multiplicateur de l'ordre de ces mouvemens, c'est-à-


dire, du second ordre ; ce qui fait perdre au terme dont il s'agit, son
diviseur de l'ordre i*. Les angles croissans avec lenteur, n'ont donc,
dans l'expression de la longitude vraie en fonction du temps, qu'un
diviseur de l'ordre i; et il est aisé d'en conclure que cela a égale¬
ment lieu dans l'expression du temps en fonction de la longitude

vraie. Mais si l'on a égard au carré de la force perturbatrice, la


partie de l'angle it, relative aux coordonnées de la lune, peut ren¬
fermer le moyen mouvement du soleil, et alors la différentielle

dQ n'acquiert qu'un multiplicateur du premier ordre , ou de


l'ordre de m. On pourra, d'après ces principes, juger de l'ordre au¬
quel les divers termes des équations différentielles s'abaissent dans
les expressions finies des coordonnées.

6. Développons, d'après ces considérations, les différens ter¬


mes de la seconde des équations (A) dun°. 1. Dans l'hypothèse ellip¬

tique , la partie constante de u seroit (1 + e2-f- + £), £ étant une

fonction de la quatrième dimension en e et y\ et l'on auroit


A2 = a.
(1 — e* —

C étant
pareillement une fonction de la quatrième dimension en e et
y. L'action du soleil altère cette partie constante de u ; mais a étant

arbitraire, nous pouvons supposer que -.(1 +e2+ jy'+O représente


toujours la partie constante de u. Dans ce cas, on n'aura plus
h*= a.( 1—e*—+ C) : nous ferons alors A2= ar( 1—e'—+

at étant une arbitraire qui, sans l'action du soleil, coïncideroit avec


,T r
a. JNous ferons ensuite
™'-a3 = —"
■.
Cela
m'-u'3
y-, , » 1
m ——
a3
.
pose,
x
le terme — de
ah* .u3

l'expression de — —. > deviendra par son déve¬


loppement

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iga MECANIQUE CELESTE,
i + e' + j^ + ie'1 -\

ie.(i +7ea + x e'Q.cos. fct» — 0-9


+ 3 e' • ('i + ei + j>a + x- e a^). cos. (cmu— "*')
x* (3 + 2m).ee'.cos. (cu+c'mu — «r —

7.('3 —-2m).ee cos.(eu — c'mv — w +y.



2a
+ 3<?*-cos. fîCC 2""^)
+ 7 >a • cos. C 2 g-f — a9)
+ 7. <?'a. cos. C2 c mv — 2

x •<?>*• cos. (2gu — cv


— 2

*7ïl' u'^
Pour développer le terme ~
jl 3 -cos.(iv — iv) de l'expression
^ 1 /dQ\ s nous allons d'abord donner le déve¬
7ia \ du ) h'u
,

loppement de 3m'. u'3. cos. (2u— 2v'). Ce terme développé devient

/ (1 — x *—4 m*. c*). cos. (2 u—2 m v)


e
+ 7 e'. cos. (2u — 2 mu — cm v + 1
Xe'*cos* f2 e — 2 ra v + c'/rav — w")

-j- 2 me. cos. (2V —- 2 mu 4-eu — tr)


zme.cos.(iu — 2 mu — e u + ^)
+ ~. e". cos. (2-u — 2 mu — 2 cm u+ 2

^. mee . (2u — 2mu — eu — c mu + ^-\- "*')


cos.
4* ^.mee . cos. (2 u — 2 mu + cu — c'mu — +
mee . cos. (2 u — 2 mu + cu + c'mu — ^ — +)

7
3m + mee .cos. (2 u — 2 mu — eu + c'mu-\-w — <a')

a'3 (3 +8 m)
+ m.- ■. e*. cos. (2 eu — 2 u -\-2 mu — 2^)
(ï — 8 m)
m. , e3. cos. (2 eu +2 u — 2 mu — 2 ■*)
m y*
+ . cos. fagv — îc + îmc — 2

m v .

COS, ( 2 g U 4- 2 U 2 mu 2 VJ

.

3m.ev'
4
.COS. (ac 2 2
gU + CU + 2 ô

Il faut multiplier cette fonction par zh'.u' ; et l'on a ce facteur, en

faisant

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SECONDE PARTIE, LIVRE VII. IQj

faisant e nul, dans le développement précédent de 2/12. ù


, et en

multipliant celte dernière quantité , par —


m
; on aura ainsi, à très-
peu-près, en négligeant les quantités qui restent de l'ordre m5
après les intégrations

( 1 + ea + jy— 7 e") ■ cos. (■?. v — 2 m v)

2
^-e.( i+7<?'—\.e'*)xos.('iv—imv—cv-\-*r)
( 3—4 m)
s*
e. cos. (o.v — 2 mv + c v — t)
4- 7 e . cos. (■>. v — 2 m v — cm v + V )
\e (2 v — 2 mv+c'm v — ^')

. cos.
21 .(1 + 2 m)

ee'. cos.(%v-imv-cv-c mv •\-v+ir')

21
■( 1—2 m )
. ee . cos. (iv-imv + cv-c m v-■& -{-

i ( 3, ,

—3 J H -ce .cos.^e—imv—cv-f-c mv+^—œ- )


'■u'*
3m'.u"" s T-m ! 4 ^
^
/• ' 1
—-.cos.(2e—se ) -
2
a
h1. ttZ
u5 (3—amj ' ,
4 .ee .
cos.fs.e—"imv-\-cv+c mv—t )
4
+ ~• e'3. cos. C2 e — <?.mv — 2c'/rae4- 2 m')
(<>+13. m+8.m2J
+ -.ea.cos. C 2ce—ac + amc—av)

(6—15 .m-t-8.m2J
4 . e .cos.( 2ce4- 2e—imv—2-sr)

+
8
9.J,2. COS. f2g"e 2C + 3WC — 2OJ

4- ——.
8
>a.COS. (2+ 2e 3 /77 e 2ÛJ
3 . (2 -4- 771 )
.
e>-a. co s. C 2 v—2 ///e—2gv + c v + 2 9—^;
8

Le terme
9m'.zz'4 1 /dQ\ s fdQ\
~^.cos.Cv-v') de l'expression de — J—^Ts)'
donne les suivans ,

Mkcan. cél. Tome 111. Bb

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i94 MECANIQUE CELESTE,
i

q.m , a
.(1+ 2 e* + 2 e J.—7.COS.(v — mv)
8 af a
1

+
1 9m a ' , , ' / \
——.—

8 at
.e.cos.(v— mv+cmv— « )
a

jl. 9.7 .m a f

. — .e .cos. Cv— mv — c'mv+« ).
oa a

a

étant par le n°. précédent, de l'ordre m' ; les deux premiers de


ces termes deviennent de l'ordre m3 par les intégrations. L'inéga¬
lité dépendante de l'angle v— mv , étant très-propre à faire con-
noître la parallaxe du soleil, donnée par le rapport — ; il importe
de la déterminer avec un soin particulier : je porterai par cette

raison , dans le calcul de cette inégalité, l'approximation jusqu'aux


termes de l'ordre m5 inclusivement,

(clQ\ bï.ii'dv

dv )du de la seconde des


).

équations (L) du n°. 1. Ce terme contient d'abord le suivant,


3m'.u'3 du , 3m'.u'3 .

: .~.sin. (av — 2 v ). On aura , .sin. (2 v— 2 v ),


ah*.u* dv i2n2. u

en
augmentant 2v d'un angle droit, dans le développement précé-
^ TTL . ~u!^
dent de — -.cos.f2v— 2v'). Il faut ensuite multiplier ce déve-
an'.u3
du
loppement par —, ou par

•—
ce.fi + je* — \y*).sin. (cv — v)
4- 7 ce". sin. (zcv — 2™)

7.ce3 .sin. f 3cv — 3^;

+ xg->a.sin. (-îgv — 2 0;

\-ey% .siï\.(agv — cv — 2 0 + ^;.

On aura ainsi ,

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SECONDE PARTIE, LIVRE VII. '91
'
( (3 1 9 ' ) < / A ^ . \ S
c<?.( i 4 .e- \e '
J cos.(2v-2mv-cv+^J
(zv — 2 mv + cv — •&)
■ce. cos.

\.cee'. cos. (2v— imv—cv—cmv + ^ + ^')


+

I— \. cee cos.(zv — 2mv + cv — c'mv — tr + <»')


.

-\.cee'.cos. (iv — 2mv — cv 4 e'mv 4 &—<&')


H- 7. cee'. cos.(av — zmv + cv+c'mv — ™—*r )

3711'. u'3 du . 3 .m
i—2c. (1 + m).e''. cos. (zcv—zv+2 mv—2™)
2/i2TÔ4 'dï,'sm'(2iJ 2V)= ^-U 2C-C1—m).e". cos. (zcv + zv— 2 mv—2*r)
4- 4mc.e1.cos.('2c— zmv)
J çr
3— -.
y*. cos. C 2 gv — 2-f 2 mv — 2 S)

+ -.y.COS. (2gV+ 2 V 2/flV v


(2—"jmj
_j . . cos.( 2v-zmv~2gv f ce 29-<&j

Les termes
du

8 h' . u5
{ 3 -sin. (V — v'J4-15.sin. (}v— jv'j} .

de l'expression de -JTTJ~ >ne produisent aucune inégalité de


troisième ordre dans les intégrales.
Développons enfin le terme -f (^J ^) ' *errne contient le
3ni ->u'3.
pu ". dv
av . . ,

suivant, —.y ——. sm. (2v — 2v ). Le développement prece-


3 m' .u'3 3m .u
dent de cos.(2v—2v'), donne celui de ---.sin.f 2v-2v'J,
zh*.u3 v " * ~ h*u*
2
en
y augmentant 2 v d'un angle droit, et en le multipliant par - ,

ou
par
1
« »

1
-

e.(i—\e* — |yj.cos. Ccv — <*)


2 a. 4- L e'.cos. (2 cv — 2™)
+ 3 y%• cos. (2gv — 2 Q)
!
-cos. (2gv
— cv — 29 + ™)

On aura ainsi,
Bb a

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i96 MECANIQUE CELESTE,
3m'
ru'>.dv .

—--j—.sin. (2u— iv ) .

/fi+2ea— ie") .cos. \


2 — 2 m
(2p — 2mp)
2
.(i+m)
2 — 2 m—c
.{ L+ie1— {e"} .e.cos.(2P-2mv-cp + **)
_ 2-(' —m) e. cos.
f2 v — 2 mp+cv — &)
2 — a m-f-c
7 e'
+ cos. (2p — imv — c'mp + ™ )
2.fa— 3 mj

.
COS. (iV 277ZV + cm P f')
2.(2 — m)
j.(2-\- 3 m).ee' .
cos. (2p — 2 mp — cp — c'rav + if+w'j
2.( 2—3m—c)
y.( 2—3mj.ee'
• cos. ( 2p— 2mc+cc — c'me— -w + wQ
2.( 2—3771 + cj
(2• m), ee
=
ym.~\ + .cos. f2e — imp '— cp+c mp+<a — v')
2.(2 — m — c)
(2 — m) .ce
+ .cos. ('av — imp-\-cp+c'mp—n- — wQ
2.(2 — m c)
( 10+19. m+8. m' )
.e*.cos. (0. cP — 2p-\-2 mp — m)
4 .(2c—2+2mj
( 10—19 m-f-Sm*)
+ e°. cos. C 2CP+2P— 2 mp— m)
li.(2 c + 2 — 2 m)
( 2+mj
y" • cos. (2 gp — 2P + 2 mv — 2 6)
4.("2g—2 + amj
é 2 —mj
-t-
4-T 2g+2—2m)
y', cos. (2gp + 2P — 2 mp — 2 9)
17 .e'
.COS. f2P imp 2c'»IC+2»'J
2.(2—4 m)

1.(2 2111 2 g+cj


.CjAcOS.f 2P~2mP~2gP + CC + 20 -®)J
Dans cette formule,les termes dépendans des angles 2cv-iv + 2mp-2ra,
et 2gp — 2p + 2.mp—28, ont des diviseurs de l'ordre m, et ils acquiè¬
rent de nouveau ces diviseurs par l'intégration , dans l'expression
de la longitude moyenne de la lune 3 ce qui les réduit au second
ordre, et ce qui semble devoir donner de grandes valeurs aux iné¬
galités relatives k ces angles. Mais on doit observer que par le n°. f,

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SECONDE PARTIE, LIVRE VII. 197
les termesqui ont pour diviseur le carré du coefficient de v dans ces
angles, se détruisent à très-peu-près dans l'expression de la longi¬
tude moyenne 3 en sorte que les inégalités dont il s'agit, deviennent
du troisième ordre, et conformes au résultat des observations,
comme on le verra dans la suite. On
peut se dispenser , par cette
raison de considérer dans le calcul de ces inégalités, les quantités
,

multipliées pare1, c'y", ety1; car les quantités du quatrième ordre


qui en résultent après les intégrations, se détruisent à très-peu-près.
2
2
( d-Q \ dv
r-tdQ\ d\
L'intégrale ./ contient le terme

h3 J \dv )).—
us
encore

3m
——

•/
ru'*.dv
—3—.sm, A—v)
.

4 h% J u5 y
ce terme donne les suivans ,

fp +w— jy* + ae'*)


.
cos. (v — m v)
! 1 i —m.
5.Tïl Ct Cl J f - r r »
-—-. —. —. \ + e . cos. (v — mv+c mv — w j
4 a'
a,
j
I H .cos.(v — mv — c'mv + •&')
V 1— 1 m

les autres termes de la même intégrale peuvent être ici négligés,


Cela posé , si l'on observe que l'expression de u du n°. 4 donne, >

ddu
d v3 + (1 — c*). e. cos. (cv —
a m— i )
+ —— .y* .cos.(->.gv

le terme ■ — de là seconde des équations (L)


du n°. 1, donnera par son développement,

2 — 2 m
COS (u V —- 2 771V)
t 1 — c3 2.(1 -\-m) , . ,„.1 ,
ï.m
-p —■—./1 + v—-e )\.e.cos.(iP—2mv—cv +
—U (4.(1—m) 2—2 m—c * * J
<*.
2.(1—m) ,
-.e.cos. (2f — imv-t-cv — tj
2 — 2 m -f- c

-l ? .cos. (2p — 2mp — cm v +^P


\ 2.(2—3 m)

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r(j8 MECANIQUE CELESTE,
( . COS. (2V 2/7iv + cm V ir') •
a.( 2 — m)
7. (a + 3 m; , ,
.ee .cos. (2c— 2mv— cv — c )
2.(a —3771 — c)
7.(2—îm) ,

-.ee . cos. ( 2c — 2mv + cv — c mv—■v +w )


2+2 3771 + 0
(2 m)
4 . ee . cos. (zv — zmv — cv + c mv+v — ™')
2.(2 771 — c)
(2 — m)
: .ee . cos. (2 v —.2 mv-Vcv-\-c mv—• — <sr' )
2+2
( 10-f-19"l+877l,j
— —
.
e*. cos. C 2 cv—2v-\-imv—zv)
4 + 2c— 2 + 2 m)
(ïO 19771+8771*;
-j
4
. e1-COS. (2CV+2V — 2 mv 2«r)
+ 2C+2 — 2 m)
f 4g*—1
+ { —
, — 7— ,(•>"• COS. (2gv — 2v-\-2 mv — 2 9)
[îb.(i-m) 4.(2g-2+2m)j

{4ga—1

16+1— m)

+—
(2—m) "\.y.C0S.(2gV
4+2g+2—2771JJ ) + 2V— 2mv —2 9;
17 .Q * r

H — .cos. (2V— 2 mv — 2 cm v + 2 &')


2.(2 — im)
f 3 + 771 3-C1—m) 1 a
< —
+ -— >.e>s.COS.f 1V-21JlV-7gV + CV-b2S-^J
2-2m-2g-\-c) 4-(a—277l+c;j
.
(i-h{e* + 2 e'%) a
H 7—7 :— • — • cos. (v — mv)
4.(4 — m) a
CL

+ • e', cos. (v — mv-\-c'mv — v )


a

\+ 7—7—
4.(1 — 2m)
r. —
a
.e'.cos. (v — mv — cm v + v') )
y • Le terme - de l'expression de
h*(i + **;T
1
/dQ\ s /dQ\
h* \du ) h* u \ ds ' )
devient en
négligeant les inégalités du quatrième ordre ,
1 f y* ") 3 s

•|1+e"+4- + ;-y-(i + e>— ;y).cos.(2gv— 2 9; + ?"j + -^-;


— —

C" étant fonction de la


une
quatrième dimension en <7 et 7, et fs
étant la partie de s due à l'action de la force perturbatrice. On
verra
ci-après que fs est de cette forme ,

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SECONDE PARTIE, LIVRE VII. 199
Is = B(n).y. sin. (av— 2 mv —gv + 8)
+ B)^ sin. (2 v — 2 mv-\- gv — 0)
+ B)'Key.sin. (gv + cv— 9 —<n)
+ B)3Key.sin, (gv— cv — 94-v)
■^-Bj-^.ey.sin. fac — 2 mv —gp-\-cç+Q — &)
BSh^ .ey. sin. (2 v — 2 m v+gv — cv— 9 -f- vr)
+ B& .ey• sin. (nv — 2 mv — gv — cv -f- 9 -f-sr)

+B .e'y.sin. (gv + c'mv— 6 — ir')


+ B,^. e'j'.sin. (gv — c'mv — 6 + ^'J
+ B,^) .e'y. sin. (iv — 2 mv~~ gv + c'mv+ 0 —&')
+ B)'°he'y.s in. (2v — o.mv — gv
— cmv-\- 9 + v')
+ BJ-"K e'y.sin. (2 c v — gv — 2^ + 0)
+ B ("he'y. sin. (av — 2 mv — 2 cv+gv + 2 <n — 0 )
+ 5,(,î). e'y. sin. (2 cv+gv -— 2^+2 mv— — 0)

+ jB^'^.-^-.>.sin. (gv — v + mv — 0)
+ BJ-'5K — .■j-.sin. (gv + v
a
—mv — 6).
Les nombres placés au bas de la lettre B, indiquent l'ordre de
cette Ainsi, B(°) est du premier ordre ; Best du second
lettre.
ordre ; et 50tn) est fini. On peut observer que cela a lieu , suivant
que le nombre qui multiplie l'angle v dans le sinus correspondant,
diffère, de l'unité, d'une quantité de l'ordre m ; ou d'un nombre
fini, c'est-à-dire, de l'ordre zéro ; ou d'une quantité de l'ordre 1 n'\
parce que l'intégration fait acquérir à ces termes,un diviseur du
même ordre. On aura, cela posé ,

34^
h*
=
2
—.
a,
{2? <°)
L
— .>s«cos. (av — 2mv)

a. JL . B -y"-cos. (2v — 2 mv — agv + 2S)


ac,

a——.
2
( -S^-b B)3'') .ey'.cos. (cv — *)
a,

B^l.ey* > cos. (sgv — cv — 26 + ^)


za.
o

-1 -. Bj-^.ey* .cos. (o.v— 2 mv — 2gv + CV + 26—■=•)


2«,

4- —.
0 /»
{B)b)
l- " — B)3)} - ey'. cos. (2 v — 2 mv — cv+v)

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aoo MECANIQUE CELESTE,
H——. { + .e'y*. cos. (c'm v— &')
y t

2 af
.
BtM.e'y%. cos. (2v — 2 m v 4-c'mv —&')
y
2
.By^.e'y*. cos. (2 v — 2 mv — c'm v
a,

—. B yxï. e*y*. cos. ^2 c# — 2-3r)


2
at

4- —•
{2?a(l4)+-5a(l5)} • — .y'.cos. (v— mv).
2a( et
Si. l'on réunit les différens termes que nous venons de développer,
la seconde des équations ( L) du n°. 1 prendra cette forme,
ddu
0= — + u+n-

11 étant une fonction rationnelle et entière de constantes , de sinus


et de cosinus
d'angles proportionnels kv, mais comme nous nous
proposons d'avoir égard à toutes les inégalités du troisième ordre,
et aux quantités du quatrième ordre qui les multiplient 5 il faut

joindre aux termes précédens, tous ceux qui dépendans du carré


de là force perturbatrice, deviennent de ces ordres, par les inté¬
grations. Analysons ces nouveaux termes.
8. Pour cela, supposons que S~u soit la partie de u, due à la
force perturbatrice, et que l'on ait

af~u = ^2(°>.cos. (2v— 2 mv)


+ cos. (2v — 2mv — cv + n•)
-f- s4)^. e. cos. (iv — 2mv + cv — >b)

-\-^4)3î.e'. cos. (2v — 2 mv+ c'mv-—&')


.cos. (2v — 2mv — c mv+™ )

Jf s4)^ • e . cos. ( cm v — <&')


4.s4)^• ee .cos. (2v^— 2 mv — cr + c'roc + « — &')
jf.s4M.ee .cos. ('ac— 2 mv — cv — c'm v -f v + f')
s4 M ee'. cos. (cv + c'mv — -o- — &')

+ s4M.ee'.cos. (cv — c'mv — & + '*')


+ s4)'0)• e*.cos. (2 cv— 2iz)

jf.s4.e*• cos. (2 cv — 2V+2 mv — 2<m)


4- s4) 11a) • y" • cos. ( 2 gv — 2 8)

4-s4 (M. y"-cos, (2gv — 2 v + zmv— 2 6)


•4"

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SECONDE PARTIE, LIVRE VII. 201

+ ^/A4Le'a.cos. (2c m v—aw')


+ ^4y~0) .ey* • cos. (2 g v — ce — zQ + vr)
+ ^4)'6).e?*.cos. (1 v — 2 mv—'■ 2gv+cv + 2& —f)

+ ^,('7). —
a'
.cos. (v— mv)
ri '

+ ^0 W.-.e' .cos. (v — mv + c'mv -— •* )


a'
■Va

+ ^4t('9).— .e'.cos. (v—- mv— c'mv + +).


a'
\a >.■).' .
p..4. y) Vv r,) v t .

Les nombres o, 1, 2 placés au bas de la lettre ^4, indiquent


,

que la quantité est de l'ordre zéro , ou de l'ordre m, ou de l'ordre m'.


Je ne considère ici que les inégalités du troisième ordre, et celles

-i- i

qui étant du quatrième peuvent produire des quantités du qua¬


,

trième ordre, dans les coëfficiens des inégalités du troisième. Je


porte l'approximation plus loin, relativement à l'inégalité dépen¬
dante de cos. (v— mv). Cela posé, le terme donne par sa
i+.u3
3 m.'u'3.Su
variation, le suivant z/i'u*
3 et il en résulte la fonction

a. Su

2^4.e. cos. ('2V — 2mv — cv +&)
-
2 e'.cos. ( 0, v — 2 mv — 2cc4;2«j
+ i. ^4)'K ee'.cos.(2v—zmv—ec+cW + ®—-4)
t
+ k-^x) mv—c v—cmv -+- *r + -s-' )
V» 1
1.m.(i + je'')
.

!_(. L. (_s4)%)+- ^4)21) .ee1'. cos. (cv — -a)

+ Lu4yiS>. — -e'.cos. (v— mv + c'mv — &')


7\\i- + 7 ;'j ol-èrroiigitob x;Ioo 'mol .aonsrjlLui

(
(L

+ ^4. e'.cos. (v — mv — c mv + •&')



-HOJ JaffOl

+ t. .4)'*). —. e". cos. (v — mv)

u' éprouve une variation


la variation de v qui dépend du par
temps t, et de ses inégalité^ en fonction de v ; mais ces inégalités
sont multipliées par m, dans l'expression de v', et de plus, par e

dans l'expression de u!; on peut donc d'abord négliger ici sans


erreur sensible, la variation Su'. Nous aurons bientôt égard au terme

de cette variation qui dépend dé l'action de la lune sur la terre.


,

Mécan. ckh. Tome III. C c

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202 MECANIQUE CELESTE,

Le terme — -• cos. f2 p — 2V ) a pour variation


ah* .u3

— —-—

ah*.u^
-fit cos. (2v—2vQ+-——.. S v .sin. (i v— iv').
h* .u:s .

Si l'on substitue au lieu de fit valeur


précédente sa
, on trouve que
le premier de ces deux termes donne la.l'onction

+ {.S^-4^^ + ^^-'-.^W.e'1+7-.^W.e'i}.e.(i-W)-cos .(cv-v)


+- { 3 si2(0) + sij3) + si} . e . cos. (c'mv — 4 )
-f- s/y>) -ee' .cos. (cv— c'mv — tr+4)
+ { si— ,-.s£yr>} .<?<?'• cos. (cv + c'm v — n —n")
4 fQ\ t s / r \

+ sd yK ee . cos. ( iv — 2 mu — eu — c mu + )
+ <4^.ee .cos. (-2V — 2 mv —cv + c'm v+n — vr)
4-\siy^-1-' J 1 m'>.siy>— 2.( 1 -j- m).siysÀ.ey*.cos.C'2t
(■2gV—CV—29 + -5TP
-f- si y ^ ■ ey* ■ cos. (2 v — 2 mv — 2 gv+cv+ 2 S — n)
-f- { si yy — î.siyV .e'*) . — .cos. (v — mv) lOli

•P {si y*> — {. si y7Q . —. e' .cos. (v— mv + c'mv — <*')

+
{ sij''^ 4-7-. si y^} ,-p. e . cos. (v — m v — c mv + "*')
. Uv

afn contient un.terme dépendant, de cos. (3e— 3mv) , que nous


avons négligé à cause de sa petitesse ; mais cornm'e il peut influer
sur le terme dépendant de cos. (V — rnv), nous aurons égard à

cette influence. Pour cela , désignons-le par xs. —.cos. (3^—3mv)-,


» i P u .ÊOO . Js. - -t 1
la fonction — .fu.cos.(stv—2v ) donnera le terme,
0.ll*.U*
•> —1
9m a ,

a*.— .cos. (v — mv).


: 4a/ ~ 1.

Pour déVeloppé'r la variation htu3


. JV'.sin. (2 v — 2v ) , nous
asq <<mlq ob Jo
a
afc noiat.
observerons que fv' contient, par le 11". 4, les mêmes inégalités,
que l'expression de la longitude moyenne de la lune, en fonction
de sa longitude vraie3 mais elles y
sont multipliées par la petite
0.VU timol! .jào .TdAoàlt

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SECONDE PARTIE, LIVRE VIL 203

quantité Il suffit ici d'avoir égard aux ternies dans lesquels


m.
le coefficient dev diffère peu de l'unité ; et il est aisé de voir que le

terme e.cos. (cv—de


l'expression de au, donnant par le n°. 4>
dans S~v, le terme — 2me. sin. (cv — <a) -, un terme quelconque de

aïu, tel que k.cos.(iv + i) dans lequel i diffère peu de l'unité,


,

donne à fort peu près dans JV', le terme —2 m k.sin. (iv +5)• On
trouve ainsi que la variation précédente donne par son développe¬

ment la fonction
,

'

m.
y\e.( 1 fe'^.cos. (cv — & )

m..
ey*. cosi (ng v —cv— 26 + ™)
+ m.^/0(l5).e>î.cos. ( iiv— 2 rnv— 2ge + cv-\- 28 —
3.m
a
a
j+
I
/71.^2,0^.—.COS.
a'
(v Tïl V )

+ m. —
a
.e' .cos. (v — m i> — cmv+v')

les autres termes de ce


développement sont insensibles.
Les termes

{3-cos. (v — v') + ï.cos.(}i> — 3i>')}


de l'expression de

ont pour variation,


a

3.7n .aS*u a r , N

3 a,
. —.
{3 .cos. (v — mv)+ 5. cos. (3^—"3m*v}î
a

en substituant pour a^u, . cos. (2 v —- 2 m v) ; il en résulte


le terme
a

L. ^(0)._I.COS. (v — rocj.
a, a'
La variation du terme

3m'.u'3 du . ,

77—r.
nfr.u*
— .sin. (2V — 2i))
dv

peut se réduire aux termes suivans,


Ce 2

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so4 MECANIQ.U JE C E h E S TE,
Gm .u-3 du tu . , '%m'. u'3 d£u
. sin. ("2v — 2u ) t-~7. —. srn. ("u — dv)
01 M.id dv u !i 2/1 • u dr . ,

du ,
+
K„> -Tv'Coa.C^-2u)i
ces» termes , par leur développement, produisent la quantité
f s.Cl *V'J~ (î)tin^ 91 lV^i B-iq « orrnob
{C2-2//z-e;.^C')4-C9.-2w-fc;.^,w-8.Ci-/n;.^(°))
1
c v cos ^
-f.C2 — 3m—d) .y4 y\e*—7-C2—m—c) ■ y4y\e'')
+ (G. C1—m). y/(2—m) + —îm). c'.cos. (c mu—«0
+ { C'2 — 3Z7Z—c) . yi^ t- C2 2m c) V^/lr} • COS.CCV + c'mV.— ur'^
+ { C2—rn~c) yly^+J--(2—2m—• ce . cos. Ccv—c'/rm—■sr + V^
.

+ C<? — m). y4y>-ce'-cos- (2u—2we—• cu + c'mu + v—v')


_».a
1 -\-(c-\m ). yi.eé • cos. (iv— 2mu — eu— c'mu)
3 .77?

étAj-t-'fr%+4+m-,c; 4 1 y !■ • èy:. cos. C2£T—eu—aQ + v)


)
[ +(2—2 m—2g + c).^y^\
_

y4.ey*.cos. C2f — 2mu-L- 2gù + cu+zQ — tu)


+ {C 1 —m).u4y^— t.yiy^.e"' + 3 - Ci — m) .>.)} .-^-.cos. (u — mu)
+ (C t—2zn) .y4y^—■ f. C1— • — •e'. cos. Cv— mu + c'mu — v )

'^+ {y^y^+l- ( 1 — m).y4y:)} . e'.cos. Cv — me — c'/zzc + ^')


x
L expression
-i /dQ\ d« '
de 1- ).——— renferme encore la variation
2
yrfi'/ n'.u'dv
m .a .
. a

(3-s^.C^~/«fX + M-sm. C3" — 3"^;}


_

8^7' -x-J
dr

et il en résulte la quantité

,

Q . m .. a
.
( 1 —m).y4J.°). —.cos. (u — mu).
ka, a
La fonction

{cldu,
dv

contient d'abord le terme

|ddiz 1 „ïm'.u'3.dv
U*+Ui-J "iyy^-yn-cY-

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SECONDE PARTIE, LIVRE VII. 205
sa variation est
1 ' r
C u !v' 1
là.m' '
a "• ,u's.dv- -- . sin. (IV 2v' )
[ + 7. JV .cos,( 2^ — ac ^ J
fddè'u \ r.-im'u"i.dv . ,s

+ —— ■ » ' ra - - 2* )

_s^ - ^ ( u ; -,
V5' ■
v_
h'.aJ u4 v y

Le développement de ces termes donne en observant , que c'est à


très-peu-près 1 — ; m", et que g est à tres-peu-près 1 + i nr,

A */°° -Pïwdci ll Ht .203 . • — » fP'AIL»- 4-C'l.V.l .

4 0^(1 — m)
.
{4.(T—m y—1 —\e') .

r,^
js
.<•(. 4.(1—m) j (s-um-c c-am-J-eJ " J.COS.fce-»;
l—^ yKe''+1.Ay).e,> J
—.
{ 1 o. A,(1+ i. (A^-Ay>)) ,eO '
«oLjn» a*)b «.o)n*!n. ?gab $tjU jè
I
_'3^.(4. — -O.^toy
4«,
f_7
(a—j m

2 — mJ
e . cos. (c'mv —
40.(1—m)

{(2—m —\).Ap + (2—3m


■ J
— 1).^ * (!)]J
X

<î 77»

——{11.C&+CP— C.M}
11
'
*

(■>.m ,A^> ■
ee .cos. ('se—2 m y — ce — cmv-\.^-\-A)
a.
(2—y m—c)
6.m .Ay~>
.ee' .cos. (iv— znn> — ce + cbwe-p-a- —.
ar( 2 — m — c)
x

G. 77

Clt . (C 771 )
.
{_//,(G) + 7 Ayy .ec'.cos. (cv — c'viv -.g')

6. rti
.
{Ay> — .ee'.cos. (c\>-\-c'tnv v
a/-(c+m).
_= • ■ "
G. rit .
Ay°)
4- .e . COS. ( 2 CV —• 2 V+ 2 VIV '2 ïrl
at.(nc — a-f-am;
G.m .
,i3Ç"0
_j_ -.V.cos. (zgw 1—jc + smi'—zv)
a
.(2g—2+2TiiJ

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ao6 MECANIQUE CELESTE,
C~1 ( m t
+ . 2Ay^—A , A .ey'. cos. (2gv — cv — 2 9 + *Q
a, r 8 j —„

G.m .

.ey'.cos. ( 2v— imv—» 2gv + cv+2 0 — w)


a,. (2—2OT— 3g+c)
1

3
{(&+ im).Ay7'>-!iA0^%\e'l-i.[i-(î-mj'].*,,}.—.cos (y- mvj
aa,.(i-m) a'
a

+ - . (A^'7)— sA^'*)} .——. e'. cos. (v — my-\-c'my — ™')


*

{^0(l8)+ • — •e'.cos. (v— m v— c'mv+ *■').


at.(i—uni) i u 1 ' J a'
\ i\k —■ ( i M

On doit observer ici que Ca(6).sin. (2 V— 2mv) est l'inégalité


dépendante de sin. (iv — s mv) dans l'expression de la longitude
moyenne de la lune , en fonction de sa longitude Vraie ;
é^'.e'.sin.f-2v2mv-\~c'mv—y), et C)l°\e'.sin.(av—2mv—c mv-h^'J
sont les inégalités dépendantes des angles 2f— vmv c'mv— ■&',
et se 2 mv— cm v+^', dans la même expression. On peut ob¬

server encore que le terme

-—.
{4 AS^+A^—A } . e'.cos. (c'mv — ■=-')
a,

paroit être de l'ordre mu, ce qui produiroitune quantité del'ordre m3,


dans l'expression de la longitude moyenne de la lune • mais ce
terme n'est véritablement que de l'ordre m0 ; car on verra par les

valeurs que nous donnerons ci-après, de A)°\ A^3) et AJV ;

que la fonction 4 A^ + A^ — AJ-^ est de l'ordre m3 j il n'en


résulte donc qu'un terme de l'ordre m4 dans l'expression de la
longitude moyenne. Nous le conservons ici, parce que nous
nous sommes
imposé la loi de conserver les termes de cet ordre ,
dans le calcul des inégalités du troisième ordre.
Il est indispensable par cette raison, dans le développement de
,

3?7l'u fu'3.dv
■J .sin. (2v — 2v ^,de porter la précision jusqu aux

quantités de l'ordre fu* ; il en résulte le terme


3o.m'u ;
^u3 Au'
ru. ou- .

h' .J —.Uf.sm. ( 2 y — 2 y ).

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SECONDE PARTIE, LIVRE VII. 207

Ce terme produit le suivant y

. >t ©
15 .m .cos. (2c v — af-f-îmf — 2rr)
2at ac'*— 2 + am

quoiqu'il ne soit que du cinquième ordre ; cependant, comme il


acquiert par l'intégration , dans l'expression de la longitude"
moyenne , le diviseur 2 c — 2 + 2 m , il faut y avoir égard.
La fonction
/dait \ 2 s.fclQ\ dv

donne
x, V^1 /'A* ^ \<W
celle-ci,
/ \ I. /-> m!. u*. dv . . . . T

(^: + '7-/7é;/--TT;> (3 .sm.fv-^-t^3.slit.r3v — 3v;}.


Sa variation produit les ternies suivans,


1 (ddSu 1 ^m'.u'^.dv r . , , .
.
+<Tu
./ . { 3 .sm.ff — V )+ 15 .sin.(3c— )}
a,. iltjfMèf f o3»tv <—'W^.koo.~j aiwBtio 1 fi.
^ . 771 G. .

d . — •faS~u.dv. { 3. sin. (v — 1/^+15. sin. f 3 v — 3v'd};


4 a, a

d'où résulte le terme


1

.
{13 -f B.fr — m )") .A£}. — . cos. Ce — m v).
■>.a.ï(i - tri) x *0 • i- • ' «,

On doit faire ici une observation importante relativement aux


termes dépendons de cos. (V— mv) , et que nous nous proposons
de déterminer exactitude. Les
expressions du rayon de l'or¬
avec

bite du soleil et de sa
longitude contiennent des termes dépen¬
, ,

dait s de l'angle v — me, et qui résultent de l'action de la lune sur


la terre : ces termes en pi'oduisenl d'autres dans l'expression de u,
et delà longitude moyenne de la lune, auxquels il est essentiel

d'avoir égard. Pour cela, nous observerons qu'en vertu de l'ac¬


tion lunaire, le rayon vecteur du soleil contient, par le chapitreIV
/U.
du sixième liytre , le terme -. cos. (m — v') • p. étant le rapport de la
masse de la lune, à la somme des niasses de la lune et de la terre ;
ce
qui donne thurs'u' le terme

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3O8 MÉCANIQUE CELESTE,
La longitude v du soleil contient encore par le chapitre cité,
le tei'me •

. » . '

f-L . U
.
sm.- ( y — y' ).

, mr .u'*
Cela posé , le terme contient le suivant,
/iau3-
^
a
. u , I ,',.1111 .»ru
3 m'ft.u'*
a
—-

f* 7/4
/i2. u<
.
COS. (v
v y y).

3 m'.u's
Le terme ——-.
, ., '
cos. (-2
V y
r — a
M Y y')y^! contient 1V/J deux OUJ
WliliVlil les suivans,
o
ah 7/3
u .
v

jm'.fi.u'* 6m'. u'* j . ,

-.cos.(V-c ).cos.(2.y-'2v ) + — 7. sinYv—v') .sin.^2r—aVQ;


ah*.u* T" y \ y' •


i i 3_ ■. ■
ce qux donne le terme .cos. (v — y ). En le réunissant
4 h*.u*

au
précédent, xi aura
oxi aura —

94/ t • cos- (v—v')i d'où résultent les
termes suivans,
9-m.h- a Q.m .« a ,

.—cos.( r— —. —.e .cos. (y— my+c my—« )


tiaJ a ' 4 a, a'
1

37-m ® -, , 1 ' ,
.e .
cos.(V— my—c my + •=,
4 a, c

jm' fu's.dv .
Le terme
.J —.sixi. (%y — 2y ) doxxne pareillement les
suivans,
—* . —1
3.771 a a %.m .ft a a . ,

—.cos.re—my )— .— —-e .cos.fy—my+cmy—»• )
a. f i—m) a a' a as a
J« >b m»kw>qfevr irfBb ebili(B'l) tha(8lul)o-rq m. e<>rxna» x.mo ov. >» «L
9-™ •(* a a ,
•— •—
.—. —.e .cos. (y -—my — c my+* )
2.(1—2m) a, a

U nous reste à considérer la 1 partie du développement de


qui dépend du carré de la forcei pertùrbati'ice. Ce
hK(i+s')*
p.. où ta enuLijI ob eoHïisifi ?.'il> siui^ot. s t. ti»nril x.l >1. *rmu

développement renferme la fonction (£$)*, ce qui produit


les termes suivans,
"f""" _3_
*a,

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SECONDE PARTIE, LIVRE VII. 209

4 ci.

H .
{-6/9) + By°î} .B.y"e'.cos. (c'mv — v')
+ —
2
B^ •£?>*. cos.' (2 gv — ce — 2Û + ir).
at

C). Rassemblons maintenant les divers termes que nous venons


de développer. La seconde des équations (Z.) du n°. 1 deviendra
ainsi,
ddu 1 f v* 1 ai f v1 1

0=^+"-T/{I+e'+ï+e}+^;{l+e'+ï+L--e}'
a

(4 m*;. AW. (, _ i + J_. ,


_

4 <i/
.
_ 3m _ .
4 at

2
+0*4- 3 e'1—2.C5a(^4-j5a(3^.^ + Ci + 2m—c).A^.( 1— [e")
-4
IfL /
\.e.COS (cv-rs)
4<z, J { f » + 6 m -f- 0. C\ — + +(2— = m—c/}

-LC9 + 7/i4-c;.^tW.e's + L('9 + 37ra + c;.^i(').e'!


^.(A^-\-A^).e'x
1 + ( 1 + 2 m), e* H
4
[e1

+
3.7a
.J+(' + 3«-+Ç-^") 1 — m
••COS, f2e 2mv)

[ — A±°)— (B^—B^)/—

+
—7^}
f ? + 4mJ
-.ri+ie1—
3.771 4.f 1—m)
>.e.cos.f se—27nr—ce -f- *'
3-0 -\-m)
2—-2m —c

■7-w- ^a(o>;+1 ^(6>;


m
,/
MÉCAN. cnjj« Tome ZJJ. Dd

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210 MECANIQUE CELESTE,
3 .m f $■(1—-m) ZI
.
; 5 + c—4»H ;—(-2 .A^> i .e. cos. f 2 v — 2mv+cv — n)
tiat (/ 2—2m-t-c J y

3—. /-—- + +2 • ) • e . cos. (2 v — 2rnc+cW — -s-Q
4 a, (2—/» m J

+
'

2 ZM'°).- 2-x/awj.e' .cos. ('2v — 2 mv — c'mv + wQ
4«,| 2-3m J

__M /2-irn
(2 .rj-m)
— V1l)-(*—m) v y 1.. e' .cos.(c'mv—
+ (B, W + Byo)).Bl C»)X -^5>-11. C,W- 2 Cac9)+2 C.c,0> I

+
14^ W + AW~A^—i0.Ay\e* + i.(C^'
4 2—«—c
.ee'.cos. C2v—2mc—cv-t- c'mv + 17—
+
„_•) fr±m — 4 1_ (9)
( 2 2—m—cj
r7.f3-i-6m—c)
^ 7-(2 + ?m) , ^(|)
.
ll!îl \ , - 3m c l„ee'.cos.(2v—2mv—cv—cmv+v + A)
')+^o+[.3~m~c.+
f ' l 2 * j.^wl
2 — ^ 772-— CJ

(3±^_fi±!^±f+ M.^(0 }
3-"' ] " t (. .eg'.cos. ("cf+cW — «—"o-Q
r , 1

■M/J+4.+ {ii±i±î+_*.].^
^+^+7.{i=h+^}.^,; • ee'.cos. ('cv — c'wiv — 17 + ^'^)

, 3-m j 1 — B0<-"'>.- 2^a(,0H. ea. cos. (îcf — 2®)


+IZ'1 s" i
fs+i i .m+8ma fio+igm-(-8m3j
j 2 2c 2 -j- 2 m ea .
COS.f2CV 2V+ imv 2<a)
■«
(.
+4^..»+
' 2C 2 -j-
■ WJ-) _^„„('
2m '

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SECONDE PARTIE, LIVRE VIL an

_3
4°,
-.ji+e®——
. I 4
\.m + 2 m .^ac,°]J .>'.cos. (zgv — 2Û)

-fam—2g (4g*—i; (2-f-/ra)


3.771 j 4 4-fi—2g—2+am

i^c.s)+ 8"^C,i) f-> •cos.^aff»' —ai'+ainf—afl;


^ 2 g—2+2 771
4

3-/71
+ {7 — ^ac'4)} .<?'2.cos. (dc'mv — 2<&')

3 •m J m 4 ( ,

i
2 o noonc5) W'.cos.fa^-w-aS-HO
+ r5 + 77i;.^lC'6)——-^L_+^0('5) '

3.m J 1—2m 3 — 2m [
'£T') 2JîaC4) _ lo.^0C'5) y.<?>*. cos. (2 f— 2mr—sgr+cr+29—
-1
1—2m
m

, s ^ s , , , 3-0—+
(1—2^; ^1 + 2e1 + 2<?" j H
-

. 7 r
4.(1 —7717
m 1 C36+2i.m—15.ma; , , î^+'nj AW.e" '

+ 4.(1—m) 2.(1—m)
V. —.cos.(v
v
— mv)
a. f ~ '

0^^^ 1)+ ^
-
<„,«+»;(,„i _

+ —

2 a
. >
4 4 I•—•e • cos. ( v—tw+ctw — v )
l— (T5 J "
—1
fDî—i8.fl»; ^76—33-m) . , .1
3.771 j .(1—2/J-) .7 M ci f.7,
-J .< 4 4 !.—.e .cos.(V—mv—onw+rj
2"Ai—™) J a,

Je n'ai point eu égard aux ternies multipliés par \ , parce qu'ils se


détruisent réciproquement aux quantités près de l'ordre m7.
ÎO. Pour
intégrer cette équation différentielle, nous observe¬
rons qu'elle donne, en n'ayant égard qu'aux parties non pério¬
diques,
Dd 2

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aïs MECANIQUE CELESTE,

U =
l.fi+««+2L+c*]
a, I 1
J 4

aa, \ 4 J

+3—. { 4 - im - m"} ^. ( i -1 e"; . - . >*-


4 a, 4 0,

Nous avons désigné dans le n°. 6, cette quantité par - î + e* +


on aura donc en observant que sans l'action du soleil, on auroit
=
et qu'ainsi l'on peut supposer £ = £" j
-

,

2 2

a
{i+T e '} + ~ — 3 m — m'). (î — je'')
at sa, 4 a,

—.(BW)\y\
4 O,

L'action des planètes fait varier l'excentricité e'de l'orbe terrestre,


sans altérer sondemi-grand axe a , comme on l'a vu dans le second
livre ; la valeur de - subit donc des variations correspondantes, à
2
f

raison du terme —
qu'elle contient ; et comme la constante
4 a,

de la parallaxe de la lune est proportionnelle à - , on voit qu'elle


doit éprouver une variation séculaire ; mais on voit en même
temps que cette variation sera toujours insensible.
g
Nous avons représenté précédemment par .( 1-f-e'Q.cos.(cp—n),
la partie de u dépendante de cos.fcv— ^)■ E11 la substituant dans
l'équation différentielle précédente j en comparant ensuite les sinus

cosinus de
d'.e-a
et cv — & , et négligeant les quantités de l'ordre —- ,

cequi est permis , vu la lenteur des variations séculaires de l'cx-


centricité de l'orbe terrestre 5 on aura les deux équations,

7
a. c.
(i+e'J
e.(i~he') ddtr / dvs\ a
O = . —: 2 .
( c I. ;
a dv2 dv J dv

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SECONDE PARTIE, LIVRE VII. 213
la quantité —p— q. e* étant supposée égale au coefficient de
e.cos. (cv— , dans l'équation différentielle (L') dun°. précé-
1 "4" 6a
dent, divisé par ; où l'on doit observer que les valeurs de
A,}°\ B?) et piV renferment déjà le facteur
, 1 — {e". La
première de ces équations donne en l'intégrant,
1 k. e*. ( 1 -f-e'J2
dvr aa '
C~~~dd
Je étant une constante arbitraire. La seconde donne, en négligeant
le carré de q e*,
dar r-qe"
dv
=
c—\/l—p
\/1—p
et par conséquent, si l'on regarde p et q comme constans , ce que
l'on peut faire ici sans erreur sensible 5 on aura, en désignant
q r

—=rpar q ,

V1—p
■»■ = cp — v.V i —
p + \q .fe "dv +s ;
i étant une arbitraire ; ce qui donne
cos. (cv — *r) —
cos.|i>. V 1 —p — e'*dv — «|.
Il suit de-là, conformément aux observations, le périgée
que
lunaireaun mouvement égal à Ci — V 1—p) .vJp\q' .fe'dv.
Ce mouvement n'est pas uniforme, à raison de la variabilité
de e' ;et si l'on suppose qu'à partir d'une époque donnée, 011 repré¬
sente e' par E' +fp+1 e", E' étant l'excentricité de l'orbe terrestre
à la même époque, le mouvement du périgée sera

C! _ t/7=7+ i q . E") .i>+'-q'.E'.fv* + \q'. (a E'l+f>). n3. '


Cette expression pourra servir pendant deux mille ans, soit avant,
soit après l'époque. La partie
l-q'-E' 'ff + î.q' .(aE'l+f°).p3
forme l'équation séculaire du mouvement du périgée , qui main¬
tenant se rallentit de siècle en siècle. La valeur de la constante c

peut être supposée égale à V 1—p —\q .E'*; l'angle -a- est alors

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214 MECANIQUE CELESTE,
égal à la constante e, plus à l'équation séculaire du mouvement du
périgée.
L'excentricité e, de l'orbe lunaire, est assujétie à une varia¬
tion séculaire analogue à celle de la parallaxe, mais insensible
« c/zr
comme elle ; ces variations étant proportionnelles à —, qui ne de¬
vient sensible que dans l'intégrale f — .dv.

Si l'on représente par —.cos. (iv + s) , un terme quelconque de


l'équation (L') , et que l'on désigne par
P.cos. (iv + G) + Q.sin. (iv + G)
la partie correspondante de u j on aura, pour déterminer Pet Q,
les deux équations

/ dG\ dp „ ddZ
Q = 2.1 l-h— ],— \-P.
\ dv ) dv dva

Les variations de G et de P étant extrêmement lentes, et i étant


de
très-grand
très-gi relativement à —, la valeur de Q est insensible , et
l'on a

P= H
"'•{0 + 0-'} '
de
où l'on doit observer que z + — étant lé coefficient de dv , dans la
dv

différentielle de l'angle i v-\-G, on peut supposer e constant dans


cet angle pourvu que l'on prenne pour i le coefficient de v cor¬
,

respondant à l'époque pour laquelle on calcule. On déterminera


ainsi les coëfficiens ^,co, &c. de l'expression de a.£u.
,

Relativement aux termes dans lesquels le coefficient de v ne dif¬


fère de l'unité que d'une quantité du second ordre , et qui dépen¬
dent des angles 2gv— cv — aflq-^et v — mv+c'mv — ™ ; la
considération des termes dépendans du cube de la force pertur-

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SECONDE PARTIE, LIVRE VIL aiç

batrice, devient nécessaire ; mais en portant, comme nous l'avons


fait, l'approximation jusqu'aux quantités du quatrième ordre in¬
clusivement, les termes dépendans du cube de la force perturba¬
trice, qui peuvent dévenir sensibles, se trouvent compris dans
les résultats précédens. Cela posé,
Si l'on substitue dans l'équation (L' ), au lieu de u, la fonction

y* i

i
i+e*-| \-€-\-e.(i -t-e*Lcos- (°v — ™)l
J 4
+ ;
a
■ —
cos. (zgv — 29)
la comparaison des divers cosinus , donnera les équations sui¬
vantes ,

{.cv.l
» >
+ ^1 + ea~i
_

1 •
4

O
={l—4.f 1 — "0°}
, -•
'-.m .
a

j (l + 3e' + ^r — î-e'a>)/
L
, \ 4
1 — m

[4* l 4 -e *•" i
(3 + 4»«; x
(1 + ie*—l.e") +
a 4 v 1 ' 4-0
o ={l— f2—2m—+ 2.(1 +m)
2— 2 m — c
.{1 + Ze>-[e"}
I —i.
{At co_2^W} + i. {B™—B>

O =
{ t— (2—2rn+c)*} .m 13 + c-4m+^m++ 3^.w}
O _ { ! _^2—rn/ } . ^ i. m . +35,®.^-+ 2^3)j
o= {1—<a—3»»;*}.^3C4)+i.w •
^ * j'a—3»T ~ 2*,c' ° ' jjp" ~~ 3^»w> J

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216 MECANIQUE CELESTE,
! + e« + Il + 2. e" + { iO) + B, « } .21 — f Ci + 3
^ m

(- s—,
o=^i-n»Q.^aW-|- 3 j (-2—^771).(2—m)
l+{B,W + B™}.B<'\£—jiW—ii.Ca<n__aC,Ct') + *cf'aA
m '

+ 6m.{4^JCo:)+^aC3>—

» =
{ f—f 2—m—c; i. m . —.

o = Ci — 4cQ.Ac'0) + >!*.-. fi — 2?0C',:).— — ^ac,0)l


°<
1 m j
f2-f-n .7n+8.m® Qo-f-ig .,«+8 .7»®^

(_ ' 2C 2-f-2m 1 ■

{ 1 — %"} . ^.t'O +1..


Jg»__ 1 _ i. + ï • ™ — 7 •m ' *JJ
o =

C3+2m—2^^C4Sr»—Q Q+m;

3g— 2-j-'2m
O =:

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SECONDE PARTIE, LIVRE VII. 217

o = (A — 4m*). A™ + i. m . —. (i — A/'«}

\ BJ-3') (i-j-c-2g-io.m) A
4
U-(io+ynJ.A^
o={i—(2g—c)>}.AW—L.m

\+(^m).A^-^^l + A0^
^l±^+^^-^
0={1-ra—3-.ic,>'I i1 + 2m +

i5") y
A, (16)
'

+2 a
1 2711
m

i „ , -3/
|f C I -2fD.f 1 + 2e»+se + 4.

(
—. fi
1 —m )
+ l e* + se'»;
a ! 06+21 .m—, 3+1+?")
o={i—(T—m)'}
1 1 ' J . A^'^+m 1 .—.<
a I 4-0—1
4-fl—m) ' 4 2+1—
7 -.A£x^.e%
2.(1—m)
O7 -38.m
38.«.;
4+1 —
+ {5iO4) + ^05)}>2:

A^+'-^-A^-d + ^-A
1

■ = -
C193

, , 5»* '« ri ^6-33-W fO70


[— 5 .Ac,8)— f1 — o.m). A^'^,

1 1. Considérons présentement la troisième des équations (A)


du n°. 1. La fonction

(i + ss) /dQy
_ ±_
hau
(iiQ\
\du J h'.u* V&
devient

*m'.u'3.s im'.u'3.s 3 m'.u'*.s f 11. cos. (v— v') 1


zh*. u* 2 h*.u* •COS-f2p' 8h*.u5 ' 1 + 5.COS. (^v— 3^'jj'
«3 » U . S

développons ses différens termes. Le terme ■———— donne par son


développement, la fonction
Mécan. cél. Tome III. Ec

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218 MECANIQUE CELESTE,
(1 + ÎC1— \ >•*+{ .e'%).sin. (gv — 0)]

ie. sin. (ge + ce — 9 — -u)

2 e. sin. (gv— ce— 6-{"n)


-.m —

.y.
+ re' .sin. (gv+ c'mv — 9 — <a )
+ 7e'.sin. (gv— c'mv— 6 + t')

fe*.sin. (olcv— gv — i'n-Jr9)


3m,u*.s
Le développement de a h* .u*
. cos. (x v — 2 v) , se réduit à mul-
3m a
tiplier le développement de ^ a
. cos. (2e— xv'), que nous avons
g
donné dans le n°. 6, par et l'on aura

11 + 2ea— {a~^~m^.y*—{.e'* j .sin. (iv—2me—ge+9 A


+ sin. ^2e — 2me+ge — 9)
2.(i + m).e.sin.(xv — 2me -j- g e —- ce — 9-f-sQ

2.(i + m).e.sin. fge + ce — sc+a me — 9 — n)


—3
4- a. ( \ — m ).e. sin. (xv — 2 mv — ge + ce+ 9 — v)
CL I
-.m .—.y. — x.(i — m) .e.s'in. (gv+cv-\-xv — x mv— 9 — v)
■ -
e . sin. (2 v —c'mv-1- 9 )
2mv —gv —

7 e'. sin. (xv — 2 me+ge — c'mv — 9 + <&' )

7 e sin. (xv — X mv — g e + c'mv 9 — <st')


.

7 e'. sin. (x v— 2 me+ge + c'm v — 9 — -s/)


-

( îo+ig.m-j-S.m^j
{sin.f2e—2me—2ce-f-
+ ge-f x-u—9.}{ J
sin.f2ce-t-ge—xv-f-xmv—xvrSjJ
33 .m .u 4.i
Le terme cos. (v — v ) produit les suivans ,
8/i»
a

a
33.m
16 a.
. —
.y. {sin. (gv — e+ me — 9) +sin. (gv + v — me — 0)}.
Le terme dépendant de cos. (jv— -$v') est insensible j nous n'avons
même eu égard aux deux précédons qu'à raison de leur petite ,

influence sur l'argument


de la longitude lunaire, dépendant de
e — me.

La fonction •
, que renferme la troisième des
\dv ) 7 fta.u» dv 1
équations (L) , donne le terme suivant,
3 m'.u'3
2 h'.u*
.gy.cos. (gv — 9).sin. {2e — 2 v).

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SECONDE PARTIE, LIVRE VIL si9
On aura le développement de ce terme, en augmentant dans le
3m .u 6 .s
développement de a/i'.u*
.cos. (zv—-Jy'j, les anglesgv et 2v, d'un
angle droit, et en le multipliant par g, ce qui donne

|l + 2e*—f2 -\-m) .y— —.sin. f2v—2mv—gv -\-9)


-f-sin. (2v — 2 mv + gv— 9)

f i + m) .e.sin. f 2 v— 2 mv+gv — cv — 9 + ™)
2 .

-f-2.fi + m). e. sin. (gv + cv — 2v + s mv — 9 — -n)



2.
f 1 — m ). e.sin. (%v — 2 mv — gv + cv+9 —<n)
^ ç 1—rn).e.sin. fgv + cv + 2v— 2mv—9 —*r)
4 a'
+Le'.sin. f2V—2 mv—gv — c'mv+9 + +)
+ -■ e'.sin. f2v — 2 mv+gv — c'mv — 9 + +)
t e .sin.
f 2 v — 2 mv — gv + c'm v + 9 — &')

f e'.sin. f2v — 27wr+ge + c';«v — 9 — ■wf)


(io-f-ig.m-)-8.m*) t fsin-fav—2W—2CV+gv+2-v—9^
V+- f—sin.faCV+gV—2V + 2OTV-20—<07)7

1 ds / dQ \
Les termes de la fonction f
——- • — .

J , qui dépendent de w'4,


produisent les suivans ,

a a .
.

—jr- . — . — .3/. (sin. fgr — c+rav — vj — sin. (gv-f-v — /« v — 9^)].


. / fMs \ 2 ^ /dQ \ dv
Le produit f -f-s

\dv)'~^, 1ue renferme *a troisième
des équations ( L ) du n°. 1 , se réduit à

.fi—g^.sin .(gv —
ô)./^^.
1—g1 étant de l'ordre m*, nous ne conserverons dans ce produit,
que le terme dépendant de sin. f2 v — 2 mv — gv + 0) ,• et il résulte
2 P / dQ\ dv
du développement précédent de — .J f — )• —> 1ue ce terme est
égal à
3.711 .(g3— lia ..
-

-—.—.y.sin. Civ — 2mv— gv+9J.


4.(i — m) a,
E e 2

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2^o MECANIQUE CELESTE,
La troisième des équations (L) du n°. 1, se réduit ainsi à la forme
suivante,
dds
° =
57+»+r>
r étant la somme des termes que nous venons
de considérer. Mais
pour plus d'exactitude , il faut lui ajouter les termes dépendans du
carré delà force perturbatrice, et qui peuvent avoir une influence
sensible.

3 771 ' . TL ^ . S
11, Le terme —— donne par sa variation, les deux sui-
vans,
3 m! .v!3 ,S~s 6 .m'.u'3 .s .£u
sh^.u* h* .u5 '

et il en résulte la fonction

2
at

+ -
4
. —• {Z?[C7:,-p J9,w} .e'^.sin. (gv — B)
a,
2
a '
+ 3.m
a
. j^.sin. (a v — a mv — g v-f Bj
—a a

3 .m
a
.B (°).e v.siri. (2 V — 2 mv —gv
0
+ cv-j- ô —tf)
/

a.
a

—3 .m .A ('Lev.sin. (zv— 2 mv+gV — Cv — ô + œ)


a.
s a

+ 3.m . {B-ej/.sin. (gv + cv — 2v+ 2 mv— 6 —


a/
2

I 9-'" a ^ C°) e' |sin.é2v — 2 mv—gv-{-cm v-i-9—•*') "1


4 a, 1 ' y q-sin. (zv— 2,7zv—gv — c'/wv+fl + 'OJ
2

3.771 a
+ —T- —2^ICll-)— x.jB,6°3} .e^.sin.fzcv-\-gv-iv-\-zmv-z.'n-B)
2
aJ
2

3.771 a
-

l5^.co—. e2y. sin. (zv — 2mv-\-gv— 2cv — 9 + 2«),


T
lue terme
3m'. u'3.5 ,
cos, (2^—2yj donne par sa variation , les
suivans,

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SECONDE PARTIE, LIVRE VII. 221
3m'. u'3.£s . 6 m'.uri.s.àu
: .C.OS. (iv 2V ) — .COS. (l V —• 2 V )
nfr.u* h*.ub
im'-U 3
•• lll . i* .s
.i) . " r ,

+ " -sin. (zv a*» J j


et il en résulte la fonction
-—2

3 .m a

4 «,

3-m «_ f {f1 ■Jrm).Bp^>— ^,10} • sin. (gv — cv— 9-\-zr)'\


2 'a'C/' ( -+- {(i—m).BcP — .sin. (gv + cv — 9 — >&))
{5,(9)-J-L2?tCo)}.sln. (gv — c'mv — 9-f<s/jj
f
3-m1 « {/?,c"°—L-S^"5}.sin. (gv + c'mv—>9—V;[
, )+
4 'a, 'C ' " ) -f-S/^.sin. f2 v — s me — ge + c'w v-{- 9 —zr'jt
I -j-Bp^ .sin. (2 v — 2 mv — gv — c'mv-j- 9 -f-j
r,^ co_2^ 004.500 ]I
3.771 a 1 **

•e'j/.'J f10-t-19.m-f-8.mv „ fo1 f .sin. f2cv — gv — 2n>~\-9)


4 a,
[— 4 -tf. J
3-m a
. — .
Z?0CllLe'j/.sin. f 2 e — 2mv — acv + çc-f 2® — 9).
4 a/
3 m'.u'3 <£?
Le terme f2 v'_) donne
— . sin. v —- 2
par sa variation,
5m'.u'3 d.i~s . , G-m'.u3 ds
r-—r • —— • sin. (2 V —- 2V )-\ ——-— . fu. —. sin. f 2 v — 22')y
2h2.u* dv h . u° dv
3 m'.u'3
+
1^T-~dv^v -cos'
De-là résulte la fonction

3-mo
$(2-2.m-g).Bpï + 7-.(-2-}m-g).B C'Oe'o
i
l— 7 • f 2—m—g).5,<»>. «'• j "0-T-e V-J-.sin.ftv-flJ
3-m
,
a_ e ({fi+m;.ra—2m—g).Bpl—^O)}.sin.fgv—cv—0+®
2
'a/ y-\ + {(l-rn).(2—2m—g).Bpï+jtO}.sin.(gvJrCV-^)^

{ +7-.(2 — 2m—g).B w}-sin- (gv — c'mv—9 + ^'jj

!ff2 — m —g)-Bp*> 1 •
, ff2 — 3m — g).Bp°i 1
+ „

j
f. f 2 — 2m—g).B pi j •sm* (gV+cmv — 9 — n)
_

~t-(g —111)•BP''■ sin. (r2v '21ÏIV


gv-\-c'mv + 9 — rs )| — —

P (gP111)•Bp^• sin. (2v 2inv


gv — c'mv -f- 9-j-zr' — —

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322
MECANIQUE CELESTE,
„ ~1 a 0 + f2—2»l— 20+^.5,001
4
.—.e>.t fio+ig./ra-f 8.w'-Q J. .sin.fac^—gv—2^ + 9j
t
«,
*
|— *(2—2m—■gJ-B*-"' j 1 °
3.771 72

7?0c":).e*j,.sin. (pv —■ 2 me — 2ce+ge + 2-5r — 9
4 a

Enfin la fonction + .f* ~ 1 donne par sa variation,


les termes
I

'.ma.
—-
• -•
^

{(ï-im-g)*-!}. B,V> . (1— y»;. ^


1 f —
772

>.sin .(gv—9; j
(io+ig.m+8.m*) (* .

; ;
m)
-.^.sm-f 2 CV-gV-av+QJ )
2 2.(2C—2+2
.(2c— 2+2m)
Les termes dépendans du cube de la force perturbatrice sont in¬
sensibles.

l5. En rassemblant tous ces termes, la troisième des équa¬


tions (L) du n°. 1, deviendra

(!+»«•-xy+i-eP ' ] '


o =
M
— fs + j.m.-.;
J_l.f(2z22i2tfe±^.5,<->+4^c
1 t 1 —m J -T-.sin .(gv-Q)

[ + L.{B,™+B™}.e" J }(£")

°L }
le 1 +g) •

^
(\ 1 + 2e3— ——
4
{e'*)/ )>.^.sin. f2e — âme — ge+9j
!Z-£!_4^aco+10.^ico.el_25Ico

+ 7.771 . —. —- +
2?ac'3j . ?.sin, (2v— 2mv-\-gv —• Q)
+ Lm — 2+ — — 2m — g).Bl^}.ey&in.(gv^-cv— 9 — v)

+ l.m .-.
û/
{2—a^.lo+ f 1 +m;.C3—2W—.5,<0)} • ey.sin.fëv—ct>—9 + *■;

+ i. m • {1 +gj. f 1 —m25.0) + 5at4)} . ey • sin.f2v—2mv—gv + cv + 9 — »;

+ i,m . -.
Ct.
{(£_O.Ci + m) + 2+/')}.<>*.sin.f2?—2/w+gf—cv— 9 + +>

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SECONDE PARTIE, LIVRE Vit 223

+ i.m
.—■{(1+g).(i+m)
ai
+.ey. sin.fav—imv—gv—cv + 9 + *0
___ 0.

+
ai
.{j+atf/'l-f-i.fj_2m-g).B^°'>—(i~^m-g).By^.e'y.ûw.Cgv + c'mv—9—«0

+ \.m .{3-f 2-ff^8)—1.(3—2m—g).B(°î——m—g).B .e'y.sm.(gv—c'mv—


ai

+ 5. m
•—•{—~^+
ai 2
25,^5+3 5/°'.—( i +gr-m_j.51(8;)]J .ey. sin. ( 2 v-2 mv-gv + c'mv + 9—■&')
v.

+ i.m
.^-•{2^,c,oî—f.ri+érJ+35.(,W1+ér+mJ.5lto}.«Vsin-(fIc'I^^9^)
_» c r2-S0(,,)— 5—îo.^'l-K^,00—
4-j.m r3-2TO-2- {/3-2®-^-! M keV.sin.facv-gv-afl+s
2+i1-r—r^- f UlO+igm+Sm'J.BWj
, ,, „ ,

a,
L
+
L 4 2.(2C+2m 2) j 3 J

a
|0jp (u] 0°E19-Wî+8-'«!'jj
+ y.m .—.\7' ' "^1 ^ 4 i.e'j/.sin.fsv—2mv—ycv+gv-\- 2w—9j
250Cl,) J
*'
l+io.A™ 4^C11- — —

_a a f'o+'9.w+8.m- Cl3) 1
+ i.7?i • 2 >.e"y.sm.('2cv + gv— 2V + smv— 2W—SJ
L+io.^/'3—4^,°°—55,wJ
+ ;.m .—.(}
a
+2 2?3°4^.^7.>'.sin. (gv — v + mv — 6)
t a

+ i.w .—.([ + 2B^'b*>).—,.y. sin. (gv-\-v — mv — 9).


af a

/ . ** . # N
1 4. On doit fairel'intégration de l'équalion différentielle
sur

pi'écédente, des remarques analogues à celles du n°. 10. On consi¬


dérera donc y et 9 comme variables en vertu de la variation de
l'excentricité de l'orbe terrestre ; en substituant ensuite pour s , la
fonction >.sin. (gv—S)-+-fs, et comparant d'abord les sinus et
cosinus de gv — 9, on aura les équations
dclt d'/ / dt>\

0 =
w)'] +^"+97".^.^
p"-\-q".e'1 désignant le coefficient de y.sirt.(gv— Q) dans l'équa-

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224 MECANIQUE CELESTE,
tion différentielle( L" ) du n°. précédent, où l'on doit observer
que BrCo) et Ay> renferment déjà le facteur i—La première
de ces équations donne en l'intégrant,


=
H.y;
dv

H étant une constante arbitraire. La seconde donne en négligeant


ddy
dd-t . f

——p,
dv2 ainsi que le carré de q '. e a,

_
=
g_^+p__;

et par conséquent si l'on regarde p" et q", comme constans , ce


que l'on peut faire ici sans erreur sensible , on aura
S —
gv — 1 +p" v
V
1 ^ .fe*.dv-1-A ,

i+p"
a étant une arbitraire ; ce qui donne

sin.(gv — 9) = sin. [ V i +//.*> +


V. VI
1 q
-f-p"
.fe'^.dv — a j;
J

d'où il suit que, conformément aux observations, les noeuds de


l'orbite lunaire , sur l'écliptique vraie , ont un mouvement rétro-
} >'

grade égal à {[/ î+p"— .fe'2.di>. Ce mouvement n'est


V i +p"

pas uniforme , à raison de la variabilité de e'- et l'équation séculaire


de la longitude du nœud, est à l'équation séculaire du périgée,
<7" . < <7
comme est a
y/ i+P" Ui-j-p
La tangente > de l'inclinaison de l'orbi te lunaire à l'éclipitique vraie,
r

est pareillement variable, puisqu'elle est égale à '

mais il est aisé de voir que sa variation est insensible , et c'est la


raison pour laquelle les observations les plus anciennes n'indi¬
quent aucun changement dans cette inclinaison , quoique la posi¬
tion de l'écliptique ait varié sensiblement dans l'intervalle qui
nous en sépare.

On

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SECONDE PARTIE, LIVRE VII. 225
n aura ensuite les équations suivantes,
(2 + m)
4
{ 1— (2—2rn—\'m . 777. . — . J ^
ci,
In£__ kA%&+ lo.^w.e1—2 BM

BU + l.nï.
|i-£+£ «}
!_ _
*m + gy} .

«
1 —
(g+c)>}. 5 «B%c-)_2 + Cl—• (3—irn—g) .fi,w}
C,
Cl
1 —
—ej)a} . B^ +1. m . —.{2?^—2—2^,(0 + f1 + m). (. B,W}
a
CL
1

1—(i—Q.m—g+c)1} .BM + l.m —zB^ + BJ^}


a/

1—(1—zm+g—c)'} .B^ + l.m . —. {(g— 1 )-(i +m) + B&—zA^}

1—(1—2m—g—cy}.B^+\~m i+g)-(\Jirm)-\-B^+2Al^—zB^)
a,

l—(g+m)*} -B™ + \.m .{ 3 + 25.W + {.(i-vn-g).BW— 3-3


a,

i—(g—m)'}.BM+l.m.?-. {3 + iB^—l-C^-im-g). B^-(^-m-g). B/«} .


1—fa A
{'i®+2SO) + 3B/°Ki +5-«; -8,(S)}
1—fa—3/ra—.~.{zB^-l.(i +g)+35t(0)-Ci+gS-mJ-B/'5}
_2 f25oC,15-5-lO.^l'0+4^tcl°—C3-2OT-2C+g,;.5I(u)|
1—C2e~g-/}.50C,1)q.2.OT ('ro-hig.m+S/ra2; ( f
2.(zc-f-2m 2j
fio-f-ig.m-fl

!v Ao+iQ.7n4-8m!21
25,C,2) + Cl—g).- - -
4
-+10 .A^— 4A^— 25qC")
_,o f,o+i9.n.+8m'+aj? , "j>
1
(ac+g—2 + 2TO^a}.5tCl3) + i.77Z
■m .— 2
aj
a'
l+1o.^l(,)_ 4^n>— 55«J
—a a
1—(g + m 1 W'BM + l.TTl. — . {3 +2^'}
a,
a.
a

1—(g+1—m)*} .BW+\.m .^.{ï+2-^,(,5)}*


a,
Mécan. cjèu. Tome 111. F f

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226 MECANIQUE CELESTE,
15. Il nous reste présentement à déterminer la valeur du
temps t fonction de
en u. Pour cela , reprenons la première des
équations (Z-) du n°. i ,

dv
dt

Il faut par le n°. 6, y substituer, au lieu de m, la fonction


l f i +ea4-|>a + é,+ e.('i +eQ.cos. (eu — wU
a
l—$*'•( i+e*—-jyj.cos. (2 gu—2 0) j "»
On d'abord
aura , en développant le facteur ^, un terme indépen-
dant de cosinus , et qui par la nature du mouvement elliptique ,
.
h a~dv
doit etre
yr-~ (livre second, n°. 16)3 on aura ensuite
I—j>2;.COS .(cv — n) 1 l 1 — 1 1
\ + *.Ci + iS-i>-J.coa.C*of,-a.J I ) ,
\ ) + -y-(i
~y*J.cos.(2gv-z6j—e3.cos.f30^-3®"^ l+^4\/ [dû)'^J
dt— < +ey-(COS-C2gU-CU-2S+vJ+ÇOS.(2£rV+CV-29-'zrj}' I H
\/~2,

v + 3a?.(£11)*•( 1 — 4e.cos. (cv — — &c.}


!i s->/dQ\ dv
l~ryJ VâtJ'Û'
+ &c

La partie non périodique du second membre de cette équation est


a'.dv f 27 .m* 3, , , , , "1
P
Vat • (.
i 04.(1—ttlj + 4.(1 — m),+{.
+ T——- (ow+uy .er}\.
J )

Le coefficient de du dans celle fonction , 11'est pas rigoureusement


constant. On a vu dans le n°. 10 , que l'expression de - contient le
4 77Z-a.£/2 . a f
terme
4 a,
• ce
qui donne dans a2,le terme f m .a/.<?'",• ainsi
.
t a'dv . 2 —1
la quantité ——— contient le terme \.a( .du.m . e 2 ; or on a à tres-
V<*j

1 —a
peu-près , a,2=-;m — m*, l'expression du temps t contient

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SECONDE PARTIE, LIVRE VII. 227
7 777 a
donc le terme —
./e"du ; et par conséquent la valeur de la longi¬
tude vraie de lalune, en l'onction de sa longitude moyenne , con¬
tient le terme —\.m*.fe'*du , ou —-•m*.fndl.e'' ; d'où il suit
que les trois équations séculaires des longitudes moyennes de la
lune de son périgée, et de ses nœuds , sont entre elles comme les
,

trois quantités 3m . A la vérité, les termes dépen-


, -, —
1/ i+p" l/1—p
dans du carré de la force perturbatrice, changent un peu cette
valeur de l'équation séculaire de la longitude moyenne ; mais il
est aisé de voir que les termes de cet ordre qui ont une influence ,

très-sensible sur l'équation séculaire du périgée, n'en ont qu'une

très-petite et insensible sur celle du moyen mouvement.


dv 1
La partie non périodique de — est égale à -, et si l'on néglige
les quantités de l'ordre mi, ce coefficient est On a ensuite
11 • a
\ t

par le n°. io? -


CL
= —.(i — \m*) ; oe qui donne —
Clt
= 1 + et
Clf
(la 1 1 / i \
= - = ri .( 1 + — m" 1. On a de plus par le n°. 16 du second
Va, n \ 4 )
_ i
livre, ri —a' 2. \/~rri ; partant
n'a a3.m' . . —* , ,
—-

rza
= m' — ——.
a6
( i + - m1) = m . (1 +7 m ) ;

d'où l'on tire


—* ■—* a

m —rri .(1 — - rri)


1 1 y ;) m .— = m .
a,

Supposons maintenant que l'on ait


f+ =
•f(e'%— E'1).du+ CoW• e.sin. (eu — w)
_j_ CoW' c'.sin. (%CU 2 ir)
+ Co(s)••sin- C$cu — 3*0
+ Co^ • y' •sin- ( *sv — 2 V
4- CoH) ■ ey1 • sin- ("1SV—cv—2 9 + «■ )

+ £0W.. ey* • sin. (~2gu + eu—29—^)


■_j.^,w.sin. (2c— 2 mu)
. . e • sin. f 2u—2mu—eu+■*)
Ff 2

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228 MECANIQUE CELESTE,
+ cy8). e .sin. (2v — 2m v 4- cv — ■&)
+ Ca(9).e'.sin. (2V— 2mv+c mv—""' )

+'Ca(,0).e'. sin. (2P — 2 mv — c'mp + ~' )


-f- C,('°.e'.sin. (c'mv — ~')

4- ee sin. (2 v — 2 mv —

+ + ^ — ^' )
H- C/,3). ee'.sin. (2.V — 'imv— cv — c,,rat' + »-r"'J

+ ce'.sin. (cvTcmp —

+ C,(l5) eé • sin. (cv — cm v — w + -a-')


4- C,(,.S).c* .sin. (2 cp — 2P+ 2 mv •— 2—)

+ C)'7\ y*, sin. (2 gv — 2v + 2 mv — 26)


+ C,(l8).e'4.sin. (2 c'mv— 2-')

4. C/,9J. —. sin. (v a
— mv)

_|_ C/"5. —,. e . sin. (v — mv + c'mv — A ).

On aura

_a.O_I,V + :
4. ( i — 777y
C<°> =

(1)_
°
l+ — a^.C'O .

2C '

Cw— •

3C 5

r m
C/(l 7-0 + Te4 — 4>»;-s^,(»)+3^0l«5).e«

L— 2A C>5)
C ('■)— *

c C3) = ± ;
2g+c'.
r_ r, i-f-ra
) — 3m G . { 4
S 4. (1
777J [ 2—271
2777 C 2 2777-J-C
(— 2,A}0)
a + 'e1—7 y' )
( 1 + ; c4—I >•; 4-3e4^.(l) + 3g,^a(')
^a(0> •.A 4-"? 1
Ct6) =

2 W.

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SECONDE PARTIE, LIVRE VU. 229
t jm'.fi+ie*—jy»—[.e'*) ^ yn* . (1 +?»;.{ 1 + ; e*—\y'—• {. e"-}
4. ( 1 — m) a — s m—c

C T'~'' «Yac — 24-27»;


S» <2 711 C

ïni3- —
ni) .

-4 — zsl^+îJW— lAJ'Ke*
r (Si _ 1 —a —9.OT + C ■ ■ -

p
2 2W
+ C

a^,(?)+3^.(S)..e'
çw = 4-(2—"tJ


s A ^A ^. e"
C(,oi_ 4.(3- 2 —
3 //i

f
27.771* 1 1
j" 7 1
I \ 4 3u. f' 1—mjj [2—3m 2 — m)

'
+
{,77^) + ■ +i« -
4- 3 • (A^+A^) • e' + 3A,l'). e'. (AW+A.MJ
0 7/i2
+i—. c > 1. c,(" + »c,<«— a c,< ■*>;
c.'M>=:

C (") = 4.C2 —m—c; 4.^2—m)


2 — 7«. — c

21 .m2.(2 4" 3m) si .m'

C(,3)_ 442 — 3m — c) 4,f2 —3m;


2 —
3 m —c

2.^/8)4- 3^/aC5)
Cic.o =

C(,5i_ — ^,M+lA(5)

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230 MECANIQUE CELESTE,
'

3 7»a :( i o-f-19 »i~hR m* 1 1 m1. ( i -\-m ) g. ma


8.(2 a — u + 2m) 2 — 2;n—c 16.Ci — m)
.11^1
4
-3^°) + 3^^')—2^/, 2 c — 2 + 2 m
Ci(.S).
2 C 2 +2 TO

Celte valeur de C/'6' semble être de l'ordre zéro 3 car son numéra¬
teur renferme
plusieurs termes de l'ordre m, et son diviseur est
du même ordre. Mais on a vu dans le n°. 5, qu'en n'ayan t égard qu'à
la première puissance de la force perturbatrice, la valeur de
ne peut avoir
pour diviseur, le carré de 2c — 2 + 2m ; il faut donc
que l'ensemble de ces termes se détruise aux quantités près de
l'ordre m : c'est en effet ce que le calcul confirme à posteriori. Il
suit de-là que dans les valeurs de ^4,(') et de de l'expression
de C,(l6>, on doit rejeter les termes dépendans des carrés de e, e'
et y. Chacun de ces termes introduit dans C,(l6),
des quantités de
l'ordre e1, tandis que leur ensemble n'y produit qu'une quantité
de l'ordre e2ro, que l'on peut conséquemment négliger; il y a donc
de l'inconvénient à ne considérer qu'une partie de ces termes, et il
est préférable de les négliger tous. C'est un de ces cas singuliers de

l'analyse des approximations , dans lesquels on peut s'éloigner de


la vérité , en considérant un plus grand nombre de termes.
On a ensuite

3 3 m»
_2^(I3)_3^(0)_
Ç (1,) S.Çag — a+2 7»; 16.(1—m) 4 * 2g —2+2/ra
2g — 2 -f- 2 m
On doit appliquer à cette valeur de C/'7), une remarque analogue
à celle que nous venons de faire sur Enfin 011 a
d£l.
771 *

j8~
C.< lî)= ( + 3^(0)-^('7) 1 —m

cr=-2A("'.

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SECONDE PARTIE, LIVRE Vf1. 231
16. Déterminons présentement les valeurs numériques de ces
divers coefficiens. Pour cela , nous remarquerons que les observa¬
tions donnent
m —
0,0748013 ;
c = 0,99154801 j

g = i,oo4o2 175 ;
e' — 0,016814; à l'époque de 1750.
y = 0,0900807.
Suivant les observations, l'argument Cj0'. e. sin. (cv — *■) est â
très-peu-près égal à —69992",3 .sin. ('cv — &). On a donné dans le
n°. précédent, la valeur analytique de Co(0) ; en y substituant pour

et leurs valeurs qu'une première approximation m'a


fait connoît re; j'en ai conclu
e =
0,05487293.
Cette valeur a toute la précision nécessaire pour la détermination
des coefficiens ^a(0), ^,(,), &c. l'ai supposé , conformément
aux phénomènes des marées
L , la masse de la lune —— de celle de la
58,7
terre. Cela posé \ les équations entre ces coefficiens, trouvées dans
les nos. 10 et i4, deviennent

A£°)— 0,00723 508 — 0,00501814. — BJ-'1}

Ay= o,2o4o44 — o,o66o8g4..//3(0)— 0,0480577- {BJ-o)—


A —-
0,00372953 ;
A2(3)= — 0,003 15160 — O,oo4496IO.5,(9)5
AJ-®= 0,0289026 — 0,00564793 . B yo) ;
A^=^ — 0,193 3 1 î + 0,104996 .Ay\ + 0,3.7279®--^.C9) 5
Ay>= 0,538027 + 0,03 34044 + o,i 35 i44.^,(8! j
Ay]= — 0,0908432+0,139071 .A y\— o, 280299. A^-,
Ay>= 0,0791193 +1,05 5799. Ay) + 0,270902 -Ay 5
Ayo)= 0,00285368 — o,oo4i5oi8.5j0(");
Ayï— 0,3 66100-0,01723 3 8.^é,)-o,2 59744.^at'0)-°j32468o.é^/l(,)J!I;
AJ-"^— 0,00265066 5
Ay>— 0,0523335 — 1,555935. i?tco) — 0,220276.
Ay^— — 0,0129890 ;

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232 MECANIQUE CELESTE,
Ayy— — 0,1007403 +0,0385084.^,^)4-2,09016.Ay3>

1,022473 — 36,11032. [By>— 5/'°).5/5)};


Ay^~ 14623 +0,166591 -A}'^— 5,0781 I . BW ;
0,1
0,121028 + 0.937593 .AJ-°1 — 0,000031563 .Ay%)

o,139767. {-ff»(u) + ^,5)};


Ay%~>~ 1,20812.4+ J, 018700. Ay^— 5,074801 .A y*} ;


A y9)= — 0,121295+0,675879 .Ax (,?)+0,183 834* A y%ï ;
Byi— 0,0287031 — o, 0574772. Ay>+o, 000432665. Ay^y
By>— — 0,00000236395 ;
By>=— o,00564433+0,0048210. 5,(o) 3
By>— 0,o 166486 + 0,0166486. A y* — 0,0165194. By> 3
B«>== 0,00656716 —0,00708386. B, (0);
By>= 0,0000147361 —; 0,00681821 .Ayy
By>= — 0,0183098 — 0,0170013. {Ay>—
By>= 0,0809777 + 0,0249192. By) — 0,0478194. 2?/'°) ;
By>= -r— 0,0868568+0,187099.z?,(o)+o,055622.4.By> 3
By>= — 0,0263090 — 0,0787687 .j?/o)+0,0 5 06541 .By> ;
By°)=z 0,0712575 —0,03047765 .Z?/°) + o,0211192.5,6)3
•Z?0(11)= 0,4212 70+0,842 540. A y>—0,3 3 70 \6.A^ ")+o,5 86 564. By>
+0,157666. sy*) 3
By3)= 0,000ig4i4i—0,168403.^4') + 0,0673614. {Ay> 4 i.Z?0(")};
sy3)= 0.0847889+0,147896. {Ay>——0,0591586. Ay^)
By*)= — 0,01256193
Byv= 0,00386625.

J'ai conclu de ces équations , les valeurs suivantes,


A y) —
0,00709262 3
Ay> = 0,20261g 3
A y) = — 0,00372953 3
Ay> = —0,003004273
Ay> —
0,0284957}
A y) = — 0,0698493 3
A y) =
0,5167513
A y> =
—0,2075105
Ay> = 0,274122}
Ay)= 0,00081065}
ay*>

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SECONDE PARTIE) LIVRE YII. 233

Ay> = 0,349068 ;. )
Ay*} — 0,00265066-; , )
A^ = 0,0075875 ;
Ay*> = —0,0129890;
Ay^ == — 0,742373 ;

A y6) si
—0,041378;
Ay>) — —0,113197 ;
^0('8) = i,o846g ;
Ayv = 0,001601; „<

5/0) = 0,0283831;
=
—0,00000236395,
=
—0,00550748;
By> = 0,0195530;
z?^4) = 0,00636608;
sy> = —0,00136676;
J5a^6) — —0,0212720;
z?,6) = 0,0782400;
By> = —0,0833684;
z?,^ = —0,0327678;
1) 'a
Z?/'0) = 0,0720448; '»■ ,r " :
< Î.: J j t

30l")=z 0,491954^ ' ' : • : M


By*)= 0,0061023 ; !) 11 • > ' A ■ '
By3)= 0,0920621 ;
Byu= —0,0125619;
£,(,5>= 0,00386625. '

\ ' >

Au moyen de ces valeurs, j'ai rectifié la valeur de e, en faisant


usage de l'équation
C0(°>.<? = —6 9992 ",3-
1

L'expression de C0(o) trouvée dans le n°. 1 5 , donne


C0t°>= — 2,003974;
d'où j'ai conclu
e =
0,05486281 ;
ce
qui diffère très-peu de la valeur déjà employée. J'ai trouvé en¬
suite ,

Mécan. céIj. Tome 111. G g

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234 MECANIQUE CELESTE,
C0(,) = 0,752886;
c„w = — 0,336175; , ;
Co0) = o,243 118
C0W = 0,722823 —
C„(5) = —0,9. 50034 ;
Cy) = —0,00919876;
C/7> i-t o,4i4o46 ;

C;(8> = 0,01298655
Cy> = 0,00392546;
C,(,°) — — 0,0387853 ;
Ay> = —0,00571628;
C/")= 0,196755 ;— -
C,(,s) = 0,127650 ;
C,(,3)= 1,081734;
c,(,4)= 0,3.73115 ;
C,(,5^=,r— 0,616738.

Il faut par len°. précédent, employer dans le calcul de C,('6) et de


Cy^\ les valeurs de A y], ^/'^-et^.Cj3^ déterminées en n'ayant
point égard aux carrés de l'excentricité et de l'inclinaison de l'or¬
bite lunaire. J'ai trouvé ainsi les valeurs suivantes de Ay\Ay*\

■A/'3) et By> dont on doit faire usage çlan3 ce calcul,


: • ' :ir o :■... • :5. •
A y) ==
0^01816 ; _...

^y}= °449;^7.5 n
;:■)>
Ayz~> = 0,0077734;
pyy. =10,0282636;..
■■ ■'1
d
1, .
ou I on
..
tire
"• ■ v.ir ij. ( -: 1 j ■ ' ; ■' -v. ...

,l6 no; i;o 1 : u


Cye) = 0,279.377;
cy?) = 0,03-3825.
On a ensuite, - ' • >*|J >fo j.">i u .
C,("> = 0,173647 ; - -
=
—0,2366165 „|O0O6 jîO'Jj
C0(»)=
Cela posé, l'expression de nt-t* du n". 15, devient ; en réduisant
en secondes ses coefficiens,
,

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SECONDE PARTIE, LIVRE VII. 235
nt-\ri ■=
c+l.m'./(e*—E'').du

69992">3°-sin- (eu — *)
+ 1442",66. sin. ("i eu— zv)

3 5",34.sin. (^cu— 3*)


+ 125 5",92. sin. (zgu— 26)
+ 2o4",86.sin. (zgu—eu — 29-\-ts)

70",86.sin. (zgu-\-cu— 2 9—
5856",11 .sin. (au—2mu)

i446i",28.sin. (iv—zmu— cu-h1*)11 1


+ ^53"?58.sin. (zu— 2mu + cu— m)


-I-
42",02.sin. (zu— 2mu-\-c'mu—&')

4i 3",16.sin. (zu — 2mu — c'mu-f-®0


+ 2106 ",09. sin.(c'mu — •&')
+ 74",96.sin. (2u — 2 mu — cc+c'me+sr —- ■& )
63 5 ",26. sin. (-2 u — 2mu — eu — cm u + )

+ 219",11 .sin. (cu + c'mu — — v)


362",18.sin. (cu — c'mu — w +


+ 521 ",q1.sin. (2 eu—2 u + 2mu — 2^)
+ J74",74.sin. (^2gu — zu+zmu— 2 0)
+ 31 ",23. sin .(2 c'mu — 2^')
+ 376'',386. Ci + i).sin. (u — mu)
5 8",o 3 3 . ( 1 4- i). sin. (u — m u + cm u —

Les deux derniers termes ont été déterminés, en supposant


a _


= ——. Celte fraction dépend des parallaxes du soleil et de la
a 4oo *-

lune ; elle diffère très-peu de —; mais pour plus de généralité,


400
nous l'affectons du coefficient indéterminé 1 +i, et en comparant
le terme dépendant de sin. (u — mu), au résultat des observations,
nous en conclurons dans la suite
la parallaxe solaire.
,

Il est facile de voir, par ce qui précède, que les perturbations


de l'orbe terrestre par la lune, introduisent dans ^/t('7), la quan¬
tité o,23044./*,etpar conséquent, dans la quantité—0,54139.^3
d'où résulte dans l'expression de la longitude vraie de la

lune, l'inégalité o,54139.sin. (u — mu). L'action directe de


Gg a

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23 6 MECANIQUE CELESTE,
la lune sur la terre , produit dans le mouvement de cette planète ,

l'inégalité —
a
.//.sin. (v— mv) ; cette action est donc réfléchie à la
■ -
uo... .
-f
lnne par le moyen du soleil, mais affaiblie dans le rapport de
0,5/113Q à l'unité. (} r • ,

L'expression précédente de renferme les quantités c et g, et


ces quantités
dépendent de l'action du soleil. Nous avons donné
leurs valeurs analytiques dans les nos. 10 et i4. En les réduisant en

nombres, on lrouve__ , .. . , , ,

g — 1,0040105.
Le mouvementé i—c).v du périgée lunaire, est donc,par la théo¬
rieprécédente , égal à 0,008433 .v. Ce mouvement, par les obser¬
vations, est égal à o,008452. p ; ce qui ne diffère du précédent, que
de sa quatre cent quarante-cinquième partie.
Le mouvement du périgée est assujéti à une équation séculaire
dont nous avons donné l'expression analytique dans le n°. 10. En
la réduisant en nombres , elle devient
C - — ' v "i a — v ) .nia .i- -, \ 7! +
3,000 5 2. f. m*-f(e"A — E'*).dv.
Elle a signe contraire à l'équation séculaire du mouvement
un

moyen , et elle est à fort


peu près trois fois plus grande.
Le mouvement rétrograde (g—1 ).v du nœud de l'orbite lunaire,

est, par la théorie précédente, o, 0040105. v. Ce mouvement, par


les observations, est égal à 0,00402175 .v ; ce qui ne diffère pas
du précédent, de sa trois cent cinquantième partie.
Ce mouvement du nœud est assujéti à une équation séculaire,
dont nous avons donné l'expression analytique dans le n°. i4. En
la réduisant en nombres, elle devient

°,73 5452.'-.m*./(e,a — E"1).dp.


Elle signe contraire à celle de la longitude moyenne de La
a un

lune 5 d'où il suit que les mouvemens des nœuds et du périgée se


rallentissent, quand celui de la lune s'accélère, et les équations
séculaires de ces trois mouvemens sont constamment dans le rap¬

port des nombres, 3,00052, 0,735452, et 1. On doit donc, dans

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SECONDE PARTIE, LIVRE VII. ->.37

l'expression précédente de nt+e , substituer, au lieu des angles


cp et gv, les
quantités
cp —
3,00052 .7.ttl1 ./(e"
E'1).dp ; —

gp + 0,735452 .'-.m* .f (e*— E'*).dp.

L'équation séculaire de l'anomalie moyenne est ainsi ,

4,00052.^.777*./ (e'%— E'*).dp ;


ou à très-peu-prés quadruple de celle du moyen mouvement.

17. Nous allons présentement déterminer quelques-unes des


inégalités les plus sensibles du quatrième ordre. L'une de ces inéga¬
lités est relative à l'angle 2 p— 2777c— -jgp + cp+23—®-, et nous
avons déterminé précédemment la pai'tie de a Pu
qui dépend du
cosinus de cet angle. On trouve ensuite par le n°. 15, que l'ex¬

pression de nt+s , renferme l'inégalité

l n.fag
2—2m—
2g-f-c
Ley.am.r' /2P 2.771V

2 0 — tf
2g
)
).
Cette inégalité réduite en nombres , devient
", ; , - • - . *

26",77. sin. (2p — -xmp — 2gp + cp + zO — &J.

Considérons l'inégalité relative à l'angle 2cp + 2p—imv


encore

—2«-. Si l'on rassemble tous les termes


dépendans du cosinus de cet
angle , que donne le développement de la seconde des équations (Z.)
du n°. 1, et que nous avons déterminés dans le n°. 63 cette équation

devient, en n'ayant égard qu'à ces termes,


a

ddu. .
3 .m
O =
dv%
1-" + ' • — r ,e*.COS.(2CP 4- 2*7-2/77*7-2^);
2a, 4. (c — m-f-1)
en nommant, donc A'J°) .e'.cos- (2cp + zp—2 mp—, le terme
correspondant de a£u ; on aura
S HO 1 fjO : J tlmflHji ' »: V 1'11 111» 7/Hfinl t.-".
t j
fil
3.7raa
•. ( 10 —
îq 7?z + 8 nd). (2 —m-\-c)
•/-tÀ' 2 (°) —
»■
2 '■ , •

4. [c— 7/i—f— 1 ). {4. (c — m-f-i —1 J


Si l'on nomme ensuite C'J-0) .e*. sin. (2 cp2 p — 2777 c —-2^J, le

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238 MECANIQUE CELESTE,
terme correspondant de l'expression de nt-\-t ; on trouve par le
n°. 15 ,

f—3.771" Çio— igm+8ma3 3.m1 .Ci—m) 9-m* )


l 2
8.Ce—m-j-l ) 2—îmfc 16.Ci—my!
I— J
C'(°> —

se — 2 m -f- 2

En réduisant ces formules en nombres , on a


^'a(0) = 0,0020io4i 3
C"s(0) = —0,01306183
d'où résulte dans n£ + s, l'inégalité
25",03 sin. f-rcf +

—imv—m).
L'expression de dt du n°. 15 , donne dans nt-f-s, le terme
.
ee' .sin. Ç a y — 2 mv -f- cv —■ c'm v — w + "f')
2 —
3 m + c

Ce terme est sensible de la grandeur du coefficient A)^-,


, à cause
il est donc utile de considérer l'inégalité relative à l'argument
zv— 2mv + cv— c'mv— <& + <&, La seconde des équations (L)

du n°. 1, donne, en n'ayant égard qu'à ces termes que nous avons

développés dans len°. 6,


dda 3i.7n2.Ça—3 7771. C4—
ïi.ra-.|ï , (iv 2/7Zf + Ce\
o =-— +
b 1*
U — — —— .ce .cos. ( , , / )•
dv2 4. Ça—3771+ c) ^—c 772(7 -sr + w/
Soit
A' ee'. cos. C2 v — 2 771*7 + 0*7— c'mv — n-\-n')
la partie de a Pu dépendante de l'argument dont il s'agit 3 on aura

3
(0 21 .77i2.Ça — 377tj.Ç4— ]m+c)
4-Ca 3771+C^. (Ç2 — 3771+Cja— l}
Si l'on nomme ensuite

C'^.ee'.sin. (iv— 2mv+cv — c'mv — n-j-n-')


la partie de nt + s, relative au même argument 3 on trouve par le
n°. 15,
21 .7713 .
C2 377l) 21 . 7712 . .

0)
7-7
4.Ça — 3/77
7—7+7-7
f cl
T
4.Ç3—-m)
— zA^+iA^
3 —
3771 + c

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SECONDE PARTIE, LIVRE VII. ?39
En réduisant ces formules en nombres , on trouve
A'^ 0,01349755
= —

Ca0)= 0,05344805
ce
qui donne dans ni + z, l'inégalité
3 i",3g.sin. (iv — 2 mv + cv — cm v —
Les
inégalités dépendantes des angles 2 cv — sc-fsmvzkic'mv
21? =p ■&',
semblent devoir être sensibles parles grands diviseurs

que les intégrations leur font acquérir 5 il importe donc dé les


déterminer avec soin. En suivant l'analyse exposée précédemment,
et en n'ayant égard qu'aux quantités du quatrième ordre 5 si l'on

représente la partie correspondante de a Vu par


A\w.e*e • cos. (2 cv — 2 v + 2 mv + c'mv — %*r — *3 )
-rA'^. g1 e cos. (2 cv— 2v+2 mv •— cmv — 2^+^' ) j
.

l'équation différentielle en u devient


t7/2+ 11 ,m-\-8.m2) j. fjo-f-19. >. M
dda 3.m j iQ 8 .(2C-^-2-f-xmj ( „ , /2CV-2V+ 2 mv\
0=-,—Yu-\
dv2
.< , m l.e e.cos. , ,
a,
J( 5 • Aw ( \+cmv~2w )
2c — 2 ~j— 3 m
•o
l' 1
• ' ' e;!; r ; !
j
lr; .
: - 1. ;

f'io-f ig.m4-8.rn1 (z-j-1 î.m-f-S.mM)

a,
|) *•(»—+»;
S-A™ ,
* |
. *V .cos/1c"~" + *"
V-0 mv—2« + « / -
");
I . X • ^ 2 1
20 —
2-\-m )
on aura donc
^7 1 ,m+8.maj
A'& =
)
3

1—{ne—(2c—2-t-imJz'l— f-(
16

10+19.— 4Q-^,C8)( ?
l
8. (2 c — 2+3 m)
f 10+19. m-j-8 . m- — 4o. Afi)

J'i3)_
1
~3m J 8.(20—2 -h m)
1 —
{m2—(2c—2-j-m)2 j (2 -f- 11. m-f-8 - ni2)
: V '•* l.fh •. •« > se :
t . . «

... .

... . . , , -

Si l'on désigne la partie correspondante de nt-\-z , par


C/'be'e'. cos. f 2 cv — 2 v + o.mv+c'mv — 2 ^
+ C',(3).eV.cos. f'2cv— 2V + 2WV— c'/m;—j

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2io MECANIQUE CELESTE,
on aura par le n°. 15,
r2i.77î.?/io-i-ig.m+8./raa/)-+-i20.mi.y//85 2I.?7&s/2+3toJ (>3.m1
16.fac — 2-}- 3m) 4.(2-^3m—c) 16.(2—3m))
c, <•>—

3^,w + 3^f,w.^I(,) J
2 C 2 -f- 3 771

—3.m\fio-f-i9.m-f-8.m.sJ-f-i2o.mî./lI(9) 3.mî.(,2-f-7nJ 9-wa 1

16.(ac — 2-j-m) 4.(2—m—c) 16.(2—m)\


C,<sï=-

iA'^+ÏA^— *AW+iA&.A?> J
2c — 2-f-m

En réduisant ces formules en nombres , on trouve


/,w = 0,744932;
A'^— — 0,0153320 ;
C',w = 0,563137;
C"/3) = — 0,023 5572 î
d'où résultent dans nt+t , les deux inégalités
18",15 .sin. (icv — sv + imv-\-c'mv— a m — )

o",76. sin. (2 cv -e— 2 t> +2 mv — c mv — 2®


Les
inégalités dépendantes des argumens 2cvd^c'mv—2«^»'
sonttrès-faciles à déterminer par la considération de l'expression
de dt du n°. 15. Cette expression donne dans celle de nt + i, les

inégalités
3 A^.e'e'
-
. sin, (2 cc + cmr — 2w — «• )
2 e -f- m

-1
3 A^.e^e' • ,

sin. (2cc — c m—2^+^
2c— m

et il est aisé de voir que ce sont


les seuls termes du quatrième
ordre, qui dépendent de ces argumens. En les réduisant en nom¬
bres, on a dans nt+s, les deux inégalités suivantes,
9"î7 5 - sin. (zcv + c'mv—2-a-— A)

13",89. sin. (2cv—c'mv — 2™+A).


-t-

Il est facile de voir, par l'expression de dt du n°. 15 , que l'iné¬


galité dépendante de l'argument 4*> — 4mv — cv+t, doit être
sensible. Pour la déterminer, nommons
A\M.e. COS. (kv 4 /72f — CV + tr)
le

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SECONDE PARTIE, L IV R E Y 11. s4i
!e terme correspondant de a S u. Il est clair qu'il ne peut en résul¬
ter de
semblables, dans l'équation différentielle en w, que par la
variation des termes de la seconde des équations (L) du n°. 1, dus à
la force perturbatrice. Nous avons développé ces variations dans le
n o -r •• 3Tn'.u's.fu • .
n . o. La première est ———-— -, et elle ne produit aucun
terme du quatrième ordre , dépendant de cos. (kv—4mp—cp+f).
La seconde variation est

9m'.u'3 iv r
f .
\ 3m'■u'3
y/iiu • f . f ~
-—-

.Su.cos. (zv— 2v ) + -,—~.Sv .sin. (zv— zv ) ;


s/i'r n*u3

elle produit le terme


1

4 a,
.
(3—km). ^4y>.e. cos. (kv — kmv— cp+^).

La troisième variation est


6m'.u'3 foi du . vn' .u'3 d.Su .
,

-7—.sin.f2(i
h*u* dv
— zv )
u
rr~r-
sli'ul
~r~-sin-
du
(7V — )
■>m'.u'3.Su' du .

+ h'u* 'Ju'COS•
elle produit le terme

f2 — 2m — c) .'^4 ('\e.cos. (kp —4mp — cp + ^).


4 G,

Enfin la quatrième variation est,


12.m' f,u'3.dv (S'u . . . ,1
-

1P.
.{ 1 + ->s.COS/2gV-zQ)\.f .{ —.Sin.f2(1-2(1 )4--.Sv .COS.f2(1-2(1 )\
a (u J

{ddSu
——-

du*
+ su\.f
"\J) r, ~im'.u'3.du
—-—-—1
h*u*
sin.f2n-2(!)—-—./
. h*a 4 9m' ui
.flc.sin.(zv-zv h
K " .
elle produit le terme
a

3.771 é2 —
4—4 m—c
^t(,).e.cos. (Vje— 4to(i— cc+®J.

L'équation différentielle en « , deviendra donc , en n'ayant égard


qu'à ces différons termes,
1

ddu 3-771 f 4.^2 ^TTîjl , ,


0 = __+M_ _ .

|+ 4__4m_cj.^^.e.cos.(4P-4mP-cp + <*).
Mècan. céu Tome 111. H li

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24 a MECANIQUE CELESTE,
En y substituant
-4'5(().<?.eos. (bv — 4mv — cv+v)
pour a£u; on aura

-7-. { 5~6T7Z —C+-


?
(4) = 4 l 4 4m cj
(4— 4m — cj"—1
Si l'on nomme ensuite

C'?c4)• e• sin. (bv — bmv — cv + v)


le terme correspondant de nt+t • on aura par le n°. 15,

,11
C 5 C4) _ Udi-"»; 4—4m—c
4
j

4 m— c

En réduisant ces formules en nombres, on trouve


0,000799351 ;
cy4) = 0,00294934;
d'où l'ésulte dans l'expression de rei + ê, l'inégalité
103",01 .sin. (bv— 4mc — cv + &)•
L'inégalité dépendante de bv — 4mv — 2CC + 2*, peut encore
être sensible : l'expression de udt du n°. 15 contient le terme ,

■ e* .dv. cos. (bv — bmv — £cr + 2«J;


d'où résulte dans nt + s, le terme
3 ,ea sin. ("4 v
. — 4 mv — 2 ce + ss)
2.
C4 — 4m — 2 cj
Il est aisé de voir que
c'est le seul terme du quatrième ordre , dé¬
pendant du même argument, qui entre dans l'expression de nt-\-ç.
Eu le réduisant en secondes , il devient

68",70.sin. (bv — 4mv — 2cv+ 2^J.


On verraci-après, que les tables de Mason et de Burg s'accordent
à ne donner que46" environ, pour le coefficient de cette inéga¬
lité ; ce qui semble indiquer que ce coefficient est bien déterminé

par les observations. Ainsi, la différence 22" qui existe entre leur
résultat et celui de notre analyse, vient en grande partie des quan¬
tités du cinquième ordre , que nous avons négligées dans îo calcul.

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SECONDE PARTIE, LIVRE VII. 243
Pour le prouver, et faire voir en même temps qu'une plus grande
approximation diminue les différences entre la théorie et les ob¬
servations ; nous allons déterminer ce coefficient, en ayant égard
aux quantités du cinquième ordre.

Désignons par
A'?(S) .e*. cos. (4v — 4 mv
2cr+2i:j, —
le terme correspondant de aïu ; il est clair qu'il ne peut en résul¬
ter de semblables dans l'équation différentielle en u, que par la

variation des termes de la seconde des équations (L) du n°. i,dus


à la force perturbatrice. Nous venons de donner les quatre varia¬
tions de ces termes : la première ne produit aucun terme du cin¬

quième ordre, dépendant de cos. (<\v — 4m<' — zcv+zvr). La


seconde variation produit le terme
a

-—.
{2Ay> — A y,:i} . <?3.cos. (4 v — 4 mv — 2 eu+2^).
4c.
Lestermes du cinquième ordre, dépendans de cos .(iv-bmv-zcv+zur).
etproduits par la troisième variation se détruisent mutuelle¬ ,

ment aux quantités près du sixième ordre. Enfui, la quatrième


,

variation produit le terme

3-~™
fî4C0—^ ^ w ^ ^ /4e—4mu\
2
Cl. [ 2 2m C 4,(2C 2 + 2 m) * 2-2mj \—2CV+2'&J'
L'équation différentielle en u, devient donc, en n'ayant égard qu'à
ces
termes,

_» h A y^—\.A y^+— +—i


dda 7.m 1 ' 2—
2 2m —
— 2771 — C
c 2-2 m
2 — 2rnl /4f — 4wZiA
4 TTZtA
o=— + U + — .< k>•<? .co3.
2C/ / + fi—2m).(l—2m).( 10+19. m+Sm') I 2Cl> + 2+/
(_ 4.^2 c — 2 + 2 m)
En substituant A'y.e'.cos. /4c — 4 mu— 2cu+2^) pour a
on aura

2++0 + ,(>•)
3 Ay>—{.Ay>+:
2 —- 2 TTC C 2 -

fi — zm).(■j —
^ {
4.(2C 2+ 27»;
5
(4 — 4/71 — 20+ — 1
Hh 2

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244 MECANIQUE CELESTE,
Si l'on désigne ensuite par

C'aC5).e°.sin. fAe— 4 mv— 2cv-\-2ra)


le terme correspondant de nt + î ; on aura par le n°. 15,
—3771® .f5/4,CO—2.AS11)) 27. m\ (io-|-ig. 777-|-8777*J
A' ^ 1
4. f2 2 777 C) 64 .( 1 771 ) 2C 2 -f- 2 777 ? I

+ '
3,"J ,j/'" '
2—2777 C
3i»-.fio+i9•"+«'»';
8.^2C 2-4-2777^ * I

w=,+i • +3 ^(o) • 0-
4 4777 —

2c
^co) J
En réduisant ces formules en nombres , on trouve

A'(5) — 0,00436374;
C'a(5) = o,oa4go67 ;
ce qui donne dans nt+s, l'inégalité
47",71 .sin. (/\v — 4mv — icc+2®J.
La différence entre ce résultat et celui des tables , est insensible; et
l'on voit par ce calcul, que pour rapprocher entièrement la théo¬
rie de l'observation à l'égard de toutes les inégalités lunaires, il
suffirait de porter l'approximation jusqu'aux quantités du cin¬
quième ordre. Cela résulte encore du calcul de l'inégalité dépen¬
dante de sin. (v—mv) dans lequel nous avons eu égard aux
,

quantités de cet ordre ; car on verra dans la suite , que le résultat


de notre analyse comparé à celui des observations, donne à très-
,

peu-près , la parallaxe du soleil, que l'on a conclue des passages


de Vénus sur cet astre.

L'inégalité dépendante de l'argument cv — v\-mv—w , peut


être sensible, à cause de la petitesse du coefficient de v dans cet
argument. Pour la déterminer, désignons par

A' .e. cos. (cv — v-\-mv — v) ;


a

C',(6). —
a
-e.s\n.(cv — v+mv — <a) ;
4.'. ' ■ * » • '

les parties de afru et de ni-f s qui dépendent de cet argument; ou


aura, en ayant égard aux perturbations de la terre par la lune,

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SECONDE PARTIE, LIVRE VII, a.(,

, A o„ _ j. ^<.,1
'/ (6I l J
(c -j- m, — îj. { i — (c-j-m — î)% — î ira* }

'1 » 5 * ' 1
C[(5)= c + »i-i
c
—f- m — i
j tjjji-m)
D'où, l'on tire »

A'/6) = — 0,260196 ;
C\m = — 0.293763.
De-là résulte dans n 1+ «, l'inégalité
2
3 ",63. ( 1 + i). s in. (cp + mp ™).

— p —

D'inégalité dépendante de l'argument v — mv + cp-—• , est


facile à déterminer par le n°. 15 ; il est aisé de voir qu'elle est
égale à
3^,C'7) a .

. —.e.sin. (p — mp + cp— <nj-}


i+6' — m a

et par conséquent égale à



1
547 .( 1 q-i^.sin. (p — mp + cp — <b).
m
En suivant les mêmes
procédés , 011 déterminera les autres iné¬
galités du quatrième ordre; mais comme elles sont au-dessous des
erreurs de nos
approximations , il ne sera utile de les considérer
parla théorie, que lorsqu'on voudra porter l'approximation jus¬
qu'aux quantités du cinquième ordre.
Maintenant, si l'on rassemble les inégalités du quatrième ordre
que nous venons de déterminer, on aura

+ 26",77.sin. (2P — 2mp — p.gp + cp-f- 2 9 — &)


25",03 .sin. (2cp-\-2p—2 mp — 2™)


-h 3 i",39 sin. (2p — 2 mp-\~cp — cm p — <&+<&')
+ 18", 1 5 .sin. (2 cp — 2 p+ zrnp + c'mp — 2 — "&')

o", 7 6. sin. (2 cp — 2 p-{-2 mp — cm p — 2 tr-j-'sr'J


i)",75-sin. (zcp + c'mp—2 <a—A)


+ 13",89. sin. (2 cp — c'm p •— 2 <a + <*')

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246 MECANIQUE CELESTE,
+ 103",01 .sin. (\v— 4mv—cv+^)
+ 47",71 .sin. (4 v— 4mc — 2 cc+2"J

25",65.( 1 +Q.sin. (c v — v + mv —

15",47. ( 1 -HQ.tiiji. (v — mv+cv — w).

18. Considérons le mouvement de la lune, en latitude. Nous


avons déterminé
précédemment la tangente s de sa latitude ; or
l'expression de l'arc par la tangente s, est s——&c.j
ainsi la latitude de la lune est à très-peu-près ,

y-(i — ^y%)'sin. (gv — 0) + fs. {1 — y' + {.y'.cos. (igv — 2 9;}


4-^.>3.sin. (3gv—^J 5
d'où j'ai conclu, en employant la valeur précédente de y , la lati¬
tude égale à

57230",83 .sin. (gv — S;


+ 3 8",78. sin. (ïgv — 30;
+ i62i//,og.sin. (2 v—2 mv — gv-\-9)
+ 352.sin. (zv — 2mv-\-gv—9)

17",26. sin. (gv+cv— 9 — ■u)


+ 61",27.sin. (gv—cv —
+ 1 £)",95. sin. (2 v — 2 m v — gv + cv+ 0 — nr)

4",28.sin. (2V—2mv+gv — cv—9 + <sr)


66",66. sin. (zv— 2 mv — gv — cv-t-ô + ■&)


-1- 75",i4.sin. (gv+c'mv — 9— tr' )

80",06 .sin. (gv — cm v —• 9 -f- <n')


31 ",47 .sin. (2v— 2mv — gv + c'mv + 9— ut')

+ 6g",1 g .sin. (2 V — 2 mv — gv — cm v
+ 84",57.sin. (2 cv—gv — 2 ^ + 9)
+ 15",83 .sin. (2 cv+gc — 2v+2 mv — 2® — 6).

ig. Il nous reste à déterminer la troisième coordonnée de la


lune, ou sa parallaxe. Le sinus de la parallaxe horizontale de la
% D , D.u
lune, est égal à — à
ou
^ , D étant le rayon terrestre. Vu la
petitesse de cette quantité, on peut la prendre pour l'expression

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SECONDE PARTIE, LIVRE VII. 9./i7
de la parallaxe elle-même. En y substituant pour u, sa valeur

-.
{i+e44-}?' + e.(i +<?\).cos. (cv—.cos.fzgv—20J} +$u ;

et négligeant les termes de l'ordre —•<?'; on aura la parallaxe


égale à
D
—.( 1 +e'J. { 1 +e.[i—7>4 + 7>a.cos.f zgv-zQfl.cos.Ccv-vrJ+a^u—sfs }.

Pour déterminer —, nous observerons que l'on a par le n°. 10,

-
=
ci
~,05997302°
a
5

et par le n°. 15 ,

~=
1,0003084 = *-•,
d'où l'on lire
1 a y n* .(1,000 3084)'
a ^ 0,9973'020

Soit 2 £ le double de l'espace que l'attraction terrestre feroit décrire


dans le temps t, sur le parallèle dont le carré du sinus de lalilude
M
est ~. Cette attraction est —
par le n°. 35 du livre III, la terre M
étant supposée elliptique. Mais on a fait précédemment M+m — i,
m étant ici la masse de la lune; on a donc
MA*

(M + m).D* = 2S '
partant
D
\ I/ ^ ^ "a'a•O,0003°84j!'
a * M-\-m 2 e 0,9973020

Supposons t égal à une seconde, et nommons T le nombre des


secondes d'une révolution sydérale de la lune ; on aura n2 =

t étant le
rapport de la demi-circonférence au rayon. Soit / la
longueur du pendule à secondes, due à la gravité sur le parallèle

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2,(8 MECANIQUE CELESTE,
que nous considérons ; on aura par le n°. 13 du premier livre,
2 s =
Ts/y ce qui donne

D t'y M D ( 2,0006168 )*
Mm l
a *
0,9973020. Tq
La longueur du pendule à secondes , sur le même parallèle , est,
par le n°. 42 du troisième livre, égale à omèlrc',74ogo3 ; il faut l'aug¬
menter de sa partie, pour avoir la longueur qui auroit lieu
sans la force centrifuge; ce qui donne 1= omc,7426] 2. La valeur

de D est égale à 6369374 mètres; enfin , on a par les phénomènes


M
des marées, m — —— . et les observations donnent T— 2732166;
58,6
on aura ainsi,
D
=
0,01635101.

En évaluant en secondes , le coefficient — • (A + e*) ; on le trouve


a

égal à 10368",4i. Cela posé, on trouve pour l'expression de la


parallaxe de la lune , sur le parallèle dont il s'agit,

IO568",4I
+ 3 78",63 .cos. (cv ne)
+ 76", 18. cos. (2 v— imv)
+ 117",49.COS. (%V 2mV CV + nr)
2",16.COS. (2V 2 fflf + CC — nr)

0", 3 3 . cos. (iv — 2mv-\- cm v — nr' )


4- 3 ",06. cos. (2 v — imv—c'mv + y)

1",03. cos .(c'mv ns )

o",68 .COS. (2C imv CV + c'mv +** nr)


+ 3",o4.COS. (2 V 2 771 V cv c'ttÎV + nr + ne')

2",02.cos. (cv+c'mv— v — m>)


+ 2",67 .COS. (cv—c'mv—nr-\-nr')
+ °",03 • COS. (icv — 2™)
.+ Il",10. COS. (2 CV 2V+XmV 2 nr)
+ o",23 .COS. ^2gV 2&)
o",54. COS. (2gV 2 V + 2 Ttiv — 2 9)
o",o4.cos, (2c'mv— %*')

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S E C O N D E PARTI E , LIVRE VII.

2",go..cos. (o.gu—ce—2

o",20.COS. f 2 p — 2 p — 2 g-p + cp + 2 â —v)



2
",99 • C1 + i) • cos. (u — mu)
+ o",48.f 1 +i^).cos. fp — mu+c'mu —n-')

o", 13 . cos. (2 v — o.mv eu — c' m v — <a +



o",46. cos. (A p— 4mc — cu+vr)
-h o",i4.cos. f4p—4mp— 2cp4-2®^
+ o",4o.cos. (2 eu — 2P + 2 mu + e'mu— 2®—n')
+ o",07. cos. (2 eu+2u—2 mu—2*>)
o",38. Ci + i) ' cos. (eu — u-j-mu — &),
.
i Hfib'î Ji . .1! /. :• -, '

Mécan. cÈr.. Tome III, ïi

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2 5O MECANIQUE CELESTE,

CHAPITRE IL

Des inégalités lunaires dues à la non-sphéricité de la terre


et de la lune.

2g. Nous allons présentement considérer les termes dus à la


non-sphéricité de la terre et de la lune. On a vu dans le n°. i,
que pour y avoir égard, il suffit d'augmenter dans l'expression
. _ . M m
de Q, la quantité de
,

(M+m). { _+—}.
Si l'on l'ellipticité de la terre ; D son rayon moyen ;
nomme «p
«<p le rapport de la force centrifuge .à la pesanteur à l'équateur;
enfin n le sinus de la déclinaison de la lune ; on a par le n°. 35 du
livre III,
M D4

r==7+{L(tip-.af}—.M.(s-D-
Si la terre n'est pas elliptique, on a par le n°. 32 du livre III,
M D"

y ) + *h'.( 1 — h*).cos.2v}.m.— ;

«p ah' étant des constantes dépendantes de la figure du sphé¬


et
roïde terrestre, et ™ étant l'angle formé par l'un des deux axes
principaux de la terre situés dans le plan de l'équateur , avec le
méridien terrestre passant par le centre de la lune. Il est facile de
voir par l'analyse suivante, que le terme dépendant de cos. 2-3-,
n'a aucune influence sensible sur le mouvement lunaire, à cause
de la rapidité avec laquelle l'angle varie;
la valeur en sorte que
de dont on doit ici faire usage , est la même que
dans l'hypo¬
thèse elliptique et d'une elliplicilé égale à ap; mais dans le cas
général d'un sphéroïde quelconque , «p n'exprime plus son ap-
platissement. On peut donc supposer dans ce cas général, que la

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SECONDE PA11TIE, LIVRE VIL aTi
valeur de Q du u°. i, s'accroît par la considération de la non-sphé¬
ricité de la terre , de la fonction

({«■<? — "■?) • ri
• (V ;

étant pris pour l'unité de masse.


Considérons d'abord la variation de
l'orbite, ou le mouvement
de la lune latitude, dépendant de cette cause. Si l'on nomme a
en

l'obliquité de l'écliptique sur l'équateur, et si l'on fixe l'origine do


l'angle v, à l'équinoxe du printemps d'une époque donnée j ou
aura à
très-peu-près,
g- — sin. a. Vî— ss.sin.fv+s.cos.*;
fv étant la longitude vraie de la lune rapportée à l'équinoxe ,

mobile du printemps. Il faut ainsi ajouter à la valeur de Q, la


fonction
, . D2 fsindA.fi—s3).sin.2./V + 2.s.sin.A.cos.A.sin./V 1
(
j'
Cela posé, la troisième des équations (Z.) du n°. 1. Nous
reprenons
avons
développé dans les nos. 11 , 12 et 13, les divers termes de
cette équation dus h l'action du soleil : il est facile de voir que la

fonction précédente lui ajoute la quantité

2
.((t p - City) s

rfe2 r .D2 z^.sin. a.cos. A.sin./V-fCg-* x) «siu. fv ;


-

H.s'm.fv désignant l'inégalité de s, dépendante de sin.fv. Ou


peut d'ailleurs se convaincre aisément que cette quantité' est la
seule sensible qui résulte de cette fonction. En l'ajoutant à l'équa¬
tion différentielle du n°. 13 et observant que y—1 est extrême¬
,

ment petit par rapport à g—1 ; l'intégration donnera

2.
(ctf D1
II — ^ 3111. A. COS. A;
l—g" a1 '
d'où résulte dans s, ou dans le mouvement de la lune en latitude ,

l'inégalité
D1
. . j,
.—-.sin.A.cos.A.sin. tv.
g — 1 a1
C'est la seule inégalité sensible du mouvement lunaire en latitude,
lia

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s52 MECANIQUE CELESTE,
duc à la non-sphéricité de la terre. Cette inégalité revient évidem¬
ment à supposer que l'orbite de la lune, au lieu de se mouvoir

sur la plan
de l'écliptique , avec une inclinaison constante, se meut
avec la même condition sur un plan passant constamment par les
,

équinoxes, entre l'équateur et l'écliptique, et incliné à ce dernier


plan, d'un angle égal à
(*t — \«<P) .

. — .sin. >..cos. a.
g— 1 à'
Nous avons trouvé précédemment

^- = 0,01655101 ; g—1 = 0,00402175;


on avoit en
1750 ,

a =
26°,0796 ;

enfin, mp ~ — ; en supposant donc ap =


-j-; l'inégalité précé¬
dente devient

20",023 . sin./V.
Elle serôit —41",470.sin.fv, si l'applatissement de la terre etoit
1

—, comme dans le cas de l'homogénéité de cette planète; cette iné-


23O

galité bien observée, est donc très-propre à faire connoîlre l'appla¬


tissement de la terre.
Considéronsprésentement les variations du rayon vecteur et de
la longitude de la lune , dues à la non-sphéricité de la terre. Nous
pouvons les déduire de la première et de la seconde des équa¬
tions (Z.) du n°. 1; mais il est plus exact et plus simple défaire

usage des formules du n°. 46 du second livre. Pour cela, nous sup¬
poserons que dans ce n°. 46, la caractéristique différentielle «T se
rapporte à la quan tité {aip—a p. Nous observerons, ensuite, que la
fonction H du même n°. est égale à ce que nous représentons ici

par — Q + -, et que rit' est égal à y ce qui change l'équa¬


tion (S) du n°. cité , dans la suivante,
da .rlr rir , _ . /<IR\

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r

SECONDE PARTIE, LIVRE Vil. 253

R contient le terme 1.(*p — t *?,)•— • sin. a . cos. a.s.sin./V; et


par conséquent, celui-ci,
D2 .

(ap •—— 'S1»' Â • COS. A. y . COS. (gv JV—Q) y

en
supposant donc que SR représente ce terme, f<fdR sera égal
à ce même terme ; car
la caractéristique différentielle d se rap¬
portant seules coordonnées de la lune ; 011 aura, en n'ayant
aux
égard qu'au terme précédent,
fï.dR = ÏR;
on aura ensuite,
=
—3 .(«.? — .~.sin. a. cos. a.}-, cos. (gv—fv—9J.

Si l'on substitue ces valeurs de /«T.di?, et dé . r. , dans l'équa¬


tion différentielle précédente ; on verra que l'expression JV con¬
tient un terme dépendant de cos. (gv —fv + 9) , mais qui n'ayant
point g—1 pour diviseur, comme le terme correspondant de Ss,
est insensible.
Il n'en est pas de même de l'expression de la longitude. La for¬
mule (T) du n°. 46 du second livre, donne dans cUv, la fonction
/dR\
ydt2./ f -dR-\-i dt2r. ( — )
r'd v

En y substituant pour- <PR, le terme qu'il représente ; on aura dans


d. S~v ,le terme
3 dt2.(ap — D2
.-—.Slll. A. COS. a .
^. cos. (gv fv—rSj.
r2a v r3

.
, . •! ' ' ■ ■ ■ •
Mais ce ternie n'est pas
le seul de ce genre, qui entre dans l'ex¬
pression de d.fv. L'action du soleil donne parle n°. 3, dans Q,
'
'3 *
2.

le terme 1—2s'J. En y substituant pour u, H-LhA- on aura

dans R, le ternie

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zyi MECANIQUE CELESTE,
ce qui donne clans £I{ !e terme ,

"m'iï3. r®
.s S s.

et par conséquent, dans la fonction 3 ./iP.di? + , le


terme
21 .m'.u'3. r*
, S fs.
a

On très-peu près , niu^.r3 — m', et par le 11°. 13 g* est à fort


a à ,

peu près égal à 1 ce qui donne g- égal à i + ^rn* ; le terme


précédent devient ainsi,
i)-sîs
r

■s* . C* p — r
En substituant pour «Es, * .— . sin. a.cos. a.sin. fv ; et
g — 1 r* J
pour sy sin.(gv—9j; on aura le terme
D1

7 .(a p — <f> ) .—.sin. a. cos. a. y .cos. (g1 v —fv — 9) ,

qui ajouté au ternie que nous venons de trouver pour 3 ./<T. d i?


/ dR\
+ «f.r.l
2
J , donne dans d$v , le terme
10.dP.("f — D* .
, x
— . —■ .sm.a.cos. a.7.cos. (gv— fv — 9).
Tadv rJ h J

On peut dans ce terme, substituer a pour r, et dv pour ndtj en


observant ensuite que n'a3 = 1 , il devient
Da
—10.dv. (*? — — - sin. a. cos. a.>. cos. (gv — fv — 9).
Cette valeur de d.S'v est par le n°. 4b du second livre, relative à
l'angle compris entre les deux rayons vecteurs consécutifs/• et
r+dr; or si l'on nomme dv, cet angle, dv représentant alors sa
projection sur le plan de l'écliptique ; on a par le n". cité,

dv
I/ 3?
= dv,.
V/T+T*

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/

SECONDE PARTIE, LIVRE VIL 5255


ou à très-peu-près, , ;

dv=dv,.{l
En substituant pour s,

• — — . cl Q t

y. sin. (gv — 8) — t . sin. a. cos. a • sin. fv ;


on aura

dv = du, •
11 + r.Cap — 7-a?)' >.sin.a.cos. a.cos.f<gv-fv- 8) + &c.|.
On voit donc que pour avoir la valeur de d. $v, relative à l'angle v
formé par la projection du rayon vecteur r sur l'écliptique, avec
une droite fixe; il faut ajouter à l'expression précédente de
le terme
D*
\dv.(a./> —-ta<p).sin. a.cos.a.>.côs. (gv —fv •— 8) ;

ce
qui donne
D* .

d.S-V = ~.dv (if •


—.su1.a. cos. a . y. cos. (g V — fv— 8 ) j

et en
intégrant,
/ et p D2
— — U d) ) .

fv — — 1 • — .sin. a. cos. .sm.(gv — fv — 8).


g—! a*
C'est la seule
inégalité sensible du mouvement de la lune en longi¬
tude, due à la non-sphéricité de la terre. On doit observer que
fv—gv + 8 , exprime la longitude du nœud ascendant de l'orbite,
comptée de l'équinoxe mobile du printemps. Il suit de-là, que
l'expression de la longitude vraie en fonction de la longitude
moyenne, renferme l'inégalité

( et p —— -j- ctcp) Da
f. . —. sin. a. cos. a.y. sin. (longitude du nœud ascendant).
g—i a'

Le coefficient de cette inégalité est 17",i 35, si 0 — —: il s'élève à


334
35",4go, si
La non-spliéricilé de la terre înllue encore sur les mouyemen»

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2jG MECANIQUE CELESTE,
du périgée et des nœuds de l'orbite lunaire. En effet, la valeur
de Q élant par-là, augmentée de la quantité

(«P-1«) . ( l.- Ls>). [r~ (« - *'> » «in-2 * • sir. .'fu 1


{ 2S.Sin A.COS.A.Sltl./i'—s".cos.axJ
^ s,
'
il.en résulte dans la seconde des équations (L) du n°. 1 , le tex'me

^ '(x—i-sm/xQ.
En y substituant pour K,sa valeur approchée -. {1 + e. cos. (eu—&)},
et observant que 11? est
à très-peu-près égal à a ; on aura dans
l'équation différentielle (.E') du n°. 9, les termes
(cep — x.«<p.) D% , . .

a
—--(i—
a
i-sin. h)
2.(ctp TU*P) D
a or
.(1 — 7.sin.acos. (eu — ;

d'où il est facile de conclure que le mouvement du périgée sera


augmenté à très-peu-près , de la quantité
Z>
fap — ;=f <?)• — • v-{ 1—r.sin.»^.
Il est aisé de considérant la troisième des équations (Z)
voir, en
du n°. 1, que le mouvement rétrograde du nœud sera augmenté
de la môme quantité. En la réduisant en nombres , on trouve
0,000000263 S4. v ; ce qui est insensible.
Nous ferons ici une remarque intéressante sur l'inégalité pré¬
cédente du mouvement de la lune en latitude. Cette inégalité n'est
que la réaction de la nutation de l'axe terrestre , observée par
Bradley. Poqr lè démontrer , nommons y l'inclinaison de l'orbite
lunaire, sur le plan dont nous avons parlé, et qui passant cons-?
tamment par les équinoxes, est incliné à l'écliptique, d'un angle

^ ^ et p —— y d Da . .

égal à , — .sin. cos. k L'inclinaison (le 1 orbite lunaire


g— i a»
à
l'écliptique, sera
(et P — .X uty î jDa _

y, i . sin.a.cos.k.cos. (gv— /V6)•


g — i a* ° 1 '
or l'aire décrite par la lune, autour du centre de gravité de la
terre, est {.r'dp ; cette aire projetée sur l'écliptique, est diminuée
dans

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SECONDE PARTIE, LIVRE VII. 257
dans le rapport du cosinus de l'inclinaison de l'orbite lunaire à
l'écliptique , au rayon ; elle est donc égale à
17 f fecp— — ecÇ>) D* . ")
~.r*dp.cos.< y .—.sin. a.cos. a.cos.(Vc—fp— 9) .
(. g—i a* J

Ainsi, l'expression de cette aire renferme l'inégalité


> (aP—Ta<P) D* • . x r A \
r.r dp. —. stn. a.cos. ^.y. cos (gp — fp — 0 ):
g—1 a" '
et comme on a r*dp = a*dt, à fort peu près , en représentant par
dt le moyen mouvement de la lune; cette inégalité est égale à
( a. p — y <P)
\.D*dt. - .sin. a.cos.k.y.cos. (gp —fp — 9).

En la multipliant par la masse de la lune, que nous exprimerons


ici par L, et en la divisant par dt ; le double de ce quotient sera le
moment de la force de la lune par rapport au centre de gravité de

la terre, et due à la non-sphéricité de cette planète; ce qui donne

pour ce moment,
(etp ~~~ ,

L.D'. .sin. a. cos. a.>.cos. (gp —fp — 9).(i).


S 1

En vertu de l'égalité de l'action à la réaction, la même cause


doit produire dans les molécules de la terre, un moment égal et
contraire au précédent. Ce moment est indiqué par la nutation de
l'axe terrestre : déterminons sa valeur, par les formules du n°. 6 du

cinquième livre. On a vu dans le n°. cité, que si l'on représente


par l'obliquité de l'écliptique à l'équateur ; l'action de la lune
sur la
terre, produit en vertu de la non-sphéricité de cette planète,
un accroissement dans cet angle, égal à

*■<*»■(»*
l et k étant les mêmes que
dans le n°. cité. L'élément du mou¬
vement de rotation de la terre étant supposé ndt; la somme des ,

momens des forces qui animent


chaque molécule de la terre , mul¬
tipliées par la masse de cette molécule , est égale à nC, C étant le
moment d'inertie de la terre par rapport à son axe de rotation,,

Mkcan. cjcl. Tome III. Kk

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■s
S 8 MECANIQUE CELESTE,
Pour rapporter ce moment à l'écliptique, il faut le multiplier par
le cosinus de son obliquité , ou par

on aura donc dans ce moment, l'inégalité


l.^.nC.s\n.V

yy.coS.(gv-fr-
~

(7^;.S=.7
On a vu dans le n°. 6 du cinquième livre , que

3m2 (aC—J — B) ,

/=== .
.( i + ^.cos./^;
4« C
mi exprimant le moyen mouvement de la terre. De plus, par le
n". 5 du même livre, m*.* = —, a étant la moyenne distance de
la lune à la terre,; et puisque nous représentons par i, le moyen
mouvement de la lune , et par M , la niasse de la terre ; on a à fort
M L
peu près, — = 1 , ce qui donne m2, a = — l'inégalité précédente
devient ainsi,

3 L fa C—A — B) .
^ r

.sm. r.cos. r .y.cos. (gv •— jv — ?).

Parle n°. 2 du cinquième livre,


2 C — ^4 — B —
~-.7r.(ap — ./n.R'.dR,
p étant l'applatissement de la terre , D son demi-diamètre, et R le
raj^on d'une de ses molécules , dont n est la densité ; enfin , t étant
la demi-circonférence dont le rayon est l'unité. La masse M. de. la
terre estf ce qui donne pour l'inégalité précédente,
en
y changeant V~ en a qui dans la formule précédente (i) , ex¬
prime l'obliquité de l'écliptique ,
( Ct j> — )

L. D*. — . sin. a. cos. a. y- cos. (gv — fv — 6).
g — 1

Cette formule est la formule signe contraire; (i), prise avec un


d'où il suit quel'inégalité précédente du mouvement de la lune en
latitude, est la réaction de la nulation de l'axe terrestre; et il y
auroit équilibre autour du centre de gravité de la terre, en vertu

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SECONDE PARTIE, LI V 11 E V 11. 259
des forcesqui produisent ces deux inégalités, si toutes les molé¬
cules de la terre et de la lune étaient fixement liées entre elles ; la
lune compensant la petitesse des forces qui l'animent, par la lon¬
gueur du levier auquel elle seroit attachée.
2 1. Pour avoir égard à la non-sphéricité de la lune ; nous ob—
àT'
serveronsquepar len°. x,elle introduit dans Q,le terme. (M+m).
SV
ou plus simplement, ; parce que nous supposons MJ-m — 1.

On a
par le n°. 14 du troisième livre ,

5 P

l'intégrale étant prise depuis c = o, jusqu'à a égal au demi-dia¬


mètre de la que nous désignerons par a ; et p étant ici la
lune,
densité des couches de la lune. On a de plus , m = j.ir.fp.d-a* ;
on a donc

(M+m). = ————-.
m
5 r.Jp.d.a3
Pour déterminer fp •d.(à'Y^) , nous observei'ons que l'on a par
le n°. 32 du troisième livre, pour T(l), une expression de cette
fornie ,

=
h',(\— y.') + h" .y. V1—^".sin.w + ti".y. V1 — ^.cos.-ar
+ A,V ■( 1—^.2^).sin. 2-3T + hy.(i—y-'), cos. 2**.
Ensuite les propriétés des axes de rotation , donnent par le n". 32
du livre III ,

o =
fp. d (a5h") ; o =./>.</ (a5 h"') ; o =fp.d (a5 h") ;
et par le n°. 2 du livre V, on a
2 C—M B = ((. a.v .f p. d (d'il ) ;

B ^4 = ff '«-Tr.fp.d (cfhy ).

Ainsi l'on a

rivn. t
(M + m). *V' - ^ 1 f (sC-^t — B),h—iS) |
^ ^ v-ri jf d a?-1 +(B—M-)-ÇI—^>.cos.2^J*
On a à très-peu-près, par le n°. 2 du livre A,
8 7T r

c= —-fp.d.a5 -,
15
K k 2

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i6o MECANIQUE CELESTE,
partant,

(M+m).iïL = ±/±±*.U /nc


ff-cLa3 *
J
m 10

+ C^.O-^.cos.»-'
Dans cette dernière expression le
, est l'angle que rayon mené
du centre de la terre à celui de la
lune, fait avec l'axe principal de
ce satellite
dirigé vers cette planète ; y est le sinus de la déclinaison
de la terre vue de la lune, par rapport à l'équateur lunaire. Il
est clair que l'angle p croissant de dp, l'angle -ar croît de dp;
on a donc d.cos. 2 <sr = — 2 dp. sin. 2^, la caractéristique diffé¬
rentielle d se
rapportant aux seules coordonnées de la lune ; de
plus, on a par le n°. 46 du second livre,
i? = —
Q 4- - ;

la partie de di? relative à la non-sphéricité de la lune, dans la


formule (T) du n°. 46 du second livre, est ainsi, cil négligeant
le carré de y,

cl! K
T>

3
——;—
ff.d.oï .—-—.
(B-A) dp. sin. 2-sr :
fp.d.a3 C '
d'où résulte dans S~v, ou dans la longitude vraie de la lune , par la
formule (T) du n°. 46 du second livre, le terme
c) fp.d.a5 1 (B—A) r .
—. — . dp .sin. 2-®-.
5 fp.d.a3 d C JJ
L'angle ™ est toujours très-petit, par le n°. 16 du livre V ; en sorte
que l'on peut supposer sin.2<0-= 2-ar. De plus, par ce même n°.,

contient terme de la forme K. sin.


f I y^-(B-A) ")
«s- un —

j p. — *-F .
Ce terme pris avec un sigire contraire , représente par le n°. 15
du livre V, la libration réelle de la lune. Comme il croît avec
beaucoup de lenteur, il semble pouvoir devenir sensible par la
double intégration : c'est le seul de l'expression de ■o-, auquel il soit
nécessaire d'avoir égard. Il produit dans <Tt>, le terme

G fp.d.a* K . f I / (B-A) "j


5'7>VVr--SmT-V 3—i— + F\-

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SECONDE PARTIE, LIVRE VII. 261

La libration
A.sin.|t>. 1/ 3 . —■+ i^| étant insensible , 011 ne
peut pas supposer qu'elle s'élève à un degré. De plus, le coefficient
6-1 f p .d.a°
'j-——'3 esl extrêmement petit. Si la lune est homogène, il
devient ■ or estle sinus du demi-diamètre apparent de la lune;
ainsi le produit de A par ce coefficient, est entièrement insensible.
Si la lune n'est pas homogène , sa densité croît de la surface au
centre ; alors ce coefficient est moindre encore : d'où l'on doit

conclure que l'inégalité précédente de la longitude de la lune est

insensible, et que la non-sphéricité de ce satellite ne produit aucune


variation sensible dans son mouvement en longitude.

Quant à sa latitude on doit observer que ^ étant le sinus de la


,

déclinaison de la terre vue de la lune par rapport à l'équateur ,

lunaire, et le nœud ascendant de l'orbite lunaire coïncidant tou¬


jours avec le nœud descendant de son équateur 3 on a
p.* = {s + A.sin. (gv —

a étant ici l'inclinaison de l'équateur lunaire à l'écliptique 3 ce qui


donne
(* + v)
B-
(iÈ) ~ s + *,sin- (ëv — 1 7

la 11011 -
sphéricité de la lune ajoute donc à l'expression de

——dans la troisième des équations (L) du n°. 1, le
ternie

3 >.d.as
ff.d.a5 11 (*A-y)
(*+y) C—
(2 C — A — B _ B — A ")
5 'fi- —c—+ j.
ou à cause de cos. 2^= 1, à très-peu-près, elle lui ajoute le
terme
6 fp.d.as 1 (7-pyJ (C — A)
5 ff.d.a? r* y C
Il est facile de voir par le n°. i4, que ce terme ajoute au mouve¬
ment du nœud, la quantité
3 fp.d.a5 v (*-j_yJ (C — A)
j ff.d.a3 r*' y ' C

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s.G?. M E C A NIQUE CELES T E,
Par le n-°. 18 du cinquième livre, — = 0,000^99 ; d'où il est
c

facile de voir que la quantité précédente est insensible.


O11 trouve pareillement, que la non-sphéricité de la lune ajoute
au terme ——. f —-
1, de la troisième des équations (//) du 11°. 1 f

le terme
3 ff.d.a5 î (C— 2A-fB)
5 ff.d.a3 )'* C '
ce qui ajoute au mouvement du nœud, le terme
3 ff.d.a5 v (C—2 A+B)
1 o
ff .d.a? r1 C '
quantité entièrement insensible.

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SECONDE PARTIE, LIVRE VIL 263

CHAPITRE III.

Des inégalités de la lune , dues à l'action des planètes.

11. Il nous reste à considérer l'action des


planètes sur la lune.
Si l'on nomme P la d'une
planète ; X, Y, Z, ses coordon¬
masse

nées rapportées au centre de la terre; f sa distance à ce centre ; il


est visible
par le n°. 1, que la valeur de Q sera augmentée par
l'action de P de la quantité
,

P.(xX+yY+zZ)_ P
'

P v (X-xp-h(Y-yF + (Z—zp '


ou

■ i p (Xx+Yy+Zzp
f f3 +%' ' P
Soient X', Y', Z' les coordonnées de P, rapportées au centre du
soleil, x y', z' étant celles de la terre ; on aura
,

V = x' s Y = Y' — y ; Z=Z—z';


ce qui change la fonction précédente dans celle-ci,
P i-P r* _ , (X'x+Y'y + Z'z-xx'—yy'-zz')> -
j +■-.•*
jr- y»
Prenons pour plan fixe , celui de l'écliptique , ce qui rend z nul ;
et nommons R le rayon vecteur
de la planète P , projeté sur ce
plan ; U l'angle formé par cette projection et. par une droite fixe ,

prise sur le même p>lan ; et S la tangente de la latitude héliocen—


trique de P. Nommons encore r le rayon vecteur de la terre 3
v l'angle formé par ce rayon et parla droite fixe ; on aura

f — VIV. (î H- SS) + — 2 R r . cos. ( U — v )-


La partie de Q relative à l'action de P sur la lune, sera donc
P \.P-(i+ss1 i , n [R.cos (v — U)—r'. cos. ( v — v) -f- Rs S} a ( _

f ~ 1 ~~lPp ~ C''

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264 MECANIQUE CELESTE,
ou en négligeant le carré de 6",
P
| P.(i—2s2) t n {Jf.cos.^v-aZTl-f-r^.cos.faf-ai/J—zRr'.cos.(zv-U-v')|
J'.i f~ 3 * / ,.a^,5 * ~~~*
4w2/
..1

f 4 -J 3
R.sS. {R.cos. (v — U) — / .cos. (r— f ' ) }
5 i ii

;+3p. + &c.
P
Le terme — ne renfermant ni u, ni v , ni s-, il n'entre point dans
p
les équations (Z) du n°, Le terme
î. ^ donne par son déve¬
loppement, une fonction de la forme

—{t + -^(,).cos. ('U — pQ + ^W.cos. 2 (U— 2v) + &c.}.


4 u

Le terme — c^e sccon^e ^es équations (Z) du n°. i ,

donne ainsi la fonction

^-3. {i.^W+^fO.cos. (U—v') + ^.cos.2.(U—v) + &c,.}


De-là il est facile de conclure, par les nos. 9 et 10 , qu'^1 en résulte
dans l'expression de au, la fonction

j _ 3 f y4ClXcos.(i—m).v A^.cos.a.(i—m).v A(3).cos.~.(i—m).v "j


1 °
l—Arji"—4.(1—1—im1-9-(i— mY )'
i étant le rapport du moyen mouvement de P à celui de la lune.
De-là résulte par le n°. 15 , dans ndt, la fonction

a
3 f^CO.cos. (i—m).v ^a5.cos.2.(i—m).v ^(3Xcos.3.(i—771)0
(1 — —(1 — m)'.v i — ±m2—4 (i—1—im1—g.(i—Tn)1 ° j'
et par conséquent dans n/+t, la fonction
P.a3 f A(').sin.(i—m).o j.A(*).sin.2.(/-m).v j.A^.sin.^ . (i—m).v ^
i—m' {1 — {m2—(i—1 — —4.(1—m)1"*" 1—{m2—g.(i'—m)1 J'
m'a3 .

Or on a
par ce qui précède, —— — m? , m étant la masse du
soleil ; la fonction précédente devient ainsi,
p r r
—-.m2.a'3. j ^CO.sin.(i— m).v A./4^).sin.2.(;-m).v f .ifW.sin. 3.(1-771). v ].(^4)
l^i——{m2—/i.(i—mY^r 1—{m2—9.(7—77»)a~^" J'

Dans

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SECONDE PARTIE, LIVRE VII. 265
Dans le cas d'une planète inférieure à la terre ; ou a, en nommant «.
le rapport de la distance moyenne de la planète au soleil, à celle
du soleil à la terre 5 et conservant les dénominations du cliap. VI
du sixième livre ,

=
£,<'> ■ = Z>,« ; a!3.^ = b,W ; Ôcc.J
t 7 *■

ce qui change la fonction (^) dans celle-ci,


P
■fj-f fô,CO.sin.(i—m).v ±.b^ï.sin.2.-i.&^Vsin.3.(2-771).1/ I
k
'

m' 1 i
1 t H t 4. &c. !•(/?)
t1—im2—(i—my- 1—~m'—4.(1—m)' 1—{m"—9.(1— m)1 |
dans laquelle on peut prendre pour (i — m)-v, la longitude
moyenne de la planète, moins celle de la terre.
Relativement à une planète supérieure, a exprime le rapport
de la moyenne distance de la terre au soleil, à celle de la planète ;
ainsi l'on a

a's.^3> =
«s.£,Wj&C.J
I r »

ce qui change la fonction ( ^), dans celle-ci,

-,772**3.|fèjt'Xsin. (i-m).v
J1 1
},<
m 1 t
&c.
I
i
1

>.(C)
i—m {.m1—(i—m)2
i — i—{m*—4.(i—77i)2
|
Ce sont les seuls termes sensibles qui peuvent résulter de l'action
directe de la planète P
la lune. ■ sur
Mais l'action du soleil sur la lune, peut rendre sensibles, dans
le mouvement de ce satellite les perturbations du rayon vecteur
,

de l'orbe terrestre, ducs à l'action de P sur la terre, et y produire


des inégalités du même ordre , que celles que nous venons de con-
•m' H'3
sidérer. Pour le faire voir, considérons le terme — -rt|ui parle
2/11 .u3 1 1
n°. 6, fait partie delà seconde des équations {L) du n°. 1. Soit
p (V

.K.cos. (£'n"t — £rit-\-B), un terme quelconque de —— , résul-


m _ a

tant de l'action de P la terre,


72"t exprimant le moyen mouve¬
sur

ment de P, et rit étant celui de la terre; le terme correspondant


Mécan. ckL. Tome 111. L 1

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aGG MECANIQUE CELESTE,

de —sex-a
n
— —.K.
m'
cos. (G'rit— Grit+B) ; ainsi le terme nh!u3

produit Je suivant,
— —

.K.cos. (G'ri't — Sn't-\-B).


zh'u3

<jy
Si l'on ne considère que les inégalités de —-, indépendantes des
excentricités des orbites , et qu'on les représente par la série
P fX(,'.cos. (ri't—rit+t"—i ) + A("). cos. 2. (ri't— ri t-\-1"—
ri'\ + K.W. cos. 3 . (ri't — 7Ït+i" — O + &c. j5
TTL

le terme —-—
2h*U3
produira dans le second membre de l'équation (L')
du n°. g , la fonction
P
m-1
JHU'bcos. (i—m).v +K^~>. cos. 2. (i— i7i).v\m
a a 'm'' (_ + K^Kcos. 3 .(i — m) .v -p&c.
d'où résulte dans afu, la fonction
3m2 P (K^.cos.(i—m).v K^.cos.2.(i—m).v JSTW.cos.; (i—m) v
^ "j
2 m' (i—jto"—(i—m)2~^~i— rm2—4.(i—m)2"^~ i—fm2—9-(î—777)1 J'
et
par conséquent par le n°. 15, dans nt+i, la fonction
3m2 P (K^.cos.(i-m).v {.ÀT(a).cos.2.({-m) v .cos.^.{i-m).v
/ |- Q
•];(£)
.

t # .

i—m m' [ 1 — {m2—(i—m)2 1—{m2—4.(1—m)2 1—{ni'—g.(i—to)2

fonction du même ordre que celle qui résulte de l'action directe


des planètes sur la lune. Nous allons déterminer ces diverses iné¬
galités , pour Vénus, Mars et Jupiter.
Relativement à Vénus on a par le n°. 23 du sixième livre, ,
' J
'
• , • 7 11J ) ' JJ ( ; •

=
«
0,72333230;
Vo; = 9399i539 5
2

b(') = 8,872894 ;

\WV
==
7,386580;
<-n '-m •'), -V »1» (to

i3W = 5.9539^° 5

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1 SECONDE PARTIE, LIVRE VII. 267
d'où l'on lire par les formules du n°. 4g du second livre ,

=
85,77422; .

i,Cl) = 83,40760.
2

Les observations donnent i— m 0,0467900



; en supposant donc
comme dans le n°. 22 du sixièpie livre ,

P 1

m'
383130 '
la fonction (23) réduite en arcs de cercle, devient
+ T',781706'.sin. (i— m)-v
+ 0",746665 .sin. 2.(i—m).v
+ o",4o 5751. sin. 3 • (i — m). v
&c.

Ce que nous désignons ici par ——, est désigné dans le n". 29 du
a'

sixième livre, par JV"; 011 a donc par ce n°., en vertu de l'action
de Vénus ,

<sv
~=
0,00000 r 5 5 53
Q

0,0000060012.cos. ('i—m).v
+ 0,0000171431 • cos. 2. (i — m).v
+ 0,0000027072.cos. 3 . (i — m).v
+ &c.
La fonction (D) réduite en arcs, devient ainsi,
+ 1",3855.41.sin. (i—m).v

1",991770.sin. 2.(i — m).v


0",a 12054.sin. 3 .(i—m).v


&c.
En la réunissant à la précédente , on a pour les inégalités lunaires
dues aux actions directe et indirecte de Vénus sur la lune,

'+ 3 V66947 .sin. (i — m).v


■ —

1",245105 .sin. 2 >-(i — m)w


+ 0", 193697-sin. 3 .(i — m) .v
&c.
Il faut par le n°. 44 du sixième livre , augmenter ces inégalités,
dans le rapport de 1,0743 à l'unité.
L1 2

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2S8 MECANIQUE CELESTE,
Relativement à Mars , on a par le n°. 23 du. sixième livre,
« —
0,656300305
bLW
2
= 6,8563365

2
=
5,727893 ;

£j_w
2
.= 4,40^5305

2
=
3,255964}
&C.
d'où l'on tire

h^
2
— 38,00346;
bs^ — 36,20013.
2

Les observations donnent i— m — —


0,0350306 5 en supposant
Jonc comme dans le n". 22 du sixième livre ,

P
_
i_
ni! 1846082 '
la fonction (C) devient

o",0900 5 4. sin. (i— m).v


o",0347 5 3 • sin. 2 . (i — m). v


o",oi7234.sin. 3 .(i — m).v


&c.

On a ensuite par le n°. 29 du sixième livre , en vertu de l'action


de Mars,
Jr'
=
0,0000000/178
——

+ 0,0000005487.003. (i—m).v
+ 0,0000080620.cos. z.(i — m).p

0,000000647 5 . cos. 3 . (i — m) -v
&c.

La formule ( D) réduite en arcs devient ainsi , .

+ o", 169012.sin. (i — m).v


'+ 1 ",246244.sin. 2.(i — m).%>

o",o67 139. sin. 3 . (i — m) .v


&c.

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SECONDE PARTIE, LIVRE VIL 269
En la réunissant à la précédente , les inégalités lunaires
on a pour
dues aux actions directe et indirecte de Mars sur la lune,

4- o",078g 5 8. sin. (i — m).v


-f i'/,2oi4gi .sin. 2. (i—m).v

o",084373 .sin. j .(i—m).t>


&c.
Il faut par le n°. 44 du sixième livre, diminuer ces inégalités,,
dans le rapport de 0,725 à l'unité.
Relativement à Jupiter, on a par le n°. 23 du sixième livre,
0,19226461 ;
a. —

£3Co) = 2,176460 ;
2

2

0,6190635
=
0,148198;
a

bl*>
2
= 0,032439;
&c.
d'où l'on tire
bZ0
2
= 2,51906;
b^2
— 1,13310.
Les observations donnent i — m = —
0,0684952 ; en supposant
donc, comme dans le 11°. 22 du sixième livre ,
.P 1

m
1067,09
la fonction ( C) devient

o'',217257.sin. (i — m).v

o", 0263 80. sin. 2. (i— m).v


o",003936. sin. 3. (i — m),v


&c.

On a par le n°. 29 du sixième livre, en vertu de l'action de Jupiter,


^r'
—-
= —
0,0000011581
+ 0,0000159384.cos. (i— m).v

0,0000090986.cos. 2. (i — m).v

0,0000006550.008. 3 • (i — m)-v
&c.

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27o M EC A NIQUE CELESTE,
La formule (L?) réduite en arcs, devient ainsi,
+ 2",5 195 56. sin. (i—m).v

o",729560.sin. a.(i— m).v


o",035879.sin. 3 .(i — m).v


& c.
En la réunissant, à la précédente , on a pour les inégalités lunaires
dues aux actions directe et indirecte de Jupiter sur la lune,

+ 2",30229g.sin. (i—m).v

o",755940.sin. 2.fi—m).p

0^,039815 .sin. 3 .(i — m).v


&c.

Si l'on prend signe contraire, toutes ces inégalités résul¬


avec un
tantes de l'action des
planètes sur la lune 5 on aura les inégalités
que celte action produit dans l'expression de la longitude vraie de
la lune ; on pourra donc les réduire en tables, en observant que
(i — m).v peut être supposé égal à la longitude moyenne de la
planète , moins celle de la terre. Il seroit utile de les employer
dans les tables de la lune, vu la précision à laquelle ces tables ont
•été portées.
P.A00 1
/dQ\
Le terme de l'expression de
—-

4»" w~/' ^onne dans
l'équation (IJ) du n". 9, le terme
3 P.a'.A^
. e.cos. (cv — ;
4
d'où il est facile de conclure que la valeur de c est diminuée par
l'action d'une planète inférieure à la terre , de la quantité
p
, 1 m* h
8 •
m
/ •171 ' °2 ;
i

et par
l'action d'une planète supérieure , de la quantité
, P ,

j. —.
m'
m'. *3. b ,Co).
.
i

TTl II'3 ^
Pareillement, le terme —;
2 h*. u3
donne dans l'équation (L' ) du n°. 9?
la quantité
<jy
9 rn'.u'3.—

ah-.u** -g-C°S'(c*-*)-,

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SECONDE PARTIE, LIVRE VII. 271
jy

étant ici la partie constante des perturbations du rayon vecteur

de l'orbe terrestre, donnée par le n°. 29 du sixième livre 3 la valeur


de c est donc par-là, diminuée de la quantité
5m1 <J7
4 a!
Il est facile de s'assurer que toutes ces quantités sont insensibles.
Considérons présentement les perturbations du mouvement
lunaire en latitude. La somme des termes

(d<^\ + ss^ (d^


h*u \du J h* .11* \ds )'
qui font partie de la troisième des équations (L) du n°. i, acquiert
par l'action de P, la quantité

3P.s
^ 3P.Hr'.5.cos. (v— v')— 3P.R55.cos. (v — U)
ah^u^.f3 h.*.u*.fà
Cette fonction contient relativement à une planète inférieure, le
terme

—ôj03
J -*.sin. (v— fl; 3

k étant l'inclinaison de l'orbite de P à l'écliplique, et 0 étant la


longitude de son noeud ascendant. Il en résulte dans s, pour une
planète inférieure, l'inégalité

.A.sin. (p— S);


g—1
pour une planète supérieure , cette inégalité devient

lî 1—1 .a.sin. (p — 8j.


g—1
En réduisant en nombres' ces inégalités, on a en employant les
masses du n°. 44 du sixième livre; relativement à Vénus ,
+ o",8532gg.sin. (p — 0rj ;
relativement à Mars ,

-—
o",oi6g66.sin. (v— 0'") 3

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■2T2 MECANIQUE CELESTE,
et relativement à Jupiter,

o",i 17051 .sin. (v — B,rJ •


6', 0"', et 9,v étant les longitudes des nœuds ascendans des orbites de
Vénus Mars et Jupiter.
,

Enfin, il est aisé de voir que la valeur de g est augmentée par


p
l'action de P, de la quantité f-—;relativement àunepla-
p
nète inférieure à la terre, et de la quantité\. — .rriL .a3.&3(0), rela¬
tivement à une
planète supérieure.
yrtiu3.s . . . 1

Le terme , qui par le n°. 11, fait partie de la troisième des


équations (L) du n°. i , augmente encoi'e la valeur de g, de la
.
, 9 m1 è~ r' £r . .

quantité — j —y étant la partie constante des perturbations


4 ci a

du rayon vecteur de l'orbe terrestre. Ainsi, la valeur de g est


augmentée parl'action des planètes, de la même quantité dont
cette action diminue la valeur de c. Mais ces quantités sont insen¬
sibles.
L'action directe de P sur la lune , introduit dans l'équation (L')
du n°". 9 , une quantité de la forme

M-.y.rrfe'1 +31'. — .m'.ee" + M. "


m m
• —- •
m
m*. e'"L :

e" étant le rapport de l'excentricité au demi-grand axe, dans l'or¬


bite de P. Il en résulte dans la longitude moyenne de la lune,

une équation séculaire analogue à celle que nous avons trouvée


dans le n°. 15 , égale à

fm1./ (e*— E'*).dv.


771'
Celle-ci résulte du développement du terme -
^ „ ; elle est in¬
comparablement supérieure à la première, à cause du très-petit
p
facteur —
qui multiplie cette première équation. Ainsi, l'action
indirecte de la planète P sur la lune , transmise par le moyen du
soleil, l'emporte de beaucoup à cet égard, sur son action directe
que l'on peut négliger ici sans erreur sensible.

CHAPITRE

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SECONDE PARTIE, LIVRE VII. 2^3

CHAPITRE IY.

Comparaison cle la théorie précédente avec les observations.

25. Considérons d'abord les moyens mouveraens de la lune,


de périgée et de ses nœuds. L'expression de la longitude
son

moyenne de la lune, en fonction de sa longitude vraie, renferme


par le n°. 15, l'inégalité séculaire
1
m2./(e'2 — E'2) .dv ;

par conséquent, l'expression de la longitude vraie en fonction


de la longitude moyenne , renferme l'inégalité séculaire

%-.m2 •/ (e2 — E'2) .ndt.


Si l'on représente par t , le nombre des années juliennes écoulées

depuis 1750, on a par le n°. 44 du sixième livre,


2 e' = 2 E' — t. o",<530224 — ^.0,0000210474;
d'où l'on conclut l'inégalité précédente, égale à
31 ",4247 5 7 • i2 + o",o 5721742. i3;
i étant le nombre des siècles écoulésdepuis 1750. Les observations
avoient fait reconnoître cette équation séculaire, avant que la
théorie de la pesanteur m'en eût expliqué la cause. 11 est certain

par la comparaison d'un grand nombre d'éclipsés observées par les


Chaldéens,les Grecs et les Arabes, que le moyen mouvement de la
lune s'est accéléré depuis les temps anciens jusqu'à nos jours, et

que son accélération est à très-peu-près celle qui résulte de la for¬


mule précédente. C'est ce que Bouvard a mis hors de doute, par
la discussion approfondie des éclipses anciennes déjà connues et
de celles qu'il a extraites d'un manuscrit arabe d'Ibn Junis.
On a vu dans le n°. 16, que le mouvement sydéral du périgée
lunaire conclu de la théorie précédente, ne diffère du véritable ,
que de sa cinq cent soixantième partie. Suivant cette théorie, ce
Mécan. cél. Tome 111. Mm

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■27 4 MECANIQUE CELESTE,
mouvement est assujéti à une équation séeulaire égale à —3,00052. k,
k étant celle du moyen mouvement de la lune ; en sorte que l'équa¬
tion séculaire de l'anomalie, est 4,000 5 2. £, ou à très-peu-près,

quadruple de celle du moyen mouvement. La théorie de la pesan¬


teur universelle m'a fait connoître cette équation , et j'en avois

conclu que le mouvement du périgée lunaire se rallentit de siècle


en siècle, et qu'il est maintenant
plus petit d'environ quinze minu¬
tes par siècle, qu'au temps d'Hypparque. Ce résultat de la théorie

a été confirmé
par la discussion des observations anciennes et
modernes.
On a vu dans le n°.
16, que le mouvement sydéral du nœud de
l'orbite lunaire l'écliptique vraie, conclu de l'analyse précé¬
sur

dente, ne diffère pas du véritable, de sa trois cent cinquantième


partie. L'équation séculaire de la longitude du nœud est, par le
même n°., égale à o,735452.£. Les anciennes éclipses la confir¬
ment encore.

14. Considérons présentement les inégalités périodiques du


mouvement lunaire en longitude. Pour comparer aux observa¬

tions, celles qui ont été trouvées précédemment par la théorie;


j'ai regardé comme autant de résultats de l'observation, les coëffi-
ciens des dernières tables lunaires de Mason ,et des nouvelles
tables de Burg. Les coefïiciens des tables de Mason ont été déter¬
minés par la comparaison d'un très-grand nombre d'observations
de Bradley : ceux des tables de Burg l'ont été au moyen de plus de
trois mille observations de Maskeline. Ces tables sont disposées
d'une manière assez commode pour les calculs, et qui diminue le
nombre des argumens, en les faisant dépendre les uns des autres.
Voici le procédé qui résulte de celles de Mason , pour avoir les

équations de la longitude vraie de la lune, procédé que j'ai déve¬


loppé en série de sinus d'angles croissans proportionnellement k v.
On forme d'abord les termes suivans dans lesquels je compte
les anomalies , du périgée.

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SECONDE PARTIE, LIVRE VII. 275

Coéfïîciens dos Coëfficiens des tables


tables de Burg. de Mason.

2073",46... — 2o63",58.sin.(anom. moy.Q)


—-

18", 5 2... — 27",47. sin.(2 .anom. moy. O)


_l
+ 1 / 2.1ong.moy. C—i.long.vraie.©\
// •
100,36... + 172
' ,53 .sin.l I
\ + anom. moy. O )
+
,
,r« r , »/ /Vlong.moy.£—a.long. vraie. ©\

23 b, ri... + 232,41. sin.l 0 J ) ^

\— anom. moy. O /
-

178",4o... - l78;4o.sm/2-lon§moy-C-2-Ion^Vraie-°^
\+ anom. moy. C /

+ i490)/'587.
J ' ' .. + i49o2Vi7.sin/2-IonS-m°y-
y ' C -a.long.vraie.O\)
'
\— anom. moy. C
+ 109",26... + io8>2.sin/4-IonS-m°y-C-4-IonS-vraieG>)
\—2.anom. moy.C /

+ 384",î7... ' + 381-J,7..in/'-l0"g-m0y't_il0ngTraie-0")


\—anom. moy. C +anom.moy.©/

+
, ,rn
i46 ,qi.
, / n ■ /s.long.moy. C —2.1ong.vraie.©\
.. + 143 ,52.sin.
1 o j o ^
\—anom. moy. C—anom.moy.©/
+ 121",30... + 129",63 .sin.(anom. moy. C—anom.moy. O)
-

66",05... ' - 7o",o6.sin/loilS-moy-<C-lonS-vraie'0,i


'

\—anom. C
5 {M) moy. /
-

180",86... - ' ' , 6.sin/2.1ong.moy.C-2.1ong.vraie.©\


\— 2. anom. moy. £ /
. „ , 0„„ , . /2. long. moy. du nœud de ]'orbe\
+ .9»,9o... +
'8<5,4».»>.'{lunairge_ylorig.vraie.0 )
+ 35",4g... + 5 a* 47. sin Y\ + anom. moy.
î&1Qlong,
TO^vraie. ©\)
,
4-
„ . „ • / long. moy. C — long, vraie.©\
15,12... + 9,57.
' sin.l & J ° 1
^—anom.moy.© J
-
i4",2o. .. - 11« 42.sinY^long.moy.C-2.1ong.™e.©;\
\+ 2. anom. moy. C )
-

37",77... - 38-,a7.si„/nong.moy.t-4.1ong.vraie.o\
moy. C / anom.

>9",75...- i9V4.3m/a'lon8œoy<-Uon«-n,oy-'1")
\jioeud lunaire—2.anom.moy. C/
„ r „n /2.long. moy. du nœud lunaire\

-
271 ,16...
7 — 257 ,62.sin.l
7 J. ) _ . .

\—2.long.vraie.G + an. moy. C /


Mm 3

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576 MECANIQUE CELESTE,
Coëfiiciens des Coëfficiens des tables
tables de Burg. de Mason.

+ 21",30.... + l6->36.sin/2-longitude moy. du nœud lunaire \


V,— 2.long, vraie. O — anom. moy. C /
+ 20",987... + 23",765 .sin. (long. moy. du nœud lunaire )
+ 8",02 + o",oo.sin/2'^on^° nioy2.long, vraie.o\
\— 2.anom. moy. G /

8>2.. .. — o",00.sin/\ lonS- m°y- C — lonS- vraie.o\


+ anom. moy. £ /

+ 6",48 + o",00. sin/ ^+2.long,


-anom- moy. £ 2.k>ng. moy. £ N
\ vraie.O )
+ 6",79.... + o",oo.sin/2-lor,S- m°y-c -2.long, vraie-©\
\ + anom. moy. C +anom. / moy. Q
.
/,« 1 » • ( 2.long. moy. £ — 2.long, vraie.ON
+ 4,oi.... + o ,00. sin •( o j & \
\ +anorn. moy. £ — anom. moy. Q J
, „« 1 „/> ■ ( 4.long. moy. C — 4.long, vraie.ON
+ 3,39.... + o joo.sinl G J b )
\— 3 .anom. moy. £ /
1, x « • ( 2.long. moy. £ — 2.long, vraie.ON
+ 3,70.... + o .oo.sin. 0 ]
\— 2.anom. moy. £ +anom. moy. O/
+ + o",00.sin/ 'on^- m"y-11moy.t°"g-
\—anom.
vraie.O \
£ +anom. moy-O/

On ajoute la somme de tous ces termes, à l'anomalie moyenne de


la lune à laquelle on ajoute encore la fonction ^4 donnée par
,

l'équation
Suivant Burg. Suivant Mason.
^4 = —
4127",47 — 4o 18",52.sin.(anom. moyen. O)

33 )95 — 43",21.sin. (2.anom. moy. O) j

et l'on a l'anomalie corrigée de la lune, au moyen de laquelle on


forme les termes suivans,
Burg. Mason.
+ 70037">67. . s.. +70047",s4.sin. (anom. corrigée. £)
+ 2396",30 + 2398",09.sin. (2.anom.corrigée. £ ) (
+ ii 3", 12 + 114",75 .sin. (3.anom.corrigée. £ ) '
+ 6",17...,. + 6",26. sin. (4. anom. corrigée. £ )•

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SECONDE PARTIE, LIVRE VIL a77
Ou ajoute la somme de tous les termes {M) et (N) à la longitude
moyenne de la lune 3 et l'on a une longitude corrigée au moyen
de laquelle on forme les termes suivans,
Bnrg. Mason.

376", 85... — 3 5g", 26. sin. (long, corrigée C—long, vraie.©)


+ 6610", 18. .. +G6oc(",33 • sin.(2.1ong. corrigée C —a.long.vraie.©)
+ 10", 19. •• + 36",05 .sin,(3.long.corrigée C—3.long.vraie.O)
'+ 22", 53... + 27", i6.sin.(4.1ong.corrigée C—é.long. vraie. 0).

On réunit les termes (P) à lalongitude vraie corrigée de la lune, et


l'on forme ainsi une seconde
longitude corrigée à laquelle on ajoute
le supplément du nœud, ou la circonférence moins la longitude
du nœud 3 on lui ajoute encore la fonction B, que l'on détermine

par l'équation

Burg. Mason.
B = + 1666",67. +i7o3",7o.sin. (anora, moy. ©).
On a ainsi la distance de la lune, au nœud corrigé. On soustrait
du double de cette distance, l'anomalie corrigée de la lune, et l'on
multiplie le sinus de cet argument par — 2bo",4g , suivant Burg, et
par — 25g",56, suivant Mason ; ce qui donne une nouvelle inéga¬
lité que l'on ajoute aux inégalités (Af), (V), (P). Enfin, on ajoute
cette même inégalité,
à la distance précédente de la lune au nœud
corrigé, pour former l'argument de latitude, et l'on multiplie le
sinus du double de cet argument par — 1255",56, suivant Burg, et

par — 12^8",34 , suivant Mason ; ce qui donne l'inégalité nommée


réduction à l'écliptique, qui doit être ajoutée à toutes les inégalités

précédentes, pour avoir la longitude de la lune, comptée de l'équi-


noxe
moyen du printemps. Jl faut observer ici que les longitudes
moyennes de la lune et de son nœud, et son anomalie moyenne,
doivent être corrigées par leurs équations séculaii es.
J'ai conclu de ce procédé, l'expression suivante des inégalités

périodiques de la longitude moyenne de la lune, développée en


fonction de sa longitude vraie comptée sur l'écliptique 3 ce qui
exige une attention particulière pour n'omettre aucun terme sen¬
sible : j'ai négligé les inégalités au-dessous d'une seconde. Une

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273 MECANIQUE CELESTE,
partie des inégalités de cette expression, résulte du développement
seul de la formule que donne le procédé des tables de Mason, que

je viens d'exposer; en sorte qu'elles ne peuvent point être considé¬


rées dans ces tables, comme des résultats de l'observation. Pour
les distinguer, j'ai marqué d'une astéristique, celles que Mason a
déterminées parla comparaison des observations de Bradley, et qui
toutes ont été déterminées de nouveau par Burg, au moyen d'un

très-grand nombre d'observations de Maskeline. Je donne d'abord


la grande inégalité du premier ordre; ensuite, les cinq inégalités
du second ordre; puis, les quinze inégalités du troisième ordre ;
ensuite, toutes les inégalités du quatrième ordre et d'un ordre supé¬
rieur, qui ont été comparées aux observations; enfin, toutes les
autres inégalités. Je place à côté, les l'ésultats de mon analyse, et
leur excès sur les coëfficiens déduits des tables de Mason. Dans une

quatrième colonne, je donne l'excès des coëfficiens des nouvelles


tables de Burg, réduites à la forme deina théorie, sur ceux des tables
de Mason. Burg a}rant conservé à ses tables, la forme de celles de
Mason qui lui-même avoit adoptécelle des tables de Mayer; il suffit,

pour les réduire à la forme de ma théorie d'appliquer aux coëffi¬


,

ciens des tables de Mason, ainsi réduites, la différence prise avec un

signe contraire, des inégalités correspondantes dans les deux tables


primitives. Les fonctions ^4 et B, sont un peu différentes dans ces
deux tables; j'ai eu égard à cette différence. J'observerai sur cela,
qu'en introduisant dans les tables primitives, une inégalité pour la
longitude, dépendante de sin. (anom. moy.it -4-anom. moy. ©),
et pour la latitude, une inégalité dépendante de sin. (arg. de lati¬
tude-}-anom. moy. O), et en changeant convenablement les coëffi¬
ciens des inégalités dépendantes de sin. (anom. moy. C —anom.

moy. o), et de sin. (arg. de latitude — anom. moy. ©); on pourroit


se dispenser d'introduire les fonctions ^4 et B ; ce qui donnerait

aux tables plus d'uniformité. Burg a fait entrer dans ses tables du

mouvement en longitude, huit inégalités nouvelles qui ne sont

données dans le3 tables réduites de Mason que par leur dévelop¬
,

pement : je les ai distinguées par une double astéristique. Enfin, il


a
comparé aux observations, plusieurs inégalités qu'il a trouvées
insensibles; en sorte que leurs coëfficiens donnés par le développe-

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SECONDE PARTIE, LIVRE VII. 279
ment des tables de
Mason, peuvent maintenant être considérés
comme des résultats de l'observation
: je
les ai distingués par une
triple astéristique. On pourra ainsi reconnoître les inégalités qui
restent encore à comparer aux observations. Le peu de différence

qui existe entre les deux tables, permet de conclure ainsi le déve¬
loppement de l'une d'elles , du développement de l'autre; et l'on
peut par la méthode inverse, réduire les inégalités de ma théorie,
à la forme des tables de Mayer.

Excès de ces coefll- Excès des coëfficiens


Inégalités déduites des Coëfficiens de ciens sur ceux dé-
duils des tables de
déduits des tables de
tables de Mason. ma théorie. Burg,sur ceuxdcduits
Mason. des tables de Mason.

Inégalité du premier ordre.

—69992",30. sin.Cc*> — ™)* —69992",30... + o",oo... + 9",57 (0


Inégalités du second ordre.
+ 1427",4t .sin.fîct;—2™)* + i442",66. . . + 15",25.. + * ,79

5874",70.sin.^2 v—2mv)* — 585(3", 1 r . -. + 18",59..


-

«",85
—14449",19.sin. (2v— 2 mv— cv + ^J* ■ • • • —i446i",28. .. —

i2",og. -

3",4O
+ 2075",71 • sin. (c'mv— <&')* -p 2106",09... + 30",38.. + 9",88
+ 1256",47.sin. (igv— zfi)* -h 1255",92..

°"j5 5 • -

Inégalités du troisième ordre.


33%19-sin- (3™—3*0*....-- — 35">34i - -


2,15., . _
o",47
~P 188",67.sin. (zgv— cv—29 + tr)*-• • • -p 2o4",86. . + 16",19. •
+ °",93

6g",îO.sin. (z.gv + cv—20—&)***. . . — 70",86.. —

*">7°* .
-p o",oo
+ 450",56.sin. (20 — 2inv-\-cv— <&)*... ■+■ ' ■ -p 3",02 • •
-p o ,00

+ 44",77 . sin. (20 — 2mv + c'mv—v)*... + 42",02. . —

2",75- .. + 6",17

421",37.sin- (20 — 2mv— c'mv+<")*. • • — 415",16.. -P6",21. • —


3",7°
-+• 67", 11 .&\n.(2v-2mv-cv+c'mv-¥'B-i>f )* + 74,96.. + 7",»5 • .. -
3",4O

G'>)')",o^.s\x\.('2v~2mv-cv-c mv+^ + ^')* — 635",26.. —

°V7- • • —
3',39
+ 211",84.sin. (cv + cmv— ® — 1* ) * • • • -p 219", 11.. + 7">27- • •
+ 5",96

360",50.sin. (cv — c'mv — •&-{-'&')*. .. . — 362",18. . —


i",68. ..
+ 2",37
+ 5 51",31. sin. (2cv — zv+zmv— air)*... + 521 ",91.. —29",4°. .. — 3 ",7°

(1) Le coefficient de cette inégalité est une des arbitraires de la théorie, çt je


pense qu'à cet égard, il convient d'adopter le résultat de Burg.

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2So MECANIQUE CELESTE,
, , , / i • i r< • -rp • 7 Excès «le ces coefîi- Excès dos cociïlcicus
Inégaliles ClcduitCS ClCS \_v0eriicicns de ciens sur ceux dé- déduits des tables de
labiés de Mason. ma théorie. uMo5 d°
SES!'
+ i72"23.sin. (zgv— 2P + 2 mv— 20)*..- + 174",74... + 2",46... + 6",48
4- 27",47 .sin. (2 c'mv— z-a')* 4- 31",25... + ^",q8... — 8",95
4- 360", 12.sin. (v — mv)* 4- 376",586.(1 + i) +17",59

58", 50. sin. (v—mv + c'mv—v')*... — 58",05. (1 + i) +16",y8.


Inégalités du quatrième ordre et d'un ordre supérieur, qui ont été
comparées aux observations.
i//,o3 . sin. (icv—4-&Q* + (>",09

6",io.sin. (zgv — 2 cv — zQ + ntr)* 4- o",3i


4- 23",765 .sin. (gv—v — 8) * 4- 17",13 5.... — 6",63 ... —



2
i",67 .sin. (}v—^tjiv)* 4- 5",86
4- 17", 50. sin. C4v— bmv)* 4- 4",63
4- 2",38.sin. (cv + 2c'mv — ™— zt')* o",1)1 —

2",38.sin. (cv — zcmv—in'y* -4- o",5i


27",4g.sin. (acv+zv — 2mv — 2™)*... — 25",03 4- i",66... 4- 2",78


4- 8g",34.sin. ("4v— 4 mv — cv + &)* 4-103", 01 4-i3",67... 4* 5 5 5


4- 4(3", 79. sin. (bv — 4 mv—2cv + 2™)*.. 4- 47", 71 .4- o",g2... — i",24
5 3",61 .sin. (cv — v + mv — — 25"365 -Ci +1) 4- 4",01

3",53.sin. (v — mv — c'mv + +)* — îMî


4-
2g",45 .sin.(2V—2mv—zgv+cv+aS—zr)*... 4- 26",77 — 2",68 .. . 4-
4- 3",73.sin.('2^-i-cp' — zv + 2mv—29— 4- 4",g4
o",87 .sin. 2c'mv+

t
(2v—2mv — zt)** — 8",02
18", 12.sin. (cv + v— mv — •*) **

15",47.^14-i) — 4- 8",02
4- 3",08.sin. ("3cv — 2^4-2mv — ; — 6",48
4-
i",82.sin.fav—imv+cv+c'mv—-ar—.-sr'J** — 6", 7g
4-
3g",38.sin.Cs2f—zmv+cv—c'mv—+ 31",39 — 7.",99... — 4",01
■+"
2",36.sin. (iv — 4mv — 3 cv 4-3 ■sj ** 3",39 —

4-
3",o4.sin.('2cv-2v4-2mv-cW-2®4-.ar/g** — G",76 — 3",80... + 3",70
4- 4",03.sin .(cv—v+mv—c'mv—-3r-f.3r'j**-- 3",3g
4-
lg",72.sin.('2CV-2V42/71V4c'mv-2'ar-Vj*** i8",I 5 l",37
3",73 -sin. (4v— 4mv + cv—

4- 0",56.sin. (kev —4v + 4mv — 4<og***


i2",°6.sin. (2v —

zmv+zgv-—2 0J ***
^
3",36.sin. (2gv d= c'mv — 2 0=p9;4**
l",03 .sin.('2g'V-J-2CV-2V4-2777V-29-2^*4*
6"32S.sin.O#v-2v4-2mv3tc'//:j?-29:=p,2r'_)***
~

Inégalités

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SECONDE PARTIE, LIVRE VIL 281

Inégalités du quatrième ordre et d'un ordre supérieur, déduites des


tables de Mason, et qui n'ont point été
comparées aux obser¬
vations.

Excès Je ces cocfll-


Inégalités déduites des Coëfficiens de ciens sur ceux dé¬
tables de Mason. ma théorie. duits des tables de
Mason.

+ 15", 3 2. sin. (icv — c'mv — 2v-{-<sr'j 4. 13",8g. -

I",43

8",71 .sin. (zcv+c'mv—2^ — <&') 9">75- —

i",o4
+ 14",5 2. sin. (bv—4mv—cv—c'mv + >&■+- <n')
13 ",78. sin. (2v—2mv + 2gv—cv—20 + ™)

1 ",l8. sill. (2V 2mv '2gV + 2CV -f- 20 2®J


-+- 3",99.sin (bv—4mv—zcv+c'mv+a^—■&')
+ 4",87. sin. (bv—bmv—2cv—cW+sw + u'j
3 563 .sin. (^v— 3mv — cv-j-vj

-+- 2",48.sin. (bgv— 49)


4- 9",36.sin. (2v—2mv—cv+ic'mv + tr—2-0-')

17",88.sin. (2e—2mv—cv—2c'mv + ^ + 2-^'J


+ 1",69. sin. (bv—bniv — 2gv—cv+ 28 + ^-7

i",39• sin. (bv—bmv—c'mv + **0


+ 2",03 .sin. (6v — 6mv—Zcv+lv)

1",20.sin. (cv—v + mv + c'mv


+ 1",03 .sin. (bv — bmvc'mv— ■*').

On voit par ce tableau, que la plus grande différence entre les


coëfficiens des tables de Mason, et ceux de notre théorie, n'est que
de 30" 3 et qu'elle n'est que de 26" entre notre théorie et les tables de

13urg. On la feroit sans doute disparoître, en portant plus loin


encore les
approximations ; mais la comparaison précédente suffit
pour établir incontestablement, que la gravitation universelle
est l'unique cause de toutes les inégalités de la lune.

Deux de ces inégalités méritent par leur importance, d'être


déterminées avec un soin particulier. La première est celle que
l'on a nommée inégalité parallactique, et dont l'argument est
mv. Elle dépend de la
v —
parallaxe du soleil. Je l'ai déterminée
en portant l'approximation jusqu'aux quantités du cinquième
ordre inclusivement ; j'ai donc lien de croire la valeur à laquelle je
suis parvenu, très-exacte. Suivant les tables de Mason , réduites à
Mécan. cjki. Tome 111. N n

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■28s MECANIQUE CELESTE,
]a forme de théorie, cette inégalité est égale à 360", 12; mais
ma

Bnrg qui vient de la déterminer par la comparaison d'un très-


grand nombre d'observations, la trouve plus grande de 17",^g, et
par conséquent égale à 377",71. En égalant à ce dernier résultat, le
coefficient (i + i)-376",586, donné par mon analyse; on a
x + i = 1,002985 ;
partant
a
1,00298;
a' 4oo '

D D a
or la parallaxe solaire est — ou cette parallaxe est donc
égale à
D 1,00298;
a 400
D
En substituant pour —, sa valeur 0,0165 5101, ti-ouvéedans le n°. ig,

011 a
26",4205 pour la parallaxe moyenne du soleil, sur le paral¬
lèle dont le carré du sinus de latitude est j; ce qui est à très-peu-
pi-ès celle que plusieurs Astronomes ont conclue du dernier pas¬
sage de Vénus sur le Soleil ; la théorie de la Lune offre donc un
moyen fort exact pour déterminer cette parallaxe.
La seconde inégalité est celle qui dépend de la longitude du
nœud de l'orbite lunaire, ou de l'argumentgv — e + 9. Son coeffi¬

cient, suivant Mason, est 23",765 ; mais Burg qui vient de le déter¬
miner par un très grand nombre d'observations, le réduit à 20",987.
La théorie donne par le n°. 20, 17",! 3 5 , en supposant l'applatisse-

ment de la terre —r, et 3 5",4goj en supposant cet applatissement


; d'où il est facile de conclure que la détermination de Burg


230

répond à d'applatissement. Celte inégalité est déterminée


3°5>°5
avec beaucoup de précision, par la théorie : on n'a point à craindre
à égard, l'incertitude que le peu de convergence des approxima¬
son

tions laisse sur les coëfficiens de la plupart des inégalités lunaires;


et comme elle est liée à l'applatissement de la teiTe, sa détermina¬

tion exacte parles observations, mérite toute l'attention des Astro¬


nomes. Il résulte sans aucun doute, des valeurs que Mason et Burg

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SECONDE PARTIE, LIVRE VIL a83
lui ontassignées, que la terre est moins applatie que dans le cas do
l'homogénéité; ce qui est conforme à ce que nous avons trouvé
par d'autres phénomènes , dans les livres III, IV et V.

l5. Considérons présentement, le mouvement delà lune en


latitude. On le détermine par les tables de la manière suivante. Si
l'on nomme longitude corrigée de la lune , la longitude moyenne à

laquelle on applique toutes les inégalités, à l'exception de la


réduction ; la latitude de la lune est égale à

Burg. Mason.
+ 57163",03... 57174",4o.sin. (argument de la latitude)
-4-
15",43... 1 3",5^ • sin. (3 . arg. de latitude)

r * or 1 c "oc /2. longit. corrigée C—2.1ongit.\



+ 1630 ,86... + 1630 ,86.sin. 3 ° . j j ) 1
\ vraie. Q—arg. de latitude y

9","5 7 • • • — 9",57. sin. (arg. de lat. —anom. moy. O)


+ 54",3 2.. . + 54",3 2. sin. (arg. de lat. — anom. moy. <£ )
+ 77",47... + 77",47. sin. (2. anom. moy. C—arg. de lat.)
■+■ 5",86... + 5",86. sin. (3 .anom. moy. C — arg. delat.)
+ =7",78... +
' ' 2 . 8.siD/=lo"gcorrig.t-a.l°ng.vraie.o\
\—arg. de lat. + anom. moy. O /
"

n, ■ / 2.long eorrig. C—a.long.vraie.QN


..,4a... +
+ ".4>
nrg. dela,._anomSmoy.G)
+ 6",79... + 6. y-a.long.vraie ©\
\—arg. de lat.-f-anoin. moy. C /
, , n ■ /arg. de lat.-Lan.
moy. C—2.1ong. \
+ 4q ,07
' • • • + 49 j°7 • S"M • " . i ) • ^

\corrig. C + 2 .long, vraie. © y


r„ . an /arg. de lat. + 2 -anom. moy. C—\

+ 16,05... + ' 16 ,05. sin. ° J. , )
\2.l0ng. cor. C + 2 .long.vraie. 0/
a4",6gi4. — o",00.sin. (long, corrigée. C).

En réduisant ces formules, en sinus d'angles croissans proportion¬


nellement à v; j'ai obtenu les résultats suivans,

Nn 2

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2 84 MECANIQUE CELESTE,
Excès de ces coëfli- Excès des coëfllciens
Coëfficiens de cicns sur ceux dé- déduits des tables de
Tables de Mason. duits des tables de
ma théorie. Burg,sur ceux déduits
Mason. des tables de Mason.

57234",37-sin- (gv — 9)* 57230",83 —

3",54 —IJ",37 (0
4- 42",84. sin. (3gt>—$B)* + 38",7S —

4",06 —

1 ",8
5
4-
1627",13 .sin. fac— 1 mv—gv+B)* + 1621",09 —

6",o4 + o",oo
+ 2", 16.sin. (1 v— amv+gv—B) + 3",52 + »",36 + o",oo
12",64. sin. (gv + cv— 0— — 17",26 —

4",62 + o",oo
+ 61*,21 .sin. (gv — cv—BJç-<a)* + 61",27 + o",o6 + o",oo
_ Il
+ 66",86. sin .(gv+cv—2 v+zmv—9—^)* + 66", 66 —
o
,20 + o",oo
2 ",61 .sin.fac—imv + gv—cv—B+tr). — 4",28 ~

'",67 + o",oo

+ 18",44. sin.f 2c—imv—gv+cv + B—+ 19", 9 5 + i",5i + o",oo


+ 76",50.sin. (gv+c'mv—9— v')* . . .. + 75",i4

I",36 —
1
",66
86",07 sin. (gv—c mv — 9+-»Q *".... —
. 80",06 + 6",01 + 1 ",66

29",21 .sir\.(^v-2mv-gv-^- c'mv-\-B~-T!r'j* — 31",47 —

2",26 —

o",oo
+ 68",4o .sin.(-2v-2mv-gv-c'mv + 9 + <&')* + 69", 19 + o",79 + o",oo

+ 79",46. sin. (2 cv—gv—2^ + B)*.... 4- 84", 5 7 + 5 + o",oo


I "
+ 13",35 .sin.("2cv-{-gv-2v + 2mv-2ir-Q)* + 15",83 + 2",48 + o ,00
II

2",65 .sin. (3CV gv 3<ar-(- QJ*



o ,00
I !>
+ 3",22.sin. (3gv— 2v+2 mv— 3B) + o ,00
+ i",i 3 .sin. (bv — 4mv — gv-+- B) + o",oo
+ 1
",76.sin.f 30c—gv—2vJvxmv—3^+0 ) + o",oo
\",']'l.sin.(cv+gv-2v-v2mv±c mv-tr-B^-vr') + o",oo
l",77.sin.6ricv+gv-2v+2mv±cv- 2^-8^)
-4- 2",77 • sin. (4c—4mc—gv—cv+ 9-{-<srJ + o",oo
o",oo.sin. (long, vraie. C)5*"* — 20",023. —24",6gi4.
Ici, la théorie se rapproche plus de l'observation, que rela¬
encore
tivement au mouvement de la lune
en longitude ; ce qui vient de ce

que les approximations de son mouvement en latitude sont plus


simples, et par conséquent plus exactes. Je pense donc qu'il con¬
vient de former les tables de ce mouvement, par la théorie ; afin de
ramener autant qu'il est
possible, toute l'astronomie, au seul prin¬
cipe de la pesanteur universelle. L'inégalité —20",023 .sin.flong.
Vraie. C ) n'existe point dans les tables de Mason. C'est la théorie
qui me la fait connoître, et toutes les observations la con-

(1) Le coefficient de cette inégalité est une des arbitraires de la théorie , et le


résultat de
Burg me paroît devoir être préféré.

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SECONDE PARTIE, LIVRE VII. 285
firment d'une manière incontestable. Burg l'a trouvée égale à
•—24",6914.sin. (long. vraie. C ), par la comparaison d'un très-
grand nombre d'observations de Maskeline. Son coefficient est, par
le n°. 19, égal à —20",023 , en supposant l'applatissement de la

terre —; il s'élèveroit à 4i",70 , si cet applatissement étoit —


334 23°
comme dans le cas de l'homogénéité de cette planète ; d'où il est
facile de conclure que le coefficient —24",69i4 trouvé par Burg,
répond à l'applatissement ——. Il est très-remarquable que cette

inégalité conduise au même applatissement, que l'inégalité du


mouvement en longitude , dépendante du sinus de la longitude du

nœud, que nous avons donnée dans Je n°. 29. Ces deux inégalités
qui, par la lumière qu'elles répandent sur la figure de la terre,
méritent toute l'attention des observateurs , se réunissent pour
exclure son homogénéité.
16. Il nous reste à considérer la parallaxe horizontale de la
lune. Voici l'expression de cette parallaxe àl'équateur, suivant les
tables de Burg et de Mason.

Burg. Mason et Mayer.


+ 10558",64... + 10590",74
0
°">93 (anom. moy. O )

>93 ♦ • • — • cos.

+ 2", 16... + 2",l6. COs Y2 'long' m°y- C 2 .long,vraie. ©\


\ +anom. moy. O )
+ a",47... + 2",47.Cos/2-l°ng-moy.C — 2 .long,vraie. Û\
\—anom. moy. O /
0
/3 1 • • • — 0 >31 • cos
(2.long.moy. £—2.long,
4-anom. <L
moy. vraie.©\)
+ 115",12. + 1 M",i 2
' • cos (2 *long- m0y'1 ~~2 'lon& Vraie '0>\
\—anom. moy. C /
+ o",93 ... + 0"3q. cosr'i,long-moy-c—4-lonS-vraie'ON)
\—2.anom. moy. C J
+ 3",09... + 3",0q.cos/2'long' iMoy.C— a. long, vraie. ©\
\—anom. moy. C + anom. moy. O/
+ 1 ",85. . . + !"j8' ' .Cog/a.long.
" moy. C—2.long.vraie.©\
\— anom. moy. <L — anom. moy. O/

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«86
MECANIQUE CELESTE,
^urfc- Mason-et Mayer.
"i" <>",62... + o",62.cos. (anom. moy. C — anom. moy. O)
+ o",62. . . + o",62.cos/long-moy-<[-lonS-Yraie-oN)
\— anom. moy. C /

+ 6",i7... + 6",i7.cos/2'long' m°y-^ 2. long, vraie. ©\


\—2.anom. moy. C /

+
,
, // /2.long. moy. du nœud lunaire\
1,23... + 1 'ij. COS. bJ. )
\—2 .long, vraie, t) /
+ 578",09. .. -f- 579",32.cos. (anom. corrigée. C ) "
+ 30",86... + 3 o", 86-cos. (2 .anom. corrigée. <T )
+ o",62.. +0",93.cos. (3.3110111. corrigée. C )
.

+ 80",2 5... -J- 80",25 .cos.(2.long. corrigée. C—2 .long, vraie. 0)


3",og.,. — 3 ",09 .cos. (long, corrigée. C — long, vraie. O)


+ o",62... + o",62 . cos. (3. long, corrigée. C—3-long.vraie.O)
/ distance vraie de C au nœud\

2",47... — 2"/i7.cos. \
— anom. corrigée. <L )'

Pour avoir la parallaxe horizontale à une hauteur quelconque du


pôle, Burg suppose l'ellipticité de la terre, — : Mayer la suppose

-—. Je la supposerai conformément à la détermination du n°. pré¬

cédent, —. On multiplie ensuite les coëfficiens de cette table, par


30s
l'unité moins le produit de l'ellipticité de la terre par le carré du
sinus de la latitude. Celaposé, on a pour la parallaxe horizontale
de la lune à l'équateur, réduite en cosinus d'angles croissans pro¬

portionnellement à l'angle v,
Coê'flicicns d6 Excès de ces coëflî- Excès des coëfficiens
Masoil Ct ]\TâvCl*« .1 / • ciens sur ceux des de Burg sur ceux de
, Ulcl tneorie. tables de Mason. Mason.

•!-10624",81 * +10580",03 ... —44",78... —32", 10


+ i581 ",66.cos. (cv— f) + 579",26. . . — 2",4o... — i">23

i",6j . cos. (zcv—its) + o">°3 • • • + i",64... + o",oo


o",g5. cos. f3cv—3^3 + o",oo

+ e",30.cos. (4cn— . + o",oo


+ 74",8i .cos. (2 v— 2 niv) + 76", 18... + 1 ", 3 7. . - + o",oo
+ 118 ",5 5 .cos. (1 v—2 rnv — CV + -&J + 117",62... — o",93 .. . + o",oo

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SECONDE PARTIE, LIVRE VII. 287
Excès de ces coëlK- Excès des cocflîcîeTîs
Coëfficiens de ciens sur ceux des de
Mason et Mayer. Burg sur ceux d«
ma théorie. tables de Mason. Mason.

3 ",62 .cos. (iv—2mv + cv—


2", 16. . . . .
+ 1 ",46. .. o",oo
//

0 ", 5 3 • • • + 0 ,00

+ 5",17 cos.(zv—2mv— c'mv-\-^') 4- 5", 06... + 0,00


n

o",93. cos. (c'mv — '*')


P',03.. • + O ,00

o'^S.cos.f 2v—zmv— «> + c'mc+«—-O —

o",68. . . + o",oo
+ 5",O4. .. 1
00 o",oo

o",89.cos. (cv + c'mv— & — 13).... . . 1


j.
y
11 ys . . . 4- o",oo
Il '

+ 1",30.cos. (cv— c mv— & + + 2",67.... .


+ i",i7... 4- 0
,00
1/

+ 1 1 ",93 • cos. (z cv 2C + 2 mv — 1 • + 11 ", 10. . ., . . —


O",83... + 0
,00

0", 3 8. .. • .
+ i",8i... + o'.oo

3 ",09. cos. (v — mv) — 2";99 •(1+i) ■ • • + o',oo


o",2 2. cos. Ç^iv — kmv) + 0 ,00


o",2o. cos. (4v — 4 mv—-2cv+ w) ••• 4- o", 14 + o",34... 4- o',oo


o',46 . cos. (iv— 4 mv — cv-f-t?) o",46 4- o",oo... + o',oo

— ....

o",68.cos. C]cv — 2v+omv—3^ + o",oo


3 ",o4. cos. ('2gv — cv — 2 6-f-i?) 2 ",92 + 0,12... + o",oo


+ o", 37. COS. (zgv + CV 2 9 — -a) + o",00

o",62.cos. (cv — v + mv — ■&) *.. — o"rf8.(i+i) 4- o",oo


o",32. cos. (zcv + 2v—2 mv lit) . + o"}°7 .+ o",39- 4- o",QO.

. . . • •

Les inégalités de la parallaxe des tables de Mayer, Mason et Burg,


sont dérivées de la théorie de Mayer, et l'on voit par le tableau
piécédent, qu'il y a très-peu de différence entre les coëfficiens de
ces
inégalités et ceux de mon analyse; cependant j'ai lieu de croire
ceux-ci plus exacts, puisque ma théorie représente mieux que
celle de Mayer, le mouvement de la lune en longitude. C'est un

point de pure analyse ; car les observations ne seront jamais assez


précises, pour déterminer d'aussi petites différences. A l'égard de la
constante de la parallaxe, Mayer et Bui'g l'ont déterminée par les
observations. Ce dernier astronome a principalement fait usage
d'un très-grand nombre d'observations de Maskeline, et il a trouvé
cette constante plus petite que celle de Mayer, de 32",10. J'ai déduit

dans le n°. ig, cette constante, des expériences sur la longueur du

pendule à secondes, et des mesures des degrés terrestres; et j'ai


trouvé qu'il faut diminuer encore de 12",7 la constante déterminée

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288 MÉCANIQUE CELESTE,
par Burg. Celle différence dépend-elle des erreurs des observations,
ou des élémens que j'ai employés dans mon calcul ? c'est ce que la
'suite des observations fera connoître. Le seul élément qui me

paroisse susceptible de quelque incertitude, est la masse de la lune.


On a vu dans le chapitre
XVI du sixième livre, que pour faire
coïncider le résultat de la théorie avec celui de Burg, il faut dimi¬

nuer la masse de la lune, et la réduire de —à —. Cette diminu-


58,6 74,2
tion paroît un peu trop forte d'après les phénomènes des marées
etde la nutation de l'axe terrestre, et d'après l'équation lunaire des
tables du soleil. Il paroît donc qu'il faut encore diminuerdedeux ou
troissecondes,la constante de la parallaxe delalune déterminée par
cet astronome qui, par la comparaison d'un très-grand nombre
d'observations, a déjà diminué la constante adoptée par les autres
Astronomes, et s'est ainsi fort rapproché de sa véritable valeur.

CHAPITRE

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SECONDE PARTIE, LIVRE VII. 28g

CHAPITRE V.

Sur une
inégalité à longue période, qui paroît exister dans
le mouvement de la lune.

27. Nousavons remarqué clans le commencement de ce livre,


que le moyen mouvementde la lune, conclu par la comparaison
des observations de Flamsteed et de Bradley, est sensiblement plus
grand que celui qui résulte des observations de Bradley comparées
aux observations de Maskeline ; et que
les observations faites
depuis quinze à vingt ans, indiquent dans ce mouvement, une
diminution plus grande encore. Cela semble pi-ouver qu'il existe
dans la théorie de ce satellite, une ou plusieurs inégalités à longues
périodes, dont il est important de connoître la loi. En examinant
avec la
plus scrupuleuse attention cette théorie; on voit que l'ac¬
tion des planètes ne produit aucune inégalité semblable, comme on

peut s'en convaincre par l'analyse exposée dans le n°. ai; mais
l'attraction du soleil produit dans l'expression de raf+t, une inéga¬
lité proportionnelle au sinus de l'angle
3c — 3mv+^c'mv —- 2gv — 3»'.
cv-\- 2 9-f-CT —
Les termes qui composent cette inégalité sont très-petits dans les
équations différentielles; mais quelques-uns d'eux acquièrent par
les intégrations successives, le diviseur (3 — ^m + ^cm — 2g— cp,
et ce diviseur peut les rendre sensibles, par son excessive petitesse.

Pour déterminer ce diviseur, nous observerons que l'on a par le


n°. 16,
3 — 2g0,0004085g.
— c —

De plus, le mouvement annuel du périgée solaire étant par le n°. 25


du sixième livre, égal à j6",88i443 ; on a
,
1 c —

0,00000922035 ;
d'où l'on tire,
3 — — 2g — c = 0,00040652;
MècAN. cén. Tome 111. Oo

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sgo MECANIQUE CELESTE,
et par conséquent
(■} — — 1g — cJT = 0,00000016526.
A la vérité, on a vu dans le n°. 5, que le carré du coefficient de
l'angle v ne peut pas en vertu des intégrations successives, être
diviseur de l'inégalité correspondante, lorsque l'on n'a égard qu'à
la première puissance de la force perturbatrice ; mais cela cesse
d'avoir lieu pour les termes dépendans du carré de cette force , et
l'inégalité dépendante de 3V—^rnv+ }c'mu—o.gv—ce+a9 + ■ST—— ^ ^
ne
peut résulter que de ces termes. Pour le faire voir, considérons
le terme yaffndt.dR de l'expression de Sv, donnée par la for¬
mule (T) du n". 46 du second livre : ce terme paroît être celui dont

l'inégalité que nous considérons, doit principalement dépendre. Le


développement de R donne des termes de la forme
II.cos. é3nt — 3rit\ 3c'n't cnt+28 + m — 3,ri ).
— 2gnt —

Si ces termes ne résultent que de la première puissance de la force


perturbatrice ; rit et c'n't se rapportent aux coordonnées du soleil,
et alors la différentielle d R qui ne se rapporte qu'aux coordonnées

de la lune, devient

di?= —(■>>-ig-c).ndt.H.sinf^nt-^rit+^c rit-ignt- cnt+iS+^-^'J.


La double intégrale laffndt.&R acquiert le diviseur
(3 — 3 »1+3 cira — 2g— cj%
n

m étant par le n°. 4 égal à — ; mais elle a pour facteur, 3 — 2g — c,

qui est à très-peu-près égal à 3 — im + ic'm — 2g— c; ainsi elle


doit être considérée comme n'ayant que le diviseur

2g— c, ce qui ne paroît pas suffire pour la rendre sensible. Si le


terme
précédent de l'expression de R résulte du carré de la force
perturbatrice, c'est-à-dire, de la substitution des termes de r et de
v, dépendans de cette force ; alors les coordonnées de la lune ren¬
ferment les angles rit et c'n't. Supposons, par exemple, que la partie

2 rit de l'angle — 3rit dans ce terme de R, dépende des coordon-


nées de la lune; on a dans)' ce cas •
lf',0 - ' X
dit = — é3 — y.m — •ig — c)
X Hndt.sin- (}nt — 3 n't-\- 3c'rit — zgn t — cnt-\- 2 9 -j-w — 3'®0;

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SECONDE PARTIE, LIVRE Vit. sgt
et le terme ya.ffnclt.d R donne dans l'expression de la longitude
de la lune, le suivant,
1<z.(3 — 2771 — 2g — c). n*H. sin. (^nt— ^7i't-j-^c'nt — —cni+20-f-w— 30-')
(■} — 3m + 3 c'tn — 2g— c)2 *
qui peut devenir sensible par l'extrême petitesse de son diviseur.
Les termes de ce genre sont en très-grand nombre, et il est diffi¬
cile de les déterminer exactitude; mais il suffit d'être averti de
avec

lapossibilité de l'inégalité qui en résulte, pour suivre sous ce point


de vue, les observations. Cette inégalité doit être appliquée au

moyen mouvement, et par conséquent à l'anomalie moyenne.


La théorie indique encore une inégalité dont la période esta très-

peu-près la même que celle de l'inégalité précédente, et qui dépend


de l'applatissement de la terre. On a vu dans le n°. ig, que l'ex¬
pression de Q contient le terme
D2
({*<? —
*■?)•-£■ — V')
or on a par le même n°.
^ = s.cos. a+ V \— s s sin.K.sm.fv ;
de plus on a
y i -f- s s
r—
u
;

ce qui donne dans Q ou dans — R, la fonction


D2
(ia<P — *0 2
-u3.( 1 —\ s'J • sin.a• ^• cos. 2 fv.
Cette fonction produit par son développement, des termes dépen-
dans de l'angle
if nt-\-nt — n't-\-cnt — 2 gnt — cnf-f 2 fl + 'sr <7zf •
ils sont analogues à ceux que donne la fonction R, relative à l'ac¬
tion du soleil, et qui dépendent de l'angle

3 nt — 3 rit+ ^c'm t — 2 gn t — c nt-^- 2 9-{-vr — 3 -ar' ;


le coefficient du temps t està très-peu-près le même dans ces deux
angles qui, maintenant, vu la position du périgée solaire, diffèrent
peu de 200 degrés. Tous les termes de R se rapportant ici aux seules
coordonnées de la lune; si l'on représente par
A. sin. (zfnl + nt — rit— c'nt — %gn t— en t-f- 2 9 + <ar— ri) ,
le terme dépendant de l'angle précédent, que donne le développe-
O o 3

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292 MECANIQUE CELESTE,
ment de JR. ; ce terme acquerra dans la différentielle diî, le fac¬
teur (1 — m+c'm — 2g — c).n ; et par conséquent, il n'aura
pour diviseur, dans la double intégrale 3a.ffndt.AR, que la pre¬
mière puissance , et non le carré de cette quantité ; l'inégalité cor¬

respondante à paroît donc pas devoir être sensible.


ce terme, ne
Le terme de la forme TC3) qui, comme on l'a vu dans le troisième
livre, peut exister dans l'expression du rayon vecteur du sphé¬
roïde terrestre, peut encore introduire dans l'expression de la lon¬

gitude vraie de la lune, une inégalité dépendante du cosinus de


3 fnt — o.gnt — cnt+zO + tt, et qui, maintenant se confond à-peu-
près avec les deux précédentes. Si cette inégalité devenoit sensible,
il en résulteroit de nouvelles lumières sur Ja figure de la terre;
mais quelques calculs que j'ai faits sur cet objet, me portent à croire

que cette inégalité est insensible, comme la précédente. La suite


des siècles, et de nouveaux progrès dans l'analyse, éçlaircirout ce

point délicat et important de la théorie lunaire.


28. Nous allons maintenant établir par les observations,
l'existence de l'inégalité dépendante du sinus de l'angle 3nt — yi't
+ 3c'rit—2gnt — 071^+28 + -® — 3^'. Cet angle est évidemment
le double de la longitude du nœud de l'orbite lunaire, plus la

longitude de son périgée, moins trois fois la longitude du périgée du


soleil; nous le désignerons par E, et nous allons faire voir que la
loi des variations de sin.E, est la même que celle des anomalies
observées dans le moyen mouvement de la lune.
Les tables lunaires insérées dans la troisième édition de l'Astro¬
nomie de Lalande, supposent que dans l'intervalle de cent années
juliennes, le mouvement de la lune par rapport aux équinoxes,
■surpasse un nombre entier de circonférences, de 342°,0962g; et
quel'époque de 1750, est de 209°,20820. La correction de l'époque
de ces tables pour 1691 a été déterminée par Bouvard et Burg,
,

au
moyen de plus de deux cents observations de la Hire et de
Flarnsteed ; ils ont trouvé l'un et l'autre cette correction égale
à —13",58.
La correction de l'époque des mêmes tables pour 1756, a été
déterminée par Mason et Bouvard, au moyen d'un très - grand
nombre d'observations de Bradley et ils l'ont trouvée nulle.
,

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SECONDE PARTIE, LIVRE VII. 295
Ainsi, dans l'intervalle de 1691 à 1756, le moyen mouvement de
la lunea été de 13",5 8
plus grand que par ces tables ; ce qui donne
20",g pour l'accroissement du moyen mouvement séculaire des
mêmes tables.

Burg a par un grand nombre d'observations deMaskeline,


trouvé
la correction de l'époque de ces tables , égale à — 9 ">26 pour 1766,
et égale à —28",09 pour 1779.
Bouvard a trouvé par un grand nombre d'observations de

Maskelinc, — 54;",32 pour la correction de l'époque de ces tables


en
178g.
Enfin par un nombre considérable d'observations faites à
,

Greenvick, à Paris et à Gotha , on trouve — 87",96 pour la cor¬


rection des époques des mêmes tables en 1801.

De-là, il suit que depuis 1756 jusqu'à ce jour, le moyen mou¬


vement de la lune a diminué d'une manière sensible, et que cette
diminution est maintenant croissante ; car de 1756a 1779, c'est-à-
dire dans un intervalle de vingt-trois ans , ce mouvement a été
,

plus petit que par les tables, de 28",095 et de 1779 à 1801 , c'est-à-
dire, en vingt-deux ans, il a été plus petit de 59">97. L'époque de
1756 , comparée à celle de 1779 , donne 126" pour la diminution
du mouvement séculaire des tables tandis que l'époque de 1756 à
,

j8oi donne 172",5 pour cette diminution. L'ensemble des obser¬


,

vations indique donc évidemment ces trois résultats; i°. un mou¬


vement
moyen plus grand que celui de ces tables, depuis 1691
jusqu'en 1756; 20. un mouvement moyen plus petit, depuis 1756
jusqu'à ce jour; 30. une diminution de plus en plus rapide.
Ces résultats sont conformes à la maxcbe de l'inégalité précé¬
dente ; car à l'époque de 1691, le sinus de E étoit négatif; il étoit

positif en 1756 ; cette inégalité a donc augmenté dans cet inter¬


valle le moyen mouvement de la lune. En 1756 , ce sinus étoit
,

positif et vers son maximum , et depuis cette époque, il a toujours


été en diminuant ; l'inégalité a donc diminué le moyen mouve»-
-
ment de la lune. Enfin ce sinus étoit presque nul en i8oj , et alors

sa diminution est la
plus grande ; la diminution du moyen mou¬
vement a dû par conséquent être plus considérable dans ces der¬

nières années.

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a94 MECANIQUE CÉLESTE,
Déterminons présentement le coëfficient de cette inégalité. Il est
visible qu'elle doit produire un changement, soit dans l'époque
des tables pour 1750, soit dans le moyen mouvement séculaire
de ces tables. Nommons 6 la correction de l'époque des tables en

1750 ; x la diminution de leur moyen mouvement séculaire , et y


le coëfiicient de l'inégalité précédente. La formule de correction
des époques des tables, sera en nommant i le nombre des siècles
écoulés depuis 1750 ,
a?. i+y.sin.E.
i —

Pour déterminer les trois inconnues s, x et y, j'ai comparé


cette formule aux trois époques de 1691, 1756 et 1801 , détermi¬
nées par les observations ; ce qui m'a donné les trois équations
suivantes ,
« + x.0,59 —y.0,63660 = — 13",58 ;
e
0,06 -I- y . 0^99898 = o ;
— x.

x.0,51 + y. 0,08199 =— 87", 96.


s—

Ces trois équations donnent


. = —
4X",54 ; '
* = — 98", 654;
y = 47", 51.
Au moyen de ces valeurs , on trouve —13 ",58 ; +o",oo; —1i",64;

5",03 ; — 57 )6:2 et — 87",96 pour les corrections des six


3 , ,

époques de 1691, 1756, 1766, 1779, 1789 et 1801. La somme de


ces six corrections est
205",83 ; et la somme des six corrections

déterminées par les observations , est -— 193",21


; l'ensemble de ces
corrections indique par conséquent qu'il faut augmenter de + 2", 1 o,
la valeur précédente de e, et alors la formule de correction des
tables devient

39",44—98",654.2 + 47",5i.sin. E.
En calculant par cette formule, les corrections pour les six épo¬
ques; on a

Corrections des tables par Corrections par la Excès de ces correct,


les observations. formule. sur les premières.

1691. ... — 13",58


Il",48 + 2",10;
1756. . . . + o",oo, + 2",IO •+• 2",10;

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SECONDE PARTIE, L IVRE V II. 295
Corrections des tables par Correctionspar la Excès de ces correct,
les observations. formule. sur les
premières.
1766. ... — 9 "c6. : . . . . — 9",74: — o",a8 ;

1779. • • • — 28",09. — 32 ">93 — 4"M i


17®9- • • • — 54",31 — 5")"t>52 — '"^0;
1801. ... —
87",9S — 85",86 + V,io.

Les différences entre les résultats des observations et ceux de la


formule, sont dans les limites des erreurs dont ces derniers résul¬
tats sont
susceptibles : elles peuvent dépendre en partie de la for¬
mule elle-même que l'on rectifiera par de nouvelles observations.

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MECANIQUE CELESTE,

CHAPITRE VI.

Des variations séculaires des mouvemens de la lune et de la


terre,qui peuvent être produites par la résistance d'un
fluide éthéré répandu autour du soleil.

Il est possible qu'il


y ait autour du soleil, un fluide extrê¬
mement qui altère les moyens mouvemens des planètes et
rare

des satellites ; il est donc intéressant de connoître son influence


sur les mouvemens de la lune et de la terre. Pour la déterminer,

nommons x y, z , les coordonnées de la lune , rapportées au


,

centre de gravité de la terre; et x', y\ z\ celles de la terre, rappor¬


tées au centre du soleil. La vitesse absolue de la lune autour du
soleil, sera
l/ (dx' + dx)* + (dy'+ dy)* + (dz-f dz)*
Tt '

Supposons la résistance que la lune éprouve, égale au carré de cette


vitesse, multiplié par un coefficient K qui dépend de la densité de
l'éther, de la surface et de la densité de la luue. En la décomposant
parallèlement aux axes des x, des y et des z ; elle produit les trois
forces suivantes,

K.(dx'-\-dx;
^ •V (dx' + dx)* + (dy' + dy)* + (dz' + dz)* ;
K. (dy'+dy ) /

fi •V (dx' + dx)* +(dy'+dy)* + (dz' + dz)' ;


K .(dz'-}- dz) /

^ y (dx' + dx)* +(dy' + dy)*+ (dz'+ dz)*.


Mais la terre étant supposée immobile, dans la théorie lunaire ; il
fauttransporter en sens contraire à la lune, la résistance qu'elle
éprouve, et qui décomposée parallèlement aux mêmes axes, donne
les trois forces

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SECONDE PARTIE, LIVRE VII. 2g7
dx'

A'.--. '

dt* \/ dx" + dy" + dz";


dy' /
A'. —.

.

y/ 4. 4- afz » ;


K' . —
.y/dx"-\-dy" + dz"
K' étant un coefficient différent de K, et qui dépend de la résis¬
tance éprouvée par la terre. Ayant donc représenté par
)>
(-J-) etdes x,
) , les forces qui sollicitent la lune parallèlement aux
axes des y et des z ; on aura en n'ayant égard qu'aux
forces précédentes,

(ë) = K.d^Vdx"+dy+dz-

K''dvdt^V^ ' ^(dx + dx)* + (dy + dy)* + (d z'+dz)*-,


(^) = K''%- ^dx"+dy" + dz"

K.£—V' (dx'+ dx)*+(dy'+ dy)*+(dz'+ dz)* $

(§) ^ K'.~.\/dx" + dy" + dz"



K. -——_.
{I(dx + dx)' + (dy' + dy)* + (dz + dz)*.

Maintenant on a, en ne faisant varier que les coordonnées de la


lune,

.
dQ =
dx.(^ + dy.(^ + dz.(^.y cos. v sin
v s
Jhiii substituant pour x, y, z, leurs valeurs , —— , -, don-
u IL u

jiées dans le n°. 2 \ on aura

dQ = -
?-{co,-('-(S-)+sin-''-(^-)+s-CI)}
dv
f . tdO\ /dQ\\
v.(^_)_cos.^—Jj

^sin.
.
^
± (^L\.
u\dzj>
Mécan. cél. Tome III. Pp

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298 MECANIQUE CELESTE,
or on a

dQ =
^)-du+^)-d''+(^)-ds
en
comparant ces deux valeurs de dQ, on aura

(£)«-£•{—(£)+*K£)+'-(2)}»
/■dQ\ if. fdQ\ fdQ\\
«•{sm-"\dx/) cos^'v^Jr
__

vvj
\ch J u \da / '
d'où l'on lire,

(§•) - ;-(x) = Mcos'KS)+sin-,'-(f)}-


On a
par le n°. 2,
, cos. v' sin.</ s'
* ~
~1F~ >< ^ = "v- » * = 17 >

v étant ici la
longitude de la terre yije du soleil. Si l'on prend
pour plan fixe , celui de l'écliptique en 1750; on pourra supposer
s'=o. Représentons par rdq', lé petit arc. décrit par la terre dans
l'instant dt, et qui est égal à Vdx* + dy'* + dz" $ cet arc est à celui
que la lune décrit par sou mouvement relatif autour de la terre, à
ci ni ,

très-peu-pfès dans le rapport de ^ l'unité , et par conséquent,


trente fois au moins plus considérable : on a donc à fort peu-près ,

V7(dx' +dx)* + (dy + dy/' + (dz' + dz)* '


== rdq -1—77-r + —jzr-
rdq r dq'

Si l'on
néglige l'excentricité de l'orbe terrestre on a dq — mdt, ,

letemps t étant représenté par le moyen mouvement de la lune.


On a ensuite,
dx' dy
=

7^'.~cos-Vi
et
par conséquent,
V (dx'+dxj' + (dy + dy)* + ( dz'+dz)*= ma'dt—dx.sin.v' -\-dy.cos.v'.
De-là, il est fiicile de conclure

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SECONDE PARTIE, LIVRE VII. 299
/dQ\ (K—K' )./ra2.çin. v "'K .m dx Km dx Km dy „ .

(\ dx /)= Lu 2
^ i_-._
2 il dt
+ ^V-^éos.2F V—r-:r-sin.2F;
au de 2 dt u

/dQ\ (K'-K).m'. cos.v' îK.mdy Km dx Km dy , .

(\dy
-y- ) =
J
7
u %
——-4~*
2u dt 2ii
,.j-sin.2F
dt
7• -y—.cos. 2f 3
2U dt
/ dÇA Km dz

\dzj u' dt '

et parconséquent, en substituant pour 'x et y lerirs valeurs , et


négligeant le carré de l'excentricité de l'orbe lunaire ,
/ dQ\ s /dQ\ (K' — K).m*. sin./v—v!~) 3 Km.du
\ du ) u \ ds ) u2. u'2 àufi.u'
Km dv . Km du ■ )
—r--r-sin-C —2f ) - -.—.cos.( 2F—2f ) ;
nu .u dt 2id.iz dt

/dQ\ dv (K' — K) .m1 .dv . 3 Km dv


( -7— 1•— = ; t. • COS. (F—F ) 7 r .dv.~
\dv ) u2 u 2 .u 2u .u* dt
Km dv Km du ,

—;
2u .u*
.dv. —
dt
.COS.f2F 2F )d 2u
7—\.dv.
u .
— . Sin.(2F
dt
2F )■>

/ dQ\ du (K'^-K).m* du , . y Km du
\~dv)'tfd£ ~ u'2.u3 'dï'C°S' (V~V ) ~~ au'.u*'~dv
Km du .

,.1
7 -. — .COS. (2F —2F J.
2 u . u4 dv

La valeur de K n'est pas constante : si l'on suppose la densité de


l'éther, proportionnelle à une fonction de la distance au soleil 3 en
désignant par <P(it) cette fonction , elle sera relativement à la
lune pour
laquelle u' devient u .cos.(v — v),

<p (u ) .<p'(u'). cos. (p p') ,

ç'(u') étant la différentielle de <p (u), divisée par du' ; ainsi, l'on
pourra supposer
K —
H-ç (u') — cos.fF —f';.
U

Cela posé , si l'on néglige les quantités périodiques autres que les
sinus et cosinus de cv —
<*, un aura

/dQ\ dv II.m*dv , ,. -iHm , dv


t .— = 7—.tp(u-) 7—r.t(u).dp.—.
\dv J u2 2uf au .u+ dt
Pp a

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3oo MECANIQUE CELESTE,
En substituant -.
{1 + e.cos.(cu—&J} pour u, et dv.{ i-ze.cos.Ccv-T)}
pour dt; on aura

+ Hm.a"-.
|-7-P (u) — 52 m.<f>'(uj .e.sin.(eu—^)-
On aura ensuite

/f/ç\ s (dQ\ > Tt i 4>(u') ■ , ,

/dQ\ du Hm ' f 1.<PC«'; , .

Soit donc

a =>
T7
Il. m. a
3 f 3-<P(u') v m1
.

j ; m,<p (u ) > j
( 6. <t> fu') 1
H -m-a3.

j {.m.ç'(u') j;
=

;
il faudra ajouter au second membre de la seconde des équations ( L)
du n°. i,et par conséquent au second membre de l'équation (£')
du n°- g , la fonction

ttV e
b C. — .sin. (eu— v).
°/ a,
f J

La valeur de - sera ainsi par le n°. 10, augmentée de la quantité


U V

et conséquemment la valeur de diminuée de uaru; on


, a sera
O
aura ensuite à très-peu-près, par le même n° 7

fl .
V,ivii se ,5-ïlir,
2.a.-
a e

dv
+f.-=o3
ai
ce
qui donne
g
-

a
= constante. { i +{£u} 3

et par conséquent,
e = constante, {i — (a. —

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SECONDE PARTIE, LIVRE VIL 301
Le rapport de l'excentricité au demi-grand axe , est donc assujetti
par la résistance de l'éther, à une équation séculaire 5
mais elle
cstinsensible par rapport à l'accélération correspondante
du moyen
mouvement de la lune, parce que cette dernière accélération est,
comme on va le voir,
multipliée par le carré de r. Cette résis¬
tance ne produit aucune équation séculaire dans le mouvement
du périgée.

L'expression de dt du n°. 15, donne dans l'expression de t+e,


la fonction

î-<**>*+(5« — C)-v.e.sin. (cv — &),


En substituant au lieu de v, t+e + 2e.sin. (et — <&) , on aura dans
l'expression de v l'équation séculaire ,
,

i a.ts (a. « — C). t.e.sin, (et



— ■■&).
La résistance de l'éther produit donc dans le moyen mouvement
de la lune, équation séculaire qui accélère ce moyen mouve¬
une
ment, sans en produire aucune sur le mouvement du périgée.
Ou s'assurera de la même manière, que la résistance de l'éther
ne produit aucune équation séculaire sensible, ni dans le mouve¬

ment des noeuds, ni dans l'inclinaison de l'orbite lunaire à l'éclip-

tique.
De-là il suit que la résistance de l'éther ne peut être sensible

que dans le moyen mouvement de la lune. Les observations an¬


ciennes et modernes prouvent évidemment que les moyens mou-
vemens de son périgée et de ses nœuds , sont assujettis à des équa¬

tions séculaires très-sensibles. Le mouvement séculaire du périgée


conclu par la"comparaison des observations anciennes et modernes,
est
plus petit de quinze à seize minutes , que celui qui résulte de la
comparaison des observations faites depuis un siècle ; ce phéno¬
mène incontestable indique donc une autre cause que la résistance
de l'éther. On a vu précédemment qu'il dépend de la variation de
l'excentricité de l'orbe terrestre 5 et comme les équations sécu¬
laires résultantes de cette variation satisfont exactement à l'en¬
semble de toutes les observations anciennes et modernes, 011 doit
en conclure que l'accélération produite par la résistance d'un
fluide éthéré, dans le moyen mouvement de la lune, est jusqu'à
présent insensible.

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302 M E C A N I Q U E CELESTE,
00. L'accélération
produite par cette résistance dans le moyen
mouvement de la terre, est
beaucoup plus petite que l'accélération
correspondante du moyen mouvement de la lune. Pour le faire
voir, reprenons la formule {Y) du n°. 46 du second livre. Cette
formule appliquée à la terx-e, donne dans l'expression de <fV, le
terme

S étant la masse du
soleil, la somme des masses de la terre et delà
lune étant prise unité ; Q' correspondant pour la terre , à ce
pour
que nous avons désigné par Q, pour la lune ; et la caractéristique
différentielle d'se rapportant aux coordonnées du soleil. On a

/dQ'\ (dQ'\ fdO'\ ,

j C1 e'an'* *es i°rces dont la terre est animée


parallèlement aux axes des x', desj'' et des z', en vertu de la résis¬
tance de l'éther. Ces forces sont par le n°. précédent, en négligeant
l'excentricité de l'orbe terrestre, et en représentant l'élément clt du
temps, par la différentielle du moyen mouvement lunaire,

JC'.a,!>.ma.sin.v',- —K'-a*. m*. cos.v';


at

ds'
en
négligeant donc le carré de — , on aura

d'Q'= — K.a!z.m\dti
ce
qui donne

3a' rr,i > vrv » K'.a'*.m*.t1


—j-.ffdv.dQ = -• .

K' doit être supposé égala H'.? (u'), H' étant une constante
dépendante de la surface et de la masse de la terre; ainsi l'équation
séculaire produite par la résistance de l'éther, dans le moyen mou¬
vement de la terre, est

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SECONDE PARTIE, LIVRE VII. 303
L'accélération correspondante du moyen mouvement de la lune,
est par ce qui précède,
\. H. a3 .a' .mtl. { 3. <p Çu') . <t>"(u')} ■

S .a3
De plus, on a — m',- l'accélération du moyen mouvement de
la lune , est donc à l'accélération correspondante du moyen mou¬
vement de la terre, comme l'unité est à
2 H'.m.tp(u')

u')}
H'm
et conséqueinment, comme l'unité est a f. ? en négligeant le
m

terme -.<p'(u ). Il est facile de voir que

H' masse de la lune, carré de la parallaxe lunaire.


H masse de la terre, carré du demi-diamètre apparentée la lune.
Les observations donnent
demi-diamètre apparent de la lune = 2911"$
parallaxe lunaire = 10661" ;
et par le n°. 44 du sixième livre , la masse de la lune est -rr— de
celle de la terre j on aura ainsi,
H'
==
0,195804

d'où il suit que l'accélération du moyen mouvement de la terre,


produite par la résistance de l'éther, est égale à l'accélération cor¬
respondante du moyen mouvement de la lune , multipliée par
0,0097642, ou environ cent fois plus petite que cette accélé¬
ration.

FIN nu TOME TROISIÈME.

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ERRATA,

Pagf. 4a, ligne 6, au lieu de a VI ; lisez a


Page
6 61 , ligne q,
3 au lieu de m'= : lisez m' — ——.

383*37 38}i-5o
(0 (')
l>aSe 71 > dernière lig., au lieude b ,=—0,6722632151 ; lis. h ,= —0,67226315,

, C°) ' (»)


d'bt d*l>t
Page 85 ,ligne 4,au lieu de =3,3771023 lisez -j~-'= 3,377102:
Page 88 , ligne 9 , au lieu de f 1 = ) ; lisez ( 1 -{-/*>)•
Page 89, ligne dernière, au lieude -|- o",o2o4i 3 ./*y ; lisez -f- o",02o413
Page 96', ligne 2 , au lieu de au-dessous ; lisez au-dessus.
Page 121 , première ligne au lieu do sin. 2 ( ntn — nlyt -4- «"—
, t,v J 7 lisez
siu. (ny'l — n"t + ivl— {").
Page 1 22 , ligne 18 ; chargez s- en srv.
Page 133 ligne 7 , à compter d'en bas, au lieu de Iïv'; lisez n,v.
,

Page 141 , ligne 4 , an lieu de K' ; lisez eyK'.


Page 143 , ligne 8, au lieu de y.
t
; lisez
t
.

Page 146, ligne 6, avant ces mots, la dernière de ces inégalités; ajoutez la
première dé ces inégalités doit être appliquée au moyen mouvement de la
planète , à cause de la longueur de sa période.
Page 1 ; s , ligne 3 , ou lieu de (0,1) ; lisez (1,0).
Page 1 58 , ligne 3 et ligne 7 , au lieu de 26°,0776 ; lisez 26°,0796.
1 4^+ tu
Page 181 , ligue 10 à compter d'en bas, au lieu de — ; lisez — •

Page 198 , ligne g , au lieu de 2gv 21/ — 2m — 2 ô; lisez sgv -f-21/ ~2mv— 2 6.
_

j , 2 m—ag 3 +2 m — sg;
Page 211, ligne 2 , au tien de -f- j lisez -,
4 4
... , ,• 1 1-f1—mj ,• 3-f1—m)
Jhid. ligne
° 7
' , au lieu de : lisez -f- .

3 — 2m 3 — 2m
Page 225 , ligne 7, aii lieu de — 2y/(C-fi); lisez — 2Ay~>.
Page 264 , Ligne 16, au lieu de 1 — ~m'— ( 1 — ru)' .v ; lisez 1 — j-m'—("î — m

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SUPPLÉMENT
AU TRAITÉ

DE MÉCANIQUE CÉLESTE;
Présenté au Bureau des Longitudesy le 17 Août 1808,

M on
objet, dans ce.Supplément, est de perfectionner la théorie
des perturbations planétaires, que j'ai présentée dans les second
et sixième Livres de mon Traité de Mécanique Céleste.
En cher¬
chant à donner aux expressions des élémens des orbites, la forme
la plus simple dont elles sont susceptibles; je suis parvenu à ne
les faire dépendre que des différences partielles d'une même fonc¬
tion, prises par rapport à ces élémens; et ce qui est remarquable,
les coefficiens de ces différences, ne sont fonctions que des élé¬
mens eux-mêmes. Ces élémens sont les six arbitraires des trois
équations différentielles du second ordre, qui déterminent le mou¬
vement de
chaque planète. En regardant son orbite, comme une
ellipse variable à chaque instant; ils sont représentés, 1°. par le
demi-grand axe, dont dépend le moyen mouvement de la pla¬
nète ; a". par l'époque de la longitude moyenne; 5°. par l'excen¬
tricité de l'orbite; 4°- Par la longitude du périhélie ; 5°. par l'in¬
clinaison de l'orbite à un plan fixe; 6°. enfin, par la longitude de
ses nœuds. M.
Lagrange a donné depuis long-temps, à l'expression
différentielle du grand axe, la forme dont je viens de parler; et
il en a conclu d'une manière très-heureuse l'invariabilité des
,

moyens mouvemens, lorsque l'on n'a égard qu'à la première puis¬


sance dos masses
perturbatrices; invariabilité que j'ai reconnue le
premier, en ne rejetant que les quatrièmes puissances des excen-
SUPPL. AU IIIe VOLUME. A

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2 MÉCANIQUE CÉLESTE,
tricités et des inclinaisons, ce besoins de l'Astronomie.
qui suffit aux
J'ai donne' dans le second Livre de la Mécanique Céleste, la même
forme, aux expressions différentielles de l'excentricité de l'orbite,
de son inclinaison et de la longitude de ses nœuds. Il ne restait
donc qu'à donner la même forme, aux expressions différentielles
des longitudes de l'époque et du périhélie : c'est ce que je fais ici.
Le principal avantage de cette forme des expressions différen¬
tielles des élémens, est de donner leurs variations finies, parle dé¬
veloppement seul de la fonction que j'ai nommée JR dans le second
Livre de la Mécanique Céleste. En réduisant cette fonction, dans
une série de cosinus d'angles croissans proportionnellement au
temps; on obtient parla différenliation de chaque terme, les termes
correspondans des variations des élémens. Je m'étais attaché à rem¬
plir cette condition, dans le second Livre de la Mécanique Céleste;
mais on y satisfait d'une manière encore plus générale et plus simple,
au
moyen des nouvelles expressions de ces variations. Elles ont de
plus l'avantage de mettre en évidence, le beau théorème auquel
M. Poisson est parvenu sur l'invariabilité des moyens mouvemens,
en
ayant égard au carré des masses perturbatrices. Dans le sixième
Livre de la Mécanique Céleste, j'ai prouvé au moyen d'expressions
analogues, que cette uniformité n'est point altérée parles grandes
inégalités de Jupiter et de Saturne ; ce qui était d'autant plus impor¬
tant, que j'ai fait voir dans le même Livre, que ces grandes inéga¬
lités ont une influence considérable sur les variations séculaires des
orbites de ces deux
planètes. La substitution des nouvelles expres¬
sions dont je viens de parler, montre que l'uniformité des moyens
mouvemens
planétaires n'est troublée par aucune autre inégalité
périodique ou séculaire. Ces expressions me conduisent encore à
la solution la plus générale et la plus simple des variations sécu¬
laires des élémens des orbes planétaires. Enfin elles donnent avec
une extrême facilité, les deux
inégalités du mouvement lunaire en
longitude et en latitude, qui dépendent de l'aplatissement de la
terre et que j'ai déterminées dans le second chapitre du septième
,

Livre. Cette confirmation des résultats auxquels je suis parvenu sur


cet
objet, me paraît intéressante, en ce que leur comparaison avec les
observations donne l'ellipticité de la terre d'une manière au moins
,

aussi précise, que les mesures directes avec lesquelles ils sont aussi

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SUPPLÉMENT AU IIP VOLUME. 5
bien d'accord qu'il est possible de l'espérer, vu les irrégularités de
la surface de la tei-re.
Dans la théorie des deux grandes inégalités de Jupiter et de
Saturne, que j'ai donnée dans le Livre VII, j'ai eu égard aux cin¬
quièmes puissances des excentricités et des inclinaisons des orbites.
M. Burckhardt avait calculé les termes dépendans de ces puis¬
sances. Mais j'ai reconnu depuis , que l'inégalité résultante de
ces termes avait été prise avec un signe contraire. Je rectifie
,

donc à la fin de ces recherches, les formules des mouvemens de


Jupiter et de Saturne, que j'ai présentées dans le chapitre VIII
du dixième Livre. Il en résulte un léger changement dans les

moyens mouvemens et les époques de ces deux planètes ; et ce


changement satisfait à l'observation qu'Ebn-Junis fit au Caire en
l'an 1007, de leur conjonction mutuelle, observation qui ne s'écarte
plus des formules, que d'une quantité beaucoup moindre que
l'erreur dont elle est susceptible. Les observations anciennes citées
par Ptolémée, sont également représentées par mes formules. Cet
accord prouve que les moyens mouvemens des deux plus grosses
planètes du système solaire, sont maintenant bien connus, et n'ont
point éprouvé depuis Hipparque, d'altéi-ation sensible : il garantit
pour long-temps, l'exactitude des Tables que M. Bouvard a cons¬
truites d'après ma Théorie, et que le Bureau des Longitudes vient
de publier.
Dans la même séance où j'ai présenté ces recherches au Bureau
des Longitudes, M. Lagrange lui a pareillement communiqué de
savantes recherches qui ont rapport à leur objet. Il y parvient par

une
analyse très-élégante , à exprimer la différence partielle de R,
prise par rapport à chaque élément, par une fonction linéaire des
différences infiniment petites de ces éle'mens, et dans laquelle les
coefficiens de ces différences ne sont fonctions que des élémens
eux-mêmes. En déterminant au moyen de ces expressions, les
différences de chaque élément ; on doit après les réductions con¬
venables, retrouver les expressions très-simples auxquelles je suis
parvenu, et qui tirées de méthodes aussi différentes, seront par là,
confirmées.
1. Je reprends l'expression de ede, donnée dans le n" 67 du second

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4 MÉCANIQUE CÉLESTE,
Livre du Traité de Mécanique Céleste. En faisant pour simplifier,
y. = i, elle devient
ede = andt. \/1 — e2 .
( yy ^ — a.Çi — e2). di?.
Dans équation, t est le temps; nt est le moyen mouvement
cette

de la planète m; a est le demi-grand axe de son orbite; e en est


l'excentricité ; v est la longitude vraie de la planète ; R est une
fonction des coordonnées des deux planètes m et m', telle qu'en
nommant x, y, z; x', y', z, ces coordonnées; on a

»
Jl I lit
/

(*•*' +.y/ + zzO
/o •
m

Y6 p *
jd étant la distance mutuelle des deux planètes, et par conséquent
étant égal à \/(x'—a;)2 H- (y—-y)"-]- —ZY r' est le rayon vec¬
teur de la planète m', r étant celui de la planète
m ; enfin la caracté¬
ristique différentielle d se rapporte aux seules coordonnées de la
planète m.
J'observe que l'on a en différentiant par rapport à 1 it,

l'expression de R développée en série d'angles proportionnels au


temps t en la divisant par ndt, et en ajoutant à cette différentielle
y

ainsi divisée, la différence partielle (yy) > 'ar étant la longitude


du périhélie de l'orbite de m. En effet, on ne doit point dans la
différence partielle de R, prise par rapport à e, avoir égard à l'angle
nt, qu'introduit dans R, soit le rayon vecteur r de la planète m ,
soit la partie périodique de l'expression elliptique de e, développée
en série de sinus
d'angles proportionnels au temps ; or dans ces fonc¬
tions, l'angle nt est toujours accompagné de l'angle —<sr qui n'est
introduit dans R que de cette manière; en ajoutant donc à la diffé¬

rence partielle , la différence partielle } on aura la valeur

H £)■ L'expression précédente de ede, donnera ainsi


_ed Î^ÏES .
(, _ V7=?). dB+ (g).
On a ensuite par le n° 5 du Livre IX de la Mécanique Céleste,
du. (i— e cos. u )a de. sin. u. (a — e"—e. cas. u)

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SUPPLÉMENT AU IIP VOLUME. v 3
ii est ici l'anomalie de
l'excentrique, et e est la longitude de
l'époque. On peut mettre le second membre de l'équation précé¬
dente sous cette forme :
,

, / . edur , „ , de.sin.u , . \
—du. y i—e'-j . fo.r.QR.u—e—e.cosa.u) 7"-(2—e—e.cos.u).
y i —e* 1 e
L'anomalie u de l'excentrique est donnée en fonction de l'anomalie
vraie e—<&> , au moyen des équations

/• = — "• (' ~ c_j— — afi — e cos. u) -,


x -j- e cos. (v — m) s
d'où l'on tire
e -f- cos. Cv —
COS. U = ; k-
i -f-e.cos. (r—iû)
y i —ea.sin. (v — •sr)
sm. U = — c—,*
1 -j-e.cos. rr)
par conséquent
edu , . de.RÎri.u „ ... \
.(2.C0S.W — e —e cosa.«) .(2—-e —e cos. u)
y/ \ — c;
_
v/r I — eO ( 3 cos- O — O + e + e ■ cosa. Q — «r)}
{i +
*

e - cos. (f —

v/(i v — c") y • (3 + c • cos- u ~ ^) }.. sin. (c—-<©•).


[ x -f- e cos. ( v —<d) ja
. v
Substituant pouredœr et de, leurs valeurs données à la fin de la
page34G du second volume de la Mécanique Céleste; le second
membre de cette équation se réduit à

2
andt.r(j£y,
et comme on a r.
^=a. ; il devient
icendt.
-
(^); -- ■ - » .

l'expression précédente de de.—ddr, donne ainsi cette équation


fort simple que M. Poisson a trouvée le premier ,

de = d<&r. (1 — s/1 — ea) -f- 2 «a. ^ ^ . ndt.


Si l'on
rapporte , comme on l'a fait dans le second Livre de
la Mécanique Céleste, le mouvement de la planète m} à celui de son

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6 MÉCANIQUE CÉLESTE,
orbite primitive, l'on fasse, comme dans le même ouvrage,
et que
p = tang. <p. sin. 0 ; q ■=. tang. <p .cos. 9 ,

<p étant l'inclinaison de l'orbite, et 9 e'tant la longitude de son nœud


ascendant; on aura par le n° 71 du second Livre,
, dt / dR\
P
Va.— e2) \dq )'
'
\/a. (i—e2) \dp J
< y • J ^ -"LI y « V) •"
Maintenant, on a parle n° 44 du second Livre,

°=(S) • da+(S) -rfe+(S) • ^+(ï) • ^+(f) ■ *+© • ^ -


de plus, on a par le n* 64 du même Livre,
da = —
.diR;
ct
(s") ~ndt' parce que l'angle nt est toujours accompagné de
l'angle + £; en substituant donc au lieu de da, de ,di, dp et dq
leurs valeurs précédentes ; on aura cette équation très-simple ,

andt. \/1 — e2 / dR \
e " \ de )'
ce
qui donne
7 andt. l/1—e2 , / ;« /dR\ . /dR\ ftdt.

En réunissant ces diverses équations, on aura en observant que


3

n z= a
%
da =—2rta.d/î; (1)
fircrft. 1 —e2
cU = ■
e (i — V/i— (a)
A-, °-V-—'(5)
(g). (4)

di= /=?•(?)' ^

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SUPPLÉMENT AU IIIe VOLUME. -7

(dR\ t

par là, réduire les expressions précédentes, à ne renfermer que des


différences partielles des élémens ; mais il est aussi simple de con¬
server la différentielle d/î.
Dans le mouvement considéré comme elliptique, on doit rigou-
reusement substituer fndt, au lieu de nt; or ?i = a 3 ; on a donc
en nommant
£ le moyen mouvement de la planète my
£ = fndt = 3 .ffandt. di?.
(7)
2. Ces
équations mettent en évidence le résultat auquel M. Poisson
est parvenu, sur l'invariabilité des moyens mouvemens planétaires,

en
ayant même égard au carré de la force perturbatrice. En dési¬
gnant par la caractéristique d les variations finies; on aura en ne
faisant varier dans R, que ce qui est relatif à la planète m, et en

(g)
observant que

ên=/'^o+^}+(£D ^+(ï) • ^+(ë) • • (J) •


En substituant pourd«, de, £tzr, etc., les intégrales des valeurs
précédentes de da, de, dur, etc.; on aura

H±£i=£.0-^=5>.{(g(S)}

Pour avoir la valeur de


d.jdi?— donnée
par cette
,
équation ; il faut différentiel' par rapport aux seules quantités
relatives à la planète m. Pour avoir la différentielle relative aux
élémens de cette planète, il suffit de supprimer les signes f, qui
n'ont été introduits que par les intégrales des valeurs différentielles
de ces élémens et alors cette expression devient identiquement
,

nulle ; il suffit donc pour avoir la différentielle d de la fonction

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S MÉCANIQUE CÉLESTE,
sfi? —-
(fndt) , de différentiel' par rapport à nt, les quantite's
liors du signe f. L'expression de cette fonction est composée de
termes de la forme
M.fNdt — N.fMdl ; M et N pouvant se dé¬
velopper en cosinus de la forme &.cos. (i'n't — int-{-A), i et
i' étant des nombres quelconques entiei's , positifs ou négatifs.

Supposons que le cosinus précédent appartienne à M, et que


k'. cos. (i'/i't—int-\-A') soit le terme correspondant de N. Il faut
combiner ces deux termes ensemble pour avoir des quantités non ,

périodiques dans d . {M.fNdt—NfMdt); cette fonction devient


alors

k . indt.sin. (in t. — int -f- A ) .fk'dt. cos. (i'n't—int-\-A')



k'. indt.sin. (i'n't — int -\-A' ) .fk dt cos. (i'n't— int-\-A) ;.

fonction effectuant les intégrations, se réduit à zéro; ce qui


qui, en
est conforme àce
que j'ai démontré dans le n° 12 du sixième
Livre, relativement aux grandes inégalités de Jupiter et de Saturne.
L'expression de d. j . cf .fndt^ est donc une fonction pério¬
dique.
L'expression de d . ^ fiidt j, ne renferme que des

quantités
périodiques ; car on a

d -

{S • ^ fndt} = "Sr
• • ^- f'ldL + S •dt - *n-■
Substituant pour dn, sa valeur 5fan. d/?, on aura

d •

{s ' = 3"" • S -tm ■ + Sf'-S;-


On peut reunir dans un seul terme, tous ceux du
développement
de R, qui dépendent d'un même angle i'n't — int, et il devient de
la forme k. cos. (i'n't—int-\-A). En le substituant pour R dans les
ddT? d Tx
fonctions
-^-.JfdR.dt, et -^.fâR, on voit qu'elles se réduisent
à des sinus du double de l'angle i'n't—int -f- A • ainsi la différen¬
tielle d
{^i-^-fndt^ ne renferme que des quantités périodiques ;
d'où il suit que d.cER ne renferme pareillement que des quantités

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SUPPLÉMENT AU ITI« VOLUME. 9
périodiques, lorsque l'on ne fait varier dans cfi?, que les quantités
relatives à la planète m.
Pour avoir la valeur complète de d.cfiî, il faut encore faire
Varier dans J\iR, ce qui est relatif à la planète m. Pour cela, nom¬
mons R' ce
que devient R relativement à la planète m' troublée
par l'action de m-, on aura
Jy m. (ra' +yy' + zz') m
7'3 p '
ainsi R =
^. R + m'. (xx' +jf + zz') . (73-— 7).
La variation de R relative variations de
ce qui se rapporte à la
aux

planète m', est donc égale à la variation du second membre de cette


équation, relative aux variations des coordonnées de m'. Désignons
par J' les variations qui se rapportent à ces coordonnées. On voit
évidemment par l'analyse précédente, que

(J'R — ^.cT.fn'dt)

m \ cit 11 /

se décompose en termes de la forme M.fNdt — N.fMdt. Pour


avoir leur différentielle par rapport à la caractéristique d ; il faut
ne faire varier
que les quantités hors du signe intégral ; parce que
les quantités enveloppées par le signe intégral, sont relatives aux
éle'mens de la planète m'. Soit donc &.cos. (iii't—int-\-A) , un
terme de M, et k'.cos. (i'n't — int-\-A') le terme correspondant
de N ; il faut combiner ces termes ensemble, pour avoir des quan¬
tités non périodiques dans d .(M.fNdt—N.fMdt) ; et alors il est facile
de voir que cette fonction différentielle n'en renferme point. On

s'assurera facilement que d.f. S' .fn'dt j n'en contient aucune,


par le même raisonnement qui nous a fait voir que d. dfndt^
ne renferme que des quantités périodiques ; ainsi d .d'R', ne con¬
tient que des quantités semblables.
Il nous reste à considérer la variation de m' (pcx' + zz' )
.•^73- — p-Y Nommons P cette fonction. On a par le n9 46 du se¬
cond Livre,
m'a. m' ddx mrri xr
m'
( dFi\J
r3 M ' dt3 M ' r31 ""™" M
T7 •
' V J
\dxjr >

SUPPL. AU IIX* VOLUME. B

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JO
MÉCANIQUE CÉLESTE,
M étant la niasse du soleil. On a pareillement
m'x' m' ddx' ni* x' ni /dR'\
~

~~M' Ht* W ' iH~"M' \cLd)'


Les coordonnées y, z,y', z fournissent des équations semblables,
et il est facile d'en conclure

1j-f
m' d Çr'dx— xdx' -p-y'dy— ydy' + z'dz—zdz') , ^
"'

Tr di*

Q étant une fonction en oc, y, z, oc', y', z', de l'ordre du carré des
masses m et ni. Il est clair que la variation
m' d.y (x'dx— xdx' y'dy —_ydy' + z'dz— zdz')
,

étant une fdS'P, en y changeant la


différence exacte; on aura

caractéristique d en d; et alors il est visible qu'elle ne renferme dans


l'ordre m, que des quantités périodiques.
Le terme Q donnera dans fdP celui-ci /tlQ. En n'ayant égard

qu'aux quantités de l'ordre ni* dans d Q, il suffit de substituer dans


Q, au lieu des coordonnées , leurs valeurs elliptiques , et alors fdQ
ne contient
que des quantités périodiques. Ainsi fà.S'P ne renferme
que de semblables quantités. Il suit de là que fdHR ne contient dans
l'ordre mque des quantités périodiques, en faisant varier dans il,
les coordonnées des deux planètes m et in.
S'il y a une troisième planète m" ; elle ajoute à il la fonction

m". ( xx" -h yy" zz" ) m"


,»3 p' »
p étant la distance de m' à m. La partie de R, relative à l'action
de m' sur m, reçoit alors une variation dépendante de l'action
de ni" sur ni. Cette partie de R est
m'. ( xx' -j-yy' + zz' ) m'
p 7>
la variation des coordonnées x', y', z par l'action de m', y produit
des termes multipliés par m m", et qui sont fonctions des coor¬
données elliptiques x, y, z, et des angles n't et n°t. Mais ces angles
devant disparaître dans la partie non périodique de dZÎ, et ne pouvant
être détruits par l'angle ru, qu'introduisent les valeurs de x,y, z;

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SUPPLÉMENT AU IIP VOLUME. n

il faut n'avoir égard, dans le développement de la variation de R,


qu'aux termesindépendans de n't et de n't. Ces termes seront de
la forme tn'm'X, X étant fonction des coordonnées de la planète
m ; ils introduisent dans fàR, des ternies de la forme mm'fàX,

ou mm"X,
qui ne peuvent donner que des quantités non pério¬
diques de l'ordre mm', quantités que nous avons négligées dans fàR.
Pareillement, la variation des coordonnées x,y, z, par l'action
de m", ne peut introduire dans la partie précédente de R, que les

angles nt et n't; il ne faut donc considérer dans cette partie, que


les termes indépendans de n't, et par conséquent de la forme mm"X,
X étant fonction des seules coordonnées x, y, z ; ce qui, connue
on vient de le voir, ne peut produire
que des quantités ne'gligibles.
Ainsi, en n'ayant égard qu'aux quantités non périodiques de l'ordre m,
dans fàR, on peut supposer que m" est nul, lorsque l'on considère
la partie de R relative à l'action de m' sur m; et l'on peut supposer
m' nul, lorsque l'on considère la partie de R, relative à l'action de
m" sur m on vient de voir que dans ces deux cas, la variation sé¬
:

culaire de fàR est nulle. Cette variation est donc généralement nulle,
lorsque l'on considère les actions réciproques de trois, ou d'un
nombre quelconque de planètes, si l'on n'a égard qu'aux carrés et
aux
produits des masses perturbatrices, dans la valeur de di?.
Reprenons maintenant l'équation (7) du n° 1 ,

£ = 5 .ffandt. diî.
Sa variation est

=
5an.Jfdt.à.S~R -{- 5a' .Jf(ndt.àR.fàR).
On vient de voir que dj\# est nul, lorsque l'on n'a égard qu'aux
quantités séculaires de l'ordre du carré des masses planétaires ; on
a vu
pareillement que dRfàR est nul, eu égard à ces quantités.
En ne considérant donc que les quantités séculaires qui par la
double intégration, acquièrent un dénominateur de l'ordre du carré
des masses planétaires ; on voit que la variation cf£ est nulle. Ainsi
l'on peut assurer que cette variation, en ayant égard soit aux quan¬
tités séculaires soit aux quantités périodiques, ne peut être que
,

de l'ordre des masses perturbatrices ; résultat important auquel


M. Poisson est parvenu le premier.
3. Considérons deux planètes m et m , en mouvement autour du

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ï3 MÉCANIQUE CÉLESTE,
soleil dont prendrons la masse pour unité. Nommons v la
nous

distance angulaire de la planète m à la ligne d'intersection des deux


orbites, v' la distance angulaire de la planète m' à la même droite;
nommons encore y l'inclinaison mutuelle des orbites. En prenant

pour plan des coordonnées l'orbite de m et la ligne des nœuds , ,

des orbites, pour origine des x ; on aura

x c= /' . cos. v ; y = /• . sin. v ; z —o ;


x' =/•'. cos. v'; y' = /.sin. u'cos.y; z' = 7'. sin. y .sin. t/;
ce qui donne en faisant
*

i — cos. y — 2 . sin2. ~ y = £ ;

À __m' • (.rx,+.>;y,+zQ
[/ \x'—xy+(/—y)*+y—z)2
71 ' m
.fcos.fi/—v)—C.sin.v.sinu')
1 J
-
r
v/'-ï+',a— 2rr .cos.(</—u)+a£.n/ .sin.v.sin.t/'
I ( , ' • r I '
y

R sous cette forme, devient indépendant du plan auquel on a


rapporté les coordonnées. En le développant en sinus et cosinus
d'angles croissans proportionnellement au temps t, par la substi¬
tution des valeurs elliptiques de r, r, v, u'; il devient fonction des
distances moyennes nt -}- g, nt -f- s des planètes à la ligne des ,

nœuds ; des distances des périhélies à la même ligne ; des demi-


grands axes « et a'; des excentricités e et e'; et de S ou de l'in¬
clinaison mutuelle des orbites, S étant très-petit et de l'ordre du
carré de cette inclinaison. Sous cette forme R ne renferme point
explicitement, les variables p et y ; mais on peut les y faire naitre
de la manière suivante. ,

Si au lieu de rapporter
les mouvemens des planètes à leurs or¬
bites, on les rapporte
plan fixe de l'orbite primitive de m ; alors z
au
ne sera
point nul, et il sera égal à rs, s étant le sinus de la latitude
de m, au-dessus de ce plan. En négligeant le carré des forces per¬
turbatrices , on pourra négliger le carré de s ; on aura ainsi au lieu
de R, la fonction suivante que nous désignerons par Ry
1 r u. i. ■ \ > i » l ! r.» ■ )
'
»
•, Z'> ï I î> î ; • / ï; ii ■ ,. : -

TTL r

~y~. {cos. (V— t;)— é.sin. u .sin. ti'-f-^.sin.^.sin. t/}


m'
V/r4 + r'a—2.1/ .cos. (i/—v)-f-2C.r/.sin,v .sin. v'—2r/ .s.sin. v .sin. v'.

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SUPPLÉMENT AU IIIe VOLUME, i3

Retranchons de y et de y', tant dans R que dans It, la longitude 6'


du nœud de l'orbite de m' avec
longitude étant comptée
m, cette
sur l'orbite de m; ce qui revient à changer les origines des y et de
y' ; et supposons

s —

q. sin. (u — 0') — p. Cos. (y — 6') ; m r


on aura

m'r
^ =
-^.{(1 —jê).cos. (y' —y)+ ];.£. cos. (y'+u — 20')}
m'

Ur2+ r/% 2)r'{(l |6) .COS.(y' + COS.(y'-f-y 2&')} '


■J, mV f(i— {£+^q .s'm.y') .cos.Çv'—y ) — \q sin,}-) ,cos.(y'-f-y—20') 1
—|p.sin. j/.sin.^w'—y)—Ap .sin.3/ .sin.(y'-f- v — 26') f
m'

I
r
/ r* 4.' /'—ar/.•[('
" 1 —
ï£+iÇ-*in-y)-cos-(v'—y)+(K-i9.sin.>)cos.(V+u-2Ô')>
—\p. sin. y. sin. (y'—y)—jp. sin. y .sin. (y' -p y 26') ) —
"'
Maintenant, il est visible que l'on changera R dans il, si l'on fait
varier dans R, ë de «fé, y de cfy, et 6' de cf0', de manière qup
l'on ait
cfë = —
q. sin. y •
(1— 7 ë). cTy = cos1. jy.cPt» = '— f/;. sini y ;
ë.cTÔ'—.S~vz= — >~ p .sin. y.
On aura ainsi
. \ vn • / ' ^ \ '• / ■ itt

"S 7? • T /J/?\ /7 AifR\


R=R-q.sm.y.(^)~-pAang.-y . {-)-£- . (^J ; , , Ch..• >ff )•

on

a
(
par le n° 1 , ^ -f- i ce^a posé? les équations
(5) et (6) donneront les deux suivantes : •
T fl/îdt . /rf/iN r,/ny 1
dP =
y7T=?-Sm-5'- (8)
-

*
-, ;
*--3^=? •
, /.
cîjXiîb.
. . ■

j ■ .j y.. ; ..... .. ■ . 1! ï . . .
fo)
En réunissant ces équations, aux équations (1), (2), (3), (4), (7)
du 11° 1, on aura par la seule diflerentiation des termes du dé¬

veloppement de fJ, les termes correspondans de chacun des élé-

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MÉCANIQUE CÉLESTE,
mens du mouvement de m ; ce qui facilite extrêmement le calcul
de ces diffêrens termes. Soit

/n'A-. cos. (i'n't — inl -f- i'g— ig —g/nr—gV— 2g"ù' )


un des termes du développement de i? ; le terme correspondant
du demi-grand axe sera
2m CL1. lîl j * ./ t • » ./ t . f f rrf\f\
~ïn ' -in ' 'COS' 11 —lnt 1 è — lé — —S ^ — 28 " ) >

le terme correspondant du mouvement moyen, sera


3m .in* j . / •/ t, . . .f r r t ir/\r \

r-r—, . ak. sin. Ci n t — int + i£ — le — g<sr—g <ar — 2g U }.


(i n — iny * a <j <-> ✓

Le terme correspondant de l'époque, sera

kS- {(—0ke)r™'- (S} -sin-


le terme correspondant de l'excentricité, sera

m'n.[/i—e*
ak.
. (ff+f.fi — \/1—e®)}
6
. —

l TX
, t
1ITX
—. cos.(i n t—int-\-it —is—g<&—— ag o );

celui de la longitude du périhélie, sera


m'n. V/1—e3 "
S dk\ . , . ., , . , ,

V-J.7 •S1" ' G ~ "U + ' ' ~ ~ —g^ ~2SÔ ^


le ternie correspondant de /;, sera
m'a. sin. o-.ft /dk\ ....
, . , , , ,

v/T3^.(;v__7,ô V3T; •sin- O71/ ~int + -g"-g * -;


enfin le terme
correspondant de y, sera

—-—a; " ' ak


(ia—in).sin.j^. i—e*
. (g"+(»!+g) . sin\i>} . co$.(ï n't—int+i'A—ig—gv—gV_3gV).
o □ o
Ces résultatssont conformes à ceux
que l'on a trouvés dans le cha¬
pitre VIII du second Livre de la Mécanique Céleste ; mais ils ont
sur eux, l'avantage de s'étendre à toutes les puissances des excen¬
tricités et des inclinaisons.

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SUPPLÉMENT AU IIIe VOLUME. 'i5
On aura les variations séculaires des élémens de l'orbite de ht,
en réduisant R à sa partie non périodique, que nous désignerons
par m F. Alors dR est nul, ainsi que (la, et l'on a
jb
/
de =
"V
ay i—,
»—■e* ' j
.U (dF\
/ciF\ .

. 77z )

^ am'ndt. \/i —e2 ' \dej


e
/dF\ '
d&
am'ndt.\/\—e2 , / / dF\ . % /dF\ , \
=
-r ■(I-vi-e°).-(dï)+2a ■ (dd) • mndt>
j am'ndt /dF\
^=-7T=5'W> , ,
j am'ndt /dF\
<*? = Tïsp-b?)'
ou

j am'ndt . /dF\
dp=
7 am'ndt f/ dF\ . o / dF\ .

di=~^Fv\=?-iC3r;+ê-tK)t-
I
^ • .... c„ ,yac olavàl) JnRiô 9i/p 90'icq
On peut observer ici que R étant égal, à
,./ *
(•" + ) m_' ; ;
/3. f ' !

il est aux quantités près de l'ordre égal à


, X. dd.v' -f-v ddy' -j- z. ddz')

m'
7H '

dt2 p ' - *i JO

sa
partie non périodique ne dépend donc que de la partie non pé¬
riodique de —~ ; F est donc égal à la partie non périodique
de —-,
P
développé en série de cosinus d'angles croissans propor-

tionnellement temps t; ensorte qu'il est le même pour les


au

deux planètes. En faisant varier dans F, les élémens de l'orbite


de m et substituant pour Se, Sa, Sp, Sq, leurs valeurs données
,

par les intégrales des équations différentielles précédentes, on voit


que SF se réduit à zéro ; et la même égalité a lieu relativement
aux élémens de l'orbite de m' -, ce que
j'ai démontré dans le n° 5

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iG MÉCANIQUE CÉLESTE,
du sixième Livre de la Mécanique Céleste en ne portant l'approxi¬
,

mation que jusqu'aux termes de l'ordre des quatrièmes puissances


des excentricités exclusivement.
On a
par ce qui précède,
p
cT€ =—17. sin.^; dô' sin.j/

Supposons que et eTÔ', croissent respectivement des quantités


d£ et dv ; on aura

d& = —
dq.sin.yi
7 ' 7 c?9'= sin.j/
:
7
substituant pour dp et dq, leurs valeurs, on aura
jr, am'ndt / dF \
m
=-7r=?-Cs')! am!ndt
»
C/dF\ , P /dF\->

On a
/ dF\
C^£\ fdF\ .

\ dtf ) ~~~ \du) \drir') 7

parce que F étant développé en cosinus de la forme


H. cos.(g-vr g -f- 2g"â') ; la somme g + g' + ig des coefficiens
des angles <sr, et 0' doit être nulle, pour que ce terme soit
indépendant de l'origine arbitraire de ces angles. On a donc

•{('-?>•<£) + (£)}'
et par conséquent on a en vertu des expressions précédentes de
de et de de',
dy.sin.y ede ^ e de u'mn' .ede
cos.
y l—e* î—e" ~~ am'n. cos. y. y'i—e*. \/i—e~*
am'n. e de
a mn
.cos.y.y^x —e». y/x — e'*

En multipliant cette équation par cos.y. —e*• V1—et in¬


tégrant, on aura
2 cos.7. \/ \ —e'. v/1—= const. my^^.(i—e')
l/a
ni

my a
■ (i—e'2).

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SUPPLÉMENT AU IIIe VOLUME. *7
Faisons pour abréger

v'< i — f =/; %/«'( i — =/' ;


nous aurons

Q — (,n/+m'/)a —c* _
amm'ff '
c% étant une constante arbitraire
indépendante des élémens.
,

La valeurprécédente de dQ' exprime le mouvement de l'inter¬


section des deux orbites, produit par l'action de m' et rapporté
à l'orbite de m. Concevons un plan intermédiaire entre ceux des
deux orbites, et qui passe par leur intersection mutuelle. Nommons
ç> l'inclinaison de l'orbite de m a ce plan. Pour avoir le mouvement
différentiel du nœud de l'orbite de m sur ce plan, produit par l'ac¬
tion de in ; il faut multiplier la valeur précédente de dQ' par

£n nommant donc dQ, ce mouvement, on aura


sin.ip 7 7
m m!dt sin.-y / dF\ .

f~ * ' \dS )•
En nommant cp' l'inclinaison de l'orbite de m' sur le même plan ;
on aura <p -f- <p' = y ; et
mclt sin.j/ f dF\
7^ ' smT? '\d€ ) »
d'Q étant le mouvement du nœud de l'orbite de m'
plan, sur ce

et produit l'action de m sur ni'. Les deux mouvemens dQ et


par
d'Q seront égaux, et l'intersection des deux orbites restera sur le
plan que nous venons de considérer, s'il partage l'angle y de l'in¬
clinaison mutuelle des | orbites, de manière que l'on ait

?nf. sin. <p = m'f. sin. <p'.


Ce résultat est le même que l'on a trouvé dans le n° 62 du second
Livre de la Mécanique Céleste, où l'on voit que le plan dont il
s'agit, est celui du maximum des aires, et que l'on a

c ■=.
mf. cos. <p -f- m'f. cos. <p'.
Cette équation combinée avec la précédente, donne l'intégrale
SUPPL. AU IIIe VOLUME. C

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xS MÉCANIQUE CÉLESTE,
trouvée ci-dessus,
(mf -f- m'f y — ca.

Ces deux équations donnent encore les suivantes :

m'f. sin.-y . , mf.sm.y


sin. <p = ——-—— ; sin. <p = —- ;

f+mf—m'f* , c*+m'f'* — mf*


COS.<p = ^ ■' — ; COS. cp = - rrr — }
2.1HJ.C 7 amj .c
cdt (dF\ dt. \/ m'f'Y — 2 mm'ff'C
~~ff"\d£)— ff *

Désignons par tsr, et <©•', les distances des périhélies de m et de mf


à la ligne d'intersection mutuelle des orbites ; on aura dits-, en re¬
tranchant de Iif différentielle dttr, le mouvement dQ de cette inter¬
section rapporté à l'orbite de m ; et il est visible qu'il suffit pour
,

cela, de le multiplier par cos. <p -, or on a

dLcos.<p=-^f+m'^7mTC) ;
on aura donc

ednTj = — am'ndt. .
(g ) ■+^ ■ edt. (f ) ;
ede = am'ndt. \/1—e*. >

on aura pareillement
cdter' = -,W4.
vT=?*.(^) +Ê2£t^=2a.dit
/ dF
ede = a'mn'dt. \/1—e1.>

F est fonction de a, a', e, e', <nr\ et C. Si l'on élimine des


,

seconds membres de ces équations, € au moyen de sa valeur '

c
b ~
(rnf + m'f y — f
zmm'ff
on aura quatre équations différentielles entre les quatre variables
e, e', t*ry et <ar',. On pourra même leur donner une forme plus

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SUPPLÉMENT AU IIP VOLUME. ig
simple encore, en faisant
h = e . sin. <z?rt ; l = e COS. <Ztr,
. j
/i' =3=
e'.sin.<sr,'; l' = e'.cos.
ce
qui les rend linéaires
, lorsque l'on néglige les puissances supé¬
rieures des excentricités, et ce qui facilite leur intégration étendue par
approximation, à des puissances quelconques des excentricités. On
n'aura ainsi que la position des orbites, relative à la position variable
de la ligne de leur intersection mutuelle. On aura ensuite leur incli¬
naison respective, au moyen de la valeur précédente de C, et l'on
en conclura leurs inclinaisons sur le
plan du maximum des aires,
au
moyen des valeurs précédentes de sin.tp et de sin. <p'. Enfin on
aura le mouvement de l'intersection des deux orbites sur ce plan,

en
intégrant l'expression précédente de dù. Telle est, si je ne me
trompe, la solution la plus générale et la plus simple du problème
des variations séculaires des élémens des orbites planétaires.

Reprenons l'équation
ca =
('mf -f- mf'Y — 2 mm'ff. €.
Si l'on néglige les quantités de l'ordre des quatrièmes puissances
des excentricités et des inclinaisons, elle donnera

.
/— , , , . /-, , 2mm' V ■ a a'. £
const. = m ya.e*-\-m \a .e 7_
m y a-\-m' y a

ainsi a et a' étant par ce qui précède, constans même en ayant


égard au carré de la force pertui'batrice, on aura

o = m \/ a. efe -f- m \Ja!. e'JV -)- mm ^aa 7^21 • m y y a'

équation à laquelle je suis parvenu dans le n° i5 du sixième Livre,


en
n'ayant égard qu'aux grandes inégalités de Jupiter et de Saturne.
Il en résulte que le plan invariable déterminé dans le n° 62 du
second Livre, reste invariable en ayant même égard au cai'ré de
,

la force perturbatrice.
4. On peut, au moyen des expressions ditlérentielles des élémens,

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50 MÉCANIQUE CÉLESTE,
déterminer d'une manière fort simple, l'influence de la figure de
la terre , sur les de la lune. On a vu dans le second
mouvemens
chapitre du septième Livre, que cette action ajoute à la valeur de i?,
la fonction

(aP— ia<P)-7T-Oa — i )î
ap est l'aplatissement de la terre ; ap est le rapport de la force cen¬
trifuge, à la pesanteur, à l'équateur; D est le rayon moyen du
sphéroïde terrestre; et g, est le sinus de la déclinaison de la lune,
sinus qui par le 11° cité est à fort peu px'ès,
,

F — \/i — si.sin. À.sin.yi» -f- s.cos. A ,

ou exactement

sin. A. sin.fv -f- s. cos. A


»
y 1 -f-ss

fv étant la longitude vraie de la lune, comptée de l'équinoxe du


printemps; A étant l'obliquité de l'écliptique, et s étant la tangente
de la latitude de la lune.
La partie de R, dépendante de l'action du soleil, est de la forme
raQ, négligeant les termes qui dépendant de la parallaxe du so¬
en
leil, sont très-petits. On aui'a ainsi à fort peu près,

D2
jR=rîÇ + (a/j—i«<p) •
-p-. (sin2.A . sin2 ./y -f- 2s . sin.A . cos.A . sin.jfu)
ce
qui donne

Q—6.(ap— j et <p).^-. (sin2.A.sin2./i>-}-2J.sin. A.cos.A. sin/y).


Ne considérons ici que les inégalités dépendantes de l'angle gv—-fvy
gv étant l'on nomme Y argument de latitude; ensorte que
ce que
l'on a à fort peu près s=j/.sin.^u, y étant l'inclinaison de l'orbe
lunaire à l'écliptique. On aura ainsi

jD2
ft —
/'2Q-f- (ap — |a<p ). -T-. sin. A. cos. A .y. cos. (gv —fv) ;


/dR\ J
\dâ) — ' r <^ ~~ 6 ' * à? • sin- A ■ cos- x • y • C0S- (sv —jO*

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SUPPLÉMENT AU ÏÏP VOLUME. ii
On a vu dans le
que la variation de dA est nulle, en ayant
n° i ,

même égard au carré de la force perturbatrice ; le coefficient de


cos.
(gv —fv) dans R doit donc être nul. Désignons par la carac¬
téristique cf1 placée devant une fonction, la partie de cette fonction
qui dépend de l'aplatissement de la terre; nous aurons
D2
o= J- (ap — .^j- . sin. A.cos. A. j'.cos. (gv —fu) ;
d'où l'on tire

2 ^
.a"(^y=: — io.(atp — i«<p). ~ .sin. A.cos. A. y. cos. (gv — fu).
Reprenons maintenant l'expression de de, du n" i ,

7
di
andt. [/1—e" , . / -, fd~R\ . . /dR\ },
=
ë . (i — \A - . {-£) + . (j-). ndt.
Il est facile de voir que si l'on néglige l'excentricité de l'orbite, on
aura

de — 2 a' .

Ç ~ ^ . ndt ;
et par conséquent en n'ayant égard qu'au cosinus de l'angle gv—fii,
et substituant du pour ndt, on aura
/>*
de= —
io.(ap— —.sin.Â.cos. A. y du .cos. (gv—-fu ).
La valeur de de est ici rapportée au plan de l'orbite lunaire : pour
la rapporter à l'écliptique, il faut par le n" 5 du sixième Livre,
lui ajouter la quantité y>dq% j)^erm£nons présentement/? et q.
L'équation
s =
y . sin.g-y
peut être mise sous cette forme :

5 = y.cos. (g —f)v.sin.fv + 5/.sin. (g —f)v.cos.fvi


en la comparant à celle-ci :

s =
(/.sin.fu—p.cos.fil ;

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*2
MÉCANIQUE CÉLESTE,
on aura

p~ — y.sm.(g—f).v, 7 = 3,.cos. (#—/).u,


ce
qui donne
dp — — (g-f)-qdv,
d(1 — (g—-f)'pdv.
Dx
La valeur de R renfermant le terme (ap—|a<p) sin. A . cos. À . q ;
elle ajoute par les équations (5) et (6) du n" i à la valeur de dp,
le terme
D2

(ap — i a<p).—. sin. A . cos. A . du ;

on a ainsi les deux équations


D2
dp = — (g — f).q.dv — (ap—— . sin. A . cos. A .au;
dq — (g—f)'pd»•
Ces équations donnent dans l'expression de y, le terme constant
(«D i ù<p) D*. -
— —
. — . sin. A . cos. A;
g—f a

d'où résulte dans la latitude s, l'inégalité


(ctp — \ a<p) D* . . . r
— —
î-p-— . — . sin. A. cos. A.v.sm./ù,
g—/ a

ce
qui est conforme au résultat du chapitre II du septième Livre.
Le terme constant de q donne, dans la fonction qÉL—EÉl) Je
terme
Z)2
\. (ap — \ aq> ). —. sin. A . cos. A . y . cos. (gv —fj) ;

en nommant donc dé,, la valeur précédente de de, rapportée à


l'écliptique, on aura

Z)2
dt, = — 12.. (ap — .sin. A . cos.A . y . cos. (g-u—-Jv) ,

ce qui donne dans e,, et par conséquent dans le mouvement de la

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SUPPLÉMENT AU IIIe VOLUME, 23
lune en longitude, l'inégalité,

^ ■
S" •sin-x •cos-x-y •sin- (s'j—fu) >
résultat entièrement conforme à celui du second chapitre du septième
Livre.

Enfin, la fonction R étant indéterminée ; les expressions diffé¬


rentielles précédentes des élémens des orbites, peuvent également
servir à déterminer les variations qu'ils reçoivent, soit par la résis¬
tance de milieux éthérés, soit par l'impulsion de la lumière solaire,

soit par les changemens que la suite des temps peut apporter dans
les masses du soleil et des planètes. Il suffit pour cela, de déterminer
la fonction R qui en résulte, par les considérations exposées dans
le chapitre VII du dixième Livre.

Sur les deux grandes inégalités de Jupiter et de Saturne.

5. Dans la théorie de
inégalités, exposée dans le sixième Livre,
ces

j'ai eu égard aux cinquièmes puissances des excentricités et des in¬


clinaisons des orbites. Mais j'ai reconnu que les valeurs de
iVc0, etc. du n° 7 du sixième Livre, avaient été prises avec un signe
contraire et qu'ainsi la partie de ces inégalités, dépendante de
,

ces valeurs doit changer de signe. Il faut donc ajouter aux ex¬
,

pressions des longitudes moyennes , que j'ai données dans le


huitième chapitre du dixième Livre, le double de cette partie prise
avec une
signe contraire. Cette partie pour Jupiter est par le n° 33
du sixième Livre,

(58",692571 t. o",oo54i 8). sin. (5nyt — 2nlYt -f- 5sT— 2e1Y)


(25",064701 -j-1. o",oi 8076). cos. (5/irt — 2 n,yt -f- 5êv— 2£1V) ;
et
pour Saturne , elle est par le n° 55 du même Livre ,

(89",952440 — t. o",o 12596). sin. (5/iYt — 2niyt -f- 5eY — 2«1T)


H- (58", 270353 +1. o",o35o48). cos .(5/iYt — 2 nXYt -f- 5«v — 2sïV).

L'addition aux
longitudes moyennes de Jupiter et de Saturne, du

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24 MÉCANIQUE CÉLESTE, SUPPLÉM. AU IIP VOLUME,
double de inégalités prises avec un signe contraire, ne doit chan¬
ces

ger que les moyens mouvemens et les époques de ces deux planètes :
elle ne peut altérer que d'une manière insensible, les autres élémens

elliptiques conclus des observations faites depuis iy5o jusqu'en 1800;


parce que dans cet intervalle, les variations de ces inégalités sont
à fort peu près proportionnelles aux temps : on peut donc
déter¬
miner les corrections des
moyens mouvemens, de manière qu'elles
rendent le double de ces inégalités affectées d'un signe contraire,
nul en iy5o où t est nul, et en 1800 où / = 5o. On trouve ainsi
en
ayant égard à la correction de la masse de Saturne, trouvée dans
le chapitre VIII du Livre X, qu'il faut ajouter à la longitude moyenne
y" de Jupiter, donnée dans le même chapitre , la fonction
5i",98 -f-t. o",4156

(73",58 — t. o",oio3o).sin. (5«vf — 25er — 2s'T)


-f- (47",65 -f-1. o",02870). cos.(5nyl — 2m"7-f- 5fcT — 2e") ;

et à lalongitude moyenne yv de Satux-xxe , donnée dans le même


chapitre, la fonction
I2j",l5 t. l",02I2
~f~(179">9^2— £.o",025i92).sin. (5nyt — 277,Tf-f-5êT— 2£,v)
(1 16",541 -f- £.0",070 196) . COS.(5nyt 277,vf-j-5êT 2ê'r).
Ces corrections l'avantage de rapprocher les formules des mou¬
ont

vemens de
Jupiter et de Saturne , données dans le chapitre cité ,

d'une observation très-précieuse d'Ebn-Junis, et qui réduite au mé¬


ridien de Paris, eut lieu le 3i octobre 1807, à 0^,16. Les formules
citées donnent 2251* pour l'excès de la longitude géocentrique de
Saturne sur celle de Jupiter à cet instant, et l'astronome arabe la
trouva par son observation, de 4444"f différence est 2ig3"; mais
les corrections précédentes augmentent de 1198", l'excès de la lon¬
gitude de Jupiter sur celle de Saturne, et rappx'ochent conséquem-
ment de cette quantité, les formules de l'observation qui n'en
,

diffère plus que de 995*, ou d'environ cinq minutes sexagésimales ;


ce
qui est bien ixxféx'ieur à l'erreur dont cette obsex'vation est sus¬
ceptible.
FIN.

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