Endomorphismes d'un espace euclidien
Endomorphismes d'un espace euclidien
Le but de ce chapitre est d’étudier certains types d’endomorphismes d’un espace euclidien. On s’intéresse
en particulier aux isométries vectorielles (les endomorphismes conservant les distances) et aux endomor-
phismes autoadjoint, dont la matrice dans une base orthonormale est symétrique.
On montrera notamment que, dans une base orthonormale bien choisie, les isométries f ont une matrice
diagonale par blocs, chaque bloc étant de taille 1 ou 2, et correspondant à une direction stable sur laquelle
f agit comme une symétrie ou l’identité (pour les blocs de taille 1), ou a un plan stable sur lequel f agit
comme une rotation.
On montrera également que les endomorphismes autoadjoints (ou symétriques) sont diagonalisables en
base orthonormale, ce qui se réexprime en disant que toute matrice symétrique réelle est diagonalisable.
C’est le théorème spectral. Enfin, nous caractériserons, pour un endomorphisme autoadjoint a, la positi-
vité de la forme quadratique x fiÑ xx, apxqy (ou matriciellement X fiÑ X J AX) par la positivité du spectre.
Cette propriété sera utile en particulier pour l’étude des points critiques des fonctions de plusieurs va-
riables, en vue de faire de l’optimisation (recherche d’extrema).
p 1, . . . , k , µ1 , . . . , µ ` q P Kk`` . Alors
˜ ¸
ÿk ÿ̀ ÿ
k ÿ̀
' i xi , µ j yj “ i µj 'pxi , yj q.
i“1 j“1 i“1 j“1
'px, yq “ X J M Y.
L’expression matricielle d’une forme bilinéaire s’applique aussi aux produits scalaires, et donc, en notant
M la matrice du produit scalaire x¨, ¨y dans une base B et X et Y les vecteurs-colonne coordonnées de x
et y, le produit scalaire s’exprime :
xx, yy “ X J M Y.
S’il n’y a pas d’ambiguïté sur le produit scalaire, on parlera plus simplement de l’espace préhilbertien E,
au lieu de pE, x¨, ¨yq.
I Rappels sur les espaces euclidiens 183
I.2 Orthogonalité
On suppose que E est un espace euclidien. La plupart des notions se généralise au cas préhilbertien réel,
mais certains propriétés peuvent être fausses en revanche.
On rappelle que deux vecteurs x et y sont orthogonaux si, par définition, xx, yy “ 0.
Le procédé de Gram-Schmidt permet, à partir d’une famille libre pe1 , . . . , en q, de construire une famille
orthonormale pf1 , . . . , fn q telle que pour tout k P J1, nK
Plus précisément, en appliquant le procédé de Gram-Schmidt à une base obtenue en complétant une
famille orthonormale :
Théorème 12.1.13 – Théorème de la base orthonormale incomplète
Soit E un espace euclidien. Alors toute famille orthonormale peut être complétée en une base
orthonormale.
Avertissement 12.1.17
C’est faux si E n’est pas de dimension finie (cadre préhilbertien réel au lieu d’euclidien).
sont les coordonnées de x et y dans la b.o.n. B, le produit scalaire et la norme s’expriment par les formules
usuelles :
ÿ
n ÿn
xx, yy “ x i yi “ X J Y et }x}2 “ x2i “ X J X.
i“1 i“1
Ces relations traduisent le fait que la matrice du produit scalaire dans une base orthonormale pour ce
produit scalaire est égale à In .
I Rappels sur les espaces euclidiens 185
P J P “ In “ P P J , donc: P ´1 “ P J .
Ÿ Éléments de preuve.
Utiliser la formule de changement de base pour la matrice du ps dans les bases B et C. On peut aussi
le retrouver à l’aide de la desciption explicite de PBC et des expressions des xci , cj y en b.o.n. B. ô
Exemples 12.1.25
˜ ¸ ˜ ¸
cosp✓q ´ sinp✓q cosp✓q sinp✓q
1. Dans Mn pRq, les matrices Rp✓q “ et Sp✓q “
sinp✓q cosp✓q sinp✓q ´ cosp✓q
2. La matrice In , la matrice ´In , et plus généralement, toute matrice obtenue de In en changeant
les signes de certains de ses coefficients diagonaux, et en permutant les colonnes.
Une matrice orthogonale peut se caractériser également par l’orthonormalité de ses colonnes ou ses lignes :
Théorème 12.1.27 – Caractérisation d’une matrice orthogonale par ses colonnes ou lignes
Soit P P Mn pRq. Les propositions suivantes sont équivalentes:
(i) P est orthogonale
(ii) P J est orthogonale
(iii) Les colonnes de P forment une base orthonormale de Rn » Mn,1 pRq
(iv) Les lignes de P forment une base orthonormale de Rn » M1,n pRq.
Théorème 12.1.28 – Caractérisation des matrices de passage entre b.o.n. par orthogonalité
Soit E un espace euclidien.
1. Toute matrice de passage d’une b.o.n. de E à une autre b.o.n. de E est une matrice ortho-
gonale.
2. Réciproquement, soit B une b.o.n. de E, et P une matrice orthogonale. Alors il existe une
186 CHAPITRE 12. ENDOMORPHISMES D’UN ESPACE EUCLIDIEN
unique base C telle que P soit la matrice de passage de B à C, et cette base C est une b.o.n.
de E.
3. De même, si C est une b.o.n. de E, et P une martice orthogonale, il existe une unique base
B telle que P soit la matrice de passage de B à C, et cette base B est une b.o.n. de E.
Ÿ Éléments de preuve.
1. Résulte de la définition.
2. Remarquer que si x et y sont deux vecteurs de coordonnées X et Y dans une b.o.n, et si ' est le
psc, xx, yy “ 'pX, Y q. Justifier que ceci permet de définir une b.o.n. dont les coordonnées dans
B sont les colonnes de P .
3. Appliquer ce qui précède à P ´1 qui est encore orthogonal.
ô
Ÿ Éléments de preuve.
Montrer que c’est un sous-groupe de GLn pRq ; les vérifications sont simples. ô
Ÿ Éléments de preuve.
Appliquer le det à l’égalité P J P “ In . ô
Le noyau de ce morphisme est donc un sous-groupe de On pRq.
Remarque 12.1.33
Si n P N˚ , le sous-groupe SOn pRq n’est pas égal à Opnq tout entier. En effet, la matrice Diagp´1, 1, ¨ ¨ ¨ , 1q
est dans OpnqzSOpnq.
Plus précisément, on peut alors montrer qu’il y a « autant » d’éléments dans SOpnq que dans
OpnqzSOpnq.
Ainsi, orienter l’espace E consiste à choisir une base de référence B0 . Toute base de la même orientation
que B0 sera alors appelée base directe.
II Endomorphismes autoadjoints
II.1 Adjoint d’un endomorphisme
Théorème 12.2.1 – Théorème de représentation de Riesz
Soit E un espace euclidien, et ' P E ˚ une forme linéaire sur E. Il existe un unique vecteur a P E
tel que ' “ xa, ¨y.
Plus précisément, a fiÑ 'a “ xa, ¨y est un isomorphisme de E dans E ˚ .
Ÿ Éléments de preuve.
Le premier point est une vérification élémentaire. Le second provient du théorème de représentation
de Riesz.
Le fait que u˚ soit un endomorphisme provient de l’unicité dans le théorème de représentation de
Riesz, en constatant que u˚ pxq`u˚ px1 q répond au problème de la représentation de la forme linéaire
x x ` x1 , ¨y. ô
pv ˝ uq˚ “ u˚ ˝ v ˚ .
Ÿ Éléments de preuve.
Vérifier que xu˚ ˝ v ˚ pxq, yy “ xx, v ˝ uy, égalité qui caractérise l’adjoint pv ˝ uq˚ . ô
pu˚ q˚ “ u.
Ÿ Éléments de preuve.
Simplifier xpu˚ q˚ pxq, yy. La symétrie du produit scalaire pourra être utile pour se ramener de façon
précise à la définition. ô
Ÿ Éléments de preuve.
Sens direct : calculer xu˚ pxq, yy pour x P F K et y P F .
Sens réciproque : cela se ramène au sens direct, par involutivité du passage à l’adjoint et du passage
au supplémentaire orthogonal. ô
Ÿ Éléments de preuve.
La première égalité provient de l’équivalence x P Kerpu˚ q ssi @y P E, xu˚ pxq, yy “ 0, puis utiliser la
définition de l’adjoint.
La seconde égalité se ramène à la première en remplaçant u par u˚ . ô
rgpu˚ q “ rgpuq.
Une interprétation matricielle permet de relier ce résultat à un résultat déjà connu, démontré de façon
algorithmique.
Ÿ Éléments de preuve.
Les formes bilinéaires px, yq fiÑ xu˚ pxq, yy et px, yq fiÑ xx, upyqy ont des matrices dans B respectivement
associées à MatB pu˚ qJ et à MatB puq, et sont égales. ô
L’égalité des rangs de u et u˚ provient alors de l’invariance du rang par transposition. Ce résultat est
plus général que celui qu’on a prouvé ci-dessus (car valide pour des matrices de tout format), mais la
démonstration ci-dessus donne un éclairage géométrique à un résultat qui sinon reste purement algorith-
mique. D’ailleurs, on pourrait adapter cette démonstration à la situation générale, en considérant des
applications linéaires entre 2 espaces euclidiens E et F .
Le déterminant, la trace, le polynôme minimal et le polynôme caractéristique sont aussi invariants par
transposition. On obtient donc :
Remarque 12.2.11
La notation utilisée se réfère à la terminologie « endomorphisme syémtrique », qui s’explique par
l’aspect matriciel évoqué ci-dessous. Mais le programmme officiel stipule explicitement de privilégier
la terminologie « endomorphisme autoadjoint ».
Ÿ Éléments de preuve.
‚ piq ñ piiq par définition
‚ piq ùñ piiiq par description matricielle de l’adjoint.
‚ piiiq ùñ pivq par existence d’une b.o.n.
‚ pivq ùñ piq aussi par description matricielle de l’adjoint.
ô
Ainsi, les endormophismes autoadjoints sont exactement les endomorphismes dont la matrice est symé-
trique (réelle) en base orthonormale.
Vous avez peut-être déjà remarqué au cours d’exercices que lorsque vous exprimez la matrice d’un pro-
jecteur orthogonal en base orthonormale, vous obtenez une matrice symétrique. Cela n’est pas un hasard,
et résulte de la proposition suivante.
II Endomorphismes autoadjoints 191
Ÿ Éléments de preuve.
Considérer (exceptionnellement) une valeur propre complexe (pourquoi en existe-t-il une ?) et un
J J
vecteur propre complexe X associé. Considérer X M X “ X X, transposer et conjuguer, pour
conclure que “ . Qu’en déduire sur les racines du polynôme caractéristique de M ?
C’est la seule incursion dans les complexes, désormais, on travaille exclusivement dans R. ô
Avertissement 12.2.19
Une matrice symétrique de Mn pCq n’est pas nécessairement diagonalisable !
192 CHAPITRE 12. ENDOMORPHISMES D’UN ESPACE EUCLIDIEN
Exemples 12.2.26
1. Pour toute matrice M P Mn pRq, M J est symétrique positive. Elle est définie positive ssi
M P GLn pRq.
2. Une matrice M est symétrique définie positive ssi c’est la matrice d’un produit scalaire
relativement à une base B arbitraire.
3. Une matrice M est symétrique définie positive si et seulement s’il existe P P GLn pRq telle
que M “ P J P .
4. Les matrices suivantes sont-elles positives, définies positives ?
¨ ˛ ¨ ˛ ¨ ˛
1 0 1 1 0 12 1 0 ?1
2
˚ ‹ ˚ 1‹ ˚ ‹
?1 ‚.
M1 “ ˝0 1 1‚, M2 “ ˝ 0 1 2 ‚, M3 “ ˝ 0 1 2
1 1 ?1 ?1
1 1 1 2 2 1 1
2 2
@x P E, }upxq} “ }x}.
Ÿ Éléments de preuve.
‚ La conservation de la norme et la séparation des normes permet de décrire facilement Kerpuq,
pour u P Opnq. Un argument de dimension montre alors l’inclusion dans GLpEq.
‚ La structure de sous-groupe se vérifie facilement ensuite.
ô
Exemples 12.3.3
Les endomorphismes de R2 (muni du ps usuel) canoniquement associés à Rp✓q et Sp✓q sont des
isométries. Pouvez-vous les décrire géométriquement en analysant l’image de la base canonique ?
Remarque 12.3.5
‚ Une symétrie orthogonale par rapport à une droite D est appelée symétrie d’axe D.
‚ Une symétrie orthogonale (mais il n’y a pas trop le choix...) par rapport à t0u est appelée
symétrie centrale.
Ÿ Éléments de preuve.
Décomposer x “ xF ` xF K , exprimer spxq à l’aide de cette décomposition, et comparer }x} et }spxq}
grâce au théorème de Pythagore. ô
Ÿ Éléments de preuve.
‚ piq ùñ piiq en considérant }upx ` yq}. La réciproque est évidente.
‚ piiq ùñ piiiq ùñ pivq ùñ pviq ùñ pvq ùñ pviiq ùñ piiq ; ce n’est évidemment pas le seul
parcours possible.
ô
Remarques 12.3.8
1. En particulier, le point (ii) assure qu’une isométrie conserve l’orthogonalité. Mais la conser-
vation de l’orthogonalité n’est pas suffisante pour caractériser les isométries.
2. Les points (v) et (vi) justifient la terminologie « endomorphisme orthogonal. Le programme
mentionne les deux terminologies, mais stipule de privilégier « isométrie vectorielle ».
3. Les points (v) et (vi) justifient également la ressemblance de notation et la correspondance
des terminologies utilisées pour désigner le groupe des isométries et le groupe des matrices
orthogonales. Plus précisément, u fiÑ MatB puq est un isomorphisme entre OpEq et On pRq.
III Isométries vectorielles 195
Exemple 12.3.9
‚ Soit s une symétrie orthogonale. Trouver une b.o.n. dans laquelle MatB psq est orthogonale.
Remarquez que cela propose une alternative à la preuve précédente du caractère isométrique
des symétries orthogonales.
‚ Une symétrie s P LpEq est orthogonale ssi s˚ “ s
Ce dernier point permet de caractériser les symétries qui sont des isométries.
Proposition 12.3.10 – Caractérisation des symétries isométriques
Soit s une symétrie de E. Alors s est une isométrie ssi s est une symétrie orthogonale.
Les points pvq et pviq donnent accès au déterminant d’une isométrie vectorielle
Remarques 12.3.13
‚ L’égalité |detpuq| “ 1 est assez naturelle, puisque le déterminant calcule l’effet sur les volumes
de l’endomorphisme u : detpuq est le coefficient de proportionnalité entre le volume orienté
du parallélotope engendré par px1 , . . . , xn q et le volume orienté du parallélotope engendré
par pupx1 q, . . . , upxn qq.
Ainsi, l’égalité |detpuq| “ 1 ne fait que traduire le fait qu’un isométrie conserve les configu-
rations spaciales, et donc les volumes.
‚ Les isométries directes sont celles qui conservent l’orientation des b.o.n., les isométries indi-
rectes sont celles qui inverse l’orientation des b.o.n.
Exemple 12.3.14
‚ Caractériser les syémtries orthogonales qui sont dans SOpEq.
‚ Une réflexion est-elle une isométrie directe ?
‚ À quelle condition sur E une symétrie d’axe D est-elle une isométrie directe ?
˜ ¸
cosp✓q sinp✓q
(ii) Soit M P Op2qzSOp2q, alors il existe ✓ P R tel que M “ ;
sinp✓q ´ cosp✓q
Ces descriptions sont uniques modulo 2⇡.
Ÿ Éléments de preuve. ˜ ¸
cosp✓q
En notant C1 et C2 les colonnes de M , C1 est de norme 1 et peut donc s’écrire . Le vecteur
sinp✓q
C2 doit être orthogonal à C1 et unitaire aussi. Cela ne laisse que deux possibilités. ô
On note : ˜ ¸ ˜ ¸
cosp✓q ´ sinp✓q cosp✓q sinp✓q
Rp✓q “ et Sp✓q “ .
sinp✓q cosp✓q sinp✓q ´ cosp✓q
Ÿ Éléments de preuve.
Calcul direct et peu intéressant, basé sur les formules de trigonométrie ô
En particulier, on reconnaît en SOp2q un groupe qu’on a déjà rencontré.
Ÿ Éléments de preuve.
Montrer qu’on peut passer ✓ fiÑ Rp✓q au quotient (de R par 2⇡Z). ô
D’après les résultats précédents sur les matrices Rp✓q, on obtient ⇢✓ “ ⇢theta1 ssi ✓ ” ✓1 r2⇡s.
III Isométries vectorielles 197
Ÿ Éléments de preuve.
Le premier point résulte de la description de SO2 pRRq et de la définition des rotations.
Pour le second point, une inclusion est déjà acquise. Pour la seconde, constater que Sp✓q2 “ I2 , donc
les éléments de Op2qzSOp2q sont des symétries. Une propriété précédente caractérise les symétries
isométriques parmi toutes les symétries. ô
Les règles de produit matriciel dans SOp2q amènent directement les règles de composition des rotations,
dont l’interprétation géométrique est assez intuitive :
Nous pouvons définir la notion d’angle orienté entre deux vecteurs grâce aux rotations. Pour cela, nous
utilisons le lemme suivant :
Lemme 12.3.22
Soit E un espace euclidien orienté, et soit x et y deux vecteurs de norme 1 de E. Il existe une unique
rotation ⇢ telle que ⇢pxq “ y.
Ÿ Éléments de preuve.
Si on se fixe une orientation, il existe une unique b.o.n. directe B de premier vecteur x et une unique
b.o.n. directe C de premier vecteur y. La rotation ⇢ doit nécessairement envoyer B sur C. ô
Ÿ Éléments de preuve.
Faire un changement de base pour exprimer s dans l’unique base pu, vq telle que pu, vq soit orthonor-
male de même orientation que B. Que peut-on dire de la matrice de passage ?
ô
198 CHAPITRE 12. ENDOMORPHISMES D’UN ESPACE EUCLIDIEN
Ÿ Éléments de preuve.
Passer par u˚ , et le fait que u´1 est un isomorphisme. ô
Ÿ Éléments de preuve.
Considérer un facteur irréductible P de u , de degré d, et un vecteur x P KerpP puqq. Justifier que
Vectpx, upxq, . . . , ud´1 pxqq est stable par u. ô
Réciproquement, tout endomorphisme se réduisant ainsi en base orthonormale est une isométrie.
Ÿ Éléments de preuve.
Par récurrence forte. Puisque le lemme donnant l’existence d’un sous-espace stable strict est valide
uniquement à partir de la dimension 3, il faut initialiser pour E de dimension inférieure ou égale à
2. L’étude précédente nous donne le cas dimpEq “ 2. ô