M10925
M10925
MÉMOIRE
PRÉSENTÉ
PAR
SAHBIGUEDDA
MARS 2009
UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL
Service des bibliothèques
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le formulaire Autorisation de reproduire et de diffuser un travail de recherche de cycles
supérieurs (SDU-522 - Rév.01-2006). Cette autorisation stipule que «conformément à
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commercialiser ou non ce travail dont [il] possède un exemplaire.»
REMERCIEMENTS
Je tiens à remercier sincèrement mes parents qui m'ont toujours donné le courage
d'avancer. Je remercie ma sœur Chiraz qui m'a encouragé dans les moments difficiles,
ma sœur Nawel et mon frère Amine.
J'offre également mes remerciements à tous mes amis, tout particulièrement Dorra,
pour leurs encouragements.
INTRODUCTION 1
CHAPITRE 1 3
REVUE DE LA LIITERATURE 3
J. J La collaboration .4
1.1.1 Définition de la collaboration 4
1.1.2 Les formes de la collaboration 8
1. 2 Mesure de la performance 10
1.2.1 La notion du succès )0
1.2.2 Les critères de mesure de la performance d'un produit réalisé dans le cadre
de projet. 12
1.3 Les facteurs clés de succès 14
1.3.1 Définition des facteurs clés de succès 14
1.3.2 Les facteurs clés de succès 17
1.3.2.1 Le projet/ produit 18
1.3.2.2. Les relations 20
1.3.2.3. L'environnement 22
1.4 L'industrie touristique 25
1.4.1 Le poids économique du tourisme 25
1.4.2 La stratégie touristique du Québec 27
1.4.3 Les intervenants du tourisme au Québec 27
1. 5. Le cadre conceptuel 30
CHAPITRE Il 32
MÉTHODOLOGIE DE LA RECHERCHE 32
IV
3.3.3 Influence des facteurs liés aux relations sur la performance dans le cas de
projets moins bien réussis 62
3.3.4 Influence des facteurs liés à l'environnement sur la performance dans le
cas de projets moins bien réussis 63
3.3.5 Contribution des variables dans un modèle de régression gJobale 64
3.4 Synthèse et comparaison des résultats 65
CHAPITRE IV 69
DISCUSSION DES RÉSULTATS 69
4.1 Discussion des résultats 69
4.2 Limites de l'étude 74
4.3 Implications managériales 75
4.4 Contribution de J'étude et avenues de recherche 77
CONCLUSION 79
APPENDICES 81
APPENDICE A 82
APPENDICE B 84
BIBLIOGRAPHIE 86
LISTE DES FIGURES
L'objectif de la présente recherche est d'identifier les facteurs clés de succès qui
influencent la performance d'un produit dans un contexte de collaboration touristique
réussie.
Une revue de la littérature a permis de dresser une liste des facteurs clés qui
influencent la réussite des projets. Ces facteurs, transférés à un contexte de performance
de produit, ont été regroupés en trois dimensions: « les facteurs liés aux relations », « les
facteurs liés à J'environnement» et « les facteurs liés au produit et service ». Cette
dernière dimension se compose de trois construits: la nouveauté du produit, le
financement ainsi que la planification et l'objectif du projet.
Afin de pouvoir répondre aux objectifs de la recherche, une enquête par questionnaire
web a été réalisée auprès des organisations opérant dans le secteur touristique et
appartenant au secteur public et privé. L'étude repose sur 256 questionnaires.
Les analyses des données ont fait ressortir que les facteurs liés aux relations, les
facteurs liés à l'environnement ainsi que la planification et l'objectif du projet sont ceux
qui influencent le plus la performance du produit réalisé dans le cadre de projets de
collaboration touristique. Dans le cadre de cette recherche, le financement ne s'est pas
avéré un facteur d'influence pour la performance du produit touristique.
Cette étude a permis de valider certains facteurs clés de succès dans un contexte de
collaboration touristique. Elle permet ainsi aux responsables des projets de collaboration
dans le secteur touristique de se focaliser sur les facteurs qui assurent une meilleure
performance du produit final réalisé dans un contexte de projet de collaboration réussie.
Cette tendance s'est répandue dans le secteur du tourisme. Cette industrie qualifiée de
complexe et fragmentée (Jamal et Getz, 1995), fait appel à plusieurs intervenants. En
effet, il peut s'agir d'une organisation publique, privée ou à but non lucratif. Ces
différents acteurs peuvent être complémentaires. lis ont alors avantage à travailler de
concert afin d'atteindre leurs objectifs tout en poursuivant la politique touristique tracée
par le gouvernement ou les instances régionales et locales. Dans ce sens, conscient qu'il
doit rassembler tous les acteurs du secteur touristique autour d'une même vision, le
gouvernement du Québec propose une politique touristique moderne qui prône les
principes du développement durable et qui amène tous les intervenants en tourisme à se
regrouper et à travailler ensemble pour accroître le potentiel touristique du Québec
(Tourisme Québec, 2005).
2
Rajaobel ina (2007) a étudié les facteurs clés de succès de la collaboration touristique
en utilisant une approche qualitative. Il a exploré les facteurs qui affectent la performance
d'une collaboration. Toutefois, il n'existe pas dans la littérature d'études qui ont mesuré
la performance d'un produit issu d'un projet de collaboration dans le secteur touristique.
Cette étude se veut être la première qui cherche à explorer le lien entre les facteurs clés de
succès et la performance d'un produit et ce dans un contexte de collaboration en tourisme.
En effet, l'objectif de cette recherche est d'identifier les facteurs clés de succès qui
influencent la performance d'un produit dans un contexte de collaboration touristique
réussie.
REVUE DE LA LITTERATURE
Ce chapitre fait une mise en contexte de l'étude et dresse une revue des écrits faits sur
le sujet. Les différents éléments de la recherche sont présentés et définis afin de mieux
comprendre la problématique. L'objectif de cette étude est l'identification des facteurs
clés de succès qui influencent la performance d'un produit dans un contexte de
collaboration réussie en tourisme. Dans le but de mieux répondre à l'objectif de l'étude,
les projets de collaboration qui sont moins bien réussis font l'objet d'analyses
complémentaires.
Dans un second temps, la notion du succès est discutée, suivie d'une identification et
d'une présentation des critères ou indicateurs de performance les plus pertinents. Ces
indicateurs serviront pour la mesure de la performance d'un produit.
Une troisième section est consacrée à la notion principale de l'étude à savoir: les
facteurs clés de succès d'un produit. Ces facteurs sont explorés et expliqués.
abordé suivi d'une exposition des principaux intervenants dans le secteur du tourisme,
permettant de mettre en contexte les résultats de la recherche.
l.l La collaboration
Les changements survenus ces dernières années au niveau économique ponctué par la
mondialisation et la globalisation des marchés ont poussé les organisations à repenser leur
façon d'opérer. Au cours des trois décennies passées, les académiciens ont porté un
intérêt croissant envers les relations inter organisations et à la collaboration (Wi lson et
Boyle, 2005). Le nombre des initiatives de collaboration a aussi augmenté de la part des
organisations (Parung et Bititci, 2006), dans le but de se procurer un avantage compétitif.
Plusieurs formes de col1aboration ont alors émergé et différentes définitions ont été
annoncées. Les sections qui suivent tentent d'apporter des éclaircissements sur le sujet.
Auteurs Définition
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lamai et al. Un processus de prise de décision commune entre des parties prenantes autonomes concernant un X X X
(1995) problème
Stank et al. La collaboration est un processus de prise de décision entre des parties interdépendantes X X
(2001)
Préfontaine La collaboration pour la prestation de services publics réfère à l'appui mutuel et volontaire que
et al. s'offrent deux ou plusieurs administrations distinctes issues du secteur public seulement ou des X X X X X X
(2001) secteurs public et privé conjointement pour réaliser un objectif commun.
Cet appui se traduit par un accord formel entre les parties quant à l'objet de la collaboration ainsi
qu'au partage des responsabilités, à savoir les risques, bénéfices ou ressources ...
Simatupang Deux ou plusieurs membres qui travaillent ensemble afin de créer un avantage compétitif en X X X
et al. (2004) partageant les informations, les bénéfices et le processus de prise de décision
Parung et La collaboration c'est travailler ensemble pour des bénéfices mutuels X X X
Bititci Les compagnies collaborent dans le but de partager les données et les informations, les systèmes les
(2006) risques et les bénéfices
Wilson et Travailler ensemble entre organisations, secteurs et au-delà des frontières nationales X X X
Boyle La collaboration est supposée d'augmenter les ressources et la créativité et par conséquent la
(2005) probabilité de succès de projets impliquant plusieurs organisations
Frey et al. La collaboration signifie une action coopérative dans laquelle une ou plusieurs entités travaillent X X
(2006) ensemble pour réaliser un objectif commun
Parkinson La collaboration est une relation mutuellement bénéfique et bien définie entre deux ou plusieurs X X
(2006) organisations dans la poursuite d'objectifs communs.
TOTAL 6 3 4 3 4 1 1 1 1
6
En fait, les organisations qui adhérent à une relation de collaboration visent à créer
des bénéfices qu'elles ne peuvent atteindre si elles opèrent seules (Wood et Gray, 1991).
Quatre des groupes de chercheurs ont d'ailleurs inséré cet aspect directement dans leur
définition (tableau 1.1).
Poursuivant dans cette même idée, parmi les auteurs du tableau 1.1, certains
(Préfontaine, Ricard et Sicotte, 2001; Frey et al., 2006; Parkinson, 2006) affirment qu'en
s'engageant dans une relation de collaboration, les organisations visent des objectifs
communs. Afin de les atteindre, les partenaires unissent leurs forces pour créer une
compétence unique. Ceci se réalise possiblement par la mise en commun des ressources
de chaque partie engagée dans la relation de collaboration. Les risques inhérents des
marchés de plus en plus concurrentiels incitent les entreprises à s'engager dans un
processus collaboratif dans l'objectif de les minimiser. C'est ainsi que les auteurs
(Préfontaine, Ricard et Sicotte, 2001; Parung et Bititci, 2006; Wilson et Boyle, 2005;
Parkinson, 2006) s'accordent pour dire que la collaboration consiste en une relation
mutuellement bénéfique.
À travers les différentes définitions citées par les auteurs au sujet de la collaboration,
il apparaît des termes qui se retrouvent chez plusieurs auteurs et qui semblent être les
éléments clés pour la définition de la collaboration. En effet, les termes « processus »,
«bénéfices mutuels», «objectifs communs» et «partage de risque, des ressources et des
informations» sont souvent utilisés dans la définition de la collaboration.
Certain auteurs utilisent des termes variés pour parler de la collaboration: partenariat,
coopération, coordination, intégration, alliance. Camarinha-Matos et Afsarmanesh (2006)
font une distinction entre coordination, coopération et collaboration
Cette idée est également partagée par Parkinson (2006) qui ajoute une nouvelle
forme de collaboration qui est l'intégration.
T ab1eau 1 2 : L es
types d e 1a co Il a borahon
Types Caractéristiques
Coopération · Relation informelle
· Court terme
· Faible intensité d'engagement
· Chaque partenaire garde sa prise de décision, son
autonomie et son identité
collaboration · Relation formelle
· Long terme
· Intensité d'engagement modéré
· La prise de décision est coordonnée
· Perte d'autonomie
· Des risques à partager
1. 2 Mesure de la performance
À travers cette section, les indicateurs permettant de mesurer le succès du produit sont
identifiés. Tout d'abord la notion de succès est clarifiée.
Dans la littérature, les premiers auteurs (Gaddis, 1959; Avots, 1969) qui ont abordé la
notion de succès considèrent un projet comme réussi s'il répond adéquatement aux
objectifs fixés en terme de qualité, de délai et de budget. En effet, le projet doit se
conformer aux spécificités techniques et fonctionnelles (Baker et al, 1988; Morris et
Hough, 1987 et Turner 1993), fixées par J'équipe du projet. Il doit être complété en
Il
respectant les échéances établies au début de projet. D'autre part, pour qu'il soit un
succès, le budget alloué pour la conduite du projet doit être respecté (Baccarini, 1999).
Cette définition a par la suite été contestée parce que réductrice. Par exemple, l'étude
menée par Baker, Murphy et Fisher (1988) a conclu qu'il ne suffit pas de réaliser un
projet dans la limite du temps, budget et avec les exigences techniques pour qu'il soit un
succès. D'autres critères doivent être pris en considération.
Kerzner (1992) propose d'inclure le client comme un élément essentiel pour pouvoir
juger du succès d'un projet. En effet, selon cet auteur, entretenir de bonnes relations avec
le client est un critère qui doit être considéré dans l'évaluation d'un projet. Pinto et
Prescott (1990) mettent également l'accent sur la notion du consommateur final pour
évaluer le succès d'un projet. Pour que ce dernier soit observé comme une réussite, il faut
qu'il réponde aux attentes des consommateurs et des clients.
Baker, Murphy et Fisher (1988) Un projet est considéré comme un succès lorsqu'il:
• Atteint Jes trois objectifs: délai, coûts et
performance
• Satisfait le client
• Satisfait l'équipe du projet
Sanvido, Grobler, Parfitt, Guvenis Le degré pour lequel le projet répond aux objectifs
et aux attentes.
et Co y le (1992)
1.2.2 Les critères de mesure de la performance d'un produit réalisé dans le cadre de
projet
Une des tâches les plus difficiles dans l'évaluation de la performance est de définir les
paramètres avec lesquels le succès va être mesuré. Il est à remarquer que, compte tenu du
13
contexte de l'étude, le chercheur s'est appuyé sur la littérature dans le domaine de gestion
de projet. La performance du produit et celle du projet sont liées. En effet, Shenhar et al.
(2001) stipule qu'il y a plus de distinction entre le succès du projet et le succès du
produit.
Étant donné que la notion de succès est subjective et varie d'une personne à une autre,
la détermination de critères pour la mesurer devient embrouillée.Le même projet peut être
vu comme un succès pour une partie et considéré comme un échec pour une autre (De
Wit, 1998). D'ailleurs, Baker, Murphy et Fisher parlent du succès perçu. Il est donc
dérisoire de prétendre identifier une liste exhaustive des critères ou indicateurs qui
mesurent le succès d'un projet ou d'un produit.
Turman (1986) préconise qu'il n'est plus approprié de mesurer la performance d'un
projet en se basant uniquement sur les critères quantifiables de coût, délai et qualité mais
qu'il est nécessaire de considérer les besoins des différentes parties prenantes. Ce constat
est appuyé par Baccarini (1999) qui affirme que le succès d'un projet peut être mesuré en
termes du niveau de réponse aux besoins des utilisateurs finaux du produit. Suivant cette
tendance, les dirigeants ont inclus la satisfaction des clients et la qualité dans leur système
formel de mesure de la performance (Eccles, 2001). Dés lors, il est possible d'avancer
qu'il peut y avoir une corrélation entre le niveau de succès perçu d'un projet et le niveau
de satisfaction des utilisateurs du produit.
La présente étude cherche à identifier les facteurs clés de succès qui influencent la
performance d'un produit dans un contexte de collaboration dans le secteur du tourisme.
Comme le stipule Ismail (2007), la satisfaction du consommateur demeure le critère non
financier le plus adéquat pour mesurer la performance d'un produit dans le secteur des
services. Cette constatation vient appuyer les conclusions de Wideman (1998) cité dans
Baccarini (1999) qui affirme que la mesure réelle du succès du projet doit être trouvée à
travers la satisfaction des clients.
14
Pour leur part, Préfontaine, Ricard et Sicotte (2001), ont présenté des indicateurs de
performance dans le cadre des prestations des services publics. Pour ces auteurs, la
mesure de la performance d'une collaboration doit porter sur plusieurs critères dont: la
qualité des services, les coûts du service, la création de la valeur et la satisfaction globale.
Ainsi, dans le cadre de cette recherche et en se basant sur les conclusions des
différentes études présentées, la performance du produit sera évaluée en terme de qualité,
du prix et de satisfaction des clients. En d'autres termes, le produit est considéré comme
un succès s'il est de qualité, présente un bon rapport qualité/prix, représente une valeur
ajoutée pour les clients et répond à leurs besoins. En effet, comme souligné par Baccarini
(1999), les critères de délais et de coûts mesurent le succès du projet alors que la présente
étude cherche à mesurer le succès du produit final du projet. De ce fait, ces derniers
critères ne seront pas considérés.
Cette section présente les facteurs clés de succès d'un produit issu d'un projet de
collaboration. Dans une première étape la définition des facteurs clés de succès est
présentée. Ensuite, une exposition de ces facteurs, classés suivant trois dimensions
(facteurs liés au produit, facteurs liés aux relations et facteurs liés à l'environnement) est
présentée.
Daniel (J 961) est le précurseur qui a traité la notion de facteurs clés de succès
(Zwikael et Globerson, 2006). Depuis, plusieurs auteurs ont essayé de définir ce
concept. Les définitions sont variées et multiples. Le tableau lA en présente
quelques- unes.
15
Boynton et Zmud (1984) ... connaissance, compétence, moti f, attitude, valeur ou autres
caractéristiques personnelles qui sont essentiels pour exécuter
un travail et le différencier par des performances supérieures
Brotherton et Shaw Des procédées essentiels qui doivent être achevés par la
(1996) compagnie ou des domaines qui produisent un niveau de
compétitivité plus élevé.
Esteves et Pastor (200\) Ce ne sont pas des objectifs mais des actions et des processus
qUI peuvent être contrôlés par les gestionnaires afin
d'atteindre les objectifs de l'organisation
Un examen du tableau lA révèle qu'un facteur de succès est relié à des procédés
(Brotherton et Shaw, 1996), des actions (Esteves et Pastor, 2001) ou même des
caractéristiques personnelles (Boynton et Zmud, 1984) qui aident l'organisation à
atteindre un niveau de compétitivité et de performance élevé. Toutefois, ils ne peuvent
pas dresser une liste exhaustive de ces facteurs pour un projet ou un produit. En effet, ces
derniers dépendent en partie du type et des caractéristiques particulières de chaque projet
(Hazebrouck, 1993).
Plusieurs auteurs ont tenté d'étudier les facteurs clés de succès des projets et en
dresser une liste mais les premiers qui ont donné une base scientifique selon Hazebroucq
(1993) sont Pinto et Sievin (1986). Leur étude réalisée auprès de 418 projets dans
différents secteurs d'activités a fait ressortir 14 facteurs clés de succès qu'ils ont classé en
16
deux catégories: 10 facteurs clés contrôlables et 4 qui sont incontrôlables par l'équipe du
projet (Pinto et Slevin, 1986). Les facteurs appartenant à la première catégorie sont:
1. La mission du projet: clarté des objectifs et définition des buts et des
orientations générales
2. Le soutien de la direction générale: l'appui concret de la direction générale et
la volonté de fournir les ressources nécessaires pour le succès du projet.
3. La planification et la programmation: spécification détaillée des étapes et des
actions à accomplir
4. L'écoute des clients: communication continuelle et écoute active de toutes les
parties impliquées
5. Le personnel: sélection et formation de l'équipe du projet
6. Les tâches techniques: disponibilité des technologies requises et des expertises
nécessaires dans le projet
7. L'approbation du client: la vente du projet au futur usager
8. Le pilotage et la rétroaction: la qualité de l'information et du contrôle à chaque
étape du processus de réalisation du projet
9. La communication: la qualité du réseau de l'information entre tous les acteurs
10. La gestion des problèmes: les habiletés à gérer les crises et les écarts du plan
Bissonnette (1996) a mené une étude pour déterminer les facteurs clés de succès dans
le cadre des projets touristiques. Son étude qui a été conduite sur 10 projets touristiques
au Québec lui a permis de faire ressortir les 10 facteurs qui influencent le plus le succès
des projets dans ce secteur. Ces facteurs qui ont été classés suivant leur ordre
d'importance sont exposés et discutés dans les sections suivantes selon la dimension à
laquelle ils appartiennent.
17
Le tableau 1.5 présente une synthèse des facteurs identifiés par ces deux études
, 1es pl us Importants
Tableau 1. 5: une synth'ese d es f acteurs cl'es d e sucees
Auteurs Pinto et Sievin (1986) Bissonnette (1996)
Contexte de 418 projets divers JO projets touristiques
l'étude
Les facteurs clés 1. Mission du projet 1. Pouvoir et enjeux politiques
de succès 2. Compétences du chef du projet 2. Tâchcs tcchniques
3. Tâches techniques 3. Soutien du client promoteur
4. Écoute des clients 4. Compétences du chef du projet
5. Approbation des clients 5. Mission du projet
Le chercheur s'est aussi appuyé sur les études de Préfontaine, Ricard et Sicotte (2001,
2002), Morrison, Lynch et Johns (2004) Nguyen, Ogunlana et Lan (2004) et Zwikael et
Globerson (2006) afin d'affiner la recherche des facteurs clés de succès.
L'objectif de cette étude est l'identification des facteurs clés de succès qui influencent
la performance d'un produit issu d'un projet dans un contexte de collaboration.
considérées comme références et utilisées dans le contexte d'un produit. Ceci se justifie
d'une part, par le contexte de cette recherche qui s'intéresse au produit résultant d'un
projet dans le cadre de collaboration. Dès lors, il est possible de croire que le succès de
produit est relié au succès du projet. D'autre part, comme le stipule Baccarini (1999), le
succès de projet peut être mesuré suivant deux dimensions: le succès du processus de
gestion du projet et le succès du produit. C'est cette dernière composante, qui représente
le produit final du projet, que la présente recherche tente d'étudier.
Dans les prochaines sous-sections, chacune des catégories de facteurs sera explorée et
des hypothèses seront formulées.
Dans le cadre de cette recherche, le succès de projet est mesuré en termes de succès
de produit final du projet. De ce fait, il est possible d'avancer que la clarté de la mission
du projet et la bonne définition des objectifs constituent des facteurs clés qui influencent
le succès du projet et corollairement le succès du produit résultant. Ce qui mène à poser la
première hypothèse de la recherche:
Hl : Des objectifs clairs et partagés par les membres de l'équipe de projet sont
associés positivement au succès du produit résultant.
19
Ainsi, et à la lumière de ce qui été relaté dans la littérature, il semble y avoir, a priori,
un lien entre la planification du projet et le succès du produit résultant. La deuxième
hypothèse de cette recherche stipule donc:
L'aspect financier se révèle comme une variable capitale pour le succès d'un projet
(Achanga, Shehab, Roy et Nelder, 2006). La direction générale se voit dans l'obligation
de soutenir le projet en fournissant les ressources nécessaires pour sa réussite. Selon
Mattesich, Murray-Close et Monsey (2001), les ressources financières occupent une place
prioritaire au moment de former l'équipe de projet. Elles garantissent la pérennité du
projet (Préfontaine, Ricard et Sicotte, 2002) notamment si elles sont disponibles pour une
longue période de temps. Dans ce même ordre d'idée, Nguyen, Ogunlana et Lan (2004)
relatent la nécessité de la disponibilité des ressources financières durant toute la période
du projet. D'autres études (Belassi et Tukel, 1996, White et Fortune, 2002) citées dans
Nguyen, Ogunlana et Lan (2004) ont démontré l'importance du financement pour la
réussite des projets. Comme mentionné précédemment, Je succès du produit réalisé dans
le cadre d'un projet est une composante du succès total du projet, d'où la conclusion qu'il
peut y avoir un lien entre la disponibilité des ressources financières et le succès du produit
issu d'un projet. Ce qui mène à poser l'hypothèse suivante:
20
mission commune et partagée »(p13). Ce qui stimulent tous les membres à s'impliquer
davantage dans la réalisation du projet afin de tirer profit de sa réussite.
De ce fait, l'implication des membres se trouve être un facteur qui facilite le succès
du projet et influence ainsi le produit qui en découle. Cette constatation est appuyée par
Nguyen, Ogunlana et Lan (2004) qui placent l'implication des membres comme un
facteur important pour le succès des organisations et des projets. Ainsi, l'hypothèse de
recherche propose:
D'autre part, la réussite du projet dépend des ressources consenties par les différents
partenaires. La complémentarité des ressources et des compétences constitue un facteur
important dans le succès ou l'échec du projet (Préfontaine, Ricard et Sicotte, 2002).
Chaque membre de l'équipe du projet doit s'engager pour l'atteinte des objectifs fixés.
Dans leur étude, Morrison, Lynch et Johns (2004) identifient l'engagement des membres
comme un facteur primordial pour la réussite du projet. De même, Nguyen et al (2004)
citent les études de White et Fortune (2002) et Sanchez et Perrez (2002) qui ont conclu
que l'engagement des membres demeure l'un des facteurs les plus critiques pour la
réussite des projets. Rapportant ces conclusions au niveau du produit résultant du projet,
l'hypothèse suivante est avancée:
Par ailleurs, la présence de plusieurs membres dans la conduite d'un projet peut
susciter des divergences résultant de l'inadéquation entre les intérêts des partenaires ou
liées à des cultures organisationnelles différentes. Selon Préfontaine, Ricard et Sicotte
(2002) ce « choc des cultures» (p 13) se dissout par le développement des relations
interpersonnelles et professionnelles entre les participants. Ces relations doivent être
basées sur le respect mutuel entre les membres de l'équipe. Ce qui de nature, permet de
créer un cl imat de confiance.
22
En effet, une relation de confiance entre les partenaires est essentielle pour mener à
terme le projet avec succès (Morrison, Lynch et Johns, 2004). Les partenaires sont
appelés à développer une attitude qui favorise un climat de confiance. Le respect mutuel
demeure un gage pour aboutir au succès du projet (Mattesich, Murray-Close et Monsey,
2001) et par conséquent celui du produit final. Ce qui aboutit à l'hypothèse suivante:
D'après les études faites sur les facteurs clés de succès d'un projet, il apparaît que la
communication entre les membres de l'équipe de travail joue un rôle déterminant.
L'équipe de projet doit veiller à la mise en place d'un système d'information effectif
(Nguyen, Ogunlana et Lan, 2004) aidant au partage des informations et les rendre
accessibles pour tous les membres. Il est important d'avoir un réseau de communication
qui favorise la circulation de l'information dans les deux sens. Comme le stipule
Mattesich, Murray-Close et Monsey (2001), la communication entre les membres doit
être ouverte et fréquente. Ceci permettra de réduire les risques de conflits et d'accroître le
niveau de confiance (Costongs et Springett, J 997) et par conséquent augmenter les
chances de succès du projet et affectera le produit résultant. L'hypothèse suivante est
alors posée:
1.3.2.3. L'environnement
secteurs stratégiques tel que le tourisme, l'État, par son implication, joue un rôle
important pour le déclenchement ou la facilitation du financement du projet (Bisson nette,
1996). Mattesich, Murray-Close et Monsey (2001) évoquent le climat politique comme
déterminant, selon ces auteurs, il joue un rôle de «motivateur externe». L'environnement
pol itique se présente de ce fait, comme un facteur clé pour la réussite du projet.
Pour Préfontaine, Ricard et Sicotte (2001) parlent des pol itiques gouvernementales
notamment celles économiques et budgétaires comme des facteurs critiques de succès.
Ces auteurs affirment que l'environnement économique composé de facteurs tels que le
taux d'emploi, Je taux de croissance, le PIB et le taux d'inflation a un impact sur le projet
dans un contexte de collaboration. Ainsi l'hypothèse suivante est posée:
Le tourisme occupe une place importante dans l'économie. Il se situe parmi les trois
premières industries mondiales (ATR associées du Québec, 2007). L'industrie du
tourisme représente 35 % des exportations de services de l'ensemble du monde
(Organisation Mondiale du Tourisme, 2007) et contribue à 10,4 % du PNB mondial
(Tourisme Québec, 2005). En 2007, le tourisme a enregistré un taux de croissance de
5,4%. Il a généré des recettes de 733 milliards de $ US à l'échelle internationale pour
l'année 2006 (Organisation Mondiale du Tourisme, 2007). L'Organisation Mondiale du
Tourisme (OMT) table sur un taux de croissance annuel continue de 4,1 % et estime que
le nombre de touristes atteindra les 1,6 milliards en 2020.
Le tourisme est une industrie qui opère dans un environnement externe extrêmement
complexe et turbulent (Bissonnette, 1996). En effet, la société actuelle est façonnée par
des transformations sociologiques, économiques et technologiques importantes (Tourisme
Québec, 2006) qui affectent J'évolution du marché des voyages. L'organisation mondiale
du tourisme a identifié la technologie et la mondialisation comme deux forces qui ont un
impact sur (' industrie.
Par ailleurs, les touristes affichent de nouvelles attitudes, leurs goûts et intérêts ont
changé. Ils sont de plus en pJus préoccupés par leur santé, le ressourcement et
l'environnement (Tourisme Québec, 2005).
Cette nouvelle politique touristique du Québec, tel que présenté par Tourisme Québec
dans son rapport de 2005, est également axée sur une relation de partenariat et de
concertation entre les différents acteurs privés et publics. L'objectif ultime de cette
démarche est de « faire prospérer le Québec, sa population, ses région et ses entreprises
touristiques» (Tourisme Québec, 2005, p.9) en invitant les différents intervenants du
tourisme à se regrouper et à travailler ensemble.
une liste complète de tous les intervenants s'avère une tâche difficile. Dans cette section,
en se référant à d'autres études notamment celle de Rajaobelina (2007), les intervenants
jugés les plus importants, dans un contexte de collaboration, sont présentés.
• Tourisme Québec
Les associations touristiques régionales sont des organismes privés à but non lucratif
qui sont autonomes. Ils jouent un rôle important de concertation et de catalyseur dans leur
milieu, en tant que représentants des différents intervenants dans le tourisme en régions.
Les CLD interviennent dans plusieurs domaines dont le tourisme. Leur objecti f ultime
est d'assurer le développement de l'économie et la création de l'emploi dans leur
territoire par la mobilisation de l'ensemble des acteurs locaux. Les CLD fournissent
également un soutien à l'entrepreneuriat en coordonnant les différents services d'aide et
en assurant leur financement.
Les entreprises touristiques se présentent parmi les intervenants les plus importants
dans le tourisme. En effet, ces entreprises sont les parties prenantes de la plupart des
projets de mise en marché et de développement de produits touristiques. Il peut s'agir des
agences de voyage, des tours opérateurs, des hôtels, des restaurateurs ou même des
compagnies de transport.
Il est à signaler que ces différents intervenants agissent au niveau de trois paliers: le
provincial, le régional et le local (Rajaobelina, 2007).
1. 5. Le cadre conceptuel
L'objectif de cette étude est de déterminer les facteurs clés de succès qui influencent
la performance d'un produit dans un contexte de collaboration touristique.
Plusieurs auteurs ont abordé le sujet et ont étudié les facteurs clés de succès des
projets. Ainsi, en se basant sur les études réalisées par Pinto et Slevin (1986), Bissonnette
(1996), Mattesich, Murray-Close et Monsey (2001), Préfontaine, Ricard et Sicotte
(200 1,2002) et Rajaobel ina (2007), des facteurs clés de succès pour les projets ont été
identifiés. Un cadre conceptuel a été réalisé, qui met en relations les di fférentes
dimensions.
Les facteurs clés de succès ont été regroupés en trois dimensions principales qui
agissent sur la performance du produit issu du projet de collaboration. Ces dimensions
sont: (1) les facteurs liés au produit ou projet, (2) les facteurs liés aux relations et (3) les
facteurs liés à l'environnement.
Les facteurs liés aux relations comportent les variables communication, confiance, le
niveau d'implication et l'engagement des membres. En effet, la revue de la littérature a
démontré l'importance de la communication entre les organisations partenaires mais
également au sein de l'organisation pour la réussite du projet. Cette communication, qui
doit être fréquente et continue, stimule l'interaction et la concertation entre les partenaires
et favorise un climat de confiance. Cette dernière est primordiale pour toute relation
d'affaires. D'autres part, plusieurs auteurs (Mattesich et al, 2001; Préfontaine et al, 2002;
Nguyen et al, 2004, Morrison et al, 2004), ont mis l'accent sur l'implication et
l'engagement des membres pour la bonne conduite du projet.
1 1 1
Performance du produit
• Qualité
• Rapport qualité/prix
MÉTHODOLOGIE DE LA RECHERCHE
L'objectif de cette étude est d'identifier les facteurs clés de succès qui influencent la
performance d'un produit et ce dans un contexte de collaboration dans le secteur
touristique. Ce secteur a été retenu comme domaine d'étude de cette recherche du fait de
l'importance de la collaboration dans le tourisme (Morrison, Lynch et Johns, 2004) et du
poids économique que représente cette industrie pour le Québec (Tourisme Québec,
2006).
Une enquête par questionnaire a été adoptée. Cette méthode a été jugée la plus
adéquate pour répondre aux objectifs de l'étude. En effet, elle se caractérise par sa
souplesse et permet de recueillir un nombre important d'informations (d' Astous, 2005).
Le questionnaire employé a été élaboré dans le cadre d'une recherche aux objectifs
pl us larges. Il est divisé en trois sections.
La seconde section, qui est la principale, porte sur les facteurs clés de succès, elle les
catégorise en quatre catégories: (1) les facteurs liés au produit ou projet, (2) les facteurs
liés aux caractéristiques des partenaires, (3) les facteurs liés aux relations et (4) les
facteurs liés à l'environnement.
Il est aussi à signaler que chaque répondant devait évaluer deux projets de
collaboration. Un où la collaboration est considérée comme étant été un succès, et un
autre où la collaboration est moins bien réussie.
2.3 L'échantillonnage
La présente recherche s'étend sur toutes les régions du Québec. Les entreprises et les
organismes œuvrant dans le secteur du tourisme étaient ciblés pour répondre au
questionnaire. Le contexte de l'étude étant les projets de collaboration touristique, de ce
34
fait, les répondants devaient avoir étaient impliqués dans au moins deux projets réalisés
en co.11aboration. Un succès et un, moins bien réussi.
Dans une première étape, une liste comprenant les associations touristiques régionales
(ATR), les centres locaux de développement (CLD) et les chambres de commerce des
di fférentes régions du Québec a été dressée. Ces organismes ont été contactés par
téléphone (voir tableau 2.1). Il s'agit d'une pré notification téléphonique. Par la suite,
l'envoi électronique a été adopté. Le lien du questionnaire Web a été envoyé par courriel
à tous les organismes qui ont accepté de répondre au questionnaire et qui étaient éligibles.
Admissibles 38
acteur important de l'industrie de l'hospitalité, c'est à partir des sites d'ATR de chaque
région que le répertoire a été constitué.
Ainsi, une liste a été dressée et les entreprises ont été classées en quatre catégories
(hébergement, attrait, événement et restauration).
L'échantillon final était composé des organismes para-public regroupant d'une part
les ATR, les CLD et les offices du tourisme ainsi que les chambres du commerce, et
d'autre part, des entreprises majoritairement privées rassemblant les restaurants, les
établissements hôteliers, les événements et les attraits.
La collecte des données auprès des entreprises s'est réal isée en deux vagues. La
première s'est déroulée entre mars et juin 2007, et s'intéresse aux organismes
parapubl ics. La deuxième vague, consacrée aux entreprises appartenant au secteur pri vé,
s'est déroulée sur deux périodes: d'octobre 2007 à décembre 2007 puis de janvier 2008
jusqu'à mars 2008. Dans le but d'inciter les entreprises à répondre au questionnaire, un
tirage d' un budget promotionnel d'une valeur de pl us de 500$ a été proposé en
association avec « bonjourquebec.com ».
Le tableau 2.2 illustre la catégorisation des répondants. Il est à signaler que le terme
échantillon initial désigne le nombre d'organismes ou entreprises répertoriés selon leur
secteur d'activité. Parmi ces organismes, certains ne peuvent être retenus pour l'enquête
parce que, soit ils ne font pas de collaboration, soit ils ne peuvent être joints (numéro de
téléphone invalide). Les personnes composant l'échantillon retenu ont été contactés par
téléphone, certains n'étaient pas joignables (pas de réponses après plusieurs appels),
d'autres n'étaient pas impliqués dans des projets de collaboration, alors qu'une autre
36
proportion a refusé de répondre au questionnaire. Les organismes qui ont donné une suite
favorable à notre requête forment la liste des « pré notifiés ». Un courriel leur a été
envoyé ultérieurement.
Une observation du tableau permet de constater que le taux de réponse est plus élevé
chez les organismes parapublics. Plus de la moitié des ATR contactés ont participé à
l'enquête (55%), alors que les restaurants et les événements ont été les moins enclins à
répondre au questionnaire avec un taux de réponse de 5%.
Il est à signaler que dans le cas des restaurants, la sollicitation ne s'est pas poursuivie
lors de la deuxième vague de collecte de données. Le taux de réponse était très faible
malgré les efforts consentis. Une proportion importante mentionnait ne pas collaborer et
n'étant donc pas éligible. De ce fait, la sollicitation des restaurateurs fut abandonnée.
Suite à la première vague, 331 restaurants ont été contactés et sollicités pour répondre au
questionnaire.
37
1 ypoI
T ableau 2. 2: T ogle
' d es re on d ants et taux d e reponse
Echanti 11 on Echantillon pré noti fiés Nombre de Taux de
initial retenu répondants réponse
Les
organismes
Parapublics
ATR 20 20 20 Il 55%
(100%) ,(11/20)
Les
entreprises
privées
Autres 34
Le tableau 2.3 présente les variables étudiées dans le cadre de cette recherche et leur
associe les énoncés sélectionnés. Les variables ont été mesurées à l'aide d'une échelle de
Likert à 5 points (1 = fortement en désaccord et 5= fortement en accord).
38
Les analyses des données seront effectuées à J'aide du logiciel SPSS. Elles
comprendront principalement des analyses multivariées qui serviront à tester les
hypothèses de recherche en mettant en relation les différentes variables à mesurer.
Une fois les données recueillies, une analyse des échelles de mesures utilisées a été
réalisée, l'objecti f étant de s'assurer de la fidélité et de la val idité des mesures.
Avant de procéder aux analyses factorielles, les postulats ont été véri fiés. En effet, les
tests de Bartlett et le KMO ont été effectués (Appendice A). Ces tests permettent de
justifier le recours aux analyses factorielles (Daghfous, 2006). Les résultats obtenus pour
ces deux tests (KMO = 0,839; pour le test de Bartlett la probabilité est faible p=O,OOO)
confirment l'existence de corrélation entre les énoncés d'où la pertinence des analyses
factorielles.
Des analyses factorielles sur les différents construits mesurés ont été effectuées
(Append ice B). Ces analyses ont permis de vérifier que les construits sont bien
unidimensionnels. En d'autres termes, elles assurent que les énoncés considérés pour les
analyses mesurent bien une même dimension. Il est à signaler que la méthode de la
rotation Varimax a été considérée pour les analyses factorielles.
Suite à ces analyses, deux énoncés ont été éliminés: «une étude détaillée a été
effectuée avant la mise sur pied du projet» et «nous avons investi beaucoup de notre
temps dans cette collaboration ». En effet, ces deux énoncés ne sont pas corrélés avec les
dimensions qu'ils sont censés mesurer.
D'autre part, les analyses factorielles ont révélé une corrélation entre des construits
qui se sont dévoilés unidimensionnels et qui devront être regroupés sous une même
dimension. En effet, la dimension « facteurs liés au produit» était composé de quatre
construits à savoir «nouveauté du produit », « financement », « planification» et
« objecti f », à la suite des analyses factorielles les deux derniers construits sont regroupés
pour former un seul: « piani fication et objectif du projet ».
Concernant la dimension « facteurs liés aux relations », les analyses ont démontré que
les construits « engagement des membres », « niveau d'implication », « confiance» et
« communication» sont reliés et forment un seul facteur. Ceci rejoint les résultats de
41
Dans le cas de cette étude, les alphas de Cronbach obtenus sont supérieurs à 0,649.
Perrien, Chéron et Zins, (1983) sti pule que le coefficient Alpha est acceptable lorsque
supérieure à 0,5. Ce qui permet de croire que les échelles utilisées pour cette recherche
sont fidèles.
Le tableau 2.4 présente les mesures de l'alpha de Cronbach ainsi que celles de
l'analyse factorielle.
42
Facteurs 1iés aux relations H4 : Les facteurs liés aux relations entre les
membres de l'équipe du projet et les partenaires sont
positivement associés aux succès du produit qui en
résulte
Dans ce chapitre, les résultats de l'enquête sont présentés. Ces résultats se subdivisent
en deux parties: la description de l'échantillon et l'étude des facteurs clés de succès. Les
analyses univariées sont utilisées pour la présentation et la description de l'échantillon
alors que les analyses bivariées et multivariées permettront de tester les hypothèses et les
relations entre les variables.
Pour les répondants, en moyenne 5 personnes sont impliquées dans les projets de
collaboration (moyenne = 5,29). Une grande proportion 29,1% des répondants affirme
qu'il y a 2 personnes qui sont impliquées dans les projets évalués. Il est à signaler que
deux des organisations participantes à l'enquête font impliquer respectivement 500 et 150
personnes dans le projet, ce qui est possible lorsqu'on parle de projet d'une ATR par
exemple. De ce fait, ces deux répondants ont été éliminés pour le calcul de la moyenne
puisqu'ils présentent des valeurs extrêmes qui peuvent biaiser les analyses univariées.
45
Nombre total approximati f de personnes de votre organisation impl iquées dans le projet
de collaboration
Moyenne = 5,29 Minimum = 1
1 Maximum = 45
1
10,52) dans le cadre des projets évalués. Toutefois, bien que les valeurs extrêmes aient été
ôtées, la moyenne demeure élevée. L'analyse du mode indique que la plupart des
organismes avaient 2 partenaires. La majorité des répondants affirme que leurs
partenaires proviennent du secteur privé (moyenne = 7,34; mode =2).
La répartition des organisations selon leur type d'activité démontre que l'échantillon
est composé d'un grand nombre d'organisations «attrait» (28%) suivi des CLD et Offices
du tourisme qui représentent 21 % de l'ensemble des répondants. Les établissements
hôtel iers forment 18% des organisations sondées, alors que les ATR, les restaurants, les
chambres de commerce et les municipalités sont représentés par des proportions variant
de 6% à 4%.
Parmi les organisations qui ont collaboré aux projets évalués, les CLD ou les offices
de tourisme sont les plus cités. En effet, 53,5% des répondants les avaient comme
partenaires. En seconde place, les municipalités représentent 47,6% des organisations qui
ont collaboré aux projets et devancent de peu les organisations «Attrait» (43,7%). Dans le
cadre de leurs projets de collaboration 38,2% des répondants ont fait affaire avec les
ATR, alors qu'un peu plus du tiers (34,6%) étaient partenaires avec des établissements
hôteliers.
48
Tableau 3 Il :ypes
T des orgamsatlOns partenaires
Quelles organisations ont collaboré au projet
Fréquence Pourcentage
ATR 97 38,2%
CLD/Office du tourisme 136 53,5%
Association sectorielle 39 15,4%
Chambre de commerce 31 12,2%
Municipalité 121 47,6%
Établissement hôtel ier 88 34,6%
Restaurant 69 27,2%
Attrait III 43,7%
Agence de voyages 17 6,7%
Consultant 37 14,6%
Autre 119 46,9%
Les organisations sondées sont réparties sur toutes les régions du Québec. La plus
grande proportion des répondants (1 1,3%) proviennent de la région des Cantons de l'Est.
Les organisations appartenant à la région de la Chaudière-Appalaches représentent 9,3%
de l'échantillon. Parmi les répondants, respectivement, 8,9% et 8,5% sont situés dans la
Gaspésie et dans la Montérégie, alors que les proportions des organisations provenant des
régions du Bas-Saint-Laurent, de Montréal, de Charlevoix et de la Mauricie sont proches
et varient entre 6,9% et 5,7%. Le tableau 3.12 dresse le détail de la répartition des
organisations selon les régions. Une constatation peut être dressée. En comparaison à la
répartition des entreprises touristiques au Québec (tableau 1.7), les régions de Montréal et
de Québec sont sous-représentées dans l'échantillon. En effet, ces deux régions totalisent
plus que 30% des entreprises touristiques, alors que dans J'échantillon des répondants
elles représentent 10,5%.
49
Le tableau 3.13 présente la répartition des répondants selon leur fonction dans
l'organisation. Il apparaît que les Directeurs général représentent la catégorie la plus
représentée (26,1 %) suivis des personnes occupant des postes de direction (22,1%) dans
les différents départements de l'organisation.
50
' fIQue
T ableau 3 14 : E xpenence d ans e sec eur touns
Nombre d'année d'expérience dans le secteur touristique
Moyenne = 10,83 Minimum = 0
1 1 Maximum = 40
Mode = 10 Ecart type = 7,78
1 1
• Sexe du répondant
L'objectif de l'étude est d'identifier les facteurs clés de succès qui influencent la
performance d'un produit issu d'un projet de collaboration. Trois dimensions ont été
dégagés à partir de la littérature: la dimension «produit» et projet, la dimension liée
Dans cette section, il s'agit de tester les hypothèses afin de pouvoir répondre aux
objectifs de l'étude et identifier les facteurs qui influencent le plus la performance du
produit issu d'un projet de collaboration touristiques. Pour ce faire, l'analyse de la
régression linéaire a été privilégiée. Cette méthode est la plus appropriée en considération
de la nature des variables étudiées (d'Astous, 2005). En effet, il s'agit d'étudier les liens
entre une variable dépendante continue (la performance du produit) et des variables
indépendantes continues (la nouveauté du produit, la pIani fication et l' objecti f, le
financement, facteurs liés aux relations et facteurs liés à l'environnement).
Dans les sections qui suivent les analyses de régression sont présentées. II est à
signaler qu'il y a des conditions nécessaires qui doivent êtres vérifiées pour les analyses
(Daghfous 2006). Dans le cas de cette recherche, ces postulats sont respectés. En effet, les
fonctions de régression sont linéaires, la variance des résidus Ej est constante (dispersion
moyenne autour de e=O), les erreurs Ej sont distribuées normalement et il n'y a pas
d'observation aberrantes.
3.2.1 Les moyennes des dimensions dans le cas de projets de collaboration réussie
Avant d'aborder les analyses de régression linéaire, un sommaire des moyennes des
différentes dimensions et construits étudiés, dans le cas de projets de collaboration
réussies, est présenté. Le tableau 3.16 permet de dresser quelques constatations. D'abord,
les moyennes sont élevées (supérieures à 4 sur une échelle de Likert à cinq points) pour la
performance du produit ainsi que pour les construits « planification et objectif» et
52
« facteurs liés aux relations ». Ceci signifie qu'en général, les répondants considèrent que
le produit issu du projet offre une bonne performance et qu'ils sont en accord avec les
énoncés relatifs à la variable « planification et objectif» et « facteurs liés aux relations »,
Quant au construit « financement », il se présente avec la plus faible moyenne (2,87).
Ceci laisse présager que les répondants accordent moins d'importance à ce facteur
comme étant une variable qui influence le succès du produit.
T a bl eau 3 16 : Les moyennes pour 1es d'ImensJOns e cons t rUi't s e't u d"
les
Dimensions et construit Moyenne Ecart-type
Variable dépendante
Performance du produit 4,43 0,54
Variables indépendantes
Facteurs liés au produit
Nouveauté du produit 3,45 1,25
Planification et objectif 4,32 0,64
Financement 2,87 1,13
Facteurs liés aux relations 4,37 0,53
Facteurs liés à l'environnement 3,8 0,83
Ces tests tentent d'apporter une réponse relative aux trois premières hypothèses de la
recherche,
Avec un Bêta standardisé de 0,584 (p = 0,000), les relations entre les membres de
l'équipe du projet influencent positivement la performance du produit réalisé dans le
S6
Les facteurs 1iés à l'environnement sont constitués par les variables qui ne sont pas
contrôlables par l'équipe du projet mais la littérature a révélé leur importance et leur
contribution au succès du projet et en conséquence à celui du produit qui en résulte. Dans
le cadre de cette recherche, les résultats ont démontré que les variables liées à
['environnement expliquent seulement 8,8% de [a variance totale du succès du produit
(coefficient de détermination R2 = 0,088). Malgré leur faible pouvoir expl icatif, ces
variables sont significatives (p = 0,000) et évoluent dans le même sens que la
performance du produit (Bêta standardisé = 0,297 avec p = 0,000). En d'autres termes, les
variables liés à l'environnement contribuent dans une faible proportion à atteindre un
niveau élevé de performance du produit. Le tableau 3.21 illustre les résultats cités
performance du produit qui en résulte. Leur présence est souhaitable dans la mesure où ils
facilitent le déroulement du projet. L'hypothèse H5 est ainsi validée. Cette hypothèse
stipule que:
H5: Les facteurs liés à l'environnement externe du projet sont positivement associés
au succès du produit résultant de ce projet
Les analyses de régression réalisées ont démontré que la majorité des facteurs clés de
succès identifiés se sont révélé significatifs et contribuent à la performance du produit
issu d'un projet de collaboration. Ainsi, les facteurs liés aux relations, la planification et
la clarté des objectifs, la nouveauté du produit et les facteurs liés à l'environnement
influencent la performance mais dans des proportions différentes. Seule la variable
financement s'est avérée non signi ficative dans le cadre de cette recherche malgré son
importance cruciale évoquée dans la littérature.
Une analyse de la régression linéaire multiple de tous les construits a été réalisée afin
d'identifier laquelle des variables a le plus de pouvoir explicatif. Le tableau 3.22 illustre
les résultats obtenus.
La méthode d'analyse « pas à pas» (stepwise) préconisé n'a retenu que les facteurs
liés aux relations. Ces facteurs expliquent à eux seuls 33,7% de la variance du modèle et
ont une forte influence sur la performance avec un Bêta standardisé de 0,582.
58
3.3 Comparaison des résultats dans Je cas de projets de collaboration moins bien
réussie
Dans le cadre de l'enquête de cette recherche, les répondants ont été appelés à évaluer
deux projets de collaboration. Une collaboration perçue comme réussie alors que la
deuxième est moins bien réussie. Afin de mieux identifier les facteurs clés de succès, une
analyse des résultats dans le cas de projets de collaboration jugés moins bien réussi est
effectuée. Ces analyses complémentaires permettront de faire des comparaisons avec les
projets de collaboration réussie et en tirer les conclusions. Dans les sections qui suivent,
le même processus adopté dans le cas des projets de collaboration réussie est reconduit
bien que ça ne faisait pas partie de l'objectifde l'étude.
3.3.1 Les moyennes des dimensions dans le cas de projets de collaboration moins
bien réussie
L'observation du tableau 3.23 permet de constater que, comme prévu, les projets de
collaboration jugés moins bien réussis ont abouti à un produit moins performant. Il
répond moins aux attentes et besoins des clients et offre une qualité moindre.
Afin de pouvoir comparer les moyennes et déterminer s'il existe une différence
significative au niveau des facteurs, une analyse statistique (Appendice B) a été effectuée.
Les résultats du test de student présentés dans le tableau 3.23 permettent de confirmer que
la différence de moyennes pour les variables « planification et objectif »,
59
Les répondants sont moins en accord avec les énoncés du construit « planification et
objectif» (une moyenne de 4,32 dans le cas de collaborations réussies contre une
moyenne de 3,28 pour la collaboration moins bien réussie). Ceci signifie que les
collaborations moins bien réussies ont reçu moins d'attention au niveau de la
planification et les objectifs du projet ont été moins bien définis. D'autre part, une légère
différence entre les moyennes (3,8 pour les collaborations réussies contre 3,1 1 pour celles
qui le sont moins) pour les facteurs liés à l'environnement laisse entendre que dans le cas
des projets de collaboration moins bien réussie, les variables exogènes au projet, tel que
l'environnement politique, la situation économique ou l'appui de la population locale,
étaient perçues moins propices au déroulement et à la réussite du projet.
Par ailleurs, l'écart le plus élevé en comparaison des moyennes obtenues dans le cas
de projets de collaboration réussie et celles moins réussies est constaté au niveau de la
dimension « facteurs liés aux relations ». En effet, pour les collaborations réussies, les
répondants étaient en accord avec les énoncés du construit avec une moyenne de 4,36
alors que cette moyenne est passée à 3,1 1 dans le cas de collaborations moins bien
réussies. Ce qui se traduit par une communication moins efficace dans le cas de
collaboration moins réussie. De même, il paraît que ces projets de collaboration ont reçu
un niveau d'implication et d'engagement moindre de la part des membres de l'équipe du
projet.
Finalement, la comparaison des moyennes des construits ne fait pas ressortir une
différence au niveau du construit « financement ». Dans les deux cas, les répondants ont
évalué presque de la même manière le niveau de financement (une moyenne 2,87 pour les
collaborations réussies et de 2,91 pour les collaborations moins bien réussies).
Ainsi, la comparaison des moyennes, au niveau des construits, entre les collaborations
réussies et celles moins bien réussies permet de dégager des enseignements. En effet, il
semble possible d'avancer, qu'à priori, les facteurs liés aux relations, la planification et la
clarté des objectifs ainsi que les facteurs liés à l'environnement affectent la réussite du
60
Tableau 3. 23: Comparaison des moyennes des construits entre les projets réussis et les
t moms b'len reussls
proJ, es
Dimensions et construit Moyenne Moyenne Tde P(t)
(collaboration (collaboration Student
moins bien réussie)
réussie)
Variable dépendante
Performance du produit 3,32 4,43 17,101 ,000
Variables indépendantes
3.3.2 Influence des facteurs liés au produit dans le cas de projets moins bien
réussis
variance totale du modèle (R2 = 0,008 avec un p = 0,166). De ce fait, elle n'a pas d'effet
sur la performance du produit dans le cas d'un projet de collaboration moins bien réussie.
Tableau 3. 24: Modèle de régression pour la variable « nouveauté du produit» dans le cas de
projet moins bien réussi
Les résultats de l'analyse de la régression, tel que présentés dans le tableau 3.25, font
apparaître une relation significative entre la bonne planification et la clarté des objectifs
du projet d'une part et la performance du produit résultant de ce projet d'autre part. Le
construit « planification et objectif» explique J 5,4% de la variance avec une probabilité
d'erreur nulle (p = 0,000). Il est donc possible de confirmer qu'une bonne planification du
projet et une définition claire et détaillée des objecti fs du projet contribuent à son succès,
et en conséquence, assurent une meilleure performance du produit qui en résulte.
62
Tableau 3. 25: Modèle de régression pour la variable « planification et objectif» dans le cas
de projet moins bien réussi
Comme dans le cas des projets de collaboration réussie, l'aspect financier du projet
n'affecte pas la performance du produit résultant de ce projet. En effet, les résultats
présentés au tableau 3.26 indiquent que le financement ne contribue pas à l'explication de
la variance (coefficient de détermination R2 = 0,00 1 avec un p = 0,629).
Tableau 3. 26: Modèle de régression pour la variable « financement» dans le cas de projet
moins bien réussi
Modèle Variables Bêta standardisé Test t P (t)
R2 = 0,001 Financement 0,032 0,484 0,629
R2 ajusté = -0,003
Fa = 0,234
P (Fa) = 0,629
3.3.3 Influence des facteurs liés aux relations sur la performance dans le cas de
projets moins bien réussis
Tableau 3. 27: Modèle de régression pour la variable « facteurs liés aux relations» dans le
cas de projets moins bien réussis
3.3.4 Influence des facteurs liés à l'environnement sur la performance dans le cas
de projets moins bien réussis
Tableau 3.28: Modèle de régression pour la variable « facteurs liés à l'environnement» dans
le cas de projets moins bien réussis
Dans le but d'identifier les facteurs de succès qui influencent le plus la performance
du produit, une analyse de la régression multiple a été effectuée pour toutes les variables.
La méthode « stepwise » a été privilégiée. Les résultats ont abouti à trois modèles de
régressions significatives. Celui qui a le plus de pouvoir explicative a été retenu. Le
tableau 3.29 expose les résultats obtenus
e e d e ree:resslOn mu IfIple
T a bleau 3 29 : L e mo dOl 1
Modèle Variables Bêta Test t P (t)
standardisé
R2 = 0,230 Facteurs 1iés aux relations 0,249 3,46 0,001
R2 ajusté = 0,2) 9 Piani fication et objectif 0,233 3,39 0,001
FO = 21,746 Facteurs liés à l'environnement 0,137 2,17 0,031
P (FO) = 0,000
Le modèle retenu explique 23% de la variance totale. Trois variables se sont avérées
significatives et contribuent à [a performance du produit issu d'un projet de collaboration.
Comme dans le cas de collaboration réussie, les facteurs liés aux relations sont ceux qui
influencent le plus la performance. En effet, le bêta standardisé pour cette variable est de
0,249 avec un seuil de signification à 0,001. Le second facteur qui influence la
performance a trait à la bonne planification et la clarté des objectifs avec un bêta
standardisé de 0,233 (p = 0,001). Finalement, l'environnement politique, social,
65
économique ainsi que l'appui de la population locale ont un impact positif sur la
performance.
Les analyses de la régression ont démontré que pour les projets de collaboration
réussie comme pour celles jugées moins bien réussies, les facteurs liés aux relations ont
plus d'effet sur la performance. Les autres facteurs (<<piani fication et objectif» et «les
facteurs liés à l'environnement ») influencent également la performance mais dans des
proportions différentes à l'exception de la variable financement qui s'est avérée non
déterminante pour la performance du produit issu d'un projet de collaboration dans le
secteur touristique. Quant à la variable «nouveauté du produit », elle s'est avérée
déterminante dans le cas de projet de collaboration réussie uniquement.
Le tableau 3.30 présente une synthèse des résultats obtenus suite aux tests des
hypothèses dans le cas des collaborations réussies et celles qui le sont moins. En
comparaison aux deux types de projets évalués, une différence réside au niveau de la
variable « nouveauté du produit» qui s'est avérée non significative dans le cas de projets
de collaboration ayant moins bien réussie.
66
H4: Les facteurs liés aux relations entre les Validée Validée
membres de l'équipe du projet sont positivement
associés aux succès du produit qui en résulte
Par ailleurs, les résultats des régressions linéaires multiples ont abouti à deux modèles
di fférents (voir tableau 3.31). Dans Je cas des collaborations réussies, seuls les facteurs
liés aux relations ont été retenus pour expliquer la performance du produit.
67
Tableau 3. 31: Les résultats des modèles de régression dans le cas de projets réussis et de
. .,.
proJets moins bIen reussls
Modèle de Variables retenues
régression Bêta Test t P (t)
standardisé
Projets de R2 = 0,339 Facteurs liés à aux 0,582 11,306 0,000
collaboration R2 ajusté = relations
réussie 0,337
FO= 127,832
P (FO) =
0,000
Projets de R2 = 0,230 Facteurs liés aux 0,249 3,46 0,001
collaboration R2 ajusté = relations
0,233 3,39 0,001
moins 0,219 Planification et
réussie FO = 21,746 objectif 0,137 2,17 0,031
P (FO) = Facteurs liés à
0,000 l'environnement
Performance
Coef de Pearson
Sig
Planification et
objectif
Coer de Pearson
Sig
Nouveauté du
produit
Coer de Pearson
Sig
Relations
Coer de Pearson
Sig
Environnement
Coer de Pearson
Sig
Conclusion
Dans ce chapitre clôturant cette étude, les principaux résultats obtenus sont repris et
discutés. Dans un second temps, les implications managériales en découlant sont
présentées. Ensuite, les limites de la recherche sont exposées. Finalement, le chapitre se
termine par une suggestion sur les avenues de recherches.
L'objectif de cette étude est d'identifier les facteurs clés de succès qui influencent la
performance d'un produit réalisé dans le cadre de collaboration réussie et ce dans le
secteur touristique. Dans les lignes qui suivent, les résultats obtenus à la suite des
di fférentes analyses effectuées sont rappelés et discutés.
Les résultats ont démontré que la majorité des facteurs identifiés ont un impact sur la
performance du produit réalisé dans un contexte de projet de collaboration touristique.
Ces facteurs sont ceux liés aux relations, les facteurs liés à l'environnement, la
planification et la clarté des objectifs et la nouveauté du produit. Cependant, certains
70
La première constatation a trait aux facteurs liés aux relations. Les résultats ont révélé
que ces facteurs sont les plus importants et influencent le plus la performance du produit
dans un contexte de projet de collaboration réussi. Cette dimension regroupe les
construits« engagement des membres », « niveau d'implication », « la confiance» et « la
communication ». Il en ressort que, pour les répondants, le produit découlant d'un projet
de collaboration est de performance élevée s'il existe un climat de confiance entre les
membres, que ces derniers s'engagent activement dans le projet et que la communication
est efticien te.
Ces conclusions rejoignent celles de Ramonjavelo (2007). Dans son étude, le facteur
« capacité partenariale» qui regroupe « la communication », « l'existence de
coordination» et « la confiance» a été identifié le plus important pour Je succès des
partenariats.
Ainsi, dans un contexte de projet de collaboration, les facteurs liés aux relations sont
les fondements qui mènent au succès du projet et en conséquence, comme il a été possible
de le voir dans cette étude, aussi pour assurer une bonne performance du produit qui en
découle.
En ce qui a trait à la bonne planification et la clarté des objectifs, il s'est avéré que
c'est Je facteur, parmi ceux liés au produit et projet, qui influence la performance du
produit dans un contexte de projet de collaboration touristique. C'est le premier facteur
72
clé de succès identi fié par Pinto et Slevin (1986). Ce facteur fait référence à la pertinence
d'une bonne planification pour le succès du projet (McNeil et Hartley, 1986). L'équipe de
projet sera en mesure de bien le mener lorsque les actions, à chaque phase, sont bien
planifiées. Par ailleurs, un plan détaillé permet de faire un suivi à chaque étape de
l'avancement du projet et s'assurer du bon déroulement suivant la planification
initialement établie. Ceci est de nature à faciliter la conduite du projet et influencer son
succès et aboutir à un produit plus performant.
D'autre part, les répondants ont exprimé la nécessité de clarifier les objectifs. Il s'agit
de réunir tous les membres de l'équipe de projet et discuter des objectifs et des visions de
chaque organisme membre du projet. Cette concertation doit aboutir à un objectif
commun à atteindre par tous les membres. Une ligne directrice claire et à laquelle tous les
membres ont consenti représente ainsi un facteur qui mène au succès du projet et assure
une performance élevée du produit qui en découle.
D'après les différents résultats, il apparaît que la nouveauté de produit contribue très
faiblement à la performance du produit découlant du projet de collaboration. Ce résultat
ne confirme pas ce qui a été relaté par la littérature. Le contexte de cette recherche peut
expliquer ce constat. En effet, dans le cas du secteur touristique, il s'agit plutôt d'un
service qui par définition est intangible. De plus, l'expertise du personnel en contact avec
le client influence la qualité du service rendu et par conséquent, la satisfaction du client.
Dans Je cas d'un service nouveau, le manque d'expérience avec ce type de service peut
influencer négativement la performance.
Finalement, la grande surprise qu'a fait ressortir les résultats de cette recherche a trait
au facteur financement. Ce facteur s'est avéré non significatif et n'influence pas la
performance du produit issu d'un projet de collaboration. Ceci est à l'encontre des
précédentes études qui ont affirmé l'importance du financement pour le succès des
projets. Dans la littérature, la majorité des études qui ont traité les facteurs clés de succès
sont issus du domaine de la gestion du projet. Ils se sont concentrés sur des projets de
grande envergure (construction, infrastructure ... ) qui nécessitent d'importants moyens
financiers. Un tel constat peut être expliqué par le contexte de l'étude. La taille des
projets étudiés dans le cadre de cette recherche peut en être la cause de ce résultat. En
effet, il est probable que dans le cas de projets touristiques, le financement ne constitue
pas un facteur décisif pour le succès à cause d'une taille moindre de certains projets ou
parce qu'ils impliquent des ressources autres que financières.
Par ailleurs, la présence dans l'échantillon d'un nombre conséquent d'OBNL peut
également expliquer ce résultat parce qu'ils n'opèrent pas de grands moyens financiers.
du projet sont les facteurs qui priment pour assurer le succès du projet dans un contexte
de collaboration. L'aspect relationnel donc, s'est avéré le plus important. Par ailleurs,
comme relaté dans la littérature, une bonne planification du projet et une définition des
objectifs claire et partagée entre tous les membres se présente comme un gage pour le
succès du projet et en conséquence pour une meilleure performance du produit qui en
découle. Par ailleurs, l'environnement externe composé de l'appui politique, de la
situation économique et de l'adhésion des parties prenantes au projet demeure important
pour le bon déroulement et le succès du projet.
Ainsi cette recherche confirme les résultats des études antérieures traitant des facteurs
clés de succès mais dans un nouveau contexte, en établissant un lien entre ces facteurs et
la performance d'un produit réalisé dans le cadre d'un projet de collaboration touristique.
En effet, ces conclusions rejoignent celles de Ramonjavelo (2007). Son étude a révélé que
la dimension «organisationnelle» influence le plus le succès des partenariats. Cette
dimension regroupant les facteurs de la communication, la confiance, la coordination, la
clarté des objectifs et l'implication des employés. Ceci démontre, qu'indépendamment du
secteur d'activité et du contexte, les facteurs liés aux relations demeurent une condition
nécessaire pour la réussite de toute relation d'affaire regroupant plusieurs membres ou
organisations.
La première limite de cette recherche concerne les facteurs de succès retenus. Bien
que ces facteurs de succès aient été recensés dans la littérature, le choix a été dicté par le
questionnaire. En effet, comme indiqué dans le chapitre traitant de la méthodologie, le
questionnaire utilisé dans cette étude était élaboré dans le cadre d'une recherche plus
vaste. De ce fait, la détermination des facteurs clés de succès était guidée et adapté au
questionnaire, ce qui peut constituer un biais. Certains auteurs (Achanga et al, 2006;
Morrison, Lynch et Johns, 2004; Fryer, Antony et Douglas, 2007) ont évoqué la structure
organisationnelle comme un facteur influençant le succès du projet. Ce facteur réfère à la
flexibilité et J'absence de bureaucratie pour faciliter la conduite du projet. Dans le cadre
de cette recherche, le questionnaire ne permet pas de le mesurer.
75
Une autre constatation qui peut s'avérer comme une limite de cette recherche
concerne la corrélation entre les facteurs. L'analyse de la corrélation a fait apparaître une
très forte corrélation qui existe entre certains facteurs (facteurs liés aux relations et le
facteur planification et objectif, facteurs liés aux relations et les facteurs liés à
l'environnement). Le pourcentage de la variance expliquée par une variable peut être
affecté par cette corrélation. Néanmoins, comme dans un premier temps les analyses ont
été réalisées dans un contexte bivarié, il est possible de connaître la contribution de
chacune à la performance du produit.
Par ailleurs, pour certaines variables, le coefficient de détermination R2 est très faible.
Ceci remet en question leur pouvoir explicatif bien qu'elles soient statistiquement
signi ficatives (Daghfous, 2006).
Les résultats de la présente recherche ont confirmé certains facteurs clés pour une
meilleure performance du produit qui résulte d'un projet de collaboration. À partir de là,
76
quelques suggestions peuvent être avancées aux gestionnaires dans le secteur touristique
afin de s'offrir les conditions nécessaires pour le succès de leurs produits.
L'étude a révélé que ('aspect relationnel est crucial pour toute relation d'affaires
regroupant plusieurs organisations pmtenaires. L'équipe est amenée ainsi à pOlter une
attention particulière à ce facteur. Elle doit être composée de membres ayant des
compétences interpersonne.lles et des habiletés communicationnelles qui facilitent la
conduite du projet et les relations avec les autres partenaires. Ceci permet d'instaurer
instaurer un climat de confiance et atténuer les risques de conflits.
D'autre palt, l'engagement des membres dans la poursuite des objectifs fixés est
requis pour une meilleure performance du produit. Les responsables sont ainsi tenus de
motiver le personnel et à le sensibiliser quant aux bénéfices du projet afin d'inciter leur
adhésion et leur engagement dans la réal isation du projet. Ceci peut se réal iser par des
réunions et des rencontres fréquentes avec le personnel dans le but de les tenir au courant
de l'avancement du développement du produit. Les personnels se sentiront plus
impliqués. Leur implication influence la qualité du produit et en conséquence sa
performance.
nécessaires pour la réalisation du projet et leur répartition entre les partenaires ainsi qu'à
établir un échéancier pour le projet. Le bon déroulement du projet et sa réussite passent
inévitablement par une vision commune et partagée du projet entre toutes les
organisations partenaires. C'est dans ce sens qu'il est suggéré, dès le début de projet, de
favoriser les rencontres et les réunions entre tous les membres afin d'harmoniser les
visions de chaque partenaire et aboutir à un objectif commun à poursuivre. Ainsi, les
répercussions d'une bonne planification sont projetées sur le produit final qui sera de
bonne qualité et de performance élevée.
L'objectif de cette recherche est d'identifier les facteurs de succès qui influencent la
performance du produit réalisé dans le cadre de projet de collaboration.
Cette recherche a permis de vérifier et de valider les facteurs clés de succès dans un
contexte différent des précédentes recherches. En effet, les études antérieures se sont
beaucoup intéressées aux projets d'infrastructure et de construction, de technologies de
l'information, de télécommunication.... La présente recherche a tenté d'explorer et de
comprendre les facteurs du succès de produits touristiques.
Par ailleurs, cette étude se veut être parmi les premières dans le secteur touristique qui
établit un 1ien entre les facteurs de succès et la performance du produit. En effet, le succès
du projet a été mesuré en termes de performance du produit final découlant de ce projet.
78
D'autre part, dans le cadre de cette étude, deux projets de collaboration ont été
évalués. L'un étant perçu comme un succès alors que le second jugé comme étant moins
bien réussi. Ceci a permis de faire des comparaisons entre les deux types de projets et de
valider les facteurs qui influencent la performance.
L'objectif de la présente recherche était d'identifier les facteurs clés de succès qui
influencent la performance d'un produit issu d'un projet de collaboration. Le secteur
touristique a été choisi comme le contexte de cette étude.
Pour ce faire, les données d'une enquête antérieure furent utilisées. Cette enquête a
été réalisée auprès des responsables d'organisations, opérant dans le secteur touristique,
ayant été impliquées dans au moins deux projets de collaboration. L'échantillon se
composait d'organisations appartenant au secteur public et au secteur privé. L'étude a
permis de confirmer certains facteurs identifiés dans la littérature comme des facteurs qui
influencent la performance du produit dans le contexte de projet de collaboration
touristique.
Les résultats de l'étude ont démontré que la réussite du produit passe par de bonnes
relations entre les différents partenaires. En effet, il s'est avéré que les facteurs liés aux
relations sont ceux qui affectent le plus la performance du produit. Cette dimension
regroupe les variables de la communication, la confiance ainsi que l'engagement et
l'implication des membres à la poursuite des objectifs du projet.
Il est aussi important d'harmoniser les visions des différents partenaires afin d'aboutir
à un objectif commun pour tous les membres. Ce facteur a été soulevé par les dirigeants
et se présente comme une condition pour le succès du produit.
80
Par ailleurs, la principale surprise découlant des résultats de cette recherche a trait au
facteur financement. À l'encontre des études antérieures réalisées, ce facteur s'est avéré
non significatif dans le contexte de produit touristique.
Pour conclure, cette recherche a permis de présenter aux gestionnaires des pistes à
suivre permettant d'offrir un produit touristique de meilleure performance et qui satisfait
aux attentes et besoins des clients.
APPENDICES
82
APPENDICE A
L'analyse factorielle
Comoonent
1 2 3 4 5
Le produit ou service
offert était nouveau dans ,154 ,064 ,851 ,101 ,031
le domaine
Le produit ou service était
-.037 ,066 .887 ,167 ,077
nouveau dans la région
Le produit ou service
offert était nouveau pour ,122 -,049 ,795 -,036 ,161
notre organisation
Les partenaires
comprenaient les ,372 ,106 ,166 ,754 -,070
objectifs
Les objectifs du projet
,472 ,126 ,067 ,737 ,003
étaient clairs
Le projet a été bien
,453 ,193 ,134 ,619 ,008
planifié
Les investissements
requis pour le projet ont ,036 ,073 ,180 ,058 ,791
été importants
Le financement de
démarrage a été difficile à -,033 ,029 ,053 -,069 ,857
trouver
Nous croyons que les
partenaires respecteront ,694 ,194 ,198 ,179 -,088
leurs engagements
Le niveau d'implication
des principaux ,683 ,164 ,032 ,201 -,045
partenaires était élevé
Le responsable de projet
s'est impliqué activement ,623 ,169 ,066 ,296 ,286
dans la collaboration
Tous les partenaires se
,776 ,171 ,039 ,100 -,178
faisaient confiance
Nous informions nos
partenaires aussitôt que
,669 ,105 ,110 ,042 ,128
possible des
changements
Les communications ont
,729 ,082 ,010 ,312 ,110
été efficaces
Nous avons été informés
fréquemment de ce qui
,740 ,098 -,009 ,157 -,040
se passait par rapport à
ce projet
Le climat politique était
,270 ,714 ,304 -,047 ,034
propice
Les élus/politiciens
,274 ,704 ,206 ,086 ,140
appuyaient ce projet
Le climat social était
propice à ce projet fait en ,403 ,730 ,091 -,033 -,046
collaboration
La situation économique
de la région facilite la
,094 ,747 -,102 ,028 -,125
réussite de la
collaboration
La population locale ou
gens d'affaires a participé -,023 ,705 -,152 ,285 ,126
grandement au projet
La population locale
souhaita il la réalisation ,059 ,617 -,074 ,405 ,163
de ce projet
Extraction Method: Principal Component Analysos.
Rotation Method: Varimax with Kaiser Normalization.
a. Rotation converged in 6 iterations.
84
APPENDICE B
Erreur standard
Moyenne N Ecart-type moyenne
Différences appariées
Paire PERFORM
1,10501 ,98635 ,06462 ,97769 1,23232 17,101 232 ,000
1 PERFORM2
Paire NOUVEAU
,20299 1,27939 ,08364 ,03821 ,36777 2,427 233 ,016
3 NOUVEAU2
Paire PLANOBJ
1,05057 1,01699 ,06648 ,91959 1,18155 15,802 233 ,000
4 PLANOBJ2
Paire RELATION
1,25279 ,86350 ,05657 1,14133 1,36425 22,146 232 ,000
5 RELATI02
Paire ENVIRON
,65074 ,81755 ,05462 ,54310 ,75839 11,913 223 ,000
6 ENVIRON2
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