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Efficacité du phosphore chez l'arachide

Ce mémoire présente une étude sur l'efficacité d'utilisation du phosphore chez cinq génotypes d'arachide, en examinant les effets de la déficience en phosphore, du traitement avec du phosphate tricalcique et de l'inoculation par Bradyrhizobium sp. Les résultats indiquent que les génotypes du Sud sont plus efficaces dans l'utilisation du phosphore, même en l'absence de la souche bactérienne, et que la déficience en phosphore augmente la biomasse aérienne et l'efficacité d'utilisation du phosphore. L'inoculation et la variabilité génétique des génotypes améliorent la tolérance à la déficience en phosphore du sol.

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Efficacité du phosphore chez l'arachide

Ce mémoire présente une étude sur l'efficacité d'utilisation du phosphore chez cinq génotypes d'arachide, en examinant les effets de la déficience en phosphore, du traitement avec du phosphate tricalcique et de l'inoculation par Bradyrhizobium sp. Les résultats indiquent que les génotypes du Sud sont plus efficaces dans l'utilisation du phosphore, même en l'absence de la souche bactérienne, et que la déficience en phosphore augmente la biomasse aérienne et l'efficacité d'utilisation du phosphore. L'inoculation et la variabilité génétique des génotypes améliorent la tolérance à la déficience en phosphore du sol.

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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur Et de La Recherche Scientifique

N° d’ordre :
Université de Ghardaïa N° de série :

Faculté des sciences de la nature et de la vie et des sciences de la terre


Département de Biologie

Mémoire présenté en vue de l'obtention du diplôme de

MASTER
Domaine : Sciences de la nature et de la vie
Filière : Biochimie
Spécialité : Biochimie Appliquée

Par : BAMMOUNE Abir et BEN MESSAOUD Sara

Thème
Efficacité d’utilisation du phosphore chez quelques
génotypes d’arachide (Arachis hypogaea L.)

Soutenu publiquement le : 18/05/2017

Devant le jury :

M. BEN BEKHTI.Z Maître Assistant A Univ. Ghardaïa Président


M. KRAIMAT.M Maître Assistant A Univ. Ghardaïa Encadreur
M. BELGHIT.S Maître Conférence B Univ. Ghardaïa Examinateur
Mme. HAMID-OUDJANA.A Maître Assistant A Univ. Ghardaïa Examinateur

Année universitaire 2016/2017


Remerciement
« La connaissance est la seule chose qui s’accroît lorsqu’on la partage ».

Avant toute chose, on remercie Dieu, le tout puissant, pour nous avoir donné la

Force et la patience.

On tient à exprimer notre profonde gratitude et nos sincères remerciements à

L’encadreur de ce travail, Mr KRAIMAT Mohamed pour son assistance et ses

Conseils pour assurer le succès de ce travail.

A Mr. BEN BEKHTI d'avoir accepté de juger ce travail en qualité de président de

Jury.

A Mr. BELGHIT et Mme HAMID-OUDJANA d’avoir accepté d'examiner ce modeste travail.

A tous le personnel du laboratoire du département des Sciences de la Nature et de la Vie On vous

remercie chaleureusement.

Nos sentiments de reconnaissance et nous remerciements vont également à tous

Nos enseignants de Biologie pour leur aide et conseil

On remercie aussi Mr HANSALI Belaid le chef service de l’apprentissage dans l’institut

nationale spécialisé en formation professionnelle. Insfp. GHARDAIA

On remercie également tous nos amis et la promotion du Master de biochimie appliquée

2016/2017

Enfin, on tient à exprimer nos gratitudes éternelles à nos familles, parents, frères,

Tous par leur nom, pour leur patience et leur soutien illimité au cours de nos années

Scolaires dans les moments difficiles.


Dédicace

A l’aide de dieu le tout puissant,

Nous avons pu réaliser ce travail que nous dédions

A la lumière de mes yeux, l’ombre de mes pas, le bonheur et la joie de ma vie, a

Ceux qui m’ont appris le sens de la persévérance tout au long de mes études, pour

Leur patience, sacrifices, soutiens, conseils et encouragements.

A PAPA

Celui qui ma accorder tant d’Attention, d’Amour, d’Aidée d’Encouragement, tout

Ce que je peux te dire ne peut jamais te décrire, ni te remercier assez pour tout ce

Que tu m’apportes en continue, car a mes yeux tu es le Meilleur Papa au monde, et

Le plus beau cadeau de ma vie, que dieu te protège et te garde pour moi.

A MAMAN

Celle qui m’a toujours aimer soutenue dans toutes les situations, forte et tendre et

Douce tu n’espérer que nous voir réussir et nous ne souhaitons que te faire plaisir je

Souhaite être à la hauteur de tes espérances. Je T’aime Maman, que dieu te protège

Et te garde pour moi.

A toute les familles, BAMMOUNE et BEN MESSAOUD de partager tous ces bons moments

ensemble et à la joie d’être si proches.

A tous ceux qui Nous ont aidés de prés ou de loin pour pouvoir réaliser ce travail.
Sommaire
Listes abréviations
Listes des figures
Liste des tableaux
Résumé
Abstract
‫مهخص‬
Introduction ........................................................................................................................................................1
Chapitre I : Généralités sur la culture d’arachide (Arachis hypogaea L.) .........................................................3
1. L’arachide (Arachis hypogaea L.)..............................................................................................................3
1.1. Origine et Historique de la culture ..........................................................................................................3
1.2. Systématique ...........................................................................................................................................3
1.2.1. Classification botanique de l’espèce ................................................................................................3
1.3. Types et variétés cultivés ........................................................................................................................4
1.4. Morphologie ............................................................................................................................................5
1.4.1. Description .......................................................................................................................................5
[Link]. La tige ...........................................................................................................................................6
[Link]. Les feuilles ....................................................................................................................................6
[Link]. Les racines .....................................................................................................................................6
[Link]. L’inflorescence et les fleurs...........................................................................................................7
[Link]. Le Fruit ..........................................................................................................................................8
[Link]. Les Graines ....................................................................................................................................8
1.5. Cycle de vie ...........................................................................................................................................10
1.5.1. Phase végétative ............................................................................................................................10
1.5.2. Phase de floraison ...........................................................................................................................10
1.5.3. La Phase de fructification ...............................................................................................................11
1.5.4. Phase de maturation........................................................................................................................11
1.6. Exigences culturales ..............................................................................................................................11
1.6.1. Situation de la culture de l’arachide en Algérie .............................................................................12
2. Symbiose rhizobienne chez l’arachide .........................................................................................................13
2.1. Rhizobium ..............................................................................................................................................13
2.2. Mise en place de la nodulation ..............................................................................................................14
3. Le phosphore ................................................................................................................................................15
3.1. La déficience en phosphore : aspects physiologiques et agronomiques ................................................15
3.2. Le phosphore dans la plante : forme et fonction ...................................................................................15
3.3. L’état du phosphore du sol ....................................................................................................................16
3.4. Biodisponibilité de phosphore et son prélèvement par la plante ...........................................................17
3.5. Conséquence de la déficience en phosphore sur la plante .....................................................................17
3.5.1. Modification morphologique ..........................................................................................................17
3.5.2. Modification physiologique ...........................................................................................................18
3.5.3. Modification biochimique ..............................................................................................................18
Chapitre II : Matériel et Méthodes ...................................................................................................................20
1. Matériels .......................................................................................................................................................20
1.1. Matériel biologiques ..............................................................................................................................20
1.1.2. Matériel végétal ..............................................................................................................................20
1.1.3. Souche bactérienne .........................................................................................................................21
1.1.4. Inoculation ......................................................................................................................................21
1.1.5. Mise en place de l’essai et échantillonnage ....................................................................................21
2. Méthodes ......................................................................................................................................................22
2.1. Dosage du phosphore total dans la plante .............................................................................................22
2.2. Dosage de calcium.................................................................................................................................22
2.3. Dosage d’azote (Méthode Kjeldahl)......................................................................................................22
2.4. Calcul de la PUE ..................................................................................................................................23
2.5. Analyse statistique.................................................................................................................................23
Chapitre III : Résultats et discussion ................................................................................................................23
1. Variation du P en fonction du génotype, traitement phosphaté et inoculation : .......................................23
1.1. Partie racinaire :.................................................................................................................................23
1.2. Partie aérienne : .................................................................................................................................24
2. Variation du N en fonction du génotype, traitement phosphaté et inoculation : ......................................24
2.1. Partie racinaire :.................................................................................................................................24
2.2. Partie aérienne : .................................................................................................................................25
3. Variation du calcium en fonction de génotype, traitement phosphaté et inoculation :.............................27
3.1. Partie racinaire :.................................................................................................................................27
3.2. Partie aérienne : .................................................................................................................................27
4. Effet de génotype, traitement phosphaté et inoculation sur les caractères morphologiques ....................28
4.1. Biomasse racinaire : ..........................................................................................................................28
4.2. Biomasse aérienne : ...........................................................................................................................29
5. Effet de déficience sur l’efficacité d’utilisation du P (PUE) par les plantes ............................................30
Discussion ........................................................................................................................................................32
Conclusion et perspectives ...............................................................................................................................37
Références bibliographiques ............................................................................................................................39
Annexes
Listes abréviations :

µM micro mole.

µm micromètre.

Ca calcium.

CAP Phosphate tricalcique.

Cm centimètre.

D Déficient en phosphore.

EDTA Éthylène Diamine Tétra-Acétique.

FSN Fixation symbiotique de l'azote.

G gramme.

h heure.

H+ proton.

H2PO4- ion dihydrogéno- phosphate.

ha hectare.

HNO3 acide nitrique.

HPO4-2 ion monohydrogéno- phosphate.

K Potassium.

Kg kilogramme.

M mole.

Ml millilitre.

Mm millimètre.

N azote.

Nm nombre minimum.

NS sans souche.
P phosphore.

ppm partie par million.

Qx quintaux.

S avec souche.

TSP Triple Super Phosphate.

PUE efficacité d’utilisation du phosphore


Listes des figures

Figure 1 : Représentation des Feuilles d’arachide. .............................................................................................6


Figure 2 : fleurs d'arachide. ................................................................................................................................8
Figure 3 : Gousses et Graines des arachides ......................................................................................................9
Figure 4 : Représentation d’une plante d’arachide .............................................................................................9
Figure 5 : floraison d'arachide et pied d’arachide à maturité. ..........................................................................11
Figure 6 : Dialogue moléculaire entre les Rhizobia et les légumineuses. ........................................................15
Figure 7: Localisation des génotypes étudiés . ................................................................................................20
Figure 8 : Variations de phosphore racinaire en fonction de génotypes, traitement phosphaté et inoculation.
..........................................................................................................................................................................23
Figure 9 : Variations de phosphore aérienne en fonction de génotypes, traitement phosphaté et inoculation. 24
Figure 10 : Variation du N racinaire en fonction de génotypes, traitement phosphaté et inoculation. ...........25
Figure 11 : Variation du N aérienne en fonction de génotypes, traitement phosphaté et inoculation. ...........26
Figure 12 : Corrélation entre les valeurs de phosphore racinaire et les valeurs de l’azote racinaire. ...............26
Figure 13: variation de calcium racinaire en fonction de génotypes, traitement phosphaté et inoculation. .....27
Figure 14 : variation de calcium aérienne en fonction de génotypes, traitement phosphaté et inoculation. ....28
Figure 15 : la variation de la biomasse racinaire en fonction de génotype, traitement phosphaté et inoculation.
..........................................................................................................................................................................29
Figure 16 : la variation de la biomasse aérienne en fonction de génotype, traitement phosphaté et
inoculation. .......................................................................................................................................................30
Figure 17 : Variation des valeurs de PUE en fonction de l’apport phosphorique; de l’inoculation et de
génotypes. .........................................................................................................................................................31
Liste des tableaux

Tableau 1 : Comparaison des caractères agronomiques de trois types d’arachide. ............................................5


Tableau 2 : Besoins de l’arachide en éléments minéraux .................................................................................12
Tableau 3 : Les superficies des productions et rendements de la culture d'arachide au cours de l'année 2005
en Algérie .........................................................................................................................................................13
Tableau 4 : Caractéristiques des génotypes d’arachide cultivés.......................................................................21
Tableau 5: Description des traitements ............................................................................................................22
Résumé

Le but de ce travail est de mettre en évidence, les réponses adaptatives à la déficience en phosphore
de cinq génotypes d’arachide, de traitement de phosphate tricalcique (CAP) et le super phosphate
(TSP) et de l'inoculation par la souche de Bradyrhizobium sp., dans l’objectif de caractériser les
génotypes les plus efficientes vis-à-vis de l’utilisation du phosphore et révéler une association
efficace avec la souche.
Les résultats obtenus montrent que parmi les génotypes étudiés; les génotypes du Sud étaient plus
efficaces par rapport à l’utilisation du phosphore dans sa forme insoluble (CAP) même si en
absence de la souche de Bradyrhizobium sp. Les effets de la déficience en phosphore se manifestent
par une augmentation de la biomasse sèche de la partie aérienne, du phosphore total prélevé par la
plante et de l’efficacité de l’utilisation du phosphore par la plante.
Dans cette présente étude, il a été constaté que l’inoculation et la variabilité génétique du matériel
végétal, en particulier, ont permis d’améliorer la tolérance d’arachide à la déficience en phosphore
du sol.

Mots clés : Déficience, phosphore, Arachis hypogea L., Rhizobium, inoculation, génotype, efficience.
Abstract

This study highlighting the adapted responses of five genotypes of peanuts to the deficiency of
phosphorus. Hence various treatment are used; the treatment of tricalcic phosphorus (CAP), super
phosphorus (TSP) and inoculation by strain Bradyrhizobium sp. ; in order to identify the efficient
genotype against the use of phosphorus and building up an association with the strain.

The results obtained are among the various genotypes studied only the south ones are more efficient
in using phosphorus in its form even soluble even the absence of Bradyrhizobium sp. Thus the
outcomes of this deficiency well manifested in increase of dry biomass of aero part as well as the
quantity of absorbed phosphorus by the plant, the utilization efficiency of phosphorus by plant.

Inoculation and genetic variety especially of subject vegetable permit the adaptation with the
deficiency phosphorus soil.

Key words: Deficiency, phosphorus, Arachis hypogea L., Rhizobium, inoculation, genotype, efficiency.
‫ملخص‬
‫سالالخ مه‬ ‫انٍذف مه ٌزي انذساسح ٌُ انثحث عه االسرجاتاخ انركيفيح نىقص انفُسفُس نخمسح‬
‫انفُل انسُداوي‪ ،‬حيث عُنجد بفُسفاخ ثالثي انكانسيُو )‪َ (CAP‬انسُتش فُسفاخ )‪(TSP‬‬
‫َانرهقيح تانثكريشيا ‪َ ، S‬رنك تٍذف ذميض األوماط األكثش كفاءج مع اسرخذاو انفُسفُس انغيش قاتم‬
‫نهزَتان ‪َ.‬أظٍشخ انىرائج أن مه تيه انسالالخ انمذسَسح ‪ ،‬كاود السالالخ انجىُتيح أكثش فعانيح‬
‫)‪ (CAP‬حرى نُ في حانح عذو َجُد‬ ‫مقاسوح مع اسرخذاو انفُسفُس في شكم غيش قاتم نهزَتان‬
‫نٍُائي‪،‬‬ ‫انثكريشيا ‪. S‬آثاس وقص انفُسفُس ذجهى في صيادج انكرهح انحيُيح انجافح في انجضء ا‬
‫انفُسفُس انممرص مه قثم انىثرح َكفاءج اسرخذاو انفُسفُس مه طشفٍا‪ .‬في ٌزي انذساسح‪َ ،‬جذ أن‬
‫انرهقيح َانرثايه انُساثي‪ ،‬عهى َجً انخصُص‪ ،‬قذ يحسه مه مقاَمح وثرح انفُل انسُداوي نىقص‬
‫انفُسفُس في انرشتح‪.‬‬

‫الكلمات المفتاحية ‪ :‬وقص انفُسفُس‪ ،‬انفُل انسُداوي‪ ,Rhizobium ،‬انرهقيح‪ ،‬انرشاكية انُساثيح‪ ،‬فعانيح‪.‬‬
Introduction général

Introduction

Les légumineuses à graines restent toujours une part importante de l’alimentation particulièrement
dans les pays en développement où elles sont la principale source de protéines pour l’homme
(Broughton, 2003; Kangfu, 2011). Citons le haricot (Phaseolus vulgaris) en Amérique Latine, le
Pois chiche (Cicer arietinum), la lentille (Lens culinaris) et la fève (Vicia faba) dans le bassin
méditerranéen, le soja (Glycine max) en Asie sans oublier l’arachide (Arachis hypogea) et le pois
(Pisum sativum) dans le monde entier (FAO, 2009). En outre de l’alimentation animale (soja,
luzerne, féverole…), elles constituent aussi une source importante d’huiles végétales (arachide) et
de bois de qualité (bois de rose, ébène) (Faghire, 2012).
En effet, différents microorganismes sont capables de fixer l'azote atmosphérique tels que les
microorganismes libres (Azospirillum, Azotobacter) et des endophytes fixateurs associés par
exemple à la canne à sucre et au blé. D'autres microorganismes fixent l'azote atmosphérique en
symbiose avec un végétal supérieur comme la symbiose légumineuse-Rhizobia, qui représente la
majeure partie des symbioses fixatrices d'azote (Eardly et al., 1995; Zahran, 1999 ; Moushine et
al., 2007).

Dans le bassin méditerranéen, la symbiose légumineuse-Rhizobia est une composante importante de


cet agrosystème vu ses intérêts agronomiques, économiques et écologiques (FAO, 2009). En effet,
cette symbiose pourrait, lorsqu’elle fonctionne bien, assurer une nutrition azotée adéquate aux
plantes et garantir une production convenable permettant ainsi aux agriculteurs d’épargner le coût
des fertilisants chimiques et soulager l’environnement de leur pollution (Faghire et al., 2011).
Cependant, ce processus naturel est affecté par plusieurs contraintes abiotiques qui réduisent son
efficacité telles que les variations de température, la déficience des sols en éléments minéraux,
l’acidité des sols, la toxicité due à certains éléments tels que le manganèse et l’aluminium, le stress
hydrique et la salinité (Dita et al., 2006 ; Borucki et Sujkowska, 2008 ; Cesar et al., 2011).

La symbiose qui nous intéresse est l’association Arachis-Rhizobia. En effet, l’arachide est
particulièrement cultivée dans les régions arides et semi-arides d’Afrique. Sa culture prend de
l’ampleur en Algérie. Son succès réside dans le fait que c’est une plante oléoprotéagineuse aux
nombreuses utilisations alimentaires et fourragères (Rusli et al., 1998 ; Bado, 2002).
En Algérie la culture d‘arachide malgré son importance économique n’est pas pratiqué à grande
échelle ce qui a imposé sa grande importation. La culture d'arachide n'a pas connu d'évolution
significative depuis 1998 tant sur le plan des superficies cultivées que des productions. Les wilayas
productrices sont en nombre de cinq parmi lesquelles trois sont localisées au niveau du Sud. Dont la

Page 1
Introduction général

wilaya de Ghardaia (la région de Sebseb) occupe la deuxième place (Anonyme, 2005). Certains
travaux indiquent que l’arachide fixerait environ 10 à 16 kg ha-1 dans l’atmosphère soient 37 à 47%
de son azote total (Rusli et al., 1998 ; Bado, 2002).

Cependant, le phosphore constitue un autre facteur limitant majeur. En effet, le phosphore intervient
dans la majorité des grands cycles biochimiques. Il participe également à de nombreuses réactions
métaboliques de la plante, comme la respiration et la photosynthèse...etc. De même il stimule la
croissance des racines et améliore la fixation de l’azote des légumineuses (Zapata et Roy, 2004).
Le problème du phosphore dans les sols a donné lieu à un nombre considérable d’études, d’une part
en raison de l’importance de cet élément comme facteur limitant, d’autre part en raison de la
complexité des relations entre les ions phosphoriques et les divers constituants du sol (Arakrak et
al., 2006).

C’est dans ce contexte que s’inscrit le présent travail et qui a pour objet l’étude des réponses
morphologiques et biochimiques de cinq génotypes d’arachide vis-à-vis deux formes de phosphate
(soluble et insoluble) ainsi que l’effet de l’inoculation d’une souche rhizobienne spécifique à
l’arachide en l’occurrence la souche Bradyrhizobium sp. sur ces réponses.

Page 2
Chapitre I Généralités sur la culture d’arachide

Chapitre I : Généralités sur la culture d’arachide (Arachis hypogaea L.)

1. L’arachide (Arachis hypogaea L.)

L’arachide (Arachis hypogaea L.), légumineuse originaire d’Amérique du Sud est l’un des
oléagineux les plus cultivés dans le monde. Sa production donne lieu à une intense activité de
transformation industrielle pour la fabrication d’huile destinée à la consommation et de tourteau
utilisé en tant qu’aliment de bétail. L’arachide est également une culture vivrière et, à ce titre, elle
intervient pour une large part dans la couverture des besoins alimentaires des populations. Ses fanes
constituent un excellent fourrage pour le bétail (Doucoure, 1999).

1.1. Origine et Historique de la culture

Selon HIGGINS (1951), l'arachide serait originaire d'Amérique du Sud, de la région du Grand
Chaco (Paraguay et Paraná). La littérature rapporte son existence dès le 16ème siècle, mais ce n'est
qu'au cours de 17ème siècle que cette plante fut signalée dans la plupart des pays tropicaux du
monde (côtes d'Afrique, Jamaïque, Asie, îles du Pacifique) (Gillier et Silvestre, 1969). D’après ces
auteurs, les portugais auraient introduit l'arachide au début du 16ème siècle sur la côte occidentale
d'Afrique, alors quelques espagnols le firent, à peu près à la même époque, aux Philippines, à partir
de la côte Ouest du Mexique. Dès là, cette culture se serait étendue vers la Chine, le Japon, le Sud-
est Asiatique, l'Inde et l'Australie. Et c'est probablement à partir du Sri Lanka, ou de la Malaisie,
qu’elle aurait ensuite atteint Madagascar et la côte orientale d'Afrique (Subbarao, 1987).

1.2. Systématique

Les arachides (Arachis hypogaea L.), appartiennent à la famille des Fabacées, sont des
légumineuses annuelles autogames, de 30 à 70 cm de haut, érigées ou rampantes, à croissance
continue dont le fruit mûrit en terre. Leur cycle végétatif est de 90 à 150 jours pour les variétés les
plus tardives; de la famille des légumineuses et de la sous famille des papilionacées, l'arachide,
Arachis hypogaea; doit son nom à Linné (1753) (Cheikh Thiaw, 2008).

1.2.1. Classification botanique de l’espèce


Règne : Plantae

Sous règne : Tracheobionta

Division : Magnoliophyta

Classe : Magnoliopsida

Page 3
Chapitre I Généralités sur la culture d’arachide

Sous-classe : Rosidae

Ordre : Fabales

Famille : Fabaceae

Sous-famille : Faboideae

Genre : Arachis

Espèce : hypogaea

Nom binomial : Arachis hypogaea Linné, 1753 (Cheikh Thiaw, 2008).

1.3. Types et variétés cultivés

Les diverses variétés d’arachide peuvent être reconnues d’après leurs caractères génétiques: par la
dimension et la forme des gousses, les ornementations, le nombre des graines par gousse ou encore
Il a couleur du tégument séminal (Mihindou, 2000).
On distingue quatre classes selon les dimensions des gousses:
* gousses très grosses (plus de 20 mm).
* gousses grosses (15 à 20 mm).
* gousses moyennes (10 à 15 mm).
*gousses petites (moins de 10 mm).
Les gousses présentent une à plusieurs constrictions ou ceintures, plus ou moins maquées qui
séparent les graines sur les faces ventrales ou dorsales l’extrémité distale de la gousse présente un
bec de forme variée (Mihindou, 2000).
L’ornementation des gousses dessine des réticulations plus ou moins accentuées.
La couleur du tégument séminal peut être blanche, rose, rouge, jaune violacée, noire et même rouge
(Mihindou, 2000) (Tableau 01).

Page 4
Chapitre I Généralités sur la culture d’arachide

Tableau 1 : Comparaison des caractères agronomiques de trois types d’arachide.

Genre Arachis

Espéce hypogeae

Sous-espéce hypogeae Fastigiata

Variétés hypogeae Vulgaris Fastigiata

Types Virginia Spanish Valencia

Port Erigé/Rampant Erigé Erigé

Ramification Alternée Séquentielle Séquentielle

Fleurs sur tige Non Oui Oui


principale

Couleur feuillage Vert foncé Vert clair Vert clair


Cycle 120-140jours. 90jours. 90jours.
Dormance
Oui Non Non
Gousses (cavités) 2 cavités 2 cavités 3-4 cavités

(Stephanie, 2010)

1.4. Morphologie

1.4.1. Description

L'arachide est une légumineuse, plante annuelle à fleurs jaunes de 20 à 90 cm de hauteur. La plante
sait résister à la sécheresse et à la chaleur mais il lui faut un sol bien drainé. Elle vient à maturité en
100 jours environ dans un climat chaud, ce qui la rend particulièrement adaptée à la saison des
pluies. L'habitude veut que l'on plante l'arachide en même temps avec d'autres cultures, comme le
sorgho, le millet, les pois sauvages, le coton et les légumes (Patrick, 2008).

Page 5
Chapitre I Généralités sur la culture d’arachide

[Link]. La tige

L’arachide cultivée présente pour certaines variétés un port érige ou un port rampant pour d’autres.
La tige principale et les ramifications primaires peuvent avoir de 0.20 à 0.70 m de long, selon les
variétés et les conditions du milieu. Les ramifications sont toujours herbacées de couleur vert clair,
vert sombre ou plus ou moins pourpre (Gillier., 1969).
La tige est vert cylindre porte des poils fine, Elle constituée des nœuds et entre nœuds petites
proportionnelles (Debbabie & Shafchak, 2008).

[Link]. Les feuilles

Elles sont pennées et possèdent 4 folioles. Ces folioles sont de forme ovales, opposées par paire et
de couleur verte plus ou moins foncée. Elles sont portées par un pétiole de 4 à 9 cm de long. A la
base de ce pétiole, on trouve 2 stipules longs de 2 à 3 cm, soudés partiellement au pétiole et
engainant la tige. Les feuilles présentent une position diurne et une position nocturne. Le jour, les
feuilles sont bien dressées et les folioles largement ouvertes. La nuit, les pétioles se courbent vers le
sol et les folioles se rapprochent deux à deux. Les variations de l’organisation foliaire donnent
occasionnellement des feuilles à cinq, trois, deux ou une foliole (Abdoul Habou, 2003).

Figure 1 : Représentation des Feuilles d’arachide (Faye, 2009).

[Link]. Les racines

Le système radiculaire est forme d’un pivot central qui peut s’enfoncer a plus de 1.30 m dans le sol
et de racines latérales qui prennent naissance au niveau de ce pivot. Les ramifications aériennes, au
Page 6
Chapitre I Généralités sur la culture d’arachide

contact du sol, donnent naissance à des racines adventives. Les nodules apparaissent 15 jours après
la levée permettant ainsi la fixation d’azote. Le système radiculaire ne comporte pas de poils
absorbants. L'absorption de l'eau et des sels minéraux se fait surtout par le parenchyme cortical des
radicelles (Gillier, 1969).

[Link]. L’inflorescence et les fleurs

L’inflorescence de l’arachide se présente sous forme d’épis de trois a cinq fleurs. Les fleurs sont
jaunes, papilionacées et sessiles. L’arachide possède deux sortes de fleurs: fleurs aériennes et fleurs
souterraines.
a) Les fleurs aériennes
Elles sont ainsi constituées de:
 le calice : constituée de 5 sépales vert clair dont 4 sont soudés et un libre. Les sépales se
prolongent à leur base en un pédoncule floral.
 La corolle : qui est composée d’un et en dard jaune citron et deux ailes en coquilles jaune
citron.
 L’androcée: constituée de 8 étamines dont 4 ont une anthère sphérique et 4 une anthère
allongée à déhiscence longitudinale.
 Le gynécée : comprend un ovaire à un seul carpelle, un style fin et très long et des stigmates
plumeux (Ibra, 1988).

b) Les fleurs souterraines

Ces fleurs existent chez toutes les variétés d'arachide mais elles sont exceptionnelles chez les
arachides tardives (3 a 4 % pieds seulement).elle sont fréquentes chez variétés hâtives et se
rencontrent sur 90% des plantes (Ibra, 1988).

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Chapitre I Généralités sur la culture d’arachide

Figure 2 : fleurs d'arachide (Fonceka, 2010).

[Link]. Le Fruit

Après fécondation, la fleur se fane et la base de l’ovaire s’allonge pour former un long pédoncule
appelé gynophore qui s’enfonce dans le sol ou se forme un fruit appelle coque composé d’une
gousse qui contient une a cinq graines. La coque ou péricarpe comprend un exocarpe, un mésocarpe
sclérenchymateux et un endocarpe parenchymateux. Les graines sont de dimensions, de formes et
de couleurs variées selon les variétés; leurs poids peuvent varier entre 0.2 et 2 g. La forme peut être
sphérique, elliptique ou plus ou moins allongée avec une partie souvent aplatie dans la zone de
contact avec la graine voisine, la couleur de tégument séminal est blanche, rose, rouge ou violacée
(Abdoul Habou, 2003). Ce sont des gousses ovoïdes ou cylindriques longues de 1 à 8 cm et large
de 0,5 à 2 cm. Les gousses sont groupées à la base du pied pour les variétés à port érigé, ou
réparties le long des rameaux pour les variétés rampantes (Ibra, 1998).

[Link]. Les Graines

On trouve de 1 à 5 par gousse. Elles sont formées:


* D'un tégument séminal rosé ou saumon, parfois plusieurs couleurs.
* D'une amande comportant deux cotylédons gorgés de matières grasses.
* D'un embryon que l'on distingue facilement.
Leur poids varie de 0,2 à 2 g. La proportion des graines par rapport au poids de la gousse entière
varie de 68 à 80%. La faculté germinative des arachides en gousse dure au moins un an (Hubert,
2000).

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Chapitre I Généralités sur la culture d’arachide

Figure 3 : Gousses et Graines des arachides (Abdoul Habou, 2003).

La graine de cacahuète contient des protéines et elle est riche en acides gras non satures représentes
par 60 % d’acide oléique et en magnésium. Elle est également bien pourvue en potassium, en fer, en
phosphore et en vitamines (Ah-leung et al., 2003).

Figure 4 : Représentation d’une plante d’arachide (Rakotoarimanana, 2010).

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Chapitre I Généralités sur la culture d’arachide

1 : feuille composée de 4 folioles, 2 : fleur, 3 : hypanthe, 4 : gynophore, 5 : gousse, 6 : bec de la


gousse, 7 : constriction ; 8 : tégument de la graine, 9 : graine sans tégument, 10 : cotylédon portant
l’hypocotyle, l’epicotyle et la radicule (Fonceka, 2010).

1.5. Cycle de vie

1.5.1. Phase végétative

a) Phase de germination

La graine gonfle. Dès qu'elle se trouve en contact avec l'humidité. 24 à 48 heures après sa mise dans
le sol, la radicule apparaît 5 à 6 jours après le semis, la graine arrive au niveau de la surface du sol
et les cotylédons s'ouvrent, La germination est hypogée.
La germination se déroule en plusieurs étapes : absorption d’eau, activation des enzymes,
croissance de l’embryon, rupture de la testa, allongement et émergence de la radicule, croissance du
bourgeon terminal et de l’axe embryonnaire (Mayeux, 2001).

b) Phase de croissance

La tige principale commence par croître lentement. Lorsqu'elle atteint 2 à 3 cm de long, les deux
rameaux cotylédonaires apparaissent à la base. Un peu plus tard, deux autres rameaux apparaissent
en croix par rapport aux précédents. Les premières nodosités apparaissent sur les racines 3 semaines
environ après la germination. Les cotylédons persistent très longtemps et se présentent comme deux
petits moignons ridés. Les courbes de croissance présentent deux points intéressants où elles
changent de pente. Un premier point correspondant a l’apparition des premières fleurs et un second
se situe au moment ou les plantes portent de nombreux gynophores (Gillier, 1969).

1.5.2. Phase de floraison

Elle commence en général de 20 à 40 jours après la levée. Elle peut se prolonger durant 2 à 3 mois.
Cette durée dépend beaucoup de l'humidité du sol. La phase de floraison utile, c'est-à-dire la durée
d'émission de fleurs qui donneront de gousses mûres, dure de 15 à 20 jours en moyenne. La quantité
de fleurs donnant naissance à des gynophores et à des fruits est variable dans le temps ; ce sont en
général les fleurs formées durant les deux ou trois premières semaines de floraison qui sont les plus
utilisées pour former les gynophores. Une forte humidité permet la pénétration du gynophores dans
le sol et stimule la fructification (Abdoul Habou, 2003).

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Chapitre I Généralités sur la culture d’arachide

1.5.3. La Phase de fructification

Une semaine après fécondation, la base de l'ovaire s'allonge et se dirige vers le sol. Trois conditions
sont nécessaires pour que l'arachide fructifie convenablement :

- Le gynophore s'allonge et ne s'enfonce dans le sol que pour une humidité minimum de l'air et du
sol.
- L'obscurité est nécessaire pour que les gynophores développent une gousse à leur extrémité. A la
lumière, l'ovaire ne se développe pas.
- Le sol et l'eau du sol doivent contenir un pourcentage minimum d'oxygène d'où l'utilité des sols
légers et des binages fréquents (Gillier, 1969).

1.5.4. Phase de maturation

L'arachide est une plante annuelle. La plupart des variétés mettent en moyenne 4 mois pour
accomplir leur cycle végétatif (Hubert, 2000).

Figure 5 : floraison d'arachide et pied d’arachide à maturité (Rakotoarimanana, 2010).

1.6. Exigences culturales

Le sol à textures légère, meuble et perméable, en particulier le limono-sableux est celui qui convient
le mieux à la culture d’arachide. De plus, l’arachide requiert un sol bien drainé et aéré car les
échanges respiratoires des gousses en formation sont élevés. En outre, il est important de maintenir

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Chapitre I Généralités sur la culture d’arachide

un pH du sol à un niveau quasi-neutre et un rapport Ca/K < 3 pour assurer un meilleur


développement de la plante (Rakotoarimanana, 2010).

Parmi les éléments majeurs, le phosphore constitue le principal élément nécessaire à l’arachide ; il
est actif au développement et à la maturité. Les carences sont décelables par un port rabougri, des
folioles petites et une défoliation prématurée (Isra, 2003). La potasse est absorbée en grande
quantité surtout en début de la croissance. Ses carences se manifestent par une chlorose
périphérique et parfois inter-veineuse de folioles qui prend une forme incurvée caractéristique.
D’autres éléments intervenant dans : la croissance des coques et des graines (le calcium) ; la
résistance aux maladies cryptogamique (le soufre) et coloration des feuilles et augmentation du
nombre et poids des nodosités (le molybdène), sont aussi indispensables (Shilling ,1996 ; Gillier,
1969 in Abdoul Habou, 2003). Par ailleurs, les oligo-éléments interviennent principalement au
niveau de la photosynthèse, la symbiose rhizobienne et la qualité semencière des graines (Biteghe,
1999). En effet, on peut résumer les principaux besoins en éléments minéraux dans le tableau 2.

Tableau 2 : Besoins de l’arachide en éléments minéraux

Nature Nombre d’unité (U/Ha)

N 33

P 67

K 50
(ITDAS, 1993)

1.6.1. Situation de la culture de l’arachide en Algérie

La culture d'arachide n'a pas connu d'évolution significative depuis 1998 à 2005 tant sur le plan des
superficies cultivées que des productions. Les wilayas productrices sont en nombre de cinq parmi
lesquelles trois sont localisées au niveau de Sahara.

La wilaya d'El – Taref est la plus productrice avec une production de 20.000 qx avec une superficie
de 2500 ha en 2005. Elle est suivie par la wilaya de Ghardaia qui affiche une production de 9000
qx pour une superficie de 520 ha. Ainsi, cette culture est marginalisée en Algérie par rapport aux
autres cultures et les agricultures lui accordent peu d’importance, ce qui implique son importation
(Anonyme, 2005).

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Chapitre I Généralités sur la culture d’arachide

Tableau 3 : Les superficies des productions et rendements de la culture d'arachide au cours de l'année
2005 en Algérie (Anonyme, 2005).

WILAYA Arachide

Superficie (ha) Production (qx)

El taref 2500 20000

Ghardaia 520 9000

El oud 687 8530

Adrar 224 3060

Skikda 150 2100

2. Symbiose rhizobienne chez l’arachide

La symbiose rhizobium/légumineuse est un processus indispensable à la plante pour acquérir


l’azote sous forme réduite, mais aussi aux Rhizobia pour obtenir les nutriments nécessaires à leur
développement (Raven et al., 2000). Dans les associations symbiotiques, la plante représente l’hôte
et le partenaire bactérien le symbionte. Chez les légumineuses, les Rhizobia s’installent dans les
racines des plantes. Le végétal fournit des matières nutritives à la bactérie et celle-ci capte l’azote
de l’air et le donne à son hôte (Pousset, 2003). L’optimisation de la symbiose entre les
légumineuses et le microsymbionte exige la présence dans la rhizosphère de souches compatibles,
compétitives et infectives qui sont hautement effectives pour la fixation de l’azote et présentes en
nombre suffisant pour maximiser la nodulation (Vessey et Chemining, 2006).

2.1. Rhizobium

On appelle communément Rhizobia toutes les bactéries qui sont capables d’induire la formation de
nodosités racinaires, capables de fixer et de réduire l’azote moléculaire en ammoniac directement
assimilable chez les légumineuses. Ce sont des bactéries en forme de bâtonnets de 0.5 à 0.9 sur 1.2
à 3.0 µm, Gram négatif et aérobies. Ils sont généralement mobiles par une ciliature polaire ou

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Chapitre I Généralités sur la culture d’arachide

péritriche. Ils forment des colonies incolores, blanches ou de couleur crème, sur milieu de culture
contenant du mannitol et de l’extrait de levure (Prescott et al., 2003; Duhoux et Nicole, 2004).

Les souches de rhizobium associées à l’arachide appartiennent au genre Bradyrhizobium dans


lequel plusieurs espèces sont actuellement reconnues, Bradyrhizobium japonicum (Jordan, 1982)
Bradyrhizobium elkanii (Kuykendall et al., 1992), Bradyrhizobium liaoningense (Xu et al., 1995)
ces trois espèces nodulent le soja.

Une nouvelle espèce Bradyhizobium yuanmingene a été isolée du genre Lespedeza (Yao et al.,
2002 ; Euzéby et Findall, 2004). Les autres espèces reconnues de ce groupe sont Bradyrhizobium
betae (Rivas et al., 2004) et Bradyhizobium canariense (Vinuesa et al., 2005). D’autres souches à
croissance lente nodulant Arachis hypogea (Urtz et Elkan, 1996), Lupinus (Barrera et al., 1997),
Astragalus, Oxytropis et Onobrychis (Laguerre et al., 1997), Amphicarpaea (Sterner et Parker,
1999) et autres sont encore non classées .elles sont désignées aussi par Bradyrhizobium sp, Suivi du
genre de la plante hôte entre parenthèse.

Par ailleurs, des travaux ont montré que l’arachide est également nodulée par des souches à
croissance rapide (Taurian et al., 2006).

2.2. Mise en place de la nodulation

Pour initier une symbiose, les bactéries et leur plante hôte doivent d’abord se reconnaître. Il s’agit
donc tout d’abord d’un échange de signaux entre la plante hôte et son futur symbionte. Ce dialogue
moléculaire fait intervenir chez la plante des flavonoïdes induisant l’expression de gènes chez la
bactérie, conduisant notamment à la production des composés lipochito-oligosaccharidiques, les
facteurs Nod à l’origine de nombreux changements développementaux observés lors des premières
étapes du développement nodulaire chez la plante hôte (Brencic et Winans, 2005 ; Vernié, 2008)
(figure 6).

Page 14
Chapitre I Généralités sur la culture d’arachide

Figure 6 : Dialogue moléculaire entre les Rhizobia et les légumineuses (Brencic et Winans, 2005).

(1) Les racines de la plante hôte sécrètent des flavonoïdes. (2) Les flavonoïdes sont perçus par les
Rhizobia et activent la protéine NodD à l’origine de la transcription des gènes Nod. (3). Les gènes
Nod permettent la synthèse et l’excrétion des facteurs Nod. (4) Les facteurs Nod sont perçus par les
racines de la plante et induisent les premières réponses morphogénétiques à l’origine de la
formation des nodules.

3. Le phosphore

3.1. La déficience en phosphore : aspects physiologiques et agronomiques

L'application des engrais phosphatés est essentielle pour réduire au minimum les pertes de
rendement. La fertilisation phosphatée a augmenté de 900 millions de tonnes en 1913 jusqu’à 17000
millions de tonnes dans les années 1980 dans le monde (Hart et al., 2004). Cette dernière
augmentation est due, d’une part, à la croissance de la population mondiale qui devrait atteindre 6
milliards d’habitants d’ici 2020 (Zapata et Roy, 2004), d’autre part, la majeure partie du P
appliquée au sol est immobilisée sous formes indisponibles difficilement utilisables par la plante
(Hash et al., 2002). Ainsi, certains experts pensent que les ressources en minerais de phosphate
risquent de s’épuiser d’ici 60 à 80 années (Liu et al., 2004).

3.2. Le phosphore dans la plante : forme et fonction

La matière sèche de la plante renferme environ l% de phosphore. Au niveau de la plante, le P se


répartit entre un pool métabolique, situé dans le cytoplasme et les chloroplastes et un pool non
métabolique dit de réserve, sous forme inorganique au sein des vacuoles (Etchebest, 2000). Ses
rôles métaboliques sont :

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Chapitre I Généralités sur la culture d’arachide

 Structural, entrant dans la constitution de phospholipides et acides nucléiques (pont stable entre
deux chaînes carbonées, estérifiées sur un groupe hydroxyle d’une chaîne carbonée);
 Energétique par le haut potentiel que le phosphoryle confère à certaines molécules (ATP) ;
 Régulateur des voies métaboliques par sa répartition entre chloroplaste et cytoplasme.
Ainsi, le phosphore permet la formation correcte des graines (des quantités importantes de
phosphore sont stockées dans les semences sous forme de phytine) et accélère leur maturation. En
effet, le niveau de l’approvisionnement en phosphore pendant les étapes reproductrices règle la
partition des photosynthétats entre les feuilles-sources et les organes reproducteurs (Zapata et Roy,
2004).
Les plantes montrent un retard de croissance sous l’effet de la déficience en P, qui se manifeste
souvent par une couleur vert foncé (concentration plus élevée en chlorophylle) et une coloration
rougeâtre (augmentation de la production d’anthocyanes) (Zapata et Roy, 2004).

3.3. L’état du phosphore du sol

Le P dans le sol existe sous deux formes principales (minérale et organique) qui se répartissent
selon deux phases : phase liquide (le P en solution) ; phase particulaire (le P lié à la phase solide)
(Mengel et Kirkby, 2001).

La phase liquide, où les ions sont dissous, correspond à une absence de liaison avec les constituants
du sol (Jaillard et Hinsinger, 1993). Sous la dénomination d’ions phosphates, on désigne deux
formes d’ions : H2PO-4 et HPO4-2 qui sont en équilibre et dont leur disponibilité dépend du pH. La
concentration du P minéral dissous dans la solution du sol est comprise entre 0.08 et 2.31 mg de P
par l litre, soit quelques dizaines à quelques centaines de grammes de phosphore par hectare (Morel
et al., 2000).

Le phosphore inorganique est très peu soluble dans le sol du fait de l’existence de liaisons de forte
énergie. Sa concentration dans la solution du sol est souvent inférieure à 2 à 10 μmol L-1 (Jaillard
et al., 1993). En conséquence, le phosphore est l’un des 6 macronutriments (N, P, K, Ca, Mg et S)
les plus inaccessibles du sol. Plus de 90% du phosphore total est sous forme insoluble (Mengel et
Kirkby, 2001).

Dans les sols calcaires, le phosphore est complexé par le carbonate de calcium et de magnésium
(Ström et al., 2005). Dans les sols acides le phosphore est complexé par les hydroxydes de fer et
d’aluminium (Ligaba et al., 2004).

Page 16
Chapitre I Généralités sur la culture d’arachide

3.4. Biodisponibilité de phosphore et son prélèvement par la plante

On entend par biodisponibilité du P, la fraction du P susceptible d’être prélevée par la plante.


L’évaluation quantitative et mécaniste de cette fraction devient délicate lorsqu’on s’intéresse à la
diversité des formes de P ajoutée à la multiplicité, la diversité et l’interactivité des mécanismes
impliqués dans la régulation du transfert des ions P dans le système sol-solution racine (Mollier et
Pellerin, 1999). Parmi ces mécanismes, on peut distinguer par ordre d’importance:

- L’abaissement de la concentration des ions P à la surface de la racine suite à son absorption


conduisant à la création d’un gradient entre cette surface, la solution du sol et sa phase solide.

- Le déplacement des ions P par diffusion dans la solution du sol suite à l’existence de ce gradient
de concentration (Jungk et al., 1993).

- Le flux de convection de l’eau du sol (mass flow) associé à la transpiration des cultures. Ce
transport est considéré négligeable compte tenu de la faible concentration du P dans la solution
(Jungk et Claasen, 1997).

- Les dissolutions de P précipité par modification du pH et/ou des propriétés rédox et d’autres
réactions de complexassions par exsudation de composés organiques.

- La production d’enzymes (phosphatases et phytases) par les racines et les microorganismes


capables de dégrader les composés organiques et de libérer ainsi les ions de P dans la solution
(Mollier et Pellerin, 1999).

3.5. Conséquence de la déficience en phosphore sur la plante

En réponse aux niveaux constamment bas de P disponible dans la rhizosphère, la plante développe
des mécanismes morphologiques, physiologiques, biochimiques fortement spécialisés pour acquérir
et utiliser le P de l'environnement. Les conséquences finales de ces modifications augmentent la
disponibilité de P dans la rhizosphère, ainsi que son prélèvement par la plante (Raghothama,
1999).

3.5.1. Modification morphologique

En général et en conditions de carence en phosphate, plusieurs modifications morphologiques vont


permettre à la plante de s’adapter à ces conditions (Raghothama, 1999), parmi ces dernières :
- Augmentation du rapport partie souterraine-partie aérienne.

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Chapitre I Généralités sur la culture d’arachide

- Changements de la morphologie et de l'architecture des racines avec une augmentation de nombre


des poils racinaires.
- Prolifération ; élongation de poils racinaires.
- Formation des protéides racinaires.

3.5.2. Modification physiologique

a) Influence sur la croissance du système racinaire et aérienne

Des travaux montrent que la déficience en P affecte les paramètres de croissance chez les
légumineuses. Bien que, la croissance racinaire est beaucoup moins affectée entraînant en terme de
matière sèche, une diminution du rapport parties aérienne /racinaire (Bernal et al., 2005; Alkama,
2010). Ainsi, chez le haricot, ce rapport se baisse de 5 chez les plantes en conditions de suffisance
en P, tandis qu’il se baisse de 1,9 en cas de déficience.

De même, la carence prolongée en P des racines induit la formation de radicaux libres et la


modification de la composition de la membrane cytoplasmique en phospholipides (Tang et al.,
2001).

b) Influence sur les nodosités

Les nodosités constituent des puits importants pour le P en lien avec le coût énergétique élevé de la
fixation symbiotique de l’azote. En effet, il est bien établi que la biomasse nodulaire est fortement
corrélée à la disponibilité en P de la plante (Alkama, 2010). La carence en P diminue le nombre de
nodosités par plante (Mullen et al., 1988) et/ou la masse individuelle des nodosités (Gunawardena
et al., 1992).
Dans le cas des légumineuses, les plantes symbiotiques exigent plus de P que les non symbiotiques,
car environ 20% du P total de la plante est assigné aux nodules (Gunawardena et al., 1992). Par
rapport aux autres organes végétaux, la concentration en P dans les nodules reste supérieure et
moins affectée par la déficience en P (Graham et Vance, 2003).

3.5.3. Modification biochimique

Les changements dans les processus biochimiques qui se produisent dans les cellules végétales sous
déficience en phosphore ont été étudiés (Plaxton, 1996).
L'induction des phosphatases acides sous la déficience en phosphore est une réponse universelle
pour les plantes supérieures (Duff et al., 1994), la production des phosphatases extracellulaires et

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Chapitre I Généralités sur la culture d’arachide

intracellulaires est considérée comme une partie intégrale de la réponse de la plante à l'insuffisance
de P (Goldstein, 1992).
Les phosphatases sont présumées pour libérer le phosphore à partir de matériaux organiques
(Goldstein, 1992; Duff et al., 1994). Les niveaux d'ATP et de l'ensemble des nucléotides sont
considérablement réduits au cours de stress phosphaté.
Cependant, la limitation de P a également comme conséquence l'activation d'une voie respiratoire
alternative provoquant ainsi une diminution du taux de la photosynthèse et de la conductivité
stomatique (Hinsinger et al., 2001).

3.5.4. Mécanisme de solubilisation de P par la souche

Dans les sols agricoles, la dissolution des phosphates inorganiques est étroitement liée à l’activité
des microorganismes du sol (Tardieux et Roche, 1966; Richardson, 2001).
En effet, on trouve dans les sols un nombre important de microorganismes du sol, incluant des
bactéries, des champignons et des algues (Berthelin et al., 1991; Goldstein, 1986; Kim et al.,
1997 ; Oehl et al., 2001 ; Sundara et al., 2002). Bien que ces microorganismes soient
généralement liés à la surface des particules de sol, c’est surtout au niveau de la rhizosphère que
leur activité est la plus élevée (Andrade et al., 1998 ; Kluepfel, 1993 ; Marschner et al., 1997).
En effet, au niveau de la rhizosphère, les exsudats racinaires, tels que les acides organiques,
constituent d’excellentes sources d’éléments nutritifs pouvant supporter la croissance des
microorganismes, ce qui explique leur densité plus forte au niveau du sol rhizosphérique que dans
le sol non rhizosphérique (Hinsinger, 2001 ; Singh et Amberger, 1998).
En effet, certaines souches bactériennes chimioautrophes tirent leur énergie de croissance de
l'oxydation de certains éléments chimiques avec production des acides (Pelmont, 1993 ; Swaby et
Fedel, 1973). Les acides produits vont faire baisser le pH du milieu et dissoudre ainsi les
phosphates naturels, entrainant en quelque sorte une production biologique du superphosphate
(Narsian et Patel, 2000).

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Chapitre II Matériel et Méthodes

Chapitre II : Matériel et Méthodes

1. Matériels

1.1. Matériel biologique

1.1.2. Matériel végétal

Le matériel végétal étudié est constitué de cinq (05) génotypes locaux d’arachide dont quartes
proviennent de la région du Sud d’Algérie (Mansoura; Sebseb; Adrar et El-Oued) et autre de la
région du Nord-Est (EL-Frine).

Figure 7: Localisation des génotypes étudiés (BAMMOUNE et BEN MESSAOUD, 2017).

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Chapitre II Matériel et Méthodes

Maturité Poids 100


Génotype Origine Groupe taxonomique
(jours) graines (g)
EL-Frine Nord d’Algérie Spanish 90-120 24-29
Mansoura Sud centre d’Algérie Virginia 120-130 38-54
Sud Est
EL-Oued Virginia 135-140 67-80
d’Algérie
Adrar Sud Ouest d’Algérie Virginia 135-140 74-82
Sebseb Sud centre d’Algérie Virginia 135-140 79-86
Tableau 4 : Caractéristiques des génotypes d’arachide cultivés

1.1.3. Souche bactérienne

Nous avons retenu une souche bactérienne à croissance lente, hautement efficiente avec l’arachide
en l’occurrence Bradyrhizobium sp.

1.1.4. Inoculation

Les semences ont été inoculées selon la méthode d’enrobage à base de tourbe stérile en utilisant la
gomme arabique comme adhésif.

1.1.5. Mise en place de l’essai et échantillonnage

La culture est conduite en pots de 13 kg contenant un sol déficient en phosphore. Le phosphore est
apporté sous deux formes : soluble (10g de triple superphosphate) et insoluble (10g de phosphate
tricalcique) pour chaque traitement (tableau 05). Avant d’être semées, les graines sont inoculées par
une souche rhizobienne isolée la région de Mansoura appartenant au genre Bradyrhizobium sp. en
utilisant la gomme arabique comme adhésif. Les graines sont semées, par la suite à raison, de 3
graines par pot à une profondeur de 3 cm. L’effet de la différence génétique du phosphore contenu
dans les graines (réserves) a été minimisé par découpage des résidus cotylédonaires après
l’émergence de la première tri-foliole. Un éclaircissage est effectué après la levée à partir duquel
seul le meilleur plant a été retenu. L’irrigation est assurée manuellement et d’une manière régulière.

L’échantillonnage a été effectué au stade de récolte (après environ 151 jours). Pour ce faire, les
plantes sont déterrées et séparées en parties aériennes, racinaires et nodules. Les différents parties
ont été lavées et séchées à l’étuve à 80°C pendant 72h. Après séchage, elles ont été pesées à l’aide

Page 21
Chapitre II Matériel et Méthodes

d’une balance de précision. Les parties aériennes et racinaires sont broyées jusqu'à obtention d’une
poudre fine servira par la suite aux différentes analyses.
Tableau 5: Description des traitements

Inoculation

NS : sans souche S2 : avec souche

Traitement de P

D : Déficient en phosphore D. NS D. S

CAP : Phosphate tricalcique CAP. NS CAP. S

TSP : Triple Super Phosphate TSP. NS TSP. S

2. Méthodes

2.1. Dosage du phosphore total dans la plante

Pour évaluer la teneur en phosphore des plantes, des échantillons de 0.5 ou de 1 g ont été calcinés
dans le four à 550 °C pendant 5 heures. Après refroidissement, les cendres obtenues ont été
récupérées dans 3 ml d’ HNO3 (Keita et Van Der Pol, 1988).

La solution obtenue a été filtrée en utilisant le papier filtre puis le filtrat a été ajusté à 250 ml par
l’eau distillée. Par la suite, nous avons procédé à déterminer les teneurs en phosphore à l’aide de
spectrophotomètre UV-visible à 460nm (Murphy and Riley., 1962) (Annexe 01)

2.2. Dosage de calcium

Le dosage de calcium dans les plantes a été effectué par titration par une solution EDTA (0.005
mol.l-1) à l’aide d’une burette à titration en utilisant le même filtrat de dosage de phosphore
(Mathieu et Pieltain, 2003). (Annexe 02)

2.3. Dosage d’azote (Méthode Kjeldahl)

Des échantillons de 0.5 ou de 1 g de plante ont été additionnés à 30 ml d’acide sulfurique concentré
et 2g du catalyseur Kjeldahl. Après minéralisation à 200°C pendant 3 h, le minéralisât a été
complété à 250 ml par l’eau distillée. La distillation du minéralisât est effectuée après ajout de la
soude 40 % (jusqu’à l’obtention d’une coloration jaune), les échantillons ont été distillés et par la

Page 22
Chapitre II Matériel et Méthodes

suite, le distillat a été titré par une solution d’acide sulfurique diluée 0.005M jusqu’au virage de la
coloration au rose (Van Reeuwijk., 2002) (Annexe 03).

2.4. Calcul de la PUE

Un paramètre est utilisé pour évaluer l’efficience du phosphore chez les populations d’arachide
testées (PUE : P utilization efficiency), indiquant l’efficacité de la plante à utiliser le P absorbé.
Ceci a été également présenté et calculé dans cette étude selon la formule décrite par Pan et al.
(2008):

𝑃𝑜𝑖𝑑𝑠 𝑠𝑒𝑐 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑝𝑙𝑎𝑛𝑡𝑒 𝑒𝑛𝑡𝑖è𝑟𝑒 (𝑔)


𝑃𝑈𝐸 =
𝑃 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑒𝑛𝑢 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑎 𝑝𝑙𝑎𝑛𝑡𝑒 𝑒𝑛𝑡𝑖è𝑟𝑒 (𝑔)

2.5. Analyse statistique

Les résultats quantitatifs recueillis pour l’ensemble des caractères étudiés ont fait objet d’une
analyse de la variance à l’aide du programme XLSTAT 2009. L’ANOVA permet de détecter les
différences entre les traitements par comparaison des moyennes avec le test Fisher-Snedecor au
seuil significativité de 5%. Les groupes entre un certain nombre de caractères ont été aussi élaborés
en utilisant le test Fisher LSD. De même, un test de corrélation de Pearson a été réalisé pour mettre
au moins des éventuelles relations entre les caractères quantitatifs.

Page 23
Chapitre III Résultats et discussion

Chapitre III : Résultats et discussion

1. Variation du P en fonction du génotype, traitement phosphaté et inoculation :

1.1. Partie racinaire :

Les résultats d'analyse de la variance aléatoire (ANOVA) révèlent une différence non significative
entre les traitements pour les trois facteurs étudiés. Ce qui nous conduit à constater que les effets de
ces facteurs ne sont pas significatifs sur le prélèvement du P par les racines (P-value =0,2798)
(annexe 04).

Les données représentées sur la figure 08 montrent que le génotype d’Adrar a utilisé le phosphore
soluble TSP en absence de souche et en présence de souche dont les valeurs sont respectivement
de 3,21 et 1,23 g/100g et à utiliser le P insoluble avec une valeur de 3,56g/100g, tandis que le
génotype Mansoura est considéré comme le plus efficient par rapport à l’utilisation de forme
tricalcique du P (CAP) avec un taux de 3,04 g/100g. Par ailleurs, les deux autres génotypes (EL-
Frine et Sebseb) viennent en position intermédiaire vu qu’ils peuvent prélevés le P dans ces deux
formes (soluble et insoluble). Pour celui d’El-Oued, nous avons noté un faible prélèvement du P
sous tous les traitements examinés.

3,5

3
[Link]
2,5
[Link]
g/100g

2 [Link]
P

1,5 P.D.S
[Link].S
1
[Link].S
0,5

0
EL-Frine Mansoura El-Oued Adrar Sebseb

Figure 8 : Variations de phosphore racinaire en fonction de génotypes, traitement phosphaté et


inoculation.

Page 23
Chapitre III Résultats et discussion

1.2. Partie aérienne :

Les résultats d'analyse de la variance montrent uniquement un effet du génotype qui est hautement
significatif sur le prélèvement du P, par rapport aux deux autres facteurs. (P-value = 0,0045)
(Annexe 05).

Comparée à la partie racinaire, nous constatons dans cette partie que le génotype El-Oued est
considéré comme le plus efficient vis-à-vis de l’utilisation du P soluble (Triple Super Phosphate) et
en absence de souche a évalué 3,81 g/100g, tandis que les génotypes El Frine, Mansoura et Sebseb
sont très proches vis-à-vis l’utilisation de phosphore. Néanmoins, pour celui d’Adrar, c’est
pratiquement le seul qui a révélé une grande capacité de prélever le phosphore tricalcique en
absence de souche avec un taux de 3,45 g/100g (figure 9).

Le test Fisher LSD a montré que par rapport au prélèvement du P, nous avons deux groupes, l’un
est représenté par le génotype d’EL-Oued groupe A avec un moyen de 3,2029, et qui montre une
performance dans le prélèvement du P par rapport aux autres génotypes qui constituent un groupe B
avec un moyen de 1,8126. (Annexe 06).

4,5
4
3,5
3 [Link]
g/100g

2,5 [Link]
P

2 [Link]
1,5 P.D.S
1 [Link].S

0,5
0
EL-Frine Mansoura El-Oued Adrar Sebseb

Figure 9 : Variations de phosphore aérienne en fonction de génotypes, traitement phosphaté et


inoculation.

2. Variation du N en fonction du génotype, traitement phosphaté et inoculation :

2.1. Partie racinaire :

Les résultats obtenus par l'analyse de la variance montrent qu’il n'y a pas d’effet significatif du
traitement phosphaté sur la nutrition azotée. A cet effet, la différence n’est pas significative entre

Page 24
Chapitre III Résultats et discussion

les traitements pour les trois facteurs étudiés au seuil de signification α = 0.05 (P-value = 0,2346)
(Annexe 07).

Les données de la figure 10, nous a permis de caractériser les génotypes d'arachides par rapport à
la variation d'azote racinaire dont nous constatons que le génotype de Mansoura possède une
grande capacité de prélever l'azote en présence de CAP et en absence de la souche atteint la valeur
de 0 ,50 % et en considérant leur possibilité d’utiliser le TSP avec un taux de 0 ,14 %. Ces
derniers peuvent prélever l’azote plutôt en présence de la souche et en déficience de phosphore
attient la valeur de 0,11 %, par contre nous considérons que le génotype EL- Frine était moins
performant vu que les teneurs en azote en présence de phosphore insoluble et en déficience de
phosphore sont respectivement est 0,10 et 0,09 %. Par ailleurs pour le génotype Adrar, la nutrition
azotée a tendance d’être plus importante dans la forme soluble du P comparée à celle du P insoluble
dont nous estimons une valeur de 0,09 %.

0,5
0,45
0,4
0,35 [Link]
0,3 [Link]
N%

0,25 [Link]
0,2 P.D.S
0,15 [Link].S
0,1 [Link].S
0,05
0
EL-Frine Mansoura El-Oued Adrar Sebseb

Figure 10 : Variation du N racinaire en fonction de génotypes, traitement phosphaté et inoculation.

2.2. Partie aérienne :

Les résultats d'analyse de variance montrent une différence non significative entre les traitements
pour les trois facteurs étudiés. Avec une probabilité de 0,2120 (Annexe 08).

D’après la figure 11, la nutrition azotée pour les génotypes Adrar et Mansoura en présence de TSP
et en absence de souche atteint respectivement les valeurs de 1,05 % et 0,55 %. Cependant, le
génotype d’Adrar est considéré comme le plus performant comparé aux deux autres génotypes
(Sebseb et El-Frine) qui possèdent des valeurs proches de nutrition azotée. En déficience
phosphatée, le génotype EL-Frine peuvent prélever l’azote en pourcentage élevé même si en
Page 25
Chapitre III Résultats et discussion

absence de souche avec un taux de 0,52 %, et c’est celui d’EL-Oued qui possède la nutrition azotée
la plus faible proportion.

1,2

[Link]
0,8
[Link]
N%

0,6 [Link]
P.D.S
0,4
[Link].S
0,2 [Link].S

0
EL-Frine Mansoura El-Oued Adrar Sebseb

Figure 11 : Variation du N aérienne en fonction de génotypes, traitement phosphaté et inoculation.

Le test de corrélation démontre qui il existe une corrélation positive et significatif entre les valeurs
de phosphore racinaire et les valeurs de l’azote racinaire (R2= 0.17) (P-value =0.022) < α= 0.05
(figure 12).

0,50

0,45 P R:Azote R: y = -0,0022 + 0,0395*x; r2 = 0,1730

0,40

0,35

0,30

0,25
Azote R

0,20

0,15

0,10

0,05

0,00

-0,05
0,0 0,5 1,0 1,5 2,0 2,5 3,0 3,5 4,0

PR

Figure 12 : Corrélation entre les valeurs de phosphore racinaire et les valeurs de l’azote racinaire.

Page 26
Chapitre III Résultats et discussion

3. Variation du calcium en fonction de génotype, traitement phosphaté et inoculation :

3.1. Partie racinaire :

D'après les résultats d'analyse de la variance, on constate que le facteur génotype influence d'une
façon significative (P-value = 0,0409) (Annexe 09).

L'analyse des données nous a permis de conclure d’après la figure 13 le génotype Mansoura se
caractérise par une quantité assez élevée en calcium presque dans tous les traitements étudiés. Par
ailleurs le génotype EL oued prélève des quantités importantes de calcium, ajouté à celui d’EL
Frine qui possède des faibles quantités de calcium. Néanmoins pour les deux autres génotypes
(Adrar et Sebseb), nous avons enregistré des quantités pratiquement nulles (figure 13).

Le test Fisher LSD a montré que par rapport la variation racinaire du calcium, nous avons trois
groupes, l’un est représenté par le génotype de Mansoura (groupe A) avec un moyen de 665,6667 et
EL oued (groupe AB) leur moyen est 369,2500 tandis que les autres constituent le groupe B avec un
moyen de 157,0787. (Annexe 10).

1400

1200

1000 [Link]
[Link]
mg/100g

800
Ca

[Link]
600
P.D.S
400 [Link].S
[Link].S
200

0
EL-Frine Mansoura El-Oued Adrar Sebseb

Figure 13: variation de calcium racinaire en fonction de génotypes, traitement phosphaté et


inoculation.

3.2. Partie aérienne :

Les résultats d'analyse de la variance montrent qu’il existe une différence significative uniquement
sur les génotypes. (P-value = 0,0087) (Annexe 11).

Comme la partie racinaire la figure 14 montre que le génotype de Mansoura est considéré comme
le plus efficient en contenant la plus grande quantité de calcium par apport autres génotypes

Page 27
Chapitre III Résultats et discussion

surtout dans le traitement CAP et en présence de souche dont il atteint une valeur de 1040
mg /100g

Le test Fisher LSD a montré que par rapport la variation racinaire du calcium, nous avons deux
groupes, l’un est représenté par le génotype de Mansoura (groupe A) avec un moyen de 500,6667
qui montre une performance dans la variation du Ca par rapport aux autres génotypes qui
constituent un groupe B leur moyen est 207,7234. (Annexe 12).

1200

1000

[Link]
800
[Link]
mg/100g
Ca

600 [Link]
P.D.S
400
[Link].S
200 [Link].S

0
EL-Frine Mansoura El-Oued Adrar Sebseb

Figure 14 : variation de calcium aérienne en fonction de génotypes, traitement phosphaté et


inoculation.

4. Effet de génotype, traitement phosphaté et inoculation sur les caractères morphologiques

4.1. Biomasse racinaire :

L’analyse de variance réalisée sur les biomasses prélevées montre un effet significatif sur le
traitement phosphaté et inoculation uniquement. ( p value= 0.000) (Annexe 13).

Les données de la figure 15 montrent la variation de la biomasse racinaire des populations


d’arachide en fonction de génotype, traitement phosphaté et inoculation. En effet, on constate que le
génotype de El Frine possède un taux d’augmentation de la biomasse dans le traitement TSP en
absence de souche est évalué à 3 ,8 g et dans le traitement TSP en présence de souche avec une
valeur de 4,6 g et dans le CAP en présence de souche est évalué à 2,8 g ,et on considère une
diminution dans les autres traitement, ajouté a celui les génotypes de Mansoura, Adrar et EL-Oued
qui possède une augmentation maximal dans le TSP en présence de souche avec un taux
respectivement de 4,9, 4,6 et 4 g .par ailleurs le génotype de Sebseb possède une diminution de la
biomasse racinaire par rapport les autres génotypes .
Page 28
Chapitre III Résultats et discussion

Le test Fisher LSD a montré que par rapport la variation de la biomasse racinaire , nous avons
deux groupes, l’un est représenté par le traitement de TSP (groupe A) avec Moy = 2,940 qui montre
une performance dans la variation de cette biomasse par rapport aux autres traitements qui
constituent un groupe B (Annex 07) Moy= 0,955. Et d’après ce test on constaté deux groupes, l’un
est représenté par inoculation en présence de souche (groupe A) Moy= 2,067 et en absence de
souche (groupe B) Moy = 1,167 (Annexe 14).

4 D NS
[Link] en g

Cap NS
3 TSP NS
DS
2
Cap S

1 TSP S

0
EL-Frine Mansoura EL-Oued Adrar Sebseb

Figure 15 : la variation de la biomasse racinaire en fonction de génotype, traitement phosphaté et


inoculation.

4.2. Biomasse aérienne :

Les résultats d'analyse de la variance montrent qu’il existe une différence significative uniquement
sur le traitement phosphaté. (P-value = 0,008) (Annexe 15).

D’après la figure 16 nous avons constaté que L’apport du traitement phosphaté seul a entrainé une
augmentation de la biomasse aérienne pour la totalité des populations d’arachide.

L’augmentation la plus élevé est notée chez le génotype de Mansoura dans le traitement de TSP en
présence de souche avec un taux de 6,9g et par la suite les génotypes de EL frine et EL oued atteint
les valeurs respectivement de 6,3 g et 5,9 [Link] ailleurs le génotype de sebseb possède une
augmentation maximal par rapport les autres génotypes dans le traitement de CAP en absence de
souche avec un valeur de 6,3g, par contre le génotype d’Adrar on considéré que l’augmentation de
la biomasse aérienne est équilibré entre tous les traitement étudies .

Page 29
Chapitre III Résultats et discussion

Le test Fisher LSD a montré que par rapport la variation de la biomasse aérienne, nous avons deux
groupes, l’un est représenté par le traitement phosphaté TSP et CAP (groupe A) Moy = 4,735 qui
montre une performance dans cette variation par rapport aux le traitement D qui constituent un
groupe B, Moy = 3,350 (Annexe 16).

6
D NS
p.aérienne en g

5
Cap NS
4 TSP NS
3 DS
Cap S
2
TSP S
1

0
EL-Frine Mansoura EL-Oued Adrar Sebseb

Figure 16 : la variation de la biomasse aérienne en fonction de génotype, traitement phosphaté et


inoculation.

5. Effet de déficience sur l’efficacité d’utilisation du P (PUE) par les plantes

La figure 17 représente la variation des valeurs de PUE en fonction de génotypes, traitement


phosphaté et de l’inoculation; nous avons considéré que il n’existe pas un effet significatif pour les
trois facteurs étudiés au seuil de 5% en présence et en absence de la souche. (P-value = 0,314)
(Annexe 17).

Pour les cinq génotypes d’arachide testées, les valeurs de PUE les plus élevées ont été enregistrées
sous conditions de déficience en P avec une valeur maximale de 385.37 notée chez la population
d’El-Frine et une valeur minimale de 90.56 enregistrée pour celle de Sebseb.

Page 30
Chapitre III Résultats et discussion

450
400
350
[Link]
300
[Link]
PUE 250
[Link]
200
P.D.S
150
[Link].S
100
[Link].S
50
0
EL-Frine Mansoura El-Oued Adrar Sebseb

Figure 17 : Variation des valeurs de PUE en fonction de l’apport phosphorique; de l’inoculation et de


génotypes.

Page 31
Chapitre III Résultats et discussion

Discussion

Les résultats obtenus portant sur les quantités du P prélevé par la plante mettent en évidence la
capacité de la population de El Mansoura à solubiliser le phosphate insoluble (CAP) dans
l’interface rhizosphèrique même si en absence de l’inoculation. Cela pour être relaté à la forte
acidification produite dans l’interface sol-racine de cette population et qui semble avoir un effet
direct sur la biodisponibilité du P dans la rhizosphère (Duwig et al., 2000). En outre, présence de
l’inoculation le génotype d’Adrar a peut prélever le P dans sa forme insoluble (CAP). Ainsi,
d’après plusieurs auteurs, le Rhizobium possède à la fois le potentiel de dissoudre le P insoluble. Le
principal mécanisme de la solubilisation du phosphate minéral est la production des acides
organiques et l’excrétion des protons H+ dans la rhizosphère (Babana, 2003 ;Chen et al.,
2006 ;Khan et al., 2009).Ceci peut nous amène à déduire que l’association entre les racines des
plantes et la solubilisation microbienne des phosphates minérales joue un rôle important dans la
nutrition phosphatée des plantes (Akhtar et Siddiqui, 2009 ;Khan et al., 2009).
Par contre dans la partie aérienne le génotype d’Adrar a utilisé le phosphore tri calcique (CAP) en
absence de l’inoculation, vérifie que la plante peut développer de nombreuses stratégies leur
permettant d’assimiler le Pi avec une plus grande efficacité dans des sols pauvres en cet élément. Il
s’agit de mécanismes morphologiques, physiologiques, biochimiques et moléculaires. Ces stratégies
consistent tout d’abord en augmentation de la croissance racinaire, la mise en place d’organes
spécialisés (Skene, 1998), l’expression de transporteurs de Pi à haute affinité (Raghothama et
Karthikeyan, 2005), la sécrétion d’exsudats racinaires et d’enzymes spécifiques (Duff et al., 1994
; Jones, 1998 ; Hammond et al., 2004).

Une déficience en phosphore chez les légumineuses n'affecte pas seulement l'établissement de la
culture et sa croissance mais aussi la nodulation et la fixation biologique d'azote (Tang et al., 2001).
Il a été bien noté pour tous les génotypes étudiés avec le traitement déficient et non inoculé
possèdent une faible capacité de fixation biologique d'azote.

Dans ce contexte, Graham (1981), a déjà montré que, sous déficit en P, le haricot a une faible
capacité de nodulation et donc une faible FSN (fixation symbiotique d’azote). Les résultats que
nous avons obtenus rapporte que le génotype de Mansoura, et El-Frine fixent l’azote dans le cas de
phosphore insoluble et en absence de la souche ce qui justifie que les légumineuses en fixant l’azote
atmosphérique, prélèvent plus de cations que d’anions contribuant à la libération de protons
(Hinsinger et al.,2001), en favorisant, par la suite, la solubilisation de P insoluble, et par
conséquent la libération du P dans le sol (Arcand et Schneider, 2006). En effet, l’excrétion de H+

Page 32
Chapitre III Résultats et discussion

due à l’assimilation de NH4+ est une alternative métabolique pour la solubilisation du P insoluble
(Goldstein et Krishnaraj, 2003). De même, Almeida et al., (2000) ont montré chez le trèfle blanc
(Trifolium repens L.) que sous déficience phosphatée très élevée, la nodulation et la fixation
biologique d’azote sont régulées par feed back suite à la réduction de la demande en azote. Chez le
pois-chiche (Cicer arietinum), Kurdali (1996) a montré que la compétition entre les nodules et les
gousses pour le P peut contribuer à la réduction de la fixation biologique d’azote après la floraison.

Par ailleurs, les résultats montrent bien la corrélation entre le P racinaire et l’azote racinaire. Dans
une expérimentation sur différentes légumineuses (fève, petit pois et haricot), Koala et Saidou
(1986) a trouvé que l’augmentation des apports de P augmente le nombre et le poids des nodules
parallèlement à l’amélioration de la matière sèche des racines et de la partie aérienne. Ce qui
suggère que le phosphore améliore la fixation biologique d’azote par l’amélioration de la biomasse
de la plante et par la suite la mise en place des photoassimilats pour la fixation biologique d’azote
plutôt que par l’amélioration directe de l’initiation ou du fonctionnement des nodules.

Un sol calcaire c'est un sol contenant du CaCO3 libre en quantité suffisante. D'une manière
générale, les matériaux originaux calcaires, laissent dans le sol des fragments de roches calcaires
(carbonatées, calcaires) ou simplement riches en calcium (les basaltes par exemple) de dimensions
diverses et en quantités variables selon la nature de la roche d'une part et selon les conditions de
l'altération d'autre part (Ruellan, 1976).
Le calcium fait partie des éléments minéraux essentiels à la croissance d’une plante avec l’azote et
le potassium, il est un des éléments dont les teneurs sont les plus élevées dans les tissus végétaux Il
est présent dans tous les organes de la plante (Galet, 1993), il intervient avec les autres cations
(potassium, magnésium) dans la neutralisation des acides organiques et la stabilité des parois
cellulaires., L’une des fonctions premières du calcium est de créer des liens entre les parois des
cellules. Il maintient donc la structure entre les cellules en les cimentant les unes aux autres. Il
intervient aussi dans la constitution de certaines protéines et enzymes telles que les phosphatases. Il
jouerait également un rôle dans le déclenchement des mitoses. Cet élément a tendance à
s’accumuler dans les organes en fin de croissance (âgés) du fait de sa faible mobilité (Ribereau-
Gayon et Peynaud, 1971). Les besoins en calcium sont généralement satisfaits (Reynier, 2007).

Une carence en calcium implique une perte de cohésion entre les cellules, qui se traduit par une
brûlure de l’apex ou de la marge des jeunes feuilles. Avec l’expansion foliaire, des malformations et
du gaufrage apparaissent sur les feuilles affectées. Sur les fruits les dommages apparaissent à leur
apex. Ils se caractérisent par une lésion affaissée brune ou noire (Kirkby, Pilbeam, 1984).

Page 33
Chapitre III Résultats et discussion

Nos résultats révèlent que le génotype de Mansoura est le plus efficient vis-à-vis l’assimilation de
Ca en présence de l’inoculation par rapport les autres génotypes ceci peut nous amène à supposer
que la souche à solubilise le phosphore tri calcique, cette processus de solubilisation permet de la
libération de Ca dans le sol et une assimilation facile de cette élément par la plante.
Parmi Les conditions ayant un effet négatif sur l’absorption du calcium, une basse humidité du sol
limitant le développement racinaire ainsi que le déplacement du calcium vers les racines, Des
teneurs inadéquates en calcium dans le sol ou dans le milieu de culture (serre). Une baisse
température du sol ou du milieu de culture (serre) limitant l’absorption du calcium (Morard, P,
1996).

Les résultats obtenus montrent une augmentation de la production de la biomasse racinaire. Ils sont
en accord avec ceux obtenus sur le pin maritime (Mollier, 1999), le haricot (Rychter et Randall,
1994), l’orge (Strykeret al., 1974), le maïs (Drew et Saker, 1978) et le soja (Tang et al., 2009) où
un allongement total des racines et une augmentation de la production de la biomasse racinaire en
situation de déficience en P sont rapportés.
Aussi nos résultats sont en accord avec ceux rapportés par plusieurs auteurs chez le Phaseolus
vulgaris (Vadez et al., 1996 ;Shemseldin et al,. 2005 ;kouas et al., 2009 ;Alkama et al., 2009),
chez Pisum sativum (Geneva et al., 2006) et chez Glycine max (Zarrin et al., 2007). Ces auteurs
apportent que l’inoculation et le traitement phosphaté ont un effet significatif sur la biomasse
racinaire.
D’après Jebara et al., (2005), la biomasse racinaire est moins affectée par le traitement phosphaté
que la biomasse aérienne.
Par ailleurs, on constate une augmentation de la biomasse aérienne ; en conditions de carence en
phosphate, plusieurs modifications morphologiques vont permettre à la plante de s’adapter à ces
conditions, parmi ces dernières une augmentation de la partie aérienne (Raghothama, 1999). La
biomasse aérienne est un paramètre important pour l’évaluation de la sensibilité des légumineuses à
la déficience en P (Vadez et al., 1996 ;Pan et al., 2008 ; Alkama, 2010).
Notre résultats ont rapporté que la population de El-Frine est la plus sensible à la déficience en P et
la population de Sebseb est la plus tolérante.

L’efficacité de l’utilisation de P par la plante est un paramètre qui indique l’efficacité de la plante à
utiliser le P prélevé pour la formation de la biomasse (Gerloff et Gabelman, 1983).
D’après nos résultats le génotype d’El-Frine possède une valeur élevée de PUE avec le traitement
TSP S ce qui nous amène à conclure que l’augmentation d’efficacité de l’utilisation de P est une

Page 34
Chapitre III Résultats et discussion

stratégie importante de la plante pour tolérer la déficience de P (Raghothama, 1999; Bates et


Lynch, 2001;Vance et al., 2003).
Sous la déficience en P, les plantes efficientes en P augmentent leur efficacité d’utilisation de P par
différentes mécanismes cellulaires internes qui contribuent à l’utilisation du phosphore absorbé par
les plane (Rhaghothama 1999 ; Bates et Lynch 1996 ; Vance et al., 2003).

Page 35
23
Conclusion et perspectives

Conclusion et perspectives

Ce travail a pour objectif l’étude d’effets du traitement phosphaté (soluble et insoluble) et


d’inoculation (Bradyrhizobium sp.) sur cinq génotypes d’arachide en analysant quelques réponses
morphologiques et biochimiques des plants d’arachide cultivés.

A travers les résultats obtenus dans ce présent travail, on peut constater que l’utilisation et le
prélèvement du P varie en fonction des provenances des génotypes testés ainsi qu’aux traitements
dans lesquels sont soumis les différents génotypes. En effet, nous pouvons déduire que parmi les
génotypes étudiés, ceux d’Adrar et de Mansoura ont révélé une efficacité d’utilisation du P même si
dans ses formes insolubles (CAP).
Cette étude a aussi permis de mètre en évidence le rôle que joue le phosphore dans la fixation de
l’azote atmosphérique .Cela vaut particulièrement pour dans l'adaptation de la plante hôte a la
déficience en phosphore améliorant ainsi sa tolérance a ce stress. Nous constatons que l’inoculation
par la souche Bradyrhizobium sp, n'a pas été efficace pour les génotypes étudiés. Cela peut être
dédié donc à la faible adaptation de la souche introduite aux conditions édaphiques de
l’expérimentation ou encore à l’antagonisme des souches. Dans le même sens, nos résultats nous
ont permis de constater une corrélation positive entre la teneur de phosphore racinaire et azote
racinaire des plantes, Cette constatation vient pour confirmer les travaux rapportés par d’autres
chercheurs (Schulze et al, 2006; Tsvetkova et Georgiev, 2007).

Pour conclure, parmi les perspectives qui s’avèrent nécessaire pour valoriser notre travail, nous
proposons :

-La reprise des essais aux champs pour confirmer les résultats

-Le test d’inoculation croisant les génotypes d'arachides et les souches à haut potentiel de
solubilisation du P pour sélectionner des symbioses performantes sous déficit en P.

-L’utilisation des bactéries solubilisatrices de phosphore dans les pratiques agronomiques, ce qui va
aider non seulement a excentrer le coût élève d'engrais phosphates mais aussi a mobiliser le
phosphore insoluble dans les engrais et les sols

- Approfondir l’étude des mécanismes de tolérance de la symbiose Arachide -Rhizobia au déficit en


P.

En fin, une approche moléculaire serait intéressante afin de caractériser, dans le cadre génétique, les
QTLs responsables de l’expression de l’efficience d’utilisation du P chez les populations

Page 37
Conclusion et perspectives

d’arachides tolérantes et les intégrer dans les futurs programmes de sélection et d’amélioration de la
productivité de cette culture.

Page 38
Références

Références bibliographiques

1- Abdoul habou Z., 2003 : effets de la qualité de semences sur la production de l'arachide au
Sénégal. Mémoire pour obtenue de diplôme d'Ingénieur Agronome. Sénégal. ENSA. 59 p.
2- Ah-leung S., Bernard H., Drumare M.F., Mondoulet L., Paty E., Scheinmann P., Wal J.M.,
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Annexes

Annexe 01
Dosage de P totale dans la plante

a) incinération et extraction

 Peser 1 g de végétal séché et mettez le dans les creusets.


 Incinération au four durant 5h à 550°C
 Recueillir les cendres dans une un bécher avec 5 à 10 ml d’eau distillée, laver la nacelle
avec 2 à 3 ml d’HNO3 concentré, la rincer avec de l’eau.
 Chauffer à légère ébullition quelques secondes
 Rincer le filtre à l’eau
 Le filtrat est ajusté à 100 ml avec H2O puis homogénéise.

b) Réactif vanadomolybdique

 Préparer une solution de molybdate d’ammonium à 10% soit :


200g d’heptalomolybdate d’ammonium
10 ml d’ammoniaque, compléter à 1 L.
 Préparer une solution de vanadate d’ammonium soit :
 400 ml d’eau bouillante
 2 ,35 g de métavanadate d’ammonium
 7ml d’HNO3, compléter à 1 L.
 Le réactif vanadomolybdique est préparer pour 1L avec :
 200 ml de la solution molybdique
 200 ml de la solution vanadique
 134 ml de HNO3, compléter à 1 L

c) établissement de la gamme

Les dosages sont effectués dans un volume de 20 ml dans de tubes à essai normaux.
Les points de la gamme sont obtenus en mettant successivement :

n° du tube 0 1 2 3 4 5

solution KH2PO4 0 2 4 6 8 10ml


(100mg/l de P2O5)

Eau distillée 10 8 6 4 2 0ml


Réactif vanadomolybdique 10 10 10 10 10 10ml
Quantité de P2O5 présente 0 0 ,2 0 ,4 0,6 0,8 1mg
dans chaque tube ( en mg)

- Homogénéiser, attendre 10 ‘, lire à 460 nm

d) mésure du phosphore de l’échantillon végétal

- Opérer en double exemplaire pour un même extrait à 10 ml d’extrait de cendre ajouter 10 ml de


réactif vanadomolybdique

- Homogénéiser, attendre 10 mn, lire à 460 nm

Les résultats sont exprimés en g de P2O5 pour 100 g de matière sèche.


Annexe 02
Dosage du Ca/plante (Adaptation de la méthode de MATHIEU et PIELTAIN, 2003)

I. Réactifs :

1. Solution de triéthanolamine 50%

Verser 50 ml de triéthanolamine (C6H15O3N) dans 100 ml d’eau distillée d’éthanol absolu et


homogénéiser.

2. Solution tampon NaOH

Dissoudre 40g d’hydroxyde de sodium (NaOH) dans 500 ml d’eau distillée et homogénéiser.

3. Indicateur Patton et Reeder 1%

Dissoudre 0.5g d’indicateur Patton et Reeder (HSHSNN ou HHSNNA) dans 50 ml d’éthanol absolu
et homogénéiser.

4. Solution EDTA-Na2 (0.005 mol/l)

Dissoudre 3.7224 g d’EDTA-Na2 + 0.1 g de Chlorure de magnésium (MgCl2, 6H2O) dans 2000 ml
d’eau distillée et homogénéiser.

5. Solution d’acétate d’ammonium (1 mol/l) pour le témoin

Dissoudre 0.7708 g d’acétate d’ammonium dans 10 ml d’eau distillée et homogénéiser.

II. Mode opératoire

 Verser 10 ml de la solution à analyser dans des fioles coniques de 100 ml.


 Ajouter 1 ml de solution triéthanolamine et 6 ml de solution tampon NaOH.
 Ajuster le pH à 12.
 Juste avant le dosage, ajouter 6 gouttes d’indicateur Patton et Reeder.
 Doser (titrer) avec la solution EDTA-Na2 sur un agitateur magnétique jusqu’au virage de la
couleur rouge (rose) à bleu franc.
 Faire un témoin avec la solution d’acétate d’ammonium dans les mêmes conditions qu’avec
la prise d’essai d’échantillon.

III. Calcul (Ca en mé.100g-1)


M − B N × V × 100
Ca =
AG

M : Volume d’EDTA consommé pour doser l’échantillon en ml.

B : Volume d’EDTA consommé pour doser le témoin en ml.

A : Aliquote prise pour le dosage (10 m).

G : Poids de la prise d’essai (g).

N : Concentration de l’EDTA (0.01)

V : Volume de l’extrait (100 ml).


Annexe 03

Dosage d’azote total par la méthode de KJELDHAL


Réactifs
 Acide sulfurique 95%.
 Catalyseur: mélanger 0.1 g de sulfate de potassium (K2SO4) + 100 g sulfate de cuivre
(CuSO4).
 Acide borique : dissoudre 40 g d’acide borique dans un 1.5 litre d'eau distillée.
 Le soude : dissoudre 400 g de soude caustique par 1 litre d'eau distillée.
 Acide sulfurique: solution de titration: 0.005M
 Indicateurs: 0,1g vert de bromomésol + 0,02g rouge de méthyle en éthanol (100 mL).
Mode opératoire :
1- Introduire dans un matras (de 300 ml) 1 g de plante et de 3 g de catalyseur; rendre le
mélange homogène et mettre ensuite 30 ml d’acide sulfurique concentré ; et mélanger.
2- Chauffer le matras, d'abord doucement, puis fortement à 350°C pendant 3 h.
3- Laisser refroidir, puis rincer le matras par quelques m l d'eau distillée.
4- Adapter le matras à un appareil à distiller avec entrainement de vapeur.
5- Avant l’arrivée de l a vapeur, introduire La soude (50 ml de soude 9 M).
6- Faire arriver la vapeur dans le matras, et effectuer la distillation.
7- Recueillir l’ammoniaque dans un bécher contenant 20 ml de la solution d'acide borique et
quelques gouttes d'indicateur.
8- Titrer par l'acide sulfurique 0.005 M.
9- Faire un essai "témoin de (l’eau distillée)" dans les mêmes conditions.
Annexe 04

Analyse de la variance (phosphore racinaire)

Somme des Moyenne


Source DDL carrés des carrés F Pr > F
Modèle 7 6,6888 0,9555 1,3431 0,2798
Erreur 21 14,9400 0,7114
Total
corrigé 28 21,6287

Analyse Type I Sum of Squares :

Somme des Moyenne


Source DDL carrés des carrés F Pr > F
Génotype 4 4,7967 1,1992 1,6856 0,1909
Phosphore 2 1,7869 0,8934 1,2559 0,3054
Inoculation 1 0,1051 0,1051 0,1478 0,7045

Analyse Type II Sum of Squares :

Somme des Moyenne


Source DDL carrés des carrés F Pr > F
Génotype 4 4,8316 1,2079 1,6979 0,1881
Phosphore 2 1,8181 0,9090 1,2778 0,2995
Inoculation 1 0,1051 0,1051 0,1478 0,7045

Analyse Type III Sum of Squares :

Somme des Moyenne


Source DDL carrés des carrés F Pr > F
Génotype 4 4,8316 1,2079 1,6979 0,1881
Phosphore 2 1,8181 0,9090 1,2778 0,2995
Inoculation 1 0,1051 0,1051 0,1478 0,7045

Annexe 05

Analyse de la variance (phosphore aérienne)

Somme des Moyenne


Source DDL carrés des carrés F Pr > F
Modèle 7 11,9024 1,7003 3,7334 0,0088
Erreur 21 9,5643 0,4554
Total
corrigé 28 21,4667
Analyse Type I Sum of Squares :

Somme des Moyenne


Source DDL carrés des carrés F Pr > F
Génotype 4 9,4648 2,3662 5,1954 0,0045
Phosphore 2 1,3615 0,6808 1,4947 0,2472
Inoculation 1 1,0761 1,0761 2,3628 0,1392

Analyse Type II Sum of Squares :

Somme des Moyenne


Source DDL carrés des carrés F Pr > F
Génotype 4 8,1135 2,0284 4,4537 0,0092
Phosphore 2 1,4973 0,7487 1,6438 0,2171
Inoculation 1 1,0761 1,0761 2,3628 0,1392

Analyse Type III Sum of Squares :

Somme des Moyenne


Source DDL carrés des carrés F Pr > F
Génotype 4 8,1135 2,0284 4,4537 0,0092
Phosphore 2 1,4973 0,7487 1,6438 0,2171
Inoculation 1 1,0761 1,0761 2,3628 0,1392

Annexe 06

Comparaison multiples des moyennes selon le test Fisher-LSD

Phosphore aérienne

Moyenne
Modalité estimée Groupes
El-Oued 3,2029 A
Adrar 1,9823 B
EL-Frine 1,8024 B
Mansoura 1,7666 B
Sebseb 1,6991 B

Annexe 07

Analyse de la variance (l’azote racinaire)

Somme des Moyenne


Source DDL carrés des carrés F Pr > F
Modèle 7 0,0643 0,0092 1,4610 0,2346
Erreur 21 0,1321 0,0063
Total
corrigé 28 0,1964
Analyse Type I Sum of Squares :

Somme des Moyenne


Source DDL carrés des carrés F Pr > F
Génotype 4 0,0462 0,0116 1,8365 0,1595
Phosphore 2 0,0069 0,0035 0,5493 0,5854
Inoculation 1 0,0112 0,0112 1,7826 0,1961

Analyse Type II Sum of Squares :

Somme des Moyenne


Source DDL carrés des carrés F Pr > F
Génotype 4 0,0460 0,0115 1,8276 0,1612
Phosphore 2 0,0065 0,0032 0,5149 0,6049
Inoculation 1 0,0112 0,0112 1,7826 0,1961

Analyse Type III Sum of Squares :

Somme des Moyenne


Source DDL carrés des carrés F Pr > F
Génotype 4 0,0460 0,0115 1,8276 0,1612
Phosphore 2 0,0065 0,0032 0,5149 0,6049
Inoculation 1 0,0112 0,0112 1,7826 0,1961

Annexe 08

Analyse de la variance (l’azote aérienne)

Somme des Moyenne


Source DDL carrés des carrés F Pr > F
Modèle 7 0,4832 0,0690 1,5279 0,2120
Erreur 21 0,9487 0,0452
Total
corrigé 28 1,4319

Analyse Type I Sum of Squares :

Somme des Moyenne


Source DDL carrés des carrés F Pr > F
Génotype 4 0,1696 0,0424 0,9386 0,4609
Phosphore 2 0,2120 0,1060 2,3461 0,1203
Inoculation 1 0,1016 0,1016 2,2489 0,1486

Analyse Type II Sum of Squares :

Somme des Moyenne


Source DDL carrés des carrés F Pr > F
Génotype 4 0,1681 0,0420 0,9300 0,4655
Phosphore 2 0,2010 0,1005 2,2250 0,1329
Inoculation 1 0,1016 0,1016 2,2489 0,1486
Analyse Type III Sum of Squares :

Somme des Moyenne


Source DDL carrés des carrés F Pr > F
Génotype 4 0,1681 0,0420 0,9300 0,4655
Phosphore 2 0,2010 0,1005 2,2250 0,1329
Inoculation 1 0,1016 0,1016 2,2489 0,1486

Annexe 09

Analyse de la variance (calcium racinaire)

Somme des Moyenne


Source DDL carrés des carrés F Pr > F
Modèle 7 1839654,2749 262807,7536 2,6617 0,0388
Erreur 21 2073435,6003 98735,0286
Total
corrigé 28 3913089,8752

Analyse Type I Sum of Squares :

Somme des Moyenne


Source DDL carrés des carrés F Pr > F
Génotype 4 1104509,7468 276127,4367 2,7967 0,0525
Phosphore 2 432073,8321 216036,9161 2,1880 0,1370
Inoculation 1 303070,6960 303070,6960 3,0695 0,0944

Analyse Type I Sum of Squares :

Somme des Moyenne


Source DDL carrés des carrés F Pr > F
Génotype 4 1193024,7599 298256,1900 3,0208 0,0409
Phosphore 2 461304,0748 230652,0374 2,3361 0,1213
Inoculation 1 303070,6960 303070,6960 3,0695 0,0944

Analyse Type III Sum of Squares :

Somme des Moyenne


Source DDL carrés des carrés F Pr > F
Génotype 4 1193024,7599 298256,1900 3,0208 0,0409
Phosphore 2 461304,0748 230652,0374 2,3361 0,1213
Inoculation 1 303070,6960 303070,6960 3,0695 0,0944
Annexe 10
Comparaison multiples des moyennes selon le test Fisher-LSD

Calcium racinaire

Moyenne
Modalité estimée Groupes
Mansoura 665,6667 A
El-Oued 369,2500 A B
Adrar 202,1667 B
EL-Frine 184,8650 B
Sebseb 84,2045 B

Annexe 11

Analyse de la variance (calcium aérienne)

Somme des Moyenne


Source DDL carrés des carrés F Pr > F
Modèle 7 540502,4533 77214,6362 3,0313 0,0229
Erreur 21 534920,2364 25472,3922
Total
corrigé 28 1075422,6897

Analyse Type I Sum of Squares :

Somme des Moyenne


Source DDL carrés des carrés F Pr > F
Génotype 4 459746,1563 114936,5391 4,5122 0,0087
Phosphore 2 80584,6899 40292,3449 1,5818 0,2291
Inoculation 1 171,6071 171,6071 0,0067 0,9354

Analyse Type I Sum of Squares :

Somme des Moyenne


Source DDL carrés des carrés F Pr > F
Génotype 4 477513,9175 119378,4794 4,6866 0,0073
Phosphore 2 79928,5414 39964,2707 1,5689 0,2317
Inoculation 1 171,6071 171,6071 0,0067 0,9354

Analyse Type III Sum of Squares :

Somme des Moyenne


Source DDL carrés des carrés F Pr > F
Génotype 4 477513,9175 119378,4794 4,6866 0,0073
Phosphore 2 79928,5414 39964,2707 1,5689 0,2317
Inoculation 1 171,6071 171,6071 0,0067 0,9354

Annexe 12
Comparaison multiples des moyennes selon le test Fisher-LSD

Calcium aérienne

Moyenne
Modalité estimée Groupes
Mansoura 500,6667 A
Sebseb 288,0000 B
EL-Frine 220,0000 B
Adrar 209,0000 B
El-Oued 113,8939 B

Annexe 13
Analyse de la variance (biomasse racinaire)

Somme des Moyenne


Source DDL carrés des carrés F Pr > F
Modèle 7 37,271 5,324 7,353 0,000
Erreur 22 15,931 0,724
Total
corrigé 29 53,202

Analyse Type I Sum of Squares :

Somme des Moyenne


Source DDL carrés des carrés F Pr > F
Génotype 4 4,243 1,061 1,465 0,247
Phosphore 2 26,953 13,476 18,611 < 0,0001
Inoculation 1 6,075 6,075 8,389 0,008

Analyse Type III Sum of Squares :

Somme des Moyenne


Source DDL carrés des carrés F Pr > F
Génotype 4 4,243 1,061 1,465 0,247
Phosphore 2 26,953 13,476 18,611 < 0,0001
Inoculation 1 6,075 6,075 8,389 0,008
Annexe 14
Comparaison multiples des moyennes selon le test Fisher-LSD

Biomasse racinaire

Moyenne
Modalité estimée Groupes
TSP 2,940 A
CaP 1,140 B
D 0,770 B

Annexe 15
Analyse de la variance (biomasse aérienne)

Somme des Moyenne


Source DDL carrés des carrés F Pr > F
Modèle 7 16,330 2,333 2,108 0,086
Erreur 22 24,349 1,107
Total
corrigé 29 40,679

Analyse Type I Sum of Squares :

Somme des Moyenne


Source DDL carrés des carrés F Pr > F
Génotype 4 2,212 0,553 0,500 0,736
Phosphore 2 13,473 6,736 6,087 0,008
Inoculation 1 0,645 0,645 0,583 0,453

Analyse Type III Sum of Squares :

Somme des Moyenne


Source DDL carrés des carrés F Pr > F
Génotype 4 2,212 0,553 0,500 0,736
Phosphore 2 13,473 6,736 6,087 0,008
Inoculation 1 0,645 0,645 0,583 0,453
Annexe 16
Comparaison multiples des moyennes selon le test Fisher-LSD

Biomasse aérienne

Moyenne
Modalité estimée Groupes
TSP 4,920 A
CaP 4,550 A
D 3,350 B

Annexe 17
Analyse de la variance (PEU)

Somme des Moyenne


Source DDL carrés des carrés F Pr > F
Modèle 7 42374,975 6053,568 1,012 0,450
Erreur 22 131552,696 5979,668
Total
corrigé 29 173927,670

Analyse Type I Sum of Squares :

Somme des Moyenne


Source DDL carrés des carrés F Pr > F
Génotype 4 13128,499 3282,125 0,549 0,702
Phosphore 2 28540,425 14270,213 2,386 0,115
Inoculation 1 706,050 706,050 0,118 0,734

Analyse Type III Sum of Squares :

Somme des Moyenne


Source DDL carrés des carrés F Pr > F
Génotype 4 13128,499 3282,125 0,549 0,702
Phosphore 2 28540,425 14270,213 2,386 0,115
Inoculation 1 706,050 706,050 0,118 0,734

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