An2 Exos Corriges
An2 Exos Corriges
Ce recueil d'exercices corrigés est essentiellement destiné aux étudiants de la troisième année de la lière SMA.
Les exercices, entièrement corrigés, permettent aux étudiants une vérication de l'acquisition des connaissances
du cours.
Cet document permet aussi la préparation au concours national des écoles d'ingénieurs aussi qu'aux étudiants
de certaine institution de l'enseignement supérieur.
Ce manuel d'exercices porte essentiellement sur les chapitres suivants :
Résolution des systèmes non linéaires
Approximation des valeurs et des vecteurs propres
Méthode des diérences nies
Mohammed ZIANI
Professeur
Faculté des Sciences - Rabat
[email protected]
3
Première partie
4
Chapitre 1
Exercice 1.
On suppose que le polynôme Q(t) = t − St + P admet deux racines réelles α ̸= β.
2
x xy − P
F : R 2 → R2 , F =
y (x + y) − S
Exercice 2.
Considérons la fonction f : R 2
→ R2 dénie par
1 2
f (X) = f (x, y) = 2x +y
1 2
2y +x
3. Les approximations convergent vers (0, 0). Vérier numériquement que la convergence est quadratique.
Exercice 3.
1. Soient Ω un ouvert convexe de R , g : Ω → R une fonction de classe C et J la jacobienne de g. Montrer que
2 2 1
s'il existe une constante L telle ||J (x)|| < L pour tout x ∈ Ω, alors g est L−lipschitzienne sur Ω relativement
g
à la norme ||.||.
g
(a) Vérier que g est L-contractante sur D pour la norme ||.|| où L est une constante à déterminer.
∞
(b) Montrer que le système (1.1) admet une unique solution α dans D.
(c) Pour approcher la valeur de α, on considère l'itération de point xe suivante
X (k+1) = g(X (k) ), k = 0, 1, . . . ,
avec X = (x, y) ∈ R et X
T 2 (0)
=0 .
i. Montrer que ||X − α|| (k)
∞ ≤
Lk
1−L
||X (1) − X (0) ||∞ pour tout k ≥ 1.
5
ii. Justier la convergence de la suite X vers α.
(k)
Exercice 4.
Soit le système d'équations non linéaires suivant
(1.2)
−5x1 + 2 sin(x1 ) + 2 cos(x2 ) = 0
2 cos(x1 ) + 2 sin(x2 ) − 5x2 = 0.
Exercice 6.
Soit f : D ⊂ R → R une fonction continue dans un voisinage V(α) ⊂ D où α ∈ R est solution du système
n n n
f (x) = 0. Supposons que J(α) est non singulière et notons K(x) = J (x) pour tout x ∈ R pour lequel J
−1 n −1
2. Une norme matricielle est une application 9.9 : M (K) → R qui vérie les propriétés suivantes
9A9 = 0 ⇔ A = 0 et 9A9 ≥ 0 pour tout A ∈ M (K),
n
Exercice 8.
Étant donné une norme vectorielle ∥.∥ sur K . Montrer que l'application 9.9 : M (K) → R dénie par
n
n
est une norme matricielle, appelée norme matricielle subordonnée (à la norme vectorielle ∥.∥).
3. Il résulte de la dénition d'une norme subordonnée que
∥Av∥ ≤ 9A 9 ∥v∥, pour tout v ∈ Kn ,
et que la norme 9A9 peut aussi se dénir par
9A9 = inf {α ∈ R; ∥Av∥ ≤ α∥v∥ pour tout v ∈ Kn } .
9A9 = max X |a |,
n
1 ij
j
i=1
9A9 = max X |a |.
n
∞ ij
i
j=1
Exercice 9.
Soient 9.9 une norme matricielle subordonnée et A ∈ R . n×n
1 √
√ ||A||p ≤ ||A||2 ≤ n||A||p .
n
Exercice 11.
5. Une partie F d'un espace vectoriel est dite convexe si le segment [x, y] est contenu dans F dès lors x, y ∈ F ,
où [x, y] = {tx + (1 − t)y; t ∈ [0, 1]}.
Exercice 12.
Montrer que tout sous-espace vectoriel est convexe et que toute boule est convexe.
6. Formule de Taylor : Soient U un ouvert de R , f : U → R et [a, a + h] un segment fermé quelconque
n n
Exercice 1.
Soient x ∈ R \{0} et A ∈ R
n n×n
une matrice symétrique. Le quotient de Rayleigh R(x) de A associé au vecteur x
est déni par
xt Ax
R(x) = .
xt x
1. Soit x un vecteur propre de A associé à une valeur propre λ de A. Calculer R(x).
2. Soient λ , . . . , λ des valeurs propres de A et x , . . . , x des vecteurs propres normalisés correspondants.
1 n
(1) (n)
3. Montrer que pour tout x ∈ R \{0}, λ ≤ R(x) ≤ λ , où λ et λ sont respectivement la plus petite
n
4. Soit x ∈ R \{0} un vecteur normalisé. Supposons que x est le k-ème vecteur propre normalisé de A, et
n (k)
R(x) = λk + O(ε2 ).
5. Considérons la matrice A = trid (1, −2, 1). Calculer une estimation à la valeur propre dominante de A
4
Exercice 2.
4 1 0 0
Considérons la matrice 1
A=
0 . 4
1
1
4
0
1
Exercice 3.
Soient A = −12 −12 et x = 10 .
(0)
Appliquer la méthode de la puissance itérée pour approcher la plus grande valeur propre de A en partant de x . (0)
Exercice 4.
Soit A ∈ M (R) une matrice symétrique dont on connait une valeur propre λ de A et un vecteur propre associé u
de norme ||u|| = 1. Soit B ∈ M (R) la matrice dénie par B = A − λuu .
n
t
9
2. Soit β une autre valeur propre de A (avec β ̸= λ) de vecteur propre associé v. Montrer que β est une valeur
propre de B de vecteur propre associé v.
3. Soient λ , . . . , λ les valeurs propres de A, comptées avec leur ordre de multiplicité, vériant :
1 n
En utilisant la méthode de la puissance, donner une méthode qui permet de calculer λ et λ et préciser les
hypothèses sous lesquelles la méthode proposée converge.
1 2
Exercice 5.
Soit A ∈ M (R) une matrice symétrique de valeurs propres λ , . . . , λ . Soit µ ∈ R tel que 0 < |µ − λ | < |µ − λ |
pour tout j ̸= m et µ ̸= λ , j = 1, . . . , n.
n 1 n m j
B = A − µI .
m
m
2 1 0
3. Considérons la matrice A = 1 2 1.
0 1 2
(a) En prenant x = (1, 1, 1) , faire 3 itérations de la méthode de la puissance itérée pour approcher la
(0) t
approcher λ . 1
Exercice 6.
Soit A ∈ M (R), n ≥ 3 une matrice symétrique. On suppose que les valeurs propres de A vérient :
n
1. Supposons connus la valeur propre λ ainsi qu'un vecteur propre associé u = (u , . . . , u ) avec ||u || = 1
(1) t (1)
et u < 0. On considère une matrice de Householder élémentaire H telle que Hu = e . Soit B = HAH .
1 1 n 2
(1) (1) t
...
0
B= , B̃ ∈ Mn−1 (R).
B̃
0
(b) Donner la valeur de λ sachant que u = 22 (−1, 0, 1) est un vecteur propre associé à λ .
2
(2) t
2
Exercice7.
1 1 1 1
Soit 0 0 3
A=
0 2 4
1
−4
.
0 0 0 3
Exercice 1.
On considère le problème de Cauchy suivant
y ′ (t) = 1 + y(t), 0 < t < 1,
(3.1)
y(0) = 1
1. Avec une discrétisation de [0, 1] de pas h > 0, écrire le problème approché de (3.1) en utilisant :
(a) le schéma d'Euler rétrograde,
(b) le schéma d'Euler progressif,
(c) le schéma de Heun.
2. Pour h = 0.2, et pour chacun des schémas ci-dessus, calculer les valeurs approchées de la solution.
Exercice 2.
On considère le problème de Cauchy suivant
y ′ (t) = f (t, y(t)), t ∈ I = [0, T ], T > 0,
(3.2)
y(0) = 1,
où f est λ-lipschitzienne sur D = {(t, y), 0 ≤ t ≤ T et − ∞ < y < +∞}. Pour approcher la solution du problème
(3.2), supposée de classe C sur I , on considère le schéma
4
u
n+1 = u + h [θf (t , u ) + (1 − θ)f (t
n n n ,u )] ,n+1 n+1 (3.3)
où θ ∈ [0, 1], h = NT , N est un entier positif et t = nh, n = 0, 1, . . . , N .
n
12
2. Montrer que le schéma est consistant d'ordre au moins 2.
3. En supposant que f est L-lipschitzienne, montrer que le schéma est stable.
Exercice 4.
On considère le problème aux limites suivant : trouver u ∈ C ([0, 1]) satisfaisant 2
u(0) = u(1) = 0,
où c et d sont deux fonctions continues sur [0, 1]. On suppose qu'il existe une constante γ > 0 telle c(x) ≥ γ
pour tout x ∈ [0, 1]. On cherche à approcher la solution du problème (3.4) par la méthode des diérences nies.
Étant donné N ≥ 1, on pose h = N + 1 et on dénit un maillage uniforme de pas h de l'intervalle [0, 1] comme
1
étant l'ensemble des points x = ih, i = 0, . . . , N + 1. Dans la suite, on note u une approximation de u(x ) pour
i = 1, . . . , N , u = (u , . . . , u ) ∈ R et π (u) = (u(x ), . . . , u(x )) ∈ R .
i i i
T N T N
1. On suppose que u ∈ C ([0, 1]). Montrer que pour tout x ∈ [0, 1], il existe un θ avec |θ| < 1 tel que
h 1 N h 1 N
4
On néglige le terme ε (u) dans (3.5) et on cherche u comme solution du problème discret
x∈[0,1]
h h
Ah uh = bh . (3.6)
4. En admettant que ||A −1
h ||∞ ≤
1
8h2
, montrer qu'il existe une constante β telle que
||uh − πh (u)||∞ ≤ βh2 .
Conclure.
Exercice 5.
On considère le problème aux limites suivant
u′′ (t) + sin(u(t)) = f (t), t ∈ [a, b],
(P)
u(a) = α, u(b) = β.
On construit un problème approché par une méthode de diérences nies centrées. Pour cela, l'intervalle [a, b] est
subdivisé avec un pas h = b N− a . On note t = a + ih, u ≈ u(t ), pour i = 0, . . . , N , et u = (u , . . . , u ) .
i i i h 1 N
T
1. Montrer que si u est de classe C sur [a, b], alors pour tout i ∈ {1, . . . , N }, il existe θ ∈ [t , t ] tel que
4
i i−1 i+1
2
u(ti−1 ) − 2u(ti ) + u(ti+1 ) h (4)
u′′ (ti ) = − u (ti + θi h).
h2 12
2. Montrer que le problème approché de (P) est donné par
Auh = h2 (F − sin(uh )) − B,
où A, F et B sont à déterminer. On a noté sin(u ) = (sin(u ), . . . , sin(u )) . T
3. Montrer alors que u est solution d'un problème de point xe φ(x) = x, où φ : R → R est une fonction à
h 1 N
N N
4. Le pas h est choisi tel que h ∥A ∥ < 1. Montrer que le système de la question précédente admet une et
h
2 −1
14
Chapitre 1
Exercice 1.
1. On suppose que le polynôme Q(t) = t 2
− St + P admet deux racines réelles α ̸= β. Alors Q(α) = Q(β) = 0,
ou encore 2
α − St + P = 0
β 2 − Sβ + P = 0
En simpliant on obtient le système non linéaire suivant
(α + β) − S = 0
αβ 2 − P = 0
X donné
(0)
Pour k = 0, 1, . . .
i. Résoudre J (X )s = −F (X )
(k) (k) (k)
y x
JF (X) = .
1 1
Exercice 2.
Considérons la fonction f : R 2
→ R2 dénie par
1 2
f (X) = f (x, y) = 2x +y
1 2
2 y +x
1. Pour tout , on a
x
X= ∈ R2
y
et det(J (X)) = xy − 1.
x 1
Jf (X) = , f
1 y
15
2. Rappelons d'abord l'algorithme de Newton :
X donné
(0)
Pour k = 0, 1, . . .
i. Résoudre J (X )s = −F (X ) (k) (k) (k)
De même, on trouvera que X = (0.125, 0) , ||X || = 0.125, X = (0, 0.0078) , et ||X || = 0.00781.
(2) T (2) (3) T (3)
ϕ : [0, 1] → R2
t 7→ g(tX + (1 − t)Y )
Donc
R1
R1
||g(X) − g(Y )|| = ||ϕ(1) − ϕ(0)|| = || ϕ′ (t)dt|| = || 0 Jg (tX + (1 − t)Y ).(X − Y )dt||
0
Z 1
≤ sup ||Jg (tX + (1 − t)Y )|| dt.||X − Y || = L||X − Y ||
t∈[0,1] 0
Ainsi, il existe une constante L telle ||J (x)|| < L pour tout x ∈ Ω, alors g est L−lipschitzienne sur Ω
relativement à la norme ||.||.
g
(b) On a
2
D est fermé
g est contractante sur D pour la norme ||.|| ∞
g(D) ⊂ D
Donc il existe α unique dans D tel que g(α) = α.
φ(R ) ⊂ R 2 2
3. On cherche maintenant à approcher la solution du système (1.2) par la méthode de Newton. On construit
alors une fonction
f : R2 → R2
T f1 (X) −5x1 + 2 sin(x1 ) + 2 cos(x2 )
X = (x1 , x2 ) 7 → f (X) = =
f2 (X) 2 cos(x1 ) + 2 sin(x2 ) − 5x2
Pour tout X = (x , x ) 1 2
T
∈ R2 , on a
−5 + 2 cos x1 −2 sin x2
Jf (X) =
−2 sin x1 2 cos x2 − 5
(a) L'itération de la méthode de Newton pour le système (1.2) s'écrit
X ∈ R donné
(0) 2
Pour k = 0, 1, . . .
i. Résoudre J (X )s = −F (X ) (k) (k) (k)
det(J (X)) = (−5 + 2 cos x )(2 cos x − 5) − 4 sin x sin x = 25 − 10(cos x + cos x ) − 4 sin x sin x ≥ 1.
f 1 2 1 2 1 2 1 2
f : R2 → R2
2x1 − x2 + 91 e−x1 + 1
T f1 (x)
x = (x1 , x2 ) 7→ f (x) = =
f2 (x) −x1 + 2x2 + 19 e−x2 − 1
La matrice jacobienne de f est donnée par
2 − 91 e−x1
T 2 −1
∀x = (x1 , x2 ) ∈ R , Jf (x) =
−1 2 − 19 e−x2
L'algorithme de Newton s'écrit
x ∈ R donné
(0) 2
Pour k = 0, 1, . . .
i. Résoudre J (x )s = −f (x ) (k) (k) (k)
0.1111 1.8889 −1 −0.5570 −0.5570
f (x(0) ) = , Jf (x(0) ) = , s(0) = , x(1) = x(0) + s(0) =
1.0409 −1 1.6980 0.9411 0.0589
0.0209 1.9363 −1 0.0684 −0.4886
f (x(1) ) = , Jf (x(1) ) = , s(1) = , x(2) = x(1) + s(1) =
−0.2204 −1 1.8821 0.1534 0.2124
(2) −0.0085 (2) 1.9318 −1 (2) 0.0048 (3) (2) (2) −0.4838
f (x ) = , Jf (x ) = , s = , x =x +s =
0.0032 −1 1.8626 0.0009 0.2133
où g : R2 → R2
x = (x1 , x2 )T 7→ g(x) = K −1 (b − ϕ(x))
sur le domaine D = [−1, 0] × [0, 1] :
Le domaine D est fermé.
Il est facile de vérier que g(D) ⊂ D
Pour tout x ∈ R , on a J (x) = −K , où K et J (x) = − 91 e−x1
. Donc
2 −1 −1 1 2 1 0
g Jϕ (x) = ϕ
3 1 2 0 e−x2
1 e
||Jg (x)||∞ ≤ ||K −1 ||∞ ||Jϕ (x)||∞ ≤ max{e−x1 , e−x2 } ≤ = L < 1.
9 9
Donc g est contractante sur D pour la norme ||.|| .
Par conséquent, l'itération de point xe converge.
∞
Pour x = (0, 1) , on a
(0) T
(1) (0) −0.4210 (2) (1) −0.4745 (3) (2) −0.4821
x = g(x )= , x = g(x )= , x = g(x )=
0.2690 0.2203 0.2144
Exercice 6.
Soit f : D ⊂ R → R une fonction continue dans un voisinage V(α) ⊂ D où α ∈ R est solution du système
n n n
f (x) = 0. Supposons que J(α) est non singulière et notons K(x) = J (x) pour tout x ∈ R pour lequel J −1 n −1
Donc
r=1
n n
∂gi (x) ∂xi X ∂Kir (x) X ∂fr
= − fr (x) − Kir (x) (x)
∂xj ∂xj r=1 ∂xj r=1
∂xj
n n
X ∂Kir (x) X
= δij − fr (x) − Kir (x)Jrj (x), 1 ≤ i, j ≤ n,
∂xj
avec δ est le symbole de Kronecker.
r=1 r=1
Exercice 1.
Soient x ∈ R \{0} et A ∈ R
n n×n
une matrice symétrique. Le quotient de Rayleigh R(x) de A associé au vecteur x
est déni par
xt Ax
R(x) = .
xt x
1. Soit x un vecteur propre de A associé à une valeur propre λ de A. Alors Ax = λx, et donc
xt λx
R(x) = = λ.
xt x
2. Soient λ X
, . . . , λ des valeurs propres de A et x
1 n
(1)
, . . . , x(n) des vecteurs propres normalisés correspondants.
Soit x = α x , α , . . . , α ∈ R, alors
n
(j)
j 1 n
j=1
n n n X
n n
X t X X t X
xt x = αj x(j) αi x(i) = αj αi x(j) x(i) = αj2
j=1 i=1 j=1 i=1 j=1
et n n n
X t X X
xt (Ax) = αj x(j) αi λx(i) = αj2 λj
j=1 i=1 j=1
Par conséquent,
Xn n
X
R(x) = λj αj2 / αj2 .
j=1 j=1
λmin ≤ λj ≤ λmax
et n
X n
X n
X
λmin αj2 ≤ αj2 λj ≤ αj2 λmax
j=1 j=1 j=1
Par conséquent
λmin ≤ R(x) ≤ λmax .
On a l'égalité si x est un vecteur propre de A.
20
4. Soit x ∈ R \{0} un vecteur normalisé. Supposons que x est le k-ème vecteur propre normalisé de A, et
n (k)
R(x) = λk + O(ε2 ).
D'autre part, n
X
1 = ||x|| 2
= αj2
j=1 X
= αk2 + αj2
j̸=k X
= 1 + O(ε2 ) + αj2
j̸=k
Ainsi, X
αj2 = O(ε2 ) , ou encore α j = O(ε) pour tout j ̸= k. Donc
j̸=k
n
X Xn X
R(x) = λj αj2 / αj2 = λk αk2 + λj αj2
j=1 j=1 j̸=k
Par conséquent
R(x) = λk + O(ε2 ).
5. Considérons la matrice A = trid (1, −2, 1). Une estimation à la valeur propre dominante de A sachant que
4
ut Au
R(u) = = −3.6154
ut u
Exercice 2.
4 1 0 0
Considérons la matrice A=.
1
0
4
1
1
4
0
1
R1 = R4 = C1 = C4 = {z ∈ C, |z − 4| ≤ 1}
R2 = R3 = C2 = C3 = {z ∈ C, |z − 4| ≤ 2}
Pour toute valeur propre λ de A, on a
λ ∈ (R1 ∪ R2 ∪ R3 ∪ R4 ) ∩ (C1 ∪ C2 ∪ C3 ∪ 44 ) = {z ∈ C, |z − 4| ≤ 2}.
associé u.
2. Soit β une autre valeur propre de A (avec β ̸= λ) de vecteur propre associé v. Alors
Bv = Av − λu(ut v) = Av = βv
3. Soient λ , . . . , λ les valeurs propres de A, comptées avec leur ordre de multiplicité, vériant :
1 n
D'après la question précédente, les valeurs propres de B sont exactement λ , . . . , λ , 0. Ainsi pour trouver λ ,
il sut d'appliquer la méthode de la puissance itérée à la matrice B.
2 n 2
Exercice 5.
Soit A ∈ M (R) une matrice symétrique de valeurs propres λ , . . . , λ . Soit µ ∈ R tel que 0 < |µ − λ | < |µ − λ |
pour tout j ̸= m et µ ̸= λ , j = 1, . . . , n.
n 1 n m j
On a |µ − λ | < |µ − λ |, donc
µ µ j ξj
m j
1 1
> , j = 1, . . . , n.
|µ − λm | |µ − λj |
Ainsi, en appliquant la méthode de la puissance itérée à B (ou encore la puissance itérée inverse à B ), on −1
obtient µ − λ , et donc λ . µ µ
1. x donné; x =
(0) (0) x(0)
2. Construire la matrice B = A − µI
||x(0) ||
3. Pour k = 0, 1, . . .
µ n
Résoudre B y (k)
= x(k)
Calculer σ =
µ
(k) 1
+µ
Fin
xk t y (k)
Pour k = 0, 1, . . .
i. y (k) = Ax(k−1)
y (k)
ii. x(k) =
||y (k) ||2
t
x(k) Ax(k)
iii. λ(k) = t
Fin
x(k) x(k)
Soit x (0)
= (1, 1, 1)t , on a ||x (0)
||2 =
√
3 . Posons alors x x(0)
= √ (0)
3
1.732050 0.514496 t
y (1) x(1) Ax(1)
y (1) = Ax(0) = 2.309401 , x(1) = (1) = 0.685995 , λ(1) = t = 3.411765
1.732050 ||y ||2 0.514496 x(1) x(1)
1.714986 (2) 0.502519 t
y x(2) Ax(2)
y (2) = Ax(1) = 2.400980 , x(2) = (2) = 0.703526 , λ(2) = t = 3.414141
1.714986 ||y ||2 0.502519 x(2) x(2)
1.708564 0.500433 t
y (3) x(3) Ax(3)
y (3) = Ax(2) = 2.412090 , x(3) = (3) = 0.706494 , λ(3) = t = 3.414211
1.708564 ||y ||2 0.500433 x(3) x(3)
Exercice 6.
Soit A ∈ M (R), n ≥ 3 une matrice symétrique. On suppose que les valeurs propres de A vérient :
n
1. Supposons connus la valeur propre λ ainsi qu'un vecteur propre associé u = (u , . . . , u ) avec ||u || = 1 (1) t (1)
et u < 0. On considère une matrice de Householder élémentaire H telle que Hu = e . Soit B = HAH .
1 1 n 2
(1) (1) t
...
0
B= , B̃ ∈ Mn−1 (R).
B̃
0
(c) On a
PB (λ) =det(B − λI ) = (λ − λ) × det(B̃ − λI ) = (λ − λ) × P (λ)
n 1 n 1 B̃
Si λ = λ alors λ est une valeur propre de B et donc une valeur propre de A (car A et B sont semblables).
Ceci contredit le fait que |λ | > |λ |. Donc P (λ) = 0, et les valeurs propres de B̃ sont {λ , . . . , λ }.
1
2. Un algorithme permettant de calculer les deux valeurs propres λ et λ en utilisant la méthode de la puissance
1 2 B̃ 2 n
et
−0.408248 0.816497 −0.408248
vv t
H = H(v) = I3 − 2. t = 0.816497 0.526597 0.236700
vv
−0.408248 0.236700 0.881650
Alors la matrice B est donnée par
3 0 0
B = HAH = 0 0.168081 −0.373939
0 −0.373939 0.831918
t
u(2) Au(2)
λ2 = R(u(2) ) = t =1
u(2) u(2)
Exercice7.
1 1 1 1
Soit 0 0 3
A=
0 2 4
1
−4
.
0 0 0 3
1. On a ||A|| = max{1, 3, 8, 9} = 9. Puisque ρ(A) ≤ ||A|| , alors pour toute valeur propre λ de A, on a |λ| < 9.
Ainsi, les valeurs propres de A sont dans le disque
1 1
D = {z ∈ C, |z| ≤ 9}
De plus,
A = H −1 R = H T R = QR
où Q = H = H .
T
3. La résolution système linéaire Ax = b = (1, 1, 1, 1) revient à résoudre les deux systèmes linéaires Qy = b
t
(noter que Q = Q = H ), puis Rx = y (noter que R est triangulaire supérieure). Il est facile de trouver que
−1
1 −5/18
−1
y=
−1
et 13/18
x=
2/9
1 1/3
Exercice 1.
On considère le problème de Cauchy suivant
y ′ (t) = 1 + y(t), 0 < t < 1,
(3.1)
y(0) = 1
ou encore 1 h
un+1 = un + , n = 0, 1, . . . , N
1−h 1−h
(c) Schéma de Heun :
h
un+1 = un + (f (tn , un ) + f (tn+1 , un + hf (tn , un )))
2
h
= un + (1 + un + 1 + un + h(1 + un )) , n = 0, 1, . . . , N
2
ou encore h
un+1 = ((2 + h)(1 + un )) , n = 0, 1, . . . , N
2
2. Pour h = 0.2 on a N = 5. Notons que la solution exacte est donnée par y(x) = 2e − 1. x
Exercice 2.
On considère le problème de Cauchy suivant
y ′ (t) = f (t, y(t)), t ∈ I = [0, T ], T > 0,
(3.2)
y(0) = 1,
26
où f est λ-lipschitzienne sur D = {(t, y), 0 ≤ t ≤ T et − ∞ < y < +∞}. Pour approcher la solution du problème
(3.2), supposée de classe C sur I , on considère le schéma
4
u = u + h [θf (t , u ) + (1 − θ)f (t
n+1 n n n ,u )] , n+1 n+1(3.3)
où θ ∈ [0, 1], h = NT , N est un entier positif et t = nh, n = 0, 1, . . . , N .
n
1. La valeur de θ = 0 donne le schéma d'Euleur implicite qui est d'ordre 1. La valeur de θ = 1 correspond au
schéma d'Euler explicite qui est aussi d'ordre 1.
2. Soit τ (h) l'erreur de troncature locale au n÷ud t . Notons y = y(t ) pour n = 0, 1, . . . , N − 1. On a
n+1 n+1 n n
1
τn+1 (h) = ϵn+1 (h)
h
yn+1 − yn
= + θy ′ (tn ) + (1 − θ)y ′ (tn+1 ),
h
où ϵ n+1 (h) est le résidu au point t quand on intègre la solution exacte dans le schéma numérique. On a
n+1
h2 ′′ h3 h4
yn+1 = yn + hy ′ (tn ) + y (tn ) + y (3) (tn ) + y (4) (ξ¯n ), ξ¯n ∈ (tn , tn+1 )
2 6 24
Donc yn+1 − yn h h2 h3
= y ′ (tn ) + y ′′ (tn ) + y (3) (tn ) + y (4) (ξ¯n )
h 2 6 24
D'autre part, on a
h2 (3) h2
y ′ (tn+1 ) = y ′ (tn ) + hy ′′ (tn ) + y (tn ) + y (4) (ξˆn ), ξˆn ∈ (tn , tn+1 )
2 6
En remplaçant dans l'expression de τ n+1 (h) , on obtient
1 θ 1
τn+1 (h) = h θ − y ′′ (tn ) + h2 − y ′′′ (tn ) + O(h3 )
2 2 3
pour n = 0, . . . , N − 1. Ainsi,
Si θ = 21 , alors τ (h) = O(h ), et le schéma est d'ordre 2.
n+1
2
Exercice 3.
On considère le schéma suivant
(3.4)
(
ûn = un + hf (tn , un ),
h
un+1 = un + (f (tn , un ) + f (tn+1 , ûn )) ,
2
où h est le pas de temps, supposé constant.
1. Le schéma 3.4 s'écrit sous la forme générale d'un schéma explicite à un pas
un+1 = un + hϕ(tn , un ; h)
où 1
ϕ(t, y; h) = (f (t, y) + f (t + h, y + hf (t, y))) .
2
2. Pour que le schéma soit consistant d'ordre au moins 2, il sut que
∂lϕ 1 [l]
(t, y; 0) = f (t, y), l = 0, 1.
∂hl l+1
1
|ϕ(t, x; h) − ϕ(t, y; h)| = |f (t, x) + f (t + h, x + hf (t, x)) − f (t, y) − f (t + h, y + hf (t, y))|
2
1 1
≤ |f (t, x) − f (t, y)| + |f (t + h, x + hf (t, x)) − f (t + h, y + hf (t, y))|
2 2
1
≤ (L|x − y| + L|x + hf (t, x) − y − hf (t, y)|)
2
1
2L|x − y| + L2 h|x − y|
≤
2
L + L2 hmax
≤ 2 |x − y|.
où c et d sont deux fonctions continues sur [0, 1]. On suppose qu'il existe une constante γ > 0 telle c(x) ≥ γ
pour tout x ∈ [0, 1]. On cherche à approcher la solution du problème (3.4) par la méthode des diérences nies.
Étant donné N ≥ 1, on pose h = N + 1 et on dénit un maillage uniforme de pas h de l'intervalle [0, 1] comme
1
étant l'ensemble des points x = ih, i = 0, . . . , N + 1. Dans la suite, on note u une approximation de u(x ) pour
i = 1, . . . , N , u = (u , . . . , u ) ∈ R et π (u) = (u(x ), . . . , u(x )) ∈ R .
i i i
T N T N
1. On suppose que u ∈ C ([0, 1]). Soit x ∈ [0, 1]. Pour h susamment petit, u ∈ C ([x − h, x + h]). D'après la
h 1 N h 1 N
4 4
h2 ′′ h3 h4
u(x + h) = u(x) + u′ (x)h + u (x) + u(3) (x) + u(4) (x + θ1 h)
2 6 24
h2 ′′ h3 h4
u(x − h) = u(x) − u′ (x)h + u (x) − u(3) (x) + u(4) (x + θ2 h)
2 6 24
Donc −u(x − h) + 2u(x) − u(x + h) h2
u(4) (x + θ1 h) + u(4) (x + θ2 h)
′′
−u (x) = + .
h2 12 2
En appliquant le théorème des valeurs intermédiaires, ∃θ ∈]0, 1[ tel que
u(4) (x + θ1 h) + u(4) (x + θ2 h)
u(4) (x + θh) = .
2
Par conséquent, il existe un θ avec |θ| < 1 tel que
−u(x − h) + 2u(x) − u(x + h) h2 (4)
−u′′ (x) = + u (x + θh).
h2 12
... ...
u(4) (x2 + θ2 h)
...
−1 2 + h2 c(x2 ) −1 u(x2 ) d(x2 )
... ... ...
4
2
h
= −h
...
− 12
... ...
−1
−1 2 + h2 c(xN ) u(xN ) d(xN ) u(4) (xN + θN h)
Ainsi, le vecteur u vérie un système linéaire de la forme
h
Ah uh = bh . (3.7)
Donc A (uh h − πh (u)) = −εh , et par suite
1 h4
∥uh − πh (u)∥∞ ≤ ∥A−1
h ∥∞ .∥εh ∥∞ ≤ . sup |u(4) (x)| = βh2 ,
8h2 12 x∈[0,1]
Finalement, le schéma d'approximation par diérences nies utilisé est convergent d'ordre 2 pour la norme
x∈[0,1]
∥.∥ .∞
Exercice 5.
On considère le problème aux limites suivant
u′′ (t) + sin(u(t)) = f (t), t ∈ [a, b],
(P)
u(a) = α, u(b) = β.
On construit un problème approché par une méthode de diérences nies centrées. Pour cela, l'intervalle [a, b] est
subdivisé avec un pas h = b N− a . On note t = a + ih, u ≈ u(t ), pour i = 0, . . . , N , et u = (u , . . . , u ) .
i i i h 1 N
T
1. En utilisant la même démonstration de la première question de l'exercice précédent, on montre que si u est
de classe C sur [a, b], alors pour tout i ∈ {1, . . . , N }, il existe θ ∈ [t , t ] tel que
4
i i−1 i+1
2
u(ti−1 ) − 2u(ti ) + u(ti+1 ) h (4)
u′′ (ti ) = − u (ti + θi h).
h2 12
2. On a pour tout i ∈ {1, . . . , N }, on a
h4 (4)
u(ti−1 ) − 2u(ti ) + u(ti+1 ) + h2 sin(u(ti )) = f (ti )h2 + u (ti + θh).
12
Ainsi, le problème approché de (P) est donné par
Auh = h2 (F − sin(uh )) − B,
où
α
−2 1
f (t1 )
...
0
...
f (t2 )
−2
... ... ...
1 1
...
...
A= , F = , B=
1 −2 1
0
1 −2 f (tN )
β
et sin(u ) = (sin(u ), . . . , sin(u
h 1 N ))
T
.
φ : RN → RN
X 7 → φ(X) = h2 A−1 (F − sin(X)) − A−1 b.
avec L = h ∥A ∥ , pour la norme ∥.∥ . De plus, R est fermé et φ(R ) ⊂ R . Donc le système de la
∞
2 −1 N N N