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Bohr

Le modèle atomique de Bohr explique la structure de l'atome d'hydrogène en postulant que les électrons se déplacent sur des orbites circulaires avec des niveaux d'énergie quantifiés. Les transitions entre ces niveaux entraînent l'émission ou l'absorption de radiation électromagnétique, ce qui donne lieu à des spectres discontinus. Bien que ce modèle soit efficace pour les hydrogénoïdes, il présente des limites pour les atomes avec plusieurs électrons.

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Le modèle atomique de Bohr explique la structure de l'atome d'hydrogène en postulant que les électrons se déplacent sur des orbites circulaires avec des niveaux d'énergie quantifiés. Les transitions entre ces niveaux entraînent l'émission ou l'absorption de radiation électromagnétique, ce qui donne lieu à des spectres discontinus. Bien que ce modèle soit efficace pour les hydrogénoïdes, il présente des limites pour les atomes avec plusieurs électrons.

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Université Ferhat ABBAS - Sétif 1- 1ére Année LMD

Département des Sciences de la Terre 2020/2021

CHAPITRE III : QUANTIFICATION DE L’ENERGIE

III-1. MODÈLE ATOMIQUE DE BOHR (CAS DE L’ATOME D’HYDROGÉNE)

Le modèle de Bohr est une théorie physique cherchant à comprendre la constitution d’un
atome et plus particulièrement, celui de l’hydrogène et des ions hydrogénoides (ions ne possédant
qu’un seul électron). Ce modèle repose sur certain nombre de postulats que nous allons cités.

III-2. POSTULATS DE BOHR

Pour expliquer la stabilité de l’atome d’hydrogène et l’origine des raies de son spectre,
Bohr dans son modèle eut recours à des postulats :
 L’électron décrit autour du noyau des orbites circulaires.
 A chaque orbite correspond une énergie bien définie, et l’électron ne peut se mouvoir que
sur certaines orbites de rayon bien déterminé. Un électron décrivant une orbite se trouve
dans un état stationnaire d’énergie.
 Lorsque l’électron passe de l’état stationnaire permis d’énergie E2 à un autre état
stationnaire également permis d’énergie E1 inférieure à E2, il perd de l’énergie sous forme
d’une radiation électromagnétique de fréquence 𝝂 telle que :

𝑬𝟐 − 𝑬𝟏 = 𝒉𝒗

Avec : 𝑬𝟐 − 𝑬𝟏 : perte d’énergie de l’électron.


𝝂 : fréquence de rayonnement émis.
𝒉 : constante de Planck
 Le moment cinétique du système est quantifié, il ne peut prendre que des multiples entiers
𝒉
de la quantité , soit :
𝟐𝝅
𝒏𝒉
𝒎𝒗𝒓 =
𝟐𝝅
Avec : 𝒎 : masse de l’électron.
𝒗 : vitesse de l’électron

13
𝒓 : rayon de l’orbite décrite par l’électron.
𝒏 : nombre d’orbite.

III-3. RESULTATS

Ce modèle (modèle de Bohr) supposant que l’électron de l’hydrogène décrivait autour du


noyau des orbitales circulaires.
Pour que l’électron reste sur une orbite circulaire il faut que la force centrifuge F1 = force
d’attraction coulombienne F2.
𝒎𝒗𝟐 𝒆𝟐 𝒆𝟐
=𝒌 𝟐⟹𝒓=𝒌 … … … … … … . . … … … … … … … … … … … … . . … … … … … … . . (1)
𝒓 𝒓 𝒎𝒗𝟐

𝒗: vitesse tangentielle de l’électron


𝒓: distance entre électron-noyau
𝒎: masse de l’électron
1
𝒌= 𝑜𝑢 𝜀0 = 8,85 × 10−12 𝐶 2 𝑁 −1 𝑚−2 (𝑝𝑒𝑟𝑚𝑖𝑡𝑖𝑣𝑖𝑡é 𝑑𝑢 𝑣𝑖𝑑𝑒)
4𝜋𝜀0

Energie totale = Energie potentielle + Energie cinétique


𝒆𝟐
Energie potentielle : 𝑬𝒑 = −𝒌 … . … … … … … … … … … … . … … … … … … … . . … . (2)
𝒓
𝟏 𝟏 𝒆𝟐
Energie cinétique : 𝑬𝑪 = 𝟐 𝒎𝒗𝟐 = 𝟐 𝒌 … … … … … … … … … … … … … … … … … . (3)
𝒓
−𝟏 𝒆𝟐
(2) + (3) ⟹ 𝑬𝑻 = 𝒌 … … … … … … … … … … … … … … . … … … … . . … … … . … . (4)
𝟐 𝒓

Orbites stationnaires 𝟐𝝅𝒓 = 𝒏𝝀 … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … . . . . (5)


𝒉
Longueur d’onde 𝝀 = 𝒎𝒗 … … … … … … … … … … … . … … … . … … … … … … … … . (6)
𝒏𝒉
De (5) et (6) en trouve : 𝒗 = 𝟐𝝅𝒎𝒓 … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … . (7)

14
En remplaçant (7) dans (1) on détermine :
ℎ2
 Le rayon des orbites : 𝑟𝑛 = 𝑛2
4𝜋2 𝑘𝑚𝑒 2

Pour n=1⟹ 𝑟1 = 5,3 × 10−11 𝑚 = 0,53Å.


Donc on peut écrire :

𝒓𝒏 = 𝒓𝟏 × 𝒏𝟐 = 𝟎, 𝟓𝟑 × 𝒏𝟐 (°𝑨)

−1 2𝑚𝑒 4 𝜋 2 𝑘2 −1
 L’énergie correspondante (4) : 𝐸𝑛 = = 13,6(𝑒𝑉)
𝑛2 ℎ2 𝑛2

Pour n=1 𝐸1 = −13,6𝑒𝑉.

−𝑬𝟏 −𝟏𝟑,𝟔
Donc : 𝑬𝒏 = = (𝒆𝑽)
𝒏𝟐 𝒏𝟐
L’énergie ∆𝐸 correspondant à l’émission ou l’absorption d’un quantum :
Lorsque l’électron saute d’une orbite de rang 𝒏𝟐 sur une autre orbite de rang 𝒏𝟏 moins
énergétique (𝒏𝟐 > 𝒏𝟏 ) (émission), il perd de l’énergie et émet une radiation d’énergie 𝒉𝒗.

𝒆−
(Photons)
𝒏𝟐
𝒆−
𝒏𝟏

Figure 6. Représentation Schématique d’une transition électronique avec émission d’un


photon.
𝑐 2𝑚𝑒 4 𝜋 2 𝑘 2 1 1
∆𝐸 = ℎ𝑣 = 𝐸𝑛2 − 𝐸𝑛1 donc ℎ = 2
( 2 − 2)
𝜆 ℎ 𝑛1 𝑛2
1
En déduit la constante de RYDBERG on 𝑣´ = 𝜆

1 2𝑚𝑒 4 𝜋 2 𝑘 2 1 1
𝑣´ = = 3
( 2 − 2)
𝜆 ℎ 𝑐 𝑛1 𝑛2
2𝑚𝑒 4 𝜋2 𝑘 2
Avec 𝑅𝐻 =
ℎ3 𝑐

15
𝟏 𝟏 𝟏
𝒗´ = = 𝑹𝑯 ( 𝟐 − 𝟐 ) 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝑹𝑯 = 𝟏, 𝟎𝟕𝟗 × 𝟏𝟎𝟕 𝒎−𝟏
𝝀 𝒏𝟏 𝒏𝟐
𝒗´: nombre d’onde, 𝝀 : la longueur d’onde, 𝒄 : la vitesse de la lumière et 𝒌 : constante de
Planck.

Figure 7. Diagramme des niveaux d’énergies et transition pour l’hydrogène.

III-4. SERIES SPECTRALES DE L’HYDROGENE

On appelle spectre, l’ensemble des radiations monochromatiques (une seule couleur et


donc bien définie) qui composent la lumière visible ou non. On distingue deux types de spectres.
 Spectre continu : lumière d’une lampe électrique par exemple.
 Spectre discontinu ou discret : spectre de l’atome d’hydrogène par exemple (voir plus
loin).
Si on chauffe l’hydrogène (ou tout autre gaz) sous faible pression, il devient incandescent
et émet de la lumière. A l’aide d’un prisme on peut analyser cette émission lumineuse.
Sur la plaque photo On obtient un spectre de raies discontinues ; chaque raie correspond à
une fréquence caractéristique. Il s’agit du spectre d’émission de l’hydrogène.
On a plusieurs séries de raies :

16
𝑛1 = 1 𝑒𝑡 𝑛2 = 2,3,4, … … . ∞ : Série de Lyman (U.V)

𝑛1 = 2 𝑒𝑡 𝑛2 = 3,4,5, … … . ∞ : Série de Balmer (Visible)

𝑛1 = 3 𝑒𝑡 𝑛2 = 4,5,6, … … . ∞: Série de Paschen

𝑛1 = 4 𝑒𝑡 𝑛2 = 5,6,7, … … . ∞: Série de Brackett (I.R)

𝑛1 = 5 𝑒𝑡 𝑛2 = 6,7,8, … … . ∞ : Série de Pfund

Une série de raies est interprétée comme la manifestation de désexcitations, ayant toutes en
commun le retour vers un niveau d’énergie 𝐸𝑛 donné. Ainsi les désexcitations vers le niveau
fondamental constituent la série de LYMAN, les transitions vers 𝒏 = 𝟐; 𝟑 et 𝟒 constituent
respectivement les séries de BALMER, PASCHEN et BRACKETT. Chaque série est constituée
d’un grand nombre de raies dont les longueurs d’onde se rapprochent et tendent vers une longueur
d’onde limite (voir la figure 8).

Figure 8. Désexcitations envisageables

Lorsque l’électron se trouve sur le niveau 𝒏 = 𝟏, l’atome d’hydrogène possède l’énergie la


plus faible, il est donc son état fondamental (niveau de stabilité de l’atome) ; les autres niveaux
correspondent à des états excités. On peut remarquer qu’à mesure que 𝒏 croit, la distance entre les
niveaux successifs diminue. Lorsque 𝑛 tend vers l’infini, l’énergie devient nulle.

17
III-5. APPLICATION DE LA THEORIE DE BOHR AUX ATOMES
HYDROGENOÏDES

On appelle ions hydrogénoïdes, des cations qui possèdent un seul électron et Z protons.
Exemple : 𝑯𝒆+ , 𝑳𝒊+𝟐 , 𝑩𝒆+𝟑 … …. ect.
Comme les hydrogénoïdes ne possèdent qu’un seul électron on peut faire le même calcul
que pour l’hydrogène, excepté que la force électrostatique 𝐹2 entre le noyau de charge +𝒁𝒆 et
l’électron de charge −𝒆 a pour intensité

𝒁𝒆𝟐
𝑭=𝒌 𝟐
𝒓
Quand l’énergie potentielle devient :
𝒁𝒆𝟐
𝑬𝒑 = −𝒌
𝒓
Le rayon quantifié des orbites ainsi que l’énergie totale seront alors:
𝒓𝒏 (𝒉𝒚𝒅𝒓𝒐𝒈è𝒏𝒆) 𝒏𝟐
𝒓𝒏 (𝒉𝒚𝒅𝒓𝒐𝒈é𝒏𝒐ï𝒅𝒆) = = 𝟎, 𝟓𝟑 ×
𝒁 𝒁
𝒁𝟐
𝑬𝒏 (𝒉𝒚𝒅𝒓𝒐𝒈é𝒏𝒐ï𝒅𝒆) = 𝒁𝟐 × 𝑬(𝑯𝒚𝒅𝒓𝒐𝒈è𝒏𝒆) = −𝟏𝟑, 𝟔 ×
𝒏𝟐
Et pour le nombre d’onde :
𝟏 𝟏 𝟏
𝒗´ = = 𝑹𝑯 𝒁𝟐 ( 𝟐 − 𝟐 )
𝝀 𝒏𝟏 𝒏𝟐

La théorie de Bohr a fourni une explication à l’existence des raies d’adsorption et


d’émission de l’hydrogène ainsi que celles des hydrogénoïdes. Cependant, elle s’est avérée très
limitée dès que le système comporte plus d’un électron.

Dr. KAABI ILHEM

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