ÉVALUATION
CLASSE : Première
VOIE : ☒ Générale ☐ Technologique ☐ Toutes voies (LV)
ENSEIGNEMENT : Enseignement scientifique
avec enseignement de mathématiques spécifique
DURÉE DE L’ÉPREUVE : 2 h
Niveaux visés (LV) : ø
Axes de programme : ø
CALCULATRICE AUTORISÉE : ☒Oui ☐ Non
DICTIONNAIRE AUTORISÉ : ☐Oui ☒ Non
☐ Ce sujet contient des parties à rendre par le candidat avec sa copie. De ce fait, il ne peut être
dupliqué et doit être imprimé pour chaque candidat afin d’assurer ensuite sa bonne numérisation.
☐ Ce sujet intègre des éléments en couleur. S’il est choisi par l’équipe pédagogique, il est
nécessaire que chaque élève dispose d’une impression en couleur.
☐ Ce sujet contient des pièces jointes de type audio ou vidéo qu’il faudra télécharger et jouer le
jour de l’épreuve.
Nombre total de pages : 13
Parmi les trois exercices qui composent ce sujet, le candidat en
traite obligatoirement deux.
L’exercice 1, relatif à l’enseignement de mathématiques spécifique,
doit être obligatoirement abordé.
Pour le deuxième exercice, le candidat choisit entre l’exercice 2 et
l’exercice 3 qui sont relatifs à l’enseignement commun de
l’enseignement scientifique. Il indique son choix en début de copie.
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Exercice 1 (obligatoire) – Niveau première (mathématiques)
Gestion d’un parc animalier
Sur 8 points
Les trois parties peuvent être traitées indépendamment.
Partie A
En janvier 2022, on dénombre, dans un parc animalier, 27 sangliers. Comme leur
nombre peut s’accroître très rapidement, la direction du parc fait en sorte que la
population de sangliers augmente de 5 unités tous les 1er janvier par rapport à
l’année précédente.
On représente le nombre de sangliers dans ce parc par une suite (𝑢𝑛 ), ainsi pour
tout entier naturel 𝑛, 𝑢𝑛 désigne le nombre de sangliers le 1er janvier de l’année
2022 + 𝑛.
Ainsi 𝑢0 = 27.
1- Calculer 𝑢1 .
2- Exprimer, pour tout entier naturel 𝑛, 𝑢𝑛 en fonction de 𝑛. Expliquer la démarche.
3- Selon ce modèle, estimer le nombre de sangliers le 1er janvier 2035.
Partie B
Pour aider à réguler la population de sangliers, il est décidé de
créer un enclos rectangulaire pour les marcassins (les jeunes
sangliers) contre le mur de la billetterie. Pour cet enclos, on
dispose d’un grillage de 50 mètres de long et on veut que la
largeur ne dépasse pas 15 mètres.
La situation est représentée sur le schéma ci-contre où 𝑥
désigne la largeur de l’enclos.
4- Justifier que l’aire de cet enclos est égale à 50𝑥 − 2𝑥 2 .
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5- On considère la fonction 𝑓 définie sur l’intervalle [0 ; 15] par
𝑓(𝑥) = 50𝑥 − 2𝑥 2
On admet que 𝑓 est dérivable sur l’intervalle [0 ; 15].
On note 𝑓’ la dérivée de la fonction 𝑓. Déterminer 𝑓’(𝑥) en fonction de 𝑥, réel de
l’intervalle [0 ; 15].
6- Étudier le signe de 𝑓’(𝑥) en fonction de 𝑥, réel de l’intervalle [0 ; 15], et en déduire
le tableau de variation de la fonction 𝑓 sur l’intervalle [0 ; 15].
7- En déduire l’aire maximale que peut avoir l’enclos. Expliquer la démarche.
Partie C
Un certain jour, 350 visiteurs ont visité le parc et un sondage a été effectué à leur
sortie selon leur provenance (Ville ou Campagne), et selon leur sentiment après la
visite (Ravi ou Déçu). Certaines données sont rassemblées dans le tableau
d’effectifs ci-dessous.
Ville Campagne Total
Ravi 130
Déçu 55
Total 200 350
8- Recopier et compléter le tableau d’effectifs.
On choisit au hasard la fiche réponse au sondage d’un visiteur (on suppose que
toutes les fiches réponses au sondage ont la même probabilité d’être choisies).
Les résultats des probabilités seront arrondis, si nécessaire, à 10−2.
9- Calculer la probabilité que le visiteur choisi vienne de la campagne.
10- Calculer la probabilité que le visiteur choisi vienne de la campagne et soit ravi de
sa visite.
11- On choisit un visiteur qui vient de la campagne. Calculer la probabilité qu’il soit
ravi de sa visite.
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Exercice 2 (au choix) – Niveau première
Thème « La Terre, un astre singulier »
Histoire de l’âge de la Terre
Sur 12 points
On se propose de comprendre de quelle manière on peut connaître l’âge de la Terre.
Partie 1 – La radioactivité des roches, un outil de datation
Document 1 – Principe de la datation absolue
Pour dater de manière absolue les roches, on utilise le principe de décroissance
radioactive : au cours du temps, des éléments pères radioactifs se désintègrent en
éléments fils, comme représenté ci-dessous
Éléments pères
16 Éléments fils
Nombre d’atomes père
12
08
04
Temps (en
T1/2 2xT1/2 3xT1/2 4xT1/2 millions d’années)
T2
Décroissance des atomes pères en fonction du temps
Source : d’après le Livre scolaire
1- Le temps de demi-vie (ou période radioactive T1/2) correspond à la durée écoulée
lorsqu’une certaine quantité d'éléments pères est désintégrée. À partir du
graphique du document 1, dire quelle est la proportion d’éléments pères
désintégrée à T1/2.
2- Calculer le pourcentage d’éléments pères encore présents à t = 4xT1/2. Vous
détaillerez votre calcul.
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3- À partir des données du document 1, dire si le taux de désintégration des
éléments pères (nombre de noyaux pères disparaissant par unité de temps) est
constant avec le temps.
Partie 2 – Donner un âge à la Terre : datation sur les météorites et sur les
roches terrestres
Pour donner un âge à la Terre, C. Patterson s’appuie sur le « modèle de formation
par accrétion » qui admet que les météorites se sont formées en même temps que
les planètes du système solaire. En 1955, C. Patterson, met au point une méthode
de datation basée sur la mesure des rapports isotopiques du Plomb (Pb). Les deux
éléments 207Pb et 206Pb sont issus de la désintégration de l’Uranium (U). L’isotope
204 du plomb est stable et va servir de référence.
Les rapports isotopiques mesurés sur des météorites permettent de tracer une droite
nommée “isochrone”.
Document 2 – La méthode de Clair Patterson
La droite isochrone obtenue par C. Patterson est représentée ci-dessous. Les
points correspondent aux rapports isotopiques mesurés sur des météorites. Ces
points sont alignés sur un même droite car ils représentent des échantillons de
même âge. Le coefficient directeur “m” de cette droite est directement lié à l'âge
des météorites.
2a – La droite isoschrone de C. Patterson
207Pb
40
204Pb Le coefficient directeur
35 “m” est donné par la
relation:
30
25 Droite isochrone
20
avec A (xA;yA) et B (xB;yB)
15 deux points appartenant
à la droite.
10 206Pb
5 204Pb
5 10 15 20 25 30 35 40 45 50
Droite isochrone obtenue par Patterson sur des échantillons de météorites.
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2b – Graphique représentant un géochronomètre
En utilisant le géochronomètre ci-dessous, il est possible de déterminer
graphiquement l’âge d’une roche ou d’un ensemble de roches de même âge grâce
à la valeur du coefficient directeur « m » de la droite isochrone.
Âge de la roche (en
4 4,2 4,4 4,6 4,8 5 milliards d’années)
Source : D’après http://acces.ens-lyon.fr/
4- À partir du document 2, déterminer l’âge des météorites en appliquant la
méthode de Patterson. Faire apparaître tous les calculs et les étapes du
raisonnement.
Document 3 – Comparaison de radiochronomètres isotopiques
On considère que les résultats obtenus par radiochronologie sont fiables pour des
durées allant du millième de la demi-vie à dix fois celle-ci.
Radiochronomètre
Demi-vie (T1/2) en années
Isotope père Isotope fils
Méthode Azote - 14N → 10Be 1.4 x 106
Béryllium
Méthode Uranium - 238U → 206Pb 4.47 x 109
Plomb
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5- À partir du document 3 et de vos connaissances, justifier l’emploi
radiochronomètre isotopique de Patterson (méthode Uranium Plomb) plutôt
qu’une autre méthode qui serait basée sur la désintégration radioactive du 14N.
Document 4 – Zircon de Jack Hills en Australie, daté à 4.4 Milliards d’années
La plupart des roches terrestres anciennes ont disparu à cause de l’érosion et de
la tectonique des plaques. Quelques-uns des minéraux qu’elles contiennent,
appelés zircons, présentent une résistance importante. Les zircons sont les plus
anciens minéraux retrouvés sur Terre.
Source : FuturaSciences
6- Comparer l’âge du zircon de Jack Hills avec l’âge de la Terre établi grâce à la
méthode de Patterson, puis expliquer en quoi il est plus fiable de dater la
formation de la Terre à l’aide de mesures réalisées sur des météorites plutôt
qu’en utilisant des roches terrestres.
Partie 3 – Histoire de l’âge de la Terre
Document 5 – Âge estimé de la Terre en fonction des années
Le graphique ci-dessous représente les âges donnés à la Terre par quelques
auteurs au cours de notre Histoire.
Source : Le livre scolaire
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7- En utilisant les données du document 4 et vos connaissances, commentez
brièvement la proposition suivante : « les théories scientifiques ne sont que des
théories, elles peuvent toujours changer ». Préciser en particulier comment la
communauté scientifique procède pour valider une théorie.
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Exercice 3 (au choix) – Niveau première
Thème « Son, musique et audition »
Concert de Rock
Sur 12 points
Ce soir, la salle de concert du Confort Moderne accueille un groupe de rock local,
les VV, composé de deux guitaristes, d’un bassiste et d’un batteur. Le groupe joue à
guichet fermé. Musiciens et fans attendent ce moment avec impatience.
Un concert de Rock est, par essence, un lieu riche en sons ; des sons dont on veille
à adapter la « hauteur » (c’est-à-dire la fréquence) pour obtenir les effets mélodiques
souhaités ; mais également des sons que le public aime entendre avec puissance,
ce qui n’est pas sans risque pour la santé.
Dans la suite, nous allons explorer ces deux dimensions : hauteur et puissance.
Partie 1 – Accordage d’une guitare
Avant le concert, les guitaristes doivent accorder leur instrument. En effet, des
phénomènes tels que les variations de températures et d’humidité modifient les
caractéristiques des cordes et altèrent la sonorité de l’instrument : les sons joués
n’ont plus la bonne hauteur, ce qui signifie que la fréquence fondamentale émise par
la vibration de la corde n’a plus la bonne valeur.
En général, les musiciens professionnels réalisent l’accordage « à l’oreille » : leur
grande habitude des sons leur permet de juger si la fréquence est la bonne. Dans
certains cas, ils peuvent s’aider d’un diapason pour disposer d’un son de référence.
Lorsque l’on a moins d’expérience, on peut s’aider d’un enregistrement, ce que la
plupart des smartphones permettent de faire désormais. C’est ce que nous allons
faire dans cette partie pour réaliser l’accordage d’une guitare. Nous allons voir
comment des lois scientifiques nous permettent de discuter les gestes à réaliser.
Nous nous intéressons au cas d’un guitariste qui accorde la corde du Ré. Cette
corde doit normalement émettre un son de fréquence 147 Hz. Le document 1
propose un enregistrement du son émis par la corde.
1- Expliquer comment déterminer la fréquence du son émis par la guitare à l’aide
de l’enregistrement.
2- Justifier que la corde n’est pas correctement accordée en précisant si le son est
trop grave (fréquence trop faible) ou trop aigu.
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Document 1 – Enregistrement du son émis par la corde du « Ré »
Partie grisée : durée totale de 189 ms pour 29 périodes.
Pour réaliser l’accordage, le musicien tourne une clé située en haut du manche.
Cette clé est reliée à une tige sur laquelle la corde s’enroule (voir document 2).
Suivant le sens dans lequel il tourne la clé, il augmente l’enroulement de la corde sur
la tige, ou la réduit.
Document 2 – Clés d’une guitare
Source : https://www.hguitare.com/communaute/blog/materiel/anatomie-guitare
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Une loi physique permet d’expliquer pourquoi cette action altère le son émis. En
effet, une modélisation du comportement d’une corde vibrante permet de montrer
que la fréquence 𝑓 du son émis (exprimée en hertz) est reliée aux caractéristiques
physiques de la corde par la loi :
1 𝑇
𝑓= ×√
2𝐿 𝜇
Avec les caractéristiques physiques de la corde de guitare :
𝐿 la longueur (en mètre) de la corde entre les deux points de fixation.
𝑇 sa tension (en newton).
𝜇 sa masse linéique (en kilogramme par mètre).
3- Indiquer quelle caractéristique physique est modifiée lorsque le musicien tourne
la clé.
4- Déterminer si le musicien doit tendre ou détendre la corde pour ajuster la
fréquence du son émis sur celle souhaitée (147 Hz).
Partie 2 – Exposition au son
C’est l’heure ! Les musiciens sont en place. Les portes de la salle s’ouvrent et le
public commence à entrer. Les premiers rangs se remplissent, les fans veulent être
au plus près de leurs idoles.
Lorsque tout le public est entré, il est disposé suivant un demi-disque comme
représenté sur le schéma du document 3 page suivante.
Lorsque les musiciens jouent, le son des instruments est amplifié et diffusé par des
enceintes. Pour simplifier, on considère que l’ensemble des enceintes équivaut à une
unique enceinte positionnée au centre du demi-disque.
Dans ces conditions, le niveau d’intensité sonore 𝐿 (en décibel) perçue par une
personne située à la distance 𝑟 de l’enceinte est donnée par la relation :
𝑃
𝐿 = 10 × log ( )
2𝜋 𝑟 2 𝐼0
où 𝑃 est la puissance d’émission du son par l’enceinte (𝑃 = 150 W) et 𝐼0 est
l’intensité sonore du seuil d’audibilité (𝐼0 = 10−12 W ⋅ m−2 ).
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Document 3 – Disposition de la salle
5- Justifier que cette formule est cohérente avec le fait que l’on perçoive le son plus
faiblement en fond de salle qu’à proximité de la scène.
Indication : la fonction logarithme est croissante. Lorsque 𝑥 augmente, log(𝑥)
augmente.
On mesure les niveaux d’intensité sonore dans la salle pendant que le groupe joue.
On trouve un niveau d’environ 115 dB au plus près de la scène (5 m) et environ
100 dB en fond de salle (30 m). Ces niveaux correspondent à une moyenne sur un
morceau, avec des variations d’intensité au cours de celui-ci. Par ailleurs, les
morceaux joués par le groupe durent environ quatre minutes chacun.
Le document 4 page suivante présente une analyse des risques que représente
l’exposition à des sons intenses.
6- Discuter les risques pour la santé auditive des spectateurs suivant qu’ils sont
proches ou loin de la scène.
Le document 5 page suivante présente une campagne de sensibilisation aux
dangers du bruit proposée par l’Agence Régionale de Sante de Normandie.
7- Justifier les trois premiers conseils.
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Document 4 – Danger du bruit pour les oreilles
Selon le Dr Pascal Foeillet, médecin ORL
praticien et Vice-Président de l’association
JNA « Contrairement aux yeux, les oreilles ne
sont pas constituées de protecteurs naturels
et restent réceptives à tous les sons, toxiques
ou non ».
Au-delà de 85 dB l’oreille est en danger. La
dangerosité va dépendre aussi de la durée
d’exposition. Par exemple, il est possible
d’être soumis à une exposition de 80 dB
pendant huit heures sans danger pour le
système auditif. Une fatigue s’en ressentira
pour autant.
Un impact soudain à 120 dB (pétard) peut
créer autant de dégâts sur le système auditif
que cinq minutes de MP3 à 100 dB.
Source : Extrait d’un dossier de l’association pour la prévention et l’information dans le
domaine de l’audition
Document 5 – Campagne gouvernementale de prévention
Source : https://www.normandie.ars.sante.fr/prevention-des-risques-auditifs-lies-au-bruit
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