Chapitre 2
Chapitre 2
0
79
de regroupements par catégories (ou familles) d’activité et les destinataires de ces
9
43
prestations peuvent être identifiés et se voir facturer les prestations par le biais géné-
43
:15
ralement d’une unité d’œuvre.
.36
.98
Les centres de structure effectuent des missions générales et diffuses de
35
5.1
soutien et de coordination aux autres centres. Les prestations ne sont ni récur-
:10
rentes, ni identifiables par leur destinataire. En conséquence, toute facturation de
7
93
leur activité ne peut être que conventionnelle, c’est-à-dire assise sur des répartitions
368
qui ne sont pas issues de comptages spécifiques dans une relation fournisseur /
:88
40
destinataire, comme c’est le cas précédemment pour les unités d’œuvre.
61
6 95
97
centres de revenus), les centres opérationnels, les centres de support et enfin les
CG
centres de structure12.
EN
m:
caractérisent par une distinction générale entre les activités bancaires proprement
ho
sc
(12) Ces quatre types de centres de responsabilité correspondent, de fait, aux quatre « catégories d’activité »
répertoriées par le Conseil national du crédit, dans son rapport de juin 1990 sur la « productivité des éta-
blissements de crédit » : l’activité commerciale, l’activité de production, l’activité de support et l’activité de
structure.
(13) Les activités internationales, regroupées dans une « division » ou un « département international », ne
sont pas reprises dans les organigrammes types qui suivent. Elles peuvent d’ailleurs elles-mêmes être distin-
guées entre « activités bancaires » et « activités financières ».
51
Partie i – miSSionS et organiSation du contrôLe de geStion
Direction générale
Direction de l’exploitation
0
commerciale recouvrement
9 79
43
43
Dir. régionale Dir. régionale Dir. régionale
:15
A B C
.36
.98
35
5.1
Succursale Succursale Succursale
:10
A1 A2 A3
7
93
368
Agence 1 Agence 2 Agence 3 :88
40
61
Les centres de profit sont principalement constitués des entités du réseau : agence,
nit
Ke
gestionnaires ».
m:
[Link]
vo
lar
(14) Dans les grandes banques, l’appellation « Banque de financement et d’investissement » regroupe les
activités de marché, d’ingénierie financière, de produits structurés, d’ALM / trésorerie, ainsi que les activités
tournées vers le financement des grandes entreprises. À côté de « BFI », coexiste fréquemment un ensemble
tourné plutôt vers la collecte d’épargne, regroupant généralement les métiers de banque privée, de gestion
d’actifs, de conservation de titres, voire parfois d’assurance.
52
2 – LeS miSSionS du contrôLe de geStion
Direction générale
0
79
Gestion de
Centre de
9
Activités Gestion patrimoine / Ingénierie
43
traitement Trésorerie
43
de marchés d’actifs Banque financière
des titres
:15
privée
.36
.98
- Achat/vente - Conservation - Sicav - Conseil aux - Conseil aux
35
d’actions ou des titres - FCP entreprises entreprises
5.1
d’obligations - Coupons - Produits de sur opération - Opérations
:10
en Bourse - Préparation placement de haut de de swaps
7
- Arbitrage d’assemblées (SCPI,…) blilan (OPA, - …
93
36
- Contrepartie/ - Services -… OPE, fusions,
8
market financiers acquisitions)
making - Services titres :88
- Émissions
40
61
financiers -…
nit
- Crédits
Ke
financiers
CG
- Placements
EN
de titres
m:
.co
53
Partie i – miSSionS et organiSation du contrôLe de geStion
importante de ces centres, sur le plan du contrôle de gestion, est la fiabilité du calcul
analytique, ce qui permet d’envisager de mettre en place un système de facturation
interne des prestations réalisées par les centres de coût pour le compte de centres
utilisateurs ou destinataires des prestations. Ces prix de cession internes peuvent, le
cas échéant, faire l’objet de comparaisons externes avec les prix du marché, dans la
mesure où des prestations comparables existent. La mise au point d’un système de
prix de cession, susceptible de donner lieu à arbitrage interne entre fournisseurs et
destinataires, revient alors à transformer ces centres de coût en quasi-centres de profit.
Si la refacturation interne des prestations a l’avantage d’instaurer un cadre général
de relations de type « clients-fournisseurs » en interne et d’accélérer les arbitrages
économiques, plusieurs éléments doivent cependant être pris en compte avant
0
9 79
d’instaurer un tel système :
43
43
:15
La lourdeur administrative et informatique entraînée par ces refacturations ne
.36
doit pas être négligée. Le fonctionnement d’un tel système est onéreux.
.98
35
L’introduction de relations internes « clients-fournisseurs » doit être encadrée.
5.1
:10
Se pose en effet la question de la prise en compte de l’influence du niveau d’activité
7
93
du centre sur la formation des coûts. Dans la mesure où une part significative des
368
:88
charges du centre de responsabilité est fixe, sa performance mesurée en terme de 40
« coût unitaire de mise à disposition d’une prestation » va alors dépendre, pour une
61
95
part importante, de son niveau d’activité. Or, dans les situations où ce dernier est
6
97
déterminé exclusivement ou, en grande partie, par les clients internes, une partie
ra:
nit
au centre prestataire. Dans ces conditions, il peut être pertinent d’introduire une
CG
méthode d’imputation rationnelle des charges fixes qui permette de faire apparaître
EN
m:
les écarts de sous (ou sur) activité en fin de période et non pas en phase d’arbi-
.co
trage budgétaire15 sa responsabilité portant à court terme sur la maîtrise des charges
x
vo
capacité.
sc
w.
ww
Dans les banques, ces centres de coût opérationnels répondent à plusieurs appel-
lations génériques : « centres prestataires », ou encore « centres de traitement
d’opérations ».
c) Les centres de support. Ces centres correspondent généralement à des centres
de coûts indirects par rapport aux produits finaux (que l’on assimile parfois aux
centres auxiliaires de la comptabilité analytique). Rappelons que leurs prestations
peuvent être identifiées par catégorie, par destination (le centre qui reçoit la pres-
tation) et enfin par une indication de volume, par le biais de la définition d’unités
d’œuvre.
(15) Cela permet d’éviter un effet pervers classique lié à une introduction trop rapide des prix de cession
internes. Dans de nombreux cas, une telle décision est en effet prise à la suite d’un audit montrant les coûts ex-
cessifs d’une prestation réalisée en interne. La direction décide alors de mettre en place une facturation interne
de ces prestations accompagnée d’une mise en concurrence avec des prestataires externes. Certains clients
internes utilisent alors immédiatement cette facilité, ce qui diminue d’autant le niveau d’activité du centre
interne, détériore son coût unitaire et accélère, par effet de spirale, la fuite vers le marché des autres clients
internes. Le centre interne se trouve ainsi très rapidement remis en question sans avoir eu les moyens de réagir.
54
2 – LeS miSSionS du contrôLe de geStion
0
9 79
utilisateurs. La précision du calcul des coûts est relative : les unités d’œuvre
43
43
sont certes représentatives de la fonction de coût du centre (que ce soit des
:15
temps d’expert pour un service études et développement ou des temps CPU pour
.36
.98
un centre informatique) mais elles ne représentent pas la fonction de coût de
35
façon exhaustive. Dans les centres de support, celle-ci répond en effet rarement
5.1
à une fonction linéaire liée à des volumes mais connaît de multiples effets de
7:10
seuil liés à la résolution d’incidents critiques déclenchés par une partie réduite
93
36
de l’offre de prestations ou encourus de façon récurrente par quelques destina-
8
taires seulement16. :88
40
61
6 95
La facturation par unités d’œuvre lisse tous ces phénomènes et ne reflète donc
97
ra:
EN
répondre à un besoin qui peut être formalisé sous la forme d’un cahier des charges
.co
économique).
Il ne faudrait pas conclure de ces deux remarques qu’il n’est, en définitive, pas utile
d’envisager un système de facturation interne des prestations des centres de support17
Bien au contraire, le principe d’une telle facturation a pour effet d’entraîner une
utilisation plus sélective de ces centres et d’accélérer les arbitrages entre le recours
aux prestataires externes (logique d’externalisation) et le maintien ou le développe-
ment en interne de compétences ou de savoir-faire considérés comme spécifiques
(logique de maintien ou de développement des compétences stratégiques).
(16) Ce constat a été à l’origine de certains des développements de la comptabilité analytique par activités
(« ABC costing »).
(17) Et ce d’autant plus que l’alternative à ce système est le recours à une répartition analytique convention-
nelle, c’est-à-dire par le biais de taux ou de clés de répartition, qui sont par définition plus arbitraires et plus
éloignés des mécanismes de formation des coûts, comme cela sera explicité dans le chapitre 5.
55
Partie i – miSSionS et organiSation du contrôLe de geStion
0
9 79
support, de demandes formulées en interne par des interlocuteurs réclamant une
43
43
« prestation ». Ce sont les responsables de centres de structure eux-mêmes et, en
:15
dernier recours, la direction générale, qui statuent sur l’opportunité des missions
.36
.98
poursuivies par ces centres. En outre, les possibilités de formaliser les séquences
35
d’opérations permettant de réaliser les missions sont limitées et peu récurrentes.
5.1
Dès lors, il n’est pas possible de calculer des coûts de mise à disposition de presta-
7:10
tions qui soient fondés sur une unité de mesure stricte – comme le comptage de
93
36
ces prestations dans les centres opérationnels – ou approchée comme les unités
8
:88
d’œuvre des centres de support. La seule alternative qui s’offre au contrôle de
40
61
moyen de taux ou de « clés » qui n’entretiennent pas de lien direct avec les échanges
6
97
ra:
pour parvenir au calcul du coût complet des activités ou des produits, qui peut être
EN
de ces centres de structure sont, par définition, réduits. Toute mesure de perfor-
ho
mance ne peut s’apprécier que dans la durée (le moyen terme) et reste bien souvent
sc
w.
procédure de négociation budgétaire peut être utilisée pour préciser et modifier les
missions attendues de ces centres de responsabilité. D’autre part, le budget de ces
différents centres de structure peut être rapporté – en global ou par fonction – aux
revenus ou aux charges totales de l’établissement afin d’établir des comparaisons au
sein du secteur d’activité.
La figure 2.6 résume les caractéristiques que nous venons de décrire pour les trois
familles principales de centres de responsabilité : centre opérationnel, centre de
support et centre de structure.
56
2 – LeS miSSionS du contrôLe de geStion
0
79
centres de responsabilité
9
43
43
Indicateurs de performance utilisés
:15
.36
Efficience : prestations réalisées / ressources
.98
*
consommées
35
5.1
:10
Efficacité : résultats / objectifs * *
7
93
Pertinence globale
36
*
8
:88
(évaluation à moyen terme) 61
40
*
nit
des prestations
m:
.co
* *
ho
Techniques de Budgétisation
* *
à base zéro (BBZ)
57
Partie i – miSSionS et organiSation du contrôLe de geStion
0
79
ploiements d’activités et de ressources. Il s’agit là d’une composante clé du mana-
9
43
43
gement des entreprises : la compétitivité est liée à la vitesse avec laquelle ces redé-
:15
ploiements s’effectuent. Cela ne va cependant pas toujours sans peine, en particu-
.36
.98
lier dans les entreprises ayant une certaine taille. En contexte bancaire, l’animation
35
de la démarche prévisionnelle se heurte fréquemment à deux types de résistance.
5.1
Le premier a trait à la conception même du budget, le second est plus diffus, il
7:10
renvoie aux difficultés à formaliser et à quantifier les objectifs de résultats et de
93
36
performance et à quantifier les redéploiements de ressources.
8
:88
40
61
95
de dépenses
ra:
nit
Héritage d’une tradition administrative d’allocation des ressources, qui associe une
Ke
CG
cultés est la passivité des comportements qui sont ainsi générés. La tradition
ho
sc
approfondie, d’une part, des performances des exercices passées, et d’autre part,
sur l’analyse des plans d’action envisagés pour améliorer les activités et les perfor-
mances des exercices à venir. Dans cette tradition, le budget n’est pas un instru-
ment d’arbitrage économique local. À l’extrême, le budget est vécu comme une
« dotation » sans rapport immédiat avec les missions du centre de responsabilité.
Il est alors perçu comme une autorisation de dépenses actualisée pour l’exercice
prévisionnel. Il conduit donc à des ajustements marginaux dans les modes de fonc-
tionnement des centres de responsabilité. Plus graves sur le plan de l’animation du
contrôle de gestion, ces ajustements marginaux sont perçus comme imposés par la
hiérarchie centrale en dehors de toute négociation locale du responsable de l’entité.
(18) Ce risque est particulièrement important lorsque les entreprises recourrent massivement à des presta-
taires externes pour la mise au point et la modification de leurs systèmes de contrôle de gestion.
(19) Ce qui, dans cette logique, conduit naturellement, dans une perspective défensive, à créer de l’activité
pour maintenir un niveau d’activité, c’est-à-dire sans nécessaire justification sur le plan de l’amélioration du
service rendu ou de la pertinence stratégique.
58
2 – LeS miSSionS du contrôLe de geStion
Cette procédure, très juridique dans son esprit, conduit à renforcer le sentiment
d’arbitraire et à déresponsabiliser les échelons intermédiaires de gestion20.
Pour le contrôle de gestion, il s’agit alors d’inverser la représentation du budget
de telle sorte qu’il constitue bien un moment clé d’arbitrage local, c’est-à-dire
qu’il traduise bien la valorisation économique et financière de plans d’action soute-
nant des objectifs négociés de résultat. Aussi, la procédure budgétaire doit-elle être
conçue et animée de telle sorte qu’elle initie réellement un espace de dialogue et de
négociation entre les différents niveaux hiérarchiques et entre la direction générale,
le contrôle de gestion et les responsables de centres de responsabilité. On l’aura
compris, une démarche prévisionnelle de planification (à un horizon pluriannuel)
et de budgétisation (à un horizon annuel) qui n’initie pas un certain nombre de
0
9 79
changements (redéfinition des missions, des activités, redéploiement des ressources)
43
43
dans les centres de responsabilité, ne peut pas être considérée comme efficace sur
:15
le plan du contrôle de gestion. Cette problématique ne se pose pas dans les mêmes
.36
.98
termes suivant la nature des centres de responsabilité. Des outils et techniques
35
d’animation spécifiques ont été développés dans cette perspective.
5.1
7:10
93
3.1.2 formaliser les objectifs de résultats et quantifier les redéploiements
368
De manière générale, le contrôle de gestion se heurte au problème classique de :88
40
61
stratégique21, dont l’horizon est à moyen et long terme et qui prend en compte des
97
ra:
pas ambigus (ils peuvent être chiffrés en objectifs de coûts ou de marges) et les redé-
vo
lar
(on peut quantifier les choix possibles, faire des études de sensibilité et décider en
sc
w.
grande légitimité : les changements sont « naturellement » justifiés par une dimi-
nution des coûts ou par une augmentation des volumes. Dans ce contexte, le rôle
du contrôle de gestion n’est pas très éloigné du rôle classique de l’organisateur qui a
pour tâche d’optimiser des flux et des agencements de moyens. La principale diffé-
rence consiste à pondérer toutes les alternatives à l’aune du critère économique.
b) La situation est plus complexe dans les centres de support où les objectifs
sont généralement multicritères (efficience à court terme avec un objectif de coût
mais aussi efficacité à moyen terme incorporant des objectifs non financiers). Les
(20) Il s’agit là d’un effet très négatif pour le contrôle de gestion, qui ne peut se déployer que dans un contexte
où ces interlocuteurs ont la perception de disposer de « marges de manœuvre » ou de marges « d’autonomie »
sur leur environnement immédiat. L’élargissement de la perception de marges d’autonomie des responsables
d’entités de gestion repose sur des mécanismes psychosociologiques peu pris en compte dans le contexte fran-
çais (v. l’absence de formations visant à renforcer la perception d’autonomie [« empowerment »] des niveaux
intermédiaires de responsabilité dans les entreprises françaises).
(21) Ce terme permet d’éviter d’identifier systématiquement le niveau des décisions stratégiques à la seule
direction générale.
59
Partie i – miSSionS et organiSation du contrôLe de geStion
coûts y sont moins formalisables : les activités les plus consommatrices de ressources
ne se voient pas toujours allouées des coûts en proportion, du fait de l’utilisation
d’unités d’œuvre. Cela rend les arbitrages plus complexes, ne pouvant être fondés
que sur la prise en compte de plusieurs critères de décision. La méthode dite de
Budgétisation à base zéro (BBZ) est un exemple intéressant de procédure mise
au point spécifiquement pour l’animation du contrôle de gestion des centres de
support, elle repose sur la mise en œuvre des opérations suivantes :
formaliser les activités des centres indirects en termes de missions rendues et
de prestations de service fournies aux services destinataires. Fréquemment, les
activités des centres de support font l’objet de définitions internes au service
0
sans une prise en compte suffisante des demandes et des besoins des services
9 79
destinataires. L’animation de la procédure de BBZ consiste à transformer des
43
43
listes d’activités en « résultats demandés » au service par les entités clientes ;
:15
.36
attribuer à ces différentes missions et prestations des niveaux de service
.98
rendus, par des évaluations et comparaisons internes et / ou des références
35
externes. Le recours à un prestataire externe facilite généralement la faisabilité
5.1
:10
et l’acceptation de ce processus d’évaluation qualitative ;
7
93
évaluer les moyens affectés à ces missions ou prestations et en estimer les
36
8
coûts. Le recours à une unité d’œuvre de type heure ou homme / jour est
:88
40
habituellement la solution la plus courante pour procéder à cette évaluation.
61
générale ;
CG
m:
lar
ments obtenus.
ho
sc
w.
60
2 – LeS miSSionS du contrôLe de geStion
0
doter d’objectifs de positionnement relatif par le biais de ratios et de leur compa-
9 79
raison avec l’externe. Comme pour les centres de support, l’enjeu de l’animation
43
43
du contrôle de gestion consiste à aider les responsables des centres de structure à
:15
s’appréhender en tant que centres producteurs de résultats (même si ceux-ci ne
.36
.98
peuvent être appréhendés à court terme) plutôt qu’en centres de moyens.
35
5.1
7:10
93
36
3.2 L’animation de gestion postactive : l’analyse des performances
8
et le retour d’information :88
40
61
95
vient d’être décrite. Aussi, les difficultés que rencontre l’animation de gestion sont
EN
souvent plus importantes dans cette phase de l’action contrôle de gestion que dans
m:
Les paragraphes qui suivent visent à rendre compte des argumentations qui sont
vo
lar
61
Partie i – miSSionS et organiSation du contrôLe de geStion
de nombreux cas. Il peut s’agir d’une situation transitoire, les deux circuits étant
progressivement fusionnés. Dans ce cas, il s’agit essentiellement, pour le contrôle
de gestion, de bien s’assurer de cette fusion des deux circuits d’information. Dans
l’autre cas, se pose inévitablement la question de la responsabilité de la tenue du
nouveau document de reporting au sein de l’entité. Le danger pour le contrôle de
gestion est que le reporting soit spontanément assimilé à une demande supplé-
mentaire d’enregistrement comptable, et soit vécu comme une nouvelle contrainte
de nature réglementaire imposée par le siège (d’où la perception d’une demande
« bureaucratique »). Ce débat pose de toute façon la question de la détermination
du correspondant du contrôle de gestion au sein des centres de responsabilité. Des
éléments de réponse à ce débat sont donnés au chapitre 3.
0
9 79
b) Un argument très courant de rejet des reportings est la crainte d’uniformisation
43
43
des activités d’une entité. En étant normalisées, les modalités de transcription des
:15
résultats économiques d’un centre de responsabilité tendent à renforcer la perception
.36
.98
d’une banalisation des caractéristiques du centre. Ce sentiment est généralement plus
35
fort au niveau des centres de support qui perçoivent le reporting de gestion comme
5.1
:10
les contraignant à centrer leur attention sur les seuls éléments (calculs de coûts, indi-
7
93
cateurs d’efficacité) répertoriés sur le document, ce qui est perçu comme un centrage
36
sur le court terme et la productivité au détriment du long terme, de la qualité et
8
:88
de l’innovation. Du point de vue du contrôle de gestion, il est donc nécessaire de
40
61
préciser que le reporting n’interdit pas la mise au point de tableaux de bord locaux
6 95
qui permettent de suivre les contraintes spécifiques de l’activité. Ces tableaux de bord
97
ra:
Il s’agit là d’un argument qui dépasse le seul contrôle de gestion. Il renvoie au vécu
[Link]
des personnes) ainsi que les risques inhérents à ce mouvement (perte de coordina-
tion). Une décentralisation des responsabilités n’est pas réaliste sans remontée d’une
information de pilotage fine et fréquente. Enfin, les dispositifs de contrôle de gestion
peuvent avantageusement être présentés, dans de nombreux contextes, comme rédui-
sant l’arbitraire des supérieurs hiérarchiques. L’expérience montre que les niveaux
intermédiaires d’encadrement sont particulièrement sensibles à cet argument, en
particulier quand ils ont connu un style de supervision administratif reposant sur le
respect formel de procédures et de règlements. Dans l’espace laissé par la négociation
sur les objectifs et les ressources et dans l’analyse contradictoire des performances,
le reporting de gestion réduit l’arbitraire des rapports de pouvoir en objectivant les
points de discussion et d’éventuels conflits entre niveaux hiérarchiques.
62
2 – LeS miSSionS du contrôLe de geStion
0
79
9
de dérives ;
43
43
de catalyseur quand aucune décision portant sur des améliorations ou sur des
:15
plans d’action correcteurs n’est prise pour remédier à des problèmes récur-
.36
.98
rents de performance économique.
35
5.1
Enfin, le contrôle de gestion ne doit pas oublier l’une de ses missions essentielles,
:10
à dominante financière, et qui consiste à reprévoir en cours d’année les résultats à
7
93
fin d’exercice. Pour cela, il a besoin d’informations réalistes validées par ces inter-
368
:88
locuteurs concernant leurs activités et leurs résultats. Il n’est pas souhaitable que
40
ces informations soient seulement calculées au niveau central, il est en effet très
61
95
difficile de prendre en compte, au cas par cas, la part des dérives dues à des contre-
6
97
performances internes, de celles qui sont dues à des causes externes (modifications
ra:
nit
de gestion. Le danger, à ce niveau, est d’alourdir excessive- ment les tâches deman-
EN
m:
De par les options prises par le contrôle de gestion et qui s’expriment notamment
par la construction du reporting, ressortent des éléments prenant en compte une
réalité économique qui s’éloigne parfois de la perception courante de la réalité
comptable et fiscale. La plupart des éléments en question seront explicités aux
chapitres 4 à 7. D’autre part, certains choix faits en comptabilité analytique (calculs
en coûts partiels au niveau des centres de responsabilité, calculs en coûts complets
au niveau de la direction générale) doivent impérativement être explicités sous
peine de générer de graves incompréhensions. Mais de façon plus globale, il est du
ressort du contrôle de gestion d’expliciter en interne, à tous les niveaux de respon-
sabilité, les conditions et mécanismes de formation de la performance économique.
Cette animation peut prendre plusieurs formes :
Présentation en interne des résultats annuels et organisation de débats sur
les points forts et les points faibles des résultats économiques de l’exercice.
(22) Les différences entre ces notions sont commentées au chapitre 10.
63
Partie i – miSSionS et organiSation du contrôLe de geStion
0
informatisés d’aide au pilotage en temps réel. Ils ont l’avantage de permettre l’af-
9 79
43
fichage sur écran de l’ensemble des paramètres de l’entreprise tout en la replaçant
43
dans son univers concurrentiel. Le concept de « benchmarking » trouve ici une
:15
.36
application immédiatement opérationnelle, chaque responsable d’entité pouvant
.98
avoir connaissance d’indicateurs comparant certaines des performances des prin-
35
5.1
cipaux concurrents (parts de marché, prix de vente, volumes, etc.).
7:10
En définitive, concernant l’animation du contrôle de gestion, le principal effort
93
36
demandé à la fonction est de sortir d’un rôle traditionnel de destinataire et d’ana-
8
lyste de l’information économique et financière pour se positionner clairement en :88
40
61
lité. Parmi les grandes directions fonctionnelles, les contrôleurs de gestion ne sont
6
97
ra:
pas les seuls, bien entendu, à être dans cette problématique, mais, du fait de leur
nit
Conclusion au chapitre 2
lar
ho
sc
w.
Nous avons défini le contrôle de gestion comme processus d’aide au pilotage écono-
ww
mique des entreprises. Ce processus s’appuie sur la mise au point d’un système
d’information analytique – et notamment un système de mesure des rentabilités –
et budgétaire mais aussi sur des dispositifs organisationnels comme la définition de
centres de responsabilité, la mise au point de procédures de gestion prévisionnelle,
d’analyse et de diffusion des résultats. Enfin, nous avons montré que l’efficacité de
cette fonction et son professionnalisme étaient fortement liés à un savoir-faire dans
l’animation dont nous avons décrit les principales composantes.
Il reste bien sûr de nombreux éléments externes à la fonction contrôle de gestion
proprement dite et qui conditionnent également son efficacité. Nous évoque-
rons, pour n’en citer que les principaux, l’organisation de la gestion des ressources
humaines et le système informatique. D’autres éléments plus impalpables, comme
la culture d’entreprise, jouent également un rôle important, mais un contrôle de
gestion bien exercé est aussi un facteur remarquable d’évolution de cette culture.
(23) Cette communication se fait alors sur des informations majoritairement issues de la direction financière
plutôt que du contrôle de gestion, les informations de ce dernier ayant un caractère plus confidentiel.
64
2 – LeS miSSionS du contrôLe de geStion
Annexe
0
9 79
Nature des objectifs / missions
43
43
:15
.36
Produits ou prestations répétitives
.98
Prestations non répétitives mais identifiables
35
5.1
Prestations diffuses
7:10
93
368
Nature des éléments délégués :88
40
61
95
Certains coûts directs, comme les seuls coûts contrôlés (dans le cas d’une délé-
6
97
gation limitée aux quantités, nous aurons par exemple la surface nécessaire à
ra:
nit
x
La détermination des prix de vente (ou des prix de cession) ; le produit net
vo
lar
bancaire
ho
sc
65
ww
w.
sc
ho
lar
vo
[Link]
m:
EN
CG
Ke
nit
ra:
97
695
61
40
:88
836
93
7:10
5.1
35
.98
.36
:15
43
43
9 79
0
Chapitre 3
0
9 79
43
43
:15
.36
1. Les « clients » du contrôle de gestion ....................................................... 68
.98
35
1.1 La direction générale ............................................................................... 68
5.1
1.2 La direction financière ............................................................................. 70
7:10
93
1.3 Les responsables opérationnels................................................................. 70
368
1.4 Les autres « clients » ................................................................................ 72
:88
40
61
de banque................................................................................................ 87
ho
sc
67
Partie i – miSSionS et organiSation du contrôLe de geStion
Le service contrôle de gestion est un service fonctionnel. Il n’a donc pas de contacts
directs avec les clients de l’établissement. Le service contrôle de gestion remplit
ainsi une mission de soutien à l’activité et au fonctionnement des autres services.
Cette mission gagne à être précisée le plus possible et notre démarche va consister
à la définir en tant que prestation de service à des « clients » internes à l’entreprise.
Cette démarche a pour avantage de clarifier les relations qu’entretient le contrôle
de gestion avec son environnement. Elle permet aussi de mieux cerner les spécifi-
cités du service contrôle de gestion par rapport à d’autres services fonctionnels qui
lui sont proches et avec lesquels des questions de « territorialité » peuvent se poser
comme l’audit interne, l’organisation, la planification et la direction financière.
Cette dernière direction est particulièrement importante à analyser en détail en
0
9 79
raison de la grande proximité avec le contrôle de gestion des fonctions qui la
43
43
composent : comptabilité générale, ALM, trésorerie, gestion financière…
:15
.36
Il reste alors à présenter les acteurs de la « prestation » contrôle de gestion. Qui
.98
sont-ils ? Ce sont bien sûr les professionnels du contrôle de gestion mais ce sont aussi,
35
5.1
et cette dimension est fondamentale pour la mise en place d’un contrôle de gestion
:10
efficace, l’ensemble des responsables de l’entreprise qui doivent intégrer, progressive-
7
93
36
ment, une dimension contrôle de gestion à leur fonction d’encadrement.
8
:88
40
61
6 95
identification claire des « clients », de leurs besoins et de leur capacité à être des
EN
rodage des systèmes et des équipes mis en place dans les premières années.
sc
w.
ww
C’est la direction générale qui a, dans la grande majorité des cas, l’initiative de la
mise en place de la fonction contrôle de gestion. Mais elle en est aussi le principal
client et elle a généralement une perception assez claire de ses propres besoins.
Ceux-ci peuvent être classés en trois catégories : un besoin d’information, un
besoin de suivi et d’évaluation des résultats et, enfin, un besoin d’aide à la décision.
Il est vital pour une direction générale de disposer régulièrement dans l’année d’une
projection des résultats financiers de l’entreprise. Ceci lui permet d’anticiper les
résultats réels de l’année et d’assurer le maintien des grands équilibres financiers. La
plupart des données afférentes à ces grands équilibres sont communiquées à la direc-
tion générale sous la forme d’un rapport mensuel synthétique mettant en évidence les
réalisations et les projections de résultats par branche, réseau, produit, ou toute autre
segmentation de l’activité qui aura été retenue. Le document qui répond a ce besoin
d’information synthétique est le tableau de bord mensuel de la direction générale.
68
« Acteurs » « Clients »
Fonction
Direction générale
de conception
et d’animation
du système
Direction financière
ww (compta générale, ALM…)
w.
69
Contrôleurs
sc
h
Prestation
Sources d’information de gestionolarvo
x.c
- Compta générale om Contrôle de gestion
:E Responsables opérationnels
- Organisation Fonction NC
G
Ke
- Informatique « partagée » nit
ra:
97
-… 695
61
40
Demandeurs d’informations
Responsables :88 (informatique, commissaires
836
opérationnels 93 aux comptes…)
7:10
5.1
35
.98
.36
79
0
Partie i – miSSionS et organiSation du contrôLe de geStion
0
l’atteinte des objectifs stratégiques tels qu’une part de marché, une structure de
9 79
43
clientèle ou une notoriété produit.
43
:15
Enfin, le contrôle de gestion apporte une aide précieuse à un besoin que rencontrent
.36
.98
toutes les directions générales, celui de les éclairer avant leurs prises de décision.
35
Dans ce domaine, le contrôleur de gestion apporte une aide au chiffrage des rentabi-
5.1
:10
lités prévisionnelles des alternatives d’investissements que les dirigeants souhaitent
7
étudier. Il est également un auxiliaire précieux pour la discussion des options
93
36
stratégiques. Il peut en effet fournir, par le biais de sa connaissance des coûts et des
8
:88
performances internes de l’entreprise, des données de premier ordre permettant
40
61
70
3 – La PreStation contrôLe de geStion : SeS intervenantS et Son organiSation
contrôleurs de gestion comme des clients moins « naturels » que la direction géné-
rale. Ces responsables ont en effet souvent moins conscience de leurs besoins et
sont moins enclins qu’une direction générale à demander assistance aux services
fonctionnels.
0
79
de l’information doit aussi être « calée » sur les niveaux de délégation qui sont
9
43
accordés aux responsables opérationnels. Plus cette délégation est importante, plus
43
:15
les besoins en informations augmentent.
.36
.98
Le contrôle de gestion leur diffuse, d’une part, des états statistiques ou comp-
35
5.1
tables détaillés, qui leur permettent d’organiser la programmation de leur activité
:10
et, d’autre part, des tableaux de bord plus synthétiques qui leur donnent une
7
93
36
vue d’ensemble des principaux éléments de marche de l’activité. Ces tableaux de
8
:88
bord sont des éléments essentiels de coordination lorsqu’une véritable décentrali-
40
sation a été mise en place. C’est en effet le suivi des indicateurs, considérés comme
61
95
nouveau segment de clientèle ou le taux minimal d’augmentation des flux sur telle
ra:
nit
direction centrale.
CG
EN
m:
suivre le rythme des recettes et des dépenses par rapport aux prévisions. Ce suivi
vo
lar
ment, et sous forme plus synthétique que dans les tableaux de bord, les écarts par
w.
ww
rapport aux prévisions, le suivi budgétaire permet, d’une part, aux opérationnels
d’établir des plans d’action visant à compenser les déséquilibres et, d’autre part, à
la direction financière d’anticiper les décisions liées aux évolutions de l’activité et
des programmes.
71
Partie i – miSSionS et organiSation du contrôLe de geStion
Le contrôle de gestion est important pour le service d’audit interne, dans la mesure
où il peut transmettre à ce dernier des informations concernant des problèmes de
cohérence ou de fiabilité des procédures centrales. D’autre part, le contrôle de gestion
peut fournir au service organisation des indications intéressantes lui permettant
d’effectuer des études de coûts opératoires ainsi que des analyses de productivité.
Enfin, il constitue un fournisseur habituel d’informations à un certain nombre d’or-
ganismes externes. Ce sont les commissaires aux comptes, les organismes profes-
sionnels du type Fédération bancaire française, Association des sociétés financières,
organismes de « rating » et les milieux boursiers. Dans sa transmission externe d’in-
0
9 79
formations, le contrôleur de gestion est toutefois tenu à une certaine confidentialité
43
43
pour des raisons évidentes de concurrence. Il est donc généralement tenu de s’in-
:15
former auprès de sa hiérarchie de l’étendue des informations qu’il peut divulguer.
.36
.98
35
5.1
:10
2. Les « acteurs » et l’organisation du contrôle de gestion
7
93
368
:88
Qui sont les acteurs du contrôle de gestion ? La réponse apparaît évidente a priori : ce
40
sont les contrôleurs de gestion en tant que professionnels de cette discipline. Une telle
61
95
réponse est cependant très incomplète car, comme d’autres services fonctionnels, le
6
97
contrôle de gestion a tendance à se définir de plus en plus comme une fonction délé-
ra:
nit
guée, c’est-à-dire en partie prise en charge par les opérationnels eux-mêmes. Aussi,
Ke
en retour une coordination efficace. Cette dernière est assurée par les services de
lar
ho
contrôle de gestion qui irriguent la structure. Quels sont les modes de rattache-
sc
w.
ment hiérarchique de ces services ? Quelle en est leur organisation interne ? Quelles
ww
72
3 – La PreStation contrôLe de geStion : SeS intervenantS et Son organiSation
Aussi, l’ambition du contrôleur de gestion doit bien être, à terme, celle de « faire
faire le contrôle de gestion par les responsables opérationnels », suivant une formu-
lation couramment employée.
Les responsables opérationnels doivent donc être considérés comme des acteurs
essentiels de la « prestation contrôle de gestion ». Celle-ci ne sera en effet pleinement
efficace que lorsque les responsables se seront appropriés la démarche, c’est-à-dire
lorsqu’ils seront parvenus à effectuer la régulation et l’autocontrôle de leur activité.
Le contrôle de gestion ne doit donc pas seulement être défini comme un métier de
spécialistes mais comme une fonction partagée par le plus grand nombre de respon-
sables. En cela, il se rapproche du marketing ou, plus encore, de la qualité, qui sont
aussi, dans l’entreprise, l’affaire de tous. Des outils comme les budgets ou les tableaux
0
9 79
de bord n’acquièrent pleinement leur utilité que s’ils sont utilisés par les opérationnels
43
43
dans leurs prises de décision et l’analyse de leurs résultats.
:15
.36
Il s’agit donc, pour beaucoup de banques et d’établissements financiers, de trouver
.98
un équilibre entre un noyau de spécialistes, les contrôleurs de gestion, qui irriguent
35
5.1
l’ensemble de la structure, et une intégration de l’action contrôle de gestion à la
:10
définition courante des fonctions de l’ensemble des responsables de l’entreprise.
7
93
Cet équilibre ne peut être réalisé que si les contrôleurs de gestion intègrent, dans
368
leur propre définition de fonction, une fonction pédagogique d’apprentissage et :88
40
d’explication du contrôle de gestion aux opérationnels.
61
6 95
97
ra:
nit
Les grandes entreprises de banque calquent leur contrôle de gestion sur leur struc-
lar
ho
Contrôle Contrôle
Niveau départemental de gestion du de gestion du
Département A Département B
Figure 3.2 – Configuration de base de l’organisation des différents niveaux de contrôle de gestion
dans les grandes entreprises de banque.
73
Partie i – miSSionS et organiSation du contrôLe de geStion
0
9 79
l’activité financière – activités de marchés, gestion d’actifs, titres, ingénierie finan-
43
43
cière… Ce niveau de contrôle de gestion est investi d’une responsabilité fonda-
:15
mentale dans la mesure où il assure le « monitoring » d’entités qui correspondent
.36
.98
à des métiers spécifiques. Aussi, cet échelon du contrôle de gestion doit prendre
35
en compte les caractéristiques et les contraintes de la logique des « métiers » qui
5.1
:10
sont devenus, dans les dernières années, les éléments fondamentaux de prise en
7
93
compte du déploiement stratégique des entreprises bancaires.
368
:88
Enfin, toujours d’après la figure 3.2, l’articulation du contrôle de gestion repose sur
40
correspond au suivi d’une fonction au sein d’un métier. Ainsi, pour le département
ra:
nit
Bien entendu, pour des entreprises de taille moyenne ou petite, il n’est pas nécessaire
sc
w.
74
3 – La PreStation contrôLe de geStion : SeS intervenantS et Son organiSation
ils sont placés et d’autre part, à la ligne hiérarchique proprement dite du contrôle de
gestion. Deux possibilités s’offrent : soit les services de contrôle de gestion décen-
tralisés sont rattachés hiérarchiquement à leur service central et entretiennent des
liens fonctionnels avec les responsables opérationnels, soit, à l’inverse, ils dépendent
hiérarchiquement de leurs responsables opérationnels et ils entretiennent des liens
fonctionnels avec les services centraux de contrôle de gestion.
Quand les contrôleurs de gestion locaux sont rattachés hiérarchiquement au
contrôleur de gestion central, ils disposent d’une philosophie et d’outils communs,
ce qui facilite la cohérence d’ensemble. Il y a, par conséquent, peu de problèmes
de « transparence » dans l’établissement et la diffusion de l’information entre les
différents niveaux de contrôle de gestion.
0
9 79
43
Cependant, beaucoup d’entreprises préfèrent rattacher les contrôleurs de gestion
43
locaux aux responsables opérationnels de direction ou de département. En effet, il
:15
.36
apparaît souvent contradictoire d’avoir une structure d’entreprise décentralisée en
.98
départements et en directions et une structure de contrôle de gestion centralisée.
35
5.1
Dans l’hypothèse où un contrôleur de gestion local est rattaché au contrôle de
:10
gestion central, lui-même rattaché à la direction générale, les relations entre les
7
93
responsables opérationnels locaux et leur contrôleur de gestion peuvent parfois
368
être délicates. La décentralisation est alors perçue comme limitée. Toutefois, ce
:88
40
mode de rattachement hiérarchique est parfois retenu dans le cadre d’opérations de
61
plus commune en période de croisière. Elle permet en effet une bonne intégration
m:
des contrôleurs de gestion au sein de l’organisation ainsi qu’une bonne entente avec
[Link]
nombre d’écueils doivent être évités, le principal étant le développement d’une hété-
ho
sc
rogénéité dans les instruments et les outils de contrôle de gestion utilisés par les dépar-
w.
ww
75
Partie i – miSSionS et organiSation du contrôLe de geStion
budgétaire, d’indicateurs stratégiques et se donne les moyens, par une présence régu-
lière sur le terrain, d’entretenir des relations suivies avec les contrôleurs décentralisés.
0
facteurs comme l’importance que la direction générale accorde au contrôle de
9 79
gestion, le degré de décentralisation réelle de l’entreprise, la pression de la concur-
43
43
rence au sein du secteur d’activité, ou encore le « poids » du responsable du contrôle
:15
de gestion – déterminé par son itinéraire professionnel et par sa personnalité.
.36
.98
35
Un certain nombre d’études sur la situation du contrôle de gestion dans l’organigramme
5.1
des banques ont été réalisées, dont l’une par l’ESCP. D’après ces études, les cas les plus
7:10
fréquents de positionnement des services contrôle de gestion sont au nombre de trois :
93
368
Cas n° 1 : Le contrôle de gestion est rattaché directement à la direction :88
40
générale, sans liens hiérarchiques avec d’autres directions.
61
6 95
97
ra:
Direction générale
nit
Ke
CG
EN
m:
Contrôle de gestion
[Link]
vo
lar
ho
sc
w.
Dans cette situation, le contrôle de gestion a un poids important du fait de son ratta-
chement direct à la direction générale. Il reçoit des informations de tout premier
ordre sur les orientations que la direction générale ou, le cas échéant, tel directeur
de branche, tel directeur des marchés, ou tel directeur régional, souhaite donner à
l’entreprise et aux activités. Ce mode de rattachement a l’avantage de garantir au
service contrôle de gestion une forte indépendance de jugement et d’analyse sur la
marche de l’entreprise. Toutefois, la limite de ce mode de rattachement est dans la
perception que les services opérationnels peuvent avoir de la fonction, qui peut être
assimilée à « l’œil de la direction », le danger étant alors que le service contrôle de
gestion soit coupé du terrain.
76
3 – La PreStation contrôLe de geStion : SeS intervenantS et Son organiSation
Direction générale
0
9 79
43
Contrôle Comptabilité
43
de gestion générale
:15
.36
.98
Dans ce deuxième mode de rattachement, le contrôle de gestion dépend de la
35
5.1
direction financière ou de la direction administrative. Il est ainsi plus proche des
:10
informations financières et comptables de l’entreprise. Par ailleurs, dans cette
7
93
position, le contrôle de gestion n’est pas, comme dans le premier cas, assimilé à
368
la direction générale, ce qui permet une meilleure communication avec les direc-
:88
40
tions opérationnelles. Cependant, l’inconvénient de ce mode de rattachement est
61
stratégiques de l’entreprise, ce qui lui fait courir le risque de réduire son rôle à une
97
ra:
Direction générale
sc
w.
ww
ou
Direction générale
Contrôle de gestion
+ Comptabilité générale
77
Partie i – miSSionS et organiSation du contrôLe de geStion
les liens entre comptabilité générale et contrôle de gestion peuvent apparaître ici
trop exclusifs : la comptabilité générale est l’un des fournisseurs du contrôle de
gestion comme le sont aussi l’audit interne, l’informatique, l’organisation. Toute-
fois, l’avantage de ce mode de rattachement du contrôle de gestion est la possibilité
d’une transmission et d’une analyse efficace et rapide de l’information comptable.
Actuellement, le cas qui semble le plus répandu dans le secteur bancaire est le cas
n° 2, c’est-à-dire un rattachement du contrôle de gestion à une direction financière
qui comporte elle-même d’autres services comme la comptabilité générale, l’ALM,
la trésorerie ou la gestion financière.
Compte tenu de la fréquence élevée de cette situation et des connexions étroites
0
79
entre le contrôle de gestion et les autres services de la direction financière, une
9
43
partie spécifique est consacrée dans ce chapitre aux liens entre contrôle de gestion
43
:15
et directions financières dans les banques (v. Partie 3).
.36
.98
35
5.1
2.2.3 L’organisation interne du service « contrôle de gestion »
7:10
93
a) L’appellation et les définitions de fonction
368
:88
L’appellation « contrôleur de gestion » n’est pas l’unique appellation qui désigne
40
61
gestion » sont utilisées pour désigner le contrôleur de gestion. Les banques et établis-
CG
78
3 – La PreStation contrôLe de geStion : SeS intervenantS et Son organiSation
b) L’organisation du service
Les modes d’organisation les plus courants d’un service de contrôle de gestion dans
une banque s’articulent généralement autour des trois configurations suivantes :
Cas n° 1 : Organisation par fonction
0
9 79
43
43
Responsable du contrôle de gestion
:15
.36
.98
35
5.1
:10
Budget
7
Tableau Comptabilité
93
Rentabilité Contrôle
36
de bord analytique budgétaire
8
:88
40
- Par secteur - Détermination - Élaboration
61
centre de profit
97
- Par produit
Ke
- Contrôle
CG
tableau de bord.
w.
ww
Dans des banques d’une taille plus importante, la configuration la plus courante
est précisément une configuration plus décentralisée, c’est-à-dire une organisation
du contrôle de gestion par grand secteur d’activité :
Cas n° 2 : Organisation par activité et par fonction1
(1) Pour alléger la présentation de cet organigramme, l’organisation par fonction a été présentée pour l’acti-
vité B seulement.
79
Partie i – miSSionS et organiSation du contrôLe de geStion
0
9 79
43
43
Dans l’organisation interne d’un service de contrôle de gestion, le danger principal
:15
est celui d’une trop grande parcellisation des tâches. C’est le cas, par exemple, de
.36
.98
la séparation du contrôle de gestion en une partie s’occupant exclusivement des
35
charges et l’autre des recettes, spécialisation qui entraîne des problèmes de cohé-
5.1
rence dans les calculs.
7 :10
93
Sur un plan général, la trop grande spécialisation par fonction à l’intérieur du service
368
peut poser de multiples problèmes, car la plupart des analyses sont complexes et :88
40
nécessitent la prise en compte de plusieurs éléments de résultats ainsi que des effets
61
95
possibles de substitution entre activités. Par exemple, les calculs de rentabilité client
6
97
– calcul des coûts unitaires – aux statistiques – nombre d’opérations par client –
Ke
c) Les effectifs
[Link]
vo
Il est difficile d’avoir une idée très précise des effectifs moyens réels des services
lar
ho
de contrôle de gestion dans la banque. En effet, les statistiques à ce sujet sont peu
sc
w.
nombreuses. De plus, si les effectifs de contrôle de gestion central peuvent être faci-
ww
lement dénombrés, il n’en est pas de même des services décentralisés où les fonc-
tions de contrôle de gestion proprement dites peuvent être partagées avec d’autres
fonctions et, par conséquent, référencées sous des appellations diverses.
Toutefois, on a pu faire un certain nombre d’estimations que l’on peut recouper
avec les études réalisées par des experts, portant sur le poids des fonctions centrales
dans la banque. On peut estimer que les effectifs affectés au contrôle de gestion
sont de l’ordre de 0,5 % à 1 % des effectifs totaux des banques. Dans certaines acti-
vités complexes, comme les activités financières ou de marchés, ce taux est géné-
ralement plus élevé. Il peut atteindre 2 %, voire plus, de l’ensemble des effectifs.
80
3 – La PreStation contrôLe de geStion : SeS intervenantS et Son organiSation
0
79
mêmes préoccupations et compétences que lui, ni le même temps à y consa-
9
43
crer, ni même parfois l’envie de s’y soumettre.
43
:15
Le second rôle du contrôleur de gestion est l’animation, au sens large, du
.36
.98
processus de contrôle de gestion. Les meilleurs systèmes d’information peuvent être
35
utilisés dans des logiques passives de justification des actions conduites. C’est le cas
5.1
des organisations et des entreprises où les responsables ne perçoivent pas les enjeux
7:10
de progrès pour leur organisation, ni les marges de manœuvre dans le pilotage de
93
36
leurs activités. Dans ces contextes, l’utilisation des systèmes de contrôle de gestion
8
:88
est le plus souvent réduite à expliquer et à justifier les résultats obtenus plutôt qu’à
40
61
conduite des activités et des projets. Le système de contrôle de gestion est alors
6
97
ra:
Il s’agit d’un élément clé de la réussite d’un contrôle de gestion. Or, si les compé-
tences techniques sont généralement reconnues au contrôleur, ses capacités de
communication et de dialogue sont parfois mises en cause. D’après différentes
enquêtes, les qualités les moins reconnues aux contrôleurs de gestion par les opéra-
tionnels étaient : l’acceptation de la critique, l’aptitude à la négociation, l’aptitude
à gérer du personnel, les qualités d’animation et l’absence de préjugés.
La perception des contrôleurs de gestion n’est pas toujours spontanément positive
et cet état de fait doit être anticipé. Les raisons en sont multiples. Elles tiennent
déjà à l’appellation de la fonction : l’acception du terme contrôle en français reste
encore limitée à sa dimension répressive. Elles tiennent également aux ambiguïtés
qui peuvent entourer les finalités de la fonction. Si le contrôle de gestion a une
mission première d’aide au pilotage économique par la mise en place d’un système
d’information de gestion, il a aussi une mission essentielle d’appui à la recherche
de performance économique. Cette pression à l’effort continuel n’est pas toujours
facile à vivre, aussi bien pour les interlocuteurs du contrôle de gestion que pour
les contrôleurs eux-mêmes. Il s’ensuit des formes dégradées et caricaturales de
81
Partie i – miSSionS et organiSation du contrôLe de geStion
0
9 79
positive et entrepreneuriale. Le contrôle de gestion s’exerce au contact direct des
43
43
interlocuteurs : c’est la seule façon d’en éviter une perception trop technique. Enfin,
:15
il ne faut jamais perdre de vue que la performance et l’innovation se nourrissent de
.36
.98
la confiance et de l’échange continus sur les meilleures pratiques internes mais aussi
35
des concurrents. C’est dans cette direction que la communication du contrôle de
5.1
:10
gestion doit s’exercer et, dans certains cas, évoluer.
7
93
368
f) Les qualités du contrôleur de gestion dans la banque
:88
40
61
Le contrôle de gestion est un métier qui nécessite une qualification technique mais
95
Sur le plan technique, outre une grande rigueur, le contrôleur de gestion doit
Ke
disposer d’une forte culture générale en gestion, reposant à la fois sur une bonne
CG
Plus globalement, il doit posséder une capacité à poser et à analyser en termes écono-
lar
ho
82
3 – La PreStation contrôLe de geStion : SeS intervenantS et Son organiSation
0
le recul et l’indépendance qui caractérisent ce type de métier. Certains cadres peuvent
9 79
43
donc légitimement préférer, après quelques années, s’orienter vers des activités opéra-
43
tionnelles. Par exemple, en dehors de la sphère financière, où il peut prendre un poste
:15
.36
de responsable de ligne de produit ou de responsable régional dans le réseau.
.98
35
D’autres cadres peuvent préférer évoluer au sein des services fonctionnels, soit au sein
5.1
de la hiérarchie contrôle de gestion proprement dite en se rapprochant du contrôle
7:10
de gestion central, soit dans la hiérarchie financière, au sens large, et qui offre, dans
93
36
la banque, de nombreuses possibilités comme responsable de back-office, responsable
8
des études, voire directeur financier de l’entreprise dans nombre de cas. :88
40
61
95
Pour les entreprises elles-mêmes, y a-t-il des équilibres à privilégier entre les profils
6
97
au sein des équipes de contrôle de gestion ? Il semble qu’un cocktail efficace soit
ra:
nit
toire réussie dans des fonctions opérationnelles. Pour ces cadres opérationnels, le
.co
passage au sein d’un service « contrôle de gestion » est l’occasion d’acquérir une
x
vo
lar
culture économique plus approfondie ainsi qu’une vision plus globale des activités
ho
et de l’entreprise, ce qui peut être conçu comme une étape intermédiaire avant de
sc
w.
gestion, l’intérêt du maintien d’un tel équilibre réside dans la possibilité d’accroître
les liens avec les opérationnels, qui ne peuvent sortir que renforcés du passage de
certains d’entre eux au contrôle de gestion.
83
Partie i – miSSionS et organiSation du contrôLe de geStion
0
9 79
43
Fiabilité des informations. Le contrôleur de gestion doit vérifier les données
43
:15
chiffrées avant de les traiter et de les diffuser. Une information qui se révèle être erronée
.36
peut atteindre durablement la crédibilité du contrôle de gestion. Les remarques faites
.98
par l’audit interne peuvent être prises en compte pour suivre ce critère.
35
5.1
Rapidité et respect des délais. Les informations fournies par le contrôle de
:10
7
gestion doivent parvenir rapidement à leurs destinataires. Un tableau de bord mensuel
93
36
arrivant, par exemple, plus d’un mois et demi après le mois étudié, ne devient plus
8
:88
vraiment utile et pertinent pour le responsable d’une entité de gestion. Aussi, un
40
61
de tableaux de bord, de résultats et autres documents principaux, peut être établi par
6
97
ra:
le service pour sa propre gestion interne. Les dates réelles d’envois des divers docu-
nit
ments aux utilisateurs, comparées aux objectifs de délais, peuvent alors permettre de
Ke
CG
Comme il a déjà été évoqué dans la section 2, le contrôle de gestion est le plus
souvent rattaché à une direction financière et a des liens très étroits avec les services
qui la composent.
Le but de cette section est de présenter l’organisation des directions financières
dans les banques, d’analyser les relations étroites entre contrôle de gestion et direc-
tions financières et enfin de préciser les rapports du contrôle de gestion avec les
autres services appartenant à une direction financière : comptabilité générale,
ALM, trésorerie, gestion financière.
84
3 – La PreStation contrôLe de geStion : SeS intervenantS et Son organiSation
C’est l’objet en particulier d’une récente enquête menée par un groupe de travail
commun entre la DFCG (Association nationale des directeurs financiers et de
contrôle de gestion) et l’AFCGB (Association française des contrôleurs de gestion
de banque)2, ayant pour thème « Le rôle et l’organisation des directions financières
dans les banques »3.
La méthodologie retenue par le groupe de travail s’est déroulée en trois étapes :
élaboration d’un questionnaire standard pour les interviews menées par les
participants ;
interviews de près de vingt-cinq directeurs financiers de banques et de sociétés
financières par les participants au groupe de travail. L’éventail des banques
0
79
interviewées était très large et allait du grand groupe bancaire coté à la banque
9
43
régionale. Plusieurs banques étrangères établies en France faisaient partie du
43
:15
panel ;
.36
analyse approfondie des différents entretiens menés avec les directeurs finan-
.98
35
5.1
:10
Les domaines de responsabilité des directions financières dans les banques
7
93
En ce qui concerne les domaines de responsabilité des directions financières, l’ana-
368
lyse des données fournies par cette enquête montre clairement que, dans plus de
:88
deux tiers des cas, cinq fonctions composent les directions financières de banques :
40
61
et l’ALM / trésorerie (v. Figure 3.3). Les autres fonctions de types risques, porte-
97
ra:
Comptabilité générale
EN
100 %
m:
[Link]
Contrôle de gestion
vo
83 %
lar
ho
sc
Fiscalité
w.
75 %
ww
Gestion financière
66 %
ALM / Trésorerie
66 %
0% 20 % 40 % 60 % 80 % 100 %
Figure 3.3 – Les domaines de responsabilité des directions financières dans les banques.
On note ainsi que, dans le domaine bancaire, le contrôle de gestion est rattaché
dans la très grande majorité des cas à la direction financière, comme l’est aussi
la comptabilité générale. Le contrôle de gestion est au cœur du dispositif de la
(2) L’AFCGB a été absorbée en 2006 par la DFCG pour composer son secteur « Banque ».
(3) Cette section s’inspire de l’article paru dans Revue Banque, n° 662, oct. 2004, « Le rôle et l’organisation
des directions financières dans les banques », dont l’auteur est M. Rouach.
85
Partie i – miSSionS et organiSation du contrôLe de geStion
Directeur financier
ou Directeur administratif et financier
0
979
Par ailleurs, la comparaison avec les directions financières tous secteurs confondus
43
43
(v. Figure 3.5) montre que les domaines de responsabilités sont assez proches de
:15
ceux décrits pour le secteur bancaire.
.36
.98
35
5.1
Comptabilité générale et auxiliaire
7:10
Contrôle de gestion
93
36
Trésorerie
8
:88
40
Consolidation
61
95
Juridique
6
97
ra:
Système d’information
nit
Ke
Communication financière
CG
EN
Audit interne
m:
.co
Ressources humaines
x
vo
lar
Achats
ho
sc
w.
Autres
ww
0% 20 % 40 % 60 % 80 % 100 %
Figure 3.5 – Domaines de responsabilité dans les entreprises, tous secteurs confondus.
Source : Enquête DFCG – Oracle – Bearing Point.
86
3 – La PreStation contrôLe de geStion : SeS intervenantS et Son organiSation
ou membre du directoire (20 %). Dans les banques où des directions financières
existent à la fois au niveau central et au niveau filiales, les directions financières de
filiales sont rattachées fonctionnellement à la direction financière centrale et hiérar-
chiquement au directeur de la filiale ou du métier.
Enfin, des disparités importantes sont apparues en matière d’effectifs alloués aux
directions financières. Dans le panel étudié, la distribution des effectifs était la
suivante :
effectifs les plus nombreux (grand groupe bancaire), 384 personnes ;
effectifs les plus faibles (banque moyenne), 4 personnes ;
moyenne des effectifs du panel, 90 personnes environ.
0
79
En enlevant les extrêmes, la moyenne des effectifs se situerait à environ 45 personnes.
9
43
43
:15
.36
.98
3.2 Le contrôle de gestion bancaire au cœur des directions financières
35
5.1
de banque
7:10
93
Comme on vient de le constater dans la section précédente, le directeur financier
368
:88
s’appuie, pour sa contribution aux analyses stratégiques, sur de nombreux outils et
40
méthodes de contrôle de gestion comme la planification opérationnelle, le budget,
61
95
de la direction financière
m:
[Link]
vo
Le contrôle de gestion entretient des relations étroites avec les autres services des
lar
ho
financière.
w.
ww
87
Partie i – miSSionS et organiSation du contrôLe de geStion
Le contrôle de gestion est donc, par essence, contingent, c’est-à-dire qu’il s’adapte
à chaque structure, et ses règles et ses procédures sont toujours différentes d’une
entreprise à l’autre.
La démarche qui prévaut dans l’application des techniques respectives est égale-
ment différente. Si la comptabilité générale vise à appréhender le passé récent, en
donnant l’image la plus fidèle possible des événements passés, le contrôle de gestion
vise, quant à lui, à appréhender l’évolution des performances de l’entreprise, dans
une perspective prévisionnelle. De plus, cette perspective est d’abord économique
avant d’être fiscale ou juridique, ce qui différencie à nouveau les deux disciplines.
Prenons l’exemple de la différence de perception du résultat, suivant les services
0
79
comptabilité et contrôle de gestion, d’une banque octroyant des crédits à moyen
9
43
et long terme. En comptabilité, la marge sur encours qui est dégagée tient compte
43
:15
principalement des productions de crédit réalisées les années précédentes. Le
.36
résultat comptable agrège donc les conséquences de décisions à la fois passées et
.98
présentes et ne traduit pas la performance immédiate de l’exercice. En revanche, le
35
5.1
contrôle de gestion complète la rentabilité sur encours par la mesure de la renta-
:10
bilité sur la nouvelle production uniquement. Cette marge peut être calculée non
7
93
seulement la première année du crédit mais, également, de façon prévisionnelle,
368
:88
pour toute la durée de vie du crédit en tenant compte des événements qui peuvent
40
affecter la vie du dossier, comme les remboursements anticipés, les contentieux ou
61
95
les impayés.
6
97
ra:
tables, pour donner une image plus économique des performances de l’entreprise.
EN
m:
[Link]
des risques dans les banques et les établissements financiers. Autrefois limitée à
ww
88
3 – La PreStation contrôLe de geStion : SeS intervenantS et Son organiSation
0
79
les marchés monétaires et financiers.
9
43
43
Le service contrôle de gestion intègre, dans la mise au point de ses méthodes de suivi
:15
de la rentabilité, notamment par centre de profit, des éléments importants de la
.36
.98
gestion actif-passif comme le suivi du ratio « résultat net / fonds propres », quand il
35
est décliné par centre de profit. Aussi, dans la pratique, le contrôle de gestion assume
5.1
:10
généralement une part de la gestion des risques quand un service de « Gestion actif-
7
93
passif » (GAP) n’a pas été créé de façon autonome au sein de l’établissement.
368
:88
Quand un tel service a été créé, le contrôle de gestion est alors à la fois un « fournis-
40
seur » d’informations en diffusant les éléments chiffrés nécessaires au suivi des risques,
61
95
pour ses études de rentabilité. Des « comités de gestion actif-passif » ont ainsi été créés
ra:
nit
dans les banques afin de parvenir à une meilleure coordination entre les différents
Ke
Dans les grandes entreprises bancaires, notons que l’ALM est souvent regroupée
.co
contrôle de gestion, celui-ci étant amené, comme pour tout centre de profit, à
lar
ho
89
Partie i – miSSionS et organiSation du contrôLe de geStion
Le contrôle de gestion, quant à lui, peut apporter à la gestion financière son savoir-
faire en matière de gestion prévisionnelle et d’établissement de « business plan »
afin de valoriser une cible à fusionner, à acquérir ou à restructurer ou encore en
matière analytique – analyse précise d’un compte de résultat, incidences d’une
acquisition / restructuration au niveau des résultats analytiques de la banque, etc.
0
En dehors des services qui composent la direction financière (v. Section 3), le contrôle
9 79
43
de gestion entretient, par nature, de nombreux contacts avec d’autres services fonc-
43
tionnels, comme l’informatique, l’audit interne, les relations humaines, l’organisa-
:15
.36
tion, la stratégie et le plan, ou encore le secrétariat général et le contrôle interne /
.98
conformité. Ces services sont à la fois des sources d’information pour le contrôle de
35
5.1
gestion, notamment l’informatique, et des destinataires d’informations.
7:10
93
Des questions de définition de rôles, de fonctions, et même de finalités se posent
36
parfois entre ces différents services fonctionnels. Aussi, il est important de préciser
8
:88
les spécificités du contrôle de gestion par rapport à ces services fonctionnels, en
40
61
4.1 L’organisation
EN
m:
[Link]
La fonction organisation, quand elle existe de façon autonome dans la banque, est
vo
lar
ment des dossiers et des opérations, de réception des clients ou encore de circula-
w.
90
3 – La PreStation contrôLe de geStion : SeS intervenantS et Son organiSation
économiques à long terme par rapport auxquelles il identifie les voies du possible
pour l’entreprise. Le contrôleur de gestion a une vision plus immédiate de l’entre-
prise et son souci est essentiellement celui des équilibres à court et moyen terme.
Les deux fonctions se complètent : le planificateur a besoin des informations four-
nies par le contrôleur de gestion pour chiffrer son plan. Le contrôleur de gestion
doit cadrer son budget et ses objectifs avec la première année du plan.
Dans les entreprises de taille moyenne, il n’est pas toujours possible d’avoir un
service plan autonome. C’est alors très souvent le contrôle de gestion qui prend en
charge cette fonction.
0
9 79
43
4.3 L’audit interne
43
:15
.36
L’audit interne, qui est connu aussi sous le nom d’« inspection » dans la banque, a
.98
35
pour objectif principal de protéger l’entreprise contre toutes les « agressions » ou
5.1
risques qui peuvent lui porter atteinte. L’audit interne s’assure de la sécurité des
7:10
opérations, des biens ou des personnes et contrôle l’exactitude et la fiabilité des
93
36
informations comptables et financières de l’entreprise ainsi que la bonne applica-
8
tion des procédures. :88
40
61
95
doit pas être confondue avec celle du contrôle de gestion, basée sur le conseil et
ra:
nit
leur gestion.
CG
EN
Les deux fonctions ont des méthodes de travail différentes. Ainsi, le contrôle de
m:
.co
qui peut aller à l’encontre de la notion de sécurité, chère à l’audit. De façon croisée,
lar
ho
l’audit peut être amené à analyser le contrôle de gestion tout comme ce dernier peut
sc
Compte tenu du rôle croissant et majeur exercé dans les banques par les fonctions
contrôle interne et conformité, une partie spécifique sera consacrée aux relations
entre la fonction contrôle de gestion d’une part et les fonctions contrôle interne /
conformité d’autre part (v. Section 5).
91
Partie i – miSSionS et organiSation du contrôLe de geStion
0
9 79
5.1.1 Le contrôle interne
43
43
:15
Le contrôle interne au sein des établissements bancaires est régi par le règlement
.36
n° 97-02 remplacé par l’arrêté du 3 novembre 2014, tel que cité au chapitre 1,
.98
paragraphe 3.2 consacré à « La réglementation sur le contrôle interne ».
35
5.1
:10
L’article 11 de cet arrêté précise que le système de contrôle des opérations et des
7
93
procédures internes a pour objet de :
368
« a) Vérifier que les opérations réalisées par l’entreprise, ainsi que l’organisation :88
40
61
et les procédures internes, sont conformes aux dispositions en vigueur propres aux
95
l’organe de surveillance.
[Link]
vo
b) Vérifier que les procédures de décisions, de prises de risques, quelle que soit
lar
ho
leur nature, et les normes de gestions fixées par les dirigeants effectifs, notamment
sc
w.
92
3 – La PreStation contrôLe de geStion : SeS intervenantS et Son organiSation
Ces différentes missions donnent lieu à la mise en place d’un contrôle permanent
destiné à garantir la régularité et la validité des opérations réalisées5.
par un contrôle de premier niveau exercé par les opérationnels et qui s’appa-
rente à de l’auto contrôle ;
par des contrôles de deuxième niveau exercés par la hiérarchie ou par des
fonctions spécifiques comme les risques ou la conformité ;
par un contrôle de troisième niveau : le « contrôle périodique » ou l’audit
interne (ou « l’inspection générale » dans le secteur bancaire).
5.1.2 La conformité
0
79
La fonction conformité a pour objet de limiter le risque de non-conformité aux
9
43
réglementations externes ainsi qu’aux normes et procédures internes : « risque de
43
:15
sanctions judiciaire, administrative ou disciplinaire, de perte financière significative
.36
ou d’atteinte à la réputation qui naissent du non-respect des dispositions propres
.98
aux activités bancaires et financières, qu’elles soient de natures législative ou régle-
35
5.1
mentaire, nationales ou européennes directement applicables, ou qu’il s’agisse de
:10
normes professionnelles et déontologiques, ou d’instructions des dirigeants effec-
7
93
tifs prises notamment en application des orientations de l’organe de surveillance6.
368
:88
Les périmètres d’application peuvent différer d’une banque à l’autre, ils concernent :
40
61
95
97
seurs…) ;
CG
EN
l’intégrité des marchés (lutte contre les délits d’initiés, les abus de marché…) ;
m:
x
clientèle…) ;
vo
lar
w.
(5) Papaevangelou V. et Genoux J., « Contrôle interne – Recherche de synergies pour renforcer la conformi-
té », Revue Banque, n° 704, juill.-août 2008.
(6) Arr. du 3 nov. 2014, art. 10.
93
Partie i – miSSionS et organiSation du contrôLe de geStion
0
79
au moyen d’indicateurs. Cependant, l’arrêté du 3 novembre 2014 sur le contrôle
9
43
43
interne stipule l’importance de mesurer et « calibrer » les moyens – effectifs et
:15
coûts – alloués aux fonctions contrôle interne / conformité7. Cette réglementation
.36
.98
impose donc un traitement particulier à la fonction contrôle interne et conformité
35
en imposant un minimum en dotation d’effectifs et en moyens.
5.1
:10
Des analyses approfondies sur ces moyens alloués peuvent alors être menées par
7
93
le contrôle de gestion, conjointement avec les responsables du contrôle interne /
368
conformité. Les moyens alloués sont-ils bien répartis ? :88
40
61
effectifs globaux, entité par entité, il peut apparaître des sous-effectifs manifestes
97
ra:
ou des insuffisances de moyens dans telle entité alors que des sureffectifs sont
nit
Ke
de gestion est évoqué dans trois articles de l’arrêté du 3 novembre 2014 relatif
au contrôle interne. L’article 109 (qui remplace l’article 20 du règlement 97-02)
stipule que « la sélection des opérations de crédit tient compte de leur rentabilité,
en s’assurant que l’analyse prévisionnelle des charges et produits, directs et indi-
rects, est la plus exhaustive possible et porte notamment sur les coûts opération-
nels et de financement, sur la charge correspondant à une estimation du risque de
défaut du bénéficiaire au cours de l’opération de crédit et sur le coût de rémuné-
ration des fonds propres ». Cette exigence renvoie à une obligation de mesure de
94
3 – La PreStation contrôLe de geStion : SeS intervenantS et Son organiSation
0
79
cession interne des opérations »).
9
43
Calcul du coût du risque de défaut du bénéficiaire (Chap. 7, sect. 1, « La renta-
43
:15
bilité par produit » ainsi qu’en annexe, l’« Étude de cas n° 6 sur la rentabilité de
.36
la nouvelle production »).
.98
Calcul du coût de rémunération des fonds propres (Chap. 11, sect. 3, « Allo-
35
5.1
cation fondée sur les fonds propres prudentiels »).
7:10
93
Un troisième article, l’article 87, stipule un rapprochement mensuel pour les opéra-
368
tions faisant encourir des risques de marché, y compris des risques de change, entre
:88
les résultats calculés pour la gestion opérationnelle et les résultats comptabilisés,
40
61
en respectant les règles d’évaluation en vigueur. Cette exigence est assortie d’une
6 95
Par ailleurs, un certain nombre de « plans de contrôle » vont concerner des éléments
Ke
d’analyse concernant les prévisions et les réalisations par centre de profit, produits
m:
d’un « recueil des normes et méthodes de contrôle de gestion » ainsi que le suivi
vo
lar
l’addition des résultats analytiques de l’ensemble des centres de profit donne bien
le résultat comptable global.
D’autres types de contrôle peuvent être effectués comme le respect du budget de
la fonction contrôle de gestion, la qualité et la pertinence des commentaires sur les
prévisions et les résultats ou encore l’existence et la mise à jour régulière des procé-
dures propres à la fonction.
Dans l’hypothèse où certains de ces contrôles s’avéreraient défavorables, des plans
d’actions devraient alors être établis et mis en œuvre conformément aux attendus
des plans de contrôle concernés.
D’autres enjeux de conformité, propres à la fonction contrôle de gestion, renvoient
à des éléments clés d’éthique professionnelle8. Ils concernent la transparence et la
(8) En tant que prestataire de service interne, le contrôle de gestion n’est pas directement impliqué dans les
autres domaines de la conformité, comme la sécurité financière ou la protection de l’intérêt des clients. En
revanche, il est sensibilisé comme tout collaborateur de banque, notamment par la formation, à la lutte contre
le blanchiment et le financement du terrorisme.
95
Partie i – miSSionS et organiSation du contrôLe de geStion
0
79
Les questions de confidentialité peuvent également se poser dans la mesure
9
43
où le contrôle de gestion dispose très tôt d’informations sur les résultats et les
43
:15
performances.
.36
.98
Enfin, certains manquements à l’éthique peuvent être détectés au travers des
35
documents de gestion comme des abus de frais de déplacement et des pratiques
5.1
:10
contraires à l’éthique en matière de dépenses. Il appartient alors au contrôle de
7
93
gestion d’alerter les responsables hiérarchiques, ce qui peut se révéler délicat et
368
nécessiter l’appui de procédures et dispositifs éthiques explicites.
:88
40
61
être établie et diffusée. De telles chartes peuvent être inspirées par les associations
6
97
peuvent également proposer des chartes éthiques à leurs adhérents que chaque
CG
EN
Conclusion
ww
96
3 – La PreStation contrôLe de geStion : SeS intervenantS et Son organiSation
I. COMPÉTENCE
Chaque membre a la responsabilité de :
1. Maintenir un niveau satisfaisant d’expertise professionnelle en développant de manière
continuelle son savoir et ses compétences.
2. Exercer sa fonction conformément aux lois, à la réglementation et aux normes
techniques.
3. Fournir des informations nécessaires à la prise de décision et des recommandations
fiables, claires, concises et opportunes.
4. Reconnaître et communiquer les limites ou toute autre contrainte professionnelle qui
serait de nature à empêcher tout jugement critique ou toute exécution réussie d’une
activité.
0
II. CONFIDENTIALITÉ
9 79
Chaque membre a la responsabilité de :
43
43
1. Garder toute information confidentielle sauf quand leur divulgation est autorisée ou
:15
exigée par la loi.
.36
2. Informer toutes les parties concernées relatives à l’utilisation à bon escient des
.98
données confidentielles. Superviser les activités des collaborateurs pour en assurer leur
35
conformité.
5.1
3. Renoncer à toute utilisation d’information confidentielle à des fins illégales ou contraires
:10
à l’éthique.
7
93
368
III. INTÉGRITÉ :88
40
61
commerciaux.
ra:
IV. CRÉDIBILITÉ
x
vo
2. Divulguer toute information pertinente qui pourrait influencer la perception par les
w.
97
Partie i – miSSionS et organiSation du contrôLe de geStion
Annexe 1
0
9 79
Responsable contrôle de gestion.
43
43
Filiales et participations
:15
.36
.98
1) La société
35
5.1
:10
Notre client est l’une des toutes premières banques françaises ayant, outre une
7
93
place nationale importante, un réseau international bien développé. En dehors de
36
son activité de banque commerciale, elle a su prendre une place de tout premier
8
:88
ordre dans le domaine des services financiers, que ce soit dans les opérations haut
40
61
d’une cellule chargée du suivi de ces investissements. Cette cellule contrôle, mais
Ke
également essaie de créer une synergie entre les différentes filiales du groupe et a
CG
EN
filiales.
[Link]
vo
lar
2) Le poste
ho
sc
w.
Notre client recherche un contrôleur de gestion qui sera l’assistant direct du respon-
ww
sable de cette cellule. La première fonction sera d’assurer un suivi des performances
des différentes filiales, ainsi que de mettre au point des procédures budgétaires et de
reporting. Cela nécessitera évidemment une bonne connaissance de la comptabilité
analytique. Une deuxième fonction sera de rechercher des synergies possibles entre
les différentes participations ainsi que de créer des économies d’échelle, l’idée étant
d’accroître la productivité du groupe. Enfin, une troisième fonction sera un rôle
d’animation et de conseil auprès de ces filiales, notamment en ce qui concerne les
augmentations de capital, la politique des dividendes, les transferts intergroupe, etc.
Ce poste comportera donc une fonction d’étude et de réflexion, mais également
des fonctions opérationnelles de suivi des performances et d’animation auprès des
filiales de ce grand groupe bancaire.
3) Le candidat
Le profil recherché est celui d’un cadre ayant une très bonne formation supérieure.
Ayant probablement passé quelques années dans un grand cabinet d’audit inter-
national, il aura acquis si possible une expérience bancaire, soit à l’intérieur de ce
98
3 – La PreStation contrôLe de geStion : SeS intervenantS et Son organiSation
cabinet, soit directement en ayant travaillé dans une banque. Il devra évidemment
posséder les qualités techniques requises pour ce genre de fonction, notamment en
ce qui concerne la comptabilité analytique et les problèmes de consolidation. Par
ailleurs, il devra avoir de bonnes capacités à l’analyse et à la réflexion et devra être
également capable de montrer de l’imagination afin de résoudre efficacement des
problèmes originaux et concrets. Enfin, ayant à communiquer avec d’autres collè-
gues au siège comme auprès des filiales du groupe, il devra avoir un sens certain de
la négociation et une capacité à la communication. La connaissance de l’anglais est
indispensable.
4) Rémunération et carrière
0
79
Notre client saura offrir au candidat de fort calibre qu’il recherche une rémunéra-
9
43
43
tion attrayante. Une expérience réussie dans cette fonction permettra au candidat
:15
d’évoluer par la suite dans sa spécialisation ou, s’il le souhaite et en a les capacités,
.36
de s’orienter vers d’autres fonctions à l’intérieur du groupe.
.98
35
5.1
7:10
93
368
:88
40
61
6 95
97
ra:
nit
Ke
CG
EN
m:
[Link]
vo
lar
ho
sc
w.
ww
99
Partie i – miSSionS et organiSation du contrôLe de geStion
Annexe 2
0
9 79
43
1) Les membres
43
:15
.36
La DFCG est une association de professionnels – directeurs financiers et / ou direc-
.98
teurs de contrôle de gestion d’entreprises privées ou publiques. Des enseignants
35
5.1
et des conseils d’entreprises dans les domaines de la gestion, des finances et des
:10
systèmes d’information en sont également membres.
7
93
36
Créée en 1964, l’association regroupe actuellement plus de 3 000 membres répartis
8
:88
dans tous les secteurs économiques et géographiques du pays. Toutes les tailles
40
61
tionaux.
97
ra:
nit
Les membres relevant d’un même centre d’intérêt sont réunis dans des groupes
Ke
CG
bution…).
m:
[Link]
DFCG).
w.
ww
2) Les objectifs
Faciliter le perfectionnement professionnel de ses membres.
Assurer une veille technologique et contribuer directement ou indirectement
aux divers programmes de formation dans ses domaines d’expertise.
Être force de proposition auprès des pouvoirs législatif et réglementaire.
3) Les activités
Toutes les activités de la DFCG visent à favoriser les échanges entre ses membres.
Elles se développent sur trois niveaux : régional, national, international.
100