Yvain FP Web
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Sommaire
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15
2 | Étonnants Classiques
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Problématique : Yvain, un héros pas comme les autres ?
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Séance Supports Objectifs Activités
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1. Pour commencer la séquence et préparer les élèves à ce
voyage dans le temps, on pourra leur projeter un « Mini doc »
produit par la Bibliothèque nationale de France : https://
vimeo.com/618107867, disponible également en QR code
dans l’édition.
On commentera oralement les représentations visuelles pré-
sentes dans ce documentaire ainsi que les informations
marquantes.
Reprise : les premiers châteaux sont des enceintes circulaires
et des palais. Dès la fin du Xe siècle, pour assurer la sécurité de
ses habitants, les fortifications se multiplient autour et à l’inté-
rieur des châteaux. On voit apparaître des palissades en bois,
des haies d’épineux, ou encore des fossés remplis d’eau. Au
XIIe siècle, on observe des constructions en pierre : des donjons
carrés, puis des tours circulaires ou polygonales. Aux XIIe et
XIIIe siècles, les châteaux s’agrandissent : ils accueillent un vil-
lage ou même parfois une ville, entourée d’une enceinte.
2. Après avoir lu la section « La vie au Moyen Âge » (p. 13-15)
en classe ou à la maison, on proposera aux élèves une activité
de recherche en ligne.
Consigne : à l’aide de cette vidéo : https://vimeo.com/
618114367, vous expliquerez quelles sont les constructions qui
apparaissent autour et dans les châteaux du Moyen Âge.
Reprise : de nouvelles constructions apparaissent : des cha-
pelles, des ateliers, des lieux de stockage, des chenils et des écu-
ries. Les habitants quittent les donjons pour vivre dans des logis.
6 | Étonnants Classiques
3. Exposés en groupe. On pourra proposer aux élèves d’effec-
tuer une recherche et de préparer une présentation des lieux
médiévaux encore visibles aujourd’hui sur le territoire français.
Exemples :
– La cité de Carcassonne ;
– La cité de Provins ;
– La cité épiscopale d’Albi ;
– Le château de Suscinio ;
– Le Mont-Saint-Michel ;
– La forteresse de Fougères ;
– Le château de Vincennes.
4. En guise de synthèse, on demandera aux élèves de répondre
aux questions de l’encadré « À mon tour ! » (p. 15).
➤
Pour parachever ce tour d’horizon de l’univers médiéval, on
proposera aux élèves un exercice sur le vocabulaire du système
féodal et sur l’armure des chevaliers, en s’appuyant sur la ques-
tion 1 de la section « Les personnages du roman » (p. 138) et
sur le schéma à compléter « Les mots des chevaliers » (p. 34).
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➤A
Avant de lancer la lecture autonome de l’œuvre, on pourra
faire écouter à la classe un extrait du prologue du roman, en
langue originale, disponible en QR code dans l’édition (p. 36).
« Incompréhensible », « bizarre » : on recueillera les premières
impressions avant d’échanger autour de l’histoire de la langue
française. Pour aller plus loin dans cette initiation à l’ancien
français, on pourra reproduire les premiers vers du roman en
version originale à partir du lien ci-dessous, et s’amuser à les
traduire : https://essentiels.bnf.fr/fr/audio/12910a6b-40f3-
4f3b-b0c3-440d24b0e18e-prologue-yvain-ou-chevalier-lion.
Pour évoquer la figure de Chrétien de Troyes dans son
contexte culturel, on proposera aux élèves de lire les sections
« Une rencontre entre plusieurs genres littéraires » (p. 16-18) et
« L’avènement d’un mythe » (p. 20-21) avant de répondre aux
questions des encadrés « À mon tour ! ».
➤A
Pour guider la découverte du roman et vérifier la compréhen-
sion littérale de l’œuvre, on proposera aux élèves d’effectuer les
jeux présents dans le dossier au fil de leur lecture.
➤
Une fois la lecture effectuée à l’aide de la fiche de lecture
(p. 159-160), en classe, on demandera aux élèves de répondre
aux questions de compréhension de la section « Les personnages
du roman » (p. 138).
8 | Étonnants Classiques
Séance 3 : en quête de vengeance
→
→
→
➤
De « Ma parole ! » (l. 222, p. 44) à la fin, « honteux ou glo-
rieux » (p. 46).
Pour préparer la séance à la maison, on demandera aux élèves
de lire l’extrait et de répondre aux questions « Premières impres-
sions » pour vérifier leur compréhension du passage.
Après une relecture orale de l’extrait prise en charge par
l’enseignant·e ou par un·e élève (dans ce cas, il faudra que la
lecture orale ait été préparée à la maison), on effectuera ce pre-
mier commentaire littéraire lors d’une séance de deux heures, les
élèves répondant aux questions seul·e·s ou par petits groupes.
➤G
Après cette première étude de texte, on pourra évoquer avec les
élèves les termes de « quête » et d’« aventure » qui caractérisent le
début d’un roman de chevalerie. On se reportera au tableau « La
dynamique du roman d’aventures », aux pages 27-28.
Pour l’étude de ce groupement de textes, on divisera la classe
en trois ensembles qui prendront chacun en charge l’un des
extraits. La mise en commun sera ensuite collective.
➤
Après ce travail effectué en groupes, on s’appuiera sur l’enca-
dré « Je compare » (p. 146) pour établir une synthèse collective.
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→ «
→ É à
« !
Dans les romans de Chrétien de Troyes, le fait que les cheva-
liers n’aient jamais peur est mis en avant. Il est difficile
aujourd’hui de promouvoir cette valeur virile sans la question-
ner avec les élèves. Plus généralement, cette séance pourra être
l’occasion d’une prise de recul par rapport à la surreprésentation
des personnages masculins dans les romans de chevalerie, et
plus généralement, d’aventures.
➤
À l’aide des photogrammes en versos de couverture et page
157, les élèves répondront aux questions des pages 156 et 157.
➤É à
À l’aide d’une recherche en ligne, les élèves pourront écouter
plusieurs fois si nécessaire cette pastille radiophonique, diffusée
sur France Culture, « Pourquoi les héros n’ont-ils pas peur ? » :
https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-pour-
quoi-du-comment-philo/pourquoi-les-heros-n-ont-ils-pas-peur-
7961435.
Les élèves répondront ensuite aux questions présentes à la
page 158.
➤ :«
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À l’aide des réponses à l’exercice précédent et d’un travail de
réflexion préparatoire, on distribuera des rôles aux élèves afin
10 | Étonnants Classiques
de mener un rapide débat autour de cette question : « Les
romans de chevalerie sont-ils sexistes ? »
Quelques éléments pour préparer ou animer la discussion :
– Contexte historique et social du Moyen Âge : la condition
féminine ;
– Le rôle des personnages féminins dans le roman ;
– Le test de Bechdel pour évoquer la sous-représentation fémi-
nine dans une œuvre ;
– Qui sont les superhéroïnes connues ? Comment sont-elles
représentées ?
– Imaginez un roman de chevalerie avec un personnage prin-
cipal féminin ;
– En quoi la diversité de représentations est-elle importante ?
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➤
À l’aide de l’image reproduite à la page 155 et grâce à une
recherche internet, on commentera avec les élèves les différentes
représentations du lion dans l’iconographie médiévale. On en
profitera pour vérifier oralement la compréhension de la lecture
de la section « Histoire des arts » (p. 154-155) et de l’encadré
« Je retiens ! » (p. 144) en insistant sur ces trois aspects : place
du lion dans l’imaginaire européen, son importance au Moyen
Âge, la question de l’anthropomorphisme.
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➤ à
À l’aide de l’encadré « Lecture à voix haute » (p. 144), on pro-
posera aux élèves de préparer cette interprétation orale en
amont de la séance. Selon l’intérêt de la classe, on pourra même
envisager une mise en voix et en gestes, avec quelques acces-
soires, par différents groupes d’élèves. Cette activité pourra être
menée sous une forme théâtrale ou être enregistrée à la maison
sous forme de vidéo, par exemple.
➤
Chapitre 14, de « Le combat continua » (p. 122, l. 104), à
« l’approbation de tout le monde » (p. 125, l. 183-184).
Pour préparer la séance à la maison, on demandera aux élèves
de lire l’extrait et de répondre aux questions « Premières impres-
sions » pour vérifier leur compréhension du passage.
Après une relecture orale de l’extrait prise en charge par
l’enseignant.e ou par un·e élève (dans ce cas, il faudra que la
12 | Étonnants Classiques
lecture orale ait été préparée à la maison), on effectuera ce pre-
mier commentaire littéraire lors d’une séance de deux heures, les
élèves répondant aux questions seul·e·s ou par petits groupes.
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14 | Étonnants Classiques
– La trajectoire du personnage et les étapes du roman de che-
valerie/d’aventures, le récit initiatique (voir « Les raisons d’un
succès médiéval » (p. 24-26) et le tableau « La dynamique du
roman d’aventures » (p. 27-28).
– Le rôle des personnages secondaires : adjuvants et opposants
(voir « Les protagonistes du roman de chevalerie », p. 29-31).
Cette synthèse pourra prendre la forme d’un texte à trous à
compléter par les élèves, ou encore d’une carte mentale comme
celle proposée à la page 32-33.
III gé
Découvrir le contexte
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J’observe la couverture : une scène de combat acharné
1. D’après l’illustration, on devine qu’il s’agit d’un roman de
chevalerie. En effet, l’un des personnages porte une armure
typique d’un chevalier du Moyen Âge et la scène représentée est
une scène de combat.
2. Yvain est le personnage qui a la tête découverte. On peut
le reconnaître car à côté de lui se tient un lion. Or, grâce au titre,
on sait que notre héros est surnommé le « chevalier au lion ».
3. Les différents personnages sont représentés en pleine action,
dans des attitudes combatives. Yvain tient son épée en l’air, prêt à
frapper, tandis qu’il se protège des coups avec son écu. Les trois
démons ont eux aussi l’air déchaîné, comme en témoignent leur
posture et la forme choisie pour leur bouche. Enfin, le lion est aussi
dessiné dans une position très agressive, puisqu’il tient dans sa
gueule le bras de l’un des ennemis d’Yvain.
Le chevalier au lion en action
4. Entre l’illustration de couverture et l’enluminure, on peut
observer au moins deux points communs :
– les deux représentent une scène de combat acharné : en
effet, on observe des coups échangés sur l’enluminure et les per-
sonnages sont représentés en armure, sur leurs chevaux de
bataille ;
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À mon tour ! (p. 15)
a. Les villes sont construites à proximité des châteaux pour
des raisons de sécurité, pour être mieux protégées en cas
d’attaque.
b. Les paysans paient une taxe pour pouvoir utiliser ce que
l’on appelle des « banalités », à savoir le four, le moulin, ou
encore le pressoir, qui appartiennent au châtelain.
c. Les activités féminines au Moyen Âge sont entièrement
axées sur la sphère domestique : intendance, éducation des
enfants ou encore « travaux d’aiguille ».
d. Il faut prouver sa valeur guerrière et ses qualités morales.
➤
À mon tour ! (p. 18)
a. Les trois genres qui prédominent sont la poésie courtoise,
la chanson de geste et les lais.
b. Les deux mécènes sont Marie de France et Philippe de
Flandre.
16 | Étonnants Classiques
Découvrir l’œuvre
➤
À mon tour ! (p. 23)
a. Non, Chrétien de Troyes n’a pas inventé la légende arthu-
rienne. Elle existe déjà sous forme orale et apparaît dans des lais
à partir du XIIe siècle.
b. Les autres chevaliers de la même génération qu’Yvain sont
Lancelot, Gauvain, Perceval et Tristan.
c. Chrétien de Troyes écrit en ancien français.
À mon tour ! (p. 24)
Pour la définition du « chevalier errant », on peut également
se reporter à l’encart « Je compare ! » (p. 146) et la réponse pro-
posée plus loin dans cette fiche.
➤
De haut en bas : heaume, armure, écu, épée, éperons.
Avez-vous bien lu ?
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20 | Étonnants Classiques
Questions de compréhension
et d’interprétation (p. 140-146)
➤
Premières impressions
a. Le roi Arthur a réuni sa cour à l’occasion de la fête de la
Pentecôte. En effet, il est fréquent dans les récits arthuriens que
les chevaliers de la Table ronde se réunissent au printemps pour
évoquer les aventures à venir.
b. En quête d’aventures comme tout bon chevalier, Calogre-
nant s’est rendu à la fontaine merveilleuse. Alors qu’il déclenche
une terrible tempête, il voit surgir un chevalier mystérieux. Il
sort vaincu du combat, ce qui suscite en lui un sentiment de
honte, qui perdure au moment où il fait le récit de cette més-
aventure.
De vives réactions au récit de Calogrenant
1. Yvain traite Calogrenant de fou pour lui avoir caché toute
cette histoire. Il ne le pense pas vraiment et s’excuse d’ailleurs
(« je vous prie de ne pas vous en fâcher », p. 44, l. 226-227). En
réalité, il veut dire qu’il aurait voulu que Calogrenant lui en
parle pour pouvoir le venger plus tôt. Il s’agit d’un signe d’affec-
tion envers son cousin germain.
2. Les paroles et l’attitude du sénéchal Keu sont très sour-
noises. Il est ironique : « Faites-nous savoir quand vous partirez,
car nous aimerions vous accompagner sur le chemin de votre
martyre. » (l. 233-235) Soit il se moque de la réaction excessive
d’Yvain, soit il évoque son éventuelle défaite mais, dans tous les
cas, il est insultant.
3. La reine joue un rôle de témoin et de modératrice. Par
exemple, c’est elle qui temporise les interventions sournoises de
Keu contre les autres chevaliers. À l’inverse, c’est elle qui
demande à Calogrenant de poursuivre son récit alors que, hon-
teux, il aurait préféré se taire.
L’arrivée du roi et la levée des troupes
4. Tous les chevaliers se lèvent à l’arrivée du roi.
22 | Étonnants Classiques
➤
Premières impressions
a. Yvain est alerté sur la présence d’un danger lorsqu’il entend
« un cri de douleur perçant » (p. 89, l. 2).
b. Dans une clairière, il découvre un serpent qui tient un lion
par la queue.
Un chevalier à la rescousse
1. Les termes qui appartiennent au champ lexical du feu sont :
« brûler », « flamme », « ardente » (l. 5). Ils se rapportent tous au
serpent, ce qui peut paraître étonnant pour un lectorat contem-
porain : les serpents ne crachent pas de feu. Aussi, on comprend
que le serpent médiéval se rapproche d’une figure de dragon.
On pourra montrer aux élèves une miniature où le chevalier Per-
ceval combat un dragon, pourtant appelé « serpent » dans le
manuscrit : https://essentiels.bnf.fr/fr/image/6395a07d-50ee-
44b7-a947-b57194d1b3d0-perceval-combattant-dragon-1.
2. Pour prouver qu’Yvain a été très réactif, on peut relever :
« Yvain ne perdit pas une minute » (l. 5-6) et « [r]apidement »
(l. 6), ou encore la phrase interrogative très brève « Mais lequel
aider ? » (l. 6), qui reflète l’urgence de sa prise de décision.
3. Yvain se protège des flammes à l’aide de son bouclier et
parvient à trancher le corps du serpent en deux, grâce à son
épée, puis le met « en pièces » (l. 13), c’est-à-dire qu’il le coupe
en petits morceaux. Non, le lion n’est pas indemne : « Hélas, il
fut obligé de couper aussi le bout de la queue du lion à laquelle
la tête du serpent était accrochée » (l. 13-15).
Le lion, un compagnon fidèle
4. Alors qu’Yvain pense que le lion va l’attaquer, celui-ci lui
témoigne sa reconnaissance pour lui avoir sauvé la vie.
5. Les deux phrases de cet extrait qui permettent d’expliquer
le titre du roman, Yvain ou le Chevalier au lion, sont : « Jamais
plus il ne le quittera. Il l’accompagnera partout pour le servir et
le protéger » (p. 90, l. 27-28).
6. Les gestes du lion permettent d’affirmer qu’il se soumet à
Yvain : il tend ses pattes et incline son visage, puis s’agenouille.
➤
Premières impressions
a. Ce combat intervient à la fin du roman. Alors que deux
sœurs se déchirent pour un héritage, il est décidé que leurs inté-
rêts respectifs seront défendus par des chevaliers lors d’un duel.
L’aînée, qui refuse à sa cadette sa part d’héritage, a choisi Gau-
vain. La cadette est représentée par Yvain.
b. Les chevaliers restent anonymes, car les sœurs ne dévoilent
pas leur identité. La cadette, par exemple, introduit Yvain en ces
termes : « [c]e généreux chevalier de bonne naissance » (p. 121,
l. 51). On sait aussi que Gauvain a été maintenu caché jusqu’au
jour du combat par la sœur aînée. Il s’agit sans doute de ména-
ger un effet de surprise pour l’adversaire.
c. Non, ce n’est pas la première fois qu’Yvain n’est pas identi-
fié par le reste de la cour : lorsque le roi Arthur se rend à la
fontaine merveilleuse au chapitre 5, c’est Yvain, devenu le sei-
gneur des lieux par son mariage avec Laudine, qui se présente
24 | Étonnants Classiques
pour défendre son territoire. Il affronte Keu et sort vainqueur du
combat, avant de révéler son identité.
Une lutte d’égal à égal
1. La description du piteux état physique des combattants
prouvent que la lutte a été rude : « [l]es deux chevaliers avaient
les bras épuisés et le corps douloureux » (p. 122, l. 108-109),
« [l]eur sang coulait, chaud et ruisselant » (l. 110).
2. Aucun des deux chevaliers n’a d’ascendant sur son adver-
saire. Le texte insiste justement sur cet équilibre des forces en
présence : « Personne ne pouvait dire lequel avait le dessus sur
l’autre » (l. 104-105), « ils avaient finalement trouvé leur égal »
(p. 123, l. 112-113).
3. D’après le texte, Yvain et Gauvain sont « étonnés » de trou-
ver un combattant qui leur résiste, tant ils font partie des
meilleurs chevaliers du royaume ; ils sont aussi « admiratifs »
(p. 122, l. 106) devant un tel adversaire.
Une scène de retrouvailles
4. Lorsque son adversaire lui annonce qu’il s’appelle Gau-
vain, Yvain jette son épée, descend de cheval et devient rouge
de colère. On peut imaginer qu’il est furieux de comprendre
qu’il aurait pu tuer son meilleur ami.
5. Voici la phrase qui constitue une véritable déclaration
d’amitié d’Yvain à Gauvain : « Je suis Yvain, qui a pour vous
plus d’amitié que personne au monde, car j’ai reçu de vous la
preuve d’une amitié constante et des témoignages d’honneur
dans toutes les cours » (p. 124, l. 140-143).
6. L’émotion des deux amis est palpable. On a évoqué plus
haut la réaction de colère d’Yvain lorsqu’il comprend qu’il
aurait pu tuer son ami. On peut aussi citer l’embrassade des
deux chevaliers qui se « jet[tent] dans les bras l’un de l’autre »
(l. 155).
L’amitié au cœur des valeurs chevaleresques
7. Les spectateurs du combat, qui ne connaissent pas encore
l’identité des deux chevaliers, sont pour le moins surpris de voir
ces deux adversaires acharnés tomber dans les bras l’un de
l’autre : « Les voyant se faire des démonstrations d’amitié, [le roi
26 | Étonnants Classiques
ses œuvres, le héros se met en mouvement dans les premières
pages. En réalité, il s’agit d’une disposition attendue chez un
chevalier. On parle d’ailleurs de « chevalier errant » pour évo-
quer cette capacité à cheminer seul, en quête d’aventures, dans
le but d’éprouver sa valeur guerrière.
➤ :
➤ :
28 | Étonnants Classiques
– Mon arme fétiche est un lasso indestructible. Je suis…
WONDERWOMAN.