Partir 1 : cadre théorique et conceptuel des immobilisations.
I. La gestion d’immobilisation – Définitions et Enjeux :
La gestion des immobilisations désigne l’ensemble des processus mis en place pour recenser,
suivre, évaluer et optimiser l’utilisation des biens durables appartenant à une entreprise. Ces
biens, appelés immobilisations, peuvent être corporelles (matériels, bâtiments), incorporelles
(logiciels, brevets) ou financières (titres de participation).
L’enjeu principal de cette gestion est de garantir une utilisation optimale des ressources à long
terme tout en assurant leur traçabilité, leur valorisation correcte dans les états financiers et leur
conformité aux normes comptables. Une bonne gestion permet aussi d’anticiper les besoins en
renouvellement, d’optimiser les coûts liés à l’entretien et d’améliorer la performance globale de
l’entreprise.
Dans le cadre de Djibouti Télécom, ces enjeux sont particulièrement importants comptes tenus
de l’importance stratégique des équipements et infrastructures techniques pour assurer un
service de qualité à la population.
A. Définition et typologie des immobilisations (corporelles, incorporelles et financières) :
Les immobilisations sont des biens ou des droits que l’entreprise détient durablement, c’est-à-
dire pendant plus d’un exercice comptable, dans le but de soutenir son activité. Elles ne sont pas
destinées à être revendues dans le cadre normal de l’exploitation, contrairement aux stocks.
On distingue trois grandes catégories d’immobilisations :
1. Immobilisations corporelles : Ce sont des biens physiques et tangibles. Exemples : les
bâtiments, les véhicules, les machines, le mobilier, les équipements techniques. À Djibouti
Télécom, cela inclut par exemple les antennes, les serveurs ou les ordinateurs.
2. Immobilisations incorporelles : Il s’agit des biens immatériels qui n’ont pas d’existence
physique mais qui ont une valeur pour l’entreprise. Exemples : les logiciels, les brevets, les
licences, les marques. Dans le contexte de Djibouti Télécom, les licences d’exploitation et
certains logiciels de gestion réseau en font partie.
[Link] financières : Elles correspondent à des placements ou à des titres détenus à
long terme. Exemples : les participations dans d’autres sociétés, les prêts accordés, les dépôts de
garantie.
Chaque type d’immobilisation a une gestion spécifique, notamment en ce qui concerne
l’évaluation, l’amortissement et le suivi dans les comptes. Une bonne typologie permet de mieux
organiser les enregistrements comptables et de prendre des décisions adaptées selon la nature
des biens.
B. Cycle de vie d’une immobilisation (acquisition, amortissement, cession) :
Une immobilisation suit plusieurs étapes tout au long de son existence dans l’entreprise, c’est ce
qu’on appelle son cycle de vie. Ce cycle comprend généralement trois phases principales :
l’acquisition, l’amortissement et la cession.
1. Acquisition : C’est la première étape. Elle correspond à l’achat, la production ou même la
réception gratuite d’un bien. À Djibouti Télécom, cela peut être l’achat d’un nouveau matériel
réseau, l’installation d’un logiciel, ou la construction d’un bâtiment technique. Lors de
l’acquisition, l’immobilisation est enregistrée dans les comptes de l’entreprise à sa valeur d’achat
ou de production.
2. Amortissement : Une fois que l’immobilisation est utilisée, elle perd progressivement de la
valeur. Cette perte de valeur est répartie sur plusieurs années selon sa durée de vie estimée. On
parle d’amortissement. Cela permet de refléter le vieillissement ou l’usure du bien. Par exemple,
un ordinateur peut être amorti sur 3 à 5 ans. Certaines immobilisations, comme les terrains, ne
s’amortissent pas car elles ne perdent pas de valeur dans le temps.
[Link] : À la fin de sa durée d’utilisation, l’immobilisation peut être vendue, mise au rebut ou
cédée gratuitement. On parle alors de cession. Cette étape entraîne une sortie de l’actif du bilan
et peut générer une plus-value ou une moins-value selon le prix de revente.
Dans une entreprise comme Djibouti Télécom, la bonne gestion de ce cycle est essentielle pour
garantir un bon suivi des équipements techniques, assurer leur renouvellement en temps voulu
et respecter les normes comptables.