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Rapp Stage Dgi

Le rapport de stage technique de Lakhal Amal aborde l'impact du système de télédéclaration sur la relation entre l'administration fiscale et les contribuables au Maroc. Il présente le cadre conceptuel de la Direction Générale des Impôts, les tâches effectuées au sein de la direction provinciale des impôts de Nador, ainsi qu'une étude empirique sur la dématérialisation des services fiscaux. Le rapport souligne l'importance de la digitalisation pour améliorer la qualité des services fiscaux et renforcer la confiance des contribuables.

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Rapp Stage Dgi

Le rapport de stage technique de Lakhal Amal aborde l'impact du système de télédéclaration sur la relation entre l'administration fiscale et les contribuables au Maroc. Il présente le cadre conceptuel de la Direction Générale des Impôts, les tâches effectuées au sein de la direction provinciale des impôts de Nador, ainsi qu'une étude empirique sur la dématérialisation des services fiscaux. Le rapport souligne l'importance de la digitalisation pour améliorer la qualité des services fiscaux et renforcer la confiance des contribuables.

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Rapport de Stage Technique pour l’obtention du Diplôme

Universitaire de Technologie (DUT)


Filière : Finance, Comptabilité et Fiscalité
(FCF)

L’impact du système de la télédéclaration sur la relation


entre la l’administration fiscale et le contribuable.

Élaboré par : Encadré par :

Lakhal Amal

El Idrissi Nada Pr. Errochdi Mohamed Amine .

Membres des jurys :


- Pr Errochdi Mohamed Amine
- Pr Mir Jamal
- Pr Kasmi Anas

1
Année universitaire : 2023/2024

SOMMAIRE :

CHAPITRE I : Cadre conceptuel de la direction générale des impots

Section 1 : La Direction Générale des Impôts : Concepts de base

Section 2 : Le système fiscale marocain : Concepts de base

CHAPITRE II : Les tâches effectuées au sein de la direction Provinciale


des impôts de Nador

Section 1: Description des services de la Direction Provinciale de


Nador

Section 2: Les tâches effectuées au sein de la direction Provinciale des


impôts de Nador

CHAPITRE III : Impact de télédeclaration et le télépaiement sur la


relation entre le contribuable et l’administration fiscale :

Section 1 : La dématérialisation des services fiscaux

Section 2 : Etude empirique et évaluation de la relation entre le


contribuable et l’administration fiscale

2
REMERCIEMENTS :
Je tiens à exprimer toute ma reconnaissance à mon encadrant de projet de fin d’étude,

M Errochdi Mohamed Amine . Je le remercie de m’avoir encadré, orienté, aidé et


conseillé.

Je tiens à remercier M. Nasiri Youssef, inspecteur des impôts au sein de la direction


provinciale des impôts , de m’avoir encadré lors de mon stage , je le remercie pour tous son
aide et ses informations pertinentes . Je tiens à remercier Mme Rahmani Souad, inspectrice
des impôts au sein de la direction provinciale des impôts, pour son aide et ses efforts pour
réussir a réaliser ce rapport .

J’adresse mes sincères remerciements à tous les professeurs, intervenants et toutes les
personnes qui par leurs paroles, leurs écrits, leurs conseils et leurs critiques ont guidé mes
réflexions et ont accepté de me rencontrer et de répondre à mes questions durant mes
recherches.

Je remercie mes très chers parents, qui ont toujours été là pour moi.

Enfin, je remercie mes amis et mes collègues qui ont toujours été là pour moi. Leur soutien
inconditionnel et leurs encouragements ont été d’une grande aide.

À tous ces intervenants, je présente mes remerciements, mon respect et ma gratitude.

3
TABLE DES ABREVIATIONS:

DGI Direction générale des impots

DPI Direction provincial des impots

TVA La taxe sur la valeur ajoutée

IS L’impot sur les sociétés

IR L’impot sur le revenu

DASF Dernier avis sans frais

RAF Recette de l’administration fiscal

SIT Système integré de taxation

ATD Avis à tiers détenteurs

SIMPL Système d’Information de la Mise en


Paiement des Impôts en Ligne

4
INTRODUCTION GENERALE

- La fiscalité marocaine est une discipline juridico-économique qui a pour objet d'étudier les
principes, les règles et les techniques de la mise en œuvre des impôts.

Le droit fiscal réglemente les relations financières entre l'Etat et les assujettis à travers un
certain nombre de prélèvement fiscaux sous forme d'impôts et taxes.1

À l'exemple de tous les pays du monde entier, le système fiscal marocain constitue le cœur
de l'économie. C'est un système déclaratif fondé sur le consentement volontaire et spontané
du contribuable.

D'après les textes fiscaux en vigueur, les relations entre le contribuable et l'administration
sont dominées par l'équation suivante :

Le contribuable est soumis à l'obligation de souscrire sa déclaration dans un délai précis et


impératif, en contrepartie, l'administration dispose d'un droit de contrôle.

En effet, lorsqu'un contribuable, personne physique ou personne morale, acquiert la qualité


de contribuable, il devient partie prenante dans cette équation. Elle doit, dès lors, s'acquitter
du devoir fiscal né suite à la pratique de l'activité entreprise ou à la réalisation d'actes
ponctuels imposables effectués et il en sera ainsi tant que la qualité de contribuable ne
disparaît pas. En effet, c'est le contribuable qui détermine son chiffre d'affaires, son résultat
net imposable et paye l'impôt correspondant.

On ne peut nier que plus que tout autre domaine, la matière fiscale est par nature
conflictuelle puisqu'elle oppose deux intérêts antagonistes, l'intérêt du contribuable à ne
payer que le stricte minimum de l’impôt, voir à ne rien payer du tout et l'intérêt de
l'administration à collecter le maximum possible de recettes au trésor publique et ce en
réprimant toute fraude.

Mais soucieuse de la confiance que doit accorder le contribuable aux fiscs, la DGI a mis au
centre de ses préoccupations et priorités l'enjeu d'amélioration de sa relation avec ce
contribuable.

1
Pr. AIT LAHCEN Dina Cours de Fiscalité marocaine, ENSET Mohammedia

5
La Direction Générale des Impôts (DGI) entend accélérer ses efforts d'amélioration de la
qualité de service au contribuable, suite aux discours royaux du 14 octobre 2016 et du 29
juillet 2017.

La Direction Générale des Impôts (DGI) comme toute autre administration publique a retenu
la digitalisation comme un choix stratégique incontournable, en procédant au processus de
dématérialisation des procédures fiscales afin de moderniser le système fiscal marocain et le
rendre plus efficace et transparent.2

Cet objectif peut être concrétisé à travers plusieurs axes, notamment :

- La simplification des procédures pour rendre la compréhension et le paiement de l'impôt


plus simple pour le contribuable, et la recherche de la plus grande satisfaction des
contribuables par l'amélioration de la qualité des services rendus.

- Promouvoir et développer le civisme fiscal par l'information et la sensibilisation


du contribuable.

Le développement de l'administration électronique est une étape décisive dans la


démarche de modernisation

La dématérialisation est la clé de voute de toute stratégie d'amélioration de la gestion


interne aux administrations, mais aussi une nécessite pour simplifier les démarches,
améliorer la célérité et la transparence du traitement des demandes des opérateurs
économiques,

Il existe au Maroc une volonté de généraliser la dématérialisation dans les relations entre
les administrés et les administrations, particulièrement dans le domaine fiscal, qui
permettrait un gain de temps et d'argent et une rationalisation du système. Le
développement des téléprocédures permettrait de rendre un meilleur service.

En phase avec l'évolution des usages numériques, la DGI s'est fixé comme objectif d'être
une « véritable administration connectée ». Ainsi, en 2017, les télédéclarations et les

2
MISOID M. & all (2019) « La contribution de la télédéclaration dans l’amélioration de la performance de la
Direction générale des impôts au Maroc», Revue du contrôle, de la comptabilité et de l’audit « Numéro 8 : Mars
2019 / Volume 3 : numéro 4 » p : 526- 543

6
télépaiements ont été généralisés à l'ensemble des entreprises. Elle a également développé
de nouveaux services web et mobiles pour offrir à ses usagers plus d'autonomie et de
simplicité.

Cette démarche, régulée par un nombre de dispositions administratives, dont l'obligation


d'identification auprès de la DGI et des codes d'accès personnalisés, assurent une
sécurisation totale du dépôt fiscal. Les certificats d'authenticité, précédemment délivrés par
la DGI ou Barid Al Maghrib, peuvent être utilisés en complément à ces actions de
sécurisation des dépôts fiscaux.

Le sujet donc va porter sur la problématique suivante :

Dans quel sens le système de la télédéclaration impact-il la relation entre l'administration


fiscale te le contribuable ?

Intérêt du sujet

Le choix de ce sujet est motivé par l'intérêt que nous portons dans le fait de rendre plus
efficace la qualité des services de l'administration fiscale rendus aux contribuables.

Notre sujet a pour intérêt de focaliser la lumière sur un sujet d'actualité et que les servies
des impôts en ligne vient d'être généralisés en 2017 à l'ensemble des entreprises et des
personnes physiques.

La transformation numérique vise la disparition progressive de certains tâches, très


couteuses en temps en efforts voir même la disparition de la corruption et sans valeur ajouté
ni pour l'État ni pour le contribuable

Le choix du thème reflète également, l'intérêt de la sensibilisation du passage d'une


administration traditionnelle a une administration moderne en

- Gain de temps : opter pour la déclaration en ligne vous permet d'éviter les tâches
répétitives, les recopies, la documentation lourde ainsi que les nombreux
déplacements.
- Réduction des erreurs : avec la télédéclaration, il est possible de modifier et de
corriger les données à tout moment avant la validation définitive.
- Meilleur suivi : vous avez plus de visibilité dans le suivi des étapes de la prise en main
de votre déclaration en ligne.

7
CHAPITRE I : CADRE CONCEPTUEL ET EVOLUTION
HISTORIQUE DE LA DIRECTION GENERALE DES IMPOTS
Section 1 : La Direction Générale des Impôts : Concepts de base

1.1 LA DGI : Historique et definitions

a- Définition la DGI :

La direction Générale des impôts (DGI) est une direction centrale du Ministère de
l’économie et des finances. Sa principale mission consiste à assurer les recettes fiscales. A ce
titre, elle détermine les bases sur lesquelles sont prélevés les impôts d’Etat (TVA, IS, IR,
droits d’enregistrement), ainsi que certains impôts locaux gérés pour le compte des
collectivités locales (notamment taxe d’habitation, taxe des services communaux, taxe
professionnelle).

La Direction Générale des Impôts (DGI) comme toute autre administration publique a
retenu la digitalisation comme un choix stratégique incontournable, en procédant au processus
de dématérialisation des procédures fiscales afin de moderniser le système fiscal marocain et
le rendre plus efficace et transparent.

b- Historique de la DGI :3
Le 7 décembre 1955 marque un tournant dans l'histoire administrative du Maroc avec la
formation du premier gouvernement. À cette époque, la Direction des finances a été érigée en
ministère, introduisant une organisation novatrice. Au sein de cette structure, une division

3
PLAN STRATEGIQUE DE LA DIRECTION GENERALE DES IMPOTS (2024-2028)

8
spécifique, initialement nommée "Division des régies financières", a été créée. Sous l'autorité
d'un directeur-adjoint, cette division regroupait les services suivants :
• l'enregistrement et les timbres, les impôts urbains,
les perceptions et les recettes municipales, la taxe sur les transactions, et les impôts ruraux.
Au fil du temps, des ajustements ont été apportés à cette division. Le service des
perceptions et des recettes municipales a été retiré, et la division a été rebaptisée "Division des
Impôts".
Une évolution significative est survenue en 1978 lors d'une réforme administrative
majeure, consacrée par le décret n° 2.78.539. Ce décret a élevé la Division des Impôts au
statut de Direction des Impôts.
L'article 8 de ce décret confère à la Direction des Impôts des responsabilités importantes.
Elle est chargée de la préparation des projets de textes législatifs et réglementaires relatifs aux
impôts et taxes. De plus, elle a pour mission de veiller à l'application rigoureuse de la
législation et de la réglementation dans le domaine fiscal. Cette évolution souligne
l'engagement du Maroc à adapter son infrastructure financière pour répondre aux besoins
changeants de son économie.
De 1973 à 1983, la faible rentabilité des recettes globales et plus particulièrement des
impôts directs limitaient l'efficacité du système fiscal, ce qui a incité l'administration fiscale à
envisager une réforme significative en 1984.
Reconnaissant que la mise en œuvre efficace de la politique fiscale exigeait une refonte
complète de l'administration fiscale, les autorités ont planifié une réforme étalée sur une
longue période pour mieux gérer les résistances attendues. Cette initiative s'est déroulée en
deux phases, la première couvrant la période de 1984 à 1998, et la deuxième de 1999 à 2010.
La première phase de la réforme visait à établir un système fiscal plus cohérent, plus
simple et plus équitable, offrant davantage de garanties aux contribuables. Parmi les mesures
clés figuraient la mise en place de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) en 1986, avec 30% des
recettes allouées aux collectivités locales, l'introduction de l'impôt sur les sociétés en 1987, et
l'adoption de l'impôt général sur le revenu (IGR) en 1990, avec un barème progressif.
La deuxième phase de la réforme, menée de 1999 à 2010, a continué à cibler à la fois le
svstème fiscal et l'administration chargée de sa gestion.
Depuis la réforme de 1984, la Direction des Impôts a donc aussi subi une transformation
majeure de sa structure administrative. À l'origine segmentée en divisions spécialisées pour la
gestion de chaque catégorie d'impôts, elle a évolué vers une organisation fonctionnelle et
polyvalente à la suite de la réforme fiscale. Cette réorganisation a intégré des fonctions telles

9
que l'assiette, la vérification et le contentieux, renforçant ainsi la capacité de l'administration
fiscale à gérer l'ensemble du processus fiscal de manière plus efficace et intégrée.
À partir de 1991, des mesures de déconcentration du pouvoir de décision ont été mises en
place avec la création de la sous-direction régionale de Casablanca, suivie de dix autres
sous-directions régionales couvrant l'ensemble du territoire national.
Cette décentralisation visait à rapprocher l'administration fiscale du public et à mieux
répondre aux spécificités régionales.
En 1996, a été introduite la gestion du dossier unique et en 1997, l'identifiant fiscal unique
a été mis en place. Il s'agit d'un numéro d'identification national commun à la Direction des
Impôts et au Trésor.
En 1998, une restructuration d'envergure a été initiée à la fois au niveau central et régional
dans le but d'améliorer l'efficacité globale du système fiscal. Le service central s'est recentré
davantage sur des missions de conception, de programmation, de coordination et d'évaluation,
regroupant ses activités autour de quatre missions clés : la législation, l'assiette, la vérification
et le contentieux.
Au niveau régional, la mise en place de sous-directions régionales et préfectorales,
bénéficiant de pouvoirs de décision plus étendus, a favorisé un rapprochement accru entre
l'administration fiscale et les contribuables.
De plus, et afin de répondre aux besoins du nouvel environnement économique et
juridique, l'administration fiscale a créé un service dédié au suivi fiscal des grandes
entreprises, dans les directions régionales de Casablanca et Rabat.
La réforme de 1984 avait donc apporté des progrès significatifs en simplifiant le système
fiscal et en instaurant une approche synthétique. Cependant, la cédularité persistait
partiellement, de nouvelles taxes étaient instaurées, les droits d'enregistrement et de timbre
n'avaient subi aucun aménagement et l'objectif d'amélioration des recettes et de réduction des
dépenses fiscales n'était pas pleinement atteint.
Cela a conduit à la nécessité d'une nouvelle réflexion approfondie, aboutissant aux
premières assises nationales sur la fiscalité en novembre 1999 qui ont notamment permis les
ajustements et réaménagements suivants :
• la suppression et le réaménagement de certains impôts et taxes;
• la révision de la procédure de notification et de recours, l'uniformisation de la
procédure contradictoire et le réaménagement des sanctions;
• la refonte totale du texte des droits d'enregistrement en 2004;
une réduction poursuivie des taux d'imposition de l'IS et de

10
l'IR;
• le transfert du recouvrement de la TVA, de l'IS et de l'IR à la
Direction Générale des Impôts;
• l'adoption du Code Général des Impôts en 2007;
• l'introduction progressive du dispositif de télédéclaration et de télépaiement.
En mai 2002, une étape significative a été franchie dans l'évolution de l'administration
fiscale au Maroc avec l'élévation de la Direction des Impôts au statut de Direction
Générale des Impôts.
L'année 2013 sera marquée par la tenue des 2èmes Assises Nationales sur la Fiscalité, sous
le Haut Patronage de Sa Majesté, dans l'objectif d'impulser un nouvel élan au processus de
réformes du système fiscal marocain, en adéquation avec les évolutions politiques, sociales et
économiques du pays. Les axes abordés ont concerné la construction d'un système fiscal
équitable, soutenant la compétitivité, reposant sur une relation de partenariat et de confiance
entre administration fiscale et citoyens et accompagnant le processus de régionalisation et de
développement local engagé par le Maroc.
Dans ses Discours des 13 octobre 2017, 12 octobre 2018 et 31 juillet 2019, Sa Majesté le
Roi a rappelé la nécessité de " réévaluer le modèle de développement national et à élaborer
une nouvelle approche, centrée sur la satisfaction des besoins des citoyens, apte à réduire les
disparités et les inégalités existantes, à instaurer la justice sociale et territoriale, à suivre, en
les intégrant, les évolutions de l'environnement national et international. " C'est dans ce cadre
qu'ont été tenues, en mai 2019, les 3emes Assises nationales sur la fiscalité. Elles ont donné
naissance à la nouvelle réforme fiscale, concrétisée par la Loi-cadre n°69-19, qui s'inscrit en
parfaite concordance avec les objectifs du Nouveau Modèle de Développement.
Elle promeut les rôles majeurs joués par la fiscalité en tant que mécanisme de solidarité
sociale et levier de la compétitivité, de l'innovation et du développement durable et inscrit
l'action de la Direction Générale des Impôts sous le signe de la consolidation des acquis et de
la poursuite des voies d'amélioration à l'effet de soutenir l'économie, d'assurer la mobilisation
des recettes avec équité et de garantir un service de qualité au citoyen.

c- Objectifs de la DGI :

La Direction Générale des Impôts s’inscrit dans une stratégie de performance et d’innovation
pour assurer la mobilisation des ressources avec équité et garantir un service de qualité au
citoyen.
11
La Vision stratégique de la DGI exprime la détermination des femmes et des hommes qui la
composent, à relever de nouveaux défis. Elle dresse la feuille de route qui guide leurs priorités
et leurs actions. Elle consolide leur vocation de service au citoyen et les recentre sur les
impératifs de performance dans la collecte des ressources budgétaires.

La vision stratégique de la DGI repose sur quatre orientations :

● Construire une relation de partenariat et de confiance avec le contribuable :


Faciliter les différentes démarches et procédures liées au contribuable ;
Garantir au contribuable ses droits ;
Communiquer et favoriser l’adhésion à l’Impôt et le civisme fiscal ;
Renforcer l’éthique.

● Devenir une administration numérique :


Développer et généraliser des téléprocédures sécurisées
● Renforcer l’action de l’administration en matière de contrôle :
Disposer d’informations pertinentes, fiables et exploitables ;
Mettre en place les ressources et outils nécessaires à l’analyse des risques et au ciblage de la
fraude.
● Développer une parfaite maîtrise du métier du recouvrement
Renforcer les structures et les ressources dédiées au recouvrement ;
Optimiser le recouvrement spontané ;
Améliorer le recouvrement forcé.
d- Missions

La principale mission de la Direction Générale des Impôts consiste à assurer les recettes
fiscales pour financer les dépences publiques. Elle est ainsi chargée de :4

● ASSESOIR ET RECOUVRER LES IMPOTS D'ETAT:

La Direction Générale des impôts détermine les bases sur lesquelles sont prélevés

Les impôts d'Etat (impôt sur les sociétés, impôt sur le revenu, taxe sur la valeur ajoutée,
droits d'enregistrement et de timbre); certains impôts locaux gérés pour le compte des
collectivités locales (taxe d'habitation, taxe des services communaux et taxe professionnelle).

4
https://www.tax.gov.ma/wps/portal/DGI/Nous-connaitre/Nos-missions-et-attributions

12
Les recettes de l'administration fiscales se chargent de l'encaissement des recettes des
impôts, droits et taxes.

● S'ASSURER DU RESPECT DE LA LOI FISCALE ET LUTTER CONTRE LA


FRAUDE FISCALE:

Le système fiscal marocain est globalement déclaratif. La mission de contrôle occupe donc
une dimension très importante.

Le contrôle fiscal s'opère dans le cadre d'une procédure stricte observant les garanties
offertes aux assujettis. Il a un rôle dissuasif et pédagogique.

● FOURNIR AU GOUVERNEMENT UNE EXPERTISE FISCALE NOTAMMENT


DANS LE CADRE DE L'ELABORATION DES LOIS DE FINANCES ET DE LA
NEGOCIATION DES CONVENTIONS DE NON DOUBLE IMPOSITION AVEC
LES ETATS ETRANGERS :

La Direction Générale des Impôts est ainsi chargée d'étudier et d'élaborer les projets de
textes législatifs et réglementaires à caractère fiscal.

Elle élabore également, en concertation avec les différents opérateurs économiques, les
circulaires d'application relatives aux textes fiscaux.

L'administration fiscale étudie en outre les questions d'interprétation des dispositions


fiscales et informe sur les réponses apportées.

● RECOUVREMENT

Les recettes de l'administration fiscale (RAF) sont chargées du recouvrement de la taxe sur
la valeur ajoutée, de l'impôt sur les sociétés, de l'impôt sur le revenu au titre des profits
fonciers et des droits d'enregistrement et de timbre.

● CONTROLE FISCAL

Le contrôle fiscal constitue la contrepartie du système déclaratif qui caractérise notre


fiscalité. Ce contrôle s'opère dans le cadre d'une procédure stricte garantissant les droits des
contribuables. Il a un rôle dissuasif et pédagogique.

Il est exercé :

13
sur pièces, dans les locaux des services fiscaux, par les gestionnaires des dossiers des
contribuables qui procèdent à l'examen des déclarations déposées, à travers le recours aux
renseignements et documents qu'ils détiennent;

sur place, par les inspecteurs-vérificateurs qui se rendent auprès des contribuables pour
vérifier la sincérité des éléments déclarés, en les rapprochant des écritures et documents
comptables.5

e- Visions
L'ambition de la DGI est de remplir cette mission en s'érigeant en « administration fiscale
de référence, ouverte et proactive, alignée sur les meilleurs standards de qualité, qui s'appuie
sur un capital humain compétent et engagé, une technologie innovante et un système de
gestion transparent, moderne et performant, en vue d'améliorer l'expérience et l'autonomie du
contribuable et de promouvoir la conformité volontaire et l'équité fiscale ».

f- Valeurs6

Cinq valeurs essentielles sont portées et partagées par les fonctionnaires de la Direction
Générale des Impôts, dans le cadre de l’exercice quotidien de leurs fonctions et de leur
relation avec les usagers.

o INTEGRITE
Rigueur, probité, transparence, éthique, discrétion.
o PROFESSIONNALISME
Efficacité, fiabilité, célérité, assistance, service, réactivité, proximité .
o RESPECT
Disponibilité, écoute, courtoisie, considération.
o NEUTRALITE
Équité.
o INNOVATION
Ouverture, créativité, initiative.

5
https://www.finances.gov.ma/fr/Ministere/Pages/dgi.asp
6
https://www.tax.gov.ma/wps/portal/DGI/Nous-connaitre/Nos-valeurs

14
g. Présentation de la Direction Provinciale des Impôts de Nador : 7

Figure 1 : Organigramme de la DPI Nador

La Direction Provinciale des Impôts (DPI) de Nador relève de la Direction Régionale


des Impôts d'Oujda et couvre les provinces de NADOR, DRIOUACH, GUERCIF et TAOURIRT.
La DPI de Nador est régie par un seul service régional d’assiette, présidé par le chef
provincial. Un service où sont gérer les Impôts et les taxes au niveau des provinces de Nador,
et constitué des unités suivantes : Subdivision de la fiscalité des Personnes Morales;

● Subdivision de la fiscalité des Personnes Physiques Professionnelles;


● Subdivision de la fiscalité des Personnes Physiques Particuliers;
● Subdivision de la fiscalité des Personnes Morales,
● Recette de l’Administration Fiscale de Nador ;
● Bureau de contrôle des mutations ;
● Bureau d’Enregistrement et Timbres de Nador ;
● Bureau d’accueil et de coordination ;

Par ailleurs, on trouve les subdivisions qui gèrent les impôts et taxes au niveau des autres
provinces, à savoir :

o Subdivision Polyvalente de TAOURIRT ;


o Subdivision Polyvalente de DRIOUACH ;
o Secteur Polyvalent de GUERCIF.

D’après cet organigramme, nous pouvons remarquer que la DPI a opté pour une
structure hiérarchique-fonctionnelle. Chaque subdivision est organisée selon le type de
7
ILIAS BOULAJRAF « Rapport de stage d’initiation au sein de la Direction Provinciale des Impôts »
(2017\2018)

15
contribuable, et au niveau de chaque subdivision, des secteurs sont organisés par
zones géographiques et des sections par types d’impôt.

Également, au niveau de l’administration, les principaux canaux traditionnels de transmission


de l’information par la voie hiérarchique sont les courriers administratifs à savoir : les
lettres, les notes, les fiches, les bordereaux, les comptes rendus, les rapports, les notes de
services, etc. S’ajouter, le courrier électronique à travers la messagerie qui favorise la
communication entre les différentes entités de la DPI et aussi entre la DPI et la Direction
Générale par le Site Internet qui constitue tous les informations.

Section 2 : LE SYSTEME FISCAL MAROCAIN : DEFINITIONS ET


CONCEPTS
Le gouvernement marocain a engagé des efforts importants en matière de simplification et
de modernisation de son système fiscal inspiré des meilleures pratiques et normes
internationales, pour le rendre plus clair, plus performant, transparent, équitable et compétitif.8
2.1 Le système fiscal au Maroc :

Le système fiscal marocain d'aujourd'hui est le résultat de plusieurs réformes et


modifications, surtout après l'indépendance, le temps où le système a connait des
changements radicaux, pour prendre la forme actuelle, il se ressemble largement à la structure
fiscale française à dominance du système déclaratif, qui présume la bonne foi des
contribuables dans l'accomplissement des déclarations, de fautes, des erreurs et
missions. Le contrôle fiscal a apparut comme une contrepartie du système en vigueur,
afin de garantir l'équité et l'égalité entre les contribuables.

Les impôts et taxes au Maroc sont principalement contenus dans le Code Général des Impôts
(CGI) et la Loi sur la Fiscalité Locale (LFL), de même d'autres taxes parafiscales sont
prévues par des textes spéciaux ;
La plupart des impôts supposent une initiative de déclaration de la part des assujettis (IS,
TVA, Droits d'Enregistrements etc.). D'autres impôts, plus simples à cerner à la base, sont
plutôt prélevés à la source (IR sur les salaires, prélèvements sur les placements financiers), sur
une base également déclarative par les organismes responsables des prélèvements

https://www.cnea.ma/fr/domaine-de-reforme/fiscalite#:~:text=Le%20syst%C3%A8me%20fiscal%20marocain%
20est,la%20fiscalit%C3%A9%20des%20collectivit%C3%A9s%20locales.

16
(Employeurs, Banques etc.). La part des impôts non payés spontanément et qui découlent des
régularisations et des impositions émises par l'administration reste minime.
Le système fiscal marocain d'aujourd'hui est la conséquence d'un ensemble d'actions de
reformes successives tout au long de l'histoire. En effet, l'avènement du plan d'ajustement
structurel était la principale cause de la réforme phare qui a bouleversé le système fiscal
marocain moderne.
Il s'ensuit de nombreuses tentatives de réformes qui ont pour objectif de simplifier le
système fiscal, le rendre équitable entre tous les citoyens du royaume chacun selon ses
capacités. Cette volonté des autorités publiques s'explique du rôle vital que revêt la fiscalité
dans le financement des dépenses et des investissements de l'Etat. En effet, elle génère la
majorité des recettes dans le budget de L'Etat.
2.2 Fonctionnement du système déclaratif

Le système fiscal marocain repose essentiellement sur le régime déclaratif. A ce titre , ce


sont les contribuables qui établissent leurs déclarations fiscales et procèdent a la liquidation et
au paiement de l’impôt sous leur propre responsabilité , le régime déclaratif comportent par la
force des choses des risques d’erreurs et d’omissions, ne peut limiter les tentatives de fraude
en plus des divergences d’interprétation devant la diversité des situations nées de l’application
des dispositions fiscales , c’est la raison pour laquelle, le législateur a dote l’administration
fiscale d’un droit de contrôle de ces déclarations , comme présenté plus haut dans le présent
document .

2.3 L’évolution du système fiscale Marocain vers la digitalisation9


Le système fiscal marocain est le résultat d’un long chemin marqué par plusieurs réformes
fiscales structurelles, dont l’objet est la modernisation et l’adaptation aux divers changements
et mutations internationales, afin de le rendre plus efficace et plus universaliste.
L'histoire de l'imposition fiscale au Maroc est caractérisée par une évolution historique,
cette évolution peut être subdivisée en quatre phases ayant marqué ce système: avant le
protectorat, pendant la période coloniale, après l’indépendance pour arriver enfin à une
fiscalité moderne qui est la volonté d’intégrer l’économie marocaine à l’échelle internationale.
C’est au cours de cette dernière phase que le système fiscal marocain a connu une importante
et profonde réforme pendant les années 80, dont les principes ont été énoncés par la loi-cadre
12 n° 3-83 relative à la réforme fiscale adoptée par la chambre des représentants le 20
9
MISOID M. & all (2019) « La contribution de la télédéclaration dans l’amélioration de la performance de la
Direction générale des impôts au Maroc», Revue du contrôle, de la comptabilité et de l’audit « Numéro 8 : Mars
2019 / Volume 3 : numéro 4 » p : 526- 543

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décembre 1982 et promulguée par le dahir n° 1-83-38 du 23 Avril 1984., cette réforme a
construit les bases de la fiscalité marocaine moderne.
Ensuite, de nombreuses réformes ont été introduites par les lois de finances successives
jusqu'à présent, qui ont apporté un ensemble de mesures de simplification, de rationalisation
et d’harmonisation du système, notamment le regroupement des textes fiscaux dans un même
volume : le Code Général des Impôts édité en 2007 qui régit l’IS, la TVA, l’IR, les droits
d’enregistrement, les droits de timbre et la taxe spéciale annuelle sur les véhicules
automobiles.
Aujourd’hui, la fiscalité marocaine est devant un grand défi, celui de l’économie digitale,
un défi qu’elle ne peut gagner que s’elle faisait preuve d’innovation et de modernisation en
procédant à la dématérialisation et en optant pour un nouveau mode de fonctionnement. C’est
dans ce sens que la DGI a modernisé et transformé son administration, vers une
administration électronique, cette mutation a visé tout son corps (capital, normes, système
d’information et organisation), dans un objectif principal, celui du lancement de la nouvelle
réforme de dématérialisation des procédures fiscales, notamment pour ce qui concerne le
système de déclaration et de paiement de l’impôt. Cette transformation ne relève pas d’une
mesure récente, mais c’est le résultat de plusieurs années, en prévoyant une période de
transition durant laquelle l’administration fiscale a incité les contribuables à adopter ce
système électronique de manière progressive, en fonction du montant de leur chiffre d’affaires
hors taxe.

L’article 155 du code général des impôts 2018, précise que les contribuables soumis à
l’impôt peuvent souscrire auprès de l’administration fiscale par procédés électroniques, les
déclarations visées au présent code et ce, dans les conditions fixées par arrêté du Ministre
chargé des finances. Toutefois, les déclarations précitées doivent être souscrites par procédés
électroniques auprès de l’administration fiscale, conformément aux dispositions de cet article
qui aborde l’application de la procédure de télédéclaration et de télépaiement aux périodes
antérieures à 2017:

- à compter du 1er janvier 2010, par les entreprises dont le chiffre d’affaires est égal ou
supérieur à cent (100) millions de dirhams, hors taxe sur la valeur ajoutée ;

- à compter du 1er janvier 2011, par les entreprises dont le chiffre d’affaires est égal ou
supérieur à cinquante (50) millions de dirhams, hors taxe sur la valeur ajoutée ;

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- à compter du 1er janvier 2016, par les entreprises dont le chiffre d’affaires est égal ou
supérieur à dix (10) millions de dirhams, hors taxe sur la valeur ajoutée ;

- à compter du 1er janvier 2017, par toutes les entreprises à l’exclusion de celles soumises
à l’impôt sur le revenu selon le régime du bénéfice forfaitaire prévu à l’article 40, selon les
modalités fixées par voie règlementaire.

CHAPITRE II : Les taches effectuées au sein de la direction


provinciale des impôts à Nador
A l’issue du mon stage, j’ai eu l’occasion d’effectuer plusieurs tâches chose qui m’a permis
da rapprocher la théorie au pratique.

Section 1: Description des services de la DPI de Nador :

Durant mon stage j’ai été affecté aux plusieurs services. Dans cette partie je vais essayer de
décrire précisément les missions de chaque service : A noter que les services ci-après relève
du service d’assiette ont pour objet de la gestion et le contrôle fiscale ; la référence juridique
principale de ces services est le code général des impôts qui se change annuellement selon les
modifications de la loi de finance de chaque année.

● Service des personnes morales (PM) La gestion de la subdivision de la Fiscalité des


PM est assurée par un chef et six agents qui l'épaulent dans ses fonctions. Ces derniers se
composent de trois chefs de secteurs, deux inspecteurs divisionnaires et un agent communal.
La subdivision comprend quatre secteurs principaux s'occupant respectivement de l'IS, de la
TVA, de la TP et de la TSC, répartis selon des zones géographiques. Elle compte également
une section chargée des exonérations et remboursements de la TVA ainsi que de l'IR source,
une autre dévolue à la fiscalité immobilière des personnes morales ainsi qu'un bureau d'ordre
pour veiller à l'enregistrement et à l'organisation des entrées et sorties de la subdivision. Ella a
pour mission de :
- Prendre en charge le dossier unique d’une personne morale : ce dossier contient les
informations de l’impôt sur la société, TVA, et la taxe professionnelle.
- Réceptionner et contrôler des déclarations TVA et Bilans hors délais
- Liquider un dossier de remboursement TV
- Délivrer les attestations de régularité fiscale

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● Service des personnes physiques professionnel : C'est un service qui est charges des
dossiers des contribuables soumis à l'impôt sur le revenu, les dossiers du controle sur pieces,
les contentieux des contribuables ainsi les procédures liées à l'inscription ou la radiation a la
taxe professionnelle, ils sont gérés de manière équivalente aux personnes morales. Elle a pour
la mission de la gestion fiscale toutes contribuable exerçant une activité professionnelle
libérale et ayant la forme juridique personne physique
● Service des personnes physiques particuliers : Le département en charge des
particuliers est généralement responsable de la collecte des impôts et taxes pour les
personnes physiques sans activite professionnelle. Il prend également en charge les taxes
locales telles que la taxe sur les services communaux et les taxes d'habitation. En outre, ce
service traite les inscriptions, les réclamations, les enregistrements et les rappels pour les
contribuables
● Service d’Enregistrement et de Timbre Comme son nom l’indique est un service qui
est chargé d’enregistrer les actes d’Adoul, les actes de notaires et les actes sous saint privé,
afin de déterminer le montant de l’impôt à verse, il a pour but de conservés les actes
enregistrés et leurs donner une force probante à l’égard de la loi.
Les copies des actes enregistrés au niveau du bureau d’enregistrement et de timbre sont
acheminées au bureau de contrôle pour vérifier leur conformité en terme de prix déclarés.
Afin de les taxés le cas échéant de la constatation des insuffisances au niveau des prix
déclarés.
● Service de la recette de l’administration fiscale : La Recette de l’Administration
Fiscale (RAF) est une entité chargée de plusieurs missions au sein de la Direction Générale
des Impôts (DGI) au Maroc. Voici un aperçu de ses principales responsabilités :

- Assiette de l’impôt : La RAF détermine les bases sur lesquelles sont prélevés différents
impôts, tels que la Taxe sur la Valeur Ajoutée, l’Impôt sur les Sociétés, l’Impôt sur le Revenu,
ainsi que les Droits d’Enregistrement et de Timbre. Elle gère également l’assiette de certains
impôts locaux, comme la Taxe Professionnelle, la Taxe d’Habitation et la Taxe de Services
Communaux.

- Recouvrement : La RAF est responsable du recouvrement de divers impôts, notamment la


Taxe sur la Valeur Ajoutée, l’Impôt sur les Sociétés, l’Impôt sur le Revenu (au titre des profits
fonciers) et les Droits d’Enregistrement et de Timbre.

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- Contrôle fiscal : Le contrôle fiscal est essentiel pour garantir la sincérité des déclarations
fiscales. Il s’effectue à travers une procédure stricte qui protège les droits des contribuables.
Le contrôle peut se faire sur pièces (dans les locaux des services fiscaux) ou sur place (par les
inspecteurs-vérificateurs).
● Bureau d’accueil et de coordination : Le bureau d’accueil et de coordination au sein
de la Direction Générale des Impôts (DGI) au Maroc joue un rôle essentiel dans la gestion des
activités fiscales. Voici un aperçu de ses missions:

- Détermination des bases fiscales : Le bureau d’accueil et de coordination est chargé de


déterminer les bases sur lesquelles sont prélevés différents impôts, tels que la Taxe sur la
Valeur Ajoutée, l’Impôt sur les Sociétés, l’Impôt sur le Revenu, ainsi que les Droits
d’Enregistrement et de Timbre. Il gère également l’assiette de certains impôts locaux, comme
la Taxe Professionnelle, la Taxe d’Habitation et la Taxe de Services Communaux.

-Coordination des activités fiscales : Le bureau assure la coordination entre les différents
services de la DGI. Il désigne les responsables des services et leur assigne des missions pour
garantir la réalisation des objectifs communs

Section 2: Les tâches effectuées au sein de la direction provinciale de Nador

2.1 Les taches effectué au sein de la recette de l’administration fiscale (lA RAF)

Au sein de subdivision du service recette de l’administration fiscale, nous avons assimilé


les tâches assurées, pour pouvoir aider les fonctionnaires à leur accomplissement :
Tous d'abord, la principale tâche est le recouvrement des recettes comme principalement
les impôts, à travers :

a. Création des lettres et des appels adressés au contribuable :


● Commandement et DASF:
Il s'agit de la première lettre avec les frais correspondants. Après la réponse négative sur le
dernier avis sans frais, le commandement sera envoyé au contribuable afin de l’avertir de
l’accès à la phase forcé du recouvrement.

Nous avons participé à élaborer les commandements, en remplissant les coordonnés du


contribuable concerné ainsi que la préparation de l'envoi des lettres.

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Nous avons participé à la création des DASF et des commandements ainsi que la
préparation des lettres pour l'envoi.

● L’Avis à Tiers Détenteur :

C’est une procédure avancée et plus restreignant adoptée dans le recouvrement forcé et qui
se définit en notification adressé au contribuable débiteur ainsi qu’au tiers détenteur de ce

contribuable afin de les informer de la saisie. Ainsi nous avons participé lors de la période du
stage à la RAF, à la création et l'envoi des lettres de renseignements aux banques concernés,
création des lettres d'information aux contribuables dont le compte a fait l'objet d'un ATD.

2.2 Les taches effectuées au sein de la subdivision de la fiscalité des particuliers


Au sein de la Direction Provinciale des Impôts de Nador, la subdivision de la fiscalité des
particuliers est responsable de la gestion des impôts pour les particuliers. Voici un aperçu des
principales tâches effectuées au sein de cette subdivision :

a. Gestion des impôts des particuliers :

- Le gestionnaire de la fiscalité des particuliers s’occupe de l’Impôt sur le Revenu, des


impôts locaux (comme la Taxe d’Habitation et la Taxe des Services Communaux), et d’autres
taxes spécifiques aux particuliers.

- Il reçoit et exploite les déclarations fiscales des contribuables, saisit les éléments
déclaratifs, calcule les bases d’imposition et assure le suivi des dossiers individuels.

b. Contrôle fiscal :

- La subdivision effectue des contrôles fiscaux pour vérifier la sincérité des déclarations
des particuliers.

- Elle examine les déclarations de revenus, les déductions, les exonérations et les crédits
d’impôt pour s’assurer de leur conformité avec la législation fiscale.

c. Assistance aux contribuables :

- Le gestionnaire répond aux questions des contribuables sur leurs obligations fiscales.

- Il fournit des informations sur les délais de paiement, les modalités de déclaration, les
avantages fiscaux, etc.

d. Traitement des réclamations :

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- En cas de litige ou d’erreur, la subdivision examine les réclamations des particuliers et
cherche des solutions appropriées.

- Elle peut accorder des remises gracieuses, des dégrèvements d’impôts, ou proposer des
plans de paiement échelonné.

2.3 . Les taches effectuées au sein de la subdivision de la fiscalité des professionnels


Au sein de la Direction Provinciale des Impôts, la subdivision de la fiscalité des
professionnels a pour mission d’aider et d’accompagner les entreprises, les
auto-entrepreneurs, les commerçants, les artisans, les agriculteurs et les travailleurs
indépendants dans leurs démarches fiscales. Voici un aperçu des principales tâches effectuées
au sein de cette subdivision :

a. Gestion des dossiers fiscaux des entreprises :

- Le spécialiste / chargé de la fiscalité des professionnels assure la gestion des dossiers


fiscaux des entreprises de son secteur géographique.

- Il accueille les professionnels (sur rendez-vous ou en ligne) et traite leurs demandes.

- Ses missions incluent le suivi des déclarations de résultats, de la Taxe sur la Valeur
Ajoutée (TVA), la gestion des impôts locaux des professionnels, le suivi des règlements, les
actions en recouvrement et le contentieux.

b. Enregistrement des opérations comptables :

- Le spécialiste enregistre les opérations comptables des professionnels.

- Il gère l’enregistrement des créations, transferts ou cessation d’activité des entreprises.

c. Contrôle fiscal :

- La subdivision effectue des contrôles fiscaux pour vérifier la conformité des déclarations
des professionnels.

- Elle examine les déclarations de revenus, les déductions, les exonérations et les crédits
d’impôt.

d. Assistance et surveillance :

- Le spécialiste renseigne les professionnels sur leurs obligations fiscales.

- Il surveille que les entreprises remplissent correctement leurs obligations.

23
2.4. Les taches effectuées au sein de la subdivision de la fiscalité des personnes morales
La subdivision de la Fiscalité des Personnes Morales (FPM) de Nador constitue l’une des
entités les plus importantes de l’assiette au niveau de la DPI de Nador, vu l’importance des
dossiers fiscaux prisent en charge par cette dernière, à savoir :

La gestion de la matière imposable relative aux personnes morales. En effet, elle constitue
la section principale en matière de recette fiscale, vu la nature des impôts gérés :

- Impôt sur les Sociétés (IS) :

- La Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) ;

- La fiscalité immobilière des personnes morales ;

- La Taxe Professionnelle (TP) et la Taxe des Services Communaux (TSC).

Ella a pour mission de la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale au Maroc. Prendre en
charge d’un dossier unique d’une personne morale : ce dossier contient les informations de
l’Impôt sur la Société, TVA, et la Taxe Professionnelle.

Durant la période de stage au sein de bureau de personne morale j’ai effectué les taches
suivantes :

- Réceptionner et contrôler des déclarations TVA et Bilans hors délais

- Relancer les retardataires et défaillants : entrer dans la procédure de suivi de contribuable


par l’envoi des lettres de notification.

- Effectuer travaux de régularisations, restitutions et l’exploitation des images de


recoupements : Les responsables doivent surveiller les sociétés pour s’assurer si elles
déposent leurs déclarations.

- Liquider un dossier de remboursement TVA ;

- Traiter et contrôler des achats en exonération de la TVA : pour les sociétés nouvellement
créer, elles bénéficient d’une exonération de TVA pour les achats des biens d’investissement
dans un délai de 24 mois suivant le début d’activité

- Exploiter des acomptes : IS est divisé sur 4 acomptes versés chaque trimestre.

- Taxer d’office : Si la société ne manifeste pas ou ne répond pas après l’envoi des 2 lettres
de notifications, l’inspecteur des impôts l’informe conformément aux dispositions du code

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général des impôts, des bases qu’il a évaluées et sur lesquelles la société sera imposé d’office
si cette dernière ne dépose pas sa déclaration dans un deuxième délai de 30 jours suivant la
date de la réception de ladite lettre d’information.

- Dégrever d’office : L’inspecteur élabore des D.O qui concernent la réparation des erreurs
commises par l’administration fiscale dans plusieurs cas : Double emploi (double taxation) ou
erreurs matérielles (erreur de saisie ...)

- Délivrer les attestations de régularité fiscale : Attestation du Chiffre d’affaires :


Attestation de l’inscription à la taxe professionnelle ; attestation d’identifiant fiscal ; La
certification des Bilans et des Déclarations de la TVA…

2.5 Les taches effectuées au sein du bureau de contrôle :


a. Classement et archivage :

Le bureau de contrôle des mutations assure le suivi des cessions et des acquisitions de
l’immobilier afin de juger la conformité des prix déclarés et procéder le cas échéant au
redressement nécessaires et relancer les contribuables qui ne produisent pas la déclaration des
profits immobiliers.

● Le classement : revêt une grande importance dans l’organisation de ce bureau. Sa


nécessité s’accentue en cas de consultation des dossiers de contribuables.

Ainsi, nous avons effectué la tâche du classement et d'archivage des dossiers, cela nous a
permis d’appréhender les informations contenues dans les dossiers classés et de comprendre
la nature de leur travail.

A cet égard, il s’avère indispensable de préciser des critères significatifs du classement :


Classement par année d’exercice ; Classement par nature du contribuable, c’est à dire,
contribuable ayant fait l'objet de redressement et contribuable défaillant, qui n'a pas produit sa
déclaration.

● Archivage :
Pour éviter tout encombrement et faute d’espace, l’inspecteur archive les déclarations

non prescrites qui doivent être redressé avant l'expiration du délai de 90 jours, ainsi que

l'archivage des dossiers ayant fait l'objet d'un contentieux. De même que le classement,

25
l’archivage doit suivre un ordre déterminé pour permettre une consultation facile a
posteriori.

b. Relance des défaillants :

Le contribuable doit produire dans un délai de 30 jours la déclaration des profits


immobiliers.

En cas de non déclaration, il est considéré défaillant, pour lequel l’administration doit
lancer une procédure pour l'inviter à produire sa déclaration et s’acquitter des droits dus.

● Procédure de relance :

Nous avons participé à l’opération de relance des défaillants détectés par rapprochement

entre les actes d'enregistrement déposés et les déclarations produites. A cet égard, nous avons
suit la procédure suivante :

⮚ 1 ère lettre de rappel : Si un contribuable n’a pas déposé sa déclaration des

profits immobiliers, on l’invite dans un premier temps par une lettre appelée « première
lettre de rappel » à déposer ou à compléter sa déclaration ou à réparer les omissions
signalées, et ce dans un délai de 30 jours suivant la date de réception de ladite lettre. Si la
lettre est bien reçue par le contribuable, on reçoit alors un avis de réception, signé par le
ce dernier, mentionnant la date de sa réception. Dans le cas contraire le lettre est retornée
au secteur concerné avec mention du motif de retour : adresse inexacte ou insuffisante,
refus de réception par le contribuable, local fermé …
⮚ 2 ème lettre de rappel : si le contribuable ne formule aucune réponse à la 1ère
lettre de rappel dans les délais légaux ; on l’informe alors par une 2ème lettre de rappel
dans laquelle on mentionne la référence de la 1ere lettre et on lui signale qu’à défaut de
réponse à la présente lettre dans un délai maximum de 30 jours à partir de la réception de
la lettre, une imposition d’office sera établie sur les bases et les rappels évaluées indiquée
dans ladite lettre.
⮚ Taxation d’office : si à l’expiration du 2ème délai aucune réponse n’a été
formulée par le contribuable, l’inspecteur procède alors à une taxation d’office sur les
bases qu’il déjà évaluées dans la 2ème lettre de rappel.

A défaut, s'il y avait lieu d'une erreur des saisie commit par le gestionnaire, la société doit
envoyer une lettre d'information en demandant la rectification dudit problème. Il est à signaler

26
Cette diversité de tâches m'a permis de découvrir différents aspects du travail au sein de la
DGI, du traitement des dossiers à la relation avec les contribuables. Les services de la DGI
ont adopté une démarche de dématérialisation pour faciliter l'accès aux attestations et d'autres
documents fiscaux via leur plateforme en ligne, ce qui renforce l'efficacité du travail des
gestionnaires.

CHAPITRE III : Impact de télédéclaration et le télépaiement sur


la relation entre le contribuable et l’administration fiscale :
La Direction Générale des Impôts (DGI) comme toute autre administration publique a
retenu la digitalisation comme un choix stratégique incontournable, en procédant au processus
de dématérialisation des procédures fiscales afin de moderniser le système fiscal marocain et
le rendre plus efficace et transparent.

Section 1 : La dématérialisation des services fiscaux :

1.1 La généralisation de la dématérialisation des procédures :


La dématérialisation est aujourd'hui une réalité qui touche de nombreux organismes, dont
les centres de documentation qui se lancent dans des opérations de numérisation de leurs
fonds documentaires. Et l'on constate une grande variété de ces projets de dématérialisation
qui résultent d'objectifs différents et de choix techniques variés.

Mais que signifie exactement la notion de « dématérialisation » ?

« La dématérialisation consiste à substituer à un produit physique existant, un produit


n'ayant aucune existence physique ou un service »10

« La dématérialisation a pour objet de gérer de façon totalement électronique des données


ou des documents métier (correspondances, contrats, factures, brochures, contenus
techniques, supports administratifs,...) qui transitent dans les entreprises et/ou dans le cadre
d'échanges avec des partenaires (administrations, clients, fournisseurs) »11

En phase avec l’évolution des usages numériques, la DGI s’est fixée comme objectif d’être
une « Véritable administration connectée ». Ainsi, en 2017, les télédéclarations et les
télépaiements ont été généralisés à l’ensemble des entreprises. Elle a également développé de

10
Gilles de Chezelles, La dématérialisation des échanges (Hermes Science Publishing, Lavoisier, 2007
11
www.infogreffe.fr

27
nouveaux services web et mobiles pour offrir à ses usagers plus d’autonomie et de
simplicité.12

Figure 2 : Administration connectée


La Direction Générale des Impôts poursuit le processus de dématérialisation de ses
services, des services de proximité aux contribuables. Le système de téléservices « SIMPL »
permet aux usagers de déclarer et payer leurs impôts via Internet « Parler d’une
Administration numérique n’est pas un gadget technologique; c’est un choix stratégique qui
implique un changement radical dans notre façon de comprendre les besoins de nos clients et
d’interagir avec eux. C’est un vrai changement de paradigme ». C’est en ces termes que M.
Omar FARAJ annonce l’engagement de la Direction Générale des Impôts à dématérialiser la
quasi-totalité de ses services et à la poursuite des autres chantiers de réformes.

L’administration électronique constitue l’une des priorités de la vision stratégique de la


Direction Générale des Impôts de telle sorte que l’ensemble des démarches fiscales doivent à
terme être accomplies via internet. Le Directeur Général des Impôts est déterminé à ce qu’à
terme, «tous les usagers de l’administration fiscale n’aient plus à se déplacer pour déclarer ou
payer un impôt, demander un remboursement ou même déposer une réclamation».

Pour donner vie à cette ambition, la DGI a mis en place un système de téléservices
dénommé « SIMPL» ou « Service des Impôts en ligne » permettant, dans un premier temps
12
RAPPORT D’ACTIVITE DE L’ANNEE 2017

28
aux entreprises et aux professions libérales, d’effectuer les télédéclarations et les
télépaiements de leurs impôts et taxes : l’Impôt sur les Sociétés (IS), l’Impôt sur le Revenu
(IR) et la Taxe sur la Valeur ajoutée (TVA).

La généralisation de la télédéclaration et du télépaiement des impôts à partir du 1er janvier


2017 est l’aboutissement de la démarche de facilitation et de dématérialisation des procédures
entamée par la Direction Générale des Impôts.

● Téléservices : Procédure d’adhésion

La procédure d’adhésion aux téléservices de la DGI se déroule en deux étapes, à savoir


l’obtention du code d’accès et dépôt du dossier d’adhésion au bureau d’accueil de la Direction
régionale ou provinciale des impôts dont relève le siège social ou le principal établissement
du contribuable, et l’inscription en ligne au Service «SIMPL ADHESION» Ce service permet
aux adhérents l’inscription aux téléservices de la DGI, la création/modification des utilisateurs
et mandataires, ainsi que la création de leurs comptes bancaires.

SIMPL c'est un nouveau système baptisé mis par la direction générale des impôts pour la
télédéclaration des impôts. A partir de Janvier 2017, les télépaiements et télé déclarations des
Impôts deviennent obligatoires pour l'ensemble des contribuables personnes morales et
personnes physiques professionnels quel que soit leur chiffre d'affaire.

A ces échéances, le dépôt des déclarations fiscales de ces entreprises doit obligatoirement
se faire par voie électronique via le site web de la DGI sous le mode EFI ou EDI (Échange de
Fichiers Informatisés ou Échange de Données Informatisées.

A l’issue de la procédure d’adhésion, les utilisateurs disposent d’un login et d'un mot de
passe sur leurs boîtes mail qui leur permettent un accès sécurisé aux téléservices de la DGI:
SIMPL IR, SIMPL TVA, SIMPL IS, SIMPL Attestations et Compte fiscal.

Les adhérents aux services SIMPL disposent sur le Portail de la DGI « www.tax.gov.ma »
d'un espace sécurisé et disponible 7j/7 et 24h/24 sur lequel ils peuvent effectuer, en ligne,
l’essentiel de leurs démarches fiscales courantes, en réduisant les risques d’erreurs de saisie et
en limitant les déplacements.

Cet espace confidentiel permet ainsi au contribuable de s’acquitter de ses obligations de


déclaration et de versement en ligne, de consulter l’historique de ses dépôts et d’obtenir ses
attestations en toute sécurité. Il bénéficie par ailleurs du pré remplissage des formulaires et
d’une assistance pour ses calculs.
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Suite à l’instauration de l’obligation de la télédéclaration et du télépaiement des impôts
pour les entreprises et les professions libérales, le nombre d’adhérents est passé de 8199 en
2015 à 256 944 en 2016.

La DGI dématérialise la déclaration et le paiement des impôts

La Direction Générale des Impôts poursuit le processus de dématérialisation de ses


services, des services de proximité aux contribuables.

Le système de téléservices « SIMPL » permet aux usagers de déclarer et payer leurs impôts
Modes de télédéclaration SIMPL

Deux modes de télédéclaration des SIMPL sont prévus:

⮚ Le mode EFI (Echange de Formulaires Informatisé), qui consiste à saisir les champs
du formulaire en ligne ;
⮚ Le mode EDI (Echange de Données Informatisé) : il s’agit de la transmission d’un
fichier intégrant l’ensemble des données d’une déclaration (ou partie de la déclaration), pour
ne pas ressaisir les données au niveau des Simple.

❖ Le «SIMPL-TVA» permet aux contribuables de déposer les déclarations relatives à la


TVA et de consulter l’historique de leurs dépôts à tout moment. Il s'agit des déclarations
mensuelles et trimestrielles de la TVA, ainsi que de la déclaration du prorata TVA.
❖ Le «SIMPL-IS» permet aux sociétés de procéder au dépôt de leurs déclarations,
d’effectuer les versements relatifs à l’Impôt sur les Sociétés sans se déplacer et de consulter
l’historique de leurs déclarations et versements à tout moment. La télédéclaration relative à
l’impôt sur les sociétés concerne les éléments suivants :

• Résultat fiscal, accompagné de la liasse fiscale;

• Rémunérations versées à des tiers;

• Rémunérations versées à des personnes non résidentes;

• Produits de placements à revenu fixe;

• Produits des actions, parts sociales et revenus assimilés;

• Dispense de versement;

30
• Plus-values résultant des cessions de valeurs mobilières réalisées au Maroc par les
sociétés non résidentes;

• Chiffre d’affaires des sociétés non résidentes adjudicataires de marché, ayant opté pour
l'imposition forfaitaire. Les télépaiements en matière d’IS ont trait aux :

• Acomptes et reliquat de l’IS;

• Retenue à la Source / produits des actions, parts sociales et revenus assimilés;

• Retenue à la Source/ produits de placements à revenu fixe;

• Retenue à la Source / rémunérations versées à des personnes non résidentes;

• Plus-values résultant de cessions des valeurs mobilières réalisées au Maroc par les
sociétés non résidentes;

• IS/ Chiffre d’affaires des sociétés non résidentes adjudicataires de marché, ayant opté
pour l'imposition forfaitaire. Le service « Simple-IR » permet aux contribuables de déposer
l’ensemble de leurs déclarations, d’effectuer tous les versements relatifs à l’IR et de consulter
l’historique de leurs dépôts à tout moment. Les télédéclarations relatives à l’IR concernent :

• La déclaration du revenu global

• La déclaration des traitements et salaires;

• La déclaration des rémunérations versées à des personnes non résidentes;

• La déclaration des rémunérations versées à des tiers;

• La déclaration des profits de capitaux mobiliers;

• La déclaration des prestations servies sous forme de capital ou de rentes par les sociétés
d’assurances;

• La déclaration de transfert du domicile fiscal;

• La déclaration des produits de placements à revenu fixe;

La déclaration des produits des actions, parts sociales et revenus assimilés;

• La déclaration des plans d’épargne en actions. Les télépaiements concernent :

• Le prélèvement sur revenus salariaux et assimilés;

31
• Le versement de la retenue à la source sur les produits bruts perçus par les personnes
physiques ou morales non résidentes;

• La retenue à la source sur les produits de placements à revenu fixe; Le versement de


l’impôt sur les profits de capitaux mobiliers;

• Le versement de la cotisation minimale;

• La retenue à la source sur les produits des actions, parts sociales et revenus assimilés;

• Le paiement de l’IR.

❖ Le « Simple-Attestation » permet aux adhérents de récupérer leurs attestations par¬


voie électronique et en temps réel. Les premières attestations mises en service sont celles
afférentes au chiffre d’affaires et à l’identification fiscale. Pour accéder à ce service,
l’entreprise doit disposer d’un espace abonné aux services Simple accessibles depuis le portail
de la DGI.
❖ Le « SIMPL compte fiscal » est ouvert aux adhérents des téléservices SIMPL. Il leur¬
permet de consulter les informations concernant l’ensemble de leur situation fiscale, en temps
réel, à travers un tableau de bord qui récapitule les dix dernières opérations, les versements
des différents impôts : IS, IR et TVA, les déclarations, les remboursements, les restitutions, le
reste à payer ainsi qu’un calendrier fiscal personnalisé des obligations déclaratives et de
versement.
❖ Le «SIMPL Recherche entreprise» est d’accès public. Il œuvre pour la transparence et
la sécurité des transactions entre entreprises, en permettant à toute personne de s’assurer
qu’une entreprise est bien identifiée auprès de la DGI et d’obtenir les renseignements
suivants, sur simple saisie de l’un des numéros ICE, IF ou RC :
•Le nom et prénom ou la raison sociale ;

•L’activité ;

• Les deux autres identifiants (autres que celui saisi) ;

•Le centre de registre de commerce (Juridiction) ;

•L’adresse.

Les perspectives :

32
La DGI poursuivra le processus de dématérialisation de ses démarches fiscales au cours
des prochaines années.

Ainsi, le SIMPL attestations va s’étendre à d’autres attestations telles que l’attestation


d’inscription à la taxe professionnelle et l’attestation du revenu global. Par ailleurs et dans la
logique du « Tout en ligne », l’administration fiscale envisage la télédéclaration et le
télépaiement des droits d’enregistrement, ainsi que le télépaiement des frais
d’immatriculation.

1.2 Les enjeux de la dématérialisation pour la DGI


a. Les Avantages

⮚ Gain de temps :
● Le courriel est plus rapide que le courrier postal
● Enregistrer un document est plus rapide
● Partage d'informations et échanges de données o Traitement statistique
plus efficient
● Meilleure traçabilité des documents
⮚ Gain économique :
● Economie : de papier; d'encre ; de frais d'envoi;
● Productivité des personnes
⮚ La démocratisation de l'information
● L'accès à l'information ou à tout service pour le contribuable sera libre,
sans problèmes de favoritisme.
⮚ L’orientation de l’effectif de la DGI vers des taches rentables notamment en
matière de contrôle et de recouvrement des recettes fiscale

b. Les Inconvénients

⮚ L’analphabétisme informatique : mauvaise maîtrise de l'informatique.

Il faut organiser des formations spécifiques aux contribuables afin de s'adapter à la


dématérialisation des procédures fiscales. C’est pour cela que La Direction Générale des
Impôts a mis en place un guide qui a pour objet la facilitation de l'utilisation de ces
téléservices.

33
⮚ Risque de perte de données ou bug du serveur.

Les bugs du serveur ou des problèmes de connexion, aussi les attaques informatiques sont
les risques dont il faut faire face, pour ça il faut développer les infrastructures informatiques
de la DGI.

⮚ Certains attestation ou services nécessitant une communication physique entre


contribuable et fonctionnaire de la DGI

Au cas où l'inspecteur d'impôts doit inspecter des documents fournis, il nécessite le contact
physique avec le contribuable. c'est pour cela qu'il faut créer une fonction de médiation au
sein des directions régionales qui aura comme missions : l'écoute et la communication.

1.3 Les changements introduits par la digitalisation de l’administration fiscale au Maroc

La Direction Générale des Impôts (DGI) a connu des problèmes liés au mode de gestion
classique notamment, la lenteur et la complexité des procédures administratives, la surcharge
des agents du fisc et la difficulté de mener une mission du contrôle fiscal, le faible
engagement des contribuables, le développement des manipulations frauduleuses et par
conséquent la très faible mobilisation des recettes fiscales. Cette crise économique, sanitaire
et sociale sans précédent que nous traversons produit une énorme perte de recettes fiscales,
c'est pourquoi de nombreux pays envisagent des réformes fiscales et des processus pour
moderniser leurs administrations fiscales. L’ère de la digitalisation s’accompagne par des
changements considérables dans plusieurs domaines tels que la fiscalité, notamment en
matière de la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale. Ainsi, la digitalisation de
l’administration fiscale marocaine en matière de l’élargissement de l’assiette fiscale a
d’énormes avantages pour l’administration fiscale. Le passage à la gestion informatisée de la
fiscalité aura des avantages d’ordre administratifs et opérationnels et contribuera sans nul
doute à la mobilisation des ressources fiscales supplémentaires. La digitalisation constitue un
pilier de performance de l’administration fiscale dont la mission principale la collecte des
impôts et taxes de la manière la plus optimale visant à garantir la transparence et l’équité
fiscale entre tous les contribuables et à augmenter les recettes additionnelles.
En effet, plusieurs stratégies ont été menées pour mettre en place ce mode de management
par exemple : l’adoption d’un système d’information automatisée pour la gestion fiscale et le

34
contrôle des contribuables, la digitalisation a permis aussi de se doter d’un système de
télédéclaration et télépaiement en ligne des impôts et échanges des données avec les
partenaires Pourtant, le croisement des données nécessite l’accès à plusieurs bases de données
et effectuer de nombreuses recherches, l’administration fiscale va y remédier en se dotant
d’un nouveau système de recoupement et d’analyse des données basé sur le Big Data et
intelligence artificielle. C’est un système qui va assurer le croisement des données issues des
différentes applications de la DGI ainsi que les données fournies par les partenaires et permet
de renforcer ses résultats en matière de la valorisation du potentiel fiscal. Les technologies
avancées, comme le Big Data, sont susceptibles de proposer de nouvelles opportunités
permettant de renforcer les performances managériales. Ces mesures peuvent ensuite être
utilisées dans les systèmes de contrôle de gestion pour pouvoir aligner le comportement des
salariés avec les objectifs de l’entreprise. Elle permet l’obtention d’un volume important de
données via des techniques d’investigation et d’analyse avancées peut être utilisées
individuellement ou de manière simultanées pour reconstituer partiellement ou totalement le
chiffre d’affaires et détecter une minoration de la base imposable. La digitalisation porte sur
l’ensemble des missions de la DGI ; à savoir, la gestion fiscale, le contrôle fiscal et le
recouvrement. Également, la DGI offre aux usagers plusieurs services comme le
Simpl-Compte fiscal qui permettent aux adhérents des téléservices Simpl de consulter les
informations concernant l’ensemble de leur situation en temps réel (déclarations,
remboursements, restitutions, reste à payer, etc.), du Simpl-Recherche entreprise qui permet
de s’assurer qu’une entreprise est bien identifiée auprès de la DGI et d’obtenir des
renseignements la concernant. Dans le cadre de la poursuite du processus de digitalisation et
d’amélioration des services des Impôts en ligne « SIMPL », la Direction Générale des Impôts
a lancé en Septembre 2019 un nouveau téléservice permettant aux concessionnaires de
véhicules de payer les frais d’immatriculation par procédé électronique. Les attestations de
paiement comportent une référence permettant de s’assurer de leur authenticité et de la
sincérité des informations qui y figurent.

1.4 Amélioration de la relation entre le contribuable et l’administration fiscale13

Généralement, la simplification des formalités et des procédures administratives consiste en


une série de mesures pragmatiques et concrètes destinées à faciliter les relations entre
13
NEAMI Soukaina « L’impact du système de la télédéclaration sur la relation entre l’administration fiscale et le
contribuable «

35
l'administration et ses usagers. La dématérialisation des procédures fiscales constitue l'une de
ces mesures de simplification des procédures à la DGI.

On ne peut nier que plus que tout autre domaine, la matière fiscale est par nature
conflictuelle puisqu'elle oppose deux intérêts antagonistes, l'intérêt du contribuable à ne payer
que le stricte minimum de l'impôt, voir à ne rien payer du tout et l'intérêt de l'administration à
collecter le maximum possible de recettes au trésor publique et ce en réprimant toute fraude.

Mais soucieuse de la confiance que doit accorder le contribuable aux fiscs, la DGI a mis au
centre de ses préoccupations et priorités l'enjeu d'amélioration de sa relation avec ce
contribuable.

Cet objectif peut être concrétisé à travers plusieurs axes, notamment :

- La simplification des procédures pour rendre la compréhension et le paiement de l'impôt


plus simple pour le contribuable, et la recherche de la plus grande satisfaction des
contribuables par l'amélioration de la qualité des services rendus (I).

- Promouvoir et développer le civisme fiscal par l'information et la sensibilisation du


contribuable

La récente refonte du Portail internet de la DGI, permet d’informer les contribuables sur
les questions qui les intéressent et les faire accéder à des services fiscaux en ligne, dans les
meilleures conditions d’ergonomie et d’accessibilité.

Nous sommes également en train de travailler sur l’externalisation de notre « call center »
pour le professionnaliser et permettre un accès plus étendu à un plus large public, afin
d’apporter bien et vite des réponses précises aux questions des contribua les. « IFA Maroc, le
12 octobre 2016 » Omar Fraj

la relation entre l'administration fiscale et le contribuable doit se baser sur le lien de


confiance Ce lien de confiance est fondamental dans une société.

Ce lien de confiance fut au cœur de l'intervention du directeur général des Impôts, M.


Zaghnoun, qui a traité de cette relation de confiance entre l'administration et les contribuables,
sous forme de «partenariat» fondé sur la confiance qui répond aux attentes des uns et des
autres. Partenariat et confiance, ce sont là des objectifs, car, reconnaissons-le, nous en
sommes loin, au vu des niches fiscales, du sport national qu'est la fraude fiscale et au vu de
l'ampleur de l'informel.

36
Plusieurs mesures sont prévues dans le projet de la loi de finances 2011 pour favoriser
l'adhésion des citoyens et des entreprises à l'impôt : institution d'un plan épargne action, d'un
plan épargne logement, régime exceptionnel aménagé pour les petites entreprises qui seraient
soumises à un taux de 15% au lieu de 30% sur leur résultat, amnistie pour les entreprises «
informelles » qui décideraient de se déclarer…mais il faut aller plus loin et travailler cette
relation de confiance entre le citoyen et l'administration fiscale et vice versa. Pour assurer
cette confiance avec l'administration des impôts, « assurer un meilleur accueil de l'usager avec
le guichet unique, réduire les délais de réponse et puis simplifier les démarches et procédures
notamment par la mise en place d'un système d'information efficace en vue, entre autres, de
dématérialiser le processus et assurer une administration 100% électronique » n'est pas
suffisant. Ce sont les mentalités et les comportements qu'il faut changer pour donner du sens à
la nouvelle gouvernance des finances. M. Zaghnoun est intervenu au Centre de recherches
juridiques, économiques et sociales à la faculté de Casablanca, route d'El Jadida, au centre
Links dirigé par Mohamed Berrada, ancien ministre des Finances, qui a dirigé plusieurs
grandes entreprises nationales comme la RAM, l'OCP… qui a su donner au centre une
envergure nationale et internationale et qui a introduit de manière remarquable le sujet de la
modernisation de l'administration fiscale. Links signifie liens. Liens entre l'université et
l'entreprise, ce lien de confiance que l'on évoquait et auquel devrait s'intéresser un peu plus les
chefs d'entreprises et les responsables politiques. Une meilleure administration de l'impôt peut
faciliter la relation avec les contribuables et consolider le civisme fiscal. Nous devons
rationaliser nos actions, faire des efforts en matière de communication afin de faciliter l'accès
fiscal au contribuable.

On pourra ainsi voir en l'administration fiscale un service public de l'impôt, avec pour
usager le citoyen. Cette logique est fondée sur un contrat qui impose des exigences et des
attentes de part et d'autres. Il y a lieu de les prendre en charge pour honorer ce contrat. Dans
ce sens, nous voulons agir sur 3 points.

Réserver un meilleur accueil de l'usager en allant vers un guichet unique pour faciliter la
tâche et simplifier les procédures au contribuable, réduire les délais de réponse de
l'administration qui doit prendre en charge les questions et les doléances des contribuables et
apporter des solutions. Il y a également la simplification des démarches et des procédures
avec la mise en place d'un système d'information qui permet d'améliorer l'efficacité et la pro
réactivité de l'administration et qui permet d'aller vers la dématérialisation des processus
….en attendant une administration, électronique.

37
Pour cela, il faut agir en interne pour créer une dynamique de changements impliquant
l'ensemble du personnel pour qu'il s'approprie les objectifs et les missions qui ne sont pas
faciles. Pour cela, il faut un personnel motivé, formé, capable de faire face aux changements,
qui adhère aux objectifs mais aussi des conditions qui favorisent l'épanouissement du
personnel notamment en ce qui concerne l'évolution de la carrière et la mobilité qui
permettent aux agents d'être à l'aise vis-à-vis de leurs familles, de l'administration et un
système de promotion transparent et équitable. Nous devons également procéder à des
recrutements de profils requis car nous aurons des départs en retraite massifs qui se traduiront
par des pertes de compétences. Je dirai que l'administration des impôts comme celle de la
douane regorge de compétences, de personnes engagées. Il faut également agir en externe et
mettre en œuvre des actions d'amélioration en direction des contribuables. Il faut faciliter
l'accès à la législation, à la réglementation qui doit être simplifiée et clarifiée, à l'information
en mettant en ligne le code, les procédures …Il s'agit également d'établir un équilibre entre le
service et le contrôle, d'établir une culture de service en prévoyant une catégorisation des
contribuables. Nous recherchons l'adhésion des contribuables, leur consentement à déclarer
spontanément Améliorer les recettes, mieux répartir la pression fiscale, attirer plus
d'investissements c'est ainsi que contribuables, opérateurs économiques et administration
pourront jouer leurs rôles dans le développement de notre pays. Car in fine c'est de cela qu'il
s'agit, du développement de notre pays qui passe par cette relation de confiance.

L’administration fiscale a engagé, depuis maintenant plus d’une décennie, un programme


d’envergure pour moderniser ses structures. La modernisation de la DGI peut aussi s’observer
au niveau de la législation et des procédures. En effet, parallèlement à la refonte
organisationnelle, une démarche qualité, visant à améliorer les relations de l’administration
fiscale avec les contribuables, est progressivement mise en œuvre avec le lancement de
plusieurs initiatives. Dans cette démarche, la priorité est accordée à la qualité du service rendu
aux contribuables- citoyens par, l’amélioration de l’accueil, la facilitation des démarches et le
renforcement de leurs droits et garanties.

Avec l’adoption du référentiel qualité de service en 2011, de nouvelles responsabilités sont


dévolues à l’administration fiscale. Ce dispositif introduit la logique de performance, en
définissant un cadre de gestion axé sur la mesure systématique de la qualité du service et
l’amélioration continue des résultats pour assurer la pérennité du système qualité.

38
Section 2 : Etude empirique et l’évaluation de la relation contribuables et
administration fiscale: entretien visant à répondre à notre problématique

2.1 Au niveau d’administration fiscale :


a. Description de l’entretien

Pour élaborer notre rapport nous avons réalisé une étude empirique auprès des
subdivisionnaires de la direction provinciale de Nador afin d’évaluer leurs points de vue à
propos le sujet de la dématérialisation des services fiscaux et sa contribution à l’amélioration
de la relation contribuable et administration fiscale plus précisément le cas de la
télédéclaration/télépaiement.

Pour cela nous avons suivi la méthodologie suivante :

b. Méthodologie :
Afin de mener notre étude, nous avons réalisé un guide d’entretien semi directif qui permet
à la fois de laisser aux subdivisionnaire toute l’atitude pour exprimer leurs idées et qui soit
relativement aisé d’exploiter pour la partie analyse
Il comprend questions regroupées en 4 axes :
● Les services fiscaux avant la télédéclaration/télépaiement
● Les services fiscaux après la télédéclaration/télépaiement
● La contribution de la télédéclaration/télépaiement à l’amélioration de la relation entre
le contribuable et l’administration fiscale
● les défaillances du système de la télédéclaration / télépaiement
Les deux premières parties permettant de faire une comparaison entre les services fiscaux
avant et après la télédéclaration/télépaiement On vise à mettre le point sur les changements
que le système de télédéclaration/télépaiement a apporté aux gestionnaires de l’administration
fiscale.
La partie suivante permet d’évaluer l’impacter de la télédéclaration/télépaiement, sur la
relation entre le fisc et les usagers en visant à encadrer les télés services qui pourraient le
mieux améliorer cette relation.
Sans oublier de souligner les défaillances du système qui peuvent être liée à cette démarche
pour comprendre leur nature et surtout leurs sources.
c. Réalisation d’entretien
Nous avons consacré la semaine du 27 Mai au 2 Juin pour notre entretien
Pour chacun une durée de 10 à 20 min.

39
L’entretien a été très riche et remis autant que possible dans le plan de notre guide.
d. Lecture des résultats
On a effectué les entretiens avec les subdivisionnaires de la direction Provinciale des
impôts de Nador à propos la dématérialisation des services des impôts, ces entretiens qui
avaient pour but de répondre à la problématique présentée au début à savoir « Dans quel sens
le système de la télédéclaration impact-il la relation entre l’administration fiscale te le
contribuable ? », en plus des recherches effectuées dans la partie théorique nous ont permet de
tirer les conclusions suivantes :
⮚ Les services fiscaux avant et après la télédéclaration/télépaiement

Les procédés électroniques présentent l’avantage de la rapidité et la simplicité d’où une


économie en matière de temps matériel qui devrait être allouée à des tâches à forte valeur
ajoutée (supervision et business développement). Ils permettent également une économie en
termes de charges de structure : papiers et fournitures ainsi que le personnel en charge de la
transmission des documents (coursier). De plus, on pourrait paralléliser les procédures
d’établissement et de tenue comptables, ceci permettrait de maîtriser les risques de
non-conformité et de mettre à jour les données comptables.
Pour Opter la déclaration en ligne vous permet d’éviter les tâches répétitives, les recopies,
la documentation lourde ainsi que les nombreux déplacements. il est possible de modifier et
de corriger les données à tout moment avant la validation définitive. Vous avez plus de
visibilité dans le suivi des étapes de la prise en main de votre déclaration en ligne.

Cette nouvelle démarche révolutionne les pratiques en terme de dépôts et paiement des
déclarations fiscales et met fin aux files interminables d’attente devant les guichets de la DGI.
Elle a donc pour objectif de faciliter aux entreprises de s’acquitter de leur obligations légales.
Les contribuables éligibles à ce mode électronique de déclaration n’ont plus à se présenter
physiquement aux guichets de l’administration

⮚ La contribution de la télédéclaration /télépaiement et l’amélioration de la


relation entre le contribuable et l’administration fiscal

Premièrement, on a constaté qu’on matière de la confrontation entre la contribuable et le


fisc, ainsi que la qualité des services rendus, les choses sont bien changé, autrement dit,
l’instauration d’un SIMPL, ainsi que la simplification de la procédure de communication, ont
permis aux contribuables de faciliter la communication , le compte fiscal mener à la

40
disposition du contribuable leur permet d’accéder plus facilement aux information qui leur
concerne, et d’avoir une idée sur leur situation fiscal, ainsi que d’être notifiés sur n’importe
quelle nouveauté, ou ambiguïté concernant ces impôts en utilisant même les boit email
communiqué par le contribuable ;
⮚ Les problèmes liés à la télédéclaration/télépaiement,
Les principaux problèmes concernent les bugs relevés de temps en temps lors des
déclarations conduit au risque de dépasser le délais de déclaration pendant la période des
dépôts et des paiements ; La réduction du contacte directe entre l’administration fiscale et les
contribuables,

2.2 Au niveau du cabinet fiduciaire :


a. Description de l’entretien

Pour élaborer notre rapport nous avons réalisé une étude empirique auprès des directeurs
de fiduciaires à Nador afin d’évaluer leurs point de vue à propos le sujet de la
dématérialisation des services fiscaux et sa contribution à l’amélioration de la relation
contribuable et administration fiscale et plus précisément le cas de
télédéclaration/télépaiement

Pour cela nous avons suivi la méthodologie suivante :

b. Méthodologie
Afin de mener notre étude, nous avons réalisé un guide d’entretien semi directif qui permet
à la fois de laisser au directeur du fiduciaire toute l’atitude pour exprimer ses idées et qui soit
relativement aisé d’exploiter pour la partie analyse
Il comprend questions regroupées en 5 axes :
● Les services fiscaux avant la télédéclaration/télépaiement
● Les services fiscaux après la télédéclaration/télépaiement
● La contribution de la télédéclaration/télépaiement à l’amélioration de la relation
contribuable et administration fiscal
● Les critères de choix de logiciel
● Défaillances et recommandations
Les deux premières parties permettant de faire une comparaison entre les services fiscaux
avant et après la télédéclaration/télépaiement On vise à mettre le point sur les changements
que la dématérialisation à apporter aux gestionnaires de l’administration fiscale. La partie
suivante permet d’évaluer l’impacter de la télédéclaration/télépaiement, sur la relation entre le
41
fisc et les usagers en visant à encadrer les télés services qui pourraient le mieux améliorer
cette relation.
Sans oublier de souligner les problèmes qui peuvent être liée à cette démarche pour
comprendre leurs natures et surtout leurs sources et de bien savoir les critères de choix du
logiciel qui permettre à facilitation de la déclaration.
Pour conclure nous avons cité quelques recommandations.
c. Réalisation d’entretien
Nous avons consacré la semaine du 27 Mai au 2 Juin pour notre entretien pour tourner sur
Le directeur du fiduciaire interrogé. Pour chacun une durée de 10 à 20 min.
L’entretien a été très riche et remis autant que possible dans le plan de notre guide
d. Lecture des résultats :

On a effectué un entretien avec le directeur du fiduciaire à propos la généralisation de la


télédéclaration et les critères du choix du logiciel, cet entretien qui avait pour but de
répondre à la problématique présentée au début à savoir « Dans quel sens le système de la
télédéclaration impact-il la relation entre l’administration fiscale te le contribuable ? », en
plus des recherches effectuées dans la partie théorique nous ont permet de tirer les
conclusions suivantes :

● Les services fiscaux avant et après la télédéclaration ;


● La contribution de la télédéclaration/télépaiement à l’amélioration de la relation
contribuable et administration fiscal ;
● Les critères du choix de logiciel ;
● Les défaillances de la télédéclaration/télépaiement et recommandations ;

⮚ Les services fiscaux avant et après la télédéclaration ;

Avant la télédéclaration, il faut se rendre au lieu de la DGI pour faire la déclaration.


Après la télédéclaration, les services fiscaux s’améliorent
o Gagner d’efforts et de temps ;
o Assurer aux contribuables des services de bonne qualité
o Assurer de rapidité de service ;
o Simplifier la procédure.

42
⮚ La contribution de la télédéclaration/télépaiement à l’amélioration de la
relation contribuable et administration fiscal
o Plus de disponibilité des agents de la DGI
o Moins de files d’attente de dépôt des déclarations
o Plus de transparence dans l’information
o Fluidité dans l’échange de l’information comptable et fiscale

Les téléservices qui favorisent la relation entre le contribuable et l’administration fiscale,

o Dépôt des états comptables et fiscaux


o Possibilité de modification et de rectification des déclarations
o Rapidité de traitement des réclamations sur les dysfonctionnements du
system en cours
Le développement des téléprocédures permettrait de rendre un meilleur service aux
entreprises, grâce à une circulation plus fluide de l’information et un accès simplifié aux
procédures administratives

⮚ Les critères du choix du logiciel

Afin de réussir le choix de ce logiciel, les fiduciaires examinent certains critères :

o La sécurité de la base de données, avec une base de données cryptée, et un mot


de passe à l’utilisation.
o Le coût du logiciel est un critère de choix clé. Il est directement lié à la formule
de vente proposée par l’éditeur. Certains proposent l’acquisition de la licence
d’utilisation, alors que d’autres disposent d’offres de location annuelle. Il est plus
judicieux de considérer le coût global d’utilisation du logiciel dans la durée, et non
pour sa première acquisition.
o La possibilité à intégrer à une plateforme existante. Certains éditeurs proposent
par exemple de remplacer les logiciels existants par de nouveaux incluant la fonction
de télédéclaration. Cet investissement a un coût non négligeable et nécessite un temps
de déploiement assez important, parfois non justifié.
o La disposition de plusieurs modules de contrôle
o La facilité d’utilisation, en effet, le logiciel dispose d’une interface
multifonctionnelle.
o La fiabilité des traitements Récupération automatique de la liste des dossiers ;
o Récupération de l’état des déclarations liasses fiscales (SIMPL IS) ;

43
o Récupération de l’état des déclarations des rémunérations versées aux tiers (SIMPL
IS) ;
o Récupération de l’état des déclarations de la Taxe sur la Valeur Ajoutée
(SIMPL TVA) ;
o Récupération de l’état des déclarations traitement & salaires état 9421 (SIMPL
IR) ;
o Récupération des récépissés de dépôt au format PDF ;
o Protection par mot de passe ;
o Consultation hors-ligne ;
o Présentation en graphes et tableaux ergonomiques ;
o Exportation Excel du suivi par plateforme ;
o Système de mises à jour automatisé.
⮚ Les défaillances de la télédéclaration/télépaiement
o Procédure d’adhésion plus complexe
o Réseau lent
o Erreur systématique (double emploi, taxation erronée)

44
CONCLUSION :

Au terme de ce stage de fin d’étude, que j’ai eu l’occasion de l’effectuer au sein de la


direction provinciale de Nador, J’ai pu confronter le monde du travail et ses difficultés réelles
pour la deuxième fois, et donc mettre en œuvre mes connaissances théoriques acquises
étudiées dans la matière de la fiscalité.

Assurer un meilleur service public et moderniser la gestion des impôts, sont deux défis
majeurs que la DGI doit en faire face. Aujourd'hui, l'outil le plus imposant sur le terrain
international et national avec une forte influence.

Ainsi, le rôle de la dématérialisation des procédures fiscales ne peut qu'à se renforcer pour
la modernisation en global de la DGI.

45
SOMMAIRE : 2
INTRODUCTION GENERALE 5
CHAPITRE I : CADRE CONCEPTUEL ET EVOLUTION HISTORIQUE
DE LA DIRECTION GENERALE DES IMPOTS 8
Section 1 : La Direction Générale des Impôts : Concepts de base 8
1.1 LA DGI : Historique et definitions 8
a- Définition la DGI : 8
b- Historique de la DGI : 8
c- Objectifs de la DGI : 11
d- Missions 12
e- Visions 14
f- Valeurs 14
g- Présentation de la Direction Provinciale des Impôts de Nador : 15
Section 2 : LE SYSTEME FISCAL MAROCAIN : DEFINITIONS ET
CONCEPTS 16
2.1 Le système fiscal au Maroc : 16
2.2 Fonctionnement du système déclaratif 17
2.3 L’évolution du système fiscale Marocain vers la digitalisation 17
CHAPITRE II : Les taches effectuées au sein de la direction provinciale des
impôts à Nador 19
Section 1: Description des services de la DPI de Nador : 19
Section 2: Les tâches effectuées au sein de la direction provinciale de
Nador 21
2.1 Les taches effectué au sein de la recette de l’administration fiscale
(lA RAF) 21
2.2 Les taches effectuées au sein de la subdivision de la fiscalité des
particuliers 22
2.3 . Les taches effectuées au sein de la subdivision de la fiscalité des
professionnels 23

46
2.4. Les taches effectuées au sein de la subdivision de la fiscalité des
personnes morales 24
2.5 Les taches effectuées au sein du bureau de contrôle : 25
CHAPITRE III : Impact de télédéclaration et le télépaiement sur la relation
entre le contribuable et l’administration fiscale : 27
Section 1 : La dématérialisation des services fiscaux : 27
1.1 La généralisation de la dématérialisation des procédures : 27
1.2 Les enjeux de la dématérialisation pour la DGI 33
1.3 Les changements introduits par la digitalisation de l’administration
fiscale au Maroc 34
1.4 Amélioration de la relation entre le contribuable et l’administration
fiscale 35
Section 2 : Etude empirique et l’évaluation de la relation contribuables et
administration fiscale: entretien visant à répondre à notre problématique 39
2.1 Au niveau d’administration fiscale : 39
a. Description de l’entretien 39
b. Méthodologie : 39
c. Réalisation d’entretien 39
d. Lecture des résultats 40
2.2 Au niveau du cabinet fiduciaire : 41
a. Description de l’entretien 41
b. Méthodologie 41
c. Réalisation d’entretien 42
d. Lecture des résultats : 42
CONCLUSION : 45

47
Webographie :
https://www.finances.gov.ma/
https://www.tax.gov.ma/wps/portal/DGI/Nous-connaitre/Nos-missions-et-attributions
https://www.tax.gov.ma/wps/wcm/connect/4ac5a87f-b2b6-492c-9a62-daad6c42a963/plan_str
ategique_2024_2028_
https://www.tax.gov.ma/wps/wcm/connect/41c1797d-0784-4eab-acb4-73dd2f076067/Rapport
%2Bactivite%CC%81%2B2017%2BVF.
https://www.memoireonline.com/03/12/5517/m_Dematerialisation-des-procedures-des-servic
es-fiscaux-au-Maroccas-du-systeme-d-integration-de1.html
https://fr.scribd.com/document/382570733/La-dematerialisation-et-la-digitalisation-des-docu
ments-et-procedures-CAS-DGI-par-hiba-fetheddine-et-badr-mouhaid
https://www.cnea.ma/fr/domaine-de-reforme/fiscalite#:~:text=Le%20syst%C3%A8me%20fis
cal%20marocain%20est,la%20fiscalit%C3%A9%20des%20collectivit%C3%A9s%20locales.
https://www.scribd.com/document/584938470/Digitalisation-de-la-DGI-Apports-et-de-fis
https://fr.scribd.com/document/436636625/direction-general-des-impots?_gl=1*1lna32g*_gcl
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LOBNA BOUMAHDI M’BARK OUASHIL (2023) « L’IMPACT DE LA DIGITALISATION DES SERVICES


FISCAUX SUR LA PERFORMANCE DE LA DIRECTION GÉNÉRALE DES IMPÔTS AU MAROC » Public
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MISOID M. & all (2019) « La contribution de la télédéclaration dans l’amélioration de la performance de la


Direction générale des impôts au Maroc», Revue du contrôle, de la comptabilité et de l’audit « Numéro 8 : Mars
2019 / Volume 3 : numéro 4 » p : 526- 543

PLAN STRATEGIQUE DE LA DIRECTION GENERALE DES IMPOTS (2024-2028)


ILIAS BOULAJRAF « Rapport de stage d’initiation au sein de la Direction Provinciale des Impôts » (2017\2018)

48

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