Rapp Stage Dgi
Rapp Stage Dgi
Lakhal Amal
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Année universitaire : 2023/2024
SOMMAIRE :
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REMERCIEMENTS :
Je tiens à exprimer toute ma reconnaissance à mon encadrant de projet de fin d’étude,
J’adresse mes sincères remerciements à tous les professeurs, intervenants et toutes les
personnes qui par leurs paroles, leurs écrits, leurs conseils et leurs critiques ont guidé mes
réflexions et ont accepté de me rencontrer et de répondre à mes questions durant mes
recherches.
Je remercie mes très chers parents, qui ont toujours été là pour moi.
Enfin, je remercie mes amis et mes collègues qui ont toujours été là pour moi. Leur soutien
inconditionnel et leurs encouragements ont été d’une grande aide.
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TABLE DES ABREVIATIONS:
4
INTRODUCTION GENERALE
- La fiscalité marocaine est une discipline juridico-économique qui a pour objet d'étudier les
principes, les règles et les techniques de la mise en œuvre des impôts.
Le droit fiscal réglemente les relations financières entre l'Etat et les assujettis à travers un
certain nombre de prélèvement fiscaux sous forme d'impôts et taxes.1
À l'exemple de tous les pays du monde entier, le système fiscal marocain constitue le cœur
de l'économie. C'est un système déclaratif fondé sur le consentement volontaire et spontané
du contribuable.
D'après les textes fiscaux en vigueur, les relations entre le contribuable et l'administration
sont dominées par l'équation suivante :
On ne peut nier que plus que tout autre domaine, la matière fiscale est par nature
conflictuelle puisqu'elle oppose deux intérêts antagonistes, l'intérêt du contribuable à ne
payer que le stricte minimum de l’impôt, voir à ne rien payer du tout et l'intérêt de
l'administration à collecter le maximum possible de recettes au trésor publique et ce en
réprimant toute fraude.
Mais soucieuse de la confiance que doit accorder le contribuable aux fiscs, la DGI a mis au
centre de ses préoccupations et priorités l'enjeu d'amélioration de sa relation avec ce
contribuable.
1
Pr. AIT LAHCEN Dina Cours de Fiscalité marocaine, ENSET Mohammedia
5
La Direction Générale des Impôts (DGI) entend accélérer ses efforts d'amélioration de la
qualité de service au contribuable, suite aux discours royaux du 14 octobre 2016 et du 29
juillet 2017.
La Direction Générale des Impôts (DGI) comme toute autre administration publique a retenu
la digitalisation comme un choix stratégique incontournable, en procédant au processus de
dématérialisation des procédures fiscales afin de moderniser le système fiscal marocain et le
rendre plus efficace et transparent.2
Il existe au Maroc une volonté de généraliser la dématérialisation dans les relations entre
les administrés et les administrations, particulièrement dans le domaine fiscal, qui
permettrait un gain de temps et d'argent et une rationalisation du système. Le
développement des téléprocédures permettrait de rendre un meilleur service.
En phase avec l'évolution des usages numériques, la DGI s'est fixé comme objectif d'être
une « véritable administration connectée ». Ainsi, en 2017, les télédéclarations et les
2
MISOID M. & all (2019) « La contribution de la télédéclaration dans l’amélioration de la performance de la
Direction générale des impôts au Maroc», Revue du contrôle, de la comptabilité et de l’audit « Numéro 8 : Mars
2019 / Volume 3 : numéro 4 » p : 526- 543
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télépaiements ont été généralisés à l'ensemble des entreprises. Elle a également développé
de nouveaux services web et mobiles pour offrir à ses usagers plus d'autonomie et de
simplicité.
Intérêt du sujet
Le choix de ce sujet est motivé par l'intérêt que nous portons dans le fait de rendre plus
efficace la qualité des services de l'administration fiscale rendus aux contribuables.
Notre sujet a pour intérêt de focaliser la lumière sur un sujet d'actualité et que les servies
des impôts en ligne vient d'être généralisés en 2017 à l'ensemble des entreprises et des
personnes physiques.
- Gain de temps : opter pour la déclaration en ligne vous permet d'éviter les tâches
répétitives, les recopies, la documentation lourde ainsi que les nombreux
déplacements.
- Réduction des erreurs : avec la télédéclaration, il est possible de modifier et de
corriger les données à tout moment avant la validation définitive.
- Meilleur suivi : vous avez plus de visibilité dans le suivi des étapes de la prise en main
de votre déclaration en ligne.
7
CHAPITRE I : CADRE CONCEPTUEL ET EVOLUTION
HISTORIQUE DE LA DIRECTION GENERALE DES IMPOTS
Section 1 : La Direction Générale des Impôts : Concepts de base
a- Définition la DGI :
La direction Générale des impôts (DGI) est une direction centrale du Ministère de
l’économie et des finances. Sa principale mission consiste à assurer les recettes fiscales. A ce
titre, elle détermine les bases sur lesquelles sont prélevés les impôts d’Etat (TVA, IS, IR,
droits d’enregistrement), ainsi que certains impôts locaux gérés pour le compte des
collectivités locales (notamment taxe d’habitation, taxe des services communaux, taxe
professionnelle).
La Direction Générale des Impôts (DGI) comme toute autre administration publique a
retenu la digitalisation comme un choix stratégique incontournable, en procédant au processus
de dématérialisation des procédures fiscales afin de moderniser le système fiscal marocain et
le rendre plus efficace et transparent.
b- Historique de la DGI :3
Le 7 décembre 1955 marque un tournant dans l'histoire administrative du Maroc avec la
formation du premier gouvernement. À cette époque, la Direction des finances a été érigée en
ministère, introduisant une organisation novatrice. Au sein de cette structure, une division
3
PLAN STRATEGIQUE DE LA DIRECTION GENERALE DES IMPOTS (2024-2028)
8
spécifique, initialement nommée "Division des régies financières", a été créée. Sous l'autorité
d'un directeur-adjoint, cette division regroupait les services suivants :
• l'enregistrement et les timbres, les impôts urbains,
les perceptions et les recettes municipales, la taxe sur les transactions, et les impôts ruraux.
Au fil du temps, des ajustements ont été apportés à cette division. Le service des
perceptions et des recettes municipales a été retiré, et la division a été rebaptisée "Division des
Impôts".
Une évolution significative est survenue en 1978 lors d'une réforme administrative
majeure, consacrée par le décret n° 2.78.539. Ce décret a élevé la Division des Impôts au
statut de Direction des Impôts.
L'article 8 de ce décret confère à la Direction des Impôts des responsabilités importantes.
Elle est chargée de la préparation des projets de textes législatifs et réglementaires relatifs aux
impôts et taxes. De plus, elle a pour mission de veiller à l'application rigoureuse de la
législation et de la réglementation dans le domaine fiscal. Cette évolution souligne
l'engagement du Maroc à adapter son infrastructure financière pour répondre aux besoins
changeants de son économie.
De 1973 à 1983, la faible rentabilité des recettes globales et plus particulièrement des
impôts directs limitaient l'efficacité du système fiscal, ce qui a incité l'administration fiscale à
envisager une réforme significative en 1984.
Reconnaissant que la mise en œuvre efficace de la politique fiscale exigeait une refonte
complète de l'administration fiscale, les autorités ont planifié une réforme étalée sur une
longue période pour mieux gérer les résistances attendues. Cette initiative s'est déroulée en
deux phases, la première couvrant la période de 1984 à 1998, et la deuxième de 1999 à 2010.
La première phase de la réforme visait à établir un système fiscal plus cohérent, plus
simple et plus équitable, offrant davantage de garanties aux contribuables. Parmi les mesures
clés figuraient la mise en place de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) en 1986, avec 30% des
recettes allouées aux collectivités locales, l'introduction de l'impôt sur les sociétés en 1987, et
l'adoption de l'impôt général sur le revenu (IGR) en 1990, avec un barème progressif.
La deuxième phase de la réforme, menée de 1999 à 2010, a continué à cibler à la fois le
svstème fiscal et l'administration chargée de sa gestion.
Depuis la réforme de 1984, la Direction des Impôts a donc aussi subi une transformation
majeure de sa structure administrative. À l'origine segmentée en divisions spécialisées pour la
gestion de chaque catégorie d'impôts, elle a évolué vers une organisation fonctionnelle et
polyvalente à la suite de la réforme fiscale. Cette réorganisation a intégré des fonctions telles
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que l'assiette, la vérification et le contentieux, renforçant ainsi la capacité de l'administration
fiscale à gérer l'ensemble du processus fiscal de manière plus efficace et intégrée.
À partir de 1991, des mesures de déconcentration du pouvoir de décision ont été mises en
place avec la création de la sous-direction régionale de Casablanca, suivie de dix autres
sous-directions régionales couvrant l'ensemble du territoire national.
Cette décentralisation visait à rapprocher l'administration fiscale du public et à mieux
répondre aux spécificités régionales.
En 1996, a été introduite la gestion du dossier unique et en 1997, l'identifiant fiscal unique
a été mis en place. Il s'agit d'un numéro d'identification national commun à la Direction des
Impôts et au Trésor.
En 1998, une restructuration d'envergure a été initiée à la fois au niveau central et régional
dans le but d'améliorer l'efficacité globale du système fiscal. Le service central s'est recentré
davantage sur des missions de conception, de programmation, de coordination et d'évaluation,
regroupant ses activités autour de quatre missions clés : la législation, l'assiette, la vérification
et le contentieux.
Au niveau régional, la mise en place de sous-directions régionales et préfectorales,
bénéficiant de pouvoirs de décision plus étendus, a favorisé un rapprochement accru entre
l'administration fiscale et les contribuables.
De plus, et afin de répondre aux besoins du nouvel environnement économique et
juridique, l'administration fiscale a créé un service dédié au suivi fiscal des grandes
entreprises, dans les directions régionales de Casablanca et Rabat.
La réforme de 1984 avait donc apporté des progrès significatifs en simplifiant le système
fiscal et en instaurant une approche synthétique. Cependant, la cédularité persistait
partiellement, de nouvelles taxes étaient instaurées, les droits d'enregistrement et de timbre
n'avaient subi aucun aménagement et l'objectif d'amélioration des recettes et de réduction des
dépenses fiscales n'était pas pleinement atteint.
Cela a conduit à la nécessité d'une nouvelle réflexion approfondie, aboutissant aux
premières assises nationales sur la fiscalité en novembre 1999 qui ont notamment permis les
ajustements et réaménagements suivants :
• la suppression et le réaménagement de certains impôts et taxes;
• la révision de la procédure de notification et de recours, l'uniformisation de la
procédure contradictoire et le réaménagement des sanctions;
• la refonte totale du texte des droits d'enregistrement en 2004;
une réduction poursuivie des taux d'imposition de l'IS et de
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l'IR;
• le transfert du recouvrement de la TVA, de l'IS et de l'IR à la
Direction Générale des Impôts;
• l'adoption du Code Général des Impôts en 2007;
• l'introduction progressive du dispositif de télédéclaration et de télépaiement.
En mai 2002, une étape significative a été franchie dans l'évolution de l'administration
fiscale au Maroc avec l'élévation de la Direction des Impôts au statut de Direction
Générale des Impôts.
L'année 2013 sera marquée par la tenue des 2èmes Assises Nationales sur la Fiscalité, sous
le Haut Patronage de Sa Majesté, dans l'objectif d'impulser un nouvel élan au processus de
réformes du système fiscal marocain, en adéquation avec les évolutions politiques, sociales et
économiques du pays. Les axes abordés ont concerné la construction d'un système fiscal
équitable, soutenant la compétitivité, reposant sur une relation de partenariat et de confiance
entre administration fiscale et citoyens et accompagnant le processus de régionalisation et de
développement local engagé par le Maroc.
Dans ses Discours des 13 octobre 2017, 12 octobre 2018 et 31 juillet 2019, Sa Majesté le
Roi a rappelé la nécessité de " réévaluer le modèle de développement national et à élaborer
une nouvelle approche, centrée sur la satisfaction des besoins des citoyens, apte à réduire les
disparités et les inégalités existantes, à instaurer la justice sociale et territoriale, à suivre, en
les intégrant, les évolutions de l'environnement national et international. " C'est dans ce cadre
qu'ont été tenues, en mai 2019, les 3emes Assises nationales sur la fiscalité. Elles ont donné
naissance à la nouvelle réforme fiscale, concrétisée par la Loi-cadre n°69-19, qui s'inscrit en
parfaite concordance avec les objectifs du Nouveau Modèle de Développement.
Elle promeut les rôles majeurs joués par la fiscalité en tant que mécanisme de solidarité
sociale et levier de la compétitivité, de l'innovation et du développement durable et inscrit
l'action de la Direction Générale des Impôts sous le signe de la consolidation des acquis et de
la poursuite des voies d'amélioration à l'effet de soutenir l'économie, d'assurer la mobilisation
des recettes avec équité et de garantir un service de qualité au citoyen.
c- Objectifs de la DGI :
La Direction Générale des Impôts s’inscrit dans une stratégie de performance et d’innovation
pour assurer la mobilisation des ressources avec équité et garantir un service de qualité au
citoyen.
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La Vision stratégique de la DGI exprime la détermination des femmes et des hommes qui la
composent, à relever de nouveaux défis. Elle dresse la feuille de route qui guide leurs priorités
et leurs actions. Elle consolide leur vocation de service au citoyen et les recentre sur les
impératifs de performance dans la collecte des ressources budgétaires.
La principale mission de la Direction Générale des Impôts consiste à assurer les recettes
fiscales pour financer les dépences publiques. Elle est ainsi chargée de :4
La Direction Générale des impôts détermine les bases sur lesquelles sont prélevés
Les impôts d'Etat (impôt sur les sociétés, impôt sur le revenu, taxe sur la valeur ajoutée,
droits d'enregistrement et de timbre); certains impôts locaux gérés pour le compte des
collectivités locales (taxe d'habitation, taxe des services communaux et taxe professionnelle).
4
https://www.tax.gov.ma/wps/portal/DGI/Nous-connaitre/Nos-missions-et-attributions
12
Les recettes de l'administration fiscales se chargent de l'encaissement des recettes des
impôts, droits et taxes.
Le système fiscal marocain est globalement déclaratif. La mission de contrôle occupe donc
une dimension très importante.
Le contrôle fiscal s'opère dans le cadre d'une procédure stricte observant les garanties
offertes aux assujettis. Il a un rôle dissuasif et pédagogique.
La Direction Générale des Impôts est ainsi chargée d'étudier et d'élaborer les projets de
textes législatifs et réglementaires à caractère fiscal.
Elle élabore également, en concertation avec les différents opérateurs économiques, les
circulaires d'application relatives aux textes fiscaux.
● RECOUVREMENT
Les recettes de l'administration fiscale (RAF) sont chargées du recouvrement de la taxe sur
la valeur ajoutée, de l'impôt sur les sociétés, de l'impôt sur le revenu au titre des profits
fonciers et des droits d'enregistrement et de timbre.
● CONTROLE FISCAL
Il est exercé :
13
sur pièces, dans les locaux des services fiscaux, par les gestionnaires des dossiers des
contribuables qui procèdent à l'examen des déclarations déposées, à travers le recours aux
renseignements et documents qu'ils détiennent;
sur place, par les inspecteurs-vérificateurs qui se rendent auprès des contribuables pour
vérifier la sincérité des éléments déclarés, en les rapprochant des écritures et documents
comptables.5
e- Visions
L'ambition de la DGI est de remplir cette mission en s'érigeant en « administration fiscale
de référence, ouverte et proactive, alignée sur les meilleurs standards de qualité, qui s'appuie
sur un capital humain compétent et engagé, une technologie innovante et un système de
gestion transparent, moderne et performant, en vue d'améliorer l'expérience et l'autonomie du
contribuable et de promouvoir la conformité volontaire et l'équité fiscale ».
f- Valeurs6
Cinq valeurs essentielles sont portées et partagées par les fonctionnaires de la Direction
Générale des Impôts, dans le cadre de l’exercice quotidien de leurs fonctions et de leur
relation avec les usagers.
o INTEGRITE
Rigueur, probité, transparence, éthique, discrétion.
o PROFESSIONNALISME
Efficacité, fiabilité, célérité, assistance, service, réactivité, proximité .
o RESPECT
Disponibilité, écoute, courtoisie, considération.
o NEUTRALITE
Équité.
o INNOVATION
Ouverture, créativité, initiative.
5
https://www.finances.gov.ma/fr/Ministere/Pages/dgi.asp
6
https://www.tax.gov.ma/wps/portal/DGI/Nous-connaitre/Nos-valeurs
14
g. Présentation de la Direction Provinciale des Impôts de Nador : 7
Par ailleurs, on trouve les subdivisions qui gèrent les impôts et taxes au niveau des autres
provinces, à savoir :
D’après cet organigramme, nous pouvons remarquer que la DPI a opté pour une
structure hiérarchique-fonctionnelle. Chaque subdivision est organisée selon le type de
7
ILIAS BOULAJRAF « Rapport de stage d’initiation au sein de la Direction Provinciale des Impôts »
(2017\2018)
15
contribuable, et au niveau de chaque subdivision, des secteurs sont organisés par
zones géographiques et des sections par types d’impôt.
Les impôts et taxes au Maroc sont principalement contenus dans le Code Général des Impôts
(CGI) et la Loi sur la Fiscalité Locale (LFL), de même d'autres taxes parafiscales sont
prévues par des textes spéciaux ;
La plupart des impôts supposent une initiative de déclaration de la part des assujettis (IS,
TVA, Droits d'Enregistrements etc.). D'autres impôts, plus simples à cerner à la base, sont
plutôt prélevés à la source (IR sur les salaires, prélèvements sur les placements financiers), sur
une base également déclarative par les organismes responsables des prélèvements
https://www.cnea.ma/fr/domaine-de-reforme/fiscalite#:~:text=Le%20syst%C3%A8me%20fiscal%20marocain%
20est,la%20fiscalit%C3%A9%20des%20collectivit%C3%A9s%20locales.
16
(Employeurs, Banques etc.). La part des impôts non payés spontanément et qui découlent des
régularisations et des impositions émises par l'administration reste minime.
Le système fiscal marocain d'aujourd'hui est la conséquence d'un ensemble d'actions de
reformes successives tout au long de l'histoire. En effet, l'avènement du plan d'ajustement
structurel était la principale cause de la réforme phare qui a bouleversé le système fiscal
marocain moderne.
Il s'ensuit de nombreuses tentatives de réformes qui ont pour objectif de simplifier le
système fiscal, le rendre équitable entre tous les citoyens du royaume chacun selon ses
capacités. Cette volonté des autorités publiques s'explique du rôle vital que revêt la fiscalité
dans le financement des dépenses et des investissements de l'Etat. En effet, elle génère la
majorité des recettes dans le budget de L'Etat.
2.2 Fonctionnement du système déclaratif
17
décembre 1982 et promulguée par le dahir n° 1-83-38 du 23 Avril 1984., cette réforme a
construit les bases de la fiscalité marocaine moderne.
Ensuite, de nombreuses réformes ont été introduites par les lois de finances successives
jusqu'à présent, qui ont apporté un ensemble de mesures de simplification, de rationalisation
et d’harmonisation du système, notamment le regroupement des textes fiscaux dans un même
volume : le Code Général des Impôts édité en 2007 qui régit l’IS, la TVA, l’IR, les droits
d’enregistrement, les droits de timbre et la taxe spéciale annuelle sur les véhicules
automobiles.
Aujourd’hui, la fiscalité marocaine est devant un grand défi, celui de l’économie digitale,
un défi qu’elle ne peut gagner que s’elle faisait preuve d’innovation et de modernisation en
procédant à la dématérialisation et en optant pour un nouveau mode de fonctionnement. C’est
dans ce sens que la DGI a modernisé et transformé son administration, vers une
administration électronique, cette mutation a visé tout son corps (capital, normes, système
d’information et organisation), dans un objectif principal, celui du lancement de la nouvelle
réforme de dématérialisation des procédures fiscales, notamment pour ce qui concerne le
système de déclaration et de paiement de l’impôt. Cette transformation ne relève pas d’une
mesure récente, mais c’est le résultat de plusieurs années, en prévoyant une période de
transition durant laquelle l’administration fiscale a incité les contribuables à adopter ce
système électronique de manière progressive, en fonction du montant de leur chiffre d’affaires
hors taxe.
L’article 155 du code général des impôts 2018, précise que les contribuables soumis à
l’impôt peuvent souscrire auprès de l’administration fiscale par procédés électroniques, les
déclarations visées au présent code et ce, dans les conditions fixées par arrêté du Ministre
chargé des finances. Toutefois, les déclarations précitées doivent être souscrites par procédés
électroniques auprès de l’administration fiscale, conformément aux dispositions de cet article
qui aborde l’application de la procédure de télédéclaration et de télépaiement aux périodes
antérieures à 2017:
- à compter du 1er janvier 2010, par les entreprises dont le chiffre d’affaires est égal ou
supérieur à cent (100) millions de dirhams, hors taxe sur la valeur ajoutée ;
- à compter du 1er janvier 2011, par les entreprises dont le chiffre d’affaires est égal ou
supérieur à cinquante (50) millions de dirhams, hors taxe sur la valeur ajoutée ;
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- à compter du 1er janvier 2016, par les entreprises dont le chiffre d’affaires est égal ou
supérieur à dix (10) millions de dirhams, hors taxe sur la valeur ajoutée ;
- à compter du 1er janvier 2017, par toutes les entreprises à l’exclusion de celles soumises
à l’impôt sur le revenu selon le régime du bénéfice forfaitaire prévu à l’article 40, selon les
modalités fixées par voie règlementaire.
Durant mon stage j’ai été affecté aux plusieurs services. Dans cette partie je vais essayer de
décrire précisément les missions de chaque service : A noter que les services ci-après relève
du service d’assiette ont pour objet de la gestion et le contrôle fiscale ; la référence juridique
principale de ces services est le code général des impôts qui se change annuellement selon les
modifications de la loi de finance de chaque année.
19
● Service des personnes physiques professionnel : C'est un service qui est charges des
dossiers des contribuables soumis à l'impôt sur le revenu, les dossiers du controle sur pieces,
les contentieux des contribuables ainsi les procédures liées à l'inscription ou la radiation a la
taxe professionnelle, ils sont gérés de manière équivalente aux personnes morales. Elle a pour
la mission de la gestion fiscale toutes contribuable exerçant une activité professionnelle
libérale et ayant la forme juridique personne physique
● Service des personnes physiques particuliers : Le département en charge des
particuliers est généralement responsable de la collecte des impôts et taxes pour les
personnes physiques sans activite professionnelle. Il prend également en charge les taxes
locales telles que la taxe sur les services communaux et les taxes d'habitation. En outre, ce
service traite les inscriptions, les réclamations, les enregistrements et les rappels pour les
contribuables
● Service d’Enregistrement et de Timbre Comme son nom l’indique est un service qui
est chargé d’enregistrer les actes d’Adoul, les actes de notaires et les actes sous saint privé,
afin de déterminer le montant de l’impôt à verse, il a pour but de conservés les actes
enregistrés et leurs donner une force probante à l’égard de la loi.
Les copies des actes enregistrés au niveau du bureau d’enregistrement et de timbre sont
acheminées au bureau de contrôle pour vérifier leur conformité en terme de prix déclarés.
Afin de les taxés le cas échéant de la constatation des insuffisances au niveau des prix
déclarés.
● Service de la recette de l’administration fiscale : La Recette de l’Administration
Fiscale (RAF) est une entité chargée de plusieurs missions au sein de la Direction Générale
des Impôts (DGI) au Maroc. Voici un aperçu de ses principales responsabilités :
- Assiette de l’impôt : La RAF détermine les bases sur lesquelles sont prélevés différents
impôts, tels que la Taxe sur la Valeur Ajoutée, l’Impôt sur les Sociétés, l’Impôt sur le Revenu,
ainsi que les Droits d’Enregistrement et de Timbre. Elle gère également l’assiette de certains
impôts locaux, comme la Taxe Professionnelle, la Taxe d’Habitation et la Taxe de Services
Communaux.
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- Contrôle fiscal : Le contrôle fiscal est essentiel pour garantir la sincérité des déclarations
fiscales. Il s’effectue à travers une procédure stricte qui protège les droits des contribuables.
Le contrôle peut se faire sur pièces (dans les locaux des services fiscaux) ou sur place (par les
inspecteurs-vérificateurs).
● Bureau d’accueil et de coordination : Le bureau d’accueil et de coordination au sein
de la Direction Générale des Impôts (DGI) au Maroc joue un rôle essentiel dans la gestion des
activités fiscales. Voici un aperçu de ses missions:
-Coordination des activités fiscales : Le bureau assure la coordination entre les différents
services de la DGI. Il désigne les responsables des services et leur assigne des missions pour
garantir la réalisation des objectifs communs
2.1 Les taches effectué au sein de la recette de l’administration fiscale (lA RAF)
21
Nous avons participé à la création des DASF et des commandements ainsi que la
préparation des lettres pour l'envoi.
C’est une procédure avancée et plus restreignant adoptée dans le recouvrement forcé et qui
se définit en notification adressé au contribuable débiteur ainsi qu’au tiers détenteur de ce
contribuable afin de les informer de la saisie. Ainsi nous avons participé lors de la période du
stage à la RAF, à la création et l'envoi des lettres de renseignements aux banques concernés,
création des lettres d'information aux contribuables dont le compte a fait l'objet d'un ATD.
- Il reçoit et exploite les déclarations fiscales des contribuables, saisit les éléments
déclaratifs, calcule les bases d’imposition et assure le suivi des dossiers individuels.
b. Contrôle fiscal :
- La subdivision effectue des contrôles fiscaux pour vérifier la sincérité des déclarations
des particuliers.
- Elle examine les déclarations de revenus, les déductions, les exonérations et les crédits
d’impôt pour s’assurer de leur conformité avec la législation fiscale.
- Le gestionnaire répond aux questions des contribuables sur leurs obligations fiscales.
- Il fournit des informations sur les délais de paiement, les modalités de déclaration, les
avantages fiscaux, etc.
22
- En cas de litige ou d’erreur, la subdivision examine les réclamations des particuliers et
cherche des solutions appropriées.
- Elle peut accorder des remises gracieuses, des dégrèvements d’impôts, ou proposer des
plans de paiement échelonné.
- Ses missions incluent le suivi des déclarations de résultats, de la Taxe sur la Valeur
Ajoutée (TVA), la gestion des impôts locaux des professionnels, le suivi des règlements, les
actions en recouvrement et le contentieux.
c. Contrôle fiscal :
- La subdivision effectue des contrôles fiscaux pour vérifier la conformité des déclarations
des professionnels.
- Elle examine les déclarations de revenus, les déductions, les exonérations et les crédits
d’impôt.
d. Assistance et surveillance :
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2.4. Les taches effectuées au sein de la subdivision de la fiscalité des personnes morales
La subdivision de la Fiscalité des Personnes Morales (FPM) de Nador constitue l’une des
entités les plus importantes de l’assiette au niveau de la DPI de Nador, vu l’importance des
dossiers fiscaux prisent en charge par cette dernière, à savoir :
La gestion de la matière imposable relative aux personnes morales. En effet, elle constitue
la section principale en matière de recette fiscale, vu la nature des impôts gérés :
Ella a pour mission de la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale au Maroc. Prendre en
charge d’un dossier unique d’une personne morale : ce dossier contient les informations de
l’Impôt sur la Société, TVA, et la Taxe Professionnelle.
Durant la période de stage au sein de bureau de personne morale j’ai effectué les taches
suivantes :
- Traiter et contrôler des achats en exonération de la TVA : pour les sociétés nouvellement
créer, elles bénéficient d’une exonération de TVA pour les achats des biens d’investissement
dans un délai de 24 mois suivant le début d’activité
- Exploiter des acomptes : IS est divisé sur 4 acomptes versés chaque trimestre.
- Taxer d’office : Si la société ne manifeste pas ou ne répond pas après l’envoi des 2 lettres
de notifications, l’inspecteur des impôts l’informe conformément aux dispositions du code
24
général des impôts, des bases qu’il a évaluées et sur lesquelles la société sera imposé d’office
si cette dernière ne dépose pas sa déclaration dans un deuxième délai de 30 jours suivant la
date de la réception de ladite lettre d’information.
- Dégrever d’office : L’inspecteur élabore des D.O qui concernent la réparation des erreurs
commises par l’administration fiscale dans plusieurs cas : Double emploi (double taxation) ou
erreurs matérielles (erreur de saisie ...)
Le bureau de contrôle des mutations assure le suivi des cessions et des acquisitions de
l’immobilier afin de juger la conformité des prix déclarés et procéder le cas échéant au
redressement nécessaires et relancer les contribuables qui ne produisent pas la déclaration des
profits immobiliers.
Ainsi, nous avons effectué la tâche du classement et d'archivage des dossiers, cela nous a
permis d’appréhender les informations contenues dans les dossiers classés et de comprendre
la nature de leur travail.
● Archivage :
Pour éviter tout encombrement et faute d’espace, l’inspecteur archive les déclarations
non prescrites qui doivent être redressé avant l'expiration du délai de 90 jours, ainsi que
l'archivage des dossiers ayant fait l'objet d'un contentieux. De même que le classement,
25
l’archivage doit suivre un ordre déterminé pour permettre une consultation facile a
posteriori.
En cas de non déclaration, il est considéré défaillant, pour lequel l’administration doit
lancer une procédure pour l'inviter à produire sa déclaration et s’acquitter des droits dus.
● Procédure de relance :
Nous avons participé à l’opération de relance des défaillants détectés par rapprochement
entre les actes d'enregistrement déposés et les déclarations produites. A cet égard, nous avons
suit la procédure suivante :
profits immobiliers, on l’invite dans un premier temps par une lettre appelée « première
lettre de rappel » à déposer ou à compléter sa déclaration ou à réparer les omissions
signalées, et ce dans un délai de 30 jours suivant la date de réception de ladite lettre. Si la
lettre est bien reçue par le contribuable, on reçoit alors un avis de réception, signé par le
ce dernier, mentionnant la date de sa réception. Dans le cas contraire le lettre est retornée
au secteur concerné avec mention du motif de retour : adresse inexacte ou insuffisante,
refus de réception par le contribuable, local fermé …
⮚ 2 ème lettre de rappel : si le contribuable ne formule aucune réponse à la 1ère
lettre de rappel dans les délais légaux ; on l’informe alors par une 2ème lettre de rappel
dans laquelle on mentionne la référence de la 1ere lettre et on lui signale qu’à défaut de
réponse à la présente lettre dans un délai maximum de 30 jours à partir de la réception de
la lettre, une imposition d’office sera établie sur les bases et les rappels évaluées indiquée
dans ladite lettre.
⮚ Taxation d’office : si à l’expiration du 2ème délai aucune réponse n’a été
formulée par le contribuable, l’inspecteur procède alors à une taxation d’office sur les
bases qu’il déjà évaluées dans la 2ème lettre de rappel.
A défaut, s'il y avait lieu d'une erreur des saisie commit par le gestionnaire, la société doit
envoyer une lettre d'information en demandant la rectification dudit problème. Il est à signaler
26
Cette diversité de tâches m'a permis de découvrir différents aspects du travail au sein de la
DGI, du traitement des dossiers à la relation avec les contribuables. Les services de la DGI
ont adopté une démarche de dématérialisation pour faciliter l'accès aux attestations et d'autres
documents fiscaux via leur plateforme en ligne, ce qui renforce l'efficacité du travail des
gestionnaires.
En phase avec l’évolution des usages numériques, la DGI s’est fixée comme objectif d’être
une « Véritable administration connectée ». Ainsi, en 2017, les télédéclarations et les
télépaiements ont été généralisés à l’ensemble des entreprises. Elle a également développé de
10
Gilles de Chezelles, La dématérialisation des échanges (Hermes Science Publishing, Lavoisier, 2007
11
www.infogreffe.fr
27
nouveaux services web et mobiles pour offrir à ses usagers plus d’autonomie et de
simplicité.12
Pour donner vie à cette ambition, la DGI a mis en place un système de téléservices
dénommé « SIMPL» ou « Service des Impôts en ligne » permettant, dans un premier temps
12
RAPPORT D’ACTIVITE DE L’ANNEE 2017
28
aux entreprises et aux professions libérales, d’effectuer les télédéclarations et les
télépaiements de leurs impôts et taxes : l’Impôt sur les Sociétés (IS), l’Impôt sur le Revenu
(IR) et la Taxe sur la Valeur ajoutée (TVA).
SIMPL c'est un nouveau système baptisé mis par la direction générale des impôts pour la
télédéclaration des impôts. A partir de Janvier 2017, les télépaiements et télé déclarations des
Impôts deviennent obligatoires pour l'ensemble des contribuables personnes morales et
personnes physiques professionnels quel que soit leur chiffre d'affaire.
A ces échéances, le dépôt des déclarations fiscales de ces entreprises doit obligatoirement
se faire par voie électronique via le site web de la DGI sous le mode EFI ou EDI (Échange de
Fichiers Informatisés ou Échange de Données Informatisées.
A l’issue de la procédure d’adhésion, les utilisateurs disposent d’un login et d'un mot de
passe sur leurs boîtes mail qui leur permettent un accès sécurisé aux téléservices de la DGI:
SIMPL IR, SIMPL TVA, SIMPL IS, SIMPL Attestations et Compte fiscal.
Les adhérents aux services SIMPL disposent sur le Portail de la DGI « www.tax.gov.ma »
d'un espace sécurisé et disponible 7j/7 et 24h/24 sur lequel ils peuvent effectuer, en ligne,
l’essentiel de leurs démarches fiscales courantes, en réduisant les risques d’erreurs de saisie et
en limitant les déplacements.
Le système de téléservices « SIMPL » permet aux usagers de déclarer et payer leurs impôts
Modes de télédéclaration SIMPL
⮚ Le mode EFI (Echange de Formulaires Informatisé), qui consiste à saisir les champs
du formulaire en ligne ;
⮚ Le mode EDI (Echange de Données Informatisé) : il s’agit de la transmission d’un
fichier intégrant l’ensemble des données d’une déclaration (ou partie de la déclaration), pour
ne pas ressaisir les données au niveau des Simple.
• Dispense de versement;
30
• Plus-values résultant des cessions de valeurs mobilières réalisées au Maroc par les
sociétés non résidentes;
• Chiffre d’affaires des sociétés non résidentes adjudicataires de marché, ayant opté pour
l'imposition forfaitaire. Les télépaiements en matière d’IS ont trait aux :
• Plus-values résultant de cessions des valeurs mobilières réalisées au Maroc par les
sociétés non résidentes;
• IS/ Chiffre d’affaires des sociétés non résidentes adjudicataires de marché, ayant opté
pour l'imposition forfaitaire. Le service « Simple-IR » permet aux contribuables de déposer
l’ensemble de leurs déclarations, d’effectuer tous les versements relatifs à l’IR et de consulter
l’historique de leurs dépôts à tout moment. Les télédéclarations relatives à l’IR concernent :
• La déclaration des prestations servies sous forme de capital ou de rentes par les sociétés
d’assurances;
31
• Le versement de la retenue à la source sur les produits bruts perçus par les personnes
physiques ou morales non résidentes;
• La retenue à la source sur les produits des actions, parts sociales et revenus assimilés;
• Le paiement de l’IR.
•L’activité ;
•L’adresse.
Les perspectives :
32
La DGI poursuivra le processus de dématérialisation de ses démarches fiscales au cours
des prochaines années.
⮚ Gain de temps :
● Le courriel est plus rapide que le courrier postal
● Enregistrer un document est plus rapide
● Partage d'informations et échanges de données o Traitement statistique
plus efficient
● Meilleure traçabilité des documents
⮚ Gain économique :
● Economie : de papier; d'encre ; de frais d'envoi;
● Productivité des personnes
⮚ La démocratisation de l'information
● L'accès à l'information ou à tout service pour le contribuable sera libre,
sans problèmes de favoritisme.
⮚ L’orientation de l’effectif de la DGI vers des taches rentables notamment en
matière de contrôle et de recouvrement des recettes fiscale
b. Les Inconvénients
33
⮚ Risque de perte de données ou bug du serveur.
Les bugs du serveur ou des problèmes de connexion, aussi les attaques informatiques sont
les risques dont il faut faire face, pour ça il faut développer les infrastructures informatiques
de la DGI.
Au cas où l'inspecteur d'impôts doit inspecter des documents fournis, il nécessite le contact
physique avec le contribuable. c'est pour cela qu'il faut créer une fonction de médiation au
sein des directions régionales qui aura comme missions : l'écoute et la communication.
La Direction Générale des Impôts (DGI) a connu des problèmes liés au mode de gestion
classique notamment, la lenteur et la complexité des procédures administratives, la surcharge
des agents du fisc et la difficulté de mener une mission du contrôle fiscal, le faible
engagement des contribuables, le développement des manipulations frauduleuses et par
conséquent la très faible mobilisation des recettes fiscales. Cette crise économique, sanitaire
et sociale sans précédent que nous traversons produit une énorme perte de recettes fiscales,
c'est pourquoi de nombreux pays envisagent des réformes fiscales et des processus pour
moderniser leurs administrations fiscales. L’ère de la digitalisation s’accompagne par des
changements considérables dans plusieurs domaines tels que la fiscalité, notamment en
matière de la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale. Ainsi, la digitalisation de
l’administration fiscale marocaine en matière de l’élargissement de l’assiette fiscale a
d’énormes avantages pour l’administration fiscale. Le passage à la gestion informatisée de la
fiscalité aura des avantages d’ordre administratifs et opérationnels et contribuera sans nul
doute à la mobilisation des ressources fiscales supplémentaires. La digitalisation constitue un
pilier de performance de l’administration fiscale dont la mission principale la collecte des
impôts et taxes de la manière la plus optimale visant à garantir la transparence et l’équité
fiscale entre tous les contribuables et à augmenter les recettes additionnelles.
En effet, plusieurs stratégies ont été menées pour mettre en place ce mode de management
par exemple : l’adoption d’un système d’information automatisée pour la gestion fiscale et le
34
contrôle des contribuables, la digitalisation a permis aussi de se doter d’un système de
télédéclaration et télépaiement en ligne des impôts et échanges des données avec les
partenaires Pourtant, le croisement des données nécessite l’accès à plusieurs bases de données
et effectuer de nombreuses recherches, l’administration fiscale va y remédier en se dotant
d’un nouveau système de recoupement et d’analyse des données basé sur le Big Data et
intelligence artificielle. C’est un système qui va assurer le croisement des données issues des
différentes applications de la DGI ainsi que les données fournies par les partenaires et permet
de renforcer ses résultats en matière de la valorisation du potentiel fiscal. Les technologies
avancées, comme le Big Data, sont susceptibles de proposer de nouvelles opportunités
permettant de renforcer les performances managériales. Ces mesures peuvent ensuite être
utilisées dans les systèmes de contrôle de gestion pour pouvoir aligner le comportement des
salariés avec les objectifs de l’entreprise. Elle permet l’obtention d’un volume important de
données via des techniques d’investigation et d’analyse avancées peut être utilisées
individuellement ou de manière simultanées pour reconstituer partiellement ou totalement le
chiffre d’affaires et détecter une minoration de la base imposable. La digitalisation porte sur
l’ensemble des missions de la DGI ; à savoir, la gestion fiscale, le contrôle fiscal et le
recouvrement. Également, la DGI offre aux usagers plusieurs services comme le
Simpl-Compte fiscal qui permettent aux adhérents des téléservices Simpl de consulter les
informations concernant l’ensemble de leur situation en temps réel (déclarations,
remboursements, restitutions, reste à payer, etc.), du Simpl-Recherche entreprise qui permet
de s’assurer qu’une entreprise est bien identifiée auprès de la DGI et d’obtenir des
renseignements la concernant. Dans le cadre de la poursuite du processus de digitalisation et
d’amélioration des services des Impôts en ligne « SIMPL », la Direction Générale des Impôts
a lancé en Septembre 2019 un nouveau téléservice permettant aux concessionnaires de
véhicules de payer les frais d’immatriculation par procédé électronique. Les attestations de
paiement comportent une référence permettant de s’assurer de leur authenticité et de la
sincérité des informations qui y figurent.
35
l'administration et ses usagers. La dématérialisation des procédures fiscales constitue l'une de
ces mesures de simplification des procédures à la DGI.
On ne peut nier que plus que tout autre domaine, la matière fiscale est par nature
conflictuelle puisqu'elle oppose deux intérêts antagonistes, l'intérêt du contribuable à ne payer
que le stricte minimum de l'impôt, voir à ne rien payer du tout et l'intérêt de l'administration à
collecter le maximum possible de recettes au trésor publique et ce en réprimant toute fraude.
Mais soucieuse de la confiance que doit accorder le contribuable aux fiscs, la DGI a mis au
centre de ses préoccupations et priorités l'enjeu d'amélioration de sa relation avec ce
contribuable.
La récente refonte du Portail internet de la DGI, permet d’informer les contribuables sur
les questions qui les intéressent et les faire accéder à des services fiscaux en ligne, dans les
meilleures conditions d’ergonomie et d’accessibilité.
Nous sommes également en train de travailler sur l’externalisation de notre « call center »
pour le professionnaliser et permettre un accès plus étendu à un plus large public, afin
d’apporter bien et vite des réponses précises aux questions des contribua les. « IFA Maroc, le
12 octobre 2016 » Omar Fraj
36
Plusieurs mesures sont prévues dans le projet de la loi de finances 2011 pour favoriser
l'adhésion des citoyens et des entreprises à l'impôt : institution d'un plan épargne action, d'un
plan épargne logement, régime exceptionnel aménagé pour les petites entreprises qui seraient
soumises à un taux de 15% au lieu de 30% sur leur résultat, amnistie pour les entreprises «
informelles » qui décideraient de se déclarer…mais il faut aller plus loin et travailler cette
relation de confiance entre le citoyen et l'administration fiscale et vice versa. Pour assurer
cette confiance avec l'administration des impôts, « assurer un meilleur accueil de l'usager avec
le guichet unique, réduire les délais de réponse et puis simplifier les démarches et procédures
notamment par la mise en place d'un système d'information efficace en vue, entre autres, de
dématérialiser le processus et assurer une administration 100% électronique » n'est pas
suffisant. Ce sont les mentalités et les comportements qu'il faut changer pour donner du sens à
la nouvelle gouvernance des finances. M. Zaghnoun est intervenu au Centre de recherches
juridiques, économiques et sociales à la faculté de Casablanca, route d'El Jadida, au centre
Links dirigé par Mohamed Berrada, ancien ministre des Finances, qui a dirigé plusieurs
grandes entreprises nationales comme la RAM, l'OCP… qui a su donner au centre une
envergure nationale et internationale et qui a introduit de manière remarquable le sujet de la
modernisation de l'administration fiscale. Links signifie liens. Liens entre l'université et
l'entreprise, ce lien de confiance que l'on évoquait et auquel devrait s'intéresser un peu plus les
chefs d'entreprises et les responsables politiques. Une meilleure administration de l'impôt peut
faciliter la relation avec les contribuables et consolider le civisme fiscal. Nous devons
rationaliser nos actions, faire des efforts en matière de communication afin de faciliter l'accès
fiscal au contribuable.
On pourra ainsi voir en l'administration fiscale un service public de l'impôt, avec pour
usager le citoyen. Cette logique est fondée sur un contrat qui impose des exigences et des
attentes de part et d'autres. Il y a lieu de les prendre en charge pour honorer ce contrat. Dans
ce sens, nous voulons agir sur 3 points.
Réserver un meilleur accueil de l'usager en allant vers un guichet unique pour faciliter la
tâche et simplifier les procédures au contribuable, réduire les délais de réponse de
l'administration qui doit prendre en charge les questions et les doléances des contribuables et
apporter des solutions. Il y a également la simplification des démarches et des procédures
avec la mise en place d'un système d'information qui permet d'améliorer l'efficacité et la pro
réactivité de l'administration et qui permet d'aller vers la dématérialisation des processus
….en attendant une administration, électronique.
37
Pour cela, il faut agir en interne pour créer une dynamique de changements impliquant
l'ensemble du personnel pour qu'il s'approprie les objectifs et les missions qui ne sont pas
faciles. Pour cela, il faut un personnel motivé, formé, capable de faire face aux changements,
qui adhère aux objectifs mais aussi des conditions qui favorisent l'épanouissement du
personnel notamment en ce qui concerne l'évolution de la carrière et la mobilité qui
permettent aux agents d'être à l'aise vis-à-vis de leurs familles, de l'administration et un
système de promotion transparent et équitable. Nous devons également procéder à des
recrutements de profils requis car nous aurons des départs en retraite massifs qui se traduiront
par des pertes de compétences. Je dirai que l'administration des impôts comme celle de la
douane regorge de compétences, de personnes engagées. Il faut également agir en externe et
mettre en œuvre des actions d'amélioration en direction des contribuables. Il faut faciliter
l'accès à la législation, à la réglementation qui doit être simplifiée et clarifiée, à l'information
en mettant en ligne le code, les procédures …Il s'agit également d'établir un équilibre entre le
service et le contrôle, d'établir une culture de service en prévoyant une catégorisation des
contribuables. Nous recherchons l'adhésion des contribuables, leur consentement à déclarer
spontanément Améliorer les recettes, mieux répartir la pression fiscale, attirer plus
d'investissements c'est ainsi que contribuables, opérateurs économiques et administration
pourront jouer leurs rôles dans le développement de notre pays. Car in fine c'est de cela qu'il
s'agit, du développement de notre pays qui passe par cette relation de confiance.
38
Section 2 : Etude empirique et l’évaluation de la relation contribuables et
administration fiscale: entretien visant à répondre à notre problématique
Pour élaborer notre rapport nous avons réalisé une étude empirique auprès des
subdivisionnaires de la direction provinciale de Nador afin d’évaluer leurs points de vue à
propos le sujet de la dématérialisation des services fiscaux et sa contribution à l’amélioration
de la relation contribuable et administration fiscale plus précisément le cas de la
télédéclaration/télépaiement.
b. Méthodologie :
Afin de mener notre étude, nous avons réalisé un guide d’entretien semi directif qui permet
à la fois de laisser aux subdivisionnaire toute l’atitude pour exprimer leurs idées et qui soit
relativement aisé d’exploiter pour la partie analyse
Il comprend questions regroupées en 4 axes :
● Les services fiscaux avant la télédéclaration/télépaiement
● Les services fiscaux après la télédéclaration/télépaiement
● La contribution de la télédéclaration/télépaiement à l’amélioration de la relation entre
le contribuable et l’administration fiscale
● les défaillances du système de la télédéclaration / télépaiement
Les deux premières parties permettant de faire une comparaison entre les services fiscaux
avant et après la télédéclaration/télépaiement On vise à mettre le point sur les changements
que le système de télédéclaration/télépaiement a apporté aux gestionnaires de l’administration
fiscale.
La partie suivante permet d’évaluer l’impacter de la télédéclaration/télépaiement, sur la
relation entre le fisc et les usagers en visant à encadrer les télés services qui pourraient le
mieux améliorer cette relation.
Sans oublier de souligner les défaillances du système qui peuvent être liée à cette démarche
pour comprendre leur nature et surtout leurs sources.
c. Réalisation d’entretien
Nous avons consacré la semaine du 27 Mai au 2 Juin pour notre entretien
Pour chacun une durée de 10 à 20 min.
39
L’entretien a été très riche et remis autant que possible dans le plan de notre guide.
d. Lecture des résultats
On a effectué les entretiens avec les subdivisionnaires de la direction Provinciale des
impôts de Nador à propos la dématérialisation des services des impôts, ces entretiens qui
avaient pour but de répondre à la problématique présentée au début à savoir « Dans quel sens
le système de la télédéclaration impact-il la relation entre l’administration fiscale te le
contribuable ? », en plus des recherches effectuées dans la partie théorique nous ont permet de
tirer les conclusions suivantes :
⮚ Les services fiscaux avant et après la télédéclaration/télépaiement
Cette nouvelle démarche révolutionne les pratiques en terme de dépôts et paiement des
déclarations fiscales et met fin aux files interminables d’attente devant les guichets de la DGI.
Elle a donc pour objectif de faciliter aux entreprises de s’acquitter de leur obligations légales.
Les contribuables éligibles à ce mode électronique de déclaration n’ont plus à se présenter
physiquement aux guichets de l’administration
40
disposition du contribuable leur permet d’accéder plus facilement aux information qui leur
concerne, et d’avoir une idée sur leur situation fiscal, ainsi que d’être notifiés sur n’importe
quelle nouveauté, ou ambiguïté concernant ces impôts en utilisant même les boit email
communiqué par le contribuable ;
⮚ Les problèmes liés à la télédéclaration/télépaiement,
Les principaux problèmes concernent les bugs relevés de temps en temps lors des
déclarations conduit au risque de dépasser le délais de déclaration pendant la période des
dépôts et des paiements ; La réduction du contacte directe entre l’administration fiscale et les
contribuables,
Pour élaborer notre rapport nous avons réalisé une étude empirique auprès des directeurs
de fiduciaires à Nador afin d’évaluer leurs point de vue à propos le sujet de la
dématérialisation des services fiscaux et sa contribution à l’amélioration de la relation
contribuable et administration fiscale et plus précisément le cas de
télédéclaration/télépaiement
b. Méthodologie
Afin de mener notre étude, nous avons réalisé un guide d’entretien semi directif qui permet
à la fois de laisser au directeur du fiduciaire toute l’atitude pour exprimer ses idées et qui soit
relativement aisé d’exploiter pour la partie analyse
Il comprend questions regroupées en 5 axes :
● Les services fiscaux avant la télédéclaration/télépaiement
● Les services fiscaux après la télédéclaration/télépaiement
● La contribution de la télédéclaration/télépaiement à l’amélioration de la relation
contribuable et administration fiscal
● Les critères de choix de logiciel
● Défaillances et recommandations
Les deux premières parties permettant de faire une comparaison entre les services fiscaux
avant et après la télédéclaration/télépaiement On vise à mettre le point sur les changements
que la dématérialisation à apporter aux gestionnaires de l’administration fiscale. La partie
suivante permet d’évaluer l’impacter de la télédéclaration/télépaiement, sur la relation entre le
41
fisc et les usagers en visant à encadrer les télés services qui pourraient le mieux améliorer
cette relation.
Sans oublier de souligner les problèmes qui peuvent être liée à cette démarche pour
comprendre leurs natures et surtout leurs sources et de bien savoir les critères de choix du
logiciel qui permettre à facilitation de la déclaration.
Pour conclure nous avons cité quelques recommandations.
c. Réalisation d’entretien
Nous avons consacré la semaine du 27 Mai au 2 Juin pour notre entretien pour tourner sur
Le directeur du fiduciaire interrogé. Pour chacun une durée de 10 à 20 min.
L’entretien a été très riche et remis autant que possible dans le plan de notre guide
d. Lecture des résultats :
42
⮚ La contribution de la télédéclaration/télépaiement à l’amélioration de la
relation contribuable et administration fiscal
o Plus de disponibilité des agents de la DGI
o Moins de files d’attente de dépôt des déclarations
o Plus de transparence dans l’information
o Fluidité dans l’échange de l’information comptable et fiscale
43
o Récupération de l’état des déclarations des rémunérations versées aux tiers (SIMPL
IS) ;
o Récupération de l’état des déclarations de la Taxe sur la Valeur Ajoutée
(SIMPL TVA) ;
o Récupération de l’état des déclarations traitement & salaires état 9421 (SIMPL
IR) ;
o Récupération des récépissés de dépôt au format PDF ;
o Protection par mot de passe ;
o Consultation hors-ligne ;
o Présentation en graphes et tableaux ergonomiques ;
o Exportation Excel du suivi par plateforme ;
o Système de mises à jour automatisé.
⮚ Les défaillances de la télédéclaration/télépaiement
o Procédure d’adhésion plus complexe
o Réseau lent
o Erreur systématique (double emploi, taxation erronée)
44
CONCLUSION :
Assurer un meilleur service public et moderniser la gestion des impôts, sont deux défis
majeurs que la DGI doit en faire face. Aujourd'hui, l'outil le plus imposant sur le terrain
international et national avec une forte influence.
Ainsi, le rôle de la dématérialisation des procédures fiscales ne peut qu'à se renforcer pour
la modernisation en global de la DGI.
45
SOMMAIRE : 2
INTRODUCTION GENERALE 5
CHAPITRE I : CADRE CONCEPTUEL ET EVOLUTION HISTORIQUE
DE LA DIRECTION GENERALE DES IMPOTS 8
Section 1 : La Direction Générale des Impôts : Concepts de base 8
1.1 LA DGI : Historique et definitions 8
a- Définition la DGI : 8
b- Historique de la DGI : 8
c- Objectifs de la DGI : 11
d- Missions 12
e- Visions 14
f- Valeurs 14
g- Présentation de la Direction Provinciale des Impôts de Nador : 15
Section 2 : LE SYSTEME FISCAL MAROCAIN : DEFINITIONS ET
CONCEPTS 16
2.1 Le système fiscal au Maroc : 16
2.2 Fonctionnement du système déclaratif 17
2.3 L’évolution du système fiscale Marocain vers la digitalisation 17
CHAPITRE II : Les taches effectuées au sein de la direction provinciale des
impôts à Nador 19
Section 1: Description des services de la DPI de Nador : 19
Section 2: Les tâches effectuées au sein de la direction provinciale de
Nador 21
2.1 Les taches effectué au sein de la recette de l’administration fiscale
(lA RAF) 21
2.2 Les taches effectuées au sein de la subdivision de la fiscalité des
particuliers 22
2.3 . Les taches effectuées au sein de la subdivision de la fiscalité des
professionnels 23
46
2.4. Les taches effectuées au sein de la subdivision de la fiscalité des
personnes morales 24
2.5 Les taches effectuées au sein du bureau de contrôle : 25
CHAPITRE III : Impact de télédéclaration et le télépaiement sur la relation
entre le contribuable et l’administration fiscale : 27
Section 1 : La dématérialisation des services fiscaux : 27
1.1 La généralisation de la dématérialisation des procédures : 27
1.2 Les enjeux de la dématérialisation pour la DGI 33
1.3 Les changements introduits par la digitalisation de l’administration
fiscale au Maroc 34
1.4 Amélioration de la relation entre le contribuable et l’administration
fiscale 35
Section 2 : Etude empirique et l’évaluation de la relation contribuables et
administration fiscale: entretien visant à répondre à notre problématique 39
2.1 Au niveau d’administration fiscale : 39
a. Description de l’entretien 39
b. Méthodologie : 39
c. Réalisation d’entretien 39
d. Lecture des résultats 40
2.2 Au niveau du cabinet fiduciaire : 41
a. Description de l’entretien 41
b. Méthodologie 41
c. Réalisation d’entretien 42
d. Lecture des résultats : 42
CONCLUSION : 45
47
Webographie :
https://www.finances.gov.ma/
https://www.tax.gov.ma/wps/portal/DGI/Nous-connaitre/Nos-missions-et-attributions
https://www.tax.gov.ma/wps/wcm/connect/4ac5a87f-b2b6-492c-9a62-daad6c42a963/plan_str
ategique_2024_2028_
https://www.tax.gov.ma/wps/wcm/connect/41c1797d-0784-4eab-acb4-73dd2f076067/Rapport
%2Bactivite%CC%81%2B2017%2BVF.
https://www.memoireonline.com/03/12/5517/m_Dematerialisation-des-procedures-des-servic
es-fiscaux-au-Maroccas-du-systeme-d-integration-de1.html
https://fr.scribd.com/document/382570733/La-dematerialisation-et-la-digitalisation-des-docu
ments-et-procedures-CAS-DGI-par-hiba-fetheddine-et-badr-mouhaid
https://www.cnea.ma/fr/domaine-de-reforme/fiscalite#:~:text=Le%20syst%C3%A8me%20fis
cal%20marocain%20est,la%20fiscalit%C3%A9%20des%20collectivit%C3%A9s%20locales.
https://www.scribd.com/document/584938470/Digitalisation-de-la-DGI-Apports-et-de-fis
https://fr.scribd.com/document/436636625/direction-general-des-impots?_gl=1*1lna32g*_gcl
_au*MTk4NDE1NDkuMTcxMzg5ODE1Mw
Bibliographie :
AJAIR,Z.(2020) «Le système fiscal marocain et le nouveau modèle de développement: analyse et
propositions», Revue du contrôle, de la comptabilité et de l’audit «Volume 4: numéro4» pp: 148 –167.
48