Texte :
Texte :
Me voila devenu un homme ! J’étais complètement réveillé. J’avais hâte de partir à l’école. Les
vêtements, les chaussures, tout était neuf. Plein de dignité et d’assurance, je précédai mon père
dans l’escalier.
La lumière brillait à toutes les fenêtres de la maison. Hommes et femmes commençaient l’année
dans l’activité. Ceux qui resteraient au lit un matin comme celui-ci se sentiraient, durant douze mois,
indolents, paresseux.
L’appel d’un mendiant nous arrivait de la rue. J’entendais le bruit de sa canne. C’était sûrement un
aveugle.
Je perdais mes babouches tous les trois pas. Mes parents voyaient grand. Ni les vêtements, ni les
chaussures n’étaient à ma taille. Mais j’étais heureux.
Une fois dans la rue, mon père me glissa dans la main une pièce de cinq francs et me mit entre les
bras le cierge dont nous avions fait l’acquisition. C’étaient mes cadeaux de nouvel an pour le maître
d’école.
Les passants que nous rencontrions me souriaient avec bienveillance. Les boutiques étaient
ouvertes, les rues éclairées. Je faisais de terribles efforts pour retenir mes babouches. De loin,
j’aperçus les fenêtres à auvents de notre école.
Je faillis lâcher mon cierge d’enthousiasme. Des grappes de lumière pendaient et transformaient
cette façade habituellement triste et poussiéreuse en un décor de féerie. Les lampes à huile,
diversement colorées, scintillaient et par leur seule présence créaient un climat raffiné de fête et de
joie.
Je hâtais le pas. Les voix des élèves montaient claires dans la fraîcheur du matin. Elles rivalisaient de
gaîté avec les dizaines de petites flammes qui dansaient dans leur bain d’huile et d’eau teintée des
couleurs de l’arc-en-ciel. Cette impression de fête fabuleuse s’accentua lorsque je poussai la porte
du msid. J’entrai dans un univers de rêve. Je n’étais plus le prince unique au gilet de drap amarante.
Je devenais un membre d’une congrégation de jeunes seigneurs, tous richement vêtus, sous la
direction d’un roi de légende des cantiques d’allégresse et des actions de grâce.
I. Étude de texte : (10points)
1) Complétez le paragraphe suivant par les informations qui manquent :
Ce texte extrait de ……………………………. est écrit en 19…….. par...........................qui est l’un des
premiers écrivains de la littérature ……………………………………………………………………………
2) Répondez aux questions suivantes pour situer le texte dans l’œuvre :
a)- L’histoire racontée dans ce texte se passe à quel moment de la journée ?
b)- De quel événement s’agit-il dans cette journée ?
3) a)- À quel genre de roman appartient ce texte ?
b)- Le pronom personnel « je » dans le texte renvoie :
-à l’auteur et au narrateur.
-au narrateur et au personnage principal.
-au personnage principal et à l’auteur.
-à l’auteur, au narrateur et au personnage principal.
Recopiez la bonne réponse.
4) a)- Remettez en ordre ces lieux dans lesquels évolue le narrateur :
Le Msid – la maison – la rue.
b)- Recopiez le tableau suivant en faisant correspondre à chacun de ces lieux une
action du narrateur :
Le lieu Une action du narrateur
Le Msid
La maison
La rue
5) a)-Choisissez dans la liste suivante, les deux champs lexicaux dominants dans le
texte :
La fête – le rêve – le temps – la lumière.
b)- À partir du texte, relevez dans ce tableau, deux mots de chacun des deux champs
lexicaux choisis :
Le premier champ lexical Le deuxième champ lexical
6) a)- Quel sentiment le narrateur exprime-t-il dans l’ensemble de ce texte ?
b)- Relevez de la ligne 8 à la ligne 17 trois mots qui expriment ce sentiment.
7) Que désigne chacune de ces expressions du dernier paragraphe.
Le prince unique – jeunes seigneurs – roi des légendes – un univers de rêve
8) a)- La figure de style utilisée dans toutes ces expressions
est : La comparaison – la personnification –
l’hyperbole.
Recopiez la bonne réponse.
b)- quel effet le narrateur veut-il produire par l’emploi de cette figure de style ?
9) À la lumière de votre connaissance de l’œuvre, dites quel trait de caractère de l’enfant se
dégage du dernier paragraphe.
10) a)- Dans ce texte, le narrateur exprime une vision positive ou négative sur son école ?
b)- Cette vision est-elle celle qui domine dans toute l’œuvre ? Justifiez votre réponse
par un exemple.