Dédicace
(Insérez ici votre dédicace)
Motivations
(Insérez ici vos motivations)
Table des matières
1 Vue d’ensemble sur le secteur des assurances en Côte d’Ivoire 3
1.1 Fondements et évolution de l’assurance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.1.1 Historique de l’assurance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.1.2 Définition de l’assurance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.1.2.1 Définition technique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.1.2.2 Définition juridique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.2 Organisation du secteur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.2.1 Les branches de l’assurance en Côte d’Ivoire . . . . . . . . . . . . . 4
1.2.1.1 Principales branches . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.2.1.2 Mode de gestion des primes et d’indemnisation . . . . . . 5
1.2.2 Structure du marché de l’assurance . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.2.2.1 Les compagnies d’assurance . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.2.2.2 Les sociétés de réassurance . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.2.2.3 Les intermédiaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.3 Cadre opérationnel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.3.1 Produits et services . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.3.2 Régulation et surveillance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.3.2.1 Cadre réglementaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.3.2.2 Autorités de contrôle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.3.3 Analyse du chiffre d’affaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.3.4 Évolution du chiffre d’affaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.3.5 Répartition du marché en 2023 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.3.6 Indicateurs clés de performance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.4 Portefeuille d’investissement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.4.1 Notion de portefeuille . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.4.2 Constitution d’un portefeuille . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.4.2.1 Accumulation de capital . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.4.2.2 Générer des revenus passifs . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.4.2.3 Protection du capital . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.4.2.4 Indépendance financière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1
TABLE DES MATIÈRES TABLE DES MATIÈRES
1.4.2.5 Optimisation fiscale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.4.3 Évaluation du rapport au risque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.4.3.1 Étapes de l’évaluation des risques . . . . . . . . . . . . . . 11
1.4.3.2 Outils et techniques utilisés . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.4.3.3 Importance de l’évaluation des risques . . . . . . . . . . . 12
1.4.4 Diversification des produits d’actifs . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.4.5 Sélection des véhicules d’investissement . . . . . . . . . . . . . . . . 13
1.4.5.1 Obligations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
1.4.5.2 Actions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
1.4.5.3 Fonds communs de placement . . . . . . . . . . . . . . . . 14
1.4.5.4 Fonds négociés en bourse (E) . . . . . . . . . . . . . . . . 14
1.4.5.5 Immobilier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
1.4.6 Suivi et ajustement du portefeuille . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2 Optimisation du portefeuille 16
2.1 Notions de bases . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
2.1.1 Fondements théoriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
2.1.1.1 Concept d’optimisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
2.1.1.2 Importance dans le secteur assurantiel . . . . . . . . . . . 17
2.1.2 Méthodes et modèles d’optimisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
2.1.2.1 Théorie moderne du portefeuille de Markowitz . . . . . . . 20
2.1.2.2 Modèle CAPM pour l’évaluation des actifs . . . . . . . . . 20
2.1.2.3 Approches VaR et CVaR pour la gestion des risques . . . 20
2.1.2.4 Indicateurs de performance . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
2.1.2.5 La mesure de Sharpe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
2.1.2.6 La mesure de Treynor . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
3 Étude empirique et recommandations 23
3.1 Méthodologie de l’étude . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
3.1.1 Présentation de l’approche . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
3.1.2 Collecte et traitement des données financières . . . . . . . . . . . . 23
3.1.3 Application des modèles d’optimisation . . . . . . . . . . . . . . . . 23
3.2 Analyse et recommandations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
3.2.1 Interprétation des résultats . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
3.2.2 Recommandations pour l’optimisation . . . . . . . . . . . . . . . . 23
3.2.2.1 Allocation optimale des actifs . . . . . . . . . . . . . . . . 23
3.2.2.2 Stratégies d’investissement . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
3.2.3 Perspectives d’amélioration . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
2
Chapitre 1
Vue d’ensemble sur le secteur des
assurances en Côte d’Ivoire
1.1 Fondements et évolution de l’assurance
1.1.1 Historique de l’assurance
L’assurance trouve ses origines dans l’Antiquité, où des pratiques similaires étaient
déjà observées. En Mésopotamie, les commerçants partageaient les coûts liés aux vols et
aux pillages des caravanes. En Égypte et dans la Rome antique, des mécanismes tels que
les rentes viagères étaient utilisés.
Au XIV e siècle, le prêt à la grosse aventure apparaît dans le domaine maritime. Les
marchands empruntaient des fonds pour financer leurs expéditions, avec l’accord que, en
cas de perte du navire, le prêt n’était pas remboursé. Si l’expédition réussissait, le prêteur
recevait son capital avec une prime.
En Côte d’Ivoire, l’histoire de l’assurance débute à l’époque coloniale, avec l’établisse-
ment des premières compagnies pour couvrir les risques commerciaux et maritimes. Après
l’indépendance en 1960, le secteur s’est structuré pour répondre aux besoins croissants de
la population et des entreprises. La loi n°62 − 232 du 29 juin 1962 a été promulguée pour
réglementer l’assurance et organiser la profession d’assureur. De plus, la loi n°60 − 342 du
28 octobre 1960 et son décret d’application n°61 − 370 du 13 novembre 1961 ont instauré
l’obligation d’assurance automobile en 1962.
1.1.2 Définition de l’assurance
1.1.2.1 Définition technique
L’assurance fonctionne sur le principe de la mutualisation des risques, où un assureur
collecte des primes auprès de nombreux assurés pour indemniser ceux qui subissent un
3
1.2. ORGANISATION DU SECTEUR CHAPITRE 1. VUE D’ENSEMBLE
sinistre. Pour que ce système soit viable, trois conditions essentielles doivent être respec-
tées :
• L’homogénéité des risques : il faut regrouper des risques similaires, ayant les
mêmes probabilités de survenance et générant des coûts comparables.
• La dispersion des risques : il faut éviter de concentrer des risques susceptibles
de se produire simultanément au même endroit, ce qui empêcherait la compensation
(comme assurer tous les agriculteurs d’une même région contre la grêle).
• La division des risques : aucun sinistre individuel ne doit être suffisamment
important pour menacer l’équilibre financier de l’ensemble du système d’assurance.
Ces principes permettent d’assurer la stabilité et la viabilité du mécanisme d’assurance
dans son ensemble.
1.1.2.2 Définition juridique
Le contrat d’assurance est un accord aléatoire où l’assureur, agréé par le Ministère
des Finances, s’engage envers l’assuré à couvrir certains risques spécifiés en échange d’une
prime d’assurance. Ce contrat, appelé "police d’assurance", peut être modifié par des
"avenants". L’activité d’assurance se décline dans divers domaines tels que l’assurance de
dommages, de responsabilité, vie, et crédit.
1.2 Organisation du secteur
1.2.1 Les branches de l’assurance en Côte d’Ivoire
1.2.1.1 Principales branches
Le marché des assurances en Côte d’Ivoire affiche une organisation clairement struc-
turée, où certaines branches se distinguent nettement. Les données récentes révèlent que
l’assurance non-vie prédomine dans le secteur, suivie par l’assurance-vie, avec des segments
spécifiques tels que l’automobile et la santé jouant un rôle significatif dans le chiffre d’af-
faires global. Cette analyse approfondit la configuration du marché ivoirien des assurances
et met en lumière les principales branches ainsi que les tendances récentes qui influencent
ce secteur en plein essor.
Le secteur des assurances en Côte d’Ivoire est structuré autour de deux branches
principales :
• Assurances de dommages (IARD) : couvrant les risques liés aux biens et à la
responsabilité civile, tels que l’automobile, l’incendie et les accidents divers.
4
1.2. ORGANISATION DU SECTEUR CHAPITRE 1. VUE D’ENSEMBLE
• Assurances de personnes : concernant les risques affectant les individus, comme
l’assurance vie, l’assurance santé et les garanties d’invalidité.
1.2.1.2 Mode de gestion des primes et d’indemnisation
Les primes collectées sont gérées selon deux approches :
• Gestion par répartition : les primes sont utilisées pour indemniser les sinistres
survenus pendant la même période.
• Gestion par capitalisation : les primes sont investies pour constituer des réserves
destinées à couvrir des sinistres futurs ou des prestations à long terme.
L’indemnisation suit généralement deux principes :
• Principe indemnitaire : l’assuré est indemnisé à hauteur du préjudice réel subi,
sans possibilité de gain ou de perte.
• Principe forfaitaire : une somme prédéterminée est versée en cas de sinistre,
indépendamment du préjudice réel.
1.2.2 Structure du marché de l’assurance
1.2.2.1 Les compagnies d’assurance
Le secteur des assurances en Côte d’Ivoire se présente comme un marché dynamique et
diversifié, comprenant à ce jour 31 sociétés dont 19 opérant dans le domaine de l’assurance
non-vie et 12 dans l’assurance vie, totalisant un chiffre d’affaires de 284 milliards de francs
CFA. Malgré les différentes crises qu’a connues le pays, le secteur maintient une croissance
constante de 7% à 10%. Le marché est dominé par des acteurs majeurs comme SUNU,
Saham, Allianz, NSIA et AXA, avec une prépondérance des produits d’assurance non-
vie qui représentent plus de 60% du chiffre d’affaires global. Le cadre réglementaire est
défini par le code des assurances de la Conférence interafricaine des marchés d’assurance
(CIMA), sous la supervision du Ministère de l’Économie et des Finances. Bien que le
taux de pénétration de l’assurance reste relativement faible, avec moins de 20% de la
population bénéficiant d’une couverture maladie, le marché ivoirien demeure le principal
de la zone CIMA qui regroupe 15 états africains francophones et lusophones.
1.2.2.2 Les sociétés de réassurance
Le secteur de la réassurance en Côte d’Ivoire constitue un pilier essentiel du sys-
tème financier national et régional, avec plusieurs acteurs majeurs établis à Abidjan qui
rayonnent bien au-delà des frontières ivoiriennes. Ces institutions jouent un rôle crucial
5
1.3. CADRE OPÉRATIONNEL CHAPITRE 1. VUE D’ENSEMBLE
dans la stabilité du marché des assurances, offrant aux compagnies d’assurances directes
la capacité de céder une partie de leurs risques pour renforcer leur solvabilité. Cette étude
approfondie présente les principales sociétés de réassurance opérant en Côte d’Ivoire, leur
structure, leur gouvernance, et examine le cadre réglementaire qui régit leurs activités
dans un contexte d’évolution constante du marché africain de la réassurance.
1.2.2.3 Les intermédiaires
L’intermédiation en assurance joue un rôle crucial dans le paysage financier ivoirien,
servant de pont essentiel entre les assurés et les compagnies d’assurance. En Côte d’Ivoire,
le secteur compte divers acteurs qui facilitent la distribution des produits d’assurance,
chacun opérant selon des cadres réglementaires spécifiques tout en partageant des obli-
gations communes. Selon les données les plus récentes, le secteur de l’intermédiation en
assurance est florissant avec 293 sociétés de courtage et plus de 2 300 agents généraux
et mandataires opérant sur le territoire national. Ces professionnels sont soumis à une
réglementation stricte qui garantit la protection des consommateurs et la stabilité du
marché assurantiel ivoirien, tout en favorisant l’accès aux produits d’assurance pour une
population de plus en plus consciente des risques.
1.3 Cadre opérationnel
1.3.1 Produits et services
La Côte d’Ivoire se distingue par sa richesse en produits locaux et ses initiatives
visant à renforcer son économie par l’exportation. Les efforts pour labelliser des produits
agricoles et développer des marques locales témoignent d’un engagement vers l’innovation
et la qualité.
Les compagnies d’assurance en Côte d’Ivoire proposent une gamme diversifiée de pro-
duits. Ils peuvent être regroupés en trois catégories principales :
• Assurances Vie : Contrats de prévoyance, épargne-retraite, et assurance décès
pour garantir un capital ou une rente complémentaire aux bénéficiaires.
• Assurances Non-Vie :
– Assurance automobile (tiers simple, tous risques)
– Multirisque habitation (protection contre incendies, vols, dégâts des eaux)
– Assurance responsabilité civile (dommages matériels ou corporels causés à au-
trui)
– Assurances santé et accidents corporels
6
1.3. CADRE OPÉRATIONNEL CHAPITRE 1. VUE D’ENSEMBLE
– Assurances transport pour marchandises et véhicules
• Produits spécialisés : Assurance construction, assurance plantation (contre sé-
cheresse ou inondation), et couverture des risques liés aux industries pétrolières et
gazières.
En 2023, la branche non-vie a généré un chiffre d’affaires de 349 milliards FCFA,
représentant 58, 3% du marché, tandis que la branche vie a contribué à hauteur de 250
milliards FCFA, soit 41, 7%.
Type d’assurance Nombre de sociétés Part du marché
Assurance non-vie 19 >60%
Assurance vie 12 <40%
Table 1.1 – Répartition des sociétés d’assurance en Côte d’Ivoire
Figure 1.1 – Répartition du chiffre d’affaires par type d’assurance
1.3.2 Régulation et surveillance
1.3.2.1 Cadre réglementaire
Le secteur est régi par le Code des assurances des États membres de la Conférence
Interafricaine des Marchés d’Assurance (CIMA). Ce cadre juridique harmonisé établit les
règles relatives à la constitution, à l’organisation, au fonctionnement et au contrôle des
acteurs du marché.
1.3.2.2 Autorités de contrôle
Le marché des assurances en Côte d’Ivoire est principalement régulé par les autorités
suivantes :
• La Direction des Assurances (Trésor public) : Elle supervise les agréments des
compagnies, veille au respect des réglementations, et oriente les fonds collectés dans
l’intérêt des assurés.
• La Commission Régionale de Contrôle des Assurances (CRCA) : Chargée
de surveiller les activités au niveau sous-régional.
• Associations professionnelles comme l’Association des Sociétés d’Assurances de
Côte d’Ivoire (ASACI), qui joue un rôle clé dans la coordination du secteur.
7
1.3. CADRE OPÉRATIONNEL CHAPITRE 1. VUE D’ENSEMBLE
1.3.3 Analyse du chiffre d’affaires
1.3.4 Évolution du chiffre d’affaires
Le marché ivoirien de l’assurance a connu une croissance notable, avec un chiffre d’af-
faires global atteignant 600 milliards FCFA en 2023, soit une augmentation de 15,1% par
rapport à l’année précédente. Cette progression est attribuée à une économie dynamique
et à des réformes réglementaires efficaces.
Table 1.2 – Évolution du chiffre d’affaires (2021-2024)
Année Chiffre d’affaires (Milliards FCFA) Croissance (%)
2021 462 –
2022 527 14,1%
2023 600 15,1%
2024 650 (estimé) 8,3%
1.3.5 Répartition du marché en 2023
La répartition du marché montre une prédominance des assurances non-vie, bien que
les assurances vie gagnent progressivement du terrain.
Table 1.3 – Répartition du marché (2024)
Segment Pourcentage Valeur (Milliards FCFA)
Assurance Non-Vie 58,3% 349
Assurance Vie 41,7% 250
Total 100% 600
1.3.6 Indicateurs clés de performance
• Taux de pénétration (2024) : 1,27% du PIB
• Chiffre d’affaires premier semestre 2023 : 340 milliards FCFA (+18% par
rapport à 2022)
• Principaux segments Non-Vie : Automobile et Santé
Au premier semestre 2023, le chiffre d’affaires s’élevait déjà à 340 milliards FCFA, soit
une augmentation de 18% par rapport à la même période en 2022. Cette croissance a
été soutenue par la digitalisation de certains services comme les attestations d’assurance
automobile.
8
1.4. PORTEFEUILLE D’INVESTISSEMENT CHAPITRE 1. VUE D’ENSEMBLE
1.4 Portefeuille d’investissement
1.4.1 Notion de portefeuille
Dans le secteur financier, le portefeuille est un concept clé qui désigne un ensemble
d’actifs financiers regroupés et gérés en fonction d’objectifs spécifiques. Il constitue l’outil
principal que les investisseurs, qu’ils soient particuliers ou institutionnels, utilisent pour
structurer leurs avoirs afin d’atteindre un équilibre optimal entre rendement et risque.
L’analyse des différentes dimensions du portefeuille met en lumière la richesse de ses
aspects, incluant sa définition, sa composition, les méthodes de gestion, les théories sous-
jacentes, ainsi que les stratégies de diversification destinées à maximiser sa performance.
Un portefeuille représente l’ensemble des actifs financiers détenus par un investisseur.
Un investisseur est une personne physique ou morale (entreprise, fonds, État) qui place
des capitaux dans des actifs pour obtenir un rendement futur. Le profil de l’investisseur
en assurance représente un élément fondamental dans la compréhension du marché assu-
rantiel ivoirien et des comportements d’investissement qui y sont associés. Cette analyse
explore les caractéristiques, les déterminants et les évolutions des profils d’investisseurs
dans le contexte spécifique du secteur de l’assurance en Côte d’Ivoire, un marché en pleine
expansion au sein d’une économie dynamique.
Le profil investisseur constitue une composante essentielle de la connaissance client
dans le domaine de l’assurance, particulièrement pour les produits comportant un volet
d’investissement. Il permet aux conseillers financiers et aux compagnies d’assurance de
déterminer avec précision la situation personnelle et financière du client, ses objectifs d’in-
vestissement, son horizon de placement et sa tolérance au risque, ainsi que ses connais-
sances en matière de placement. Cette évaluation multidimensionnelle va bien au-delà
d’un simple formulaire à remplir et nécessite généralement une exploration approfondie à
travers des questions additionnelles pour acquérir une connaissance adéquate du client.
La détermination du profil investisseur représente la pierre angulaire pour établir la
pertinence et la convenance des recommandations de placement dans le contexte assu-
rantiel. Le conseiller doit systématiquement s’assurer que le produit proposé correspond
réellement aux besoins et aux capacités du client, tout en tenant compte du fait que les
perceptions qu’un client a de lui-même peuvent parfois être erronées. Par exemple, un
client peut affirmer comprendre le rapport entre risque et rendement sans pour autant
être véritablement disposé à assumer les risques correspondants.
1.4.2 Constitution d’un portefeuille
Établir des objectifs financiers clairs est une étape essentielle pour élaborer un porte-
feuille d’investissement performant aux compagnies d’assurance. Dans un environnement
économique caractérisé par des taux d’intérêt instables, une volatilité accrue des primes
9
1.4. PORTEFEUILLE D’INVESTISSEMENT CHAPITRE 1. VUE D’ENSEMBLE
de risque et une inflation en hausse, les assureurs sont confrontés à des défis complexes qui
requièrent une optimisation stratégique de leurs investissements. Cette complexité crois-
sante pousse de nombreux assureurs à adopter des approches plus raffinées pour maximiser
leurs rendements, renforcer leur surplus et gérer leurs risques de manière intégrée. Une
expertise adéquate, des opérations efficaces et une exécution soignée du programme d’in-
vestissement peuvent non seulement augmenter la valeur de l’entreprise d’assurance, mais
également lui offrir un avantage concurrentiel notoire sur le marché.
1.4.2.1 Accumulation de capital
Objectif : Augmenter son capital initial sur une période donnée.
Stratégie : Investir dans des actions, des ETF, l’immobilier ou des startups avec
une vision à long terme. Les actions et les ETF, en particulier, permettent de diversifier
les investissements tout en profitant de la croissance du marché. Par exemple, investir
dans un ETF comme le MSCI World offre une exposition à un large éventail d’actions
internationales, ce qui peut augmenter le capital au fil du temps grâce à l’appréciation
des actifs et aux dividendes.
1.4.2.2 Générer des revenus passifs
Objectif : Avoir des flux de trésorerie réguliers pour couvrir ses dépenses.
Stratégie : Investir dans des dividendes, obligations, immobilier locatif ou business
automatisé. Les actions à dividendes et les ETF versant des dividendes sont des moyens
efficaces pour générer un revenu passif. Par exemple, investir dans des entreprises comme
Stellantis ou Schneider Electric permet de percevoir des dividendes réguliers, qui peuvent
être réinvestis pour accroître le capital.
1.4.2.3 Protection du capital
Objectif : Minimiser les risques et préserver le capital tout en le faisant croître.
Stratégie : Diversification et allocation d’actifs. En investissant dans différents types
d’actifs (actions, obligations, immobilier), on peut réduire le risque global du portefeuille.
Les obligations d’État et l’or sont souvent considérés comme des placements sécurisés qui
aident à protéger le capital.
1.4.2.4 Indépendance financière
Objectif : Atteindre un seuil où les investissements couvrent le coût de la vie.
Stratégie : Maximiser les revenus passifs tout en minimisant les dépenses inutiles.
Cela implique souvent d’accumuler suffisamment d’actifs générateurs de revenus pour
couvrir les dépenses mensuelles sans avoir besoin d’un emploi traditionnel.
10
1.4. PORTEFEUILLE D’INVESTISSEMENT CHAPITRE 1. VUE D’ENSEMBLE
1.4.2.5 Optimisation fiscale
Objectif : Réduire la charge fiscale liée aux investissements.
Stratégie : Utiliser des enveloppes fiscales avantageuses comme le PEA (Plan d’Épargne
en Actions) ou l’assurance-vie. Ces outils permettent de bénéficier d’une fiscalité réduite
sur les gains réalisés, ce qui peut augmenter le rendement net des investissements.
Ces stratégies peuvent être combinées pour créer un plan d’investissement solide qui
répond à vos objectifs financiers spécifiques. Si vous avez un objectif précis en tête ou si
vous cherchez des conseils supplémentaires pour élaborer un plan d’investissement per-
sonnalisé, il serait judicieux de consulter un conseiller financier.
1.4.3 Évaluation du rapport au risque
L’évaluation du rapport au risque est un processus essentiel dans la gestion des risques,
permettant d’identifier, d’analyser et d’évaluer les dangers potentiels auxquels une orga-
nisation peut être confrontée. Ce processus est généralement structuré en plusieurs étapes
clés, qui peuvent être itératives et adaptées aux besoins spécifiques de chaque organisation.
L’évaluation du rapport au risque est un processus essentiel dans la gestion des risques,
permettant d’identifier, d’analyser et d’évaluer les dangers potentiels auxquels une orga-
nisation peut être confrontée. Ce processus est généralement structuré en plusieurs étapes
clés, qui peuvent être itératives et adaptées aux besoins spécifiques de chaque organisation.
1.4.3.1 Étapes de l’évaluation des risques
1. Identification des risques : Cette première étape consiste à repérer les dangers po-
tentiels qui pourraient nuire aux personnes, aux biens ou à l’environnement. Cela
peut inclure des événements ou des circonstances initiales, ainsi que des facteurs
atténuants.
2. Analyse des risques : Une fois les risques identifiés, il est crucial d’analyser leur
nature et leur fréquence, ainsi que les conséquences potentielles. Cela peut impliquer
des méthodes quantitatives ou qualitatives pour évaluer le niveau de risque.
3. Évaluation des risques : Cette étape consiste à émettre un jugement sur le caractère
acceptable des risques identifiés. Cela implique souvent l’utilisation de matrices de
décision qui combinent la probabilité d’occurrence d’un événement avec la gravité
de ses conséquences.
11
1.4. PORTEFEUILLE D’INVESTISSEMENT CHAPITRE 1. VUE D’ENSEMBLE
1.4.3.2 Outils et techniques utilisés
• Matrice de risque : Cet outil permet de mesurer le niveau de risque en fonction
de la gravité des conséquences et de la probabilité d’occurrence. Les entreprises
peuvent ainsi hiérarchiser les risques et déterminer ceux qui nécessitent une attention
particulière.
• Évaluation dynamique des risques : Cela implique une évaluation continue
en temps réel, particulièrement utile dans des situations changeantes, comme lors
d’interventions d’urgence.
• Évaluation basée sur les menaces : Cette approche examine les conditions qui
engendrent les risques, permettant ainsi une analyse plus ciblée.
1.4.3.3 Importance de l’évaluation des risques
L’évaluation des risques est cruciale pour la mise en place de mesures préventives et
correctives efficaces. Sans une compréhension approfondie des risques, il est difficile pour
une organisation de prendre des décisions éclairées concernant la gestion et le traitement
des dangers identifiés. Cela permet non seulement de protéger les employés et les actifs,
mais aussi d’assurer la conformité réglementaire et d’améliorer la résilience organisation-
nelle face aux crises.
1.4.4 Diversification des produits d’actifs
La diversification peut sembler être un mot à la mode dans le domaine financier, mais
elle est essentielle à la constitution d’un portefeuille d’investissement sain et résilient. Au
lieu de mettre tous ses œufs dans le même panier, la diversification consiste à répartir ses
investissements entre différentes catégories d’actifs afin d’atténuer les risques et d’amélio-
rer le rendement global. La diversification des placements est particulièrement importante
pour les propriétaires d’entreprises et les professionnels comme les dentistes. Il peut être
tentant de consacrer toutes ses ressources financières au développement de son entreprise
et à l’avancement de sa carrière, mais cela peut vous exposer à des risques et mettre en
péril vos objectifs financiers personnels.
La diversification commence par une bonne compréhension de vos options d’inves-
tissement. Les investisseurs particuliers ont accès à une variété de classes d’actifs pour
construire un portefeuille d’investissement diversifié. Voici quelques-unes des principales
classes d’actifs sur le marché :
12
1.4. PORTEFEUILLE D’INVESTISSEMENT CHAPITRE 1. VUE D’ENSEMBLE
2gray !20white
gray !40 Classe Description Potentiel Risques
d’actifs
Actions Parts de sociétés Croissance Volatilité et risque de
cotées en bourse. significative et perte.
dividendes réguliers.
Investissement Titres de créance à Sécurité relative et Risque de défaut et
à revenu fixe taux et échéance fixes revenus stables. sensibilité aux taux
(obligations) émis par des d’intérêt.
gouvernements,
municipalités ou
sociétés.
Immobilier Possession de biens Revenus locatifs et Illiquidité, coûts
résidentiels ou appréciation de la d’entretien et
commerciaux, ou valeur. fluctuations du
investissement via des marché immobilier.
FPI.
Marchandises Biens physiques ou Diversification et Volatilité élevée et
matières premières protection contre sensibilité aux
(or, pétrole, produits l’inflation. facteurs géopolitiques
agricoles, etc.). et climatiques.
Devises Investissement dans Opportunités de gains Risque de change et
étrangères des monnaies liées aux fluctuations volatilité des marchés
étrangères. des taux de change. financiers
internationaux.
Liquidités Détention de Sécurité et Rendements faibles,
liquidités ou accessibilité pour les risque d’érosion du
d’équivalents (CPG, besoins à court terme. pouvoir d’achat avec
fonds du marché l’inflation.
monétaire).
Table 1.4 – Résumé des classes d’actifs et de leurs caractéristiques
1.4.5 Sélection des véhicules d’investissement
Lorsqu’il s’agit d’investir, choisir le bon véhicule d’investissement est crucial pour
maximiser les intérêts cumulés et réaliser des gains à long terme. Avec autant d’options
différentes disponibles, il peut être difficile de décider laquelle choisir. Mais n’ayez crainte,
car nous explorons les facteurs à prendre en compte lors de la sélection d’un véhicule
d’investissement.
Avant tout, il est important de tenir compte de vos objectifs d’investissement, de
votre horizon temporel et de votre tolérance au risque. Cherchez-vous à investir à court
ou à long terme ? Êtes-vous à l’aise avec un niveau de risque élevé ou préférez-vous une
approche plus conservatrice ? Ces questions vous aideront à vous guider vers le véhicule
d’investissement approprié.
13
1.4. PORTEFEUILLE D’INVESTISSEMENT CHAPITRE 1. VUE D’ENSEMBLE
1.4.5.1 Obligations
Les obligations sont des titres de créance qui paient un taux d’intérêt fixe sur une
période de temps déterminée. Ils sont considérés comme une option d’investissement plus
conservatrice, car ils sont généralement moins risqués que les actions. Les obligations
peuvent constituer un bon choix pour les investisseurs qui recherchent un flux de revenus
constant et sont prêts à accepter un taux de rendement inférieur.
1.4.5.2 Actions
Les actions représentent la propriété d’une entreprise et offrent aux investisseurs un
potentiel de croissance et d’appréciation du capital. Ils sont considérés comme une option
d’investissement plus agressive, car ils sont généralement plus volatils que les obligations.
Les actions peuvent constituer un bon choix pour les investisseurs prêts à assumer un
niveau de risque plus élevé en échange d’un potentiel de rendement plus élevé.
1.4.5.3 Fonds communs de placement
Les fonds communs de placement sont des portefeuilles d’investissement gérés par des
professionnels qui mettent en commun l’argent de nombreux investisseurs pour acheter
une combinaison diversifiée d’actions, d’obligations ou d’autres titres. Ils constituent une
option d’investissement populaire pour ceux qui souhaitent profiter de la diversification
et d’une gestion professionnelle, mais qui n’ont peut-être pas le temps ni l’expertise né-
cessaires pour gérer leur propre portefeuille.
1.4.5.4 Fonds négociés en bourse (E)
Les ETF sont similaires aux fonds communs de placement dans la mesure où ils dé-
tiennent un panier de titres, mais ils se négocient comme une action en bourse. Les FNB
peuvent constituer un bon choix pour les investisseurs qui souhaitent la diversification
d’un fonds commun de placement avec la flexibilité d’une action.
1.4.5.5 Immobilier
Investir dans l’immobilier peut offrir aux investisseurs un potentiel de revenus locatifs
et d’appréciation du capital. L’immobilier peut être un bon choix pour les investisseurs
qui recherchent un actif tangible qu’ils peuvent voir et toucher.
Choisir le bon véhicule d’investissement est une étape essentielle pour maximiser les
intérêts cumulatifs et réaliser des gains à long terme. En tenant compte de vos objectifs
de placement, de votre horizon temporel et de votre tolérance au risque, vous pouvez
sélectionner le véhicule de placement approprié qui correspond à vos besoins et à vos
objectifs.
14
1.4. PORTEFEUILLE D’INVESTISSEMENT CHAPITRE 1. VUE D’ENSEMBLE
1.4.6 Suivi et ajustement du portefeuille
Le suivi de portefeuille consiste à surveiller un ensemble d’actifs financiers tels que les
actions, les obligations, les fonds communs de placement et les ETF. L’objectif principal
est d’atteindre des buts d’investissement tout en s’ajustant rapidement aux variations du
marché et à l’évolution de la situation financière de l’investisseur. Une gestion d’actifs
efficace repose sur une analyse régulière pour adapter le portefeuille, assurant ainsi que
les investissements correspondent aux besoins et priorités du client.
La régularité du suivi des portefeuilles est essentielle pour réussir ses investissements.
Un contrôle fréquent permet d’identifier les tendances nouvelles et d’évaluer la perfor-
mance des actifs. Les investisseurs peuvent ainsi agir rapidement, que ce soit pour vendre
des actifs moins performants ou pour intégrer de nouvelles opportunités d’investissement.
Un suivi attentif favorise également la diversification, ce qui aide à diminuer les risques
et à augmenter le potentiel de rendement.
Aperçu du suivi de portefeuille Aspects clés
Surveillance des actifs Analyse continue des performances
Objectifs d’investissement Alignement avec les priorités des
investisseurs
Réactions aux fluctuations du marché Ajustements proactifs du portefeuille
Stratégies de diversification Minimisation des risques et
maximisation des rendements
15
Chapitre 2
Optimisation du portefeuille
2.1 Notions de bases
2.1.1 Fondements théoriques
En tant qu’investisseurs, nous souhaitons tous maximiser nos rendements, mais la
question est : comment pouvons-nous y parvenir ? L’optimisation du portefeuille est un
aspect crucial de la gestion des investissements qui vise à maximiser les rendements tout
en minimisant les risques. Dans cette section, nous aborderons les bases de l’optimisation
de portefeuille et la manière dont elle peut aider les investisseurs à atteindre leurs objectifs
financiers.
2.1.1.1 Concept d’optimisation
L’optimisation de portefeuille est le processus de construction d’un portefeuille d’actifs
qui maximise les rendements tout en minimisant les risques. L’objectif est de trouver la
combinaison optimale d’actifs qui offre le rendement attendu le plus élevé pour un niveau
de risque donné. Cela implique d’analyser divers facteurs tels que l’allocation d’actifs, la
diversification et la gestion des risques. L’optimisation de portefeuille : un élément clé de
la stratégie d’investissement
L’optimisation du portefeuille constitue un pilier fondamental dans la gestion d’in-
vestissements efficace. Elle permet aux investisseurs de structurer leurs placements de
manière rationnelle et méthodique, avec plusieurs avantages majeurs :
Prise de décision éclairée : En s’appuyant sur des données et des analyses quantitatives,
les investisseurs peuvent allouer leurs capitaux de façon plus stratégique.
Équilibre rendement-risque optimal : L’optimisation aide à identifier la combinaison
d’actifs qui maximise les rendements attendus pour un niveau de risque donné.
Diversification efficiente : Plutôt qu’une simple répartition des actifs, l’optimisation
permet d’atteindre une diversification calculée qui réduit la volatilité globale du porte-
16
2.1. NOTIONS DE BASES CHAPITRE 2. OPTIMISATION
feuille.
Alignement avec les objectifs : Elle permet d’adapter la structure du portefeuille aux
horizons temporels, à la tolérance au risque et aux objectifs financiers spécifiques de
l’investisseur.
2.1.1.2 Importance dans le secteur assurantiel
L’optimisation du portefeuille est très importante car elle permet aux investisseurs de
prendre des décisions éclairées concernant leurs investissements. En optimisant leur por-
tefeuille, les investisseurs peuvent atteindre leurs objectifs financiers tout en minimisant le
risque de perte. Cela aide également les investisseurs à diversifier leur portefeuille, ce qui
peut réduire le risque global de leurs investissements. Comment s’effectue l’optimisation du
portefeuille d’investissement dans les compagnies d’assurance en Côte d’Ivoire ? L’optimi-
sation d’un portefeuille se fait grâce à une analyse quantitative, qui implique l’utilisation
de modèles mathématiques pour analyser divers facteurs d’investissement. Ces modèles
prennent en compte des facteurs tels que le rendement attendu, la volatilité, la corrélation
et la liquidité. L’analyse aide l’investisseur à identifier la combinaison optimale d’actifs
qui fournira les rendements attendus les plus élevés pour un niveau de risque donné.
L’optimisation est un concept clé dans le domaine des mathématiques et de l’ingénierie.
C’est le processus consistant à trouver la meilleure solution ou la valeur optimale pour un
problème donné. Dans le contexte de la technique des moindres carrés, l’optimisation est
utilisée pour minimiser la somme des erreurs quadratiques entre les données observées et
les prédictions du modèle. En comprenant le concept d’optimisation, nous pouvons maxi-
miser la précision de notre modèle et améliorer nos prédictions. 1. Types de techniques
d’optimisation Il existe plusieurs types de techniques d’optimisation qui peuvent être uti-
lisées dans la méthode des moindres carrés. Ceux-ci incluent la descente de gradient, la
méthode de Newton et l’algorithme de Levenberg-Marquardt. La descente de gradient
est une technique populaire qui consiste à ajuster de manière itérative les paramètres du
modèle dans la direction de la descente la plus raide de la fonction d’erreur. La méthode
de Newton est une technique plus complexe qui consiste à calculer la matrice de Hesse
pour trouver la solution optimale. L’algorithme de Levenberg-Marquardt est un hybride
de ces deux techniques et est souvent utilisé dans les problèmes des moindres carrés non
linéaires. 2. Avantages de l’optimisation L’optimisation est essentielle dans la méthode des
moindres carrés car elle permet de minimiser l’erreur entre les prédictions du modèle et les
données observées. Cela se traduit par des prédictions plus précises et de meilleures per-
formances du modèle. En optimisant les paramètres du modèle, nous pouvons également
réduire le risque de surajustement, qui se produit lorsque le modèle est trop complexe et
17
2.1. NOTIONS DE BASES CHAPITRE 2. OPTIMISATION
s’adapte au bruit des données plutôt qu’au modèle sous-jacent. 3. Défis de l’optimisation
L’optimisation peut être difficile car elle nécessite une bonne compréhension du problème
et des données sous-jacentes. Choisir la bonne technique d’optimisation est également
important, car différentes techniques peuvent être plus efficaces pour différents types de
problèmes. De plus, l’optimisation peut être coûteuse en termes de calcul, en particulier
pour les grands ensembles de données ou les modèles complexes. 4. Meilleures pratiques
d’optimisation Pour garantir que l’optimisation soit efficace, plusieurs bonnes pratiques
doivent être suivies. Il s’agit notamment de commencer par une bonne estimation initiale
des paramètres du modèle, d’utiliser une mise échelle appropriée pour les variables et
de surveiller la convergence de l’algorithme d’optimisation. Il est également important
de valider le modèle à l’aide de données indépendantes et de considérer les compromis
entre complexité et précision du modèle. 5. Exemple d’optimisation par moindres carrés
Pour illustrer le concept d’optimisation dans la méthode des moindres carrés, considé-
rons un simple problème de régression linéaire. Supposons que nous ayons un ensemble
de données de 10 observations et que nous souhaitions ajuster une ligne aux données.
La solution des moindres carrés consiste à minimiser la somme des erreurs quadratiques
entre les données observées et la droite. Cela peut être fait en utilisant la technique de
descente de gradient, qui consiste à ajuster de manière itérative la pente et l’interception
de la ligne jusqu’à ce que l’erreur soit minimisée. En optimisant les paramètres de ligne,
nous pouvons améliorer la précision de nos prévisions et prendre de meilleures décisions
basées sur les données. Comprendre le concept d’optimisation est crucial dans la méthode
des moindres carrés. En choisissant la bonne technique d’optimisation et en suivant les
meilleures pratiques, nous pouvons améliorer la précision de notre modèle et faire de
meilleures prédictions basées sur les données. Bien que l’optimisation puisse être difficile,
elle constitue un outil essentiel pour maximiser la précision et minimiser les erreurs dans
la méthode des moindres carrés. Dividendes élevés sur les Bourses Africaines : La clé pour
optimiser votre portefeuille d’investissements en Afrique Les investisseurs sont toujours à
la recherche de moyens pour optimiser leurs portefeuilles et maximiser leurs rendements.
L’une des techniques les plus efficaces consiste à tirer parti des rendements sur dividendes,
en particulier sur les Bourses Africaines. Dans cet article, nous allons explorer cette stra-
tégie d’optimisation de portefeuille, en examinant ses avantages, ses risques potentiels et
comment la plateforme d’investissement Daba peut vous aider à mettre en œuvre cette
technique. Qu’est-ce que l’optimisation de portefeuille par les dividendes ? L’optimisation
de portefeuille par les dividendes consiste à investir dans des actions d’entreprises qui
versent régulièrement des dividendes élevés. Le rendement sur dividendes est le rapport
entre le dividende annuel par action et le prix de l’action. Plus le rendement est élevé,
18
2.1. NOTIONS DE BASES CHAPITRE 2. OPTIMISATION
plus l’investisseur reçoit de revenus passifs. Avantages de cette stratégie 1. Génération de
revenus passifs : Les dividendes fournissent un flux de trésorerie régulier, permettant aux
investisseurs de bénéficier d’un revenu passif en plus des plus-values potentielles. 2. Stabi-
lité : Les entreprises qui versent régulièrement des dividendes sont souvent bien établies et
financièrement stables, offrant une certaine sécurité aux investisseurs. 3. Protection contre
la volatilité du marché : Les actions à dividendes élevés peuvent aider à atténuer les effets
de la volatilité du marché, les revenus de dividendes compensant les éventuelles baisses
de cours. Risques potentiels 1. Réduction ou suspension des dividendes : Les entreprises
peuvent décider de réduire ou de suspendre leurs versements de dividendes en fonction
de leurs performances financières ou de leur stratégie. 2. Manque de croissance : Les en-
treprises versant des dividendes élevés peuvent avoir moins de ressources à consacrer à
leur croissance, limitant leur potentiel d’appréciation du cours de l’action. 3. Prix élevés
des actions : Les sociétés qui versent régulièrement des dividendes élevés peuvent voir le
cours de leurs actions augmenter rapidement, ce qui peut modifier le rendement pour les
investisseurs qui achètent ces actions à des cours plus élevés. Exemple sur la BRVM
Prenons l’exemple de BOA Bénin, cotée sur la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières
(BRVM). En mai 2024, BOA Bénin devrait verser un dividende de 706 FCFA par action,
soit un rendement sur dividendes de 10,17%. En investissant dans cette action avant la
date de détachement du coupon (23/05/2024), vous pouvez bénéficier de ce rendement
attractif et optimiser votre portefeuille. Pour plus d’exemples, veuillez lire ce document
Comment Daba peut vous aider
La plateforme d’investissement Daba simplifie l’accès aux opportunités d’investisse-
ment sur les Bourses Africaines, y compris la BRVM. Avec Daba, vous pouvez facilement
rechercher et investir dans des actions à dividendes élevés, tout en bénéficiant d’outils et
de ressources pour prendre des décisions éclairées. Pour en savoir plus sur l’investissement
en Bourse sur Daba, rendez vous sur la plateforme Daba https ://daba.finance/app Nous
vous invitons a consultez notre guide complet sur l’investissement en Bourse sur Daba
disponible ici. L’optimisation de portefeuille par les dividendes est une stratégie puissante
pour les investisseurs cherchant à générer des revenus passifs et à potentiellement atté-
nuer les risques sur les Bourses Africaines. En utilisant la plateforme Daba, vous pouvez
tirer parti de cette technique et accéder à des opportunités d’investissement attractives.
Commencez dès maintenant à optimiser votre portefeuille et à vous construire un avenir
financier plus solide sur le continent Africain.
19
2.1. NOTIONS DE BASES CHAPITRE 2. OPTIMISATION
2.1.2 Méthodes et modèles d’optimisation
2.1.2.1 Théorie moderne du portefeuille de Markowitz
2.1.2.2 Modèle CAPM pour l’évaluation des actifs
2.1.2.3 Approches VaR et CVaR pour la gestion des risques
2.1.2.4 Indicateurs de performance
L’évaluation d’un portefeuille vise plusieurs objectifs clés :
• Mesurer la performance : Cela permet d’évaluer si le portefeuille génère un
rendement satisfaisant au regard du risque pris.
• Comparer différents portefeuilles : Comparer des portefeuilles avec des carac-
téristiques similaires ou différentes pour sélectionner la meilleure option.
• Suivi et ajustement : Permet de suivre l’évolution du portefeuille et d’ajuster la
stratégie d’investissement en fonction des objectifs à long terme.
• Gestion du risque : Identifier et gérer les risques associés à un portefeuille, en
veillant à ce qu’ils soient conformes aux attentes de l’investisseur.
2.1.2.5 La mesure de Sharpe
La mesure de Sharpe est un indicateur financier qui permet d’évaluer la rentabilité
d’un investissement par rapport à son risque. Elle est calculée en soustrayant le taux de
rendement sans risque du rendement de l’actif, puis en divisant le résultat par l’écart-type
des rendements de l’actif (une mesure de la volatilité).
Formule de la mesure de Sharpe :
Rp − Rf
S=
σp
Où :
• S est la mesure de Sharpe,
• Rp est le rendement du portefeuille,
• Rf est le taux de rendement sans risque,
• σp est l’écart-type des rendements du portefeuille (volatilité).
20
2.1. NOTIONS DE BASES CHAPITRE 2. OPTIMISATION
Exercice 1 : Calcul de la mesure de Sharpe
Réponse : La mesure de Sharpe du portefeuille est de 0,60.
Exercice 2 : Comparaison de portefeuilles
Énoncé : On vous donne les informations suivantes sur deux portefeuilles d’investisse-
ment, A et B :
• Détails des rendements et volatilités pour les portefeuilles A et B.
Exercice 3 : Impact du rendement sans risque
Énoncé : On vous donne les informations suivantes pour un portefeuille d’investisse-
ment :
• Rendement du portefeuille Rp = 10%,
• Volatilité σp = 15%,
• Scénario 1 : Le rendement sans risque Rf = 5%,
• Scénario 2 : Le rendement sans risque Rf = 7%.
Calcul de la mesure de Sharpe :
• Pour le scénario 1 :
10% − 5% 5%
S1 = = = 0, 33
15% 15%
• Pour le scénario 2 :
10% − 7% 3%
S2 = = = 0, 20
15% 15%
Cela montre que lorsque le rendement sans risque augmente de 5% à 7%, la mesure de
Sharpe du portefeuille baisse de 0,33 à 0,20, ce qui montre l’impact du rendement sans
risque sur la rentabilité ajustée du portefeuille.
2.1.2.6 La mesure de Treynor
La mesure de Treynor (ou indice de Treynor) est un autre indicateur utilisé pour
évaluer la performance d’un investissement ou d’un portefeuille. Contrairement à la mesure
de Sharpe, elle mesure la rentabilité par rapport au risque systématique (non diversifiable),
c’est-à-dire au risque de marché, et non pas à la volatilité totale.
Formule de la mesure de Treynor :
Rp − Rf
T =
βp
21
2.1. NOTIONS DE BASES CHAPITRE 2. OPTIMISATION
Où :
• T est la mesure de Treynor,
• Rp est le rendement du portefeuille,
• Rf est le taux de rendement sans risque,
• βp est le coefficient bêta du portefeuille (une mesure de la sensibilité du portefeuille
aux fluctuations du marché).
Calcul de la mesure de Treynor
• Pour le portefeuille A : Rp = 10%, Rf = 5%, βA = 1.2,
• Pour le portefeuille B : Rp = 12%, Rf = 5%, βB = 1.5.
Calcul de la mesure de Treynor :
• Pour le portefeuille A :
10% − 5% 5%
TA = = = 4, 17%
1.2 1.2
• Pour le portefeuille B :
12% − 5% 7%
TB = = = 4, 67%
1.5 1.5
Ainsi, le portefeuille B a un indice de Treynor plus élevé, ce qui indique qu’il est plus
performant en termes de rentabilité ajustée au risque systématique.
22
Chapitre 3
Étude empirique et
recommandations
3.1 Méthodologie de l’étude
3.1.1 Présentation de l’approche
3.1.2 Collecte et traitement des données financières
3.1.3 Application des modèles d’optimisation
3.2 Analyse et recommandations
3.2.1 Interprétation des résultats
3.2.2 Recommandations pour l’optimisation
3.2.2.1 Allocation optimale des actifs
3.2.2.2 Stratégies d’investissement
3.2.3 Perspectives d’amélioration
23