TP TS202
TP TS202
2023-2024
Rémi Giraud
[Link]@[Link]
Cornelia Vacar
[Link]@[Link]
1
TS202 - TP Traitement Numérique du Signal ENSEIRB-MATMECA
2 UTILISATION DE LA TFD 8
2.1 TFD et Fenêtrage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
2.1.1 TFD d’une sinusoı̈de . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2.1.2 Effet du fenêtrage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2.2 Analyse de signaux sonores . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
2.2.1 Synthèse de note . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
2.2.2 Analyse fréquentielle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
2.2.3 Synthèse d’une mélodie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
2.2.4 Analyse temps/fréquence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
2.2.5 Bonus : Séparation de sources - Filtrage dans l’espace fréquentiel . . . . 12
3 FILTRAGE LINÉAIRE 13
3.1 Rappels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
3.2 Effet fréquentiel du filtrage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
3.3 Signal de parole bruité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
3.3.1 Débruitage par filtrage sélectif . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
3.3.2 Bonus : Sélectivité du filtrage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
5 ANNEXES 22
5.1 Notion de bruit blanc gaussien . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
5.2 Débruitage d’un signal de parole . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
5.2.1 Caractérisation des voyelles et notions de formants . . . . . . . . . . . . 23
5.2.2 La fréquence fondamentale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
5.2.3 Bilan . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
5.2.4 Sur le rehaussement monovoie par atténuation spectrale à court terme . 25
5.3 Formulaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
5.4 Mémo Matlab . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
2
TS202 - TP Traitement Numérique du Signal ENSEIRB-MATMECA
INTRODUCTION
Au travers de ces séances de Travaux Pratiques, nous traitons des bases du traitement
numérique du signal et illustrons le cours de traitement numérique du signal.
3
TS202 - TP Traitement Numérique du Signal ENSEIRB-MATMECA
(
∞ si t = 0 R∞
δ(t) = avec −∞
δ(t)dt = 1
0 sinon
t
0
En découle :
( (
b
∞ si t = t0
Z
x(t0 ) si a<t<b
δ(t − t0 ) = et x(t)δ(t − t0 )dt =
0 sinon a 0 sinon
∞
X 1
IIIT (t) = δ(t − nT )
n=−∞
t
0
Ce peigne de Dirac peut également s’écrire comme :
∞
1 X
IIIT (t) = exp(j2πnt/T )
T n=−∞
avec
Z t0
1
cn = IIIT (t) exp(−j2πnt/T )dt
T −t0
Z T /2
1
= IIIT (t) exp(−j2πnt/T )dt
T −T /2
Z T /2
1 1 1
= δ(t) exp(−j2πnt/T )dt = exp(−j2πn0/T ) =
T −T /2 T T
4
TS202 - TP Traitement Numérique du Signal ENSEIRB-MATMECA
Dans la suite, étant donné que l’on ne manipulera que le signal discret, on notera x[n]
l’échantillon obtenu à l’instant t = nT e dans la mesure où cela ne prête pas à ambiguı̈té : les
valeurs du signal continu d’origine x(t) = x(nT e) seront toujours désignées avec t ou T e alors
que les valeurs du signal échantillonné x[n] se contenteront d’un indice entier n, m etc.
Z +f e/2
1
x[n] = Xe (f )exp (j2πf nT e) df (TFCDI)
fe −f e/2
5
TS202 - TP Traitement Numérique du Signal ENSEIRB-MATMECA
Démonstration :
Xe (f ) = T F C(xe (t))(f ) = T F C(x(t).IIIT e (t))(f )
Z ∞
= x(t).IIIT e (t) exp(−j2πf t)dt
−∞
Z ∞ +∞
X
= x(nT e)δ(t − nT e) exp(−j2πf t)dt
−∞ n=−∞
+∞
X Z ∞
= x(nT e) δ(t − nT e) exp(−j2πf t)dt
n=−∞ −∞
+∞
X
= x(nT e) exp(−j2πf nT e)
n=−∞
+∞
X
= x[n] exp(−j2πf nT e)
n=−∞
+∞
X
= x[n] exp(−j2πf n/f e)
n=−∞
Avec f e la fréquence d’échantillonnage (ou f s pour sampling) alors liée à cette période
d’échantillonnage selon : f e = 1/T e.
f
avec fr = et fr ∈ [−0.5, 0.5] ou [0, 1]
fe
Le calcul sur ordinateur d’une telle quantité est bien évidemment exclu car la série comporte
un nombre infini de termes et la fréquence varie continûment.
Concernant le premier point, on se restreint en pratique à un nombre d’échantillons fini
N qui peut être stocké dans la machine. Tous les autres échantillons sont supposés nuls : on
considère un signal à support temporel borné.
N
X −1
Xe (f ) = x[n]exp (−j2πfr n)
n=0
6
TS202 - TP Traitement Numérique du Signal ENSEIRB-MATMECA
N −1
X kn
X[k] = x[n]exp −j2π (TFD)
n=0
M
Le spectre étant périodique, on prendra k = [0, . . . , M − 1]. De la même façon que pour
le signal temporel, on pourra noter X[k] la transformée discrète, alors que X(f ) correspond à
la transformée continue. On a X T F D [k] = X T F C (f ) pour f = kfe /M . Les noms de variables
utilisés permettent de rendre non ambiguë la notation.
Si l’on attribue pour l’échantillonnage en fréquence autant de points que pour le signal
temporel (N = M ), la TFD est réversible. On a dans ce cas :
N −1
X kn
X[k] = x[n]exp −j2π (TFD réversible)
n=0
N
N −1
1 X kn
x[n] = X[k]exp j2π (TFDI)
N N
k=0
L’avantage de la TFD est que, de par sa structure, elle a permis de développer des al-
gorithmes rapides appelés Transformée de Fourier Rapide (TFR) ou Fast Fourier Transform
(FFT). La différence entre les deux est uniquement algorithmique ; la TFD et la TFR cal-
culent la même chose. Sous Matlab, la fonction utilisée pour calculer la TFD s’appelle ainsi
fft. Les algorithmes rapides utilisent les propriétés de afin d’éviter la redondance des calculs.
La complexité calculatoire de la méthode directe est de O(N 2 ) alors que l’approche rapide
présente une complexité en O(N log2 (N )).
7
TS202 - TP Traitement Numérique du Signal ENSEIRB-MATMECA
0 0
fmax f f
Spectre à support borné Spectre du signal
du signal s échantillonné
repliement du spectre
0 fmax f 0 f
2 UTILISATION DE LA TFD
2.1 TFD et Fenêtrage
1. Complétez le tableau suivant pour une fonction x(t) quelconque :
Temps continu et Temps discret et Temps discret et
fréquence continue fréquence continue fréquence discrète
Expression de
la transformée
de Fourier
Domaine de
fréquences
observables
8
TS202 - TP Traitement Numérique du Signal ENSEIRB-MATMECA
xw [n] = x[n].w[n]
avec w[n] une fenêtre de pondération (ou fenêtre temporelle) de valeur nulle en dehors de
l’intervalle d’observation [0, . . . , N − 1].
1. Indiquer quelle relation théorique existe entre les Transformées de Fourier Continues
X(f ), W (f ) et Xw (f ) des signaux discrets à support non bornés, x[n], w[n] et xw [n].
En déduire la relation entre les Transformées de Fourier Discrètes calculées sur les N
échantillons [0, . . . , N − 1] où la fenêtre est non nulle.
2. Définir un signal sinusoı̈dal de N = 256 échantillons, et de période 32 échantillons (donc
de fréquence réduite fx = 1/32 = 8/256). On supposera la fréquence d’échantillonnage
unitaire fe = 1, afin de travailler directement en fréquence réduite.
Quelle serait la TFCD théorique d’un tel signal s’il n’était pas limité (fenêtré) à
l’intervalle [0, . . . , N − 1] ?
3. Calculer et afficher la TFD du signal, calculé sur M = N = 256 points, puis M points
avec M >> N (par ex. M = 2048). Faire attention à l’échelle des fréquences.
Rappeler quelle est la TFD d’une fenêtre carrée de largeur N .
Expliquer l’allure du spectre dans chaque cas, à l’aide d’un graphique.
4. Modifier la fréquence de la sinusoı̈de à fx = 8.5/256. Observer le signal fenêtré et sa
TFD pour la fenêtre rectangulaire à M = N = 256 points. Puis M = 2048. Que peut-on
constater? Expliquer le phénomène.
9
TS202 - TP Traitement Numérique du Signal ENSEIRB-MATMECA
10
TS202 - TP Traitement Numérique du Signal ENSEIRB-MATMECA
Une telle analyse produit une TFD par trame, ce qui ne peut être facilement visualisé sous la
forme d’un simple graphe. Une solution consiste à associer un code couleur aux amplitudes du
module de la TFD, et à afficher l’ensemble des TFD sous la forme d’une image (spectrogram),
dans laquelle chaque colonne correspond au spectre d’une fenêtre du signal.
1. Regarder l’aide de la fonction spectrogram pour comprendre son fonctionnement.
2. Charger le signal de parole [Link], et afficher son spectrogramme :
Indiquer sur le spectrogramme les zones fréquentielles qui caractérisent la prononciation
des /z/. Indiquer approximativement les zones formantiques des voyelles prononcées.
(voir annexe ”Débruiter un signal de parole”).
3. Modifier le spectrogramme pour que la TFD soit calculée sur M = 128 points.
4. Tester la fonction spectrogram sur des mélodies créées avec la fonction create melody.
Qu’observe-t-on ?
Charger la mélodie melody [Link], et afficher son spectrogramme. Détecter les notes
et l’ordre joués.
11
TS202 - TP Traitement Numérique du Signal ENSEIRB-MATMECA
Il s’agit ici d’un filtrage linéaire vu dans le domaine fréquentiel, correspondant donc à une
multiplication de la transformée du signal avec la fonction de transfert du filtre.
1. Avec la fonction create melody, créer deux mélodies x1 et x2 d’une durée de 10 secondes,
échantillonnés à fe = 8000Hz et contenant des notes (au moins 4), pour x1 comprises
entre 50 et 71 et pour x2 comprises entre 72 et 90.
Écouter les signaux et visualiser leurs transformées de Fourier.
2. Créer le signal x = x1 + x2 .
Écouter le signal et visualiser sa transformée de Fourier.
Quelle fréquence de coupure fc peut-on utiliser pour séparer les deux signaux x1 et x2 ?
12
TS202 - TP Traitement Numérique du Signal ENSEIRB-MATMECA
3 FILTRAGE LINÉAIRE
Ce TP a pour objectif d’étudier la notion de filtre linéaire d’un point de vue fréquentiel. En
particulier, les notions suivantes sont abordées :
- Lien entre diagramme des pôles et zéros et réponse fréquentielle d’un filtre
- Caractérisation d’un filtre discret passe-haut, passe-bas
- Débruitage par élimination de fréquences
3.1 Rappels
On peut définir l’entrée discrète x[n] d’un filtre à partir d’un signal échantillonné. Après
une transformation T (.), représentant l’opération de filtrage, la sortie du filtrage est notée
y[n] = T (x[n]).
Le système est dit causal si la sortie à l’instant ne dépend que du passé ou du présent :
Dans le cas où la transformation dépend du futur, le système est dit anticausal.
L’expression d’un système linéaire invariant peut être définie comme suit :
+∞
X
y[n] = x[k]h[n − k]
k=−∞
Ce qui correspond au produit de convolution y[n] = x[n] ∗ h[n] avec h[n] la réponse impul-
sionnelle.
La réponse fréquentielle d’un filtre de fonction de transfert en Z H(z) est la TFC de la
réponse impulsionnelle h[n] considérée à la période d’échantillonnage Te :
+∞
X
H(f ) = h[n] exp (−j2πf nTe )
n=−∞
Cette réponse H(f ) est périodique de période fréquentielle fe (à cause de l’échantillonnage
à fréquence fe ), et correspond exactement à la valeur de la fonction de transfert H(z) restreinte
au cercle unité :
H(f ) = H(z) pour z = exp (j2πf /fe )
Aussi, l’expression générale du filtre peut également s’écrire à partir d’une équation aux
différences :
Xp Xq
ai y[n − i] = bj x[n − j]
i=0 j=0
13
TS202 - TP Traitement Numérique du Signal ENSEIRB-MATMECA
Les expressions précédentes peuvent alors être exprimées dans le domaine fréquentiel en
utilisant la transformée en Z. Ainsi on obtient :
Y (z) = X(z)H(z)
On peut distinguer deux polynômes dans l’expression de H(z) : B(z) et A(z). Selon la
valeur de leurs coefficients {bj }j=0,...,q et {ai }i=0,...,p , ces polynômes possèdent des racines
particulières les caractérisant.
- Les zéros de la fonction de transfert : ce sont les racines de B(z). Les zéros correspon-
dent alors à des atténuations de fréquence en z = exp(j2πf /f e). Si le module du zéro
vaut 1, alors la réjection est totale.
- Les pôles de la fonction de transfert : ce sont les racines de A(z). Les pôles corre-
spondent à des amplifications de fréquence en z = exp(j2πf /f e). On parle alors de
fréquences de résonance. Cette fois, le module de la racine ne peut pas valoir 1 sinon
H(z) n’est pas définie pour une valeur de z donnée.
Lorsque A(z) = 1, le filtre correspondant est un filtre à réponse impulsionnelle finie (RIF)
et il est toujours stable. Dans le cas contraire, il s’agit d’un filtre à réponse impulsionnelle
infinie (RII) et sa stabilité est garantie par la position des pôles à l’intérieur du cercle unité.
Cette écriture permet de mettre en évidence la forme de H(z) en fonction des pôles et des
zéros du filtre : |H(z)| est faible à proximité des zéros (racines de B(z)), et |H(z)| est élevé à
proximité des pôles (racines de A(z)). En rapprochant ce fait du lien entre H(f ) et H(z), il est
possible d’expliquer la forme générale de la réponse impulsionnelle en fonction de la position
des pôles (×) et des zéros (o).
14
TS202 - TP Traitement Numérique du Signal ENSEIRB-MATMECA
Exemple d’un filtre RIF passe bas : y(n) = x(n) + 2x(n − 1) + x(n − 2)
Impulse Response
1 20 2
0.5 1.5
Imaginary Part
Amplitude
2 2
0 1
dB
-20
-0.5 0.5
-1
-40 0
-1 -0.5 0 0.5 1 -0.5 0 0.5 0 5 10 15
Real Part fréquence réduite n (samples)
0.5
0.5 10
Imaginary Part
Amplitude
2 0
0 0
dB
-0.5
-0.5 -10
-1
-1
-20 -1.5
-1 -0.5 0 0.5 1 -0.5 0 0.5 0 5 10 15
Real Part fréquence réduite n (samples)
0.5 1
Imaginary Part
Amplitude
0 0 0.5
dB
-0.5 0
-1
-5 -0.5
-1 -0.5 0 0.5 1 -0.5 0 0.5 0 5 10 15
Real Part fréquence réduite n (samples)
15
TS202 - TP Traitement Numérique du Signal ENSEIRB-MATMECA
S’agit-t-il d’un filtre qui conserve les basses-fréquences (passe-bas) ou les hautes-
fréquences (passe-haut) ?
Comment cela se traduit-il dans le domaine temporel ?
3. Afficher la réponse impulsionnelle du filtre (impz ) puis fréquentielle du filtre (on fera
attention à prendre un nombre suffisant d’échantillons (M ≥ 256)).
%réponse fréquentielle
[H,W]=freqz(b,a,M,’whole’);
plot(W,abs(H));
Y [k] = X[k]H[k]
16
TS202 - TP Traitement Numérique du Signal ENSEIRB-MATMECA
s[n]2
P
Ps
RSB(x) = = Pn 2
Pe n e[n]
Dans cette partie, nous nous intéressons au cas d’un signal de parole échantillonné à fe =
16000Hz. Ce signal sera bruité par un signal sinusoı̈dal additif de fréquence fb = 0.2×fe et
d’amplitude maximale notée G, considérée à 1 dans un premier temps.
5. Charger le signal [Link] noté s[n] et rajouter le bruit. L’écouter en utilisant soundsc.
(Si soundsc fait buguer Matlab, écouter directement le signal depuis un lecteur mul-
timédia après l’avoir enregistré avec audiowrite).
6. Calculer la puissance de s[n] et ajuster l’amplitude du bruit, c.à.d. la valeur de G, pour
obtenir un RSBdB de 15dB. Visualiser le spectrogramme en utilisant spectrogram.
17
TS202 - TP Traitement Numérique du Signal ENSEIRB-MATMECA
13. Quelle hypothèse faut-il sur M pour pouvoir effectuer cette transformée inverse ?
14. Visualiser la transformée de Fourier du signal bruité. Constater la présence du bruit aux
fréquences fixées.
Afficher directement les indices de la transformée ([1, . . . , M ]) sur l’axe des fréquences.
Utiliser ces indices pour annuler directement la valeur de la transformée de Fourier du
signal aux indices correspondant aux fréquences du bruit.
15. Reconstruire le signal filtré par transformée inverse (real(ifft(...))) et l’écouter en util-
isant soundsc.
4.2.1 Objectifs
Les signaux biomédicaux sont exploités dans des contextes tels que la médecine pour la
détection de pathologies, dans des applications connectées pour le suivi de constantes
physiologiques (tension artérielle, rythme cardiaque, indice de masse corporelle etc.) ou
encore le contrôle de la concentration, de l’attention et de la fatigue (voitures intelligentes).
Dans le cas d’un électrocardiogramme par exemple, une forme particulière du signal est
attendue. Cette forme est issue de l’étude préalable sur des sujets ne présentant pas de
pathologie ou au contraire présentant une maladie connue. Par comparaison, le signal du
patient peut alors être analysé et reconnu comme étant celui d’un patient sain ou non.
Dans le cas d’un électromyogramme, la détection de pathologie n’est pas le seul but
recherché. Ces signaux peuvent être utilisés dans un contexte de rééducation ou encore pour
piloter des prothèses intelligentes.
Ce genre de techniques peut être mis en défaut si le signal récupéré est perturbé et que
sa forme s’en trouve modifiée. C’est dans ce contexte qu’intervient un ensemble de traite-
ments permettant d’éliminer ou d’atténuer les bruits. Ce sont des perturbations dues à
18
TS202 - TP Traitement Numérique du Signal ENSEIRB-MATMECA
De nombreux capteurs sont aujourd’hui dotés de sorties numériques et présentent alors des
problématiques de débruitage spécifiques. Parmi ces problématiques, nous proposons de nous
intéresser à l’influence de composantes de nature haute fréquence sur un signal échantillonné
à basse fréquence.
2. Quelle est la fréquence maximale pouvant être représentée ? Tracer le module de la TFD
en utilisant les fonctions fft, abs et fftshift.
19
TS202 - TP Traitement Numérique du Signal ENSEIRB-MATMECA
On peut définir une entrée discrète x[n] à partir du signal biomédical échantillonné. Après
une transformation T (.), représentant l’opération de filtrage, le but est de récupérer le signal
avec le moins de bruit possible. La sortie du filtrage est notée y[n] = T (x[n]).
20
TS202 - TP Traitement Numérique du Signal ENSEIRB-MATMECA
Z f e/2
1 j2πf j2πf j2πf n
y[n] = H e fe ejφ(f ) X e fe e fe df
fe −f e/2
Si on se concentre sur φ(f ) lorsque f est proche d’une fréquence f0 , on peut donner son
développement limité à l’ordre 1 :
2π dφ(f )
φ(f ) = φ(f0 ) + (f − f0 )
fe df |f =f0
dφ(f )
Avec τ (f0 ) = df |f =f0 le retard temporel lié au filtrage (pour des fréquences proches de
f0 ).
α2πf
Ainsi τ (f0 ) = cste signifie que φ(f ) = φ0 + fe . Le déphasage est alors une fonction
linéaire de la fréquence.
5. À l’aide de la fonction filter sous Matlab, effectuer le filtrage du signal bruité en utilisant
le filtre :
2πf
H(z) = 1 − 2 cos z −1 + z −2
fe
21
TS202 - TP Traitement Numérique du Signal ENSEIRB-MATMECA
5 ANNEXES
5.1 Notion de bruit blanc gaussien
Une séquence Gaussienne de Bruit Blanc Gaussien Centré a trois propriétés caractéristiques :
Blanc
La notion de blancheur implique que tous ses échantillons sont décorrélés, i.e.,
RBB (ti , tj ) = σ 2 δti ,tj (4)
où δti ,tj , le symbole de Kronecker, est tel que δti ,tj si ti 6= tj et δti ,tj = 1 si ti = tj . De
manière général, un processus blanc est stationnaire. On a donc RBB (l) = σ 2 δl .
1,2
R BB (l )
1
0,8
0,6
0,4
0,2 l
0
-6 -4 -2 0 2 4 6
Centré
Sa moyenne est nulle.
Gaussien
Un processus aléatoire est un processus gaussien si pour tout ensemble d’instants {ti }, le
vecteur ligne aléatoire correspondant X = [X1 , . . . , Xn ], a une densité de probabilité conjointe
multidimensionnelle gaussienne Xi = X(ti ). Chaque Xi possède une densité de probabilité
marginale :
−[xi − mxi ]2
1
pXi (xi ) = √ exp 2 . (5)
2πσXi 2σX i
22
TS202 - TP Traitement Numérique du Signal ENSEIRB-MATMECA
Nous supposons ici qu’un seul microphone est utilisé pour la prise de son et nous cherchons
à réduire le bruit sans introduire de distorsion trop importante sur le signal utile.
Signal de parole
Signal débruité
TRAITEMENT
Bruit ambiant
Figure 8 : Débruitage du signal de parole
Nous nous placerons dans le cas simple où le bruit additif est un bruit blanc.
Le spectre d’un signal voisé est riche en fréquences harmoniques de la fréquence fonda-
mentale. Si l’on regarde la figure 2, on constate en outre que l’enveloppe spectrale du signal
analysé décroı̂t doucement vers les hautes fréquences. Ses résonances sont appelées formants
23
TS202 - TP Traitement Numérique du Signal ENSEIRB-MATMECA
et notées F 1, F 2, etc. dans l’ordre des fréquences croissantes. Les deux premiers caractérisent
en général la voyelle prononcée alors que les deux suivants sont plutôt liés au locuteur. Pour
un locuteur masculin, tous les formants sont inférieurs à 5 kHz.
F1
F2
F3
Figure 9 : Mise en évidence des trois premiers formants pour le segment voisé analysé
On peut aussi observer les formants sur un spectrogramme. Le spectrogramme est une
représentation graphique fréquencetemps, qui traduit l’évolution de la richesse spectrale
du signal au cours du temps ; la présence de formants correspond alors à ces gammes de
fréquence dont l’énergie est particulièrement élevée et qui apparaissent sous la forme de
bandes sensiblement parallèles à l’axe des abscisses. Quand le spectrogramme est en couleur,
on adopte généralement une palette allant du rouge pour représenter une forte énergie au
bleu pour représenter une faible énergie. C’est notamment le cas à la Figure 10.
2 Nous remercions Matra et l’ENST pour la base de données de signaux audio qu’elles ont bien voulu nous
fournir.
24
TS202 - TP Traitement Numérique du Signal ENSEIRB-MATMECA
5.2.3 Bilan
On retiendra de cette brève présentation du signal de parole deux de ses caractéristiques
majeures :
son caractère non-stationnaire (nécessitant un traitement par frames),
et son éventuelle nature quasi-périodique, à laquelle se rapportent les notions de voisement
et de non voisement.
La parole est un moyen de communication au même titre que l’écriture. On attend donc
d’un message vocal qu’il soit intelligible, c’est à dire facile à comprendre.
Mais le signal de parole peut être dégradé par un bruit additif, notamment lors de commu-
nications longue-distance sur des lignes bruitées, ou lorsque l’on utilise un téléphone portable
dans une voiture. Des traitements de débruitage du signal peuvent alors être mis en œu-
vre. Dans le chapitre suivant, nous nous proposons de faire l’état de l’art des méthodes de
rehaussement qui utilisent un unique microphone.
25
TS202 - TP Traitement Numérique du Signal ENSEIRB-MATMECA
Yw ( f ) Sˆ w ( f )
yw(k) Transformée de Atténuation Transformée de sˆ w ( k )
Fourier dans chaque Fourier inverse
à court terme canal à court terme
Règle de
suppression
Estimation pendant les
périodes de silence
E { B( f ) } 2
Trame Trame
d’analyse d’analyse
n°1 Trame n°3
d’analyse
26
TS202 - TP Traitement Numérique du Signal ENSEIRB-MATMECA
5.3 Formulaire
Z +∞ +∞
X
X(p) = x(t) exp(−pt)dt X(z) = x(n)z −n
−∞ n=−∞
f
fréquence : p = jw = j2πf fréquence : z = exp(jwTe ) = exp(j2π )
fe
27
TS202 - TP Traitement Numérique du Signal ENSEIRB-MATMECA
%Valeur maximale
max s = max(s);
%Accès valeurs
s 10 20 = s(10:20); valeurs 10 à 20
%Mise à zéro
s = zeros(N,1); %ones() existe aussi
s = s*0;
s(5:20) = 0; %mise à 0 des coeff 5 à 20
%Vecteurs/matrices
vect = ([Link]); %(début:(pas):fin) [1 3 5 7 9 11] (1x6)
vect = linspace(1,11,6); %(début,fin,N) [1 3 5 7 9 11] (1x6)
mat = [1 1; 2 2; 3 3]; %matrice (3x2)
vect t = vect’; %transposée (6x1)
%Sous-échantillonnage
s ech = s([Link]nd); %une valeur sur deux
%Affichage
figure, %Création d’une nouvelle figure
subplot(121) %Affichages multiples 1x2
plot(1:length(s), s) %première figure
title(’Signal s’);
subplot(122) %deuxième figure
plot(s); %indices 1 à length(s) par défaut
hold on; superposition
plot(1:length(s2), s2, ’Color’, [0 0 1]); title(’Comparaison de s et s2’);
xlabel(’Signal’); ylabel(’Intensité’);
28